Le coin des ziques qu’on aime bien Django Reinhardt
novembre 14, 2009 at 6:23 | In Belgique, Culture - Livres, Europe, Le coin des ziques qu'on aime bien, Mémoire et histoire | 8 CommentsTags: Le coin des ziques qu’on aime bien Django Reinhardt
Le coin des ziques qu’on aime bien Django Reinhardt
C’est à un presque voisin que nous rendons hommage aujourd’hui. En effet Jean-Baptiste Reinhardt, plus connu sous le nom de Django Reinhardt est né dans une roulotte à Liberchies, entité de Pont-à-Celles, Belgique, le 23 janvier 1910.

Son style de jeu et de composition a ensuite été imité, donnant naissance à un style à part entière : le Jazz manouche. Issu d’une famille manouche, il est encore aujourd’hui l’un des guitaristes les plus respectés et influents de l’histoire du jazz. Trois de ses descendants sont devenus guitaristes : Lousson Reinhardt, son fils aîné issu d’un premier mariage, Babik Reinhardt, son second fils décédé en 2001, et David Reinhardt, fils de Babik, qui poursuit aujourd’hui la voie de son grand-père en tant que jazzman, en refusant de n’être qu’un imitateur.
La famille Reinhardt ne se fixe à Paris, d’abord sur les Fortif’, la « Zone » mal famée jouxtant la Porte de Choisy, puis à la Porte d’Italie. À l’âge de 13 ans, il court déjà le cachet dans les bars et bals de Paris. En 1928, l’accordéoniste Jean Vaissade aide Django à enregistrer son premier disque. Ne sachant ni lire ni écrire, même pas son propre nom, les étiquettes portent la mention « Jiango Renard, banjoïste ». La même année, le chef d’orchestre Jack Hylton, impressionné par la virtuosité de Django, lui propose de l’engager dans sa formation de musique populaire, qui doit partir se produire à Londres. Le destin s’y oppose : juste avant le départ du groupe, le 26 octobre 1928, un incendie se déclare dans la roulotte où il vit en compagnie de sa première femme, Bella Baumgartner. Les fleurs en celluloïd — matière très inflammable — que celle-ci vend s’enflamment au contact d’une bougie. La caravane est détruite. Les deux occupants sont gravement blessés. Django est sérieusement brûlé à la jambe droite et à la main gauche. Cette main cicatrise très difficilement. Django reste près de 18 mois à l’hôpital, où les médecins prédisent qu’il ne pourra plus jamais rejouer de musique. On doit finalement brûler sa main au nitrate d’argent pour provoquer la cicatrisation. Django a perdu l’usage de deux doigts, mais s’obstine, et après 6 mois de travail sans relâche il développe une technique nouvelle sur la guitare que son frère Joseph, alias « Nin-Nin », lui a apportée comme voie de rééducation.
À sa sortie d’hôpital en 1930, Il découvre que la guitare a gagné sa place au sein des orchestres de Jazz et les premiers contacts de Django avec la musique de Duke Ellington, Joe Venuti, Eddie Lang ou Louis Armstrong sont un choc. Le jeune guitariste décide de consacrer son existence à la pratique du Jazz.
En 1931, il joue dans l’orchestre du club la « Croix du Sud », dirigé par André Ekyan, au côté de Alix Combelle et Stéphane Grappelli.
Avec Stéphane Grappelli, ils fondent en 1934, grâce à Louis Vola, le Quintette du Hot Club de France. Le groupe comprend également le frère de Django, Joseph, alias « Nin-nin », ainsi que Roger Chaput à la guitare et Louis Vola à la contrebasse. Les cinq musiciens inventent une musique nouvelle qui remporte un grand succès.
- Quintette du Hot Club de France: Stephane Grappelly (Vin), Joseph Reinhardt, Pierre Ferret (G), Lucien Simoens(b), Freddy Taylor (Vcl) en 1936 : SHINE ! Un grand succès de Louis Armstrong : un dialogue au sommet entre Stéphane et Django :
- http://www.youtube.com/watch?v=1DcMHrKklZM
- Quintet of the Hot Club of France – Melancholy Baby 1938 : http://www.youtube.com/watch?v=4IBdmsHryP0
- Solitude – Quintette of the Hot Club of France – 78rpm : http://www.youtube.com/watch?v=uCmi4Uj1dzI
Une émouvante video de 11minutes qui retrace les débuts de Django et ce que nous venons d’écrire : Django Reinhardt Video Quintette du Hot Club de France : http://www.youtube.com/watch?v=LW7aVlPLZJQ&feature=PlayList&p=0FF4A5CE1B33D229&playnext=1&playnext_from=PL&index=7
- Quintet of the Hot Club of France – Swing 39 1939 : http://www.youtube.com/watch?v=JfAZ_7QEKVw&feature=PlayList&p=0FF4A5CE1B33D229&playnext=1&playnext_from=PL&index=1
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939, le quintette est en tournée en Angleterre. Stéphane Grappelli choisit d’y rester, Django retourne en France, à Toulon, où il est mobilisable dans la Flotte mais est à nouveau réformé à cause de ses brûlures. Il passe la guerre en Zone Libre, jouant à Paris, voyageant et tentant même de gagner la Suisse après un passage à Thonon, sans succès.
En 1940, il enregistre le titre “Nuages” avec le clarinettiste et saxophoniste de jazz Hubert Rostaing. http://www.youtube.com/watch?v=DY0FF4iR9Cw
En 1943, il épouse, à Salbris, Sophie Ziegler, sa seconde femme, dont il aura l’année suivante un fils, Babik Reinhardt, qui deviendra à son tour un grand guitariste.
Ici, Bireli Lagrene & Babik Reinhardt jouent “Djangology” et y ajoutent quelques fleurs au Festival Django Reinhardt festival de Samois-sur-Seine in 1990. Samois est la commune ou Django est mort et repose : http://www.youtube.com/watch?v=gBT43C8vc3k
À la libération, Django retrouve Grappelli avec lequel il improvise sur une Marseillaise qui restera célèbre : un enregistrement du 31 janvier 1946 http://www.youtube.com/watch?v=ciJUJDWmjQs
En 1951, après un échec américain, il achète une maison et s’installe à Samois-sur-Seine en Seine-et-Marne, près de Fontainebleau. À ce moment commence pour lui un véritable renouveau : l’inspiration revient, son jeu est plus inspiré que jamais. Il joue avec un orchestre composé des meilleurs be-boppers français : Roger Guérin, Hubert et Raymond Fol, Pierre Michelot, Bernard Peiffer, Jean-Louis Viale. Il est toujours à l’avant-garde du jazz.
En 1953, Norman Granz fait part à Django de son désir de l’engager pour les légendaires tournées du Jazz at the Philharmonic. Le producteur français Eddie Barclay lui fait enregistrer 8 titres, en guise de « carte de visite » pour les amateurs américains. Ces 8 morceaux exceptionnels marqueront irrémédiablement les amateurs de Jazz et surtout les guitaristes du monde entier, qui s’inspireront des décennies durant du jeu d’un Django très en avance sur son époque.
Ici, en compagnie de Duke Ellington, une composition de Fats Waller : Honeysuckle Rose. Django a électrifié sa guitare ! http://www.youtube.com/watch?v=QATIHWbN-sM&feature=related
Django enregistre son dernier disque le 8 avril 1953, avec Martial Solal au piano (c’est un de ses premiers enregistrements), Pierre Michelot à la contrebasse, Fats Sadi Lallemant au vibraphone et Pierre Lemarchand à la batterie. Son interprétation vibrante de Nuages fera dire à certains que le guitariste s’attendait par prémonition à disparaître d’ici peu.
Il mourra un mois plus tard d’une hémorragie cérébrale. Django Reinhardt repose depuis à Samois sur Seine.
Depuis, d’autres continuent. Dont un jeune prodige de la même région de Belgique : Alexandre Cavalière qui est maintenant un jeune papa !

Ici, Alexandre Cavalière en concert à koekelberg avec Mario à la guitare solo, Walter à la rythmique, Renaud à la guitare solo 2 et Rodrique à la contrebasse. Dans un grand succès de Django Manoir de mes rêves : http://www.youtube.com/watch?v=X1bmoRImgqk
Les mêmes au même endroit : Dorado swing http://www.youtube.com/watch?v=G7t0tFqFhz8
Concluons avec la famille !
Revenons aux origines à Liberchies : Gipsy Jazz @ Django a Liberchies 2009 http://www.youtube.com/watch?v=U5UH0ZmATuI&feature=related
CHRISTIAN ESCOUDE NOUVEAU TRIO GITAN au festival de MARCIAC 2008
Christian ESCOUDE, David REINHART (petit fils de Django et JB LAYA dans un assortiment de leurs talents ! http://www.youtube.com/watch?v=daDr27ONOac&feature=related
David Reinhardt, Jean-Yves Dubanton le 01/06/2006 au Festival Jazz Musette de St Ouen
http://www.youtube.com/watch?v=9lGYi0hbxOI&feature=related
En 2010, à Liberchies comme à Samois, sera commémoré le 100ème anniversaire de la naissance de Django.

Guy Dutron 14 11 2009
Belgicismes, anglicismes et flaminganteries pour rire ou sourire un peu
novembre 5, 2009 at 3:02 | In Belgique, Citoyenneté, Culture - Livres, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société | 1 CommentTags: anglicismes et flaminganteries pour rire ou sourire un peu, Belgicismes
Belgicismes, anglicismes et flaminganteries pour rire ou sourire un peu
Petit extrait des Bijoux de la Castafiore traduits en parler Picard du Tournaisis
L’album devient “Les Pinderlots delle Castafiore”
Nos voisins belges ont un parler savoureux ! Il varie de ville en ville et de régions en régions ; il est le fruit des innombrables invasions, guerres et autres tueries qui ont été notre lot (des deux côtes de la frontière) depuis la nuit des temps. Le Plan Marshall en a remis une sérieuse couche.
Vous fâchez pas, les belges, on vous aime ! Voici un petit lexique pour avoir l’air moins fransquillon (français)
Ainsi : Comme cela, de cette manière.
Âne : si vous voyez un paysan flamingant promener sa vache à la longe ; dire : « Tiens ! Tu promènes ton âne ! » …à la vache, bien sûr.
Ardoise : Ne dites pas : un couvreur. Dites : un ardoisier.
Averse : Ne dites pas : « Quelle averse ! ». Dites : « Quelle drache » !
Beurre : Ne dites pas : « Il a beaucoup de chance ». Dites : « Il a le cul dans le beurre ».
BOILER : Le Belge est atteint d’une grave fracture : historique, culturelle, linguistique. Il vit dans un petit pays atteint par la tectonique des plaques. Entre les deux plaques principales : une faille, qu’il a nommée la frontière linguistique où se frictionnent les continents germains et latins. Parfois, ça chauffe, ça pète : à Louvain (Leuven), à Fourons, Bruxelles, Hal ou Vilvoorde.
Mais les plombiers ne comprennent pas la tectonique. De Poperinge à Huy-Waremme, ils ne connaissent pas le chauffe-eau mais le « boiler »[1]. A noter toutefois que cet anglicisme barbare est devenu un “boualère” à Flémalle, un “boualééééééér” à Lîdje (Liège) et un “boïleur” à Ixelles avec la bouche en cul de poule. L’essentiel, c’est qu’on continue à se comprendre, non !!!
Bonbon : Si un petit creux vous prends, ne dites pas : « T’aurais pas un bonbon ? ». Dites plutôt : « T’aurais pas une chique ? » ou, mieux encore : « T’aurais pas une babelutte ».
Café : une boisson nationale ! Ne dites pas : une tasse de café.
Dites : une jatte de bon café.
Cigare : Ne dites pas : « Prendre un savon ». Dites : « Se faire passer un cigare ».
Chimay : L’une de mes bières préférées quoique brassée par des pères Trappistes, putain de moine ! Il existe la rouge, la blanche et la bleue.
DOUF : Franchement, les météorologues nous font bien des chichis avec leur « pression atmosphérique réduite au préalable au niveau de la mer ». Ici, tout le monde s’en fout ! On y est « au niveau de la mer »..sauf dans la belle Ardenne.
En Belgique et pour les belges, il fait tantôt “caillant”, parfois “bon” où encore ”beau”. Non ! Pas « Corbeau » ignares !
C’est on ne peut plus simple. Et si le mercure dépasse les bornes (estivales), alors chez nous il fait “DOUF” = chaud, lourd.
Un grand classique machiste : « Chérie, il fait douf ici, ouvre-moi donc un peu la fenêtre et pendant que tu es debout, prends-moi encore une Chimay dans le frigo. »
Quand il fait douf, préférer la Chimay blanche ; la bleue, c’est pour quand il fait caillant.
Drache : voir averse
Drink ! Ne dites pas : « Je vais acheter ma bière au supermarché ».
Dites : « Je vais au Drink Market » …inutile de préciser le mot « bière », c’est évident pour tout le monde
Enervement : si vous êtes à cran, ne dites pas « Tu m’énerves » ; dites : « Tu m’énerfe, une fois » surtout si vous êtes à Bruxelles.
Essuie : Ne dites pas : « Où est la serviette de bains ? ». Dites : « Où est l’essuie ».

Frite : celle-là , vous ne pouvez pas y échapper que vous l’ayez ou non !!! Ne dites pas : « Je vais à la friterie ». Dites : « Je vais à la friture ».
Fortune : Ne dites pas « La roue de la fortune » ; dites : « les élections » !
Goinfre : Un goinfre n’existe pas en Belgique ; il n’y a que des « Goulafres ».
Graduat : Etudes supérieures ; en général trois ans
Guindaille : Grosse fête, beuverie, notamment de l’étudiant(e) qui a obtenu son graduat. S’il l’a raté, il fera guindaille tout de même.
Humanités : Etudes secondaires.
Impôts indirects : Dire « Accises »
Jobiste : Etudiant qui finance ses études en ayant…un job
Kicker[2] : Baby-Foot
Kot : chambre d’étudiant
Koter : habiter un Kot
Koteur : locataire ou co-locataire d’un Kot
Lard : C’est pas cochon ..c’est une friandise bourrée de colorants.
Latte : En prendre un coup n’est pas bien douloureux ; c’est une règle plate graduée.
Lavette : Mais non, ce n’est pas un ministre de Sarkozy !! C’est un carré de tissus éponge pour nettoyer la table, faire la vaisselle, etc.
Maire et Maires-adjoints : Bourgmestre et échevins
Manche (à balle) : Cire-pompes, lèche-cul, frotte-manche, fayot ; finit tout de même par être premier de la classe le salopard ! Y’a pas d’justice !
Maquée : Il ne s’agit aucunement d’une femme soumise à un gigolo ! C’est un excellent fromage blanc
Mitraillette : Pas de militarisme là-dedans. C’est une baguette garnie de frites et de viande
Navetteur : personne qui se déplace quotidiennement de son domicile à son lieu de travail en utilisant les moyens de transport en commun ….a tendance à s’étendre, hélas, aux automobilistes.
Nicnac : Petit biscuit sec. Exemple typique d’une marque qui devient un mot….comme frigidaire. Mais ne mettez pas les nic-nac au frigidaire, ils ramolliraient !
Nonante : Quatre-vingt dix.
Œuf : Quand on a un compte à régler avec quelqu’un, on dit qu’on a un « œuf à peler » avec ce quelqu’un.
Pecket : Eau de vie parfumée au genièvre ; le pecket coule à flots lors des fêtes de Wallonie et dans de nombreux carnavals et marches folkloriques.

Pinte : Bière de 25cl aussi appelée un « demi » malgré ses 25 cl, alors que pinte signifie aussi ½ litre…
Pistolet : petit pain rond, on dit aussi d’un sacré débrouillard hyperactif que « c’est un sacré pistolet »
Postposer : différer, reporter à plus tard
Prépension : préretraite.
Prester : fournir un service, un travail
Quatre-six-neuf (faire un travail à la) : six-quatre-deux
Raccuser : rapporter, moucharder
Raclette : ustensile servant à nettoyer (racler) les sols à l’eau
Ramassette : petite pelle pour les balayures
Rawette Petite quantité que l’on redemande par gourmandise ; elle est, bien sûr, excédentaire. En rajouter serait donc serait superfétatoire. Je vous en remets tout de même une ?
Rhéto : Abréviation de Rhétorique ; classe terminale des lycées.
Ring : Boulevard circulaire, rocade ; ce qui n’exclut pas de s’y empoigner !
Salade de blé : mâche
Septante : soixante-dix
S’il vous plaît ? pardon ? plaît-il ?
S’il vous plaît : voici (en donnant quelque chose à quelqun)
Slache : tong
Steak tartare : dire : filet américain
Subside : subvention, aide financière
Subsidier : accorder une subvention
Syllabus : texte photocopié reprenant un cours universitaire
Tirette : fermeture à glissière
Toquer (à la porte) : frapper
Tripartite : coalition gouvernementale formée de trois partis…extrêmement fréquente
Tuyau : Pour un wallon, un tuyau, c’est un tuyau.
Pour un flamingant un peu lourd qui est paysan,membre du Boerenbond, a son compte bancaire chez KBC et un frère archevêque, qui a toujours peur de n’être pas compris, ça devient : Un tuyau creux dedans avec du vide à l’intérieur !!!!!!!!!

Vidange : verre consigné
Waterzooï ou waterzoï : préparation de poisson ou de poulet en bouillon

Alleï, on va boire une pinte à la friture avec un filet américain ou des moules ; le patron, il a le cul dans le beurre ! C’est ainsi …..

[1] Boiler : de To boil = bouillir en anglais
[2] KIcker : le botteur en anglais
Il y a 50 ans discours de De Gaulle sur l’autodétermination en Algérie
septembre 16, 2009 at 3:32 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Mémoire et histoire, Politique, Société | 1 CommentTags: Il y a 50 ans discours de De Gaulle sur l’autodétermination en Algérie
Il y a 50 ans discours de De Gaulle sur l’autodétermination en Algérie
De Gaulle pendant son discours à Valenciennes source INA
Depuis le début de l’année 1959, la pacification militaire s’est poursuivie en Algérie sous le commandement du général Challe. La mise en oeuvre du plan de développement économique et social, précisé le 3 octobre 1958 à Constantine par le général de Gaulle, s’opère sous l’impulsion de M. Paul Delouvrier, Délégué général du gouvernement en Algérie. Mais aucun progrès n’a lieu dans l’ordre politique, la majorité des Européens d’Algérie réclamant l’”intégration”, alors que les chefs de l’insurrection revendiquent l’indépendance. Le général de Gaulle prononce alors un discours radiotélévisé par lequel il énonce le principe fondamental de sa politique à l’égard de l’Algérie : celui de l’autodétermination.
Texte du discours :
« Notre redressement se poursuit. Certes, il ne faut pas nous vanter. Dans le domaine technique, par exemple, nous n’en sommes pas encore au point de lancer des fusées dans la lune. Cependant, depuis quinze mois, nos affaires ont avancé.
L’unité nationale est ressoudée. La République dispose d’institutions solides et stables. L’équilibre des finances, des échanges, de la monnaie, est fortement établi. Par là même, la condition des Français et, d’abord, celle des travailleurs industriels et agricoles, échappe au drame de l’inflation et à celui de la récession. Sur la base ainsi fixée et à mesure de l’expansion nouvelle, on peut bâtir le progrès social et organiser la coopération des diverses catégories dont l’économie dépend, poursuivre la tâche essentielle de formation de notre jeunesse, développer nos moyens de recherche scientifique et technique. D’autre part, la Communauté est fondée, entre la France, onze États d’Afrique et la République malgache. Enfin, au milieu d’un monde où il s’agit tout à la fois de sauvegarder la liberté et de maintenir la paix, notre voix est écoutée.
Pourtant, devant la France, un problème difficile et sanglant reste posé : celui de l’Algérie. Il nous faut le résoudre. Nous ne le ferons certainement pas en nous jetant les uns aux autres à la face les slogans stériles et simplistes de ceux-ci ou bien de ceux-là qu’obnubilent, en sens opposé, leurs intérêts, leurs passions, leurs chimères. Nous le ferons comme une grande nation et par la seule voie qui vaille, je veux dire par le libre choix que les Algériens eux-mêmes voudront faire de leur avenir.
A vrai dire, beaucoup a été fait déjà pour préparer cette issue. Par la pacification, d’abord. Car rien ne peut être réglé tant qu’on tire et qu’on égorge. A cet égard, je ne dis pas que nous en soyons au terme. Mais je dis qu’il n’y a aucune comparaison entre ce qu’était, voici deux ou trois ans, la sécurité des personnes et des biens et ce qu’elle est aujourd’hui. Notre armée accomplit sa mission courageusement et habilement, en combattant l’adversaire et en entretenant avec la population des contacts larges et profonds qui n’avaient jamais été pris. Que nos soldats, en particulier les 120 000 qui sont musulmans, aient fléchi devant leur devoir, ou bien que la masse algérienne se soit tournée contre la France, alors, c’était le désastre ! Mais, comme il n’en a rien été, le succès de l’ordre public, pour n’être pas encore imminent, se trouve désormais bien en vue.
La deuxième condition du règlement est que tous les Algériens aient le moyen de s’exprimer par le suffrage vraiment universel. Jusqu’à l’année dernière, ils ne l’avaient jamais eu. Ils l’ont, à présent, grâce à l’égalité des droits, au Collège unique, au fait que les communautés les plus nombreuses, celles des Musulmans, sont assurées d’obtenir dans tous les scrutins la grande majorité des élus. Ç’a été là un changement de la plus vaste portée ; littéralement une révolution.
Le 28 septembre dernier, les Algériens ont, par référendum, adopté la Constitution et marqué leur intention que leur avenir se fasse avec la France. Le 30 novembre, ils ont élu leurs députés ; le 19 avril, leurs Conseils municipaux ; le 31 mai, leurs sénateurs. Sans doute ne manque-t-il pas de gens pour prétendre que, dans la situation on se trouvaient les électeurs, pressés par les forces de l’ordre et menacés par les insurgés, ces consultations n’ont pu être sincères que dans une mesure limitée. Cependant, elles ont eu lieu, dans les villes et dans les campagnes, avec une grande masse de votants. Et même, lors du référendum, le concours fut général, spontané et enthousiaste. En tout cas, la voie est ouverte. Dès que viendra l’apaisement, elle pourra être utilisée encore plus librement et encore plus largement. L’an prochain, aura lieu l’élection des Conseils généraux, d’où seront tirés, par la suite, certains grands Conseils administratifs, économiques et sociaux, qui délibéreront, auprès du Délégué général, du développement de l’Algérie.
Car, résoudre la question algérienne, ce n’est pas seulement rétablir l’ordre ou donner aux gens le droit de disposer d’eux-mêmes. C’est aussi, c’est surtout traiter un problème humain. Là végètent des populations qui, doublant tous les 35 ans, sur une terre en grande partie inculte et dépourvue de mines, d’usines, de sources puissantes d’énergie, sont, pour les trois quarts, plongées dans une misère qui est comme leur nature. Il s’agit que les Algériens aient de quoi vivre en travaillant, que leurs élites se dégagent et se forment, que leur sol et leur sous-sol produisent bien plus et bien mieux. Cela implique un vaste effort de mise en valeur économique et de développement social. Or, cet effort est en cours.
En l959, la France aura dépensé en Algérie, pour ne parler que des investissements publics et des frais de gestion civile, environ 200 milliards. Elle en dépensera davantage durant chacune des prochaines années à mesure que se réalisera le plan de Constantine. Depuis dix mois, une centaine d’usines ont demandé à s’installer. 8000 hectares de bonnes terres sont en voie d’attribution à des cultivateurs musulmans. 50 000 Algériens de plus travaillent dans la métropole. Le nombre de Musulmans occupant des emplois publics s’est augmenté de 5 000. A l’actuelle rentrée, les écoles reçoivent 860 000 enfants, au lieu de 700 000 lors de la rentrée précédente et de 560 000 l’année d’avant. Dans six semaines, le pétrole d’Hassi-Messaoud arrivera sur la côte, à Bougie. Dans un an, celui d’Edjelé atteindra le golfe de Gabès. En 1960, le gaz d’Hassi R’Mel commencera d’être distribué à Alger et à Oran, en attendant de l’être à Bône. Que la France veuille et qu’elle puisse poursuivre avec les Algériens la tâche qu’elle a entreprise et dont elle seule est capable, l’Algérie sera dans quinze ans un pays prospère et productif.
Grâce au progrès de la pacification, au progrès démocratique, au progrès social, on peut maintenant envisager le jour où les hommes et les femmes qui habitent l’Algérie seront en mesure de décider de leur destin, une fois pour toutes, librement, en connaissance de cause. Compte tenu de toutes les données, algériennes, nationales et internationales, je considère comme nécessaire que ce recours à l’autodétermination soit, dès aujourd’hui, proclamé. Au nom de la France et de la République, en vertu du pouvoir que m’attribue la Constitution de consulter les citoyens, pourvu que Dieu me prête vie et que le peuple m’écoute, je m’engage à demander, d’une part aux Algériens, dans leurs douze départements, ce qu’ils veulent être en définitive et, d’autre part, à tous les Français d’entériner ce que sera ce choix.
Naturellement, la question sera posée aux Algériens en tant qu’individus. Car, depuis que le monde est le monde, il n’y a jamais eu d’unité, ni, à plus forte raison, de souveraineté algérienne. Carthaginois, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes syriens, Arabes de Cordoue, Turcs, Français, ont tour à tour pénétré le pays, sans qu’il y ait eu, à aucun moment, sous aucune forme, un État algérien. Quant à la date du vote, je la fixerai le moment venu, au plus tard quatre années après le retour effectif de la paix ; c’est-à-dire, une fois acquise une situation telle qu’embuscades et attentats n’auront pas coûté la vie à 200 personnes en un an. Le délai qui suivra étant destiné, à reprendre la vie normale, à vider les camps et les prisons, à laisser revenir les exilés, à rétablir l’exercice des libertés individuelles et publiques et à permettre à la population de prendre conscience complète de l’enjeu. J’invite d’avance les informateurs du monde entier à assister, sans entraves, à cet aboutissement décisif.
Mais le destin politique, qu’Algériennes et Algériens auront à choisir dans la paix, quel peut-il être ? Chacun sait que, théoriquement, il est possible d’en imaginer trois. Comme l’intérêt de tout le monde, et d’abord celui de la France, est que l’affaire soit tranchée sans aucune ambiguïté, les trois solutions concevables feront l’objet de la consultation.
Ou bien : la sécession, où certains croient trouver l’indépendance. La France quitterait alors les Algériens qui exprimeraient la volonté, de se séparer d’elle. Ceux-ci organiseraient, sans elle, le territoire où ils vivent, les ressources dont ils peuvent disposer, le gouvernement qu’ils souhaitent. Je suis, pour ma part, convaincu qu’un tel aboutissement serait invraisemblable et désastreux. L’Algérie étant actuellement ce qu’elle est, et le monde ce que nous savons, la sécession entraînerait une misère épouvantable, un affreux chaos politique, l’égorgement généralisé et, bientôt, la dictature belliqueuse des communistes. Mais il faut que ce démon soit exorcisé et qu’il le soit par les Algériens. Car, s’il devait apparaître, par extraordinaire malheur, que telle est bien leur volonté, la France cesserait, à coup sur, de consacrer tant de valeurs et de milliards à servir une cause sans espérance. Il va de soi que, dans cette hypothèse, ceux des Algériens de toutes origines qui voudraient rester Français le resteraient de toute façon et que la France réaliserait, si cela était nécessaire, leur regroupement et leur établissement. D’autre part, toutes dispositions seraient prises, pour que l’exploitation, l’acheminement, l’embarquement du pétrole saharien, qui sont l’oeuvre de la France et intéressent tout l’Occident, soient assurés quoi qu’il arrive.
Ou bien : la francisation complète, telle qu’elle est impliquée dans l’égalité des droits ; les Algériens pouvant accéder à toutes les fonctions politiques, administratives et judiciaires de l’État et entrer dans tous les services publics, bénéficiant, en matière de traitements, de salaires, de sécurité sociale, d’instruction, de formation professionnelle, de toutes les dispositions prévues pour la métropole ; résidant et travaillant où bon leur semble sur toute l’étendue du territoire de la République ; bref, vivant à tous les égards, quelles que soient leur religion et leur communauté, en moyenne sur le même pied et au même niveau que les autres citoyens et devenant partie intégrante du peuple français, qui s’étendrait, dès lors, effectivement, de Dunkerque à Tamanrasset.
Ou bien : le gouvernement des Algériens par les Algériens, appuyé sur l’aide de la France et en union étroite avec elle, pour l’économie, l’enseignement, la défense, les relations extérieures. Dans ce cas, le régime intérieur de l’Algérie devrait être de type fédéral, afin que les communautés diverses, française, arabes, kabyle, mozabite, etc., qui cohabitent dans le pays, y trouvent des garanties quant à leur vie propre et un cadre pour leur coopération.
Mais, puisqu’il est acquis depuis un an, par l’institution du suffrage égal, du Collège unique, de la représentation musulmane majoritaire, que l’avenir politique des Algériens dépend des Algériens ; puisqu’il est précisé formellement et solennellement qu’une fois la paix revenue, les Algériens feront connaître le destin qu’ils veulent adopter, qu’ils n’en auront point d’autre et que tous, quel que soit leur programme, quoi qu’ils aient fait, d’où qu’ils viennent, prendront part, s’ils le veulent, à cette consultation, quel peut être le sens de l’insurrection ?
Si ceux qui la dirigent revendiquent pour les Algériens le droit de disposer d’eux-mêmes, eh bien ! Toutes les voies sont ouvertes. Si les insurgés craignent qu’en cessant la lutte ils soient livrés à la justice, il ne tient qu’à eux de régler avec les autorités les conditions de leur libre retour, comme je l’ai proposé en offrant la paix des braves. Si les hommes qui constituent l’organisation politique du soulèvement entendent n’être pas exclus des débats, puis des scrutins, enfin des institutions, qui régleront le sort de l’Algérie et assureront sa vie politique, j’affirme qu’ils auront, comme tous autres et ni plus ni moins, l’audience, la part, la place, que leur accorderont les suffrages des citoyens. Pourquoi donc les combats odieux et les attentats fratricides, qui ensanglantent encore l’Algérie, continueraient-ils désormais ?
A moins que ne soit à l’oeuvre un groupe de meneurs ambitieux, résolus à établir par la force et par la terreur leur dictature totalitaire et croyant pouvoir obtenir, qu’un jour, la République leur accorde le privilège de traiter avec eux du destin de l’Algérie, les bâtissant par là même comme gouvernement algérien. Il n’y a aucune chance que la France se prête à un pareil arbitraire. Le sort des Algériens appartient aux Algériens, non point comme le leur imposeraient le couteau et la mitraillette, mais suivant la volonté qu’ils exprimeront légitimement par le suffrage universel. Avec eux et pour eux, la France assurera la liberté de leur choix. Au cours des quelques années qui s’écouleront avant l’échéance, il y aura beaucoup à faire pour que l’Algérie pacifiée mesure ce que sont, au juste, les tenants et les aboutissants de sa propre détermination. Je compte moi-même m’y employer. D’autre part, les modalités de la future consultation devront être, en temps voulu, élaborées et précisées. Mais la route est tracée. La décision est prise. La partie est digne de la France. »
LA REPONSE DE FERHAT ABBAS – 28 Septembre 1959 -
Au seuil de la sixième année de guerre, alors que l’Assemblée générale des Nations unies s’apprête à discuter de nouveau de la question algérienne, et que de grandes confrontations internationales laissent entrevoir un espoir de paix dans le monde, les regards se tournent vers l’Algérie. Tous les peuples appellent de leurs vœux le retour à la paix dans cette terre africaine om se déroule encore une guerre qui a fait déjà près d’un million de victimes.
Le peuple algérien a été contraint par le colonialisme à prendre les armes. Tout en réaffirmant sa volonté de lutte jusqu’à la libération nationale, le gouvernement provisoire de la République algérienne déclare qu’il n’entend négliger aucune occasion pour donner toutes ses chances à la paix.
Le président de la République française a solennellement reconnu, au nom de la France, dans sa déclaration du 16 Septembre 1959 le droit des Algériens à l’autodétermination.
Le droit de disposer librement de son destin est enfin reconnu au peuple algérien. Cette évolution n’a été possible que parce que depuis cinq années le peuple algérien résiste victorieusement à l’une des plus sanglantes guerres de reconquête colonialiste.
Elle n’a été possible que parce que le Front de Libération Nationale et l’Armée de libération nationale poursuivent et poursuivront s’il était nécessaire le combat libérateur. Elle n’a été possible, enfin que grâce au soutien de tous les peuples frères et amis et à l’appui de l’opinion publique internationale.
Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, inscrit dans le proclamation du Front de Libération Nationale, a toujours été un objectif fondamental de la révolution algérienne. Il constitue un moyen démocratique et pacifique pour le peuple algérien d’aboutir à l’indépendance nationale.
Inscrite dans la charte des Nations unies, l’autodétermination, c’est-à-dire le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, restitue au peuple algérien l’exercice de la souveraineté nationale qu’une conquête militaire – d’où ne saurait découler aucune légitimité – lui a momentanément ravi.
L’entité nationale que constitue l’Algérie et l’unité sociologique de son peuple sont des éléments objectifs essentiels. Une application de l’autodétermination qui ne tiendrait pas compte de ces réalités et qui viserait à un éclatement de cette entité en communautés raciales ou religieuses est illusoire.
Le gouvernement provisoire de la République algérienne rappellent, en outre, le principe intangible de l’intégrité du territoire national et exprime la détermination inéluctable du peuple algérien de s’opposer à toute tentative de partition.
Il attire l’attention de l’opinion internationale sur le danger que constitue toute atteinte à cette unité et à cette intégrité. une tentative de cette nature, loin de contribuer à la solution, ne ferait que l’aggraver et constituerait une menace permanente à la paix et à la sécurité internationale.
Quant aux richesses du Sahara, leur prospection et leur exploitation ne sauraient en aucun cas se muer en droit de priorité. Source de progrès humain, d’abord pour l’Algérie et l’Afrique de Nord, ces richesses ne peuvent dans l’intérêt général que susciter une large et fructueuse coopération.
Sur un autre plan, subordonner le libre choix du peuple algérien à la consultation du peuple français serait la négation même de l’autodétermination et à la démocratie.
L’indépendance qui résultera d’une libre consultation du peuple algérien ne sera pas une source d’anarchie et de misère, bien au contraire, cette indépendance conditionne tout progrès réel. Elle garantira la liberté des individus et assurera la sécurité des personnes. Enfin, elle facilitera l’édification du Maghreb et la libre coopération avec tous les pays. Ce sont là les deux discours prononcés par le Général De Gaulle et Le Président du GPRA sur l’autodétermination de l’Algérie.
Un point d’histoire d’abord : ce discours fut prononcé ici, chez nous, en Hainaut : à Valenciennes.
De Gaulle arrive à pied. Au premier plan, des hommes portant des casques de mineurs. De Gaulle entre dans l’Hôtel de Ville. – De Gaulle à la tribune dit : “merci… merci.. .A Valenciennes, de tout mon cœur merci de l’accueil magnifique, preuve de l’unité française que vous offrez à tous. Je me permets également de dire merci de votre patience.. tout le long de la route j’ai rencontré beaucoup de témoignages émouvants et c’est pourquoi je suis un peu en retard… »
Les témoins de l’époque, ont tous ou presque témoigné : le Premier ministre Michel Debré, le président du Conseil constitutionnel Léon Noël, le gendre de De Gaulle Alain de Boissieu, le directeur de L’Écho d’Alger Alain de Serigny. Mais aussi les généraux Massu et Salan, …. du côté algérien, les leaders Ferhat Abbas, Saad Dahlab ou Ali Kafi, acteurs et témoins de la lutte fratricide au sein du FLN. Tous répondent de manière différente.
De Gaulle à choisi l’indépendance de l’Algérie, alors qu’il a été porté au pouvoir au mois de mai 1958 par les partisans de l’Algérie française. Certains opposants racontent une histoire de plan tenu secret et appliqué par de Gaulle une fois revenu aux affaires. C’est le conspirationnisme classique de l’extrême droite !
Comment comprendre la politique du général de Gaulle face à la guerre d’Algérie :
- A-t-il appliqué un programme conçu de longue date par lui seul ?
- A-t-il évolué au fil de l’eau, naviguant à vue, dans une eau tempétueuse et farcie de bombes bien réelles ?
- Voulait-il :
- Maintenir l’Algérie sous domination française ?
- S’en débarrasser ?
- S’en servir pour revenir au pouvoir et puis vogue la galère ? Quand on connaît ce retour de 1958, les 13 complots du 13 mai 1958, l’attitude de De Gaulle en pompier incendiaire pour être plus sûr d’être appelé à éteindre le feu !
Il est permis de se poser la question ! Ce qui est sûr, c’est que la « grand Charles » en a cocufié pas mal !!! Mais, selon lui, les français étaient « des veaux » !! Alors ….
Parmi les cocus citons : Léon Delbecque, Jacques Soustelle, Lagaillarde, Ortiz, Susini, les généraux Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller aidés par les colonels Argoud et Gardes, le commandant Hélie Denoix de Saint-Marc commandant le 1er Régiment étranger de parachutistes (1er REP) , ils tenteront leur putsch le 21 avril 1961.
Le 23 avril 1961, De gaulle prononcera un autre discours célèbre :
« Un pouvoir insurrectionnel s’est établi en Algérie par un pronunciamiento militaire. […] Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite. Il a une réalité : un groupe d’officiers, partisans, ambitieux et fanatiques. Ce groupe et ce quarteron possèdent un savoir-faire expéditif et limité. Mais ils ne voient et ne comprennent la Nation et le monde que déformés à travers leur frénésie. Leur entreprise conduit tout droit à un désastre national…. Voici l’État bafoué, la Nation défiée, notre puissance ébranlée, notre prestige international abaissé, notre place et notre rôle en Afrique compromis. Et par qui ? Hélas ! hélas ! hélas ! par des hommes dont c’était le devoir, l’honneur, la raison d’être de servir et d’obéir.
Au nom de la France, j’ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer partout la route à ces hommes-là, en attendant de les réduire. J’interdis à tout Français et, d’abord, à tout soldat, d’exécuter aucun de leurs ordres…..
Devant le malheur qui plane sur la patrie et la menace qui pèse sur la République, ayant pris l’avis officiel du Conseil constitutionnel, du Premier ministre, du président du Sénat, du président de l’Assemblée nationale, j’ai décidé de mettre en cause l’article 16 de notre Constitution. À partir d’aujourd’hui, je prendrai, au besoin directement, les mesures qui me paraîtront exigées par les circonstances…
Françaises, Français ! Aidez-moi ! »
On peut penser, au total, que De Gaulle, qui avait toujours eu « une certaine idée de la France », qui voulait une grande politique mondiale comme le montrera le discours de Phnom-Penh le 1er septembre 1966, a délibérément sacrifié les sort de nombreux algériens et de certains des ses soutiens à sa vision politique. Après tout, il avait déjà couvert de son ombre tutélaire les massacres de Sétif en 1945 et ceux de Madagascar en 1947 !!
Voir sur ce point sur ce blog : http://dutron.wordpress.com/2008/08/10/pour-defendre-les-droits-de-l%E2%80%99homme-partout-dans-le-monde-en-chine-en-russie-et-ailleurs-balayons-devant-notre-porte-en-occident-en-belgique-et-en-france/
Ici, sur l’affaire algérienne, il couvrira ou laissera faire le massacre des Harkis par le nouveau pouvoir algérien.
Cela fait beaucoup de honte accumulée, mon Général !!
Attac Nikonoff & Co Epilogue de la fraude aux élections internes de 2006
septembre 7, 2009 at 10:35 | In Altermondialisme, Caisse des dépots, Citoyenneté, Mémoire et histoire, Politique, Société | Leave a CommentTags: Attac Nikonoff & Co Epilogue de la fraude aux élections internes de 2006
Attac Nikonoff & Co Epilogue de la fraude aux élections internes de 2006
Nous publions sur notre blog le communiqué d’Attac de ce jour et l’assortissons de quelques commentaires.
Fraude, plainte contre X, non-lieu : épilogue
L’association Attac a reçu à la fin du mois d’août 2009 l’ordonnance de non-lieu relative à la plainte contre X déposée à la suite de la fraude ayant marqué l’élection du conseil d’administration de juin 2006. Le Conseil d’administration du 12 septembre prochain devait arrêter une courte déclaration annonçant le non-lieu et informant les adhérents des résultats de l’enquête judiciaire. En effet, nous avons pris connaissance du réquisitoire du Parquet de la République ayant précédé l’ordonnance de non-lieu dans lequel sont établis les faits suivants.
Une personne, à l’époque salariée de l’association, Christophe Ventura, a reconnu, après l’avoir nié, avoir pénétré dans les locaux d’Attac, dans la nuit du 13 au 14 juin 2006 (celle après laquelle la tendance des résultats de l’élection a brutalement basculé), après minuit, donc hors des heures d’ouverture des locaux, dans lesquels tous les bulletins de vote en cours de dépouillement étaient entreposés, et pour un motif déclaré totalement étranger à l’activité de l’association. Cette personne a été, pendant cette intrusion, en communication téléphonique avec Jacques Nikonoff, Bernard Cassen et Michèle Dessenne, qui se trouvaient à proximité.
Ces faits sont authentifiés. Cependant, les règles de preuve du droit français exigeraient de relier directement et formellement cette intrusion nocturne et la fraude, ce qui est impossible matériellement. Le juge d’instruction ne pouvait donc que statuer qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre quiconque. Attac prend acte de cette décision.
Mais un non-lieu ne signifie pas que rien ne se soit passé. La commission d’enquête interne avait mis au jour les faux bulletins de vote et ses conclusions avaient été admises par Jacques Nikonoff et Bernard Cassen.
Malheureusement, en assumant le risque de relancer des querelles mortifères, Jacques Nikonoff et Bernard Cassen, ont publié vendredi 4 septembre un communiqué qui ignore ou qui cache les faits aujourd’hui établis par l’enquête judiciaire.
Nous avions fait le choix, au vu du réquisitoire, de ne pas poursuivre la procédure juridique, considérant qu’Attac avait tourné la page et que les résultats de l’enquête suffisaient à apporter la clarification indispensable qu’attendaient les adhérents qui avaient tant souffert de voir leur association aussi malmenée et déconsidérée.
Plus de trois ans après cet épisode douloureux, nous restons persuadés que le mieux était et reste de veiller à la préservation de l’outil que représente Attac, tout en informant sobrement les adhérents des faits dont nous avons connaissance. Aujourd’hui, la dissimulation de la violation nocturne des locaux de l’association nous oblige à rendre public le contenu du réquisitoire et de l’ordonnance de non-lieu, sans autre commentaire. Les adhérents sont en mesure d’apprécier ces évènements passés, sereinement et sans esprit de revanche. Et nous aurons à cœur de continuer avec eux à promouvoir les analyses et les propositions d’Attac.
Montreuil, le 7 septembre 2009
Pour le Bureau d’Attac France,
Jean-Marie Harribey et Aurélie Trouvé, co-présidents
Le réquisitoire et l’ordonnance de non lieu sont téléchargeables sur : http://www.france.attac.org/spip.php?article10266
——
Extrait des trois derniers paragraphes de la page 7 du réquisitoire
Christophe VENTURA, salarié de l’association, indiquait ne pas avoir les clefs de la salle de réunion où se trouvaient les bulletins, mais avoir les clefs du local lui-même (D155).
Il disait ne pas être allé au restaurant avec Jacques NIKONOFF et Michèle DESSENNE le soir du 13 juin. Il reconnaissait – après l’avoir nié dans un premier temps – s’être rendu après minuit de sa propre initiative dans les locaux de l’association pour imprimer un document pour sa compagne. Celle-ci avait rédigé un document qu’elle devait utiliser le lendemain matin dans le cadre de son travail.
Il disait n’avoir vu personne sur place, être resté un quart d’heure dans les locaux, et être allé directement à son bureau, sans essayer d’accéder à la salle des urnes. Il niait toute falsification des bulletins et disait avoir été en contact téléphonique avec Jacques NIKONOFF, Bernard CASSEN et Michèle DESSENNE pour un autre motif que de s’assurer que les locaux étaient vides. Il ne sait pas où ils étaient quand ils l’avaient appelé.
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Extrait des deux derniers paragraphes de la page 8 du réquisitoire
L’exploitation des facturations détaillées et géo-localisations des téléphones portables laisse apparaître que Jacques NIKONOFF se trouvait sur la commune de MONTREUIL de 19h06 le 13 juin 2006 à 01h26 le lendemain, et à proximité immédiate du siège d’ATTAC à partir de 23h10, qu’il a, à ce moment-là, été en contact téléphonique avec Christophe VENTURA et Michèle DESSENNE (D43).
Quant à Bernard CASSEN, il est établi qu’il se trouvait également sur la commune de MONTREUIL le 13 juin 2006, jusqu’à 23h20, et avait eu un entretien téléphonique avec Christophe VENTURA.
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Commentaire de notre blog :
Merci, tout d’abord, à Jean-Marie Harribey et Aurélie Trouvé de faire cette nécessaire clarté.
Aujourd’hui, celui qui fut l’un des principaux artisans de cette fraude tente de se refaire la cerise en lançant un mouvement dit d’éducation populaire baptisé M’Pep. Son nom : Jacques Nikonoff.
On le connaît le gaillard ! A la Caisse des dépôts, d’abord : viré ici, inexistant ailleurs, il n’y a pas laissé un souvenir impérissable !
Aujourd’hui, avec son M’Pep, il essaie attirer de braves militants qu’il tentera encore de manipuler. Il ne mérite pas un long commentaire ; disons, comme nous le relevons parfois sur nos lisières ardennaises : IL Y A PARFOIS DES GLANDS QUI SE PRENNENT POUR DES CHÊNES

Signé : Guy Dutron – spécialiste comme son nom l’indique - en troncs, en chênes et en glands !!
L’Histoire en Chansons
août 16, 2009 at 9:14 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Europe, Le coin des ziques qu'on aime bien, Mai 68, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, sarkosy | 14 CommentsL’ Histoire en Chansons
De tout temps, l’Histoire a été marquée par des chansons qui contribuent ainsi à notre connaissance. Impossible d’être exhaustif, évidemment mais voici un florilège. Certaines chansons sont à vomir, d’autres émouvantes …que nous le voulions ou non, elles sont l’Histoire ! Peu de textes beaucoup de liens pour vous en offrir un maximum.
L’épopée biblique :
Josué à la bataille de Jéricho par la grande Mahalia Jackson
http://www.youtube.com/watch?v=fY0G_S6ZrtE&feature=related
Un vieux spiritual par Louis Armstrong : Sometimes I feel like a motherless Child
On avance un peu …beaucoup même …l’an Mil et un peu après …l’épopée Cathare ….On n’est pas obligé d’aimer les phallus qui bordent l’autoroute…

Francis Cabrel, lui, n’aime pas trop !!
Les chevaliers cathares :
http://www.youtube.com/watch?v=fktY0ptO5mw
Encore un peu …Jeanne d’Arc ; une excellente interprétation de la Jeanne de Léonard Cohen :
http://www.youtube.com/watch?v=vmAIp4vsitc
Avançons encore …Madame de Pompadour ne plait pas à tout le monde ….

Gabriel Yacoub chante : Comprenez-vous ?
http://ticou.vox.com/library/audio/6a00f48cea66d4000200fa96881bbe0002.html
Et ça continue ….Contre La Poisson !! La Pompadour, favorite de Louis XV, était née Jeanne Antoinette Poisson
http://www.youtube.com/watch?v=-MoY5BhKy-8&feature=related
Sautons un roi….., la révolution, les révoltes, la chouannerie, la question sociale, la Commune de Paris
Qu’est-il ? Rien …Que veut-il ? Devenir quelque chose !! Le Tiers-Etat
http://www.youtube.com/watch?v=7dTC2rONNtM&feature=related
La Fête de la Fédération …14 juillet 1790 ….La bonne aventure oh gué
http://www.youtube.com/watch?v=7wki8_GhGck&feature=related
La Chouannerie : Le chant de l’armée de Charrette 1793

http://www.youtube.com/watch?v=yIg0xFy2TWQ&feature=related
L’épopée Napoléonienne…..Le rêve passe ….Une chanson créée par Bérard en 1907 à la gloire des armées napoléoniennes
http://www.youtube.com/watch?v=2yr5R4qAB2g&feature=related
Mais, les soldats, eux, pensent à autre chose : Ils demandent à boire à « l’aimable Fanchon »
http://www.youtube.com/watch?v=7W13psu5s00&feature=related
Ou bien préfèreraient être ….Après de leur blonde..
http://www.youtube.com/watch?v=C9xCSI26DVc&feature=related
Tout ceci se termine…..La Marche de la Garde Impériale à Waterloo
http://www.youtube.com/watch?v=FZ_SFLzt-n4&feature=related
Les journées de 1848 : Le chant des Girondins ; Chanson écrite à l’occasion de la représentation d’un drame “Le Chevalier de Maison-Rouge”, d’Alexandre Dumas et Auguste Maquet. La chanson fut un immense succès ….en 1847 …on pense déjà à 48 !
http://www.youtube.com/watch?v=O7ZE7kzcOj8&feature=related
Napoléon le Petit …tiens ? Déjà !! Le sire de fiche ton camp ….écrite sous La Commune …
http://www.youtube.com/watch?v=H2vDuCezDvo&feature=related
La Guerre de 70 …Sedan …La Commune ….Le massacre …La Semaine sanglante ..C’est François Béranger qui la chante …Nous le retrouverons.
http://www.youtube.com/watch?v=djuLvrGSFiI

Caricature de Déroulède
Mais les va-t-en-guerre sont à l’œuvre dont ce crétin de Déroulède en 1875 !!
http://www.youtube.com/watch?v=yUvMSrcreQY&feature=related
On la rechantera avant 14…Pour mobiliser les gogos !!
Mais, dès 1885 – 86… les luttes reprennent…l’espoir renaît ….Finalement, malgré « La tourbe des bourreaux gras » ….Elle n’est pas morte !!
Chantée ici par la grande Germaine Montero sur des paroles d’Eugène Pottier, l’auteur de l’Internationale.
http://www.youtube.com/watch?v=WUUC7Z3aaqo
Début du siècle les impérialismes s’affrontent ….encore un p’tit coup de Clairon, façon Botrel cette fois !!! On glorifie Rosalie, notre si bonne baïonnette cruciforme interdite par la convention de Genève …on s’en fout…ça rentre !!!! Allons ! Verse à boire, bourré, on monte mieux en ligne !!
http://www.youtube.com/watch?v=LkjEtFMmWdY&feature=related
Mais tout le monde n’est pas d’accord …1917 …Les mutineries…Craonne …Là, vous avez un article entier sur notre blog : LA CHANSON DE CRAONNE
Avec des photos et des images terribles.
Et les joyeusetés continuent…..L’intelligence militaire avance à grands pas, même quand on en a jusqu’à la ceinture …Graeme Alwright l’a écrite …l’anonyme de tout à l’heure nous le chante ; il s’appelle Michel !
http://www.youtube.com/watch?v=V5-rr4Aeuqc
La montée des périls …La Guerre d’Espagne : Chante Paco ! A galopar ! Avec la surprise d’un grand poète espagnol qui nous a quittés en 1999….
http://www.youtube.com/watch?v=15JfnrqBqSI

Munich
Encore une « bonne guerre » ….39-45 : The Kinks – Mr Churchill Says
http://www.youtube.com/watch?v=Fk24stOBie4

Mais ça résiste …pas autant qu’on nous l’a dit mais ça résiste ! Le Chant des Partisans…
http://www.youtube.com/watch?v=15JfnrqBqSI

Double lynchage à Marion Indiana 1930
En 1939, on applique toujours la loi de Lynch aux USA …d’étranges fruits pendent aux arbres. Billie Holliday chante l’une des premières chansons antiracistes : Strange Fruit !!!!!
http://www.youtube.com/watch?v=h4ZyuULy9zs
Toute la désespérance de l’occupation dans cette chanson de Léo Marjane : Seule ce soir ….
http://www.youtube.com/watch?v=via0kHcEV1A
Marlène Dietrich aussi résiste à sa manière : Lily Marlène dans un camp US en Alaska …
http://www.youtube.com/watch?v=oRxR7e2c2L0
La libération de Paris ..St Germain des Près …Les Zazous !! Une reprise de l’inoxydable Brigitte Fontaine ….
Ensuite …les trente glorieuses …Le progrès …. Soit pas cruelle … passe-moi un coup de fil !!!!
Mai 68 …Français-Immigrés Tous unis !!! Ouais …Pas tant que ça …n’est-ce pas François Béranger ?
Et ça continue ….Le chili …Pinochet …Rafles ..Stade de Santiago du Chili ….La junte assassine Victor Jara ..Julos Beaucarne écrit une Lettre à Kissinger : ici par Chanson Rebelle …
François Béranger avait raison …ça continue …Heureusement la jeune génération prend la relève ! Thomas Pitiot – Mamadou l’Etranger
http://www.youtube.com/watch?v=q0nMpiGZ1xc
Mais la génération d’avant est encore là ! Francesca Solleville nous résume tout ça façon Ferrat à la fête de l’Huma 2008 : Ma France…
Guy Dutron 16 08 2009
Le Maréchal Ney est-il bien mort fusillé à Paris ?
août 11, 2009 at 11:58 | In Culture - Livres, Mémoire et histoire, Politique | 7 CommentsTags: Le Maréchal Ney est-il bien mort fusillé à Paris ?
Le Maréchal Ney est-il bien mort fusillé à Paris ?
Un drôle de parcours que celui de Michel Ney[1] !
Michel Ney par Charles Meynier – Musée national du Château de Versailles
Il est le fils d’un modeste ouvrier tonnelier qui avait fait la guerre de sept ans.
Il sera : duc d’Elchingen, prince de la Moskova, maréchal d’Empire. Il était né le 10 janvier 1769 à Sarrelouis en Lorraine, département de la Moselle en 1790 aujourd’hui en Allemagne, Land de la Sarre. Il est supposé être mort le 7 décembre 1815 à Paris, place de l’Observatoire.
Aujourd’hui, un de ses descendants nous a alertés ; Jean-Paul Ney est journaliste d’investigation : Michel Ney n’est peut-être pas mort fusillé comme le prétend l’Histoire de notre pays.
L’arrestation :
À la seconde Restauration, le maréchal Ney est détesté par tous les partis, sauf par les Républicains très minoritaires.
Il est décidé que ceux qui s’étaient mis au service de l’Empereur avant le 20 mars 1815, date à laquelle Louis XVIII avait quitté la capitale, étaient des traîtres. Fouché établit la liste, avec un seul maréchal sur cette liste (ordonnance du 24 juillet 1815) et tout en haut : le maréchal Ney.
Selon d’autres sources, Fouché, alors ministre de la Police, lui donne deux passeports pour fuir en Suisse ou aux États-Unis. Cependant, le maréchal Ney, reste en France, chez une cousine de sa femme. Il est arrêté au château de la Bessonie, près d’Aurillac.
Le maréchal arrive à Paris sous escorte le 19 août Il est aussitôt incarcéré à la Conciergerie et transféré à la prison du Luxembourg en traversant des villes où l’on souhaite soit le lyncher, soit le délivrer. En chemin, le général Exelmans, lui propose de le délivrer et de l’escorter où il le souhaite, mais il refuse. On dit que des officiers vinrent le libérer à la prison du Luxembourg, mais qu’il refusa aussi.
Le conseil de la Guerre devait juger le maréchal Ney. Mais il devait comprendre des maréchaux de France et la présidence en revenait de droit à leur doyen, le maréchal Moncey, duc de Conegliano. Celui-ci se récusa dans une lettre adressée au roi.
Mécontent, le roi destitue Moncey et lui inflige trois mois de prison. Le maréchal Jourdan est alors désigné pour présider le Conseil de guerre.
Le maréchal Ney ne souhaite pas être jugé par ses anciens camarades dont il craint la rancune à la suite d’incidents passés. Ney a été élevé à la pairie par Louis XVIII ; il peut donc exiger d’être jugé par la Chambre des pairs, pourtant majoritairement composée de royalistes convaincus. Ainsi, devant le parterre de maréchaux et de généraux qui composent le conseil de guerre, l’accusé dédaigne-t-il de répondre à l’interrogatoire d’identité et déclare, à la stupéfaction générale, décliner la compétence du tribunal. Pair de France au moment où se sont déroulés les faits dont il est accusé, il demande, en se fondant sur les articles 33 et 34 de la Charte, son renvoi devant la Chambre des pairs.
Le conseil se retire et par 5 voix contre 2 se prononce pour l’incompétence, le 10 novembre. Ney sera jugé par la Chambre des pairs.
Michel Ney Tombe actuelle au Père Lachaise
Le Jugement
Plusieurs éminents personnages se font dispenser, dont Talleyrand, qui dit ne vouloir participer à un tel crime. Le débat est à sens unique, la Chambre des pairs étant à forte majorité monarchiste.
La défense aborde peu la discussion des faits, et fait porter son effort sur un moyen de droit. Le maréchal Davout avait signé avec les Alliés le 3 juillet une convention dont l’article 12 spécifiait qu’aucune poursuite ne pourrait être exercée contre les officiers et soldats pour leur conduite pendant les Cent-Jours. Condamner le maréchal Ney revenait à violer cette convention. La Chambre des pairs décide d’interdire à la défense de développer ce moyen, car «il aurait dû être plaidé avant tout débat sur le fond».
Un ultime rebondissement survient le 6 décembre. La ville de naissance de Ney, Sarrelouis, vient de devenir prussienne depuis le traité de Paris du 20 novembre. Dupin déclare donc que Ney ne peut être jugé, car il est maintenant prussien. Évidemment, le maréchal Ney, se lève, interrompt son avocat, et dit : « Je suis français et je resterai français ! ».
Trois questions de fait sont donc d’abord posées :
- 1. « le maréchal Ney a-t-il reçu des émissaires dans la nuit du 13 au 14 mars ? » : l’appel nominal donne les résultats suivants : 111 voix pour, 47 contre. Le comte Lanjuinais, le marquis d’Aligre et le comte de Nicolaï s’abstinrent, protestant qu’ils ne pouvaient juger en conscience, attendu qu’on avait refusé à l’accusé le droit de se faire entendre sur la convention de Paris ;
- 2. « le maréchal Ney a-t-il lu, le 14 mars, une proclamation invitant les troupes à la défection ? » : trois pairs, ceux qui venaient de protester, votent contre, et 158 votent pour ;
- 3. « le maréchal Ney a-t-il commis un attentat contre la sûreté de l’État ? » : le vote donne 157 voix pour, 3 voix pour avec atténuation et 1 voix contre. Lanjuinais a répondu « oui » mais en ajoutant « couvert par la capitulation de Paris » ; d’Aligre et de Richebourg « oui » mais en faisant appel à la générosité de la Chambre. Le vote négatif est celui du duc de Broglie, le plus jeune des pairs de France qui déclare : « Je ne vois dans les faits justement reprochés au maréchal Ney ni préméditation ni dessein de trahir. Il est parti très sincèrement résolu de rester fidèle. Il a persisté jusqu’au dernier moment. »
La dernière question porte sur la peine à appliquer. Lanjuinais, soutenu par Malville, Lemercier, Lenoir-Laroche et Cholet, tente de faire adopter la peine de déportation que 17 pairs votent. Parmi eux, le duc de Broglie. Cinq pairs, le comte de Nicolaï, le marquis d’Aligre, le comte de Brigode, le comte de Sainte-Suzanne et le duc de Choiseul-Stainville, tout en s’abstenant, proposent de recommander le maréchal à la clémence du roi.
Finalement, 139 voix, réduites à 128, à cause d’avis semblables entre parents, réclament la peine de mort. Parmi ceux qui ont voté la mort : 5 maréchaux d’Empire : Sérurier, Kellermann, Pérignon, Victor et Marmont. Le maréchal Davout est venu le défendre, et le maréchal Laurent de Gouvion Saint-Cyr a voté la déportation. D’autres se signalent pas leur veulerie : le vicomte de Chateaubriand, le comte Ferrand surnommé « le Marat blanc » et le comte Lynch nommé par Napoléon maire de Bordeaux, comte de l’Empire et chevalier de la Légion d’honneur, qui va jusqu’à réclamer la guillotine.
En outre, non content d’avoir obtenu la condamnation du maréchal, Bellart requiert qu’il soit rayé des cadres de la Légion d’honneur. Une petite phrase circule sur l’avocat Bellart à l’époque : « Si l’éloquence est un bel art, Bellart n’est point l’éloquence. »
La sentence est rendue à onze heures et demie du soir. Les pairs appliquent la règle du conseil de guerre et la lisent en l’absence de l’accusé.
Les défenseurs ayant compris que tout espoir est perdu n’assistent pas à la lecture de l’arrêt et se rendent dans la cellule qu’occupe depuis deux jours le maréchal, au Palais du Luxembourg. C’est une petite pièce située au troisième étage sous les combles, à l’extrémité ouest de la galerie où le Sénat conservateur avait installé ses archives, au-dessus de l’actuelle salle des conférences. Une plaque de marbre y a été apposée en 1935.
L’exécution
Pendant la lecture de la sentence, les défenseurs du maréchal vont le voir dans sa cellule. Après leur départ, il se met à rédiger ses dernières dispositions et dort tout habillé.
À 3 heures du matin, le secrétaire-archiviste de la Chambre des pairs, Cauchy, le réveille pour lui communiquer la sentence. Le général de Rochechouart, qui commande la place de Paris, l’informe qu’il peut recevoir trois visites : sa femme, son notaire et son confesseur. La maréchale vient rendre visite à son mari dans la cellule avec leurs quatre enfants. Elle s’évanouit en apprenant la sentence. C’est en vain qu’elle implore sa grâce auprès de Louis XVIII. Celui-ci aurait dit qu’il était favorable à cette requête, mais que seuls Wellington ou la duchesse d’Angoulême (fille de Louis XVI), pouvaient en prendre la décision.
La maréchale alla alors, demander grâce à Wellington qui accepta tout d’abord, puis renonça devant les difficultés et les obstacles. Puis, elle alla voir la duchesse d’Angoulême qui refusa sèchement. Cette dernière dit plus tard, après avoir lu les témoignages du comte de Ségur, regretter son geste et que s’il elle avait su qui était réellement le maréchal Ney, elle aurait demandé sa grâce.
On proposa un confesseur à Ney qui répliqua, « Vous m’ennuyez avec votre prêtraille ! ». Puis il accepta finalement, convaincu par un ancien soldat de la campagne de Russie, devenu croyant à cette occasion.
Ney écrit une dernière fois à son beau-frère. Puis il s’entretient avec le curé de Saint-Sulpice.
À 8 h 30 une voiture vient chercher Ney. Il porte un simple costume bourgeois. Le cortège s’arrête avenue de l’Observatoire. Le maréchal refuse qu’on lui bande les yeux et, s’adressant aux soldats : « Camarades, tirez sur moi et visez juste ! ». Rochechouart rapporte qu’il prononça également les paroles suivantes : « Français, je proteste devant Dieu et la patrie contre le jugement qui me condamne. J’en appelle aux hommes, à la postérité, à Dieu. Vive la France ! ». Puis il s’écroule sous les balles. La phrase qu’on lui prête « Soldats, visez droit au cœur ! » semble plus romanesque que véridique.
Il tombe face contre terre. Conformément à la coutume, la dépouille reste quinze minutes seule. Un cavalier britannique fit bondir son cheval par-dessus le cadavre. Un officier russe, qui avait exprimé ostensiblement sa joie, fut rayé des listes de l’armée russe par Alexandre Ier qui appréciait beaucoup le maréchal Ney.
L’affaire Peter Stuart Ney
Tombeau de Peter Stuart Ney à Third Creek Church Caroline du Nord
Un homme se réclamant de son identité est mort à Brownsville en Caroline du Nord en 1846. Il s’appelait Peter Stuart Ney. Curieusement, Pierre était le prénom du père du maréchal Ney, et l’on dit que sa mère descendait de la dynastie des Stuart écossais. Ce Peter Stuart Ney enseignait le français, l’allemand, l’hébreu et les mathématiques.
Il affirma être le maréchal Ney à deux reprises : tout d’abord, lorsqu’un élève lui apporte un journal français annonçant la mort de Napoléon. Il s’évanouit et est transporté chez lui. Quelques heures plus tard, l’élève vient lui rendre visite, pour prendre de ses nouvelles. Il découvre un Peter Stuart Ney ensanglanté dans son lit, avec les veines tranchées. Peter Stuart Ney survit. La seconde révélation eut lieu sur son lit de mort. Il dit en anglais : “By all that is holy, I am Marshal Ney of France!”.
Plusieurs soldats vinrent identifier ce mystérieux personnage, et furent catégoriques, il s’agissait bien pour eux du maréchal qui les avait menés au combat. Deux expertises graphologiques eurent lieu. Elles donnèrent des résultats contradictoires.
La tombe de Peter Stuart Ney arbore un petit drapeau français et l’inscription : “In memory of Peter Stuart Ney, a native of France and soldier of the French Revolution under Napoleon Bonaparte, who departed this life November 15, 1846, aged 77 years.” (En mémoire de Peter Stuart Ney, originaire de France et soldat de la Révolution française, servit Napoléon Bonaparte, il quitta ce monde le 15 novembre 1846, à 77 ans}.
Cette histoire est accréditée par le fait qu’en 1903, lorsque la Troisième République française décide de donner au maréchal Ney une sépulture digne, le fossoyeur qui ouvre le cercueil constate et témoigne à qui veut bien l’écouter, que le cercueil est vide. Ney était depuis 1815 enterré sous une simple dalle. On construit donc l’actuelle tombe, massive et digne. Des auteurs ont accrédité cette thèse, par exemple Michel Dansel. Selon lui, son exfiltration a été organisée par la franc-maçonnerie dont il était membre
Nos lecteurs pourront visiter avec intérêt les sites suivants :
http://www.napoleonicsociety.com/french/neycazottes.htm
http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites/index.php/2009/08/04/134713-vive-le-marechal-ney
http://www.countrymusicattitude.com/articles/ney.html
http://equentric.numeriblog.fr/ney/2006/02/les_deux_tombea.html
Inscription sur le tombeau de Peter Stuart Ney
[1] Source wikipédia et divers sites qui seront indiqués dans le corps de l’article
Il y a 90 ans Le Traité de Versailles
juillet 5, 2009 at 12:50 | In Altermondialisme, Culture - Livres, Economie, Mémoire et histoire, Politique | 1 CommentTags: Il y a 90 ans Le Traité de Versailles
Il y a 90 ans Le Traité de Versailles
Préparé au cours de la conférence de Paris, le traité est signé le 28 juin 1919 entre l’Allemagne et les Alliés de la Première Guerre mondiale dans la galerie des Glaces du château de Versailles. Il sera promulgué le 10 janvier 1920. Ce traité contient les prémices de la création de la Société des Nations (SDN) , l’ancêtre de l’ONU. Il fixe les sanctions prises contre l’Allemagne. L’Allemagne, qui n’était pas représentée au cours de la conférence, se voit privée de ses colonies et d’une partie de ses droits militaires, diminuée de certains territoires et astreinte à de lourdes réparations économiques.
Des conditions particulières de « négociation » :
On invite des représentants du monde entier à la conférence de paix mais aucun responsable des États vaincus et de la Russie, qui avait quitté la guerre en 1917. Des personnalités y ont une influence déterminante : Lloyd George, Premier ministre britannique Vittorio Orlando, président du Conseil italien, Georges Clemenceau, son homologue français et Woodrow Wilson le président des États-Unis.


Georges Clemenceau et David Lloyd George

Le Président Woodrow Wilson en 1912
Chaque représentant est libre de travailler à la rédaction du traité, mais les positions divergent. Le président américain veut mettre en place sa nouvelle politique internationale dont il a exposé les principes directeurs dans ses « Quatorze points ». Pour lui, la nouvelle diplomatie doit être fondée sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et sur la collaboration entre États. Il dispose d’un grand prestige et d’un poids politique considérable car ses troupes ont abondamment contribué à la victoire finale des alliés. Il veut ménager l’Allemagne pour éviter la naissance d’un esprit revanchard. Les anglais veulent aussi à laisser une certaine puissance à l’Allemagne, l’Angleterre ne mettant jamais tous ses œufs dans le même panier !!Fidèles à leur théorie d’équilibre entre les puissances, ils tiennent à empêcher la France d’avoir une position hégémonique en Europe continentale. Clemenceau, au contraire, tient essentiellement à imposer de lourdes indemnités pour limiter la puissance économique et politique de l’Allemagne, et pour financer la reconstruction de la France.
Un compromis boiteux
Les compromis trouvés à Versailles ne pouvaient satisfaire personne.
– Trois critiques majeures :
1) – De cette paix imposée de fait aux conditions de Clémenceau grandira une nouvelle haine en Allemagne humiliée et fera plus tard le lit d’Hitler.
2) – Le traité de Versailles ne prévoit aucune rénovation économique ni même une voie à suivre pour l’Europe.
3) – Le traité donnera naissance à une SDN boiteuse dès l’origine
I : L’Allemagne humiliée :
Les principales transformations territoriales imposées à l’Allemagne sont :
- la récupération par la France de l’Alsace-Lorraine (art. 27) ;
- l’intégration à la Belgique des cantons d’Eupen et de Malmedy, dont la Vennbahn (art. 27) ;
- la possibilité pour le Danemark de récupérer certains territoires du Nord de l’Allemagne où se trouvent des populations danoises. La décision doit être soumise à un vote de la population locale. (art. 109 à 111). Le référendum est mené en 1920. Les villes d’Aabenraa, Sønderborg et Tønder, et leurs environs passent au Danemark
- Le Territoire du Bassin de la Sarre est placée sous administration internationale pour 15 ans. Son statut définitif doit être soumis à référendum.
- D’importants territoires qui se trouvaient dans l’est de l’Allemagne sont attribués au nouvel État polonais (art.28). Dans certaines régions, le statut définitif n’est pas décidé. Il doit être déterminé par une commission ou par un référendum dans la zone concernée (art 87 à 93). Dantzig (Gdansk) devient une ville libre, ce qui garantit l’accès de la Pologne à la mer mais a aussi pour effet de séparer la Prusse orientale, restée allemande, du reste de l’Allemagne.
Les clauses militaires forment la cinquième partie du traité :
- L’Allemagne doit livrer 5 000 canons, 25 000 avions, ses quelques blindés et toute sa flotte (qui se sabordera dans la baie écossaise de Scapa Flow).
- Son réarmement est strictement limité. Elle n’a plus droit aux chars, à l’artillerie et à l’aviation militaire.
- Son armée sera limitée à un effectif de 100 000 hommes et le service militaire aboli.
- La rive gauche du Rhin, ( plus Coblence, Mayence et Cologne) , est démilitarisée
Des dispositions économiques et financières draconiennes :
- Suite aux dommages de guerre causés pendant toute la durée de la guerre dans le Nord de la France et en Belgique, l’Allemagne – considérée comme seule responsable de la guerre -, devra payer de fortes réparations à ces deux pays. Le montant à payer est fixé par une commission en 1921. Il s’élève à 132 milliards de marks-or, une somme très élevée. Le montant total des dommages causés par la guerre aux alliés était estimé à 150 milliards de marks-or.
- Des sanctions commerciales et des livraisons en nature complètent ce plan économique : l’Allemagne perd la propriété de tous ses brevets (l’aspirine de Bayer tombe dans le domaine public). Les fleuves Rhin, Oder et Elbe sont internationalisés. L’Allemagne doit accepter les marchandises en provenance d’Alsace-Lorraine et de Posnanie sans droits de douane.
Enfin, l’Allemagne doit renoncer à son empire colonial :
Les puissances coloniales riveraines des possessions allemandes en Afrique (Grande-Bretagne, France, Belgique et Union sud-africaine) se partageront ces dépouilles !
- le Cameroun, l’Afrique-Orientale allemande (actuels Tanzanie, Rwanda et Burundi) et le Sud-ouest africain (actuelle Namibie). Cette dernière colonie allemande avait déjà été conquise militairement en 1914-1915 par l’Union sud-africaine, qui la recevra en mandat par la SDN en 1920.
- L’Allemagne devra également renoncer à ses intérêts commerciaux (ses comptoirs et ses conventions douanières) de par le monde (Chine, Siam (Actuel Cambodge), Maroc, Égypte, Turquie …….
II Aucune organisation européenne :
Comment en aurait-il été autrement puisque France et Angleterre s’opposent sur le fond et que les Etats-Unis ont déjà une vision mondiale de leur rôle.
III Naissance d’une SDN boiteuse et de ressentiments :
Ce traité étant par trop éloigné du « rêve américain » de Woodrow Wilson, le Sénat des États-Unis refuse de le ratifier et empêche, de fait, les États-Unis d’entrer à la Société des Nations, ce qui immédiatement réduit la portée de l’organisation.
Ce vote aura une autre conséquence : en 1939, rien n’obligera les Etats-Unis de se joindre aux alliés contre Hitler ; il faudra Pearl Harbour (1941) pour que les U.S.A changent de position.
Le ressentiment sera particulièrement puissant en Italie. On y parle de « victoire mutilée » ; les Alliés ne respectent pas les promesses faites durant le conflit portant attribution des provinces d’Istrie, de Dalmatie et du Trentin.
Les fascistes italiens exploiteront plus tard cette trahison et y trouveront un terrain propice à leur délire nationaliste et agressif.
Ainsi donc, on peut dire que ce traité de Versailles, grande victoire française…et présentée comme telle à l’époque, contenait en germe des ferments d’un nouveau déséquilibre mondial et le terreau des fascismes Allemands et Italiens. Les forces du capitalisme allemand surent d’ailleurs fort bien exploiter les dispositions de ce traité car, par exemple, si les « réparations » étaient fortes, elles ne représentaient que 7 % du PNB annuel allemand (Produit National Brut) de l’époque
Pourtant un grand économiste, John Maynard Keynes, écrira un livre en 1919, peut-être partiellement intoxiqué par le patronat allemand : “Les Conséquences économiques de la paix”.
Conséquences économiques de la Paix – J.M. Keynes – 1919
Si les conséquences politiques que tire Keynes de l’exclusion de l’Allemagne et de la Russie du concert des nations sont exactes, son estimation des conséquences économiques est certainement surévaluée.
Enfin, il est intéressant se savoir que l’original du traité a disparu à la suite de son enlèvement des archives du ministère des affaires étrangères sur ordre d’Hitler.
L’Europe en 1923
Dresde Hambourg Hiroshima Nagasaki La crise et les leçons
mai 9, 2009 at 12:08 | In Altermondialisme, Europe, Mémoire et histoire, Politique | 3 CommentsTags: Dresde Hambourg Hiroshima Nagasaki La crise et les leçons
Dresde Hambourg Hiroshima Nagasaki La crise et les leçons
Hiroshima 6 août 1945
Dans un mois, le Président américain sera sur les plages de Normandie ; nos radios, nos télévisions nous bassinent avec cette information relayant ainsi complaisamment la communication d’un Petit avec des talonnettes. Ce n’est pourtant pas le plus important. L’important, c’est la veille.
La veille, Obama sera à Dresde ! Lors du bombardement de Dresde, qui eut lieu du 13 au 15 février 1945, la ville allemande de Dresde fut, tout comme Hambourg, entièrement détruite par la Royal Air Force britannique (RAF) et l’United States Army Air Forces (USAAF). Les Alliés utilisèrent principalement des bombes à fragmentation et des bombes incendiaires. On espère que les 6 et 9 août 2009, Obama sera aussi à Hiroshima et Nagasaki.

Les ruines de Dresde


Forteresses volantes B.17 U.S.A.F Avro Lancaster de la R.A.F
Selon les chiffres les plus couramment admis, les deux bombes atomiques américaines sur le Japon firent 70.000 et 40.000 morts Les chiffres avancés pour Dresde et Hambourg s’échelonnent de 60.000 à 300.000 morts. Ces morts sont dus aux bombardements en tapis utilisant des bombes incendiaires et à fragmentation : la période récente n’a donc rien inventé, elle n’est qu’un peu plus technologique.
Peut-on mettre ces deux événements sur le même plan ? Ne serait-ce qu’au nombre des victimes, assurément oui : pourquoi ?
Parce que, Dresde et Hambourg, avec des moyens conventionnels mais démesurés et les deux villes martyres du Japon marquent le début d’une chose fondamentale : La capacité de l’Humanité à s’autodétruire.
Dans ce domaine aussi, on se trompe souvent en parlant de la mort de notre planète ! Quelle erreur ! Notre planète survivra.
La seule chose qui la menace de manière certaine, c’est la transformation de notre soleil en super nova et ce n’est pas pour tout de suite. Selon certains spécialistes, notre soleil est une étoile âgée d’environ 5 milliards d’années et il n’est qu’au milieu de sa vie.
Nous, les humains, nous sommes au milieu du gué !!! Nous sommes menacés de la septième grande extinction.
Avant nous, il y eût six grandes extinctions :
Dans l’ordre chronologique :
-
Fin du Cambrien : -500 Millions d’années (Ma)
-
Fin de l’Ordovicien : -440 Ma
-
Fin du Dévonien -365 Ma
-
Fin du Permien : -250 Ma
-
Fin du Trias : -200 Ma
-
Fin du Crétacé : -65 Ma ; extinction des dinosaures, à l’exception des oiseaux.
Ce qui est en jeu, aujourd’hui, c’est la possible extinction de l’espèce humaine, pas celle de la planète. Quel lien, alors, avec les bombardements conventionnels ou atomiques ?
Le lien est simple et il est double :
- l’humanité possède les moyens techniques de son autodestruction,
- l’humanité ne fait pas la preuve qu’elle a la capacité morale de s’y opposer.
En effet, ce qui relie les bombardements de 1945 et notre crise actuelle, c’est un lien moral.
C’est le crédo néolibéral qui veut qu’il n ‘y aurait pas d’autre alternative : c’est le « TINA » de la vieille Margareth Thatcher ;
C’est la croyance concomitante en « la main invisible du marché ».
Au total, cela revient à croire que la bonne organisation spontanée des égoïsmes de chacun peut faire le bonheur de tous.
La leçon fondamentale de la crise d’aujourd’hui, c’est que cette croyance est fausse !
Il y a une ou même des tas d’alternatives.
C’est notre génération – celle des baby boomers - qui à lancé la période actuelle ; elle devrait au moins avoir la décence de montrer la voie nouvelle !
Un autre monde est possible ! A nous, à vous de le construire !
Guy Dutron pour la coordination gauche alternative du Hainaut
9 mai 2009
7 Mai 1954 DIÊN BIÊN PHU EST VAINCU
mai 7, 2009 at 3:43 | In Altermondialisme, Mémoire et histoire, Politique, Solidarité | 2 CommentsTags: 7 Mai 1954 DIÊN BIÊN PHU EST VAINCU
7 Mai 1954 DIÊN BIÊN PHU EST VAINCU
Un portrait signé Pierre Schoendoerffer : 3’33’’ mn
http://www.dailymotion.com/video/x25k8j_dien-bien-phu-un-portrait-signe-sch_news
55.000 parachutes utilisés ; 30 % tombés en territoire Viêt ; Le 7 mai le général De Castries téléphone à son chef, à Hanoï, plus rien à faire.

Paras sautant d’un Flying Boxcar fourni par l’armée américaine
Juste une consigne : « Ne levez pas le drapeau blanc » !! Dixit Général Cogny ! La cuvette est prise, le silence se fait ! Les vietnamiens sont eux-mêmes surpris de leur succès.
Plus de 11.000 prisonniers et un retentissement considérable dans le monde entier.
Le colonisé a vaincu militairement le colonisateur. Certains officiers devenus supérieurs s’en souviendront …en Algérie, leur pensée sera : « Plus jamais ça » !! Certains soutiendront ouvertement l’OAS, d’autres le feront sans le dire
Cette défaite française, c’est d’abord celle du mépris total du colonisateur pour le colonisé. On n’allait pas se faire emmerder par ces Niakoués, tout de même !! Un officier répondra un jour à une question inquiète d’une dame sur le sort des armes et évoquant une possible défaite : « Vous n’y pensez pas, Madame ! Monsieur Giap n’a pas fait l’Ecole de Guerre » !!

Général Vo Nguyen Giap
Bande de vieilles culottes de peau, rien compris, rien analysé, toujours en retard d’une guerre !!
L’opération castor : 20 novembre 1953 : Objectif ; conquête de la plaine de DIÊN BIÊN PHU
1re vague
- 6e BPC du chef de Bataillon Bigeard ;
- 2/1er RCP du commandant Brechignac ;
- 17e compagnie du génie parachutiste ;
- éléments du groupe de marche du 35e régiment d’artillerie parachutiste du chef d’escadron Millot.
2e vague
- 1er bataillon parachutistes de choc du chef de bataillon Souquet ;
- Antenne chirurgicale parachutiste n°1
- reliquat du groupe de marche du 35e régiment d’artillerie parachutiste
GAP n° 2 du lieutenant colonel Langlais
- 1er bataillon étranger de parachutistes chef de bataillon Guiraud;
- 8e bataillon de parachutistes coloniaux du capitaine Tourret ;
- 5e bataillon de parachutistes vietnamiens chef de bataillon Bouvery ;
Forces Viet Minh
- PC du régiment 148 et compagnie de commandement
- bataillon 910
Pour plus d’informations, voir :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_%C4%90i%E1%BB%87n_Bi%C3%AAn_Ph%E1%BB%A7
Le Vietminh fait acheminer en secret des canons et du matériel lourd en pièces détachées, transportées à dos d’homme sur une route tracée par l’armée Vietminh à travers la jungle et les flancs des montagnes qui entourent Ðiện Biên Phủ, positionnant des pièces d’artillerie en vue d’un pilonnage des positions Françaises.
Le Vietminh fréquemment des patrouilles pour tester les défenses françaises. Les Français tenteront quelques sorties hors du camp. Ils s’apercevront qu’ils ne peuvent avancer au delà d’un périmètre d’encerclement.
L’assaut est déclenché le 13 mars contre le point d’appui « Béatrice » tenu par le 3/13 DBLE (3e bataillon de la 13e demi-brigade de Légion étrangère) Le point d’appui est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. En quelques heures il reçoit des milliers d’obus. Les abris, ne sont pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, ils sont pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français.
Les Américains ont proposé aux Français dès le début de la bataille un soutien aérien par des bombardiers lourds. Cette option est rejetée par l’état major français qui estime maîtriser la situation.
Le bilan
C’est la bataille la plus longue, la plus forcenée, la plus meurtrière de l’après Seconde Guerre Mondiale, et l’un des point culminants de la Guerre Froide. On estime à 25 000 le nombre des vietnamiens tués pendant la bataille.
L’armée française compte 2 293 morts dans ses rangs mais, sur les 11 721 prisonniers de l’Union Française, valides ou blessés faits par le Vietminh, 71% décèdent en captivité. L’ensemble des prisonniers devra en effet, marcher à travers jungle et montagne sur 700 km, et de nuit pour échapper aux avions français. Ceux qui étaient trop faibles mourraient ou étaient achevés. Puis ils ont été installés dans des villages sanctuaires, au confins de la frontière chinoise, hors d’atteinte du Corps Expéditionnaire Français.
Pierre Mendes France est investi président du Conseil a une forte majorité le 18 juin 1954, quelques semaines après la défaite française à la Bataille de Dien Bien Phu, il fera la paix en Indochine. Mendes avait connu « Oncle HÔ » lors du Congrès de Tours, en 1920.

Giap et Ho Chi Minh
Ensuite, sous responsabilité américaine, Indochine se dira Vietnam ; aujourd’hui, on pourrait dire : Afghanistan !!
Bongo Nguesso Obiang Quand une juge française commence à reconnaître l’existence de la France à fric !
mai 6, 2009 at 1:47 | In Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité | Leave a CommentTags: Bongo Nguesso Obiang Quand une juge française commence à reconnaître l’existence de la France à fric !
Bongo Nguesso Obiang Quand une juge française commence à reconnaître l’existence de la France à fric !
Enfin !!
C’est une femme qui l’a fait !
La doyenne des juges du pôle financier de Paris a jugé recevable, mardi 5 mai, une plainte visant trois chefs d’Etat africains soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l’argent public détourné. Le parquet de Paris avait déjà classé sans suite, en novembre 2007 et septembre 2008, des plaintes visant trois chefs d’Etat africains !
Circulez, y’a rien à voir qu’il avait dit, le parquet !!
Cette fois encore, le parquet aux ordres, comme chacun devrait le savoir, du pouvoir politique, avait encore demandé de constater l’irrecevabilité de la plainte.
Paf ! La baffe ! La mornifle juridique pour connaisseur est venue de Madame Desset.
Déposée le 2 décembre, cette plainte avec constitution de partie civile concerne les chefs de recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicités. Elle vise “les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par Denis Sassou Nguesso (Congo), Omar Bongo Ondimba (Gabon) et Teodoro Obiang (Guinée-Equatoriale) ainsi que des membres de leur entourage”.
Dans une ordonnance de recevabilité partielle, la juge Françoise Desset a estimé que la plainte avec constitution de partie civile déposée par l’association Transparency International, spécialisée dans la lutte contre la corruption, était recevable, l’association ayant, selon son analyse, juridiquement un intérêt à agir.
Hoooooooo, rien n’est fini ni réglé !! Le parquet de Paris, qui s’était prononcé contre l’ouverture d’une information judiciaire, a désormais cinq jours pour faire appel.
Quoiqu’il en soit, tout le monde en parle et même Le Monde …c’est dire !!
On a l’occasion de dire que M. Bongo, au pouvoir depuis quarante ans, et M. Sassou Nguesso, ainsi que leurs familles, seraient propriétaires de nombreux biens immobiliers de luxe, selon les plaignants. Concernant M. Bongo et sa famille, la plainte évoque la propriété d’un hôtel particulier et de quatre appartements, tous situés dans le 16e arrondissement de Paris.
M. Sassou Nguesso posséderait un hôtel particulier de 700 m2, estimé entre 5 et 10 millions d’euros, dans les Yvelines, et un appartement dans le 7e arrondissement de Paris. Plusieurs biens en région parisienne sont attribués à ses proches.
Leur entourage respectif disposerait également de nombreuses voitures de luxe.
Sur ce blog, on en avait déjà parlé mais ça n’avait pas soulevé un tonnerre d’applaudissements ! On avait même publié un chèque de la pairie du Gabon de 390795 € complaisamment mis en ligne par Bakchich Info …encore des impertinents : http://dutron.wordpress.com/2009/02/12/au-gabon-les-etudiants-de-l%E2%80%99universite-omar-bongo-se-revoltent/
Cela fera bientôt trois mois aux prochaines cerises qu’on avait évoqué ces quelques possibles turpitudes suite aux mouvements de grève des étudiants de Libreville mais….à part un surcroît de sollicitude de la part de ceux qui nous lisent et nous écoutent « pour notre bien », évidemment…. rien de nouveau sous le soleil équatorial.
Bah ! On verra bien jusqu’où nous mèneront ces délicieuses révélations sucrées comme la canne du même nom !
Puisqu’on y est, rappelons aussi un vieil article toujours très lu sur notre brûlot mal pensant :
Un article publié le 10 août 2008, en pleines vacances et toujours lu …ça fait plaisir …sauf peut-être au roi des Belges !! Parce que là, on cause de nos turpitudes bien à nous ! Anciens et toujours colonialistes !
M’enfin !! Comme dirait Gaston, c’est qui qu’a gaffé ???? C’est personne, M’sieur !! Juste une juge qui a encore une certaine idée de la justice !! Hé oui, ça existe encore et Rachida n’y peut rien …pour le moment … On verra.
Et puis, un malheur n’arrivant jamais seul, voilà-t-il pas que la justice Monégasque – rigolez pas ! ça existe ! – voilà-t-il pas, donc que le parquet de Monaco a de son côté ordonné le 30 mars l’ouverture d’une enquête sur des comptes qui auraient été ouverts dans la principauté au nom d’Edith Bongo, l’épouse défunte du chef d’État gabonais.
Faut dire que celle-là, on l’avait un peu perdue dans nos tablettes !! Edith de Nantes, ça oui, on s’en souvient ! Même que le Roi Soleil l’avait révoquée pour cause de mal pensance !!
Mais cette pauvre Edith Bongo, nous l’avions ratée. C’était pourtant la fille du chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso précité … elle nous a pourtant quittés ce 14 mars à juste 45 ans et ces sans cœur Monégasques vont remuer tout ça.
Voulez qu’on vous dise ….on se demande ce que fait la police !! A part taper sur les matons ….Si maintenant les juges ont tous les droits …On attend avec impatience la réaction de Kouchner !! A moins qu’il ne la sous-traite à la reine Christine …à R.F.I, c’est bien le moins !!!
En attendant, affichons les deux duettistes :


Photo odieusement piquée sur : http://www.visionafricaine.fr.gd/
Allez-y voir; c’est parfois bien intéressant ….
Sarkozy Louis XVIII portraits croisés
mai 3, 2009 at 12:00 | In Mémoire et histoire, Politique, sarkosy | Leave a CommentTags: Sarkozy Louis XVIII portraits croisés
Sarkozy Louis XVIII portraits croisés
Le 3 mai 1814 ; il y a 195 ans, Louis XVIII fait son entrée dans Paris
Ces derniers temps, Sarkozy n’a fait que quelques « sorties » …
Obèse, avec un défaut des hanches, Louis XVIII se déplace dans un fauteuil roulant.
Petit, Sarkozy porte des talonnettes
Stoïque, Louis XVIII transforme son immobilité physique en forme de majesté. Il se fait respecter si non aimer
Pour Sarkozy et le respect, notamment de la France, il suffit de lire la presse internationale, la nôtre étant aux ordres : « Sarkozy : une si désastreuse image de la France »… Le très sérieux Financial Times titre sur l’aspect bling-bling de Nicolas Sarkozy et n’hésite pas à parler de traits de caractère ternissant l’image de la fonction présidentielle. Pour El Pais, Nicolas Sarkozy est malade. Son ego souffrirait d’une “hypertrophie probablement irréversible”…..
Louis XVIII est fin, spirituel et particulièrement cultivé.
Sur la culture de Sarkozy, les pov’cons ne savent rien ; un doute plane sur ses diplômes
Louis XVII a, derrière une façade de bonté “paternelle”, de l’arrogance, un profond égoïsme, une certaine sournoiserie et de l’ingratitude. Il n’a aucun scrupule à se débarrasser, quand il estime ne plus en avoir besoin, de ceux qui l’ont le mieux servi comme Fouché ou Talleyrand.
Sarkozy ne manque pas d’arrogance ni de sournoiserie mais il ne vire pas, il racole !
Louis XVIII, même après les Cent Jours, mène une politique de compromis et se comporte en roi parlementaire.
Sarkozy, en monocrate, a mis le Parlement à sa botte
Louis XVII épouse, en 1771, Marie-Joséphine de Savoie, la « reine velue » (1753–1810) connue pour ses amours lesbiennes
Pareil pour Sarkozy qui épouse Carla Bruni, une fille au (à) poil !
Louis XVIII vient au pouvoir parce qu’au Congrès de Vienne, Talleyrand, fin politique emporte l’adhésion des Alliés en sa faveur.
Pour le ministre des affaires étrangères de Sarkozy, Vienne n’est peut-être qu’une « affaire africaine ».
Louis XVIII apparaît comme un roi modéré, menant une vie bourgeoise, sans fastes excessifs.
Sarkozy emprunte le Falcon de Bolloré, le Yacht de Bolloré quand au Mexique, ce n’est pas la grippe qu’il a emprunté !!
Nos monarques diffèrent et se ressemblent à la fois ; à vous de chercher les erreurs.
Sic transit Gloria Mundi
Deux documents exceptionnels La vidéo qui mouille la police anglaise et celle qui mouille Benoit XVI
avril 9, 2009 at 4:21 | In Citoyenneté, Mémoire et histoire, Politique, Société | Leave a CommentTags: anglaise, pape, police, vidéos
Vous vous souvenez ! Ce n’est pas si vieux ! Un homme est mort pendant le G.20 à Londres.
De sa « belle mort » selon la thèse officielle !!
Tiens, mon œil !! Un document vidéo montre que l’homme à été violemment heurté volontairement dans le dos par un policier anglais, s’est écroulé par terre peu avant de décéder.
L’homme est mort mais la police court toujours !! Les images ci-dessous.
http://www.zoomin.tv/videoplayer/index.cfm?id=312731&mode=normal&pid=lalibre&quality=2&ftvplayer=yes
Une autre vidéo, pour sa part nous parle de Ratzinger, encore Cardinal, lorsqu’il soutenait les dérives antidémocratiques d’une certaine église.
- Après son passé de jeune nazi, jamais démenti, regretté et encore moins condamné et son ballon d’essai avec la béatification possible de Pie XII :
- Après le scandale de la réintégration des intégristes et des négationnistes
http://dutron.wordpress.com/2009/01/28/3095/
- Après les propos scandaleux sur le préservatif !!
- Après l’affaire d’un avortement brésilien bien peu marqué par la charité chrétienne :
- Voici que le journal belge « La Libre.be » nous livre une vidéo qui relance l’affaire autrichienne : http://www.zoomin.tv/videoplayer/index.cfm?id=312774&mode=normal&quality=2&pid=lalibre
« La revue autrichienne Die Aula est connue en Autriche pour avoir apporté son soutien aux propos négationnistes de Walter Lüftl. Un mini-scandale qui avait obligé le parti d’extrême droite autrichienne FPÖ de Jörg Haider à prendre ses distances par rapport au magazine, qu’il subsidiait jusque-là.
Le 16 mars dernier, l’hebdomadaire Der Spiegel publie cette information, passée jusqu’ici plus ou moins inaperçue au-delà des frontières allemande et autrichienne. L’Eglise y a cependant déjà réagi par l’intermédiaire du diocèse de Vienne qui a affirmé que le Cardinal, entre-temps devenu Pape, n’avait pas donné son accord à la publication de son texte, paru dans un premier temps dans la revue Communio.(……) Der Spiegel publie un morceau de ce courrier à l’en-tête du secrétariat de Joseph Ratzinger. “Le 18 septembre 1997, écrit l’hebdo allemand, Reisegger a demandé à son Eminence Joseph Cardinal Ratzinger la ‘permission de reproduire’ un article qui avait été publié dans la revue Communio en 1995 [...] Douze jours plus tard, le secrétaire de Ratzinger, Mgr Joseph Clemens, a donné à Reisegger le feu vert: ‘En réponse à votre courrier amical [...] je peux vous informer, au nom du Cardinal Ratzinger, qu’il a approuvé la publication de son essai [...] dans le mensuel Aula. Essai intitulé: Critique de la démocratie. » (n.d.l.r. : souligné par nous)
Deux choses qui n’ont rien à voir entre-elles, direz-vous ???
Ho, que si !! Elles montrent, toutes deux, une inquiétantes dérive droitière très dangereuse en ces temps de dépression mondiale propice à tous les extrémismes !!
Nous avions bien raison d’écrire, dès le 18 septembre dernier :
Vade retro papanas !!
http://dutron.wordpress.com/2008/09/18/le-pape-en-france-vade-retro-papanas/
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
8 avril 2009
Commune de Kronstadt le 7 mars 1921 la répression commence
mars 6, 2009 at 11:15 | In Culture - Livres, Mémoire et histoire | Leave a CommentTags: Commune de Kronstadt le 7 mars 1921 la répression commence
Commune de Kronstadt le 7 mars 1921 la répression commence
Le nom de la ville russe de Kronstadt est associé à la révolte de la population de Kronstadt contre le pouvoir bolchevique en mars 1921 et à la répression de ce mouvement.
Les révoltés étaient notamment des marins révolutionnaires qui revendiquaient un pouvoir à des conseils libres de déterminer le déroulement de la révolution, et non plus au parti bolchevique. La révolte fut écrasée par une intervention militaire décidée par le pouvoir bolchevique, qui fut suivie d’une répression des insurgés. Il s’agit d’une opposition entre socialistes-révolutionnaires, anarchistes et bolcheviques, les premiers considéraient la révolte de Kronstadt comme légitime émanant du peuple, pouvant déboucher sur une démocratie directe, fédérale, réelle et les derniers la présentaient comme « bourgeoise » et risquant de déboucher sur une invasion des armées blanches.
Kronstadt est une ville de garnison, sur l’île de Kotline, dans le golfe de Finlande, à 20 km de Petrograd dont elle constitue un poste de défense avancé.
Les marins de Kronstadt avaient été dans l’avant-garde des révolutions de 1905 et 1917.
Meeting à Kronstadt en 1917
En 1917, Trotski appelait ces marins « la valeur et la gloire de la Russie révolutionnaire ». De par leur histoire révolutionnaire, les habitants de Kronstadt furent très tôt partisans et praticiens du « pouvoir aux conseils » : formant dès 1917 une commune libre relativement indépendante de l’autorité centrale, ils pratiquaient une forme de démocratie directe à base d’assemblées ou de comités réunis dans le centre de la forteresse, dans un espace public énorme servant de forum populaire pouvant contenir plus de 30 000 personnes.
Au début de l’année 1921, le pays est ruiné par sept ans de guerre. Dans les campagnes comme dans les villes, éclatent des protestations populaires contre le pouvoir du parti bolchevique. Dans certaines villes, des vagues de grèves éclatent, notamment à Petrograd, qui connaît régulièrement la famine du fait de la guerre et des destructions, et où les ouvriers des principales usines se mettent en grève en février 1921.
Le Soutien de Kronstadt aux ouvriers de Petrograd
Le 26 février, informés des événements de Petrograd, les équipages des navires de la marine soviétique « Petropavlovsk » et « Sébastopol » tiennent en urgence une réunion et se mettent d’accord pour envoyer une délégation chargée de se renseigner et de faire un rapport à propos de la situation sur le continent. À leur retour deux jours plus tard, les délégués informent leurs camarades marins des grèves et de la répression que le gouvernement bolchevique exerçe contre elle.
Les Revendications de Kronstadt
Les participants de la réunion du Petropavlovsk approuvent alors une résolution et 15 revendications :
· I. Organiser immédiatement des réélections aux soviets avec vote secret et en ayant soin d’organiser une libre propagande électorale pour tous les ouvriers et paysans, vu que les soviets actuels n’expriment pas la volonté des ouvriers et des paysans ;
· II. Accorder la liberté de la parole et de la presse pour les ouvriers et les paysans, pour les anarchistes et les partis socialistes de gauche ;
· III. Donner la liberté de réunion et la liberté d’association aux organisations syndicales et paysannes ;
· IV. Organiser, pour le 10 mars 1921 au plus tard, une conférence sans-parti des ouvriers, soldats rouges et matelots de Petrograd, de Cronstadt et du district de Petrograd ;
· V. Libérer tous les prisonniers politiques appartenant aux partis socialistes, ainsi que tous les ouvriers et paysans, soldats rouges et marins emprisonnés pour des faits en rapport avec des mouvements ouvriers et paysans ;
· VI. Élire une commission pour la révision des cas de ceux qui sont détenus dans les prisons ou les camps de concentration ;
· VII. Supprimer tous les «politotdiel» (Sections politiques du parti communiste existant dans la plupart des institutions d’État), car aucun parti ne peut avoir de privilèges pour la propagande de ses idées ni recevoir de l’État des ressources dans ce but. A leur place, il doit être créé des commissions culturelles élues, auxquelles les ressources doivent être fournies par l’État ;
· VIII. Supprimer immédiatement tous les «zagraditelnyé otriady» ; ces détachements policiers créés officiellement pour lutter contre l’agiotage, mais qui en fin de compte confisquaient tout ce que la population affamée et les ouvriers, amenaient des campagnes pour leur consommation personnelle;
· IX. Fournir, à tous les travailleurs une ration égale, à l’exception de ceux des métiers insalubres qui pourront avoir une ration supérieure ;
· X. Supprimer les détachements de combat communistes dans toutes les unités militaires, et faire disparaître dans les usines et fabriques le service de garde effectué par les communistes. Si on a besoin de détachements de combat, les désigner par compagnie dans chaque unité militaire ; dans les usines et fabriques les services de garde doivent être établis conformément à l’avis des ouvriers ;
· XI. Donner aux paysans le droit de travailler leurs terres comme ils le désirent, ainsi que celui d’avoir du bétail, mais tout cela par leur propre travail, sans aucun emploi de travail salarié ;
· XII. Demander à toutes les unités militaires ainsi qu’aux camarades «koursanty» (Élèves-officiers) de s’associer à cette résolution ;
· XIII. Exiger qu’on donne dans la presse une large publicité à toutes les résolutions ;
· XIV. Désigner un bureau mobile de contrôle ;
· XV. Autoriser la production artisanale libre, sans emploi de travail salarié.
La répression par l’armée rouge
Face à la révolte armée de Kronstadt, dès le début, les autorités refusent la négociation. En effet, les bolcheviks annoncent qu’ils tireront les rebelles « comme des perdrix » et prendront les familles des marins en otage dans Petrograd. Vers la fin de la révolte, Trotski refuse l’utilisation d’armes chimiques, mais cette option avait été évoquée dans le cas d’une résistance plus acharnée. Tandis que le 2 mars marque le début « officiel » de la révolte, les bolcheviks commencent les opérations militaires dès la soirée du 7 mars.
Refus de négociations de la part des bolcheviks
Pour les bolcheviks, la victoire de l’insurrection de Kronstadt ne pouvait que conduire à brève échéance à la victoire de la contre révolution, indépendamment des idées qui pouvaient être présentes dans la tête des marins révoltés. Le même jour, agissant en tant que Président du Conseil militaire révolutionnaire de l’armée et de la marine de la République (RVSR), Trotski commande la réforme et la mobilisation de la VIIe Armée « pour supprimer le soulèvement dans Kronstadt, le plus rapidement possible. »
Mais si pour Lénine et les bolcheviks, l’insurrection risque de conduire à la contre-révolution, elle est aussi le signe que le pays est épuisé par 8 années de guerre et de guerre civile. Il déclare le 8 mars : « tant que la révolution n’a pas éclaté dans d’autres pays, il nous faudra des dizaines d’années pour nous en sortir. » Maintenant que les armées blanches sont défaites, il estime qu’il faut en finir avec le « communisme de guerre ». Le 15 mars, il propose au congrès de remplacer la réquisition par un impôt en nature, laissant libre le paysan de vendre le reste de la récolte : « il faut accorder la liberté d’échange sous peine de voir le pouvoir soviétique renversé, puisque la révolution mondiale tarde. » C’est le premier pas de la NEP.
Alexandre Berkman (un écrivain et activiste russe qui vécut de nombreuses années aux États-Unis, où il fut un membre important du mouvement anarchiste) estima dans La Tragédie russe (p. 62), que le gouvernement communiste « ne faisait aucune concession au prolétariat, alors qu’en même temps ces mêmes autorités offraient de se compromettre avec les capitalistes de l’Europe et de l’Amérique. » (à travers notamment la mise en place de la NEP, associé au capitalisme d’État).
Attaque de Kronstadt par l’armée rouge

Attaque de Kronstadt par l’Armée rouge.
Le premier assaut, le 7 mars, fut un échec. Les soldats de l’armée rouge doivent attaquer sur plusieurs kilomètres de glace, sous les obus et la mitraille de Kronstadt. Des grappes entières de soldats périssent noyés dans l’eau glacée, percée par les obus, des régiments s’affolent et se débandent. « Après que le Golfe eut avalé ses premières victimes, » l’historien Paul Avrich releva que « certains des soldats rouges, y compris un corps de Peterhof Kursanty, commencèrent à passer aux insurgés. D’autres refusèrent d’avancer, malgré les menaces des canonnières à l’arrière qui eurent ordre de tirer sur les hésitants. Le commissaire du groupe nord signala que ses troupes voulurent envoyer une délégation à Kronstadt pour connaître les demandes des insurgés. »
La nuit du 16 au 17 mars, « la troïka extraordinaire d’Aleksei Nikolaev» arrête plus de 100 meneurs de l’insurrection, dont 74 seront publiquement abattus. L’assaut final a lieu le 17 et, une fois les forces bolcheviques entrées finalement dans la place, « les troupes attaquantes prendront vengeance pour leurs camarades tombés dans une orgie de sang. » (Paul Avrich, La Tragédie de Cronstadt, p. 211). Après 10 jours de constantes attaques, la révolte de Kronstadt est finalement écrasée par l’Armée rouge.
La répression ne se termine pas encore. Des prisonniers emmenés à Petrograd sont exécutés au long des mois qui suivirent. « Ce massacre prolongé fut dirigé ou autorisé par Dzerjinski. (…) La responsabilité du Comité central bolchevique aura été simplement énorme [et] la répression qui s’ensuivit… inutilement barbare. » ( dira Victor Serge, dans Mémoires d’un révolutionnaire, page 131 et suivantes).
Les pertes bolcheviques sont estimées à plus de 10 000 morts.
Aucun chiffre fiable sur les rebelles tués, exécutés par la Tcheka plus tard ou déportés dans des camps de prisonniers n’est disponible
Après l’écrasement de la révolte, 4836 marins de Kronstadt sont arrêtés et transférés en Crimée ou dans le Caucase. Lénine ordonne le 19 avril qu’ils soient finalement envoyés aux camps de travail obligatoires (appelés plus tard goulags) des régions d’Arkhangelsk, de Vologda et de Mourmansk. Huit mille marins, soldats et civils s’échapperont vers la Finlande en marchant sur la glace.
Les équipages du Petropavlovsk et du Sébastopol combattent jusqu’au dernier, de même que les cadets de l’école de mécanique, du détachement de torpilles et de l’unité des communications.
Un communiqué statistique de la section spéciale de la Troïka extraordinaire du 1er mai déclare que 6528 rebelles furent arrêtés, 2168 exécutés (33%), 1955 condamnés au travail obligatoire (dont 1486 pour cinq années), et 1272 libérés. Les familles des rebelles furent déportées en Sibérie, considérée comme « seule région appropriée » pour eux.
Après que la révolte eut été anéantie, le gouvernement bolchevique réorganisa la forteresse. Alors qu’il avait maté la révolte au nom du « pouvoir aux soviets », le commandant militaire nouvellement désigné pour Kronstadt abolit complètement le Soviet local et réorganisa la forteresse « avec l’aide d’une troïka révolutionnaire » (c’est-à-dire un comité de trois hommes spécialement désignés). Le journal de Kronstadt fut renommé « Krasnyi Kronshtadt » (Kronstadt Rouge) et déclara dans son éditorial que « les dispositifs fondamentaux » de Kronstadt étaient ramenés à la « dictature du prolétariat » alors que leurs « phases initiales » avaient été simplement faites de « restrictions à la liberté politique, de terreur, centralisme, discipline militaire et direction de tous des moyens et des ressources vers la création d’un appareillage offensif et défensif d’État. » . Les vainqueurs commencèrent à éliminer toutes traces de la révolte, la place d’ancre devenant « Place révolutionnaire » et les cuirassés rebelles Petropavlovsk et Sébastopol étant rebaptisés respectivement Marat et Commune de Paris !!!!
Trotski est fortement critiqué pour son rôle dans la répression de Kronstadt, mais s’en défend dans un article de 1938
Dans sa version des faits, Trotski aurait donc choisi une bataille sanglante plutôt que de voir s’étendre « l’ennemi » ou « l’ennemi intérieur » dans le Nord du pays et risquer encore plus de dégâts. Selon lui, l’intérêt de la bourgeoisie russe était de faire entrer les armées « alliées » et blanches pour reprendre le pouvoir d’où elle avait été chassée 4 ans plus tôt par la Révolution
Les versions des historiens anarchistes russes ( dont Voline) ou des opposants de gauche (tels qu’ Ante Ciliga) sont fort différentes. Selon eux, le rôle de Trotski assurait la défense du monopole du parti bolchevik, écrasant toute opposition de gauche ou anarchiste par désir d’hégémonie. L’alliance entre anarchistes et monarchistes relevant, selon leurs versions, de la « mauvaise foi » de Trotski.
Aujourd’hui, la ville de Kronstadt est jumelée avec Toulon
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
6 mars 2009
L’INDECENCE DU BEKE ALAIN HUYGHES-DESPOINTES
février 19, 2009 at 5:32 | In Altermondialisme, Mémoire et histoire, Politique, Solidarité | 4 CommentsTags: L'INDECENCE DU BEKE ALAIN HUYGHES-DESPOINTES
L’INDÉCENCE DU BÉKÉ ALAIN HUYGHES-DESPOINTES
mardi 3 février 2009 par la rédaction de Montray Kreyol
Les propos tenus dans l’émission de « Canal + » intitulée « Les derniers maîtres de la Martinique » consacrée à la caste békée, propos tenus par le Béké Alain Huyghes-Despointes, en ont choqué plus d’un. L’homme, titulaire de la légion d’honneur a, entre autres, condamné le métissage parce que, dit-il, « dans les familles métissées les enfants sont de plusieurs couleur et il n’y a donc pas d’harmonie ». On a aussi retenu ses propos sur l’esclavage qui aurait été moins mauvais qu’on ne le décrit généralement et diverses autres insanités du même type.
En fait, à bien y regarder, le plus scandaleux dans tout cela, c’est que ce sont les Békés les responsables du métissage. Ce sont eux qui, trois siècles durant, ont abusé des esclaves noires, puis après l’abolition, des travailleuses noires, semant des petits mulâtres, chabins et consorts à tout va. Jamais en trois siècles, il n’y a eu à la Martinique un seul Yannick Noah, un seul Harlem Désir ou un seul Barack Obama ! C’est-à-dire le rejeton d’un homme noir et d’une femme blanche.
Jamais.
Il suffisait à un esclave noir de simplement jeter les yeux sur une Blanche pour qu’il soit immédiatement fouetté et si, par extraordinaire, il osait aller plus loin, il risquait le cachot à vie, voire la peine de mort. A l’inverse, les Békés se servaient sans vergogne dans leur cheptel féminin noir et cela jusqu’à une date récente. En effet, l’ethnologue français Michel Leiris, venu enquêter pour le compte de l’UNESCO aux Antilles françaises, publia un livre intitulé « Contacts de civilisations en Martinique et en Guadeloupe » (1956) dans lequel il rapporte le propos d’un grand béké de l’époque, Gabriel Hayot, qui se vantait d’avoir 40 petits mulâtres.
Donc monsieur Huyghes-Despointes fait preuve d’une indécence à nulle autre pareille lorsqu’il s’en prend au métissage puisque c’est sa propre caste qui en est l’auteur, les unions entre femme blanche et homme noir ne datant que des années 60 du XXe siècle, c’est-à-dire de l’autre jour. Si les parents et arrière-grands-parents de M. Huyghes-Despointes n’avaient pas violé les négresses pendant des siècles, sans doute que dans ce pays, il n’y aurait eu que deux couleurs : la noire et la blanche.
Alors, face à la levée de boucliers suscitée par ses propos, notre homme s’est fendu d’un communiqué disant que ces derniers avaient été déformés par le journaliste de « Canal + » et qu’il était pour la concorde des races en Martinique puisqu’il fut l’un des 200 signataires békés du texte qui, en 1992, dénonça l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Ajoutant qu’il participe aux cérémonies du 22 mai chaque année, à Fort-de-France.
On mesure mieux maintenant la duplicité qui se cachait derrière ce fameux texte. En fait, les Békés l’ont publié uniquement pour faire croire aux autres groupes ethniques martiniquais qu’ils avaient cessé d’être racistes et qu’ils étaient désormais près à s’allier à ces derniers pour construire la Martinique nouvelle. C’est le discours de l’association « Tous Créoles ! » du Béké Roger de Jaham et de ses comparses nègres et mulâtres dont la veulerie et le larbinisme nous ramènent purement et simplement à l’époque de « Oui, bwana ». De la manipulation à l’état pur ! Du mensonge coulé dans le bronze !
Nous mettons ces messieurs-dames au défi de rédiger un texte condamnant les propos d’Alain Huyghes-Despointes !
mercredi 4 février 2009 par la rédaction de Montray Kreyol
M. Alain Huyghes-Despointes, industriel béké martiniquais, propriétaire de diverses entreprises en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane (Danone, Coca-Cola, etc.), a donc tenu des propos anti-métis et anti-nègres sur CANAL + à une heure de grande écoute en France.
Il ne s’est pas exprimé sur une petite chaîne locale comme RFO. Non ! Sur l’une des plus grandes chaînes françaises. Une chaîne qui est regardée chaque soir par plusieurs dizaines de millions de téléspectateurs français. Une chaîne réputée pour passer des films de valeur et des documentaires de haut niveau. Ce qui veut dire que tout le monde en France a entendu M. Huyghes-Despointes mépriser les métis antillais et déclarer que l’esclavage n’était pas aussi féroce qu’on le dit généralement.
Or, aucun média hexagonal, aucun grand journal, aucun intellectuel droit-de-l’hommiste du Quartier Latin n’a encore réagi. Comme pour les massacres de Gaza le mois dernier, les Bernard-Henri Lévy, André Glucksman ou encore Alain Finkielkraut sont aux abonnés absents !
Mais, imaginez un seul instant que de tels propos aient été tenus sur la même chaîne par quelqu’un qui n’aime pas les Fils de Sion. Dans la minute qui aurait suivi, on aurait assisté à un véritable tollé médiatique. La personne aurait été dénoncée, vilipendée, clouée au pilori, mise au ban de la société. On lui aurait jeté au visage l’insulte suprême : ANTISÉMITE.
Mais, nous exagérons : cette personne n’aurait pas besoin de tenir des propos aussi odieux que celui du Béké martiniquais. Il lui aurait suffit de dire le dixième de ce que ce dernier a déclaré pour se voir aussitôt publiquement exécuté.
Oui, le dixième !
Mieux : cette personne aurait simplement critiqué Israël et le sionisme, cette idéologie impérialiste, qu’elle aurait été aussi qualifiée d’antisémite et descendue en flammes non seulement par l’intelligentsia germanopratine, mais aussi par leurs boys, leurs négro-larbins et bougnoulos-larbins qui, au nom de la diversité, jouent des coudes, lèchent des bottes et mangent à tous les râteliers dans l’espoir qu’un strapontin pseudo-républicain leur sera attribué.
Cela s’appelle du deux poids deux mesures. Les intellos germanopratins et leurs boys appellent ça du terme pompeux et vaguement méprisant de « concurrence des victimes ».
Or, il n’en est rien. Ce que nous demandons est très simple : que les insultes, attaques et autres agressions à l’encontre des nègres et des arabes soient dénoncées et punies avec exactement la même vigueur que ceux adressés aux Fils de Sion. Il n’y a là aucune concurrence. Juste une exigence d’égalité de traitement. Point à la ligne.
Alors bien sûr, on verra dans quelques jours un articulet dans MARIANNE ou le NOUVEL OBSERVATEUR. SOS-RACISME, s’il n’est pas trop occupé à maquiller les transferts de fonds destinés à acheter des montres à 20.000 euros pour tel leader socialiste, se fendra d’un petit communiqué.
Et puis, tout rentrera dans l’ordre. M. Alain Huyghes-Despointes ne sera en tout cas pas diabolisé comme Dieudonné et personne ne lui demanda de rendre sa médaille de la Légion d’honneur.
Raphaël Confiant
Relayé du site Montray Kreyol
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
19 Février 2009
GERBOISE BLEUE Le premier film sur l’histoire secrète des essais atomiques français en Algérie
février 13, 2009 at 12:17 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Mémoire et histoire, Politique | 4 CommentsTags: GERBOISE BLEUE Le premier film sur l'histoire secrète des essais atomiques français en Algérie
GERBOISE BLEUE

Le premier film sur l’histoire secrète des essais atomiques français en Algérie
Un film de Djamel Ouahab
sortie nationale le 11 février 2009
Gerboise Bleue raconte l’histoire des vétérans français et des Touaregs algériens victimes des premiers essais atomiques français dans le Sahara de 1960 à 1966.
Pour la première fois, les derniers survivants témoignent de leurs combats pour la reconnaissance de leurs maladies, et révèlent dans quelles conditions les tirs se sont véritablement déroulés.
Pour la première fois, je me rends sur le point zéro de « Gerboise Bleue », premier essai atomique français en atmosphère quatre fois supérieur à Hiroshima, interdit d’accès depuis 47 ans par les autorités algériennes.
Auteur, réalisateur……………………Djamel Ouahab
1er assistant réalisateur…………….Marie Emery
Directeur de production…………….Sadek Djermoune
Image et Montage…………………….Djamel Ouahab
Monteur son……………………………Marc Nouyrigat
Mixage…………………………………..Frédéric Théry
Compositeur de musique………….Hugues Tabar-Nouval
Producteur délégué………………….Kalame films
Coproducteur………………………….Bladi films
Le témoignage «vivant» de Gaston Morisot, qui a accompagné le cinéaste algérien sur les lieux du premier essai, est sans équivoque et sans appel. «Nous étions 18 personnes. On nous a ordonné de rester sur place et de tourner le dos à l’explosion. Nos supérieurs ont pris la fuite bien avant l’explosion. Ils nous ont abandonnés une semaine sur place, avant qu’ils ne fassent leur réapparition», a déclaré le soldat Morisot avant de conclure: «Nous avons servi de cobayes humains.» Lucien Parfait, un autre militaire contaminé, a été chargé de récupérer un compresseur exposé aux radiations sur le site d’In Ecker, dans la région de Tamanrasset. Il est aujourd’hui complètement défiguré. Sous l’œil de la caméra, il ôte le pansement qui lui couvre une partie du visage devenu celui d’un «monstre».
Un énorme trou à la place de l’œil gauche à travers lequel on peut voir sa gorge, un nez complètement détruit et d’énormes ecchymoses sur le visage et sur le cou…
http://www.lescobayesdelarepublique.org/
Djamel Ouahab s’est également intéressé aux populations autochtones. Il montre ainsi de vieux Adraris (habitants d’Adrar) qui ont perdu la vue à cause de l’intense lumière dégagée par l’explosion et deux fillettes souffrant de malformations congénitales.
Un médecin du secteur sanitaire d’Adrar confirme la «fréquence anormale» de naissances de bébés malformés dans la région. Le réalisateur montre également les dégâts occasionnés à l’environnement de la région.
Tout au long de ce film, Djamel Ouahab, caméra au poing, donne la parole aux deux vétérans français, tantôt à la population d’Adrar, tout en étayant ses argumentaires avec des déclarations d’un médecin, d’un juriste, de membres de l’Association des vétérans victimes des essais nucléaires (Aven).
La plus surprenante déclaration reste incontestablement celle du porte-parole du ministère français de la Défense, qui a affirmé que «toutes les dispositions de sécurité ont été prises avant l’essai atomique» qui s’est déroulé selon lui «dans une région inhabitée». Il pousse l’indécence jusqu’à «expliquer» que les essais étaient «sans danger» et qu’il n’y avait «aucun cas de personnes irradiées» et que toute la zone a été «nettoyée»!! «Nous ne voulons pas d’indemnisation mais d’une reconnaissance». «C’est pour notre honneur», a déclaré fièrement Gaston Morisot dans le film. 8000 soldats étaient mobilisés, dont 195 ont été irradiés parmi lesquels 12 sont morts suite à des contaminations. 6500 Français entre chercheurs, ingénieurs, savants…,3500 ouvriers essentiellement algériens, dont la majorité était formée de détenus, étaient également présents.
Cet essai nucléaire, «La Gerboise Bleue», a été suivi de trois autres du même nom. «Blanche» et «Rouge» la même année et «Verte», en avril 1961. Treize autres explosions souterraines ont eu lieu entre le 07/11/1961 et le 16/02/1966 à In Ecker, dans le Hoggar.
En tout, la France a effectué 17 essais nucléaires dans le Sud algérien entre le 13 février 1960 et le 27 janvier 1966.
Bande annonce :
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18856420&cfilm=141578.html
Où voir le film :
Espace Saint-Michel
7, place Saint-Michel
75005 Paris – Metro Saint-Michel
CNP Terreaux
40, rue du Président-Edouard-Herriot
69001 Lyon – Metro Hôtel-de-ville
37, rue Vincent-Scotto (angle Canebière)
13001 Marseille
Magic Cinéma
Centre commercial Bobigny II, Rue du Chemin-Vert
93000 Bobigny – Metro Bobigny-Pablo-Picasso
136, rue Jean-Jaurès 29200 Brest
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
12 février 2009
Il y a 204 ans le 8 février 1805: naissait de Louis-Auguste Blanqui
février 8, 2009 at 10:47 | In Mémoire et histoire, Politique | Leave a CommentTags: Il y a 204 ans le 8 février 1805: naissait de Louis-Auguste Blanqui
Il y a 204 ans le 8 février 1805: naissait de Louis-Auguste Blanqui

Louis-Auguste Blanqui – l’insurgé permanent
Né à Puget-Théniers (Alpes-Maritimes) le 8 février 1805, Louis-Auguste Blanqui étudie le droit et la médecine, mais son tempérament le porte très tôt à l’action révolutionnaire.
En juillet 1830, il est présent sur les barricades mais, vite déçu par Louis-Philippe, il se met à comploter contre lui avec ardeur.
Arrêté en 1832 puis en 1836, il fonde avec Barbès la société secrète dite “des Saisons” qui organise, le 12 mai 1839, une émeute vite réprimée autour de l’Hôtel de Ville.
Condamné cette fois à la détention perpétuelle, Blanqui séjourne au Mont-Saint-michel dans des conditions très dures qui altèrent sa santé au point qu’il est gracié en 1844. La révolution de 1848 le retrouve plein d’ardeur mais il effraie. Ses ennemis produisent un document qui l’accuse de délation dans l’affaire du 12 mai 1839.
Meurtri, Blanqui organise, le 15 mai 1848, une manifestation contre l’Assemblée qui échoue et il est condamné à dix ans de détention. Libéré en 1859, il s’agite de nouveau et exerce une forte influence sur les milieux révolutionnaires.
Arrêté en 1861, il s’évade au bout de quatre ans, vit à Genève, à Bruxelles… L’amnistie de 1869 le ramène en France où après avoir essayé, le 14 août 1870, de faire proclamer la République, il applaudit au 4 septembre. Mais vite insatisfait de l’action du gouvernement provisoire, Blanqui rassemble une petite armée révolutionnaire avec laquelle il tente, en vain, un coup de force à l’Hôtel de Ville (31 octobre).
Il s’enfuit mais Thiers le fait arrêter. Condamné à la détention perpétuelle, Blanqui est gracié en 1879.
Le 20 avril 1879 il est élu député de Bordeaux mais son élection sera invalidée le 1er juin. Bénéficiant d’une amnistie générale, Blanqui est libéré le 11 et gracié.
Il parcourt alors la France et diffuse ses idées dans son journal « Ni Dieu ni maître ». Après avoir prononcé un discours au cours d’un meeting révolutionnaire à Paris, fin 1880, il meurt d’une crise d’apoplexie le 1er janvier 1881.
Ses obsèques sont suivies par cent mille personnes. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Tombe de Louis Auguste Blanqui, cimetière du Père Lachaise (91e division) à Paris (gisant œuvre d’Aimé-Jules Dalou).
On publiera en 1885 “La critique sociale”, l’ouvrage le plus important de celui en qui Marx voyait “la tête et le cœur du parti prolétaire en France”.
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
8 février 2009
Il y a 75 ans Le 6 février 1934
février 6, 2009 at 8:18 | In Culture - Livres, Mémoire et histoire, Politique | 2 CommentsTags: Il y a 75 ans Le 6 février 1934
Il y a 75 ans Le 6 février 1934
De la crise des années 1930 à l’Affaire Stavisky
La France a été touchée à partir de 1931 par la Grande dépression, née (comme aujourd’hui) en 1929 aux États-Unis. La crise économique et sociale frappe durement les classes moyennes, soutien traditionnel de la République. Or, le pouvoir se révèle incapable d’apporter des solutions, ce qui se traduit par une très forte instabilité ministérielle (six gouvernements de mai 1932 à février 1934).
L’anti parlementarisme se développe.
L’antiparlementarisme a également été alimenté par une succession de scandales politico-financiers : affaire Hanau.
Marthe Hanau avait utilisé ses appuis politiques pour attirer, grâce à son journal La Gazette du franc, les économies des petits épargnants.
L’affaire Oustric : la faillite frauduleuse du banquier Oustric précipite en 1930 la chute du gouvernement d’André Tardieu, dont le Garde des Sceaux était mêlé à l’affaire.
Mais, la cause directe des événements du 6 février, c’est l’ affaire Stavisky.
Ce nouveau scandale, impliquant le Crédit municipal de Bayonne, éclate en décembre 1933. Apparaît alors le personnage d’Alexandre Stavisky, escroc lié à plusieurs parlementaires radicaux. La presse révèle ensuite qu’Alexandre Stavisky a bénéficié de dix-neuf remises de son procès, alors que le Parquet est dirigé par le beau-frère de Camille Chautemps. Le 8 janvier 1934, Alexandre Stavisky est retrouvé mort. Selon la version policière, il se serait suicidé, ce qui suscite l’incrédulité générale. Pour la droite, il a été assassiné sur l’ordre de Chautemps, afin d’éviter des révélations.
Dès lors, la presse se déchaîne, l’extrême droite manifeste et, à la fin du mois, après la révélation d’un nouveau scandale, Camille Chautemps démissionne. C’est un autre radical, Édouard Daladier, qui lui succède le 27 janvier.
Depuis le 9 janvier, treize manifestations ont eu lieu à Paris. Tandis que la droite tente d’utiliser l’Affaire Stavisky pour remplacer la majorité issue des élections de 1932, remportées par le Cartel des gauches, l’extrême droite exploite ses thèmes traditionnels : antisémitisme, xénophobie (Alexandre Stavisky est un Juif ukrainien naturalisé), hostilité à la franc-maçonnerie (dont Chautemps est un dignitaire), antiparlementarisme.
C’est toutefois le limogeage du préfet de police Jean Chiappe qui provoque les manifestations massives du 6 février. Homme de droite, Chiappe manifestait en effet une grande indulgence à l’égard de l’extrême droite. Pour la gauche, son déplacement est lié à son implication dans l’affaire Stavisky, tandis que la droite dénonce le résultat d’un marchandage avec les socialistes : départ de Chiappe contre soutien au nouveau gouvernement.
Le soir du 6 février 1934
Les forces en présence
Au cœur des manifestations de janvier, les ligues d’extrême droite. Phénomène ancien (la Ligue des patriotes a été fondée par Paul Déroulède dès 1882), les ligues jouent un rôle très important dans l’entre-deux-guerres, notamment lorsque la gauche est au pouvoir, ce qui est le cas depuis les élections législatives de 1932.
Parmi les principales ligues d’extrême droite présentes le 6 février, il faut d’abord mentionner la plus ancienne :

Charles Maurras
- l’Action française de Charles Maurras (60 000 membres) qui a pour but de renverser « la gueuse » (la République) afin de restaurer la monarchie. Elle s’appuie sur les Camelots du Roi, qui, malgré des effectifs assez limités, sont très actifs dans la rue.
- Plus récente (1924), les Jeunesses patriotes, qui revendiquent l’héritage de la Ligue des patriotes, comptent 90 000 membres dont 500 font partie des « groupes mobiles ». Créées par Pierre Taittinger, député de Paris, elles entretiennent des rapports étroits avec des hommes politiques de droite, et comptent dans leurs rangs plusieurs conseillers municipaux de la capitale.
- La Solidarité française, fondée en 1933 par le richissime parfumeur François Coty, elle est dépourvue d’objectif politique précis et ses effectifs sont moins élevés.
- Enfin, bien que ses effectifs soient insignifiants, le francisme de Marcel Bucard.

Le symbole du Francisme
Parmi les principaux protagonistes, il faut aussi citer :

Le Colonel de la Rocque
- Les Croix-de-feu. Créées en 1926 sous la forme d’une association d’anciens combattants, leur recrutement s’est élargi à d’autres catégories sous l’impulsion de leur chef depuis 1931, le colonel de la Rocque, et elles s’apparentent désormais à une ligue, la première en nombre d’adhérents. Elles aussi sont dotées de groupes de combat et de défense, les « dispos ».
- Appelle enfin à manifester dès le mois de janvier la Fédération des contribuables, dont les dirigeants ont des objectifs politiques proches de ceux des ligues.
- En plus des manifestants de janvier, les très puissantes associations d’anciens combattants appellent aussi à la mobilisation le 6 février. La plus importante d’entre elles, l’Union nationale des combattants (UNC), dont les idées sont proches de la droite et qui est présidée par un conseiller municipal de Paris, compte pas moins de 900 000 membres.
- L’Association républicaine des anciens combattants (ARAC), satellite officieux du Parti communiste français, appelle également ses troupes à défiler le 6 février, bien que sur des mots d’ordre différents.
L’émeute
Les ligues appellent donc à manifester le jour même de l’investiture de Daladier, à Paris, place de la Concorde, en face de la Chambre des députés (le Palais-Bourbon).
Au total 30 000 manifestants dont une bonne majorité d’anciens combattants. Tous se mobilisent sur le thème : « À bas les voleurs ! » et réclament davantage de civisme, d’honnêteté.
À l’appel du lieutenant-colonel de La Roque, les Croix-de-feu se dispersent rapidement. Bien que proches du Palais-Bourbon, siège de la Chambre des députés, ils se refusent à occuper celui-ci. Leur dispersion rend vaine toute possibilité de renverser le régime par la force.
Mais autour de la place de la Concorde, la manifestation dégénère.
Des milliers de militants en armes tentent de marcher sur le Palais Bourbon. La Garde mobile tire. Les affrontements se prolongent pendant la nuit. Seize manifestants et un policier sont tués. On compte un millier de blessés.
La gauche parlementaire dénonce dans la manifestation du 6 février une tentative de coup d’État fasciste. Elle appelle au rassemblement des forces progressistes. Trois jours plus tard, une contre-manifestation à laquelle participent les socialistes et les communistes dégénère à son tour et fait 15 morts et 1500 blessés.
Le président du Conseil Édouard Daladier, qui a été porté au pouvoir par la majorité socialiste et radicale élue en 1932, doit céder la place à l’ancien président de la République Gaston Doumergue (71 ans). Dans le nouveau gouvernement entrent Édouard Herriot et les chefs de la droite battus deux ans plus tôt, dont André Tardieu.
Mobilisation à gauche. Les militants socialistes et communistes croient voir dans les émeutes du 6 février et le changement de gouvernement une tentative de coup d’État d’extrême-droite. Ces militants poussent leurs chefs à s’unir pour faire front à la droite et gagner les prochaines élections législatives.
Leurs aspirations rejoignent le calcul de Staline.
Staline s’inquiète de l’accession au pouvoir de Hitler en Allemagne l’année précédente. Il craint une contagion des régimes fascistes antisocialistes en Europe. Pour la prévenir, il demande aux chefs des partis communistes réunis au sein de l’Internationale communiste, le Komintern, de faire alliance avec les autres partis de gauche, y compris les partis sociaux-démocrates ou socialistes jusque là détestés.

Journal “Le Populaire” (socialiste) du 7 février 1934
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
6 février 2009
Après avoir voulu béatifier Pie XII Le pape réintègre intégristes et négationniste !!
janvier 28, 2009 at 2:58 | In Mémoire et histoire, Politique | 1 CommentTags: Après avoir voulu béatifier Pie XII Le pape réintègre intégristes et négationniste !!
Après avoir voulu béatifier Pie XII Le pape réintègre intégristes et négationniste !!
Celui-là, c’est un cureton comme on ne les aime pas !

Benoit XVI qu’il s’appelle, un pape dans le vent, si on en croit la photo ci-dessus !
Allemand d’origine et ancien des Jeunesses Hitlériennes, à son corps défendant, sûrement, mais n’ayant jamais rien dit du sujet ce qui est tout de même un brin gênant !!
Il a déjà lancé un pavé dans la mare de la place Saint Marc avec la possible béatification de Pie XII et nous en avons parlé en temps utile ; voir ci-dessous :
Benoît XVI veut béatifier Pie XII une inquiétante dérive de l’église catholique officielle se poursuit.
Hé bien, chers culs bénis du monde entier, la dérive continue !!
Maintenant, on ratisse large et les anciens partisans de Monseigneur Lefebvre sont de nouveau les bienvenus !!

Sonnez Hautbois, résonnez musettes !! Oyez nonnettes et moinillons !! La grande réconciliation est en marche et, comme disait Ferrat : “Le sang sèche vite en entrant dans l’Histoire” !!
Ce bon Lefebvre !!! Ce cher Marcel !! L’homme qui déconne à Econe !!
Ce même Lefebvre qui, sur le plan politique, accorda sa bénédiction aux mouvements les plus conservateurs, voire à des régimes dictatoriaux.
Ainsi en 1976, il exprima un soutien indirect au régime du général Videla, en Argentine.
De même, en 1985, il déclara admirer les régimes mis en place par Franco et Salazar, salua notamment le fait que ces deux pays avaient su rester neutres pendant la Seconde Guerre mondiale, épargnant non seulement leur population, mais aussi les nombreux juifs qui y résidaient.
Enfin, la même année, il accorde son soutien, dans le quotidien Présent, à Jean-Marie Le Pen, en tant que seul homme politique clairement opposé à l’avortement. Il sera d’ailleurs admiré par différentes personnalités classées à l’extrême droite comme François Brigneau et Roland Gaucher.

Voilà qui on réintègre !!
La réintégration samedi par le pape Benoît XVI de quatre évêques intégristes excommuniés il y a vingt ans, parmi lesquels un négationniste, a provoqué des remous ce mardi dans l’Eglise catholique tandis que les critiques des représentants juifs se renforcent..
Face à ce tollé, le supérieur général de la communauté intégriste de la Fraternité Saint Pie X, Mgr Bernard Fellay, a cru devoir demander un diplomatique pardon au pape, ce mardi soir après les propos négationnistes de Mgr Richard Williamson.
“Nous demandons pardon au Souverain Pontife et à tous les hommes de bonne volonté, pour les conséquences dramatiques d’un tel acte”, a-t-il osé susurrer !
Hé bien, Fellay, ton pardon, tu peux te le mettre où on pense !! Cela te fera une présence au fondement !! Et le fondement, c’est fondamental, n’est-ce pas ??
Hé bien, Fellay, on ne pardonne pas aux fachos, on leur colle un bon coup de pompe dans le train, l’arrière, évidemment, par mesure prophylactique !! Parce que, par devant, on ne sait jamais ….
Si nous osions une expression purement curetonne, nous pourrions aussi bien dire : « On s’en branle » de ton « pardon » tout plein de larmes de crocodile !!
La dérive de l’Eglise se poursuit !
Les fidèles, comme d’autres citoyens vont voter avec leurs pieds !!

Les églises, déjà vides, vont devenir désertes, un nouveau schisme rampant est en marche, les juifs vont gueuler et ils auront raison mais, aux plus intégristes, car ils ont les leurs aussi, nous ne répondrons qu’un mot : GAZA !!
En pensant à ce pape et à ce Droit Canon qui fait tant de bruit, il nous revient à la mémoire une vielle chanson de ce cher Henri Nadot, ce vieil anar qui écrivit justement : Les Canons !!
Nous en dédions les deux derniers couplets au Ratzinger qui trône au Vatican avec l’expression de notre profond mépris :
Vous êtes l’instrument brutal
Imitant la voix du tonnerre;
Instrument comme lui fatal,
Tendant à dépeupler la terre.
Qu’on vous encloue, et que la nuit
Sur tous vos désastres s’étende…
Canons, qui faites tant de bruit,
Taisez vos gueules qu’on s’entende !
Qu’on vous fonde et vous change enfin,
En une pyramide immense
Qu’on y lise sous le burin,
« Universelle Indépendance » !
Vers la paix le monde est conduit
Bien qu’encor au sceptre on prétende
Canons, qui faites tant de bruit,
Taisez vos gueules qu’on s’entende !
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
27 janvier 2009
Il y a 90 ans le 11 novembre 1914 à 11 h on sonnait l’armistice à Haudroy ici chez nous
novembre 11, 2008 at 5:15 | In Mémoire et histoire | 1 CommentTags: Il y a 90 ans le 11 novembre 1914 à 11 h le caporal, Il y a 90 ans le 11 novembre 1914 à 11 h on sonnait l, ntier
Il y a 90 ans le 11 novembre 1914 à 11 h
on sonnait l’armistice
à Haudroy ici chez nous
La guerre de 14 se terminait : « Le 9 novembre, il avait appris qu’à l’ouest, les alliés avaient dépassé la route La Capelle – Avesnes, et se battaient sur les bords du Thon.
Le 10, il se battait sur la Sormonne en bordure de la route d’Hirson à Mézières ; il savait que non loin de là, au Nord, c’était la forêt de Signy le Petit et, plus haut, la forêt de Chimay ; un peu plus haut encore, c’était chez lui.
S’il avait pu les voir ces belles forêts, il n’aurait rien retrouvé des très vieux chênes et des hêtres anciens. Les Allemands avaient installé une scierie à côté de la gare de Rance et, avec une main-d’œuvre de prisonniers russes, ils avaient pillé la quasi-totalité de la vieille futaie et une part importante du taillis. La vieille forêt avait disparu ; elle était devenue bois de mine, étais de tranchées.
Le 11, après 11 heures, les clairons sonnèrent et le silence se fit ; il était lourd ce silence après la bataille » ….
extrait de « Un jour je mangerai du Pain Blanc » - Roman – par Guy Dutron
C’est en effet, ici, chez nous que tout c’est terminé.
A Haudroy, hameau de la commune de La Flamengrie (02), juste à la sortie de la Capelle en allant vers Avesnes sur Helpe
Sur cette carte obtenue grâce à Google Earth, vous voyez la ville de La Capelle ; au nord, sur la RN 2, vous tournez à droite, là où vous voyez D 285, vers Rocquigny, Wignehies et Fourmies, un autre lieu où l’on assassina ! Voir sur ce sujet cet article qui parle aussi du premier Mai de Fourmies et de ces fleurs d’ églantier que l’on appelait chez nous LE MAI
SARKO, LA GREVE, LE TOLLE ET APRES ??
juillet 7, 2008 at 2:10 | In Mémoire et histoire, Politique, sarkosy | | Edit this post
Tags: LA GREVE, LE TOLLE ET APRES ??, SARKO
qui parle aussi du premier Mai de Fourmies
Dans la courbe, à quelques centaines de mètres, un monument rappelle que c’est ici que cela c’est passé le 11 novembre 1918, à 11 h du matin.
Le caporal-clairon Sellier sonna d’abord le premier “cessez le feu” le 7 novembre puis ce fut l’armistice, le 11 à 11H
Le Caporal Clairon Pierre Sellier
Notre belle mais malheureuse région du Nord aura connu 300 ans de guerres, sans remonter à César, aux Francs, à Charlemagne dont nous étions le fief, aux Vikings, aux « Hongrois », à Charles le Téméraire et Louis XI.
Il y eut les guerres entre Louis XIII, Louis XIV et Charles Quint - Malplaquet 11 septembre 1709 – puis les guerres révolutionnaires avec Jemappes 6 novembre 1792 Wattignies La Victoire 16 Octobre 1793 – , Fleurus – 8 messidor an II (26 juin 1794).
A cette époque, on s’étripait tous les ans dans notre région !!
Il y eut encore le fleuron de Waterloo, à 80 bornes d’ici où l’aigle courba définitivement la tête
Puis 1870, qui se termina tout près d’ici, à Sedan, dans les Ardennes !
14-18, en plein chez nous !
39-45, rebelote !
Comment voulez-vous qu’on ne soit pas copains avec les allemands , ils venaient nous visiter tous les 30 ans !!
C’est pourquoi, nous, gens de l’Avesnois et plus largement du Hainaut, français ou belge, avons un devoir particulier.Peut-être de “mémoire”, en tout cas, d’éducation !
Parce que, comme l’écrivit Montéhus, « c’qu ‘elle en a vu du beau sang cette terre, sang d’ouvriers et sang de paysans, car les bandits qui sont cause des guerres ne meurent jamais, on n’tue qu’les innocents ! »
Ecoutez la, cette « Butte rouge » de Montéhus chantée par les Motivés !
http://www.dailymotion.com/relevance/search/La%2Bbutte%2Brouge/video/x51vj0_la-butte-rouge_music
La Butte Rouge
Paroles de Montéhus et musique de Georges Krier.
Sur c’te butt’là y’avait pas d’gigolettes
Pas de marlous ni de beaux muscadins.
Ah ! C’était loin du Moulin d’la Galette,
Et de Panam’ qu’est le roi des pat’lins.
C’qu’elle en a bu du beau sang cette terre,
Sang d’ouvriers et sang de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
N’en meurent jamais, on n’tue qu’les innocents !
Refrain
La Butt’ Rouge, c’est son nom, l’baptême s’fit un matin
Où tous ceux qui montaient roulaient dans le ravin.
Aujourd’hui y’a des vignes, il y pousse du raisin.
Qui boira ce vin là, boira l’sang des copains.
Sur c’te butt’là on n’y f’sait pas la noce
Comme à Montmartr’ où l’champagne coul’ à flots;
Mais les pauvr’s gars qu’avaient laissé des gosses
Y f’saient entendre de terribles sanglots !
C’qu’elle en a bu des larmes cette terre,
Larm’s d’ouvriers, larmes de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
Ne pleurent jamais, car ce sont des tyrans !
Refrain
La Butt’ Rouge, c’est son nom, l’baptême s’fit un matin
Où tous ceux qui montaient roulaient dans le ravin.
Aujourd’hui y’a des vignes, il y pousse du raisin.
Qui boit de ce vin là, boit les larmes des copains
Sur c’te butt’là, on y r’fait des vendanges,
On y entend des cris et des chansons ;
Filles et gars doucement y échangent
Des mots d’amour qui donnent le frisson.
Peuvent-ils songer, dans leurs folles étreintes,
Qu’à cet endroit où s’échangent leurs baisers,
J’ai entendu la nuit monter des plaintes
Et j’y ai vu des gars au crâne brisé !
Refrain
La Butt’ Rouge, c’est son nom, l’baptême s’fit un matin
Où tous ceux qui montaient roulaient dans le ravin.
Aujourd’hui y’a des vignes, il y pousse du raisin.
Mais moi j’y vois des croix portant l’nom des copains !
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
11 – 11 – 2008
Allemagne commémoration de la Nuit de Cristal
novembre 9, 2008 at 6:40 | In Mémoire et histoire, Politique | 1 CommentTags: Allemagne commémoration de la Nuit de Cristal
Allemagne commémoration de la Nuit de Cristal
Il y a 70 ans, le 9 novembre 1938, un pogrom a marqué une nouvelle étape dans la politique anti-juive du régime nazi, avec l’arrestation de milliers de Juifs. Des centaines de synagogues étaient incendiées, tandis que les vitrines des magasins juifs étaient brisées, les commerces et les maisons pillées.
Le nom “la Nuit de Cristal” s’explique par les dizaines de milliers de vitrines brisées cette nuit là. Des évènements longtemps occultés dans la mémoire collective allemande.
La nuit de Cristal (en allemand Reichskristallnacht ) est le nom donné au pogrom contre les Juifs du Troisième Reich qui se déroula dans la nuit du 9 novembre 1938 au 10 novembre 1938. Présenté par les responsables nazis comme une réaction spontanée de la population suite à l’assassinat d’un conseiller de l’ambassade allemande à Paris par un jeune Juif, Herschel Grynszpan,
Herschel Grynszpan emmené par la police Française sera livré aux nazis
le pogrom est « mis en œuvre par le ministre de la Propagande du Reich, Joseph Goebbels, ordonné par le chancelier du Reich, Adolf Hitler, perpétré par des bandes composées de SA, de SS, de membres du la Jeunesse hitlérienne et d’autres organisations du parti national-socialiste, surveillé et soutenu par le SD, la Gestapo et d’autres forces de police. Ecoutez, sur France Inter :
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/2000ansdhistoire/
Ernst Rohm Patron des SA
Par un joli mais cruel retour de l’Histoire, les SA seront éliminés au cours d’une autre nuit : La nuit des longs couteaux , la nuit du 29 au 30 juin 1934.
Sur tout le territoire du Reich, plus de 250 synagogues furent détruites, 7 500 commerces et entreprises exploités par des Juifs saccagés; 91 Juifs furent assassinés, des centaines d’autres se suicidèrent ou moururent suite à leurs blessures et près de 30 000 furent déportés en camp de concentration. Point culminant de la vague antisémite qui submergea l’Allemagne dès l’arrivée des nazis au pouvoir en janvier 1933, la « nuit de cristal » est l’une des prémices de la Shoah.
Rapport d’une brigade S.A. de Darmstadt
11 novembre 1938
Le 10.11.1938, à 3 heures, je reçus l’ordre suivant :
« Sur ordre du chef de groupe, il faut faire sauter ou incendier immédiatement dans la brigade 50 l’ensemble des synagogues juives.
Les maisons voisines qui sont habitées par une population aryenne ne doivent pas être endommagées. L’action doit être menée en civil. Les mutineries et les pillages sont proscrits.
La notification d’exécution doit parvenir pour 8 heures 30 au chef de brigade ou à ses services. »
(Suit un rapport circonstancié où sont répertoriées les synagogues ayant été incendiées ou détruites)
Hitler et Goering profitent de l’occasion pour lancer une nouvelle série de mesures antijuives. Tout d’abord, une amende d’un milliard de marks est imposée aux Juifs « pour payer les dégâts » !
Ensuite, commence un vaste plan d’aryanisation de toutes les entreprises appartenant à des Juifs en Allemagne. Le 12 novembre 1938, tous les commerces de détail reçurent l’ordre de fermer avant le 31 décembre. Puis le 23 novembre, une circulaire signée Brinkmann, secrétaire d’Etat à l’Economie, ordonne la liquidation de tous le commerce de détail juif : les entreprises sont dissoutes, leurs stocks doivent être remis au groupement professionnel de leur branche d’activité. Les artisans sont rayés des registres professionnels et n’ont plus le droit d’exercer.
Le 3 décembre 1938, Funk et Frick étendent par décret l’aryanisation aux entreprises industrielles et aux possessions immobilières. Les Juifs sont alors totalement dépossédés.
Certains Juifs peuvent encore fuir l’Allemagne. Le but avoué des nazis est de vider l’Allemagne de ses Juifs.
Carte des incendies, assassinats et destructions de la Nuit de Cristal
Au même titre que nous nous souvenions ce matin de l’armistice de 14-18, nous devons nous souvenir d’autant que nous sommes entrés dans une « grande dépression » comparable à celle des années 30 qui permit l’avènement du nazisme !
Nous sommes anti sionistes, nous condamnons la politique d’Israël à l’égard du Peuple Palestinien.
Mais nous ne serons jamais antisémites !
Guy Dutron
9 – 11 -2008
11 Novembre 2008 quatre-vingt dixième anniversaire de la fin de la grande boucherie
novembre 9, 2008 at 9:12 | In Mémoire et histoire, Politique | Leave a CommentTags: 11 Novembre 2008 quatre-vingt dixième anniversaire d
11 Novembre 2008 quatre-vingt dixième
anniversaire de la fin
de la grande boucherie
Cadavres à Jonville (Meuse)
Chers lecteurs de plus en plus nombreux, cet article, pour une fois, sera un peu plus personnel. J’espère que vous en comprendrez les raisons en le lisant.
Il sera également très long ; pas en textes mais en photos et illustrations.
La raison en est simple : il se trouve que, passionné d’histoire, je détiens la collection complète du journal Le Miroir du 9 Août 1914 jusqu’à ce qu’il devienne « Le Miroir des Sports » en 1920.
Le Miroir
Le Miroir voit le jour en 1910. Jusqu’en 1912 il est imprimé sur du papier journal. Puis sa nouvelle formule est publiée le 4 avril 1912 sous la forme d’un « hebdomadaire entièrement illustré par la photographie » ; il prend alors la succession du supplément littéraire illustré du Petit Parisien. En 1917, un million d’exemplaires se vend chaque semaine. En 1920, Le Miroir devient Le Miroir des Sports.
La Une du Miroir le 9 Août 14 – Joffre
La particularité de ce périodique est de mettre en place une politique iconographique novatrice pour laquelle le contexte de la guerre 1914-1918 est montré sous un angle particulièrement favorable. C’est même un euphémisme !! Il glorifie Généraux et têtes couronnées d’Europe , enfin, celles qui sont nos alliées, bien sûr, parce que pour les autres ….
Le Miroir – le 2 août 14, on se presse pour partir ; c’est malheureusement vrai historiquement
Les photos d’allemands morts sont souvent prises dans des positions péjoratives ou dégradantes ;
en revanche, les morts français sont présentés sous un angle favorable quand il ne s’agit pas de photomontages !!
Ceci est un photomontage – une photo posée
C’est qu’il faut, dans le contexte d’union sacrée que la guerre fut fraîche et joyeuse, voyons !!
La photographie semble, pour Le Mirroir, le seul support capable de restituer la réalité de la guerre. Techniquement, rien à dire ; non seulement la qualité des reproductions est excellente grâce au procédé de l’héliogravure rotative, mais les thèmes abordés et le choix des clichés sont inédits. Dès le numéro du 14 mars 1915, le miroir lance un appel aux amateurs sous la forme d’un concours photographique permettant aux soldats munis d’appareils photos de révéler leur vie quotidienne sur le front. Cette revue de facture luxueuse s’adresse tout comme L’Illustration à des lecteurs éduqués et de classes sociales élevées. Le papier est d’excellente qualité et 90 ans plus tard, il a juste un peu jauni, enfin, vous allez en juger par vous même.
Septembre 14 Senlis après l’occupation
Panique à la Caisse d’épargne de Paris – encore un broker fou ???
Petit clin d’œil aux colonies
Le Matin du 3 12 1918 Hommage d’Anna de Noailles à Edmond Rostand – les poètes meurent aussi
Dessin du wagon de Rethondes
Douai après l’armistice
Journal le Matin du 12 11 1918
Entrée triomphale des Britanniques à Lille
Élisabeth reine des belges à Liège
Entrée triomphale des alliés dans Spa
Guillaume II “statufié” à Metz
Le Président américain Wilson et Madame en France
L’autre raison pour laquelle cet article sera un peu plus long, c’est mon grand père, Georges Dutron, qui passa quatre ans à Verdun quand il n’était ni blessé ni malade.
Je suis le seul de ma génération à l’avoir connu ; il est mort en 1950, j’allais avoir 5 ans et je me souviens de lui comme s’il était mort hier. C’est à ce titre d’ainé des petits enfants que je détiens ses papiers militaires, ses médailles …
C’est qu’il avait de quoi rester dans la mémoire enfant, mon grand père aveugle avec sa canne blanche.
« Sa » guerre, il me l’a racontée sous toutes les coutures, tellement que j’ai l’impression de l’avoir vécue.
Son histoire est édifiante !
En 1912, il avait été « ajourné » pour trop faible constitution ! Il n’était pas du tout faiblard, le papy, c’était même un paysan noueux mais il était tout petit, il ne mesurait que 1m, 52 !! Et le règlement stipulait 1m,53 !
Mais, au conseil de révision de 1913, on se doutait qu’il allait falloir de la chair à canon ; alors, il fut déclaré « Bon pour le service » et pour trois ans.
En Août 14, il était en perm’ pour la moisson ; le tocsin sonne, direction la gare d’Avesnes-sur-Helpe et le train pour Givet, le fort de Charlemont qui domine le goulet par lequel la Meuse entre en Belgique
La forteresse militaire de Charlemont fut construite en 1555 par Charles Quint – d’où son nom – et agrandie par Vauban en 1678.
Au début des hostilités, Georges monte en ligne vers Dinant pour soutenir les Belges qui craquent puis, c’est la retraite par Mouzon – Stenay – Montmédy pour arriver à Verdun !
Là, première galère : le Typhus , il sera soigné dans un hôpital à Beaumont du Périgord.
Sitôt remis, retour au front pour la bataille de Verdun ; je vous passe les détails, il sera blessé deux fois par éclats de grenade dans la poire et par balle dont il en avait gardé une en souvenir dans la carcasse.
Comme cela ne suffisait pas, il sera aussi gazé à l’Ypérite.
Il sera aussi cité trois fois : à l’ordre du régiment, et de l’armée comme ne témoignent les trois étoiles de sa croix de guerre.
Sa dernière citation est savoureuse ; il avait commencé la guerre comme mitrailleur aux manettes d’une hotchkiss ;
en 1916, le fusil mitrailleur fut introduit.
Un engin d’un poids du diable ! Hé bien, la citation du nabot de 1912, à la fin de la guerre, pendant l’offensive qui amènerait l’armistice fut la suivante : « Fusil mitrailleur d’élite ayant toujours donné à ses camarades d’admirables exemples de calme et de vigilance. Le 19 et 20 octobre 1918, devant Vouziers, a puissamment soutenu et protégé la progression de sa section ; a de nouveau montré le 21 octobre 1918, au cours de violentes contre-attaques allemandes, tirant en marchant, les plus belles qualités de discipline et de dévouement au feu. »
Tirer en marchant ! Avec l’engin de 1916 ! Il fallait avoir la rage au ventre ; et il l’avait le pépère ! Il s’était mis dans la tête de reculer le front car il avait une bonne raison dont on ne parle jamais.
Bien sûr, tous les poilus ont souffert le martyre mais il en est une partie pour qui c’était pire ! Ils étaient du Nord, du Pas-de-Calais, de l’Aisne, des Ardennes …et ils ont passé quatre ans du mauvais côté du front !!
Alors que les copains avaient quelques perm’ pour rentrer au pays, ils ont passé quatre ans avec leur famille de l’autre côté, sans même savoir si leurs proches étaient morts ou vivants ! De quoi avoir envie de le reculer, ce maudit Front !!
Il m’a raconté tout ça, et même pire : les cadavres qu’on écrabouillait en montant à l’attaque, les corps à corps, les gaz, les mutineries de 17 et les fusillés pour l’exemple, du coup, j’ai parlé d’eux !
TOUS MUTINS !!
mai 20, 2008 at 3:17 | In Le coin des poèmes qu’on y tient, Mémoire et histoire | | Edit this post
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Un jour, il m’a appris « La chanson de Craonne » et je la chante encore. Je la twisterais même s’il fallait la twister, comme chantait Ferrat !
C’est en pensant à lui que je l’ai mise sur ce blog !
LA CHANSON DE CRAONNE
mai 20, 2008 at 9:34 | In Le coin des poèmes qu’on y tient, Mémoire et histoire | | Edit this post
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Il m’a aussi parlé de Pétain que, contrairement à ce que voudrait la légende, il n’a jamais pu encadrer et surtout pas entre 39 et 45 ; il était gaulliste le Georges !
Au départ, c’était parce que Pétain avait inventé le « Tourniquet » !
Pas le joli manège qu’on voit sur nos ducasses du Nord, non ! Une technique qui consistait à ne pas laisser trop longtemps les régiments au front pour qu’il reste au moins 50 % de poilus valides qui pourraient apprendre l’art de massacrer au bleus qui arriveraient pour leur ration d’hémoglobine.
Georges, il appelait ça : L’égalité dans le massacre !
Alors, on va commémorer ! On va nous sortir de beaux cocoricos bien saignants ! On va nous recasser nos vieilles roubignoles avec nos hauts faits d’armes, ce sera sans moi !
Vous, mes beaux messieurs, vous les sabreurs, les bourgeois, les gavés, cette putain de guerre, parlez-en comme j’en parle ici ou alors, couvrez-vous la tête de cendres et taisez-vous par simple respect pour ceux dont je vous interdis de récupérer les os !
Parce que mon grand père est mort aveugle, les poumons bouffés par vos saloperies, détruit !
Messieurs les sabreurs, les tortionnaires, les docteur Folamour de tout poil, depuis 1950, depuis 58 ans, je vous hais !
Guy Dutron
10 – 11- 2008
IL Y A TRENTE ANS JACQUES BREL PARTAIT AUX FLEURS LA PAIX DANS L’AME .
octobre 8, 2008 at 3:40 | In Belgique, Culture - Livres, Mémoire et histoire | Leave a CommentTags: IL Y A TRENTE ANS JACQUES BREL PARTAIT AUX FLEURS LA PA
IL Y A TRENTE ANS JACQUES BREL PARTAIT AUX FLEURS LA PAIX DANS L’AME .
UN vieux souvenir personnel, pour une fois ! Il y a trente ans, je militais déjà puisque cela dure depuis 47 ans, j’étais élu de Bagneux et je m’occupais alors, avec des copains d’Antony, d’un hebdomadaire aujourd’hui disparu : « Banlieue Sud L’Echo ».
Dans le numéro 24 du Vendredi 13 Octobre 1978, au lendemain de la mort de Brel, j’écrivis l’ édito du journal sur cet événement ! Brel n’était plus.
Tu reposes, vieux Don Quichotte, au cimetière d’ Atuona à Hiva Oa dans l’archipel des îles Marquises, à côté de Paul Gauguin.
Encore aujourd’hui, trente ans plus tard, de ce texte que j’écrivis à ton départ, je n’ai rien à en retirer. Le voici :
SALUT GRAND JACQUES « ON T’AIMAIT BIEN »
Toute la presse, tous les moyens d’information en ont parlé et reparlé alors pourquoi ces quelques lignes pour perler de toi ?
Sûrement parce que je suis triste et que j’ai besoin de le dire.
Sûrement aussi parce que j’ai la conviction qu’avec toi vient de disparaître un grand poète, une partie de la mémoire collective d’un peuple.
Feydeau disait que l’art de la comédie consiste à faire se rencontrer des gens qui, normalement, ne devraient pas se rencontrer.
Ton talent, c’était justement de nous faire rencontrer ce que trop souvent nous refusons de voir : NOTRE MONDE – NOUS-MÊMES :
NOTRE MONDE D’ABORD ;
Tout y passait en instantanés qui faisaient mouche.
L’église et ses bigotes, l’école avec ces Jules et ces Prosper qui seront pharmaciens parce que papa ne l’était pas, l’anonymat dans une société d’où disparaissent les rapports humains et « Au suivant » ! Ce conformisme dans lequel on s’installe parce que « des fenêtres nous guettent » et nous refusons de voir Amsterdam.
Vous refusez de voir tout cela, disais-tu ? Alors regardez ! L’armée et la guerre « aux ordres de quelques sabreurs qui exigent du bout des lèvres » !
NOUS-MÊMES, ENFIN :
Tu nous disais l’importance de nos racines car on a tous un « Plat Pays » mais tu nous disais aussi de prendre garde au chauvinisme et toi, Flamand du Royaume de Belgique, tu chantais « Vive la République et Merde aux Flamingants » !
Tu nous rappelais parfois notre révolte. C’est vrai tout de même « Pourquoi ont-ils tué Jaurès » ?
Tu nous parlais d’amour. Ah ! « Quand on n’a que l’amour » ! Mais soyez donc aussi un peu lucides de temps en temps, disais-tu car, par amour, un homme (ou une femme) peut aller jusqu’à abdiquer toute dignité et crier « Ne me quitte pas » !
Tu criais ton espoir dans l’homme même lorsqu’il a touché le fond et, soudain, tous les Jeff du monde se sentaient moins seuls.
Tu nous redisais sans cesse nos grandes interrogations : la peur de vieillir, la mort. Oui ! La mort que tu voulais tant nous faire regarder en face.
Pour toi qui l’as regardée le plus dur est fait. Hé oui, tu ne seras jamais ni à Knokke le Zout ni ailleurs ce « chanteur pour femmes vieillissantes » que tu redoutais d’être un jour.
Et puisque tu voulais qu’on rie et qu’on boive quand on te mettrait dans le trou, il faut rire car la vie continue.
Alors, la semaine prochaine, lorsque je passerai dans ton pays, j’irai dans ce bistrot qui sent la frite. Je sais que j’y rencontrerai ce garçon qui a ton accent et qui est là depuis si longtemps que tu pourrais croire qu’il attend encore Madeleine.
Alors, j’essaierai de rire en demandant une bière.
Mais je sais déjà qu’elle sera dure à avaler
Guy Dutron – 13 Octobre 1978
Après les obsèques de Georges Debunne La semaine précédente à Uccle : l’adieu de Jef à Georges
octobre 5, 2008 at 8:10 | In Belgique, Mémoire et histoire, Politique | Leave a CommentTags: Après les obsèques de Georges Debunne La semaine pr
Après les obsèques de Georges Debunne La semaine précédente à Uccle : l’adieu de Jef à Georges
Vous pourrez lire cet adieu de Jef Sleecks , ancien député socialiste flamand et un des fondateurs du Comité pour une Autre Politique (CAP) sur le site de nos camarades de CAP
http://www.autrepolitique.be/site/modules/news/article.php?storyid=516
Tout notre respect à la mémoire de Georges Debunne et nos condoléances à ses proches
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
5 – 10 – 2008
Libre-Esprit, es-tu là ?
octobre 1, 2008 at 8:16 | In Culture - Livres, Mémoire et histoire | 1 CommentTags: es-tu là ?, Libre-Esprit
Libre-Esprit, es-tu là ?
AU MOYEN-ÂGE, les hérésies incarnent le seul mode de négation de l’ordre
féodal. À partir du XIIIème siècle, le mouvement du Libre-Esprit s’étend
comme une lame de fond libertaire. Comme les austères Cathares, les Frères
du Libre-Esprit1 prêchent la pauvreté volontaire, le mépris des biens
terrestres et le refus d’obéissance à l’Église romaine. Mais, contrairement
à ces culs-serrés, ils refusent l’abnégation et le renoncement aux plaisirs
de la chair en prônant plutôt une émancipation totale des corps.
Joachim de Flore 1132 – 1202
En 1200, les prédications de Joachim de Flore prophétisent l’imminence
d’une nouvelle ère : « Le premier temps a été l’obéissance servile, le
second la servitude filiale, le troisième sera la liberté… Le premier a
été la crainte, le second la foi, le troisième l’amour. Le premier a été
l’âge des esclaves, le second celui des fils, le troisième sera celui des
amis. » Inspirés par cette bien belle promesse d’un âge d’or égalitaire,
Almauriciens, Bégards et Béguines, Lollards, Fraticelles, Picards et autres
Turlupins vont propager la doctrine du Libre-Esprit des Flandres à la
Rhénanie jusqu’en Italie du nord. Ces confréries remettent non seulement en
cause les dogmes de l’Église, mais, par une audacieuse équation,
s’affranchissent de la religion même. « Dieu est d’une manière formelle
tout ce qui est, disent-ils, l’âme parfaite est Dieu. »
C’est d’une simplicité biblique, Dieu est partout, et si je sens Dieu en moi, je suis
Dieu. Pour atteindre cette perfection mystique, les subtils en esprit
doivent passer par plusieurs épreuves initiatiques, de l’ascèse à
l’illumination. Une fois atteint une sorte d’extase – on ignore à quoi ils
se défonçaient – , le « parfait » réintègre l’âme dans « l’état d’innocence
originelle », celle du paradis avant qu’Adam et Ève en fussent bannis. Dans
Le Miroir des simples âmes, écrit par Marguerite Porète (qui fut brûlée en 1310 à Paris), on peut lire : « l’âme qui s’est anéantie dans l’amour de
Dieu, peut accorder à la nature tout ce qu’elle désire, sans éprouver aucun remords ». En clair : fait ce qu’il te plaît.

Béguine telle Marguerite Porète imprimée à Lübeck en 1489
Au terme de l’illumination, il n’était pas rare qu’un adepte du Libre-Esprit prétende ne plus du tout avoir besoin de Dieu.
« Ce que l’œil convoite, que la main s’en saisisse. »
En 1310, l’évêque de Strasbourg décrit leur doctrine afin de la dénoncer au pape : « L’état de perfection dispense de la prière et du jeûne ; toutes choses sont communes à tous et il leur est permis de voler ; personne ne sera damné, ni les Juifs, ni les Sarrazins. Ils disent qu’ici-bas, l’homme peut être aussi pleinement heureux qu’il le sera dans le ciel. » Foin du châtiment divin, donc. Plus de péché, plus d’enfer, ou mieux, le seul purgatoire serait de ne pas réaliser ses désirs sur terre, ici et maintenant. Ce qui offense également l’Église, c’est que les initiés revendiquent la liberté en amour et la mettent en pratique : « la fornication n’est pas un péché », pas plus que l’infidélité, le divorce, l’homosexualité ou la nudité. Faut pas se gêner…
Les adeptes du Libre-Esprit, plutôt que de s’enfermer dans des pratiques sectaires, propagent leur style de vie scandaleux chez le bas peuple en le persuadant de quitter son pénible labeur pour se livrer au vagabondage et à la mendicité. Les « saints mendiants » se répandent comme des poissons dans l’eau dans les villes de Rhénanie au cri de « Du pain, pour l’amour de Dieu », formule qui sera proscrite par l’Église en 1317. Bégards et Béguines – beaucoup de femmes adhèrent à ce mouvement égalitariste – habitent des maisons communautaires, fuient tout travail manuel, portent de longues tuniques rouges ornées de grands capuchons, se livrent à de joyeuses sarabandes érotiques, etc.
Dès le début du XIVème siècle, l’Inquisition pourchasse et brûle les initiés, mais le Libre-Esprit continue à déployer un empire invisible durant quatre siècles… En 1545, Calvin évalue leur nombre à 10 000 dans le Brabant et les dénonce dans son traité Contre la secte phantastique et furieuse des Libertins qui se nomment Spirituels.
CALVIN, JEAN [MIRJAM VAN VEEN - ED.]. Contre la secte phantastique et furieuse des libertins qui se nomment spirituelz. Response à un certain holandois. {Ioannis Calvivi. Opera omnia. Series IV. Volume I].
Genève. Librairie Droz. 2005. Org. blue cloth hardback, gilt title spine, tall 8vo: [ij], 286pp. very fine copy – as new. Series IV. Scripta didactica et polemica. Volume I: Contre la secte phantastique et furieuse.. ISBN: 2-600-00966-3. (ajouté par le blog)
En 1640, on retrouve encore leur influence parmi les courants égalitaires de la Révolution anglaise, chez les Ranters ou les Divagateurs. Avec la propagation du Libre-Esprit s’opère un renversement de perspective philosophique qui va contribuer à placer l’homme au-dessus de toute soumission, de toute force extérieure à lui-même. C’est aussi l’émergence d’un mouvement dont la formule magique de 68 « Vivre sans temps mort et jouir sans entrave » résonne comme l’écho le plus proche.
Ci-dessous Raoul Vaneigem notre voisin belge né à Lessines en 1934 et l’un des ses livres
Anatole Istria
CQFD – N° 59 – septembre 2008
À lire aussi sur ce sujet :
Raoul Vaneigem, Le Mouvement du Libre-Esprit (1986), Éd. L’Or des Fous,
2005.
Yves Delhoisie, George Lapierre, L’incendie millénariste, Os Cangaceiros,
1987.
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A petit godillot, petite photo ! Na (proverbe Ouzbek)







Le visage tuméfié de Robert Boulin après sa mort source Hisiaux free.fr
Plan large du corps de Robert Boulin à sa sortie de l’eau …pas de rocher en vue !!

Localisation de la Ferme du Baron sur Google Earth
Artcle La Voix du Nord en 1990
Localisation des victimes belges – Partie orientale
Louise Michel Communarde
Louise Michel durant sa déportation
La Bolduc à ses débuts avec un orchestre d’amis
La Bolduc Jeune
La Bolduc en 1935






Successivement : le général Oufkir et le colonel Dlimi source Maroc Hebdo Press
Matriochka des présidents français qui ont bloqué l’affaire




Anitbakir : Le mausolée d’Atatürk
La nuit tous les loups sont gris
Emir Kir (à droite !) avec Elio di Rupo (à gauche)
Signe de ralliement des Loups Gris




Baudouin Prot vu par le Journal du Net

Manifestation musulmane anti – danoise







Jaurès “Allemand” caricature par Orens
Tombeau de Jean Jaurès au Panthéon
Jules Guesde et Jean Jaurès






Le Capitole de l’Illinois à Springfield






































