Roselyne Bachelot de l’Anjou au H1N1 en passant par son C.V

novembre 27, 2009 at 11:00 | In Citoyenneté, Economie, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | Leave a Comment

Roselyne Bachelot de l’Anjou au H1N1 en passant par son C.V

Un exemple de couverture de Ch’fakir …au hazard …enfin, presque !!

Franchement les amis, si vous ne connaissez pas Ch’Fakir, faut sortir le dimanche !! Ch’Fakir, c’est le canard d’une bande d’allumés du bulbe basé à Amiens.

« Tout Picard que j’étais,

J’étais un bon apôtre » …écrit Racine dans « Les Plaideurs ».

Hé bien la bande à Ch’Fakir, c’est pas vraiment le genre apôtres ou alors, ils sont apôtres de la vérité.

Voilà qu’ils nous sortent un papier au vitriol, comme il se doit dans les bonnes pharmacie !! La cible ROSELYNE BACHELOT ex Melle Narquin, celle qui relève ses fringues à la moindre seringue !!!

A partir d’ici, nous citons Ch’Faquir, en vert et contre tout :

« Sur le site du Ministère de la Santé, Roselyne Bachelot oublie un détail dans son CV : ses douze années passées au service de l’industrie pharmaceutique.
Mais qu’a-t-elle fait, exactement, pour SoguiPharm, Ici-Pharma, Astra-Zaneca ? Le plus simple, c’était de lui demander. Sauf que la ministre se fâche et s’échappe en courant…

Sur Wikipedia, c’est marqué ça : « Roselyne Bachelot-Narquin a occupé, avant d’entrer dans la politique au début des années 1980, le poste de déléguée à l’information médicale au sein du laboratoire ICI Pharma de 1969 à 1976, puis elle est chargée des relations publiques chez Soguipharm de 1984 à 1989 ». Tiens tiens, on ne savait pas. Mais faut vérifier, hein, Wikipédia raconte parfois n’importe quoi…
D’autant que son CV officiel (copie d’écran ci-contre), sur le site du ministère de la Santé, ne cause pas de ça du tout. On apprend plein de choses passionnantes, que « ses deux parents étaient docteurs en chirurgie dentaire », qu’elle a « approfondi ses recherches en spectrophotométrie infrarouge », qu’elle est même balaise sur « l’influence des atomes métalliques sur les liaisons carbone-hydrogène dans les molécules complexes », etc. Mais rien sur les douze années qu’elle aurait – conditionnel de rigueur – passé au service de l’industrie pharmaceutique. Un trou, là.
Alors, qui dit vrai ? Wikipédia ou le Ministère de la Santé ?
Et puis, on tombe sur ce document.


En attendant, on contacte le sénateur du Parti de Gauche François Autain (l’oncle de Clémentine). Venant de Loire-Atlantique, comme Roselyne, lui a des vieux souvenirs de « Madame Bachelot » : « Je l’ai rencontrée, mais dans des circonstances qui étaient liées à l’exercice de ma profession et de la sienne : moi j’étais médecin généraliste dans une petite commune de la banlieue nantaise, à Bouguenais, et elle était représentante d’un laboratoire pharmaceutique, Astra Zaneca ; elle m’avait vanté les produit de ce labo et elle m’en avait parlé avec beaucoup de compétence et de chaleur. Je ne suis pas étonné de la voir aujourd’hui assumer de si hautes fonctions parce qu’elle m’avait impressionné par la maîtrise avec laquelle elle connaissait le dossier de ce médicament. »

D’un click de souris, le site pharmactua.com (« l’information en ligne pour les décideurs et les acteurs du monde de la santé ») nous informe que « Astra Zeneca développe un nouveau vaccin pour le virus H1N1 : 200 millions de doses sous forme de spray nasal, un marché de 2,3 milliards pour le groupe. »

 

« Chargée des relations publiques, c’est une dénomination des lobbyistes », affirme Roger Lenglet.
Lui a publié Lobbying et Santé.
« C’est un titre qui avait été inventé par Edouard Bernays, un des fondateurs du lobbying, qui disait “on hésitait entre le mot de propagandiste mais ça la foutait mal, donc on a inventé relations publiques”, ça consiste simplement à obtenir auprès des élus des positions ou des lois favorables aux intérêts de l’industrie qu’on représente. Donc Roselyne Bachelot a exercé cette activité pour le compte du groupe pharmaceutique Soguipharm, elle a été aussi visiteuse médicale pour d’autres laboratoires pharmaceutiques, elle se retrouve ministre de la Santé. Evidemment, ce n’est pas sain puisqu’on peut avoir toutes sortes de collusion, de complicités, et donc les décisions qui sont prises dans le cadre d’une campagne de vaccination massive, par exemple, peuvent être mise en doute et vont susciter une méfiance. Cette campagne non seulement a été expertisée par des experts qui ne sont pas indépendants, puisqu’ils travaillent pour l’industrie pharmaceutique, donc il y a déjà conflit d’intérêts, mais la ministre elle-même est dans une situation qu’on peut considérer comme douteuse. »
La si souriante Roselyne Bachelot avait-elle travaillé comme « lobbyiste » pour l’industrie pharmaceutique ? Nous n’y croyions pas : il fallait la laver de tous soupçons…

Citation terminée !

Pour lire la suite, faudra cliquer sur ce lien vers l’édition électronique de Ch’Fakir : http://www.fakirpresse.info/articles/319/le-vrai-cv-de-roselyne-bachelot.html

Vous verrez, c’est pas triste !! Ne craignez rien, y’a ni planches à clous ni cordes qui grimpent toutes seules !

La fin de l’article ne la lavera de rien du tout ! La Bachelot fut bien une VRP pharmaceutique ….que voulez-vous ! Elle continue !!!

Merci Ch’Fakir !

Au fait, dans « Les Plaideurs », Racine fait dire aussi à son larbin Picard :

« On m’avait fait venir d’Amiens pour être suisse » !!

Là faudrait creuser, Ch’Fakir ! En Suisse, y’a des trucs à numéro….rendez-vous compte !!!!

Grand emprunt Grosse ficelle Grosse connerie !

novembre 26, 2009 at 6:30 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 3 Comments
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Grand emprunt Grosse ficelle Grosse connerie !

Ha la la, misère de nous  !! Notre petit dépensier bling, bling, croyait pourtant avoir trouvé l’astuce qui fait des voix !!

Vous prenez deux has been qui ne gênent personne : Juppé et Rocard, cette vieille coquette qui ferait n’importe quoi pour passer encore à la télé ! Foutez-les en conclave, l’ex de Bordeaux et l’ambassadeur des pôles en déroute, ajoutez-y quelques brillants sujets de Terra-Nova…..Le Think Tank rocado-social libéralien qui fait le pont entre PS et MoDem….


Vous touillez, vous laissez reposer un peu …c’est qu’ils vieillissent les bougres ! On attend la fumée blanche… Et, allez, hop, on annonce !! Alléluia, Habemus pognonibus !

La ficelle était grosse comme un paire de talonnettes mais son but, éminemment politique, valait le jus : rassurer l’électeur en lui montrant que toutes les dépenses publiques ne sont pas synonymes de gabegie !

Patatras : à peine connus quelques détails, ce « grand emprunt » n’est qu’une nouvelle augmentation des dépenses et donc, de la Dette Publique de la France.

Chacun y étant allé de sa prophétie entre 30 et 200 Mds d’€, le P’tit a tranché ! Trente-cinq milliards d’euros ! Na ! Pourquoi pas 30 ou 40 ? Parce que, Na !

Rappelons pour ceux qui seraient encore éblouis par les chiffres du phœnix de nos bois que Volkswagen vient d’annoncer pour les trois ans qui viennent : 30 milliards d’euros d’investissements !! C’est dire qu’au niveau d’un Etat comme la France, 35 milliards, ça ne pisse pas loin !

Suprême injure, on ne fera pas appel aux français !! Bien trop peur qu’il se défilent !!! Ce seront les « zinzin » qui raqueront. Les « zinzin », ce sont les (z)investisseurs (z)institutionnels, suivez, tout de même !!! On verra ça plus loin.


Comme c’est pas lerche 35 Mds d’€, ON SAUPOUDRE !

-                     Une petite moitié serait employée à une nouvelle tentative de replâtrage de l’université française en ruines.

-                     Le reste serait saupoudré sur des priorités dites « nationales » comme la « révolution » pétainiste du même nom :

  • l’Internet à haut débit,
  • le nucléaire dit “de demain” ! Comme si le nucléaire d’aujourd’hui c’était déjà pas la mouise ! Vu les pannes que connaît la Miss Lauvergeon (et on ne parle pas de son plumard) le nucléaire actuel aurait bien besoin qu’on lui rebouche les trous par-ci-par-là !!

Que reste-t-il donc du grand emprunt ? Des dépenses supplémentaires ! Sans aucune garantie qu’il s’agisse des bonnes.

Sur ce coup là, Lagarde nationale, un brin coincée par la lubie du château, a été moins mauvaise qu’à l’accoutumée ! Après « courage Fillon(s) » chez les maires de France, ce fut « courage fuyons » devant l’Emprunt de Sa Grandeur !!

En effet, un emprunt lancé auprès des particuliers comme la France en raffolait jadis, de Pinay à Giscard, c’était le bide ! Il est sûr qu’avec le patriotisme comme argument pour attirer le gogo, c’était pas gagné !

Il aurait fallu éblouir ledit gogo avec des avantages fiscaux, ou un taux d’intérêt supérieur à ceux du marché : c’est à dire, ajouter du déficit au déficit.

L’opération « Petit emprunt du P’tit » va donc tristement s’ajouter aux 250 milliards d’euros que la France devra emprunter tous les ans à partir de 2010 pour financer son train de vie.

Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le bras armé du néolibéralisme en Europe, notre déficit budgétaire devrait approcher des 9 % du produit intérieur brut (PIB) en 2010, avec une dette publique représentant 90 % du même PIB. http://fr.news.yahoo.com/80/20091125/tbs-le-niveau-de-la-dette-franaise-susci-3213331.html

L’Europe pourra bien gueuler Maastriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiicht, comme une groupie, ce sera comme ça !

En haut lieu, on nous promet des coupes budgétaires !! Ouais mais chacun sait ce que valent les promesses….Les dépenses sont réelles et les promesses  ….virtuelles !!!

Mais le pire, c’est que le saupoudrage expliqué précédemment s’accompagne d’une réduction drastique des dépenses budgétaires d’avenir !!

Le p’tit nous met donc en marche sa pompe à phynance, merci Père Ubu, mais il n’a plus le sou pour acheter les seaux qui iront à la pompe. Et sa garde des sceaux est encalminée du côté de Tarnac !!!

Dormez en paix bonnes gens, le P’tit s’occupe de tout ! Vous tournez pas trop vite tout de même dans votre plumard..de ce côté là ….c’est le mur !!! Aie !!


Témoignage sur la France des Sans-papiers

novembre 23, 2009 at 1:06 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 2 Comments
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Témoignage sur la France des Sans-papiers

Je viens de recevoir de notre amie Hélène Lacheret ce témoignage avec l’autorisation de son auteure de publier. Je publie donc ! Cette lettre est émouvante, déchirante même. Arlette, qui signe cette lettre conclut en disant qu’elle a honte d’être française. Personnellement, je voudrais m’adresser à Eric Besson qui tient enfin le maroquin ministériel de ses rêves ! Besson qui en remet une couche chaque jour sur son déshonneur déjà patent !

Je voudrais lui dire ceci :

-         Que l’histoire nous apprend la sinistre trajectoire des transfuges,

-         Que vous fûtes socialistes et que, traînant cette tare comme un boulet, vous devez donner des gages ! Etant amateur d’Histoire, je connais, merci !

-         Que firent d’autre les Doriot (ex-PC) , Déat ou Laval ( tous deux ex-SFIO) ?

-         Que je vous identifie donc, ce soir, Eric Besson, comme collabo,

-         Arlette a honte, je la comprends ! Moi, Eric Besson, je vous méprise.

-         Je vous prédits déjà votre fin ! Vous aurez, vous aussi, Besson, votre Sigmaringen !


Guy Dutron le 22 novembre 2009 – voici la lettre d’Arlette

Merci à vous qui lirez cette lettre jusqu’au bout

Joyeux Anniversaire, Alexander ! Tu as onze ans aujourd’hui !

Nous savons que ta vie durant, tu repenseras à ce dix huit novembre 2009. Geneviève t’avais promis que ce mercredi, il y aurait une petite fête, spécialement pour toi et tu étais impatient et tu te réjouissais. Nous aussi.

Mais nous, tes amis ardennais, avons été devancés : La France, dont tu commençais à parler la langue, t’a offert un cadeau somptueux : ce matin même, très tôt,  un aller simple pour Varsovie, en Pologne, en compagnie de ta si douce maman, Roussana KORKETI, de ton Papa, Genricki KORKETI, et de ta petite sœur, si fragile, toujours malade, Zinaïda.


Nous pensons toutefois, que ton papa aurait dû finir les examens médicaux qu’il avait commencés. Après l’examen de sa radiographie des poumons, il avait été convoqué d’urgence à un scanner qu’il avait passé le 11 novembre. Si vous aviez été plus habitués à ce qui se passe maintenant en France, vous auriez compris que pour que l’hôpital le convoque à un scanner alors que vous n’aviez même pas encore l’AME (Aide médicale d’Etat), c’est que son état était sérieux. Après le scanner,  l’hôpital l’avait convoqué, et il avait commencé le premier recueil de crachats – sur trois – aux fins d’analyse. Avoue que c’est ballot qu’il n’ait pas continué. Vous viviez dans un hôtel (à quatre dans la chambre, puis dans deux chambres), et vous mangiez dans un CHRS, Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale, donc un endroit où se retrouve concentrées des personnes par ailleurs fragilisées. Ne crois tu pas qu’il aurait été préférable, pour vous et pour tous les gens que vous avez côtoyés, de savoir de quoi souffrait ton papa ? Puis de le soigner, puisque nous savons parfaitement qu’il ne sera soigné ni en Pologne, ni en Géorgie. Il faut dire que vous êtes Kurdes-Yezides[1], et qu’à ce titre il y a encore des gens qui pensent que vous n’avez pas les mêmes besoins qu’eux.

Sans doute est-ce à cause de cela aussi, que dans le camp de rétention où vous serez en Pologne, tu n’iras pas à l’école. Personne ne t’ennuiera plus, le soir après la classe, à te faire faire des opérations et du français, pour que tu suives comme les autres, car les autres non plus n’iront pas à l’école.


Cette conception nous fait très peur pour ta petite sœur Zinaïda, qui après un mois de soins normaux par un médecin et tes parents, a dû quand même être hospitalisée à l’hôpital Manchester de Charleville. Elle était tellement faible et fiévreuse, hier pendant la garde à vue de tes parents et la vôtre (oui, votre garde à vue, à toi Alexander et à ta petite sœur, Zinaïda), que le médecin appelé par les policiers a dit “qu’il ne prendrait pas la responsabilité de laisser cette enfant partir dans cet état”. Puis Zina a  été emmenée aux urgences, mais accompagnée par des policiers, avec ta maman.  Après quoi la préfecture nous a répondu que toutes les réponses la tranquillisaient sur la santé de la petite et que l’ordre était donné de poursuivre la réintroduction de ta famille en Pologne. (Principe de précaution ? Compassion ? Humanité ? Risques pour ces personnes ? et pour ceux qu’ils ont côtoyés ? et pour les enfants scolarisés en classe avec eux ?)

Tu sais Alexander, nous nous sommes battus toute la journée. Nous avons pu vous apercevoir en montant sur le muret, malgré les policiers qui ne le voulaient pas. Nous avons cru ce que l’on nous disait, aussi bien les uns que les autres. Ce n’est pas très malin, car on nous a déjà menti si souvent …. Geneviève est restée sous la pluie toute la journée en montant son parapluie rouge très haut pour que vous puissiez voir que plusieurs d’entre nous étaient toujours là.

Mais une fois de plus, tout était joué, scellé, et remarquablement bien huilé.

Vous avez été tirés du sommeil (enfin toi et Zina) parce que cela faisait des jours et des jours que tes parents ne dormaient plus normalement, que le moindre bruit dans le couloir les faisait lever en sursaut et que quand en pleine nuit, ils entendaient des voitures s’arrêter, ils s’asseyaient dans le lit et écoutaient la suite le cœur battant….

Comme convenu, vous nous avez appelés. Comme convenu nous sommes venus et avons tenté encore et encore de faire comprendre à ceux qui, aujourd’hui, ont le pouvoir, que ce qui allait se passer était à tous points de vue catastrophique et complètement injustifié.

Nous n’avons pas eu le droit d’entrer avant neuf heures, dans les locaux du Pole Immigration.

Nous n’avons pas eu le droit d’entrer aux heures normales d’ouverture les policiers nous criant sans ouvrir qu’ils avaient l’ordre de ne pas nous laisser entrer.

Nous avons téléphoné à plusieurs reprises pour demander si vous étiez toujours en garde à vue, ou si vous étiez en rétention afin que l’on vienne vous apporter, comme nous le faisons habituellement, un peu d’argent et quelques bonbons pour le voyage.
Chaque fois il nous a été répondu que vous étiez toujours en garde à vue.

Nous avons pu vous faire passer quelques sacs par des policiers, des anciens de la PAF, qui ont compris que nous voulions seulement adoucir un peu ces terribles moments.

Même alors que vous embarquiez dans le minibus, nous n’avons pas pu vous approcher, ni “parler” avec vous.

Sous les demandes expresses des policiers de se dépêcher, Annie et Geneviève ont pu embrasser rapidement quelques-uns d’entre vous, mais même pas tous (Il y avait aussi, hélas, la famille  KHATCHATOURIAN, David, Margarita, le petit David et sa toute petite sœur Anna arrêtés et mis en garde à vue en même temps que vous).

Le minibus était escorté par une voiture de police. Les deux véhicules sont partis, en trombe, en faisant hurler leur sirène ……
Puis la directrice de la réglementation de la Préfecture des Ardennes nous a téléphoné pour dire que tout ayant été étudié et contrôlé, Monsieur le Préfet maintenait l’ordre de réintroduction des deux familles KORKETI et KHATCHATOURIAN, qui seraient conduites en rétention.  à LILLE – LESQUIN. Immédiatement, “ceux qui étaient restés au local CIMADE”, contactaient la DER (Défense des Etrangers en Rétention) de LILLE

Une ultime procédure pour chaque famille était programmée et nous avions encore l’espoir d’éviter au moins pour la petite fille malade, la dureté des camps en Pologne. Rendez-vous était pris pour le lendemain matin, dès 9 heures, entre la DER du Centre de Rétention, la CIMADE Ardennes, et les familles prévenues d’un rendez vous téléphonique à 9 heures du matin.

Vous êtes arrivés à 21 heures. Une dernière fois Geneviève vous a eu au téléphone à 23 heures.

Quand, enfin, nous avons pu avoir la DER, cela a été pour apprendre que vous aviez quitté le camp à 7 heures 50 pour l’aérodrome. Nous étions quelques uns au local. Nous avons eu un immense moment de découragement.

La Pologne accorde si peu de droit d’asile, que l’on peut considérer que vos chances de l’obtenir sont nulles.

De plus vous êtes “caucasiens”, tare impardonnable pour une large partie du peuple polonais ………….

Et aussi la Pologne accorde également des asiles avec droits “diminués”, ce qui rend la situation des personnes qui en “bénéficient” extrêmement difficile.

Enfin, même quand ils ont le droit d’asile, le sort des étrangers russophones est catastrophique dans cette partie de l’Europe.


Et tout cela parce que quand vous avez fui la Géorgie avec l’espoir de demander l’asile en France, malheureusement, vos empreintes digitales, enfin celles de tes parents, ont été relevées en Pologne. C’est pour cela que pendant ces quelques mois on ne vous a pas accordé le droit de remplir un dossier de demande d’asile en France, et que sans recevoir un centime, vous avez vécu si difficilement, avec toujours cette si terrible peur au ventre.

MAIS ALORS, POURQUOI TOUT CELA ?

Oui, à qui profite ce crime ? Quel est l’intérêt de tels actes ? LA FRANCE EN SORT ELLE GRANDIE ? QUELLE EXPLICATION EN DONNERONS NOUS A NOS ENFANTS ? UN JOUR PEUT-ETRE A DES JUGES ?

En tout cas, Mon Cher Alexander, pour la première fois de ma vie, à un moment où on parle de l’identité nationale, j’ai honte d’être française.

Je t’embrasse très tristement, très coupablement,

Arlette SAUVAGE


[1] Les Kurdes Yezides constituent un groupe ethno-religieux qui parle le kurmanji, un des dialectes kurdes les plus courants. Le yézidisme est une religion syncrétique qui combine des éléments de zoroastrisme, de judaïsme, de christianisme et d’islam. Elle s’est développée dans le passé chez les Kurdes d’Irak, de Syrie, de Turquie, du Caucase et, du fait de l’immigration récente, dans les pays d’Europe occidentale. Les Kurdes yézides de Géorgie sont des Kurdes qui ont fui les persécutions du gouvernement jeune-turc, au sein de ce qui était alors, entre 1914 et 1917, l’Empire ottoman. Ils s’établirent en Arménie et en Géorgie, où ils cohabitèrent avec les Kurdes musulmans jusqu’en 1944, date à laquelle ceux-ci ont été déportés par Staline. Il reste aujourd’hui un très petit nombre de Kurdes musulmans, l’écrasante majorité est Yezide. – source : Les kurdes Yezides de Géorgie : http://www.colisee.org/article.php?id_article=1939

 

Europe Obama Sarkozy de l’impuissance à la jactance aux ordres de la finance !

novembre 22, 2009 at 4:15 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 4 Comments
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Europe Obama Sarkozy de l’impuissance à la jactance

aux ordres de la finance !

Salut les lecteurs ! Vous êtes de plus en plus nombreux ! Entre 1000 et 1500 par jour sur notre blog ! MERCI !

N’empêche que je vous plains parce que, par les temps qui courent, il est bien difficile pour le citoyen « de base » de démêler le vrai du faux tant nous vivons sous le « ministère de la parole » !

-         I : Au Plan Mondial :

On ne parle que de la visite d’Obama en Asie ! Mais, pendant ce temps :

  • L’Iran poursuit sa politique :

Les iraniens avaient déclaré il y a plus d’un mois vouloir examiner
“quelques détails techniques sans conséquence” dans l’accord passé avec l’Occident. Certains  avaient tiré la sonnette d’alarme en indiquant que les “quelques détails” cités par l’Iran étaient en fait des boulets de canon.

Il aura fallu plus d’un mois pour avoir aujourd’hui une dépêche de l’Agence Belga ne portant que sur des informations de second ordre :
Les six puissances négociant dans le dossier nucléaire iranien ont jugé vendredi que l’Iran n’avait pas répondu “positivement” à l’offre de l’AIEA pour encadrer l’enrichissement de son uranium.

“Les services de communications doivent être très très lent avec l’Iran !!!”

“Nous sommes déçus par le manque de progrès” depuis la réunion entre les Six et l’Iran à Genève le 1er octobre, a indiqué le représentant du diplomate en chef de l’Union européenne Javier Solana, Robert Cooper chargé de la politique de défense (European strategic, security and defence policy), à l’issue d’une rencontre entre les représentants des Six à Bruxelles.

“Notons la réaction après “l’effet Prix Nobel de la Paix d’Obama : “les occidentaux sont déçus”

“L’Iran n’a pas répondu positivement à la proposition d’accord de l’AIEA concernant un réacteur nucléaire de recherche à Téhéran”, a déploré M. Cooper. “L’Iran ne s’est pas engagé dans un dialogue intensif et, en particulier n’a pas accepté une nouvelle réunion” avec les Six avant la fin octobre comme Téhéran s’était engagé à le faire à Genève, a-t-il regretté.

Les grandes puissances ont exhorté Téhéran à engager “un dialogue sérieux”
avec elles.

“Au plus, on déplore et on exhorte, encore et encore doit-on constater
puisque on exhortait déjà du temps de W. Bush”.

  • Pendant ce temps, l’Iran se prépare au pire :

c’est Associated Press qui nous l’apprend ce dimanche midi : http://fr.news.yahoo.com/3/20091122/twl-iran-nucleaire-manoeuvres-ba66223.html

« L’armée iranienne s’entraîne à protéger les sites nucléaires du pays contre d’éventuelles attaques aériennes, rapporte dimanche la télévision d’Etat. Les manœuvres, entamées jeudi, vont durer cinq jours et couvrir un tiers du territoire, notamment le centre, l’ouest et le sud de l’Iran. Les Gardiens de la Révolution participent à ces jeux de guerre, aux côtés des milices basiji et d’unités de l’armée. AP »

L’Iran sait bien qu’une force de frappe a été constituée et nous l’avions écrit le 28 septembre ! L’attaque de l’Iran serait programmée !

Il y a maintenant peu de chances que cette force entre en action !

A coup sûr, on va avoir une réaction verbale de Washington. Voilà qui va continuer à creuser le fossé entre Hillary Clinton, partisane d’une ligne de diplomatie forte de la part des occidentaux et le Président Obama, partisan du dialogue.

Il faut dire que côté dialogue, il parle beaucoup ce Président. Et ensuite …il se tait, comme en Afghanistan !

Avec la Chine, mais aussi la Russie, dont il a rencontré le président Dmitri Medvedev à Singapour, “nous avons progressé sur la nécessité d’adresser à l’Iran et à la Corée du Nord un message d’unité leur disant qu’ils doivent honorer leurs obligations internationales et renoncer aux armes nucléaires, ou bien assumer les conséquences”, a-t-il dit.

C’est ce que nous appelons, en titre,  « La Jactance » !!

  • Côté climat, ce n’est pas mieux !!!

B. Obama veut une action après le sommet de Copenhague ; il défendait une tournée appréciée avec tiédeur aux Etats-Unis. Il est
revenu sans résultat spectaculaire. Pour beaucoup, la Chine, puissance économique et stratégique montante, est surtout apparue comme une partenaire désormais résolue à traiter d’égal à égal. Elle aurait par ailleurs réussi à contrôler la liberté d’action de B. Obama sur son sol. Et les dissidents ont été déçus par le peu de vigueur avec lequel, selon eux,
B. Obama a parlé des libertés.

B. Obama a rappelé samedi avoir exprimé publiquement devant de jeunes Chinois de Shanghaï l’attachement des Etats-Unis à des « valeurs universelles”. Il a aussi souligné que l’une des principales raisons de son voyage résidait dans sa volonté de favoriser les exportations américaines et de créer ainsi des emplois aux Etats-Unis, confrontés à un taux de chômage record depuis 1983. “Si nous augmentons de ne serait-ce que 5% nos exportations vers les pays de la région Asie-Pacifique, nous pouvons augmenter de plusieurs centaines de milliers le nombre des emplois soutenus
par ces exportations aux Etats-Unis”, a-t-il dit.

Nous avons bien noté !!!!!!!!

Le Président Obama avait pour premier but d’aller voir “son banquier” chinois et non de défendre les droits de l’homme réduits à “des valeurs universelles”. En fait, les chinois avaient raison en vendant des tee-shirt portant le nom “Oba Mao”.

La jactance, toujours la jactance !!!!!!!!!

II : En Europe :

Côté belge, c’est la divine surprise !

Van Rompuy président de l’Europe !! Tu parles !

Pour certains « petits belges » toujours coincés dans leur complexe de la « petitude » comme dirait notre royale fouteuse de bazar, c’est le paradis !! C’est oublier par qui le boy-scout cul béni flamand a été choisi : Cela aussi nous vous l’avons dit ! Nous vous avons annoncé son choix deux jours avant son annonce officielle. Pourtant nous ne sommes pas devins ! Ce n’est que de l’analyse politique, encore fallait-il la faire !! Nous l’avons faite : Lagarde Van Rompuy ou quand le grand capital choisit ses pions !

La vérité c’est que le grand capital a choisi ! Sarkozy et Merkel, ses fidèles serviteurs ont gagné. Il auront un président de l’Europe falot qui ne gênera personne ; Barroso, coopté lui aussi par Bilderberg, aura les coudées franches et l’Europe restera un nain politique.

Alors, faisons donc diversion !! Parce que, quelle est la situation ???

Cet article intitulé : « La flambée de l’or et la faillite des banques centrales » est instructif ! On peut y lire quelques joyeusetés comme celle-ci : « Pour une «relique barbare» (dixit John Maynard Keynes), l’or affiche une forme olympique. L’once de métal jaune a atteint un nouveau record historique le 16 octobre, à 1.140 dollars, dans la foulée d’une déclaration du président de la Réserve fédérale Ben Bernanke assurant les créanciers de l’Amérique de sa vigilance vis-à-vis de l’évolution du billet vert. Le patron de la Fed, qui par fonction s’exprime rarement sur la parité de la devise américaine, a dû monter au créneau parce que la crédibilité des affirmations du Trésor des Etats-Unis ou de la Maison Blanche sur la désirabilité d’un «dollar fort» est désormais voisine de zéro. Celle de Ben Bernanke n’est manifestement guère meilleure, ce qui est logique puisque la flambée de l’or (nouveau record à 1.148 USD le 18 novembre) sanctionne la faillite des banques centrales occidentales, de la Fed en particulier.

Bien que définitivement «démonétisé» par décision politique – la «suspension» de la convertibilité du dollar en or le 15 août 1971 par Richard Nixon –, le métal jaune n’a jamais cessé d’exercer une des fonctions essentielles de la monnaie, la conservation de la valeur, face à la dévalorisation de la «monnaie fiat» (ou fiduciaire) du fait de sa manipulation par les gouvernements. En dollar constant, l’or était d’ailleurs monté pas très loin des 2.000 dollars l’once au début des années 80, au plus fort de la déferlante inflationniste domptée par la politique monétaire brutale de Paul Volcker, aujourd’hui un des conseillers économiques de Barack Obama. » ….

Citons aussi la conclusion de cet article : « Mais pour Ludwig von Mises, ce n’est pas affaire de technique: «Le retour à l’or ne dépend pas de la satisfaction de certaines conditions matérielles. C’est un problème idéologique. Cela présuppose une chose et une seule : l’abandon de l’illusion que l’augmentation de la quantité de monnaie engendre la prospérité.»

  • En France, c’est pareil !!!

Notre petit Président, depuis son accession à la magistrature suprême ( …de volaille parce que les poulets pullulent) a laisser filer la dette à un point tel que même l’Europe s’en est émue au nom des critères de Maastricht ! Mais notre Lagarde nationale a tranché !

Couché, Maastricht ! Qu’elle dit. A la niche ! Et ce n’est pas le caniche Van Rompuy qui dira le contraire ! Il leur doit tout !!

Alors, il faut PARLER D’AUTRE CHOSE !!!!!

  • De la grippe, par exemple !

Quelle soit porcine ou H1N1 ! Mais pas aviaire pour cause de poulets précités !!

  • L’AFP nous annonce le 20 octobre qu’une possible mutation de la grippe A(H1N1) aurait été détectée en Norvège, où deux patients tués par le virus étaient porteurs d’une forme mutante de celui-ci. Cette forme mutante n’aurait a priori pas d’impact sur
    l’efficacité des vaccins et des médicaments.

     

    “Mais bien sûr, voyons, il n’y aura pas de conséquences, au niveau de la jactance tout du moins ! Mais alors pourquoi était-on si certain qu’une mutation du virus
    serait “une catastrophe ? C’est là qu’intervient la finance !

  • ” Dire que les vaccins deviendraient inutiles
    seraient une catastrophe économique et … politique. Les millions de doses fabriquées à la hâte représentent des sous scrogneugneu ! Le lobby pharmaceutique ne va pas les laisser foutre à la poubelle !! Et passons la monnaie ! Fut-elle en voie de dévaluation !!
  • Alors, parlons d’autre chose !

    • De la taxe professionnelle, par exemple !! Voilà un sujet qui intéresse la finance !! Dés que l’on envisage sa suppression, Parisot en humidifie sa petite culotte !! Sarkozy sait bien qu’il va susciter l’ire de quelques sénateurs sur le retour dont Raffarin qui raffarine avec constance !! Mais qu’est que ça pèse au regard du MEDEF ??? Circulez Raffarin, y’a rien à voir ! Voir, sur ce sujet une analyse intéressante toujours sur Médiapart : le titre : «Réforme de la taxe professionnelle: une volonté présidentielle à l’épreuve de la réalité » http://www.mediapart.fr/article/offert/a7c81ca0bd2791761eade589a838ad5f
    • De notre « grand emprunt » qui risque tout de même de bordailler les 35 milliards d’euros ! Concocté par deux « Has been » Rocard et Juppé. Il ne sera qu’un petit plan de relance de plus ! Rien à voir avec les besoins réels de la France. Heureusement, nous éviterons de faire appel au peuple !! Pas envie de te prendre une gamelle, Sarko ???? Ce seront les « institutionnels » qui cracheront au bassinet ! Ce ne sera qu’un minuscule retour après la palanquée de fleurs que nos Etats leur ont faites !
  • Mais ça branle dans le manche !!

Pas celui de Sarkozy qui a ce qu’il lui faut à la maison !!

  • Nous voulons parler ici des luttes qui vont bon train. Un signe récent que cela s’aggrave : EDF !
  • « L’alerte a été transmise à tous les directeurs de centrale nucléaire par la direction d’EDF le 11 juin. Si la situation sociale dans les centrales ne revenait pas à la normale, le groupe risquait de connaître des coupures d’électricité cet été, a-t-elle fait savoir en substance. Tout devait donc rentrer dans l’ordre dans les plus bref délais.
  • Depuis, le ton a monté. La direction d’EDF a demandé à la CGT et à FO de renoncer à leur préavis de grève. Face à leur refus, elle a porté plainte. Les deux syndicats sont convoqués en référé devant les tribunaux, fin juin. Certains sites – Fessenheim, Tricastin, Chinon, Blayais – ont repris le travail. D’autres – Cattenom, Cruas, Belleville, Dampierre, Paluel – poursuivent la grève. Des ordres de réquisition ont été envoyés à tous les salariés grévistes. »
  • Lire la suite sur Médiapart toujours : Titre : EDF, les salariés du nucléaire entrent en fusion. Joli sens du titre, Médiapart !! http://www.mediapart.fr/article/offert/bce7e9f7ae54ca838d9ac7e6033b3d76

Faites vos jeux ! Rien ne va plus ! Les Etats ne dominent plus grand chose ! La politique est devenue COMMUNICATION, l’économie sera ce que voudront les nantis ! Ils ne reste que nous : les peuples ! Plus que jamais, l’altermondialisme est une urgence !

L’URGENCE ALTERMONDIALISTE

Ça ne fait jamais qu’un an et demie que nous vous le disons !

Lagarde Van Rompuy ou quand le grand capital choisit ses pions !

novembre 18, 2009 at 4:00 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 4 Comments
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Lagarde Van Rompuy ou quand le grand capital choisit ses pions !

Voilà, c’est fait et plié ! L’empire du fric a choisi !

LAGARDE D’ABORD :

Le Financial times vient de la choisir meilleure économiste de l’année ! http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/11/17/04016-20091117ARTFIG00361-christine-lagarde-honoree-par-le-financial-times-.php

Elle ne nous a pourtant débité que des balivernes !


-         « La crise est derrière nous » ! Alors qu’elle était droit devant.


-         « Ce n’est pas un crack » : alors que c’en était un !

And so on …Comme dirait le Financial Times. C’est pourtant elle que l’on distingue. Il est vrai qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois mais, tout de même ….


Ce qu’il nous semble important de souligner c’est la portée politique de ce choix. En effet Lagarde est potentiellement candidate à la tête de l’Eurogroupe où elle pourrait succéder au Luxembourgeois Junker, le chef du pays des comptes à numéro !

Mais, en cas de remaniement ministériel en France, Lagarde serait aussi en piste pour succéder à Fillon….un petit coup de pouce ne nuit donc pas !!

Ce que vient d’exprimer le Financial Times, c’est le choix du grand capital mondialisé. Il suffit pour s’en convaincre de voir la liste du jury réuni pour l’occasion :

-         Marco Annunziata – Chef économiste à UniCredit,

-         Robert Bergqvist – chef économiste à SEB – SEB, c’est pas les cocottes-minutes ! C’est la Société Européenne de Banque, joli pactole basé …au Luxembourg !

-         Jacques Delpla – Membre du Conseil d’analyse économique – Paris. Cestui- là, pour vous le situer, il a sévi dans les cabinets Hervé Gaymard – Jean Arthuis, etc. Il a bossé chez Barclay’s et BNP Paribas. Last but not least, il a fait partie des libérateurs de la croissance française dite « Commission Attali » !

-         Michel Heise – chef économiste chez Allianz.

-         Gilles Moec – Economiste Europe chez Deutsche Bank.

-         Eric Nielsen – chef économiste Europe chez Golman Sachs.

-         Peter Vanden Haute – chef économiste Europe chez ING

Si avec ça, vous n’avez pas compris, votre cas est désespéré !!

VAN ROMPUY MAINTENANT :

Une bonne information est passée  presque inaperçue. Pour une fois, et c’est la première fois, c’est La Libre Belgique qui vend la mèche. Nous citons : « Selon la presse économique, le Premier ministre Herman Van Rompuy aurait présenté jeudi soir à Val-Duchesse sa vision sur l’Europe au groupe de Bilderberg, réunissant des personnalités de l’élite mondiale de la politique et des affaires. Il a notamment expliqué, “avec toutes les nuances possibles”, devant ce club très “select”, que les esprits mûrissaient parmi les dirigeants européens en faveur d’un impôt “vert” propre à l’Union européenne, afin de réduire les contributions financières des Etats-membres. La reprise économique ne suffira pas à réduire les déficits budgétaires “gigantesques” de nombreux pays de l’UE, a ajouté M. Van Rompuy. Les discrètes conférences Bilderberg réunissent des décideurs et leaders d’opinion occidentaux pour une sorte de Forum de Davos secret et interdit à la presse. La première a eu lieu en 1954 aux Pays-Bas, dans l’hôtel Bilderberg de Oosterbeek (centre des Pays-Bas), dont elle a gardé le nom. (NLE ) » http://www.lalibre.be/toutelinfo/belga/123641/van-rompuy-se-devoile-devant-le-groupe-de-bilderberg.html

Vous savez qui c’est le Groupe de Bilderberg ? Non ? Regardez : http://www.syti.net/Organisations/Bilderberg.html

Bilderberg, c’est la quintessence de la crème du fric mondial ! Avec le dernier Rockefeller et notre « cher » voisin belge le Vicomte Davignon !!! Ce sont déjà ces joyeux drilles qui avaient choisi Barroso pour l’Europe lequel était présent à l’occasion de leur raout du 31 mai au 3 juin 2007 à Istanbul.


Donc, Van Rompuy, scout toujours prêt, sera vraisemblablement le nouveau Président de l’Europe…on aimerait se tromper !!!

Si vous croyez encore que ce sont les Etats qui ont le pouvoir, révisez vos classiques ! C’est la Pompe à Phynance qui choisit Père UBU !

En l’occurrence, elle avance ses pions ….enfin presque ! Juste des surveillants d’externat….d’externalisation ! Evidemment !

Lettre au père Noël !

novembre 17, 2009 at 4:32 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 14 Comments
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Lettre au père Noël !


Salut vieux !

Je me permets cette familiarité parce que je viens d’atteindre l’âge respectable de 64 balais. De plus étant né natif du Nord-est du Nord, je n’y ai connu, dans ma prime jeunesse, que le grand Saint Nicolas dans la gamelle duquel tu ne vins bouffer que récemment.

C’est en effet, par la grâce d’un Plan Marshall que nous nous américanisâmes et fumes amenés à opter pour ton parti bien commercial au demeurant. Depuis, ton aura n’a fait que croître et embellir au point qu’il existe actuellement à Libourne pas moins de 60 secrétaires qui traitent ton courrier. Je te précise que ces pauvres  secrétaires seront bientôt traitées à la sauce privatisation et tout ce qui s’ensuit comme vacheries susceptibles de conduire au suicide.

Mais, après mûre réflexion, et parce que, comme disait ma grand-mère : « On ne sait jamais ! », je m’adresse à toi grosse baudruche rouge supposément du Grand Nord. Ce doit être à cause du rouge !!

Ha, oui ! J’oubliais de te dire que je ne fus jamais ni sage ni obéissant ce qui me conduisit naguère :

-         à ne rien faire comme on me le recommandait parce que c’était tarte !

-         à lâcher des hannetons nantis de tiroirs de boites d’allumettes dans ma classe et ce, dès le cours préparatoire,

-         à mettre tritons et salamandres dans les casiers des filles pour les faire hurler de trouille,

-         à soutenir l’indépendance de l’Algérie dès que je fus en âge de comprendre,

-         et depuis, je continue de telle sorte que je fêterai en 2010 mes 50 ans de fouteur de bazar !

-         Voici néanmoins, vieux, mes doléances de malfaisant quasiment congénital :

  • Pourrais-tu déposer les pires cochonneries dans les cheminées bancaires les plus huppées attendu qu’ils ont bien assez de pognon pour pourrir leurs progénitures eux-mêmes,

  • Dépose s’il te plait quelques bouses de tes rennes sous les pas des marchands d’armes divers et variés à seule fin qu’il se pannent la gueule par terre,

  • Puisqu’on en est à la merde, je te serais infiniment reconnaissant de bien vouloir déposer un colis entier de fumier de pigeon dans les godasses nantie de talonnettes du P’tit qui crèche à l’Elysée. J’ai gardé de mon éducation rurale le souvenir du fumier de pigeon ! C’est le meilleur engrais qui soit. Si cela pouvait lui faire prendre quelques centimètres (ne rêvons pas !) sa ire en serait peut-être amoindrie et sa hure plus ragoûtante. Parce que ire et hure, c’est comme hue et dia, ça va ensemble !

  • Pourrais-tu encore faire passer un message au Barack qui se prosterne devant un empereur et fait des risettes aux marchands de rizières ? Dis-lui de ma part qu’on n’a jamais rien gagné à s’aplatir de la sorte devant des gens qui excellent dans la contrefaçon et le travail des enfants. Les enfants, cela devrait se toucher ça ? Non ? Pépère Noël ! Je sais que le Barack en question a un urgent besoin des tunes chinoises mais il les tient tout autant puisqu’ils sont les plus gros détenteurs de dollars dans le monde ! Alors ?????????

  • Enfin, parce que les meilleures choses ont une fin et même une faim,  sache que je ne demande rien pour moi-même ; j’ai passé l’âge de croire en toi tout comme en Dieu qui est grand même que Ratzinger est son prophète ! Cela nous amène à Rome, comme les cloches ! Or, les cloches du monde entier y sont actuellement réunies. Je veux parler des crève-la-faim et autres démunis du tiers-monde. Je veux parler de la réunion en cours de La F.A.O sous la houlette de son patron, le sénégalais Jacques Diouf. Donc vieux crabe aux pinces d’or, s’il te reste quelques pépites après ta distribution nocturne de cochonneries mondialisées, je te demande de les remettre de ma part à susnommé Diouf à seule fin qu’elles soulagent un peu les misères de ce bas monde.

  • Nous avons fait ce que nous avons pu depuis longtemps. C’était pour Noël dernier que le 23 décembre 2008 que nous publiions : Faim dans le monde Une personne meurt de faim dans le monde toutes les quatre secondes

  • Aujourd’hui, on nous dit que ce ne serait que toutes les six secondes. 1,2,3,4,5,6, paf ! Un mort ! Qu’est ce que ça peut foutre que ce soit quatre ou six secondes !!!!!!!!!!!

Je te signale que j’ai pris l’habitude de ne juger que sur pièces et sur les actes ! Donc : AU BOULOT VIEILLE FEIGNASSE !!

Faute de quoi, ayant cessé de chasser mais en ayant gardé les outils, au moindre passage du côté de ma cheminée, je te plombe le cul !

Guy Dutron 17 – 11 – 2009

Votez pour les prix Pinocchio du soi-disant développement durable

novembre 17, 2009 at 12:48 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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Votez pour les prix Pinocchio du soi-disant développement durable

Nous relayons ici avec plaisir une initiative des Amis de la Terre.

Les prix Pinocchio du développement durable, organisés par les Amis de la Terre – France , ont pour but d’illustrer et de dénoncer les impacts négatifs de certaines entreprises françaises, en totale contradiction avec le concept de développement durable qu’elles utilisent abondamment.

Depuis l’émergence au niveau international du concept de Responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSEE), notamment lors du Sommet pour la Terre de Johannesburg en 2002, ce sont les approches volontaires qui prédominent : Pacte mondial des Nations unies, principes d’Equateur des banques, principes directeur de l’OCDE, chartes éthiques, etc.


Autant d’engagements juridiquement non-contraignants, et de ce fait inefficaces : tandis que les entreprises bénéficient de retombées positives en termes d’image auprès de leurs actionnaires, de leurs clients et des citoyens, elles ne s’engagent en contrepartie que sur des grands principes généraux peu opérationnels, et ne sont pas redevables de leurs actes en cas de non-respect de ces approches volontaires. Bien que soutenues au plus haut niveau par des pouvoirs publics qui privilégient souvent la compétitivité des multinationales aux droits de l’Homme et à la protection de l’environnement), ces approches volontaires ont aujourd’hui largement prouvé leur inefficacité.

Au niveau international, les multinationales profitent de vides législatifs pour mener leurs activités au détriment du respect des droits sociaux, sociétaux, ou de l’environnement dans les pays du Sud.

Des élus et de nombreux acteurs de la société civile, dont les Amis de la Terre, réclament désormais la mise en place d’un cadre juridique contraignant au niveau international, afin d’obliger les entreprises à assumer leurs responsabilités. La mise en place d’un cadre plus strict au niveau communautaire européen, et en France, est déjà une étape intermédiaire nécessaire.

Choisissez vos Pinocchio(s) parmi trois catégories !

Afin de dénoncer publiquement ce décalage entre les “beaux discours” d’un côté, et la réalité des actes des entreprises de l’autre, les Amis de la Terre décerneront trois prix Pinocchio , en référence naturellement à la fameuse marionnette en bois et à sa très personnelle conception de la vérité :

– Un prix Pinocchio “Droits humains”, remis à l’entreprise ayant perpétré les violations les plus graves des droits humains (y compris les droits sociaux, salariaux et sociétaux) parmi les nominés ;
– Un prix Pinocchio “Environnement”
, remis à l’entreprise ayant généré les impacts environnementaux les plus lourds parmi les nominés ;
– Un prix Pinocchio “Greenwashing”
, remis à l’entreprise ayant mené la campagne de communication la plus abusive et trompeuse au regard de ses activités réelles parmi les nominés.

Ces prix seront décernés par les internautes, sur la base de quatre nominés par prix. Ils feront l’objet d’une cérémonie de remise publique le  24 novembre 2009 à Paris.

Vous souhaitez assister à la cérémonie de remise des prix ?

Merci de vous inscrire par mail en précisant vos noms et coordonnées : prix.pinocchio@amisdelaterre.org

Pour voter, vous cliquez ici :

http://www.prix-pinocchio.org/nomines.php

Merci


La dernière bavure de Baldur von Raoult !

novembre 12, 2009 at 12:22 | In Citoyenneté, Culture - Livres, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | 1 Comment
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La dernière bavure de Baldur von Raoult !

Tu as raison, ami lecteur, ce titre mérite une explication !

-         « la bavure » : parce que Raoult est un baveur et un bavard ! C’est fou ce qu’il bave !

-         « Baldur von Raoult » : c’est en référence à Baldur von Schirach[1]. Grand bavard du nazisme qui vomit un jour : « Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver » !

-         Bon d’accord mais pourquoi « dernière » bavure ? Là, pour répondre à cette question, il faut d’abord vous présenter le pedigree de baveur.

eric_raoult.député godillot pngA petit godillot, petite photo ! Na (proverbe Ouzbek)

Le pedigree de Baldur von Raoult :

Comme on dit dans les pubs : attention, c’est du lourd ! Il est vrai qu’il ne fait pas dans la légèreté ni la dentelle le Baldur, il serait plutôt du genre cul de plomb !

-         En 1991, il réplique à une sortie d’Edith Cresson (alors premier ministre) concernant les Japonais en déclarant que ceux-ci étaient « plus habitués au langage de velours de geishas qu’à l’argot vulgaire des femmes de poissonnier ». Baldur n’est donc pas féministe ! Il serait plus proche du gros cul plombé du macho de service ! Cela se confirme !

-         Mais il sera tout de même récompensé : son mentor Chirac le remerciera ! Il est fait chevalier de la Légion d’honneur par le président Jacques Chirac en 2001. Encore une belle connerie, tiens ! Une médaille en chocolat, une ! Notons pour le fun que côté geisha, le Chichi ….passons !

-         Il a cosigné la proposition de loi du 8 avril 2004 exigeant son rétablissement pour les auteurs d’actes terroristes. Faut dire que le terrorisme, il connaît le Baldur ! Dans sa bonne ville du Raincy, pourtant largement épargnée par les émeutes de l’automne 2005 et dont Raoult est le maire, il sera le premier à décréter le couvre-feu ! Comme Boutefeux alors ? Non ! Comme Hortefeux !

-         Il a soutenu, en 2007, un amendement visant à rétablir la peine de mort sous certaines conditions : http://www.liberation.fr/politiques/010118202-encore-dix-huit-deputes-pour-la-peine-de-mort

-         Baldur est encore le président de l’Association des élus amis d’Israël (ADELMAD). Celle-là, je vous la recommande ! Voyez le compte-rendu de visite que publie un plumitif ébahi ! En effet, une délégation de l’association de Raoult c’est rendue en Israël le samedi, 08 novembre 2008 : http://pesia28.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/11/08/douzieme-visite-annuelle-d-adelmad-en-israel.html Dans ce torchon, on peut lire que : « nombre d’élus (maires, conseillers municipaux, députés, sénateurs) voyagent en Israël pour la première fois et s’étonnent, dès leur arrivée, de découvrir une ville dynamique (Tel-Aviv) sans présence policière massive ou quadrillage militaire…À l’occasion de cette courte visite de 5 jours, la délégation des 53 élus français a été accueillie vendredi dernier dans la somptueuse Résidence de France par l’ambassadeur Jean-Michel Casa et son épouse, Isabella. ». L’histoire ne dit pas si la charmante Isabella parlait Geisha ou poissonnière mais on devine !!

-         Revenons à notre Baldur : il a approuvé publiquement le 31 octobre 2009 sur Berbère Télévision l’expulsion de Tunisie de la journaliste du Monde Florence Beaugé ! Baldur n’est donc pas hostile envers Ben Ali !!!

-         Opposé à l’homoparentalité, il déclare « Dès qu’il y a un enfant, il faut un papa et une maman » lors du premier cas d’adoption accepté pour une jeune femme homosexuelle. Pas de bol, Baldur ! Aujourd’hui même, on apprend qu’un tribunal administratif admet l’adoption pour une femme homosexuelle !!! Va encore falloir sortir ton pétard Baldur !

-         Enfin, last but not least, ce nain politique accompli écrit au ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, pour demander un devoir de réserve aux lauréats du prix Goncourt, après avoir lu des déclarations de Marie Ndiaye émises en août 2009 et notamment : “Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux”.

Alors, on va te dire Baldur :

-         Primo Marie Ndiaye s’est exprimée bien avant le Goncourt et tu ne l’ignore pas ! Ton attitude est donc tout sauf une connerie. Elle participe, outre ta pub personnelle, de la dérive actuelle de notre République qui de bling bling passe à bananière pour devenir autoritaire et, pourquoi pas un tantinet facho.

-         Deuxio : malgré le prurit qui te démange, tu ne vas pas régenter nos vies Baldur ! Donc, ton prurit, tu te le grattes !

-         Troisio : nous proposons à notre méritée (pour une fois) Goncourt 2009 de modifier sa déclaration qui deviendrait alors : « Besson, Hortefeux, Baldur von Raoult, tous ces gens là, je les trouve monstrueux » !

Vingt ans de perles droitières citées par Rue 89

http://www.rue89.com/2009/11/13/eric-raoult-dans-le-texte-vingt-ans-de-perles-droitieres-125894

Sur Marie Ndiaye :

« Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu’elle représente. »

Ha, la Marseillaise …..qu’un sang impur ….. :

« Voir de nouveaux Français de toutes les couleurs chanter la Marseillaise, moi ça me met les larmes aux yeux. »

Sur Le Raincy :

« On ne fait pas une communauté comme au village. Le Raincy, c’est pas Bamako ».

A Edith Cresson :

« Les Japonais sont plus habitués au langage de velours de geishas qu’à l’argot vulgaire des femmes de poissonnier. »

Sur Ben Ali et la Tunisie :

« Il est assez singulier voire très surprenant que l’on puisse constater régulièrement que les médias et certains responsables politiques français s’ingénient à dénigrer certains pays pourtant amis de la France. Cette méthode regrettable est ainsi couramment utilisée à l’encontre de pays comme la Tunisie ou le Gabon par exemple. Alors même que ces ‘ droits de l’hommistes ’ impénitents voire professionnels oublient les mêmes réclamations pour de nombreux autres pays »

Et, puisque bien malgré toi Baldur, nous sommes dans la culture, je laisse la conclusion au Forestier qui nous parle de fachos et de parachutistes et qui dit ce que nous pensons tous : qu’on les emmerde !

Parachutiste par Maxime Le Forestier

http://www.dailymotion.com/video/x51b5n_parachutiste_music


[1] Baldur von Schirach était le chef des Jeunesses hitlériennes et également gauleiter de Vienne. Il fut condamné à vingt ans de prison à la suite du procès de Nuremberg et emprisonné à la prison de Spandau.

 

Notre feuilleton de l’été “Les récoltes du siècle futur” Par Hélène Lacheret Sixième partie : L’abandon ou la responsabilité ?

novembre 11, 2009 at 11:42 | In Culture - Livres, Le coin des bons bouquins, Mémoire et histoire, Politique, Société, social | Leave a Comment
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Notre feuilleton de l’été

“Les récoltes du siècle futur”

Par Hélène Lacheret

Sixième partie : L’abandon ou la responsabilité ?

I

La pétition avait recueilli mille deux cent cinquante et une signatures, dont un bon tiers était dû à l’activisme de Kader. Les jeunes avaient fièrement tout photocopié avant d’envoyer en grande pompe et en recommandé les originaux à la société de H.L.M. L’action avait même eu droit à un entrefilet dans la presse locale. Maintenant, ils attendaient.

Catherine avait à présent des permissions de sortie. Chaque retour était pour elle l’occasion de se sentir extraordinairement choyée, c’était à qui lui apporterait le premier perce-neige, ou un gâteau fait maison, un magazine pour se désennuyer… Malgré la maladie et sa faiblesse physique, elle rayonnait. L’assistante sociale appelait régulièrement pour lui faire part de l’avancement du dossier. Comme Catherine était prioritaire, la préfecture avait déjà fait deux offres de logements qui auraient pu être accessibles financièrement, mais qui étaient malheureusement situés dans des communes vraiment trop éloignées et qu’elle avait refusées pour cette raison. Plus que jamais, maintenant qu’elle savait ses jours en danger, elle excluait d’éloigner ses enfants de leurs repères. Elle avait terriblement maigri et n’avait même pas la force de parcourir à pieds les quelques neuf cents mètres qui séparaient la loge de l’hôtel. Alors c’était la famille d’Ali qui faisait le déplacement. M. Ulcert s’était fait huer par les jeunes du quartier, un jour qu’il s’était permis un commentaire désobligeant sur ces allées et venues.

La formation de Gaëlle se poursuivait de façon très positive. Jamais elle ne laissait paraître sa fatigue, elle redoublait d’efforts, au contraire, pour être sûre d’obtenir son diplôme.

Michaël voyait se profiler le conseil de classe du deuxième trimestre et tâchait de masquer son inquiétude : ses résultats s’étaient encore dégradés, sauf en français.

Xavier était finalement content de ne pas avoir de travail car il remplaçait entièrement sa mère à la loge, officieusement, malheureusement. Il avait envoyé sa candidature, rédigée à l’aide de Leïla, mais il n’avait toujours pas obtenu de réponse. Tout leur sort semblait à présent être placé entre les mains des décideurs de la société de H.L.M. et ceux-ci ne paraissaient guère pressés de se prononcer.

Les soirées chez Ali se poursuivaient, mais elles avaient pris un tour moins formel. Presque tous les soirs, plusieurs personnes se retrouvaient dans l’arrière-salle et travaillaient sur un point donné. Avec l’aide de Marie, la bibliothécaire, ils formaient une sorte de club-lecture et s’appropriaient les informations sur un sujet donné puis rédigeaient un argumentaire sur le thème, qui leur permettait de continuer leur rôle “d’éducateurs permanents”, comme ils se définissaient eux-mêmes. Kader était parti en Italie, mais des jeunes qu’il avait sollicités au moment de la pétition venaient régulièrement participer aux soirées. Et c’était touchant de voir ces jeunes, ex-mauvais élèves, s’acharner à comprendre des notions apparemment complexes, portés par l’espérance d’un monde où ils auraient un avenir.

Davos avait eu lieu à la fin janvier, comme tous les ans, et était un peu passé au second plan de leurs préoccupations tant ils étaient mobilisés par la situation des Maheu. Cependant, Julien s’y était rendu avec des militants d’Attac, grâce à des cars mis à la disposition des manifestants par la mairie de Saint-Denis. Il en était revenu heureux des rencontres qu’il avait pu faire pendant le trajet mais aigri par l’impression que “ces gens-là” étaient tellement bardés de certitudes, tellement enfermés dans leur vision du monde, voire dans leur monde tout court, avec ses grilles défensives, sa police à son service, qu’il n’était même pas pensable d’essayer de dialoguer avec eux. Il regrettait presque d’avoir fait ce déplacement alors qu’au même moment, il aurait pu assister au colloque de Morsang-sur-Orge réuni sur le thème du rôle des collectivités locales dans la résistance face à la mondialisation libérale. Il avait adhéré à Attac suivi en cela par d’autres mais allait surtout aux réunions organisées au niveau de sa fac. Ces adhésions leur permettaient de faire partie du réseau des résistants, ils disposaient d’informations introuvables ailleurs qu’ils commentaient et qui renforçaient leur détermination. Ils avaient demandé à Ali la permission de copier certaines citations particulièrement choquantes et de les afficher dans le café, telles celle-ci :

“Soit dit entre nous, la Banque Mondiale ne devrait-elle pas encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés ? […] le calcul du coût d’une pollution dangereuse pour la santé dépend des profits absorbés par l’accroissement de la morbidité et la mortalité…

(quel jargon ! mais vous allez comprendre)

La logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversés là où les salaires sont les plus faibles est imparable.

[…] On se préoccupera évidemment beaucoup plus d’un facteur qui augmente de manière infinitésimale les risques de cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez longtemps pour avoir cette maladie que dans un autre où les enfants meurent avant l’âge de cinq ans.”

Lawrence Summers, note interne de la Banque Mondiale, 1991.

Et il faut dire que leur lecture avait beaucoup d’amateurs qui poussaient ensuite des protestations nourries, noircissant l’espace réservé aux commentaires avec des phrases comme celles-ci : “Gaffe, les moutards, avant d’atterrir, vous risquez de tomber dans un berceau de dioxine !” ou “A combien est évalué le taux de pollution absorbable par un smicard en terme de profit ?” ou encore : “Summers, as-tu eu le culot de mettre des enfants au monde ?” Un jour, ces lecteurs finissaient par franchir la porte de l’arrière salle. Une activité de ruche régnait désormais dans celle-ci : on avait même installé une étagère dans un coin et acheté en commun un ordinateur d’occasion. Plus que jamais, l’hôtel d’Ali était le centre vital du quartier.

Julien, lui, ne décolérait pas devant quelque chose qui lui paraissait vraiment une perversion : “Même des médias pas trop mal intentionnés nous traitent d’anti-mondialistes. Ça me fout hors de moi : regardez-nous. Sommes-nous des pauvres frileux ratatinés sur notre petit horizon national par peur des autres ? Y a pas plus ouverts que nous. Et c’est M. Ulcert qui tient des discours libéraux pas possibles en disant que chacun peut réussir s’il le veut, que les chômeurs et les assistés sont tous des feignants qui profitent du système et qui est raciste que c’en est pathétique, qui passe pour l’homme “moderne”, ouvert intellectuellement, faisant des choix dictés par la raison et non par un vague sentimentalisme. Ah non, je ne peux plus supporter ça. En j’en ai relevé d’autres, de perles pareilles dans la presse : ils assimilent libéralisme et liberté. Quelle honte ! Tous ceux qui sont morts pour la défense de la liberté doivent danser la sarabande dans leur tombe. Comme si la liberté humaine se résumait à la capacité de faire du fric ! Mais pour quoi faire, le fric ? Ce n’est qu’un moyen. Et puis ce qu’ils sortent sur la croissance ! Comme si la croissance était la solution à tous les problèmes : sortez vos calculettes ; croître de trois pour cent l’an dans un monde fini, ça nous emmène en combien de temps à l’implosion ?

Nous, nous essayons de former une véritable communauté humaine, nous, nous avons le souci de nos semblables et ce n’est pas que des mots, nous le montrons dans le quotidien, mais eux, ce sont des sales individualistes égoïstes qui n’ont d’autre souci que leur intérêt et après eux le déluge ! Et qui habillent tout ça du discours de la modernité et de l’efficacité en nous faisant passer pour des ignares parce que nous ne pensons pas comme eux. Et que les journalistes, dont c’est pourtant le métier, ne manient pas avec plus de prudence ces mots qui sont des armes pour nous discréditer, ça me met dans une rage folle. Vous verrez que bientôt on nous appellera “terroristes”. Si tu veux tuer ton chien, accuse-le d’avoir la rage ! Qu’ils le fassent est de bonne guerre. Mais que les journalistes, ces vendus, leur emboîtent le pas, ça, je peux pas l’admettre.

- Allons, Julien, il fallait s’y attendre, dit Ali, un soir. Et il faut te préparer à pire. Pour l’instant, ils croient encore être les maîtres, alors ils font tirer sur nous par leurs valets avec des mots. J’ai connu ça pendant la guerre d’Algérie. Mais plus ils vont prendre peur, plus la riposte va être violente. Tu verras bientôt le jour où ils vont s’entourer de barbelés et faire tirer sur la foule en disant que nous sommes les agresseurs ; il faut s’y préparer, malheureusement, même si on est contre la violence. Ils ne nous laisseront pas le choix et nous aurons fort à faire pour limiter les dégâts.”

Tous restèrent songeurs devant cette éventualité à laquelle ils n’avaient pas pensé. Ils avaient l’image de Seattle, de ces groupes très organisés qui s’étaient entraînés à la non-violence et cette non-violence était déjà en soi une victoire. Ils avaient pensé que leur résistance serait toujours joyeuse et festive. Ils n’étaient pas encore préparés à l’idée qu’ils pourraient y perdre quoi que ce soit, tant il leur semblait dans la logique de la vie de devoir gagner.

“Quand les mineurs ont fait la grève, dans Germinal, les gendarmes ont tiré sur la foule. Et, après la lutte, pour la Maheude, c’était encore plus dur qu’avant parce que Maheu était mort et qu’elle se retrouvait seule avec les gosses, dit Michaël. Mais ils  pouvaient pas ne pas le faire même avec tous ces risques. Pour la dignité, pour  pas avoir honte d’eux. Et même s’ils ont perdu en apparence. Parce que c’est comme ça que l’humanité avance.

- Mais c’est quand même un terrible sacrifice, soupira Quentin. Je ne sais pas s’il existe en France, comme aux États-Unis, des groupes qui s’entraînent à la résistance non-violente. Pourtant c’est l’arme des opprimés. Gandhi et Martin Luther King ont infiniment fait avancer leur cause en plaçant leur lutte sur le plan du débat et en refusant les armes. Nous devons y réfléchir. Nous devons nous former à la non-violence.”

II

Un soir, Vladimir arriva avec un livre blanc sous le bras, un livre au titre étrange : La supplication, qu’il posa sur la table sans rien dire. Ce soir-là, Ali était allé chercher Catherine avec la fourgonnette parce qu’ils préparaient tous une exposition pour le troc et puces qui aurait lieu en mai. Ils avaient décidé, en accord avec le groupe local d’Attac auquel certains d’entre eux participaient, de profiter de la circonstance pour diffuser leurs idées et voulaient fabriquer des panneaux. Ils furent étonnés de l’attitude de Vladimir, habituellement si chaleureux, qui se taisait, comme s’il avait l’esprit ailleurs.

“Eh, Vladimir, ça va ? l’interpella Ibrahim. Vladimir mit quelques secondes à réagir :

- Non, excusez-moi, ça ne va pas. Après avoir lu ce livre, j’ai honte d’être un homme, j’ai honte d’être Russe, je demande pardon à mes enfants de leur avoir transmis la vie.

- Mais qu’est-ce que c’est, ton livre, demanda Marine.

- C’est l’enquête d’une journaliste auprès des habitants de la centrale. La première qui parle, surtout, m’a bouleversé. Je n’ai pas honte de le dire, j’ai pleuré tout le temps et… elle parlait d’amour.

- Tu parles de quelle centrale ? demanda Quentin.

- De la première qui a pris feu, Tchernobyl. La première, parce qu’on sait déjà qu’il y en aura d’autres, en Russie, en Roumanie… et qu’on ne fait rien.

- Tu ne veux pas nous en lire un passage, de ton livre ? demanda Sonia. Comme ça on pourra partager ce qui te trouble tant.

- Si, je veux bien, dit Vladimir. Peut-être que ça me hantera moins, si je le partage avec vous.” Et il lut, de sa grosse voix rocailleuse, aux silences éloquents :

“Je ne sais pas de quoi parler… De la mort ou de l’amour ? Ou c’est égal… De quoi ?

Nous étions jeunes mariés […] Je lui disais : “Je t’aime.” Mais je ne savais pas encore à quel point je l’aimais… Je n’avais pas idée…. Nous vivions au foyer de la caserne des sapeurs-pompiers où il travaillait. […] Je n’ai pas vu l’explosion. Rien que la flamme. Tout semblait luire… Tout le ciel… Une flamme haute. De la suie. Une horrible chaleur. Et il ne revenait toujours pas. La suie provenait du bitume qui brûlait. Le toit de la centrale était recouvert de bitume. […] Ils étouffaient la flamme. Ils balançaient en bas, avec leurs pieds, le graphite brûlant. Ils étaient partis comme ils étaient, en chemise […]”

Après, elle raconte tout, dit Vladimir, l’hôpital, l’interdiction de le voir, comment elle ment parce qu’elle est enceinte, comment elle s’occupe de lui, comment il est mort : “Il n’était plus qu’une énorme plaie… Les deux derniers jours, à l’hôpital… Je lui ai soulevé le bras et l’os a bougé, car la chair s’en était détachée… Des morceaux de poumons, de foie lui sortaient par la bouche… Il s’étouffait avec ses propres organes internes… J’enroulais ma main dans une bande et la lui mettais dans la bouche pour en extraire ces choses… On ne peut pas raconter cela ! On ne peut pas l’écrire ! Et c’était tellement proche… Tellement aimé…”

Après, elle raconte l’enterrement, dit Vladimir, et puis elle finit en parlant des autres : “Les gens de la centrale vivent à côté de moi, les gardiens, comme on les appelle. Ils ont travaillé là toute leur vie. Et, à ce jour, ils continuent à prendre leur poste. Plusieurs d’entre eux ont des maladies terribles, sont invalides, mais ils n’abandonnent pas la centrale. Qui a besoin d’eux, aujourd’hui ? Et où ? Beaucoup meurent. Sur le coup. Un homme était assis sur un banc et il est tombé. Un autre attendait l’autobus, dehors, et il est tombé. Ils meurent, mais personne ne les a véritablement interrogés sur ce que nous avons vécu… Les gens n’ont pas envie d’entendre parler de la mort. De l’horrible… Mais moi, je vous ai parlé d’amour… De comment j’aimais.”

Et les larmes roulaient silencieusement sur les joues slaves de Vladimir, sur les joues décharnées de Catherine, sur les joues mates d’Ali, sur les joues mal rasées de Julien, sur les joues lisses des filles, les larmes coulaient silencieusement sur les joues de ceux qui savaient encore aimer.

“Et le bébé ? demanda Sonia.

- La petite fille a vécu quatre heures et la maman n’avait pas vingt-cinq ans, répondit Vladimir. Combien y a-t-il eu de vies détruites ? Et combien la prochaine fois ? Svetlana Alexievitch, la journaliste qui a enquêté trois ans pour donner la parole aux suppliciés de Tchernobyl, a été irradiée. Maintenant, elle a le cancer. Il y a eu des enquêtes, on sait qu’il y a des dizaines de Tchernobyl en puissance et à l’heure de la prétendue mondialisation, on ne fait pas, de la prévention de ces catastrophes prévisibles, la priorité absolue ! Combien cela coûterait d’empêcher ça ? Quel pourcentage infime de l’argent gagné grâce à la spéculation ? Quand verrons-nous enfin les peuples se lever et imposer à leurs gouvernants de cesser de fuir les responsabilités qu’ils ont à leur égard !

- Et tant de gens, dit Odile, qui se réfugient derrière le prétexte qu’on ne peut rien faire pour ne rien faire. Des gens qui sont allés à l’école, qui savent écrire, qui ont des enfants et qui ne font rien, moi la première. Tu as bien fait de nous lire cet extrait, Vladimir. Je vous promets que je vais me renseigner, je suis sûre que dans leur coin, isolés, parfois découragés devant l’ampleur de la tâche, il y a des gens qui n’ont pas baissé les bras. Nous pouvons les aider, nous devons les aider, nous devons écrire à nos députés, à nos ministres, à nos élus au Conseil de l’Europe pour leur demander d’agir.

- Moi qui croyais qu’on avait atteint l’horreur absolue avec les camps de concentration, dit Xavier. Mais que nous réserve donc le siècle qui vient dans l’escalade de l’horreur et pourquoi sommes-nous à ce point incapables de tirer les leçons de l’histoire ?

- Parce que la lucidité est difficile, parce qu’entre l’exigence et la facilité, nous préférons nous leurrer avec la facilité et que nous voulons croire que nous serons toujours assez malins ou assez chanceux pour échapper au pire. Mais les nuages radioactifs, l’arsenic déversé dans les rivières, les plantes rongées par la dioxine ou d’autres polluants, le trou dans la couche d’ozone, les changements climatiques et leur cortège de néfastes conséquences se moquent comme d’une guigne des frontières. Ou même des riches et des pauvres, argumenta Pierre. Il faut nous dépêcher d’exiger que cesse cette infernale fuite en avant, il nous faut retirer le pouvoir des mains des financiers et le remettre entre les mains des hommes, ceux qui ont le souci de leurs frères et de leurs enfants.

- Mais sur quelle base exiger cela ? interrogea Michaël.

- Après les horreurs de la seconde guerre mondiale, l’humanité traumatisée a rédigé La déclaration universelle des droits de l’homme qui a été ratifiée par de très nombreux pays. La voilà, notre base. Il faut tout mettre en œuvre pour que, déjà, elle soit appliquée, expliqua Vladimir. Si c’était le cas, cela représenterait un progrès considérable pour les hommes. On pourrait même dire qu’on a enfin changé d’ère, qu’on renonce à la loi de la jungle pratiquée par les financiers, pour entrer dans la démocratie universelle.

- Ça, c’est une utopie, s’exclama Xavier, tout fier d’avoir retenu le mot.

- Oui, une utopie qui vaut la peine de se lever le matin et qui finira par devenir réalité, conclut Pierre.

III

Au courrier, il y avait une lettre à l’en-tête de la société d’H.L.M. adressée à Xavier Maheu. Il s’assit en face de sa mère pour l’ouvrir : c’était une convocation pour un entretien en vue d’une éventuelle embauche. Il avait posé la merveille sur la table et il contemplait sa mère avec adoration. Elle était émue aux larmes et elle faisait une drôle de grimace qui lui donnait l’air étrange sous son foulard, avec ses joues si maigres. Dans un sous-verre accroché au mur, Xavier avait mis la photo offerte par Fathia. Il ne pouvait s’empêcher de comparer l’image de sa mère à cette époque heureuse avec ce qu’elle était devenue et de se lamenter intérieurement sur la cruauté de l’existence. Catherine ne se plaignait jamais. Mais on voyait à des signes imperceptibles qu’elle avait peur de ne pas guérir. Par exemple, elle, si pudique dans la manifestation de ses sentiments, il lui arrivait désormais de passer doucement la main dans les cheveux de ses enfants.

Cependant, grâce à la disponibilité octroyée par la maladie, cette sorte de vacance qu’elle n’avait jamais connue, elle s’ouvrait au monde. Elle écoutait de plus en plus souvent la radio, elle s’était prise de passion pour l’émission de Daniel Mermet, Là-bas si j’y suis, qu’elle essayait de ne pas manquer : “Il me rend moins bête,” disait-elle avec un petit sourire heureux.

“Ça t’ennuie pas si je vais montrer la lettre à l’hôtel, M’man ? Je resterai pas.

- Mais bien sûr, Xavier. On a partagé les peines alors c’est justice de partager l’espoir. Va mon grand, et embrasse-les pour moi.”

A l’hôtel, Taous et Yamina étaient en grande discussion avec Fathia, à propos de l’organisation de leurs mariages. Elles avaient décidé de se marier le même jour, essentiellement pour limiter la complication liée à l’obtention des visas pour les proches souhaitant venir d’Algérie. Fathia avait encore sa mère, en relative bonne santé car elle l’avait eue très jeune. En ce qui concernait le père d’Ali, c’était plus délicat : il avait quatre-vingt cinq ans, il était bien fatigué, un peu branlant et il fallait éviter de le bousculer. Pourtant l’un comme l’autre tenaient absolument à ce que les grands-parents encore vivants assistent au mariage de leurs petites-filles. C’est là que commençait le casse-tête : fallait-il demander des visas pour trois mois, attendre les visas pour fixer la date du mariage, mais obtiendrait-on des visas pour une si longue durée ? Ou fallait-il fixer une date un peu éloignée puis demander les visas ? Fathia se souvenait que sa sœur n’avait jamais réussi à faire venir sa mère pour la circoncision du dernier petit-fils. Et puis, sûrement d’autres oncles, tantes ou cousins souhaiteraient venir : comment organiser l’accueil au mieux alors qu’il n’était pas question de fermer l’hôtel ? Souvent, en août, certains clients prenaient quelques jours de congés. N’y aurait-il pas moyen de s’arranger avec ceux qui étaient devenus intimes, quitte à leur consentir un bon rabais, pour récupérer quelques chambres ? Mais c’était délicat car les clients laissaient leurs affaires dans la chambre et il ne fallait pas qu’ils aient le sentiment d’une intrusion dans leur intimité. Et pour la famille venue d’Algérie, cela allait de soi qu’elle serait accueillie pour les mariages, qu’on ferait la fête comme en Algérie, plusieurs jours durant. À un moment, Ali et Fathia avaient même pensé transporter toute la famille en Algérie et faire la fête là-bas. Mais c’était impossible d’envisager de fermer l’hôtel avec des clients permanents et c’était tout aussi impossible de penser que l’un d’entre eux pouvait être absent à la cérémonie. Elles essayaient de se remémorer comment elles s’étaient organisées pour le mariage de Leïla. D’abord, c’était quand même plus simple d’obtenir les visas de tourisme à l’époque et elles avaient fixé la date à un moment qui les arrangeait, elles. Elles s’étaient débrouillées pour la fixer à un moment où elles savaient que seuls les plus motivés parviendraient à se libérer de leurs obligations et à venir d’Algérie, ce qui avait limité les problèmes d’hébergement. Et ce mariage intime était somme toute une bonne chose compte tenu du fait que Vladimir était encore sans-papiers et qu’il avait fallu la complicité d’un maire courageux pour organiser la cérémonie. Comme Bachir-Ivan était déjà né, cela n’avait pas posé trop de problèmes. Sept ans, déjà, ce mariage ! Fathia se souvenait de l’air bouleversé d’Ali quand Leïla avait annoncé qu’elle était enceinte sans être mariée. Il avait beau avoir de la sympathie pour son futur gendre, il avait eu quelques difficultés pour accepter la situation. Mais il s’était vite rendu à la raison : à cause de ces fichues lois Pasqua, c’était la seule solution pour que Vladimir sorte de la clandestinité où il avait été plongé. N’empêche, qu’est-ce que ça avait été long ! Et combien il avait fallu lutter pour obtenir ce sacré bout de papier donnant à Vladimir le droit de rester en France.

Elles accueillirent Xavier avec un grand sourire :

“Alors, quelles nouvelles , interrogea Fathia.

- Plutôt bonnes, apparemment, répondit Xavier et il sortit la lettre. Ce furent des exclamations sans fin et des rires. Enfin, un peu d’espoir !

- Mais il ne faut pas se réjouir trop vite, disait Xavier, ce n’est qu’un entretien, ça ne veut pas dire qu’ils vont me prendre. Je sais que je suis un peu jeune pour un tel emploi, ça peut jouer contre moi.

- Mon fils, prie ! lui dit Fathia et nous allons prier aussi. C’est quand ?

- La semaine prochaine, mardi. Maman sera de nouveau à l’hôpital.

- C’est dur, Xavier, mais cette lettre va lui donner du courage. Comment va-t-elle aujourd’hui ?

- Ce qui m’inquiète, c’est qu’elle mange presque rien. Ça passe pas, qu’elle dit. Michaël et moi, on lui fait des bons petits plats sur les conseils de Sonia. Mais dès qu’elle a mangé deux cuillers, elle en peut plus.

- Et Michaël, comment réagit-il ?

- Il essaye d’être courageux, mais il m’a montré ses notes : c’est pas brillant. Et Gaëlle rentre tard, fatiguée et elle a encore du travail, alors j’ose pas lui demander de prendre rendez-vous avec le professeur principal de Michaël. Pourtant, il faudrait. Le conseil de classe du deuxième trimestre, c’est bientôt. ils vont encore parler de l’orientation.

- Et pourquoi n’irais-tu pas avec lui, toi ?

- Oh la la, mais j’y connais rien, moi ! C’est une sacrée responsabilité !

- Je crois que tu devrais quand même y aller. C’est important pour Michaël de ne pas se sentir seul face à ce choix. Vous en avez rediscuté?

- Pas vraiment ! Juste une fois, il a dit : ”Ce serait plus raisonnable un B.E.P., au moins je pourrais vite gagner ma vie.” Mais il a pas osé en parler à M’man. Et puis, je crois qu’il sait pas du tout quoi choisir. C’est dommage, ce système de diplômes et toutes ces barrières, je suis sûr qu’il aurait fait un très bon bibliothécaire. Cette prof de français qu’il a cette année, ça a été une vraie révélation pour lui. Mais il y a tout le reste.

- Pierre et Quentin l’aident beaucoup !

- Oui, mais la maladie de maman et la menace d’expulsion, après la mort de papa, c’est vraiment trop pour lui. Il est distrait en classe, il se fait sans cesse gronder par certains profs, ça le rend malheureux, il a plus envie d’y aller.

-Est-ce qu’ils savent, au collège, pour la maladie de Catherine.

- Je sais pas. Nous, on leur a rien dit.

- Appelle Madame Spérieux et explique-lui. Il est quelle heure ? Elle doit avoir un peu de calme, elle est très bien, cette femme. Appelle-la d’ici, c’est pas la peine de le faire devant ta mère mais c’est important qu’elle sache.

- Merci, Fathia, t’as raison, j’aurais dû le faire plus tôt.” Et il s’éloigna vers le téléphone. La conversation dura un bon moment, Fathia et ses filles essayaient de dresser la liste des personnes à inviter. Lorsque Xavier raccrocha le téléphone, il dit :

“T’as eu bien raison, Fathia. Il faut toujours parler. Madame Spérieux a été très attentive, elle m’a dit qu’elle ferait particulièrement attention à Michaël et qu’elle avertirait madame Léonor le plus vite possible. Je crois que c’est une bonne chose. Je vais vous laisser à présent… Merci encore, dites bonjour à tout le monde de ma part.”

Lorsqu’il rentra à la loge, Catherine dormait. Elle avait souvent des terribles coups de fatigue dans la journée. Xavier la contempla avec inquiétude, elle avait l’air tellement vulnérable. Il ne savait que penser : guérirait-elle ? Les médecins n’avaient pas perdu l’espoir. Si seulement il pouvait être embauché, elle serait tellement tranquillisée, peut-être que ce serait plus facile alors pour elle de reprendre le dessus ?

IV

Michaël rentra pour déjeuner. Lui si impulsif, il avait pris désormais l’habitude de rentrer sans bruit, pour ne pas risquer de réveiller sa mère.

“Tu peux parler, lui dit-elle, je ne dors plus. Et comment vas-tu ? Comment s’est passée cette matinée ?

- Bien dans l’ensemble, m’man chérie.” S’il ne lui disait pas tout de ses difficultés, pour la protéger, il ne masquait pas complètement la réalité afin que le choc ne risquât pas d’être trop brutal après le conseil de classe. Et puis il lui parlait de ce qu’il faisait, surtout en français et en histoire. Elle aimait partager ces moments avec lui. Finalement, elle se rendait compte qu’elle aurait aimé savoir plus de choses, avoir plus de temps pour apprendre à lire, se cultiver… et elle avait le regret de ce qui n’avait pas été. Ce jour-là, Michaël lui dit que madame Léonor avait donné un sujet de réflexion pour la rentrée des vacances de février, qui lui paraissait drôlement intéressant. Mais il ne voyait pas encore bien comment le traiter.

“Tu veux que je te le lise, demanda-t-il.

- Bien volontiers, Michaël.” Alors il fouilla dans son sac de classe, sortit son classeur de français impeccablement tenu, chercha le texte et lut : “Être homme, c’est précisément être responsable. C’est sentir en posant sa pierre que l’on contribue à bâtir le monde. Expliquez et commentez cette citation.” C’est un texte d’Antoine de Saint-Exupéry. Le collège porte son nom. Madame Léonor nous a dit qu’il a été un très grand aviateur et qu’il a écrit un texte fondamental, dont on a cru à tort qu’il était réservé aux enfants alors que tout le monde pouvait le lire avec profit. C’est un livre qui s’appelle Le Petit Prince. Il l’a illustré lui-même. Je vais aller à la bibliothèque pour l’emprunter. Elle nous a dit qu’il était très facile à lire, que c’était comme une récréation, après Germinal.

- Mais vous allez l’étudier ?

- Non, j’ai juste envie de le lire parce qu’elle en a parlé. Au fait, Maman, on va étudier Antigone de Jean Anouilh. Il va falloir que je trouve le texte.

- Demande aux enfants d’Ali, il y en a sûrement un qui l’a fait en classe.” Michaël regrettait de ne pas pouvoir acheter les textes qu’il étudiait avec madame Léonor. Ceux qu’il avait aimés, il aurait bien voulu les conserver, y revenir. Il avait obtenu de sa mère qu’elle achète Germinal, arguant de la grosseur du livre et elle l’avait fait bien volontiers. Mais il se rendait compte qu’il s’était mis à aimer les livres et qu’il aurait voulu en avoir davantage autour de lui. Seulement les livres, même en édition de poche, étaient tellement chers pour leur budget ! Heureusement, il y avait la bibliothèque.

“Au fait, lui dit Catherine, Xavier a reçu une lettre.

- Ah bon, et c’est quoi ?

- Je suis convoqué à un entretien pour une embauche éventuelle la semaine prochaine.

- Ah, et où ça ?

- A la société de H.L.M. !

- Oh alors ça ! Trop d’la balle ! Ça tue tout ! Ali le sait ? C’est Gaëlle qui va être contente…

- Te réjouis pas trop vite, p’tit frère, un entretien, c’est pas une embauche. Mais n’empêche, c’est trop bien. J’ai trop eu l’impression qu’ils étaient sourds et pas humains. Chais pas ce qu’ils décideront, mais pour l’instant, j’suis le plus content d’l’humanité ! Bon, si on mangeait ? Sonia m’a montré comment faire la tarte aux poireaux, j’espère qu’elle sera bonne. Ça et du fromage, ça devrait aller.

- Oui, mangeons, dit Michaël. Ça sent très bon. Merci, le cuisinier.”

Depuis la maladie de Catherine, Sonia et Xavier étaient devenus très proches avec la complicité active de Fathia. C’est elle qui, devinant leurs sentiments naissants, avait fourni tous les prétextes pour multiplier les rencontres. La situation s’y prêtait : lorsque Catherine était hospitalisée, les jeunes mangeaient à l’hôtel. Après son retour, au début, Fathia avait fait porter des plats tout prêts par Sonia. Mais tous s’étaient vite rendus compte que cette nourriture ne pouvait pas convenir à Catherine : trop riche, trop grasse, l’odeur même l’écœurait. Alors Sonia avait offert de venir apprendre ses recettes à Xavier. Elle faisait les courses avec lui ; elle lui apprenait à choisir les produits, à composer des recettes légères, équilibrées, appétissantes ; elle lui montrait comment gérer les enveloppes. Catherine était touchée de leur sollicitude à tous les deux, soulagée de voir son fils se rapprocher de cette jeune femme qu’elle estimait. Elle aurait bien aimé le voir se déclarer, mais elle comprenait ses scrupules : lui, sans métier, sans travail, quel avenir pouvaient-ils construire ? Et elle trouvait que ces scrupules étaient à son honneur car il n’agissait pas en égoïste. Pourtant, il était si visible pour tous que ces deux-là se comprenaient à demi-mots, se complétaient, partageaient les mêmes valeurs. “Comme c’est dommage, se disait Catherine, je serais tellement heureuse de les savoir ensemble. Mais ne pressons rien. Après tout, ils sont jeunes, ils ont bien le temps. Ce n’est pas parce que j’ai peur pour moi que je dois m’interposer entre eux. C’est déjà tellement merveilleux d’assister à l’éclosion de cet amour.” Et elle pensait à cette phrase qu’elle avait entendue elle ne savait plus où, peut-être à la radio, et dont elle avait oublié la fin : “Trop de hâte a tué le serpent…” et elle était agacée des défaillances de sa mémoire.

Les quelques jours précédant l’entretien passèrent à vive allure, comme toujours. Le lundi, ils virent revenir le véhicule sanitaire léger devant conduire Catherine à Villejuif. C’était toujours le même déchirement de la voir partir mais ils s’efforçaient d’être courageux. Le mardi, Xavier se prépara soigneusement pour l’entretien. C’était à Paris. Il fallait prendre le train de banlieue et il n’en avait pas l’habitude. Il était allé si peu souvent à Paris. Il avait peur d’être en retard, de ne pas trouver, de paraître gauche et emprunté. Gaëlle l’avait aidé à faire un beau pli sur le pantalon et la chemise prêtés par Julien. Ibrahim l’avait doté d’une veste. Il se sentait comme un étranger dans ces habits qui ne lui appartenaient pas.

Tous les amis du quartier étaient dans l’attente. Ce jour-là, Michaël fut particulièrement inattentif en classe et il essuya les foudres de madame Millevich. Il arriva en cours de français épouvantablement malheureux à cause de tous ces malentendus. Madame Léonor s’en aperçut. Elle avait appris la nouvelle épreuve que traversait son élève, elle s’approcha de lui pendant que la classe s’installait :

“Courage, Michaël, j’ai confiance en toi. Respire calmement, ça va aller !” Il leva vers elle un regard confiant et se sentit tout de suite mieux. Mais même en français, il eut du mal à se concentrer. A l’heure du repas, il fila à la loge, espérant que Xavier serait rentré, bien que ce fût fort improbable. La loge était déserte. Il en était impressionné, ce n’était jamais arrivé. Il fourra son nez dans le réfrigérateur, à la recherche d’éventuels restes. Il n’avait aucun courage pour se faire à manger. Il se bricola un casse-croûte mais à peine fut-il assis que le téléphone sonna :

“C’est moi, dit Xavier. Ils m’ont posé beaucoup de questions, ils ont examiné mon C.V. sous toutes les coutures. Ils m’ont demandé comment on s’était organisé depuis la mort de papa et quelle était la part du travail que j’avais assumée. Je leur ai expliqué que maman est tombée gravement malade à son tour et que, depuis environ un mois, j’assume tout tout seul. Ils ont regardé de très près mon bilan de compétences et m’ont parlé de mes projets. Je leur ai dit que mon plus cher désir était d’obtenir ce poste et j’ai expliqué pourquoi par rapport au travail mais aussi par rapport à la vie du quartier. Ils m’ont dit au revoir très poliment et m’ont assuré qu’ils me donneraient une réponse avant une semaine. Il reste plus qu’à attendre.

- Et ils étaient combien ?

- Ils étaient trois, deux hommes et une femme, mais ils se sont pas présentés. Et toi ?

- Millevich m’a encore passé un savon parce que je rêvassais. Si tu savais c’que j’en ai marre ! Enfin, au moins, maintenant, les autres ne rigolent plus.

- Accroche-toi, Michaël, c’est un sale moment à passer mais fais-le pour toi et pour Maman. Et quand tu cales, pense à tous ceux qui sont derrière toi, derrière nous. Courage, petit frère, à ce soir.”

V

L’incroyable nouvelle arriva pendant les vacances de février : Xavier était embauché et son contrat débutait le premier mars. Il conservait la loge. En même temps, arriva une lettre recommandée pour Catherine. Heureusement, elle avait pris la précaution de munir son fils d’une procuration. Il alla à la poste, inquiet de ce qu’il allait trouver. Comme la plupart des gens modestes, il craignait les lettres recommandées, aussi l’ouvrit-il aussitôt. Il mit un moment pour comprendre : c’était une proposition de F2 au deuxième étage, trois rues plus loin. Un appartement allait être libéré par une locataire âgée partant en maison de retraite fin mars, ce que Xavier savait par ailleurs. Étant donné les relations de travail qui avaient existé entre Monsieur Maheu et la société, celle-ci proposait à sa veuve un loyer plancher : 1000F par mois, sans les charges. La lettre stipulait que madame Maheu pouvait céder la jouissance de cet appartement aux mêmes conditions à l’un ou l’autre de ses enfants, selon son bon vouloir. Xavier, qui n’avait pas envisagé un instant que quelque chose puisse être changé aux habitudes familiales, ne comprenait rien à cette proposition. Il décida d’aller demander conseil à Pierre :

“C’est bien simple, lui dit celui-ci, la société t’embauche, elle doit te fournir le logement, c’est prévu dans le contrat, c’est même ce qui posait problème pour que ta mère le conserve. Donc, la loge passe à ton nom, logique. Mais que devient ta mère avec ses autres enfants ? Gaëlle est majeure et elle a des revenus, la société n’a donc pas à en tenir compte. Mais Michaël est à sa charge. Je crois que vous pourrez remercier l’assistante sociale, elle a fait du bon boulot, elle a lu le contrat qui avait été signé par ton père au moment de son embauche. Ta mère m’avait dit qu’elle le lui avait demandé pour le photocopier. Du coup, moi aussi je l’ai regardé de près. Un des articles prévoyait qu’en cas de décès du gardien au cours de la fonction, la famille devait être relogée par la société au loyer le plus bas que celle-ci pouvait légalement pratiquer et que cela concernait la veuve et ses enfants à charge. En outre, ceux-ci conservaient le droit de garder le nouveau logement en cas de besoin. L’assistante sociale avait dit à ta mère qu’il y avait sans doute des conventions collectives ; elle s’est appuyée sur la chambre syndicale pour les faire appliquer. Bravo à cette femme ! Vous êtes bien tombés.

- Je vais leur dire qu’on en a pas besoin, de ce logement !

- Surtout pas ! Referont-ils une offre pareille ? D’abord, ce n’est pas à toi qu’il est proposé, mais à ta mère. Et elle sait bien que vous n’allez pas toujours rester ensemble. Un jour, tu voudras te mettre en ménage et, si elle est encore là, si elle n’a pas de logement, la promiscuité te gênera ou elle gênera ta femme. C’est important pour un jeune couple d’avoir son intimité. Et puis, quand elle ira mieux, avoir un logement lui permettra d’avoir du travail. La crèche familiale recrute régulièrement des assistantes maternelles. Et elle peine à en trouver car c’est un métier contraignant et peu rémunéré. Mais pour Catherine, un tel métier serait parfait. Tu vas voir, une telle bonne nouvelle va l’aider à guérir. Bon, maintenant, il s’agit d’aller le lui dire et de préparer la fête. Et je vais te dire, c’est une java qui va compter dans les annales du quartier.”

Ils passèrent à la loge prévenir Michaël qui sauta daans tous les sens : quel poids énorme soudain enlevé ! Il avait l’impression qu’il respirait mieux. Ils laissèrent une lettre d’explications que Gaëlle trouverait à son retour. Ils lui demandaient de les rejoindre à l’hôtel.

A l’hôtel, ce fut le délire ! Sonia osa même s’approcher de Xavier, lui prendre les mains et murmurer : ”Comme je suis contente pour vous tous !” Alors, il se pencha et posa un baiser furtif sur son front : “Merci, Sonia, merci vous tous, vous nous avez pas laissés tomber.

- Et bien, dit Ali, on va prendre la fourgonnette pour aller faire lire tous ces jolis papiers à Catherine. Allez, Michaël et Xavier, en voiture !

- Mais c’est pas l’heure des visites, objecta Xavier.

- Si tu crois que les médecins sont assez fous pour nous empêcher de lui apporter la guérison sur un plateau, mon fils !

- Ah, si seulement !

- Moi, je vous dis qu’elle va guérir, affirma Fathia. Je le sens, je le sais. Dès qu’elle n’aura plus de raison de se ronger d’angoisse, elle va mettre toutes ses forces à vivre. Parce qu’elle vous aime. Allez vite et embrassez-la de notre part à tous. Surtout, n’oubliez pas.”

Lorsqu’ils furent partis, elles retournèrent à la cuisine :

“Et voilà, dit Sonia, c’est la victoire de la responsabilité assumée des uns envers les autres. Et c’est une belle victoire de ce que peuvent les hommes lorsqu’ils oublient d’être égoïstes.

- Que veux-tu dire, ma fille , demanda Fathia.

- Que les syndicalistes, quand ils se sont battus pour négocier des conventions collectives, pour protéger les salariés, ils ne l’ont pas fait pour eux mais pour tous. Ils ont passé du temps, ils ont dû avoir des victoires amères parce qu’elles arrivaient trop tard pour l’un ou pour l’autre. Ils ne savaient pas que leur opiniâtreté sauverait un jour les Maheu. Ils l’ont fait parce qu’ils se sentaient responsables des autres. Leurs semblables… ce n’est pas un mot vain. Et maintenant, on ne sait pas qui remercier parce que c’est une œuvre collective. Mais on les remercie quand même. C’est grâce à des gens comme eux que le monde demeure humain. Et c’est notre devoir de responsabilité envers les autres de ne pas laisser détruire leur œuvre que les carnassiers veulent mettre en pièce parce que les lois limitent leur pouvoir de prédateurs.

- Tu as raison, dit Ibrahim, nous ne devons jamais oublier que les lois, même imparfaites, nous protègent. Bon, qui se charge du téléphone arabe ? Et Ima, qui dresse la liste des courses à faire pour les festivités. Je me demande si Pa aura le temps de retourner à Rungis.

- On n’a qu’à faire comme à l’Aïd, proposa Yamina : dire à chacun d’apporter un plat. L’important, c’est surtout d’être ensemble. Et quand on improvise, il faut faire simple.

Pour l’anniversaire de la chute du mur : une rapide histoire peu connue de sa construction et quelques idées sur l’Europe

novembre 9, 2009 at 3:45 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 2 Comments
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Pour l’anniversaire de la chute du mur : une rapide histoire peu connue de sa construction et quelques idées sur l’Europe

Mur de Berlin

Ce mur dont on commémore aujourd’hui la chute, c’était plus qu’un symbole du totalitarisme communiste ! Une nécessité économique vitale pour la RDA, l’ex-Allemagne de l’Est. Il s’agit bien évidemment du Mur de Berlin qui est tombé il y a tout juste vingt ans sous ce qu’il est convenu d’appeler « les coups de boutoir de la démocratie »… Ouais, admettons !! Mais comment tout cela a-t-il commencé et ne refaisons-nous pas un peu l’histoire dans tous les bords politiques ?

I :  Berlin avant le Mur :

Rappelons-nous ce que disait le numéro un de la RDA de l’époque, Walter Ulbricht, quelques mois seulement avant la construction de ce mur qui allait couper Berlin en deux : “Dans le combat économique et politique contre notre république, Berlin-Ouest joue le rôle de filière à l’aide de laquelle s’effectue ce commerce de chair humaine, et par laquelle aliments et autre produits s’échappent de notre république. Berlin-Ouest est par conséquent une énorme brèche au milieu de notre république, qui nous coûte plus d’un milliard de marks chaque année.”

Il fallait donc, selon Ulbricht, fermer la brèche de toute urgence. Ce sera fait le 13 août 1961 avec une promptitude tout à fait étonnante… La preuve que les communistes avaient programmé cette opération qui a semblé prendre par surprise les Occidentaux…  Il a « semblé » car à l’Ouest, beaucoup savaient. Il existe toute une gradation entre ceux qui ont simplement laissé faire et ceux qui souhaitaient ce mur. Cette affaire aura été l’un des sommets de la Guerre Froide.

Il fallait que « Le rythme continue »….The beat goes on !!

http://www.youtube.com/watch?v=JYOpInru-4o

De son côté, Nikita Khrouchtchev[1] qui avait conservé le parler cru de sa jeunesse ukrainienne aurait déclaré un jour : « Berlin, c’est la paire de couilles des occidentaux » !! Et, selon Nikita, il convenait bien sûr de les couper !!!

A l’époque, Berlin Ouest est complètement enclavé au sein de la RDA. Il est sous l’autorité des quatre vainqueurs de la seconde guerre mondiale. Le traumatisme de cette guerre fait que peu de responsables, y compris en Europe souhaitent une réunification allemande.

Certains, comme François Mauriac, aiment tellement l’Allemagne qu’ils préfèrent qu’il y en eût deux !!! François Mitterrand règlera un jour son compte à Mauriac en le qualifiant de : « notre grand écrivain régional » car ils étaient tous deux charentais !! Ceux qui accepteraient une réunification ne le voudraient au prix d’une neutralisation.

Des milliers d’allemands de l’Est viennent chaque jour travailler en zone Ouest où il est courant de dire qu’ils votent avec leurs pieds. Mais cette attrait exaspère l’Est car cela devient une véritable hémorragie.

carte-mur de Berlin

II : La préparation :

Walter Ulbricht prépare les esprits en proposant de prendre « des mesures de sécurité ». Dès 1957, la RDA instaure un « délit de fuite » et la crispation continue. Puis, il déclare que tout Berlin fait partie de la RDA. Khrouchtchev propose alors aux USA, la Grande-Bretagne et la France d’ouvrir des négociations en vue de faire de Berlin une « ville libre » sous peine de le voir signer un Traité d’amitié avec la RDA. C’est un ultimatum auquel les occidentaux réagissent vivement. Eisenhower qui préside encore aux USA pour peu de temps parle même d’utiliser l’arme nucléaire.

En 1959, à Camp David, Khrouchtchev déclare qu’il n’a jamais été question d’ultimatum mais maintient ses exigences. Il est cohérent, il attend son heure.

Fin 1960, John Kennedy est élu. Khrouchtchev lui rappelle que Berlin : « est une dent cariée dans une mâchoire et qu’il faut l’extraire »[2].

Côté Est, Ulbricht est pressé de « boucher les trous à rats » selon son expression. Il voit sa jeunesse « voter avec ses pieds » ! Les signes s’accélèrent :

-         La RDA impose des autorisations d’accès aux diplomates étrangers,

-         Elle renforce les contrôles aux check points et ferme certains d’entre-eux,

Ulbricht prépare méthodiquement son plan ; le nom de code est transparent : Muraille de Chine !!

Lors d’une réunion des dirigeants de l’Est à Moscou, il parle de « rangs de barbelés » ! Certains dirigeants s’indignent de l’image au regard de « l’internationalisme prolétarien ». Khrouchtchev feint de les entendre mais fournit à la RDA tout ce dont elle a besoin. N’oublions pas qu’il avait réprimé Budapest !

Kennedy_and_Khrushchev_in_Vienna_1961

En juin 1961, Kennedy et Khrouchtchev se rencontrent à Vienne. Entre temps, L’URSS a profité de l’affaire de l’avion espion U2[3][4], à Cuba. Khrouchtchev est en position de force ! Il prévient Kennedy qu’il est prêt à une guerre nucléaire mais les dés sont pipés : pour faire capoter une conférence sur Berlin. Entre temps aussi, les USA ont mené la désastreuse affaire de la Baie des Cochons

-         Kennedy sait par une taupe du KGB – Oleg Pulkowsky -  que la supériorité nucléaire de l’URSS est du bluff,

-         Khrouchtchev sait par un agent allemand infiltré dans les services de renseignement de la  RFA qu’en cas de coup de force à Berlin, les occidentaux n’interviendraient pas. Il s’agit peut-être de l’ancien officier nazi Heinz Pfeiffer, un membre de l’Organisation Gehlen .

-         Khrouchtchev dispose aussi d’une source côté français, au quartier Napoléon : un ancien légionnaire français (nom de code Bruno) qui travaille pour Markus Wolf ; il a ainsi confirmation que les alliés n’interviendront pas.

En quittant Vienne, Kennedy confie à se proches : « L’hiver sera froid » ! Il ne sait sûrement pas tout mais il prépare lui aussi le terrain. Il a déjà intégré une action soviétique unilatérale à Berlin.

Dans son discours à la Nation de juillet 1961 Kennedy annonce déjà, en quelque sorte, la couleur en déclarant que : « Les Etats-Unis n’abandonneront jamais la RFA et les citoyens libres de Berlin-Ouest ». Il dit bien : Berlin-Ouest. Ce qui signifie qu’il a déjà abandonné toute prétention sur Berlin- Est.

Cette position sera relayée par le sénateur Fulbright, Président de la commission des affaires étrangères du Sénat américain qui estime que les allemands de l’est ont tout-à-fait le droit de fermer leur frontière !

Ulbricht lâchera même maladroitement le morceau lors d’une conférence de presse à la mi-juin 1961. A un journaliste qui lui demande s’il a l’intention d’élever une frontière à Berlin ; Ulbricht répond qu’il n’est pas question de construire un MUR !!!

Des berlinois ont compris ! Les départs s’accélèrent. Le sort en est jeté, le Mur sera construit le samedi 12 Août 1961 à minuit. En pleines vacances, une veille de dimanche ! Les cadres communistes qui sont dans le confidence ont réussi à mobiliser : 8000 vopos[5], 4000 policiers, 4000 agents de la STASI[6] et 12000 hommes des « milices ouvrières ».

Dès 8 heures du matin, la coupure de Berlin est effective. Une véritable chasse à l’homme commence, tout ce qui ressemble de près ou de loin à un possible opposant est arrêté « préventivement », les habitants de immeubles proches de la frontière sont expropriés.

III – Les réactions :

Pas terribles dans la torpeur d’un été chaud où tous les dirigeants occidentaux sont en vacances…et les vacances, c’est sacré :

-         La CIA qui dispose de très nombreux agents à Berlin Est a, semble-t-il, choisi de ne pas voir !

-         Kennedy est en mer,

-         Le britannique Sir Harold Macmillan fusille la grouse en Ecosse,

-         De Gaulle est à Colombey. Il est le seul à être furax ! Il pense qu’il aurait fallu agir avant, à Vienne notamment, ou envoyer des blindés dès la pose des premiers barbelés.

-         La première réaction Etatsunienne lui donne raison. Un communiqué parle de « mesures est allemandes pour arrêter l’afflux de réfugiés » mais ne relève pas la violation des traités.

-         La seule réaction forte viendra d’un véritable homme de gauche : Willy Brandt, maire de Berlin Ouest. Il est en campagne électorale à l’Ouest. Il prend un avion, rentre précipitamment à Berlin et, le 13 août au soir, prend la parole. Il en appelle aux occidentaux. La veille, dans un discours prononcé à Nuremberg, il avait prévenu : « L’URSS prépare un grave attentat contre le peuple allemand » !

-         Kennedy reprochera à Brandt d’attiser le feu ! Il n’en est pas encore à « Ich bin ein Berliner » !!!!! Il envoie néanmoins Lyndon Johnson à Berlin.

-         La droite allemande reste molle ! Elle attaque aussi et surtout Willy Brandt…On est en campagne électorale….et Brandt est candidat à la Chancellerie !

Nous connaissons la suite !! Ulbricht mettra les bouchés doubles et le Mur, en dur, sera effectif à la fin de 1961.

Aujourd’hui, nous commémorons le vingtième anniversaire de sa chute.

IV : Alors, l’Europe aujourd’hui ???

- L’Europe et les USA :

L’excellent Rue 89 rend compte ces jours-ci d’un rapport publié par l’European Council on Foreign Relations. Nous citions un extrait :

Nous sommes entrés dans un monde post-américain et les Européens sont les seuls à ne pas s’en être aperçus. C’est la principale conclusion d’un rapport publié cette semaine par le European Council on Foreign Relations, un think tank basé à Bruxelles.

Les auteurs de ce document remarqué, Jeremy Shapiro et Nick Witney, respectivement américain et britannique, estiment que la plupart des gouvernements européens se bercent d’illusions sur la « relation spéciale » qui les unit aux Américains.

Si c’est comme pour Berlin , bonjour !!

Pour les Européens de l’Ouest, l’Otan a servi de rempart contre les ambitions supposées de l’Union soviétique après 1945. Pour les Européens de l’Est, ce sont les Américains qui ont provoqué la chute de l’URSS et qui les protègent désormais d’un éventuel réveil de l’impérialisme russe.

Idem ! Bon courage les slaves, roumains et magyars !!

Pour Obama, l’avenir du monde se joue désormais côté Pacifique

Mais pour Washington, l’Europe n’a plus le même intérêt stratégique que pendant la Guerre froide. Et ce n’est pas l’élection de Barack Obama, accueillie ici avec une incroyable ferveur, qui y changera quelque chose. Le locataire de la Maison Blanche n’a aucune attache particulière avec le Vieux Continent et n’a jamais caché que l’avenir du monde se joue désormais autour du Pacifique.

Pourtant, écrivent Shapiro et Witney, les Européens continuent d’attendre beaucoup des Etats-Unis, notamment en matière de défense, sans rien leur offrir d’autre qu’un soutien souvent irréfléchi. Dans bien des cas, cette « déférence excessive » à l’égard de Washington conduirait les Etats européens à négliger leurs intérêts stratégiques immédiats.

Un seul exemple : dans le conflit afghan, les gouvernements alliés semblent se préoccuper davantage de leur simple présence aux côtés de Washington que de l’influence qu’ils pourraient avoir sur les opérations militaires. La suite sur :

http://www.rue89.com/europe-europe-europe/2009/11/07/leurope-doit-comprendre-quelle-est-le-cadet-des-soucis-des-etats-uni

Pour lire le rapport ECFR complet (en anglais)

http://ecfr.3cdn.net/05b80f1a80154dfc64_x1m6bgxc2.pdf

Voici traduite la présentation que ce « conseil » fait de lui-même.

« L’ECFR le Conseil européen de Relations avec l’étranger (ECFR) est le premier groupe de réflexion paneuropéen. Lancé en octobre 2007, son objectif est de conduire la recherche et promouvoir le débat informé à travers l’Europe sur le développement de politique étrangère européenne cohérente, effective(efficace) et à base de valeurs.

ECFR a développé une stratégie avec trois éléments distinctifs qui définissent ses activités :

Un Conseil paneuropéen. ECFR a réconcilié dans un Conseil de plus de cent Membres – des politiciens, des décideurs, des penseurs et des hommes d’affaires des États membres de l’UE et des pays candidats – qui se rencontre(se réunit) deux fois par an comme en formation plénière. Par des groupes de travail géographiques et thématiques, les membres fournissent le personnel d’ECFR, le conseil et le retour d’information sur des idées de politique et l’aide aux activités de l’ECFR dans leurs pays propres. Le Conseil est présidé par Martti Ahtisaari, Joschka Fischer…. ».

Que des biens pensants mais qui n’ont pas tort sur tout !

-         L’Europe des 27 :

D’élargissements en élargissements, un Europe s’est formée qui ne ressemble pas à celle que nous voulons. A l’Est, dans les ex-pays de l’Est, refleurissent églises réactionnaires, mafias et sectes de tous poils, la faillite est quasi générale.

D’autres murs ont été construits, par nous ! Aux frontières de cette Europe, comme à Ceuta et Melilla, par exemple. C’est au Maroc….c’est si loin ??? En Palestine, aussi !!

La seule Europe qui fonctionne, c’est celle du fric !

Elle va se choisir bientôt un président. Il ne sera pas français, OUF !  Pourquoi ?

-         Chirac est un piètre européen,

-         VGE est trop vieux,

-         Villepin, Juppé et Raffarin sont plombés,

-         Jospin, Balladur et Rocard sont à la retraite,

-         Lamy est un crâne d’œuf mais pas politique,

-         Barnier manque de charisme

-         On voit là ce qu’il en coûte d’envoyer des seconds couteaux à Bruxelles en nous réservant nos supposés cadors pour nos délices franco-français !

Il paraît que, d’un cimetière de Colombey, monte une plainte : L’Europe, l’Europe, l’Europe !!!!!


[1] Après la mort de Staline, quatre des personnalités politiques en lice en URSS se disputent le pouvoir : Gueorgui Malenkov, Lavrenti Beria (chef du KGB), Molotov et Khrouchtchev. C’est Khrouchtchev qui l’emportera. Dès fin juin 1953, il joue un rôle fondamental dans la chute de Beria. Ce dernier sera destitué et arrêté sur ordre de ses collègues, puis fusillé. Malenkov lui ayant cédé la tête du PCUS dès le 14 mars pour se consacrer à la direction du gouvernement, Khrouchtchev sera confirmé en septembre 1953 comme premier secrétaire du parti communiste, ce qu’il restera jusqu’à son éviction en 1964. Il avait écarté Malenkov en 1955. En 1961 il sera exclu du PCUS et condamné à l’exil intérieur. Molotov s’opposera à la déstalinisation menée par Nikita Khrouchtchev et tentera avec d’autres partisans de la tendance stalinienne,un coup d’Etat dans le Parti communiste pour évincer Khrouchtchev. Quand cela rate,  Khrouchtchev le nommera à des postes subaklternes, comme ambassadeur en Mongolie de 1957 à 1960. Molotov sera aussi délégué soviétique permanent auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne de 1960 à 1961. En 1964 Molotov est exclu du parti qu’on l’autorise à réintégrer en 1984…un geste symbolique.

 

Histoire de Berlin Bernard Oudin et Michèle Georges

[2] In : « Histoire de Berlin »  par Bernard Oudin et Michèle Georges publié chez Perrin en 1995 et 2000.

[3] Le premier mai 1960, un avion de reconnaissance américain de type U2 (avion-espion)est abattu au-dessus du territoire soviétique. Le pilote Francis Gary Powers est arrêté et condamné le 17 août à 10 ans de prison pour espionnage. Le capitaine Gary Powers avait été recruté par la CIA pour piloter l’U2. Après deux ans de prison, il sera échangé au pont de Glienicke (reliant Berlin à Postdam sur la rivière Havel) contre l’espion du KGB Rudolph Abel et pourra rentrer aux USA.

Glienicker_Brücke1

pont de Glienicke


[4] Débarquement de la baie des Cochons : tentative d’invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961. Planifiée sous Dwight Eisenhower, l’opération est menée au début du mandat de John F. Kennedy. Objectif : faire débarquer à Cuba, le 17 avril 1961, environ 1 500 exilés cubains recrutés et entraînés par la CIA. But : renverser le nouveau gouvernement cubain de Fidel Castro, qui mène une politique économique hostile aux intérêts américains et se rapproche de l’URSS[. L'opération est un fiasco total !!

[5] VOPOS : abréviation de  volkspolizei (en allemand, la police du peuple) était la police nationale de l’Allemagne de l’Est.

[6] STASI :  ministère de la Sécurité d’État (Ministerium für Staatssicherheit, MfS), dit la Stasi, était le service de police politique, de renseignements, d’espionnage et de contre-espionnage du régime communiste de la République démocratique allemande (RDA),

Y’a piratage et piratage !!!

novembre 7, 2009 at 6:26 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 1 Comment
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Y’a piratage et piratage !!!

Cette nuit, nous vous parlions d’attentats en tout genre ! Hé ben, ça continue !!

Nom mais, franchement, dans quel monde vivons nous ?

Voilà-t-il pas que des informations nous parviennent de sources « bien informées », comme dirait Kouchner le toubib Folamour.

Boum

I : Menaces d’attentat en Europe :

Et pas n’importe-où ! Au choix : Allemagne – France – Belgique. On ne sait pas encore si les potentiels terroristes vont jouer à Pouf-Pouf : ce sera à toi que je feras sauter la gueuuuuuuuuuuuuuuule ! On sait pas !

Ce qu’on sait : c’est que la CIA et la NSA annoncent dans un rapport confidentiel avoir fourni des informations et une collaboration aux services de renseignements européens concernant un important groupe islamiste qui prépare un attentat “majeur”.Trois cibles pour ce groupe : La France, l’Allemagne ou la Belgique.
Possibilité d’action : entre maintenant et fin d’année. Joyeux Noël, les mecs !! Si vous voyez une caserne devant laquelle stationne un camion…changez vite de trottoir !!

- Problème : le rapport a été déclassifié aux USA pour une raison simple : nos “services européens” n’ont pas pris la menace au sérieux. Que voulez-vous, on ne peut pas tout faire !!

 

On ne peut pas satisfaire Boutefeux – pardon Hortefeux – dans sa recherche de potentiels terroristes de moins de 13 ans et s’occuper, en même temps des gens qui détiennent peut-être une soixantaine de kilos de C-4[1].

Les mêmes « milieux bien informés » estiment en effet qu’environ 65 kg de plastic C-4 se baladent quelques part dans la nature.

Résultat de cette non prise au sérieux : les 18 membres du groupe identifiés par les Ricains ont été “perdus” de vue et restent introuvables.

Les services américains se protègent donc en publiant cette nouvelle, même confidentiellement. En cas d’attentat en Europe, ils pourront dire : on vous l’avait bien dit !! Et, boum !!

attentat valise 15On vous en met une P’tite valise ????

II : Piratages à tous les étages !

Cerise sur le gâteau dans le merdier ambiant : Belgacom a été piraté mais pas lui seul.

http://unefois.be/2009/10/belgacom-pirate/

http://forum.astel.be/showthread.php?t=163347

http://www.lesoir.be/la_vie_du_net/actunet/2009-10-21/hacker-menace-dizaines-milliers-clients-belgacom-733715.shtml

piratage

On vous laisse le choix du support ! Encore que le célèbre journal Le Swar de Bruxelles (Le Soir en clair) soit connu pour son sérieux sinon pour ses engagements….comme Le Monde chez nous, quoi !!
En réalité, France Télécom et probablement d’autres sociétés de téléphonie et Internet européennes ont elles aussi été piratées depuis … La République Tchèque.
Les fichiers sont mis en vente depuis St Petersbourg en Russie.Belgacom a porté plainte et donc a rendu son affaire publique mais pas les autres sociétés européennes …Des suicides de dirigeants en vue ??? On n’ose y croire !!

 

Toujours est-il que le hacker serait un petit génie du clavier mais assez con ! En travaillant initialement pour la mafia russe, il risquait surtout une bastos dans le plafond !! En clair, une balle dans la tronche !

Son nom de code : « Vendetta » ! Rien à voir avec la Corse Ô Ile d’amour, on vous rassure. Le gugusse prétendait agir pour libérer la bande passante alors qu’il voulait juste du pognon !

Heureusement, aux dernières nouvelles, ils aurait été récupéré dans un hôtel tchèque miteux….Le hôtels tchèques sans provision sont bien connus !!!

Les « milieux bien informés » vont donc pouvoir utiliser ses talents.

En effet, son programme de pénétration chez Belgacom et consorts serait un joyau.


[1] Le C-4 est le plus célèbre et le plus courant des explosifs. Il a une texture identique à celle de l’argile, est blanc et on peut lui donner à peu près toutes les formes possibles. Bien qu’étant 1,5 fois plus puissant que la dynamite, il est très stable et ne peut exploser qu’avec un détonateur : il ne craint ni les hautes températures (il brûle) ni les chocs, même violents (il se déforme). Il résiste également à l’eau. UN bijou, on vous dit !!!

 

Quand un « attentat » chasse l’autre et que d’autre formes de guerre posent question.

novembre 7, 2009 at 3:00 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 20 Comments
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Quand un « attentat » chasse l’autre et que d’autre formes de guerre posent question.

Il s’en passe de belles, on vous jure ! Mais, pas sûr, que notre belle presse vous donne les éléments pour tout comprendre !! Essayons !

La tuerie sur la base de Fort Hood aux USA :

Major Nidal MalikhasanLe Major (commandant) Nidal Malik Hassan (photo Reuters)

Elle a fait 13 morts et 30 blessés.

Fort Hood est la plus grande base de l’armée des États-Unis situé à l’extérieur de Killeen, au Texas ; ainsi nommée en l’honneur du Général Confédéré John Bell Hood. Elle  est localisée à mi-chemin entre Austin et Waco, à environ 60 milles (100 km) de chacun. Le cantonnement principal de Fort Hood est évalué, par le Recensement américain 2000 a une population totale de 33,711 personnes.

Les faits se sont déroulés au centre de préparation des soldats, où les militaires qui doivent notamment partir en Irak et en Afghanistan subissent les derniers contrôles médicaux. La base de Fort Hood, maillon essentiel du dispositif de projection militaire américain, est la plus affectée par les suicides. 75 soldats y ont mis fin à leurs jours depuis 2003.

Les origines palestiniennes du tireur ont poussé le président Obama à demander à ses concitoyens de “ne pas tirer de conclusions hâtives”.

- «Prêt à rembourser l’Etat pour pouvoir quitter l’armée» !!

http://www.20minutes.fr/article/361617/Monde-Nidal-Malik-Hasan-un-non-violent-auteur-d-un-massacre-sur-une-base-militaire.php
La situation est devenue suffisamment pesante pour que le psychiatre s’attache les services d’«un avocat militaire pour tenter de résoudre le problème» selon Nader Hasan. «Il était prêt à rembourser l’Etat pour pouvoir quitter l’armée», raconte-t-il. D’autant que Nidal Malik Hasan avait appris récemment qu’il serait envoyé courant novembre en Irak.

Et si son cousin dément que le commandant Hasan ait été effrayé à l’idée de se retrouver sur le terrain, un policier assure que l’homme s’y serait fermement opposé. Il rapporte qu’aux cours de discussions animées avec d’autres soldats, le psychiatre aurait même pris position contre la présence américaine en Afghanistan et en Irak.

Le tireur, le commandant Nidal Malik Hassan, d’abord donné pour mort car touché de quatre balles, est en fait encore en vie. Inconscient, il serait placé sous respirateur artificiel. Reste à savoir s’il le restera ( en vie et/ou sous respirateur) car cette affaire pose question et pourrait bien n’être que la première d’une série. Un malheur est si vite arrivé !

L’officier était psychiatre. Il était chargé de s’occuper des hommes qui revenaient de théâtres d’opération et de préparer ceux qui s’apprêtaient à y partir. Autant dire qu’il vivait des choses terribles.
Le commandant qui a ouvert le feu est bien musulman mais non pratiquant. Il ne s’agit pas d’un attentat. Cet évènement renforce des rapports déjà parvenus au Pentagone. Cette base n’est pas n’importe laquelle, c’est la plus grande des USA (875 km2).

Depuis, les évènements, la désinformation est en marche.


Cela ne fait donc que commencer plutôt continuer surtout au niveau des officiers et sous-officiers. Les suicides se multiplient.
Ce fait risque bien de se reproduire : cet officier était un membre secret d’une association d’officiers qui se regroupent parce qu’ils estiment qu’ ils ne sont pas écoutés. Ils demandent à être réformés et le département de la Défense US refuse des les entendre. Ils préfèrent le suicide plutôt que de retourner dans l’enfer afghan ou en Iraq. Leur association secrète se donne le nom de “Black Eagle”.

Plusieurs anciens généraux du Pentagone feraient également partie de « Black Eagle ».

Quand on sait que 87 % des Lieutenants Colonels et Colonels US indiquent ne pas souhaiter la reconduction de leur contrat. On ne compte pas non plus les militaires qui se suicident aux USA (ces suicides sont classés Top Secret) plutôt que de partir en mission au Moyen Orient, le réseau “Black Eagle” semble avoir de beaux jours devant lui !!

Une seule vérité, aveuglante, celle-là : le commandant Nidal Malik Hassan est un pur produit de l’US Army et de sa politique actuelle !

D’ici à ce qu’on nous fasse passer cet officier supérieur psychiatre pour un terroriste, il n’y a pas des kilomètres.

Et puis, « Hood », en français, ça se traduit pas « capuchon » !! D’ici à ce que le Pentagone mette un gros capuchon là-dessus, y’a pas des kilomètres non plus ! Cela nous donnerait un Fort Capuchon !!!

Enfin…  « pas de conclusions hâtives » comme dirait Obama ; à supposer qu’il soit entendu par sa propre administration !!!!

Tension accrue au Moyen-Orient – Vers une guerre Arabie Saoudite-Yémen ?

La machine continue de se gripper au Moyen Orient !

L’Arabie Saoudite a commencé des bombardements dans la région montagneuse de Jebel al-Doukhan contre le Yémen.

http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=IG&num=1437255

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/636968/La_rebellion_accuse_l%27aviation__saoudienne_de_bombarder_ses_positions.html

Les rebelles yéménites ont accusé hier l’aviation saoudienne d’avoir mené des raids sur leurs positions dans le nord du pays, près de la frontière commune. « L’aviation saoudienne a mené mercredi une vingtaine de raids en territoire yéménite et elle a poursuivi ses bombardements ce (jeudi) matin », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la rébellion zaïdite (chiite), Mohammad Abdessalam, joint au téléphone depuis Dubaï.
L’Arabie saoudite n’a pas répondu officiellement à ces accusations, mais à Riyad, une source saoudienne sous le couvert de l’anonymat a toutefois confirmé à l’AFP les bombardements sur les positions rebelles à l’intérieur du Yémen, en réponse à une attaque des combattants zaïdites sur le territoire saoudien qui a tué un garde-frontière.
Des avions de type F-15 et Tornado participent à des raids près de la zone frontalière, selon cette source qui a estimé que les rebelles avaient été « durement frappés ». « Ce n’est pas une opération éclair, c’est une action qui va durer et qui peut inclure une incursion terrestre » au Yémen pour « nettoyer les camps rebelles », en coordination avec les autorités yéménites, a poursuivi cette source.(selon l’Orient Le Jour)

Or, ce serait pas une opération éclair et elle devrait se poursuivre : deux divisions saoudiennes seraient en mouvement vers la frontière.

Côté des rebelles, tous seraient équipés par l’Iran et certains cadres iraniens se trouveraient dans des camps d’entrainement yéménites.

Nouvelle source de tension donc, dans cette région qui n’avait pas besoin de ça depuis l’annonce du retrait d’Abou Mazen, nom de guerre de Mahmoud Abbas, qui a annoncé jeudi soir qu’il ne souhaitait pas briguer un nouveau mandat à la présidence de l’Autorité palestinienne, en faisant part de sa déception face à l’attitude des Etats-Unis, trop sensibles à ses yeux aux arguments d’Israël sur les conditions d’une relance des négociations de paix.

D’autres informations à décrypter en provenance du Sud Soudan :

Le Sud-Soudan est confronté à une hausse “sérieuse” des cas de fièvre noire ou “kala azar”, une maladie tropicale mortelle mais négligée, a prévenu vendredi l’organisation Médecins sans frontières (MSF).

http://www.france24.com/fr/20091106-sud-soudan-hausse-s-rieuse-cas-dune-maladie-tropicale-mortelle

Une montée en flèche des cas de “kala azar” a été recensée dans les Etats sudistes de Jonglei et du Haut-Nil, avec un total de 380 patients traités depuis le mois dernier soit plus du triple par rapport à l’ensemble de l’année dernière, a indiqué l’ONG internationale dans un communiqué.

Une grande majorité de la population du Sud-Soudan, région sous-développée aussi vaste que la France, n’a pas accès à des soins de santé de base. Les villageois dans les zones reculées peinent souvent à se rendre dans les cliniques à temps pour un traitement.

“Nous craignons que le nombre de personnes atteintes par le kala azar qui se sont rendues dans une clinique ne constitue que le sommet de l’iceberg”, a souligné David Kidinda, coordonnateur médical de MSF au Sud-Soudan.

La leishmaniose viscérale -ou kala azar- se transmet par la piqûre d’une petite mouche des sables à l’origine de symptômes comme la fièvre, la diarrhée ou l’anémie.

Si elle n’est pas traitée rapidement, cette maladie entraîne la mort dans 100% des cas. “Sans traitement, les personnes infectées peuvent mourir en quelques semaines seulement si leur système immunitaire est déjà faible”, a précisé M. Kidinda. Mais si les patients sont traités à temps, le taux de survie est de 95%.

“Avec tous les problèmes auxquels sont confrontés les Sud-Soudanais – absence d’infrastructure, peu de routes praticables, manque de personnels et de structures de santé, montée en flèche de la violence et de l’insécurité- la simple survie est un obstacle à ceux qui ont besoin d’un traitement vital” contre cette maladie, regrette l’ONG.

OUI, MAIS !

Des combats entre des membres armés de différentes tribus ont fait ( officiellement) quelque 2.000 morts depuis le début de l’année au Sud-Soudan. Les États du Haut-Nil et surtout de Jonglei ont été les plus touchés par ces violences.

La situation, selon de bonnes sources, ne serait pas très « naturelle ». Il faut savoir, en effet que le Kala Azar est considéré comme un excellent vecteur de guerre biologique. Par ailleurs, les chinois sont extrêmement présents au Sud Soudan.

De là à penser que le Kala Azar serait un « anti-fièvre jaune », il y a un pas que nous ne franchirons pas en l’absence d’information plus sûre. Mais il y a de quoi s’interroger tout de même !!! Pas besoin de prendre …la mouche !

Et en Europe ?

- Le gaz Russe :
La Russie vient de nous demander de payer les notes de gaz de l’Ukraine !!! Ce n’est pas la guerre, direz-vous ? Voire ! Décryptons !
Aider un pays n’est pas, en soi, condamnable. MAIS il ne faudrait pas oublier que Vladimir Poutine s’oppose farouchement à l’entrée de l’Ukraine dans la CEE et qu’il utilise largement ce pays, notamment en matière de guerre électronique !

Mais surtout, les russes menacent : “S’il y a des problèmes (avec les paiements ukrainiens), nous demandons à nos partenaires européens d’aider l’Ukraine”, a déclaré le chef du gouvernement russe à l’issue d’une rencontre à Moscou avec son homologue danois Lars Loekke Rasmussen.
“Que l’Europe leur file un petit milliard. Qu’elle ouvre son porte-monnaie, elle a de l’argent”, a-t-il ajouté.
L’Europe n’a toujours pas réglé ce problème : 25 % de notre gaz provient de Russie et 80% transite par l’Ukraine. Pendant ce temps, nos merveilleuses centrales nucléaires dépriment sévère comme encore aujourd’hui au Tricastin.
Au lieu de “refiler un petit milliard aux ukrainiens”, nos politiques
seraient mieux inspirés de l’utiliser pour changer de fournisseur ou d’exiger de la Russie une garantie de transport de leur gaz. Lorsque l’on commande un article, on s’assure sa livraison. D’autant plus qu’elle est payante, comme pour le gaz russe.
Malheureusement, l’Europe risque de ne pas faire ce choix. Pourquoi ? Parce que ce  problème ne touche que les nouveaux adhérents, les ex-pays de l’Est, de la CEE.

Si cela tourne mal, ce n’est pas la vieille Europe qui risque d’avoir froid cet hiver !

Il n’empêche que tout ceci a bien des relents de guerre froide !

- Mais pas que le gaz !!

Juste retour des choses, si l’on ose dire. Nous risquons tout de même un peu d’avoir froid en France, cette fois !

Le risque de rupture d’approvisionnement en électricité est modéré, sauf en cas de froid intense et durable, indique par euphémisme RTE, la filiale « transport d’électricité » d’EDF, toute à la joie de toucher bientôt son « multi-PDG Henri Proglio. En effet, du fait de des nombreux arrêts de production de nos centrales nucléaires – le parc nucléaire assure plus de 76% de la production d’électricité – la France va devoir importer massivement de l’électricité à partir de mi-novembre, et ce pendant plus de deux mois, ajoute le réseau RTE.

Quinze réacteurs sont actuellement à l’arrêt sur les 58 existants, a indiqué Pierre Gadonneix, dont le mandat s’achève le 22 novembre et qui doit être remplacé par le susnommé Henri Proglio, actuel PDG de Veolia Environnement et qui va le rester !!!

RTE, qui gère le réseau de lignes à haute tension, estime que la France va devoir importer 4.000 mégawatts (MW) d’électricité «durant plusieurs semaines de novembre 2009 à janvier 2010». Cela équivaut à la production de quatre réacteurs nucléaires.

Donc, en cas de « froid intense », couic, on devra couper ! Surtout dans les régions mal desservies.

Faudrait donc, non seulement « refiler un petit milliard » à Poutine mais, par surcroît, lui demander d’arrêter l’hiver sur sa frontière occidentale !!

Ce devrait être possible quant on sait que notre président-cadeau-Bonux avait, en son temps, contribué à arrêter le nuage de Tchernobyl à nos frontières !!! Qu’il ait fait enlever cet exploit de sa biographie ne change rien à l’affaire !!

Mais, alors, ce monde, c’est le serpent qui se bouffe la queue ? A peu près, les ami-e-s.

Un conseil pour vos longues soirées d’hiver : relisez Kafka !! Cela fait presque un an qu’on vous le dit !!

Le coin des bons bouquins : Relire Kafka !

Les films à ne pas voir : Le syndrome du Titanic !

novembre 5, 2009 at 12:48 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Le coin des bouquins à ne pas acheter, Les films à ne pas voir, Politique, Société, sarkosy, social | 1 Comment
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Les films à ne pas voir : Le syndrome du Titanic !

Le_syndrome_du_titanic le livre

Bon, camarade ou camaradesse, je vais te rendre un service ! Si tu as du temps à perdre, envie d’une bonne toile, y’a un truc qu’y faut pas faire c’est aller voir « Le Syndrome du Titanic ».

Je viens de le faire pour toi et, comme dirait un ami belge : « ça, il faut pas faire, une fois ! »

Faut dire que notre Hulotte a fait très fort !Hibou mobile

Et en plus il s’est fait aider par un certain Lièvre ! Le lièvre, c’est bien connu depuis Jeannot de la Fontaine, ne brillant pas par son esprit !clin d'oeil

Le résultat est là …..LA- MEN-TA- BLE !!!

Remarquez qu’en partant d’un triste bouquin pour faire « mode » du même Hulot et en se faisant sponsoriser par : SNCF et EDF, L’Oréal –Fondation Bettencourt Schueller ou Studio 37 (la filiale cinéma d’Orange – la fabrique à suicides) et le tout coiffé par la Fondation Nicolas Hulot…ça sentait la pompe à fric à plein nez !!!! Pas encore le suicide mais allez savoir ! Quand on sort de la salle on a envie de se flinguer !

Sur la présence de l’Oréal au générique, rien de plus normal ! C’est Lascad, filiale du précité qui fabrique les produits Ushuaia

Même qu’une polémique a éclaté récemment sur ces possibles saloperies !

C’est Greenpeace-France qui s’y est collé ! Tout en ramenant l’affaire à de plus justes proportions, Greenpeace déclare que le problème c’est l’utilisation de quelques 100.000 molécules chimiques dans la fabrication des cosmétiques et juge que la polémique sur les produits Ushuaia est “l’arbre qui cache la forêt”.

Peut-être….n’empêche que Lascad “confirme utiliser dans la fabrication des produits Ushuaia deux muscs polycycliques et ne garantit pas l’absence de phtalates[1]“, relève Yannick Vicaire, responsable de la campagne des toxiques de l’organisation écologiste.

“Or ces substances sont soupçonnées d’interférer avec le système hormonal”, ce qui pourrait poser un problème pour les femmes enceintes, ajoute-il dans le communiqué.

Donc, si tu te laves les fesses avec Ushuaia, rien n’interdit de penser qu’il est possible qu’à tes vieux jours, tu te retrouvas avec un cul de singe …. un peu comme si tu avais posé lesdites fesses sur un canapé chinetoque de chez Conforama !!!

Mais revenons au naufrage de ce Titanic !

Manque de rien, même pas d’air !! Tous les lieux communs, tous les poncifs y sont !

Quand je pense que certains plumitifs ont osé titrer « Ecolo-choc » !! Ecolo toc, je dis ! Et je suis sympa !

A voir ce film au premier degré, Nicolas Hulot serait donc anticapitaliste et écologiste radical ? Ben voyons ! Qu’on  en juge par ses vertus sur le plan environnemental : avions de chasse, hélicos, Paris-Dakar…tout ceci aurait dû nous convaincre depuis des lustres de sa tendance anticapitaliste !
Ses sponsors, revenons-y : EDF, Vinci, Norauto, Rhône-Poulenc, l’Oréal, SNCF, France Telecom.

La Hulotte est un peu comme Jean-Pierre Coffe, le roi de l’anti- malbouffe, qui fait la pub pour le hard-discount !

Nicolas Hulot, l’ami de Sarkozy, n’aime pas la capitalisme mais ne déteste pas le pognon !! Filiation ????

La chose se confirme quand on observe son empire personnel. Certes, il ne le dirige pas mais il touche des droits sur chaque vente et peut refuser la mise sur le marché de ses : gels douches, déodorants, sacs à dos, lunettes de soleil, serviettes de bain, pull-overs, montres, émission de télé à succès, chaîne diffusée par satellite, magazine, jeu de société, best-sellers et j’en passe et des pires.

Evidemment avec de tels sponsors et de telles activités financières comment pourrait-il ne pas être opposé au capitalisme !!

Foutage de gueule, je dis ! Escrologiste !

Touché, le Titanic ? Coulé !

Bébé fait un doigt


[1] Phtalates sont un groupe de produits chimiques apparentés du point de vue structural à l’acide organique connu sous le nom d’acide phtalique.
Ils sont composés d’un noyau benzénique et de deux groupements carboxylates placés en ortho et dont la taille de la chaîne alkyle peut varier. Les phtalates sont couramment utilisés comme plastifiants des matières plastiques (en particulier du PVC, pour former par exemple des plastisols) pour les rendre souples. Les effets secondaires provoqués par phtalates en concentrations relativement élevées chez les animaux en laboratoire sont : la baisse de la fertilité, l’atrophie testiculaire, la réduction du poids du fœtus, la mortalité fœtale, et des malformations. Certains phtalates possèdent également un effet perturbateur endocrinien et peuvent provoquer des anomalies du développement sexuel chez le jeune rat mâle exposé in utero.

 

Les effets toxiques des phtalates dépendent de leur type et de leur concentration. Lorsque toutes ces expositions sont combinées, l’exposition individuelle est nettement plus élevée qu’on ne le pensait. Chez les enfants, on considère qu’ils sont plus exposés parce qu’ils absorbent une plus grande quantité d’aliments que les adultes par rapport à leur poids corporel et parce qu’ils portent des objets en plastique à la bouche.

Des nouvelles des têtes qui nous gouvernent : Van Rompuy, Gaston Flosse, Jacques Chirac et Sarkozy fils de pub !

novembre 3, 2009 at 5:03 | In Belgique, Citoyenneté, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 1 Comment
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Des nouvelles des têtes qui nous gouvernent : Van Rompuy, Gaston Flosse, Jacques Chirac et Sarkozy fils de pub !

Nous vivons une époque formidable : Y’a trop de sujets ; notre blog ne peut plus suivre, pourtant on y bosse !!

Faut donc vous faire des paquets ; c’est le but de cet article da         ns lequel nous essayons de balayer plusieurs sujets d’actualité et les problèmes y afférents.

Van Rompuy scout toujoursVan Rompuy Scout toujours prêt !

Van Rompuy Président de l’Europe ?

Herman Van Rompuy pourrait devenir le premier président de l’Union européenne. Le nom du Premier ministre Belge revient depuis plusieurs jours parmi les favoris pour ce nouveau poste de président du Conseil.

On dit même de source diplomatique européenne qu’il y aurait eu consensus sur son nom lors du sommet de Bruxelles.

Aux côtés du Britannique Tony Blair (mal en point, Little Tony), du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker ou encore du Néerlandais Jan Pieter Balkenende, Herman Van Rompuy apparaît comme une solution de compromis au sein des 27.

La version officielle : Herman Van Rompuy n’est pas candidat. Il le répétait encore ce dimanche :“Je suis ici, maintenant, Premier ministre de la Belgique dans les circonstances qu’on connaît et je veux continuer mon travail.” Mais, il y a deux ans, Herman Van Rompuy n’était pas non plus candidat au poste de Premier ministre et il l’est devenu. Nous vous l’avions dit le 29 décembre 2008 pour les étrennes à Herman !

Belgique Herman Van Rompuy premier ministre Belge à l’insu de son plein gré !!

Cela pourrait arriver aussi avec la présidence de l’Europe. Et là il répond “on verra”. Il ne ferme donc pas tout à fait la porte.

Ce que cela révèle et les problèmes que cela pose :

-              La candidature Van Rompuy étant le fruit d’un intense lobbying du BENELUX et de l’Espagne :

  • cela révèle plusieurs choses :
    • D’abord, la solidité du BENELUX dans les grandes occasions ou comment trois petits pays, unis, peuvent peser sur le cours de choses.
    • Deuxio : Les relations belgo-espagnoles sont toujours étroites notamment à travers leurs monarchie. La Reine Fabiola est toujours là et, derrière elle, l’Opus Dei espagnol. Or, Van Rompuy est un cul-béni, flamand de surcroît

  • Les Problèmes : Arrivant au pouvoir dans le double contexte du Fortisgate et des problèmes communautaires non résolus, Van Rompuy n’a pas si mal réussi.  Car, diriger la Belgique est un numéro permanent d’équilibriste.
  • Si Van Rompuy s’en va, qui peut le remplacer ? Pas grand monde !
    • Pas Didier Reynders qui a trop de casseroles au cul et dont le parti se divise
    • Pas un socialiste ! Chez eux, ce ne sont plus des casseroles, c’est toute une batterie de cuisine !
    • Guy Verhofstadt ? Certes, il a la cote mais son parti (libéral flamand) est marqué trop à droite et il s’est brûlé les ailes en faisant la guerre à Barroso, l’homme du Groupe de Bilderberg !! Cela n’aide pas !

On verra bien, si Van Rompuy passe à l’Europe, nous aurons droit à un célèbre « compromis à la belge » qui ne règle jamais rien mais permet de conserver « les places ».

jacques-chirac-et-gaston-flosse. source animal politique.com jpgChirac et Flosse source animalpolitique.com

Gaston Flosse le calice jusqu’à l’hallali !

Ça va mal pour Gaston ! Ce matin, il a perdu son immunité ce matin, le Sénat l’a lâché !

Condamné récemment en appel pour détournement de biens sociaux, sa peine a, en effet, été confirmée par la cour d’appel de Papeete en septembre. Un an d’inéligibilité, un an de prison avec sursis et plus de 10.000 euros d’amende : le sénateur a été reconnu coupable de détournement de biens sociaux.

Cette fois, le sénateur divers-droite de Polynésie, impliqué dans une affaire de détournement de fonds et de corruption à Tahiti, n’est désormais plus protégé par son immunité parlementaire : le bureau du Sénat en a décidé la levée.

C’est la troisième fois que le bureau du Sénat devait se prononcer sur une demande de levée d’immunité parlementaire concernant cet élu, une nouvelle requête du procureur de la République ayant été transmise à la Haute-assemblée le 14 octobre par le cabinet de la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie. En clair, Sarkozy le lâchait.

Gaston Flosse, 78 ans, ancien président polynésien, proche de Jacques Chirac, est en effet soupçonné d’avoir bénéficié pendant 10 ans pour lui-même et son parti, le Tahoera’a Huiraatira, de versements d’anciens responsables de l’Office des Postes et Télécommunications (OPT) et du groupe 2H, chargé de la publicité pour l’annuaire officiel de la Polynésie.

Le Sénat avait autorisé en juillet une garde à vue de 48 heures de M. Flosse. Le sénateur avait été entendu pendant onze heures par des policiers le 24 juillet à Nanterre (Hauts-de-Seine).

Et puis, il y a cette fameuse « affaire JPK » qui plane !. Journaliste d’investigation en Polynésie française, Jean-Pascal Couraud – JPK – a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997 dans des conditions mystérieuses. Il enquêtait, entre autres, sur les petites économies de Flosse et Chirac au Japon. Son corps n’a jamais été retrouvé. Sa famille a déposé plainte en 2004 pour assassinat. Enquête, lenteurs, la vérité judiciaire semble avoir bien du mal à émerger…

Le magistrat chargé de résoudre la mystérieuse affaire JPK, s’approche dangereusement de la vérité. De fil en aiguille, le juge a été amené à s’intéresser au compte japonais et à son approvisionnement via les îles du Pacifique.

Mais jusqu’ici, « la piste tahitienne » reposait essentiellement sur l’existence d’une note de synthèse résumant les investigations de JPK avant sa disparition et évoquant la pertinence d’une piste japonaise pour les avoirs secrets de Jacques Chirac. Or, les enquêteurs n’arrivaient pas à mettre la main dessus.

Au cours d’une perquisition menée mi-décembre 2008 par les flics de la division nationale des infractions financières (DNIF) au domicile de l’ex-compagne de Me Des Arcis, (l’avocat de l’affaire JPK), le précieux document vient d’être retrouvé ! Cette note de sept pages serait en tous points conforme à ce que l’avocat avait évoqué.

Le document retrace longuement les éléments de l’important patrimoine de Gaston Flosse tels qu’ils avaient été recensés au cours d’une enquête fiscale déclenchée par le gouvernement Jospin au début des années 2000. L’enquête avait été classée sans suite, après la réélection de son protecteur Chirac à l’Elysée. Mais le journaliste JPK en avait conservé les principaux éléments.

La fin du document, sans en-tête, ni signature, est consacrée à l’ancien chef de l’Etat. « Chirac a indiscutablement des intérêts très importants en Polynésie » : suit la liste des cadeaux présumés dont l’ancien chef de l’Etat aurait bénéficiés de la part de Gaston Flosse et d’un de ces proches, un important homme d’affaires tahitien. «  Cela explique peut-être pourquoi Chirac et Gaston ont été ensemble au Japon en juillet ou août dernier » (en 2008), conclut mystérieusement la fameuse note.

Il y a donc là aussi de nombreuses questions dont les réponses dépendront de fonctionnement de notre justice.

sarkozy-pasqua-de-villepin-chirac Dalton de la politiqueHa, Placide ! Quel talent !

Tiens, Chirac, puisqu’on en parle !

On n’y croyait plus !! Chirac “est aujourd’hui un citoyen comme les autres”, son renvoi “est parfaitement normal” ! Selon Eva Joly. Certes mais nous sommes assez peu habitués à cette « normalité » !

L’instruction du dossier Chirac duré moins de deux ans – un record -  alors que M. Chirac a bénéficié d’une suspension de l’instruction pendant douze ans. Cela montre la perversité du système de l’immunité présidentielle, étendue à des faits antérieurs à l’entrée en fonction de M. Chirac comme président, ce qui n’est pas très républicain, à l’évidence.

La juge Xavière Simeoni a décidé de renvoyer devant la justice l’ancien président de la République pour 21 emplois fictifs présumés lorsqu’il était maire de Paris, alors que le parquet avait requis fin septembre un non-lieu.

Xavière Simeoni a fait un travail tout à fait remarquable en ne suivant pas les réquisitions du parquet.

Les questions :

Franchement Chirac manque de bol ! Nous ne noterons que pour le plaisir que la juge d’instruction se prénomme Xavière comme la dame patronnesse du Vème arrondissement de Paris et se nomme Simeoni comme un célèbre autonomiste corse !

Pourquoi Chirac manque-t-il de bol ? Parce que la grande question c’est la « réforme » que nous concocte actuellement le Petit successeur de CHICHI ! Si cette réforme voit le jour, exit le juge d’instruction et tout le pouvoir au parquet. Rappelons que ledit parquet est aux ordres de la Chancellerie c’est dire, aux ordres du pouvoir !

Or, dans le cas Chirac, le parquet avait requis un non-lieu ! Si nous étions sous ce régime, le Grand passerait encore entre les gouttes !! Mais, est-ce bien innocent car le Petit a la rancune tenace et Chirac est sa bête noire…avec Villepin !

Et notre petit dans tout ça .

sarkozy pub bonux source Le Parisien jpgSarko pub Bonux source Le Parisien.fr

Sarkozy Fils de PUB !

C’est une publicité qui réapparaît avec l¹ouvrage “Bonux : la lessive aux 1000 cadeaux” (Edition Du May) et fait parler d’elle. On peut y voir le président français, Nicolas Sarkozy, âgé de 12 ans qui “pose” pour la publicité de la célèbre marque de lessive en 1967.

http://www.ozap.com/actu/nicolas-sarkozy-publicite-bonux/308728

Le site Ozap nous apprend que le père du président français était illustrateur au service des réclames de la lessive Bonux, poudre à lessiver qui avait conquis le cœur des mamans en charmant les enfants grâce à un cadeau dans le paquet.

Ce sont les journalistes de CB news qui lèvent le lièvre. Il faut regarder la vidéo jusqu’au bout mais elle contient bien d’autres informations intéressantes …sur TF1, la pub et ses retouches, sur la guerre Mac-Microsoft, sur les Hackers, la grippe, etc.

http://www.cbnewsvideomail.fr/cbnews/ondemand/n172/movie.html

Mais le plus intéressant concernant Sarko, c’est qu’on nous apprend que, déjà à l’époque, sa photo avait été retouchée.

Le petit Nicolas, alors âgé de 12 ans, est la petite tête blonde qui tient une maquette d’avion sur cette publicité qui date de 1967. L’information a été confirmée auprès d’anciens salariés, qui ont précisé que la photo avait été quelque peu retouchée. Pour la vérité historique précisons que, cette fois, on n’a pas caché ses talonnettes, on a juste retouché la couleur de ses cheveux.

Nous présentons nos sincères félicitations à Carla qui tient enfin, son petit cadeau Bonux !!

N’empêche, quel symbole !!

Trêve hivernale Elle a commencé. Pas pour tout le monde.

octobre 31, 2009 at 2:27 | In Altermondialisme, Economie, Politique, Société, Solidarité, social | 6 Comments
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Trêve hivernale Elle a commencé. Pas pour tout le monde.

Le blog de nos amis du DAL Nord-Pas-de-Calais reprend un article du Monde concernant la trêve hivernale des expulsions : http://dalnpdc.org/wp/2009/10/31/treve-hivernale/

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Dans la région lilloise, il était prévu pour le mois d’octobre une centaine d’expulsions.

A la fin de la trêve, on va redémarrer sur les chapeaux de roue:  autant en prévision dans les jours qui suivent la fin de la trêve !

Bien entendu, quand on expulse, on s’occupe de placer les animaux, on laisse dehors les humains !

On sent un durcissement ; on l’a vu dans la région dunkerquoise.

Dernier exemple connu dans l’Ouest (mais il y en a d’autres) :

Deux squatteurs délogés par les policiers du GIPN

Mardi, la police a été prévenue de la présence de squatteurs dans un pavillon, situé boulevard de Vitré, à Rennes. L’habitation était occupée depuis deux jours environ. Deux hommes de 21 et 23 ans se trouvaient à l’intérieur lorsque la police a débarqué, mardi en fin de journée. Tous deux ont refusé de sortir et se sont  réfugiés dans les combles. Il a fallu l’intervention du GIPN  (groupement d’intervention de la police nationale) pour les déloger !

Placés en garde à vue, les deux hommes – « des anarchistes »,  selon la police – ont refusé de donner leur identité et de se  soumettre à un test ADN. Ils seront poursuivis en mars prochain    devant le tribunal correctionnel.

Dans notre région, pour éviter que les logements vides soient occupés, un bailleur bien connu de la région minière met des alarmes. Ce qui fait que, cinq minutes après un squat, on peut voir arriver la police !

Il ne faut se faire d’illusion : la trêve hivernale est très courte. Elle ne dure que jusqu’au 15 mars inclus. Pendant ce temps, les huissiers, propriétaires et bailleurs préparent leurs « dossiers » pour être opérationnels dès le 16 mars.

De plus, la trêve ne concerne pas les squatteurs. Connaissant la pugnacité de notre gouvernement actuel, on peut être persuadé qu’il ne va pas se gêner … que ce soient des sans-papiers ou des avec-papiers.

Par ailleurs, JL Borloo,  chiraquien du temps où il était ministre du logement, a fait voter une trêve hivernale pour les énergies. Le problème est que les décrets d’application ne sont pas sortis !!!

On sait la situation actuelle : hausse des loyers, hausse importante des charges, malhonnêteté de certains propriétaires et bailleurs ! On n’est pas étonné que les expulsions sont plus importantes qu’avant.

Il ne faudra pas s’étonner que le nombre de morts de la rue augmente en fin d’année !

Que font les organisations politiques opposées à l’équipe sarkozyste ? On ne les voit pas beaucoup sur ce domaine. Peut-être  attendent-elles 2017 ?

Que font les mairies pour empêcher ces situations dramatiques ?

Pas de trêve hivernale pour les Roms ?

Groupe tzigane avec violon

A la veille de la trêve hivernale, Médecins du Monde, la Fondation Abbé Pierre et le Secours Catholique rappellent que l’accompagnement notamment sanitaire des Roms, déjà très insuffisant, est encore davantage entravé par les expulsions à répétition. Elles demandent que la trêve hivernale soit appliquée aux habitats précaires, dont les camps roms et qu’il leur soit proposé un habitat digne et durable ainsi qu’un accompagnement.

Les données sanitaires de Médecins du Monde illustrent à quel point les familles roms vivent en situation de grande précarité : une mortalité néo-natale précoce de 19‰ (pop française : 2,2‰ en 1996), une mortalité infantile de 23,5‰ (pop française : 4,8‰ en 1996), une espérance de vie entre 50 et 60 ans (soit 15 ans de moins que l’espérance de vie moyenne d’Europe de l’Est) et une couverture vaccinale à jour pour seulement de 8 à 12% des patients rencontrés (15% des moins de 7 ans, 5% des adultes). La prise en charge sociale et médicale, notamment des enfants, est insuffisante et se trouve limitée par les expulsions à répétition qui entraînent des ruptures du suivi, de la scolarisation et des soins ainsi que des difficultés pour les équipes humanitaires à prendre en charge ces personnes.  En mai dernier, MdM, avec l’aide de la Fondation Abbé Pierre et du Secours Catholique, avait ainsi installé un « camp de déplacés » d’urgence à St-Denis pour une centaine de Roms, épuisés par les expulsions à répétition et choqués par un incendie ayant coûté la vie d’un enfant.  L’Etat avait alors porté plainte contre MdM pour occupation illégale d’un terrain. Le 20 juillet, le tribunal de Bobigny a rejeté la demande d’expulsion, reconnaissant la situation d’urgence humanitaire. Médecins du Monde avait indiqué dès l’installation du camp que les tentes n’avaient pas vocation à rester en place au-delà de quelques mois. Elles ont donc été retirées mais l’association maintient sur le camp une consultation médicale hebdomadaire. La situation en Ile-de-France apparaît aujourd’hui bloquée alors même que dans les Bouches-du-Rhône et en Gironde, les associations travaillent déjà avec les autorités locales à des pistes de solutions plus pérennes.

A l’approche de l’hiver, MdM, le Secours Catholique et la FAP demandent que la trêve hivernale des expulsions locatives soit également appliquée pour les habitats précaires, en particulier pour les camps roms, de manière à garantir une continuité du travail des structures d’aide associatives et locales, permettant le suivi médical des familles et la scolarisation des enfants. Cette trêve doit être l’occasion pour les pouvoirs publics de dresser un état des lieux des conditions de vie des Roms avec les acteurs institutionnels et associatifs, au travers notamment, de la tenue d’une table ronde régionale sur la question.

Contacts presse : Médecins du Monde : Florence Priolet / Annabelle Quénet – 01 44 92 14 31 / 32 – 06 09 17 35 59 Fondation Abbé Pierre : Mighelina Santonastaso – 01 55 56 37 45 Secours Catholique – 01 45 49 73 23

La position de la Fondation Abbé Pierre :

Selon la Fondation, 11 294 expulsions effectives avec le concours de la force publique auraient eu lieu en 2008. « A ce chiffre, il faut ajouter celles qui se font lors de la venue de l’huissier et les personnes qui partent d’elles-mêmes après avoir reçu leur jugement. Au total, chaque année, selon M. Doutreligne, entre 50 000 et 60 000 locataires sont en réalité mis à la porte de leur logement.»

Pour l’association, ce nombre pourrait encore augmenter en 2009. La Fondation Abbé-Pierre redoute, en raison de la crise, une hausse du nombre de personnes qui peinent à s’acquitter de leur loyer et une envolée des impayés. Avec une trentaine d’associations qui s’occupent du mal-logement, elle avait demandé, en septembre, un moratoire des expulsions locatives, pour « les personnes de bonne foi» . Le gouvernement avait accusé une fin de non-recevoir.

La Fondation juge cette décision en contradiction avec les lois récentes du gouvernement, notamment la loi Boutin de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion du 25 mars 2009, qui rend obligatoire la mise en place dans les départements de commissions de prévention des expulsions.

« Déni du droit» , d’après le comité de suivi DALO !

La dénonciation du non-respect de la loi sur le droit au logement opposable (DALO) du 5 mars 2007, qui impose à l’État de trouver un logement ou un hébergement aux personnes qui en font la demande et qui sont reconnues comme prioritaires – autre cheval de bataille des associations -, a été relayée, jeudi 29 octobre, par Xavier Emmanuelli, président du comité de suivi du DALO.

A l’occasion de la remise du troisième rapport du comité sur la mise en place du droit opposable, M. Emmanuelli, par ailleurs président du SAMU social, a alerté le gouvernement sur le fait que « ce droit n’est pas assumé partout, et notamment en Ile-de-France» .

Depuis le 1er décembre 2008, les personnes prioritaires qui n’ont pas obtenu la moindre offre de logement peuvent saisir le tribunal administratif. « Au 30 juin dernier, au moins 7 250 ménages désignés prioritaires pour un logement par les commissions de médiation, dont 6 500 Franciliens, n’avaient pas reçu d’offre dans le délai légal« , souligne M. Emmanuelli. « Ce chiffre ne cesse de croître, faute d’une mobilisation effective de l’offre. Cette situation (…), qui n’est évidemment pas acceptable, constitue, de ce fait, un déni du droit qui met en cause la crédibilité de la loi« , prévient-il.

Le comité de suivi, qui comprend des représentants de l’Etat, des associations et des bailleurs, demande au gouvernement de « conduire la bataille de l’offre» . Il rappelle à cet égard que les ménages prioritaires, y compris en Ile-de-France, pourraient être logés « si les préfets utilisaient tous les outils réglementaires dont ils disposent» .

Il exhorte aussi les pouvoirs publics « à arrêter et à faire appliquer un programme de production de logements sociaux comportant des objectifs pour chaque commune d’Ile-de-France» .

Le monde

Nous ne saurions trop vous conseiller la lecture du Blog du Dal Nord-Pas-de-Calais dont deux animateurs sont des amis du RESEDA ;  voyez : http://dalnpdc.org/wp/

Féminisme La présence très limitée des femmes dans le monde économique

octobre 30, 2009 at 11:04 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Féminisme, Politique, Société, social | 3 Comments
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Féminisme La présence très limitée des femmes dans le monde économique

Il ne faudrait pas que l’arbre cache la forêt. Pour une Parisot à la tête du MEDEF, combien de femmes à des postes de responsabilité dans l’économie ?

Dans son rapport sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, remis le 8 juillet 2009 au ministre des Relations sociales Xavier Darcos, Brigitte Grésy[1] pointe la grande misère de la France en ce domaine.. Faut-il imposer des quotas de femmes dans les conseils d’administration des entreprises ? C’est ce que propose Brigitte Grésy, dans son rapport. « Faire entrer les femmes dans les instances de décision se justifie simplement parce qu’elles sont présentes, bien formées, prêtes à s’investir et que les compétences n’ont pas de sexe », souligne l’auteure.

En 2008, les femmes ne représentaient que 7,6 % des membres des instances de décision des 300 plus grandes entreprises françaises.

Vous pouvez lire le rapport Grésy sur le site du ministère au moyen du lien ci-dessous :

http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/RAPPORT_DE_BRIGITTE_GRESY.pdf

Ce rapport propose notamment que la France s’inspire de ce qui a été fait en Norvège. La proportion de femmes dans les conseils d’administration est passée de 7 % en 2003 à 40 % en 2008. Le moyen :  un système de quotas imposé aux entreprises publiques d’abord et aux sociétés privées cotées en Bourse ensuite.

Signalons aussi un excellent article sur ce sujet de Guillaume Duval dans Alternatives Economiques intitulé : CAC 40 Où sont les femmes ?

http://www.alternatives-economiques.fr/cac-40—ou-sont-les-femmes-_fr_art_633_44737.html

Nous reprenons de cet article un tableau accablant intitulé :

Nombre de femmes et d’hommes dans les instances de direction du CAC 40, au 1er août 2009

Tableau Femmes dans le CAC 40

Vous pouvez vous faire une opinion.


[1] Brigitte Grésy est agrégée de grammaire, énarque et, actuellement, Inspectrice générale des affaires sociales après être passée par différents cabinets ministériels.

 

Au revoir Hamida

octobre 30, 2009 at 12:11 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | 1 Comment
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Au revoir Hamida

Hamida ben Saida

Nous avons appris ce soir une bien mauvaise nouvelle.

Hamida ben Saida est décédée des suites de la grave maladie contre laquelle elle luttait.

Hamida, il m’est arrivé de la croiser car elle a été des combats de la gauche mais je ne peux pas dire que je la connaissais très bien.

Plutôt que de parler d’elle, je vous parlerai donc de son livre : « Itinéraire d’une femme française : Clamart, Bab El-Oued, Epinay-sur-Seine »[1].

Itinéraire d'une femme française

Un sacré grand livre, plein d’humanisme que nous aurions déjà du vous présenter dans notre « coin des bons bouquins »

Ce récit d’Hamida Ben Sadia est un livre rare. Elevée par des parents venus d’Algérie, parfaitement intégrés en France et pas religieux pour deux sous.

Ce sont pourtant ces mêmes parents qui ne résisteront pas à la pression culturelle de la famille restée « au bled ». Le mariage forcé de leur fille en Algérie conduira à son malheur et au leur.

Ce n’est pas un livre de revendication. C’est l’histoire d’une femme qui aujourd’hui a digéré, elle est apaisée. Pour en arriver là, il lui aura fallu s’opposer avec force aux traditions, imposer un divorce à son mari, puis revenir en France en étant obligée d’abandonner ses enfants.

Elle finira par les retrouver après s’être battue très dur. Il faut dire qu’elle y a mis l’énergie d’une mère et la force de la militante politique et associative qu’elle est devenue.

Avec ce livre, c’est, à ma connaissance, la première fois qu’une représentante de cette génération de femmes issues de l’immigration raconte.

« Elles n’ont pas vécu dans la soumission comme leurs mères, elles ne se sont pas révoltées dans la violence contre leurs pères, elles ont dû, par leur seule ténacité et en combattant toutes les dominations, trouver une place entre deux cultures qui ne parvenaient pas à se rencontrer. » disait le texte de son éditeur ; c’est profondément juste. J’ai connu quelques « Hamida » du côté d’Hautmont !

Hamida est de celles qui ont ouvert la voie de l’émancipation à nos ” beurettes ” actuelles.

Le mieux est encore de vous montrer Hamida qui parle de son livre.

http://oumma.com/spip.php?page=oummatv-article&id_article=3343

Hamida ben Saida était signataire de « L’appel à Gauche » ; elle était aussi membre du comité central de la Ligue des Droits de l’Homme.

A sa famille, ses amis et amies, à la Ligue, nous présentons nos condoléances

A toi, Hamida, salut et fraternité Camarade !

Guy Dutron

29 octobre 2009


[1] Mai 2008 – 240 pages – 19.00 €  chez Bourin Editeur http://www.bourin-editeur.fr/livre/itineraire-d-une-femme-francaise-clamart-bab-el-oued-epinay-sur-seine.html

 

Un peu de tout du secret défense à l’identité nationale et aux subprimes ou comment on nous roule dans la farine

octobre 29, 2009 at 12:27 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 1 Comment
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Un peu de tout du secret défense à l’identité nationale et aux subprimes ou comment on nous roule dans la farine

Les grandes manœuvres sont parties ! Régionales oblige !

Pasqua, condamné à un an ferme balance ! Et la suite n’est pas triste non plus.

top-secret

I : LE SECRET DEFENSE :

Ce n’est pas qu’il veuille savoir quoi que ce soit, le vieux crabe, il sait tout des arcanes de la République. Seulement, il a décidé de ne pas plonger tout seul. Il a revêtu un costume de maître-chanteur arrosé au pastis et tout le monde y passe : Mitterrand, Chirac ; Balladur, Juppé. Il est d’ailleurs symptomatique que les deux derniers aient jugé bon, hier, de monter au créneau médiatique. Ils sont sur la même ligne ! NOUS NE SAVIONS RIEN !! Ben tiens ! Nous devons en déduire qu’à leur époque au pouvoir il n’y avait ni Renseignements généraux ; ni DST ni DGSE ! FOUTAGE DE GUEULE !

Intéressant tout de même, nous avons appris de la bouche d’Edouard Balladur le concentrique que le secret défense ne couvre souvent, ni des secrets ni des sujets de défense ! Il couvre quoi alors, Grand Ballamouchi ???? Serait-ce des turpitudes ? Des financements inavouables ? Des loupés dramatiques ?

Citons en vrac :

-         Les frégates de Taiwan,

-         L’angolagate,

-         L’attenta de Karachi,

-         L’incrimination italienne dans la mort de soldats français en Afghanistan ???

Sur tous ces sujets, il convient de cacher ce sein que nous ne saurions voir ! Il faut rester entre soi ! Sauf que c’est exactement le contraire d’une démarche citoyenne !

Il faut donc lever cette saloperie de secret défense sur tous ces sujets…et bien d’autres. La justice n’est-elle pas libre en France ??? Bien sûr qu’elle est libre, tellement libre qu’elle vient de classer l’affaire des biens de nos amis les chefs d’Etat africains ! Sasso N’Guesso (congolais), Teodoro Obiang (équato-guinéen) et bébé Bongo (gabonais) peuvent dormir sur leurs deux oreilles et leur matelas de billets de banque : c’est beau, c’est grand, c’est généreux la France ! Tellement que l’UMP vient d’ouvrir tout à fait officiellement des relations avec le PC Chinois …paraîtrait que ça passe mal dans le Parti Talonnettes ! On ne dit plus « godillot » sous le règne du nano vagal ! Si ça fait désordre, parlons d’autre chose.

Sarko la France tu l'aimes mais tu vas la quitter

II : L’IDENTITE NATIONALE :

Même a droite, ça passe mal aussi ! Joignant leurs voix à celles de l’opposition, des personnalités de la droite dénoncent le débat sur l’identité nationale relancé par Nicolas Sarkozy.

-         Alain Juppé a  pris le contrepied du chef de l’Etat, en appelant à Ernest Renan dont la définition de la Nation reste “indépassable” à ses yeux. Sur son blog, l’ancien Premier ministre empile une série de citations du philosophe et historien français pour qui “une nation est un principe spirituel, une famille spirituelle, non un groupe déterminé par la configuration du sol”.

-         Dominique de Villepin a de son côté accusé le président de mener “une politique qui fait peur” au détriment de mesures concrètes qui pourraient aider les Français en cette période de crise. “Quand je vois Eric Besson le lundi reconduire trois Afghans (en Afghanistan-NDLR) et que le mardi on ouvre un débat sur l’identité nationale, je me dis qu’il y a quelque chose qui ne va pas”, a déclaré l’ancien Premier ministre sur France Inter. Tu l’as dit bouffi !

-         François Bayrou, cite également Ernest Renan ! Copieur !  La résurgence de ce thème met “mal à l’aise” au vu de la politique menée par le chef de l’Etat depuis deux ans et demi selon le péquenaud de Bordères. Mais, faut bien « se border »…à Bordères !

Sego aime les FrançoisSégo aime les François !

-         Il n’est guère que la Dame aux Caméras qui se distingue ! Pour la Royal, l’identité nationale est un bon débat ! «J’ai été d’ailleurs la première à poser la question de la nation et de l’identité nationale» déclare-t-elle. On le sait, Dadame ! T’es la première en tout ! C’est facile. On sait surtout que fille de militaire, ça esquinte !!

  • Dans son cas, il s’agit surtout de se démarquer du P.S !!! Comme quoi, on n’est pas sorti de l’auberge espagnole « socialiste ».
  • Dans le cas de Sarko, il s’agit de chasser sur les terres F.N en prévision des régionales !

III : LES SUBPRIMES :

Rien à voir direz-vous …Voire ! C’est reparti comme en 14 ! Ces malheureux ce sont ces familles américaines ont été baptisées «ninja» («no income, no job, no asset», soit «pas de revenu, pas d’emploi, pas de patrimoine») admirez l’humour involontaire parce que les tortues, même ninja, portent leur maison sur leur dos…eux, sont à la rue.

Ils ont été gavées de crédits subprimes par des établissements financiers sans scrupule jusqu’à l’implosion financière….et l’explosion de la bulle financière de la globalisation mondialisée.

Loin d’avoir disparu, les subprimes font un retour en force. Une étude de la Fed dévoile que la part de marché des nouveaux prêts immobiliers accordés à des ménages au profil financier risqué est revenue à son pic de 2006. Un économiste de la Fed, précise que la part des emprunteurs non éligible à un creditprime, c’est à a dire sans solides garanties de remboursement, a dépassé à nouveau la barre des 20 %. De quoi frémir !  On attend la suite des événements.

Fannie_Mae_logofreddie mac_20logoGinnie_Mae_logo

Cette fois, les prêts hypothécaires sont distribués par trois organismes parapublics (Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae). Trois organismes qui ont bien failli en crever en septembre 2008, pour avoir été complices des établissements bancaires en revendant à d’autres les crédits qu’ils rachetaient aux banques. Nationalisés, Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae détiennent ou garantissent près de 95 % des nouveaux prêts hypothécaires résidentiels.

Bref ont prend les mêmes et on recommence ! Sauf que, instruits tout de même par la crise, les banques ne titrisent plus ces nouveaux crédits ! Encore heureux !

IV : QUESTIONS :

A travers les rideaux de fumée multiples dont nous venons de parler, est-ce cela qu’il s’agit de cacher ?

Ou bien est-ce des folies des grandeurs du P’tit qui nous gouverne ?

Sarko président de l’Europe !

A la demande de la commission des finances du Sénat, la Cour des comptes a enquêté sur l’utilisation des crédits alloués pour la présidence française de l’Union européenne. Dans son rapport, présenté mardi 20 octobre aux sénateurs, elle évalue à 150 millions d’euros les crédits consommés.

Si l’on y ajoute les dépenses « externalisées » l’addition grimpe à 175 millions d’euros. Un montant comparable à celui dépensé lors de la dernière présidence allemande, mais largement supérieur à ceux engagés par les autres pays européens, qui oscillent entre 70 et 80 millions. Cela fait cher la paire de talonnettes.

Plus grave : la présidence française de l’UE a pris ses aises avec les règles des marchés publics. Pas moins de douze marchés ont été conclus hors procédure réglementaire, vingt-deux négociés sans mise en concurrence et neuf marchés, seulement, avec mise en concurrence.

Sommet franco – méditerranéen « hors normes »

La Cour épingle aussi les conditions d’organisation du sommet de l’Union pour la Méditerranée le 13 juillet à Paris. Un sommet « hors normes », comme le qualifie le rapport, qui a coûté la bagatelle de 16,6 millions d’euros :

-         Aménagement du Grand Palais pour accueillir les délégations de 43 Etats et les 1 900 journalistes accrédités, soit près de 3 000 personnes. La Cour des comptes détaille poste par poste l’ensemble des équipements réalisés dans l’urgence et dans des conditions rocambolesques :

  • plus de 10 millions d’euros pour les seuls aménagements du Grand Palais, pour une après-midi d’utilisation.
  • « 16 monolithes et jardinières » de décoration (194 977 euros).
  • « climatisation de l’ensemble » (653 703 euros) !
  • Mobilisation de 500 ouvriers.

La réalisation des aménagements a été confiée à une entreprise spécialisée qui bénéficiait déjà d’un contrat avec le ministère des affaires étrangères, plafonné à une dépense maximale de 6 millions. Le 27 juin 2008, par lettre, il lui est demandé d’assurer cette prestation complémentaire. Les travaux ont lieu la première quinzaine de juillet, mais ce n’est que le 20 août qu’un nouveau contrat est signé, pour un montant forfaitaire de 11,960 millions d’euros. Au vu du dossier, le contrôleur budgétaire refuse de donner son visa. Plusieurs pièces nécessaires au paiement, notamment un document certifié attestant la réalité de la prestation, font défaut. La signature et la notification de l’engagement sont postérieures à l’exécution des travaux. Le trésorier payeur général suspend le paiement. Le ministère des affaires étrangères demande alors la réquisition du comptable public.

La Cour détaille encore :

-         pour le dîner des chefs d’Etat qui réunit 200 personnes le 13 juillet au Petit Palais, “le coût total pourrait avoisiner 62 181 euros pour la restauration (soit 310 euros par invité), auxquels s’ajoutent 1 010 256 euros d’aménagements, soit… 5 367 euros par invité“.

-         Le déjeuner des chefs d’Etat organisé le lendemain dans les jardins de la Résidence Marigny fait figure de parent pauvre !!! : 780 782 euros.

“Par son ampleur, le caractère irrégulier des procédures suivies et son impact massif pour les finances publiques, ce sommet constituera une forme de record“, conclut la Cour des comptes. Faut pas prendre Philippe Seguin pour une chèvre scrogneugneu !

Au Quai d’Orsay, on est fiers !

L’événement, par sa dimension politique et diplomatique, était tout à fait exceptionnel, explique le Quai d’Orsay. En l’absence de centre de conférences international digne de ce nom, on a fait avec ce qu’on avait sous la main. Forcément, cela a un coût sur le plan de l’organisation et des engagements financiers. On a quand même fait oeuvre utile au bout du compte.”

Sacré Bernard ! On espère que le vieux docteur folamour en a profité pour signer quelques juteux contrats !

Douche même pas écossaise !

Cerise sur le gâteau de ce sommet, l’installation d’une douche à l’usage du président, pour un prix de 245.772 euros.

Qu’est-ce qu’on fait chef ? On classe secret défense et la boucle est bouclée ?

La Cour des Comptes ne révèle pas le prix du montage de la tente de Kadhafi dans les jardins élyséens…. Mais nous sommes entre démocrates, n’est-ce pas ?

On va savoir….si la justice ne classe pas sans suite !

Vous ne sentez rien, les ami-e-s ! Nous on trouve que ça pue !!

COMITE DE SOUTIEN « VÉRITÉ ET JUSTICE POUR GUY PEIFFER » SUITE

octobre 28, 2009 at 10:27 | In Citoyenneté, Culture - Livres, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | 2 Comments
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COMITE DE SOUTIEN « VÉRITÉ ET JUSTICE POUR GUY PEIFFER » SUITE

Durant les vacances, le 20 juillet, nous lancions un comité de soutien à Guy Peiffer, emprisonné à la prison de Schrassig au Luxembourg parce que nous avons la conviction que cet homme est innocent. Voir :

http://dutron.wordpress.com/2009/07/20/comite-de-soutien-%C2%AB-verite-et-justice-pour-guy-peiffer-%C2%BB/

Depuis, nos sommes 57 a avoir exprimé notre soutien à Guy. Nous ne sommes pas seuls ! Au Luxembourg aussi des personnes se mobilisent dont la Ligue des Droits de l’Homme du Grand Duché qui devrait bientôt s’exprimer.

Guy est emprisonné depuis 19 ans …c’est beaucoup pour un innocent. Il a déposé récemment une demande de libération conditionnelle par l’intermédiaire de ses avocats.

CETTE DEMANDE VIENT D’ÊTRE REJETEE. LES MOTIFS DE CE REFUS LAISSENT RÊVEUR :

Guy Peiffer refus de libération conditionnelle

-         manque d’introspection ! Quelle introspection un innocent peut-il mener ?

-         pas de gage sérieux de réadaptation sociale ; Guy Peiffer, en prison, est devenu artiste céramiste. Une grande institution du Luxembourg lui a organisé une exposition cette année. On ne lui a même pas accordé une autorisation d’assister à sa propre exposition.

-         Son attitude vis à vis des institutions : Evidemment, Guy, massacré par lesdites institutions les rejette en bloc. Il refuse de céder, pire, il contre-attaque, il accuse au risque de se prendre, en plus, une injure à magistrat. Ce n’est pas ce que nous lui aurions conseillé mais c’est son choix et nous le respectons. Il est vrai que Guy Fait très fort mais il estime qu’il n’a rien à perdre.

Nos lecteurs trouveront sur ce blog le fac-similé du refus de libération conditionnelle et la réponse au vitriol de Guy Peiffer. Qu’ils se fassent leur opinion ; la mienne est faite. La pugnacité de Guy est aussi un signe de son innocence ; un coupable se serait écroulé depuis longtemps.

Réponse de Guy Peiffer au refus de libération conditionnelle

Plus que jamais, nous vous appelons à signer notre appel. C’est très simple : vous adressez un mail à g.dutron@yahoo.fr en portant en objet : « soutien à Guy Peiffer ». Dans le texte du mail, veillez indiquer vos nom – prénom – ville et pays de résidence.

Les signataires actuels viennent de France, de Belgique, du Luxembourg, de Roumanie, de Suisse et même du Sénégal.

Votre nom sera ajouté sur la liste de l’article initial.

Merci

Guy Dutron

28 – 10 – 2009

Un dossier noir du Gaullisme l’Affaire Boulin pourrait ressurgir !

octobre 27, 2009 at 1:50 | In Caisse des dépots, Citoyenneté, Culture - Livres, Mémoire et histoire, Politique, Société, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 6 Comments
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Un dossier noir du Gaullisme l’Affaire Boulin pourrait ressurgir !

robert-boulin-2

Aujourd’hui, France-Inter et France-Info ne parlent que de cela : un nouveau témoignage pourrait faire rouvrir le dossier de « L’affaire Boulin ». http://www.france-info.com/chroniques-au-fil-de-l-actu-2009-10-27-revelations-dans-l-affaire-boulin-361311-81-346.html

I : LES FAITS :

En 1979, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, Robert Boulin est ministre du Travail du troisième gouvernement Raymond Barre. À l’automne 1979, des lettres anonymes parviennent aux sièges de plusieurs journaux. Elles accusent Robert Boulin d’avoir acquis de manière illégale une garrigue à Ramatuelle (Var), sur laquelle il a fait bâtir une résidence secondaire. Le journal d’extrême droite Minute en fait ses choux gras ! Il attaque violemment le ministre.

Boulin choisit de riposter, sur Europe 1 le dimanche 21 octobre, il déclare : « Que voulez-vous que je réponde ? J’ai l’âme et la conscience tranquilles et j’ai été exemplaire. Peut-être encore plus que vous ne le pensez, parce qu’il y a des choses que je ne peux pas dire ici. » Le 30 octobre 1979  à 8h40, le corps de Robert Boulin est retrouvé dans l’Étang Rompu, au plein cœur de la forêt de Rambouillet (Yvelines). Son cadavre se trouve à cinq mètres de la berge. Il gît dans un endroit où la profondeur est de 50 cm.

Robert Boulin Le visage tuméfié source Hisiaux free.frLe visage tuméfié de Robert Boulin après sa mort source Hisiaux free.fr

L’étang rompu est un petit plan d’eau situé en forêt de Rambouillet.


La rivière des Ponts Quentins s’y jette en provenance des étangs de Hollande situés à un kilomètre en amont et en ressort pour affluer dans la Vesgre.

Ces lieux, nous les connaissons bien pour y avoir pêché dans le passé. Il faut vraiment y mettre une sacrée bonne volonté pour s’y noyer !!!

II : UNE ENQUÊTE BÂCLEE SUR ORDRE ?

Tout semble falsifié dans cette affaire !

-                     Officiellement, Boulin s’est suicidé ; il l’a même annoncé à une flopée d’amis …presque trop !!

-                     Hélas, toutes les lettres envoyées et comportant des mentions manuscrites ne sont que des photocopies facilement falsifiables et l’on sait que certains collaborateurs du ministre imitaient sa signature par commodité…..

-                     Le visage de Robert Boulin est tuméfié mais l’autopsie sera bâclée….. Voir ci-dessous deux films passionnants !!

-                     http://hisaux.free.fr/dotclear/index.php/2007/06/20/695-90-minutes-sur-l-affaire-boulin-le-suicide-etait-un-meurtre

-                     Le corps de Boulin a été retrouvé immergé SUR LE VENTRE mais l’une des rares conclusions intéressante de l’autopsie prouve qu’il est mort et à séjourné longtemps sur le dos.

-                     Des contrenquêtes ont démonté depuis longtemps les incohérences des enquêtes menées.

-                     L’une d’entre-elles : Un homme à abattre : Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin (Broché)

-                     de Benoît Collombat est bourrée de détails accablants ;

-                     Benoît Collombat est journaliste grand reporter à France Inter. Il publie en 2007 un livre de contre-enquête sur la mort de l’ancien ministre Robert Boulin, intitulé Un homme à abattre (Voir Pourquoi il faut rouvrir le dossier Boulin par Guillaume Bouchet sur Rue89 et Reporter en eaux troubles par Luc Chatel sur Témoignage Chrétien) En 2008, il enquête sur les rumeurs d’assassinat du premier ministre Pierre Bérégovoy, puis sur l’affaire du « cabinet noir » d’Yves Bertrand, directeur des Renseignements généraux entre 1992 et 2004. Benoît Collombat enquête également sur les paradis fiscaux, notamment auprès de Daniel Lebegue[1]

-                     On trouve pêle-mêle : le dessaisissement de la gendarmerie au profit de la police ; un enquêteur qui affirme que les tuméfactions du visage de Boulin proviennent d’un choc avec un rocher en sortant le corps ….Hélas, il n’y a aucun rocher à l’horizon ! Des décisions de justices à pleurer, des pistes soigneusement négligées …

Plan large du Corps de Robert BoulinPlan large du corps de Robert Boulin à sa sortie de l’eau …pas de rocher en vue !!

-                     En résumé, Robert Boulin se serait administré lui-même une rouste mémorable, serait mort sur le dos et serait resté des heures dans cette position, aurait, raide mort, pris sa voiture pour se rendre vers les Étangs de Hollande, se serait noyé dans 50 cm d’eau ; le maladroit aurait de surcroît laissé des traces de pas en entrant dans l’eau et EN EN RESSORTANT toujours plus mort que mort !!! On se fout de la gueule de qui, là ???

-                     Fait-il en conclure que c’est un scénario qui attend ceux qui détiennent des dossiers sur des escroqueries à la Sécurité sociale, le financement politique, la Françafrique de Foccart…..

-                     C’est si pratique, l’Afrique pour blanchir des détournements ! On se prend à se demander si cela ne continue pas de nos jours….Mais, faudrait enquêter ….et pas comme dans l’affaire Boulin !!

-                     On trouve aussi, dans l’affaire Boulin, des accointances dans les Hauts de Seine et à Neuilly autour de Pasqua (à l’époque mentor de Chirac)et son SAC composé d’hommes de …sac et de cordes comme le montrera plus tard la tuerie d’Auriol qui aboutira à sa dissolution.

-                     On trouve également, le considérable Achille Peretti, natif d’Ajaccio : il est connu pour avoir été le père politique de Nicolas Sarkozy dont la mère Andrée Mallah fut sa secrétaire. Le P’tit sera son successeur à la mairie de Neuilly-sur-Seine. Comme quoi, l’affaire du Dauphin Jean à la Défense, n’est qu’une affaire d’amateur ! Un « pro » comme Achille n’aurait jamais agi de la sorte….Fin de règne dissolue, donc !

-                     A propos de dissolution, on notera que des scellés du dossier Boulin ont disparu ….volés…envolés…Parmi les choses disparues : les poumons de Boulin qui auraient pu prouver qu’il n’était pas mort noyé….A l’époque, on n’avait pas jugé bon d’effectuer un prélèvement dans ces poumons ….On se demande ce que fout la police !!!

-                     A ce propos toujours, notons que, sous la présidence de l’émérite vulcanologue Giscard d’Estaing, sous ce troisième gouvernement Barre, les ministres principalement concernés s’appelaient :

  • A l’intérieur : Christian Bonnet ; un homme réputé avoir la tête …près du bonnet !!! Nous ne disons pas des gros bonnets, n’est-ce pas !!

  • A la justice : Alain Peyrefitte, l’homme qui réveilla la Chine et savait donner ses ordres !

  • Boulin, lui-même, était au Travail et donc bien placé pour connaître les turpitudes de notre belle et grande Sécu !!

  • Aux Affaires Etrangères : Louis de Guiringaud ! S’il n’a pas laissé un souvenir impérissable, le Louis a toutefois parlé d’or ! Il déclara un jour : « L’Afrique est très importante pour la France parce que c’est le seul continent qui peut encore donner à la France le sentiment d’être une grande puissance. Le seul où avec 500 hommes, elle peut encore changer le cours de l’histoire. »

Le « cours de l’Histoire », c’est de moins en moins sûr depuis que la Chine s’est éveillée ; mais le cours du pognon …faudrait voir ça de plus près ! Est-ce pour ces raisons que l’on ne rouvrira pas le dossier Boulin malgré la pugnacité de sa famille ? Nous espérons nous tromper !


[1] Daniel Lebègue : Ancien directeur général de la Banque Nationale de Paris puis de la Caisse des dépôts et consignations. Il est maintenant président de l’ONG Transparence International France.

 

La taxe sur les banques votée « par erreur » à l’Assemblée Nationale

octobre 25, 2009 at 2:22 | In Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, social | Leave a Comment
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La taxe sur les banques votée « par erreur » à l’Assemblée Nationale

Dans la série « plus con tu meurs » ou « plus c’est gros, plus tu devras l’avaler », le gouvernement vient montrer son incapacité à tenir sa majorité et le vent de révolte qui y souffle. Alors que Bercy y était opposé, l’Assemblée nationale a adopté vendredi, par 44 voix contre 40, un amendement instituant une taxe exceptionnelle de 10% sur les bénéfices des banques pour l’année 2010

Encore un accroc qui fait désordre ! Heureusement, Dame Christine montait Lagarde !!  Une garde d’autant plus rapprochée que c’est elle qui avait l’air d’une cloche !

Lagarde cloche_lagarde. c.politique pg

En effet, elle avait rejeté cette taxe en se prononçant très clairement contre, dans une interview accordée lundi aux Echos :

« Il n’est pas question de prendre une mesure à caractère national qui plomberait le système bancaire français, qui s’est bien comporté pendant la crise. ». Quelle bande de nuls ces belges qui l’ont votée et ces anglais où l’autorité des marchés financiers, la FSA, continue d’envisager de nouvelles taxes au niveau mondial sur les transactions financières pour réduire les profits excessifs et certaines rémunérations dans le secteur bancaire qui a été en grande partie nationalisé. Ayant suggéré fin août le recours éventuel à la «taxe Tobin», Adair Turner, son président, dans un entretien accordé aux Echos mardi, a évoqué la création possible d’«une forme de taxe qui se justifierait compte tenu des protections implicites publiques dont ces banques disposent».

Au lieu de cela, aussitôt la décision de l’Assemblée nationale connue, la ministresse (ou mini-stress) de l’Economie a immédiatement fait savoir à l’AFP qu’il s’agissait en réalité d’une « erreur technique ».

La noix d’honneur du jour, c’est pour l’élu UMP Jean-François Lamour vraisemblablement prié de voler au secours du gouvernement en expliquant avec embarras à France Info qu’il votait pour lui-même et un autre député et avait « appuyé sur le mauvais bouton ».

C’est vrai quoi, merde ! Lamour, il était escrimeur, pas ferrailleur ! Comment voulez-vous qu’il s’y retrouve avec le boitier de vote de l’Assemblée nationale …y’a tout de même trois boutons !!! C’est bien au-delà de l’entendement d’un godillot moyen, scrogneugneu !!

Boitier de vote Assemblee nationale

Et puis, Lamour, en escrime, il était sabreur ; c’est dire que c’est pas une épée !!

Lamour au sabre

Le vote dudit amendement n’était pourtant que la suite logique de son adoption en commission des Finances de l’Assemblée nationale ou alors, y’a un lézard quelque part. Les voix de députés du Nouveau Centre et de l’UMP s’étaient  jointes à celle de l’opposition, et notamment du président socialiste de la commission Didier Migaud, à l’origine de la disposition qu’il justifiait ainsi dans Le Monde : « L’Etat ayant joué le rôle d’assureur de dernier ressort au cours de la crise bancaire de l’automne 2009, il est normal qu’il reçoive la contrepartie de cette couverture exceptionnelle en faveur de l’intérêt général. »

Cette surtaxe, prévue pour s’appliquer uniquement en 2010, aurait permis de rapporter entre un et deux milliards d’euros à l’Etat qui connaît un déficit record.

Mais de la même manière que Bercy avait refusé d’entrer au capital des banques auxquelles il avait prêté grassement de l’argent, il vient de nouveau de montrer son opposition à toute ingérence dans les finances des établissements bancaires. Néolibéralisme quand tu nous tiens…..

Plaidant « l’erreur technique », le gouvernement a indiqué qu’il demandera lundi à l’Assemblée …

Nous, on a une copine qui s’appelle Zazie et qui, en pareille circonstance, aurait dit : « Erreur technique mon cul » !!

affiche zazie dans le métro

Quand on pense qu’une réforme constitutionnelle a été votée pour revaloriser les droits du Parlement ….on se prend à penser que c’est une revalorisation du troisième type ….comme pour les salaires !!

Allons, Lagarde, en garde ! Lamour est là, sabre au clair ! Pas vraiment enfant de bohème mais fier tout de même …derrière son plastron !! Et puis, Lamour, c’est bien connu, peut conduire à des actes manqués !!

Lagarde avec l'UMP c'est tous les jours la crise

Compte – rendu de la réunion constitutive de AdOC Belgique le dimanche 18 octobre à Bruxelles.

octobre 24, 2009 at 12:41 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment

Compte – rendu de la réunion constitutive de AdOC Belgique

le dimanche 18 octobre à Bruxelles.

C’est donc à Bruxelles, dans les locaux de l’Université que c’est tenue cette réunion.

Les Objecteurs de Croissance français étaient représentés par Christian Sunt (pour l’AdOC France) et Guy Dutron (pour le RESEDA signataire de la plate-forme AdOC).

Première constatation : ce fut un gros succès ! Environ 350 personnes le matin et plus de 500 l’après-midi !

Facile à évaluer, nous étions dans un amphi de 500 places et il n’y  avait pas de places assises pour tout le monde.

Nos amis belges étaient dans une démarche un peu différente de l’AdOC France. En France, nous avons adopté une plate-forme à Beaugency et, maintenant, nous approfondissons.

Nos amis Belges ont lancé leur débat interne en début d’année 2009. La réunion du 18 était donc un premier aboutissement.

La matinée fut consacrée à l’adoption de la plate-forme et à débattre des premières actions s’y rapportant.

L’après- midi nous avions droit à une première partie théâtrale avec le superbe Jean-Luc Piraux.

« Faut y aller » qu’il dit Jean-Luc. Il a fondé le Théâtre Pépite : http://www.theatrepepite.be/bio.html

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Si jamais il passe par chez-vous : COURREZ-Y !!!

Son histoire de cette vieille dame iconoclaste, pleine de bon sens qui élève ses poules et, pour tout dire, révolutionnaire est un petit chef-d’œuvre.

En plus, Jean-Luc est un quasi voisin puisqu’il est de Maredsous. Si vous voulez faire passer un bon moment à votre groupe, organisation, etc., et surtout si vous n’êtes pas un amoureux forcené de Sainte Croissance, voici une adresse en or :

Contact : Théâtre Pépite

Brigitte Petit et Jean-Luc Piraux
17, rue de Maredret
5537 Denée (Belgique)
Téléphone : +32 (0)71 79 86 93
theatrepepite@skynet.be

Il sera :

·  Au Botanique (Bruxelles), le lundi théâtre, le 26 octobre à 20h30
(02 / 226 12 11)

·  Au CC de Hotton, 55 rue des Écoles, le vendredi 26 février 2010 à 20h (084/41 31 43)

·  Au CCR de Verviers à l’Espace Duesberg, 7 Bld de Gerardchamp – 4800 Verviers, le 05 mars 2010 à 20h 30(087/39 30 30

COURREZ-Y OU VOUS MOURREZ IDIOT !

Jean-Luc Piraux photo Théatre PépiteJean-Luc Piraux – Photo Théâtre Pépite

Après ce Buster Keaton moderne qui a enchanté son public, deux débats introduits par :

- Christian Arnsperger. Docteur en sciences, économiques, chercheur au FNRS. Christian Arnsperger enseigne à la Chaire Hoover d’éthique économique de l’Université Catholique de Louvain. Son travail porte sur les fondements existentiels de l’économie, sur l’analyse critique du capitalisme, ainsi que sur l’épistémologie de la science économique. Il est l’auteur de différents ouvrages, parmi lesquels « Ethique économique et sociale » (2000) écrit avec Philippe Van Parijs, « Critique de l’existence capitaliste » (2005) dans lequel il prône une rupture avec le système économique en vigueur et « Ethique de l’existence post-capitaliste » (2009) où il propose des pistes individuelles et collectives en vue de cette rupture.

- Romain Felli, licencié ès Lettres en géographie, détenteur d’un master de recherche en pensée politique et diplômé de Sciences-Po (master), Romain Felli, est un spécialiste de l’histoire et de la philosophie de l’écologie. Il a écrit notamment « Les deux âmes de l’écologie. Une critique du développement durable », publié chez L’Harmattan et enseigne à l’université de Lausanne.

Inutile de dire qu’avec 500 personnes dans la salle, tout le monde n’a pu avoir la parole. Notre amie Martine Dardenne, voisine de la région de Couvin et chargée d’organiser les prises de paroles, n’a pas eu la tâche facile mais a assuré l’essentiel.

Au total, une journée riche en idées et propositions, conviviale, ouverte comme savent l’être nos amis belges quand ils ne sont inféodés à rien.

Merci pour leur accueil aux « historiques » :  Michèle Gilkinet, Martine Dardenne et Paul Lannoye …toujours « vert » à près de 70 balais !

Nul doute que nous nous reverrons.

Guy Dutron

Rencontre AdOC[1] – FASE[2] du 19 Octobre 2009 Compte – rendu

octobre 24, 2009 at 11:58 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Politique, Société, Solidarité, social | 2 Comments
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Rencontre AdOC[1] – FASE[2] du 19 Octobre 2009

Compte – rendu

Depuis l’origine, notre blog a une ligne de conduite : tout faire publiquement. Nous continuons.

Deux délégations de nos organisations se sont rencontrées le lundi 19 Octobre au siège de la FASE.

Elle comprenaient :

-         Pour la FASE : Gilles Monsillon et Pierre Laporte,

-         Pour l’AdOC : Anne Isabelle Veillot, Philippe Cathelain, Christophe Degennes, Vincent Liégey, Jean-Luc Pasquinet, Rocca Simon, Christian Sunt, Guy Dutron (RESEDA, signataire de la Plate-Forme de l’AdOC)

1) Point sur la FASE (Réunion de ADS, ACU, CNCU, Mai, Ecologie Solidaire, Alterekolo, Les Alternatifs) :

Il y a d’abord eu une rapide présentation de la FASE et de l’AdOC, toutes deux, jeunes mouvements politiques en construction.

La FASE nous indique qu’elle vient de décider de signer l’Appel de Miremont, pour le Rassemblement de l’Ecologie Radicale

2) Convergences-divergences :

-POUVOIR : La FASE souhaite arriver à fédérer les forces de la gauche de la gauche (du PCF au NPA, du PG à la Décroissance) afin de créer un mouvement politique suffisamment fort pour prendre le pouvoir.

La démarche de l’AdOC s’inscrit dans une critique radicale de cette illusion héritée de la gauche traditionnelle qu’il suffirait de prendre le pouvoir pour changer la société. Là où la FASE souhaite fédérer pour ensuite construire un projet commun, l’AdOC privilégie plutôt la démarche contraire, de construire un projet radical, donc cohérent, et ensuite de le proposer au débat public et le soumettre au mouvement social

-STRATEGIE : La FASE a questionné l’AdOC, sur les limites de sa stratégie politique face à l’urgence sociale et environnementale de la crise actuelle, en prenant l’exemple des quartiers défavorisés. L’AdOC a mis en avant l’importance de sortir de l’argument de la nécessité pour arriver à proposer un projet qui a du sens. Elle a aussi rappelé qu’elle mettait en avant un certain nombre de propositions concrètes permettant de répondre à ces problèmes (dotation inconditionnelle d’autonomie par exemple). Enfin l’AdOC rappelle l’importance, et ainsi la pertinence du mot Décroissance, d’ouvrir des débats de fond face à cette crise anthropologique inédite qui ne trouvent pas de solutions dans les vieux schémas de pensée.

-REGIONALES 2010 : La démarche unitaire pour les élections régionales lancée par le NPA, à laquelle participe la FASE et qui s’inscrit dans une stratégie politique proche de celle de la FASE a été  critiquée par l’AdOC. Toutefois l’AdOC va publier prochainement un appel d’ouverture pour les élections régionales dans une démarche inverse, c’est-à-dire en proposant un tronc commun de propositions “pour sortir les régions du capitalisme et du productivisme ,et y vivre mieux”. Néanmoins l’AdOC souhaite suivre de près les débats de fond qui suivront la démarche  fédérative.

3) La FASE et l’AdOC se sont mis d’accord :

- Pour débattre ensemble sur le fond dans le cadre des élections régionales.

- Pour organiser des débats communs, ouverts et publics sur différentes thématiques, comme par exemple leurs divergences en terme de stratégie politique.

-   Pour répondre aux invitations de la FASE dans toutes les régions concernant les Ateliers Forum


[1] AdOC : Association des Objecteurs de Croissance.

[2] FASE : Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique

Plus de 200.000 visites sur notre blog.

octobre 24, 2009 at 11:37 | In Altermondialisme, Caisse des dépots, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 2 Comments
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Plus de 200.000 visites sur notre blog.

Il y a peu, le 12 août de cette année, nous titrions :  150 000 lectures sur notre blog

Depuis cette date, notre blog a continué sa progression. De 500 à 600 visites par jour d’abord, nous sommes passés à 700, puis à 800.

Les chiffres de ces derniers mois parlent d’eux-mêmes :

-         13.300 en avril,

-         15.000 en Mai et Juin,

-         15.600 en Juillet (malgré les vacances),

-         19.400 en août,

-         22.400 en septembre

-         ce mois-ci, nous dépasserons les 25.000 visites.

Depuis une dizaine de jours, notre blog dépasse régulièrement les 1.000 visites par jour.

Ce soir 24 octobre à minuit ou dans la nuit, notre blog passera les 206.000 visites. Il en est, à l’heure où nous écrivons à 205.949 ….et le compteur tourne.

L’article le plus lu : Tout est bon dans l’cochon sauf les dioxines mais s’il n’y avait que ça !! l’a été 5720 fois. Ben, mon cochon ! La grippe dite porcine doit y être pour quelque chose ou alors, vous voulez nous signifier que notre blog n’est pas ….cochon !!!

Les articles les plus populaires reflètent bien ce que nous voulions faire : un blog divers, généraliste, qui explique et donne à penser.

Avec 3800 lectures : Crise Economique USA Japon Espagne Allemagne Belgique France de la stagflation à la récession.

Mais Sarkozy n’est jamais bien loin et Dédicacé à Nicolas Sarkozy : Napoléon le Petit par Victor Hugo affiche une belle santé avec près de 2500 lectures. A la tienne, le P’tit !!

Vous aimez aussi, l’Histoire, les évènements historiques et les chansons :

Il y a 68 ans, le 10 mai 1940, Hitler envahit la Belgique

a été lu 1710 fois.

Quand on jumelle les deux cela fait 1200 lectures en peu de temps pour : L’Histoire en Chansons

Bref, vous nous faites plaisir et nous encouragez à continuer de vous parler aussi :

- de géopolitique : plusieurs articles lus plus de 1500 fois dont : Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU La première : Nom de Code Genesis Project

- de la crise de la social démocratie : plus de 1500 fois aussi, avec : En France, en Belgique, en Europe, la social démocratie va mal …. Je fus, tu fus, Donfut !!!

-        d’alter mondialisme : L’URGENCE ALTERMONDIALISTE a été lue plus de 1000 fois,

-        de Féminisme : en quelques jours Féminisme : Louise Michel grande figure de la Commune de Paris et du Mouvement ouvrier à été lu 700 fois !

-        Même le Vatican se prend une avoinée avec 1500 lectures pour : Benoît XVI veut béatifier Pie XII une inquiétante dérive de l’église catholique officielle se poursuit.

Bien fait pour le papy réactionnaire !

Enfin, vous aimez aussi les informations plus pointues ou plus locales ; par exemple :

-         Les turpitudes de notre « Val Joly » Val Joly stop ou encore ? Naturiste ou à poil ???? ont intéressé 750 lecteurs,

-        Celles de la Caisse des Dépôts dépassent les 1200 lectures avec notamment : Avec la vente de 34000 logement d’ICADE et le projet de scission de Dexia la Caisse des Dépôts toujours aux ordres vend les bijoux de famille.

Mais notre blog vous distrait aussi comme en témoignent les centaines de lectures sur les articles concernant Joan Baez, Bechet, Armstrong, Kid Ory, Boris Vian ou Myriam Makeba …avec les liens vers leurs œuvres, bien sûr.

Merci encore aux ami-e-s qui publient aussi sur ce blog : à Geneviève, à Hélène, à Dominique, à Michel, à Monique…..

Ils, elles nous aident à en faire ce qu’il est, finalement : un outil de communication politique et d’éducation populaire en ces temps de vaches maigres où nous ne pouvons guère compter que sur nous-mêmes.

Guy Dutron

25 – 10 – 2009

Il y a 80 ans le Krach du Jeudi Noir 24 Octobre 1929

octobre 23, 2009 at 11:01 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Mémoire et histoire, Politique, Société, social | 1 Comment
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Il y a 80 ans le Krach du Jeudi Noir 24 Octobre 1929

- I :  Les Roaring 20’s : Les années 20 rugissantes :

Durant les années 1920, les États-Unis connaissent une période de prospérité mal répartie : dans l’agriculture les salaires et les prix chutent. Dans le même temps, de nouvelles industries (radio, cinéma, automobile et chimie) sont florissantes grâce une consommation soutenue.

Le secteur aéronautique s’installe essentiellement dans les états de l’Ouest, Californie en tête. Les premières grandes compagnies aériennes américaines se développent : (TWA, American Airlines, United Airlines). Charles Lindbergh est le premier à traverser l’océan Atlantique sans escale. Il relie New York à Paris les 20 et 21 mai 1927, à bord du Spirit of Saint Louis. La modernité et la confiance en l’avenir sont symbolisées par la tendance Art Déco dans les gratte-ciel de New York : Chrysler Building, Empire State Building et Rockefeller Center.

Toutes les régions ne profitent pas de cet essor économique : le standard de vie dans les zones rurales chute incroyablement derrière celui des zones urbaines et périphériques. Dès 1920, la majorité des Américains vit en ville. Celles-ci connaissent des améliorations très importantes dans la planification urbaine et du logement. Le boom se ressentit dans l’augmentation du niveau des crédits ainsi que dans les marchés boursiers, qui atteignent des niveaux dangereusement élevés et spéculatifs. En 1929, un ouvrier américain peut s’acheter une voiture alors qu’il faudra attendre les années 1955 – 60 en France pour voir pareil pouvoir d’achat

- II : Les premiers signes de la crise :

La crise américaine de 1929 ne date pas du Krach.

Malgré une grande prospérité, dans les années 20, le pays se referme sur lui-même. Les barrières douanières protectionnistes sont renforcées (tarif Fordney- McCumber, 1922) tandis que la xénophobie (limitation de l’immigration, activités du Ku Klux Klan) et le mouvement de prohibition se développent.

Vers 1925, développant une production industrielle de masse, les États-Unis fournissent 44% du charbon et 51% de l’acier mondial, grâce à une forte concentration de l’industrie et à de nouvelles méthodes de rendement et d’organisation du travail- le Fordisme[1]. La crise est certes brutale dans l’enchaînement des évènements, mais les premiers signes sont antérieurs à 1929.

• Le XXème siècle débute sur une hégémonie américaine, à la suite du soutien logistique et en armement, à la première guerre mondiale, les États-Unis ont assuré la victoire aux Alliés. Les Américains sont confiants et consomment de plus en plus à crédit. Les résultats des entreprises s’envolent. Les titres boursiers montent inexorablement. Certains Américains investissent des milliards de dollars en Bourse, après avoir emprunté aux banques et gagé leur maison

• A la suite du plan Dawes en 1924, l’Allemagne paie bien les réparations de 1925 à 1930, et la France utilise ces sommes pour rembourser les États-Unis. Le plan Young de 1929 détermine les paiements de l’Allemagne désormais échelonnés jusqu’en 1988 ; mais ce projet s’effondre du fait de la crise économique mondiale qui se déclenche le jeudi 24 Octobre 1929 à Wall Street.

• Depuis 1925, la mécanisation de plus en plus forte de l’agriculture, entraîne la réapparition d’une surproduction, qui de plus est concurrencée par de nouveaux pays producteurs. Les plus petits agriculteurs américains dont les salaires sont en baisse quittent leurs terres au rythme de 600.000 par an.

• Les banques se sont regroupées en trois grands groupes: Mellon, Morgan, Rockfeller. Cette concentration si elle est une preuve de dynamisme, montre également les faiblesses de l’économie américaine, en effet moins il y a d’établissements bancaires plus le risque est grand d’encourir des difficultés financières

• A partir de 1925, la production industrielle stagne, si le marché intérieur semble saturé, les exportations permettent aux entreprises de conserver un certain dynamisme. En 1928, l’industrie automobile est en surproduction.

• Dès 1926, la croissance trop rapide de la production, le développement anarchique du crédit, et une confiance excessive dans le libéralisme favorisent une importante spéculation.

• A partir de 1927, les taux d’intérêts montent de 4,06% à 7,6%. Cette hausse s’explique à la fois par l’augmentation des achats à crédit tant pour l’investissement en actions que pour l’achat de biens d’équipement. La seconde cause de cette hausse des taux est l’exportation par les États-Unis d’importantes masses de capitaux à l’étranger.

Même en 1929, après près d’une décennie de croissance économique, plus de la moitié des foyers américains vivent près ou sous le seuil de subsistance : ils sont trop pauvres pour prendre part au grand boom de la consommation des années 20, pour acheter voitures, maisons et autres biens que l’économie industrialisée produisait, trop pauvres même pour se payer nourriture et logement minima. Tant que les entreprises étendent leur arsenal de production (usines, entrepôts, équipements lourds et autres investissements), l’économie est florissante. A la fin des années 20, cependant, les investissements ont créé plus d’espaces de production que nécessaire, et les usines produisent plus que les consommateurs ne peuvent acheter.

L’économie de la nation a commencé à montrer des signes de mauvaise santé plusieurs mois avant octobre 1929. Les stocks de produits de tous types étaient trois fois plus importants qu’une année avant (indication que le public n’achetait pas les produits aussi rapidement que par le passé); d’autres indicateurs – production industrielle, prix du gros, fret – étaient à la baisse.

Entre 1926 et 1929, les dépenses en construction chutent de 11 milliards de dollars à moins de 9 milliards. Les ventes d’automobiles commencent à chuter plus tard, mais dans les neuf premiers mois de 1929, elles déclinent de plus d’un tiers. Une fois que ces deux industries cruciales commencent à faiblir, les autres secteurs ne sont pas assez forts pour absorber le manque de diversification.

Dans toutes ces industries, la surproduction tire les prix et les profits vers le bas. Les salaires ne montent pas assez vite pour permettre aux consommateurs d’acheter tous les nouveaux logements et produits domestiques disponibles. Le commerce extérieur est restreint par un protectionnisme grandissant dans le monde industrialisé. Ceux qui le peuvent spéculent. En 1929, il y a un peu plus d’un million de boursicoteurs à Wall Street. Mais, ce qui décuple la spéculation c’est l’achat à crédit.

Si vous voulez acheter des actions, il vous suffit d’en payer 10% cash ; les banques vous prêteront les 90 % restants à court terme. C’est dans cette pratique que réside le mécanisme du Krach de 1929 et, surtout, sa diffusion à la sphère économique et sociale.

- III : Le KRACH :

Le jeudi 24 octobre 1929, Jeudi Noir ou “Black Thursday” la bourse baisse, 13 millions d’actions sont vendues dans la journée, sans trouver d’acquéreurs. Un nouvel afflux d’ordres de vente trouve son paroxysme le mardi 29 octobre. Alors que les séances précédentes ont été relativement calmes, les volumes du 29 Octobre touchent un nouveau plus haut avec 16 millions de titres échangés.

Pour tenter de freiner la chute de la bourse de Wall Street, les grandes banques dirigées par Morgan rachètent toutes les actions en circulation. La bourse se redresse mais s’effondre de nouveau quand les banques essaient à leur tour de revendre ces actions. Leur situation financière devient très difficile surtout lorsque les particuliers décident de retirer leurs dépôts en banques. Certains établissements bancaires font faillite.

Au 1er Janvier 1930, les principales valeurs ont perdu 25% de leur valeur. Des titres comme Du Pont de Nemours ont abandonné 90% de leurs valeurs, 96% pour Daimler Chrysler.

Pour écouler leurs stocks, de nombreuses entreprises baissent leurs prix, ce qui entraîne une baisse des salaires et une réduction du pouvoir d’achat. La plupart des entreprises qui vivaient à crédit se retrouvent dans l’incapacité de rembourser leurs emprunts, et sont obligées de fermer.

-                     1) Les boursicoteurs détiennent des grandes masses d’actions achetées à crédit ; des entreprises ont aussi de gros crédits dans leurs comptes ….

-                     2) Le Krach boursier retire toute la confiance restant aux consommateurs, aux entreprises et  aux institutions financières dont les créanciers ne peuvent rembourser les prêts accordés en Bourse.

-                     3) Les banques entrent dans le rouge et sont extrêmement réticentes à investir.

-                     4) L’économie sombre dans une dépression très grave, connue par les Américains sous le nom de “Grande Dépression”. Elle est marquée par des niveaux extrêmes de chômage, des investissements négligeables, et des prix et salaires en chute libre.

En réponse à la dépression, le Congrès et l’Administration Hoover déclenchent une politique douanière plutôt isolationniste et par décrets tente de maintenir les prix pour les fermiers, et de lancer un programme de grands travaux publics, pensant que le gouvernement fédéral se devait de maintenir le niveau de l’emploi. Ces efforts sont sans précédents, mais la Dépression en a raison: les indices des prix, profits, production, et chômage empirent.

- IV : Les leçons aujourd’hui :

Le Krach de 1929 a des points communs avec la crise actuelle mais il a aussi de grandes différences et notamment, aujourd’hui, l’existence des banques centrales qui ont su jouer un rôle d’amortisseur à la crise.

Il n’en reste pas moins que nous n’avons toujours pas tiré les leçons de la crise actuelle. Cette crise est évidemment la crise de la bulle spéculative issue de la Mondialisation et de la Globalisation financière qui l’a accompagnée. La crise dite « des subprimes » ne fut que le détonateur.

Avec la crise actuelle, la bulle initiale a perdu une partie de son ampleur ; disons environ 50 % de son volume.

Mais la spéculation est déjà repartie de plus belle, gonflant une nouvelle bulle et préparant de la sorte une nouvelle crise.


[1] Le fordisme est un mode de développement de toute entreprise (ou d’organisation du travail) qui apparait en 1908, inventé par Henry Ford (1863 – 1947), fondateur de l’entreprise du même nom, et reprenant les principes d’une autre organisation du travail, le taylorisme ou organisation scientifique du travail (ou OST) en y ajoutant d’autres concepts comme notamment le travail des ouvriers sur convoyeur. Le travail à la chaîne.

Rassemblement pour la commémoration des massacres du « 17 octobre 1961 » Communiqué de presse du Réseau Féministe « Ruptures »

octobre 17, 2009 at 12:30 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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Rassemblement pour la commémoration des massacres

du « 17 octobre 1961 »

Communiqué de presse du Réseau Féministe « Ruptures »


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Paris, Pont Saint Michel, 17 octobre 2009

Signataires de l’appel au rassemblement organisé chaque année par le Collectif 17 octobre 1961, les membres du réseau féministe « Ruptures » tiennent à témoigner leur soutien.

La mémoire se réfère aux plus humbles des dominés et des opprimés. Jamais le nom des victimes d’un passé colonial sans gloire n’a eu la reconnaissance publique de voir leur nom sur la plaque d’une rue, d’un square. Et si parfois leur disparition est mise en avant ce n’est que pour en faire des martyrs d’une cause qui en définitive les instrumentalisent car le plus souvent l’oubli leur sert de linceul. C’est pour ne pas oublier que nous sommes ici, ensemble.

Les femmes ont longtemps été colonisées par le système patriarcal, durant des siècles, elles ont dû lutter pour obtenir une juste égalité qui n’est pas encore totalement acquise. C’est pourquoi nous avons été solidaires de tous ceux et celles qui ont été colonisés opprimés et dominés et à ceux et celles qui en refusent encore aujourd’hui la reconnaissance de ce passé douloureux. C’est au grand jour que doit se dire, s’inscrire ces moments noirs d’histoire où des hommes et des femmes ont souffert pour la joie d’autres hommes qui se croyaient leur maître. Ce n’est pas tant le repentir de ces puissants du temps passé que nous souhaiterions, ce qui est bien plus important c’est la reconnaissance des esclaves, des dominés, des colonisés dans leur dignité d’hommes et de femmes, c’est-à-dire leur dignité d’êtres humains.

Pour celles et ceux qui, comme moi, ont vécu ces tragiques heures du 17 octobre 1961, résonne encore l’écho de la brutalité intolérante, intolérable et injuste de cette triste journée. Nous nous sommes construits, et nous avons construit depuis, notre combat militant pour refuser que tout cela se reproduise.

Toutes celles et ceux qui ont eu la dignité de se révolter, de s’insurger à cette époque se sont souvent retrouvés à travers les luttes dans des mouvements différents. Ce souvenir partagé nous a permis de tisser des solidarités. Ces liens qui nous unissent sont porteurs de souvenirs gravés dans nos cœurs. Il est temps que l’action de se soutenir soit aussi inscrite au fronton des lieux publics en l’honneur de ceux et celles qui ont injustement péri et souffert.

Souvenir de toutes les violences commises dans ces moments tragiques dans les offices de polices, dans les rues, sur les quais de la Seine ou dans les bouches de métro, ou entre autres, encore aujourd’hui dans les camps de rétention dont aucune condamnation de responsable ne pourra plus atténuer le deuil. Pour les générations à venir, ces souvenirs de nos sœurs et de nos frères doivent ouvrir nos yeux, nos cœurs et nos consciences et les chemins d’une possible égalité, juste et partagée.

Paris, 17 octobre 2009.

Contact : Monique Dental

Animatrice du Réseau Féministe « Ruptures »

Tél : 01 42 23 78 15 – 06 73 44 78 65

courriel : monique.dental@orange.fr

Mise au point  du Réseau Féministe « Ruptures »

Concernant le déroulement du rassemblement du Collectif Vérité et Justice

pour la commémoration des massacres du « 17 octobre 1961 »

Le Réseau Féministe « Ruptures », signataire de l’Appel du Collectif 17 octobre 1961 Vérité et Justice depuis plusieurs années, a commémoré cette année encore, sur le pont St Michel à Paris, le 17 octobre 2009, l’assassinat par la police française de centaines d’Algériens venus manifester pacifiquement le 17 octobre 1961.

Comme cela était prévu par les organisateurs, Monique Dental, en tant que fondatrice et animatrice de l’association devait intervenir pour rappeler le rôle des femmes algériennes pendant ces terribles heures. Après les trois premières interventions de Mehdi Lallaoui, de représentants du MRAP et de la LDH écoutées dans le calme, alors que Monique Dental venait de commencer la lecture de la déclaration, elle a d’abord été brutalement interrompue par les Indigènes de la République et d’autres personnes. Ensuite, sa voix a été entièrement couverte par un chant diffusé par la sono dont cette association s’est emparée.

Cette censure brutale d’une parole de femme militante évoquant d’autres femmes résistantes, cette attitude liberticide, voire terrorisante ont eu pour résultat de saccager la cérémonie et de bafouer les raisons pour lesquelles nous nous réunissons depuis de nombreuses années. Elles nous interrogent sur les motivations réelles de la présence de cette association qui n’était pas signataire de l’Appel du Collectif 17 octobre 1961 Vérité et Justice.

Nous condamnons ces pratiques inquiétantes qui instrumentalisent la mémoire des victimes algériennes du 17 octobre 1961. Depuis de nombreuses années, nous avons su nous rassembler dans l’unité et la dignité et nous entendons continuer dans cet esprit jusqu’à ce que l’Etat français satisfasse nos demandes.

Fait à Paris, le 21 octobre 2009.


Sarkozy père et fils dans la tourmente !

octobre 17, 2009 at 1:29 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Politique, Société, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 4 Comments

Sarkozy père et fils dans la tourmente !

Sarkozy pere_et_fils_1

Au nom du Père d’abord :

La cote de popularité de Sarkozy en baisse à 38%, selon Ifop !

La cote de popularité de Nicolas Sarkozy perd un point en octobre à 38% d’opinions positives, selon le baromètre Ifop pour Le Journal du Dimanche à paraître samedi.

Au total, 61% des personnes interrogées jugent défavorablement l’action du chef de l’Etat (contre 60% en septembre).

Faut dire qu’il y met de la constance, le P’tit ! Vous le verrez plus bas !

Au nom du Fils ensuite :

Son installation à la tête de l’Epad a pour cadre un simulacre d’élection.

51% des sympathisants de droite estiment que la probable arrivée de Jean Sarkozy à la présidence du conseil d’administration de l’Epad (Etablissement public d’aménagement de La Défense) constitue « plutôt une mauvaise chose », selon un sondage CSA pour Le Parisien.

Le clan des sarkosiens

Pourquoi le « clan du 92 », toujours emmené par Nicolas Sarkozy, prend-il un tel risque à cinq mois des élections régionales ?

Une nomination et non une élection :

Peut-on parler de nomination ? Selon les textes, non. Le décret qui régit l’Epad est limpide : « Le président est élu pour la durée de son mandat d’administrateur. » Et d’ailleurs la quasi totalité de la majorité UMP, qui a fait bloc -face aux caméras tout du moins- derrière Jean Sarkozy, n’a pas manqué de le rappeler, François Fillon en tête, mardi sur RTL :

« Ce président du conseil d’administration est élu. Il n’est pas nommé, il est élu. J’entends toute la journée sur les ondes depuis hier [lundi] soir, dire que le président est nommé. Le président n’est pas nommé. Il est élu et il est choisi, c’est la loi qui le dit, parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine. »

Le Premier ministre se trompe et force un peu sur la carabistouille !! En effet, le président de l’Epad peut être élu parmi les 18 administrateurs. D’autre part, en regardant ledit décret de plus près, on s’aperçoit qu’il est usurpé de parler d’élection au sujet de Jean Sarkozy vu les électeurs en question.

- 1) Il a été désigné pour devenir administrateur par les membres du groupe UMP-Nouveau Centre-Associés du conseil général des Hauts-de-Seine, dont le président de groupe est lui-même. Autant dire que cela a commencé par une formalité.

-2) Le 4 décembre, lors du conseil d’administration de l’Epad qui devra élire le prochain président de l’établissement public, Jean Sarkozy n’aura qu’à réunir sur son nom « la majorité absolue des membres présents » pour être élu, soit au moins 10 administrateurs si les 18 sont présents.

-3) Or, ce Conseil d’administration comprend neuf représentants des ministères compétents qui sont nommés par le gouvernement, en fonction de leur docilité donc ! Si vous ajoutez la voix de Monsieur Fils lui-même et celle de Patrick Devedjian, ça fait : 9 +2 = 11 CQFD.

Ni vu ni connu, j’t’embrouille !! Franchement, heureusement qu’on est là !!!

ça commence à sentir le fromage

Et ce n’est pas fini, nous vous promettons quelques gratinées sur les projets avortés de l’EPAD et des finances en grand deuil !!

Au nom du Saint-Esprit alors ??

Carrrrrramba !! Encore rrrrrraté, Alcazar !!

Car ces branquignols, c’est pas l’Esprit qui les étouffe !

Monsieur Fils n’en finit pas de finir son droit. Déjà deux ans de droit tout de même ….et tout le reste de travers , peut-être ?????

L’heureux papa n’est pas en reste !

Sur le SMIC :

Nicolas Sarkozy a déclaré que 50 % des français sont au SMIC. clin d'oeil

En l’absence de bases adéquates (seuls l’INSEE ou le ministère du travail les détiennent), le chiffre brut français de smicards en 2006 = salariés temps pleins et partiels, salaire de base au 1er juillet dans le secteur privé non agricole  soit 15,1%. C’est déjà pas mal mais quel petit nul, ce petit !!

Sur les prélèvements obligatoires :

Nicolas Sarkozy déclare “Si je suis au pouvoir, en dix ans, je baisse les prélèvements obligatoires de quatre points“. Or Thomas Piketty, expert économique et professeur à l’EHESS, explique que cela correspond à 68 milliards d’euros en moins, c’est à dire la somme de l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les successions, et l’impôt sur la fortune.top secret clignotant

COUPABLES !

Depuis les States, lors de l’interview devenue célèbre, il juge coupables des gens qui ne sont que PREVENUS !singe qui applaudit

LE TROU ! singe clin d'oeil

Moins remarquée vue l’énormité de la précédente : dans la même interview, le Nano vagal affirme que le CO² (gaz à effet de serre) provoque le trou dans la couche d’ozone !!! Pfffffffffffffffff ! On en pisse dans notre froc !

En fait, il y a bien un trou dans une couche et nous, on sait bien où l’une et l’autre  se trouvent !!!

smiley avec loupe

A l’ère du néolibéralisme la liquidation des Biens Publics en France

octobre 16, 2009 at 2:33 | In Altermondialisme, Caisse des dépots, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | Leave a Comment
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A l’ère du néolibéralisme la liquidation des Biens Publics en France

Crise terre en lambeaux

En France la liquidation des biens publics se poursuit depuis une trentaine d’années dans la ligne de la mondialisation capitaliste et de la globalisation financière.

La liquidation est mondiale : privatisations massives imposées aux pays du Tiers-Monde par le F.M.I, mainmise sur les anciens pays de l’Est, bradage des biens publics en France.

L’EXEMPLE Français :

De 1933 à 1982 : période de constitution du Bien Public en – - France

– 1933 : Air France ;

-         1937 : SNCF ;

-         1944-45 : Charbonnages de France ;

-         1945 : Renault, Banque de France, BNCI, CNEP, Crédit Lyonnais, Société Générale ;

-         1946 : assurances, création d’EDF-GDF, AFP, Compagnie Générale Transatlantique

-         Fin 1980, le secteur public productif comprend les 32 groupes :

  • Industrie : Aquitaine chimie, Bureau de recherches géologiques et minières, Charbonnages de France, Commissariat à l’énergie atomique, Compagnie française des pétroles, EDF, GDF,
  • Entreprise minière et chimique, Entreprise recherche activité pétrolière, Institut de développement industriel, Renault, Société nationale d’étude et de construction de moteurs d’aviation, Société nationale industrielle aérospatiale, Société nationale des poudres et explosifs,
  • Transports, communications : Agence Havas, Air France, Compagnie française des câbles sous-marins et de radio, Compagnie générale maritime et financière, RATP, SNCF, Société nationale des entreprise de presse, Société nouvelle de radiodiffusion, Télédiffusion de France,
  • Banques et assurances : Banque nationale de Paris, Caisse des dépôts et consignations, Caisse nationale des marchés de l’Etat, Centrale assurances générales de France, Crédit Lyonnais, Société centrale du GAN, Société centrale-Union des assurances de Paris, Société financière pour le développement des équipements collectifs, Société générale.

En 1981-1982 : les effectifs des groupes du secteur public, hors Seita et PTT, représentent 1 763 000 salariés (contre 1 088 000 en 1980) soit 16% des salariés et 40% des immobilisations des sociétés soumises à l’imposition sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux.

Avec les nationalisations, 14 groupes s’ajoutent aux précédents :

-         Industrie : Alsthom-Atlantique, Compagnie des machines Bull, Compagnie générale d’électricité, Saint Gobain Pont-à-Mousson, Thomson Brandt, Usinor, Péchiney Ugine Kuhlmann, Rhône-Poulenc, Sacilor),

-         Banques et assurances : Banque industrielle et immobilière privée, Compagnie financière de Suez, Crédit chimique, Crédit commercial de France, Financière de Paris et des Pays-Bas.

-         Il convient d’ajouter 6 groupes où les participations publiques deviennent majoritaires :

  • Industrie : ITT- Société de produits industriels, Matra, Roussel Uclaf, Société centrale d’étude Marcel Dassault,
  • Banques : Banque Rothschild, Banque Worms.

De 1986 à 2006 : L’ère des dénationalisations  totales ou partielles :


En 1986-88 : gouvernement Chirac 13 milliards d’euros :

-         Industrie : Saint Gobain, Compagnie générale de constructions téléphoniques, Matra,

-         communications : Agence Havas, TF1, Sud radio,

-         Banques et assurances : Mutuelle générale française accidents, Mutuelle générale française vie, Banque du bâtiment et des travaux publics, Banque industrielle et immobilière privée, Société générale, Compagnie financière du crédit commercial de France, Compagnie financière de Paribas, Compagnie financière de Suez.

En 1992 : gouvernement Bérégovoy : Industrie Total,


En 1993-97 : (gouvernements Balladur et Juppé : 26,4 milliards d’euros

-         Industrie : Elf, Rhône-Poulenc, Seita, Usinor, Péchiney, Renault, Bull),

-         Banques et assurances : BNP, BFCE, UAP, AGF

En 1997-2002 : gouvernement Jospin : 50 milliards d’euros

-         Industrie : Thomson, Aérospatiale, EADS, Renault ;

-         Communications : France-Telecom, Air France, Autoroutes du Sud de la France, SMC, RMC, SFP, TDF,

-         Banques et assurances : CIC, Crédit Lyonnais, Banque Hervet, CNP, GAN,


En 2002-2006 : gouvernement Raffarin puis De Villepin : de l’ordre de 100 milliards d’euros :

-         Industrie : EDF-GDF, Snecma, GIAT Industries, Areva, Direction des Chantiers Navals, Arsenaux,

-         Transports et communications (France Telecom, SNCM, ASF, Aéroports de Paris, Air France,

-         Banques et assurances : Caisse centrale de réassurance.

Cette liste ne prend pas en compte les opérations en cours qui sont souvent le prélude à la privatisation :

-         à la SNCF,

-         à la RATP,

-         à La Poste,

-         à la Banque de France,

-         à la Caisse des Dépôts et Consignations

En 2007, il ne reste plus rien du secteur public industriel.

Le secteur public social en voie de destruction massive :

-         Le patrimoine administratif : terrains, infrastructures, immeubles, monuments historiques – soit 1100 milliards d’euros -  est en cours de vente,

-         En 2004  commence la vente :

  • la vente du patrimoine des Hôpitaux de Paris – hôpital Laennec, classé monument historique, et hôpital Boucicaut,
  • la vente des immeubles du Quai d’Orsay à des fonds de pensions américains,
  • l’immeuble de l’Imprimerie nationale, elle-même en cours de démantèlement, est vendu en 2004 à la société américaine Carlyle,
  • Une agence est créée : l’Agence des propriétés immobilières de l’Etat à statut d’E.P.I.C ; elle acquiert les biens, les reloue à l’Etat (sic) avant la revente à des investisseurs privés.

Le patrimoine historique se délabre entre « décentralisation » et musées que l’on détruit : Musée de l’Homme, Musée national des arts africains et océaniens, Musée des arts et traditions populaires, et que l’on vide.

La protection sociale : – assurance maladie, accidents du travail, retraites -  est démantelée au profit de l’épargne individuelle et des assurances privées. Le chômage devient également source de profits substantiels pour le privé.

-  l’ANPE perd le monopole du placement ouvert aux agences privées. Il s’agit des sociétés d’intérim, notamment, qui obtiennent des ASSEDIC de mirobolants contrats de « promesses de placement »

Les biens d’usage collectif :

sites, espace public, eau, écosystèmes, subissent dégâts et privatisation :

-         destruction de bâtiments et de quartiers historiques,

-         bétonnage des côtes : le déjà faible budget du Conservatoire du littoral a été divisé par trois en 20 ans,

-         défigurations des paysages,

-         multiplication des autoroutes et autres voies de « contournement »,

-         mainmise sur l’eau par les entreprises privées,

-         baisse du financement et privatisation en cours de l’archéologie préventive depuis 2004 : les entreprises privées effectuent les fouilles,

-         pollution de l’air et du sous-sol,

-         augmentation des risques majeurs du nucléaire civil par l’introduction en Bourse en 2004 de 35% du capital d’Areva – ex COGEMA et Framatome -  Sarkozy était alors Ministre de l’Economie.

COMMENT FAIT-ON ?

-         corruption des responsables politiques et administratifs et impunité,

-         modifification de la législation :  le décret du 23/12/98 permet au musée du quai Branly, dit des « arts premiers » de vendre ses collections,

-         la loi du 11/12/2001 permet la cession des biens immobiliers de l’Etat au privé. Le ministre de l’économie, Sarkozy l’ami des patrons, accentue, par ordonnance du 19/08/2004 le mouvement qui permet la vente au privé des immeubles de bureaux sans avoir à respecter la procédure de déclassement.

  • Cession à prix bradés,
  • abandon de créances,
  • frais fictifs,
  • tout cela est possible ! Les infractions sont légion : abus de biens sociaux, pots-de-vin, faux-bilans.
  • Les responsables impunis, sont souvent récompensés  par des parachutes dorés, indemnités et des retraites douillettes.

-         Les privatisations sont précédées, quand elles risquent d’être impopulaires, par le laisser aller voire le creusement volontaire des dettes de groupes qu’on laisse comme dans le privé faire des investissements aventureux et/ou délictueux : Crédit Lyonnais, EDF, France Telecom..).

-         Quand ça ne suffit pas, le gouvernement s’abrite derrière les directives européennes :

  • « libéralisation » du fret ferroviaire,
  • des marchés publics de l’eau, des transports, des télécommunications, de l’énergie, des services portuaires,
  • Mais ces directives sur lesquelles il verse des larmes de crocodile, il LES A ADOPTEES !!!!
  • Et l’O.C.D.E fournit les modes d’emploi !

-         La sous-évaluation des biens publics livrés aux copains et aux coquins est systématique,

  • en surestimant l’endettement par exemple
  • Pour EDF : en 2005, 20% des actions GDF ont été vendues 4,5 milliards d’euros pour une valeur de 6 milliards,
  • le GAN a été vendu à un tiers de sa valeur,
  • ASF a été vendue à 49% par Jospin en 2002 pour 1,8 milliards d’euros alors que ces autoroutes étaient estimées à 6,3 milliards,
  • Total bradé pour quelques milliards d’euros par Bérégovoy vaut aujourd’hui 125 milliards d’euros,
  • La vente des 1300 appartements de la Banque de France est réalisée en bloc et non à la découpe…gros profits en vue pour les repreneurs,
  • la Snecma est bradée en 2004 à General Electric,
  • la SNCM renflouée par l’Etat est vendue pour une bouchée de pain à la Connex – filiale de Vivendi- et à un fonds de pension contrôlé par un ami du premier ministre De Villepin

-        Les techniques utilisées :

  • la vente totale ou partielle des entreprises publiques,
  • le démantèlement par filialisation avant vente des filiales les plus rentables,
  • le recours massif à la sous-traitance (informatique, communications, distribution, transports, maintenance, nettoyage, restauration…) et à la délocalisation.
  • Pour mieux vous entuber, on appellera ça « externalisations »
    • On peut vendre les murs pour les louer ensuite : c’est le cas à France-Telecom désormais locataire de 95% de ses surfaces, à la SNCF (gares), et dans les hôpitaux !
    • On peut aussi vendre les véhicules de transport pour les louer après : La Poste (60000 véhicules), France-Telecom (48000 véhicules), EDF (50000 véhicules, SNCF (13000 véhicules), et aussi Bercy, les collectivités locales, les HLM…tout cela au profit d’une société de location comme Leaseplan, filiale de la banque ABN AMRO qui achète à prix réduit et loue à prix maximum. ABN AMRO a été acquis par un consortium de trois banques – Fortis, RBS et Santander – en octobre 2007. Le 3 octobre 2008, l’Etat néerlandais rachetait les intérêts d’ABN AMRO détenus par Fortis, remplaçant Fortis au sein du holding RFS et prenant la direction des activités d’ABN AMRO
    • la technique de l’asphyxie budgétaire qui conduit la recherche publique à se soumettre aux demandes des groupes privés en échange de financement. On vous concocte de jolis OGM !

QUI SONT LES PREDATEURS ?

Ces requins qui tapent gaiement dans les bancs de menus fretin que nous sommes sont :

-         Pour l’essentiel de grandes sociétés multinationales :

  • celles qui ont leur siège en France : Vivendi, Lyonnaise des eaux, Bouygues, Bolloré, Total, Lagardère, Dassault, Crédit agricole, Carrefour,
  • de grands groupes financiers multinationaux. En 2004 les fonds spéculatifs d’investissement – les actifs sous gestion de fonds d’investissement – représentaient 6200 milliards d’euros aux E.U et 4000 milliards en Europe.
  • les fonds de pension (actionnaires dans 3600 entreprises françaises pour 8% du PIB et 1000000 de salariés).
  • Les Hedge Funds et les Fonds Souverains asiatiques et du Golfe.

En comptant tous les actionnaires, concentrés à 90% en Amérique du Nord, en Europe et au Japon, on compte selon l’orfèvre Jean Peyrelevade « environ trois cent millions de personnes, femmes et enfants compris » soit 5% de la population mondiale sous domination financière.

Au sein des actionnaires, on peut différencier :

-         les « vraiment riches » qui ont au moins un million de dollars en actifs financiers), très peu nombreux. Ils concentrent la richesse :  dix à douze millions d’individus (0,2%de la population mondiale) contrôlent la moitié de la capitalisation boursière de la planète et, vraisemblablement, une proportion à peine plus faible du patrimoine marchand de l’humanité.

-         à l’intérieur des « vraiment riches », une toute petite fraction, les « ultra-riches », 77 000 ménages (0,0025%de la population mondiale) détiennent environ 15% de la richesse mondiale.

Rappelons, pour conclure, que les P.D.G. gagnent en moyenne 500 fois le salaire moyen des ouvriers aux Etats-Unis (contre 44 fois en 1965) et en France 200 à 400 fois le SMIC pour les P-D.G des sociétés du CAC 40

Si vous voyez un logique à finalité humaine dans ce monde, faites nous signe. Plus que jamais un autre monde est possible, un autre monde est nécessaire.

IRAN ça grenouille – Afghanistan le chef du contingent canadien juge la situation “désespérée” – Français tuéS et l’Italie ??

octobre 15, 2009 at 5:51 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 3 Comments
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IRAN ça grenouille – Afghanistan le chef du contingent canadien juge

la situation “désespérée” – Français tués  et l’Italie ??

15.10.09 – 11:24

http://www.rtbf.be/info/economie/afghanistan-le-chef-du-contingent-canadien-juge-la-situation-desesperee-151153
La situation militaire en Afghanistan est “grave et désespérée” et constitue une “urgence majeure”, a estimé le chef du contingent canadien déployé dans ce pays, le général Jonathan Vance, dans une interview diffusée mercredi par  le réseau public CBC.

QUE DIT LA HIERARCHIE MILITAIRE CANADIENNE ?

Le haut gradé a confié que l’un des aspects les plus difficiles de sa mission était d’assurer une bonne communication avec les Afghans, mais aussi d’informer les Canadiens. Un récent sondage indiquait que 52% des Canadiens désapprouvent la mission militaire canadienne en Afghanistan, au cours de laquelle 131 soldats sont morts, contre 33% qui y sont favorables.

“Il ne s’agit pas de vernir quoi que ce soit, ni de faire croire que la mission se déroule mieux qu’en réalité: la situation est grave et désespérée, c’est une urgence majeure”, a lancé M. Vance à la fin d’une interview d’environ 20 minutes.

“J’essaie de tout mettre en contexte de telle sorte que les gens, qu’ils approuvent ou non notre présence là-bas, puissent au moins comprendre”, a poursuivi le général, qui dirige les quelque 2.800 soldats canadiens déployés dans la région de Kandahar (sud-est), foyer du mouvement taliban.

Entamée en 2002, la mission canadienne doit s’achever en 2011, conformément à un vote du parlement canadien. Le porte-parole du Premier ministre Stephen Harper a toutefois avoué récemment que des militaires resteraient en Afghanistan au terme du mandat, mais uniquement une poignée qui sera cantonnée à des opérations de formation ou de reconstruction.

Autre information : Des agents de renseignement étaient au courant AVANT l’attaque contre les militaires français en 2008 :

Les soldats français tués dans une embuscade en Afghanistan près de Kaboul en 2008 seraient morts parce que les Italiens n’avaient pas avertis les Français qu’ils payaient les talibans pour maintenir la région en paix, selon The Times.

L’Italie dément, bien sûr !

http://www.rtbf.be/info/economie/francais-tues-en-afghanistan-en-2008-litalie-mise-en-cause-selon-un-quotidien-151090
Selon le quotidien britannique, les services secrets italiens avaient versé des dizaines de milliers de dollars aux commandants talibans et aux seigneurs de guerre locaux pour maintenir en paix la région de Saroubi, dont les militaires italiens avaient la responsabilité avant d’être remplacés par les Français.

Les soldats français étaient déployés depuis à peine un mois quand dix d’entre eux furent tués en août 2008 dans une des embuscades les plus meurtrières tendues par les insurgés contre des forces de pays membres de l’Otan.

A l’époque, notre blog avait titré : Soldats Français morts pour des pipe-line en Afghanistan Nouvelle arme en Irak L’horreur est en marche

http://dutron.wordpress.com/2008/09/21/soldats-francais-morts-pour-des-pipe-line-en-afghanistan-nouvelle-arme-en-irak-l%E2%80%99horreur-est-en-marche/

Nous ne retirons rien du fond de cet article mais il semblerait bien qu’il y ait eu dans cette affaire des circonstances aggravantes italiennes.

L’OTAN au courant, mais pas les Français !!

Selon The Times, les responsables militaires occidentaux étaient au courant des paiements mais les troupes françaises nouvellement arrivées n’en avaient pas été informées.

Les forces italiennes qu’elles remplaçaient n’avaient subi qu’un mort au combat dans les mois précédents et les troupes françaises ont fait une “évaluation incorrecte des risques aux conséquences catastrophiques” dans la zone parce qu’elles ignoraient les paiements effectués, affirme le quotidien.

Cela explique, ajoute-t-il, qu’elles étaient relativement peu équipées et comptaient sur une couverture aérienne insuffisante quand elles ont été prises dans une embuscade par 170 insurgés lourdement armés. Les talibans et la faction insurgée de Hezb-e-Islami avaient revendiqué l’attaque.

Défaut d’information: “une folie” !

“Cela peut se justifier d’acheter des groupes locaux et d’utiliser la non-violence pour baisser le niveau de violence. Mais c’est de la folie de ne pas en informer vos alliés”, a affirmé un haut officier de l’Otan cité par le quotidien.

Les dix soldats français qui effectuaient une patrouille de reconnaissance avaient été tués lors de combats de deux jours consécutifs à l’embuscade. 21 autres avaient été blessés.

La majorité d’entre eux appartenait au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) de Castres.

Démenti formel là aussi du gouvernement italien

Dans un communiqué, le Palais Chigi ( siège de la présidence du Conseil italienne ) qualifie ces “accusations (de) totalement infondées”.

“Le gouvernement Berlusconi n’a jamais autorisé ni consenti aucune forme de paiement d’argent aux membres de l’insurrection talibane en Afghanistan, et n’a pas connaissance d’initiatives de ce type du gouvernement précédent”, indique le texte.

Que Berlusconi ne paie pas de mine, c’est bien clair mais qu’il ne paie pas tout court, rien n’est moins sûr !!!

“Il suffit de rappeler que dans la première moitié de l’année 2008, les contingents italiens déployés en Afghanistan ont subi de nombreuses attaques, dont une spécifiquement dans la zone du district de Saroubi, le 13 février 2008, a coûté la vie au sous-lieutenant Francesco Pezzulo”, poursuit le texte.

Sur ce dernier paragraphe de la déclaration italiennes, il y a déformation de la vérité : il n’y a pas eu d’attaque mais un accident qui a coûté la vie à des militaires italiens.
Pire, les italiens ont fournis des armes aux Taliban de la région en
espérant “les retourner” à la cause de l’ISAF, sans succès. Berlusconi va encore avoir un pif à la Pinocchio !!

ET EN IRAN ???

Pour l’Iran,  on sait que un, le mollah Sadr s’entraine pour
envahir les deux tiers de l’Iraq après le retrait définitif des américains et que plusieurs factions des Talibans sont ravitaillées par l’Iran.
Malgré nos informations sérieuses publiées récemment : http://dutron.wordpress.com/2009/09/28/l%E2%80%99attaque-de-l%E2%80%99iran-serait-programmee/

Il semblerait bien que les choses aient changé

Personne n’osera probablement plus empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Rahm Emmanuel (chief adviser de la Maison Blanche) et Joe Biden, Vice Président, surnommé au USA “l’ami des Mollah” sont contre une intervention militaire.
Hillary Clinton en aurait réellement marre.

Et voilà Obama en costume d’homme de paix après son prix Nobel !


Pendant ce temps,  il y aurait comme de la rébellion dans l’air du côté de la hiérarchie militaire américaine engagée sur le terrain.

Tout ceci ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices !!!

Enfin ….  pour nous français, nous avons Sarkozy …à La Défense !!

Le massacre de réfugiés belges le 15 mai 1940 à Bousignies sur Roc

octobre 15, 2009 at 5:42 | In Belgique, Citoyenneté, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | 1 Comment
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Le massacre de réfugiés belges le 15 mai 1940 à Bousignies sur Roc

Bousignies sur Roc, c’est mon village natal et je l’aime bien..

Comme aurait dit Rimbaud :

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons

Arthur n’est pas passé par là, même lors de sa folle escapade en Belgique avec Verlaine mais il est passé pas loin en montant de Charleville.

Je voudrais vous narrer aujourd’hui une autre escapade, bien horrible celle-là.

LA SITUATION DE L’EPOQUE :

Nous sommes le 15 mai 1940. Hitler vient d’envahir la Belgique le 10 du même mois ; voir http://dutron.wordpress.com/2008/05/10/il-y-a-68-ans-le-10-mai-1940-hitler-envahit-la-belgique/

Le front craque de partout ; l’armée française qui s’est portée en soutien de l’héroïque armée belge reflue.

Depuis le 10, c’est une cohorte ininterrompue de réfugiés qui fuient l’avance nazie.

Bousignies sur Roc Google earth

Bousignies sur Roc est presque enclavé en Belgique. Juste en face des routes se rejoignent à Beaumont. Les principales viennent de Philippeville et de Charleroi c’est à dire des deux côtés de la Sambre.

Le long de la Sambre, la Vème armée allemande, après avoir pris Liège et Namur, remonte la vallée de la Sambre mais du mauvais côté de la rivière canalisée dont tous les ponts ont sauté.

Dans l’entre-Sambre et Meuse, un jeune colonel fonce ! Il s’appelle Erwin Rommel ; il est à la tête du Vème corps d’armée.

Son objectif : percer la frontière franco-belge et foncer, le plus vite possible, vers cette Sambre, côté français, pour trouver un pont encore en état.

Il n’en existe qu’un ; il se trouve à Landrecies patrie de Dupleix et de l’amie Francine Bavay.

Dans la journée du 15, Rommel est parvenu à Cerfontaine (Belgique) près des actuels lacs de l’Eau d’Heure. En face, il sait qu’il ne trouvera qu’une « ligne Maginot prolongée ». En effet, la ligne Maginot s’arrête aux abords de Maubeuge, au fort de Boussois , très exactement.

Ensuite, là où la frontière s’oriente plein sud de Jeumont à Anor, on ne trouve qu’une ligne de petit fortins à peine terminés et faiblement armés.

C’est à Clairfayts, non loin de Bousignies sur Roc que Rommel percera la ligne de blockhaus et foncera vers Landrecies avec ses chars en laissant à son infanterie le soin de « nettoyer » derrière lui.

LE MASSACRE DE BOUSIGNIES SUR ROC : UN CRIME DE GUERRE !!!

Le 15 mai 1940, en fin de matinée, un bruit d’avions.

Des stukas arrivent ; ils viennent de la frontière, de Thirimont (B), survolent le bois de Féfu, la ferme du Baron où ils lâchent leurs premières bombes, remontent la rivière et prennent le côte de Gérard Croix en enfilade.

La scierie et le Baron sur Google EarthLocalisation de la Ferme du Baron sur Google Earth

La côte est noire de monde : c’est un bombardement-mitraillage en piqué toutes sirènes hurlantes : un massacre.

Selon un témoignage d’un survivant publié en 1990 dans la Voisx du Nord, on relève 72 morts.

Massacre du 15 Mai 1940 Bousignies VdN de 1990Artcle La Voix du Nord en 1990

En fait, il y en aura 82 car d’autres ont été touchés précédemment ou sont morts de leurs blessures. L’état civil du village garde la trace de toutes ces victimes ; je les ai tous relevés en 1997 ; ils figurent au Musée de la Douane et des Frontières d’Hestrud dont j’étais alors le président.

Les corps furent d’abord enterrés dans le cimetière local avant d’être rapatriés dans leurs lieux d’origine après la guerre.

Détail macabre, la ferme du Baron était alors exploitée par mon grand père : Georges Dutron ancien de 14-18 et de Verdun. Voir http://dutron.wordpress.com/2008/11/09/11-novembre-2008-quatre-vingt-dixieme-anniversaire-de-la-fin-de-la-grande-boucherie/

Une bombe est tombée dans la prairie qui fait face à la ferme ou paissait paisiblement la jument Bichette qui attendait un heureux événement. Bichette a explosé ; elle avait deux poulains qui gisaient de part et d’autre du corps de leur mère.

Pourquoi un crime de guerre ? Parce que parmi les morts et les blessés il n’y avait que des civils. Tous belges contrairement à ce que dit le témoignage de la Voix du Nord.

Le but évident de cette attaque des stukas c’était de désorganiser les communications de l’armée française en reflux ; des faits comme celui-là se sont produits ailleurs le long de cette frontière. Toujours des victimes civiles !

Lorsqu’on reporte sur une carte l’origine des victimes, le tracé matérialise exactement l’avance des deux armées allemandes.

Massacre du 15 Mai 1940 Bousignies carte origine des victimes partie orientale pgLocalisation des victimes belges – Partie orientale

Massacre du 15 Mai 1940 Bousignies carte origine des victimes partie occidentale

Les victimes venaient – d’Est en Ouest :

-         De Verviers et Vielsalm,

-         De Liège,

-         De Huy et On-Jemelle,

-         De Ville en Hesbaye,

-         De Grand Rosière- Hottomont et Namur,

-         De Saint Gérard,

-         D’Arsimont et Oret,

-         De Châtelineau,

-         D’Anderlues, Lobbes, Thuin,

-         Les plus proches venaient de Marbaix lez Thuin et Thuillies

Parmi les victimes aussi, toute une famille : de la grand-mère de 82 ans à la petite fille de 2 ans.

NOTRE DEVOIR DE MEMOIRE :

Depuis longtemps, je rêve d’une simple chose : qu’un petit mémorial perpétue la mémoire de ces simples gens morts chez moi, écrasés par des évènements qui les dépassaient et les jetaient sur les routes. J’en ai parlé à trois maires successifs de Bousignies ; leur réponse fut identique : « On ne va pas dépenser de l’argent pour ça ! ». Ha les cons !

Mais, il y a un hic de taille : la commune de Bousignies sur Roc n’est pas riche. Son nouveau maire, Daniel Massard, élu aux dernières municipales, doit éponger le passif de 20 ans durant lesquels ses prédécesseurs n’ont rien fichu de bon….On n’allait pas dépenser de l’argent pour ça non plus, bien sûr !!

Alors, je fais publiquement cette proposition : n’est-il pas possible que les entités belges qui ont eu des victimes à Bousignies sur Roc le 15 juin 1940 organisent une souscription. Il y a parmi elles des villes importantes pour lesquelles ce ne serait qu’une goutte d’eau dans un budget.

L’an prochain, le 15 mai, ce crime aura 70 ans. Ce serait une bonne date pour inaugurer un modeste monument au milieu de la côte de Gérard Croix.

Puisse cet appel sur notre blog y contribuer.

On peut me joindre : g.dutron@yahoo.fr

00.33. (0)9.65.35.56.45

Je ferai ce que je pourrai. A partir d’aujourd’hui, nous avons 7 mois devant nous …ça devrait suffire !

Guy Dutron 15 octobre 2007

IRAN ÇA GRENOUILLE – AFGHANISTAN LE CHEF DU CONTINGENT CANADIEN JUGE LA SITUATION “DESESPEREE” – FRANÇAIS TUES ET L’ITALIE ?? 15.10.09 – 11:24 La situation militaire en Afghanistan est “grave et désespérée” et constitue une “urgence majeure”, a estimé le chef du contingent canadien déployé dans ce pays, le général Jonathan Vance, dans une interview diffusée mercredi par le réseau public CBC. QUE DIT LA HIERARCHIE MILITAIRE CANADIENNE ? Le haut gradé a confié que l’un des aspects les plus difficiles de sa mission était d’assurer une bonne communication avec les Afghans, mais aussi d’informer les Canadiens. Un récent sondage indiquait que 52% des Canadiens désapprouvent la mission militaire canadienne en Afghanistan, au cours de laquelle 131 soldats sont morts, contre 33% qui y sont favorables. “Il ne s’agit pas de vernir quoi que ce soit, ni de faire croire que la mission se déroule mieux qu’en réalité: la situation est grave et désespérée, c’est une urgence majeure”, a lancé M. Vance à la fin d’une interview d’environ 20 minutes. “J’essaie de tout mettre en contexte de telle sorte que les gens, qu’ils approuvent ou non notre présence là-bas, puissent au moins comprendre”, a poursuivi le général, qui dirige les quelque 2.800 soldats canadiens déployés dans la région de Kandahar (sud-est), foyer du mouvement taliban. Entamée en 2002, la mission canadienne doit s’achever en 2011, conformément à un vote du parlement canadien. Le porte-parole du Premier ministre Stephen Harper a toutefois avoué récemment que des militaires resteraient en Afghanistan au terme du mandat, mais uniquement une poignée qui sera cantonnée à des opérations de formation ou de reconstruction. AUTRE INFORMATION : DES AGENTS DE RENSEIGNEMENT ETAIENT AU COURANT AVANT L’ATTAQUE CONTRE LES MILITAIRES FRANÇAIS EN 2008 : Les soldats français tués dans une embuscade en Afghanistan près de Kaboul en 2008 seraient morts parce que les Italiens n’avaient pas avertis les Français qu’ils payaient les talibans pour maintenir la région en paix, selon The Times. L’Italie dément, bien sûr ! Selon le quotidien britannique, les services secrets italiens avaient versé des dizaines de milliers de dollars aux commandants talibans et aux seigneurs de guerre locaux pour maintenir en paix la région de Saroubi, dont les militaires italiens avaient la responsabilité avant d’être remplacés par les Français. Les soldats français étaient déployés depuis à peine un mois quand dix d’entre eux furent tués en août 2008 dans une des embuscades les plus meurtrières tendues par les insurgés contre des forces de pays membres de l’Otan. A l’époque, notre blog avait titré : Soldats Français morts pour des pipe-line en Afghanistan Nouvelle arme en Irak L’horreur est en marche http://dutron.wordpress.com/2008/09/21/soldats-francais-morts-pour-des-pipe-line-en-afghanistan-nouvelle-arme-en-irak-l%E2%80%99horreur-est-en-marche/ Nous ne retirons rien du fond de cet article mais il semblerait bien qu’il y ait eu dans cette affaire des circonstances aggravantes italiennes. L’OTAN AU COURANT, MAIS PAS LES FRANÇAIS !! Selon The Times, les responsables militaires occidentaux étaient au courant des paiements mais les troupes françaises nouvellement arrivées n’en avaient pas été informées. Les forces italiennes qu’elles remplaçaient n’avaient subi qu’un mort au combat dans les mois précédents et les troupes françaises ont fait une “évaluation incorrecte des risques aux conséquences catastrophiques” dans la zone parce qu’elles ignoraient les paiements effectués, affirme le quotidien. Cela explique, ajoute-t-il, qu’elles étaient relativement peu équipées et comptaient sur une couverture aérienne insuffisante quand elles ont été prises dans une embuscade par 170 insurgés lourdement armés. Les talibans et la faction insurgée de Hezb-e-Islami avaient revendiqué l’attaque. DEFAUT D’INFORMATION: “UNE FOLIE” ! “Cela peut se justifier d’acheter des groupes locaux et d’utiliser la non-violence pour baisser le niveau de violence. Mais c’est de la folie de ne pas en informer vos alliés”, a affirmé un haut officier de l’Otan cité par le quotidien. Les dix soldats français qui effectuaient une patrouille de reconnaissance avaient été tués lors de combats de deux jours consécutifs à l’embuscade. 21 autres avaient été blessés. La majorité d’entre eux appartenait au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) de Castres. Démenti formel là aussi du gouvernement italien Dans un communiqué, le Palais Chigi ( siège de la présidence du Conseil italienne ) qualifie ces “accusations (de) totalement infondées”. “Le gouvernement Berlusconi n’a jamais autorisé ni consenti aucune forme de paiement d’argent aux membres de l’insurrection talibane en Afghanistan, et n’a pas connaissance d’initiatives de ce type du gouvernement précédent”, indique le texte. Que Berlusconi ne paie pas de mine, c’est bien clair mais qu’il ne paie pas tout court, rien n’est moins sûr !!! “Il suffit de rappeler que dans la première moitié de l’année 2008, les contingents italiens déployés en Afghanistan ont subi de nombreuses attaques, dont une spécifiquement dans la zone du district de Saroubi, le 13 février 2008, a coûté la vie au sous-lieutenant Francesco Pezzulo”, poursuit le texte. Sur ce dernier paragraphe de la déclaration italiennes, il y a déformation de la vérité : il n’y a pas eu d’attaque mais un accident qui a coûté la vie à des militaires italiens. Pire, les italiens ont fournis des armes aux Taliban de la région en espérant “les retourner” à la cause de l’ISAF, sans succès. Berlusconi va encore avoir un pif à la Pinocchio !! ET EN IRAN ??? Pour l’Iran, on sait que un, le mollah Sadr s’entraine pour envahir les deux tiers de l’Iraq après le retrait définitif des américains et que plusieurs factions des Talibans sont ravitaillées par l’Iran. Malgré nos informations sérieuses publiées récemment : http://dutron.wordpress.com/2009/09/28/l%E2%80%99attaque-de-l%E2%80%99iran-serait-programmee/ Il semblerait bien que les choses aient changé Personne n’osera probablement plus empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Rahm Emmanuel (chief adviser de la Maison Blanche) et Joe Biden, Vice Président, surnommé au USA “l’ami des Mollah” sont contre une intervention militaire. Hillary Clinton en aurait réellement marre. Et voilà Obama en costume d’homme de paix après son prix Nobel ! Pendant ce temps, il y aurait comme de la rébellion dans l’air du côté de la hiérarchie militaire américaine engagée sur le terrain. Tout ceci ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices !!! Enfin …. pour nous français, nous avons Sarkozy …à La Défense !!

octobre 15, 2009 at 4:41 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | Leave a Comment
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Réforme du Lycée : Sarkozy trois pas en avant dix pas en arrière

octobre 13, 2009 at 8:18 | In Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Politique, Société, sarkosy, social | 2 Comments
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Réforme du Lycée : Sarkozy trois pas en avant dix pas en arrière

La Com’ Elyséenne aura beau dire et beau faire, elle n’échappera pas à une cruelle réalité :

les lycéens ont eu la peau de la grande réforme du lycée voulue par Nicolas Sarkozy.

Dix mois après le retrait du projet, le président de la République doit nous asséner, ce mardi à 11h, une série de « grandes orientations » pour apporter « des réponses rapides et concrètes » aux demandes des élèves, de leurs professeurs et des parents.

« Globalement le lycée ne marche pas mal, donc il ne s’agit pas de faire une réforme systémique » : dixit l’Elysée. Et le Château d’argumenter :

- le taux de bacheliers est passé de 30% en 1985 à 65% d’une classe d’âge en 2009,

- chaque année, 35.000 élèves de terminale la quittent avant l’obtention du baccalauréat

80.000 bacheliers sortent tous les ans du lycée sans acquérir par la suite de diplôme de l’enseignement supérieur,

- les disparités sont importantes selon la classe sociale à laquelle appartiennent les jeunes,

- Bel aveu, Petit !  Et alors ? On fait quoi ????

Le chef de l’Etat doit nous donner ce mardi les orientations inspirées par les préconisations du rapport remis en juillet par le directeur de Sciences Po Paris.

Ensuite, ce sera à Luc Chatel de s’y coller pour élaborer un projet concret en concertation avec les principaux acteurs du monde lycéen et les partenaires sociaux….bla, bla, bla, bla, bla, bla ….

- Premier principe : le « droit à l’erreur » et à la « réorientation ». « Il faut permettre de corriger une trajectoire », insiste-t-on à la présidence de la République. Avec une Première plus généraliste et une Terminale plus spécialisée, avec la possibilité de changer de filière en cours de route.

  • Sage principe, en effet, qui devrait permettre à Monsieur Fils, Jean Sarkozy, de terminer ses études ! Bien orienté, il pourra terminer ses études de droit, comme papa ( peut-être) et faire, enfin, de l’épate à l’EPAD !!

- Deuxième piste :  le rééquilibrage entre les filières, avec la revalorisation des baccalauréats technologiques et de la filière littéraire, qui deviendrait une filière internationale avec un apprentissage accru des langues étrangères et de leur pratique.

  • Belle idée toujours ! Qui devrait permettre à Monsieur Père de s’y recoller à son tour. Il pourrait alors s’exprimer en anglais au G20 et ne plus confondre l’effet de serre du CO² et le trou dans la couche d’ozone qui n’est pas le seul à en tenir une …de couche !!

- Troisième idée : l’accompagnement personnalisé des élèves en petits groupes ou même à titre individuel, selon les établissements,

- Quatrième trouvaille : le lycée français mettra ( enfin !) l’accent sur l’apprentissage et la pratique des langues étrangères,  particulièrement l’anglais. Des étudiants étrangers pourraient donner des cours de conversation, suggère l’Elysée.

  • Mais il rassure aussitôt, il n’a pas changé !! La réforme se fera à  niveau d’encadrement constant c’est à dire avec moins de profs puisqu’on en supprime à tour de bras.

- Cinquième chantier et ça va en être un : la place de la culture et de l’art dans les lycées. On va valoriser et développer l’éducation artistique, la musique, l’art ou le théâtre, selon « l’entourage ». Ce qui la presse appelle pudiquement « l’entourage », c’est « l’effet Carlita », c’est clair ! On n’imagine en effet pas le défonceur de couche d’ozone avoir des idées sur la culture ! Mais tant mieux pour les profs d’arts plastiques bien déshérités actuellement, on verra !

– Reste encore quelques broutilles mais c’est du remplissage !

Le fameux « entourage du chef de l’Etat », se refuse à parler de “recul” par rapport à la grande réforme voulue en début de quinquennat par Nicolas Sarkozy.

Tu parles, Charles !!! Si ce n’est pas un « recul », c’est quoi ?

Euréka ! C’est comme en 40, on appelait ça « la défense élastique » !!! Même les nazis avaient repris l’expression quand ça merdait sur le front de l’Est !

La Radio de LONDRES nous brossait, en 1942, le tableau de cette belle déroute. Pierre DAC chantait : « ah! ah! ah! ah! …c’est la défense élastique…trois pas en avant, dix pas en arrière…ah! ah! c’est la défense élastique »…

Vive l’élastique ! Monsieur Fils pourra boucler la boucle en organisant des sauts à l’élastique ….à La Défense !!!

Sarkozy pere_et_fils_1

Source 20minutes Neuillybondyblog

Les incohérences de Christine Lagarde sur le crédit.

octobre 12, 2009 at 6:54 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Politique, Société, sarkosy, social | 1 Comment
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Les incohérences de Christine Lagarde sur le crédit.

Attention, ça va barder !!

lagarde on ne dit pas rigueur

ACTE I : Lagarde veut un « crédit responsable » !

La ministre de l’Economie veut compléter le projet de loi contre les abus du crédit aux particuliers. Elle espère son adoption début 2010.

Dans un entretien au Journal du dimanche, elle dit désirer favoriser un crédit “responsable”..

Christine Lagarde veut par ailleurs interdire aux banques de facturer des frais à des particuliers dont le plan de désendettement est terminé….encore heureux !

lagarde-bnp-paribas

Alors que le nombre de dossiers de surendettement a explosé de 17% depuis le début de l’année, la ministre de l’Economie espère l’adoption début 2010 du projet de loi sur le crédit à la consommation examiné en juin par le Sénat.

« L’Assemblée nationale devrait discuter du texte fin décembre. Je souhaite qu’il soit définitivement voté début 2010 », dit-elle.

ACTE II : Lagarde hostile à la suppression du crédit revolving

La ministre de l’Economie se dit en revanche hostile à la suppression du crédit revolving, ou renouvelable ; celui qui est pourtant le plus souvent mis en cause pour son rôle dans le surendettement des ménages.

Mme Lagarde désapprouve ainsi la proposition de loi du député socialiste François Brottes, en vue de supprimer le crédit renouvelable. « Interdire le crédit revolving, c’est la facilité », affirme la ministre, en expliquant « qu’il y a des milliers d’emplois à la clé ». Et Lagarde Nationale n’est pas une femme facile !

Lagarde réhabilitation de la valeur pognon

« Le crédit est utile et nécessaire. Interdire peut aussi être dangereux: 40% des achats par correspondance à La Redoute ou aux Trois Suisses sont réglés avec des cartes de crédit revolving », souligne-t-elle. « Je préfère rendre le crédit responsable plutôt que de le supprimer ».

Le crédit revolving ou renouvelable est une forme de crédit, souvent assorti d’une carte de crédit, consistant à mettre à disposition d’un consommateur une somme d’argent de façon quasi-permanente. En effet, au fur et à mesure des remboursements de l’emprunteur, l’enveloppe de crédit qui lui est accordée se renouvelle.

D’autre part, et tous ceux qui s’intéressent au surendettement le savent, certains ménages pris à la gorge souscrivent plusieurs crédits revolving, un crédit remboursant les mensualités des autres : 9 cas de surendettement sur 10 comportent des crédits revolving !!!

ACTE III : VIVENT LES ENTREPRISES !!

Mme Lagarde ne souhaite pas davantage, «actuellement », autoriser les « actions de groupe » (sur le modèle des « class actions » américaines) qui permettraient aux consommateurs de saisir collectivement la justice. Selon elle, les entreprises « sont déjà durement frappées par la crise ». Ha ! Les malheureuses entreprises ! Et elles n’y ont pas participé à la crise, des fois ??? N’est-il pas vrai que de nombreuses entreprises ne faisaient plus, depuis des lustres, que des profits financiers ? Et comment, s’il vous plait ? Mais par la spéculation, pardi !

Et puis, elles font super bien leur boulot, les entreprises !!!

Un Mauritanien sans papiers venu retirer de l’argent dans une agence de la Société générale à Boulogne (Hauts-de-Seine) samedi 3 octobre a été dénoncé à la police par le guichetier et se trouve en rétention au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), a indiqué jeudi 8 octobre la Cimade. Voilà qui fleure bon son petit Vichy !

Sarko Pétain c'est reparti comme en 40

C’est pas une bonne entreprise, ça ?? La Société Générale celle de Kerviel mais aussi celle de Daniel Bouton, son ex-patron, viré certes avec zéro indemnité…pas de parachute doré le pauvre Bouton qui s’était fait précédemment des couilles en or en vendant ses stocks options ? Non ! Pas de parachute, l’air du temps ne s’y prêtait pas mais une gentille petite retraite de 730.000 €/an tout de même….Les sacrifices ont des limites, voyons !

Et les chômeurs, et les exclus, qu’en faites vous Lagarde ??? Des fainéants, sans doute ???

« Quand la reprise se confirmera, il sera temps de réfléchir aux actions de groupe », promet Lagarde. Ben voyons ! C’est à dire quand les poules auront des dents.

lagarde- le gros de la crise est derrière nous

On voit ainsi bien clairement qui Lagarde nationale entend privilégier : les copains et les coquins ! En clair, les associations de consommateurs iront se brosser et le surendettement se poursuivra !

Ces propositions de Lagarde c’est l’application même de la politique du Petit Chef qui culmine à 41% de satisfaits, alors qu’il serait plus juste de dire que 52 % n’en veulent plus !!! http://fr.news.yahoo.com/3/20091006/tpl-sarkozy-fillon-sondage-cfb2994.html

D’esbroufe en effets d’annonce, personne ne s’attaque à la racine des problèmes et cela se voit ! RIDEAU !

Féminisme : Louise Michel grande figure de la Commune de Paris et du Mouvement ouvrier

octobre 12, 2009 at 2:28 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, social | 8 Comments
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Féminisme : Louise Michel grande figure de la Commune de Paris et du Mouvement ouvrier

Louise Michel est née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte en Haute-Marne. Elle est morte le 9 janvier 1905 à Marseille.

Militante anarchiste et figure importante de la Commune de Paris, elle sera la première à arborer le drapeau noir et à le populariser au sein du mouvement anarchiste.

Très jeune, elle enseigne avant de se rendre à Paris en 1856.

Arrivée à Paris, à 26 ans, elle a une intense activité littéraire, pédagogique, politique et activiste et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes du Paris des années 1860. elle publie plusieurs textes, et notamment des poèmes qu’elle signe sous le pseudonyme d’Enjolras. A cette époque, elle rencontre :  Jules Vallès[1], Eugène Varlin[2], Raoul Rigault[3] et Émile Eudes[4]. Elle collabore à des journaux d’opposition comme Le Cri du peuple. En 1862, elle devient sociétaire de l’Union des poètes ; en 1869, elle est secrétaire de la Société démocratique de moralisation, ayant pour but d’aider les ouvrières. À ce moment, Louise est blanquiste[5].

En août 1870, à 40 ans, en pleine guerre franco prussienne, elle manifeste contre l’arrestation de militants blanquistes.

En septembre, après la chute de l’Empire, elle participe au Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris dont elle est élue présidente ; elle y rencontre Théophile Ferré[6] dont elle tombe passionnément amoureuse. Dans un Paris affamé, elle crée une cantine pour ses élèves. Elle rencontre Georges Clemenceau, maire de Montmartre. On assiste alors à d’étonnantes manifestations : femmes, enfants, gardes fédérés entourent les soldats qui fraternisent avec cette foule joyeuse et pacifique. Louise Michel fait alors partie de l’aile révolutionnaire la plus radicale aux côtés des anarchistes, et pense qu’il faut poursuivre l’offensive sur Versailles pour dissoudre le gouvernement d’Adolphe Thiers qui n’a alors que peu de troupes. Elle est même volontaire pour se rendre seule à Versailles et tuer Thiers. Elle n’est pas suivie et le projet avorte.

Louise Michel. communarde jpgLouise Michel Communarde

En 1871, elle participe activement à la Commune de Paris, autant en première ligne qu’en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie.

Embarquée sur le Virginie en août 1873 pour être déportée en Nouvelle-Calédonie, elle chante avec d’autres communards Le temps des cerises en regardant s’éloigner la côte. À bord, elle fait la connaissance de Henri Rochefort, célèbre polémiste, et de Nathalie Lemel, elle aussi grande animatrice de la Commune ; c’est sans doute au contact de cette dernière que Louise approfondit son anarchisme. Elle reste sept années en Nouvelle-Calédonie, refusant de bénéficier d’un autre régime que celui des hommes. Elle crée le journal Petites Affiches de la Nouvelle-Calédonie et édite Légendes et chansons de gestes canaques. Elle cherche à instruire les autochtones kanaks et, contrairement à certains Communards qui s’associent à leur répression, elle prend leur défense lors de leur révolte de 1878. Elle obtient l’année suivante l’autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés, puis dans les écoles de filles.

Louise-MichelLouise Michel durant sa déportation

Clemenceau qui admirait Louise, continue de lui écrire durant sa déportation et lui adresse des mandats.

En hommage, ce « Chant des Transportés » écrit par Pierre Dupont pour les déportés de la révolution de 1848 mais qui fut aussi chanté en 1871  :

http://www.youtube.com/watch?v=9jfEUXhurPw

Louise Michel revient en France en 1880 ; elle multiplie les manifestations et réunions en faveur du prolétariat. Elle reste surveillée par la police et elle est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit inlassablement un activisme politique important dans toute la France jusqu’à sa mort à l’âge de 74 ans.

Elle représente une figure importante de la Commune de Paris et de l’enseignement révolutionnaire des années 1860. Nous avons placé cet article dans la rubrique « Féminisme », à notre avis à bon droit mais Louise Michel doit aussi être considérée comme une figure du Mouvement Ouvrier.

Rien de mieux, nous semble-t-il, que cet article pour annoncer et vous appeler à la :

Manifestation pour les droits des femmes
samedi 17 octobre Paris Bastille-République-Opéra
RENDEZ VOUS FASE
à 14h angle boulevard Richard Lenoir/place de la Bastille
métro Bastille

Les Œuvres de Louise Michel :

  • Fleurs et ronces, poésies, Paris.
  • Le claque-dents, Paris.
  • Lueurs dans l’ombre. Plus d’idiots, plus de fous. L’âme intelligente. L’idée libre. L’esprit lucide de la terre à Dieu… Paris, 1861.
  • Le livre du jour de l’an : historiettes, contes et légendes pour les enfants, Paris, 1872.
  • Légendes et chansons de gestes canaques, 1875, Nouméa
  • Le Gars Yvon, légende bretonne, Paris, 1882.
  • Les Méprises, grand roman de mœurs parisiennes, par Louise Michel et Jean Guêtré, Paris, 1882.
  • La Misère par Louise Michel, 2e partie, et Jean Guêtré 1re partie, Paris, 1882.
  • Ligue internationale des femmes révolutionnaires, Appel à une réunion. Signé : Louise Michel, Paris, 1882.
  • Manifeste et proclamation de Louise Michel aux citoyennes de Paris, Signé Louise Maboul, Paris, 1883.
  • Le Bâtard impérial, par L. Michel et J. Winter, Paris, 1883.
  • Défense de Louise Michel, Bordeaux, 1883.
  • La Fille du peuple par L. Michel et A. Grippa, Paris, 1883.
  • Contes et légendes, Paris, 1884.
  • Légendes et chants de gestes canaques, par Louise Michel, 1885.
  • Les Microbes humains, Paris, 1886.
  • Mémoires, Paris, 1886, t. 1., rééd. Sulliver
  • L’Ère nouvelle, pensée dernière, souvenirs de Calédonie (chant des captifs), Paris, 1887
  • Les Crimes de l’époque, nouvelles inédites, Paris, 1888.
  • Lectures encyclopédiques par cycles attractifs, Paris, 1888.
  • Le Monde nouveau, Paris, 1888
  • Prise de possession, Saint-Denis, 1890.
  • À travers la vie, poésies, Paris, 1894.
  • La Commune, Histoire et souvenirs, Paris, 1898.
  • Le Rêve, (dans un ouvrage de Constant Martin) Paris, 1898.

Œuvres posthumes :

  • Vol. I. Avant la Commune, préface de Laurent Tailhade, Alfortville, 1905.
  • Les Paysans, par Louise Michel et Émile Gautier, Paris, Incomplet.
  • Je vous écris de ma nuit, correspondance générale, 1850-1904, édition établie par Xavière Gauthier, Édition de Paris-Max Chaleil, 1999.
  • Histoire de ma vie, texte établi et présenté par Xavière Gauthier, 180 pages, Presses Universitaires de Lyon, 2000,
  • Lettres à Victor Hugo lues par Anouk Grinberg, cédérom, Frémeaux, 2008
  • Le livre du bagne, précédé de Lueurs dans l’ombre, plus d’idiots, plus de fous et du livre d’Hermann, texte établi et présenté par Véronique Fau-Vincenti, 200 pages, Presses Universitaires de Lyon.
  • Légendes et chansons de gestes canaques (1875), suivi de Légendes et chants de gestes canaques (1885) et de Civilisation, texte établi et présenté par François Bogliolo, 238 pages, Presses Universitaires de Lyon, 2006.
  • La Misère roman de Louise Michel et Marguerite Tinayre, texte présenté par Xavière Gauthier et Daniel Armogathe, 1203 pages, Presses Universitaires de Lyon, 2006

[1] Jules Vallès (de son vrai nom : Jules Vallez, qu’il transforme en “Vallès”. Fondateur du journal Le Cri du Peuple, il est un des élus de la Commune de Paris. Condamné à mort, il doit s’exiler à Londres de 1871 à 1880. Il est notamment l’auteur de laTrilogie autobiographique de Jacques Vingtras.

  • L’Enfant 1879
  • Le Bachelier 1881
  • L’Insurgé 1886

[2] Eugène Varlin militant socialiste, membre de la Commune de Paris et de la Première Internationale. Le 28 mai, au dernier jour de la Semaine sanglante, terrible répression menée par l’armée des Versaillais, Eugène Varlin reconnu par un prêtre rue Lafayette est arrêté et amené à Montmartre où il est lynché, éborgné et finalement fusillé par les “lignards”.

[3] Raoul Rigault est une personnalité de la Commune. Pendant la Semaine sanglante, le 24 mai, il se bat, en grand uniforme, au Quartier latin. Il est abattu à bout portant par un officier versaillais, des soldats le dépouillent et des passants outragent son cadavre.

[4] Emile Eudes est une personnalité de la Commune surnommé « le général Eudes » et un militant Blanquiste. Il réussit à se réfugier en Suisse puis à Londres. Il est condamné à mort par contumace par le 3e Conseil de Guerre en août 1872. Revenu en France après l’amnistie de 1880, il collabore au journal d’Auguste Blanqui Ni Dieu ni Maître, puis à L’Homme Libre qu’il fonde avec Édouard Vaillant.

[5] Le blanquisme est un courant politique dont le nom vient de la personne d’Auguste Blanqui, socialiste français du XIXe siècle. Blanqui pensait que la révolution devait être le résultat d’une impulsion donnée par un petit groupe organisé de révolutionnaires, qui donneraient le « coup de main » nécessaire à amener le peuple vers la révolution.

[6] Théophile Ferré : militant blanquiste de longue date, il est condamné à quatre reprises sous le Second Empire pour ses opinions politiques. Impliqué dans le procès des blanquistes de juillet-août 1870, il est acquitté faute de preuves ; il se fait aussi expulser du tribunal de Blois pour insultes à la Haute Cour. Chargé de toutes les calomnies, il rédige une lettre dans laquelle il se défend, mais que le tribunal ne lui permettra pas de lire. Il est condamné à mort le 2 septembre 1871 et exécuté, en même temps que Louis Rossel à Satory le 28 novembre.

Le coin des bons bouquins : « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde » de Fabrice Nicolino

octobre 10, 2009 at 8:22 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Le coin des bons bouquins, Politique, Société, social | 1 Comment
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Le coin des bons bouquins : « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde » de Fabrice Nicolino

Bidoche

Fabrice Nicolino écrit des livres pour enfants, des polars, des enquêtes. L’une de ces dernières, signée avec son ami François Veillerette, a été un best-seller. Il s’agit de « Pesticides, révélations sur un scandale français » (Fayard) http://www.amazon.fr/Pesticides-R%C3%A9v%C3%A9lations-sur-scandale-fran%C3%A7ais/dp/221362934X

Nicolino récidive, le mécréant, avec un livre sans concession : Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde (LLL).

“Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde”, est en librairie  depuis le 30 septembre 2009 (Editions LLL – les liens qui libèrent).. Voici l’introduction du livre pour vous faire une idée :

Je suis né pour ma part dans le sous-prolétariat urbain de la banlieue parisienne. Ce n’est pas un lieu rieur. Ce ne fut pas un temps calme. Il m’arriva plus d’une fois de rêver meilleur destin. Mais qui choisit ? Il reste que, dans les meilleures années de cette époque engloutie à jamais, ma mère préparait le dimanche midi un roast-beef, un rosbif farci à l’ail qui déclenchait chez nous tous, les enfants de cette pauvre nichée, une émeute de papilles.

Un repas peut-il rendre heureux ? Oui. Un morceau de viande peut-il faire croire, le temps d’une tablée familiale, que tout va bien, que tout va mieux ? Oui. J’ai mangé beaucoup de viande. J’ai pris un grand plaisir à mastiquer, à partager avec les miens ce qui était davantage qu’un mets. Je suis mieux placé que d’autres pour comprendre que manger de la viande est un acte social majeur. Un comportement. Une manière de se situer par rapport au passé maudit de l’humanité, et de défier le sort promis par l’avenir.

Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j’ai changé d’avis et de goût. Modifier ses habitudes est l’une des vraies grandes libertés qui nous sont laissées. Je l’ai fait. Derrière la viande, peu à peu, les morceaux, hauts et bas, se sont reformés, comme dans les dessins animés de mon enfance, qui ignorent tout de la logique triviale de la vie ordinaire.

Derrière une côte de bœuf, j’ai fini par voir un bœuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon. On peut parler d’un choc, immense et lent. L’histoire que je vais vous raconter n’est pas simple, et j’en suis le premier désolé. Elle peut d’autant plus paraître compliquée qu’elle l’est en réalité. Mais ce n’était pas une raison pour faire un livre pesant. Celui-ci ne devrait pas l’être. On y verra beaucoup d’hommes en action, prenant en notre nom des décisions plus ou moins réfléchies. Avec des conséquences majeures que la plupart ignorent.

Cela explique les tours, détours, ruses et contorsions d’une affaire profonde, qui nous concerne tous. Ce livre sur la viande commande du temps, et de la réflexion. Peut-être est-ce une mauvaise idée de le signaler d’entrée, à l’heure d’Internet et du zapping tous azimuts. Mais c’est ainsi. Au moins ne serez-vous pas trompé sur la marchandise. Il reste que cet ouvrage peut aussi se lire pour ce qu’il est : une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n’était inévitable. Où tout aurait dû être pesé. Ou tout aurait pu être contrebalancé. Une histoire pleine de bruit et de fureur, emplie jusqu’à déborder de qualités qui sont souvent de pénibles défauts. Laissez-vous porter par cette vague venue des temps les plus anciens, et posez-vous les bonnes questions, qui vous rendront fiers d’être des humains dignes du mot.

Comment des animaux aussi sacrés que le taureau Hap de la plus haute Antiquité sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en notre nom, de nouvelles méthodes pour « fabriquer » de la « matière » à partir d’êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-il aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l’industrie de la bidoche est-elle dotée d’une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? À la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l’élevage industriel ? Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d’antibiotiques et d’hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver dans des proportions étonnantes la si grave crise climatique en cours ?

Qui est responsable ? Et y a-t-il des coupables ? La réponse n’a rien d’évident, mais elle existe, dans les deux cas. Ce livre vous convie à une plongée dont vous ne sortirez pas indemne. À la condition de le lire pour de vrai, vous ferez ensuite partie d’une tribu en expansion, mais qui demeure on ne peut plus minoritaire. La tribu de ceux qui savent. Et peut-être même rejoindrez-vous celle qui ne veut plus. A-t-on le droit de se révolter ? On en a en tout cas le devoir.

Je mange encore de la viande. De moins en moins, et désormais si peu que j’entrevois le moment où je cesserai peut-être de le faire. Je ne suis pas un exemple. Je suis exactement comme vous. J’espère en tout cas que nous nous ressemblons assez pour que le dialogue commence. Mais avant cela, il fallait vous faire découvrir le tumulte des relations que nous entretenons avec notre sainte bidoche. Si ce livre devait servir à quelque chose, il me plairait qu’il permette à ses lecteurs de se demander ce qu’ils mangent. Et pourquoi. Et comment.

Nous, gens du Hainaut, savons bien que :

- les anabolisants sont en vente quasiment libre en voisine Belgique,

Bovin source Fermier du Hainaut

Un taureau parfaitement naturel – source Fermier du Hainaut

- un gros chevilleur de l’Avesnois fut jadis condamné pour ses pratiques coupables,

-                     Le numéro deux des services vétérinaires belges fut descendu au pistolet mitrailleur devant son domicile. La Belgique est considérée comme une plaque tournante du trafic d’hormones, organisée selon la police par une véritable « mafia », surtout localisée en Flandre, au nord du pays. Cette mafia est soupçonnée d’avoir fait exécuter en 1995, un inspecteur vétérinaire belge, tué par balles devant son domicile. On apprenait ensuite, au moment de la « vache folle » que 1.600 tonnes de viande importées de Grande-Bretagne étaient « blanchies » en Belgique, par des trafiquants déjà connus de la justice, avant d’être réexportées.

Les soupçons se précisaient autour de trois sociétés, belge, française et espagnole, spécialisées dans l’import-export de viande, au lendemain de l’annonce par la Commission européenne d’un trafic illicite de viande de bœuf britannique, frappée d’embargo depuis mars 1996. « L’enquête porte sur un opérateur belge au centre du trafic, et des importateurs espagnol et français », déclarait alors un porte-parole de la Commission européenne, en précisant que le trafic découvert portait sur 1.600 tonnes de viande. L’une des sociétés, Tragex-Gel, située à Wingene, en Flandre, dont les dirigeants étaient déjà inculpés pour trafic d’hormones, avait alors fait l’objet d’une perquisition. Tragex-Gel, fut visitée à cinq reprises par l’inspection vétérinaire belge, on sait qu’elle entretenait des liens étroits avec la société Bero NV qui, avait elle-même été perquisitionnée. Il s’agissait alors de découvrir des abats importés illégalement en provenance des Etats-Unis. Bero a depuis fait faillite. Tragex-Gel était dirigée par les mêmes dirigeants que Bero, à savoir Dirk Desoete, Kristiaan Dierickx et Rudy De Kock, soupçonnés tous les trois par la justice belge d’appartenir à « la mafia des hormones ».

blancbleubelge

Nous savons aussi que ces hormones passent facilement notre frontière qui est tout sauf étanche et viennent arrondir le cul de nos bœufs !

-   Mon prochain bouquin, « Mémoires de Connard » à paraître prochainement aux Editions du Bout de la Rue à Vanves évoque notamment ce sujet.

Autant de bonnes raisons pour vous recommander cet excellent bouquin de Nicolino.

Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde

Editions LLL – les liens qui libèrent.

386 pages, format 14 x 22 cm, port offert, 21 euros.

Guy Dutron 10 – 10 – 2009

Soutenons GAZA FREEDON MARCH

octobre 9, 2009 at 12:43 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Politique, Société, Solidarité, social | 3 Comments
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Soutenons GAZA FREEDOM MARCH

Affiche Gaza Freedom march

La “Gaza Freedom March“, coalition internationale initiée aux États-Unis, et visant à réunir des milliers de volontaires pour dire NON AU BLOCUS DE GAZA, est désormais lancée ! De tous les pays, des femmes et des hommes s’inscrivent pour participer à cette très belle aventure, qui nous amènera à célébrer le changement d’année en montrant attachement aux Droits de l’Homme et au Droit International.

L’opération débutera le 27 décembre 2009, un an jour pour jour après le début des bombardements israéliens à la sortie des écoles de la bande de Gaza, afin d’exprimer notre refus de ce siège inhumain, qui affame 1,5 million de personnes depuis plus de trois ans.

Des milliers d’Américains, d’Européens, d’Africains, vont se retouver à la frontière égyptienne de la bande de Gaza (Rafah), tandis que les Israéliens Contre le Blocus convergeront au check-point israélien de Erez. L’objectif est de se retrouver et de marcher dans Gaza pour y fêter avec les familles meurtries, endeuillées, une année que nous nous emploierons, ensemble, à rendre plus juste, plus humaine.

Les initiatives courageuses du Free Gaza et de Viva Palestina ont donné l’exemple. Nous devons être encore plus nombreux, à la fin de cette année, à montrer, qu’en l’absence de volonté de nos dirigeants, il y a des femmes et des hommes qui relèvent la tête, et qui disent NON à l’injustice, OUI à la liberté. Il s’agit d’une manifestation pacifique, qui s’inspire de décennies de résistance palestinienne non violente.

Cet objectif est à notre portée. Pour la France, nous espérons bien atteindre rapidement un premier cap de 100 inscriptions.

gaza freedom march _logo1

De nombreuses associations en France sont parties prenantes de ce projet, avec CAPJPO-EuroPalestine, qui vous propose, si vous pouvez vous libérer du samedi 26 décembre 2009, au samedi 2 janvier 2010, une prise en charge complète, en coordination avec les organisateurs (notamment américains) au niveau international. Le coût total de ce voyage est de 800 euros, comprenant le vol aller-retour de Paris au Caire, le transport jusqu’à Rafah, l’hébergement et l’alimentation durant la semaine. Un acompte de 150 euros est demandé pour l’inscription. Le reste de la somme est à verser au plus tard le 10 décembre 2009.

Les personnes qui approuvent cette initiative, mais sont dans l’incapacité de se joindre à la marche, peuvent la soutenir et contribuer à son succès par leur aide financière. Leurs dons permettront à davantage de volontaires de participer au voyage. Ils peuvent les adresser également à :

CAPJP0-EuroPalestine  16 bis rue d’Odessa   75014 Paris

Merci bien inscrire au dos des chèques : “marche pour Gaza“, et préciser “inscription” ou “soutien“.

Un reçu fiscal, pouvant donner lieu à une déduction fiscale de 60 % sur la déclaration d’impôt de 2010 sera envoyé à chaque donateur avant la fin de l’année 2009. De nouvelles précisions seront régulièrement disponibles sur le site europalestine.com concernant aussi bien le programme, le nombre d’inscrits au niveau international et français, le montant des dons recueillis, les noms des personnalités qui nous accompagneront, les démarches à faire pour l’obtention des visas… Pour toute question complémentaire, vous pouvez aussi écrire à info@europalestine.com

logo-gaza freedom-march-2010

Notre feuilleton de l’été “Les récoltes du siècle futur” Par Hélène Lacheret Cinquième partie :

octobre 8, 2009 at 11:37 | In Altermondialisme, Culture - Livres, Politique, Société, social | Leave a Comment
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Notre feuilleton de l’été

“Les récoltes du siècle futur”

Par Hélène Lacheret

Cinquième partie :

La violence ou l’espérance ?

I

Mais dès le mois de janvier, les catastrophes s’accumulèrent. Ils ne pensaient même pas à des choses terribles comme le naufrage de l’Érika, la marée noire provoquée, le cynisme du dirigeant de Total proposant, en dédommagement, le salaire d’une de ses journées : 22000 francs, quand la course au profit menée par sa compagnie avec son aval avait conduit tant de petites gens à la ruine et au désespoir. Non, tout vint de Kader, le premier janvier…

Comme la journée était fériée et la maison emplie des jeunes prêts à l’aider, Fathia avait libéré Sonia qui était partie à la recherche d’une cabine téléphonique. Elle voulait essayer d’appeler sa mère et jamais elle ne se serait permis de le faire de chez Ali. Elle avait maintenant un petit pécule et une conversation téléphonique vers la région lyonnaise, même un peu longue, était une folie qu’elle pouvait se permettre. Elle marchait, toute à ses pensées, ce qu’elle dirait à sa mère, la joie de l’entendre… Elle avait résolu de ne pas parler la première au cas où son père décrocherait. Mais c’était peu probable, il devait être au café et sa mère horriblement seule, comme d’habitude. A cette pensée, elle allongea le pas. Elle ne vit pas Kader. D’un seul coup, elle fut devant lui et recula, effrayée. Il la regardait avec ironie :

“ Wesh, Sonia, bien ou bien ?

- Euh, si, bien… bredouilla Sonia. Bonne année.

- Ah ouais, bonne année. On la fête ?”

Il s’approcha pour l’embrasser. Visiblement, il n’avait pas dessoûlé. Il vacilla. Son haleine empestait. Il s’agrippa à son épaule avec une force terrifiante et, l’obligeant à tourner la tête, mordit ses lèvres à pleine bouche. Elle crut s’évanouir sous l’effet de la douleur et du manque d’air. Quand il relâcha enfin son étreinte, après quelques secondes où elle reprit son souffle, elle se mit à hurler : “À l’aide, à l’aide…” mais fut interrompue par une énorme gifle. Elle ne vit pas arriver Ibrahim qui revenait de la loge où il était allé porter quelques gâteaux algériens aux Maheu. Il se précipita :

“Kader, c’est quoi, c’délire ? T’es ouf ! Laisse-la ou quoi !

- Wesh, je suis ouf ! J’la kiffe trop, c’te karba…”

Et il chercha à nouveau à la faire ployer, se saisit, au travers du blouson, d’un de ses seins qu’il pelota brutalement. Rouge de honte et de colère, Sonia se débattait mais elle manquait de forces. Ibrahim s’interposa pour essayer de les séparer :

“ Mais t’as bu, mon salaud ! Kader, stop ! Quand t’auras dessoûlé, tu vas regretter !

- Regretter ! C’est toi qui va regretter, sale merdeux !”

Ils étaient tellement proches, tellement mêlés qu’ils ne virent rien, ne comprirent rien. Kader s’éloigna en remettant quelque chose dans la poche de son pantalon. Mais ils ne virent pas quoi. Il jurait :

“Connard, enculé de ta race…” Le reste des injures se perdit. Sonia et Ibrahim restaient face à face, interloqués. Tout n’avait duré que quelques secondes :

“Merci, Ibrahim, dit Sonia. Sans toi, je ne sais pas comment j’aurais fait… Mais… Mais…  c’est quoi, là, sur ton blouson ?” Sur le vêtement, deux grosses déchirures apparaissaient, l’une vers le milieu du thorax, l’autre plus sous le bras.

“ J’ai tout vu les jeunes, j’ai tout vu ! Sale arabe, ce Kader ! La honte de sa race. Je peux vous aider ? Et s’il faut aller à la police témoigner, moi ça m’ fait pas peur, la police, j’ai rien à me reprocher, moi…” Celui qui parlait ainsi était M. Ulcert, le voisin craint par Catherine. Un peu chauve, rabougri, teigneux, il n’inspirait pas la sympathie.

“ J’ai mal, oh, j’ai mal, geignit soudain Ibrahim.

- Mais… il est blessé ! Alors, c’était bien un chlass qu’il tenait à la main, ce saligaud. On devrait tous leur faire la peau ! Les renvoyer dans leur pays ! Sales arabes !

- Monsieur, la question n’est pas là. Mon ami perd tout son sang. Aidez-moi à le ramener à l’hôtel, ce n’est pas loin. Mais toute seule, je ne vais pas y arriver.

- A l’hôtel ! Quel hôtel ? Chez le bougnoule, là ? Me dites pas que vous aussi, vous en êtes. Sale race, va. Ça m’étonne pas, tiens. Et ben, démerdez-vous, je vais pas salir mon beau costume du nouvel an pour des bicots, non !”

Et là-dessus, il tourna les talons. Sonia se sentit terriblement seule et responsable car elle savait que chaque minute comptait. Ibrahim geignait, à la limite de l’inconscience. Une immense tache rouge marquait son blouson bleu marine et commençait à couler sur son pantalon. Jamais elle n’arriverait à le soutenir seule pendant les quelques huit cents mètres qui les séparaient de l’hôtel. “Ibrahim, tu m’entends ? On va t’allonger, là. Et je vais courir chercher des secours.

- La loge est plus près”, murmura Ibrahim d’une voix à peine audible. C’était vrai mais elle était tellement perturbée qu’elle n’y avait pas pensé. Elle l’aida à se coucher sur le trottoir, le couvrit de son blouson, glissa son pull sous sa tête et courut chez Catherine.

La loge embaumait le café.

“Oh, Catherine, vite, vite, le téléphone ! Ibrahim ! Les garçons, courez vers lui, c’est Kader…” Personne ne comprit rien mais l’urgence de sa voix était telle et sa tenue si singulière pour un mois de janvier que tous obéirent. Elle prit le téléphone et composa le 15. Elle essayait de discipliner son souffle :

“Allô, c’est urgent ! Un jeune homme… Deux coups de couteau dans la poitrine. Il y a dix minutes environ… Rue des Coquillards. Il perd énormément de sang, s’il vous plaît, dépêchez-vous. J’y retourne. J’appelle de la loge du gardien de la cité. Maheu, c’est ça. Madame Maheu me connaît. Oh, s’il vous plaît, dépêchez-vous ! Ah, ils sont partis, merci, merci…”

Pendant l’échange, Catherine et Gaëlle avaient blêmi mais elles s’étaient bravement préparées. Elles passèrent un pull à Sonia et prirent les blousons des garçons car, dans leur précipitation, ils étaient partis sans.

Autour d’Ibrahim, en plus de Xavier et Michaël, quatre personnes se tenaient, commentant l’événement. Sonia leur fit signe de se taire et de s’écarter. Maintenant, une large flaque rouge s’étalait sur le trottoir autour du blessé. Gaëlle pâlit et dut s’appuyer au mur. Xavier était accroupi à côté de son ami inconscient, il lui massait les mains comme pour y retenir la vie qui les fuyait, il lui parlait d’une voix douce. Sonia se pencha et comprit qu’il parlait de la fête. Michaël s’était éloigné et tournait comme un lion en cage :

“Qu’est-ce qu’ils font, mais qu’est-ce qu’ils font… ça fait au moins une heure…

- Mais non, ça fait même pas un quart d’heure, lui dit sa mère. Tiens, on les entend. Je vais aller prévenir Ali et Fathia, maintenant que les secours sont là. Sonia, qu’est-ce qui s’est passé ?

- C’est Kader, il m’a agressée et Ibrahim, en revenant de chez vous, m’a vue et m’a défendue. On n’a pas compris tout de suite, pour le couteau, on n’a rien vu !”

Pendant qu’elle parlait, Catherine avait observé la jeune fille : elle avait une joue tuméfiée et des morsures autour de la bouche

“ Viens avec moi, ça sert à rien que tu restes dans le froid après le choc que tu as subi. Ibrahim est bien entouré, il va être soigné, il va s’en sortir. D’ailleurs, voilà le SAMU.”

Elle attendirent néanmoins que la fourgonnette s’arrête. Des hommes en descendirent en hâte. L’un deux demanda : “Quelqu’un a assisté à l’agression ?

- Moi, dit Sonia, mais ça s’est passé tellement vite que je n’ai presque rien vu.

- Qu’est-il arrivé à votre visage ?

- J’ai été agressée et c’est en prenant ma défense que mon ami Ibrahim a été blessé.

- Il faut désinfecter rapidement ces morsures ! Dites, il n’y est pas allé de main morte. Et croquez ça, c’est du glucose, vous allez tourner de l’œil.”

Pendant qu’ils parlaient, Catherine et Michaël s’étaient éloignés vers l’hôtel. Les urgentistes avaient couché Ibrahim sur une civière, ils avaient branché une perfusion, mis un masque à oxygène, pris le pouls, étanché le sang et maintenant, ils semblaient attendre.

- Pourquoi qu’ils font rien ? murmura Xavier à l’oreille de Sonia.

- Oh, Xavier, j’ai peur ! j’ai si peur ! Il ne va pas mourir ? dit-elle en s’agrippant à son bras. Ils étaient accrochés l’un à l’autre comme deux enfants perdus, elle avec son visage tuméfié ravagé de larmes et lui, la gorge nouée à la pensée de l’arrivée imminente de Fathia et d’Ali. Il murmurait tout bas, avec des sanglots dans sa grosse voix :

“Crève pas, Ibrahim, crève pas ! Accroche-toi, Ibrahim, nous laisse pas. Pense à tes parents ! Pense à nous, Ibrahim…” Et cette litanie infinie coulait, confuse et douce, comme une berceuse pour apaiser la douleur lancinante qui les rongeait : voir leur ami mourir sous leurs yeux et se sentir tellement impuissants. Soudain, ils comprirent : la sirène déchira l’air et le camion des secours pila devant l’attroupement. Aussitôt, la civière fut soulevée, glissée, les portes refermées. Un médecin s’approcha des deux jeunes gens :

“Maintenant, nous allons pouvoir l’examiner plus précisément. Avant, nous n’avions pu faire que des gestes de conservation. Ça risque d’être long, vous devriez aller vous mettre au chaud. De toute façon, on va le transfuser, il a perdu beaucoup de sang. Il habite loin ? Vous ne savez pas s’il a une carte de groupe sanguin ?

- Non, il habite tout près, j’y cours,” cria Xavier, soulagé de se sentir enfin utile.

Lorsqu’il fut parti, Sonia se sentit soudain abandonnée. Ses forces la lâchaient, la vie était une lutte vraiment trop inégale. Elle avait beau être vaillante, elle ne faisait pas le poids !

II

Lorsqu’elle reprit conscience, elle était allongée sur le trottoir, la tête sur les genoux de Gaëlle, agenouillée au sol. Celle-ci lui mettait des petites tapes sur les joues pour tenter de la faire revenir à elle :

“Oh ! ça va mieux ? Tu nous as fait peur !”

Sonia regardait autour d’elle sans comprendre. Puis elle aperçut Ali et Fathia, debout l’un contre l’autre, très dignes, à quelques mètres du SAMU. Ils se taisaient, ils attendaient, comme pétrifiés, le verdict des médecins ou celui d’Allah… Le savaient-ils eux-mêmes, dans cette glaciation d’horreur qui les avaient figés ? Les Maheu étaient près d’eux, sauf Gaëlle et Xavier qui entouraient Sonia.

“Alors, Sonia, ça va mieux ? demanda Xavier d’une voix presque inaudible.

- Oui, oui, ça va. C’est l’émotion. Et Ibrahim ? Comment va Ibrahim ?

- Toujours rien. À un moment, y en a un qui est sorti pour aller dans la cabine. On a entendu comme la radio, mais on comprenait rien. En ressortant, il nous a fait un signe, comme pour nous encourager, mais il a rien dit. C’est long !

- Ça fait combien de temps à peu près ? interrogea Sonia.

- Peut-être une demi-heure, murmura Gaëlle. C’est long !”

Ils parlaient à voix basse comme si la vivacité des voix eut été indécente. Sonia regarda autour d’elle. De nombreuses personnes s’étaient réunies, restant à une distance respectueuse, se parlant doucement, hochant la tête. Sonia se redressa péniblement et Xavier lui proposa son aide. Elle était encore toute cotonneuse et elle resta appuyée contre lui. Soudain, la porte du fourgon s’ouvrit. La tension était sensible chez ceux qui attendaient. Tous avancèrent de quelques pas :

“ Où sont ses parents ?” questionna le médecin.

Ali et Fathia s’approchèrent, Fathia paraissait transparente :

“ Soyez rassurés, il est sauvé. Nous allons l’hospitaliser mais il n’y a aucune lésion grave. Seulement il a perdu beaucoup de sang et il est très faible. Il a repris conscience, vous pouvez entrer à tour de rôle mais ne vous attardez pas. Vous pourrez le voir plus longtemps à l’hôpital.”

Ali et Fathia étaient comme transfigurés. Fathia monta la première. Lorsqu’elle sortit, dès qu’Ali fut monté à son tour, ses nerfs craquèrent et elle se mit à pleurer à gros sanglots. Aussitôt Catherine entoura ses épaules de ses bras, posa la tête fatiguée sur son épaule et la berça de mots tendres :

“Il est sauvé, Fathia, ton fils est sauvé et il n’aura pas de séquelles, pleure, va, laisse-toi aller, nous sommes là.”

Derrière elles, un policier se tenait immobile. Il toussota :

“Excusez-moi, mesdames, je dois vous poser quelques questions.” Il fit son métier, releva les identités, interrogea sur les circonstances… et dit qu’il passerait à l’hôpital voir Ibrahim pour le convaincre de porter plainte. Quand il fut parti, Fathia s’exclama :

“Mais que faire… S’il porte plainte, Kader va aller en prison et quelle honte pour ses parents… Mais s’il ne porte pas plainte, Kader va continuer et qui sait s’il va pas tuer la prochaine fois ? Ah, quelle folie ! Quelle misère !”

Quelques jours plus tard, dans la cuisine de l’hôtel, Ibrahim, revenu parmi les siens, se reposait. Les amis, les voisins les avaient entourés d’un tel courant de chaleur qu’ils se sentaient apaisés, comme si ces ondes bienfaisantes avaient chassé le traumatisme de l’agression. Comme toujours, Fathia et Sonia épluchaient.

“Comment ça va, mon fils ?” demanda Fathia d’une voix inquiète. Elle avait eu si peur qu’elle ne parvenait toujours pas à croire que c’était fini, qu’Ibrahim ne garderait de l’aventure que les cicatrices au thorax et le choc moral de ce qu’il avait subi, ce long moment où il s’était senti mourir en voyant son sang se répandre ainsi sur l’asphalte. “Tu sais, l’inspecteur est revenu. Il veut savoir si tu porteras plainte. Il dit que tu devrais faire comme Sonia, ça ferait un dossier en béton, et on pourrait le punir une bonne fois.

- Tu as porté plainte, toi, demanda Ibrahim avec une pointe d’agacement dans la voix.

- Oui, mais ça ne peut pas avoir de conséquences. Les faits reprochés ne sont pas assez graves. Je l’ai fait surtout pour me protéger. Kader a l’air de penser que les femmes sont sa propriété et qu’il n’a qu’à se servir. Il faut lui rappeler la loi et qu’il sache bien que le viol est un crime avant que n’arrive un malheur.

- C’est vrai, vu comme ça, tu as raison, admit Ibrahim. Mais si moi j’obéis à l’inspecteur, c’est la prison directe pour Kader et je ne crois pas que ça arrangera les choses. Et pourtant, on ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé.

- Bonjour ! je viens prendre des nouvelles du blessé… et l’on vit la bonne vieille tête de Pierre s’encadrer dans le chambranle.

- Entre, mon ami, entre, s’exclama Fathia. Regarde, il va bien, mon fils. Il est juste ennuyé parce qu’il peut pas reprendre encore son B.T.S. et qu’il a peur de prendre du retard et de manquer son examen. Mais il est encore trop fatigué et le docteur l’a interdit à cause de la fatigue des transports.

- Pour l’instant, je n’ai pas manqué beaucoup grâce à la rentrée reculée. J’ai appelé des copains, mais le problème en B.T.S., c’est qu’on vient tous d’endroits différents. Et puis, dans mon secteur, le bâtiment, il y a beaucoup de pratique, et ça, ils ne peuvent pas me le dire par téléphone.

- Écoute, Ibrahim, pour l’instant ça marche bien ? Tu es bien vu de tes enseignants ? Ils savent ce qui t’est arrivé ? Moi, je te garantis qu’ils auront à cœur de te soutenir. Et puis ton arrêt maladie sera bientôt fini. On récupère vite à ton âge. Essaie juste de ne pas décrocher au niveau théorique et, pour certaines choses, si je peux t’aider, compte sur moi.” Pierre reprit son souffle. “Au fait, je voulais aussi vous parler de Kader. J’ai appelé mon fils, Alain. Vous savez qu’il était l’entraîneur de Kader au foot. Il avait beaucoup de sympathie pour lui et il est catastrophé par ce qui arrive. Il dit qu’il faut absolument l’éloigner du quartier, qu’il s’est mis dans un rôle dont il ne peut plus sortir et que forcément, un jour ou l’autre, les flics vont le faire tomber. Alors ça sera la prison, et la prison, ça arrange rarement les choses, au contraire. Presque tous ceux qui y passent en sortent plus amochés et recommencent. Alain propose de le faire venir en Italie pour qu’il travaille dans l’entreprise. Il a besoin d’un bras droit et il pense que Kader est suffisamment débrouillard pour comprendre très vite ce qu’il y a à faire.

- Mais Kader ne parle pas italien ! l’interrompit Sonia.

- Alain non plus ne parlait pas italien. Ça s’apprend très vite. Non, ce n’est pas l’obstacle le plus important. Il m’a chargé d’aller lui parler et je pense que je vais avoir du mal à le convaincre à cause de l’image qu’il veut donner de lui. Aura-t-il le courage et l’intelligence de sortir de ce rôle, nul ne peut le dire. Et puis, surtout, j’ai besoin de savoir où vous en êtes avec la police. As-tu porté plainte, Ibrahim ?

- Non, je ne l’ai pas encore fait. Nous étions en train d’en parler. Je ne veux pas qu’il aille en prison et, en même temps, je ne veux pas faire comme si rien ne s’était passé, parce que, s’il reste impuni, il est capable de croire que je n’ai pas porté plainte parce que j’ai peur de lui. Vraiment, je ne sais pas quoi faire. Sonia a porté plainte, elle.

- Oui, mais, dit Sonia, c’est tout à fait formel. Je n’ai même pas donné de certificat médical. C’est plus pour lui dire que je ne me laisserai pas faire.

- Écoutez, ça m’arrange ce que vous me dites. Voilà ce que je vous propose : je vais essayer d’aller lui parler. Si tu es d’accord, Ibrahim, je lui dirai que tu n’as pas encore porté plainte et pourquoi.

- Mais tu peux aussi lui dire que je le ferai s’il ne quitte pas définitivement le quartier dans un délai de deux semaines. Ça le fera peut-être réfléchir dans le bon sens. S’il acceptait, mes parents seraient très soulagés car ils sont très très ennuyés pour les parents de Kader et ils ne savent plus comment les aborder. Pierre, ça serait vraiment une chance pour nous tous si Kader acceptait. Tente le coup et viens nous dire ce que ça a donné.”

III

Kader était appuyé contre la portière de sa B.M. blanche, impeccable dans ses vêtements de marque dernier cri, fumant nonchalamment une cigarette, entouré de sa cour et Pierre ne savait pas trop comment l’aborder. Il s’approcha, hésitant :

“Bonjour, Kader. Comment ça va ?” L’autre ne répondit pas, il le regardait avec un petit sourire ironique et soufflait volontairement sa fumée dans la direction du visage de Pierre qui ne s’en offusqua pas et s’approcha encore d’un pas :

“Je voulais te parler, Kader, parce que j’ai eu longuement Alain au téléphone et il m’a demandé de venir te faire une proposition de sa part.” Au nom d’Alain, l’attitude de Kader changea. Il jeta sa cigarette avant de l’écraser et dit :

“Venez, on va trouver un endroit pour causer tranquilles.” Il se redressa pour le suivre. Il fit un geste de la main pour saluer les copains puis fit demi-tour, ils s’éloignèrent mais en fait, ils ne savaient pas vraiment où aller.

“ Accepterais-tu de venir chez moi, demanda Pierre. Ma femme est à son travail et nous serions au calme pour parler.”

Kader hésita, il finit par grogner quelque chose d’incompréhensible que Pierre décida d’entendre comme un acquiescement. Ils se turent pendant le trajet :

“Entre, installe-toi, dit gentiment Pierre, je te prépare un café.” Pendant qu’il s’activait dans la cuisine, Kader regardait cet appartement où il était venu si souvent, où il s’était senti si bien et où il n’avait pas remis les pieds – depuis combien d’années déjà ? Le départ d’Alain avait été un rude coup. Pourquoi celui-ci réapparaissait-il à un moment où tout avait de nouveau basculé ? Malgré l’air d’assurance qu’il affichait devant ses potes, Kader savait qu’il était allé trop loin. Il s’attendait à chaque instant à voir une voiture de police s’arrêter à sa hauteur. Il était étonné que cela n’ait pas déjà eu lieu. Il avait choisi de vivre de trafics pour ne pas subir l’humiliation de son père, une vie broyée par l’usine et puis se faire jeter comme un malpropre parce qu’on est trop vieux, plus rentable, trop cher avec un SMIC à peine amélioré… Il n’avait aucune qualification, il avait grillé tous ses fusibles à l’école, à cause de cette pétasse de prof qui l’avait humilié en cinquième et tout le monde lui avait donné tort, à lui, en lui disant que son indiscipline était notoire. Il savait qu’il ne pourrait pas mieux faire que son père s’il voulait rester honnête. Alors, il avait choisi la fuite dans le deal, avec une prudence de renard, trop malin pour y toucher lui-même, mais astucieux dans son commerce pour constamment échapper aux filets de la BAC, la brigade anti-criminalité, pas des tendres, ceux-là. Mais au fond, il savait que, tôt ou tard, il se ferait prendre, que cette fuite en avant ne le mènerait à rien… Et puis il s’en voulait comme un fou pour ce qui s’était passé avec Sonia. Tout de suite, il avait eu le coup de foudre et il s’y était pris comme un imbécile. Il savait qu’il l’avait définitivement perdue en agressant Ibrahim. Seulement, vis à vis des autres, il ne pouvait plus sortir de cet engrenage dans lequel il était. Il était Kader, le leader, le crack, celui qui niquait la police, qui ramassait les filles, qui roulait en B.M., qui flambait.… Et même s’il était las de ce personnage, c’était un piège dont il ne pouvait sortir. En fait, il était mûr à point pour la proposition d’Alain. Mais l’avouerait-il si facilement devant le vieux Pierre débonnaire ? Comment ne pas perdre la face ? Et qu’allait-il lui dire, l’autre ? S’il se mettait à lui faire la morale, il partirait. Déjà, il était de nouveau sur la défensive, s’il lui parlait de l’agression, il répliquerait : d’accord, il n’aurait pas dû sortir le couteau. Mais Ibrahim n’avait rien eu de grave, c’était juste pour lui apprendre à rester à sa place, à ce petit con qui se mêlait de ce qui ne le regardait pas. Et puis, qu’on ne vienne pas lui dire quelque chose sur ses trafics ! Est-ce qu’on le prenait pour un imbécile ? Est-ce qu’on croyait qu’il ne voyait pas autour de lui des trafics bien pires : ces poulets nourris aux boues d’épuration qu’on servait dans les cantines, ces trafics de farines animales, ces lots de sang contaminés qu’on avait délivrés en toute connaissance de cause pour des questions de fric ! Ces cargos bons pour la ferraille qu’on envoyait sur les mers, malgré les risques, pour s’en mettre plein les poches ! Est-ce qu’ils étaient en taule, tous ces responsables qui causaient des dommages bien plus graves qu’une malheureuse bagarre ? Et tous ces politiques qui trempaient dans des affaires toutes plus scabreuses les unes que les autres et qui se défilaient devant leurs responsabilités ? Et le plus illustre de tous, le chef de l’état, pas mieux que les autres, qui n’avait même pas le courage d’aller témoigner, protégé par son immunité… Et on venait faire la morale aux jeunes des banlieues qui se donnaient un niveau de vie décent en vendant du shit ou de l’extasy à des petits bourges qui voulaient connaître des sensations ! Mais il les forçait pas à l’acheter, sa camelote ! Alors que les gosses n’avaient pas le choix de ce qu’on leur servait dans les cantines… Enfin, il en était à s’absoudre lorsque Pierre revint avec les cafés. Il avait très bien fait les choses, comme pour honorer son hôte : plateau, tasses en porcelaine, sous-tasses, petites cuillères, sucrier et pince à sucre, petits carrés de chocolat… Il posa délicatement le plateau devant Kader :

“Sers-toi !” Ils burent quelques gorgées en silence, puis Pierre dit :

“Voilà, Alain est ennuyé. Tu sais qu’il a repris l’entreprise de son beau-père. Ça marche très fort. Il a trop de travail, il aurait besoin d’être secondé. Mais il ne veut pas embaucher n’importe qui, quelqu’un en qui il n’aurait pas entièrement confiance ou quelqu’un qui serait toujours en train de pinailler sur les horaires. Il y a des moments de bourre et des moments plus calmes. Il faut quelqu’un qui en veut, quelqu’un sur qui il puisse vraiment s’appuyer. Le salaire est confortable et on vit bien en Italie. Il y a le soleil, les baignades, les soirées à la fraîche sur la place…

- Mais pourquoi vous me parlez de ça, à moi ?

- Parce qu’Alain a pensé à toi, il a confiance en toi. Il sait que tu es très débrouillard.” Kader en resta sans voix. Il s’attendait vraiment à tout : Pierre lui faisant la morale avec l’aval de son fils, le suppliant de s’amender, lui donnant des conseils bidon, comme si on pouvait facilement changer de personnage quand on a un blaze… Et voilà que l’autre lui demandait son aide. Mais bien sûr qu’il allait l’aider, en souvenir du passé, tous ces moments partagés sur les stades, comme Alain lui faisait confiance, comme il l’encourageait… Il reprit cependant :

“Mais je parle pas italien.

- Ce n’est pas un problème, Alain s’est débrouillé en trois mois. Les deux langues sont très proches.

- Et ça consiste en quoi, ce travail ?

- Il faut suivre les commandes, ne pas se faire arnaquer par les fournisseurs, aller chez les clients et arranger les choses s’il y a un problème, avoir du doigté, de la présence d’esprit, beaucoup de rigueur. Alain est persuadé que tu sauras très rapidement faire à merveille.

- Et c’est où ?

- C’est à Milan, tiens, je vais te montrer sur la carte, si tu veux.

- Non, c’est bon, je sais, il y a le club de Milan AC, un bon club !

- Au début, si tu acceptes, il t’accueillera chez lui en attendant que tu trouves un appartement.

- Il a des gosses ? Ils font du foot ?” Kader se voyait déjà jouant pour les enfants d’Alain le rôle que celui-ci avait joué pour lui.

“ Tu sais, ils sont encore petits ! L’aîné vient de commencer…” Il y eut un blanc, puis Kader dit, en baissant les yeux :

“ Alain sait comment je suis devenu ?

- Je ne lui ai jamais rien caché.

- Et il n’a pas peur de mettre cette brebis galeuse dans sa famille, dans son travail ?

- Qui sommes-nous pour juger, Kader ? Alain a peur pour toi, il pense que tu dois quitter le quartier sinon tu vas finir en prison et ça lui ferait mal. Mais il a surtout besoin de quelqu’un en qui il peut avoir confiance.

- Il croit qu’il peut avoir confiance en moi. Le dealer ? L’agresseur ?

- Tu ne l’as jamais trahi, Kader. Tu es malin, rusé, tu ne te laisses pas faire, c’est un caractère qui lui plaît. Et puis il pense que tu peux te refaire une virginité là-bas où personne ne te connaît. Il est sûr que si tu acceptes, il pourra se reposer sur toi et il est grand temps, il est à bout, des fois il a du mal à supporter ses gosses tellement il est fatigué.”

Kader resta songeur. On ne le jugeait pas, on lui faisait confiance, et surtout Alain, qu’il considérait comme son grand frère et dont il pensait qu’il l’avait oublié maintenant qu’il était adulte, avait besoin de lui. Il finit posément son café :

“Vous pouvez lui dire qu’il peut compter sur moi. Et je vous jure qu’il aura jamais à regretter et que bientôt mes parents pourront redresser la tête. Demandez lui quand je peux lui téléphoner pour qu’on se mette d’accord, plus vite je serai là-bas, mieux ça vaudra.

- C’est une sage décision, Kader et je te remercie pour mon fils, je commençais à être inquiet pour lui. Il se surmène trop.

- Me dites pas merci, Pierre. Je sais ce que je vous dois. Je voulais encore vous poser une question.

- Quoi donc, Kader ?

- Pourquoi Ibrahim est pas allé à la police ?

- Il a beaucoup hésité. En même temps, il ne voulait pas que tu puisses croire qu’il a peur de toi et que c’est pour ça qu’il n’a pas porté plainte. Et en même temps, il pense que la prison est la pire des solutions pour aider quelqu’un à comprendre ses erreurs. La prison n’éduque pas, elle renforce dans la haine et on ne change pas dans la haine mais dans l’affection.

- Je comprends pas bien…

- Je veux dire qu’Ibrahim et sa famille ont de l’affection pour toi et pour ta famille. Et que nous tous avons été terriblement inquiets pour toi ces dernières années et qu’en même temps, nous ne savions pas comment intervenir. Si ce n’est pas indiscret, sais-tu toi même ce qui a provoqué de ta part un tel rejet de la société ?

- C’est mon père, je crois. Je le voyais broyé comme ça, exploité, pas foutu de se faire respecter par son patron, parce qu’à l’usine, c’est plus un homme précis, tu sais pas qui est responsable et contre qui protester. Même les grèves, il les faisait pas pour pas risquer de perdre sa place. Il disait qu’il faisait ça pour nous, pour que nous manquions de rien. Ben j’aurais préféré avoir faim et un père dont j’aurais pas eu honte. Et puis, comme il se faisait pas respecter à l’usine, c’est sur nous ou sur ma mère qu’il gueulait à la maison. Il cherchait pas à comprendre, il sortait la ceinture. Après, y a eu cette histoire en cinquième, avec cette prof qui m’accusait de l’avoir injuriée. Mais c’était une expression toute faite, comme tu dirais “zut !” ou quelque chose comme ça. Ça a fait une histoire et moi, je savais que j’avais pas tort, et j’ai pas voulu qu’on m’humilie comme mon père, j’ai pas voulu m’écraser. Et après, j’étais, comment on dit, le bouc émissaire. D’accord, j’étais pas un ange, mais ils m’ont fait ce que je suis devenu à cause de cette injustice.

- Mais que lui as-tu dis ?

- Elle a dit que je regardais sur le voisin, pendant un contrôle, alors que c’était pas vrai, je réfléchissais. Alors je lui ai dit “Non madame, vous m’accusez et c’est faux.” Alors elle a voulu mettre un mot sur mon carnet et moi je savais que ce serait la ceinture alors je voulais pas lui donner. Alors elle m’a forcé, alors, quand je lui ai donné, j’ai dit “Vas-y !” avec la haine et elle est allée dire au principal que je lui avais dit d’aller se faire mettre. Après j’ai été exclu et puis je voulais plus aller au collège et quand j’y allais, exprès, je faisais rien, pour les punir. Mais c’est moi que j’ai puni. J’ai compris trop tard et après, j’avais pas le choix, je pouvais pas avoir la honte. Mais ça me touche qu’Ibrahim a pas voulu m’envoyer en prison. Pourtant, c’était mérité, je me suis vraiment conduit comme un con. Vous lui direz ?

- Tu devrais aller lui dire toi-même, Kader. Tu ne seras pas mal reçu et je suis sûr que ça aidera Ibrahim et Sonia à guérir plus vite.

- Qu’est-ce qu’elle a, Sonia, c’est quand même pas ma gifle ?

- Non, c’est moral. C’est comme si elle doutait de la nécessité de se battre pour vivre.

- Vous savez, Pierre, ça me coûte parce que je sais pas ce qu’on va en dire, mais après tout, je vais partir… Je vais aller m’excuser. Je leur dois ça. Merci encore, et oubliez pas d’appeler Alain. Ciao, Pierre.”

Quand il fut parti, Pierre alla soigneusement faire la petite vaisselle et tout ranger. Décidément, le truc de l’abbé Pierre est vraiment une idée de génie, se disait-il. Dis à un homme que tu as besoin de lui et tu le sauveras. Enfin, Kader, aussi, n’attendait que ça. Et il se mit à chantonner.

IV

Kader se rendit immédiatement à l’hôtel. Dans la grande salle, Ibrahim regardait la télévision d’un air désabusé. Kader toussa discrètement.

“Ah, salut, Kader !

- Wesh, mec. Bon, euh, enfin… Je suis venu m’excuser. J’ai été con, excuse-moi. Et puis j’avais bu. Excuse-moi, mec, c’est vraiment trop con.

- Ça, pour être con, c’était con et j’ai drôlement eu les j’tons. C’est fini, Kader, on en parle plus mais essaie d’être moins impulsif, ça aurait pu mal se finir.

- Je voudrais parler à Sonia, avec elle aussi, j’ai été con. Je peux lui parler ?

- Ah, tu tombes mal, Kader. Elle est à la cuisine avec ma mère, à essayer de consoler Catherine.

- Qu’est-ce qui se passe ?

- Catherine a reçu sa lettre d’expulsion aujourd’hui. C’est comme si ça avait cassé un ressort en elle. Elle n’arrête pas de pleurer. Pourtant, elle le savait que ça allait venir. Mais de voir ce papier officiel avec tous ces tampons !

- C’est terrible, qu’est-ce qu’elle va devenir avec ses gosses ?

- On va se battre, Kader, on peut pas laisser faire ça. Catherine, le quartier, c’est toute sa famille. Les décideurs pensent pas à ça. Pour eux, un trois pièces, c’est un trois pièces. Mais ils ne pensent pas que les humains, c’est d’abord tout un tissu de relations. Si on arrache les Maheu d’ici alors qu’ils n’ont pas digéré la perte d’Étienne, ils vont en crever. En tous les cas, Catherine va en crever et ses gosses seront tout cassés.

- Et moi, est-ce que je peux faire quelque chose ?

- Tu vois, j’avais l’air de regarder la télé, mais en fait, je réfléchissais. Il faut faire une lettre à la société de H.L.M. et dire qu’on ne peut pas laisser faire ça et pourquoi. Et puis être très nombreux à signer. Et toi, Kader, tu connais beaucoup de jeunes et ils te respectent. Si tu leur demandes de signer, ils le feront.

- Promis, mais toi, tu dis à Sonia que je suis venu. Que je veux m’excuser. Tu lui dis vite cause que je vais m’tirer.

- Ah bon, comment ça ?

- Pierre m’a dit qu’Alain avait besoin de moi alors je vais aller en Italie pour l’aider, c’est une chance pour moi, frère, je te r’mercie de pas être allé tout de suite chez les flics. Si tu l’avais fait, j’aurais pas pu partir. Maintenant je sais que j’ai vraiment d’ la chance d’être dans ce quartier. Les gens s’inquiétent des autres. C’est con que je l’aie pas vu avant. Tu peux compter sur moi pour aider les Maheu. Wesh, mec !

- Good luke, Kader ! On est avec toi et sans rancune, bye !”

Quand Kader fut parti, Ibrahim se leva. Il se sentait encore très fatigué mais cette visite lui avait fait du bien. De temps en temps, les cicatrices tiraient et la plaie sur le sternum lui faisait mal. Mais il était tellement heureux de s’en tirer si bien qu’il ne se plaignait jamais. Et puis ce drame avait suscité tant de manifestations de sympathie qu’il se sentait comme porté par ces liens d’amitié. Il se dirigea vers le téléphone pour appeler Pierre.

“Allô, Pierre ? Ibrahim. Ben, euh, bravo ! Kader sort d’ici et ce n’est plus le même Kader. Mais c’est aussi pour autre chose que je vous appelle. Catherine a reçu un commandement à quitter les lieux pour le 15 mars. Elle est effondrée. J’ai pensé qu’on devrait faire une sorte de pétition et l’envoyer aux H.L.M.… Bon d’accord, dès qu’Odile rentre. D’accord ! Je vais rédiger un brouillon. Oui, à ce soir.”

“Allô ?… Cher répondeur de Marine, il y a une urgence, il faudrait passer à l’hôtel ce soir et prévenir Julien de la part d’Ibrahim. A ce soir !”

“Allô ? Gérard ? C’est Ibrahim à l’appareil. On a besoin de vous, les Maheu ont reçu leur lettre d’expulsion. On se voit ce soir à l’hôtel. Merci, Gérard, à ce soir.”

“Allô ?… ma chère sœur, dès que tu écoutes ton répondeur, rappelle l’hôtel, il y a une urgence pour les Maheu. Bye !”

Et il alla se rasseoir, exténué. Sonia parut à la porte de la cuisine et vint s’avachir à ses côtés.

“Alors ? demanda Ibrahim.

- Alors, ta mère m’a demandé d’appeler le docteur. Catherine pleure tellement qu’elle en perd le souffle. Et puis nous lui trouvons drôlement mauvaise mine. Elle a fini par accepter mais je crois qu’elle a peur pour l’argent, aussi. Après, il faut que j’appelle l’assistante sociale, elle ne s’est pas manifestée depuis sa première visite. Je sais bien qu’elles sont débordées, mais enfin, là, il y a urgence. Et puis enfin, il faut que je te demande un service.

- Ah bon, et quoi donc ?

- Si je t’apporte les pommes de terre, pourrais-tu les éplucher ? Ta mère s’occupe de Catherine, et moi, si je donne tous ces coups de fils, on ne sera jamais prêtes pour le dîner. Surtout que ta mère a prévu des galettes de pommes de terre et c’est terriblement long à cuire.

- Apporte, j’imagine qu’il vaut mieux que je n’aille pas à la cuisine pour le moment…

Joindre le médecin ne fut pas difficile, c’était celui du quartier, il était très disponible, il connaissait les familles et promit de passer le plus vite qu’il le pourrait. Entrer en contact avec l’assistante sociale fut une autre paire de manches. Au bureau central, on dit à Sonia que ce jour-là, elle tenait la permanence au centre social. Au centre social, il lui fut répondu qu’elle était en entretien et qu’elle rappellerait dès la fin de celui-ci. Comme elle ne rappelait pas, Sonia se permit un nouvel appel. On lui dit qu’elle avait dû sortir pour une urgence mais que le message lui avait bien été transmis et qu’elle rappellerait dès qu’elle le pourrait. Entre temps, Sonia avait réussi à se procurer les coordonnées du groupe du droit au logement, le DAL, le plus proche, et ce n’était pas tout près. Restait à découvrir quand avait lieu la permanence mais elle n’osait pas occuper la ligne trop longtemps au cas où, justement, l’assistante sociale se déciderait à rappeler. Et, évidemment, ce jour-là, Xavier passait enfin son bilan de compétences et il était injoignable.

Lorsque les pommes de terre furent épluchées, Sonia les emporta pour les laver et les râper. Alors Ibrahim prit une feuille et écrivit :

Les habitants

du quartier des Coquillards

77 Perthuis                                                                                      Direction des HLM

de la Cité des Coquillards

Monsieur le Directeur,

nous venons par la présente vous alerter sur la situation de la famille Maheu. Monsieur Maheu était gardien d’immeubles dans votre cité et il est décédé brutalement fin Août. Depuis, sa femme, Catherine Maheu, et ses enfants s’occupent du mieux qu’ils le peuvent de l’entretien des immeubles en échange de la conservation de l’habitation de fonction. Jamais aucun locataire ne s’est plaint du service rendu. Au contraire, tous louent le caractère très serviable de la famille, la tenue très soignée des locaux communs et la très grande honnêteté des Maheu. Certes, madame Maheu n’est pas votre employée mais elle ne demande qu’à le devenir pour pouvoir conserver son logement et surtout, les liens qu’elle a établis dans le quartier et qui sont vitaux pour sa famille en cette période de deuil. Vous arguez du fait qu’elle n’est pas habilitée à s’occuper de la chaufferie et de l’ascenseur. Mais la tâche de monsieur Maheu, dans ces domaines, consistait pour l’essentiel à donner l’alerte en cas d’incident, ce que sa femme peut tout à fait accomplir. Quelques très rares fois, Monsieur Maheu a redescendu légèrement l’ascenseur au treuil afin de permettre à des locataires bloqués par une panne de pouvoir sortir au palier inférieur. Nous pensons que le fils aîné est tout à fait capable de le faire à condition qu’on lui explique la manœuvre. Nous vous demandons donc, nous tous signataires, habitants des immeubles ou du quartier, de bien vouloir reconsidérer votre position. Nous serions heureux de conserver madame Maheu, dont nous apprécions les qualités, comme gardienne quitte à ce que vous embauchiez une autre personne à qui madame Maheu s’engage à laisser le local professionnel, pour accomplir les tâches qu’elle ne peut pas remplir. Après tout, y a-t-il un texte de loi qui interdise d’être gardien d’immeuble à temps partiel ?

Nous restons à votre disposition pour de plus amples informations, et nous vous prions…

Il relut sa lettre, plutôt content de lui et s’apprêtait à reprendre son Précis du bâtiment, lecture quelque peu aride, lorsque le médecin s’annonça.

V

Fathia avait laissé sa chambre afin que le médecin puisse examiner Catherine tranquillement. Lorsqu’il reparut, il avait l’air très soucieux :

“Madame Maheu est à bout, physiquement et moralement. Et surtout, il y a quelque chose qui m’inquiète. S’est-elle plainte de douleurs au ventre ?

- Oh, Docteur, Catherine se plaint jamais de rien.

- Je voudrais la faire hospitaliser. Être prise un peu en charge lui ferait du bien. Et puis je voudrais faire des examens complémentaires mais elle refuse. Comment la persuader ?

- Qu’est-ce qu’il y a, Docteur ? Je sais que vous êtes tenu par le secret mais vous savez bien qu’on est comme une grande famille. Moi, je pourrais rien faire si je sais pas de quoi vous avez peur, dit Fathia.

- Outre son immense fatigue et une tension très basse et puis cette espèce de crise nerveuse mais qui est sans doute due aux événements, il y a une grosseur en bas du ventre. C’est sûrement un kyste sans gravité mais je ne peux pas me permettre de passer à côté de quelque chose de plus important. Il faut l’examiner et vous savez que je vois très rarement madame Maheu pour elle-même. Ce n’est sans doute pas grave, mais il faut en être sûrs. Pour l’instant, je lui ai administré un sédatif qui va la calmer. Je repasserai dans la soirée, d’ici là, gardez la au lit et essayer de lui reparler de l’hôpital. Elle n’y resterait pas longtemps, juste le temps de se remettre un peu et de faire les examens. Je sais qu’elle a peur des hôpitaux depuis la mort de son mari mais c’est important de la raisonner, surtout qu’elle assure seule la charge de ses enfants, à présent.

- Je vais essayer, Docteur, je vous promets, reprit Fathia. Dites-moi combien je vous dois.

- Laissez cela, nous verrons ça ce soir, et surtout, pensez bien à ce que je vous ai demandé. Au revoir, Madame ; mademoiselle ; au revoir, Ibrahim. Au fait, comment ça va, toi ?

-Ça va, Docteur, je suis encore fatigué, mais vraiment, ça va.”

Le médecin parti, ils se regardèrent tous, atterrés. Ils savaient bien qu’il n’était pas du genre à multiplier les examens pour rien. C’était un médecin de quartier populaire qui savait combien ses malades vivaient chichement et comme ils hésitaient déjà à se faire soigner à cause du coût. S’il parlait d’hôpital, c’est qu’il avait une crainte grave. Sonia se rappela que, plusieurs fois, elle avait trouvé le teint gris à Catherine mais qu’elle n’avait pas voulu inquiéter ses enfants en en parlant.

“Aïe, que vont dire les jeunes ? s’inquiéta Fathia. Vraiment, cette famille a pas de chance. Sonia, peux-tu aller finir de préparer les galettes, il faudrait commencer à les faire cuire. Je vais remonter près de Catherine. Ibrahim, s’il te plaît, quand Rachid rentre du lycée, tu l’envoies à la loge prévenir que Catherine est ici. Mais surtout qu’il les affole pas ! Et dire qu’il y a tout ce monde qui vient ce soir !”

Finalement, Catherine avait cédé : elle devait bien reconnaître qu’elle n’avait plus aucune énergie et que cette lettre l’avait achevée. Elle savait bien aussi qu’elle avait remarqué quelques troubles, elle les avait mis sur le compte de la ménopause proche. Et surtout, elle devait reconnaître qu’elle n’avait pas voulu savoir comme si cela pouvait chasser le danger. Avant, quand la sécurité sociale remboursait un frottis par an, elle se faisait suivre très régulièrement par la gynécologue, sur les conseils de Leïla, qui avait bien insisté auprès d’elle et de Fathia sur l’importance de la prévention. Mais cette loi était passée qui n’autorisait plus qu’un examen remboursé tous les trois ans. Et puis, avec les événements liés à la mort d’Étienne, elle avait encore traîné. Et maintenant, elle avait peur. Elle avait décidé de se laisser soigner lorsqu’elle avait vu des larmes dans les yeux de Fathia. Celle-ci lui avait promis qu’elle veillerait sur Michaël, que les jeunes ne seraient pas livrés à eux-mêmes, qu’il était important pour tous qu’elle s’occupe d’elle.

Xavier, rentré de sa journée de bilan, et Michaël, revenu du collège, assistèrent au départ de leur mère en véhicule sanitaire léger. Ils essayaient tous d’être braves. Comme les transports en commun jusqu’à l’hôpital étaient fort peu pratiques, Ali avait promis d’emmener un des jeunes voir sa mère, tous les jours, avec sa fourgonnette. Ils essayaient d’être braves mais ils étaient tristes et inquiets : c’était trop de coups du sort, l’un après l’autre… Seule Sonia se disait que tout cela avait bien peu à voir avec le sort, que c’étaient les conséquences de la pauvreté, cette habitude de ne pas s’occuper de soi, comme si on n’avait pas de besoins, comme si on n’était pas important.

Vers dix-huit heures, l’assistante sociale rappela enfin. Les clients étaient rentrés et Sonia avait bien du mal à l’entendre dans le brouhaha de la salle. Elle finit par tirer le téléphone vers la cuisine et referma comme elle put la porte vers elle. L’assistante sociale s’était beaucoup occupée du dossier des Maheu. Elle annonça l’arrivée imminente du capital-décès. Par contre, en ce qui concernait le relogement, impossible d’avancer. On lui opposait toujours le manque de ressources. Elle avait beau arguer du fait que Catherine avait de fortes chances d’être embauchée comme assistante maternelle, les bailleurs voulaient des certitudes, et puis il n’y avait pas de logements vacants, ou alors beaucoup trop loin, ou trop petits et ne correspondant pas aux normes d’attribution. Elle était visiblement désolée et disait qu’elle ne renonçait pas. Elle annonça aussi qu’il fallait saisir la commission de conciliation et expliqua la procédure à Sonia. Celle-ci prit bien soin de tout noter mais demanda comment faire, pratiquement, maintenant que Catherine était malade. L’assistante sociale dit qu’elle se renseignerait et qu’elle pensait qu’il y avait une possibilité de faire une procuration aux enfants majeurs.

“Que de tracas ! pensait Sonia. On ne pourrait pas simplifier un peu tout ça ? Catherine a bien besoin de s’angoisser avec des procédures, en ce moment.”

Gaëlle, enfin prévenue, réagit très mal à l’hospitalisation de sa mère. Peut-être le fait de ne pas l’avoir vue, peut-être la tension de sa période de stage en maison de retraite, pendant laquelle elle accomplissait des services de douze heures d’affilée, qui, ajoutés aux temps de transport, avaient complètement désorganisé son rythme de vie, elle s’effondra complètement. L’hôtel était dans le rush de la préparation finale du repas, il fallait servir au bar, Ibrahim et Fathia accusaient très nettement la fatigue née de toutes ces péripéties… Il y eut comme un vent de panique :

“Xavier et Michaël, venez donner un coup de main, Xavier au bar et Michaël au couvert. Vous mangerez avec nous. Être occupés vous empêchera de trop penser. Ibrahim, emmène Gaëlle à côté et occupe-toi d’elle, donne lui à boire, mets-lui de l’eau sur le visage… Fathia, va t’asseoir un peu à la cuisine, tu vas finir par tomber,” décréta Ali, et tous se sentirent rassurés par son esprit de décision.

Ibrahim était bien embarrassé. Certes, Gaëlle était comme une petite sœur, mais que fallait-il dire ? Hannah vint à son secours. Elle parla gentiment à Gaëlle, elle lui passa la main doucement dans les cheveux, elle la serra si tendrement par le cou que les sanglots finirent par s’estomper :

“Ne t’inquiète pas, Gaëlle. Ta maman est très fatiguée, mais le docteur veut surtout faire des examens. Il faut attendre le résultat avant de paniquer. Fais confiance à Allah, il ne vous veut pas de mal. Espère et pense que pendant ce temps, ta maman se repose et que ça va lui faire du bien.” Elle lui en dit tant que Gaëlle reprit le dessus et qu’elle parvint même à avaler un peu des délicieuses galettes de pommes de terre, accompagnées de salade verte.

Après le repas, les amis, appelés au secours, arrivèrent petit à petit. Tous étaient affligés par l’impression que le destin s’acharnait sur les Maheu. Mais ils firent bonne figure pour protéger les jeunes. On trouva la lettre d’Ibrahim très juste, à la fois ferme et diplomate et on décida d’en faire une pétition. Odile promit de la faire taper à son travail par une secrétaire amie. Elle irait en tirer quelques photocopies chez le marchand de journaux et les apporterait le lendemain soir. Tous seraient chargés de récolter le plus possible de signatures de gens du quartier. Odile et Pierre dirent aussi aux enfants Maheu de ne pas hésiter à faire appel à eux. L’hospitalisation serait sûrement brève et on pouvait parfaitement s’organiser pour quelques jours.

Quel soulagement d’être ainsi entourés, se disaient les jeunes. Si on nous avait relogés dans un autre quartier, comment aurions-nous pu faire face à la maladie de maman ?

VI

Les choses s’organisèrent sans trop de mal. La pétition avait beaucoup de succès et Kader faisait preuve d’un zèle intense comme pour se faire pardonner son attitude passée. Il préparait aussi son départ et ne pouvait s’empêcher de frimer devant les copains, faisant des envieux chez ces gosses condamnés à l’inaction, qui n’arrivaient pas à trouver leurs marques dans l’encadrement proposé par la M.G.I., la mission générale d’insertion de l’éducation nationale. Curieusement, l’engagement concret pour empêcher l’expulsion des Maheu était beaucoup plus mobilisateur et l’on voyait très fréquemment les jeunes, le soir, dans le hall de l’immeuble, remettre les vieilles chaises en cercle et élaborer des plans de bataille pour contraindre les bailleurs à garder les Maheu. Ils étaient d’autant plus véhéments qu’il se confirmait, même si on en parlait à mots couverts, que Catherine était sérieusement malade. C’était un cancer de l’utérus, hélas, déjà bien avancé. Elle avait été transférée à Villejuif et c’était encore plus compliqué pour ses enfants d’aller la voir. Mais un élan de générosité incroyable était né, comme s’il fallait se serrer les coudes dans le danger, comme si, symboliquement, ce qui arrivait aux Maheu concernait intimement tous les membres du quartier. Xavier, Michaël et Gaëlle n’eurent pas leur mot à dire sur l’intendance : tous les repas étaient pris à l’hôtel et quand l’un ou l’autre faisait part de ses scrupules, la famille d’Ali, unanime, disait : “C’est si peu de choses…” ou “Laisse ça, t’inquiète pas de ça… ” ou “Allah voit tout, occupe-toi de tes études, occupe-toi de ta mère…”

Tous avaient décidé de ne pas abandonner la lutte pour un autre monde possible. Lorsqu’ils allaient voir Catherine à l’hôpital, ils l’associaient à l’avancée de leurs travaux. Ils lui parlaient le moins possible de sa maladie, de l’opération qu’elle avait subie, de rayons, de chimio, de ce qui la faisait constamment vomir, de son amaigrissement impressionnant et de leur peur. Non, ils avaient résolument décidé de la tourner vers la vie, vers le monde ; ils l’avaient abonnée au Canard Enchaîné, il lui faisaient la lecture et ils riaient avec elle des dessins critiques : “Quand même, faut oser !” disait-elle souvent, avec un petit sourire coquin. Elle trouvait sa nouvelle situation étrange : elle s’était toujours occupée des autres et voici qu’elle était réduite à la dépendance la plus totale, bien obligée de se laisser prendre en charge. Elle n’avait pas peur de la mort : là-bas, dans une espérance confuse, Étienne l’attendait. Non, quoiqu’elle s’en défendît, malgré la douleur, elle trouvait un certain répit dans son état de malade. La seule chose qui la rongeait, bien qu’elle n’en parlât jamais, c’était la pensée de ses gosses : elle avait eu tant de bonheur à les mettre au monde, à les bercer, les pouponner, les voir s’éveiller à la vie. Elle se sentait si forte, si pleine d’énergie, elle savait qu’elle surmonterait tous les obstacles pour eux… et la vie semblait avoir raison d’elle. Mais elle ne s’avouait pas vaincue : tant qu’elle respirerait, elle espérerait et elle ferait ce qui était dans ses capacités pour qu’ils aient une vie meilleure que la sienne. Bien sûr, elle n’était pas dupe, elle savait bien qu’ils étaient mal engagés, mais ils étaient si entourés… Avec la maladie, elle, si peu tournée vers la foi, parlait de plus en plus souvent à Dieu, le soir, dans sa solitude, et c’était toujours pour le remercier d’avoir mis Ali et Fathia, Pierre et Odile sur son chemin et pour lui confier ses enfants.

Pierre, avec l’aide de Quentin, avait pris particulièrement Michaël en main. Ils réfléchissaient aux besoins fondamentaux. Ils avaient de grands débats :

“La chose la plus importante, c’est de préserver la santé, disait Michaël.

- Oui, mais pas n’importe comment ! réagissait Pierre. N’oubliez pas que les gens en bonne santé “naturellement” ne rapportent rien aux firmes pharmaceutiques, ce qui rapporte, c’est la maladie des gens solvables. Les firmes n’ont aucun intérêt à ce qu’on développe la prévention. Or nous, notre objectif, c’est de faire en sorte que les gens tombent le moins malades possible, pas qu’ils avalent des tonnes de petites pilules roses ou blanches. Et pour cela, il faut changer complètement notre façon de vivre, c’est une vraie révolution.

- Pour ça, il faut s’occuper en priorité de la qualité de l’eau et de l’alimentation,” ajoutait Quentin. Et ils lisaient des articles ou des livres sur l’agriculture : ils avaient découvert René Dumont, ils suivaient avec attention le travail de la Confédération paysanne, ils s’informaient sur la question des O.G.M., les organismes génétiquement modifiés :

“Certains disent que ça sauvera l’humanité de la famine. Qu’est-ce que tu en penses, Pierre ? demandait Quentin.

- Je n’y crois pas. Je crois que l’argumentaire des firmes agro-alimentaire n’a pas d’autre objectif que d’étendre leur territoire de chasse et de nous fourguer des semences dont nous verrons trop tard les effets néfastes. Je me souviens parfaitement de la révolution verte, dans les années 60, c’était la panacée ! Résultat : à court terme, un accroissement des rendements. Mais à long terme, des effets désastreux à plusieurs niveaux : une dépendance des paysans contraints de s’endetter pour l’achat d’engrais, de pesticides ou de tracteurs, si bien que beaucoup ont fait faillite et sont allés grossir les bidonvilles, particulièrement dans le tiers-monde. Et puis, surtout, ce qu’on sait trop peu, c’est que ces productions présentaient des graves carences en minéraux qui ont entraîné des déficiences intellectuelles chez de très nombreuses personnes. Le risque, avec les O.G.M., c’est les résistances qui peuvent passer à d’autres plantes, d’une part, et le fait qu’on ne sait absolument pas, quoi qu’en disent les firmes, comment on va réagir à ces nouveaux produits.

- Comment ça  ? questionna Michaël.

- Et bien, par exemple, on introduit un gène de hamster dans une variété de céréales. Bon, et quel effet ça aura sur notre santé dans dix ou vingt ans ? Quand on voit que les réactions allergiques sont de plus en plus fréquentes, il y a de quoi avoir des sueurs froides. C’est trop facile de dire que c’est les passéistes rétrogrades qui s’opposent aux O.G.M… Tant que cette recherche dépendra de firmes dont l’objectif est de faire du profit à n’importe quel prix, moi je n’aurai aucune confiance. Qu’on confie cette recherche à des organismes d’état, strictement d’état, contrôlés par des citoyens mandatés en raison de leurs compétences scientifiques et obligés de rendre des comptes à la population dans un langage clair ; et qu’on avance à pas de fourmi, voilà mon opinion, et surtout en milieu confiné. Quant à la faim dans le monde, l’occident a une énorme responsabilité car il a désorganisé l’agriculture vivrière. Au siècle dernier, comparativement et malgré la colonisation, on n’avait pas faim en Afrique. D’ailleurs, on a de quoi nourrir tout le monde, actuellement, mais on ne sait pas répartir les richesses.

- Et que penses-tu de l’eau ? demanda Quentin.

- Je pense que c’est un des problèmes les plus graves que nous avons à affronter. L’eau potable est en train de devenir un bien de luxe.

- C’est vrai, dit Michaël, j’ai entendu Vladimir raconter qu’en Russie, dans les grandes villes, l’eau sort des robinets, jaune et sentant l’œuf pourri, et les Russes, qui gagnent pourtant à peine de quoi survivre, sont obligés d’acheter de l’eau en bouteille.

- La pauvreté, c’est une notion toute relative, songea Quentin.

- Que veux-tu dire par là ? interrogea Pierre.

- Je me souviens d’un film qui s’appelait “Les Dieux sont tombés sur la tête.” Ça se passait chez les Buschmen, dans le désert du Kalahari et ces gens paraissaient parfaitement heureux. Ils avaient de quoi manger, une nourriture saine qui leur convenait, ils trouvaient à boire dans les feuilles, ils partageaient tout. Et puis un jour, une bouteille vide est tombée du ciel et a semé la zizanie entre eux. Enfin c’était une fable. Bon, ils sont sûrement classés parmi les très très pauvres, puisqu’ils n’ont pas d’argent. Mais ont-ils besoin d’argent ?

- Tu as raison, dit Pierre, on se trompe en faisant de l’argent la mesure de toute chose. Il y a des tas de choses qui ne passent pas par l’argent. En Afrique, toujours, pendant longtemps, être pauvre, c’était être isolé socialement.

- Ils ont raison, les Africains, s’exclama Michaël. Nous sommes pas dans la détresse totale parce que nous sommes entourés. Et même si nous avions un appartement plus grand, et un peu plus d’argent, mais dans un quartier où personne nous connaîtrait, nous serions beaucoup plus démunis. Ça se compte pas en argent, l’amitié, pourtant c’est une richesse essentielle.”

Un silence suivit ces propos pleins de sagesse et de pudique reconnaissance. Pierre toussota :

“Je crois que l’autre besoin fondamental de l’humanité, c’est l’éducation. Il faut être informé, capable de réfléchir sur les choses importantes, pour ne pas subir sa vie. Par exemple, lorsque les filles vont à l’école, elles deviennent capables de se projeter dans l’avenir et de faire des choix raisonnés. En Inde, dans deux provinces, le Kerala et le Tamil Nadu, on a observé une baisse massive de la démographie grâce à la scolarisation volontaire de toutes les filles, même celles des villages éloignés. C’est plus facile d’assurer une vie moins misérable à la famille quand il y a moins d’enfants et c’est une charge moins lourde pour les femmes. Je crois vraiment que l’éducation, quelque soit la forme qu’elle prenne, est un des défis majeurs du siècle à venir. Mais il va y avoir beaucoup de résistances à lever car elle est contraire aux intérêts des multinationales.

- Pourquoi ? demanda Quentin.

- Les multinationales n’ont pas intérêt à avoir en face d’elles des gens qui réfléchissent dans une autre direction que celle qu’elles ont choisie et qui sont armés pour argumenter. Ils représentent un danger. Ce qu’elles veulent, c’est du personnel malléable et docile.

- Mais pourquoi sont-ils si inhumains ? ajouta Quentin

- Ce n’est pas la question, répondit Pierre, ils sont tout simplement dans une autre logique. Leur but, c’est de faire de l’argent, d’agrandir leur territoire de chasse, d’écraser leurs concurrents. Ils fonctionnent encore selon la loi de la jungle : que le plus fort gagne. Vous savez, comme l’avait déjà dénoncé La Fontaine, dans Le loup et l’agneau : “La raison du plus fort est toujours la meilleure.” C’est aux peuples de leur imposer d’autres priorités : miser sur la coopération au lieu de toujours prôner la compétition, par exemple, et obliger les états et les élus à réoccuper leur place, remettre le politique à la première place. Pour ça, on est obligé de réfléchir à nos valeurs, à pourquoi on vit. C’est un sacré débat. Mais je suis optimiste, le débat est ouvert et les peuples, de plus en plus nombreux, redressent la tête. Alors, pour l’instant, on dit qu’ils n’ont pas de légitimité, ceux qui manifestent à Seattle ou ailleurs. Mais moi, je crois qu’ils ont la seule vraie légitimité car ils sont au service de la vie alors que les multinationales, dans leur fuite en avant, sont dans une logique de mort.”

A France Télécom et ailleurs SUICIDE A TOUS LES ETAGES

octobre 7, 2009 at 5:16 | In Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 3 Comments
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A France Télécom et ailleurs SUICIDE A TOUS LES ETAGES

Voilà, vous l’avez votre article …depuis le temps que vous nous le réclamez !! S’il n’a pas été écrit plus vite c’est que les sujets sont nombreux mais c’est surtout que nous n’aimons guère jouer avec le malheur des gens, surtout quand il s’agit du malheur des travailleurs. Mais nous ne commencerons pas par France Télécom.

I – PARLONS DU MINISTERE DE L’ECOLOGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT :

Voilà un ministère qu’il est beau ! Tout repeint en vert ! Vert Grenelle, bien sur, ce qui fait déjà sacrément pâlir le vert !

Le ministère de Jean-Louis Borloo est peut-être actuellement la médaille d’argent derrière France Télécom ? Il suffit de lire : « Éléments de connaissance et d’approfondissement pour la prévention des crises suicidaires » qui a été adopté à l’unanimité le 1er octobre 2008 par le Comité central d’hygiène et sécurité (CCHS) du ministère. Deux ans de boulot pour toutes les parties prenantes et des experts. Ce document serait bloqué au secrétariat général du ministère depuis plus d’un an. Ce document fournit des chiffres ahurissants :

-         150 à 250 tentatives de suicide chez les agents ayant conduit à 15 à 20 décès,

-         un taux de suicides de 25/100.000 ; bien plus que la moyenne de la population française.

-         L’Humanité en a parlé et puis ….plus rien.

Ne cherchez plus pourquoi Borloo n’a pas l’air net pas moments ! Ne croyez surtout pas qu’il picole, le pauvre …voyons, un ministre, ça ne picole pas …mais ça peut goûter. C’est ça la vérité Borloo déguste « à l’aveugle » ….comme son secrétariat général !! Et puis, les suicides dans son ministère, il n’en peut plus Borloo, il souffre,  ça lui sort par les yeux !

Borloo ivrogne

II – DES SUICIDES IL Y EN A PARTOUT :

-         Chez les petits paysans qui ne s’en sortent plus,

-         Chez les autres fonctionnaires dont les enseignants,

-         Chez nous, en Hainaut et nous dénoncions le suicide d’un de nos concitoyens sur ce blog en Février de cette année : http://dutron.wordpress.com/2009/02/15/en-avesnois-a-vallourec-comme-ailleurs-jai-tres-mal-au-travail/

-         Cet article a été lu 350 fois ce qui prouve l’intérêt que le public porte à ce sujet.

III – Venons-en à France Telecom :

Le patron, Didier Lombard, c’est un crâne d’œuf ! Polytechnique, Sup Télécoms et docteur en économie, rien que ça !! Remarquez qu’actuellement, un bon médecin de travail ferait mieux l’affaire qu’un docteur …en économie surtout s’il professe cette économie casino qui nous a mené dans le mur !

Avec un pedigree de ce genre, normal que Lagarde nationale lui ait renouvelé sa confiance avec éclat d’autant que le deal devait être de jeter le fusible en la personne du n° 2 Louis Pierre Wenes.

Petit détail piquant, le Louis Pierre s’est fendu d’une lettre au salariés de France Télécoms ! C’est nouveau, ça vient de sortir !

Maintenant quand on se fait jeter, on a le droit de s’adresser à tous !!

C’est l’effet Sarko, la Com’ à tout propos !

La lettre du viré est un tissus d’autojustification et de bons sentiments ! Il n’y manque même pas une petite phrase « à ceux que mon départ pourrait déstabiliser » !! Non mais ! Il se croit où le gugusse ??? C’est ta présence qui en a déstabilisé plus d’un andouille ! En pareil cas, on la ferme et on se tire, point final !

Ce que ne dit pas l’histoire …pas encore parce que ça va venir, c’est avec COMBIEN IL PART LE WENES, VIDI ET PAS VICI ?

Hé les copains de SUD du secteur, dites-nous combien ! On publiera, promis ! On vous dira même à combien se monte la prime par suicidé !!

Le grand vide laissé par le viré sera comblé, c’est le cas de le dire, par le génial Stéphane Richard, HEC, ENA, Inspecteur des finances, ex-président de Nexiti, ex-Dircab de Coué-Lagarde, ex-tout ce que vous voulez mais toujours pote à Sarkozy !!

Hé oui, la pieuvre étend ses tentacules !!!

Stéphane Richard a fait ses preuves en pieuvre : celui que l’on surnomme le « dandy de Bercy » nous a déjà concocté une jolie ardoise avec son acolyte Delétré du cabinet Lagarde, un petit matin de soutien à Dexia dans la mouise : voir http://dutron.wordpress.com/2008/10/18/en-pleine-crise-financiere-petits-arrangements-entre-amis-sarkosy-yves-leterme-caisse-des-depots-dexia-aux-frais-de-la-princesse-marianne/

Laissons-le faire, il peut mieux faire, le dandy !

Nous ne savons pas si Richard est un adepte de la pêche aux moules chère à Lombard mais, qui sait ….la mytiliculture a ses adeptes !!

Sacré Lombard ! C’est un joyeux drille tout de même ! Dédicaçons-lui ce joyeux refrain, grand succès franchouillard du disparu Jacques Martin : http://www.youtube.com/watch?v=nx-jNKPa1xk

Mais la meilleure, c’est celle-ci ! La pêche aux moules par Didier Lombard ! On a rarement fait mieux dans le mépris ! http://www.youtube.com/watch?v=nUIGzgBkS8s

A propos de LOMBARD :

Un petit rappel d’économie, mon P’tit Didier, attendu que t’en es docteur !!!

Ce sont des banquiers LOMBARDS qui ont apporté deux innovations fondamentales, à la base de l’essor du capitalisme occidental, là je sens que tu biches, Didier !! Ces LOMBARDS ont inventé le compte à vue, rendu possible par l’invention simultanée de la comptabilité en partie double et de la lettre de crédit.

A partir de là, les marchands pouvaient circuler et commercer sans avoir à transporter des sommes importantes sur les routes encore peu sûres d’Europe.

Plus de suicides de commerçants rançonnés, donc !!!

N’empêche, quelle décadence ! Nos rois avaient des banquiers LOMBARDS …..nos roitelets n’ont plus que des LOMBARDS ENCAISSEURS.

Quand Sarkozy vire Kazakh !

octobre 6, 2009 at 6:24 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 1 Comment
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Quand Sarkozy vire Kazakh !

Nous aurions pu tirer Sarkozy tourne Kazakh mais Libé a été plus rapide !! N’empêche ! Voici que le P’tit qui allait révolutionner le capitalisme se mue en commis voyageur pour se mettre au pied du président Noursultan Nazarbaïev, à Astana.

Sarko Mr Bricolage

Nous sommes prêts à parier n’importe quoi contre tout ce que vous voudrez que jusqu’à présent, pour vous, « Astana », c’était le nom d’un ramassis de possibles drogués qui jouaient de la pédale sur notre si beau et si grand Tour de France de mes deux.

Astana est, en effet le nom d’une équipe cycliste financée par les richesse Kazakhs qui a l’horreur de compter dans ses rangs, un certain Armstrong qui, pour n’être ni astronaute ni trompettiste connaît quand même sacrément la musique !! Cette équipe connaît actuellement de sérieux soucis avec les instances du dopage.

Va falloir vous y faire : Astana, c’est aussi la capitale d’un démembrement de l’ex-URSS : le Kazakhstan !

Jusqu’à il y a peu, la richesse principale du Kazakhstan c’était l’esturgeon de la Caspienne dont les œufs donnaient le caviar.

caviar

Aujourd’hui, les casse-pieds de la Caspienne ayant fait leur oeuvre, il ne reste plus guère d’esturgeons !  Rassurez-vous, il nous reste la politique caviar qu’elle soit de droite, de gauche ou du “milieu”.

Dans le cadre d’un partenariat stratégique éventuellement dopé à l’EPO de la dernière génération, ce foutu pays va compter à son tour parmi les « meilleurs amis de la France » ..comme la Lybie de Kadhafi, par exemple !!

Des contrats pour un peu plus d’un milliard d’euros ont été conclus dans la capitale de ce pays d’Asie centrale, auxquels s’ajoute l’ouverture de négociations sur d’autres d’un montant potentiel de près de 2,5 milliards, dont 1,5 milliard revenant à des entreprises françaises.

Les deux pays se sont également mis d’accord sur le transit au Kazakhstan de matériels et personnels militaires à destination du contingent français en Afghanistan.

Absente d’Asie centrale, la France Sarkosienne souhaite nouer avec le Kazakhstan des relations fructueuses ! Ben, tiens donc !!

Quand nous vous aurons dit que « fructueux » signifie que ce pays est riche en hydrocarbures et en minerais et tutti quanti, vous comprendrez tout « l’intérêt » qu’il représente pour Total, Areva ou EDF !!

En revanche, le Noursultan ne serait pas frappé de tendresse selon nos dernières informations….Il a d’ailleurs de faux airs de Léonid Brejnev, les yeux un peu bridés en plus. Mais, si ses yeux sont bridés, sa manière d’exploiter serait plutôt du genre débridée.

Noursultan Nazarbaïev

Déjà au plan politique, c’est quelqu’un le lascar !! Pendant l’époque soviétique, il est président du Conseil des ministres de la République socialiste soviétique kazakhe de 1984 à 1989 et premier secrétaire du Parti communiste kazakh de 1989 à 1991.

Il est président du Kazakhstan depuis le 24 avril 1990. Il fut, à l’origine, élu pour une présidence de quatre ans, mais en 1998 il promulgue un décret qui lui permet de rester à ce poste pour sept ans de plus. L’élection du 4 décembre 2005 est fort critiquée par l’OSCE comme ne respectant pas les standards internationaux démocratiques. Noursultan s’en fout comme de son premier baril : Il a prêté serment le 11 janvier 2006 pour un mandat de sept ans !! Donc, concrètement, il y a au Kazakhstan, un mur qui n’est jamais tombé !!

Le 6 juillet 2005, la célébration des 65 ans du petit Timonier local valait son pesant de pétrole et de gaz réunis !! C’est qu’il cultive le culte de la personnalité comme au bon temps de Papy Joseph, l’animal !!

Il tient tout son pays sous sa coupe et il y a peu de chances que ce Kazakh ne se prenne un jour une veste !!

Mais il y a pire et nous ne prendrons qu’un exemple parmi 100 : le 22 juillet 2009, une mission d’enquête de la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) au Kazakhstan et au Kirghizistan a établi l’existence de graves violations des droits des travailleurs migrants et des réfugiés. La FIDH s’inquiète particulièrement de l’extrême vulnérabilité des demandeurs d’asile et des réfugiés dans les deux pays, en particulier les Ouïgours de Chine, les Ouzbeks et les Tchétchènes, et appelle les autorités à prendre des mesures immédiates pour assurer leur protection en conformité avec leurs obligations internationales. http://www.fidh.org/Kazakhstan-Kirghizistan

Voici donc avec qui, avec quoi, la France va traiter, cela nous rappelle la tente de Kadhafi dans les jardins de l’Elysée !

Mais la raison d’Etat a ses raisons que la raison ne connaît pas.

Sarkozy nous dira certainement que nous n’avons pas de leçons à donner ….IL A RAISON !!

Quand on a été le premier à féliciter chaudement le bébé Bongo pour sa brillante réélection alors que les conditions de cette élection font hurler la communauté internationale : au Total, si l’on ose dire,

ON FERME SA GUEULE !!!!

sarkozy pour un capitalisme nouveau

Dossier RN2 Quand notre action persévérante commence à déboucher vers le grand public grâce au journal La Sambre

octobre 6, 2009 at 2:25 | In Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, social | 1 Comment
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Dossier RN2 Quand notre action persévérante commence à déboucher vers le grand public grâce au journal La Sambre

Depuis des années, nous suivons le dossier de la RN2 ; Notre ami Jacques Lainet, membre de notre collectif Sambre-Avesnois depuis l’origine, travaillait déjà bien avant cela sur tous les dossiers de l’Avesnois touchant à l’Environnement au sens le plus large : remembrements, carrières, laiteries, agriculture intensive, problèmes de l’eau, des pesticides, des OGM, etc.

Depuis la création de notre association Hainaut Avenir  Environnement, il est toujours en charge de ces dossiers et sur tous les fronts :

-         La RN2, http://dutron.wordpress.com/2008/06/03/le-desenclavement%E2%80%A6-la-sambre-attendra%E2%80%A6lionel-marechal-repassera-et-paul-raoult-aussi/

-         http://dutron.wordpress.com/2008/11/27/le-rechauffement-climatique-l%E2%80%99avesnois-et-ses-elus/

-         http://dutron.wordpress.com/2009/09/21/quand-un-ami-du-reseda-arrete-le-petit-train-train-des-elus-de-l%E2%80%99avesnois/

-         la centrale à bitume de La Longueville, http://dutron.wordpress.com/2008/06/26/sos-la-longueville-nous-sommes-tous-concernes/

-         les agriculteurs pénalisés par leur banque et/ou leur laiterie, http://dutron.wordpress.com/2008/10/23/a-signy-le-petit-ardennes-une-action-unitaire-et-efficace-face-au-credit-agricole-et-ses-amis/

-         la construction de HLM en zone inondable à Ferrière La Grande, http://dutron.wordpress.com/2008/09/22/que-se-passe-%E2%80%93t-il-sur-la-friche-miroux-de-ferriere-la-grande/

Nos lecteurs pourront constater que tout ceci est bien réel et que notre action de terrain est continue et persévérante.

Cette action, nous la considérons comme une FEDERATION des bonnes volontés. Nous n’essayons de dominer personne, de ne récupérer personne. Hainaut Avenir Environnement intervient en soutien technique, juridique, etc. de associations de terrains.

Notre souci permanent est de globaliser ces luttes locales tant il est vrai qu’il n’y a pas de « petite » lutte. Mais il est vrai aussi qu’une lutte locale n’a de chance d’être victorieuse qui si quelqu’un FEDERE cette lutte avec ses luttes sœurs ou dans des domaines connexes.

Dans ce cas précis de la RN2, nous avons été présents dès le début du projet ; les documents d’enquête publique en sont les témoins.

La question qui vient, enfin, à l’ordre du jour aujourd’hui, c’est celle du percement du ciel de la nappe phréatique à Beaufort bien mis en lumière pas l’association de défense de l’environnement de Beaufort avec laquelle nous sommes en relation étroite.

Le Journal La Sambre vient de publier un excellent article sur ce sujet : nous vous le livrons in-extenso en remerciant à la fois son journaliste et ce journal d’oser mettre ce dossier sur la place publique. Nous n’ignorons rien, en effet, des intérêts économiques et politique, pas tous bien avouables, qui sont derrière cette affaire. Après cet article de La Sambre, nous vous en apprendrons de belles qui feront l’objet d’articles ultérieurs.

http://www.lasambre.fr/actualite/Beaufort-:-Ils-remettent-en-cause-le-trace-de-la-future-Nationale-2-777.html

Beaufort : Ils remettent en cause le tracé de la future Nationale 2

L’environnement et la nature du sol ont-ils bien été pris en compte lorsqu’a été décidé le nouveau tracé de la RN2 ? Cette question, les membres de l’Association de défense de l’environnement, à Beaufort, l’ont soulevée dès 2000 et le début de l’enquête publique préalable au réaménagement en 2×2 voies de cette route.
En cause : des mouvements de terrain (désignés sous l’appellation effondrements karstiques) depuis plusieurs années, aboutissant à la création de cuvettes, et surtout, la proximité d’une nappe aquifère qui représente près de la moitié des réserves en eau potable de l’arrondissement d’Avesnes.
Pour Jacques Lainet, de l’association «Hainaut avenir environnement», soutien de l’association beaufortoise, «il y a un risque majeur de pollution de cette eau par les rejets d’hydrocarbures d’une part, mais également par des métaux comme le rhodium, le palladium… qui entrent dans la composition des pots catalytiques et que l’on retrouve dans les gaz d’échappement».

«Notre maison tremblait»


Il cite en exemple une étude menée par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique de Nancy, selon laquelle les concentrations au sol de ces métaux et d’hydrocarbures augmentent très fortement lorsque l’on s’approche des réseaux routiers. Des polluants qui pourraient se retrouver dans l’eau qui alimente nos robinets par l’effet des infiltrations. Car à Beaufort, le nouveau tracé passe ni plus ni moins sur une partie affleurante de la nappe d’eau souterraine. Une nappe considérée comme très exposée à l’activité humaine par une récente étude (voir ci-dessous).

De premiers problèmes sont déjà apparus cette année avec la construction d’un pont. Situé sur la propriété de la famille Scrève, exploitants agricoles, dont Christiane, l’épouse, est la présidente de l’Association de défense de l’environnement, ce pont doit permettre au bétail et aux engins de passer sous la nationale. «Lorsqu’ils ont planté les palplanches (éléments d’acier enfoncés dans le sol pour constituer un mur de soutènement, ndlr), notre maison tremblait» se souvient Christiane. Et depuis, un écoulement continuel d’eau se produit depuis cet ouvrage d’art, même en période sèche comme c’est le cas depuis plusieurs semaines. «On n’avait jamais vu ça. Et on se demande ce que ça va être cet hiver quand il va se mettre à pleuvoir davantage».

Cette eau vient remplir une cuvette juste derrière le corps de ferme et empêche tout passage autrement qu’en tracteur. Un fait constaté par huissier dès le mois de mai dernier. L’agricultrice pense «qu’ils ont percé la crête rocheuse qui emprisonnait l’eau de la nappe». D’où la crainte plus forte encore de voir l’eau polluée. Tant dans la nappe que dans le lac du Paradis, à Louvroil. Celui-ci est en effet alimenté par un ruisseau qui prend sa source à quelques mètres du tracé et qui reçoit lui-même l’eau provenant des écoulements du pont…

Un trou de deux mètres


Quelques centaines de mètres plus au sud, c’est un autre problème qui est soulevé par des agriculteurs : les fameux mouvements de terrain. L’un d’eux, également membre de l’Association de défense de l’environnement de Beaufort, a relevé plusieurs effondrements karstiques, c’est-à-dire de cavernes dans le calcaire autrefois remplies d’eau mais qui, en raison des prélèvements pour l’alimentation en eau potable, se sont peu à peu vidées. «La pression a diminué et naturellement, les roches descendent pour combler le vide» précise cet agriculteur, qui ajoute : «il y a quelque temps, j’ai retrouvé un trou de deux mètres de large et à peu près un mètre de profondeur dans une de mes pâtures». Là encore, à moins de 100 m de la future nationale, dont la chaussée pourrait donc elle-même se déformer…

Tous ont en commun de se demander si des études ont réellement été menées avant que soit retenu ce tracé. «Quand on envoie des courriers, à la DDE notamment, longtemps on ne nous a pas répondu. Dernièrement, on nous a dit que l’on jugera à l’issue des travaux !» s’indigne Christiane Scrève.
Ensemble, ils posent la question : «pourquoi ne pas avoir réaménagé la route existante en 2×2 voies ? Nous ne sommes pas contre le fait de moderniser les routes, mais la solution retenue n’est pas la meilleure en termes d’impact écologique».
Depuis quelques jours, le maître d’ouvrage, c’est-à-dire l’Etat, semble toutefois prendre le(s) problème(s) au sérieux puisqu’une équipe pourrait être dépêchée sur place pour effectuer de nouveaux relevés géologiques, selon Jacques Lainet. De là à penser que le tracé pourrait changer. Rappelons que quatre ouvrages d’art n’attendent plus que le passage de la Nationale 2…

Matthias Dormigny

Le dossier RN2 est géré par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), un service d’Etat. Celui-ci étant actuellement en pleine réorganisation, nous n’avons pas pu joindre la personne susceptible de répondre aux questions soulevées par ces habitants de Beaufort.

Des eaux classées «très vulnérables»

Une étude menée en 2004 pour le compte du Parc naturel régional (PNR) de l’Avesnois soulignait la forte, voire très forte vulnérabilité du synclinal de Bachant, qui s’étend de Leval à Aibes, en passant par Beaufort. La vulnérabilité est, par définition, la facilité à être atteint par la pollution selon la nature du sol. Dans le rapport remis au PNR en 2007 par le Sage de la Sambre (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux), en partie basé sur cette étude, on peut ainsi lire que «l’alimentation de la nappe provenant majoritairement de la pluie, la qualité de cet approvisionnement peut être mise en cause. Une fois parvenue au niveau du sol, elle peut entraîner les reliquats de l’activité humaine (résidus industriels, hydrocarbures, pesticides, ndlr) jusqu’à la ressource».
Ce même rapport indique que «le système karstique du synclinal de Bachant induit une extrême vulnérabilité de cette ressource puisque, au niveau d’une fracture, une pollution peut s’infiltrer directement et très rapidement jusqu’à l’aquifère».

Quelques définitions


Aquifère
Un aquifère est une couche de terrain ou une roche, suffisamment poreuse (qui peut stocker de l’eau) et perméable (où l’eau circule librement), pour contenir une nappe d’eau souterraine. Cette nappe est susceptible d’alimenter des ouvrages de production d’eau potable ou pour l’irrigation : puits, forages et captages.

Karstique
Se dit d’un relief calcaire où les eaux ont creusé des galeries, souterrains… par l’effet de l’érosion.

Synclinal
En géologie, lorsque des couches sédimentaires de roches forment des plis, la partie qui forme un creux se nomme synclinal. La couche la plus récente est à l’intérieur du pli.

Signalons d’abord que le journal L’Observateur d’Avesnes avait déjà publié un article de fond sur ces sujets le 24 juillet 2009 repris par La Sambre et Le Courrier de Fourmies.

Nous y reviendrons prochainement.

Signalons aussi un discours de Paul Raoult , sénateur maire PS de Le Quesnoy et président du SIDEN (Syndicat intercommunal des Eaux du Nord) devenu depuis NOREADE (Nord Régie Assainissement Distribution d’Eau) par le regroupement, sous la même régie, des activités de fourniture d’eau et de celles d’assainissement précédemment exercées par le SIAN.

Paul Raoult a prononcé en juin 2008, un discours fondamental sur les champs captants qui fera bientôt l’objet d’un article sur ce blog.

Dans l’immédiat, nous nous contenterons de rappeler que, lors de sa présentation du futur NOREADE début décembre 2008, Paul Raoult avait notamment déclaré que les grands travaux qui permettront de garantir l’approvisionnement en eau à partir des champs captants de la forêt de Mormal et de la Sambre.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Maubeuge/actualite/Secteur_Maubeuge/2008/12/06/article_l-eau-potable-et-l-assainissement-dans-l.shtml

Ou bien Paul est mal informé ce qui nous étonnerait depuis le temps qu’il baigne dans l’eau du Nord, ou bien il ment !

L’article ci-dessus en témoigne. La nappe percée à Beaufort est une nappe fondamentale pour l’avenir de notre approvisionnement en eau.

Mais il y a plus grave ! Le projet de RN2 à quatre voies, s’il devait voir le jour, poserait les même problèmes sur, à notre avis 7 synclinaux entre Beaufort et Etroeungt. Nous le disons depuis le début !! C’est aussi, pour ces raisons locales, outre les aspects généraux et environnementaux posés par le projet RN2 que nous nous batrons jusqu’au bout pour que ce projet ne se réalise jamais.

Guy Dutron

Co-secrétaire de Hainaut Avenir Environnement

6 – 10 2009

Le coin des ziques qu’on aime bien La Bolduc

octobre 6, 2009 at 1:12 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Le coin des ziques qu'on aime bien, Mémoire et histoire, Société, social | 1 Comment
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Le coin des ziques qu’on aime bien La Bolduc

Bolducwithfellowbandmembers1928La Bolduc à ses débuts avec un orchestre d’amis

La Bolduc, née Mary Rose Anna Travers en 1894 à Newport – Gaspésie – Québec. Elle est morte à Montréal en  1941.  C’est une auteure-compositeure-interprète québécoise. Musicienne autodidacte, considérée comme la première véritable « chansonnière » du Québec, elle remporte un succès extraordinaire auprès du public québécois et la consécration par le disque.

Ses contemporains, sans être dénués de talent, singeaient les chansonnettes françaises à la mode ou adaptaient des chansons américaines.

La Bolduc a donné à la chanson québécoise des années 1920-1930 un vent de frais et de renouveau : elle racontait le quotidien des petites gens au cœur de la crise économique et de la Grande Dépression des années 1930. Le tout dans la langue du peuple, avec optimisme et beaucoup d’ironie.

La Bolduc - mary_traversLa Bolduc Jeune

La « marque de fabrique » de La Bolduc : « Le Turlutage », n’y voyez pas malices bande de malfaisants ! Les refrains de la plupart de ses chansons sont turlutés ; la turlute étant un  jeu de langue qui ponctue les mélodies et leur donne un rythme particulier  un peu comme ce que suisses ou tyroliens appellent « Yodler ». Les ponts musicaux sont joués à l’harmonica. Nous retrouverons ceci, bien plus tard dans les gigues de Gille Vigneault.

Si, à mon tour, je devais singer ceux qui parlent « aux Etats », je vous dirais, Madame Bolduc : « You were a great folk singer »

labolduc_1935La Bolduc en 1935

Quelques succès de La Bolduc : c’est le moment d’giguer les enfants !!

-         sur les petites gens simples :

-         Sur la Dépression et l’optimisme, la vie quotidienne :

-         Un peu de satire et d’ironie :

Et pour finir en beauté, une horreur qui nous pend au nez à tous ! Enfin …y’en a aussi de très chouettes ….Ouf, j’me suis bien rattrapé !!!!!!!

Les Belles-Mères duo avec La Bolduc et les paroles : Un air qui ressemble à plusieurs airs du folklore français et aussi à My Darling Clementine …qui n’a rien à voir avec Miss Autain !!!

http://www.youtube.com/watch?v=68OqMdud_bo

Tu m’demande pourquoi je suis triste
Ma belle-mère est rendu à la maison
Elle est forte et rien ne lui résiste
Quand elle parle elle à toujours raison

Si t’étais pas mou comme une chique
Elle s’metrait pas le nez dans tes chaudrons
A ta place je prendrais une brique
J’y en donnerais cinq six coups sur l’citron

Turlutage

On voit qu’tu connais pas ma belle-mère
Elle m’fais peur rien qu’a la regarder
Elle à d’l'air d’une vieille sorcière
On dirait d’une vieille fille enragée

Puisqu’elle la si mauvais caractère
Si t’avais pas d’l'air aussi tata
J’aurais dit mêle toé dont de té affaires
J’aurais montré de quel point tu chaussais

Turlutage

Tous cela c’est bien facile à dire
Si y’en a qui veulent se marier
Faite pas comme moé pauvre martyre
Croyez moi chu bien mal amanché

Dans la vie chacun à ses misères
Moi je prend la vie du bon coté
Si tu veux pour oublier ta belle-mère
Tous les deux nous allons turluter

turlutage

Comme c’était hier sa fête
Elle ma demandé pour l’embrasser
Comme elle prise et qu’elle sent la vieille pipe
J’ai manqué d’mourir empoisonné

Veux tu que je te donne la manière
Si tu veux viens t’en débarrasser
Met s’y dont une bonne pilule dans sa théière
Elle viendrait plus jamais t’achaller

Le coin des bons bouquins « Changer le monde sans prendre le pouvoir » de John Holloway plus un appendice sur Daniel Bensaïd

octobre 5, 2009 at 4:42 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Europe, Le coin des bons bouquins, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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Le coin des bons bouquins « Changer le monde sans prendre le pouvoir » de John Holloway

plus un appendice sur Daniel Bensaïd

JohnHolloway-Portrait

“Changer le monde sans prendre le pouvoir”, de John Holloway, chez Syllepse part de l’hypothèse que nous sommes séparés de notre pouvoir-faire par la séparation introduite par le capitalisme entre le faire et le produit du faire, qui devient objet et marchandise appropriée par le possesseur des moyens de production, et étalonné par l’argent
Il cite de manière très originale et acérée Marx et le lit de manière très différente de celles d’Engels ou Lénine

« Il présente la révolution comme une urgente et quasi-impossible nécessité, et qu’il donne des arguments pour la considérer comme un processus jamais achevé, toujours à reconstruire

Cela l’amène à se démarquer totalement de la conception du Parti omniscient et guide qui doit prendre le pouvoir, d’où le profond mépris que lui témoigne (comme à tant d’autres) Bensaid dans son livre « Eloge de la politique profane », tissu d’attaques, livre que bien évidemment je ne vous conseille pas car vous n’y apprendrez rien » . Ce qui précède, c’est l’avis d’Evelyne Perrin que je partage. Mais nous y reviendrons !

John Holloway, né en 1947, est économiste et philosophe marxiste d’origine irlandaise dont le travail est associé au mouvement zapatiste de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Il réside et enseigne à Puebla au Mexique depuis 1991.

Holloway avait déjà publié, en février 2003 «  Douze thèses pour l’anti-pouvoir » repris par le site Europe Solidaire Sans Frontières

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article4498

QUE DIT HOLLOWAY ?

- 1 : Qu’il ignore la réponse à sa propre question. Peut-être pouvons-nous changer le monde sans prendre le pouvoir. Peut-être pas. Le point de départ c’est l’incertitude, le fait de ne pas savoir, la recherche collective d’une piste pour avancer.

- 2 : Que nous recherchons cette piste car le capitalisme est une catastrophe pour l’humanité. Un changement radical dans l’organisation de la société, une révolution, est plus urgent que jamais. Elle ne pourra qu’être mondiale si elle doit servir à quelque chose.

- 3 : Qu’il est peu probable qu’elle intervienne d’un seul coup. Cela signifie que nous pouvons uniquement concevoir la révolution comme « interstitielle », comme une révolution qui occuperait les interstices du capitalisme, qui occuperait des espaces dans le monde alors que le capitalisme existe encore. Comment nous concevons ces interstices : s’agirait-il d’Etats ou d’autres types d’espaces ?

Deux approches sont envisageables :

- La prise du pouvoir étatique est moins une question d’intentions futures que d’organisation présente. Comment devrions nous aujourd’hui nous organiser ? Devrions-nous joindre un parti, une forme organisationnelle qui concentre nos mécontentements vers la conquête du pouvoir d’Etat ? Ne devons-nous pas plutôt nous organiser autrement ?

L’argument contre la première de ces conceptions : elle s’oriente dans la mauvaise direction ! L’Etat n’est pas une chose, un objet neutre : c’est une forme de relations sociales, d’organisation, une manière de faire les choses élaborée pendant des siècles : son objectif : maintenir et développer le règne du capital

- La seconde manière est la suivante : envisager l’expansion et la multiplication des insubordinations qui ne soient pas ficelées ensemble pour former un parti.  Elles devront se développer  librement et aller dans la direction où la lutte les entraîne. Cela ne signifie pas l’absence de coordination, il s’agit d’une coordination légère et souple. Le principal ce n’est pas l’Etat mais la société que nous souhaitons créer.

- 4 : Qu’il y a une question clé dans l’histoire de la gauche étatiste : la trahison. De tous temps ses leaders ont trahis le mouvement tout simplement parce que l’Etat sépare les leaders du mouvement et les aspire dans un processus de réconciliation avec le capital.

La trahison est donc une donnée de départ Si l’Etat est la forme d’organisation.

Pouvons-nous résister ? Evidemment !

  • A nous de refuser de laisser l’Etat identifier les meneurs ou les représentants permanents du mouvement,
  • A nous de refuser de laisser des délégués négocier en secret avec les représentants de l’Etat.
  • A nous de comprendre que l’Etat est une organisation où l’on agit pour le compte de, alors que ce que nous sommes pour une organisation reposant sur l’autodétermination,
  • A nous d »inventer une forme d’organisation qui nous autorise à articuler ce que nous voulons, ce que nous décidons.

- 5 : Que le troisième problème tient à l’organisation de l’autodétermination sociale. Comment organiser un système de démocratie directe à une échelle qui dépasse le niveau local dans une société qui se complexifie sans cesse ? La réponse classique c’est la constitution de conseils reliés ensemble par un conseil des conseils auquel chaque conseil mandate des délégués révocables. C’est le mandat impératif !

Si cette proposition est cohérente,  il apparaît que, même dans un petit groupe, le fonctionnement de la démocratie pose toujours problème. La seule manière de concevoir la démocratie directe est de l’incorporer à un processus permanent d’expérimentation et d’auto éducation.

Pouvons-nous changer le monde sans prendre le pouvoir ? La seule manière de le savoir serait de le faire !!!

Changer le monde sans prendre le pouvoir John Holloway

Lisez le livre d’Holloway et, si vous le voulez bien, rapprochez-le des « Trois pieds politiques de l’Objection de Croissance » de notre ami Michel Lepesant …vous y trouverez comme des similitudes !!

http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/08/14/tripode

Cela révèle, en tout cas, une pensée qui court le vaste monde et cherche les voies et moyens de changer le monde de manière révolutionnaire sans passer par cette « quasi-impossible révolution » dont parle Holloway.

Changer le monde sans prendre le pouvoir : 19 € à la FNAC :

http://livre.fnac.com/a2050580/John-Holloway-Changer-le-monde-sans-prendre-le-pouvoir

ou aux Editions Syllepse pour 20 €

69, rue des Rigoles  75020 Paris

Métro Jourdain (ligne 11)

Téléphone : 01 44 62 08 89

http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_76_iprod_362-Changer-le-monde-sans-prendre-le-pouvoir.html

Revenons à Daniel Bensaid et à son  « Eloge de la politique profane ». En général, sur ce blog, il existe une rubrique pour ce genre c’est « Le coin des livres à ne pas lire » !!! Mais, comme Je pense la même chose qu’Evelyne Perrin, je ne ferai pas l’honneur à Môssieur Bensaid, ci-devant penseur de la LCR puis du NPA, d’écrire une critique de son indigeste pavé ! C’est un tissu de vacheries, de rigidités, de basses attaques duquel vous ne tirerez rien…et, en plus, ce bouquin est cher : 22 € mais il fait près de 400 pages pour une livre de papier ! Ou alors achetez-le chez Amazon ou un autre car il doit bien se trouver …en solde !!

Que ce Bensaid là attaque Holloway fait honneur à l’auteur de « Changer le monde sans prendre le pouvoir » ! Cours, camarade Daniel, le vieux monde est derrière toi !!

Guy Dutron

5 – 10 – 2009

OCTOBRE MOIS MAUDIT DE L’ECONOMIE ?

octobre 4, 2009 at 1:43 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, social | 1 Comment

OCTOBRE MOIS MAUDIT DE L’ECONOMIE ?

Octobre est-il un mois maudit pour la bourse ? Il est vrai que l’histoire économique a été marquée par le « jeudi noir » de 1929 et le « lundi noir » de 1987. L’an dernier, c’est encore un lundi 6 OCTOBRE que le krach s’est produit : voir http://dutron.wordpress.com/2008/10/07/crise-economique-et-financiere-le-crack-du-lundi-noir-6-octobre-2008/

Flèche rouge récession

Or, avec la venue d’Octobre, les indices boursiers de Paris, Londres, Tokyo ou New York, qui consignaient des hausses spectaculaires depuis le printemps de 2009, ont eu une jolie faiblesse.

Du lundi 28 septembre au vendredi 2 octobre, le CAC 40 a cédé 2,39 % pour tomber à 3 649,9 points. A Londres, le Footsie a perdu 1,84 %. A New York  le Dow Jones a baissé 1,84 % et, à Tokyo, le Nikkei chute de   5,20 %.

L’économiste John Kenneth Galbraith dans son livre « The Great Crash of 1929 » tentait déjà d’expliquer pourquoi les marchés chutent en octobre. « Peut-être l’automne a-t-il une influence psychologique particulière sur l’humeur des milieux financiers : l’hiver approche » notait-il.

the-great-crash-of-1929- JK Galbraith png

Certes, la psychologie des investisseurs doit jouer un rôle, aujourd’hui comme précédemment, dans la récente baisse des marchés. Mais les états d’âme des brookers ne peuvent justifier, à eux seuls, la chute actuelle.

Les dernières nouvelles macroéconomiques en provenance des States avaient de quoi rafraîchir les investisseurs. Pour le secteur industriel américain deux indices posent problème. L’indice des directeurs d’achats (PMI) de Chicago, qui mesure de l’activité économique dans la région du Midwest et l’ISM, indice manufacturier, de septembre, qui mesure les commandes industrielles, sont tous deux très mauvais.

Mais, ce qui inquiète le plus c’est la progression continue du chômage dans les pays occidentaux. En zone euro, selon les chiffres officiels dont on cannait le décalage avec la réalité, 9,6 % de la population active est sans emploi.

Aux Etats-Unis, les destructions d’emplois augmentent toujours en septembre, le taux de chômage grimpe à 9,8 %.

Les ménages américains perdent confiance en l’avenir et répugnent à dépenser. L’indice du Conference Board, qui mesure le moral des ménages, a ainsi reculé en septembre à 53,1 points, contre 54,5 en août

Ce vendredi 2 octobre, Robert Zoellick a prévenu son monde : « On en a fini avec la crise financière, mais il est certainement trop tôt pour déclarer victoire. 2009 va continuer à être une année difficile et 2010 (…) une année fortement incertaine”. C’était à Istanbul où se tenait un G7 finances. Et, ce n’est pas n’importe qui Zoellick ! C’est le prédécesseur de ce traître de Lamy à la tête de la Mondialisation par OMC interposée.

Face à une « reprise » riquiquite et fragile, en France et ailleurs, les investisseurs obéiront donc à leurs vieux réflexes : ils délaisseront les valeurs cycliques -  actions du secteur automobile (Michelin, Peugeot, etc.) ou de la construction (Vinci, Lafarge, etc.) -  ils  se rabattront sur des valeurs dites « défensives », comme les télécommunications ou la pharmacie. Encore des suicides en perspectives tant sera forte la pression des actionnaires.

Faute de croissance vigoureuse en Occident, le rebond des marchés pourrait être nourri par la poursuite du mouvement de fusions et acquisitions. Aux Etats-Unis, l’équipementier en télécommunications Cisco a fait une offre d’achat amicale de 3 milliards de dollars (2 milliards d’euros), jeudi 1er octobre, sur le spécialiste norvégien de la vidéoconférence Tandberg. A Londres, l’opérateur de la Bourse, le London Stock Exchange, a annoncé, jeudi, être en négociations exclusives pour racheter la plateforme alternative Turquoise.

Mais qui dit « fusions acquisitions » ou rachat dit aussi restructurations au détriment de l’emploi, évidemment !! C’est donc l’histoire du serpent qui se bouffe la queue côté emplois. Les travailleurs vont continuer de payer la crise !

Si vous aimez les cocorico, c’est un Français, Xavier Rolet, qui va prendre la direction du London Stock Exchange, après avoir mené sa carrière dans des banques d’affaires internationales. Il a , notamment, dirigé la filiale parisienne de Lehman Brothers au moment de la faillite ! Un gage de compétence donc !! L’ homme est mince, un brin guindé, généralement vêtu comme pour un enterrement. Il n’a rien d’un joyeux drille. Lisse, poli, sélect, le langage parfait du technocrate, Xavier Rolet, 49 ans, a tout pour plaire à la City.

Xavier Rolet source business timesonline

Xavier Rolet source Business timesonline

Une dernière opportunité est possible. Les investisseurs pourraient se rabattre sur le marché chinois.

Là-bas, personne ne doute que la reprise prendra la forme d’une courbe en V.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une grimpette du produit intérieur brut (PIB) de 9 % en 2010 en Chine…de quoi faire pâlir nos économies européennes atones.

La Bourse de Shanghai, qui a déjà progressé de plus de 50 % depuis le début de l’année, devrait donc prolonger son ascension.

En cette occurrence, la boucle serait bouclée sur la malédiction d’Octobre : La République populaire de Chine fut proclamée le 1er OCTOBRE 1949

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La Poste France – Belgique même combat !

octobre 3, 2009 at 8:50 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 1 Comment
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Côté France :

Les initiateurs de la votation citoyenne dont nous sommes -  espèrent bien sûr un “non” massif au projet gouvernemental. Le dépouillement des bulletins a commencé ce soir ; les résultats devraient être annoncés lundi.

La mobilisation a été massive… D’ores et déjà, les organisateurs montrent leur satisfaction : cette votation citoyenne – où chacun était appelé à donner son avis sur le changement de statut de La Poste – est un succès. Depuis lundi, et jusqu’à ce soir, ce sont des centaines de milliers de Français qui se sont prononcés.

Sans attendre que les bulletins soient tous dépouillés – les résultats seront annoncés pour lundi – les organisateurs estiment que le succès est déjà au rendez-vous. “C’est un véritable mouvement social, un mouvement de fond, parce qu’on a des chiffres qui nous reviennent de partout en France avec au minimum 10 à 15.000 expressions de la volonté populaire par département”, déclare ainsi le porte-parole du comité contre la privatisation de La Poste, notre camarade syndicaliste SUD Nicolas Galepides.

Affiche votation citoyenne La Poste

Quoi qu’il en soit, cette votation, on le sait, n’a pas valeur légale… mais elle donne des arguments à tous ceux qui sont opposés au changement de statut de La Poste. Et puis, comment ne pas tenir compte d’une expression populaire massive, légale ou pas ? Mais cette votation ne touche pas que ses organisateurs, ni même ceux qui ont pu voter :  selon un sondage Ifop pour Sud-ouest Dimanche, 59% des Français souhaitent désormais que le gouvernement organise un référendum national sur l’avenir de l’entreprise. Un vrai référendum, donc. CHICHE ?

Les syndicats et la gauche dénoncent une privatisation rampante remettant en cause la mission de service public de l’entreprise, qui sera confrontée à la concurrence européenne dès janvier 2011.


Le gouvernement assure que La Poste restera “à 100%” publique et conteste la légitimité de la consultation. Ben voyons ! Les promesses sont faites pour ceux qui les croient, c’est bien connu ! Que nous montre, dans les faits, ce gouvernement de réaction ? Des régressions sociales et politiques dans tous les domaines, l’esbroufe permanente comme politique, des effets d’annonce suivis de reculs tactiques mais qui maintiennent de réels reculs. Le fait que cela soit « moins pire » qu’annoncé ne nous console de rien !!

Côté Belge :

Depuis le début de la semaine, des bureaux de poste situés en Wallonie et à Bruxelles ont entamé un mouvement de grève afin de protester contre l’embauche de « facteurs de quartier », surnommés les facteurs « low cost » car ils seront moins payés et moins bien couverts par la sécurité sociale que les agents de la poste actuels.

Facteur belge source La Meuse.beFacteur Belge source La Meuse.be

Les actions s’amplifient et depuis le jeudi 1er octobre, le mouvement de grogne touche de plus en plus de bureaux et de centres de tri.

La région liégeoise est particulièrement touchée mais la grève se généralise et à présent des arrêts de travail sont signalés dans le Hainaut, à Bruxelles, dans la province de Luxembourg et dans le Brabant wallon.

Les syndicats prévoient que cette situation devrait durer plusieurs jours et des opérations de sensibilisation du monde politique sont annoncées pour la semaine prochaine.

Il est vrai que la Belgique a une vieille tradition de « low cost » avec la présence de Ryan Air à Gosselies où sévit aussi l’ineffable Edmée de Groeve ! Voir : In the groove …de Groeve !

En revanche, côté élus, notamment socialistes, ce serait plutôt le « High cost » !!! voir : Des deux côtés de la frontière, le Hainaut a mal à la crise mais ce n’est pas la crise pour tout le monde !!

Unifier les luttes :

Unifier les luttes, cela ne concerne pas que la France !! Si nous restons franco-français, nous irons au casse-pipe !

Comment ne pas voir que ce qui arrive à La Poste française est le résultat d’une politique délibérée de l’Europe néolibérale, de son bras armé l’OCDE. Des ses élus réactionnaires et de leurs alliés y compris sociaux-libéraux. Des gens qui n’ont rien compris de la crise actuelle, rien appris ; des gens qu’il faut foutre à la porte à moins que, cédant à la loi des séries, ils ne se suicident …mais ce serait trop beau !!

Nous, gens du Hainaut, avons des relations de longue date avec des amis belges : si nous pouvons aider à la globalisation des luttes face à la globalisation financière, nous y sommes prêts.

Prenons conscience une bonne fois pour toutes que NOUS SOMMES LE POUVOIR !

Guy Dutron

3 octobre 2009

Mai 68 Nous sommes le pouvoir

Premiers résultats en Région Parisienne :

64 837 votants, dont 62 962 NON (97,8%)

Ville et entreprise

Votants

Pour

Contre

Nul

Tremblay

4 186

207

3 973

6

Aubervilliers

3 056

42

3 008

6

St-Ouen

2 433

61

2 360

12

Villepinte

689

17

672

0

Bagnolet

1 876

25

1 841

10

Sevran

1 270

8

1 259

3

Ile-St-Denis

1 102

28

1 072

2

Conseil général

1 566

185

1 165

216

Education nationale

839

12

818

9

Neuilly/Marne

1 376

23

1 339

14

Gournay

304

13

288

3

Les Lilas

1 982

21

1 956

5

Pantin

4003

79

3 889

35

Neuilly-Plaisance

1 849

48

1 796

5

Montreuil

14 847

231

14 569

47

Bondy

2 584

34

2 537

13

Pavillons-sous-Bois

659

3

656

Saint Denis

9 367

165

9 140

62

Aulnay

2 560

56

2 503

1

Pierrefitte

972

30

930

12

Noisy-le-Grand

2 298

69

2 215

14

Rosny-ss-Bois

590

8

576

6

Blanc-Mesnil

1 521

5

1 516

0

Bobigny

2 908

24

2 884

0

Total

64 837

1 394

62 962

481

Une conférence de presse du comité national se tiendra en mairie du 2ème arrondissement lundi 5 à 11h30.

On remarquera les excellents résultats de Montreuil et Saint-Denis

Qui défend la Poste ? Ni les Roses ni les Verts !

octobre 1, 2009 at 9:44 | In Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | 1 Comment
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Qui défend la Poste ?

Ni les Roses ni les Verts !

Par Geneviève Confort-Sabathé

cest-plus-ecrit-la-poste

«Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’Etat !»

« EDF est un symbole de l’enfermement dans l’idéologie et dans la cogestion gaullo-communiste !» dixit Dany la Courge.

« La Poste a vocation à rester majoritairement publique » dixit Martine, la dame Tartine d’un PS en déconfiture.

Alors que les citoyens français sont appelés, par la voie d’une votation citoyenne, à défendre le statut de la Poste, il est nécessaire de pointer les incohérences de ceux qui prétendent remplacer le parti socialiste à la tête de la gauche : les Verts pragmatiques dont Daniel Cohn –Bendit, le « libéral-libertaire » converti au capitalisme et à l’économie de marché, s’est fait le porte-parole.

Certes, il ne s’agit pas ici de défendre le bilan des socialistes français au pouvoir qui est, chacun le sait, proche du néant. Hormis pendant l’an de l’état de grâce mitterrandien (1981). Il ne s’agit pas non plus de minimiser l’urgence d’une véritable politique écologique planétaire. Ces deux constats sont incontournables mais ils ne doivent pas occulter la réalité du débat politique en France autour des services publics.

En gros, deux clans s’opposent : ceux qui en veulent plus et ceux qui n’en veulent plus.

Les Verts appartinrent longtemps au premier. Le clan des intraitables et infatigables défenseurs des services publics à la française. Ils défendirent la poste, l’école, l’énergie, les transports, la santé. Ils n’ont jamais transiger sur de si importantes questions. Mais ils ont changé d’avis sous l’impulsion de leur nouvelle icône médiatique.

Les Verts ont longtemps été un parti politique original, démocratique et fondé sur des valeurs précieuses : le non cumul des mandats, la féminisation et la diversification ethnique des dirigeants et des élus.

S’ajoutait à ces bons points, une approche de terrain qui mettait les militants au cœur des combats, souvent en première ligne.

Au non de l’efficacité électorale, tout ce qui faisait la spécificité des Verts a volé en éclats lors des Européennes. Sans que ces renoncements ne produisent un score si remarquable qu’il justifiât un tel reniement. En effet, la soustraction des abstentionnistes a permis de démontrer que les eurodéputés écologistes français n’ont réalisé qu’un maigre 8,5%.

Mais grâce à la communication échevelée de Daniel Cohn-Bendit, les Verts ont été présentés, par des médias énamourés, comme les grands vainqueurs du scrutin.

Aujourd’hui, le service public de la poste est menacé mais nos eurodéputés regardent ailleurs.

Et Martine Aubry, qu’en pense-t-elle ? Ben, elle hésite. Et finalement lâche, sur France Inter, que la Poste ne doit pas être entièrement privatisée et que l’Etat doit rester l’actionnaire majoritaire.

Pardi, cette position de principe qui ne mange pas de pain permet de ne pas se fouetter trop fort quant à la privatisation de France Telecom, une belle saloperie des socialistes qui produit aujourd’hui, au bas mot, trente suicides par an dans l’entreprise vedette de la mobilité.

N’entendez pas par là, la mobilité des portables et autres objets de communication, mais celle des salariés, pressés et stressés par l’Orange amère.

Bref, nous sommes seuls, nous les citoyens lambda, face à la déferlante sarkozienne, rien à attendre des socialistes ni des Verts. Seuls avec quelques gauchistes et des syndicalistes minoritaires et donc non représentatifs, seuls pour défendre la Poste, et tous les autres services publics.

Seuls, mais si nombreux. La votation citoyenne, organisée partout en France jusqu’au 3 octobre inclus devant les bureaux de Poste, doit être une gifle cinglante, claquée sur les bajoues de ces repus.

Quant aux Régionales, on en reparlera en temps utiles.

La mort d’Hakim Djelassi à Lille

octobre 1, 2009 at 9:36 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Politique, Société, Solidarité, social | 1 Comment
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La mort d’Hakim Djelassi à Lille

Les faits :

Dans la rue Paul-Ramadier et dans le quartier du Vieux Lille, la mort de Hakim Djelassi, 31 ans, fait jaser, c’est le moins qu’on puisse dire.

La cause : la mort, samedi 26, à l’hôpital, d’Hakim Djelassi.  La thèse officielle c’est l’arrêt cardiaque. Cette version ne passe pas dans le quartier. On parle de bavure, de violences policières ou de tabassage. Le directeur départemental de la sécurité publique précise que si la police est intervenue c’est parce qu’elle a été appelée « par le gardien de l’hôtel et par la compagne de cet homme ».

L’enquête révèlerait que le veilleur de nuit et la compagne d’Hakim ont précisé que sa prise en charge aurait eu lieu sans violence.

Des voitures brûlent :

Pour les tenants des violences policières, elles auraient eu lieu dans le fourgon de police. Une thèse que la police rejette en bloc.

Dans la nuit de samedi à dimanche, sept véhicules sont incendiés. La police conserve un dispositif serré de surveillance du quartier. Le père d’Hakim appelle au calme. Une autopsie doit être pratiquée..

Marche blanche dans le vieux Lille le 29

Un peu plus de deux cents personnes participent, le 29 au matin dans le Vieux-Lille à une marche silencieuse, en mémoire d’Hakim Djelassi. Il habitait une tour HLM de la rue Paul-Ramadier.

Le cortège marche silencieusement jusqu’au palais de justice. La famille qui a passé la nuit à faire des tee-shirts et l’avocat, Me Guilhem D’Humières, rencontrent le procureur de la République. “L’ouverture d’une instruction va nous permettre d’accéder au dossier”, explique Me D’Humières. D’après lui, la famille n’est pas convaincue de la version des services de police et du procureur. Le rapport d’autopsie est évidemment très attendu.

Premiers résultats et analyses en cours

A ce moment, une seule chose est sûre Hakim a été interpellé et il est mort. La famille se porte partie civile. » Le parquet annonce que les premiers résultats de l’autopsie pratiquée lundi ne livrent  pas « de cause évidente de la mort ». Il ajoute qu’ils excluent « tout traumatisme » ayant pu provoquer le décès. Le corps d’Hakim porte des hématomes, mais ce ne sont pas des coups qui ont pu le tuer. Des analyses toxicologiques se poursuivent pour déterminer les autres causes possibles de son arrêt cardiaque.

En l’état, l’avocat de la famille d’Hakim refuse d’écarter la bavure ; il estime que : « ces allégations largement prématurées et pas confirmées. Le parquet va vite en besogne » et rappelle que des « investigations complémentaires » sont en cours. « S’il advenait qu’il n’y avait eu aucun coup mortel », l’avocat une question : « Hakim Djelassi a été maintenu au sol à l’arrière du fourgon par un policier. Est-ce que cette prise a eu des conséquences sur son état de santé ?

Le corps d’Hakim Djelassi sera rapatrié demain en Tunisie, pays d’origine de ses parents, où il sera enterré.

En l’absence d’information plus précise, nous ne pouvons guère en dire davantage ; juste nous joindre à sa famille, ses amis, son quartier pour que toute la lumière soit faite.sur la mort d’Hakim.

Communiqué de la FASE sur la mort d’Hakim Djelassi dans un fourgon de police

« Alarmés par la succession de décès dans un fourgon de police de personnes interpellées, nous demandons l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances du décès dans un fourgon de police de Hakim Djelassi, 31 ans, le samedi 26 septembre à Lille. Nous  exprimons notre solidarité et nos condoléances à la famille. »

La Fédération pour une Alternative sociale et écologique (FASE)

Le 30 septembre 2009

Des deux côtés de la frontière, le Hainaut a mal à la crise mais ce n’est pas la crise pour tout le monde !!

septembre 29, 2009 at 4:06 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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Des deux côtés de la frontière, le Hainaut a mal à la crise mais ce n’est pas la crise pour tout le monde !!

Nous ne reviendrons pas sur ThyssenKrupp, CBS, Myriad, Nexans, les salariés du social et de la santé, ceux de Stibus, de la fonction publique… nous en avons déjà parlé voici, hélas, la suite

Des projets de recrutement en berne dans la région Nord-Pas-de-Calais !

La crise n’est certainement pas derrière nous. Selon la dernière enquête sur les besoins en main-d’œuvre, menée par Pôle emploi, le nombre d’intentions d’embauche dans les entreprises régionales est en chute de 30 %.

Réalisée au cœur de la crise, auprès de 76 000 entreprises de la région, l’enquête « Besoins de main-d’œuvre » est sans ambigüité : plus de 45 000 projets de recrutement ont été signalés par les entreprises du Nord – Pas-de-Calais pour 2009. C’est 30 % de moins que l’année dernière !!

Le chômage explose en Sambre-Avesnois : selon la Voix du Nord

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Secteur_Avesnes_sur_Helpe/2009/06/17/article_plus-qu-ailleurs-le-chomage-explose-en-s.shtml

- Nous citons l’article de Vincent Tripiana

…. Cela fait plusieurs semaines que la rumeur s’amplifiait : une fois de plus, le chômage explosait en Sambre-Avesnois, plus qu’ailleurs. Jean-Paul Demailly, chargé de mission à la direction du Pôle Emploi, confirme : avec 22,5 % d’augmentation en un an, la progression du chômage, dans l’arrondissement, est la plus importante du Nord – Pas-de-Calais. Fin avril, la Sambre-Avesnois comptait 18 555 demandeurs d’emploi.

C’est la dégringolade : «  On trouve le plus fort taux national alors qu’on était sorti de l’auberge l’année dernière, se crispe Jean-Paul Demailly. Il y a eu beaucoup d’embauches de CDD et d’intérimaires, en 2007, et jusqu’en septembre 2008, c’était exceptionnel. À partir de fin août, ça a commencé à plonger. » Fin août, «  c’est la fin des contrats d’emploi temporaire dans l’automobile. Il n’y a pas que MCA : Sevelnord et Toyota, aussi, et tous les sous-traitants ». Il n’y a pas que MCA, en effet : chaque jour, quatre mille personnes quittent l’arrondissement pour aller travailler ailleurs. Dont plus de la moitié (2 400) qui vont en Belgique !

Ce sont les jeunes Sambriens (moins de 25 ans) qui payent le prix fort : 39 % d’augmentation de demandeurs d’emploi, soit «  la plus forte du Nord – Pas-de-Calais ». Cela aurait pu être pire : «  Ce qui a amorti, un peu, c’est que les entreprises ont utilisé plusieurs dispositifs : RTT, chômage partiel, 35 heures. » 73 entreprises sont touchées par le chômage partiel un chiffre qui clignote en rouge, sur les tableaux de bord de l’économie du secteur. S’y ajoutent 54 entreprises touchées par des mesures de suppression d’emplois. «  Essentiellement des entreprises de moins de dix salariés », ajoute J.-P. Demailly. Mais l’actualité nous montre, avec Vesuvius par exemple, que les plus importantes sociétés sambriennes sont elles aussi touchées. Tout le monde croise les doigts pour qu’en Sambre-Avesnois la situation économique se redresse un peu, après l’été. Et si ça ne va pas mieux ? Là, même le regard des plus confiants s’assombrit .

Suite à une faillite 173 emplois sont menacés à Saint-Ghislain – Belgique

Le fabricant de matériaux réfractaires Preiss-Daimler Refractories (Ex-Belref) de Saint-Ghislain a déposé son bilan lundi matin, ont indiqué les syndicats. 173 emplois sont menacés (136 ouvriers et 37 employés).

Le tribunal de commerce de Mons a prononcé lundi 28 – 09 la faillite de la société, filiale du groupe industriel allemand Preiss-Daimler. A la grande surprise des syndicats qui connaissaient les problèmes de l’entreprise mais s’attendaient plutôt à un plan de restructuration. L’actionnaire principal a toutefois décidé de ne plus financer les pertes. Au terme d’un conseil d’entreprise extraordinaire convoqué lundi après-midi, l’une des curatrices, Me Blondiaux, a promis aux travailleurs de faire le maximum pour assurer la reprise des activités.

Preiss-Daimler connaissait de graves difficultés dues, entre autres, à la chute des commandes issues de l’industrie verrière et sidérurgique. Un important chômage économique était mis en place depuis plusieurs mois, expliquent les syndicats, et un manager intérimaire avait été désigné par la Région wallonne en début d’année.

Pour une fois, la délocalisation de la production se fera vraisemblablement vers ….L’Allemagne !!! Un bel exemple de l’inexistence de l’Europe !

Bridgestone Frameries – Belgique : une grève déterminée, un bilan en demi-teinte

La grève des 140 ouvriers de Bridgestone Aircraft Tire (Frameries) a pris fin ce vendredi 07 aout 2009, après 58 jours de résistance. Le projet d’accord approuvé par 57% des 111 travailleurs présents à la dernière assemblée générale répond partiellement aux revendications de départ mais n’annule pas les huit licenciements à l’origine du mouvement.

La hausse du diesel se précise – Belgique

Il semble désormais acquis que le gouvernement fédéral compte trouver des moyens budgétaires du côté des usagers du diesel. Le ministre du Budget, Guy Vanhengel, a indiqué qu’il y avait un consensus en ce sens au gouvernement. Bernard Clerfayt, secrétaire d’État à la fiscalité environnementale, l’a confirmé ce matin à la RTBF : la hausse des accises sur le diesel pourrait atteindre près de 20 %, « progressivement ».

Ceux qui avaient l’habitude de faire leur plein Outre-Quiévrain vont devoir déchanter ! Le Diesel va se rapprocher du prix de l’essence.

Et pendant ce temps là ……

Côté français :

-                     Nos élus de l’Avesnois ne trouvent pas mieux que de vouloir faire passer le RN2 à 4 voies ; ils n’ont pas le premier sou, rien n’est inscrit au plan Etat – Région ….il font de la Com’ ! Nous allons les aider ! Notre article sur le Val Joly : Val Joly stop ou encore ? Naturiste ou à poil ???? a déjà été lu par 764 admirateurs passionnés !!

-                      Parmi les « petits » faits divers à attribuer à nos « petits » élus :

-                     Alain Poyart a trouvé un remède à la crise !! Il veut mettre des caméras partout …il fait son cinéma

affiche video surveillance

-                     A Ferrière la Grande, le maire PS veut toujours construire des HLM en zone inondable, protégée par un PPRI (Plan de prévention des risques d’inondation). Trois arrêtés de catastrophe naturelle dans la vallée de la Solre, ça ne suffit donc pas ? Et non, ce serait Parténord (PS) qui construirait ! CQFD !

-                     A La Longueville, la lutte continue contre la centrale à bitume du sieur Robert Lorban et son centre de retraitement de déchets bitumineux dont les hollandais ne veulent sous aucun prétexte….Tu veux nous pourrir la vie, Bob ; on va bien être obligés de te pourrir la tienne !!

-                     Tous ces dossiers sont suivis par notre association Hainaut Avenir Environnement Contact : 4 route de Ramousies 59440 Sémeries ou g.dutron@yahoo.fr

Côté Belge :

-                     Didier Donfut (PS) intègre l’assemblée générale de l’intercommunale gazière du Hainaut (IGH) :

cri de mons.Munch jpg

Le “CRI” de Mons inspiré de Munch …en Elio Gravure, évidemment !!!clin d'oeil

-                     Il était au cœur de l’affaire qui avait conduit à la démission de cet ex-ministre wallon. Voir sur notre blog : En France, en Belgique, en Europe, la social démocratie va mal …. Je fus, tu fus, Donfut !!! Un article déjà lu : 1.000 fois tout rond à l’heure où nous écrivons. Quel succès, Donfut !! Voilà qui mérite une bonne crasse pinte, hein Fieu !!

-                     Didier Donfut récupère, au sein de cette assemblée, un siège réservé à la commune de Frameries et qui était occupé jusqu’ici par une autre socialiste, Marie-Paule Bury, laquelle devra également être remplacée en tant que présidente de l’intercommunale, annonce La Province (Sud Presse). L’annonce de ce jeu de chaises musicales a été fait jeudi soir au cours du conseil communal de Frameries, où Didier Donfut, ex-bourgmestre, siège désormais en tant que simple conseiller. Didier Donfut ne sera pas payé pour ce simple mandat de membre de l’assemblée générale, précise le journal. Il devient cependant éligible à une fonction d’administrateur ou à la présidence de l’intercommunale.

-                     Cette « réintégration n’est que le prélude à la nomination de Donfut à la présidence de l’Intercommunale précitée !! On est en droit de penser qu’il y a quelque chose de pourri au Royaume de ….Belgique ! Mais, il se murmure que Donfut serait un homme de …dossiers !! Suivez notre regard !!

- Une convention d’expertise passée entre Didier Donfut et l’IGH avait contraint le politicien bien en cour auprès du Roi Elio à démissionner de ses mandats de ministre wallon et de bourgmestre de Frameries. Au début du mois le conseil d’administration de l’IGH avait rompu la convention, imposant le payement d’une indemnité de 141.000 euros.

La suspension de Francine De Tandt prolongée d’un mois

Source RTL-Info Belgique – Faits divers lun 28 sep, 18:08

La suspension de la présidente du tribunal de commerce de Bruxelles a été prolongée d’un mois à la suite d’une décision de la cour d’appel de Bruxelles, indique lundi la VRT.
Mme De Tandt, qui est l’objet d’une enquête disciplinaire et une instruction pénale, avait été suspendue de ses fonctions fin août. Elle est notamment soupçonnée d’avoir entretenu des liens trop étroits avec des hommes d’affaires et leurs avocats. Le parquet général examine actuellement si elle s’est rendue coupable de corruption.

Edmée de Groeve :

Proche du PS, elle joue actuellement profil bas et tente de se faire oublier ; voir In the groove …de Groeve !

221 personnes se sont intéressées au sort que nous faisions à cette « chère » Edmée ….pas vraiment un bide …disons un succès « d’estime » !! Mais l’histoire ne dit pas à combien on l’estime !

Charleroi : détournement d’argent à Versant Est :

Source RTBF 24.09.09 – 18:35

Un nouveau scandale dans les logements sociaux à Charleroi: le directeur-gérant de la société Versant Est – proche du PS, bien sûr – a avoué avoir détourné de l’argent pour un montant de près de 30 000 euros. Il a agi par le biais de factures gonflées, mais aussi en puisant directement dans la caisse de la société…..

24.09.09 – 18:35

Un nouveau scandale dans les logements sociaux à Charleroi: le directeur-gérant de la société Versant Est a avoué avoir détourné de l’argent pour un montant de près de 30 000 euros. Il a agi par le biais de factures gonflées, mais aussi en puisant directement dans la caisse de la société.

Eric Van Roozendael, le directeur-gérant, avait durant plusieurs années manipulé les chiffres de la société afin de puiser dans la caisse. Il avait notamment gonflé les factures d’achat de cadeaux de fin d’année : il achetait chez un maroquinier de luxe des foulards, sacs et autres mallettes qu’il offrait aux membres du conseil d’administration et aux cadres de la société, tout en faisant gonfler le montant de la facture. Versant Est gère 1 637 logements sociaux, répartis sur les communes de Gilly et de Montignies-sur-Sambre.

Nouvelles révélations dans le dossier de La Carolorégienne

Source 7 sur 7 : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/991589/2009/09/10/Nouvelles-revelations-dans-le-dossier-de-La-Caroloregienne.dhtml

Le tribunal correctionnel de Charleroi, qui poursuit l’examen -du dossier de “La Carolorégienne”, a entendu ce jeudi Luc Frère, qui fut directeur gérant de la société de logements sociaux.

- De l’audit à l’audition


Luc Frère, aujourd’hui prévenu, avait presté dans un premier temps des misions ponctuelles pour « La Carolorégienne ». Il y avait conduit une mission d’audit interne au nom de la firme Coreva dont il était le responsable. Il avait ensuite été engagé comme directeur gérant de la société de logements.

Poursuivi lui aussi pour utilisation de personnel à des fins privées, il a nié mais a dit avoir constaté ce genre de dysfonctionnements au profit d’autres responsables de « La Carolorégienne ». De même, a-t-il dit, de nombreux vols s’y commettaient, le personnel compensant ainsi le fait qu’il était sous-payé. Les seuls frais de fonctionnement dont il aurait bénéficié auraient été ceux d’une voiture de fonction. Fin 2004, il a découvert l’existence de l’audit de 2002 de la SWL sur la situation de « La Carolorégienne ». Il a évoqué son existence, dit-il, mais sans résultat interne.

- “Mafieux”


Interrogé à propos du coûteux licenciement du directeur des travaux Jean-Pol Tison, avec une indemnité de 295.000 euros, il a expliqué que la procédure était en cours quand il est arrivé et qu’il était d’abord question de 750.000 euros d’indemnité de départ. La somme a fait l’objet de discussions, avant d’être soumise à Jacques Van Gompel, alors bourgmestre PS qui était dans les faits le véritable patron de La Carolo, a expliqué Luc Frère. Il a finalement été décidé d’accorder 295.000 euros à Tison, aujourd’hui co-prévenu.

Selon Frère, il existait un climat particulier au sein de la société de logements sociaux : Jean-Pol Tison était au courant de malversations commises par Alain Carlier, directeur gérant quand Luc Frère a mené son audit.

Le climat était alors tel, à l’intérieur de « La Carolorégienne, que « Claude Despiegeleer parlait de Tison en le traitant de mafieux ».

- Transferts


Pour Luc Frère, le modèle de subventionnement mis en place entre « La Carolorégienne » et l’asbl L’Ecrin ne pouvait tenir. L’Ecrin, qui avait une mission de réinsertion, était incapable de tenir seule, financièrement. Quand de l’argent manquait, on s’adressait à La Carolorégienne qui effectuait un transfert, sans aucune convention.
J’ai donc fait faire une convention, explique Luc Frère qui a reconnu l’avoir fait antidater, comme une des préventions le lui reproche.

De même, le mécanisme de distribution en interne des timbres postaux achetés par « La Carolorégienne » était l’occasion d’excès qui ont été corrigés par la mise en place de l’audit. On savait bien que La Carolorégienne était l’endroit où n’importe qui, dans l’administration communale, pouvait venir se procurer des timbres sans aucun contrôle, a commenté le prévenu. Les cartes d’essence ont également fait l’objet d’un contrôle qui a permis d’établir qu’il y en avait 48 pour 16 véhicules.

- Parquet ou pas?


« Quand on s’est rendu compte des malversations diverses, il a été question de les signaler au parquet, ce qui n’a pas été fait. Je suis resté pour relever le challenge et redresser la société.

Selon Luc Frère, La Carolorégienne était alors en état de faillite virtuelle et la SWL était anormalement absente. « J’ai demandé un rendez-vous que le directeur général Alain Rosenoer ne m’a accordé que des mois après, un soir à 22 heures. J’étais seul avec Claude Despiegeleer et le président de « La Carolorégienne » ne s’y trouvait pas ».

- Marché truqué


Luc Frère a également reconnu que le marché lui attribuant l’audit avait été truqué. Il avait lui-même pris part à l’élaboration des conditions de marché, avec René Boucheron, alors comptable à la Coreva, et qui s’est également porté candidat, ainsi qu’une troisième personne qui a été priée de modifier son offre. « Quand nous avons eu l’accord officiel du conseil d’administration nous accordant cette mission, il y a des mois que nous l’exercions », a-t-il indiqué.

Interrogé sur la mutualisation des charges locatives, reprochée tant aux administrateurs qu’à lui-même, Luc Frère a expliqué que le principe en avait été voté en conseil d’administration, avant d’être admis par le comité de locataires. La SWL était informée, et n’y a vu aucune objection.

Création de comités de gestion illégaux contrôlés uniquement par le PS, rémunérations exorbitantes, comptabilité au doigt mouillé, frais de représentation grassement généreux et non justifiés, violation systématique de la législation sur les marchés publics, emplois bidon,  sont quelques menus ”défauts” repérés au sein de la société de logements sociaux “La Carolorégienne » dans un rapport d’audit élaboré par la Société wallonne du logement…

La Carolorégienne, une société « socialiste » comme plein d’autres ?

Et ailleurs ????????

On arrête, on n’en jette plus, la cour est pleine !!! Il semblerait que, crise ou pas crise, certains fussent plus égaux que d’autres !!

Hainaut Avenir Environnement sera présent au Festival Cœur de Faune à Mers les Bains

septembre 29, 2009 at 3:34 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Solidarité, social | Leave a Comment
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Hainaut Avenir Environnement sera présent au

Festival Cœur de Faune

à Mers les Bains

Un intéressant  Festival se déroule du 1er au 4 Octobre à Mers les Bains.

Notre ami Jacques Lainet[1] co-président de Hainaut Avenir Environnement y représentera notre association. Jacques a, par ailleurs, un problème d’hébergement pour la nuit du 2 au 3 et peut-être celle du 3 au 4 – 10.

Si vous pouvez lui rendre ce service, contactez :

jcqs.lainet@gmail.com ou le 03.27.59.72.13

à défaut : g.dutron@yahoo.fr ou le 09.65.35.56.45

Vous trouverez ci-dessous les documents d’information communiqués par le Festival Cœur de Faune.

Contact Festival : Patrick Rannou  06.78.08.95.91affiche.festival coeur de faunejpg

déliant Festival Coeur de Faune jpg


[1] Jacques est, par ailleurs, membre du RESEDA et co-anime notre collectif de l’Avesnois.

Compte rendu de la Réunion FASE Aquitaine à AGEN le 26 septembre 2009

septembre 28, 2009 at 6:12 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Politique, Société, Solidarité, social | 2 Comments
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Compte rendu de la Réunion  FASE Aquitaine

à AGEN le 26 septembre 2009

Notre ami Roland Alibert a représenté le RESEDA à la réunion du 26 septembre en Aquitaine. Noos lecteurs trouveront ci-dessous son compte-rendu.

Guy Dutron co-porte-parole du RESEDA

*

* *

Assemblée d’une cinquantaine de personnes, constituée principalement des représentant locaux et régionaux d’organisations comme indiqué dans l’ordre de mes souvenirs, Front de Gauche, P.G, Attac, appel Politis, FASE, C.U.,  O.C, RESEDA, Alter écolo, N.P.A, un militant du P.C.F. mais il nous a dit qu’il était présent à titre personnel. Je dois en oublier, j’espère qu’ils ne m’en tiendront pas rigueur.

De prime abord, des participants dont la volonté affichée était de construire quelque chose à gauche dont les limites était le P.S. ; j’ai fait remarquer à ce sujet qu’il était temps d’arrêter de dire la Gauche de la Gauche, car cela sous entend implicitement qu’il y aurait deux Gauche en France et que pour moi il y a belle lurette que le P.S. n’est plus à gauche. Le cadre de la discussion étant posé en ce qui concernait le P.S. il n’y avait pas lieu de parler tactique dans l’esprit de chacun pour au moins la majorité. S’il y a une tactique à mettre en place ce sera la notre, encore qu’il nous faudra en définir les principes. N’étant pas totalement naïf, je pense qu’il y avait les maîtres à danser habituel des appareils, mais ils sont restés discrets, d’où ma réflexion de dire que si nous voulons que les choses changent, cela viendra des militants, de la base.

Très bonne ambiance quant au déroulement, je pense qu’il était du au fait que les gens étaient venus pour construire et non pour casser, il m’apparaît nécessaire d’attirer l’attention sur ce fait pour les réunions à venir.

Comme il s’agissait quant même avant tout des régionales, nous avons décidés qu’il sera nécessaire de faire une évaluation de ce qui c’est fait en Aquitaine, mais nous avons replacé au sein des débats d’adopter un calendrier de réunions de confiance dans la discussion d’enjeux Régionaux et Nationaux. De créer une dynamique de structuration politique, de faire passer les principes avant  la tactique. Parler efficacement au-delà des organisations, de générer une dynamique de refonte afin de conduire à la constitution de quelque chose de complètement nouveau.

Un élément qui nous est cher au RESEDA à Marcel et moi-même, c’est de construire une démocratie radicale efficace, marre de cette démocratie par délégation sans contrôle par le citoyen. Il est sorti des débats qu’il y en avait marre d’être dépossédé de la vie politique par des appareils.

Du débat a émergé  qu’il y avait un réel enjeu Régional susceptible d’enclencher une dynamique Nationale. Pour ce faire, il faudra des éléments concrets, afin de pouvoir engager le débat public Citoyen.

A cette journée quelque chose c’est mis en route, je ne sais pas jusqu’ou, jusqu’à quand, mais cela va au-delà des appareils, quoiqu’il en soit, les appareils politiques ne pourrons pas ne pas en tenir compte. L’humain, le social, l’environnement, la volonté de construire une démocratie Citoyenne ont retrouvé modestement, mais de façon formelle leur place.

Un calendrier a été mis en place, quatre chapitres de travail préparatoire à des commissions ont été mis en place.

-         Biens communs et service public,

-         Les droits à la solidarité et luttes contre les inégalités,

-         L’environnement.

-         La démocratie et la Citoyenneté.

Voilà la machine est en route .

Roland Alibert

Assemblée constitutive de l’Association des objecteurs de croissance, du 18 au 20 septembre 2009, à Beaugency, point de vue critique du RESEDA

septembre 28, 2009 at 6:09 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, social | 4 Comments

Assemblée constitutive de l’Association des objecteurs de croissance,

du 18 au 20 septembre 2009, à Beaugency,

point de vue critique du RESEDA

Forte de ma participation récente à l’université d’été de la FASE : Première université d’été de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Aubagne, du 27 au 30 août 2009, point de vue critique du RESEDA

je disposais de nombreux points de comparaison. Je = Hélène Lacheret, co-porte-parole du RESEDA (depuis peu…) et objectrice de croissance, de Nyons dans la Drôme, présente à Beaugency avec Guy Dutron qui n’a pu venir que le samedi. Cette semaine était chargée pour moi, voici mon compte-rendu qui se pointe à dos d’escargot.
Nous avons pleinement participé, Guy et moi et je répète que critique n’est pas un mot négatif mais un mot qui invite au débat :

° Première impression :

le prix, nettement plus abordable que celui de la FASE y compris pour les fauchés. Mutualisation des frais d’hébergement, ceux qui le peuvent paient plus pour que ce qui n’ont pas les ronds (dont moi) puissent quand même participer. Et les repas ! Locaux, végétariens, équilibrés, bios, proposés à 5 euros. J’ai eu du mal à m’immiscer dans l’équipe vaisselle tant il y avait de volontaires.

° Deuxième impression :

le prix ayant sans doute une influence aussi sur l’âge des participants, il y avait beaucoup de jeunes et de joie.

° Le fonctionnement :

d’abord, je dirais que la démocratie réside aussi dans la prise de parole. Certains (dont moi) ont pris la parole sept ou huit fois en une séance quand d’autres ne la prenaient pas du tout et il ne me semble pas que les certains (pas moi) en question avaient forcément pris la peine de lire les textes travaillés en amont.
Nous ne nous sommes pas donné le temps de faire l’historique de l’Adoc, c’est une erreur à ne plus commettre car elle a engendré incompréhension et perte de temps, les “certains” ne semblant pas savoir que les textes proposés résultaient d’un travail en commun préalable d’un groupe de travail qui s’est constitué à Notre-Dame des Landes l’été dernier. J’ai regretté que les interventions ne soient pas toujours constructives au regard du travail de très grande qualité déjà effectué, notamment par rapport à la plate-forme.
En ce qui concerne les trois ateliers, celui qui a vraiment bien fonctionné est celui sur la plate-forme où les participants étaient assez peu nombreux. L’atelier “statuts” a mal fonctionné : je sais, j’y étais, au soleil, et au bout de quinze minutes passées à savoir si l’article 7 devenait 6 ou 8, mes neurones ont déclaré forfait et décidé de faire la sieste à l’insu de mon plein gré. Mais je pense qu’il ne fallait pas partir de statuts-type pour faire du résolument neuf car les statuts “adoptés” refont de la pyramide, à mon avis. Je m’en expliquerai plus loin. Quant au dernier atelier, j’ai compris que les participants étaient vraiment très nombreux et je me suis de nouveau endormie le soir pendant le compte-rendu (chômeuse, ça fatigue !) vers dix heures – quelle idée aussi de travailler encore à cette heure-là ! Ça me rappelle la CNCU et ses Assises à Saint-Denis où la démocratie consistait à tenir jusqu’à 4 heures du matin pour avoir encore son mot à dire. Cette démocratie-là, très peu pour moi.
A propos de démocratie, une chose encore : “dramatiser”, je parle du ton, pas du sujet qui est dramatique, hélas, comme plein d’autres, pour obtenir ce que l’on veut n’est pas démocratique. Faire changer une formulation à cause d’une forte charge émotionnelle me pose problème quant à notre capacité à être vraiment dans l’écoute du travail en cours. Nous aurons sûrement l’occasion d’en parler et, je répète, ce n’est pas sur le fond mais sur la manière de dire.

Le positif :

l’élaboration de la plate-forme ; la jeunesse et l’énergie des participants (même les plus âgés – sauf moi qui avait besoin de dormir – étaient très actifs et passionnés) ; la bonne ambiance et la maturité dans les échanges + tout ce que dit Thierry Brulavoine dans son faire-part de naissance.

• Le négatif :

à notre corps défendant, à cause des statuts, je crains que nous soyons en train de refaire de la pyramide, du centralisme et toutes ces sortes de choses mortifères à terme.
La matinée du dimanche : fouillis total, finalement, je n’ai pas l’impression que nous ayons décidé quoi que ce soit.

• Le travail à faire :

1.  modifier les statuts
Proposition :
Article 1 : Nom : une association nommée Adoc (Association des objecteurs de croissance) est fondée entre les membres. Son animal totem est un escargot.
Article 2 : Elle a pour objet de promouvoir l’objection de croissance en tant que mouvement politique afin de sortir de la société capitaliste. Ses buts sont définis dans un texte fondateur qui est une plate-forme, disponible sur le site de l’association.
Article 3 : Sont adhérents à l’association toutes les personnes qui se reconnaissent dans cette plate-forme et qui paient leur cotisation annuelle telle qu’elle est définie dans le réglement intérieur.
Article 4 : Afin de promouvoir la constitution de réseaux, tous les groupes déjà constitués qui se reconnaissent dans la plate-forme et qui la signent sont autorisés à accoller l’escargot de la décroissance à leur nom.
Article 5 : Le siège social de l’association se situé à …
Article 6 : L’association est gérée collectivement par un collège de volontaires qui ne peut pas cumuler de mandats et qui est renouvelable par tiers tous les ans. Ce collège désigne en son sein deux représentants légaux.
Article 7 : En cas de conflit mettant gravement en danger la vie et l’image publique de l’association, la ou les personne(s) en cause doivent rencontrer trois membres du collège de façon formelle afin qu’une solution soit trouvée à la difficulté, et un compte-rendu de cette rencontre doit figurer sur le site de l’association. Les rencontres se poursuivent jusqu’à obtention d’une solution satisfaisante pour les deux parties.
Article 8 : L’assemblée générale se réunit une fois par an, elle est convoquée par courriel au moins quinze jours avant et par courrier uniquement pour les personnes qui en font la demande écrite, par une lettre envoyée au siège de l’association.
Article 9 : Cette assemblée générale peut être suivie d’une assemblée générale extraordinaire, convoquée dans les mêmes conditions, en cas de modification des statuts envisagée.
Article 10 : Lors de sa dissolution…
C’est une proposition à améliorer : j’ouvre le débat sur les moyens à notre disposition pour ne pas refaire de la pyramide tout en arrivant à travailler rapidement et avec le minimum de tension. Il me semble que cette autonomie donnée aux groupes déjà existants est un moyen d’atteindre plus rapidement la fameuse “masse critique” .
2. Clarifier notre position par rapport aux régionales, aux “alliances”, aux discussions et ne pas oublier notre allure d’escargot, seule garante, à terme, d’un véritable changement.
Hélène Lacheret

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