Roselyne Bachelot de l’Anjou au H1N1 en passant par son C.V
novembre 27, 2009 at 11:00 | In Citoyenneté, Economie, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | Leave a CommentRoselyne Bachelot de l’Anjou au H1N1 en passant par son C.V
Un exemple de couverture de Ch’fakir …au hazard …enfin, presque !!
Franchement les amis, si vous ne connaissez pas Ch’Fakir, faut sortir le dimanche !! Ch’Fakir, c’est le canard d’une bande d’allumés du bulbe basé à Amiens.
« Tout Picard que j’étais,
J’étais un bon apôtre » …écrit Racine dans « Les Plaideurs ».
Hé bien la bande à Ch’Fakir, c’est pas vraiment le genre apôtres ou alors, ils sont apôtres de la vérité.
Voilà qu’ils nous sortent un papier au vitriol, comme il se doit dans les bonnes pharmacie !! La cible ROSELYNE BACHELOT ex Melle Narquin, celle qui relève ses fringues à la moindre seringue !!!
A partir d’ici, nous citons Ch’Faquir, en vert et contre tout :
« Sur le site du Ministère de la Santé, Roselyne Bachelot oublie un détail dans son CV : ses douze années passées au service de l’industrie pharmaceutique.
Mais qu’a-t-elle fait, exactement, pour SoguiPharm, Ici-Pharma, Astra-Zaneca ? Le plus simple, c’était de lui demander. Sauf que la ministre se fâche et s’échappe en courant…
Sur Wikipedia, c’est marqué ça : « Roselyne Bachelot-Narquin a occupé, avant d’entrer dans la politique au début des années 1980, le poste de déléguée à l’information médicale au sein du laboratoire ICI Pharma de 1969 à 1976, puis elle est chargée des relations publiques chez Soguipharm de 1984 à 1989 ». Tiens tiens, on ne savait pas. Mais faut vérifier, hein, Wikipédia raconte parfois n’importe quoi…
D’autant que son CV officiel (copie d’écran ci-contre), sur le site du ministère de la Santé, ne cause pas de ça du tout. On apprend plein de choses passionnantes, que « ses deux parents étaient docteurs en chirurgie dentaire », qu’elle a « approfondi ses recherches en spectrophotométrie infrarouge », qu’elle est même balaise sur « l’influence des atomes métalliques sur les liaisons carbone-hydrogène dans les molécules complexes », etc. Mais rien sur les douze années qu’elle aurait – conditionnel de rigueur – passé au service de l’industrie pharmaceutique. Un trou, là.
Alors, qui dit vrai ? Wikipédia ou le Ministère de la Santé ?
Et puis, on tombe sur ce document.
En attendant, on contacte le sénateur du Parti de Gauche François Autain (l’oncle de Clémentine). Venant de Loire-Atlantique, comme Roselyne, lui a des vieux souvenirs de « Madame Bachelot » : « Je l’ai rencontrée, mais dans des circonstances qui étaient liées à l’exercice de ma profession et de la sienne : moi j’étais médecin généraliste dans une petite commune de la banlieue nantaise, à Bouguenais, et elle était représentante d’un laboratoire pharmaceutique, Astra Zaneca ; elle m’avait vanté les produit de ce labo et elle m’en avait parlé avec beaucoup de compétence et de chaleur. Je ne suis pas étonné de la voir aujourd’hui assumer de si hautes fonctions parce qu’elle m’avait impressionné par la maîtrise avec laquelle elle connaissait le dossier de ce médicament. »
D’un click de souris, le site pharmactua.com (« l’information en ligne pour les décideurs et les acteurs du monde de la santé ») nous informe que « Astra Zeneca développe un nouveau vaccin pour le virus H1N1 : 200 millions de doses sous forme de spray nasal, un marché de 2,3 milliards pour le groupe. »
« Chargée des relations publiques, c’est une dénomination des lobbyistes », affirme Roger Lenglet.
Lui a publié Lobbying et Santé.
« C’est un titre qui avait été inventé par Edouard Bernays, un des fondateurs du lobbying, qui disait “on hésitait entre le mot de propagandiste mais ça la foutait mal, donc on a inventé relations publiques”, ça consiste simplement à obtenir auprès des élus des positions ou des lois favorables aux intérêts de l’industrie qu’on représente. Donc Roselyne Bachelot a exercé cette activité pour le compte du groupe pharmaceutique Soguipharm, elle a été aussi visiteuse médicale pour d’autres laboratoires pharmaceutiques, elle se retrouve ministre de la Santé. Evidemment, ce n’est pas sain puisqu’on peut avoir toutes sortes de collusion, de complicités, et donc les décisions qui sont prises dans le cadre d’une campagne de vaccination massive, par exemple, peuvent être mise en doute et vont susciter une méfiance. Cette campagne non seulement a été expertisée par des experts qui ne sont pas indépendants, puisqu’ils travaillent pour l’industrie pharmaceutique, donc il y a déjà conflit d’intérêts, mais la ministre elle-même est dans une situation qu’on peut considérer comme douteuse. »
La si souriante Roselyne Bachelot avait-elle travaillé comme « lobbyiste » pour l’industrie pharmaceutique ? Nous n’y croyions pas : il fallait la laver de tous soupçons…
Citation terminée !
Pour lire la suite, faudra cliquer sur ce lien vers l’édition électronique de Ch’Fakir : http://www.fakirpresse.info/articles/319/le-vrai-cv-de-roselyne-bachelot.html
Vous verrez, c’est pas triste !! Ne craignez rien, y’a ni planches à clous ni cordes qui grimpent toutes seules !
La fin de l’article ne la lavera de rien du tout ! La Bachelot fut bien une VRP pharmaceutique ….que voulez-vous ! Elle continue !!!
Merci Ch’Fakir !
Au fait, dans « Les Plaideurs », Racine fait dire aussi à son larbin Picard :
« On m’avait fait venir d’Amiens pour être suisse » !!
Là faudrait creuser, Ch’Fakir ! En Suisse, y’a des trucs à numéro….rendez-vous compte !!!!
Témoignage sur la France des Sans-papiers
novembre 23, 2009 at 1:06 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 2 CommentsTags: Témoignage sur la France des Sans-papiers
Témoignage sur la France des Sans-papiers
Je viens de recevoir de notre amie Hélène Lacheret ce témoignage avec l’autorisation de son auteure de publier. Je publie donc ! Cette lettre est émouvante, déchirante même. Arlette, qui signe cette lettre conclut en disant qu’elle a honte d’être française. Personnellement, je voudrais m’adresser à Eric Besson qui tient enfin le maroquin ministériel de ses rêves ! Besson qui en remet une couche chaque jour sur son déshonneur déjà patent !
Je voudrais lui dire ceci :
- Que l’histoire nous apprend la sinistre trajectoire des transfuges,
- Que vous fûtes socialistes et que, traînant cette tare comme un boulet, vous devez donner des gages ! Etant amateur d’Histoire, je connais, merci !
- Que firent d’autre les Doriot (ex-PC) , Déat ou Laval ( tous deux ex-SFIO) ?
- Que je vous identifie donc, ce soir, Eric Besson, comme collabo,
- Arlette a honte, je la comprends ! Moi, Eric Besson, je vous méprise.
- Je vous prédits déjà votre fin ! Vous aurez, vous aussi, Besson, votre Sigmaringen !
Guy Dutron le 22 novembre 2009 – voici la lettre d’Arlette
Merci à vous qui lirez cette lettre jusqu’au bout
Joyeux Anniversaire, Alexander ! Tu as onze ans aujourd’hui !
Nous savons que ta vie durant, tu repenseras à ce dix huit novembre 2009. Geneviève t’avais promis que ce mercredi, il y aurait une petite fête, spécialement pour toi et tu étais impatient et tu te réjouissais. Nous aussi.
Mais nous, tes amis ardennais, avons été devancés : La France, dont tu commençais à parler la langue, t’a offert un cadeau somptueux : ce matin même, très tôt, un aller simple pour Varsovie, en Pologne, en compagnie de ta si douce maman, Roussana KORKETI, de ton Papa, Genricki KORKETI, et de ta petite sœur, si fragile, toujours malade, Zinaïda.
Nous pensons toutefois, que ton papa aurait dû finir les examens médicaux qu’il avait commencés. Après l’examen de sa radiographie des poumons, il avait été convoqué d’urgence à un scanner qu’il avait passé le 11 novembre. Si vous aviez été plus habitués à ce qui se passe maintenant en France, vous auriez compris que pour que l’hôpital le convoque à un scanner alors que vous n’aviez même pas encore l’AME (Aide médicale d’Etat), c’est que son état était sérieux. Après le scanner, l’hôpital l’avait convoqué, et il avait commencé le premier recueil de crachats – sur trois – aux fins d’analyse. Avoue que c’est ballot qu’il n’ait pas continué. Vous viviez dans un hôtel (à quatre dans la chambre, puis dans deux chambres), et vous mangiez dans un CHRS, Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale, donc un endroit où se retrouve concentrées des personnes par ailleurs fragilisées. Ne crois tu pas qu’il aurait été préférable, pour vous et pour tous les gens que vous avez côtoyés, de savoir de quoi souffrait ton papa ? Puis de le soigner, puisque nous savons parfaitement qu’il ne sera soigné ni en Pologne, ni en Géorgie. Il faut dire que vous êtes Kurdes-Yezides[1], et qu’à ce titre il y a encore des gens qui pensent que vous n’avez pas les mêmes besoins qu’eux.
Sans doute est-ce à cause de cela aussi, que dans le camp de rétention où vous serez en Pologne, tu n’iras pas à l’école. Personne ne t’ennuiera plus, le soir après la classe, à te faire faire des opérations et du français, pour que tu suives comme les autres, car les autres non plus n’iront pas à l’école.
Cette conception nous fait très peur pour ta petite sœur Zinaïda, qui après un mois de soins normaux par un médecin et tes parents, a dû quand même être hospitalisée à l’hôpital Manchester de Charleville. Elle était tellement faible et fiévreuse, hier pendant la garde à vue de tes parents et la vôtre (oui, votre garde à vue, à toi Alexander et à ta petite sœur, Zinaïda), que le médecin appelé par les policiers a dit “qu’il ne prendrait pas la responsabilité de laisser cette enfant partir dans cet état”. Puis Zina a été emmenée aux urgences, mais accompagnée par des policiers, avec ta maman. Après quoi la préfecture nous a répondu que toutes les réponses la tranquillisaient sur la santé de la petite et que l’ordre était donné de poursuivre la réintroduction de ta famille en Pologne. (Principe de précaution ? Compassion ? Humanité ? Risques pour ces personnes ? et pour ceux qu’ils ont côtoyés ? et pour les enfants scolarisés en classe avec eux ?)
Tu sais Alexander, nous nous sommes battus toute la journée. Nous avons pu vous apercevoir en montant sur le muret, malgré les policiers qui ne le voulaient pas. Nous avons cru ce que l’on nous disait, aussi bien les uns que les autres. Ce n’est pas très malin, car on nous a déjà menti si souvent …. Geneviève est restée sous la pluie toute la journée en montant son parapluie rouge très haut pour que vous puissiez voir que plusieurs d’entre nous étaient toujours là.
Mais une fois de plus, tout était joué, scellé, et remarquablement bien huilé.
Vous avez été tirés du sommeil (enfin toi et Zina) parce que cela faisait des jours et des jours que tes parents ne dormaient plus normalement, que le moindre bruit dans le couloir les faisait lever en sursaut et que quand en pleine nuit, ils entendaient des voitures s’arrêter, ils s’asseyaient dans le lit et écoutaient la suite le cœur battant….
Comme convenu, vous nous avez appelés. Comme convenu nous sommes venus et avons tenté encore et encore de faire comprendre à ceux qui, aujourd’hui, ont le pouvoir, que ce qui allait se passer était à tous points de vue catastrophique et complètement injustifié.
Nous n’avons pas eu le droit d’entrer avant neuf heures, dans les locaux du Pole Immigration.
Nous n’avons pas eu le droit d’entrer aux heures normales d’ouverture les policiers nous criant sans ouvrir qu’ils avaient l’ordre de ne pas nous laisser entrer.
Nous avons téléphoné à plusieurs reprises pour demander si vous étiez toujours en garde à vue, ou si vous étiez en rétention afin que l’on vienne vous apporter, comme nous le faisons habituellement, un peu d’argent et quelques bonbons pour le voyage.
Chaque fois il nous a été répondu que vous étiez toujours en garde à vue.
Nous avons pu vous faire passer quelques sacs par des policiers, des anciens de la PAF, qui ont compris que nous voulions seulement adoucir un peu ces terribles moments.
Même alors que vous embarquiez dans le minibus, nous n’avons pas pu vous approcher, ni “parler” avec vous.
Sous les demandes expresses des policiers de se dépêcher, Annie et Geneviève ont pu embrasser rapidement quelques-uns d’entre vous, mais même pas tous (Il y avait aussi, hélas, la famille KHATCHATOURIAN, David, Margarita, le petit David et sa toute petite sœur Anna arrêtés et mis en garde à vue en même temps que vous).
Le minibus était escorté par une voiture de police. Les deux véhicules sont partis, en trombe, en faisant hurler leur sirène ……
Puis la directrice de la réglementation de la Préfecture des Ardennes nous a téléphoné pour dire que tout ayant été étudié et contrôlé, Monsieur le Préfet maintenait l’ordre de réintroduction des deux familles KORKETI et KHATCHATOURIAN, qui seraient conduites en rétention. à LILLE – LESQUIN. Immédiatement, “ceux qui étaient restés au local CIMADE”, contactaient la DER (Défense des Etrangers en Rétention) de LILLE
Une ultime procédure pour chaque famille était programmée et nous avions encore l’espoir d’éviter au moins pour la petite fille malade, la dureté des camps en Pologne. Rendez-vous était pris pour le lendemain matin, dès 9 heures, entre la DER du Centre de Rétention, la CIMADE Ardennes, et les familles prévenues d’un rendez vous téléphonique à 9 heures du matin.
Vous êtes arrivés à 21 heures. Une dernière fois Geneviève vous a eu au téléphone à 23 heures.
Quand, enfin, nous avons pu avoir la DER, cela a été pour apprendre que vous aviez quitté le camp à 7 heures 50 pour l’aérodrome. Nous étions quelques uns au local. Nous avons eu un immense moment de découragement.
La Pologne accorde si peu de droit d’asile, que l’on peut considérer que vos chances de l’obtenir sont nulles.
De plus vous êtes “caucasiens”, tare impardonnable pour une large partie du peuple polonais ………….
Et aussi la Pologne accorde également des asiles avec droits “diminués”, ce qui rend la situation des personnes qui en “bénéficient” extrêmement difficile.
Enfin, même quand ils ont le droit d’asile, le sort des étrangers russophones est catastrophique dans cette partie de l’Europe.
Et tout cela parce que quand vous avez fui la Géorgie avec l’espoir de demander l’asile en France, malheureusement, vos empreintes digitales, enfin celles de tes parents, ont été relevées en Pologne. C’est pour cela que pendant ces quelques mois on ne vous a pas accordé le droit de remplir un dossier de demande d’asile en France, et que sans recevoir un centime, vous avez vécu si difficilement, avec toujours cette si terrible peur au ventre.
MAIS ALORS, POURQUOI TOUT CELA ?
Oui, à qui profite ce crime ? Quel est l’intérêt de tels actes ? LA FRANCE EN SORT ELLE GRANDIE ? QUELLE EXPLICATION EN DONNERONS NOUS A NOS ENFANTS ? UN JOUR PEUT-ETRE A DES JUGES ?
En tout cas, Mon Cher Alexander, pour la première fois de ma vie, à un moment où on parle de l’identité nationale, j’ai honte d’être française.
Je t’embrasse très tristement, très coupablement,
Arlette SAUVAGE
[1] Les Kurdes Yezides constituent un groupe ethno-religieux qui parle le kurmanji, un des dialectes kurdes les plus courants. Le yézidisme est une religion syncrétique qui combine des éléments de zoroastrisme, de judaïsme, de christianisme et d’islam. Elle s’est développée dans le passé chez les Kurdes d’Irak, de Syrie, de Turquie, du Caucase et, du fait de l’immigration récente, dans les pays d’Europe occidentale. Les Kurdes yézides de Géorgie sont des Kurdes qui ont fui les persécutions du gouvernement jeune-turc, au sein de ce qui était alors, entre 1914 et 1917, l’Empire ottoman. Ils s’établirent en Arménie et en Géorgie, où ils cohabitèrent avec les Kurdes musulmans jusqu’en 1944, date à laquelle ceux-ci ont été déportés par Staline. Il reste aujourd’hui un très petit nombre de Kurdes musulmans, l’écrasante majorité est Yezide. – source : Les kurdes Yezides de Géorgie : http://www.colisee.org/article.php?id_article=1939
Lettre au père Noël !
novembre 17, 2009 at 4:32 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 14 CommentsTags: Lettre au père Noël !
Lettre au père Noël !
Salut vieux !
Je me permets cette familiarité parce que je viens d’atteindre l’âge respectable de 64 balais. De plus étant né natif du Nord-est du Nord, je n’y ai connu, dans ma prime jeunesse, que le grand Saint Nicolas dans la gamelle duquel tu ne vins bouffer que récemment.
C’est en effet, par la grâce d’un Plan Marshall que nous nous américanisâmes et fumes amenés à opter pour ton parti bien commercial au demeurant. Depuis, ton aura n’a fait que croître et embellir au point qu’il existe actuellement à Libourne pas moins de 60 secrétaires qui traitent ton courrier. Je te précise que ces pauvres secrétaires seront bientôt traitées à la sauce privatisation et tout ce qui s’ensuit comme vacheries susceptibles de conduire au suicide.
Mais, après mûre réflexion, et parce que, comme disait ma grand-mère : « On ne sait jamais ! », je m’adresse à toi grosse baudruche rouge supposément du Grand Nord. Ce doit être à cause du rouge !!
Ha, oui ! J’oubliais de te dire que je ne fus jamais ni sage ni obéissant ce qui me conduisit naguère :
- à ne rien faire comme on me le recommandait parce que c’était tarte !
- à lâcher des hannetons nantis de tiroirs de boites d’allumettes dans ma classe et ce, dès le cours préparatoire,
- à mettre tritons et salamandres dans les casiers des filles pour les faire hurler de trouille,
- à soutenir l’indépendance de l’Algérie dès que je fus en âge de comprendre,
- et depuis, je continue de telle sorte que je fêterai en 2010 mes 50 ans de fouteur de bazar !
- Voici néanmoins, vieux, mes doléances de malfaisant quasiment congénital :
-
Pourrais-tu déposer les pires cochonneries dans les cheminées bancaires les plus huppées attendu qu’ils ont bien assez de pognon pour pourrir leurs progénitures eux-mêmes,
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Dépose s’il te plait quelques bouses de tes rennes sous les pas des marchands d’armes divers et variés à seule fin qu’il se pannent la gueule par terre,
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Puisqu’on en est à la merde, je te serais infiniment reconnaissant de bien vouloir déposer un colis entier de fumier de pigeon dans les godasses nantie de talonnettes du P’tit qui crèche à l’Elysée. J’ai gardé de mon éducation rurale le souvenir du fumier de pigeon ! C’est le meilleur engrais qui soit. Si cela pouvait lui faire prendre quelques centimètres (ne rêvons pas !) sa ire en serait peut-être amoindrie et sa hure plus ragoûtante. Parce que ire et hure, c’est comme hue et dia, ça va ensemble !
-
Pourrais-tu encore faire passer un message au Barack qui se prosterne devant un empereur et fait des risettes aux marchands de rizières ? Dis-lui de ma part qu’on n’a jamais rien gagné à s’aplatir de la sorte devant des gens qui excellent dans la contrefaçon et le travail des enfants. Les enfants, cela devrait se toucher ça ? Non ? Pépère Noël ! Je sais que le Barack en question a un urgent besoin des tunes chinoises mais il les tient tout autant puisqu’ils sont les plus gros détenteurs de dollars dans le monde ! Alors ?????????
-
Enfin, parce que les meilleures choses ont une fin et même une faim, sache que je ne demande rien pour moi-même ; j’ai passé l’âge de croire en toi tout comme en Dieu qui est grand même que Ratzinger est son prophète ! Cela nous amène à Rome, comme les cloches ! Or, les cloches du monde entier y sont actuellement réunies. Je veux parler des crève-la-faim et autres démunis du tiers-monde. Je veux parler de la réunion en cours de La F.A.O sous la houlette de son patron, le sénégalais Jacques Diouf. Donc vieux crabe aux pinces d’or, s’il te reste quelques pépites après ta distribution nocturne de cochonneries mondialisées, je te demande de les remettre de ma part à susnommé Diouf à seule fin qu’elles soulagent un peu les misères de ce bas monde.
-
Nous avons fait ce que nous avons pu depuis longtemps. C’était pour Noël dernier que le 23 décembre 2008 que nous publiions : Faim dans le monde Une personne meurt de faim dans le monde toutes les quatre secondes
-
Aujourd’hui, on nous dit que ce ne serait que toutes les six secondes. 1,2,3,4,5,6, paf ! Un mort ! Qu’est ce que ça peut foutre que ce soit quatre ou six secondes !!!!!!!!!!!
Je te signale que j’ai pris l’habitude de ne juger que sur pièces et sur les actes ! Donc : AU BOULOT VIEILLE FEIGNASSE !!
Faute de quoi, ayant cessé de chasser mais en ayant gardé les outils, au moindre passage du côté de ma cheminée, je te plombe le cul !
Guy Dutron 17 – 11 – 2009
Votez pour les prix Pinocchio du soi-disant développement durable
novembre 17, 2009 at 12:48 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a CommentTags: Votez pour les prix Pinocchio du soi-disant développement durable
Votez pour les prix Pinocchio du soi-disant développement durable
Nous relayons ici avec plaisir une initiative des Amis de la Terre.
Les prix Pinocchio du développement durable, organisés par les Amis de la Terre – France , ont pour but d’illustrer et de dénoncer les impacts négatifs de certaines entreprises françaises, en totale contradiction avec le concept de développement durable qu’elles utilisent abondamment.
Depuis l’émergence au niveau international du concept de Responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSEE), notamment lors du Sommet pour la Terre de Johannesburg en 2002, ce sont les approches volontaires qui prédominent : Pacte mondial des Nations unies, principes d’Equateur des banques, principes directeur de l’OCDE, chartes éthiques, etc.
Autant d’engagements juridiquement non-contraignants, et de ce fait inefficaces : tandis que les entreprises bénéficient de retombées positives en termes d’image auprès de leurs actionnaires, de leurs clients et des citoyens, elles ne s’engagent en contrepartie que sur des grands principes généraux peu opérationnels, et ne sont pas redevables de leurs actes en cas de non-respect de ces approches volontaires. Bien que soutenues au plus haut niveau par des pouvoirs publics qui privilégient souvent la compétitivité des multinationales aux droits de l’Homme et à la protection de l’environnement), ces approches volontaires ont aujourd’hui largement prouvé leur inefficacité.
Au niveau international, les multinationales profitent de vides législatifs pour mener leurs activités au détriment du respect des droits sociaux, sociétaux, ou de l’environnement dans les pays du Sud.
Des élus et de nombreux acteurs de la société civile, dont les Amis de la Terre, réclament désormais la mise en place d’un cadre juridique contraignant au niveau international, afin d’obliger les entreprises à assumer leurs responsabilités. La mise en place d’un cadre plus strict au niveau communautaire européen, et en France, est déjà une étape intermédiaire nécessaire.
Choisissez vos Pinocchio(s) parmi trois catégories !
Afin de dénoncer publiquement ce décalage entre les “beaux discours” d’un côté, et la réalité des actes des entreprises de l’autre, les Amis de la Terre décerneront trois prix Pinocchio , en référence naturellement à la fameuse marionnette en bois et à sa très personnelle conception de la vérité :
– Un prix Pinocchio “Droits humains”, remis à l’entreprise ayant perpétré les violations les plus graves des droits humains (y compris les droits sociaux, salariaux et sociétaux) parmi les nominés ;
– Un prix Pinocchio “Environnement”, remis à l’entreprise ayant généré les impacts environnementaux les plus lourds parmi les nominés ;
– Un prix Pinocchio “Greenwashing”, remis à l’entreprise ayant mené la campagne de communication la plus abusive et trompeuse au regard de ses activités réelles parmi les nominés.
Ces prix seront décernés par les internautes, sur la base de quatre nominés par prix. Ils feront l’objet d’une cérémonie de remise publique le 24 novembre 2009 à Paris.
Vous souhaitez assister à la cérémonie de remise des prix ?
Merci de vous inscrire par mail en précisant vos noms et coordonnées : prix.pinocchio@amisdelaterre.org
Pour voter, vous cliquez ici :
http://www.prix-pinocchio.org/nomines.php
Merci
La dernière bavure de Baldur von Raoult !
novembre 12, 2009 at 12:22 | In Citoyenneté, Culture - Livres, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | 1 CommentTags: La dernière bavure de Baldur von Raoult !
La dernière bavure de Baldur von Raoult !
Tu as raison, ami lecteur, ce titre mérite une explication !
- « la bavure » : parce que Raoult est un baveur et un bavard ! C’est fou ce qu’il bave !
- « Baldur von Raoult » : c’est en référence à Baldur von Schirach[1]. Grand bavard du nazisme qui vomit un jour : « Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver » !
- Bon d’accord mais pourquoi « dernière » bavure ? Là, pour répondre à cette question, il faut d’abord vous présenter le pedigree de baveur.
A petit godillot, petite photo ! Na (proverbe Ouzbek)
Le pedigree de Baldur von Raoult :
Comme on dit dans les pubs : attention, c’est du lourd ! Il est vrai qu’il ne fait pas dans la légèreté ni la dentelle le Baldur, il serait plutôt du genre cul de plomb !
- En 1991, il réplique à une sortie d’Edith Cresson (alors premier ministre) concernant les Japonais en déclarant que ceux-ci étaient « plus habitués au langage de velours de geishas qu’à l’argot vulgaire des femmes de poissonnier ». Baldur n’est donc pas féministe ! Il serait plus proche du gros cul plombé du macho de service ! Cela se confirme !
- Mais il sera tout de même récompensé : son mentor Chirac le remerciera ! Il est fait chevalier de la Légion d’honneur par le président Jacques Chirac en 2001. Encore une belle connerie, tiens ! Une médaille en chocolat, une ! Notons pour le fun que côté geisha, le Chichi ….passons !
- Il a cosigné la proposition de loi du 8 avril 2004 exigeant son rétablissement pour les auteurs d’actes terroristes. Faut dire que le terrorisme, il connaît le Baldur ! Dans sa bonne ville du Raincy, pourtant largement épargnée par les émeutes de l’automne 2005 et dont Raoult est le maire, il sera le premier à décréter le couvre-feu ! Comme Boutefeux alors ? Non ! Comme Hortefeux !
- Il a soutenu, en 2007, un amendement visant à rétablir la peine de mort sous certaines conditions : http://www.liberation.fr/politiques/010118202-encore-dix-huit-deputes-pour-la-peine-de-mort
- Baldur est encore le président de l’Association des élus amis d’Israël (ADELMAD). Celle-là, je vous la recommande ! Voyez le compte-rendu de visite que publie un plumitif ébahi ! En effet, une délégation de l’association de Raoult c’est rendue en Israël le samedi, 08 novembre 2008 : http://pesia28.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/11/08/douzieme-visite-annuelle-d-adelmad-en-israel.html Dans ce torchon, on peut lire que : « nombre d’élus (maires, conseillers municipaux, députés, sénateurs) voyagent en Israël pour la première fois et s’étonnent, dès leur arrivée, de découvrir une ville dynamique (Tel-Aviv) sans présence policière massive ou quadrillage militaire…À l’occasion de cette courte visite de 5 jours, la délégation des 53 élus français a été accueillie vendredi dernier dans la somptueuse Résidence de France par l’ambassadeur Jean-Michel Casa et son épouse, Isabella. ». L’histoire ne dit pas si la charmante Isabella parlait Geisha ou poissonnière mais on devine !!
- Revenons à notre Baldur : il a approuvé publiquement le 31 octobre 2009 sur Berbère Télévision l’expulsion de Tunisie de la journaliste du Monde Florence Beaugé ! Baldur n’est donc pas hostile envers Ben Ali !!!
- Opposé à l’homoparentalité, il déclare « Dès qu’il y a un enfant, il faut un papa et une maman » lors du premier cas d’adoption accepté pour une jeune femme homosexuelle. Pas de bol, Baldur ! Aujourd’hui même, on apprend qu’un tribunal administratif admet l’adoption pour une femme homosexuelle !!! Va encore falloir sortir ton pétard Baldur !
- Enfin, last but not least, ce nain politique accompli écrit au ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, pour demander un devoir de réserve aux lauréats du prix Goncourt, après avoir lu des déclarations de Marie Ndiaye émises en août 2009 et notamment : “Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux”.
Alors, on va te dire Baldur :
- Primo Marie Ndiaye s’est exprimée bien avant le Goncourt et tu ne l’ignore pas ! Ton attitude est donc tout sauf une connerie. Elle participe, outre ta pub personnelle, de la dérive actuelle de notre République qui de bling bling passe à bananière pour devenir autoritaire et, pourquoi pas un tantinet facho.
- Deuxio : malgré le prurit qui te démange, tu ne vas pas régenter nos vies Baldur ! Donc, ton prurit, tu te le grattes !
- Troisio : nous proposons à notre méritée (pour une fois) Goncourt 2009 de modifier sa déclaration qui deviendrait alors : « Besson, Hortefeux, Baldur von Raoult, tous ces gens là, je les trouve monstrueux » !
Vingt ans de perles droitières citées par Rue 89
http://www.rue89.com/2009/11/13/eric-raoult-dans-le-texte-vingt-ans-de-perles-droitieres-125894
Sur Marie Ndiaye :
« Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu’elle représente. »
Ha, la Marseillaise …..qu’un sang impur ….. :
« Voir de nouveaux Français de toutes les couleurs chanter la Marseillaise, moi ça me met les larmes aux yeux. »
Sur Le Raincy :
« On ne fait pas une communauté comme au village. Le Raincy, c’est pas Bamako ».
A Edith Cresson :
« Les Japonais sont plus habitués au langage de velours de geishas qu’à l’argot vulgaire des femmes de poissonnier. »
Sur Ben Ali et la Tunisie :
« Il est assez singulier voire très surprenant que l’on puisse constater régulièrement que les médias et certains responsables politiques français s’ingénient à dénigrer certains pays pourtant amis de la France. Cette méthode regrettable est ainsi couramment utilisée à l’encontre de pays comme la Tunisie ou le Gabon par exemple. Alors même que ces ‘ droits de l’hommistes ’ impénitents voire professionnels oublient les mêmes réclamations pour de nombreux autres pays »
Et, puisque bien malgré toi Baldur, nous sommes dans la culture, je laisse la conclusion au Forestier qui nous parle de fachos et de parachutistes et qui dit ce que nous pensons tous : qu’on les emmerde !
Parachutiste par Maxime Le Forestier
http://www.dailymotion.com/video/x51b5n_parachutiste_music
[1] Baldur von Schirach était le chef des Jeunesses hitlériennes et également gauleiter de Vienne. Il fut condamné à vingt ans de prison à la suite du procès de Nuremberg et emprisonné à la prison de Spandau.
Pour l’anniversaire de la chute du mur : une rapide histoire peu connue de sa construction et quelques idées sur l’Europe
novembre 9, 2009 at 3:45 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 2 CommentsTags: Pour l’anniversaire de la chute du mur : une rapide histoire peu connue de sa construction et quelques idées sur l’Europe
Pour l’anniversaire de la chute du mur : une rapide histoire peu connue de sa construction et quelques idées sur l’Europe

Ce mur dont on commémore aujourd’hui la chute, c’était plus qu’un symbole du totalitarisme communiste ! Une nécessité économique vitale pour la RDA, l’ex-Allemagne de l’Est. Il s’agit bien évidemment du Mur de Berlin qui est tombé il y a tout juste vingt ans sous ce qu’il est convenu d’appeler « les coups de boutoir de la démocratie »… Ouais, admettons !! Mais comment tout cela a-t-il commencé et ne refaisons-nous pas un peu l’histoire dans tous les bords politiques ?
I : Berlin avant le Mur :
Rappelons-nous ce que disait le numéro un de la RDA de l’époque, Walter Ulbricht, quelques mois seulement avant la construction de ce mur qui allait couper Berlin en deux : “Dans le combat économique et politique contre notre république, Berlin-Ouest joue le rôle de filière à l’aide de laquelle s’effectue ce commerce de chair humaine, et par laquelle aliments et autre produits s’échappent de notre république. Berlin-Ouest est par conséquent une énorme brèche au milieu de notre république, qui nous coûte plus d’un milliard de marks chaque année.”
Il fallait donc, selon Ulbricht, fermer la brèche de toute urgence. Ce sera fait le 13 août 1961 avec une promptitude tout à fait étonnante… La preuve que les communistes avaient programmé cette opération qui a semblé prendre par surprise les Occidentaux… Il a « semblé » car à l’Ouest, beaucoup savaient. Il existe toute une gradation entre ceux qui ont simplement laissé faire et ceux qui souhaitaient ce mur. Cette affaire aura été l’un des sommets de la Guerre Froide.
Il fallait que « Le rythme continue »….The beat goes on !!
http://www.youtube.com/watch?v=JYOpInru-4o
De son côté, Nikita Khrouchtchev[1] qui avait conservé le parler cru de sa jeunesse ukrainienne aurait déclaré un jour : « Berlin, c’est la paire de couilles des occidentaux » !! Et, selon Nikita, il convenait bien sûr de les couper !!!
A l’époque, Berlin Ouest est complètement enclavé au sein de la RDA. Il est sous l’autorité des quatre vainqueurs de la seconde guerre mondiale. Le traumatisme de cette guerre fait que peu de responsables, y compris en Europe souhaitent une réunification allemande.
Certains, comme François Mauriac, aiment tellement l’Allemagne qu’ils préfèrent qu’il y en eût deux !!! François Mitterrand règlera un jour son compte à Mauriac en le qualifiant de : « notre grand écrivain régional » car ils étaient tous deux charentais !! Ceux qui accepteraient une réunification ne le voudraient au prix d’une neutralisation.
Des milliers d’allemands de l’Est viennent chaque jour travailler en zone Ouest où il est courant de dire qu’ils votent avec leurs pieds. Mais cette attrait exaspère l’Est car cela devient une véritable hémorragie.

II : La préparation :
Walter Ulbricht prépare les esprits en proposant de prendre « des mesures de sécurité ». Dès 1957, la RDA instaure un « délit de fuite » et la crispation continue. Puis, il déclare que tout Berlin fait partie de la RDA. Khrouchtchev propose alors aux USA, la Grande-Bretagne et la France d’ouvrir des négociations en vue de faire de Berlin une « ville libre » sous peine de le voir signer un Traité d’amitié avec la RDA. C’est un ultimatum auquel les occidentaux réagissent vivement. Eisenhower qui préside encore aux USA pour peu de temps parle même d’utiliser l’arme nucléaire.
En 1959, à Camp David, Khrouchtchev déclare qu’il n’a jamais été question d’ultimatum mais maintient ses exigences. Il est cohérent, il attend son heure.
Fin 1960, John Kennedy est élu. Khrouchtchev lui rappelle que Berlin : « est une dent cariée dans une mâchoire et qu’il faut l’extraire »[2].
Côté Est, Ulbricht est pressé de « boucher les trous à rats » selon son expression. Il voit sa jeunesse « voter avec ses pieds » ! Les signes s’accélèrent :
- La RDA impose des autorisations d’accès aux diplomates étrangers,
- Elle renforce les contrôles aux check points et ferme certains d’entre-eux,
Ulbricht prépare méthodiquement son plan ; le nom de code est transparent : Muraille de Chine !!
Lors d’une réunion des dirigeants de l’Est à Moscou, il parle de « rangs de barbelés » ! Certains dirigeants s’indignent de l’image au regard de « l’internationalisme prolétarien ». Khrouchtchev feint de les entendre mais fournit à la RDA tout ce dont elle a besoin. N’oublions pas qu’il avait réprimé Budapest !

En juin 1961, Kennedy et Khrouchtchev se rencontrent à Vienne. Entre temps, L’URSS a profité de l’affaire de l’avion espion U2[3][4], à Cuba. Khrouchtchev est en position de force ! Il prévient Kennedy qu’il est prêt à une guerre nucléaire mais les dés sont pipés : pour faire capoter une conférence sur Berlin. Entre temps aussi, les USA ont mené la désastreuse affaire de la Baie des Cochons
- Kennedy sait par une taupe du KGB – Oleg Pulkowsky - que la supériorité nucléaire de l’URSS est du bluff,
- Khrouchtchev sait par un agent allemand infiltré dans les services de renseignement de la RFA qu’en cas de coup de force à Berlin, les occidentaux n’interviendraient pas. Il s’agit peut-être de l’ancien officier nazi Heinz Pfeiffer, un membre de l’Organisation Gehlen .
- Khrouchtchev dispose aussi d’une source côté français, au quartier Napoléon : un ancien légionnaire français (nom de code Bruno) qui travaille pour Markus Wolf ; il a ainsi confirmation que les alliés n’interviendront pas.
En quittant Vienne, Kennedy confie à se proches : « L’hiver sera froid » ! Il ne sait sûrement pas tout mais il prépare lui aussi le terrain. Il a déjà intégré une action soviétique unilatérale à Berlin.
Dans son discours à la Nation de juillet 1961 Kennedy annonce déjà, en quelque sorte, la couleur en déclarant que : « Les Etats-Unis n’abandonneront jamais la RFA et les citoyens libres de Berlin-Ouest ». Il dit bien : Berlin-Ouest. Ce qui signifie qu’il a déjà abandonné toute prétention sur Berlin- Est.
Cette position sera relayée par le sénateur Fulbright, Président de la commission des affaires étrangères du Sénat américain qui estime que les allemands de l’est ont tout-à-fait le droit de fermer leur frontière !
Ulbricht lâchera même maladroitement le morceau lors d’une conférence de presse à la mi-juin 1961. A un journaliste qui lui demande s’il a l’intention d’élever une frontière à Berlin ; Ulbricht répond qu’il n’est pas question de construire un MUR !!!
Des berlinois ont compris ! Les départs s’accélèrent. Le sort en est jeté, le Mur sera construit le samedi 12 Août 1961 à minuit. En pleines vacances, une veille de dimanche ! Les cadres communistes qui sont dans le confidence ont réussi à mobiliser : 8000 vopos[5], 4000 policiers, 4000 agents de la STASI[6] et 12000 hommes des « milices ouvrières ».
Dès 8 heures du matin, la coupure de Berlin est effective. Une véritable chasse à l’homme commence, tout ce qui ressemble de près ou de loin à un possible opposant est arrêté « préventivement », les habitants de immeubles proches de la frontière sont expropriés.
III – Les réactions :
Pas terribles dans la torpeur d’un été chaud où tous les dirigeants occidentaux sont en vacances…et les vacances, c’est sacré :
- La CIA qui dispose de très nombreux agents à Berlin Est a, semble-t-il, choisi de ne pas voir !
- Kennedy est en mer,
- Le britannique Sir Harold Macmillan fusille la grouse en Ecosse,
- De Gaulle est à Colombey. Il est le seul à être furax ! Il pense qu’il aurait fallu agir avant, à Vienne notamment, ou envoyer des blindés dès la pose des premiers barbelés.
- La première réaction Etatsunienne lui donne raison. Un communiqué parle de « mesures est allemandes pour arrêter l’afflux de réfugiés » mais ne relève pas la violation des traités.
- La seule réaction forte viendra d’un véritable homme de gauche : Willy Brandt, maire de Berlin Ouest. Il est en campagne électorale à l’Ouest. Il prend un avion, rentre précipitamment à Berlin et, le 13 août au soir, prend la parole. Il en appelle aux occidentaux. La veille, dans un discours prononcé à Nuremberg, il avait prévenu : « L’URSS prépare un grave attentat contre le peuple allemand » !
- Kennedy reprochera à Brandt d’attiser le feu ! Il n’en est pas encore à « Ich bin ein Berliner » !!!!! Il envoie néanmoins Lyndon Johnson à Berlin.
- La droite allemande reste molle ! Elle attaque aussi et surtout Willy Brandt…On est en campagne électorale….et Brandt est candidat à la Chancellerie !
Nous connaissons la suite !! Ulbricht mettra les bouchés doubles et le Mur, en dur, sera effectif à la fin de 1961.
Aujourd’hui, nous commémorons le vingtième anniversaire de sa chute.
IV : Alors, l’Europe aujourd’hui ???
- L’Europe et les USA :
L’excellent Rue 89 rend compte ces jours-ci d’un rapport publié par l’European Council on Foreign Relations. Nous citions un extrait :
Nous sommes entrés dans un monde post-américain et les Européens sont les seuls à ne pas s’en être aperçus. C’est la principale conclusion d’un rapport publié cette semaine par le European Council on Foreign Relations, un think tank basé à Bruxelles.
Les auteurs de ce document remarqué, Jeremy Shapiro et Nick Witney, respectivement américain et britannique, estiment que la plupart des gouvernements européens se bercent d’illusions sur la « relation spéciale » qui les unit aux Américains.
Si c’est comme pour Berlin , bonjour !!
Pour les Européens de l’Ouest, l’Otan a servi de rempart contre les ambitions supposées de l’Union soviétique après 1945. Pour les Européens de l’Est, ce sont les Américains qui ont provoqué la chute de l’URSS et qui les protègent désormais d’un éventuel réveil de l’impérialisme russe.
Idem ! Bon courage les slaves, roumains et magyars !!
Pour Obama, l’avenir du monde se joue désormais côté Pacifique
Mais pour Washington, l’Europe n’a plus le même intérêt stratégique que pendant la Guerre froide. Et ce n’est pas l’élection de Barack Obama, accueillie ici avec une incroyable ferveur, qui y changera quelque chose. Le locataire de la Maison Blanche n’a aucune attache particulière avec le Vieux Continent et n’a jamais caché que l’avenir du monde se joue désormais autour du Pacifique.
Pourtant, écrivent Shapiro et Witney, les Européens continuent d’attendre beaucoup des Etats-Unis, notamment en matière de défense, sans rien leur offrir d’autre qu’un soutien souvent irréfléchi. Dans bien des cas, cette « déférence excessive » à l’égard de Washington conduirait les Etats européens à négliger leurs intérêts stratégiques immédiats.
Un seul exemple : dans le conflit afghan, les gouvernements alliés semblent se préoccuper davantage de leur simple présence aux côtés de Washington que de l’influence qu’ils pourraient avoir sur les opérations militaires. La suite sur :
Pour lire le rapport ECFR complet (en anglais)
http://ecfr.3cdn.net/05b80f1a80154dfc64_x1m6bgxc2.pdf
Voici traduite la présentation que ce « conseil » fait de lui-même.
« L’ECFR le Conseil européen de Relations avec l’étranger (ECFR) est le premier groupe de réflexion paneuropéen. Lancé en octobre 2007, son objectif est de conduire la recherche et promouvoir le débat informé à travers l’Europe sur le développement de politique étrangère européenne cohérente, effective(efficace) et à base de valeurs.
ECFR a développé une stratégie avec trois éléments distinctifs qui définissent ses activités :
Un Conseil paneuropéen. ECFR a réconcilié dans un Conseil de plus de cent Membres – des politiciens, des décideurs, des penseurs et des hommes d’affaires des États membres de l’UE et des pays candidats – qui se rencontre(se réunit) deux fois par an comme en formation plénière. Par des groupes de travail géographiques et thématiques, les membres fournissent le personnel d’ECFR, le conseil et le retour d’information sur des idées de politique et l’aide aux activités de l’ECFR dans leurs pays propres. Le Conseil est présidé par Martti Ahtisaari, Joschka Fischer…. ».
Que des biens pensants mais qui n’ont pas tort sur tout !
- L’Europe des 27 :
D’élargissements en élargissements, un Europe s’est formée qui ne ressemble pas à celle que nous voulons. A l’Est, dans les ex-pays de l’Est, refleurissent églises réactionnaires, mafias et sectes de tous poils, la faillite est quasi générale.
D’autres murs ont été construits, par nous ! Aux frontières de cette Europe, comme à Ceuta et Melilla, par exemple. C’est au Maroc….c’est si loin ??? En Palestine, aussi !!
La seule Europe qui fonctionne, c’est celle du fric !
Elle va se choisir bientôt un président. Il ne sera pas français, OUF ! Pourquoi ?
- Chirac est un piètre européen,
- VGE est trop vieux,
- Villepin, Juppé et Raffarin sont plombés,
- Jospin, Balladur et Rocard sont à la retraite,
- Lamy est un crâne d’œuf mais pas politique,
- Barnier manque de charisme
- On voit là ce qu’il en coûte d’envoyer des seconds couteaux à Bruxelles en nous réservant nos supposés cadors pour nos délices franco-français !
Il paraît que, d’un cimetière de Colombey, monte une plainte : L’Europe, l’Europe, l’Europe !!!!!
[1] Après la mort de Staline, quatre des personnalités politiques en lice en URSS se disputent le pouvoir : Gueorgui Malenkov, Lavrenti Beria (chef du KGB), Molotov et Khrouchtchev. C’est Khrouchtchev qui l’emportera. Dès fin juin 1953, il joue un rôle fondamental dans la chute de Beria. Ce dernier sera destitué et arrêté sur ordre de ses collègues, puis fusillé. Malenkov lui ayant cédé la tête du PCUS dès le 14 mars pour se consacrer à la direction du gouvernement, Khrouchtchev sera confirmé en septembre 1953 comme premier secrétaire du parti communiste, ce qu’il restera jusqu’à son éviction en 1964. Il avait écarté Malenkov en 1955. En 1961 il sera exclu du PCUS et condamné à l’exil intérieur. Molotov s’opposera à la déstalinisation menée par Nikita Khrouchtchev et tentera avec d’autres partisans de la tendance stalinienne,un coup d’Etat dans le Parti communiste pour évincer Khrouchtchev. Quand cela rate, Khrouchtchev le nommera à des postes subaklternes, comme ambassadeur en Mongolie de 1957 à 1960. Molotov sera aussi délégué soviétique permanent auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne de 1960 à 1961. En 1964 Molotov est exclu du parti qu’on l’autorise à réintégrer en 1984…un geste symbolique.

[2] In : « Histoire de Berlin » par Bernard Oudin et Michèle Georges publié chez Perrin en 1995 et 2000.
[3] Le premier mai 1960, un avion de reconnaissance américain de type U2 (avion-espion)est abattu au-dessus du territoire soviétique. Le pilote Francis Gary Powers est arrêté et condamné le 17 août à 10 ans de prison pour espionnage. Le capitaine Gary Powers avait été recruté par la CIA pour piloter l’U2. Après deux ans de prison, il sera échangé au pont de Glienicke (reliant Berlin à Postdam sur la rivière Havel) contre l’espion du KGB Rudolph Abel et pourra rentrer aux USA.

pont de Glienicke
[4] Débarquement de la baie des Cochons : tentative d’invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961. Planifiée sous Dwight Eisenhower, l’opération est menée au début du mandat de John F. Kennedy. Objectif : faire débarquer à Cuba, le 17 avril 1961, environ 1 500 exilés cubains recrutés et entraînés par la CIA. But : renverser le nouveau gouvernement cubain de Fidel Castro, qui mène une politique économique hostile aux intérêts américains et se rapproche de l’URSS[. L'opération est un fiasco total !!
[5] VOPOS : abréviation de volkspolizei (en allemand, la police du peuple) était la police nationale de l’Allemagne de l’Est.
[6] STASI : ministère de la Sécurité d’État (Ministerium für Staatssicherheit, MfS), dit la Stasi, était le service de police politique, de renseignements, d’espionnage et de contre-espionnage du régime communiste de la République démocratique allemande (RDA),
Trêve hivernale Elle a commencé. Pas pour tout le monde.
octobre 31, 2009 at 2:27 | In Altermondialisme, Economie, Politique, Société, Solidarité, social | 6 CommentsTags: Trêve hivernale Elle a commencé. Pas pour tout le monde.
Trêve hivernale Elle a commencé. Pas pour tout le monde.
Le blog de nos amis du DAL Nord-Pas-de-Calais reprend un article du Monde concernant la trêve hivernale des expulsions : http://dalnpdc.org/wp/2009/10/31/treve-hivernale/

Dans la région lilloise, il était prévu pour le mois d’octobre une centaine d’expulsions.
A la fin de la trêve, on va redémarrer sur les chapeaux de roue: autant en prévision dans les jours qui suivent la fin de la trêve !
Bien entendu, quand on expulse, on s’occupe de placer les animaux, on laisse dehors les humains !
On sent un durcissement ; on l’a vu dans la région dunkerquoise.
Dernier exemple connu dans l’Ouest (mais il y en a d’autres) :
Deux squatteurs délogés par les policiers du GIPN
Mardi, la police a été prévenue de la présence de squatteurs dans un pavillon, situé boulevard de Vitré, à Rennes. L’habitation était occupée depuis deux jours environ. Deux hommes de 21 et 23 ans se trouvaient à l’intérieur lorsque la police a débarqué, mardi en fin de journée. Tous deux ont refusé de sortir et se sont réfugiés dans les combles. Il a fallu l’intervention du GIPN (groupement d’intervention de la police nationale) pour les déloger !
Placés en garde à vue, les deux hommes – « des anarchistes », selon la police – ont refusé de donner leur identité et de se soumettre à un test ADN. Ils seront poursuivis en mars prochain devant le tribunal correctionnel.
Dans notre région, pour éviter que les logements vides soient occupés, un bailleur bien connu de la région minière met des alarmes. Ce qui fait que, cinq minutes après un squat, on peut voir arriver la police !
Il ne faut se faire d’illusion : la trêve hivernale est très courte. Elle ne dure que jusqu’au 15 mars inclus. Pendant ce temps, les huissiers, propriétaires et bailleurs préparent leurs « dossiers » pour être opérationnels dès le 16 mars.
De plus, la trêve ne concerne pas les squatteurs. Connaissant la pugnacité de notre gouvernement actuel, on peut être persuadé qu’il ne va pas se gêner … que ce soient des sans-papiers ou des avec-papiers.
Par ailleurs, JL Borloo, chiraquien du temps où il était ministre du logement, a fait voter une trêve hivernale pour les énergies. Le problème est que les décrets d’application ne sont pas sortis !!!
On sait la situation actuelle : hausse des loyers, hausse importante des charges, malhonnêteté de certains propriétaires et bailleurs ! On n’est pas étonné que les expulsions sont plus importantes qu’avant.
Il ne faudra pas s’étonner que le nombre de morts de la rue augmente en fin d’année !
Que font les organisations politiques opposées à l’équipe sarkozyste ? On ne les voit pas beaucoup sur ce domaine. Peut-être attendent-elles 2017 ?
Que font les mairies pour empêcher ces situations dramatiques ?
Pas de trêve hivernale pour les Roms ?

A la veille de la trêve hivernale, Médecins du Monde, la Fondation Abbé Pierre et le Secours Catholique rappellent que l’accompagnement notamment sanitaire des Roms, déjà très insuffisant, est encore davantage entravé par les expulsions à répétition. Elles demandent que la trêve hivernale soit appliquée aux habitats précaires, dont les camps roms et qu’il leur soit proposé un habitat digne et durable ainsi qu’un accompagnement.
Les données sanitaires de Médecins du Monde illustrent à quel point les familles roms vivent en situation de grande précarité : une mortalité néo-natale précoce de 19‰ (pop française : 2,2‰ en 1996), une mortalité infantile de 23,5‰ (pop française : 4,8‰ en 1996), une espérance de vie entre 50 et 60 ans (soit 15 ans de moins que l’espérance de vie moyenne d’Europe de l’Est) et une couverture vaccinale à jour pour seulement de 8 à 12% des patients rencontrés (15% des moins de 7 ans, 5% des adultes). La prise en charge sociale et médicale, notamment des enfants, est insuffisante et se trouve limitée par les expulsions à répétition qui entraînent des ruptures du suivi, de la scolarisation et des soins ainsi que des difficultés pour les équipes humanitaires à prendre en charge ces personnes. En mai dernier, MdM, avec l’aide de la Fondation Abbé Pierre et du Secours Catholique, avait ainsi installé un « camp de déplacés » d’urgence à St-Denis pour une centaine de Roms, épuisés par les expulsions à répétition et choqués par un incendie ayant coûté la vie d’un enfant. L’Etat avait alors porté plainte contre MdM pour occupation illégale d’un terrain. Le 20 juillet, le tribunal de Bobigny a rejeté la demande d’expulsion, reconnaissant la situation d’urgence humanitaire. Médecins du Monde avait indiqué dès l’installation du camp que les tentes n’avaient pas vocation à rester en place au-delà de quelques mois. Elles ont donc été retirées mais l’association maintient sur le camp une consultation médicale hebdomadaire. La situation en Ile-de-France apparaît aujourd’hui bloquée alors même que dans les Bouches-du-Rhône et en Gironde, les associations travaillent déjà avec les autorités locales à des pistes de solutions plus pérennes.
A l’approche de l’hiver, MdM, le Secours Catholique et la FAP demandent que la trêve hivernale des expulsions locatives soit également appliquée pour les habitats précaires, en particulier pour les camps roms, de manière à garantir une continuité du travail des structures d’aide associatives et locales, permettant le suivi médical des familles et la scolarisation des enfants. Cette trêve doit être l’occasion pour les pouvoirs publics de dresser un état des lieux des conditions de vie des Roms avec les acteurs institutionnels et associatifs, au travers notamment, de la tenue d’une table ronde régionale sur la question.
Contacts presse : Médecins du Monde : Florence Priolet / Annabelle Quénet – 01 44 92 14 31 / 32 – 06 09 17 35 59 Fondation Abbé Pierre : Mighelina Santonastaso – 01 55 56 37 45 Secours Catholique – 01 45 49 73 23
La position de la Fondation Abbé Pierre :
Selon la Fondation, 11 294 expulsions effectives avec le concours de la force publique auraient eu lieu en 2008. « A ce chiffre, il faut ajouter celles qui se font lors de la venue de l’huissier et les personnes qui partent d’elles-mêmes après avoir reçu leur jugement. Au total, chaque année, selon M. Doutreligne, entre 50 000 et 60 000 locataires sont en réalité mis à la porte de leur logement.»
Pour l’association, ce nombre pourrait encore augmenter en 2009. La Fondation Abbé-Pierre redoute, en raison de la crise, une hausse du nombre de personnes qui peinent à s’acquitter de leur loyer et une envolée des impayés. Avec une trentaine d’associations qui s’occupent du mal-logement, elle avait demandé, en septembre, un moratoire des expulsions locatives, pour « les personnes de bonne foi» . Le gouvernement avait accusé une fin de non-recevoir.
La Fondation juge cette décision en contradiction avec les lois récentes du gouvernement, notamment la loi Boutin de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion du 25 mars 2009, qui rend obligatoire la mise en place dans les départements de commissions de prévention des expulsions.
« Déni du droit» , d’après le comité de suivi DALO !
La dénonciation du non-respect de la loi sur le droit au logement opposable (DALO) du 5 mars 2007, qui impose à l’État de trouver un logement ou un hébergement aux personnes qui en font la demande et qui sont reconnues comme prioritaires – autre cheval de bataille des associations -, a été relayée, jeudi 29 octobre, par Xavier Emmanuelli, président du comité de suivi du DALO.
A l’occasion de la remise du troisième rapport du comité sur la mise en place du droit opposable, M. Emmanuelli, par ailleurs président du SAMU social, a alerté le gouvernement sur le fait que « ce droit n’est pas assumé partout, et notamment en Ile-de-France» .
Depuis le 1er décembre 2008, les personnes prioritaires qui n’ont pas obtenu la moindre offre de logement peuvent saisir le tribunal administratif. « Au 30 juin dernier, au moins 7 250 ménages désignés prioritaires pour un logement par les commissions de médiation, dont 6 500 Franciliens, n’avaient pas reçu d’offre dans le délai légal« , souligne M. Emmanuelli. « Ce chiffre ne cesse de croître, faute d’une mobilisation effective de l’offre. Cette situation (…), qui n’est évidemment pas acceptable, constitue, de ce fait, un déni du droit qui met en cause la crédibilité de la loi« , prévient-il.
Le comité de suivi, qui comprend des représentants de l’Etat, des associations et des bailleurs, demande au gouvernement de « conduire la bataille de l’offre» . Il rappelle à cet égard que les ménages prioritaires, y compris en Ile-de-France, pourraient être logés « si les préfets utilisaient tous les outils réglementaires dont ils disposent» .
Il exhorte aussi les pouvoirs publics « à arrêter et à faire appliquer un programme de production de logements sociaux comportant des objectifs pour chaque commune d’Ile-de-France» .
Le monde
Nous ne saurions trop vous conseiller la lecture du Blog du Dal Nord-Pas-de-Calais dont deux animateurs sont des amis du RESEDA ; voyez : http://dalnpdc.org/wp/
Au revoir Hamida
octobre 30, 2009 at 12:11 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | 1 CommentTags: Au revoir Hamida
Au revoir Hamida

Nous avons appris ce soir une bien mauvaise nouvelle.
Hamida ben Saida est décédée des suites de la grave maladie contre laquelle elle luttait.
Hamida, il m’est arrivé de la croiser car elle a été des combats de la gauche mais je ne peux pas dire que je la connaissais très bien.
Plutôt que de parler d’elle, je vous parlerai donc de son livre : « Itinéraire d’une femme française : Clamart, Bab El-Oued, Epinay-sur-Seine »[1].

Un sacré grand livre, plein d’humanisme que nous aurions déjà du vous présenter dans notre « coin des bons bouquins »
Ce récit d’Hamida Ben Sadia est un livre rare. Elevée par des parents venus d’Algérie, parfaitement intégrés en France et pas religieux pour deux sous.
Ce sont pourtant ces mêmes parents qui ne résisteront pas à la pression culturelle de la famille restée « au bled ». Le mariage forcé de leur fille en Algérie conduira à son malheur et au leur.
Ce n’est pas un livre de revendication. C’est l’histoire d’une femme qui aujourd’hui a digéré, elle est apaisée. Pour en arriver là, il lui aura fallu s’opposer avec force aux traditions, imposer un divorce à son mari, puis revenir en France en étant obligée d’abandonner ses enfants.
Elle finira par les retrouver après s’être battue très dur. Il faut dire qu’elle y a mis l’énergie d’une mère et la force de la militante politique et associative qu’elle est devenue.
Avec ce livre, c’est, à ma connaissance, la première fois qu’une représentante de cette génération de femmes issues de l’immigration raconte.
« Elles n’ont pas vécu dans la soumission comme leurs mères, elles ne se sont pas révoltées dans la violence contre leurs pères, elles ont dû, par leur seule ténacité et en combattant toutes les dominations, trouver une place entre deux cultures qui ne parvenaient pas à se rencontrer. » disait le texte de son éditeur ; c’est profondément juste. J’ai connu quelques « Hamida » du côté d’Hautmont !
Hamida est de celles qui ont ouvert la voie de l’émancipation à nos ” beurettes ” actuelles.
Le mieux est encore de vous montrer Hamida qui parle de son livre.
http://oumma.com/spip.php?page=oummatv-article&id_article=3343
Hamida ben Saida était signataire de « L’appel à Gauche » ; elle était aussi membre du comité central de la Ligue des Droits de l’Homme.
A sa famille, ses amis et amies, à la Ligue, nous présentons nos condoléances
A toi, Hamida, salut et fraternité Camarade !
Guy Dutron
29 octobre 2009
[1] Mai 2008 – 240 pages – 19.00 € chez Bourin Editeur http://www.bourin-editeur.fr/livre/itineraire-d-une-femme-francaise-clamart-bab-el-oued-epinay-sur-seine.html
COMITE DE SOUTIEN « VÉRITÉ ET JUSTICE POUR GUY PEIFFER » SUITE
octobre 28, 2009 at 10:27 | In Citoyenneté, Culture - Livres, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | 2 CommentsTags: COMITE DE SOUTIEN « VÉRITÉ ET JUSTICE POUR GUY PEIFFER » SUITE
COMITE DE SOUTIEN « VÉRITÉ ET JUSTICE POUR GUY PEIFFER » SUITE
Durant les vacances, le 20 juillet, nous lancions un comité de soutien à Guy Peiffer, emprisonné à la prison de Schrassig au Luxembourg parce que nous avons la conviction que cet homme est innocent. Voir :
http://dutron.wordpress.com/2009/07/20/comite-de-soutien-%C2%AB-verite-et-justice-pour-guy-peiffer-%C2%BB/
Depuis, nos sommes 57 a avoir exprimé notre soutien à Guy. Nous ne sommes pas seuls ! Au Luxembourg aussi des personnes se mobilisent dont la Ligue des Droits de l’Homme du Grand Duché qui devrait bientôt s’exprimer.
Guy est emprisonné depuis 19 ans …c’est beaucoup pour un innocent. Il a déposé récemment une demande de libération conditionnelle par l’intermédiaire de ses avocats.
CETTE DEMANDE VIENT D’ÊTRE REJETEE. LES MOTIFS DE CE REFUS LAISSENT RÊVEUR :

- manque d’introspection ! Quelle introspection un innocent peut-il mener ?
- pas de gage sérieux de réadaptation sociale ; Guy Peiffer, en prison, est devenu artiste céramiste. Une grande institution du Luxembourg lui a organisé une exposition cette année. On ne lui a même pas accordé une autorisation d’assister à sa propre exposition.
- Son attitude vis à vis des institutions : Evidemment, Guy, massacré par lesdites institutions les rejette en bloc. Il refuse de céder, pire, il contre-attaque, il accuse au risque de se prendre, en plus, une injure à magistrat. Ce n’est pas ce que nous lui aurions conseillé mais c’est son choix et nous le respectons. Il est vrai que Guy Fait très fort mais il estime qu’il n’a rien à perdre.
Nos lecteurs trouveront sur ce blog le fac-similé du refus de libération conditionnelle et la réponse au vitriol de Guy Peiffer. Qu’ils se fassent leur opinion ; la mienne est faite. La pugnacité de Guy est aussi un signe de son innocence ; un coupable se serait écroulé depuis longtemps.
Plus que jamais, nous vous appelons à signer notre appel. C’est très simple : vous adressez un mail à g.dutron@yahoo.fr en portant en objet : « soutien à Guy Peiffer ». Dans le texte du mail, veillez indiquer vos nom – prénom – ville et pays de résidence.
Les signataires actuels viennent de France, de Belgique, du Luxembourg, de Roumanie, de Suisse et même du Sénégal.
Votre nom sera ajouté sur la liste de l’article initial.
Merci
Guy Dutron
28 – 10 – 2009
Compte – rendu de la réunion constitutive de AdOC Belgique le dimanche 18 octobre à Bruxelles.
octobre 24, 2009 at 12:41 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a CommentCompte – rendu de la réunion constitutive de AdOC Belgique
le dimanche 18 octobre à Bruxelles.
C’est donc à Bruxelles, dans les locaux de l’Université que c’est tenue cette réunion.
Les Objecteurs de Croissance français étaient représentés par Christian Sunt (pour l’AdOC France) et Guy Dutron (pour le RESEDA signataire de la plate-forme AdOC).
Première constatation : ce fut un gros succès ! Environ 350 personnes le matin et plus de 500 l’après-midi !
Facile à évaluer, nous étions dans un amphi de 500 places et il n’y avait pas de places assises pour tout le monde.
Nos amis belges étaient dans une démarche un peu différente de l’AdOC France. En France, nous avons adopté une plate-forme à Beaugency et, maintenant, nous approfondissons.
Nos amis Belges ont lancé leur débat interne en début d’année 2009. La réunion du 18 était donc un premier aboutissement.
La matinée fut consacrée à l’adoption de la plate-forme et à débattre des premières actions s’y rapportant.
L’après- midi nous avions droit à une première partie théâtrale avec le superbe Jean-Luc Piraux.
« Faut y aller » qu’il dit Jean-Luc. Il a fondé le Théâtre Pépite : http://www.theatrepepite.be/bio.html

Si jamais il passe par chez-vous : COURREZ-Y !!!
Son histoire de cette vieille dame iconoclaste, pleine de bon sens qui élève ses poules et, pour tout dire, révolutionnaire est un petit chef-d’œuvre.
En plus, Jean-Luc est un quasi voisin puisqu’il est de Maredsous. Si vous voulez faire passer un bon moment à votre groupe, organisation, etc., et surtout si vous n’êtes pas un amoureux forcené de Sainte Croissance, voici une adresse en or :
Contact : Théâtre Pépite
Brigitte Petit et Jean-Luc Piraux
17, rue de Maredret
5537 Denée (Belgique)
Téléphone : +32 (0)71 79 86 93
theatrepepite@skynet.be
Il sera :
· Au Botanique (Bruxelles), le lundi théâtre, le 26 octobre à 20h30
(02 / 226 12 11)
· Au CC de Hotton, 55 rue des Écoles, le vendredi 26 février 2010 à 20h (084/41 31 43)
· Au CCR de Verviers à l’Espace Duesberg, 7 Bld de Gerardchamp – 4800 Verviers, le 05 mars 2010 à 20h 30(087/39 30 30
COURREZ-Y OU VOUS MOURREZ IDIOT !
Jean-Luc Piraux – Photo Théâtre Pépite
Après ce Buster Keaton moderne qui a enchanté son public, deux débats introduits par :
- Christian Arnsperger. Docteur en sciences, économiques, chercheur au FNRS. Christian Arnsperger enseigne à la Chaire Hoover d’éthique économique de l’Université Catholique de Louvain. Son travail porte sur les fondements existentiels de l’économie, sur l’analyse critique du capitalisme, ainsi que sur l’épistémologie de la science économique. Il est l’auteur de différents ouvrages, parmi lesquels « Ethique économique et sociale » (2000) écrit avec Philippe Van Parijs, « Critique de l’existence capitaliste » (2005) dans lequel il prône une rupture avec le système économique en vigueur et « Ethique de l’existence post-capitaliste » (2009) où il propose des pistes individuelles et collectives en vue de cette rupture.
- Romain Felli, licencié ès Lettres en géographie, détenteur d’un master de recherche en pensée politique et diplômé de Sciences-Po (master), Romain Felli, est un spécialiste de l’histoire et de la philosophie de l’écologie. Il a écrit notamment « Les deux âmes de l’écologie. Une critique du développement durable », publié chez L’Harmattan et enseigne à l’université de Lausanne.
Inutile de dire qu’avec 500 personnes dans la salle, tout le monde n’a pu avoir la parole. Notre amie Martine Dardenne, voisine de la région de Couvin et chargée d’organiser les prises de paroles, n’a pas eu la tâche facile mais a assuré l’essentiel.
Au total, une journée riche en idées et propositions, conviviale, ouverte comme savent l’être nos amis belges quand ils ne sont inféodés à rien.
Merci pour leur accueil aux « historiques » : Michèle Gilkinet, Martine Dardenne et Paul Lannoye …toujours « vert » à près de 70 balais !
Nul doute que nous nous reverrons.
Guy Dutron
Rencontre AdOC[1] – FASE[2] du 19 Octobre 2009 Compte – rendu
octobre 24, 2009 at 11:58 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Politique, Société, Solidarité, social | 2 CommentsTags: Rencontre AdOC[1] – FASE[2] du 19 Octobre 2009 Compte - rendu
Rencontre AdOC[1] – FASE[2] du 19 Octobre 2009
Compte – rendu
Depuis l’origine, notre blog a une ligne de conduite : tout faire publiquement. Nous continuons.
Deux délégations de nos organisations se sont rencontrées le lundi 19 Octobre au siège de la FASE.
Elle comprenaient :
- Pour la FASE : Gilles Monsillon et Pierre Laporte,
- Pour l’AdOC : Anne Isabelle Veillot, Philippe Cathelain, Christophe Degennes, Vincent Liégey, Jean-Luc Pasquinet, Rocca Simon, Christian Sunt, Guy Dutron (RESEDA, signataire de la Plate-Forme de l’AdOC)
1) Point sur la FASE (Réunion de ADS, ACU, CNCU, Mai, Ecologie Solidaire, Alterekolo, Les Alternatifs) :
Il y a d’abord eu une rapide présentation de la FASE et de l’AdOC, toutes deux, jeunes mouvements politiques en construction.
La FASE nous indique qu’elle vient de décider de signer l’Appel de Miremont, pour le Rassemblement de l’Ecologie Radicale
2) Convergences-divergences :
-POUVOIR : La FASE souhaite arriver à fédérer les forces de la gauche de la gauche (du PCF au NPA, du PG à la Décroissance) afin de créer un mouvement politique suffisamment fort pour prendre le pouvoir.
La démarche de l’AdOC s’inscrit dans une critique radicale de cette illusion héritée de la gauche traditionnelle qu’il suffirait de prendre le pouvoir pour changer la société. Là où la FASE souhaite fédérer pour ensuite construire un projet commun, l’AdOC privilégie plutôt la démarche contraire, de construire un projet radical, donc cohérent, et ensuite de le proposer au débat public et le soumettre au mouvement social
-STRATEGIE : La FASE a questionné l’AdOC, sur les limites de sa stratégie politique face à l’urgence sociale et environnementale de la crise actuelle, en prenant l’exemple des quartiers défavorisés. L’AdOC a mis en avant l’importance de sortir de l’argument de la nécessité pour arriver à proposer un projet qui a du sens. Elle a aussi rappelé qu’elle mettait en avant un certain nombre de propositions concrètes permettant de répondre à ces problèmes (dotation inconditionnelle d’autonomie par exemple). Enfin l’AdOC rappelle l’importance, et ainsi la pertinence du mot Décroissance, d’ouvrir des débats de fond face à cette crise anthropologique inédite qui ne trouvent pas de solutions dans les vieux schémas de pensée.
-REGIONALES 2010 : La démarche unitaire pour les élections régionales lancée par le NPA, à laquelle participe la FASE et qui s’inscrit dans une stratégie politique proche de celle de la FASE a été critiquée par l’AdOC. Toutefois l’AdOC va publier prochainement un appel d’ouverture pour les élections régionales dans une démarche inverse, c’est-à-dire en proposant un tronc commun de propositions “pour sortir les régions du capitalisme et du productivisme ,et y vivre mieux”. Néanmoins l’AdOC souhaite suivre de près les débats de fond qui suivront la démarche fédérative.
3) La FASE et l’AdOC se sont mis d’accord :
- Pour débattre ensemble sur le fond dans le cadre des élections régionales.
- Pour organiser des débats communs, ouverts et publics sur différentes thématiques, comme par exemple leurs divergences en terme de stratégie politique.
- Pour répondre aux invitations de la FASE dans toutes les régions concernant les Ateliers Forum
[1] AdOC : Association des Objecteurs de Croissance.
[2] FASE : Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique
Plus de 200.000 visites sur notre blog.
octobre 24, 2009 at 11:37 | In Altermondialisme, Caisse des dépots, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 2 CommentsTags: Plus de 200.000 visites sur notre blog.
Plus de 200.000 visites sur notre blog.
Il y a peu, le 12 août de cette année, nous titrions : 150 000 lectures sur notre blog
Depuis cette date, notre blog a continué sa progression. De 500 à 600 visites par jour d’abord, nous sommes passés à 700, puis à 800.
Les chiffres de ces derniers mois parlent d’eux-mêmes :
- 13.300 en avril,
- 15.000 en Mai et Juin,
- 15.600 en Juillet (malgré les vacances),
- 19.400 en août,
- 22.400 en septembre
- ce mois-ci, nous dépasserons les 25.000 visites.
Depuis une dizaine de jours, notre blog dépasse régulièrement les 1.000 visites par jour.
Ce soir 24 octobre à minuit ou dans la nuit, notre blog passera les 206.000 visites. Il en est, à l’heure où nous écrivons à 205.949 ….et le compteur tourne.
L’article le plus lu : Tout est bon dans l’cochon sauf les dioxines mais s’il n’y avait que ça !! l’a été 5720 fois. Ben, mon cochon ! La grippe dite porcine doit y être pour quelque chose ou alors, vous voulez nous signifier que notre blog n’est pas ….cochon !!!
Les articles les plus populaires reflètent bien ce que nous voulions faire : un blog divers, généraliste, qui explique et donne à penser.
Avec 3800 lectures : Crise Economique USA Japon Espagne Allemagne Belgique France de la stagflation à la récession.
Mais Sarkozy n’est jamais bien loin et Dédicacé à Nicolas Sarkozy : Napoléon le Petit par Victor Hugo affiche une belle santé avec près de 2500 lectures. A la tienne, le P’tit !!
Vous aimez aussi, l’Histoire, les évènements historiques et les chansons :
Il y a 68 ans, le 10 mai 1940, Hitler envahit la Belgique
a été lu 1710 fois.
Quand on jumelle les deux cela fait 1200 lectures en peu de temps pour : L’Histoire en Chansons
Bref, vous nous faites plaisir et nous encouragez à continuer de vous parler aussi :
- de géopolitique : plusieurs articles lus plus de 1500 fois dont : Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU La première : Nom de Code Genesis Project
- de la crise de la social démocratie : plus de 1500 fois aussi, avec : En France, en Belgique, en Europe, la social démocratie va mal …. Je fus, tu fus, Donfut !!!
- d’alter mondialisme : L’URGENCE ALTERMONDIALISTE a été lue plus de 1000 fois,
- de Féminisme : en quelques jours Féminisme : Louise Michel grande figure de la Commune de Paris et du Mouvement ouvrier à été lu 700 fois !
- Même le Vatican se prend une avoinée avec 1500 lectures pour : Benoît XVI veut béatifier Pie XII une inquiétante dérive de l’église catholique officielle se poursuit.
Bien fait pour le papy réactionnaire !
Enfin, vous aimez aussi les informations plus pointues ou plus locales ; par exemple :
- Les turpitudes de notre « Val Joly » Val Joly stop ou encore ? Naturiste ou à poil ???? ont intéressé 750 lecteurs,
- Celles de la Caisse des Dépôts dépassent les 1200 lectures avec notamment : Avec la vente de 34000 logement d’ICADE et le projet de scission de Dexia la Caisse des Dépôts toujours aux ordres vend les bijoux de famille.
Mais notre blog vous distrait aussi comme en témoignent les centaines de lectures sur les articles concernant Joan Baez, Bechet, Armstrong, Kid Ory, Boris Vian ou Myriam Makeba …avec les liens vers leurs œuvres, bien sûr.
Merci encore aux ami-e-s qui publient aussi sur ce blog : à Geneviève, à Hélène, à Dominique, à Michel, à Monique…..
Ils, elles nous aident à en faire ce qu’il est, finalement : un outil de communication politique et d’éducation populaire en ces temps de vaches maigres où nous ne pouvons guère compter que sur nous-mêmes.
Guy Dutron
25 – 10 – 2009
Rassemblement pour la commémoration des massacres du « 17 octobre 1961 » Communiqué de presse du Réseau Féministe « Ruptures »
octobre 17, 2009 at 12:30 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a CommentTags: Rassemblement pour la commémoration des massacres du « 17 octobre 1961 » Communiqué de presse du Réseau Féministe « Ruptures » logo.Ruptures jpg
Rassemblement pour la commémoration des massacres
du « 17 octobre 1961 »
Communiqué de presse du Réseau Féministe « Ruptures »

Paris, Pont Saint Michel, 17 octobre 2009
Signataires de l’appel au rassemblement organisé chaque année par le Collectif 17 octobre 1961, les membres du réseau féministe « Ruptures » tiennent à témoigner leur soutien.
La mémoire se réfère aux plus humbles des dominés et des opprimés. Jamais le nom des victimes d’un passé colonial sans gloire n’a eu la reconnaissance publique de voir leur nom sur la plaque d’une rue, d’un square. Et si parfois leur disparition est mise en avant ce n’est que pour en faire des martyrs d’une cause qui en définitive les instrumentalisent car le plus souvent l’oubli leur sert de linceul. C’est pour ne pas oublier que nous sommes ici, ensemble.
Les femmes ont longtemps été colonisées par le système patriarcal, durant des siècles, elles ont dû lutter pour obtenir une juste égalité qui n’est pas encore totalement acquise. C’est pourquoi nous avons été solidaires de tous ceux et celles qui ont été colonisés opprimés et dominés et à ceux et celles qui en refusent encore aujourd’hui la reconnaissance de ce passé douloureux. C’est au grand jour que doit se dire, s’inscrire ces moments noirs d’histoire où des hommes et des femmes ont souffert pour la joie d’autres hommes qui se croyaient leur maître. Ce n’est pas tant le repentir de ces puissants du temps passé que nous souhaiterions, ce qui est bien plus important c’est la reconnaissance des esclaves, des dominés, des colonisés dans leur dignité d’hommes et de femmes, c’est-à-dire leur dignité d’êtres humains.
Pour celles et ceux qui, comme moi, ont vécu ces tragiques heures du 17 octobre 1961, résonne encore l’écho de la brutalité intolérante, intolérable et injuste de cette triste journée. Nous nous sommes construits, et nous avons construit depuis, notre combat militant pour refuser que tout cela se reproduise.
Toutes celles et ceux qui ont eu la dignité de se révolter, de s’insurger à cette époque se sont souvent retrouvés à travers les luttes dans des mouvements différents. Ce souvenir partagé nous a permis de tisser des solidarités. Ces liens qui nous unissent sont porteurs de souvenirs gravés dans nos cœurs. Il est temps que l’action de se soutenir soit aussi inscrite au fronton des lieux publics en l’honneur de ceux et celles qui ont injustement péri et souffert.
Souvenir de toutes les violences commises dans ces moments tragiques dans les offices de polices, dans les rues, sur les quais de la Seine ou dans les bouches de métro, ou entre autres, encore aujourd’hui dans les camps de rétention dont aucune condamnation de responsable ne pourra plus atténuer le deuil. Pour les générations à venir, ces souvenirs de nos sœurs et de nos frères doivent ouvrir nos yeux, nos cœurs et nos consciences et les chemins d’une possible égalité, juste et partagée.
Paris, 17 octobre 2009.
Contact : Monique Dental
Animatrice du Réseau Féministe « Ruptures »
Tél : 01 42 23 78 15 – 06 73 44 78 65
courriel : monique.dental@orange.fr
Mise au point du Réseau Féministe « Ruptures »
Concernant le déroulement du rassemblement du Collectif Vérité et Justice
pour la commémoration des massacres du « 17 octobre 1961 »
Le Réseau Féministe « Ruptures », signataire de l’Appel du Collectif 17 octobre 1961 Vérité et Justice depuis plusieurs années, a commémoré cette année encore, sur le pont St Michel à Paris, le 17 octobre 2009, l’assassinat par la police française de centaines d’Algériens venus manifester pacifiquement le 17 octobre 1961.
Comme cela était prévu par les organisateurs, Monique Dental, en tant que fondatrice et animatrice de l’association devait intervenir pour rappeler le rôle des femmes algériennes pendant ces terribles heures. Après les trois premières interventions de Mehdi Lallaoui, de représentants du MRAP et de la LDH écoutées dans le calme, alors que Monique Dental venait de commencer la lecture de la déclaration, elle a d’abord été brutalement interrompue par les Indigènes de la République et d’autres personnes. Ensuite, sa voix a été entièrement couverte par un chant diffusé par la sono dont cette association s’est emparée.
Cette censure brutale d’une parole de femme militante évoquant d’autres femmes résistantes, cette attitude liberticide, voire terrorisante ont eu pour résultat de saccager la cérémonie et de bafouer les raisons pour lesquelles nous nous réunissons depuis de nombreuses années. Elles nous interrogent sur les motivations réelles de la présence de cette association qui n’était pas signataire de l’Appel du Collectif 17 octobre 1961 Vérité et Justice.
Nous condamnons ces pratiques inquiétantes qui instrumentalisent la mémoire des victimes algériennes du 17 octobre 1961. Depuis de nombreuses années, nous avons su nous rassembler dans l’unité et la dignité et nous entendons continuer dans cet esprit jusqu’à ce que l’Etat français satisfasse nos demandes.
Fait à Paris, le 21 octobre 2009.
Le massacre de réfugiés belges le 15 mai 1940 à Bousignies sur Roc
octobre 15, 2009 at 5:42 | In Belgique, Citoyenneté, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | 1 CommentTags: Le massacre de réfugiés belges le 15 mai 1940 à Bousignies sur Roc
Le massacre de réfugiés belges le 15 mai 1940 à Bousignies sur Roc
Bousignies sur Roc, c’est mon village natal et je l’aime bien..
Comme aurait dit Rimbaud :
C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons
Arthur n’est pas passé par là, même lors de sa folle escapade en Belgique avec Verlaine mais il est passé pas loin en montant de Charleville.
Je voudrais vous narrer aujourd’hui une autre escapade, bien horrible celle-là.
LA SITUATION DE L’EPOQUE :
Nous sommes le 15 mai 1940. Hitler vient d’envahir la Belgique le 10 du même mois ; voir http://dutron.wordpress.com/2008/05/10/il-y-a-68-ans-le-10-mai-1940-hitler-envahit-la-belgique/
Le front craque de partout ; l’armée française qui s’est portée en soutien de l’héroïque armée belge reflue.
Depuis le 10, c’est une cohorte ininterrompue de réfugiés qui fuient l’avance nazie.

Bousignies sur Roc est presque enclavé en Belgique. Juste en face des routes se rejoignent à Beaumont. Les principales viennent de Philippeville et de Charleroi c’est à dire des deux côtés de la Sambre.
Le long de la Sambre, la Vème armée allemande, après avoir pris Liège et Namur, remonte la vallée de la Sambre mais du mauvais côté de la rivière canalisée dont tous les ponts ont sauté.
Dans l’entre-Sambre et Meuse, un jeune colonel fonce ! Il s’appelle Erwin Rommel ; il est à la tête du Vème corps d’armée.
Son objectif : percer la frontière franco-belge et foncer, le plus vite possible, vers cette Sambre, côté français, pour trouver un pont encore en état.
Il n’en existe qu’un ; il se trouve à Landrecies patrie de Dupleix et de l’amie Francine Bavay.
Dans la journée du 15, Rommel est parvenu à Cerfontaine (Belgique) près des actuels lacs de l’Eau d’Heure. En face, il sait qu’il ne trouvera qu’une « ligne Maginot prolongée ». En effet, la ligne Maginot s’arrête aux abords de Maubeuge, au fort de Boussois , très exactement.
Ensuite, là où la frontière s’oriente plein sud de Jeumont à Anor, on ne trouve qu’une ligne de petit fortins à peine terminés et faiblement armés.
C’est à Clairfayts, non loin de Bousignies sur Roc que Rommel percera la ligne de blockhaus et foncera vers Landrecies avec ses chars en laissant à son infanterie le soin de « nettoyer » derrière lui.
LE MASSACRE DE BOUSIGNIES SUR ROC : UN CRIME DE GUERRE !!!
Le 15 mai 1940, en fin de matinée, un bruit d’avions.
Des stukas arrivent ; ils viennent de la frontière, de Thirimont (B), survolent le bois de Féfu, la ferme du Baron où ils lâchent leurs premières bombes, remontent la rivière et prennent le côte de Gérard Croix en enfilade.
Localisation de la Ferme du Baron sur Google Earth
La côte est noire de monde : c’est un bombardement-mitraillage en piqué toutes sirènes hurlantes : un massacre.
Selon un témoignage d’un survivant publié en 1990 dans la Voisx du Nord, on relève 72 morts.
Artcle La Voix du Nord en 1990
En fait, il y en aura 82 car d’autres ont été touchés précédemment ou sont morts de leurs blessures. L’état civil du village garde la trace de toutes ces victimes ; je les ai tous relevés en 1997 ; ils figurent au Musée de la Douane et des Frontières d’Hestrud dont j’étais alors le président.
Les corps furent d’abord enterrés dans le cimetière local avant d’être rapatriés dans leurs lieux d’origine après la guerre.
Détail macabre, la ferme du Baron était alors exploitée par mon grand père : Georges Dutron ancien de 14-18 et de Verdun. Voir http://dutron.wordpress.com/2008/11/09/11-novembre-2008-quatre-vingt-dixieme-anniversaire-de-la-fin-de-la-grande-boucherie/
Une bombe est tombée dans la prairie qui fait face à la ferme ou paissait paisiblement la jument Bichette qui attendait un heureux événement. Bichette a explosé ; elle avait deux poulains qui gisaient de part et d’autre du corps de leur mère.
Pourquoi un crime de guerre ? Parce que parmi les morts et les blessés il n’y avait que des civils. Tous belges contrairement à ce que dit le témoignage de la Voix du Nord.
Le but évident de cette attaque des stukas c’était de désorganiser les communications de l’armée française en reflux ; des faits comme celui-là se sont produits ailleurs le long de cette frontière. Toujours des victimes civiles !
Lorsqu’on reporte sur une carte l’origine des victimes, le tracé matérialise exactement l’avance des deux armées allemandes.
Localisation des victimes belges – Partie orientale

Les victimes venaient – d’Est en Ouest :
- De Verviers et Vielsalm,
- De Liège,
- De Huy et On-Jemelle,
- De Ville en Hesbaye,
- De Grand Rosière- Hottomont et Namur,
- De Saint Gérard,
- D’Arsimont et Oret,
- De Châtelineau,
- D’Anderlues, Lobbes, Thuin,
- Les plus proches venaient de Marbaix lez Thuin et Thuillies
Parmi les victimes aussi, toute une famille : de la grand-mère de 82 ans à la petite fille de 2 ans.
NOTRE DEVOIR DE MEMOIRE :
Depuis longtemps, je rêve d’une simple chose : qu’un petit mémorial perpétue la mémoire de ces simples gens morts chez moi, écrasés par des évènements qui les dépassaient et les jetaient sur les routes. J’en ai parlé à trois maires successifs de Bousignies ; leur réponse fut identique : « On ne va pas dépenser de l’argent pour ça ! ». Ha les cons !
Mais, il y a un hic de taille : la commune de Bousignies sur Roc n’est pas riche. Son nouveau maire, Daniel Massard, élu aux dernières municipales, doit éponger le passif de 20 ans durant lesquels ses prédécesseurs n’ont rien fichu de bon….On n’allait pas dépenser de l’argent pour ça non plus, bien sûr !!
Alors, je fais publiquement cette proposition : n’est-il pas possible que les entités belges qui ont eu des victimes à Bousignies sur Roc le 15 juin 1940 organisent une souscription. Il y a parmi elles des villes importantes pour lesquelles ce ne serait qu’une goutte d’eau dans un budget.
L’an prochain, le 15 mai, ce crime aura 70 ans. Ce serait une bonne date pour inaugurer un modeste monument au milieu de la côte de Gérard Croix.
Puisse cet appel sur notre blog y contribuer.
On peut me joindre : g.dutron@yahoo.fr
00.33. (0)9.65.35.56.45
Je ferai ce que je pourrai. A partir d’aujourd’hui, nous avons 7 mois devant nous …ça devrait suffire !
Guy Dutron 15 octobre 2007
Soutenons GAZA FREEDON MARCH
octobre 9, 2009 at 12:43 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Politique, Société, Solidarité, social | 3 CommentsTags: Soutenons GAZA FREEDON MARCH
Soutenons GAZA FREEDOM MARCH

La “Gaza Freedom March“, coalition internationale initiée aux États-Unis, et visant à réunir des milliers de volontaires pour dire NON AU BLOCUS DE GAZA, est désormais lancée ! De tous les pays, des femmes et des hommes s’inscrivent pour participer à cette très belle aventure, qui nous amènera à célébrer le changement d’année en montrant attachement aux Droits de l’Homme et au Droit International.
L’opération débutera le 27 décembre 2009, un an jour pour jour après le début des bombardements israéliens à la sortie des écoles de la bande de Gaza, afin d’exprimer notre refus de ce siège inhumain, qui affame 1,5 million de personnes depuis plus de trois ans.
Des milliers d’Américains, d’Européens, d’Africains, vont se retouver à la frontière égyptienne de la bande de Gaza (Rafah), tandis que les Israéliens Contre le Blocus convergeront au check-point israélien de Erez. L’objectif est de se retrouver et de marcher dans Gaza pour y fêter avec les familles meurtries, endeuillées, une année que nous nous emploierons, ensemble, à rendre plus juste, plus humaine.
Les initiatives courageuses du Free Gaza et de Viva Palestina ont donné l’exemple. Nous devons être encore plus nombreux, à la fin de cette année, à montrer, qu’en l’absence de volonté de nos dirigeants, il y a des femmes et des hommes qui relèvent la tête, et qui disent NON à l’injustice, OUI à la liberté. Il s’agit d’une manifestation pacifique, qui s’inspire de décennies de résistance palestinienne non violente.
Cet objectif est à notre portée. Pour la France, nous espérons bien atteindre rapidement un premier cap de 100 inscriptions.

De nombreuses associations en France sont parties prenantes de ce projet, avec CAPJPO-EuroPalestine, qui vous propose, si vous pouvez vous libérer du samedi 26 décembre 2009, au samedi 2 janvier 2010, une prise en charge complète, en coordination avec les organisateurs (notamment américains) au niveau international. Le coût total de ce voyage est de 800 euros, comprenant le vol aller-retour de Paris au Caire, le transport jusqu’à Rafah, l’hébergement et l’alimentation durant la semaine. Un acompte de 150 euros est demandé pour l’inscription. Le reste de la somme est à verser au plus tard le 10 décembre 2009.
Les personnes qui approuvent cette initiative, mais sont dans l’incapacité de se joindre à la marche, peuvent la soutenir et contribuer à son succès par leur aide financière. Leurs dons permettront à davantage de volontaires de participer au voyage. Ils peuvent les adresser également à :
CAPJP0-EuroPalestine 16 bis rue d’Odessa 75014 Paris
Merci bien inscrire au dos des chèques : “marche pour Gaza“, et préciser “inscription” ou “soutien“.
Un reçu fiscal, pouvant donner lieu à une déduction fiscale de 60 % sur la déclaration d’impôt de 2010 sera envoyé à chaque donateur avant la fin de l’année 2009. De nouvelles précisions seront régulièrement disponibles sur le site europalestine.com concernant aussi bien le programme, le nombre d’inscrits au niveau international et français, le montant des dons recueillis, les noms des personnalités qui nous accompagneront, les démarches à faire pour l’obtention des visas… Pour toute question complémentaire, vous pouvez aussi écrire à info@europalestine.com

A France Télécom et ailleurs SUICIDE A TOUS LES ETAGES
octobre 7, 2009 at 5:16 | In Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 3 CommentsTags: A France Télécom et ailleurs SUICIDE A TOUS LES ETAGES
A France Télécom et ailleurs SUICIDE A TOUS LES ETAGES
Voilà, vous l’avez votre article …depuis le temps que vous nous le réclamez !! S’il n’a pas été écrit plus vite c’est que les sujets sont nombreux mais c’est surtout que nous n’aimons guère jouer avec le malheur des gens, surtout quand il s’agit du malheur des travailleurs. Mais nous ne commencerons pas par France Télécom.
I – PARLONS DU MINISTERE DE L’ECOLOGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT :
Voilà un ministère qu’il est beau ! Tout repeint en vert ! Vert Grenelle, bien sur, ce qui fait déjà sacrément pâlir le vert !
Le ministère de Jean-Louis Borloo est peut-être actuellement la médaille d’argent derrière France Télécom ? Il suffit de lire : « Éléments de connaissance et d’approfondissement pour la prévention des crises suicidaires » qui a été adopté à l’unanimité le 1er octobre 2008 par le Comité central d’hygiène et sécurité (CCHS) du ministère. Deux ans de boulot pour toutes les parties prenantes et des experts. Ce document serait bloqué au secrétariat général du ministère depuis plus d’un an. Ce document fournit des chiffres ahurissants :
- 150 à 250 tentatives de suicide chez les agents ayant conduit à 15 à 20 décès,
- un taux de suicides de 25/100.000 ; bien plus que la moyenne de la population française.
- L’Humanité en a parlé et puis ….plus rien.
Ne cherchez plus pourquoi Borloo n’a pas l’air net pas moments ! Ne croyez surtout pas qu’il picole, le pauvre …voyons, un ministre, ça ne picole pas …mais ça peut goûter. C’est ça la vérité Borloo déguste « à l’aveugle » ….comme son secrétariat général !! Et puis, les suicides dans son ministère, il n’en peut plus Borloo, il souffre, ça lui sort par les yeux !

II – DES SUICIDES IL Y EN A PARTOUT :
- Chez les petits paysans qui ne s’en sortent plus,
- Chez les autres fonctionnaires dont les enseignants,
- Chez nous, en Hainaut et nous dénoncions le suicide d’un de nos concitoyens sur ce blog en Février de cette année : http://dutron.wordpress.com/2009/02/15/en-avesnois-a-vallourec-comme-ailleurs-jai-tres-mal-au-travail/
- Cet article a été lu 350 fois ce qui prouve l’intérêt que le public porte à ce sujet.
III – Venons-en à France Telecom :
Le patron, Didier Lombard, c’est un crâne d’œuf ! Polytechnique, Sup Télécoms et docteur en économie, rien que ça !! Remarquez qu’actuellement, un bon médecin de travail ferait mieux l’affaire qu’un docteur …en économie surtout s’il professe cette économie casino qui nous a mené dans le mur !
Avec un pedigree de ce genre, normal que Lagarde nationale lui ait renouvelé sa confiance avec éclat d’autant que le deal devait être de jeter le fusible en la personne du n° 2 Louis Pierre Wenes.
Petit détail piquant, le Louis Pierre s’est fendu d’une lettre au salariés de France Télécoms ! C’est nouveau, ça vient de sortir !
Maintenant quand on se fait jeter, on a le droit de s’adresser à tous !!
C’est l’effet Sarko, la Com’ à tout propos !
La lettre du viré est un tissus d’autojustification et de bons sentiments ! Il n’y manque même pas une petite phrase « à ceux que mon départ pourrait déstabiliser » !! Non mais ! Il se croit où le gugusse ??? C’est ta présence qui en a déstabilisé plus d’un andouille ! En pareil cas, on la ferme et on se tire, point final !
Ce que ne dit pas l’histoire …pas encore parce que ça va venir, c’est avec COMBIEN IL PART LE WENES, VIDI ET PAS VICI ?
Hé les copains de SUD du secteur, dites-nous combien ! On publiera, promis ! On vous dira même à combien se monte la prime par suicidé !!
Le grand vide laissé par le viré sera comblé, c’est le cas de le dire, par le génial Stéphane Richard, HEC, ENA, Inspecteur des finances, ex-président de Nexiti, ex-Dircab de Coué-Lagarde, ex-tout ce que vous voulez mais toujours pote à Sarkozy !!
Hé oui, la pieuvre étend ses tentacules !!!
Stéphane Richard a fait ses preuves en pieuvre : celui que l’on surnomme le « dandy de Bercy » nous a déjà concocté une jolie ardoise avec son acolyte Delétré du cabinet Lagarde, un petit matin de soutien à Dexia dans la mouise : voir http://dutron.wordpress.com/2008/10/18/en-pleine-crise-financiere-petits-arrangements-entre-amis-sarkosy-yves-leterme-caisse-des-depots-dexia-aux-frais-de-la-princesse-marianne/
Laissons-le faire, il peut mieux faire, le dandy !
Nous ne savons pas si Richard est un adepte de la pêche aux moules chère à Lombard mais, qui sait ….la mytiliculture a ses adeptes !!
Sacré Lombard ! C’est un joyeux drille tout de même ! Dédicaçons-lui ce joyeux refrain, grand succès franchouillard du disparu Jacques Martin : http://www.youtube.com/watch?v=nx-jNKPa1xk
Mais la meilleure, c’est celle-ci ! La pêche aux moules par Didier Lombard ! On a rarement fait mieux dans le mépris ! http://www.youtube.com/watch?v=nUIGzgBkS8s
A propos de LOMBARD :
Un petit rappel d’économie, mon P’tit Didier, attendu que t’en es docteur !!!
Ce sont des banquiers LOMBARDS qui ont apporté deux innovations fondamentales, à la base de l’essor du capitalisme occidental, là je sens que tu biches, Didier !! Ces LOMBARDS ont inventé le compte à vue, rendu possible par l’invention simultanée de la comptabilité en partie double et de la lettre de crédit.
A partir de là, les marchands pouvaient circuler et commercer sans avoir à transporter des sommes importantes sur les routes encore peu sûres d’Europe.
Plus de suicides de commerçants rançonnés, donc !!!
N’empêche, quelle décadence ! Nos rois avaient des banquiers LOMBARDS …..nos roitelets n’ont plus que des LOMBARDS ENCAISSEURS.
Dossier RN2 Quand notre action persévérante commence à déboucher vers le grand public grâce au journal La Sambre
octobre 6, 2009 at 2:25 | In Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, social | 1 CommentTags: Dossier RN2 Quand notre action persévérante commence à déboucher vers le grand public grâce au journal La Sambre
Dossier RN2 Quand notre action persévérante commence à déboucher vers le grand public grâce au journal La Sambre
Depuis des années, nous suivons le dossier de la RN2 ; Notre ami Jacques Lainet, membre de notre collectif Sambre-Avesnois depuis l’origine, travaillait déjà bien avant cela sur tous les dossiers de l’Avesnois touchant à l’Environnement au sens le plus large : remembrements, carrières, laiteries, agriculture intensive, problèmes de l’eau, des pesticides, des OGM, etc.
Depuis la création de notre association Hainaut Avenir Environnement, il est toujours en charge de ces dossiers et sur tous les fronts :
- http://dutron.wordpress.com/2008/11/27/le-rechauffement-climatique-l%E2%80%99avesnois-et-ses-elus/
- la centrale à bitume de La Longueville, http://dutron.wordpress.com/2008/06/26/sos-la-longueville-nous-sommes-tous-concernes/
- les agriculteurs pénalisés par leur banque et/ou leur laiterie, http://dutron.wordpress.com/2008/10/23/a-signy-le-petit-ardennes-une-action-unitaire-et-efficace-face-au-credit-agricole-et-ses-amis/
- la construction de HLM en zone inondable à Ferrière La Grande, http://dutron.wordpress.com/2008/09/22/que-se-passe-%E2%80%93t-il-sur-la-friche-miroux-de-ferriere-la-grande/
Nos lecteurs pourront constater que tout ceci est bien réel et que notre action de terrain est continue et persévérante.
Cette action, nous la considérons comme une FEDERATION des bonnes volontés. Nous n’essayons de dominer personne, de ne récupérer personne. Hainaut Avenir Environnement intervient en soutien technique, juridique, etc. de associations de terrains.
Notre souci permanent est de globaliser ces luttes locales tant il est vrai qu’il n’y a pas de « petite » lutte. Mais il est vrai aussi qu’une lutte locale n’a de chance d’être victorieuse qui si quelqu’un FEDERE cette lutte avec ses luttes sœurs ou dans des domaines connexes.
Dans ce cas précis de la RN2, nous avons été présents dès le début du projet ; les documents d’enquête publique en sont les témoins.
La question qui vient, enfin, à l’ordre du jour aujourd’hui, c’est celle du percement du ciel de la nappe phréatique à Beaufort bien mis en lumière pas l’association de défense de l’environnement de Beaufort avec laquelle nous sommes en relation étroite.
Le Journal La Sambre vient de publier un excellent article sur ce sujet : nous vous le livrons in-extenso en remerciant à la fois son journaliste et ce journal d’oser mettre ce dossier sur la place publique. Nous n’ignorons rien, en effet, des intérêts économiques et politique, pas tous bien avouables, qui sont derrière cette affaire. Après cet article de La Sambre, nous vous en apprendrons de belles qui feront l’objet d’articles ultérieurs.
Beaufort : Ils remettent en cause le tracé de la future Nationale 2
L’environnement et la nature du sol ont-ils bien été pris en compte lorsqu’a été décidé le nouveau tracé de la RN2 ? Cette question, les membres de l’Association de défense de l’environnement, à Beaufort, l’ont soulevée dès 2000 et le début de l’enquête publique préalable au réaménagement en 2×2 voies de cette route.
En cause : des mouvements de terrain (désignés sous l’appellation effondrements karstiques) depuis plusieurs années, aboutissant à la création de cuvettes, et surtout, la proximité d’une nappe aquifère qui représente près de la moitié des réserves en eau potable de l’arrondissement d’Avesnes.
Pour Jacques Lainet, de l’association «Hainaut avenir environnement», soutien de l’association beaufortoise, «il y a un risque majeur de pollution de cette eau par les rejets d’hydrocarbures d’une part, mais également par des métaux comme le rhodium, le palladium… qui entrent dans la composition des pots catalytiques et que l’on retrouve dans les gaz d’échappement».
«Notre maison tremblait»
Il cite en exemple une étude menée par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique de Nancy, selon laquelle les concentrations au sol de ces métaux et d’hydrocarbures augmentent très fortement lorsque l’on s’approche des réseaux routiers. Des polluants qui pourraient se retrouver dans l’eau qui alimente nos robinets par l’effet des infiltrations. Car à Beaufort, le nouveau tracé passe ni plus ni moins sur une partie affleurante de la nappe d’eau souterraine. Une nappe considérée comme très exposée à l’activité humaine par une récente étude (voir ci-dessous).
De premiers problèmes sont déjà apparus cette année avec la construction d’un pont. Situé sur la propriété de la famille Scrève, exploitants agricoles, dont Christiane, l’épouse, est la présidente de l’Association de défense de l’environnement, ce pont doit permettre au bétail et aux engins de passer sous la nationale. «Lorsqu’ils ont planté les palplanches (éléments d’acier enfoncés dans le sol pour constituer un mur de soutènement, ndlr), notre maison tremblait» se souvient Christiane. Et depuis, un écoulement continuel d’eau se produit depuis cet ouvrage d’art, même en période sèche comme c’est le cas depuis plusieurs semaines. «On n’avait jamais vu ça. Et on se demande ce que ça va être cet hiver quand il va se mettre à pleuvoir davantage».
Cette eau vient remplir une cuvette juste derrière le corps de ferme et empêche tout passage autrement qu’en tracteur. Un fait constaté par huissier dès le mois de mai dernier. L’agricultrice pense «qu’ils ont percé la crête rocheuse qui emprisonnait l’eau de la nappe». D’où la crainte plus forte encore de voir l’eau polluée. Tant dans la nappe que dans le lac du Paradis, à Louvroil. Celui-ci est en effet alimenté par un ruisseau qui prend sa source à quelques mètres du tracé et qui reçoit lui-même l’eau provenant des écoulements du pont…
Un trou de deux mètres
Quelques centaines de mètres plus au sud, c’est un autre problème qui est soulevé par des agriculteurs : les fameux mouvements de terrain. L’un d’eux, également membre de l’Association de défense de l’environnement de Beaufort, a relevé plusieurs effondrements karstiques, c’est-à-dire de cavernes dans le calcaire autrefois remplies d’eau mais qui, en raison des prélèvements pour l’alimentation en eau potable, se sont peu à peu vidées. «La pression a diminué et naturellement, les roches descendent pour combler le vide» précise cet agriculteur, qui ajoute : «il y a quelque temps, j’ai retrouvé un trou de deux mètres de large et à peu près un mètre de profondeur dans une de mes pâtures». Là encore, à moins de 100 m de la future nationale, dont la chaussée pourrait donc elle-même se déformer…
Tous ont en commun de se demander si des études ont réellement été menées avant que soit retenu ce tracé. «Quand on envoie des courriers, à la DDE notamment, longtemps on ne nous a pas répondu. Dernièrement, on nous a dit que l’on jugera à l’issue des travaux !» s’indigne Christiane Scrève.
Ensemble, ils posent la question : «pourquoi ne pas avoir réaménagé la route existante en 2×2 voies ? Nous ne sommes pas contre le fait de moderniser les routes, mais la solution retenue n’est pas la meilleure en termes d’impact écologique».
Depuis quelques jours, le maître d’ouvrage, c’est-à-dire l’Etat, semble toutefois prendre le(s) problème(s) au sérieux puisqu’une équipe pourrait être dépêchée sur place pour effectuer de nouveaux relevés géologiques, selon Jacques Lainet. De là à penser que le tracé pourrait changer. Rappelons que quatre ouvrages d’art n’attendent plus que le passage de la Nationale 2…
Matthias Dormigny
Le dossier RN2 est géré par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), un service d’Etat. Celui-ci étant actuellement en pleine réorganisation, nous n’avons pas pu joindre la personne susceptible de répondre aux questions soulevées par ces habitants de Beaufort.
Des eaux classées «très vulnérables»
Une étude menée en 2004 pour le compte du Parc naturel régional (PNR) de l’Avesnois soulignait la forte, voire très forte vulnérabilité du synclinal de Bachant, qui s’étend de Leval à Aibes, en passant par Beaufort. La vulnérabilité est, par définition, la facilité à être atteint par la pollution selon la nature du sol. Dans le rapport remis au PNR en 2007 par le Sage de la Sambre (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux), en partie basé sur cette étude, on peut ainsi lire que «l’alimentation de la nappe provenant majoritairement de la pluie, la qualité de cet approvisionnement peut être mise en cause. Une fois parvenue au niveau du sol, elle peut entraîner les reliquats de l’activité humaine (résidus industriels, hydrocarbures, pesticides, ndlr) jusqu’à la ressource».
Ce même rapport indique que «le système karstique du synclinal de Bachant induit une extrême vulnérabilité de cette ressource puisque, au niveau d’une fracture, une pollution peut s’infiltrer directement et très rapidement jusqu’à l’aquifère».
Quelques définitions
Aquifère
Un aquifère est une couche de terrain ou une roche, suffisamment poreuse (qui peut stocker de l’eau) et perméable (où l’eau circule librement), pour contenir une nappe d’eau souterraine. Cette nappe est susceptible d’alimenter des ouvrages de production d’eau potable ou pour l’irrigation : puits, forages et captages.
Karstique
Se dit d’un relief calcaire où les eaux ont creusé des galeries, souterrains… par l’effet de l’érosion.
Synclinal
En géologie, lorsque des couches sédimentaires de roches forment des plis, la partie qui forme un creux se nomme synclinal. La couche la plus récente est à l’intérieur du pli.
Signalons d’abord que le journal L’Observateur d’Avesnes avait déjà publié un article de fond sur ces sujets le 24 juillet 2009 repris par La Sambre et Le Courrier de Fourmies.
Nous y reviendrons prochainement.
Signalons aussi un discours de Paul Raoult , sénateur maire PS de Le Quesnoy et président du SIDEN (Syndicat intercommunal des Eaux du Nord) devenu depuis NOREADE (Nord Régie Assainissement Distribution d’Eau) par le regroupement, sous la même régie, des activités de fourniture d’eau et de celles d’assainissement précédemment exercées par le SIAN.
Paul Raoult a prononcé en juin 2008, un discours fondamental sur les champs captants qui fera bientôt l’objet d’un article sur ce blog.
Dans l’immédiat, nous nous contenterons de rappeler que, lors de sa présentation du futur NOREADE début décembre 2008, Paul Raoult avait notamment déclaré que les grands travaux qui permettront de garantir l’approvisionnement en eau à partir des champs captants de la forêt de Mormal et de la Sambre.
Ou bien Paul est mal informé ce qui nous étonnerait depuis le temps qu’il baigne dans l’eau du Nord, ou bien il ment !
L’article ci-dessus en témoigne. La nappe percée à Beaufort est une nappe fondamentale pour l’avenir de notre approvisionnement en eau.
Mais il y a plus grave ! Le projet de RN2 à quatre voies, s’il devait voir le jour, poserait les même problèmes sur, à notre avis 7 synclinaux entre Beaufort et Etroeungt. Nous le disons depuis le début !! C’est aussi, pour ces raisons locales, outre les aspects généraux et environnementaux posés par le projet RN2 que nous nous batrons jusqu’au bout pour que ce projet ne se réalise jamais.
Guy Dutron
Co-secrétaire de Hainaut Avenir Environnement
6 – 10 2009
Le coin des bons bouquins « Changer le monde sans prendre le pouvoir » de John Holloway plus un appendice sur Daniel Bensaïd
octobre 5, 2009 at 4:42 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Europe, Le coin des bons bouquins, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a CommentTags: Le coin des bons bouquins « Changer le monde sans prendre le pouvoir » de John Holloway plus un appendice sur Daniel Bensaïd
Le coin des bons bouquins « Changer le monde sans prendre le pouvoir » de John Holloway
plus un appendice sur Daniel Bensaïd

“Changer le monde sans prendre le pouvoir”, de John Holloway, chez Syllepse part de l’hypothèse que nous sommes séparés de notre pouvoir-faire par la séparation introduite par le capitalisme entre le faire et le produit du faire, qui devient objet et marchandise appropriée par le possesseur des moyens de production, et étalonné par l’argent
Il cite de manière très originale et acérée Marx et le lit de manière très différente de celles d’Engels ou Lénine
« Il présente la révolution comme une urgente et quasi-impossible nécessité, et qu’il donne des arguments pour la considérer comme un processus jamais achevé, toujours à reconstruire
Cela l’amène à se démarquer totalement de la conception du Parti omniscient et guide qui doit prendre le pouvoir, d’où le profond mépris que lui témoigne (comme à tant d’autres) Bensaid dans son livre « Eloge de la politique profane », tissu d’attaques, livre que bien évidemment je ne vous conseille pas car vous n’y apprendrez rien » . Ce qui précède, c’est l’avis d’Evelyne Perrin que je partage. Mais nous y reviendrons !
John Holloway, né en 1947, est économiste et philosophe marxiste d’origine irlandaise dont le travail est associé au mouvement zapatiste de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Il réside et enseigne à Puebla au Mexique depuis 1991.
Holloway avait déjà publié, en février 2003 « Douze thèses pour l’anti-pouvoir » repris par le site Europe Solidaire Sans Frontières
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article4498
QUE DIT HOLLOWAY ?
- 1 : Qu’il ignore la réponse à sa propre question. Peut-être pouvons-nous changer le monde sans prendre le pouvoir. Peut-être pas. Le point de départ c’est l’incertitude, le fait de ne pas savoir, la recherche collective d’une piste pour avancer.
- 2 : Que nous recherchons cette piste car le capitalisme est une catastrophe pour l’humanité. Un changement radical dans l’organisation de la société, une révolution, est plus urgent que jamais. Elle ne pourra qu’être mondiale si elle doit servir à quelque chose.
- 3 : Qu’il est peu probable qu’elle intervienne d’un seul coup. Cela signifie que nous pouvons uniquement concevoir la révolution comme « interstitielle », comme une révolution qui occuperait les interstices du capitalisme, qui occuperait des espaces dans le monde alors que le capitalisme existe encore. Comment nous concevons ces interstices : s’agirait-il d’Etats ou d’autres types d’espaces ?
Deux approches sont envisageables :
- La prise du pouvoir étatique est moins une question d’intentions futures que d’organisation présente. Comment devrions nous aujourd’hui nous organiser ? Devrions-nous joindre un parti, une forme organisationnelle qui concentre nos mécontentements vers la conquête du pouvoir d’Etat ? Ne devons-nous pas plutôt nous organiser autrement ?
L’argument contre la première de ces conceptions : elle s’oriente dans la mauvaise direction ! L’Etat n’est pas une chose, un objet neutre : c’est une forme de relations sociales, d’organisation, une manière de faire les choses élaborée pendant des siècles : son objectif : maintenir et développer le règne du capital
- La seconde manière est la suivante : envisager l’expansion et la multiplication des insubordinations qui ne soient pas ficelées ensemble pour former un parti. Elles devront se développer librement et aller dans la direction où la lutte les entraîne. Cela ne signifie pas l’absence de coordination, il s’agit d’une coordination légère et souple. Le principal ce n’est pas l’Etat mais la société que nous souhaitons créer.
- 4 : Qu’il y a une question clé dans l’histoire de la gauche étatiste : la trahison. De tous temps ses leaders ont trahis le mouvement tout simplement parce que l’Etat sépare les leaders du mouvement et les aspire dans un processus de réconciliation avec le capital.
La trahison est donc une donnée de départ Si l’Etat est la forme d’organisation.
Pouvons-nous résister ? Evidemment !
- A nous de refuser de laisser l’Etat identifier les meneurs ou les représentants permanents du mouvement,
- A nous de refuser de laisser des délégués négocier en secret avec les représentants de l’Etat.
- A nous de comprendre que l’Etat est une organisation où l’on agit pour le compte de, alors que ce que nous sommes pour une organisation reposant sur l’autodétermination,
- A nous d »inventer une forme d’organisation qui nous autorise à articuler ce que nous voulons, ce que nous décidons.
- 5 : Que le troisième problème tient à l’organisation de l’autodétermination sociale. Comment organiser un système de démocratie directe à une échelle qui dépasse le niveau local dans une société qui se complexifie sans cesse ? La réponse classique c’est la constitution de conseils reliés ensemble par un conseil des conseils auquel chaque conseil mandate des délégués révocables. C’est le mandat impératif !
Si cette proposition est cohérente, il apparaît que, même dans un petit groupe, le fonctionnement de la démocratie pose toujours problème. La seule manière de concevoir la démocratie directe est de l’incorporer à un processus permanent d’expérimentation et d’auto éducation.
Pouvons-nous changer le monde sans prendre le pouvoir ? La seule manière de le savoir serait de le faire !!!
Lisez le livre d’Holloway et, si vous le voulez bien, rapprochez-le des « Trois pieds politiques de l’Objection de Croissance » de notre ami Michel Lepesant …vous y trouverez comme des similitudes !!
http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/08/14/tripode
Cela révèle, en tout cas, une pensée qui court le vaste monde et cherche les voies et moyens de changer le monde de manière révolutionnaire sans passer par cette « quasi-impossible révolution » dont parle Holloway.
Changer le monde sans prendre le pouvoir : 19 € à la FNAC :
http://livre.fnac.com/a2050580/John-Holloway-Changer-le-monde-sans-prendre-le-pouvoir
ou aux Editions Syllepse pour 20 €
69, rue des Rigoles 75020 Paris
Métro Jourdain (ligne 11)
Téléphone : 01 44 62 08 89
http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_76_iprod_362-Changer-le-monde-sans-prendre-le-pouvoir.html
Revenons à Daniel Bensaid et à son « Eloge de la politique profane ». En général, sur ce blog, il existe une rubrique pour ce genre c’est « Le coin des livres à ne pas lire » !!! Mais, comme Je pense la même chose qu’Evelyne Perrin, je ne ferai pas l’honneur à Môssieur Bensaid, ci-devant penseur de la LCR puis du NPA, d’écrire une critique de son indigeste pavé ! C’est un tissu de vacheries, de rigidités, de basses attaques duquel vous ne tirerez rien…et, en plus, ce bouquin est cher : 22 € mais il fait près de 400 pages pour une livre de papier ! Ou alors achetez-le chez Amazon ou un autre car il doit bien se trouver …en solde !!
Que ce Bensaid là attaque Holloway fait honneur à l’auteur de « Changer le monde sans prendre le pouvoir » ! Cours, camarade Daniel, le vieux monde est derrière toi !!
Guy Dutron
5 – 10 – 2009
La Poste France – Belgique même combat !
octobre 3, 2009 at 8:50 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 1 CommentTags: La Poste France – Belgique même combat !
La Poste France – Belgique même combat !
Côté France :
Les initiateurs de la votation citoyenne dont nous sommes - espèrent bien sûr un “non” massif au projet gouvernemental. Le dépouillement des bulletins a commencé ce soir ; les résultats devraient être annoncés lundi.
La mobilisation a été massive… D’ores et déjà, les organisateurs montrent leur satisfaction : cette votation citoyenne – où chacun était appelé à donner son avis sur le changement de statut de La Poste – est un succès. Depuis lundi, et jusqu’à ce soir, ce sont des centaines de milliers de Français qui se sont prononcés.
Sans attendre que les bulletins soient tous dépouillés – les résultats seront annoncés pour lundi – les organisateurs estiment que le succès est déjà au rendez-vous. “C’est un véritable mouvement social, un mouvement de fond, parce qu’on a des chiffres qui nous reviennent de partout en France avec au minimum 10 à 15.000 expressions de la volonté populaire par département”, déclare ainsi le porte-parole du comité contre la privatisation de La Poste, notre camarade syndicaliste SUD Nicolas Galepides.

Quoi qu’il en soit, cette votation, on le sait, n’a pas valeur légale… mais elle donne des arguments à tous ceux qui sont opposés au changement de statut de La Poste. Et puis, comment ne pas tenir compte d’une expression populaire massive, légale ou pas ? Mais cette votation ne touche pas que ses organisateurs, ni même ceux qui ont pu voter : selon un sondage Ifop pour Sud-ouest Dimanche, 59% des Français souhaitent désormais que le gouvernement organise un référendum national sur l’avenir de l’entreprise. Un vrai référendum, donc. CHICHE ?
Les syndicats et la gauche dénoncent une privatisation rampante remettant en cause la mission de service public de l’entreprise, qui sera confrontée à la concurrence européenne dès janvier 2011.
Le gouvernement assure que La Poste restera “à 100%” publique et conteste la légitimité de la consultation. Ben voyons ! Les promesses sont faites pour ceux qui les croient, c’est bien connu ! Que nous montre, dans les faits, ce gouvernement de réaction ? Des régressions sociales et politiques dans tous les domaines, l’esbroufe permanente comme politique, des effets d’annonce suivis de reculs tactiques mais qui maintiennent de réels reculs. Le fait que cela soit « moins pire » qu’annoncé ne nous console de rien !!
Côté Belge :
Depuis le début de la semaine, des bureaux de poste situés en Wallonie et à Bruxelles ont entamé un mouvement de grève afin de protester contre l’embauche de « facteurs de quartier », surnommés les facteurs « low cost » car ils seront moins payés et moins bien couverts par la sécurité sociale que les agents de la poste actuels.
Facteur Belge source La Meuse.be
Les actions s’amplifient et depuis le jeudi 1er octobre, le mouvement de grogne touche de plus en plus de bureaux et de centres de tri.
La région liégeoise est particulièrement touchée mais la grève se généralise et à présent des arrêts de travail sont signalés dans le Hainaut, à Bruxelles, dans la province de Luxembourg et dans le Brabant wallon.
Les syndicats prévoient que cette situation devrait durer plusieurs jours et des opérations de sensibilisation du monde politique sont annoncées pour la semaine prochaine.
Il est vrai que la Belgique a une vieille tradition de « low cost » avec la présence de Ryan Air à Gosselies où sévit aussi l’ineffable Edmée de Groeve ! Voir : In the groove …de Groeve !
En revanche, côté élus, notamment socialistes, ce serait plutôt le « High cost » !!! voir : Des deux côtés de la frontière, le Hainaut a mal à la crise mais ce n’est pas la crise pour tout le monde !!
Unifier les luttes :
Unifier les luttes, cela ne concerne pas que la France !! Si nous restons franco-français, nous irons au casse-pipe !
Comment ne pas voir que ce qui arrive à La Poste française est le résultat d’une politique délibérée de l’Europe néolibérale, de son bras armé l’OCDE. Des ses élus réactionnaires et de leurs alliés y compris sociaux-libéraux. Des gens qui n’ont rien compris de la crise actuelle, rien appris ; des gens qu’il faut foutre à la porte à moins que, cédant à la loi des séries, ils ne se suicident …mais ce serait trop beau !!
Nous, gens du Hainaut, avons des relations de longue date avec des amis belges : si nous pouvons aider à la globalisation des luttes face à la globalisation financière, nous y sommes prêts.
Prenons conscience une bonne fois pour toutes que NOUS SOMMES LE POUVOIR !
Guy Dutron
3 octobre 2009

Premiers résultats en Région Parisienne :
64 837 votants, dont 62 962 NON (97,8%)
Ville et entreprise |
Votants |
Pour |
Contre |
Nul |
Tremblay |
4 186 |
207 |
3 973 |
6 |
Aubervilliers |
3 056 |
42 |
3 008 |
6 |
St-Ouen |
2 433 |
61 |
2 360 |
12 |
Villepinte |
689 |
17 |
672 |
0 |
Bagnolet |
1 876 |
25 |
1 841 |
10 |
Sevran |
1 270 |
8 |
1 259 |
3 |
Ile-St-Denis |
1 102 |
28 |
1 072 |
2 |
Conseil général |
1 566 |
185 |
1 165 |
216 |
Education nationale |
839 |
12 |
818 |
9 |
Neuilly/Marne |
1 376 |
23 |
1 339 |
14 |
Gournay |
304 |
13 |
288 |
3 |
Les Lilas |
1 982 |
21 |
1 956 |
5 |
Pantin |
4003 |
79 |
3 889 |
35 |
Neuilly-Plaisance |
1 849 |
48 |
1 796 |
5 |
Montreuil |
14 847 |
231 |
14 569 |
47 |
Bondy |
2 584 |
34 |
2 537 |
13 |
Pavillons-sous-Bois |
659 |
3 |
656 |
|
Saint Denis |
9 367 |
165 |
9 140 |
62 |
Aulnay |
2 560 |
56 |
2 503 |
1 |
Pierrefitte |
972 |
30 |
930 |
12 |
Noisy-le-Grand |
2 298 |
69 |
2 215 |
14 |
Rosny-ss-Bois |
590 |
8 |
576 |
6 |
Blanc-Mesnil |
1 521 |
5 |
1 516 |
0 |
Bobigny |
2 908 |
24 |
2 884 |
0 |
Total |
64 837 |
1 394 |
62 962 |
481 |
Une conférence de presse du comité national se tiendra en mairie du 2ème arrondissement lundi 5 à 11h30.
On remarquera les excellents résultats de Montreuil et Saint-Denis
La France bloque de nouveau l’affaire Ben Barka !
octobre 3, 2009 at 3:43 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, sarkosy | 4 CommentsTags: La France bloque de nouveau l’affaire Ben Barka !
La France bloque de nouveau l’affaire Ben Barka !

Mehdi Ben Barka au micro Photo Yabiladi.com
Relancée ce jeudi avec la diffusion par Interpol de quatre mandats d’arrêts signés en octobre 2007, l’affaire Ben Barka est, à nouveau, bloquée. Le Parquet de Paris a annoncé hier soir avoir demandé la suspension de la diffusion de ces mandats d’arrêt, en attendant les précisions demandées par Interpol au juge d’instruction “afin de les rendre exécutables”. Ouais, on verra bien !!!!!
Ces quatre mandats avaient été signés le 22 octobre 2007 par le juge d’instruction Patrick Ramaël, à l’encontre du général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine, Abdelkader Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, l’un des membres présumés du commando marocain qui aurait enlevé Ben Barka, et Abdlekak Achaachi, agent du Cab 1, l’une des unités des services marocains. L’avocat de la famille Ben Barka, en charge du dossier depuis 44 ans, estime qu’on a de nouveau bloqué l’affaire.
Qu’est-ce que « l’affaire Ben Barka » ?
Pour les plus jeunes d’entre-nous, Ben Barka ne dit, hélas, plus grand chose. Raison de plus pour rappeler quelques vérités.
- Qui était Ben Barka ?
- Mehdi Ben Barka est né en janvier 1920 à Rabat, Maroc. Il a disparu le 29 octobre 1965 à Fontenay-le-Vicomte. Homme politique marocain, principal opposant socialiste au roi Hassan II et leader du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste de l’époque.
L’affaire Ben Barka, reste le symbole :
-
de la politique clientéliste franco-africaine ; la fameuse France-Afrique symbolisée par en son temps par Jacques Foccart fort bien remplacé depuis.
-
des années de plomb sous le roi Hassan II, politique qui a longtemps gelé les relations franco-marocaines.
-
des dysfonctionnements graves des pouvoirs exécutif, judiciaire et médiatique, tant en France qu’au Maroc.
- Représentant de l’aile gauche d’un parti qu’il juge trop conservateur, il provoque une scission et fonde en 1959 l’Union nationale des forces populaires du Maroc (gauche), qui se place dans l’opposition au régime du roi Hassan II. Il devient professeur de mathématiques. Il fonde, en septembre 1959, l’Union nationale des forces populaires (UNFP), principal parti de gauche opposé au régime royal. Il préside l’Assemblée consultative mise en place après l’indépendance. Le 16 novembre 1962, il échappe déjà à un attentat fomenté par les services du général Oufkir et du colonel Dlimi. Le 22 novembre 1963, il est condamné à mort par contumace pour complot et tentative d’assassinat contre le roi.
- Mehdi Ben Barka s’exile alors, devenant un « commis-voyageur de la révolution », selon l’expression de Jean Lacouture.
- Il part d’abord pour Alger, où il rencontre Che Guevara, Amílcar Cabral et Malcolm X. Il s’en va ensuite pour Le Caire, Rome, Genève et La Havane. Il essaie de fédérer les mouvements révolutionnaires du tiers-monde en vue de la Conférence Tricontinentale qui doit se tenir en janvier 1966 à La Havane. Il affirme dans une conférence de presse : « les deux courants de la révolution mondiale y seront représentés : le courant surgi avec la révolution d’Octobre et celui de la révolution nationale libératrice ». Présidant la commission préparatoire, il définit les objectifs, parmi lesquels l’aide aux mouvements de libération, le soutien à Cuba soumis à l’embargo américain, la liquidation des bases militaires étrangères et l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud… Pour l’historien René Galissot : « c’est dans cet élan révolutionnaire de la Tricontinentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka ».[1]
- Ben Barka est intercepté peu après son arrivée à Paris devant la Brasserie Lipp, le 151 boulevard Saint-Germain, le 29 octobre1965, par deux policiers français l’inspecteur principal Louis Souchon (chef du groupe des stupéfiants à la Brigade mondaine) et son adjoint Roger Voitot, qui le font monter dans une voiture où se trouve également un membre de la pègre parisienne, Julien Le Ny. On ne reverra jamais Mehdi Ben Barka.

- Cette « interpellation » pour le moins illégale est commanditée par Antoine Lopez, chef d’escale d’Air France à l’aéroport d’Orly et ci-devant « Honorable correspondant » du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Elle implique également à des degrés divers trois autres personnages obscurs : Georges Boucheseiche (ancien membre de la Gestapo française sous l’Occupation. Un homme qui rallia le gang des Tractions Avant à la Libération, qui fut également, dans les années 1960, un barbouze anti-OAS, puis un actif militant du Service d’action civique cher à Charles Pasqua. Un homme proche de Jo Attia[2]. Participent aussi Jean Palisse et Pierrot Dubail, hommes de mains de Boucheseiche.
- Lors du procès Ben Barka, Lopez fut fortement soupçonné d’avoir agi sur instructions du général Oufkir, et le 7 juin 1967, le verdict fut ainsi prononcé : les deux policiers furent condamnés à 8 ans et 6 ans de réclusion criminelle, Antoine Lopez à 8 ans.
- Le général Oufkir et les quatre membres de la pègre parisienne quant à eux réfugiés au Maroc où ils avaient ouvert des bordels, furent condamnés à la perpétuité par contumace. Le roi Hassan II refusa toujours d’appliquer les condamnations ou d’extrader les condamnés. Le général Oufkir se suicidera ou sera suicidé quelques années plus tard après un coup d’État manqué contre le roi du Maroc (voir : Gilles Perrault, Notre ami le roi).

Successivement : le général Oufkir et le colonel Dlimi source Maroc Hebdo Press
- Le compagnon de Ben Barka : Mohamed Lahrizi, est un homme dont tout le monde évite de parler. Il faisait pourtant partie de la garde rapprochée de Mehdi Ben Barka, a connu un sort encore plus dramatique que son ami Mehdi. L’homme a non seulement été sauvagement assassiné mais, de surcroît, sa femme, une ressortissante suisse et sa petite fille de 8 ans ont été kidnappées et portées disparues depuis les années 60. Depuis, ce dossier ne figure pas dans les instructions des juges français !!
- Sur ces sujets, voir, en complément : « AFFAIRE BEN BARKA : Ce que l’on ne vous a jamais dit » in La Gazette du Maroc : http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=852&n=552&id_artl=15313
Les révélations de Lucien Aimé-Blanc :
De 1956 à 1959, Mehdi Ben Barka est président de l’Assemblée consultative.
L’ex-commissaire Lucien Aimé-Blanc, connu pour avoir participé à la traque de jacques Mesrine, fut numéro deux de la « Mondaine », de la brigade antigang, de l’office des stups, puis chef de l’office central de répression du banditisme de 1977 à 1980.
En avril 2006, il publie L’Indic et le Commissaire et révèle que la totalité des agents impliqués dans l’enlèvement de Mehdi Ben Barka était écouté par le SDECE. De fait, Aimé-Blanc publie dans son livre ces écoutes téléphoniques :
« Adjoint de la brigade antigang en 1966, j’ai trouvé dans le coffre du patron une liasse de transcriptions d’une écoute téléphonique répertoriée « Orion 113 » et posée par un service de la Sûreté nationale sur la ligne d’un hôtel de rendez-vous de l’avenue Niel à Paris (XVIIe). À la lecture de ces 40 feuillets, j’ai été stupéfait de constater que c’était le point de ralliement de toute la bande identifiée comme étant les ravisseurs de Ben Barka. Ils apparaissent tous sur ces écoutes, le chef d’escale d’Air France à Orly et indic du Sdece (ancienne DGSE, les services secrets, ndlr), Antoine Lopez, comme les truands Boucheseiche, Figon, Palisse… Il transparaît en filigrane de ces conversations, enregistrées tout le mois précédant la disparition de Ben Barka, que ces individus liés à un général Marocain projettent l’enlèvement d’un homme qui doit arriver à Orly. Il est donc clair que la brigade centrale de recherche criminelle, qui surveillait cet hôtel de passes sans avoir de compétence sur Paris, était au courant de ce projet. À l’époque, ces écoutes remontaient également au ministère de l’Intérieur et au conseiller de Matignon. J’en déduis que le service de la Sûreté nationale qui a branché cet hôtel savait ce qui se tramait, et s’il n’est pas intervenu pour déjouer cet enlèvement, c’est soit par négligence coupable, soit sur ordre.»
Les écoutes en question, indique Lucien Aimé-Blanc, n’ont pas été communiquées au juge Zollinger, chargé de l’enquête sur la disparition de Ben Barka. L’Express écrit ainsi que « ces écoutes prouvent, en tout cas, que le ministre de l’Intérieur – au moins – savait qu’une mauvaise action se préparait contre Ben Barka. En outre, les doubles de ces écoutes étaient automatiquement transmis au cabinet du Premier ministre de l’époque, Georges Pompidou.
Comme on le voit, cette affaire trouve des ramifications au plus haut sommet de l’Etat ! C’est vraisemblablement là qu’il faut trouver la cause profonde des manœuvres de retardement que connaît « l’affaire ben Barka » depuis plus de 40 ans !!
Cet article se veut d’éducation populaire. Qu’il nous permette aussi d’exprimer notre solidarité à la famille de Mehdi Ben Barka et, tout particulièrement à son fils Bechir qui lutte inlassablement pour la vérité et la justice.
Matriochka des présidents français qui ont bloqué l’affaire
Voir aussi : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/histoire/chronologie-de-l-affaire-ben-barka_484113.html
Fils Ben Barka: la suspension des mandats, “cynisme de la raison d’Etat” : http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-02/fils-ben-barka-la-suspension-des-mandats-cynisme-de-la-raison-d/924/0/382573
Les écrits politiques (1957-1965) de Mehdi Ben Barka, un recueil de textes qui permet de mieux comprendre l’action du grand opposant marocain disparu en octobre 1965, sont publiés aux Editions Syllepse.
[1] Historien, spécialiste du Maghreb colonial
Engagé à gauche, appartenant à la génération intellectuelle de la guerre d’Algérie, René Gallissot a enseigné à l’université d’Alger à l’Indépendance en 1962. Il revient pour Mai 68 à la Sorbonne, passe de l’université de Vincennes à l’Institut Maghreb-Europe de l’Université de Paris VIII.
René Gallissot est professeur émérite à l’université de Paris VIII. Il a dirigé l’ouvrage Mouvement ouvrier, communisme et nationalismes dans le monde arabe (Éditions de l’Atelier, 1978); il est aujourd’hui le directeur de la série Maghreb du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier (Le Maitron).
[2] Jo Attia, ancien des Bataillons d’Afrique, les Bat’ d’Af’, de son vrai nom Joseph Brahim Attia est un truand parisien des années 1940 à 60, patron du Gavroche à Paris (rue Joseph de Maistre). Il fut membre du gang des Tractions avant. Il est impliqué dans l’enlèvement de Ben Barka mais aussi dans l’affaire du colonel Antoine Argoud (ancien patron de l’OAS enlevé en 1963 à Munich par des barbouzes, condamné à la réclusion à perpétuité et libéré en juillet 1968). Toutes ces opérations controversées sont imputées aux Services Spéciaux français sous l’ère gaulliste.
Qui défend la Poste ? Ni les Roses ni les Verts !
octobre 1, 2009 at 9:44 | In Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | 1 CommentTags: Qui défend la Poste ? Ni les Roses ni les Verts !
Qui défend la Poste ?
Ni les Roses ni les Verts !
Par Geneviève Confort-Sabathé

«Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’Etat !»
« EDF est un symbole de l’enfermement dans l’idéologie et dans la cogestion gaullo-communiste !» dixit Dany la Courge.
« La Poste a vocation à rester majoritairement publique » dixit Martine, la dame Tartine d’un PS en déconfiture.
Alors que les citoyens français sont appelés, par la voie d’une votation citoyenne, à défendre le statut de la Poste, il est nécessaire de pointer les incohérences de ceux qui prétendent remplacer le parti socialiste à la tête de la gauche : les Verts pragmatiques dont Daniel Cohn –Bendit, le « libéral-libertaire » converti au capitalisme et à l’économie de marché, s’est fait le porte-parole.
Certes, il ne s’agit pas ici de défendre le bilan des socialistes français au pouvoir qui est, chacun le sait, proche du néant. Hormis pendant l’an de l’état de grâce mitterrandien (1981). Il ne s’agit pas non plus de minimiser l’urgence d’une véritable politique écologique planétaire. Ces deux constats sont incontournables mais ils ne doivent pas occulter la réalité du débat politique en France autour des services publics.
En gros, deux clans s’opposent : ceux qui en veulent plus et ceux qui n’en veulent plus.
Les Verts appartinrent longtemps au premier. Le clan des intraitables et infatigables défenseurs des services publics à la française. Ils défendirent la poste, l’école, l’énergie, les transports, la santé. Ils n’ont jamais transiger sur de si importantes questions. Mais ils ont changé d’avis sous l’impulsion de leur nouvelle icône médiatique.
Les Verts ont longtemps été un parti politique original, démocratique et fondé sur des valeurs précieuses : le non cumul des mandats, la féminisation et la diversification ethnique des dirigeants et des élus.
S’ajoutait à ces bons points, une approche de terrain qui mettait les militants au cœur des combats, souvent en première ligne.
Au non de l’efficacité électorale, tout ce qui faisait la spécificité des Verts a volé en éclats lors des Européennes. Sans que ces renoncements ne produisent un score si remarquable qu’il justifiât un tel reniement. En effet, la soustraction des abstentionnistes a permis de démontrer que les eurodéputés écologistes français n’ont réalisé qu’un maigre 8,5%.
Mais grâce à la communication échevelée de Daniel Cohn-Bendit, les Verts ont été présentés, par des médias énamourés, comme les grands vainqueurs du scrutin.
Aujourd’hui, le service public de la poste est menacé mais nos eurodéputés regardent ailleurs.
Et Martine Aubry, qu’en pense-t-elle ? Ben, elle hésite. Et finalement lâche, sur France Inter, que la Poste ne doit pas être entièrement privatisée et que l’Etat doit rester l’actionnaire majoritaire.
Pardi, cette position de principe qui ne mange pas de pain permet de ne pas se fouetter trop fort quant à la privatisation de France Telecom, une belle saloperie des socialistes qui produit aujourd’hui, au bas mot, trente suicides par an dans l’entreprise vedette de la mobilité.
N’entendez pas par là, la mobilité des portables et autres objets de communication, mais celle des salariés, pressés et stressés par l’Orange amère.
Bref, nous sommes seuls, nous les citoyens lambda, face à la déferlante sarkozienne, rien à attendre des socialistes ni des Verts. Seuls avec quelques gauchistes et des syndicalistes minoritaires et donc non représentatifs, seuls pour défendre la Poste, et tous les autres services publics.
Seuls, mais si nombreux. La votation citoyenne, organisée partout en France jusqu’au 3 octobre inclus devant les bureaux de Poste, doit être une gifle cinglante, claquée sur les bajoues de ces repus.
Quant aux Régionales, on en reparlera en temps utiles.
La mort d’Hakim Djelassi à Lille
octobre 1, 2009 at 9:36 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Politique, Société, Solidarité, social | 1 CommentTags: La mort d’Hakim Djelassi à Lille
La mort d’Hakim Djelassi à Lille
Les faits :
Dans la rue Paul-Ramadier et dans le quartier du Vieux Lille, la mort de Hakim Djelassi, 31 ans, fait jaser, c’est le moins qu’on puisse dire.
La cause : la mort, samedi 26, à l’hôpital, d’Hakim Djelassi. La thèse officielle c’est l’arrêt cardiaque. Cette version ne passe pas dans le quartier. On parle de bavure, de violences policières ou de tabassage. Le directeur départemental de la sécurité publique précise que si la police est intervenue c’est parce qu’elle a été appelée « par le gardien de l’hôtel et par la compagne de cet homme ».
L’enquête révèlerait que le veilleur de nuit et la compagne d’Hakim ont précisé que sa prise en charge aurait eu lieu sans violence.
Des voitures brûlent :
Pour les tenants des violences policières, elles auraient eu lieu dans le fourgon de police. Une thèse que la police rejette en bloc.
Dans la nuit de samedi à dimanche, sept véhicules sont incendiés. La police conserve un dispositif serré de surveillance du quartier. Le père d’Hakim appelle au calme. Une autopsie doit être pratiquée..
Marche blanche dans le vieux Lille le 29
Un peu plus de deux cents personnes participent, le 29 au matin dans le Vieux-Lille à une marche silencieuse, en mémoire d’Hakim Djelassi. Il habitait une tour HLM de la rue Paul-Ramadier.
Le cortège marche silencieusement jusqu’au palais de justice. La famille qui a passé la nuit à faire des tee-shirts et l’avocat, Me Guilhem D’Humières, rencontrent le procureur de la République. “L’ouverture d’une instruction va nous permettre d’accéder au dossier”, explique Me D’Humières. D’après lui, la famille n’est pas convaincue de la version des services de police et du procureur. Le rapport d’autopsie est évidemment très attendu.
Premiers résultats et analyses en cours
A ce moment, une seule chose est sûre Hakim a été interpellé et il est mort. La famille se porte partie civile. » Le parquet annonce que les premiers résultats de l’autopsie pratiquée lundi ne livrent pas « de cause évidente de la mort ». Il ajoute qu’ils excluent « tout traumatisme » ayant pu provoquer le décès. Le corps d’Hakim porte des hématomes, mais ce ne sont pas des coups qui ont pu le tuer. Des analyses toxicologiques se poursuivent pour déterminer les autres causes possibles de son arrêt cardiaque.
En l’état, l’avocat de la famille d’Hakim refuse d’écarter la bavure ; il estime que : « ces allégations largement prématurées et pas confirmées. Le parquet va vite en besogne » et rappelle que des « investigations complémentaires » sont en cours. « S’il advenait qu’il n’y avait eu aucun coup mortel », l’avocat une question : « Hakim Djelassi a été maintenu au sol à l’arrière du fourgon par un policier. Est-ce que cette prise a eu des conséquences sur son état de santé ?
Le corps d’Hakim Djelassi sera rapatrié demain en Tunisie, pays d’origine de ses parents, où il sera enterré.
En l’absence d’information plus précise, nous ne pouvons guère en dire davantage ; juste nous joindre à sa famille, ses amis, son quartier pour que toute la lumière soit faite.sur la mort d’Hakim.
Communiqué de la FASE sur la mort d’Hakim Djelassi dans un fourgon de police
« Alarmés par la succession de décès dans un fourgon de police de personnes interpellées, nous demandons l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances du décès dans un fourgon de police de Hakim Djelassi, 31 ans, le samedi 26 septembre à Lille. Nous exprimons notre solidarité et nos condoléances à la famille. »
La Fédération pour une Alternative sociale et écologique (FASE)
Le 30 septembre 2009
Des deux côtés de la frontière, le Hainaut a mal à la crise mais ce n’est pas la crise pour tout le monde !!
septembre 29, 2009 at 4:06 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a CommentTags: Des deux côtés de la frontière, le Hainaut a mal à la crise mais ce n’est pas la crise pour tout le monde !!
Des deux côtés de la frontière, le Hainaut a mal à la crise mais ce n’est pas la crise pour tout le monde !!
Nous ne reviendrons pas sur ThyssenKrupp, CBS, Myriad, Nexans, les salariés du social et de la santé, ceux de Stibus, de la fonction publique… nous en avons déjà parlé voici, hélas, la suite
Des projets de recrutement en berne dans la région Nord-Pas-de-Calais !
La crise n’est certainement pas derrière nous. Selon la dernière enquête sur les besoins en main-d’œuvre, menée par Pôle emploi, le nombre d’intentions d’embauche dans les entreprises régionales est en chute de 30 %.
Réalisée au cœur de la crise, auprès de 76 000 entreprises de la région, l’enquête « Besoins de main-d’œuvre » est sans ambigüité : plus de 45 000 projets de recrutement ont été signalés par les entreprises du Nord – Pas-de-Calais pour 2009. C’est 30 % de moins que l’année dernière !!
Le chômage explose en Sambre-Avesnois : selon la Voix du Nord
- Nous citons l’article de Vincent Tripiana
…. Cela fait plusieurs semaines que la rumeur s’amplifiait : une fois de plus, le chômage explosait en Sambre-Avesnois, plus qu’ailleurs. Jean-Paul Demailly, chargé de mission à la direction du Pôle Emploi, confirme : avec 22,5 % d’augmentation en un an, la progression du chômage, dans l’arrondissement, est la plus importante du Nord – Pas-de-Calais. Fin avril, la Sambre-Avesnois comptait 18 555 demandeurs d’emploi.
C’est la dégringolade : « On trouve le plus fort taux national alors qu’on était sorti de l’auberge l’année dernière, se crispe Jean-Paul Demailly. Il y a eu beaucoup d’embauches de CDD et d’intérimaires, en 2007, et jusqu’en septembre 2008, c’était exceptionnel. À partir de fin août, ça a commencé à plonger. » Fin août, « c’est la fin des contrats d’emploi temporaire dans l’automobile. Il n’y a pas que MCA : Sevelnord et Toyota, aussi, et tous les sous-traitants ». Il n’y a pas que MCA, en effet : chaque jour, quatre mille personnes quittent l’arrondissement pour aller travailler ailleurs. Dont plus de la moitié (2 400) qui vont en Belgique !
Ce sont les jeunes Sambriens (moins de 25 ans) qui payent le prix fort : 39 % d’augmentation de demandeurs d’emploi, soit « la plus forte du Nord – Pas-de-Calais ». Cela aurait pu être pire : « Ce qui a amorti, un peu, c’est que les entreprises ont utilisé plusieurs dispositifs : RTT, chômage partiel, 35 heures. » 73 entreprises sont touchées par le chômage partiel un chiffre qui clignote en rouge, sur les tableaux de bord de l’économie du secteur. S’y ajoutent 54 entreprises touchées par des mesures de suppression d’emplois. « Essentiellement des entreprises de moins de dix salariés », ajoute J.-P. Demailly. Mais l’actualité nous montre, avec Vesuvius par exemple, que les plus importantes sociétés sambriennes sont elles aussi touchées. Tout le monde croise les doigts pour qu’en Sambre-Avesnois la situation économique se redresse un peu, après l’été. Et si ça ne va pas mieux ? Là, même le regard des plus confiants s’assombrit .
Suite à une faillite 173 emplois sont menacés à Saint-Ghislain – Belgique
Le fabricant de matériaux réfractaires Preiss-Daimler Refractories (Ex-Belref) de Saint-Ghislain a déposé son bilan lundi matin, ont indiqué les syndicats. 173 emplois sont menacés (136 ouvriers et 37 employés).
Le tribunal de commerce de Mons a prononcé lundi 28 – 09 la faillite de la société, filiale du groupe industriel allemand Preiss-Daimler. A la grande surprise des syndicats qui connaissaient les problèmes de l’entreprise mais s’attendaient plutôt à un plan de restructuration. L’actionnaire principal a toutefois décidé de ne plus financer les pertes. Au terme d’un conseil d’entreprise extraordinaire convoqué lundi après-midi, l’une des curatrices, Me Blondiaux, a promis aux travailleurs de faire le maximum pour assurer la reprise des activités.
Preiss-Daimler connaissait de graves difficultés dues, entre autres, à la chute des commandes issues de l’industrie verrière et sidérurgique. Un important chômage économique était mis en place depuis plusieurs mois, expliquent les syndicats, et un manager intérimaire avait été désigné par la Région wallonne en début d’année.
Pour une fois, la délocalisation de la production se fera vraisemblablement vers ….L’Allemagne !!! Un bel exemple de l’inexistence de l’Europe !
Bridgestone Frameries – Belgique : une grève déterminée, un bilan en demi-teinte
La grève des 140 ouvriers de Bridgestone Aircraft Tire (Frameries) a pris fin ce vendredi 07 aout 2009, après 58 jours de résistance. Le projet d’accord approuvé par 57% des 111 travailleurs présents à la dernière assemblée générale répond partiellement aux revendications de départ mais n’annule pas les huit licenciements à l’origine du mouvement.
La hausse du diesel se précise – Belgique
Il semble désormais acquis que le gouvernement fédéral compte trouver des moyens budgétaires du côté des usagers du diesel. Le ministre du Budget, Guy Vanhengel, a indiqué qu’il y avait un consensus en ce sens au gouvernement. Bernard Clerfayt, secrétaire d’État à la fiscalité environnementale, l’a confirmé ce matin à la RTBF : la hausse des accises sur le diesel pourrait atteindre près de 20 %, « progressivement ».
Ceux qui avaient l’habitude de faire leur plein Outre-Quiévrain vont devoir déchanter ! Le Diesel va se rapprocher du prix de l’essence.
Et pendant ce temps là ……
Côté français :
- Nos élus de l’Avesnois ne trouvent pas mieux que de vouloir faire passer le RN2 à 4 voies ; ils n’ont pas le premier sou, rien n’est inscrit au plan Etat – Région ….il font de la Com’ ! Nous allons les aider ! Notre article sur le Val Joly : Val Joly stop ou encore ? Naturiste ou à poil ???? a déjà été lu par 764 admirateurs passionnés !!
- Parmi les « petits » faits divers à attribuer à nos « petits » élus :
- Alain Poyart a trouvé un remède à la crise !! Il veut mettre des caméras partout …il fait son cinéma

- A Ferrière la Grande, le maire PS veut toujours construire des HLM en zone inondable, protégée par un PPRI (Plan de prévention des risques d’inondation). Trois arrêtés de catastrophe naturelle dans la vallée de la Solre, ça ne suffit donc pas ? Et non, ce serait Parténord (PS) qui construirait ! CQFD !
- A La Longueville, la lutte continue contre la centrale à bitume du sieur Robert Lorban et son centre de retraitement de déchets bitumineux dont les hollandais ne veulent sous aucun prétexte….Tu veux nous pourrir la vie, Bob ; on va bien être obligés de te pourrir la tienne !!
- Tous ces dossiers sont suivis par notre association Hainaut Avenir Environnement Contact : 4 route de Ramousies 59440 Sémeries ou g.dutron@yahoo.fr
Côté Belge :
- Didier Donfut (PS) intègre l’assemblée générale de l’intercommunale gazière du Hainaut (IGH) :

Le “CRI” de Mons inspiré de Munch …en Elio Gravure, évidemment !!!![]()
- Il était au cœur de l’affaire qui avait conduit à la démission de cet ex-ministre wallon. Voir sur notre blog : En France, en Belgique, en Europe, la social démocratie va mal …. Je fus, tu fus, Donfut !!! Un article déjà lu : 1.000 fois tout rond à l’heure où nous écrivons. Quel succès, Donfut !! Voilà qui mérite une bonne crasse pinte, hein Fieu !!
- Didier Donfut récupère, au sein de cette assemblée, un siège réservé à la commune de Frameries et qui était occupé jusqu’ici par une autre socialiste, Marie-Paule Bury, laquelle devra également être remplacée en tant que présidente de l’intercommunale, annonce La Province (Sud Presse). L’annonce de ce jeu de chaises musicales a été fait jeudi soir au cours du conseil communal de Frameries, où Didier Donfut, ex-bourgmestre, siège désormais en tant que simple conseiller. Didier Donfut ne sera pas payé pour ce simple mandat de membre de l’assemblée générale, précise le journal. Il devient cependant éligible à une fonction d’administrateur ou à la présidence de l’intercommunale.
- Cette « réintégration n’est que le prélude à la nomination de Donfut à la présidence de l’Intercommunale précitée !! On est en droit de penser qu’il y a quelque chose de pourri au Royaume de ….Belgique ! Mais, il se murmure que Donfut serait un homme de …dossiers !! Suivez notre regard !!
- Une convention d’expertise passée entre Didier Donfut et l’IGH avait contraint le politicien bien en cour auprès du Roi Elio à démissionner de ses mandats de ministre wallon et de bourgmestre de Frameries. Au début du mois le conseil d’administration de l’IGH avait rompu la convention, imposant le payement d’une indemnité de 141.000 euros.
La suspension de Francine De Tandt prolongée d’un mois
Source RTL-Info Belgique – Faits divers lun 28 sep, 18:08
La suspension de la présidente du tribunal de commerce de Bruxelles a été prolongée d’un mois à la suite d’une décision de la cour d’appel de Bruxelles, indique lundi la VRT.
Mme De Tandt, qui est l’objet d’une enquête disciplinaire et une instruction pénale, avait été suspendue de ses fonctions fin août. Elle est notamment soupçonnée d’avoir entretenu des liens trop étroits avec des hommes d’affaires et leurs avocats. Le parquet général examine actuellement si elle s’est rendue coupable de corruption.
Edmée de Groeve :
Proche du PS, elle joue actuellement profil bas et tente de se faire oublier ; voir In the groove …de Groeve !
221 personnes se sont intéressées au sort que nous faisions à cette « chère » Edmée ….pas vraiment un bide …disons un succès « d’estime » !! Mais l’histoire ne dit pas à combien on l’estime !
Charleroi : détournement d’argent à Versant Est :
Source RTBF 24.09.09 – 18:35
Un nouveau scandale dans les logements sociaux à Charleroi: le directeur-gérant de la société Versant Est – proche du PS, bien sûr – a avoué avoir détourné de l’argent pour un montant de près de 30 000 euros. Il a agi par le biais de factures gonflées, mais aussi en puisant directement dans la caisse de la société…..
24.09.09 – 18:35
Un nouveau scandale dans les logements sociaux à Charleroi: le directeur-gérant de la société Versant Est a avoué avoir détourné de l’argent pour un montant de près de 30 000 euros. Il a agi par le biais de factures gonflées, mais aussi en puisant directement dans la caisse de la société.
Eric Van Roozendael, le directeur-gérant, avait durant plusieurs années manipulé les chiffres de la société afin de puiser dans la caisse. Il avait notamment gonflé les factures d’achat de cadeaux de fin d’année : il achetait chez un maroquinier de luxe des foulards, sacs et autres mallettes qu’il offrait aux membres du conseil d’administration et aux cadres de la société, tout en faisant gonfler le montant de la facture. Versant Est gère 1 637 logements sociaux, répartis sur les communes de Gilly et de Montignies-sur-Sambre.
Nouvelles révélations dans le dossier de La Carolorégienne
Source 7 sur 7 : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/991589/2009/09/10/Nouvelles-revelations-dans-le-dossier-de-La-Caroloregienne.dhtml
Le tribunal correctionnel de Charleroi, qui poursuit l’examen -du dossier de “La Carolorégienne”, a entendu ce jeudi Luc Frère, qui fut directeur gérant de la société de logements sociaux.
- De l’audit à l’audition
Luc Frère, aujourd’hui prévenu, avait presté dans un premier temps des misions ponctuelles pour « La Carolorégienne ». Il y avait conduit une mission d’audit interne au nom de la firme Coreva dont il était le responsable. Il avait ensuite été engagé comme directeur gérant de la société de logements.
Poursuivi lui aussi pour utilisation de personnel à des fins privées, il a nié mais a dit avoir constaté ce genre de dysfonctionnements au profit d’autres responsables de « La Carolorégienne ». De même, a-t-il dit, de nombreux vols s’y commettaient, le personnel compensant ainsi le fait qu’il était sous-payé. Les seuls frais de fonctionnement dont il aurait bénéficié auraient été ceux d’une voiture de fonction. Fin 2004, il a découvert l’existence de l’audit de 2002 de la SWL sur la situation de « La Carolorégienne ». Il a évoqué son existence, dit-il, mais sans résultat interne.
- “Mafieux”
Interrogé à propos du coûteux licenciement du directeur des travaux Jean-Pol Tison, avec une indemnité de 295.000 euros, il a expliqué que la procédure était en cours quand il est arrivé et qu’il était d’abord question de 750.000 euros d’indemnité de départ. La somme a fait l’objet de discussions, avant d’être soumise à Jacques Van Gompel, alors bourgmestre PS qui était dans les faits le véritable patron de La Carolo, a expliqué Luc Frère. Il a finalement été décidé d’accorder 295.000 euros à Tison, aujourd’hui co-prévenu.
Selon Frère, il existait un climat particulier au sein de la société de logements sociaux : Jean-Pol Tison était au courant de malversations commises par Alain Carlier, directeur gérant quand Luc Frère a mené son audit.
Le climat était alors tel, à l’intérieur de « La Carolorégienne, que « Claude Despiegeleer parlait de Tison en le traitant de mafieux ».
- Transferts
Pour Luc Frère, le modèle de subventionnement mis en place entre « La Carolorégienne » et l’asbl L’Ecrin ne pouvait tenir. L’Ecrin, qui avait une mission de réinsertion, était incapable de tenir seule, financièrement. Quand de l’argent manquait, on s’adressait à La Carolorégienne qui effectuait un transfert, sans aucune convention.
J’ai donc fait faire une convention, explique Luc Frère qui a reconnu l’avoir fait antidater, comme une des préventions le lui reproche.
De même, le mécanisme de distribution en interne des timbres postaux achetés par « La Carolorégienne » était l’occasion d’excès qui ont été corrigés par la mise en place de l’audit. On savait bien que La Carolorégienne était l’endroit où n’importe qui, dans l’administration communale, pouvait venir se procurer des timbres sans aucun contrôle, a commenté le prévenu. Les cartes d’essence ont également fait l’objet d’un contrôle qui a permis d’établir qu’il y en avait 48 pour 16 véhicules.
- Parquet ou pas?
« Quand on s’est rendu compte des malversations diverses, il a été question de les signaler au parquet, ce qui n’a pas été fait. Je suis resté pour relever le challenge et redresser la société.
Selon Luc Frère, La Carolorégienne était alors en état de faillite virtuelle et la SWL était anormalement absente. « J’ai demandé un rendez-vous que le directeur général Alain Rosenoer ne m’a accordé que des mois après, un soir à 22 heures. J’étais seul avec Claude Despiegeleer et le président de « La Carolorégienne » ne s’y trouvait pas ».
- Marché truqué
Luc Frère a également reconnu que le marché lui attribuant l’audit avait été truqué. Il avait lui-même pris part à l’élaboration des conditions de marché, avec René Boucheron, alors comptable à la Coreva, et qui s’est également porté candidat, ainsi qu’une troisième personne qui a été priée de modifier son offre. « Quand nous avons eu l’accord officiel du conseil d’administration nous accordant cette mission, il y a des mois que nous l’exercions », a-t-il indiqué.
Interrogé sur la mutualisation des charges locatives, reprochée tant aux administrateurs qu’à lui-même, Luc Frère a expliqué que le principe en avait été voté en conseil d’administration, avant d’être admis par le comité de locataires. La SWL était informée, et n’y a vu aucune objection.
Création de comités de gestion illégaux contrôlés uniquement par le PS, rémunérations exorbitantes, comptabilité au doigt mouillé, frais de représentation grassement généreux et non justifiés, violation systématique de la législation sur les marchés publics, emplois bidon, sont quelques menus ”défauts” repérés au sein de la société de logements sociaux “La Carolorégienne » dans un rapport d’audit élaboré par la Société wallonne du logement…
La Carolorégienne, une société « socialiste » comme plein d’autres ?
Et ailleurs ????????
On arrête, on n’en jette plus, la cour est pleine !!! Il semblerait que, crise ou pas crise, certains fussent plus égaux que d’autres !!
Hainaut Avenir Environnement sera présent au Festival Cœur de Faune à Mers les Bains
septembre 29, 2009 at 3:34 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Solidarité, social | Leave a CommentTags: Hainaut Avenir Environnement sera présent au Festival Cœur de Faune à Mers les Bains
Hainaut Avenir Environnement sera présent au
Festival Cœur de Faune
à Mers les Bains
Un intéressant Festival se déroule du 1er au 4 Octobre à Mers les Bains.
Notre ami Jacques Lainet[1] co-président de Hainaut Avenir Environnement y représentera notre association. Jacques a, par ailleurs, un problème d’hébergement pour la nuit du 2 au 3 et peut-être celle du 3 au 4 – 10.
Si vous pouvez lui rendre ce service, contactez :
jcqs.lainet@gmail.com ou le 03.27.59.72.13
à défaut : g.dutron@yahoo.fr ou le 09.65.35.56.45
Vous trouverez ci-dessous les documents d’information communiqués par le Festival Cœur de Faune.
Contact Festival : Patrick Rannou 06.78.08.95.91

[1] Jacques est, par ailleurs, membre du RESEDA et co-anime notre collectif de l’Avesnois.
Compte rendu de la Réunion FASE Aquitaine à AGEN le 26 septembre 2009
septembre 28, 2009 at 6:12 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Politique, Société, Solidarité, social | 2 CommentsTags: Compte rendu de la Réunion à FASE Aquitaine à AGEN le 26 septembre 2009
Compte rendu de la Réunion FASE Aquitaine
à AGEN le 26 septembre 2009
Notre ami Roland Alibert a représenté le RESEDA à la réunion du 26 septembre en Aquitaine. Noos lecteurs trouveront ci-dessous son compte-rendu.
Guy Dutron co-porte-parole du RESEDA
*
* *
Assemblée d’une cinquantaine de personnes, constituée principalement des représentant locaux et régionaux d’organisations comme indiqué dans l’ordre de mes souvenirs, Front de Gauche, P.G, Attac, appel Politis, FASE, C.U., O.C, RESEDA, Alter écolo, N.P.A, un militant du P.C.F. mais il nous a dit qu’il était présent à titre personnel. Je dois en oublier, j’espère qu’ils ne m’en tiendront pas rigueur.
De prime abord, des participants dont la volonté affichée était de construire quelque chose à gauche dont les limites était le P.S. ; j’ai fait remarquer à ce sujet qu’il était temps d’arrêter de dire la Gauche de la Gauche, car cela sous entend implicitement qu’il y aurait deux Gauche en France et que pour moi il y a belle lurette que le P.S. n’est plus à gauche. Le cadre de la discussion étant posé en ce qui concernait le P.S. il n’y avait pas lieu de parler tactique dans l’esprit de chacun pour au moins la majorité. S’il y a une tactique à mettre en place ce sera la notre, encore qu’il nous faudra en définir les principes. N’étant pas totalement naïf, je pense qu’il y avait les maîtres à danser habituel des appareils, mais ils sont restés discrets, d’où ma réflexion de dire que si nous voulons que les choses changent, cela viendra des militants, de la base.
Très bonne ambiance quant au déroulement, je pense qu’il était du au fait que les gens étaient venus pour construire et non pour casser, il m’apparaît nécessaire d’attirer l’attention sur ce fait pour les réunions à venir.
Comme il s’agissait quant même avant tout des régionales, nous avons décidés qu’il sera nécessaire de faire une évaluation de ce qui c’est fait en Aquitaine, mais nous avons replacé au sein des débats d’adopter un calendrier de réunions de confiance dans la discussion d’enjeux Régionaux et Nationaux. De créer une dynamique de structuration politique, de faire passer les principes avant la tactique. Parler efficacement au-delà des organisations, de générer une dynamique de refonte afin de conduire à la constitution de quelque chose de complètement nouveau.
Un élément qui nous est cher au RESEDA à Marcel et moi-même, c’est de construire une démocratie radicale efficace, marre de cette démocratie par délégation sans contrôle par le citoyen. Il est sorti des débats qu’il y en avait marre d’être dépossédé de la vie politique par des appareils.
Du débat a émergé qu’il y avait un réel enjeu Régional susceptible d’enclencher une dynamique Nationale. Pour ce faire, il faudra des éléments concrets, afin de pouvoir engager le débat public Citoyen.
A cette journée quelque chose c’est mis en route, je ne sais pas jusqu’ou, jusqu’à quand, mais cela va au-delà des appareils, quoiqu’il en soit, les appareils politiques ne pourrons pas ne pas en tenir compte. L’humain, le social, l’environnement, la volonté de construire une démocratie Citoyenne ont retrouvé modestement, mais de façon formelle leur place.
Un calendrier a été mis en place, quatre chapitres de travail préparatoire à des commissions ont été mis en place.
- Biens communs et service public,
- Les droits à la solidarité et luttes contre les inégalités,
- L’environnement.
- La démocratie et la Citoyenneté.
Voilà la machine est en route .
Roland Alibert
Assemblée constitutive de l’Association des objecteurs de croissance, du 18 au 20 septembre 2009, à Beaugency, point de vue critique du RESEDA
septembre 28, 2009 at 6:09 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, social | 4 CommentsAssemblée constitutive de l’Association des objecteurs de croissance,
du 18 au 20 septembre 2009, à Beaugency,
point de vue critique du RESEDA
Forte de ma participation récente à l’université d’été de la FASE : Première université d’été de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Aubagne, du 27 au 30 août 2009, point de vue critique du RESEDA
je disposais de nombreux points de comparaison. Je = Hélène Lacheret, co-porte-parole du RESEDA (depuis peu…) et objectrice de croissance, de Nyons dans la Drôme, présente à Beaugency avec Guy Dutron qui n’a pu venir que le samedi. Cette semaine était chargée pour moi, voici mon compte-rendu qui se pointe à dos d’escargot. Nous avons pleinement participé, Guy et moi et je répète que critique n’est pas un mot négatif mais un mot qui invite au débat :° Première impression :
le prix, nettement plus abordable que celui de la FASE y compris pour les fauchés. Mutualisation des frais d’hébergement, ceux qui le peuvent paient plus pour que ce qui n’ont pas les ronds (dont moi) puissent quand même participer. Et les repas ! Locaux, végétariens, équilibrés, bios, proposés à 5 euros. J’ai eu du mal à m’immiscer dans l’équipe vaisselle tant il y avait de volontaires.° Deuxième impression :
le prix ayant sans doute une influence aussi sur l’âge des participants, il y avait beaucoup de jeunes et de joie.° Le fonctionnement :
d’abord, je dirais que la démocratie réside aussi dans la prise de parole. Certains (dont moi) ont pris la parole sept ou huit fois en une séance quand d’autres ne la prenaient pas du tout et il ne me semble pas que les certains (pas moi) en question avaient forcément pris la peine de lire les textes travaillés en amont. Nous ne nous sommes pas donné le temps de faire l’historique de l’Adoc, c’est une erreur à ne plus commettre car elle a engendré incompréhension et perte de temps, les “certains” ne semblant pas savoir que les textes proposés résultaient d’un travail en commun préalable d’un groupe de travail qui s’est constitué à Notre-Dame des Landes l’été dernier. J’ai regretté que les interventions ne soient pas toujours constructives au regard du travail de très grande qualité déjà effectué, notamment par rapport à la plate-forme. En ce qui concerne les trois ateliers, celui qui a vraiment bien fonctionné est celui sur la plate-forme où les participants étaient assez peu nombreux. L’atelier “statuts” a mal fonctionné : je sais, j’y étais, au soleil, et au bout de quinze minutes passées à savoir si l’article 7 devenait 6 ou 8, mes neurones ont déclaré forfait et décidé de faire la sieste à l’insu de mon plein gré. Mais je pense qu’il ne fallait pas partir de statuts-type pour faire du résolument neuf car les statuts “adoptés” refont de la pyramide, à mon avis. Je m’en expliquerai plus loin. Quant au dernier atelier, j’ai compris que les participants étaient vraiment très nombreux et je me suis de nouveau endormie le soir pendant le compte-rendu (chômeuse, ça fatigue !) vers dix heures – quelle idée aussi de travailler encore à cette heure-là ! Ça me rappelle la CNCU et ses Assises à Saint-Denis où la démocratie consistait à tenir jusqu’à 4 heures du matin pour avoir encore son mot à dire. Cette démocratie-là, très peu pour moi. A propos de démocratie, une chose encore : “dramatiser”, je parle du ton, pas du sujet qui est dramatique, hélas, comme plein d’autres, pour obtenir ce que l’on veut n’est pas démocratique. Faire changer une formulation à cause d’une forte charge émotionnelle me pose problème quant à notre capacité à être vraiment dans l’écoute du travail en cours. Nous aurons sûrement l’occasion d’en parler et, je répète, ce n’est pas sur le fond mais sur la manière de dire.• Le positif :
l’élaboration de la plate-forme ; la jeunesse et l’énergie des participants (même les plus âgés – sauf moi qui avait besoin de dormir – étaient très actifs et passionnés) ; la bonne ambiance et la maturité dans les échanges + tout ce que dit Thierry Brulavoine dans son faire-part de naissance.• Le négatif :
à notre corps défendant, à cause des statuts, je crains que nous soyons en train de refaire de la pyramide, du centralisme et toutes ces sortes de choses mortifères à terme. La matinée du dimanche : fouillis total, finalement, je n’ai pas l’impression que nous ayons décidé quoi que ce soit.• Le travail à faire :
1. modifier les statuts Proposition : Article 1 : Nom : une association nommée Adoc (Association des objecteurs de croissance) est fondée entre les membres. Son animal totem est un escargot. Article 2 : Elle a pour objet de promouvoir l’objection de croissance en tant que mouvement politique afin de sortir de la société capitaliste. Ses buts sont définis dans un texte fondateur qui est une plate-forme, disponible sur le site de l’association. Article 3 : Sont adhérents à l’association toutes les personnes qui se reconnaissent dans cette plate-forme et qui paient leur cotisation annuelle telle qu’elle est définie dans le réglement intérieur. Article 4 : Afin de promouvoir la constitution de réseaux, tous les groupes déjà constitués qui se reconnaissent dans la plate-forme et qui la signent sont autorisés à accoller l’escargot de la décroissance à leur nom. Article 5 : Le siège social de l’association se situé à … Article 6 : L’association est gérée collectivement par un collège de volontaires qui ne peut pas cumuler de mandats et qui est renouvelable par tiers tous les ans. Ce collège désigne en son sein deux représentants légaux. Article 7 : En cas de conflit mettant gravement en danger la vie et l’image publique de l’association, la ou les personne(s) en cause doivent rencontrer trois membres du collège de façon formelle afin qu’une solution soit trouvée à la difficulté, et un compte-rendu de cette rencontre doit figurer sur le site de l’association. Les rencontres se poursuivent jusqu’à obtention d’une solution satisfaisante pour les deux parties. Article 8 : L’assemblée générale se réunit une fois par an, elle est convoquée par courriel au moins quinze jours avant et par courrier uniquement pour les personnes qui en font la demande écrite, par une lettre envoyée au siège de l’association. Article 9 : Cette assemblée générale peut être suivie d’une assemblée générale extraordinaire, convoquée dans les mêmes conditions, en cas de modification des statuts envisagée. Article 10 : Lors de sa dissolution… C’est une proposition à améliorer : j’ouvre le débat sur les moyens à notre disposition pour ne pas refaire de la pyramide tout en arrivant à travailler rapidement et avec le minimum de tension. Il me semble que cette autonomie donnée aux groupes déjà existants est un moyen d’atteindre plus rapidement la fameuse “masse critique” . 2. Clarifier notre position par rapport aux régionales, aux “alliances”, aux discussions et ne pas oublier notre allure d’escargot, seule garante, à terme, d’un véritable changement. Hélène Lacheret
Tecteo Ogéo Fund les liégeois et toute la Wallonie découvrent les turpitudes de leurs socialistes devenus libéraux
septembre 26, 2009 at 12:17 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | 1 CommentTags: Tecteo Ogéo Fund les liégeois et toute la Wallonie découvrent les turpitudes de leurs socialistes devenus libéraux
Tecteo Ogéo Fund les liégeois et toute la Wallonie découvrent les turpitudes de leurs socialistes devenus libéraux

TECTEO, vous ne connaissez pas, c’est normal. C’est un groupe tentaculaire qui regroupe une foule d’intercommunales, équivalent belge de nos communautés de communes de d’agglos.
Tecteo Group gère ou apporte son assistance à :
- Pour les déchets : Intradel Herstal, Ipalle Tournai, Itradec Havré, ICDI Couillet.
- Pour l’eau : 13 intercommunales dont notre voisine CIDESER à Sivry-Rance, mais aussi : Bruxelles, Mettet, Angleur, Genappe, etc.
- Pour l’eau/environnement ; c’est à dire l’assainissement : l’Association des communes du bassin de la Vesdre à Chaudfontaine,
- Pour l’environnement : MONS, NAMUR , Parc Naturel de la Haute Sure et de la Forêt d’Anlier à HABAY-LA-NEUVE, Parc naturel de Viroin-Hermeton Parc naturel de Viroin-Hermeton à NISMES Parc Naturel des deux Ourthes PN DES DEUX OURTHES à HOUFFALIZE Parc Naturel des Hauts Pays à ONNEZIES d Parc naturel des vallées de la Burdinale et de la Mehaigne Parc naturel des vallées de la Burdinale et de la Mehaigne BURDINNE
- Pour l’expansion économique : BEP-Expansion Economique à NAMUR , le Bureau économique de la Province de NAMUR, l’Intercommunale de développement économique de Tournai-Ath IDETA à TOURNAI , l’Intercommunale de développement économique du Luxembourg IDELUX à ARLON , l’Intercommunale de développement économique et d’aménagement du territoire du Sud-Hainaut INTERSUD à THUIN , l’Intercommunale d’Etude et de Gestion IEG à MOUSCRON , l’Intercommunale du Brabant wallon IBW à NIVELLES , l’Intercommunale pour la gestion et la réalisation d’études techniques et économiques IGRETEC à CHARLEROI , l’Intercommunale pour le développement économique et l’aménagement des régions du Centre et du Borinage IDEA à MONS , les Services promotion Initiatives en province de Liège SPI+ LIEGE .
- Pour le financement des collectivités : FINEST à EUPEN, FINIMO à VERVIERS, le HOLDING COMMUNAL ENERGETIQUE HCE à SERAING, FIDELUX Finances à ARLON, l’Intercommunale de financement de la région de Mouscron IFM à MOUSCRON, l’Intercommunale de financement des communes francophones de Gaselwest IFIGA à COMINES, l’Intercommunale hennuyère de financement IHF à MONS, l’Intercommunale Pure de Financement du Hainaut IPFH à CHARLEROI, l’Intercommunale pure d’électricité, de gaz et de télécom IDEFIN à NAMUR, PUBLILEC à BRUXELLES, SEDIFIN à LOUVAIN-LA-NEUVE, SLF FINANCES à LIEGE, la Société de leasing, financement et économies d’énergie SLF à LIEGE, SOFILUX à ARLON.
- Pour le Gaz- l’Electricité – la Télédistribution : Association intercommunale d’électricité du Sud du Hainaut AIESH à RANCE, l’intercommunale d’électricité et de gaz AIEG à FLAWINNE, l’Association liégeoise du gaz ALG à LIEGE, BRUTELE à BRUXELLES, Electricité des régions de l’est INTEREST à EUPEN, Gas en elektriciteit van het Westen à GASELWEST MERELBEKE, INATEL à NAMUR, l’Intercommunale de développement de l’électricité et du gaz IDEG à NAMUR, l’Intercommunale de gaz du Hainaut IGH à CHARLEROI, l’Intercommunale de gaz et d’électricité du Hainaut occidental IGEHO à CHARLEROI, l’Intercommunale d’électricité du Hainaut IEH à CHARLEROI, l’Intercommunale pour la Distribution d’Energie dans la Province du Luxembourg INTERLUX à ARLON, l’Intercommunale pour la Télédistribution dans la Province du Luxembourg TELELUX à ARLON, l’InterMosane (mixte d’électricité et de gaz) INTERMOSANE à LIEGE, INTERREGIES à BRUXELLES, la Provinciale brabançonne d’énergie PBE à LUBBEEK-LINDEN, la SEDILEC à LOUVAIN-LA-NEUVE, SEDITEL à LOUVAIN-LA-NEUVE, la Société intercommunale mouscronnoise de gaz et d’électricité SIMOGEL à MOUSCRON et, enfin : TECTEO Group à LIEGE, le siège
- Dans le domaine Médico-social : AIOMS d’Arlon-Virton (Clinique & Maternité St Joseph-Clinique St Pierre-Clinique Belle vue-CH de Lorraine) à ARLON, l’AIOMS de Bastogne (Sainte-Thérèse) à VIELSALM, l’AIOMS de Moresnet et environs à MORESNET, l’AIOMS MORLANWEZ à MORLANWEZ, l’Association intercommunale de Santé de la Basse-Sambre (Fabiola) AISBS à SAMBREVILLE, l’Association intercommunale de soins et d’hospitalisation (B. de l’abbaye) AISH à SERAING, l’Association intercommunale d’oeuvres médico-sociales de l’Ardenne AIOMS du centre-Luxembourg à LIBRAMONT, l’Association intercommunale hospitalière du Sud-Hainaut et du Sud-Namurois AIHSHSN à CHIMAY, le Centre d’accueil “Les heures claires” CAHC à SPA, le Centre de santé Harmegnies-Rolland à ST GHISLAIN, le Centre hospitalier psychiatrique de Liège (Volière-Petit Bourgogne) CHP à LIEGE, le Centre Hospitalier Régional Hutois CHRH à HUY, le Centre intercommunal de santé “Arthur Nazé” CIS ARTHUR NAZE à PATURAGES, le Centre intercommunal de santé pour le canton de Mons à MONS, le Centre intercommunal universitaire “Ambroise Paré” CIUH à MONS, le CHR “Peltzer-La Tourelle” CHR PELTZER à VERVIERS, le CHR de la Citadelle CHR de la Citadelle à LIEGE, le Home Eugène Malève à ORP-JAUCHE, l’Intercommunale de Santé publique du Pays de Charleroi (Vésale + CHU Charleroi) ISPPC à CHARLEROI et, enfin, l’Intercommunale de Soins Spécialisés de Liège ISoSL à LIEGE …..OUF !!!
- IL SUFFIT DE REGARDER LES VILLES OU ENTITES CONCERNEES POUR VOIR QU’ELLES SONT DIRIGEES, PRESQUE TOUTES PAR DES MAJORITES SOCIALISTES HOMOGENES OU EN ALLIANCE AVEC DES CDH : DES CALOTINS REPENTIS DE TYPE BAYROU chez nous !!!!
De là à penser que cette pieuvre tentaculaire, appelons-là « pléonasme », servirait de pompe à phynances, Mère Ubu, il n’y a qu’un pas !! Et il n’est pas davantage exclu que l’on y reclasse ses amis et affidés.
TECTEO group gère aussi, à travers sa filiale VOO : la TV, le Net et le téléphone. C’est cette partie basée à Liège, dont le siège, qui est en grève, maintenant, depuis plus d’un mois. Ses employés ont bloqué le jeudi soir 13 août les membres du conseil d’administration qui ont ratifié le projet de réforme des statuts des travailleurs. Un projet rejeté par la majorité de ceux-ci, et qui fâche les représentants syndicaux dont notre ami Jean-Marie Kaddes.
Jean-Marie Kaddes, ici de dos, lors d’un meeting “European left” à Bruxelles où nous avions rejoint nos camarades de CAP
Ce projet de réforme des statuts prévoit notamment le passage de 36 à 38 heures et la disparition de la possibilité pour le personnel de prendre sa pension à 58 ans au lieu de 60. Autant d’avantages hérités du statut public de l’intercommunale et qui ont été supprimés par la direction. d’obédience socialiste.
Les travailleurs de TECTEO identifient le problème : “Marre des parvenus socialistes”
Celle-ci a donc été retenue dans les locaux de l’entreprise. “Spontanément, des affiliés CSC mais aussi un grand nombre de la CGSP, ont décidé de séquestrer, mais de manière confortable, tous ceux qui ont dit oui à ce projet“, a expliqué Jean-Marie Kaddes, délégué principal CSC.
En fait, la direction veut privatiser cette entreprise dont les salariés ont encore un statut public ou quasi public.
Mais ce n’est pas tout, comme une rime assassine, avec TECTEO, rime OGéO ou plus exactement OGEO FUND !
Fondé dans la foulée de la création par le législateur fédéral belge, le 27 octobre 2006, des institutions de retraite professionnelle, OGEO FUND est un organisme de financement de pensions.
Ogeo Fund, c’est le fonds de pension créé en 2008 par l’intercommunale liégeoise Tecteo….tiens, tiens !!!
Or, le très récent rapport d’un réviseur (comprenez audit) laisse à penser que les fonds propres d’Ogéo seraient dans le rouge à concurrence de 209 millions d’euros.
Le réviseur relève :
- des manquements à la loi et une sous-évaluation des pertes.
- Il indique que le montant des provisions techniques ne reflète pas les engagements de retraite et que le principe de prudence prôné par l’arrêté royal du 12 janvier 2007 n’est pas respecté.
- Pour lui, les actifs du fonds ne couvrent pas entièrement les provisions techniques.
- Le compte de résultats d’Ogeo fund affiche une perte d’environ 20 millions d’euros, mais la situation est plus grave encore. En effet, les dirigeants du fonds ont procédé à une reprise de provisions pour risques et charges de 14 millions d’euros, ce qui a masqué les pertes réelles qui auraient dû s’élever à près de 34 millions d’euros.
Pour des observateurs qui nourrissaient une certaine méfiance à l’égard d’Ogeo Fund, le rapport du réviseur prouve que Tecteo n’a pas bien préparé la création de son institution de retraite professionnelle ou encore n’aurait pas dû se lancer dans cette aventure.
On ne peut s’empêcher de penser que si des dirigeants socialistes se sont engagés dans une grève au finish face à leurs salariés, c’est que, par tous les bouts, leur situation est quasi désespérée.
Ils auraient du se souvenir de Brel : « Faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou » !!
En attendant, le PS wallon est en train d’être lâché par sa propre base car, si la CSC mène la lutte, elle est rejointe largement pas les syndiqués de la CGSP socialisante.
Nous assurons nos camarades de notre solidarité et demandons à Jean-Marie Kaddès que nous connaissons de la leur transmettre.
Jean-Marie Kaddes délégué principal CSC de TECTEO
Bon courage à toi Jean-Marie et à tes ami-e-s ! Vous menez une lutte juste, comme nous en France, pour la défense du service public.
Du pipi d’chat Ou pourquoi je n’ai pas encore trouvé le temps de lire ton article, Guy.
septembre 25, 2009 at 12:11 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a CommentDu pipi d’chat
Ou pourquoi je n’ai pas encore trouvé le temps de lire ton article, Guy.
Si vous allez voir l’article : Pour soutenir l’Objection de Croissance par l’Economique. Par Guy Dutron
Vous trouverez ce même texte en commentaire. Pourtant, je ne pense pas que ces deux textes fassent double emploi (si j’ose dire) !
Et ce pour, au moins quatre bonnes raisons :
- Tout le monde ne lit pas les commentaires et ce texte me semble un témoignage important,
- Ce texte est un témoignage vécu d’une chômeuse d’aujourd’hui, pris sur le vif,
- Hélène n’est pas une chômeuse « ordinaire » ancienne professeure de lettres ayant pris sa retraite proportionnelle après 15 ans de service, ayant travaillé pour une boite pas triste qui a fait faillite, militante politique du RESEDA et Objectrice de Croissance, elle a publié un livre en 1998. Intitulé « Aide sociale à l’enfance[1] » sous-titré : « La redoutable sollicitude » …. Un témoignage d’une famille d’accueil, la sienne !! Elle a donc la pratique de l’observation et de l’analyse. Voir : Les écrivains du RESEDA

- Hélène publie en ce moment un excellent bouquin sur notre blog sous la forme d’un feuilleton. C’est notre feuilleton de l’été : « Les récoltes du siècle futur. »
Quand on lit ce témoignage d’Hélène, on se pose une question : Comment font les chômeurs « ordinaires » : ceux qui sont sans formation, déjà désocialisés, acculturés du fait de nos lacunes sociétales, comment peuvent-ils s’y retrouver dans ce merdier désorganisé ????
Juste un mot avant de passer la parole à Hélène, parce que je suis moins poli qu’elle et que, pour y avoir passé 40 ans, je hais « l’Administration » faible face aux forts et si dure pour les faibles : Pôle Emploi, je vous hais !
Guy Dutron 25 09 2009

Hélène devant chez elle dans le vieux Nyons
J’avance pas à pas à la découverte de ma nouvelle activité : licenciée pour motif économique. Exactement, j’ai signé une “convention de reclassement personnalisé”. Je suis donc CRP et, en tant que telle, convoquée au pôle-emploi de Pierrelatte, 44 km de mon domicile. A Pierrelatte, tout est fléché : la chambre funéraire, la sécu… mais pas le pôle-emploi.
Je sens que je commence à ne plus être à l’heure pour mon rendez-vous, à force de tourner. Je demande mon chemin à une jeune femme : “C’est très simple, vous allez par là, après le deuxième rond-point, c’est là vous le verrez ». Je vais donc par là, après le deuxième rond-point, je … ne le vois pas. Où est passé le pôle-emploi ? Je tournicote à droite à gauche, des fois qu’il m’aurait échappé et je remarque des employés au service technique de la ville, reconnaissables à leur tenue. Eux vont savoir : “C’est exactement à l’opposé, au quatrième rond point, vous le
verrez.”
Effectivement, je le vois, je vois aussi, plus loin, une place pour laisser la voiture. J’entre dans cet antre de la modernité de nos sociétés et, consciente de l’importance du moment pour le déroulement futur de ma nouvelle activité, quoique déjà pas mal en retard, je cherche désespérément du regard un point “accueil” ou quelque chose de similaire. Mais je ne vois pas.
Je vois des gens debout, des panneaux “offres d’emplois” (On donne quelque chose, ici ?) et d’autres gens qui vont dans tous les sens. Je m’accoude à une sorte de bar rempli de tas de papiers, ma convocation à la main et j’attends en essayant de ne pas trop me trémousser car j’ai très envie de faire pipi, mais je ne vois pas non plus de toilettes.
Au bout de plusieurs minutes avec mon papier brandi devant moi, une dame s’arrête pour me dire : “Vous cherchez quelque chose ?” Je lui tends la feuille. « Ce n’est pas là » ! s’exclame-t-elle.
- Pourtant je suis bien au pôle-emploi ?
- Oui, mais il y a un autre pôle-emploi, c’est tout près, à deux minutes, vous voyez, la pharmacie, là, tout droit, là, à deux minutes.”
Je m’éloigne rapidement, maintenant je suis vraiment en retard, à peine le temps de penser que cette ville qui n’est même pas sous-préfecture et qui compte 12.000 habitants, possède deux pôles-emplois (commentaires espérés sur la nécessité de mettre ou non des “s” aux mots composés, ça occupe quand on s’ennuie le dimanche), disais-je, deux pôles-emploi (là, y en a plus, des emplois), c’est un secteur en pleine croissance, ça !
Les deux minutes sont passées et je ne vois pas le deuxième pôle-emploi. je continue jusqu’au croisement suivant, toujours pas de pôle-emploi. Je fais demi-tour, des fois qu’il soit si petit qu’il m’ait échappé. Apparemment non. Re-demi-tour : je finis enfin par l’apercevoir. Maintenant, je suis très en retard. Heureusement, j’aperçois immédiatement le point “accueil” vers lequel je me précipite, ma convocation à la main.
“Attendez votre tour come tout le monde, là !” aboie la préposée.
Désobéissante, ayant aperçu le symbole évasé signifiant “toilettes des dames”, je fais enfin pipi et je reviens attendre mon tour comme tout le monde, là.
Ce faisant, je remarque une jeune femme smart, attaché-case à la main qui dit au revoir à la préposée à l’accueil glacial. Je suis sûre qu’elle est pour moi, celle-là mais comment l’aborder ? Je ne sais pas si j’ai rendez-vous avec un homme ou une femme et, pour les femmes, ça se complique : madame ou mademoiselle ? Je pourrais toujours dire “Help, c’est moi la CRP !” mais c’est un peu cavalier bien qu’en adéquation avec les mœurs guerrières de notre époque. Mais inutile d’élucubrer, la dame est déjà partie.
Curieuse, je laisse les événements se dérouler dans leur implacable logique. Mon tour vient enfin, quelques minutes après le départ de la jeune femme.
La préposée dit : “Elle vient juste de partir.”
Je dis : « Je suis venue tout de suite à l’accueil quand j’ai compris que j’avais enfin trouvé le bon emploi mais vous ne m’avez pas écoutée ».
- Je ne pouvais pas savoir… suit une longue liste de justifications dont je vous épargne les détails, pendant l’énumération desquels je me murmure à moi-même : bien sûr, à force de prendre les chômeurs pour des demeurés qui ne savent pas ce qu’ils font !
Je finis par comprendre qu’elle bouge, la dame aux CRP. Si elle bouge, pourquoi ne vient-elle pas au pôle-emploi de Nyons, sous-préfecture, la ville où j’habite ?
- Vous n’avez pas vu les locaux, si vous les aviez vus, vous sauriez que ce n’est pas un endroit pour recevoir, argumente la préposée.
Et si, je les ai vus, je sais que des demandeurs d’emplois (je pense que, vu comme on les traite, ils se contenteraient de la tune pour assurer l’essentiel sans les corvées qui vont avec, si on leur demandait leur avis) y sont reçus tous les jours.
De deux choses l’une :
- soit les CRP sont une catégorie très très au dessus du panier des demandeurs d’emplois habituels, et on les couvre d’égards pour cette raison. Mais je ne le crois pas vraiment.
- soit on pouvait me recevoir à Nyons et il était inutile de me faire dépenser les sous que je n’ai pas pour aller dans un autre pôle-emploi.
Je m’en retourne contente d’avoir fait pipi. Néanmoins, avoir parcouru 88 km pour faire pipi contribue à me persuader de l’absurdité totale de ce système.
Quand mettons-nous la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie en pratique ?
[1] Aide sociale à l’enfance – La redoutable sollicitude – sous le pseudonyme de Maria Ivik – Chez L’Harmattan – Février 1998 – 270 pages – 20 €
Quand un ami du RESEDA arrête le petit train-train des élus de l’Avesnois !
septembre 21, 2009 at 1:20 | In Belgique, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 1 CommentTags: Quand un ami du RESEDA arrête le petit train-train des élus de l’Avesnois !
Quand un ami du RESEDA arrête le petit train-train des élus de l’Avesnois !
Selon la Voix du Nord : « Lassés de voir l’aménagement complet à quatre voies de la RN2 prendre du retard, les élus des communes traversées par cette nationale l’ont bloquée hier matin à la circulation, de manière festive, pour signifier à l’État leur colère et faire avancer un dossier vieux de plus de 40 ans. ».
Quarante ans !! Vous vous rendez-compte ? Voilà quarante ans qu’ils nous la promettent leur foutue 4 voies !! Si on compte une moyennes de 4 élections tous les 5 ans avec 10 candidats ; cela fait, selon notre arithmétique sommaire : 5X4X8×10 = 1600 promesses de faux culs !! Et nos confessionnaux qui sont désert !! Y’a plus de justice, fut-elle divine ! Pourtant que de pècheurs et pècheresses !!

In cauda venenum !
Ce que ne dit pas (pas encore ?) La Voix, c’est que tout le monde ne voit pas cela de cet œil là ! Aux dernières législatives, cantonales et municipales, nous fumes les seuls à nous prononcer clairement contre cette fabrique à CO² !
Depuis, nous nous sommes exprimés sur la RN 2 sur ce blog mais, comme nous y allumions un plumitif de la Voix du Nord, nous n’y sommes peut-être pas en odeur de sainteté !! Voir :
Le désenclavement… la Sambre attendra…Lionel Maréchal repassera et Paul Raoult aussi !!
C’était le 3 juin 2008, le délit n’est donc peut-être pas encore prescrit !!
Aujourd’hui, donc, c’était dimanche ! Contrairement à la jolie mais cruelle chanson de Francis Blanche, il n’y avait pas de généraux à vendre mais des élus qui se vendaient dans une communion touchante !!

Tant qu’à faire de vous refiler un p’tit train : autant celui du Cap d’Agde en clin d’œil à une copine !
Un petit train-train remontait la RN2 de la frontière Belge vers Paris ; à bord, tout le gratin politique et larvaire de l’Avesnois… des petits wagons !
Voilà –t-il pas que sur le chemin de la route, comme dirait Cabrel, deux voitures s’insinuent entre la 4X4 rutilant et polluant qui ouvre la voie et le ch’tit train-train !!! C’était notre copain au bob qui avait encore choisi de faire le Jacques accompagné de la présidente de l’association des propriétaires fonciers de Beaufort qui s’estiment spoliés par le nouveau tracé.
Arrive le gorille de service ; il interdit le déploiement de nos banderoles. Rémy Pauvros, cumulard-maire de Maubeuge arrive tous sourires dehors pour serrer la main de l’auteur de la Jacquerie ! C’est qu’il nous a déjà fait le coup le Pauvros ! Il vous serre la cuiller, un photographe municipal mitraille et vous vous retrouvez copains comme cochons dans une publication subventionnée par les empoisonneurs de l’incinérateur de la cité du Clair de Lune.
Cette fois, pas de photographe en vue ! Le Jacques en serre cinq au Pauvros à ronger qu’il reste au PS Maubeugeois ! Au moins, la Voix du Nord rendra compte de notre action : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Secteur_Avesnes_sur_Helpe/2009/09/21/article_de-bettignies-a-etroeungt-la-rn2-devenue.shtml
Ensuite, à Dourlers, la Jacquerie continue ; le Jacques y va de ses slogans poético-provos qui arrachent des sourires au public clairsemé ; car, à part les zeureux zélus et une fanfare convoquée pour la circonstance, c’est pas la grande mobilisation pro-bitume !
Y’en a qu’un qui ne sourit manifestement pas ! C’est le petit Alain Poyart, le petit secrétaire de mairie devenu le petit maire de la petite sous-préfecture d’Avesnes-sur-Helpe, partisan déclaré d’une concertation de petit niveau !
Lui aussi, nous venons de l’allumer à propos des caméras qu’il compte installer à l’intérieur de ce qu’il reste de ses remparts passablement écroulés. Il n’a pas aimé ! Pas le sens de l’humour, le petit ….comme son petit patron ….nous prend pour des « pov’cons » !! Nous le lui rendons bien d’ailleurs !!! Voir :
Vidéosurveillance à Avesnes sur Helpe : Jacques Lainet s’adresse à l’Observateur de l’Avesnois
On ne peut s’empêcher de penser à la déchéance qui frappe notre bonne Cité des Mouches[1] ! Elle qui vit passer tant de monarques : de Louis XI à Louis XIV, cette ville où dormit l’Empereur en personne à l’avant-veille de Waterloo ; la voici gouvernée par un chef de gare cinéaste amateur suivi par sa petite armée de petits wagons !
Comme dit un vieux copain wagon, c’est un peu boogie-woogie mais pas très rock’n’roll !!
Pendant ce temps là, se déroulait, au Quesnoy, la nième Fête du Lait ! C’est vrai que c’est sa fête, en ce moment, au Lolo !!
Une fête fort morose d’ailleurs attendu qu’un déversement blanc laiteux avait eu lieu dès le matin même !! La FNSEA jouait profil bas quoique fort bien nantie en cruches au lieu de parader comme à l’accoutumée et les copains de la Conf’ semblaient tout requinqués !!
Figurez-vous que, sur le trajet du train-train des tout-tristes routiers, il y avait aussi des vaches ! Elles avaient entendu braire un veau, on ne sait dans quelle étable, selon lequel il devait y avoir concertation avec les petits nids veaux …un lapsus lactis, en quelque sorte ! Olé !!!
Ha, les vaches !! A propos de vaches, peu de poulets de sortie ! Une nouvelle épidémie de dioxine se préparerait-elle côté Belge ! On n’ose y croire ! Cela mettrait fin à la guerre police-justice qui mine l’ancien royaume minier, mine de rien !
En attendant, tant sur le dossier RN2 que sur le dossier cinématographique à la Poyart, nous continuerons d’aller au charbon !!!
Rigolez pas, malfaisants d’Avesnes, c’est vous qui payerez la note !! Entre caméras, charbon et pognon, c’est votre braise qui est en jeu !
[1] Pour vous, bande d’ignorants, nous précisons que si Avesnes est dénommée « Cité des Mouches », ce n’est pas parce que son maire sent mauvais ce qui ferait que les mouches changeassent d’âne !! C’est qu’à l’époque bénie où l’on s’étripait ferme entre maudits François et estrangers tous plus ou moins barbares, n’est-ce pas, Avesnes n’étant pas encore en territoire Français, ces maudits François tentèrent une incursion du plus pur style commando venant de La Capelle ! L’ennemi François fut repoussé par de vaillantes petites abeilles que nous nommons « mouches à miel » ! En fait, ces andouilles militaires durent renverser quelques ruches dans le crépuscule du petit matin !! L’évêque de Cambrai qui n’était pas à une bêtises près, certifia quasiment le miracle. Voici donc notre sous-préfecture élevée à la quasi-sainteté par la grâce du « Miracle des Mouches » ! Ceci n’empêche toutefois pas nos bonnes mouches à miel de crever comme ailleurs des pesticides et autres saloperies épandues par la confrérie organisatrice de la Fête du Lait précitée !!
DÉFENSEURE DES ENFANTS COMMUNIQUÉ DE PRESSE
septembre 18, 2009 at 10:10 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 4 CommentsTags: DÉFENSEURE DES ENFANTS COMMUNIQUÉ DE PRESSE
DÉFENSEURE DES ENFANTS
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Merci à Claire Villiers qui a diffusé ce communiqué
Paris, le 15 septembre 2009
DOMINIQUE VERSINI, DEFENSEURE DES ENFANTS, DECOUVRE QUE LE GOUVERNEMENT A DECIDE DE SUPPRIMER LE DEFENSEUR DES ENFANTS
AU MOMENT DU 20ème ANNIVERSAIRE DE LA CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT (CIDE)
Alors que partout en France et dans le monde, se prépare le 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la Défenseure des enfants, Dominique VERSINI, découvre avec stupeur les 2 projets de loi présentés lors du dernier conseil des ministres (9/09/09) qui suppriment l’Institution du Défenseur des enfants créée par la loi du 6 mars 2000 en tant qu’Autorité indépendante chargée de défendre et de promouvoir les droits des enfants et diluent ses missions au sein d’un nouveau Défenseur des droits.
Dominique VERSINI, qui n’a été à aucun moment ni consultée ni auditionnée (malgré les demandes de rendez-vous qu’elle a formulées auprès de l’exécutif dès la connaissance du projet de création d’un Défenseur des droits fin 2007), conteste à la fois la méthode, qui relève de la maltraitance institutionnelle ainsi que les 2 projets de lois qui posent de nombreuses interrogations :
Le nouveau Défenseur des droits, qui a été institué par la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 sans que son périmètre soit défini au moment du vote, a pour but, selon le projet, de renforcer et de donner plus de cohérence et de lisibilité à la protection des droits et des libertés des citoyens en le dotant de pouvoirs renforcés. Si tel est le but, on ne comprend pas pourquoi le Gouvernement a décidé de limiter son champ d’intervention aux compétences du Médiateur de la République , du Défenseur des enfants et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), excluant de fait la protection de droits aussi fondamentaux pour nos concitoyens que ceux concernant les discriminations, le contrôle des lieux privatifs de liberté, la protection de la vie privée menacée par la multiplication des fichiers informatiques qui resteraient gérés respectivement par la HALDE , le Contrôleur général des lieux privatifs de liberté (CGPL) et la CNIL.
La Défenseure des enfants exprime son total désaccord sur le fait qu’ait été décidé arbitrairement et sans aucune concertation de dissoudre certaines autorités indépendantes et d’aménager une simple articulation avec d’autres.
Elle demande donc au Gouvernement d’expliciter sur la base de quelles logiques il a pris la décision de supprimer à mi-mandat une autorité indépendante de la République en charge de la défense et de la promotion des droits de l’enfant dont le travail est reconnu unanimement en France et à l’étranger.
Concernant plus spécifiquement les enfants :
La Défenseure des enfants rappelle que depuis sa création l’Institution a traité des réclamations concernant près de 20.000 enfants.
1. La Défenseure des enfants considère que cette nouvelle organisation va affaiblir la mission de défense et de promotion des droits de l’enfant :
- Les enfants (mais aussi leurs parents) ne s’adresseront pas facilement à un Défenseur des droits qui n’aura pas une compétence visible et spécialisée pour les enfants. Les modèles européens auxquels fait référence le projet de loi prévoient sous une forme ou sous une autre un Défenseur des enfants en tant que structure distincte ou adjointe du Médiateur général.
- En matière de défense des droits de l’enfant le projet de loi marque un recul par rapport à la loi du 6 mars 2000 qui a confié au Défenseur des enfants la mission de défendre tous les droits fondamentaux des enfants consacrés par la loi ou par un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé, et notamment la Convention internationale des droits de l’enfant à laquelle il n’est à aucun moment fait référence dans le projet.
Cela ne pourra qu’entraîner une réduction des interventions que la Défenseure des enfants est amenée à faire régulièrement auprès des pouvoirs publics en faveur d’enfants qui vivent des situations qui ne sont pas formellement interdites dans le droit français mais qui sont contraires à leur intérêt supérieur au sens de la Convention internationale des droits de l’enfant : par exemple, la présence d’enfants dans les Centres de rétention administrative, le traitement des mineurs étrangers isolés, l’accès aux soins des enfants de Mayotte, … C’est donc l’Autorité morale et la force d’interpellation de la Défenseure des enfants à travers ses interventions et avis qui sont réduites.
- Le projet de loi ne prévoit rien sur le maintien de la mission de promotion des droits de l’enfant qui est affirmé dans l’article 5 de la loi du 6 mars 2000, que la Défenseure des enfants a développé considérablement en 3 ans – en partenariat avec des conseils généraux de tout bord politique et avec l’Education nationale – par la création de 32 « jeunes ambassadeurs » faisant leur service civil volontaire auprès de son institution et ayant sensibilisé sur les droits de l’enfant plus de 50 000 enfants en trois ans dans 12 départements.
Elle rappelle qu’elle anime également une équipe de 60 correspondants territoriaux qui la représentent sur tout le territoire. Leurs attributions (promotion des droits de l’enfant, médiations interinstitutionnelles de premier niveau lorsqu’un droit de l’enfant est menacé, liens avec les différentes autorités publiques, enquêtes de terrain sur la mise en œuvre des droits de l’enfant, tutorat des jeunes ambassadeurs …) diffèrent de celles des délégués du Médiateur de la République. Le projet de loi ne dit rien sur le devenir de ces hommes et de ces femmes issus de la société civile qui, souvent depuis la création de l’institution, se dévouent à la cause des enfants.
2. Dominique VERSINI rappelle que l’apport du Défenseur des enfants dépasse le traitement des réclamations et s’inscrit dans une réflexion de société sur les grandes questions concernant les enfants
En 3 ans elle a fait des propositions de réformes législatives sur des questions de société reprises par le Gouvernement (le statut des tiers beaux-parents, la situation des enfants dans les séparations parentales conflictuelles,…), des propositions d’améliorations de politiques publiques (le rapport sur les Adolescents en souffrance mis en application par la ministre de la Santé a entraîné la multiplication des Maisons des adolescents et des équipes mobiles de pédopsychiatrie), des recommandations relatives aux mineurs étrangers isolés, aux tests ADN, et à la justice des mineurs.
3. L’Institution du Défenseur des enfants contribue à porter la parole des enfants au plus haut niveau de l’Etat
En 2009, a été réalisée une grande consultation nationale donnant la parole aux collégiens et lycéens sur 10 sujets qui les concernent (famille, éducation, discriminations, violences, justice, handicap, santé, expression et la participation …). Leurs 200 propositions, rassemblées dans un livre d’or de la parole des jeunes et destinées au Président de la République et au Parlement, seront rendues publiques par leurs porte-parole à la Sorbonne le 20 novembre 2009.
La Défenseure des enfants pense qu’il serait particulièrement opportun que le Gouvernement vienne à cette occasion expliquer aux jeunes le nouveau dispositif envisagé pour la défense de leurs droits.
4. Dominique VERSINI va assurer la Présidence du réseau européen des 35 Défenseurs des enfants (European Network of Ombudspeople for Children).
Ces Défenseurs des enfants se réunissent en assemblée générale à Paris du 23 au 25 septembre 2009 pour échanger leurs expériences en matière de respect des droits de l’enfant en présence de représentants du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne.
La Défenseure des enfants invite le Gouvernement, le Parlement et la presse à venir les rencontrer pour comprendre leurs différentes modalités d’organisation qui, dans tous les cas, identifient nettement la visibilité de la fonction de Défenseur des enfants.
Dominique VERSINI considère que la suppression du Défenseur des enfants sous la forme décidée par le Gouvernement marque un recul dans le respect des droits fondamentaux des enfants et va à l’encontre des préconisations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies qui, dans son rapport du 22 juin 2009, a demandé au Gouvernement de « continuer à renforcer le rôle du Défenseur des enfants ».
Pour mémoire :

Dominique VERSINI, conseiller d’Etat, ancien secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la précarité et l’exclusion (2002-2004) et Co-créatrice du Samu Social de Paris (1993), a été nommée Défenseure des enfants par décret du Président de la République le 29 juin 2006 pour une durée de 6 ans (2006-2012). Elle a succédé à Claire Brisset (2000-2006), actuelle médiatrice de la Ville de Paris.
Contact presse: Laetitia GOT-THEPAULT
01-53-63-58-66 / 06-32-47-63-93
www.defenseuredesenfants.fr
Laetitia GOT-THEPAULT
Chargée de mission Presse/Communication
auprès de la Défenseure des enfants
104, boulevard Auguste Blanqui
75013 PARIS
Tél.: 01. 53. 63. 58. 66
Mobile : 06. 32. 47. 63. 93
Fax : 01. 53. 63. 58. 95
Mail : laetitia.got@defenseurdesenfants.fr
Site web : www.defenseuredesenfants.fr
La Caravane des mal-logés et des sans-logis
septembre 18, 2009 at 10:01 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | Leave a CommentTags: La Caravane des mal-logés et des sans-logis
La Caravane des mal-logés et des sans-logis
Nous publions ci-dessous un article tiré sur site du Droit au logement (DAL). Merci à l’ami Pierre Rose du DAL Nord-Pas(de-Calais qui nous l’a transmis avec tout le dossier qu’il diffuse régulièrement et largement. Vous trouverez d’autres informations en cliquant sur le lien ci-dessous.
http://www.droitaulogement.org/Caravane-DAL-Mal-Loges-Sans-Logis.html

Du 22 septembre au 5 octobre, nous mal-logés, sans logis et militants du droit au logement pour tous, nous avons décidé de partir en caravane, dans un premier temps de Clermont à Strasbourg, en passant par Saint Étienne, Lyon, Grenoble, Bourg, Dijon, Besançon, Colmar, Strasbourg.
A chaque étape, avec les associations locales, nous tiendrons des permanences juridiques sur le Droit au logement, les taudis, les droits des locataires, nous participerons à des actions coup de poing, nous débattrons lors des réunions publiques …
Il faut encourager les opprimés du logement et tous ceux et celles qui les soutiennent à se mobiliser… UN TOIT C’EST UN DROIT !
Nous revendiquons :
- L’arrêt immédiat des expulsions sans relogement
- L’application de la loi de réquisition sur les logements vacants
- La baisse des loyers et des charges, et la taxation de la spéculation immobilière
- La mise en oeuvre sans restriction de la Loi DALO, et son amélioration
- L’arrêt de toute démolition de HLM et de toute hausse des loyers dans le parc social, la réalisation de 1 60 000 vrais logements sociaux par an, dans les zones les plus tendues …
C’est la crise du logement la plus grave depuis 50 ans :
- La crise du logement s’étend dans notre pays, à mesure que la crise sociale frappe durement.
- Jamais, les loyers n’ont été aussi chers en France, jamais les prix de l’immobilier n’ont été aussi élevés. Les bailleurs et les spéculateurs ont fait et continuent à faire leur beurre.
- Aujourd’hui on nous raconte que les prix baissent, étrangement aucun locataire ne l’a remarqué, ni aucun accédant à la propriété. les prix ont cessé d’augmenter, mais ils restent toujours aussi chers alors que la misère s’est étendue ! La production de vrais HLM est en berne, le budget logement de l’Etat est au régime sec, par contre les expulsions sont en hausse, et les ménages modestes frappés par le chômage ou la pauvreté salariale ont de plus en plus de difficultés à payer leur loyer, leur charges, ou leurs traites à la fin du mois !
- Le nombre de sans abris est en hausse, les bidonvilles renaissent, la galère du logement s’est généralisée pour les jeunes, les migrants, les salariés pauvres et autres stagiaires …
- Le gouvernement, dans ce contexte de crise a choisi de favoriser la hausse des loyers et des charges dans les HLM, de réduire les délais à l’expulsion, de poursuivre la démolition des quartiers populaires HLM, de financer des aides indirectes aux promoteurs pour écouler leur stock, d’amputer la loi DALO, de précariser encore plus les locataires les plus vulnérables …
- Il réprime les exclus du logement, tente de criminaliser les mouvements, pour faire taire la contestation des mal-logés, des sans logis, des locataires, et interdire les formes alternatives d’habitat choisi, d’habitat mobile … en vain.
- Les régions et les autres collectivités publiques restent impuissantes, voire inactives, tandis que les conseils généraux et les maires vont plutôt encourager le logement cher, car cela fait rentrer de l’argent dans les caisses …
- Toute l’Europe a été touchée par les mêmes maux, la crise du logement, la spéculation immobilière et foncière, la flambée des loyers, créant un climat impitoyable pour les plus modestes, les habitants de quartiers centraux, les handicapés, les chômeurs, les migrants, les salariés pauvres, les petits paysans …
- La bulle immobilière nourrie par les banques et les gouvernements a été aussi activement soutenue par la commission européenne qui encourage le démantèlement des politiques sociales du logement au nom de la libre concurrence et du marché …
Nous allons à Strasbourg, sonner les cloches aux députés européens, et crier notre colère…
http://www.droitaulogement.org/
Contacts : 06 46 30 64 37 – 06 1 5 58 48 49
Premiers soutiens : AFVS, HALEM, No-vox, Solidaire, …

AUX PETITS GENIES POLITIQUES DE L’AVESNOIS AYANT GERE CELUI-CI DEPUIS LA PERIODE DES 30 GLORIEUSES
septembre 17, 2009 at 7:33 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a CommentTags: AUX PETITS GENIES POLITIQUES DE L’AVESNOIS AYANT GERE CELUI-CI DEPUIS LA PERIODE DES 30 GLORIEUSES
AUX PETITS GENIES POLITIQUES DE L’AVESNOIS AYANT GERE CELUI-CI DEPUIS LA PÉRIODE DES 30 GLORIEUSES
Vous avez eu l’honneur d’avoir, à Maubeuge, l’incinérateur le plus polluant de France ; après le scandale des 800 000 tonnes de déchets interdits en 1988 ; avec le record de 1000 fois la norme de DIOXINE Seveso en 1998 : DEPUIS QU’AVEZ-VOUS FAIT ?
– Vous avez eu le privilège d’avoir le 1er cas de vache folle dans le département du Nord à Clairfayts avec votre promotion de l’agriculture productiviste dont on voit bien aujourd’hui où elle mène.
– Après la lamentable débandade des industries métallurgiques, verrières, céramiques et textiles, malgré une débauche éhontée de subventions qui n’ont JAMAIS FAIT RALENTIR l’hémorragie, et à laquelle ont fait suite les mêmes recettes permettant la mise en coupe réglée de nos richesses patrimoniales, bocagères, forestières, vous avez MONTRE VOTRE SAVOIR FAIRE destructeur de type féodal et cyclopéen.
n Vous avez mené une gestion calamiteuse de l’Objectif I et de ses suites ; il faut tout de même rappeler que cette époque aurait pu être celles de projets d’envergure. Nous gardons le souvenir de ces réunions au cours desquelles on pleurait la misère faute de projets alors que des crédits attendaient et allaient fuir ailleurs !
n La vérité c’est que, hormis vos projets électoralement rentables, vous N’AVEZ PAS D’IDEES ! Vos cartons sont vides, vos têtes sont exsangues, vous avez fait de l’Avesnois une juxtaposition de chefferies africaines !
n Vous n’êtes même pas fichus de fusionner deux communautés de communes lorsque ce serait nécessaire. Chacun son territoire, chacun sa petite zone de petite influence, chacun empalé son petit clocher, chaque petit coq dressé sur son petit fumier ;
n Vous dûtes même nommer trois co-présidents – 1 PC, 1 PS, 1 UMP - du Pays de l’Avesnois pour mieux vous partager le gâteau !
-
De tous ces exemples, le résultat est probant :
toujours à COUPS DE SUBVENTIONS maladroitement décrochées in-extremis : le désastre, le désert pour en arriver a imiter le modèle NORD AMERICAIN. Ce à quoi vous arrivez, c’est à un taux de chômage record et des emplois précaires totalement soumis à la conjoncture !
Quels sont vos derniers et plus récents TROPHEES mesdames et messieurs les politiques ? Citons en vrac :
La R.N.49 débouchant en pleine agglomération maubeugeoise, SANS VOIE D’ISSUE[1] digne de ce nom avec ses ponts trop bas dirigeant les camions en direction de la Belgique : bel exemple de gabegie , d’incompétence, de gaspillage aussi !
La jonction LOUVROIL-FEIGNIES, au seul profit des industriels ; traversant les faubourgs populeux en abreuvant la populace d’hydrocarbures et autres POISONS de type H.A.P source de pathologies multiples ; le tout en multipliant les coûteux ouvrages d’art.
Le merveilleux réseau de desserte par autobus pompeusement appelé SITE PROPRE dont les CONS–CEPTEURS n’ayant entrevu la multi modalité qu’au XXll éme siècle lorsque le pétrole sera épuisé !!!
Tout ça PAYE PAR LE CON –TRIBUABLE et pour satisfaire les désirs des industriels et financiers ne jurant que par La CROISSANCE, facteur de soi–disant PROGRES, de meilleure vie et de meilleure santé aussi peut-être ????
Enfin le chef-d’œuvre et gouffre financier dit de la station touristique DE HAUT STANDING nommé le VAL JOLY qui finira en friches touristiques comme ont terminé leur carrière les innombrables industries devenues FRICHES INDUSTRIELLES polluées à souhait et dont les populations laborieuses ont du PAYER LE PRIX autant par leur sueur, leur énergie, leur santé que leur ARGENT.
Et maintenant ? Et demain ? Que proposez -vous AIGLES POLITIQUES UNIS DANS VOTRE FEODALITE ATAVIQUE ???
Au prétexte de désenclavement, d’échanger l’illusoire confort devant AMENER LA RICHESSE dans notre secteur défavorisé, vous voulez faire traverser notre bocage par une double bande de bitume et de béton. Ainsi, en 30-40 ans, nous verrons la circulation routière rejoindre les NOUVEAUX PAYS EUROPEENS aux salaires attractifs en sacrifiant de bonnes terres agricoles. Vous voulez mettre délibérément EN DANGER les ressources hydrauliques irremplaçables assurant 50 pour 100 des besoins en eau potable des 250 000 habitants du secteur??????
Votre myopie n’a d’égale que votre courte vue clientéliste aux faux accents sociétaux !!!!! PAS DE QUOI VOUS TRESSER DES COURONNES mesdames et messieurs les prétendus représentants du peuple…
Aujourd’hui, vous appelez à manifester pour une voie autoroutière qui a un siècle de retard !
Ce sera sans nous , ce sera contre nous !
Association Hainaut Avenir Environnement – Le RESEDA du Hainaut rejoint par des AVESNOIS et nordistes de souche, lucides et ayant de la mémoire.
[1] Nous rappelons à nos lecteurs que le contournement de Maubeuge était prêt dès les années 70, que les crédits attendaient au Ministère de l’équipement, que, s’il n’a été réalisé que dernièrement soit 30 ans plus tard, ce n’est que le fait des incompétences et mésententes successives des élus de l’époque à Hautmont, Maubeuge et Feignies, parfois membres du même parti d’ailleurs !!!
Relocalisons Copenhague
septembre 17, 2009 at 7:29 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, Solidarité Pétition, social | 1 CommentTags: Relocalisons Copenhague
Relocalisons Copenhague
Du 7 au 19 décembre 2009 aura lieu la Conférence de Copenhague, dont l’objectif est de donner suite au protocole de Kyoto.
A l’occasion de cet événement, une mobilisation internationale visant à faire pression sur les négociateurs est programmée. Des délégations du monde entier iront à Copenhague et organiseront sur place des actions.
Si envoyer des délégués susceptibles de suivre et, si possible, d’intervenir dans les négociations nous semble indispensable, nous trouvons aussi cela notoirement insuffisant, et certainement pas à la hauteur des enjeux.
En effet, depuis la signature de Kyoto en 1997, la situation a beaucoup empiré, mais elle a aussi évolué en termes d’alternatives.
- Elle a empiré car, alors que les causes humaines des dérèglements climatiques sont désormais irréfutables, ces derniers ne cessent pourtant d’augmenter du fait de la logique d’un système qui ne peut que fonctionner sur la base d’un productivisme et d’une surconsommation toujours croissants. Pour l’heure, la collectivité scientifique internationale préconise une diminution de 50% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 (soit plus de 80% pour les pays riches) afin de rester en deçà de l’augmentation globale de 2°C de température au-delà de laquelle la situation deviendra incontrôlable. Cet objectif est inatteignable dans le cadre de ce système, et cela même si toutes les volontés s’y attelaient, ce qui est loin d’être le cas. Si on ajoute à ce constat les effets cumulatifs des récentes crises financière, alimentaire, des divers conflits armés, on ne peut que craindre le pire pour l’avenir.
- Les choses ont cependant évolué car, face à cette situation, un mouvement aux multiples formes s’est constitué et se développe : prises de conscience et de responsabilité individuelles, alternatives de toutes sortes, projets politiques portés par des mouvements comme ceux de la décroissance, des villes en transition… Parmi les caractéristiques communes à ces mouvements, outre la nécessaire sobriété individuelle et collective, une démarche essentielle est la mise en place par les populations elles-mêmes, sur les lieux où elles vivent, d’une relocalisation de toutes les activités qui peuvent l’être, tant aux niveaux écologique, économique et social que politique.
La tenue de la Conférence de Copenhague est une occasion unique de mettre en lumière et de renforcer ces mouvements, ainsi que l’alternative globale dont ils sont porteurs : ce projet de société radicalement opposé à celui des fossoyeurs de notre planète. Car il s’agit bien aujourd’hui de l’affrontement de deux modèles de société, l’un mortifère, l’autre garant de la vie sur terre.
C’est pourquoi nous proposons de relocaliser Copenhague.
Beaucoup d’entre nous n’iront pas à Copenhague, pour des raisons de choix ou tout simplement par manque de disponibilité ou de moyens. Nous ne voulons pas pour autant rester spectateurs de la comédie qui risque de s’y jouer.
Nous proposons donc :
- de créer partout des collectifs locaux, regroupant et fédérant sur le terrain, autour de mobilisations locales, les alternatives et initiatives de tous ordres ;
- de programmer des actions à définir ensemble dans la période de la Conférence, avec un point culminant le 12 décembre, journée de mobilisation internationale ;
- de préparer un appel international à la création de collectifs.
Cet appel est lancé à l’occasion de la Semaine de résistance à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique, France), le 8 août 2009.
Premiers signataires : Michel Bernard (Revue S!lence), Brigitte Beroldo (Décroissante), Brigitte Bonnefille (AdOC France), Emmanuel Boutet (Relocalisons), Thierry Brulavoine (AdOC France), Albano Cordeiro (Alter Ekolo), Alain Dordé (Les Amis de la Terre France), Jean-Michel Duclos (AlterEkolo Auvergne), Clément David ( HALEM), Thierry Eraud (Militant anti-OGM), Frederic Geral (Le Sens de l’Humus), Jean-Louis Gueydon (Fondation pour une Terre Humaine), Gilbert Haumont (Objecteur de crossance), Patrice Kappel (ELAF 81), Bernard Legros (AdOC Belgique), Pierre Lucot (Utopia), Alicia Merino (Le Sens de l’Humus), Corinne Morel-Darleux (Parti de Gauche), Serge Muller (Amis de la Conf’), Reginald de Potesta de Waleffe (AdOC Belgique), François Schneider (Objecteur de croissance), Christian Sunt (AdOC France) .
Dutron Guy, Digny, 28,France, Co-porte-parole du RESEDA
Autres,
Tissier, Lyon, 69,France,
Sarrion, Marseille, 13016,France, « de l’association Vinaigre qui produit et publie le Journal Intime Collectif (ejic.com) et Objectrice de Croissance »
JAHANDIER, MONTELIMAR, 26200,France,
JAHANDIER, MONTELIMAR, 26200,France,
Jean-Claude Besson-Girard, Malaucène, Vaucluse, France, « ENTROPIA, Revue d’étude théorique et politique de la décroissance »
COSSON Thierry, peyremale, Gard,France,
Serge Steyer, Le Bono, Morbihan,France,
Chalaye, Grenoble, Isère, France,
Rabie Joseph, Montreuil, 93,France,
DUCRUIX BRICE, THOISSEY, AIN, France,
Cordeiro Albano, , ,France,
Donaint Rémi, Paris, 75,France, « Objecteur de croissance »
Flipo Fabrice, , ,France,
LORUT Danièle, Paris, Citoyenne du Monde,
FERAL henri, Poitiers, 86,France,
Dalmasso Stéphane, Mouvaux, Nord (59),France, « Adhérent du Parti de Gauche et du Mouvement Utopia »
Thuault Stéphane, Villeneuve La Garenne, Hauts-de-Seine (92),France,
« Adhérent “Les Alternatifs” »
xxxxxxxx, Achères, 78,France,
xxxxxxxx, Mérignac, Gironde, France,
ROBERT Jean-Marie, Séné, Morbihan, France,
BERNET Marie-Pierre, Lyon, 69,France,
Schlotterbeck Frédéric, Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme, France,
Liegey Vincent, Paris, 75,France,
Ferrier Pacha, St Vallier , 71,France,
Jean-Luc Pasquinet, , 94,France,
Boutet Emmanuel, Villiers sur Marne, 94,France, « Initiateur de l’association Relocalisons ! (www.relocalisons.org) »
xxxxxxxx, , 31,France,
« ”Nous serons sortis du capitalisme lorsque les finalités, les buts que se donne la société, et les buts que les individus considèrent comme les plus importants dans leur activité, dans leur vie, seront des buts non économiques. C’est-à-dire des buts culturels, essentiels : des buts de qualité et non plus de quantité.” André Gorz – Extrait transcrit du film André Gorz de Marian Handwerker »
Rossignol Yvette, castres, 81,France,
Alliot Pierre, Romans, Drome,France,
Joncret Nicole, Mazamet, 81,France,
Croses Wilfried, Castres, Tarn, France,
CLEMENT Bernard et Marie-Line, , 02,France,
CRABBE-DIAWARA Marie-Odile, Besançon, 25,France,
« Alternatifs – conseillère municipale »
ABADA-SIMON Dominique, PARIS, 75,France,
Leboutte Francis, Tilff, Liège,
Jean FAUCHE, GARREVAQUES 81700, Tarn ,France,
Gilkinet Michèle, Villers-la-Ville, Brabant wallon, « Superbe initiative à soutenir »
Mengneau Michel, Benet, 85490,France, « Adoc Ouest – Il faudra attacher une importance particulière pour le REED lors de ce sommet. Car, détourné, il servira à une exploitation des forèts par le privé dont on n’imagine pas encore l’impact. »
Vaugon Pierrick, Bourbon-Lancy, 71,France,
Zaharia Raymond, Clamart, 92,France, « http://www.france-alter.info »
LEPAGE Alain G., SAINT-OUEN, 93,France,
CAGNY Richard, Marseille, 13,France,
Vitari Claudio, voiron, Isère 38,France,
Bouteiller Pascal, Le Rheu, 35,France,
MADELAINE Stéphane, Le Havre, 76,France, « Membre du Parti Pour La Décroissance (PPLD) et de l’Association des Objecteurs de Croissance (AdOC-France) »
Ondet Christophe, Achères, 78,France,
Reny Marie-José, Romans/Isère, Drôme,France,
Lepesant Michel, 26100, ,France
Premiers soutiens : les Objecteurs de Croissance (AdOC Belgique et ADOC France), la délégation des Alternatifs à la Semaine de résistance, la Fondation pour une Terre Humaine, Relocalisons !
Reseau Euro-Méditerranéen Social Ecologique Démocratique Altermondialiste – RESEDA -,
Contacts : adorde@gmail.com ; relocalisonscopenhague@ml.les-oc.info
Vidéosurveillance à Avesnes sur Helpe : Jacques Lainet s’adresse à l’Observateur de l’Avesnois
septembre 16, 2009 at 12:45 | In Citoyenneté, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, social | 1 CommentTags: Vidéosurveillance à Avesnes sur Helpe : Jacques Lainet s’adresse à l’Observateur de l’Avesnois
Vidéosurveillance à Avesnes sur Helpe : Jacques Lainet s’adresse à l’Observateur de l’Avesnois
L’affaire est en route depuis un petit moment déjà….tout est petit dans cette affaire !! Alain Poyart, le maire UMP d’Avesnes veut des caméras dans sa ville. Il l’a expliqué dans le plus pur style « petit blanc » réactionnaire et emberlificoté qui lui est cher.
http://www.dailymotion.com/video/x92go6_alain-poyart-video_news
Ce projet n’a pas laissé indifférents les avesnois et un groupe citoyen se rassemble pour s’opposer à ce projet.
Notre camarade Jacques Lainet suit l’affaire de près mais une certaine presse locale ne nous aide guère ….normal quand on la connaît ! Service minimum garanti !
Qui est l’Observateur de l’Avesnois ?
L‘Observateur de l’Avesnois est édité par la société L’Observateur SA, filiale du groupe Sogemédia. Son Président est Jean-Pierre Vittu de Kerraoul. La Sogemédia est le premier groupe indépendant de Presse hebdomadaire en France, Sogemedia édite dix-huit titres centrés principalement sur les départements du Nord, de l’Aisne, de l’Oise, de la Somme, du Pas-de-Calais, mais elle sévit aussi dans les Hautes-Pyrénées, et en Dordogne. Avis aux copains de ces régions !
Ce titre est né en 1834. Il devient au début du XXe siècle la propriété de Louis Loucheur, un polytechnicien qui a laissé deux théorèmes à son nom et une carrière politique impressionnante : il sera quinze fois ministre.
« L’Observateur » reste clairement républicain avec l’actionnaire suivant, un autre très grand nom de la IIIe République, Léo Lagrange, créateur des auberges de jeunesse, député de la première circonscription et d’Avesnes en 1932 puis ministre de Léon Blum. Hé, oui ! Léo Lagrange fut notre député !
En 1975, le journal, à bout de souffle n’a plus que 8 pages. Il est tiré à 2.000 exemplaires. Un jeune (à l’époque) journaliste parisien de 27 ans, Jean-Pierre Vittu de Kerraoul, instruit par le secrétaire général des NMPP de l’époque, rachète le titre. Il en fera en vingt-cinq ans le pivot d’un groupe de presse hebdomadaire d’envergure, Sogemedia, plus de 200 salariés et 16 à 17 millions de chiffre d’affaires.
Pour voir Jean-Pierre Vittu de Kerraoul, c’est ici : Source http://vivrici.com/equipe_de_vivrici.html
Ce cher Vittu de Kerraoul a été jadis considéré comme proche des idées de l’agité du bocage, le vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon. Mais maintenant, ce dernier rentrant au bercail UMP et Poyart étant UMP même atypique …..suivez notre regard !!
Qui est Poyart ?
Alain Poyart source CG 59.fr
Poyart, pour sa part, fut député puis sortant battu mais ne laissa pas un souvenir impérissable ! Nous ne lui connaissons qu’une seule proposition de loi …il s’agissait de limiter le droit de grève des fonctionnaires !!! Voyez comme on est entre progressistes !
Il est toujours maire, conseiller Général, président de sa communauté de communes, président etc…. Le cumulard local pur jus.
Une pétition a par ailleurs été lancée contre ce projet de vidéosurveillance mais l’ineffable Poyart considère d’emblée que le débat est clos ! Ce faisant, il se montre égal à lui-même car nous avons gardé le souvenir (et la trace) d’un autre débat : celui du projet du Val-Joly si mal parti aujourd’hui malgré des investissement pharaoniques.
A l’époque, Poyart se déclarait partisan d’une concertation « de petit niveau » !!! On a le niveau qu’on peut !
Selon la Voix du Nord :
Dans une lettre que le collectif a adressé au maire d’Avesnes, celui-ci espère « que vous ne vous obstinerez pas à considérer une telle demande comme nulle et non avenue ». Le maire Alain Poyart considère que le « débat sur la vidéosurveillance est clos. J’ai dit pendant la campagne électorale que j’installerai la vidéosurveillance. Les Avesnois qui ont voté pour moi sont favorables à la vidéosurveillance. On est en train de finaliser les autorisations en vue d’une installation de caméras courant 2010. Il n’y aura pas de débat public. »
Et si vous lui dites « Démocratie », Poyart vous répondra peut-être « petit niveau » !!! Il est vrai qu’avant d’entrer en politique, il fut le petit secrétaire d’une petite mairie ….Petit, petit, petit, petit ….comme pour les poulets !!
Dans ce débat sur la vidéosurveillance, l’Observateur semble avoir choisi son camp.
Ce qui a motivé le mail ci-dessous de la part de Jacques, co-président, avec Thérèse-Marie de notre association Hainaut Avenir Environnement :
Jacques Lainet et Guy Dutron lors de la présentation de Hainaut Avenir Environnement à la Voix du Nord Avesnes
contact@lobservateurdelavesnois.fr : à
l’intention de monsieur Olivier HURBIN
de LAINET jacques
co-président de HAINAUT AVENIR ENVIRONNEMENT
http://www.ldh-france.org/Citoyens-sous-video-surveillance
Monsieur Hurbin[1].
Dans la parution du 11 septembre de l’Observateur de l’Avesnois il est dit en page 10 rubrique « pour un débat public sur la vidéosurveillance», qu’une large majorité de français sont favorable à la vidéosurveillance y compris pour lutter contre la délinquance et le terrorisme.
Or ça n’est aucunement ce que montre un rapport du ministère de l’intérieur.
Par ailleurs ce type d’enregistrement est contraire à la convention européenne des droits de l’Homme et par l’article 9 du code civil.
Et quand aux dérives sur les transmissions…Celles ci confiées au privé………..
Enfin vous trouverez ci-joints les statuts de notre association, ou justement ce type d’atteintes aux libertés est mentionné.
Dans l’attente, recevez mes sincères salutations.
Le co-président Jacques Lainet
Comme nous ne comptons pas trop sur l’Observateur pour relayer nos positions et, charité bien ordonnée commençant par soi-même, nous rendons publique notre intervention par le canal de notre blog.
En nous réservant toutes voies de droit tous azimuts par l’intermédiaire de Hainaut Avenir Environnement.
Merci à Jacques pour son travail opiniâtre dont nous reparlerons dans un autre dossier : celui de la mise à quatre voies de la R.N 2 qui menace, notamment, toutes les nappes phréatiques de la région.
Dernière minute (de ce jour 16 – 09 – 2009) Monsieur Hurbin n’aime pas que l’on dévoile ses pratiques ! Il a déclaré aujourd’hui à Jacques Lainet, lors d’une rencontre avec le collectif, qu’il ne lui donnerait pas la parole ! Hé bien, nous la prendrons, Monsieur Hurbin ! Lors du débat. Vous n’en rendrez pas compte, bien entendu ! Vous avez dit information ?
[1] Hurbin : Rédac-chef de l’Observateur
CNP Assurances Banque Postale Caisses d’Épargne : Plaçons nos produits financiers, il en restera toujours ….des pertes pour les pauvres !!!
septembre 11, 2009 at 9:52 | In Altermondialisme, Caisse des dépots, Citoyenneté, Economie, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 1 CommentCNP Assurances Banque Postale Caisses d’Épargne : Plaçons nos produits financiers, il en restera toujours ….des pertes pour les pauvres !!!
Nous relayons ici un article paru sur Bondy Blog. Il nous semble très révélateur de la manière dont certaines institutions financières grugent les gens les plus modestes. Nous avons les mêmes informations à propos de deux de nos amies de notre collectif du Cambrésis. Ici, ce n’est plus la Banque Postale qui est en cause …ce sont les Caisses d’Epargne. La Caisse locale a fait souscrire à une amie, RMIste suite à la délocalisation de son entreprise textile, une contrat de SICAV Boursière et, évidemment, elle a perdu la moitié de son capital placé.
Dans les deux cas, il s’agit de produits de CNP Assurances. Quand on sait que CNP Assurances négocie actuellement une « Joint Venture » avec Médéric Malakoff dirigé par Guillaume Sarkozy, on voit bien les limites de cette « entreprise publique » principale filiale de la Caisse des Dépôts !!! Avec ces deux affaires, les deux principaux réseaux de vente de la CNP sont en cause …et avec une Joint Venture, on peut s’attendre au pire compte-tenu des qualités de gestion de frère du Nano Vagal dont la boite de textile fit jadis faillite !! Vous trouverez en fin d’article d’autres informations sur cette affaire de Joint Venture ; ci-dessous, l’article de Bondy Blog : http://20minutes.bondyblog.fr/news/200909101300/le-banquier-et-le-client-illettre
Le banquier et le client illettré
Jeudi 10/09/2009
A cause de la crise boursière, Ali Kella, un retraité manceau, a perdu 2000 euros sur un contrat d’assurance-vie rémunéré en partie en actions. S’estimant abusé, il veut les récupérer.
En 2006, Ali Kella, âgé de 73 ans, a souscrit un contrat d’assurance-vie que lui soumettait un conseiller financier de la Banque postale d’Allonnes (située en périphérie du Mans). Ce contrat, au joli nom de Vivaccio Harmonie, permet à l’assuré défunt de transmettre un capital à ses proches sans passer par la case notaire. Dans la convention, Ali Kella a opté pour la formule Vivaccio Actions ». Un capital de 30 000 euros a été investi, 80 % en fonds euros, sans risques, et 20 % en bourse, dont le capital peut varier à la hausse ou à la baisse. L’intéressé a versé 1050 euros en guise de frais d’ouverture du compte.
Selon le directeur de la Banque postale, « Monsieur Ali Kella correspondait parfaitement au profil du contrat Vivaccio Harmonie. Pour deux raisons essentielles. La première en raison de l’épargne qu’il possédait ; son livret d’épargne logement et son Livret A étaient pleins. Deuxième raison, son âge. »
La crise boursière de 2008 a fait perdre 2000 euros à l’assuré. Il ne s’est jamais aperçu de cette perte. Pour la simple raison qu’il ne sait ni lire ni écrire. C’est sa fille qui par hasard, est tombée sur un courrier en provenance de la CNP assurance qui détaillait la répartition et l’évolution du capital de son père au 31 décembre 2008. D’un strict point de vue procédural, la Banque postale a semble-t-il respecté les termes du contrat. « Nous avons envoyé à Monsieur Ali Kella un certificat d’adhésion et une notice descriptive, affirme le directeur de La Poste. Dès réception de ces documents, l’assuré avait un mois pour se rétracter. Au-delà du terme, son silence valait acceptation. »
Sa fille condamne le comportement de l’établissement financier : « On n’aurait jamais dû lui faire souscrire ce contrat sans la présence d’un membre de la famille. Certes, mon papa était au courant de l’existence de ce contrat mais il ne savait pas que 20% du capital investi était côté en bourse. D’ailleurs, il ne sait même pas ce que veut dire la bourse. J’ai vu a posteriori comment le directeur financier expliquait la situation à mon père. Il avait un discours ultra-technique. Même un profane lettré ne comprendrait pas tout, moi par exemple. Chaque terme technique qu’il utilisait, je lui en demandais la définition et l’explication. Si le conseiller financier avait dit clairement à mon père qu’il risquait de perdre de l’argent, jamais il n’aurait souscrit la formule Vivaccio Actions. »
Il y a quinze ans, Ali Kella a pourtant consenti à contracter un contrat en SICAV monétaires. Il s’agit du même processus que le contrat litigieux à la différence que les risques encourus sont minimes et les intérêts peu élevés.
D’après le directeur financier de la Banque postale, « l’assuré a toujours eu le désir de faire rémunérer son argent. Dans le passé, il avait tellement d’argent qu’il nous a proposé d’ouvrir un livret B (26 % d’impôt sur les intérêts) ». Il ajoute, au sujet de l’illettrisme, « que l’assuré comprenait ce que le conseiller financier lui proposait. Il y a une différence entre ne pas savoir lire et comprendre ce que votre interlocuteur vous dit. »
Le scénario s’est reproduit avec l’épouse d’Ali Kella, également illettrée. Le 23 juillet 2008, un conseiller financier de la Poste lui a fait souscrire un contrat en euros, sans risque. Selon le directeur Financier, « cela permettait à Madame de basculer l’argent de son époux – s’il venait à décéder – sur son compte, et ce sans aucuns frais et sans contraintes supplémentaires. Fiscalement, elle ne perd rien ». Elle n’a payé que 75 euros de frais d’entrée mais aucune somme n’a été investie.
La fille du couple n’a pas l’intention de clôturer le compte en euros « parce que d’une part, c’est un contrat qui présente après tout des avantages sur la partie fonds euros et donc je tiens seulement à clôturer la partie en actions de mon papa. Mais avant tout, je tiens à récupérer les 2000 euros qu’il a perdu. Pour cela, je me fondrai sur le défaut d’information. »
Face à cette requête, le directeur financier de la Banque postale d’Allonnes a propose à l’assuré deux solutions : « Soit, lui a-t-il dit, vous faites une réclamation auprès de la Banque postale, vous demandez la clôture de l’intégralité du compte. Au passage, vous récupérez la somme X inférieure au capital. Mais si vous voulez récupérer les frais d’entrée, la réponse sera pourra être positive ou négative. A mon sens, elle sera négative. Soit, deuxième solution, on en reste à la formule Vicaccio Sécurité, c’est-à-dire qu’on ne pourra pas perdre d’argent. Le capital n’augmentera pas plus de 4% par an. On garde alors le contrat pendant deux ou trois ans, les intérêts perçus vous permettront d’obtenir un capital supérieur aux 30 000 euros initialement investis. Je vous conseil d’opter pour la deuxième solution. » Heuh….
Mimissa Barberis (Bondy-Le Mans)
Revenons à la Joint Venture CNP Assurances – Malakoff Médéric.
Selon nos analyses, il semble que cette affaire, vraisemblablement ordonnée et directement imposée par le Château Présidentiel, ne fasse pas l’unanimité au sein de la haute direction de la CNP. Il y a des regards et des phrases sibyllines qui ne trompent pas !
D’autre part, toutes les organisations syndicales et le Comité d’entreprise de la CNP ont assigné celle-ci en justice car ce n’est pas la grande transparence. Le dénommé Gérard Ménéroud , par ailleurs représentant du MEDEF au conseil d’administration de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) est en première ligne. On peut compter sur lui pour être larvaire jusqu’au bout !! Lui qui est déjà présent dans de multiples instances avec les jetons de présence y afférents pense à sa « chère » carrière….faut bien payer le scotch !!!
G. Ménéroud source CNP-Finances.fr
Une petite photo à la dimension du personnage !
L’assignation devant le TGI de Paris peut se retrouver en appel et plus si affinités ….autant dire que la Joint Venture prévue au 1er janvier 2010 a du plomb dans la carcasse !!!
Nous n’entendons pas ici que Ménéroud soit plombé …encore qu’il soit un amoureux parfois transi….
D’après nos informations, d’autres assignations suivront en vertu du vieux principe judéo-chrétien selon lequel « qui aime bien, châtie bien » ! Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour vous châtier considérablement, les gugusses !
En attendant, amis lecteurs, regardez-y à deux fois avant de signer quoique ce soit avec ces requins ! Demandez des conseils financiers à ceux qui connaissent, y compris à nous si vous le voulez.
Nous vous garantissons anonymat, conseils compétents et impartiaux de tout un réseau d’amis.
La finance est une chose trop grave pour la laisser aux financiers !
Première université d’été de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Aubagne, du 27 au 30 août 2009, point de vue critique du RESEDA
septembre 7, 2009 at 12:43 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Féminisme, Politique, Société, Solidarité, social | 6 CommentsTags: Aubagne, du 27 au 30 août 2009, point de vue critique du RESEDA, Première université d'été de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique
Première université d’été de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Aubagne, du 27 au 30 août 2009, point de vue critique du RESEDA
Bonjour à tous nos lecteurs, de pls en plus nombreux (entre 500 et 600 par jour) malgré l’absence d’article durant dix jours.
Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu critique que nous livre l’amie Hélène Lacheret de l’Université d’été de la Fase. Il va sans dire que je le partage.
Nous étions donc deux à représenter le RESEDA à Aubagne ; Geneviève Sabathé n’avait pu se libérer… elle a trouvé du boulot !!!
Pour ma part, j’ai passé l’essentiel de mon temps à notre table de presse. Nous y présentions avec Hélène :
- Le Manifeste du RESEDA,
- L’excellent travail de Michel Lepesant intitulé « Les trois pieds politiques de l’objection de croissance », http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/08/14/tripode
- Une réédition à nos frais du vieux travail du PSU sur l’autogestion dans les années 70 … pas la peine de refaire ce qui a déjà été fait même s’il reste du travail !!!
- Hélène et moi présentions aussi nos bouquins respectifs.
Le reste de mon temps, je l’ai consacré à des conversations interpersonnelles bien plus enrichissantes que ce que vous découvrirez ci-dessous.
Au plan politique, je n’ai commis réellement qu’une intervention et j’en rends compte publiquement à mes camarades. Trois minutes lors de la séance de clôture, c’est bien court. J’ai insisté sur les points suivants :
- le soutien à l’intervention d’Hélène qui m’avait précédé sur la question du travail et du SMIC
- Une autre question qui fâche sur l’unité : faisons-nous, dans cette FASE, l’Unité pour l’unité ou l’Unité pour défendre des valeurs ?
- Si oui, ce que j’espère, nous ne pouvons passer à la trappe certaines questions en faisant semblant d’être d’accord !!!!
- Sommes-nous tous d’accord sur l’Europe que nous voulons ? NON !
- Sommes-nous d’accord sur ce que j’appelle « un revenu d’existence » ….NON !!
- Sommes-nous tous d’accord sur la question liée Productivisme-Anti productivisme ? NON !!
- L’heure me semble donc être, non au grand-messes mais au travail acharné, en petit groupes, aux échanges tous azimuts, à la confrontation des idées puis aux synthèses et aux choix….ET QU’ON NE VIENNE PAS ME PARLER DES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES !!!! JE M’EN TAPE !!!!
- Il y a une vie en dehors et après les élections et cette vie est très dure pour la majorité de nos concitoyens.
- Pour cela, il faut partir d’une analyse et, singulièrement, de l’analyse de la crise qui nous frappe et dont nous ne parlons jamais alors que les boites ferment partout et que nos frères humains sont mis sur le pavé !
- Je redis que cette crise est LA CRISE de la mondialisation capitaliste, de la globalisation financière, de la libéralisation forcenée de flux financiers depuis près de 30 ans.
- Je redis que cette crise est bel et bien devant nous et pas derrière !! Et que disons-nous à ses victimes, RIEN !!!! Nous sommes dramatiquement muets !!!
Pour conclure ma petite partie de ce compte-rendu à quatre mains, je dirai qu’il m’a semblé que mes propos avaient touché une part non négligeable de l’auditoire. Beaucoup sont venus me le dire après la réunion ; c’est bien, mes camarades mais C’EST PEU.
DITES-LE FORT ET CLAIR NON DE DIEU !!!!
L’HEURE EST A L’APPROFONDISSEMENT, AU TRAVAIL COLLECTIF SUR NOS CONTENUS, PAS AU MONOPLY ELECTORAL !!!!
Seuls Bernard Floris et Pascale Perrin ont dit ce que j’étais venu pour entendre !
Merci Pascale, merci Roflisse
Je poste volontairement, en même temps que ce compte-rendu un article récent de jacques Attali et notre critique qui montre bien les contradictions internes du camp capitaliste dont nous devrions pouvoir jouer.
Je laisse la parole à Hélène en faisant mien tout ce qu’elle écrit
Guy Dutron 7 septembre 2009
Première université d’été de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Aubagne, du 27 au 30 août 2009, point de vue critique du RESEDA
Par Hélène Lacheret
La poésie est dans les marges, disait Paul Eluard, la politique aussi, serais-je tentée de rajouter. Je = Hélène Lacheret, membre du RESEDA et objectrice de croissance, de Nyons dans la Drôme.
L’intérêt de tenir une table de presse et de ne venir participer aux plénières que de façon épisodique, c’est d’occuper la position privilégiée de l’observateur. Critique n’est pas un mot négatif mais un mot qui invite au débat : j’ai bien envie qu’on débatte à partir de mes observations :
° Première impression :
le prix ! Soixante euros pour participer à cette manifestation, sans compter le transport et l’hébergement ; pas moyen de séparer la participation du prix des repas – repas sur plateaux jetables, bouffe industrielle, plastique, bière Kro et Coca… quand mettrons-nous nos pratiques en adéquation avec nos volontés de sortir de la société capitaliste (question qui fait mal : voulons-nous tellement sortir de cette société marchande ?) Pour info, à la Ferme de la Batailleuse (Doubs), aux rencontres organisées par les Objecteurs de Croissance, l’an dernier, les repas complets, équilibrés, bios, étaient proposés à 1,50 euros. Avec ça, on était nourri de manière saine et goûteuse. Si on voulait des à-côtés (pain, vin, fromage, fruits…) on payait en plus mais, au moins, tout le monde pouvait participer sans que le fric (le manque de…) soit une barrière insurmontable. Il y avait un tableau sur lequel les volontaires cuisine, service, vaisselle s’inscrivaient et cette organisation a fonctionné.
° Le prix, disais-je : où sont les chômeurs, “bénéficiaires” des allocations sociales et autres victimes de la mondialisation marchande ? Et les jeunes ? A table, dévorant le contenu des fameux plateaux, beaucoup de têtes ornées de cheveux gris et de rides expressives. Certes, le poids de l’expérience est précieux mais où est la fougue de la passion ? Encore que, malgré leurs décennies, certains d’entre nous n’ont pas déclaré forfait sous cet aspect-là.
Bon, peu de jeunes, pour un débat qui les concerne aussi : que faisons-nous pour changer la donne ?
° Le fonctionnement :
c’est étrange, j’avais l’impression d’être revenue à La Louvesc, deux ans en arrière, lorsque que j’ai vu le fonctionnement, sauf que là-bas, c’était plus rustique, moins cher et qu’on avait besoin de se serrer de près pour se tenir chaud. Avec toute l’expérience que nous avons acquise, quand nous disciplinerons-nous pour cesser de vouloir débattre en plénière ? Même si le résultat est relativement lisse et poli, hormis le coup de gueule bienvenu de Bernard Floris et de Pascale Perrin, il n’y a pas de débat en plénière mais une succession d’interventions et ce n’est pas ainsi que nous allons avancer vers les convergences ni surtout, acquérir un poids de conviction qui nous rendra incontournables dans le débat public. On ne débat pas en plénière, on y fait des synthèses de ce qui s’est débattu et construit en petits groupes et en ateliers : qu’au moins l’expérience du Mai serve à insister sur cette évidence.
° Pourquoi me permets-je de dire que les coups de gueule en question sont salutaires ?
- Le premier lancé par Bernard Floris de Grenoble, parce qu’il pose LA question incontournable : pour sortir du capitalisme, il faut poser la question du sens, celle de la marchandisation de la société, de l’usage, de la nécessité… de ce que nous souhaitons faire de nos vies
- Nous ne pouvons plus défendre l’emploi en tant que tel, nous devons nous demander en quoi ce travail est indispensable, sinon nous devons le remettre en cause.
- Or Bernard constate qu’il y a une véritable résistance au sein de la FASE pour aborder ce débat central car il concerne nos valeurs fondamentales : de quelle société ne voulons-nous plus ? Sur toutes ces questions, je renvoie à l’excellent travail de Michel Lepesant qui a le mérite de poser toutes les questions liées à la transition entre la sortie du capitalisme et la concrétisation de l’alternative http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/08/14/tripode
° Pascale Perrin a posé la deuxième question qui fâche et qui est pourtant incontournable : comment fonctionnons-organisons-décidons-nous ? Sans tentative d’élaboration d’une réponse à cette question-clef, la FASE n’aura aucun pouvoir car elle n’aura aucune légitimité. J’ai eu le sentiment qu’il s’en est fallu de peu pour que cet atelier ne soit pas retenu. Pierre Laporte, en privé, m’a dit que ce n’est pas l’objet d’une université d’été. Pourtant, mes remarques sur le rôle des plénières montrent que la question ne se résume pas à un partage du pouvoir entre parti (les Alternatifs) associations ou groupes constitués (ACU, Alterékolo, CNCU,RESEDA,…) et individus. Comment fonctionnons-nous entre centralisme parisien et initiatives régionales ? Comment créons-nous de la motivation autour de nous ? Comment faisons-nous circuler l’information dans un espace saturé par trop d’infos ? Cet atelier a réuni une cinquantaine de personnes et a fait alterner la parole entre hommes et femmes. Je ne parle pas de ce qui s’est dit mais de la forme : certains parlent trop longtemps, s’écoutent parler, ce qui n’est pas respectueux pour le débat entre tous. Même là, le débat ne peut pas vraiment avoir lieu. Argumenter et contre-argumenter ne peut pas se faire à cinquante avec des tours de parole inscrits trop longtemps à l’avance or il n’y a que par cette construction dialectique commune que nous pourrons avancer ensemble vers des propositions réellement novatrices. Donc, il faut limiter les groupes à environ douze participants, quitte à faire plusieurs groupes sur un même thème.
Ça prend du temps ? Où est l’urgence ? Les élections ? Si nous ne sommes pas mûrs, nous ne serons pas audibles. Dans certaines régions, il sera peut-être possible de présenter des listes mais pas dans toutes … Est-ce un problème ? Sarkozy, me direz-vous. Une société de plus en plus totalitaire et répressive, répondrai-je, nécessite de construire une force réelle pour lui résister, ce qui ne peut pas se faire dans l’urgence ni en usant des vieilles recettes ni en proposant des slogans trop simplificateurs. Le peuple français est intelligent : il a même réussi à lire le Traité Constitutionnel Européen qui était pourtant parfaitement imbitable (ma volontaire familiarité est le signe du mépris que je manifeste envers ceux qui ont osé pondre une constitution aussi incompréhensible !).
• J’ai aussi été très choquée par une certaine “rigidité“ : qu’un groupe de cinq personnes déloge une trentaine de personnes en train de travailler, alors que ce groupe pouvait parfaitement se réunir ailleurs autour d’une table… m’a laissée sans voix. Peut-être n’ai-je pas tous les éléments pour comprendre mais tout de même, ça pose question.
• Le positif :
la réelle volonté affichée de tous les participants d’essayer de construire ensemble une force de convergence pour sortir du capitalisme.
• Le travail à faire :
le débat de fond à propos du contenu. Le moins qu’on puisse dire est que, venant d’horizons différents, nous n’avons ni les mêmes approches ni la même vision. Le premier débat que je propose, qui peut avoir lieu sur internet, si un lieu spécifique est créé sur le site de la Fédération, concerne un slogan réitéré que je trouve très réducteur et qui peut nous aliéner un frange importante de la population. Il s’agit du SMIC à 1500 €.
Je suis prête à entrer dans ce débat fondamental car il permet d’explorer de très nombreuses dimensions de notre vie en société qui ne se résume au travail salarié.
Bien que tout le monde soit surchargé, j’espère que les pistes que j’ai lancées vont être explorées afin que nous continuions à avancer ensemble.
SCOOP : Information à Sarkozy : Les français sont les plus productifs du monde !!!!
août 25, 2009 at 8:37 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 13 CommentsTags: SCOOP : Information à Sarkozy : Les français sont les plus productifs du monde !!!!
SCOOP : Information à Sarkozy : Les français sont les plus productifs du monde !!!!

Sarkozy va devoir apprendre à lire l’anglais et réviser son économie.
Voici une nouvelle qu’elle est bonne chers lecteurs ! Selon le très sérieux site économique américain The Business Insider (L’initié des affaires) voilà que nous en apprenons de belles !!! Dans un article intitulé « Les Français : Le Peuple le plus productif du monde » voici ce qu’il écrit …Nous vous livrons ci-dessous le lien vers le site (en anglais) et la traduction complète de l’article :
http://www.businessinsider.com/are-the-french-the-most-productive-people-in-the-world-2009-8
« Les Français : le Peuple le plus productif du Monde
Une nouvelle enquête d’UBS (Union des Banques Suisses) a montré que le français est celui qui continue à travailler le moins d’heures par an dans le monde. De nouveau, le français a devancé la concurrence.
Les gens travaillent une moyenne de 1902 heures par an dans les villes examinées alors qu’ils travaillent beaucoup plus longtemps dans des villes asiatiques et au Moyen-Orient … Les habitants de Lyon et Paris, par contraste, passent le moins de temps au travail selon cette comparaison mondiale : 1582 et 1594 heures par an respectivement.
En voyant ces données, certains pourraient critiquer le français pour sa paresse, mais ce serait manquer complètement l’objectif. Le message réel est ici que le français est probablement le peuple le plus productif du monde.
Pensez-y ! La France est 18éme en termes de PIB (de produit intérieur brut) par personne, à 36.500 $ par personne, travaille beaucoup moins que les nations les plus développées. Elle atteint son haut niveau de vie en travaillant 16 % moins d’heures que le citoyen mondial moyen et presque 25 % que ses pairs asiatiques selon UBS. De plus, si vous visitez la France, vous vous rendrez compte que le niveau de vie réel est probablement beaucoup plus élevé que les chiffres du PIB ne l’indiquent.
Ainsi, si on devait diviser le PIB par habitant (le produit intérieur brut) de la France par le nombre d’heures réellement travaillées, on constaterait probablement que le français réalise le plus haut retour sur investissement pour les heures de travail investies. L’Alpha Travail, si vous voulez.
Nous pouvons en réalité calculer cet Alpha Travail en utilisant les statistiques des comptes nationaux.
La France a un PIB/habitant de 36.500 $ et travaille 1453 heures par an. Cela donne un PIB/habitant/heure de 25,10 $. Les américains, pour leur part, ont un PIB/habitant de 44,150 $ mais travaillent 1.792 heures par an. Ainsi les Américains réalisent seulement un PIB/habitant/heure de 24,60 $.
Cela met l’Alpha Travail français à environ 0,50 $/heure au-dessus des USA. Cela peut sembler peu au premier abord, mais si vous les multipliez par des millions de gens et les additionnez sur quelques décennies, vous obtenez une leçon que le reste du monde pourrait apprendre.
La victoire n’est pas de travailler dur. C’est de travailler … intelligemment et moins. Comme le français sait le faire !!
Commentaire de notre blog : Voici donc une démonstration limpide de l’absurdité des conceptions défendues bec et ongles par notre nanovagal national !!
« Travailler plus pour gagner plus » qu’y disait le P’tit !! Mais on se fout de qui !! Travailler plus pour en mettre encore plus dans les fouilles de ses meilleurs copains, oui !! Voilà la vérité !
Nous espérons que ces données seront largement relayées et feront un sort aux errements néolibéraux du château du Faubourg Saint Honoré !
Notons que cette petite leçon de calcul vaut aussi pour Coué-Lagarde et sa camarilla de faussaires ! Votre nez s’allonge la fine équipe !!

Reste à demander des comptes à ces menteurs qui nous volent depuis des années….car l’affaire ne date pas d’aujourd’hui ! Vous les syndicats collabos, vous feriez bien aussi de réviser vos batteries ! Bonne rentrée, Petit !
Guy Dutron 25 août 2009
co-porte-parole du RESEDA
Militant SOLIDAIRES
Frèche Israël même combat pour la colonisation !
août 21, 2009 at 11:45 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 6 CommentsTags: Frèche Israël même combat pour la colonisation !
Frèche Israël même combat pour la colonisation !
Depuis 9 mois, le président de la région Languedoc-Roussillon a lancé une campagne de promotion de l’entreprise israélienne d’import/export AGREXCO (fruits et légumes et fleurs). Sous couvert de créations d’emplois, Frèche promeut son implantation dans le port de Sète : 200 emplois grâce à Israël clame-t-il à qui veut l’entendre.
Depuis des années la situation de l’emploi est dramatique dans la région et les politiques libérales nationales mais aussi régionales n’ont fait qu’aggraver la situation.
Crise, que de crimes on commet en ton nom !
Quand aux 200 emplois promis, faut voir !
Nous avons l’expérience, en Hainaut d’un projet, la base de loisirs du Val Joly où nos édiles nous ont promis, depuis des lustres, qui 300, qui 500 emplois, la main sur le cœur ! Au vrai, après plus de 40 millions d’€ français et européens investis, nous n’en sommes pas tout à fait à 50 !!!
LE PROJET AGREXO :
Quelles conséquences pour la société locale et régionale en termes :
- d’écologie,
- de santé,
- d’habitat.
Quelles conséquences de l’importation massive de fruits et légumes à des prix défiant toute concurrence pour les agriculteurs et primeurs de la région ?
Pour avoir des fruits et légumes faut-il les importer depuis des milliers de km grâce à des technologies coûteuses, des consommations d’énergie démesurées et une pollution accrue ?
Est-ce le seul mode de développement social possible et souhaitable ?
A eux seuls, chacun de ces motifs mérite que la « création d’emplois » sciemment agitée comme un leurre destiné à aveugler une population en désespérance d’emploi soit soumis à une étude serrée pour évaluer si le jeu en vaut la chandelle.
Les partis, syndicats ouvriers, salariés et paysans, les organisations altermondialistes et toutes celles qui d’une façon ou d’une autre se battent pour une autre approche éthique, économique, écologique du développement, pour un autre mode de société, possèdent, elles aussi, l’expertise pour répondre à ces questions.
Puisque le président de région a annoncé un plan d’investissement de 200 millions d’euros sur 10 ans, combien d’autres projets alternatifs pourraient-ils être mis en œuvre avec une telle somme ?
Combien d’installations de jeunes agriculteurs biologiques pourrait-on financer dans la région avec une infime partie de ces sommes ?
IL FAUT S’OPPOSER :
A toutes ces raisons s’ajoute un motif qui a lui seul serait suffisant pour s’opposer à l’installation de cette entreprise israélienne dans le port de Sète : la politique coloniale de l’état israélien.
Cette question n’appartient à personne et pas, notamment ? aux seules associations de solidarité avec la Palestine, pas plus que dans les années 70, la lutte contre l’apartheid en Afrique du sud n’a été l’apanage des organisations de solidarité avec la lutte des africains. Aurions-nous accepté dans les années 70 – au nom de la seule création d’emploi – l’implantation à Sète de l’entreprise « Outspan » en vue d’en faire la porte d’entrée européenne N°1 des fameuses « oranges Outspan » … boycottées dans le monde entier ?
Car c’est bien en ces termes que la question se pose en regard de la politique de l’état colonial d’Israël.
Nous ne vous ferons pas de longs discours, nous avons des images à vous montrer.
Rappellons tout de même que :
- G. FRECHE soutient la politique coloniale d’Israël ,
- Ses déclarations racistes sont connues,
- contre les Harkis qu’il a traité de « sous-hommes »,
- contre le « trop de blacks » dans l’équipe de France,
- sans compter son mépris des électeurs « J’ai toujours été élu par une majorité de cons » etc.
Inaugurant le festival international de danse de Montpellier il a accueilli une troupe israélienne par ces mots « Montpellier est le poste avancé de Tsahal ».
Chaque année G. Frêche participe en Juin au parc de Grammont (Montpellier) à la « journée de Jérusalem » où il braille : « Jérusalem est une et indivisible et la capitale éternelle d’Israël ». En violation flagrante du droit international et de l’ONU qui désigne Tel Aviv et non Jérusalem comme capitale d’Israël
AGREXCO FER DE LANCE DE LA COLONISATION : Agrexco est une entreprise israélienne d’import-export qui commercialise les fruits, les légumes et les fleurs. Agrexco-Carmel- ecofresh – biotop – jordan river (pour les dattes) sont autant d’étiquettes distribuées par AGREXCO. Propriété à 50% de l’état israélien et traite 70% des exportations israéliennes.
Ce qui fait sa spécificité c’est qu’elle emballe, exporte et vend tous les produits en provenance de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, c’est à dire en Palestine où elle applique directement une politique coloniale.
La vallée du Jourdain, située à l’est de la Cisjordanie, représente environ 24000 km2 soit presque ¼ de la Cisjordanie. En 1967 il y avait 350 000 palestiniens dans la vallée du Jourdain. Il n’en restait plus que 52 000 en 2007, soit moins de 15% de la population de 1967. Par contre il y a 7000 colons qui contrôlent 95% des terres et 98% de l’eau pompée dans de nouveaux forages à plus de 400m de profondeur. L’eau du Jourdain a été rendue inaccessible aux palestiniens par la construction d’une barrière métallique électrifiée dont la construction a permis la confiscation supplémentaire de 500 Km2 de terres palestiniennes.
Les 52 000 palestiniens restants sont parqués dans 32 villages dont 13 déclarés illégaux depuis 1967 et sont interdits de tout,notamment de permis de construire. 4500 palestiniens vivent dans les deux plus grands villages de Fasayel et Al Jiflik.
C’est à tout ceci qu’il s’agit de s’opposer.
Première réaction :
Jeudi 25 juin s’est tenue une journée de lutte contre Agrexco, à l’occasion de la session du conseil régional.
Entre 800 et 1000 personnes ont manifesté dans les rues de Montpellier. Deux marches partant des quartiers populaires de Nîmes et Montpellier, ont rejoint le cortège. A la fin de la manifestation sont intervenus Cimade, UJFP, Confédération Paysanne, CCIPPP, AFPS et le collectif Résistance 30.
Cette mobilisation, s’inscrit en plein dans la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions, elle va devoir s’amplifier.
Voici les images de ces manifestations tournées par Al Jazeera :
En arabe d’abord :
http://www.youtube.com/watch?v=ZMUQ3o-rPPY
En version sous-titrée ensuite :
Merci à Nabil Ennasri qui nous a transmis ces images ; vous le découvrirez dans ces reportages.
Nous rappelons à nos lecteurs qu’aujourd’hui 21 août, à 18 h 30, se tiendra un Rassemblement à Lille – Grand’ Place - Pour la libération immédiate de Salah Hamouri.
Deux combats que nous allons devoir mener, en même temps !

L’Histoire en Chansons
août 16, 2009 at 9:14 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Europe, Le coin des ziques qu'on aime bien, Mai 68, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, sarkosy | 14 CommentsL’ Histoire en Chansons
De tout temps, l’Histoire a été marquée par des chansons qui contribuent ainsi à notre connaissance. Impossible d’être exhaustif, évidemment mais voici un florilège. Certaines chansons sont à vomir, d’autres émouvantes …que nous le voulions ou non, elles sont l’Histoire ! Peu de textes beaucoup de liens pour vous en offrir un maximum.
L’épopée biblique :
Josué à la bataille de Jéricho par la grande Mahalia Jackson
http://www.youtube.com/watch?v=fY0G_S6ZrtE&feature=related
Un vieux spiritual par Louis Armstrong : Sometimes I feel like a motherless Child
On avance un peu …beaucoup même …l’an Mil et un peu après …l’épopée Cathare ….On n’est pas obligé d’aimer les phallus qui bordent l’autoroute…

Francis Cabrel, lui, n’aime pas trop !!
Les chevaliers cathares :
http://www.youtube.com/watch?v=fktY0ptO5mw
Encore un peu …Jeanne d’Arc ; une excellente interprétation de la Jeanne de Léonard Cohen :
http://www.youtube.com/watch?v=vmAIp4vsitc
Avançons encore …Madame de Pompadour ne plait pas à tout le monde ….

Gabriel Yacoub chante : Comprenez-vous ?
http://ticou.vox.com/library/audio/6a00f48cea66d4000200fa96881bbe0002.html
Et ça continue ….Contre La Poisson !! La Pompadour, favorite de Louis XV, était née Jeanne Antoinette Poisson
http://www.youtube.com/watch?v=-MoY5BhKy-8&feature=related
Sautons un roi….., la révolution, les révoltes, la chouannerie, la question sociale, la Commune de Paris
Qu’est-il ? Rien …Que veut-il ? Devenir quelque chose !! Le Tiers-Etat
http://www.youtube.com/watch?v=7dTC2rONNtM&feature=related
La Fête de la Fédération …14 juillet 1790 ….La bonne aventure oh gué
http://www.youtube.com/watch?v=7wki8_GhGck&feature=related
La Chouannerie : Le chant de l’armée de Charrette 1793

http://www.youtube.com/watch?v=yIg0xFy2TWQ&feature=related
L’épopée Napoléonienne…..Le rêve passe ….Une chanson créée par Bérard en 1907 à la gloire des armées napoléoniennes
http://www.youtube.com/watch?v=2yr5R4qAB2g&feature=related
Mais, les soldats, eux, pensent à autre chose : Ils demandent à boire à « l’aimable Fanchon »
http://www.youtube.com/watch?v=7W13psu5s00&feature=related
Ou bien préfèreraient être ….Après de leur blonde..
http://www.youtube.com/watch?v=C9xCSI26DVc&feature=related
Tout ceci se termine…..La Marche de la Garde Impériale à Waterloo
http://www.youtube.com/watch?v=FZ_SFLzt-n4&feature=related
Les journées de 1848 : Le chant des Girondins ; Chanson écrite à l’occasion de la représentation d’un drame “Le Chevalier de Maison-Rouge”, d’Alexandre Dumas et Auguste Maquet. La chanson fut un immense succès ….en 1847 …on pense déjà à 48 !
http://www.youtube.com/watch?v=O7ZE7kzcOj8&feature=related
Napoléon le Petit …tiens ? Déjà !! Le sire de fiche ton camp ….écrite sous La Commune …
http://www.youtube.com/watch?v=H2vDuCezDvo&feature=related
La Guerre de 70 …Sedan …La Commune ….Le massacre …La Semaine sanglante ..C’est François Béranger qui la chante …Nous le retrouverons.
http://www.youtube.com/watch?v=djuLvrGSFiI

Caricature de Déroulède
Mais les va-t-en-guerre sont à l’œuvre dont ce crétin de Déroulède en 1875 !!
http://www.youtube.com/watch?v=yUvMSrcreQY&feature=related
On la rechantera avant 14…Pour mobiliser les gogos !!
Mais, dès 1885 – 86… les luttes reprennent…l’espoir renaît ….Finalement, malgré « La tourbe des bourreaux gras » ….Elle n’est pas morte !!
Chantée ici par la grande Germaine Montero sur des paroles d’Eugène Pottier, l’auteur de l’Internationale.
http://www.youtube.com/watch?v=WUUC7Z3aaqo
Début du siècle les impérialismes s’affrontent ….encore un p’tit coup de Clairon, façon Botrel cette fois !!! On glorifie Rosalie, notre si bonne baïonnette cruciforme interdite par la convention de Genève …on s’en fout…ça rentre !!!! Allons ! Verse à boire, bourré, on monte mieux en ligne !!
http://www.youtube.com/watch?v=LkjEtFMmWdY&feature=related
Mais tout le monde n’est pas d’accord …1917 …Les mutineries…Craonne …Là, vous avez un article entier sur notre blog : LA CHANSON DE CRAONNE
Avec des photos et des images terribles.
Et les joyeusetés continuent…..L’intelligence militaire avance à grands pas, même quand on en a jusqu’à la ceinture …Graeme Alwright l’a écrite …l’anonyme de tout à l’heure nous le chante ; il s’appelle Michel !
http://www.youtube.com/watch?v=V5-rr4Aeuqc
La montée des périls …La Guerre d’Espagne : Chante Paco ! A galopar ! Avec la surprise d’un grand poète espagnol qui nous a quittés en 1999….
http://www.youtube.com/watch?v=15JfnrqBqSI

Munich
Encore une « bonne guerre » ….39-45 : The Kinks – Mr Churchill Says
http://www.youtube.com/watch?v=Fk24stOBie4

Mais ça résiste …pas autant qu’on nous l’a dit mais ça résiste ! Le Chant des Partisans…
http://www.youtube.com/watch?v=15JfnrqBqSI

Double lynchage à Marion Indiana 1930
En 1939, on applique toujours la loi de Lynch aux USA …d’étranges fruits pendent aux arbres. Billie Holliday chante l’une des premières chansons antiracistes : Strange Fruit !!!!!
http://www.youtube.com/watch?v=h4ZyuULy9zs
Toute la désespérance de l’occupation dans cette chanson de Léo Marjane : Seule ce soir ….
http://www.youtube.com/watch?v=via0kHcEV1A
Marlène Dietrich aussi résiste à sa manière : Lily Marlène dans un camp US en Alaska …
http://www.youtube.com/watch?v=oRxR7e2c2L0
La libération de Paris ..St Germain des Près …Les Zazous !! Une reprise de l’inoxydable Brigitte Fontaine ….
Ensuite …les trente glorieuses …Le progrès …. Soit pas cruelle … passe-moi un coup de fil !!!!
Mai 68 …Français-Immigrés Tous unis !!! Ouais …Pas tant que ça …n’est-ce pas François Béranger ?
Et ça continue ….Le chili …Pinochet …Rafles ..Stade de Santiago du Chili ….La junte assassine Victor Jara ..Julos Beaucarne écrit une Lettre à Kissinger : ici par Chanson Rebelle …
François Béranger avait raison …ça continue …Heureusement la jeune génération prend la relève ! Thomas Pitiot – Mamadou l’Etranger
http://www.youtube.com/watch?v=q0nMpiGZ1xc
Mais la génération d’avant est encore là ! Francesca Solleville nous résume tout ça façon Ferrat à la fête de l’Huma 2008 : Ma France…
Guy Dutron 16 08 2009
Les trois pieds politiques de l’Objection de croissance par Michel Lepesant
août 16, 2009 at 12:10 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | 4 CommentsTags: Les trois pieds de l’Objection de croissance par Michel Lepesant
Les trois pieds politiques de l’Objection de croissance
par Michel Lepesant

Notre ami Michel Lepesant est un petit cachotier ! Professeur de philosophie, nous le pensions en vacances ; en fait il était à Nantes pour s’opposer avec d’autres à un projet d’aéroport.
Mais Michel réfléchissait aussi et travaillait. Il vient de livrer un document de 54 pages intitulé « Les trois pieds de l’Objection de croissance » car Michel est objecteur de croissance et membre du RESEDA. Il préfère d’ailleurs dire : « Objecteur de conscience à la croissance ». Une trouvaille que je trouve intéressante et intelligente.
Il y en a d’autres dans son document que je viens de lire d’une traite tant il est clair notamment quand il qualifie de “trajet” notre objectif de transformation écologique et sociale…c’est bien plus parlant.
Ce texte est aussi un peu théorique…comment faire autrement …mais bien écrit. Notre petit RESEDA comptait déjà 4 écrivains ; si Michel le voulait, il serait bientôt le cinquième.
http://dutron.wordpress.com/2009/07/14/les-ecrivains-du-reseda/
Quand je pense que nous en attendons un autre incessamment sous peu…nous en reparlerons…,
d’ici à ce que des malfaisants ou des jaloux nous cataloguent ramassis d’intellos infréquentable,
y’a pas des kilomètres !! 
Le texte de Michel est bien trop long pour le format d’un blog mais Michel a eu la bonne idée de la mettre en ligne sur notre site national du RESEDA que vous devriez apprendre à visiter bande de flemmards !!
Vous pourrez donc le lire sur :
http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/08/14/tripode
Sur notre blog, je me contente de vous donner l’eau à la bouche avec le plan du travail de Michel

Introduction
a) Trois ambitions.
b) Deux écueils.
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1. Sortir de la Gauche.
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A. Ne pas être insensible à l’historique.
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B. Hypothèses historiques.
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C. Hériter du marxisme.
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a) Qui pour appeler à d’autres mondes possibles ?
b) Quand d’autres mondes seront-ils possibles ?
– Un principe de non-violence.
– Un principe d’horizon.
c) Comment d’autres mondes seront-ils possibles ?
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2. Sortir du Capitalisme.
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A. Le pied des expérimentations.
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a) Changer le monde sans prendre le pouvoir.
b) Quelles sont les conditions d’efficience de la masse critique ?
c) Les alternatives concrètes.
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B. Le pied spectaculaire.
a) Les pétitions.
b) Les manifestations.
c) Les votes.
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C. Le pied du projet.
En guise de conclusion : articuler les alternatives.
Quelques réponses à quelques questions.
Eléments de bibliographie.
Il y a peu, je publiais un texte en forme d’appel : « Pour construire la nouvelle utopie réaliste »
http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/06/17/Nouvelle-Utopie-R%C3%A9aliste
De son côté, Geneviève Sabathé travaille sur l’Usologie : « De l’usager à l’usologue, vers une politique de l’expérience ! »
Il me semble que tout ceci ne s’emboite pas si mal !!!
Une manière aussi de donner un début de réponse à l’un de nos amis qui très récemment sur notre blog nous disait tout le bien qu’il pensait du blog mais que ce qu’il manquait, c’était :
3°) des analyses globales au niveau politique, économique et écologique. Démonter, entre autres, tout ce qui se cache derrière le discours actuel des dirigeants ou opposants.
4°) des analyses sur ce qui se fait de bien dans le domaine de la réflexion. On a l’impression qu’il n’y a personne qui réfléchit ; je pense que ce n’est pas vrai mais que l’on n’est pas au courant.
L’auteur de ces lignes, c’est Ch’tiot Pierre de Quiéry La Motte (62) qui est aussi l’animateur du DAL Nord Pas-de-Calais.
Ben voilà, l’homme à la moto !! Tu as un commencement de réponse.
Guy Dutron 15 08 2009
Notre feuilleton de l’été “Les récoltes du siècle futur” Troisième Épisode Par Hélène Lacheret
août 12, 2009 at 3:39 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a CommentTags: Notre feuilleton de l’été “Les récoltes du siècle futur” Troisième Épisode Par Hélène Lacheret
Notre feuilleton de l’été
“Les récoltes du siècle futur”
Troisième Épisode
Par Hélène Lacheret
L’inexistence ou la dignité ?
I
Le soir, à neuf heures, il y avait déjà bien du monde chez Ali. Sonia et Taous achevaient la vaisselle, Ibrahim tenait le bar et Ali accueillait les amis. Il avait disposé les chaises en rond. Les uns après les autres entrèrent les Maheu, Pierre et Odile, Fathia, Leïla et Vladimir, Yamina et Rachid, Julien et sa mère, Quentin et son père et quelques habitués de l’hôtel. Ils furent bientôt rejoints par Ibrahim et Taous, Sonia s’étant proposée pour tenir le bar et Hannah et Dalila, les deux dernières filles d’Ali, veillant sur leurs neveux endormis. Une fois tout le monde installé dans un cercle aussi large que possible afin que tous puissent se voir, Ali prit solennellement la parole :
“Mes amis, depuis le temps qu’on se connaît, on est tous comme une grande famille. Je sais que je ne fais jamais appel à vous en vain. Et, ce soir, si j’ai pensé à vous réunir, c’est qu’il se passe des choses très graves. C’est comme une guerre qui ne dirait pas son nom. Alors on ne sait pas contre qui se battre. Mais si on ne se bat pas, bientôt, il n’y aura plus de vie possible, ni pour nous, ni surtout pour les enfants. Je suis sûr que parmi vous, il y en a qui savent déjà bien plus de choses que moi mais comme c’est Julien qui nous a fait nous rendre compte du danger, je propose de lui laisser la parole.
- Merci, Ali, dit ce dernier, mais je ne suis qu’un modeste étudiant de troisième année… et j’ai toujours trouvé les cours magistraux terriblement ennuyeux. Je crois que ce serait beaucoup plus intéressant de partir de nos questions à tous et d’apporter chacun notre pierre. Et puis on déciderait peut-être de faire quelque chose avant de se revoir. Parce que la bataille sera longue et difficile. Pour finir, j’ai apporté un grand bloc. Ce serait bien qu’on écrive les choses les plus importantes qu’on va dire. Est-ce que quelqu’un veut bien prendre des notes ?
- Moi, je veux bien !” s’écria Yamina. Pendant qu’elle se levait pour prendre le stylo et le bloc, un silence se fit. On entendait le brouhaha joyeux des consommateurs et des jeunes qui s’énervaient sur le baby-foot.
“Moi, j’ai des questions, murmura Fathia
- Plus fort, plus fort, crièrent quelques voix.
Alors, Fathia, avec un peu plus d’assurance : Tant pis si mes questions sont bêtes et si je parle un peu mal le français. Après tout, c’est trop grave. Alors moi je veux savoir pourquoi c’est la guerre et pourquoi on s’en est pas aperçu plus tôt ?
C’est Julien qui répondit : On ne s’en est pas aperçu plus tôt parce que ça ne s’est pas fait brutalement mais petit à petit. Et comme on entendait les médias d’un chœur presque unanime dire que la mondialisation allait nous sauver de la crise, au début on ne s’est pas méfié. Maintenant, c’est assez complexe à expliquer, ce système qui se transforme en arme contre les êtres humains, alors je vais partir d’un exemple concret que je vais prendre dans l’actualité. Au départ, l’économie avait pour rôle de répondre aux besoins des hommes et chacun s’était spécialisé et échangeait le fruit de son travail pour que tout le monde soit plus efficace. Avec l’industrialisation, au siècle dernier, ces spécialisations ont pris une ampleur énorme parce que les grandes entreprises avaient besoin de beaucoup de capitaux pour pouvoir fonctionner, le travail n’était qu’une petite part de l’entreprise.
- As-tu un exemple ? demanda Odile.
- Les mines en sont un bon. Il faut payer les ingénieurs qui font les études de terrain puis creuser les fosses, amener une voie de chemin de fer pour emporter le charbon extrait ; il faut du bois pour étayer les galeries, des berlines, une cage – c’est comme ça qu’on appelait l’ascenseur qui descendait à trois cents mètres de fond. Bref, une mine coûtait énormément d’argent avant de commencer à rapporter quelque chose. Pour trouver cet argent, les entrepreneurs proposaient des actions à la bourse. Une action, c’est comme si on achetait un petit morceau de l’entreprise. Si l’entreprise rapporte beaucoup de bénéfices, l’action rapporte beaucoup d’intérêts, sinon, l’action perd de sa valeur. On peut revendre une action. Dans un système où les entreprises sont privées, c’est juste que celui qui risque son argent en le prêtant à des entrepreneurs soit récompensé lorsque ceux-ci réussissent. Ce qui ne va plus du tout maintenant, c’est que les actionnaires, ceux qui prêtent leur argent, on dit aussi qu’ils placent leur argent, exigent 15% d’intérêt. Alors on voit des entreprises qui marchent, qui font des bénéfices comme Le Pneu, annoncer sept mille cinq cents suppressions de postes. Évidemment ça choque terriblement tous les salariés qui craignent tous d’être dans la prochaine charrette. Car ce n’est sûrement pas la dernière fois.
Et Vladimir, qui parlait parfaitement français mais avec un accent très identifiable, reprit :
- C’est vrai pour ces entreprises mais c’est tout le système qui marche sur la tête. L’économie n’est plus au service de l’homme, son seul but est le profit. On parle de la mondialisation comme d’une libéralisation du commerce pour le plus grand bien de tous les pays. En réalité, elle permet surtout une spéculation effrénée à laquelle nous participons tous à notre corps défendant. Je m’explique : les échanges financiers mondiaux représentent mille huit cents milliards de dollars par jour. Sur ce total, seuls 5% sont de réels échanges commerciaux. Et les zinzins, c’est comme ça qu’on appelle les investisseurs institutionnels, c’est-à-dire les assurances, les caisses de retraites… ne sont pas les derniers à spéculer.
- Ça veut dire quoi, spéculer ? demanda Rachid.
- C’est une sorte de pari, répondit Pierre. Tu imagines que tu as un peu d’argent à placer, par exemple une prime de fin d’année, exceptionnelle, dont tu n’as pas besoin pour le moment, de dix mille francs. Tu peux la mettre sur ton livret de caisse d’épargne, qui te rapportera 2,5%, donc, au bout d’un an, tu auras dix mille deux cent cinquante francs. Ça ne fait pas beaucoup. C’est pour cela que beaucoup préfèrent acheter des actions. C’est plus risqué mais ça rapporte plus. Par exemple, s’ils touchent 15 %, au bout d’un an, ça leur fait… qui a une calculette ?
- Attends, je vais chercher la mienne dans mon cartable, s’exclama Rachid.”
Pendant qu’il s’éloignait, ils se firent plus attentifs aux bruits du café. Une dispute avait éclaté et on entendait Sonia crier, ce qui ne lui ressemblait guère. Ali se précipita. Au bar, le beau Kader était accoudé et tenait à Sonia des propos qui, visiblement, la mettaient hors d’elle. Kader était la grande tristesse d’Ali. Ce gamin qu’il avait vu grandir, si beau, si solide avec un sourire comme un soleil dans son visage mat, était devenu hâbleur, grossier, désabusé. Il affichait son fric, sa B.M. blanche, ses costumes impeccables alors que nul ne lui connaissait d’emploi et tout le quartier le soupçonnait de vivre de trafics louches, voire de dealer. Ali ne pouvait pas lui interdire l’entrée du café, mais il le craignait. Pour l’heure, il essayait de faire du charme à Sonia, mais d’une manière si vulgaire qu’elle ne pouvait qu’en être profondément choquée. Ali s’interposa :
“Kader, cette jeune fille est sous ma protection, elle est comme ma fille et je veille à son honneur.
- Quoi, son honneur ? Une meuf qu’a traîné les routes on sait pas avec qui ? Karba, wesh !
Ali l’attrapa par le col :
- Kader, je t’interdis de parler ainsi. Qui tu es pour juger l’honneur des autres ? Tu es chez moi et chez moi, tu te comportes correctement ou tu ne rentres plus. Excuse-toi !”
L’emprise morale d’Ali sur le quartier était telle que le fier Kader s’excusa, paya et sortit en rouspétant.
“Sonia, si tu préfères qu’Ibrahim te remplace, dis-le moi.
- Non, ça va aller, Ali, maintenant qu’il est parti. Et s’il revient, je vous ferai signe.”
Rassuré, Ali retourna parmi ses invités non sans avoir demandé à Sonia d’apporter des verres pour tous et des jus de fruits.
“Que s’est-il passé ? demanda Leïla.
- C’est encore Kader qui fait des siennes. Il a manqué de respect à Sonia, mais je l’ai obligé à s’excuser. Quelle pitié, ce gamin ! Un jour on va le retrouver en prison, quel gâchis ! Quand je pense à son père, le pauvre, qui s’est toujours tué à la tâche à l’usine pour élever ses gosses ; il n’a pas mérité ça.
- Bon reprenons, l’interrompit Pierre, j’ai eu le temps de calculer : s’ils touchent 15 %, au bout d’un an, ça leur fait onze mille cinq cents francs. Enfin, 15%, ça permet de doubler sa fortune en cinq ans. La différence est astronomique mais elle demande de surveiller très sérieusement les résultats des entreprises. Dès que ceux-ci baissent un peu, l’actionnaire revend ses actions. Le grand jeu, c’est d’acheter les actions quand elle sont basses et de les revendre quand elles sont hautes pour faire du bénéfice. Les spéculateurs font des sortes de paris sur les entreprises, mais aussi sur le cours des matières premières, sur les monnaies. Leur but c’est de faire le maximum de profit mais ils n’aiment pas prendre trop de risques. Alors ils se comportent comme des moutons, si un gros décide qu’un placement ne vaut plus la peine, ils suivent tous le mouvement, ça occasionne des évolutions difficiles à gérer pour les entreprises. En fait, beaucoup d’entre elles n’ont pas tellement de liberté. Et le marché n’est pas rationnel… En fait, je t’avais demandé la calculette pour simuler ce que permet de gagner au bout d’un an 0,1 ou 0,2% quatre ou cinq fois par jour, sur, mettons, un million de dollars. C’est ce que font les spéculateurs et ça finit par faire un total insensé. C’est plutôt un ordinateur qu’il faudrait, pour pouvoir calculer de telles sommes…
- Oui, ça on peut dire que les spéculateurs sont fous, ajouta Marine, la mère de Julien. En 97, les investisseurs ont brutalement pris peur en Asie alors qu’ils ne cessaient de vanter les prouesses économiques de ces “dragons” comme ils appelaient les pays asiatiques. Ils ont brutalement retiré tous leurs avoirs, plongeant l’Asie dans la crise, mais aussi par ricochet la Russie et le Brésil. On a échappé de peu à une catastrophe mondiale…
- Ça, vous pouvez le dire, compléta Odile. D’ailleurs, moi je suis effarée lorsque j’entends parler du marché : “Le marché est inquiet… le marché est optimiste…” comme si c’était une personne dotée d’une conscience.
- On dirait un dieu, souffla Fathia. Seule sa fille aînée l’avait entendue.
- Parle plus fort, Ima, ce que tu dis est très juste.
- J’ai dit que c’est comme un dieu.
- Il y a une histoire dans la mythologie grecque qui me rappelle la situation actuelle.” Et Leïla se mit à raconter l’histoire du roi Midas que sa folie de l’or avait failli tuer. Ayant droit à un vœu pour récompense d’un service rendu au dieu Dionysos, il avait demandé que tout ce qu’il touche soit changé en or. La nourriture, l’eau, les êtres vivants, tout ce qu’il touchait devenait métal et il s’était lui-même condamné à mourir de faim et de soif. Heureusement pour lui, Dionysos accepta d’annuler le vœu et l’envoya se purifier à la source du fleuve Pactole qui depuis, charrie des paillettes d’or.
“Tu as très bien choisi ton histoire, Leïla, dit Julien. Nous sommes exactement dans cette situation. Une poignée de gens, par rapport à la population mondiale, s’est mis dans la tête que tout devait devenir du profit financier et a entrepris d’en persuader tous les décideurs. Comme ces gens possèdent beaucoup d’influence grâce à leur argent, leur culture, leurs relations et comme les gouvernements étaient un peu dépassés par les transformations du monde depuis la crise pétrolière de 1973, ça n’a pas été trop difficile. Mais maintenant, les résultats sont là et ils sont terrifiants. Je ne veux pas vous assommer avec des chiffres, mais j’en ai quand même apportés quelques uns, extraits essentiellement du Rapport mondial sur le développement humain, rédigé en 1999 par le Programme des Nations Unies pour le Développement, car ils sont très parlants : en 1960, l’écart entre les plus pauvres et les plus riches était de un pour trente. Aujourd’hui, il est de un pour soixante-quatorze, ce qui montre à quelle allure les inégalités s’accroissent. Un milliard trois cents millions de personnes disposent de moins de un dollar par jour alors que les deux cents personnes les plus riches ont doublé leur revenu entre 1994 et 1998.
- Ça fait combien, un dollar ? demanda Michaël.
- Environ sept francs, répondit Vladimir.
- Pierre, calcule combien ça ferait par mois pour une famille de quatre personnes, s’il te plaît, le pria Michaël.
- Voyons, sept fois quatre, vingt-huit ; fois trente, ça nous fait : huit cent quarante francs.
- Dire que nous pensions être pauvres ! s’exclama Gaëlle.
- Relativise ces chiffres, conseilla Vladimir, il y a des pays où la vie est moins chère. Cependant, c’est vrai : beaucoup trop de gens ne mangent pas à leur faim.
- Presque autant n’ont pas accès à l’eau potable, reprit Julien. Le double est privé d’une structure de soins correcte. Cent millions d’enfants vivent ou travaillent dans la rue. Plus d’un million de jeunes femmes, dont certaines sont mineures, sont envoyées de force à l’étranger pour y être prostituées. Deux cent cinquante millions d’enfants sont contraints de travailler pour survivre. Environ quatre-vingt-dix millions d’enfants n’ont pas accès à l’école primaire. Six milliards de dollars seraient nécessaires à l’éducation de ces enfants. On peut comparer ce chiffre à la dépense des Américains de huit milliards de dollars consacrée… aux produits de beauté. D’ailleurs, un adulte américain sur cinq est illettré. Environ huit cents millions de personnes ont faim dont huit millions dans les pays industrialisés. Les deux cents vingt cinq individus les plus riches du monde possèdent environ mille milliards de dollars. Ça fait autant que presque la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit 47% des hommes. D’un côté, deux cent vingt-cinq bonshommes, de l’autre, deux milliards sept cents millions ! Pardonnez-moi de vous avoir assommés avec tous ces chiffres, mais ils sont malheureusement extrêmement parlants.
- C’est terrible ! s’exclama Ali. Et dire qu’on a laissé faire par ignorance… ou par indifférence. Ça nous semblait trop loin. On entendait bien parler des drames, des famines, mais on ne savait pas comment agir, d’ailleurs on ne sait toujours pas comment agir.
- Moi, j’ai une petite idée, se risqua Xavier, mais avant de vous en parler, je voulais juste dire qu’ils ne sont pas bien malins, les maîtres du monde. Il y a des choses qui ne s’achètent pas, on pourrait dire que c’est à nous tous, à tous les vivants. A quoi leur servira leur fric, quand il n’y aura plus d’eau potable ? plus d’air respirable ?
- Et même, quand tous les autres hommes seront devenus si pauvres et si désespérés qu’il n’y aura plus un boulanger digne de ce nom, plus de maraîchers, plus d’éleveurs… compléta Yamina.
- Moi, je crois qu’ils doivent être très malheureux. Tout leur argent ne les empêchera pas de mourir et, en attendant, ils doivent se méfier de tout le monde, ils doivent tout le temps craindre de tout perdre, dit Fathia.
- Je propose qu’on achète deux cents vingt cinq pelles et qu’on les leur offre pour qu’ils commencent à creuser une tombe assez grande pour enterrer tout leur fric avec eux quand ils mourront. Ça leur tiendra compagnie en enfer, plaisanta Taous.
Tout le monde sourit et Fathia profita de cette diversion pour offrir à boire.
- Xavier, tu avais une proposition, reprit Julien après la courte récréation.
- Oui, j’ai été très choqué par ce que tu m’as expliqué à propos des chaussures de sport.” Et il fit un court résumé des informations que lui avait données Julien. “Alors j’ai décidé de me renseigner sur les marques et de ne plus porter celles qui maltraitent leurs ouvriers. Par contre, je ne sais pas où me renseigner.
- Moi, je pense que nous nous mettons dans une véritable dépendance avec ces marques – Ibrahim prenait la parole pour la première fois, mais avec quelle vigueur – Tous plus bêtes les uns que les autres et nous marchons à fond et nous obligeons les parents à se priver pour ces bêtises. Pourquoi payer si cher quand on peut avoir l’équivalent pour le tiers du prix ? Simplement parce que nous avons peur de ce que les autres vont penser de nous ? Nous avons peur de passer pour des pauvres ? Nous sommes pauvres, alors assumons-le avec intelligence. Nous avons bien mieux à faire de notre argent que d’engraisser des entreprises qui font leur profit à partir du travail des enfants. Et vous verrez qu’après, c’est nous qui allons lancer la mode des vêtements solides, sympas et pas chers et surtout…
- Éthiques ? lui glissa Julien.
- Qu’est-ce que ça veut dire ? demanda Catherine.
- Ça signifie “qui respecte certaines valeurs morales ou humaines” comme par exemple, des entreprises qui s’engagent à ne pas faire travailler d’enfants, à autoriser un syndicat, à respecter les horaires de travail, les conditions sanitaires…
- Moi aussi j’ai une idée, si Quentin est d’accord, proposa Michaël. Mme Léonor, la prof de français qui nous fait étudier Germinal, elle nous a demandé de trouver des sujets d’exposés. Moi, j’aimerais bien enquêter pour savoir s’il existe encore à notre époque des conditions de travail aussi épouvantables que celles des mineurs au siècle dernier. Après, on pourrait lancer le débat avec les autres élèves de la classe, si on a le droit de laisser faire ça.
- C’est une excellente idée, Michaël, se réjouit Pierre. Si vous voulez bien tous les deux, je vous aiderai à trouver des informations. Moi, je suis à la retraite, j’ai des loisirs. Alors que vous, vous risquez d’être pris par le temps avec toutes vos heures de cours et vos devoirs.
- Génial, je marche à fond ! s’écria Quentin.
- Et moi, qu’est-ce que je pourrais faire ? s’inquiéta Catherine.
- Nous, les femmes, qui faisons généralement les courses, dit Leïla, mais toi aussi, Papa, quand tu vas à Rungis, nous pouvons décider de boycotter, c’est-à-dire arrêter d’acheter, tous les produits des entreprises qui se comportent de manière indigne. Par exemple cette multinationale agro-alimentaire suisse qui fait mourir des milliers de bébés en Afrique pour écouler son lait en poudre.
- Comment est-ce possible ? s’étonna Gérard, le père de Quentin, un homme que le chômage avait fini par rendre taciturne et méfiant.
- Ses profits avec le chocolat et plein d’autres aliments ne lui suffisent pas alors elle inonde les maternités des pays pauvres d’échantillons de lait en poudre. L’entreprise connaît parfaitement les risques liés à l’emploi de ses laits dans ces pays, d’une part parce que les mères, souvent analphabètes, ne savent pas les doser, ni stériliser les biberons, d’autres part parce que l’eau est rarement potable et les nouveau-nés ne résistent pas aux maladies. L’Unicef estime à un million cinq cent mille le nombre d’enfants qui meurent chaque année car ils ne sont pas allaités au sein, compléta Leïla.
- Mais c’est criminel ! dégueulasse ! à vomir ! s’insurgea Gérard. Dès que j’ai la liste de leurs produits, moi aussi, j’arrête de les acheter. Et si Quentin et ses copains cessent de vouloir des vêtements de marque, eh bien je peux vous dire maintenant que ce serait un sacré cadeau pour nous, les parents.
- Je pense qu’il va bientôt falloir qu’on se sépare car il commence à être tard et demain, on travaille quand même à l’hôtel. Moi, je vous propose de vous apporter, la prochaine fois, une liste d’associations qui font déjà quelque chose. Vous verrez, ça redonne du courage. Ça serait bien aussi que chacun écrive toutes les questions qui lui viennent à l’esprit ou ce qu’il entend et qui le choque, pour ne pas oublier. C’est pas grave, les fautes d’orthographe, on est ensemble pour se battre, conclut Julien.
- Alors, est-ce que vous regrettez d’être venus ? questionna Ali.
Des “non” fusèrent de partout.
- Est-ce que vous voulez qu’on recommence ?
Cette fois-ci, ce furent des “oui”.
- Quand ?” Et après quelques discussions, on se mit d’accord pour se retrouver trois semaines plus tard, le vendredi soir, et pour faire passer entre temps les diverses informations par l’hôtel. Tout le monde remercia Ali et Fathia, tous semblaient plus heureux, moins soucieux et ce fut Catherine qui eut le mot de la fin : “Nous, on a la plus grande des richesses, on a notre amitié et ça vaut tout l’or du monde.”
II
Les choses roulèrent tout doucement sans amélioration pour Catherine, mais avec un léger mieux pour les jeunes. Quelque soit le temps, Xavier allait toutes les après-midi nettoyer la remise avec Fathia. Ils avaient déjà sorti d’innombrables objets entreposés là en attendant une improbable réparation : chaises auxquelles il manquait un barreau, où un pied était décollé, un cannage fendu, vaisselle ébréchée, lits enfoncés… Leïla avait suggéré d’appeler les Compagnons d’Émmaüs à l’aide. Ils vinrent avec un gros camion, ravis de l’aubaine et emportèrent cette masse d’objets inutilisés qu’ils s’empresseraient de remettre en état. Soudain, la remise parut spacieuse. C’était une pièce d’environ huit mètres sur quatre, au sol en terre battue et au toit de tôle. Les parois étaient en bois disposé en clins qui conféraient un air rustique à la bâtisse. Le mur donnant sur la cour de l’hôtel était coupé sur presque la moitié de la hauteur par un vitrage qui ne s’ouvrait pas mais donnait de la lumière. Une porte en bois fermant grâce à un cadenas, permettait de condamner l’accès au lieu. Dans un coin, près de la porte, on trouvait un lave-mains surmonté d’un robinet d’eau froide qui s’avéra très utile pour la suite des opérations. Car, si les Compagnons d’Émmaüs avaient bien contribué à déblayer, il restait encore un ”tas de saloperies” comme disait Xavier. Fathia et lui consacraient tous les jours deux petites heures à trier tout ce bazar et sortaient de là gris de poussière mais satisfaits de l’avancement de l’ouvrage. Fathia avait remis la main sur un carton à chaussures plein de vieilles photos. Ils étaient allés les regarder, après avoir fait un brin de toilette, en buvant un thé à la menthe avec Sonia. Ses questions étaient l’occasion de rappeler une foule de souvenirs heureux. On voyait les Maheu, peu après leur arrivée, lors d’une visite à l’hôtel : Étienne avait passé son bras autour des épaules de sa femme et les trois enfants étaient assis à leurs pieds. Il avait le même regard clair que celui de ses fils et le même air de franchise. Catherine était resplendissante, souriante, avec une apparence de santé et de fierté émanant de toute sa personne. Les gosses étaient mignons comme tout, surtout Michaël qui devait avoir six ans. Xavier se sentit ému aux larmes.
“Je me souviens de cette photo, c’est Leïla qui l’avait prise. Elle s’était acheté son premier appareil et pendant deux mois, elle a pas arrêté de bombarder tous ceux qu’elle connaissait. Garde-la, tu la donneras à ta mère, je crois pas qu’elle l’a déjà vue et ça lui fera plaisir, glissa Fathia.
- Comme vous étiez beaux, tous les cinq,” s’exclama Sonia. Et Xavier rosit sous le compliment. Décidément, plus il apprenait à la connaître et plus il appréciait la jeune fille. Il n’osait pas encore s’avouer qu’il était amoureux tant il faisait de complexes à cause de leur différence de niveau d’études. Mais sa présence le rendait délicieusement joyeux.
“Merci beaucoup, Fathia. On a très peu de photos de nous, c’est un cadeau super, M’man sera très touchée.”
Sonia, sollicitée, alla tirer de son portefeuille des photos des siens. Son père avait l’air sévère avec sa petite moustache et ses cheveux poivre et sel. Il était grand et sec. Sa femme, plus petite, était tout en rondeurs sans pourtant être forte. Les sœurs de Sonia lui ressemblaient étonnamment, aussi jolies qu’elle.
“La plus âgée, c’est Soraya et la deuxième, Saliha. Mon père voulait que nos prénoms commencent comme le sien : Saïd. Ils me manquent, tous.”
Visiblement, Fathia ne voulait pas la laisser s’attendrir :
“ Bon, il faut aller préparer la chorba. Ils vont bientôt arriver. On a presque fini le tri, demain, on pourra commencer à nettoyer. Les araignées vont pas être contentes. Embrasse les tiens, Xavier.” Et elle l’embrassa. Il aurait bien voulu en faire autant avec Sonia, mais il n’osa pas et se contenta de la saluer en baissant la tête.
Gaëlle et Xavier avaient aussi obtenu un rendez-vous avec un conseiller de la mission locale. L’homme était jeune et très chaleureux, il examina attentivement avec eux, qui avaient tenus à être reçus ensemble, leur parcours respectifs, leurs goûts et leurs aptitudes. Il était évident que Xavier n’éprouvait aucune attirance particulière pour la chaudronnerie ni pour le milieu de travail qu’elle impliquait : l’usine, et qu’il s’agissait d’une erreur d’orientation manifeste. Il aurait été bien plus heureux dans un métier du bâtiment, la charpente ou la couverture, qui permettent de travailler sur les chantiers, car il aimait l’impression de liberté que donne le fait d’exercer en hauteur. Malheureusement, toutes les formations étaient commencées et surtout complètes. Le conseiller proposa donc à Xavier de l’inscrire pour une session d’orientation approfondie, appelée “bilan de compétences” qui donnerait l’occasion de vérifier ses aptitudes et ses préférences. Il recevrait bientôt une convocation. Ensuite, il serait possible de lui proposer, s’il le souhaitait, une remise à niveau en Atelier Pédagogique Personnalisé, rémunérée, qui lui offrirait l’opportunité d’intégrer une formation qualifiante dans le domaine de son choix. Il lui suggéra de s’informer à propos des enseignements offerts par les Compagnons. S’il lui était possible d’y accéder, ils étaient une garantie de qualité qui le mettrait en mesure de se placer définitivement à l’abri du chômage.
Quant à Gaëlle, elle eut droit à une offre d’intégration immédiate en B.E.P. sanitaire et social, qui avait déjà commencé et dans lequel il restait deux places. Étant donné son niveau, ce retard ne devrait pas être un problème insurmontable. Le conseiller énuméra tous les secteurs d’emploi auxquels ce B.E.P. donnait accès, lui garantit qu’elle ne connaîtrait le chômage que de manière très épisodique et ne lui cacha pas que les offres les plus nombreuses étaient le fait des maisons de retraite. Il la prévint qu’elle devrait fournir un effort intense pour obtenir en un an un diplôme habituellement préparé en deux mais lui affirma que ce n’était pas impossible puisque le centre de formation où il l’envoyait affichait un score moyen de réussite à l’examen de 77%. Et puis, elle serait payée environ 2000 F, ce qui n’était pas négligeable. Et, vu son âge, si elle réussissait facilement, ce dont il ne doutait pas, rien ne l’empêcherait de poursuivre par la suite vers d’autres qualifications. Gaëlle exultait. Pour elle, c’était la première bonne nouvelle depuis le décès de son père. Certes, le centre de formation était peu facile d’accès et elle devrait se lever tôt pour être à l’heure. Mais elle se sentait de taille à affronter tous les désagréments tant elle se réjouissait de la joie prochaine de sa mère. Une liste de documents à fournir au centre le plus vite possible lui fut remise, accompagnée de quelques conseils et consignes. Xavier et Gaëlle quittèrent le conseiller avec la promesse de le tenir au courant de leur devenir.
En chemin, ils riaient comme des gosses à l’idée de la réaction de leur mère. Et en effet, ce soir-là, ce fut une vraie fête à la loge. On esquissa même quelques pas de danse sur un air de rock qui passait à la radio, puis la famille retrouva son sérieux. Il s’agissait d’examiner de très près le parcours en bus, de préparer les documents demandés, de trouver un cahier présentable, de se coucher tôt et d’essayer de dormir malgré l’excitation.
A cinq heures, Catherine était debout. Elle alla faire couler la repassette puis réveilla sa fille. Elles étaient terriblement nerveuses. Gaëlle se prépara avec soin. Elle avait relevé ses longs cheveux clairs en chignon et souligné d’un trait de khôl le contour de ses yeux, les faisant paraître plus clairs et plus grands. Ainsi, elle avait un visage menu de chat. Elle portait un pantalon et un pull noirs qui la rendaient plus mince et des ballerines sans talon. Sa mise était presque trop discrète mais Catherine se dit qu’elle était bien jolie et qu’il y avait longtemps qu’elle ne s’en était pas fait la remarque. Elle le lui dit et Gaëlle rougit. Elles parlèrent peu pendant le petit déjeuner, autant à cause de l’émotion que pour ne pas réveiller les garçons. Sur le pas de la porte, Catherine embrassa sa fille en lui souhaitant bonne chance.
Toute la journée, elle eut l’esprit ailleurs. Pourvu que tout se passe bien ! Pourvu que Gaëlle n’essuie pas une nouvelle rebuffade ! Et combien étaient-ils, dans ce centre ? Comment étaient les professeurs ? les camarades ? Se ferait-elle des amis ? Catherine avait toujours trouvé sa fille trop timide. À la différence de ses frères, elle n’était encore jamais parvenue à se faire une véritable amie. Si seulement elle arrivait enfin à aller un peu plus vers les autres…
Le soir, ils étaient tous réunis lorsque Gaëlle rentra, épuisée, vers dix-neuf heures. Mais elle souriait. Après avoir bu de l’eau à longs traits, elle s’assit et leur raconta. Ils étaient dix-neuf élèves dont seulement deux garçons : Claude, un grand Martiniquais très costaud et Thierry, un petit blond tout fluet. Le contraste était assez amusant. Les filles, elle n’avait pas encore eu le temps de s’en faire une idée. Tous avaient l’air très motivés. Ils avaient tous connu l’échec scolaire et ils étaient bien décidés à obtenir leur diplôme. Les professeurs étaient chaleureux et exigeants. Ils avaient vu aussi la coordinatrice du stage, une dame très pète-sec qui n’avait cessé de leur dire que, s’ils voulaient être payés, il ne fallait pas badiner en remplissant les dossiers. Comme quelqu’un demandait le sens de “badiner”, elle avait répondu qu’un dossier mal rempli ou incomplet recule le versement de la première paie d’un mois, ce qui était déjà le cas pour certains d’entre eux, et qu’elle comptait sur leur sens pratique pour apporter à leur dossier tout le soin nécessaire. Bien sûr, en cas de doute, on devait lui demander conseil, elle était là pour ça et il ne fallait pas se laisser effrayer par son côté un peu brusque. Cette remarque avait détendu l’atmosphère. Au programme, il y avait des matières traditionnelles, dont beaucoup de biologie et des enseignements pratiques de soins ou de puériculture. Ils devraient obtenir leur brevet de secourisme et effectuer plusieurs stages à l’hôpital, en crèche et en maison de retraite. Mais comme la formation paraissait très intéressante, Gaëlle était ravie et pleine d’entrain.
III
Michaël, lui, était complètement passionné par son projet d’exposé. Il avait changé d’attitude au collège comme si cette soirée avait provoqué une nouvelle motivation pour les études. Non qu’il n’eût plus de difficultés mais il ne les abordait plus de la même façon. Il avait cessé d’être passif et n’hésitait pas à questionner les professeurs même si ces camarades risquaient des moqueries. On aurait dit qu’il était devenu imperméable au regard des autres.
Pierre aidait Quentin et Michaël en consacrant beaucoup de temps à la recherche d’informations. Il s’était mis à fréquenter la bibliothèque assidûment. Ils se voyaient très souvent, tous les trois et apprenaient à mieux se connaître. Pierre en était ravi, il avait l’impression d’être le grand-père des deux jeunes et cela atténuait le regret qu’il avait de voir si rarement ses deux petits-fils. Son fils, Alain, avait épousé une Italienne et vivait à Milan, où il avait repris la petite entreprise de son beau-père. Il avait donc beaucoup de mal à se libérer pour venir voir ses parents et ceux-ci étaient coincés en France par l’emploi d’Odile qui ne bénéficiait que de cinq semaines de congés. Ils se voyaient deux ou trois fois par an, ce qui ne permet pas de se sentir réellement proches. Alors Pierre retrouvait une sorte de jeunesse à épauler les deux jeunes, il se sentait à nouveau utile et profitait de l’occasion pour donner un coup de pouce dans d’autres disciplines. Michaël avait le sentiment de retrouver un écho des discussions qu’il avait avec son père et qui lui avaient tant manquées. Quant à Quentin, il souffrait beaucoup de l’humeur aigrie du sien et s’épanouissait au contact de cet homme qui le traitait comme un égal. Les recherches étaient passionnantes, elles ouvraient toujours un champ plus large et les deux copains finissaient par avoir trop de matière. Pierre les aida à effectuer des choix pour ne garder que les exemples les plus éloquents. Il leur expliqua comment construire une introduction qui amène une véritable problématique qui fasse dresser l’oreille des autres élèves. La discussion pour déterminer le choix des exemples les plus choquants devant accrocher l’intérêt des camarades se révéla particulièrement ardue :
“On pourrait parler des enfants qui travaillent dans des mines, en Afrique, en Asie ou en Amérique Latine, sans équipements pour les protéger. Comme dans Germinal, ils sont exposés à une forte humidité et à des températures extrêmes. Ils souffrent de toutes les maladies respiratoires liées à la mine, de traumatismes dus aux chutes et aux éboulements, de surmenage… disait Quentin.
- Dans les mines d’or, c’est encore pire, ils risquent aussi d’être intoxiqués par le mercure, ajoutait Michaël.
- Il faudrait peut-être commencer par dire combien d’enfants sont concernés par le travail salarié, les freinait Pierre.
- Attendez, j’ai vu ça quelque part… Voilà, deux cent cinquante millions d’enfants âgés de cinq à quatorze ans travaillaient pour survivre en 1996 d’après le rapport du Bureau International du Travail, précisait Quentin.
- Vous vous souvenez, on a vu quelque chose sur les verreries ? C’était terrible ! questionna Michaël.
- Je crois savoir ce que tu cherches, regarde : “En Asie, il est aussi courant d’employer des enfants dans les verreries, ils défournent du verre en fusion à des températures comprises entre mille cinq cents et mille huit cents degrés. Ils restent de longues heures dans ces ateliers mal aérés où la température atteint quarante-cinq degrés. Les journées de travail sont souvent interminables : dix ou douze heures d’affilée,” lui souffla Pierre.
- Quand je pense qu’on se plaint d’aller au collège, murmura Michaël. On trouve que les journées sont trop longues, alors qu’on connaît pas notre bonheur…
- Je pense que ces enfants de votre âge aimeraient sans doute aller à l’école, ça leur éviterait peut-être le sort qui risque d’être le leur, c’est-à-dire devenir des esclaves de fait, dit Pierre.
- Bon, alors, qu’est-ce qu’on choisit ? s’enquit Michaël.
- Tout, s’exclama Quentin. Après tout, si on parle, ça ne sera pas si long et il ne faudrait pas que les autres croient que nous avons justement choisi l’exception.”
Et la discussion continua ainsi, jusqu’à ce qu’ils arrivent à se mettre d’accord sur l’ordre de présentation des exemples.
“Moi, j’ai trouvé des tonnes de choses sur la Chine en allant sur internet au C.D.I., dit Quentin. J’ai trié pour ne garder que l’essentiel. Ça pourrait donner quelque chose comme ça : en Chine, la grande priorité du moment est la privatisation des entreprises d’état exigée par l’intégration du pays dans l’Organisation Mondiale du Commerce, l’OMC. Dans le passé, plus de 90% des entreprises appartenaient à l’état. Mais depuis les années 80, le gouvernement essaye d’attirer de plus en plus d’investisseurs privés. L’objectif annoncé est de n’avoir qu’environ cinq cents grandes entreprises publiques au moment où la Chine sera intégrée dans l’OMC. Ces entreprises doivent être rentables et compétitives par rapport à l’étranger. Du fait de cette évolution, les entreprises publiques licencient en masse. Aucun chiffre officiel n’est disponible mais on estime de vingt à trente millions le nombre de travailleurs qui perdraient leur emploi à cause de cet objectif. 85 à 90% de ces travailleurs sont des femmes entre seize et vingt-cinq ans issues des campagnes. Passé vingt-cinq ans, les femmes sont considérées comme trop âgées et ne trouvent plus de travail. Quant aux autres, il s’agit pour la plupart d’ouvriers peu qualifiés. Ces travailleurs sont donc contraints d’accepter des conditions de travail proches de l’esclavage.”
- On voit pas que les conditions de travail sont terribles et c’est un peu long, l’interrompit Michaël. Ils s’en foutent des causes, les copains ; l’OMC, tout ça, pour eux, c’est du blabla.
- Attends, attends, j’ai pas fini, reprit Quentin. Dans le sud de la Chine où l’on peut trouver un grand nombre de ces entreprises privées, le salaire mensuel tourne autour de quarante à soixante dollars par mois. Ça fait environ entre 320 et 480 francs. Le salaire est fréquemment payé à la pièce, en fonction des quotas de production. En conséquence, les travailleurs n’ont ni horaire ni revenu fixe. Il n’y a pas non plus de provision pour la retraite ou la santé, ni d’assurance contre les accidents de travail. Les usines mettent souvent des dortoirs à la disposition des travailleurs pour un prix assez modique, mais la proximité de l’usine fait que les travailleurs peuvent être contrôlés par l’entreprise et sont à sa disposition suivant ses besoins. Ils sont appelés au travail à n’importe quel moment puis retournent dormir pour quelques heures.
- Ah ça, c’est très bien, très parlant, remarqua Pierre.
- Alors je continue : comme beaucoup de multinationales emploient des sous-traitants, c’est très difficile de les dénoncer. Par exemple, la marque de jouets fabriquant les poupées les plus vendues au monde, ne produit pas elle-même mais sous-traite sa production à une première série de fournisseurs qui sous-traitent à leur tour à une deuxième série de sous-traitants, qui ont encore recours à la sous-traitance sous la forme de travail à domicile. Et même si cette entreprise envoie régulièrement des inspecteurs, elle ne peut pas vérifier grand chose : face à ces longues chaînes de sous-traitance qui peuvent s’étaler sur plusieurs pays, il est très difficile de retracer l’ensemble des sites de production d’une même société transnationale et cela d’autant plus que les sous-traitants savent rarement pour quelle entreprise ils produisent.
- Tu pourrais peut-être nommer la marque, suggéra Michaël.
- Bof, les poupées les plus vendues… tout le monde reconnaîtra. Pas la peine de faire de la publicité à l’œil.
- Bon, moi, dit Michaël, je voudrais parler du travail du secteur informel, c’est-à-dire qui n’est pas encadré par la loi, donc très peu reconnu. Par exemple, au Sénégal, les femmes rurales produisent 70% de la production vivrière. Elles vivent comme des esclaves, elles sont surchargées de travail, elles doivent s’occuper aussi de la corvée d’eau et de bois et de toutes les autres tâches domestiques. Eh ben, ce n’est pas reconnu comme du travail. Et le pire c’est qu’elles ne possèdent pas la terre et peuvent la perdre à la suite d’un veuvage ou d’un divorce. Alors il ne leur reste plus qu’à s’exiler en ville avec leurs enfants pour tenter de survivre et elles finissent souvent dans la mendicité. Je trouve ça profondément injuste.
- Oui, mais tu ne dois pas le dire, spécifia Pierre. Ton exposé aura beaucoup plus de force si tu dis des faits, rien que des faits. Tes camarades sont assez grands pour penser tous seuls.
- C’est vrai, tu as raison. Alors, la suite : même dans les pays riches, on trouve des travailleurs exploités, d’abord les clandestins qui ont quitté leur pays et se sont fait confisquer leurs papiers en attendant d’avoir remboursé leur voyage. Ils sont réellement tenus en esclavage, travaillant souvent dix-huit heures par jour pour des salaires de misère dans des locaux insalubres, des ateliers clandestins où ils ne voient jamais le jour. Ils remboursent parfois durant vingt-cinq ans. S’ils ne le font pas, leurs familles restées au pays subissent des représailles. Et puis, les gens peu qualifiés, qui craignent de perdre leur emploi et qui n’osent rien refuser à leur employeur, y compris d’interminables heures supplémentaires. En France, il y a de plus en plus d’accidents mortels au travail parce que, quand on est trop fatigué, on ne fait plus assez attention. Et il n’y a pas assez d’inspecteurs du travail pour les protéger.
- Moi, je veux qu’on parle aussi du phénomène des “working poors”, s’interposa Quentin. Aux États-Unis d’abord, mais aussi chez nous, sont apparus les travailleurs pauvres. C’est des gens qui sont pris toute la journée à cause de leur travail mais qui n’arrivent pas à en vivre. L’exemple typique est la caissière à temps partiel qui travaille loin de chez elle. Les horaires qui intéressent l’employeur sont ceux où les clients sont nombreux : la fin de matinée, le soir de dix-sept à vingt heures, le samedi. Elle a un contrat de vingt-cinq heures par semaine qui permet à son patron de bénéficier d’une prime pour emploi à temps partiel, une amplitude de douze heures hors de chez elle avec tous les frais de garderie que ça entraîne pour ses enfants et un salaire au SMIC pour vingt-cinq heures qui ne lui permet pas de vivre.
- Ça, t’as raison, c’est franchement inquiétant, dit Quentin. On dirait que le travail devient de plus en plus précaire et mal payé.
- Et les gens acceptent parce qu’ils ont peur, s’enflamma Pierre. Au lieu de se battre ensemble pour obtenir des conditions de travail correctes pour notre époque, qui assurent une vie décente et qui laissent du temps pour vivre, c’est devenu le règne du chacun pour soi. Comme si on pouvait se sauver tout seul d’un tel cataclysme.
- Pourquoi tu appelles ça un cataclysme ? s’enquit Michaël.
- Parce que, si on ne résiste pas tous ensemble, nous, les travailleurs qui n’avons pas d’autre choix que de vendre notre force de travail pour vivre, c’est-à-dire la majorité des humains, la situation va empirer quoiqu’on nous dise sur la fin de la crise et la croissance qui va créer des emplois. Il n’y a rien de plus fragile que la croissance et la mauvaise habitude d’exploiter les travailleurs, acquise pendant la crise sous prétexte qu’il fallait se serrer la ceinture, sera difficile à perdre. Autant vous dire qu’on se l’est pas tous serrée d’autant de crans, ces années-là ! Y en a même qu’ont drôlement desserré ! Jamais les rentiers n’ont fait autant de profit à la Bourse.
- Si on pouvait expliquer aux copains comment les gens en sont arrivés à être trouillards à ce point… émit Quentin.
- Tu es un peu sévère, lui reprocha Pierre. Tu sais, quand tu dois te loger, te nourrir, avec ta famille, c’est pas si simple. La solution serait qu’on ait tous droit à un minimum, un revenu d’existence, dès qu’on est sur terre. Alors le rapport de forces avec les patrons changerait parce qu’on ne dépendrait plus d’eux pour survivre. On serait plus libres, plus créatifs, plus heureux sans doute. Et on pourrait enfin sortir du capitalisme, la fameuse exploitation de l’homme par l’homme.
- Ben, Pierre, si on revenait sur terre ? proposa Michaël. Voilà, moi, ce que j’ai trouvé sur comment on en est arrivé là : c’est à cause du dumping social. Les entreprises ont pris l’habitude de comparer les avantages offerts par chaque pays en terme de coût des salaires, de faibles charges, peu d’exigences écologiques avant d’investir. Ça a débouché sur des délocalisations et a entraîné des fermetures d’usines dans les pays riches. Dans une économie globalisée, on en a tous subi les conséquences, que ce soit au niveau de l’environnement ou par la pression exercée sur les salaires à cause du nombre de chômeurs dans les pays riches.
- Il y en a quand même qui essayent de proposer des solutions, ajouta Quentin. Voilà ce que j’ai trouvé : l’Organisation Internationale du Travail, existant depuis 1919, qui tente de promouvoir des règles de conduite dans le cadre du travail et de trouver des remèdes au chômage ; des associations comme Aide et Action qui envoient les enfants à l’école grâce à un système de parrainage ou comme ATTAC, l’association pour la taxation des transactions financières pour l’aide aux citoyens, qui s’emploie à freiner la spéculation et à remettre l’homme au cœur de l’économie afin que chaque être humain ait une vie digne.
- Il aurait fallu creuser plus cette partie, dit Pierre. C’est trop vague… on ne voit pas comment… Mais si on n’a plus le temps, vous n’avez qu’à proposer à vos camarades de chercher de leur côté, ce qui pourrait nourrir un riche débat et les rendrait plus actifs s’ils acceptent de jouer le jeu.
- En conclusion, on pourrait rappeler quelques uns des chiffres concernant les inégalités, ceux que Julien nous a communiqués, avança Quentin. Après, on demanderait pourquoi chacun est concerné pour lancer le débat. Et comme illustration, regarde Pierre, on a reporté sur un planisphère les zones où les conditions de travail sont les plus dégradées. Et on a fait un tableau avec en parallèle, les chiffres de la pauvreté et ceux de l’espérance de vie.”
C’était criant de désespoir.
Pierre les obligea à répéter leur exposé plusieurs fois, comme s’il était le public. Il leur interdisait de lire, leur disant qu’ils ne pouvaient pas captiver leur auditoire s’ils avaient le nez dans leurs papiers. Puis il les jugea prêts. Leur premier auditoire serait les amis de chez Ali. Les deux garçons éprouvaient un trac épouvantable.
IV
Ali leur réserva un accueil aussi chaleureux que la fois précédente. Les deux amis ouvraient les festivités avec leur recherche et, au début, ils avaient bien du mal à trouver leurs mots. A la fin de leur exposé, ils furent vivement applaudis et se sentirent très fiers d’être parvenus à une telle prouesse.
Alors Julien, Vladimir et Pierre parlèrent de l’immense victoire de Seattle avec des éclats de joie dans la voix. On avait fait reculer l’OMC ! On avait empêché l’Organisation Mondiale du Commerce d’entamer un nouveau cycle de négociations à Seattle, sous la pression de la rue ! Cette victoire marquait un tournant considérable, une sorte de révolution dans les mentalités, d’autant plus qu’elle faisait suite au recul sur le vote de l’AMI. On était enfin sorti de la fatalité promise par le discours libéral. “Un autre monde est possible” ou “Le monde n’est pas une marchandise !”, comme le clamaient les manifestants, devenaient des slogans que tous pouvaient entendre. Ils triomphaient : deux victoires ! si proches ! Vraiment, il ne fallait plus désespérer mais continuer à se battre avec conviction pour que ces idées triomphent et passent dans les faits.
Un débat s’engagea ensuite qui partit un peu dans tous les sens sous l’effet de l’enthousiasme. On parla des paysans sans terre du Brésil qui subissaient une terrible répression alors qu’ils défendaient seulement leur droit d’avoir accès à la terre pour survivre ; de l’histoire des semences Terminator mises au point par une industrie agro-alimentaire avec l’objectif de devoir être rachetées chaque année, mettant les paysans dans la dépendance totale de la firme et de la résistance des syndicats paysans, de leur victoire sur la firme ; on évoqua la méthode de José Bové consistant à mettre un problème en spectacle et son impact sur la prise de conscience mais aussi la désaffection envers les syndicats traditionnels et envers les partis politiques… C’était très riche mais un peu brouillon. Ali ramena le calme en offrant à boire. Cette fois-ci, Sonia participait et Ibrahim tenait le bar.
Après la pause, le débat s’ordonna, orchestré par Julien. Celui-ci présenta quelques unes des grandes associations, souvent internationales qui s’attaquaient aux causes du mal. Par exemple le CADTM, comité d’annulation pour la dette du tiers monde : en 1960, les banques, poussées par la Banque Mondiale, avaient prêté massivement et à des taux très bas aux pays du Sud pour les aider à s’industrialiser. Mais comme l’inflation monta, les États-Unis décidèrent sans concertation avec leurs partenaires d’augmenter leurs taux d’intérêts. Presque au même moment les prix des matières premières baissèrent et voilà les pays du Sud incapables de rembourser et obligés d’essayer d’emprunter ailleurs pour tenter de rester solvables. Ce fut la spirale du surendettement. La Banque Mondiale et le Fond Monétaire International vinrent à leur rescousse en leur prêtant de l’argent à condition qu’ils coupent dans leurs budgets sociaux. Ils eurent beau rembourser, ils n’en sortaient pas et cela les empêchait toujours de se développer. Il faut savoir qu’ils ont déjà remboursé trois fois et demi ce qu’ils devaient en 1982 et qu’ils sont quatre fois plus endettés qu’à cette époque. Le CADTM mène des luttes continuelles pour annuler la dette, considérant que maintenant c’est le Nord qui doit au Sud et que le reste est un artifice comptable. Ce comité prône la mise en réseau des bonnes volontés. D’ailleurs depuis quelques années, celles-ci prennent l’habitude de travailler ensemble.
Un débat s’engagea à propos du travail fait en France par ATD-Quart-Monde, les Restos du Cœur, le Secours Populaire , Émmaüs et d’autres, certains d’obédience chrétienne. Presque tous les participants disaient que, sans eux, la situation aurait été bien plus explosive. Julien admettait qu’ils avaient fait un énorme travail pour redonner leur dignité aux plus pauvres, mais il leur reprochait de ne pas s’attaquer vraiment aux causes de la misère et donc, d’une certaine manière, de l’entretenir à leur corps défendant. Sa mère, Marine, prit cependant leur défense, c’était des lieux de rencontre, outre l’assistance immédiate et souvent vitale, ils permettaient à des mondes différents de se rencontrer. Certes, ça allait souvent des plus aisés vers les plus pauvres mais pas toujours. ATD, en particulier, avait permis une véritable prise de conscience chez les “exclus”, grâce à l’expérience de l’Université Populaire, où ceux-ci prenaient la parole.
Ensuite Julien présenta Droits Devant !! qui se battait pour les droits des sans-droits en organisant des coups médiatiques. Il rappela ses liens avec le Droit au Logement et les collectifs de sans papiers.
De nouveau, le débat s’engagea : le père de Quentin disant que la France ne pouvait pas accueillir tous ces étrangers alors qu’elle était déjà incapable de proposer un travail à tous les Français et Odile répondant que c’était souvent en toute dernière extrémité que les gens choisissaient l’exil, que c’était un choix déchirant mais qu’entre ça et la mort…
“Ah oui, il est bien fini, le temps où les patrons venaient nous chercher au bled pour qu’on travaille dans leurs usines ! s’exclama Ali. Moi, c’est comme ça que je suis venu en France. Dans les années soixante, nous, les jeunes, ils nous couraient après pour qu’on accepte de venir. Et c’est comme ça que j’ai commencé ici : à la chaîne chez Renault.
- Au boulot, j’en vois des gens avec des histoires épouvantables, reprit Odile. Forcément, ils sont tellement démunis, ils viennent souvent, on finit par bien les connaître. Et bien, tous, quand ils n’ont pas de famille ici, ils disent qu’ils ont choisi la France parce qu’ils croient en notre pays. Pour eux, la France ne les laissera pas tomber parce que c’est la patrie des Droits de l’Homme. Et bien, plus je les connais, plus je mesure leur détresse et plus je pense qu’on n’a pas le droit de les décevoir. Évidemment, une telle réputation, ça se mérite, elle a un prix. Mais je crois qu’on est capable de générosité et que tout le monde s’en porterait mieux.
- D’ailleurs, dit Julien, ce n’est pas le travail qui manque : combien de besoins non satisfaits, de gens surchargés d’obligations auxquelles ils n’arrivent pas à faire face correctement faute de temps ? Non, c’est l’argent pour le rétribuer. Or de l’argent, il y en a, mais il est trop mal partagé. C’est pour ça que l’association ATTAC a décidé de mettre un grain de sable dans les rouages de la finance internationale en s’attaquant aux paradis fiscaux, c’est-à-dire des pays laxistes sur l’origine des fonds que leurs banques abritent et qui couvrent de ce fait les activités de la mafia. Ils veulent aussi appliquer la taxe Tobin : c’est une taxe minime sur les transactions financières, proposée dans les années 70 par un économiste réputé, James Tobin. Il s’agirait de taxer de 0,1% ou de 0,5% chaque transaction, ce qui ne pénaliserait pas le commerce mais aurait un véritable effet boule de neige dissuasif pour la spéculation. Avec les sommes rapportées par cette taxe, sans doute cent milliards de dollars par an, on pourrait s’occuper du problème de l’eau avant qu’il devienne une trop importante cause de conflits armés, par exemple, ou de la faim dans le monde, ou de la santé… Il existe beaucoup d’autres mouvements à travers le monde, mais je ne peux pas vous les présenter tous, ça vous prendrait la tête à la fin et je pense que je ne les connais pas tous. Mais je suis très optimiste : certes, il y a énormément de travail mais une armée de résistants à la mort programmée de l’humanité s’est levée et elle va grossir encore.” Il parlait d’espérance et l’on aurait cru voir un apôtre. Sa foi était communicative.
Odile demanda qui se chargerait de collecter et répartir cette taxe, et ils entrèrent dans une longue discussion qui permit de préciser le rôle des différentes institutions internationales : Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Unicef… Quelque chose qui semblait au premier abord si rébarbatif n’ennuya personne car chacun avait compris l’enjeu et cherchait à saisir tous les rouages. Finalement, tous commençaient à trouver ces sigles familiers, à comprendre ce qu’ils signifiaient, à percevoir les buts de la lutte et tous étaient déterminés à poursuivre l’action.
Ils se séparèrent tard. Ils avaient prévu de se voir le 27 décembre pour fêter Noël et la fin du Ramadan, l’Aïd-el-Frit de l’an 1421 de l’Hégire qui tombaient presque en même temps. Chacun devait apporter son plat fétiche et une chanson ou un poème. On avait prévu de danser.
V
Trois jours plus tard, Quentin et Michaël, gonflés d’émotion, firent leur exposé devant la classe. Comme toujours dans ces cas-là, Mme Léonor s’était mise au fond de la salle et voyait tous les élèves de dos, les orateurs lui faisant face. Certains élèves étaient un peu agités, ne prenant pas l’exposé au sérieux. Quentin et Michaël croisèrent les bras et attendirent qu’ils se taisent. Impressionnés par leur détermination, tous les élèves finirent par fixer leur attention sur eux. Alors ils commencèrent, Michaël d’abord, la voix bien posée, ni trop lentement, ni trop vite, prenant bien garde de regarder tous ses camarades à tour de rôle. Il insistait sur l’horreur des situations, sur la chaleur, sur les blessures, sur l’âge des travailleurs et il voyait que les élèves étaient sidérés. Il laissa un auditoire à point à Quentin qui n’eut aucun mal à faire percevoir toute l’épouvante des situations de quasi-esclavage qu’il décrivait. Pendant tout l’exposé, les élèves firent preuve d’une incroyable concentration. Ils regardèrent attentivement les illustrations projetées au rétroprojecteur et on entendit quelques murmures quand ils constatèrent que l’espérance de vie avait baissé en Russie de sept ans pour les hommes et de trois pour les femmes. Quand Michaël et Quentin demandèrent pourquoi chacun était concerné, une dizaine de mains se leva. Le débat fut très nourri, beaucoup d’élèves étant indignés. Certains avaient déjà entendu parler du travail des enfants, mais ils n’avaient pas vraiment conscience de son ampleur, ni de son aspect dévastateur. D’autres ignoraient cette réalité ou n’avaient entendu parler que des livreurs de journaux et de lait en Angleterre, ce qu’ils considéraient comme du folklore. La situation des petits mineurs colombiens les révoltait plus que tout. Certains parlèrent des enfants des rues au Brésil et des escouades de la mort, d’autres des petites prostituées de Bangkok. Ils étaient tellement passionnés qu’ils n’entendirent pas la cloche sonner et qu’il fallut que Mme Léonor, qui n’avait rien dit de toute l’heure, les déloge vigoureusement en leur promettant qu’on reprendrait le débat.
Heureusement, c’était la récréation. Lorsqu’elle fut seule avec Michaël et Quentin, elle leur demanda : “Quelle note croyez-vous mériter ?” Et soudain Michaël eut peur de la catastrophe.
“ Je ne sais pas, eut la présence d’esprit de dire Quentin, nous avons beaucoup travaillé et nous nous sommes entraînés à ne pas lire.
- Et toi, Michaël, qu’est-ce qui t’a paru le plus difficile ?
- Euh… de choisir, hésita-t-il. C’est terrible le nombre d’exemples qu’il y avait. Il fallait choisir ceux qui seraient les plus parlants pour les copains et c’est une drôle de responsabilité. On aurait pu parler du Mexique et des maquiladoras, des Philippines, avec les enfants qui trient les ordures. C’était vraiment difficile.
- Quelqu’un vous a aidé ?
- Oui, Pierre, un voisin, il est à la retraite, il a le temps d’aller souventà la bibliothèque et de chercher les livres les plus intéressants pour nous, dit Quentin.
- Et puis il est très exigeant, il nous a fait recommencer jusqu’à ce qu’on arrive à parler sans lire nos papiers, ajouta Michaël.
- Pourquoi avez-vous choisi ce sujet ?
- On voulait savoir si Germinal c’est de l’histoire ancienne ou pas, répondit Michaël, et surtout, Julien, un copain de mon grand frère qui est à la fac d’économie, il a commencé à nous expliquer des trucs incroyables sur les inégalités dans le monde, sur les deux cent vingt-cinq mecs… euh, pardon, qui étaient presque aussi riches à eux seuls que la moitié des hommes. Il nous a dit que c’est comme une guerre et qu’il faut faire vite, sinon on va la perdre et il n’y aura plus de vie possible pour nous, les pauvres. Alors, on est une vingtaine dans le quartier à se voir pour essayer de comprendre tous ensemble et pour pouvoir agir. On a répété notre exposé devant eux tous et ils nous ont applaudi et on a bien vu que nos parents et Pierre étaient fiers de nous.
- La récréation va bientôt finir, dit Mme Léonor. Ce que vous m’avez dit est très intéressant et nous en reparlerons. En attendant, renseignez-vous sur Davos, les journaux vont prochainement commencer à beaucoup en parler et lisez la presse des derniers jours sur Seattle, c’était un moment historique. Vous vous souviendrez ? Davos ; Seattle. Je tiens à vous féliciter, votre travail était remarquable, très riche et très pédagogique. Vous avez passionné votre auditoire. C’est la première fois de ma carrière que je vois ça et avec toute mon expérience, il m’arrive de faire moins bien que votre exploit d’aujourd’hui. Vous avez vingt sur vingt chacun et maintenant, dépêchez-vous d’aller vous ranger, il ne faudrait pas qu’une réprimande ternisse un si magnifique trophée. A demain.”
En s’éloignant dans le couloir, les deux copains exultaient : vingt sur vingt ! Qu’est-ce que les leurs allaient être contents ! Ils se hâtèrent pour aller se mettre en rang et quelques élèves leur firent comprendre qu’ils avaient fait passer un moment extraordinaire à la classe et qu’ils leur en étaient reconnaissants.
Mme Léonor n’avait pas de cours à l’heure suivante. Pendant sa pause, elle vit Mme Spérieux, la conseillère principale d’éducation, qui prenait un café dans la salle des professeurs. Mme Spérieux connaissait presque personnellement chaque élève du collège. Elle lui parla de la prouesse de ses deux élèves, disant que cela ne l’avait pas étonnée de la part de Quentin qui se montrait toujours très studieux mais énormément surprise venant de Michaël qu’elle percevait comme un élève rêveur et un peu perdu. Il avait fait preuve d’un sérieux, d’une maîtrise et d’une maturité incroyables par rapport à la manière dont il s’investissait d’habitude en classe. Mme Léonor avait bien vu qu’il s’agissait d’un enfant sensible et intelligent mais elle avait souvent le sentiment de ne pas parvenir à entrer en communication avec lui. Alors Mme Spérieux lui parla de la famille, de la mort du père, du fait que Mme Maheu n’avait pas de métier. L’assistante sociale du quartier avait pris contact avec celle du collège pour lui signaler la menace d’expulsion.
“ Comment peut-il avoir la tête à ce qu’il fait avec un tel paquet d’angoisse à gérer. Mais c’est inutile de parler d’aide psychologique pour le moment, il faut d’abord parvenir à apprivoiser sa mère. Elle s’intéresse aux études de ses enfants puisqu’elle vient à toutes les réunions collectives. Mais jamais aucun professeur n’a réussi à la rencontrer en tête à tête, à croire qu’elle a peur des enseignants. Même le médecin scolaire n’a pas pu ; pourtant il y avait une forte suspicion de dyslexie pour l’aîné, mais il n’y a jamais eu moyen de lui faire passer un bilan orthophonique. C’est un gosse qui a été en difficulté dès le cours préparatoire à cause de la lecture et qui a été orienté par défaut en lycée professionnel. La grande sœur a tenu à aller en seconde générale mais elle s’est effondrée comme les professeurs l’avait prévu, car elle a du mal avec l’abstraction. Pourtant, c’est une bosseuse. Avec un tel parcours d’échec chez les aînés et si l’on ajoute la déstabilisation actuelle de la famille, c’est presque étonnant que Michaël ne soit pas davantage en perdition. Il faut le soutenir, il ne demande que ça. Tu devrais rencontrer la mère avant le conseil de classe. Invite-la à venir avec la grande sœur, celle-ci nous aimait bien, elle poussera sa mère. C’est important, Michaël a des qualités, ce serait justice pour la famille qu’il choisisse une bonne orientation.”
Mme Léonor promit de le faire et se demanda comment elle allait tirer parti du formidable intérêt que les élèves avaient déclenché chez leurs camarades.
Le soir, avant même de rentrer chez eux, Quentin et Michaël se ruèrent chez Pierre : “On a gagné ! On a gagné ! Merci, Pierre, merci !
Celui-ci réagit très calmement face à ce juvénile enthousiasme : Qu’avez-vous gagné qui vous mette dans un tel état ?
- Grâce à toi, Pierre, on a eu vingt sur vingt ! s’écria Michaël.
- Pas grâce à moi, Michaël. Certes, je vous ai aidés mais si vous n’y aviez pas mis autant d’énergie et de curiosité, vous n’auriez jamais eu une telle note. Allez vite le dire à vos parents, ça va faire des heureux. Et revenez me voir demain soir pour la suite.
- Quelle suite ? demanda Quentin.
- Je vous le dirai demain. Pour l’instant, ça serait trop long à expliquer. Merci d’être venus m’annoncer la bonne nouvelle.”
Ce soir-là, il y eut du bonheur dans deux familles souvent en peine et Pierre avait chaud au cœur en pensant qu’il en avait été un petit peu l’artisan.
150 000 lectures sur notre blog
août 12, 2009 at 3:17 | In Altermondialisme, Belgique, Caisse des dépots, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Résultats du Blog, Société, Solidarité, sarkosy, social | 6 Comments150 000 lectures sur notre blog
Dans cette nuit du 11 au 12 août 2009, notre blog a dépassé les 150.000 visiteurs. Ce blog est celui d’un collectif ; il est donc naturel de vous rendre collectivement des comptes.
Notre blog a été créé le 1er octobre 2007 mais, durant les 5 premiers mois, il n’avait que de 100 à 300 visiteurs par mois. Il fallait le temps de nous faire connaître. Il ne compte donc que 18 mois de régime de croisière réel.
Depuis les six derniers mois, notre nombre de lecteurs se situe chaque mois entre 13 000 et 16 000.
La moyenne des six derniers mois est de 15 258 visites.
Merci à nos lecteurs et tout particulièrement à ceux qui contribuent à faire connaître notre blog.
Treize articles ont été lus plus de 1000 fois depuis la naissance de ce blog ; les voici dans l’ordre croissant de lecteurs :
Avec 1030 lectures dès mars 2008, nous annoncions la crise :
Crise financière internationale : un système sans contrôle
Avec 1038 lectures :
L’URGENCE ALTERMONDIALISTE
Avec 1102 lectures :
La mort de Michael Jackson symbolique et révélatrice
Avec 1187 lectures :
EDVIGE JUDEX STIC FNAEG FAED DST RG SDRF SALVAC FPR COMBIEN DE PERSONNES FICHEES EN FRANCE ?
Avec 1242 lectures, ce très récent article qui nous montra que les censeurs étaient bien présents :
Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU La première : Nom de Code Genesis Project
Avec 1339 lectures :
Benoît XVI veut béatifier Pie XII une inquiétante dérive de l’église catholique officielle se poursuit.
Avec 1425 lectures :
Il y a 68 ans, le 10 mai 1940, Hitler envahit la Belgique
Avec 1442 lectures :
Crise de l’industrie automobile américaine des raisons multiples
Avec 1516 lectures :
Crise économique faillite Islandaise et indécence politique
Avec 1967 lectures :
Manifestations du jeudi 29 Janvier 2009 Tous les Rendez vous départements et villes.
Avec 2147 lectures :
Dédicacé à Nicolas Sarkozy : Napoléon le Petit par Victor Hugo
Avec 3610 lectures :
Crise Economique USA Japon Espagne Allemagne Belgique France de la stagflation à la récession.
Enfin, avec 4446 lectures et best seller bien aidé par le cirque sur la « grippe porcine » :
Tout est bon dans l’cochon sauf les dioxines mais s’il n’y avait que ça !!
Il faudrait aussi parler de ces très nombreux articles lus entre 400 et 1000 fois….une cinquantaine au moins !!
Notre blog compte, à cette heure : 590 articles et 734 commentaires ! Un gros travail pour lequel nous devons aussi remercier tous nos ami-e-s qui nous envoient leurs articles et nos lecteurs.
Finalement, le lectorat de notre blog est un peu à l’image de ce que nous souhaitions au départ :
Vous vous intéressez :
- A la politique et la géopolitique,
- A l’économie et à la crise,
- A l’environnement,
- Aux libertés,
- A l’Histoire,
- A la culture, la poésie, les bons bouquins, ….
- A l’altermondialisme,
Vous aimez :
- Les luttes,
- Le parler net,
Vous n’aimez pas :
- Sarkozy,
- Le pape actuel.
- Les cons !!
Bref, tout baigne ! Bonnes vacances !
Depuis la naissance de ce blog, il a connu les attaques virales, dernièrement la censure, les insultes…
Notre réponse c’est : Pas de vacances ! Nous n’arrêtons pas !

Le RESEDA signe l’Appel pour des listes unitaires vraiment à gauche aux régionales Aquitaine 2010
août 5, 2009 at 10:19 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | Leave a CommentTags: Le RESEDA signe l’Appel pour des listes unitaires vraiment à gauche aux régionales Aquitaine 2010
Le RESEDA signe l’Appel pour des listes unitaires vraiment à gauche aux régionales Aquitaine 2010
Le RESEDA a signé l’appel ci-dessus : nous publions ci-dessous l’appel initial du 4 juillet 2009.
Appel du Mas d’Agenais (47)
Pour des listes unitaires vraiment à gauche
aux régionales Aquitaine 2010
Des militants et militantes de gauche, acteurs et actrices du mouvement syndical, social, associatif et politique de toute l’Aquitaine, se sont réunis le samedi 4 Juillet 2009 au Mas d’Agenais (Lot et Garonne).
Ils lancent un appel à l’initiative et à l’action des citoyens, des acteurs des mouvements sociaux, des partis et mouvements de la gauche de transformation sociale et écologique, pour créer ensemble des listes unitaires vraiment à gauche, indépendantes du PS, au premier tour des régionales 2010, sur les cinq départements de l’Aquitaine.
Héritiers de la campagne 2005 pour le non de gauche qui a abouti au rejet du très libéral traité de Constitution Européenne, acteurs des collectifs unitaires et des «125 propositions», nous persistons à croire, malgré les divisions stériles et permanentes, que la diversité des approches alternatives est la richesse et la clé de l’unité d’action. Elle est le seul moyen, à notre portée, pour conduire ensemble un projet vraiment à gauche, répondre aux besoins essentiels de la population, aux aspirations d’émancipation humaine et aux enjeux écologiques.
Nous avons pris plaisir à nous retrouver, à échanger, et nous pensons que cette élection régionale doit être l’étape réussie de la voie de l’unité des forces de transformation sociale et écologique. Nous prenons acte, d’une volonté forte des citoyens et des militants, de faire converger toutes ces forces.
Par cet appel, nous proposons de construire et d’expérimenter un nouveau cadre pour l’intervention politique.
Cette démarche pourrait prendre appui sur des modes d’engagements concrets et mesurables, entre tous les acteurs porteurs d’un programme et d’un projet régional ambitieux.
Celui-ci devrait être un bouclier efficace contre la politique dévastatrice du gouvernement actuel, pour répondre aux besoins des citoyens, mais aussi aux urgences sociales, écologiques et démocratiques de toute la région.
Ce contrat nous pouvons le passer ensemble, en définir la forme et le contenu.
Signez et faites signer cet appel, pour obtenir tous ensemble la création de listes communes pour les 5 départements de l’Aquitaine. Dès maintenant nous vous donnons rendez-vous le 26 Septembre 2009 au Mas d’Agenais (47)
Le 4 juillet 2009
Premiers signataires : Bernard Albrigo (Conseil Politique National du NPA – 24), Mariève Bodou (NPA 64), Didier Bustamante (ACU – La Fédération 24), Jean Cantel (citoyen 47), Pantxoa Caussarieu(la Fédération-GA 64), Jean-Luc Chatain (la Fédération-GA 64, Attac 64), Jean-Philippe Courrouyan (NPA Bergerac 24), François Gibert (secrétaire PG 47, Attac 47), Jean-Luc Haas(PG 64), René James (PG 64), Gaël Koch (Alternatifs – la Fédération 64), Jackie Lévy (UL CGT Tonneins, sympathisant PG 47), Marie Hélène Loiseau (collectif Villeneuvois 47), Frédéric Pic (la Fédération-GA 64, Attac 64), Laurent Simonet (PG 24), Marie-Claude Thiollet (Gauche unitaire – la Fédération 33), Véronique Tomczyk (collectif Villeneuvois 47), Bénédicte Veilhan (militante altermondialiste 64)
Signatures de l’appel : appel-aquitaine2010@orange.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou François Gibert au 06.77.42.63.49
Le RESEDA a signé cet appel sous la forme suivante :
RESEDA (Réseau Euro méditerranéen social Écologique Démocratique et Altermondialiste) pour l’Aquitaine : Roland Alibert et Marcel Cassoudebat
Contacts RESEDA :
Guy Dutron : g.dutron@yahoo.fr
Geneviève Sabathé : gene.sabathe@wanadoo.fr
Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU La première : Nom de Code Genesis Project
août 2, 2009 at 10:53 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Solidarité, sarkosy, social | 16 CommentsTags: Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU La première : Nom de Code Genesis Project
Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU
La première : Nom de Code Genesis Project
Avertissement aux lecteurs : le feuilleton continue !!!
Apparemment, la publication de nos informations ne plait pas à tout le monde, notamment en France et en Europe. Dans la nuit du 3 au 4 août, les liens vers le site ci-dessous ont été rendus inopérants. L’hébergeur a subi une attaque cette nuit là. Après deux jours sans liens opérant, UIAF a réussi à contourner les blocages dans la nuit du 5 au 6 août en expatriant le site hors Europe. Les liens ont fonctionné hier 7 août.
Aujourd’hui 8 août, les liens sont de nouveau indisponibles; il semble que l’accès à ces liens soit censuré depuis la France.
Pour tout renseignement, vous pouvez contacter :infos@uiaf.net
Les liens vers ce site devraient être rétablis dés que possible
http://www.uiaf.net/military/Welcome.html

Armée Australienne de nuit

USS Bataan
Militaire Indien

Militaire chinois à l’entrainement

Marine Russe
Nous avions l’information depuis quelques temps déjà par un informateur lecteur de notre blog. Maintenant les choses se précisent. Nous avons eu connaissance de divers sites dont l’un a attiré plus particulièrement notre attention.
Six forces militaires sont en cours de constitution au plan mondial soit une par continent dont une pour le Moyen-Orient.
C’est de cette dernière que nous parlons dans cet article ; c’est la plus avancée et, selon ses concepteurs, la plus urgente.
Son nom de code : Genesis Project
Son site internet : http://www.uiaf.net/military/Welcome.html
Le site concerné ne comporte que des photos (dont celles ci-dessus) mais inclut de nombreuses rubriques. Nous venons de passer plusieurs jours à recouper ces informations, à en chercher d’autres, notamment au plan diplomatique.
Voici les conclusions auxquelles nous arrivons. A chacun de se faire son opinion.
1- Les six forces sont en cours de constitution et placées sous l’autorité du Conseil de sécurité de l’ONU :
http://www.uiaf.net/military/Projects/Pages/UIAF.html ;
Les forces seront dénommées « Casques blancs ». Contrairement aux casques bleus qui subsistent, il ne s’agit pas de forces fournies à l’ONU par les pays membres. Il s’agit de forces qui restent sous l’autorité de chaque pays partie prenante mais sont coordonnées par un commandement commun de multinational.

2- Ces forces pourquoi faire ??
http://www.uiaf.net/military/Projects/Projects.html
Selon notre compréhension tirée de l’analyse du site concerné et d’autres informations ou analyses, ces forces seront chargées de faire appliquer les résolutions et accords internationaux tant au plan militaire qu’organisationnel sur le terrain et aussi au plan humanitaire.
3- Quels pays composent ces forces ?
http://www.uiaf.net/military/OP._EX..html
Des Etats-Unis – de la Russie – de la Chine – de l’Inde – du Brésil – de pays anglo-saxons – de la Turquie – etc. Il est très important de constater que tous les grands ensembles mondiaux seront représentés dans ces forces SAUF L’EUROPE ; quelques pays européens figurent parmi les pays participants dont, notamment l’Espagne et l’Allemagne mais pas la France ni la plupart des autres pays européens.
Pour Genesis Project, sont concernés : Les USA – La Russie – L’Australie et l’Inde :
4- Qui commande et en vue de quoi ?
http://www.uiaf.net/military/Command.html
Pour Genesis Project, l’équipe de commandement se compose de :
- Brigadier General Z1 Belgo-Américain
Commandant actuel (DIVO) : ZOULOU 1
- Colonel General Z2. Russe
Commandant les troupes russes U.I.A.F. (DIVO) : ZOULOU 2
- Brigadier General Z3 Chinois
Commandant les troupes chinoises U.I.A.F. (DIVO) : ZOULOU 3
- Major General Z5 Australien
Commandant les troupes australiennes U.I.A.F. (DIVO) : ZOULOU 5
- Lt. General Z4 Indien
Commandant les troupes indiennes U.I.A.F. (DIVO) : ZOULOU 4
Colonel A1 Américain
Executive commander (DIVO) : ALPHA 1
Colonel D1 Italo-américain
Tactical Executive Commander : DELTA 1
Le Tactical Command Alpha (Command & Information) est une grande unité militaire, composée de trente mille agents opérationnels et de cinq mille agents. Ce groupe est composé de plusieurs régiments ou de brigades.
Le Tactical Command Delta (Commando Tactical Command) est une grande unité militaire, composée de dix mille agents et Tactical Delta Force de deux mille agents.
Rôles dans Genesis Project : Genesis Project rassemble cinq pays de l’Organisation des Nations Unies d’imposer la sécurité au Moyen-Orient sur les valeurs démocratiques, de défendre les intérêts des populations et des principales résolutions votées par le Conseil de sécurité pour cette région du monde.
Ce projet est une première : imposer une démocratie forte, la promotion des droits de l’homme ; faire face à des problèmes comme la pauvreté, le terrorisme, le trafic illégal de drogue et la corruption par un corps multilatéral et international.
5- Pourquoi d’abord le Moyen-Orient ?
Iran – Afghanistant et pays limitrophes
Pour répondre à cette question, il faut croiser les informations issues du site Genesis Project avec les informations diplomatiques et géopolitiques. Au nombre de ces informations :
- un rapprochement Américano-chinois dans le cadre de la crise mondiale – La Chine est le plus gros détenteur mondial de dollars …
- un rapprochement Obama-Medvedev sur la renégociation de la course aux armements et le bouclier anti-missiles ….
- Le récent ballet diplomatique américain au Proche-Orient et en Asie …. Commençons par l’équipe en charge du Proche-Orient :
i. George Mitchell, l’envoyé spécial de Barack Obama pour le Moyen-Orient, Robert Gates, son secrétaire d’État à la Défense, James Jones, son conseiller national à la sécurité, et Dennis Ross, depuis juin son conseiller spécial pour le Moyen-Orient, doivent se succéder cette semaine en Israël et dans les capitales arabes.
ii. En visite lundi 27 juillet au Proche-Orient, le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, s’est employé à convaincre Israël du bien-fondé de la politique de main tendue initiée par Barack Obama envers l’Iran et qui a pour but de dissuader le régime de se doter de l’arme nucléaire. M. Gates a répété que cette offre de dialogue n’était pas illimitée et qu’en cas de rejet, Téhéran s’exposait à un durcissement des sanctions.
iii. Un entretien sur France 24 pose bien la position d’Israël
http://www.france24.com/fr/20090727-etats-unis-robert-gates-israel
Ce qui ressort de tout ceci c’est que la menace principale au Proche-Orient, tant pour Israël que pour les pays arabes environnants, c’est la menace de voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire.
- Hillary Clinton maintenant : en Avril, Hillary Clinton avait déjà parlé de “sanctions très sévères » envers l’Iran.
i. Fin Juillet, elle remettait la pression ; il devenait clair que le temps était compté et qu’un Iran nucléaire était inacceptable, non seulement pour les américains mais aussi pour les pays arabes et Israël.
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=10986158
ii. Il ressort aussi des faits diplomatiques actuels que les Etats-Unis semblent prêts à renforcer la défense de ses partenaires tant juifs qu’arabes menacés par l’arrivée du nucléaire iranien et une expression revient régulièrement : « L’OFFRE DE DIALOGUE DE WASHINGTON N’EST PAS ILLIMITÉE DANS LE TEMPS »
iii. Ce langage diplomatique signifie bien que le temps offert à l’Iran est limité. D’autant que d’autres informations rendent le contexte « explosif ».
1. Les russes ont achevé la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr, située dans le sud de l’Iran.
2. Lancement technique d’ici à fin 2009. En février, M. Kirienko avait affirmé qu’un lancement “technique” de la centrale était possible d’ici à fin 2009.
3. Les russes sont les mieux placés pour être au courant du démarrage de la centrale à partir duquel l’Iran disposera de matières fissiles. Ils avaient fait état, en février, de tests pouvant durer de 4 à 7 mois. En prenant le délai le plus long, 7 mois, cela nous amène en Septembre. http://www.intelink.info/actualites/economie/0907222238_iran_bouchehr_rosatom_confirme_la_date_de_lancement_du_site_kirienko
6- Quels scénarios possibles ??
- Le plus plausible : Une destruction de la centrale de Bouchehr, par les forces israéliennes par exemple ; Israël acceptant sous pression américaine la création d’un État Palestinien et garantissant son veto en faveur d’Israël au conseil de sécurité de l’ONU.

Centrale de Bouchehr
- Le plus soft : Un changement peu plausible de la donne iranienne. Pourquoi peu plausible ?? Parce que Mir Hossein Moussavi avait affirmé que s’il était élu son gouvernement pousserait à la poursuite du programme nucléaire iranien. Sur ce point, pas de divergence donc et la lutte politique actuellement en cours en Iran ressemble davantage à une lutte de clans interne au pouvoir des mollahs qu’à une alternative possible. D’autre part, Moussavi, lorsqu’il était au pouvoir avait été l’un des initiateurs du nucléaire iranien !!
7- Et l’avenir ?
Si notre analyse est exacte, et nous le saurons bientôt, voici ce qui nous attend à terme de quelques mois à deux ans :
- La destruction du nucléaire Iranien et la création d’un État Palestinien viable

Destructions à Jénine
- L’Iraq qui devient un second Vietnam sans défaite américaine. A terme les 70.000 combattants de Moktada al Sadr prennent le pouvoir en Irak – Le Kurdistan Irakien (plus du 1/3 du pays) devient le Kurdistan tout court et se trouve en mesure d’accueillir les Kurdes du pourtour irakien.
Moktada al Sadr source AFP
- L’Afghanistan devient le Vietnam de l’OTAN,

- Le Président américain contribue à régler des gros problèmes avec réalisme au plan International et à mettre en place une politique plus sociale au plan interne,
- L’Europe inexistante politiquement et en panne est isolée du concert mondial et sa situation économique s’aggrave. Elle se divise davantage encore à l’International.
Pas la même direction !! Merkel Sarkosy source Le Point
Toujours selon nos informations, un haut gradé du renseignement US fera des révélations d’ici quinze jours
Guy Dutron
2 août 2009
A peine cet article mis en ligne, nous recevions le document ci-dessous.
Il s’agit du croquis de plan, préparé sous Georges Bush, en cas de contfrontation navale Iran – USA
Intitulé “A hypthetical US-Iran naval confrontation”
Nous le publions en toute transparence

Sarkozy Fillon quand les actes contredisent les discours
juillet 28, 2009 at 1:02 | In Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Mai 68, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 7 CommentsTags: Sarkozy Fillon quand les actes contredisent les discours
Sarkozy Fillon quand les actes contredisent les discours

Attention chef : malaise vagal en vue !!
Aujourd’hui, 27 juillet Fillon s’est rendu sur les lieux du futur parc national “entre Champagne et Bourgogne” en compagnie de Luc Chatel, ministre de l’Education nationale et de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie à Leuglay (Côte d’Or). Là, Fillon a prononcé un discours ! Ha les discours, pour ça, il n’y a pas crise !
Il a immédiatement fait publier sur son blog le texte intégral de ce discours afin que nul n’en ignore , extraits : http://www.blog-fillon.com/article-34298448.html
Sur le thème, « faire de la France un modèle de développement durable », il a notamment déclaré :
« la France va bientôt disposer, entre Champagne et Bourgogne, de son onzième parc national. C’est une chance magnifique pour votre territoire, mais c’es aussi une chance magnifique pour notre pays, dont les politiques écologiques s’inscrivent dans un nouvel élan qui est destiné à faire de la France un modèle de développement durable » On peut toujours le dire, ça ne mange pas de pain !!
Puis : « La biodiversité, le climat, l’énergie, nous savons que ces politiques ne sont pas séparables et qu’elles méritent donc la même ambition. En novembre 2008, le Gouvernement a présenté un Plan de développement des énergies renouvelables, qui est directement issu des engagements qui ont été pris dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et qui a été renforcé depuis par l’adoption par l’Europe, sous présidence française, de ce qu’on appelle d’un nom particulièrement laid “le paquet énergie climat ». Et si le paquet est laid, le discours n’est pas bien beau !!
Et encore : « Avec l’adoption définitive de la loi Grenelle 1 jeudi dernier – je veux profiter de cette occasion pour remercier ici le rapporteur de cette loi Bruno Sido -, c’est une véritable révolution citoyenne qui se poursuit. » Ben voyons, v’la qu’on fait la révolution maintenant !! Tout ça à cinquante bornes de Colombey les deux chapelles où repose le Grand Homme qui appelait ça « LA CHIENLIT ».
On ne sait pas bien qui a chié au lit ans cette affaire mais on a identifié celui qui le fait dans la colle !!
Car, en effet, dans cette loi définitive dite « Grenelle 1 », on trouve une toute petite ligne, bien planquée, comme dans les contrats d’assurance qu’il ne faut pas lire !!!
C’est une ligne dans le projet de loi Grenelle 1 définitivement adopté aujourd’hui par le Parlement : l’avis des architectes des Bâtiments de France ne sera plus que consultatif !
Cette petite « révolution réactionnaire » concerne tous ceux qui voudraient construire ou rénover leur façade à proximité de monuments historiques… Décryptage.
Les architectes des Bâtiments de France sont des fonctionnaires de l’État, dont l’une des missions consiste à donner un avis, pour toute demande de travaux, à moins de 500 mètres d’un bâtiment classé ou à l’intérieur d’un site protégé.
On appelle ces périmètres, les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP). On en compte en France 596 approuvées et 400 en cours d’étude : cet avis est nécessaire dans ces zones depuis 25 ans, qu’une commune veuille construire une piscine ou qu’un particulier souhaite percer une fenêtre chez lui. Une façon de protéger du bétonnage les villes et villages les plus riches sur le plan patrimonial.
Jusqu’à présent, selon le cas de figure, les architectes pouvaient donner un avis “simple” ou “conforme“, le premier n’étant que consultatif et le second d’application obligatoire. Or, c’est celui-ci que les parlementaires ont décidé d’abroger. “En catimini“, dénonce l’association nationale des architectes des Bâtiments de France, l’ANABF.
Ce mauvais coup, réalisé « en catimini » comme le dénoncent les architectes de Bâtiments de France, perpétré, bien sûr, au milieu de l’été, comme il se doit chez les faussaires, c’est ni plus ni moins que la fin de la protection des paysages de notre patrimoine !!
Dans sa péroraison, entre Champagne et Bourgogne, peut être un peu trop « arrosée », après un savant dosage de Blanc de Blancs et de Pinot noir, Fillon osait dire : « quand je parle de la beauté des paysages français, je ne parle pas seulement d’une émotion vitale, je parle de leur attrait sur le public, qui est un instrument décisif pour le développement des territoires. Je parle de leur équilibre, de leur harmonie séculaire, qui sont les meilleurs indices qu’un aménagement durable est possible. »
Hélas, Monsieur le premier ministre vos actes récents contredisent vos mots ! Vous voilà hissé au rang de soixanhuitard attardé ! Lorsque s’affichait sur les murs de Paris, le slogan provocant : « Assez d’actes, des mots » !! Vous avez tout compris, mon vieux, tout retenu de votre long parcours !
Les promesses n’engagent que ceux qui les croient !!

COMITE DE SOUTIEN « VERITE ET JUSTICE POUR GUY PEIFFER »
juillet 20, 2009 at 12:50 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Europe, Politique, Société, Solidarité | 52 CommentsTags: COMITE DE SOUTIEN « VERITE ET JUSTICE POUR GUY PEIFFER »
COMITE DE SOUTIEN « VÉRITÉ ET JUSTICE POUR GUY PEIFFER »
Un homme innocent au Centre Pénitentiaire de Schrassig au Grand-Duché du Luxembourg ?
Présentation :
- Nom – Prénom : Peiffer Guy
- Date de naissance : 14.10.1949
- Lieu de naissance : Esch sur Alzette – Luxembourg
Né de père inconnu. Mère inconnue ; je suis élevé par mes grands parents. Je dis père et mère à mes grand parents.
A 18 ans j’apprends que j’ai été adopté par mes grand parents. J’apprends aussi que ma mère à fait la pute à la gare de Luxembourg, Elle à mis quatorze enfants au monde, dont un chinois et je suis le premier.
Des enfants ont été adoptés en Amérique, d’autres sont mentalement malades. Aujourd’hui, avec le recul, je peux résumer ma jeunesse ainsi : pas d’éducation, pas de culture, toujours dans une situation précaire.
Aujourd’hui, je purge une peine à perpétuité pour des crimes que j’ai toujours niés et que je n’ai pas commis : j’ai choisi de me battre.
La situation :
Face aux moyens colossaux de ses adversaires : un Ministre de la Justice , un juge ancien juge d’instruction aujourd’hui président de Tribunal, deux avocats généraux dont un aujourd’hui à la retraite, une présidente de tribunal, une autre ancienne présidente à la Cour d’appel à la retraite, des policiers et tous ceux qui évoluent dans l’ombre de cette affaire…..Face à tous ces « gens importants », Guy Peiffer ne peut opposer que son énergie et sa bonne foi mais cela risque de ne pas suffire. Il a déjà vécu près de 19 ans de détention et d’enfermement au Centre Pénitentiaire de Schrassig au Luxembourg.
Mais Guy Peiffer pense que quand on veut agir, on le peut toujours.
Il tient d’abord à remercier : merci à Maitre Thierry Lévy et Maitre Roby Schons ses avocats ; tous ceux qui le soutiennent. Il tient à leur dire qu’en le soutenant, ils combattent pour la justice et les droits de l’homme. Nous ne sommes plus au Moyen âge ni au temps des lettres de cachet, ni au Grand Duché de Luxembourg ni ailleurs en Europe, on a pourtant l’impression d’un retour au moyen âge. Il est très difficile d’alerter l’opinion contre l’enfermement que subit Guy Peiffer depuis 19 ans.
Que dit Guy Peiffer ? Que notre grille de lecture est mauvaise si nous croyons qu’il y a d’un côté un criminel, et de l’autre les Chevaliers blancs de la justice Luxembourgeoise, qui le combattent, veulent le stopper et protéger le peuple et la société des dangers qu’il est supposé représenter. Là est l’erreur !
La justice n’est pas la Grande Vertueuse qui nettoie les écuries d’Augias. Elle étouffe parfois des affaires, elle en atténue d’autres : DANS LE CAS DE GUY PEIFFER, CONTRE TOUTE LOGIQUE, ELLE REFUSE DEPUIS 2 ANS DE COMMUNIQUER SON DOSSIER A SES AVOCATS !!!
POURQUOI ?
- Y-A-T-IL DES CHOSES A CACHER ??
- OU, PLUS SIMPLEMENT LA JUSTICE « QUI NE SE TROMPE JAMAIS » VEUT-ELLE CACHER SES PROPRES ERREURS ???
Et puis, il y a le système pénitentiaire au Luxembourg qui ressemble assez à la jungle y compris à Schrassig :
- Une prison qui connaît 5 directeurs en cinq ans et dont l’un d’eux démissionne :
http://www.land.lu/html/dossiers/dossier_justice/dossier_prison/depotoir_070700.html
- Une prison déjà « au bord de l’explosion » en 2007 http://prison.eu.org/breve2069.html
- Une prison qui …..il y aurait tant à dire !!!
Guy Peiffer incarne une résistance au pouvoir répressif. Il n’est pas seulement un détenu innocent il est devenu un détenu politique, il est devenu un symbole de l’indifférence de la société envers l’individu.
Il a choisi de rester debout de lutter pour sa dignité. On sous-estime le personnage et l’importance qu’il peut avoir pour nos droits civiques.
Guy Peiffer n’est certainement pas tout blanc…quand on connaît son enfance et sa jeunesse, comment pouvait-il en être autrement ? Mais après avoir purgé deux décennies, il à évolué, il a pris conscience de ce que signifient l’oppression et la servitude. Il est également devenu artiste, il produit des pièces de céramique. Or, son oeuvre ne lui appartient pas !! Elle appartiendrait, soi-disant, à la prison de Schrassig !! Sous prétexte qu’il est emprisonné, Guy Peiffer a-t-il perdu son droit à la propriété artistique ? A notre connaissance, ce droit de propriété est insaisissable !!

Tout ceci constitue plus de raisons qu’il n’en faut pour que nous le soutenions.
Guy Dutron 19 07 2009
Pour soutenir notre comité et surtout Guy Peiffer lui même merci d’envoyer vos : NOM – PRÉNOM – VILLE – PAYS de résidence à g.dutron@yahoo.fr
Vous pouvez aussi obtenir des informations complémentaires en téléphonant à Guy Dutron 00 – 33 – (0)9 – 65 – 35 – 56 – 45
MISE A JOUR AU 10 – 10 – 2009
Article du Journal Le Quotidien de Luxembourg du 8 octobre 2009
Premières signatures :
– Guy Peiffer Prison de Schrassig Luxembourg – Naïké Peiffer-Provost Niederkorn Luxembourg – Benali Anouar Mertert Luxembourg – Guy Dutron Ecrivain Digny Eure et Loir France – Jean Dubosclard Villeurbanne Rhône France – Jacques Lainet Sémeries Nord France – Pierre Dutron Cavnic Roumanie – Hélène Lacheret Nyons Drôme France – Patrick Le Goas Morlaix Finistère France – Patrice Kappel Aussillon Tarn France - Christine Dardalhon Portes Gard France -Raymond Vandormael Liège Belgique – Murielle Peter Esch sur Alzette Luxembourg – Kim Closener Esch sur Alzette Luxembourg – Kyran Closener Esch sur Alzette Luxembourg – Viviane Lecocq Herstal Belgique – Ghyslaine Manesse Bazuel Nord France – Joëlle Manesse Bazuel Nord France – Nadine Cesari (coordonnées en attente) – Catherine Charles Présidente de l’Association pour le respect des proches de personnes incarcérées (ARPPI) – Saint Maurice Val de Marne France – Sarah Domingos Bertrange Luxembourg – Mathy Vundji Khinshasa République Démocratique du Congo – Audrey Noirot Liège Belgique – Colette Ducamp Nimes France – Sylvie Decleir Le Maisnil Nord France – Alain Spor Ugine Savoie France – Martine Dieu Tertre Belgique – Nagkela Fouquet Charenton le Pont Val de Marne – France – Micheline Claes Agde Hérault France – Papa Gueye-Elhadji Dakar Sénégal – Gwénaëlle Racine Candé Maine et Loire France – Anouk Kremer Deau Villeneuve lès Maguelone Hérault France – Danièle Sudan Genève Suisse – Anna Pascucci Momalle Remicourt Belgique – Ricardo Carvalho Differdange Luxembourg – Georges Vercoutre Vias Hérault France – Dept Myriam Orp-Jauche Belgique – Pierre Rose – Dal Nord Pas-de-Calais – Quiéry France – Christiane et Daniel Noisette Fontaine les Dijon Côte d’Or France – Esther Journo Sarcelles Val d’Oise France – Martine Hennecart Laurent Cousolre Nord France – Nathalie Bognini Rodange Luxembourg – Bruno Mesrine Artiste Vevey Suisse – Alain Rocher Bordeaux Gironde France – Guy Schwickerath Niederkorn Luxembourg -Christian Mordacq Brebières Pas-de-Calais France – Colette Meurant Mons Belgique – Philippe Zalcberg Paris France – Bechir Chabbouh Paris France – Marylise Bellio Jamioulx Belgique – Eléna Peiffer Toulouse France – Ndoja Xhiljona Esch sur Alzette Luxembourg – Claude Peiffer Holland – ARPPI Association pour le Respect des Proches des Personnes Incarcérées – Marie Christine Rigal Gros Guillaume 35650 Le Rheu – Sandrine Ageorges 92600 Asnières – Michel Vilhes Les Lilas France –
Uranium appauvri, Strontium, Irak – Afghanistan –Yougoslavie – Mers et Océans : La menace
juillet 17, 2009 at 3:37 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | 2 CommentsTags: Irak - Afghanistan –Yougoslavie - Mers et Océans : La menace, Strontium, Uranium appauvri
Uranium appauvri, Strontium, Irak – Afghanistan –Yougoslavie –
Mers et Océans : La menace
Une interview de Leuren Moret, spécialiste des sciences de la Terre: Un holocauste nucléaire mondial nous menace ! Par W. Leon Smith et Nathan Diebenow, journalistes au « Lone Star Iconoclast », Texas
Leuren Moret
(Ndlr : cet article est long mais lisez-le ; c’est effrayant)
Leuren Moret est une spécialiste des sciences de la Terre qui passe tout son temps à informer les citoyens, les médias, les membres des parlements et du Congrès ainsi que d’autres responsables sur les problèmes posés par la radioactivité.
Elle a commencé à tirer la sonnette d’alarme en 1991 au Livermore Nuclear Weapons Lab après avoir été témoin d’une fraude scientifique importante sur le Yucca Mountain Project.
Elle travaille actuellement en tant que scientifique indépendante spécialiste de la radioactivité dans différents groupements de par le monde.
Elle a participé à la sous-commission des Nations Unies qui a enquêté sur l’uranium appauvri (UA).
Elle a été témoin au Tribunal pénal pour l’Afghanistan au Japon en 2003, présenté un exposé à la Conférence mondiale sur les armes à l’uranium, à Hambourg, en octobre 2003, et est intervenue en janvier 2004, à Bombay, au Tribunal mondial des femmes sur les crimes de guerre des Etats-Unis ainsi qu’au Forum social mondial.
Iconoclast : Quels sont les derniers développements en matière de réduction de l’exposition des troupes américaines à l’UA ?
Leuren Moret : Une jeune ancienne combattante, Melissa Sterry, a déposé dans son Etat du Connecticut un projet de loi demandant des examens médicaux indépendants pour les vétérans des guerres du Golfe et d’Afghanistan jusqu’en 2001. Elle a dit l’avoir fait parce qu’elle était malade et que ses amis étaient morts pour avoir servi lors de la guerre de 2003. Je me suis intéressé à cette loi et je lui ai parlé. Hier, elle a témoigné deux fois aux Nations Unies. J’ai dit : « Pourquoi ne pas introduire cette loi dans la législature de tous les Etats américains, car elle informe le public et incite les médias à en parler ? »
Les USA refusent toute responsabilité aux niveaux international ou national. Ils ont totalement étouffé l’affaire, comme pour l’agent Orange, les « vétérans atomiques »1 et le projet Mkultra.2 C’est le même phénomène, mais le problème est beaucoup plus grave, parce qu’il concerne l’avenir génétique de tous ceux qui ont été contaminés. Maintenant, de vastes régions du globe sont contaminées par l’UA. On en a utilisé une telle quantité ! En nombre d’atomes libérés dans l’atmosphère – un professeur japonais a fait le calcul – cela représente plus de 400 000 bombes de Nagasaki. Et ce nombre est sous-estimé.
La plus grande tragédie de l’histoire du monde
Je suis allée en Louisiane en avril 2005, invitée à parler pendant trois jours à l’université de la Nouvelle-Orléans. Un des vétérans présents m’a demandé de participer à leur manifestation dans les rues de la ville. Il a présenté la loi du Connecticut aux législateurs, appuyé par deux d’entre eux, et il leur a dit : « Il vous suffit de remplacer Connecticut par Louisiane. » Eh bien, vous n’allez pas me croire, la loi a été adoptée hier par 101 voix sans oppositions ni abstentions.
Je souhaite que vous en parliez, car nous avons besoin de cette loi au Texas. Le Nevada est sur le point de la proposer. Le député au Congrès Jim McDermott va l’introduire dans la législation de l’Etat de Washington. Nous voulons que le gouverneur du Montana le fasse également car c’est le premier gouverneur à demander le retour de sa Garde nationale. Je crois que la moitié de ses membres est de retour. Il a dit : « J’en ai besoin dans mon Etat. »

Paru dans Les Nouvelles Internationales
http://lesnouvellesinternationales.blogspot.com/2007_03_01_archive.html
Le problème de l’UA est vraiment épouvantable. Je ne crois pas qu’il y ait une plus grande tragédie dans l’histoire du monde.
Y a-t-il un risque que les armes à l’UA utilisées ailleurs contaminent l’atmosphère ici ?
L’atmosphère est contaminée partout dans le monde. Il suffit d’une année pour que le mélange se fasse complètement. Je suis une spécialiste des poussières atmosphériques, une spécialiste des sciences de la Terre, une géologue, et c’est pourquoi j’ai étudié la question. C’est vraiment un sujet fascinant. Nous avons de gigantesques tempêtes d’un million de miles carrés qui transportent des millions de tonnes de poussières et de sable chaque année dans le monde.
Le principal centre de ces tempêtes est le désert de Gobi, endroit où les Chinois ont fait des essais atomiques si bien que tout est contaminé par la radioactivité. Les poussières vont directement au Japon, traversent le Pacifique et viennent se déposer aux Etats-Unis. Elles contiennent des isotopes radioactifs, des suies, des pesticides, des produits chimiques, des champignons, des bactéries, des virus, etc.
Le désert du Sahara est une autre énorme zone de poussières qui montent en Europe, traversent l’Atlantique, arrivent aux Caraïbes et de là sur la côte Est des Etats-Unis. Bien sûr, elles parviennent au Texas avec les ouragans.
La troisième région est l’Ouest des Etats-Unis, où est située la zone d’essais du Nevada. Les Américains y ont fait 1200 essais d’armes nucléaires si bien que cette radioactivité, qui est toujours là, a provoqué une épidémie mondiale de cancers depuis 1945. Le total de ces radiations représente l’équivalent de 40 000 bombes de Nagasaki. Aujourd’hui, il doit être dix fois plus élevé.
En avril 2003, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré qu’elle s’attendait à ce que le taux mondial de cancers augmente de 50% d’ici à 2020. La mortalité infantile, indicateur de la pollution radioactive, augmente de nouveau dans le monde. Lorsque les Etats-Unis et la Russie eurent signé le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963, la mortalité infantile recommença à baisser, ce qui est normal.
Cancers, malformations, atteintes du cerveau
Un de nos correspondants m’a envoyé une série de photos de la tempête de sable Al-Asad du 28 avril en Irak.
C’est justement de ces poussières que je parle.
On y voit une gigantesque muraille de sable.
Je possède 16 photos de cette tempête qu’on m’a envoyées avec celles d’enfants atteints de cancer et de leucémie prises par des médecins irakiens. Qu’est-ce que vous avez pensé de cette tempête ?
J’ai pensé que c’était spectaculaire.
Cela déplace toute la radioactivité, mais ce sont les plus grosses particules. L’UA brûle à des températures très élevées. Les projectiles de gros calibre sont déjà en feu quand ils sortent du canon parce qu’ils sont enflammés par le frottement à l’intérieur du canon. 70% de l’UA se transforme en vapeur métallique. Il s’agit là en réalité d’armes à gaz radioactif qui contamine le terrain. Je vais vous indiquer le site Internet où vous trouverez la note de 1943 adressée au général Leslie Grove dans le cadre du Projet Manhattan. Ils ont largué les bombes atomiques mais ils n’ont pas utilisé les armes à l’UA parce qu’ils les trouvaient trop effroyables. J’ai voyagé dans tout le Japon avec un pédiatre de Bassora et un oncologiste. Ces malheureux médecins, leurs familles tout entières sont en train de mourir d’un cancer. Et il ne s’agit là que des effets de la première guerre du Golfe, mais les Forces armées en ont utilisé beaucoup plus en 2003, dans tout le pays.
A quoi les soldats peuvent-ils s’attendre quand ils rentrent chez eux ?
S’ils se trouvaient dans des blindés Bradley, ils rentrent chez eux avec des cancers du rectum parce qu’ils étaient assis sur des caisses de munitions. Les jeunes femmes souffrent de graves endométrioses et elles n’arrêtent pas de saigner. Certaines d’entre elles ont un cancer de l’utérus, des filles de 18, 19, 20 ans. L’Armée ne veut même pas les examiner ni les traiter. Elle les renvoie sur les champs de bataille. 20 soldats ont été transférés du Koweït à Bagdad en 2003 : ils souffrent tous de tumeurs malignes.
Est-ce que le fait d’avoir été exposés à l’UA affecte leur psychisme quand ils rentrent chez eux ?
L’UA forme, à des températures très élevées, des particules d’oxyde d’uranium qui ne sont pas solubles. Elles sont au moins 100 fois plus petites qu’un globule blanc. Les soldats les absorbent en respirant. Elle traversent le nez, puis le bulbe olfactif et pénètrent dans le cerveau où elles s’attaquent aux processus cognitifs. Cela affecte les mécanismes de contrôle de l’humeur. Quatre soldats de Fort Bragg rentrés d’Afghanistan ont tué leur femme dans un délai de deux mois.
Selon une étude de l’Association des Vétérans, sur un groupe de 251 vétérans de la première guerre du Golfe originaires du Mississipi, 67 avaient à leur retour de l’UA dans leur équipement, leur organisme, leur sperme. En outre, alors qu’ils avaient eu des bébés sains avant de partir, ceux nés après la guerre présentaient de graves malformations congénitales – absence de cerveau, d’yeux, de bras, de jambes, d’organes internes – et souffraient de terribles maladies de sang. C’est horrible.
Le magazine Life a publié un article illustré de photos intitulé « Les toutes petites victimes de Tempête du Désert. Vous devriez voir ça, ces enfants d’après la guerre du Golfe jouant avec leurs frères et soeurs normaux. Au fond, c’est comme fumer du crack, sauf qu’ici la substance est radioactive. Elle pénètre directement dans la circulation sanguine et atteint les os, la moelle épinière, le cerveau et également le foetus. C’est un poison systémique et radiologique.
L’UA tue tous les êtres vivants
Qu’en est-il des gens ici, aux Etats-Unis ? Vous dites que l’UA se mélange et se répand dans le monde entier.
Oui, il se mélange dans le monde entier. Nous respirons ici la fumée secondaire, comme les non-fumeurs, dans une pièce, respirent celle des fumeurs.
Est-ce que cette fumée secondaire s’épaissit tandis que nous parlons ?
Oui, la concentration de particules d’UA dans l’atmosphère dans le monde entier est en train d’augmenter. On a des raisons de penser que les Etats-Unis ont l’intention de bombarder l’Iran. Nous surveillons les usines d’armement américaines. Elles ont reçu d’importantes commandes de ces énormes bombes antibunker dont les têtes contiennent 5000 livres d’UA.
Donc le pronostic pour l’Amérique n’est pas vraiment bon. Non, il est vraiment mauvais.
Et si ça continue ?
Cela tuera la population du monde entier. Cela a déjà commencé, et cela n’affecte pas seulement les hommes, mais aussi les plantes, les animaux, les bactéries, tout.
Ainsi, notre nourriture, par exemple, si elle contient de l’UA, celui-ci va pénétrer dans notre organisme puis cela va polluer les océans et affecter toute la vie sous-marine ?
Oui, l’UA est dans l’air, l’eau et le sol. La demi-vie de l’UA, l’uranium 238, est de 4,5 milliards d’année, l’âge de la Terre.
Pouvons-nous revenir en arrière en ce qui concerne les dommages déjà causés ? Peut-on procéder à une décontamination ?
Non. C’est impossible. Ce qui se passe, c’est que ces toutes petites particules flottent dans l’atmosphère tout autour du globe. Il y a déjà des particules de plutonium et d’uranium qui flottent depuis les essais de bombes atomiques. Elles sont si petites que les molécules qui viennent les heurter les maintiennent en suspension dans l’air si bien que seuls la pluie, la neige, le brouillard et la pollution en débarrassent l’atmosphère en les déposant dans l’environnement. La surface de ces particules devient humide, elles tombent sur les matières et y collent comme de la glu. Vous ne pourrez jamais détacher ces particules. Avez-vous jamais essayé de faire tomber une goutte d’eau sur une autre goutte d’eau se trouvant sur la lame porte-objet d’un microscope ? Vous ne pouvez plus les séparer. C’est ce qui se produit avec les particules radioactives. Une fois qu’elles ne circulent plus dans l’atmosphère, elles collent à toutes les surfaces sur lesquelles elles atterrissent. On ne peut pas les laver. S’il pleut continuellement ou qu’elles se trouvent dans une rivière, sur un rocher, sur une pierre, etc. elles y resteront. Vous ne pensiez pas que c’était aussi grave.
Non, pas à ce point. Je croyais que c’était un phénomène assez isolé.
Non. Ce qui était là-bas, en Irak, un jour donné apparaît chez nous au bout de quatre jours environ. Je ne sais pas si vous avez suivi la catastrophe de Tchernobyl. Ce gros nuage radioactif a fait plusieurs fois le tour du globe, il fait partie maintenant de la poussière atmosphérique. Elle va partout, comme la poussière de la tempête que vous voyez sur cette photo.
Se trouve-t-elle dans la couche supérieure ou inférieure de l’atmosphère ?
Dans la partie inférieure de l’espace orbital. Ils ont ramené à terre la station orbitale Mir quand ils eurent fini de l’utiliser. Il y avait une sorte de filet qui recouvrait l’électronique à l’extérieur de la station qui la protégeait de la radioactivité solaire car l’électronique y est très vulnérable. Ils ont analysé la surface de ce filet et ont trouvé de l’uranium et des produits de désintégration de l’uranium. Ils ont dit qu’ils provenaient des essais nucléaires atmosphériques ou de stations orbitales ayant des matériaux nucléaires ou des réacteurs nucléaires à bord et qui avaient brûlé. L’uranium peut également provenir de supernovae mais on a pensé que l’origine la plus probable étaient les essais dans l’atmosphère et la matière nucléaire que nous y mettons.
Des armes utilisées depuis 1973 
Vous voulez dire avant tout que nous sommes en train de mener une guerre nucléaire.
Oui, exactement. Depuis 1991, nous avons mené 4 guerres nucléaires. L’UA est une arme nucléaire.
A votre avis en tant que scientifique, que faut-il faire pour remédier à cela ?
Il faut cesser de l’utiliser. Nous avons créé un mouvement international pour faire cesser la fabrication, le stockage, le commerce et l’utilisation des armes à l’UA.
Les munitions que nous vendons aux autres pays contiennent-elles de l’UA ?
Oui. Le premier système d’armes à l’UA pour lequel nous ayons trouvé un brevet est apparu soudain en 1968 au Bureau américain des brevets. Il était destiné à la marine. C’était une sorte de canon Gatling à monter sur des navires. Il tirait rapidement environ 2000 projectiles à la minute.
Il en tire plus de 3000 maintenant, car on l’a amélioré. Puis, en 1973, les Etats-Unis ont donné des armes à l’UA aux Israéliens et ils en ont surveillé l’emploi. Ces derniers les ont utilisées dans la guerre israélo-arabe et ils ont anéanti leur adversaire en cinq jours. Et c’était parti. C’était la première véritable démonstration de cette nouvelle arme sur un champ de bataille.
Hughes Aircraft a mis au point le système destiné à la marine, le canon Gatling, qui est encore utilisé. Il a été fabriqué et testé en 1974. En l’espace de 6 mois, le gouvernement américain avait vendu ces armes à l’UA à de nombreuses divisions des Forces armées notamment. Il en a vendu en outre à environ une douzaine de pays ou peut-être un peu plus. Normalement, elles auraient dû être vendues à 80, 100, 120 pays. Or la bonne nouvelle, c’est que, en raison des risques radiologiques, biologiques et environnementaux, des quantités de pays ne les achètent pas et que ceux qui les ont achetées ont peur de les utiliser. Les seuls pays dont nous savons qu’ils les ont utilisées sont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël.
En 1996, les Nations Unies ont adopté une résolution aux termes de laquelle les armes à l’UA sont des armes de destruction massive, des armes illégales au regard de la totalité des lois et des traités internationaux.> En 2001, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’UA. C’est que les force de l’OTAN, en 1998 et 1999, avaient effectué en Yougoslavie 39 000 attaques aériennes qui avaient laissé des amas de décombres radioactifs. Ce sont les Etats-Unis et l’Allemagne qui ont réalisé le plus de profits avec ces armes et qui se sont arrangés pour qu’on envoie dans les régions les plus contaminées les soldats des pays qui ignoraient tout de l’UA, comme l’Italie et le Portugal. Ils envoyèrent leurs propres troupes dans les régions les moins contaminées. Ces malheureux soldats rentrèrent chez eux et moururent au bout de quelques jours, de quelques semaines ou de quelques mois. Leurs parents, furieux, s’adressèrent aux Parlements et aux médias et il y eut un déluge d’articles au sujet de l’UA.
Le pot aux roses fut découvert à la suite de l’invasion de la Yougoslavie par l’OTAN, mais les troupes japonaises d’autodéfense furent envoyées à Samawa, zone la plus contaminée parce que c’est là qu’avaient eu lieu les combats les plus violents. On peut supposer que ces soldats sont très malades.
Des pays inhabitables ?
Qu’en est-il de l’Irak même. Qu’est-ce qui a été fait jusqu’ici ?
Il est inhabitable. La Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan sont totalement inhabitables.
Mais il y a des gens qui y vivent, qui y vivront et souffriront ?
Quand on est au courant des maladies et des malformations congénitales des bébés, on se rend compte que c’est grave. Chaque année, le nombre des malformations et des maladies croîtra parce que le niveau de contamination total chez tous les êtres vivants augmentera étant donné qu’ils respirent un air contaminé, boivent de l’eau contaminée et mangent de la nourriture provenant de sols contaminés. Nous sommes condamnés à une mort lente, comme en Yougoslavie et en Afghanistan.
L’UA est une arme biologique extrêmement efficace. C’est d’ailleurs la raison principale de son utilisation. Marion Falk, un physicien-chimiste à la retraite qui a construit des bombes nucléaires pendant plus de 20 ans au laboratoire Lawrence Livermore, scientifique du Projet Manhattan avec qui j’ai travaillé, m’a presque tout appris sur la radioactivité, les particules et l’UA. Il m’a dit que l’objectif des armes utilisées par l’armée n’est pas seulement de blesser et de tuer les soldats ennemis, mais de tuer, de mutiler et de rendre malade la population civile parce que cela diminue la productivité du pays et qu’il ne tardera pas à utiliser une quantité importante de ses ressources pour soigner ses malades. Il y a de moins en moins de travailleurs en bonne santé.
Evidemment, une fois que vous provoquez des mutations de l’ADN, les dommages affectent les générations futures, et cela concerne aussi bien les animaux et les plantes que les êtres humains. L’ADN ne se répare pas lui-même. Les maladies sont transmises à toutes les générations futures.
Un génome endommagé à jamais
Ainsi les mutations seraient probablement plus destructives que constructives.
Ce sont les mutations qui provoquent ces malformations congénitales.
Alors si la radioactivité m’a prédisposé aux maladies cardiaques, mes descendants auront le même problème ?
Si vous endommagez la cellule ou des parties de cellules ou si vous portez atteinte au fonctionnement des cellules, cela n’endommage pas forcément l’ADN. Il y a deux sortes de dommages. Les premiers concernent les cellules des organismes vivants et cela peut ne pas se transmettre aux descendants ; les autres concernent l’ADN dans l’ovule ou le sperme et ceux-là se transmettent. Ainsi, le sperme des soldats qui reviennent de la guerre est probablement …Détérioré. Ils ont de l’UA dans leur sperme et lors des rapports sexuels, ils contaminent leur partenaire. Les femmes tombent également malades. Elles ont de l’UA dans leur organisme. On appelle ça « syndrome du sperme brûlant ». C’est horrible. µ
David Rose a écrit un article à ce sujet dans le numéro de novembre 2004 de Vanity Fair que l’on peut lire sur Internet. Il est intitulé Weapons of self-destruction. Une amie à moi est la veuve d’un ancien combattant de la première guerre du Golfe. Dans une interview accordée à David Rose, elle s’est plainte du sperme brûlant : « J’avais constamment 20 préservatifs remplis de pois gelés dans mon congélateur et après les rapports sexuels, j’en introduisais un dans mon vagin. C’était le seul moyen de supporter les douleurs provoquées par le sperme brûlant. Ajoutons que ce sperme brûlant passe à travers les préservatifs.
Ça alors !
Oui, vous devriez voir les réactions des classes de high schools lorsque je leur parle du sperme brûlant et de la contamination interne. Les bouches des filles forment un O et les garçons sont paniqués, eux qui s’imaginent ne jamais tomber malades.
Conséquences des essais nucléaires ?
Quelle quantité d’UA faudra-t-il pour tuer toute vie sur cette planète ?
La quantité de radioactivité va certainement avoir un effet global extrêmement important. Ainsi, la mortalité infantile augmente déjà dans le monde. Le fœtus est ce qu’il y a de plus vulnérable à la radioactivité parce que toutes les cellules se divisent rapidement, que le corps se développe, si bien que si vous commencez à introduire des substances toxiques et des radiations, cela affecte le processus naturel du développement foetal.
C’est à cause de l’augmentation de la mortalité infantile que l’on a pu convaincre le Sénat de signer le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963. Elle avait diminué de 3 à 4% par année pendant une longue période en raison de l’amélioration des soins prénataux et de l’éducation des mères. Elle avait recommencé à augmenter après Hiroshima et Nagasaki et particulièrement dans les années 50 lorsque commencèrent les grands essais atomiques.
En 1963, il était devenu évident que les essais avaient, dans le monde entier, des effets sur les enfants à naître. Les Etats-Unis et la Russie signèrent le Traité et mirent fin aux essais dans l’atmosphère. Le taux de mortalité infantile baissa tout de suite. Mais maintenant, il croît de nouveau. C’est une pollution radioactive planétaire. Personne ne sait combien de temps il faudra pour éliminer toute vie, mais il est certain que l’UA est une arme biologique extrêmement efficace.
Je le répète, l’utilisation des armes vise deux objectifs : le premier est de tuer les soldats ennemis et le second, tout aussi important, de détruire la population ennemie. En provoquant des maladies, de longues maladies, on s’attaque à la productivité et à l’économie d’un pays. C’est Tchernobyl et d’autres catastrophes nucléaires qui ont en réalité provoqué l’effondrement de l’Union soviétique parce que ses habitants étaient très malades à la suite de toute la radioactivité dégagée. Ils ont été beaucoup plus négligents que nous.
J’ai une enquête sur la santé dans le monde que l’OMS a publiée dans le Journal of American Medical Association en juin 2004. Les effets des essais atmosphériques apparaissent de manière très nette quand on considère le pourcentage de personnes souffrant de maladies mentales dans les différents pays étudiés. Par exemple 8,8% au Japon, mais 4,7% au Nigeria, ce qui est très bas. Il n’y a presque pas de radioactivité au Nigeria. En Ukraine, où s’est produit l’accident de Tchernobyl, le taux est de 20,4%. Il est de 9,2% en Espagne et de 8,2% en Italie. Ces deux derniers chiffres sont relativement bas, car ces pays n’ont pas de centrales nucléaires. La France dépend à 75% de l’énergie nucléaire et son taux de maladies mentales est de 18,4%. Le Mexique se situe à 12, 2% et les Etats-Unis à 26%. C’est le taux le plus élevé au monde.
George W. Bush et ses frères et soeurs ont tous été exposés in utero aux retombées des essais atomiques effectués aux Etats-Unis. Il avait une petite soeur qui est morte d’une leucémie vers l’âge de trois ans.
J’ai travaillé dans une équipe appelée Radiation and Public Health Projet (cf. www.radiation.org). Nous sommes tous des scientifiques indépendants, des spécialistes renommés. Nous avons recueilli 6000 dents de bébés à proximité de centrales nucléaires et avons mesuré leur radioactivité. Et l’un de nos membres est le voisin de la femme qui a aidé les enfants Bush, y compris le Président, parce qu’ils avaient tous de graves problèmes d’apprentissage.
Comment savons-nous que les enfants Bush ont été exposés ?

D’après l’année où leur mère les ont portés. Vous n’avez qu’à voir combien de matières radioactives ont été dégagées dans l’atmosphère et vous trouverez une corrélation directe entre les résultats aux tests d’intelligence SAT auxquels on soumet les adolescents et l’année où leur mère les a portés. Ce sont des effets différés de l’exposition in utero aux radiations.
Vivant dans le Connecticut, ils ressentaient les effets des radiations du Nevada ?
Il y a deux ans, le gouvernement américain a reconnu que tous ceux qui avaient vécu aux Etats-Unis entre 1957 et 1963 avaient été exposés de manière interne aux radiations. Le foetus de toutes les femmes enceintes était donc exposé
Pas un génocide, un « omnicide ».
De quels niveaux de radiations parlons-nous ?
Ce sont de bas niveaux et les principaux vecteurs sont l’eau potable et les produits laitiers. Cela a suffi à tuer des petits poissons dans l’Atlantique. Le strontium-90 est un isotope artificiel dégagé par les bombes et les réacteurs nucléaires. En Norvège, on a mesuré les taux de strontium-90 dans le lait des années 1950 aux années 1970 et le volume de pêche durant la même période. A mesure que le taux de strontium-90 augmentait dans le lait, le volume de pêche diminuait.
En 1963, lorsque les Etats-Unis testaient la bombe nucléaire (ils ont effectué 250 essais en une année parce que le Traité allait être signé), le volume de pêche a diminué de 50%. Dans le Pacifique, il a diminué de 60% parce que c’est là que les Russes, les Chinois, les Français et les Américains ont procédé à leurs essais.
EN PASSANT PAR PERPIGNAN !
juillet 17, 2009 at 11:58 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | Leave a CommentTags: EN PASSANT PAR PERPIGNAN !
EN PASSANT PAR PERPIGNAN !

Il fut un temps où Trenet nous contait que quand Perpignan jouait à Montauban, c’était Perpignan qui prenait la pâtée et vice-versa.
Aujourd’hui, les choses ont changé ! Si tu passes par Perpignan et que tu es bronzé, tu perds à tous les coups !!!
D’où l’expression : « Les coups et les douleurs » !
En fait, la rétention administrative est utilisée pour faire du chiffre en arrêtant des étrangers qui rentrent chez eux.
Merci à Hélène qui nous a transmis l’info.
Voici l’histoire :
La Cimade avait déjà interpellé les médias en mars 2009 sur les arrestations à la frontière franco-espagnole de Marocains qui rentraient dans leur pays d’origine. Pourtant, ce phénomène n’a pas cessé d’exister depuis.
Rappelons qu’au mois de mars, au total 27 Marocains ont été interpellés, placés en garde à vue, puis en rétention avant d’être reconduits au Maroc alors qu’ils voyageaient à bord de bus à destination du Maroc, munis de leur billet retour.
Entre avril et juin 2009, 23% des personnes placées en rétention au centre de rétention administrative (CRA) de Perpignan étaient en route vers leur pays d’origine. La majorité des ces personnes venaient d’Italie et retournaient au Maroc. Mais nous avons également rencontré des personnes d’autres nationalités (Ukrainiens, Moldaves, Algériens, Colombiens, etc.) qui, dans les mêmes conditions, se sont vues reconduire de force après avoir séjourné en moyenne 8 jours au CRA de Perpignan.
Les interpellations de ces personnes par les services de la police aux frontières (PAF) des Pyrénées-Orientales interviennent sur la frontière franco-espagnole, soit dans la gare de Cerbère, soit sur la plateforme autoroutière du Perthus. Cette pratique mise en place par la préfecture des Pyrénées-Orientales est l’illustration parfaite de la politique du chiffre initiée par Nicolas Sarkozy quand il dirigeait le ministère de l’Intérieur. Officialisée et ouvertement médiatisée par le ministre de l’Immigration, cette politique vise – dans les discours officiels – la lutte contre l’immigration clandestine en France. Or, le fait d’interpeller, de placer en garde à vue, puis en rétention des personnes qui rentraient chez elles est loin d’illustrer cette volonté…
N’oublions pas les coûts matériels et financiers, et surtout humains d’une telle politique : ces personnes subissent une privation de liberté de plusieurs jours, l’humiliation des menottes et de la présentation devant un juge avant de retourner dans leur pays pour lequel ils avaient déjà acheté et payé par leurs propres moyens les billets de bus ou de train.
Les Marocains constituent l’écrasante majorité des personnes placées au CRA de Perpignan. Généralement, ces personnes voyagent à bord de bus assurant une liaison Italie – Maroc, et fréquemment, avec beaucoup de bagages. Or, la reconduite au Maroc depuis Perpignan se fait – sauf exception – par avion. Ainsi, les personnes qui avaient déjà payé un billet, doivent encore mettre leur argent sur la table pour payer le surplus de bagages une fois présentées à l’embarquement.
Les Algériens qui souhaitent rentrer et qui sont placées au CRA de Perpignan prennent le train ou le bus jusqu’au sud de l’Espagne d’où ils embarquent sur les ferries à destination d’Oran ou d’Alger. Le problème des bagages déjà mentionné pour les Marocains se retrouve ici.
Nous rencontrons en rétention également des touristes, c’est-à-dire des personnes qui sont de passage dans l’Union européenne (UE), donc également munies d’un billet de retour. La préfecture des Pyrénées-Orientales a – à plusieurs reprises – placé des personnes en rétention qui avait un départ pour leur pays (Mauritanie, Mexique, Ukraine) moins de 24h après leur interpellation. Pour la plupart, ces personnes souhaitaient se rendre à l’aéroport de Barcelone.
Un exemple parmi tant d’autres (qui s’est bien terminé) : en mai, la PAF contrôle, au Perthus, une voiture immatriculée en Russie. A bord trois hommes et une femme, tous de nationalité russe, ont une bonne situation dans leur pays : ingénieur, gérant d’une société d’électricité et photographes. Ils n’étaient pas en train de fuir. D’autant plus que leurs conjoints respectifs étaient restés là-bas.
Munis de visas touristiques d’une durée de 30 jours, ils ont été mal renseignés sur la validité de ces documents : délivrés par les autorités polonaises, ces visas n’étaient pas valides pour tout l’espace Schengen, mais uniquement pour la Pologne. Cependant, à l’ambassade de Pologne à Moscou, on leur avait dit : « Vu que la Pologne fait partie de l’Union européenne, il n’y aura pas de problème ». Cela s’est avéré vrai dans un premier temps lors de contrôles en Autriche et en Italie. La dernière destination du voyage était Barcelone, où 2 des 4 personnes voulait réaliser un travail photographique. Contrôlés à la sortie du territoire français, ces 4 touristes apprennent par la PAF que leur visa n’est pas valide ni pour la France ni pour l’Espagne. Immédiatement, ils proposent de faire demi-tour et de retourner en Pologne.
Aucune discussion possible, aucune place pour le bon sens. Les personnes sont placées en rétention et leur voiture immobilisée au Perthus. Les 4 doivent repartir en Russie – décision à laquelle ils ne sont pas opposés – mais en avion. Et la voiture ? La préfecture nous répond qu’ils n’ont « qu’à demander un visa Schengen pour la récupérer »… Après moult interventions auprès du préfet et grâce à l’appui du consulat de Russie à Marseille, elles ont, après 5 jours passés en rétention, été finalement libérées.
On peut s’interroger sur les raisons qui poussent la préfecture à procéder à de telles pratiques. La réponse est simple : en arrêtant des personnes souhaitant rentrer, les autorités préfectorales tiennent des personnes documentées (passeport, laissez-passer, carte nationale d’identité) dont la seule volonté est de quitter la France, et le centre de rétention, dans les plus brefs délais. Par conséquent, ils ne formeront pas de recours contre les décisions de reconduites à la frontière et ne déposeront pas de demande d’asile. Ainsi, ce sont des personnes « facilement expulsables » qui permettent aux services préfectoraux de remplir les objectifs chiffrés qui leur sont dictés, chaque année, par le ministère de l’Immigration.
A l’heure où il se murmure que des tennismen sniferaient de la coke, il sembleraient que leurs homologues préfectoraux aient le racket facile !
Les écrivains du RESEDA
juillet 14, 2009 at 3:10 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Europe, Le coin des bons bouquins, Le coin des poèmes qu'on y tient, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | 1 CommentLes écrivains du RESEDA
Commençons par une femme : Geneviève Confort-Sabathé –
Elle nous vient de l’Hérault ; elle est docteure en sciences de l’Education.
Voyez son site : L’Hétérodoxe, ça s’appelle !! http://www.genevievesabathe.fr/
Moi, je ne suis qu’hétéro, tout court, mais je peux vous dire qu’elle en publie des textes la camarade !! En plus de sa thèse de doctorat que vous trouverez sur son site mais que je vous donne tout de même en lien : L’idianthropologie politique ou comment interpréter le fait …
En plus donc, elle publie régulièrement sur ce blog, sur notre site national : http://reseda.ouvaton.org/ et sur le site Netoyens ; à titre d’exemple dans l’ordre, de Décembre dernier à nos jours, sur ce blog :
http://dutron.wordpress.com/2008/12/15/total-respect-aux-lyceens-par-genevieve-sabathe/
http://dutron.wordpress.com/2009/03/09/cour-de-justice-exces-de-pouvoir-parlement-europeen-exces-d%E2%80%99impuissance-par-genevieve-confort-sabathe/
http://dutron.wordpress.com/2009/03/21/le-pion-de-fer-singe-la-dame-de-fer-par-genevieve-confort-sabathe/
Celui-ci, c’était notre appel au boycott des Européennes qui était sorti de sa plume :
http://dutron.wordpress.com/2009/04/02/appel-europeennes-le-boycott-est-l%E2%80%99arme-de-la-democratie-directe/
Et, pour finir, mais il y en a pas mal d’autres ….cette mine posée dans les pattes d’un paysan de Bordères (64) :
http://dutron.wordpress.com/2009/06/02/%C2%AB-bayrou-le-plouc-de-l%E2%80%99arene-%C2%BB/
Et, enfin : http://dutron.wordpress.com/2009/06/08/europeennes-vers-des-lendemains-qui-cognent/
Je sais pas si vous avez remarqué …mais ça cogne déjà !!
En ce moment, Geneviève bosse sur une saga : « Les Mange-Tripes » ; la saga des tripiers de chez elle, de sa jeunesse dans le Gard, dont elle peaufine le premier tome : L’abattoir ! L’abattoir des tripiers mais aussi celui de 14-18 !!
Les lecteurs de ce blog ne seront pas dépaysés vu qu’on en a pas mal parlé à commencer par moi avec quelques articles sur cette boucherie qui toucha notre Nord de si près. Après la boucherie de Geneviève, allez-y voir ci-dessous, vous y trouverez des reproductions d’un journal de l’époque et les décorations de mon grand-père Georges !!!!
http://dutron.wordpress.com/2008/11/09/11-novembre-2008-quatre-vingt-dixieme-anniversaire-de-la-fin-de-la-grande-boucherie/
Ben oui, parmi les écrivains du RESEDA, y’a aussi moi !! Guy Dutron.
Comme des malfaisants m’ont reproché d’utiliser ce blog pour faire ma pub….s’ils savaient, les imbéciles …enfin, comme disait Brassens, « il y a peu de chances qu’on détrône le roi des cons ! » donc …j’en ai enlevé l’article sur mon premier bouquin ; il ne subsiste que le lien vers mon site personnel : http://chezguydutronlecrivain.ouvaton.org/Bienvenue.html
J’ai publié, au printemps 2008 : « Un jour je mangerai du pain blanc » aux éditions Le Lectambule : http://www.le-lectambule.fr/
J’ai auto produit un pamphlet politique intitulé « A mort l’Europe ? » qui explique en quoi les politiques menées en Europe et leur soumission à la Mondialisation conduisent à la mort de l’Idée Européenne , je publierai, à la rentrée « Mémoires de connard » aux éditions du Bout de la rue :
http://www.editionduboutdelarue.fr/
Juste un mot : « Un jour je mangerai du pain blanc », c’était l’histoire (de 1914 à 1938) des fermes pauvres mais heureuses et solidaires dans notre région, entre France et Belgique. On m’a dit qu’il n’y avait pas de méchants dans ce roman …ben non, y’en avait pas ! On y braconnait, on faisait la fraude à la frontière parce qu’on pensait d’abord à survivre et le reste du temps, on bossait comme des damnés …Dans « Mémoires de connard », il va y avoir des méchants !! C’est le revers de la médaille du « Pain blanc » en quelque sorte ! C’est notre bonne vieille mentalité rurale d’Avesnois ou d’ailleurs où l’on marrie filles et garçons pour regrouper des hectares et où on colle des hormones dans le cul des bœufs !!! Toujours 80 kg de « bonne barbaque » de vendue en plus !!!
Si vous préférez, c’est l’Evangile selon la FNSEA !! Je sens que je vais encore me faire plein de copains, tiens !!! Ce roman très noir sortira à la rentrée.
En ce moment, je travaille à la suite du « Pain blanc » qui est le premier d’une trilogie qui couvrira tout le XXème siècle ; cette première suite s’appelle « La valse du Grand Tournant ». Devrait aussi sortir, en 2010, mon roman sur l’effet de serre et la mort de la liberté qui s’appelle « 2064 » en hommage au 1984 de Monsieur Orwell, le papa de Bigbrother qui ne s’appelait pas encore Edwige !!
Et puis, y’a un petit jeune au RESEDA : Franck Pizzinato qui nous vient de Bretagne.
Ecoutons-le un instant quand je lui parle de regrouper les « écrivains » du RESEDA en une « école altermondialiste » : «pourquoi “école” ? L’école induit un « Maître »… et moi, j’ai plus à apprendre qu’à transmettre de mes concitoyens Mondiaux… si l’idée est de créer un groupe de véritable « tribuns » dans le sens de « Magistrats » du peuple ou plus exactement des Peuples…. Oui, oui, oui et, commençons tous par prôner le fait que sur Terre il n’existe qu’une « Race » d’êtres humains… et que ces humains n’ont qu’un devoir… celui d’assurer l’avenir de nos Enfants… Tous nos ENFANTS !!!
Ce mouvement ne dois pas chercher de « boucs émissaires » et les « sectes » en tous genres doivent être considérées pour ce qu’elles sont et non pas de se focaliser sur l’une ou l’autre à défaut d’avoir un autre adversaire… Ce mouvement ne doit faire d’aucun homme et d’aucune Femme une victime………. De plus et je n’en doute pas dans ta pensée ; il ne peut être que Laïque… acceptant toutes Religions, mais interdisant tous prosélytismes… faisant qu’une femme en burqa a tout autant le droit de s’exprimer qu’une prostituée bien vêtue…
Donc, ce mouvement se devra d’accepter toutes les vérités, y compris celles qui dérangent… »
Franck a publié « Sein Kampf » (« Son combat ») aux Editions Baudelaire.

De quoi ça parle ? De ceci : « « Avec ma machine, je vous fais sauter la tête en un clin d’œil et vous ne souffrez pas. ».Par cette phrase, le 1er décembre 1789, le Dr Joseph Guillotin présentait son instrument de mort.
Cet ouvrage ne fait pas tomber les têtes, il les redresse. Une révolution n’est pas une évolution. Elle ne résout rien, elle n’est que l’expression d’une exacerbation majoritaire.
Ce récit n’est autre que l’aboutissement de 10 000 ans d’esclavagisme.
Voici donc ce qu’il est advenu, de notre monde de capons. D’une société qui marchait sur la tête et à tâtons.
Entre Seth et Maât, il nous a mis échec et mat ».
Sein Kampf est en vente chez FNAC.com : http://livre.fnac.com/a2622075/Franck-Pizzinato-Sein-kampf
Pour la modique somme de 19 €
Hélène Lacheret, pour sa part, est à Nyons, dans la Drôme.
Elle a déjà publié, chez L’Harmattan, sous le pseudonyme de Maria Ivik : « Aide sociale à l’enfance, la redoutable sollicitude »

Chems, un enfant en grande souffrance, est confié au nom de la société, l’Aide Sociale à l’Enfance, à une famille d’accueil. A travers ce témoignage à la fois vivant, touchant, mais toujours mesuré, on a là, au plus près de l’humain, une illustration concrète de ce qu’est ce beau et “impossible” métier de famille d’accueil. Impossible car le service de placement a bien mis en garde. “Aimez cet enfant comme les vôtres mais ne vous y attachez pas”. Comment vit-on au quotidien cette injonction paradoxale ? Quel effet a-t-elle sur l’enfant, sur la famille qui l’accueille, sur sa propre famille, sur les membres de l’institution.
Chez L’Harmattan – Février 1998 – 270 pages – 20 €
Ce soir Hélène m’a écrit ce qui suit :
« En attendant, il existe des lieux de résistance, heureusement ! Merci d’animer avec tant de pugnacité et de constance le site du Hainaut, “rallié” au RESEDA. En hommage à ton travail, à cette région du Nord de la France si souvent meurtrie, je suis heureuse -et fière- d’offrir à tous les lecteurs de ce site le feuilleton de l’été : “Les récoltes du siècle futur…” une des dernières phrases de Germinal, épopée écrite par Emile Zola à qui je rends aussi hommage. Notre siècle manque d’une plume de cette envergure et de ce courage (attention, je n’ai pas prétendu l’être !!!).
Alors, beaucoup plus modestement, j’ai essayé d’imaginer ce que pourrait être la vie des descendants de la famille Maheu qui est au centre du récit de Zola, au siècle de la mondialisation capitaliste. En France, on n’envoie plus les enfants à la mine mais ailleurs ? En France, pourtant, le dogme économique dévore toujours la vie des “meurt-la-faim”.
Le feuilleton respecte la structure du roman-source : sept parties, comme autant de choix de civilisations potentiels. J’ai eu pitié des lecteurs pressés de notre époque, les chapitres sont plus courts. Je n’ai rien fermé, comme Zola l’avait fait : la suite reste à écrire. Mes personnages sont optimistes, je le suis moins, mais je ne désespère pas de l’humanité, malgré tout.
J’espère que ce feuilleton sera lu, commenté, critiqué et diffusé : si les lecteurs proposent des suites possibles, notre histoire peut devenir passionnante… »
A bientôt, donc, sur ce blog, pour notre feuilleton de l’été : « Les récoltes du siècle futur … » en sept épisodes, comme il se doit, par Hélène Lacheret !! Notre cadeau du 14 juillet !!
Guy Dutron 14 juillet 2009
G.8 en zone sismique, Chine-Ouïghours 159 morts à O, Histoires belges en tout genre , STOP ! Trop d’info tue l’info !!
juillet 8, 2009 at 11:45 | In Altermondialisme, Belgique, Caisse des dépots, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | Leave a CommentTags: Chine-Ouïghours 159 morts à O, G.8 en zone sismique, Histoires belges en tout genre, STOP ! Trop d’info tue l’info !!
G.8 en zone sismique, Chine-Ouïghours 159 morts à O, Histoires belges en
tout genre , STOP ! Trop d’info tue l’info !!
Remarquez, si ça ne tuait que l’info, ce serait déjà un progrès !!
DIRECTION L’Italie presto
Bon, allons à l’essentiel ! Le G.8 ! Au secours, y’a Berlusconi qui s’enfonce ! Et hop, un p’tit G8 en zone sismique !! Y’a plus personne à Laquila, tout a été détruit, les habitants inscrivent leurs gosses à des 100 kilomètres vu que les les cages à lapins anti-vibrations promises par le Cavaliere ne seront pas prêtes à temps…Rien ne va ! Même pas le bâtiment et, en plus ça tremble tous les jours ou presque !!
De plus, Laquila a la réputation d’être la ville la plus froide d’Italie ; le dicton, là-bas, c’est « Onze mois froids et un mois frais »…Qu’à cela ne tienne, le Berlu va arranger ça ! Il va amener quelques copines mais de plus de 18 ans, hein ! Va se créer comme un micro climat en attendant le vrai réchauffement climatique …..
L’ONU vient de tenir un G.192 bien intéressant mais ….Faut sauver le soldat Berlu ! Même qu’on invitera quelques autres qui tel Lula do Brazil en appellent à des « Forums multilatéraux plus représentatifs »
Tu quoque fili ! Ma tou mé la plante lé couteau dans lé dos ??? On pédale dans lé yaourt alors !!
Yogourt Ouïghour
Ça castagne tellement en Ouïghourie que le premier chinois a fait ses valises …la tronche à Berlu !!! La région autonome ouïghoure du Xinjiang s’appelle aussi Turkestan oriental. Et, par les tanks qui courent, le Turc y’s’tend de plus en plus !! Est-du à leur langage de type turc mais ils sont forts comme des turcs ces Ouïghours ! Ils passent d’ailleurs leur temps à se soulever ; c’est dire !!
60 morts en 1990, des arrestations à la pelle, 167 morts (peut-être) en 1997, la veille du Ramadan ! Ha, c’est vrai qu’ils sont musulmans les Ouïghours !! Pour eux, le Grand Timonier, c’est pas Mao mais Mahomet …Y’a du Confucianisme dans l’air ou, à tout le moins, de la confusion !! C’est qu’ils sont tout de même un peu plus de 7 millions les Ouïghours ; du coup, Hu Jintao retour maison !! Tiens ? Serait-il si peu sûr de ses arrières ? Des problèmes au bureau politique du PCC, camarade ??? Un coup dans le yin, un p’tit coup dans le yang alors ??? Va falloir mettre un terme à tout ça !!
Histoires Belges !!
Tiens, Leterme, puisqu’on en parle !! Vous vous souvenez, tout de même ? Ce blog en a fait une célébrité !! C’est lui qui a négocié avec Sarko le sauvetage de Dexia au grand dam de la Caisse des Dépôts qui y a perdu sa culotte !! On vous l’a expliqué par le menu au mois d’Octobre : bon appétit messieurs : En pleine crise financière petits arrangements entre amis Sarkosy Yves Leterme Caisse des dépôts Dexia aux frais de la princesse Marianne !!
Vous n’aviez pas oublié tout de même …heureusement qu’on est là dans le rôle du pense couillons parce que, entre les « génie » de la pop qui dévissent et les avions qui se crashent…y’a d’l’actu ! Sans même parler de ces cochons de porcs qui nous foutent la grippe !!
Hé bien, figurez vous que Leterme fut viré à la suite du Fortisgate !!
Nous vous l’avons conté par le menu (cher) le feuilleton Fortis !!
Une commission d’enquête parlementaire enquêta …mais pas trop, façon Jospin et hop ! Exit Leterme !! ça aussi on vous l’a dit, bon sang de bonsoir !
Tiens, la preuve : Affaire Fortis Le premier ministre belge démissionne avec tout son gouvernement mais que ce fut laborieux !!
C’était en décembre, pour les fêtes !!
Paraîtrait qu’il va revenir vu qu’un ministre flamand va être bombardé à l’Europe : Karel de Gucht qu’il s’appelle !! Karel ! Vous vous rendez compte ? Presque comme Charles Quint (Karl V), né à Gand en 1500, tout rond, comme un moine trappiste !
Lui aussi, il avait voulu faire l’Europe à sa manière Karl V !! Il a fini par se retirer au monastère de Yuste, comme de juste ! Si d’aventure pareille mésaventure advenait à l’autre Karel de truc, il trouverait peut-être dans son monastère des flamandes qui dansent sans frémir attendu que , les flamandes , c’est pas frémissant selon l’abbé Brel en personne : LES FLAMANDES – JACQUES BREL : http://www.youtube.com/watch?v=05Z56Fqe1Bk
Mais ce n’est pas tout !! On a l’imagination sans bornes Outre-quiévrain !! Cette fois, c’est Ryanair qui s’y colle !! La compagnie low-cost – comprenez « tu paies pas cher mais t’en as pour ton fric » – nous en sort une dernière de derrière les cockpits ! Cette compagnie avait déjà tenté de faire passer le paiement pour pisser dans ses avions mais un souteneur de Charleroi leur avait expliqué que si on prenait, dans les W.C, un client à faire une gâterie à sa copine (si j’ose dire) y’aurait proxénétisme aggravé !!!!
Cette fois, ils veulent faire voler leurs clients debout !!! Rigolez pas, c’est sérieux !! http://www.trends.be/fr/economie/entreprises/12-1634-48421/les-pires-idees-de-ryanair-pour-faire-des-economies.html
C’est que ces derniers temps, les zincs, qu’ils soient sous-développés ou dernier cri, ont tendance à amerrir au lieu d’atterrir !! Réfléchissez un peu non de d’là ! Si vous voyagez debout, vous pouvez sauter en marche ….quoique…à 10.000 mètres, faut voir !! Et puis, pourquoi chipoter, vous êtes bien debout dans le bus …pourquoi pas dans l’Airbus ??
Enfin, voilà ! Voilà de quoi « nos » médias –traduisez les médias à Sarko – nous rebattent les oreilles !!! Et, comment va la crise par ces temps de surinformation ?? Elle va, Monsieur, elle va !! Elle croît et embelli de jour en jour ; on nous prépare un emprunt sous le nom d’emprunt d’une commission …empruntée, comme Rocard dans ses bons jours ! La bourse est comme les ascenseurs, elle a des hauts (pas très hauts) et des bas (assez bas). Sarko va lever le secret défense pour que l’on sache enfin si nos moines trappistes de Tibhirine ont été trucidés par des algériens islamistes ou des algériens militaires à Bouteflika ….Quelle question !! Dans Bouteflika, il y a Flica !! Faut jamais l’oublier !! C’est pas en Belgique que pareille chose arriverait ; là bas, les Trappistes se suicident uniquement à la bière du même nom !!
Cette fois tâchez de retenir ce qu’on vous dit ! Y’aura une interro à la rentrée !! Les ceusses qui sauront pas auront une retenue …sur salaire sauf…..sauf s’ils acceptent de travailler le dimanche et tant pis pour les moines !!
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