Le coin des ziques qu’on aime bien Django Reinhardt
novembre 14, 2009 at 6:23 | In Belgique, Culture - Livres, Europe, Le coin des ziques qu'on aime bien, Mémoire et histoire | 8 CommentsTags: Le coin des ziques qu’on aime bien Django Reinhardt
Le coin des ziques qu’on aime bien Django Reinhardt
C’est à un presque voisin que nous rendons hommage aujourd’hui. En effet Jean-Baptiste Reinhardt, plus connu sous le nom de Django Reinhardt est né dans une roulotte à Liberchies, entité de Pont-à-Celles, Belgique, le 23 janvier 1910.

Son style de jeu et de composition a ensuite été imité, donnant naissance à un style à part entière : le Jazz manouche. Issu d’une famille manouche, il est encore aujourd’hui l’un des guitaristes les plus respectés et influents de l’histoire du jazz. Trois de ses descendants sont devenus guitaristes : Lousson Reinhardt, son fils aîné issu d’un premier mariage, Babik Reinhardt, son second fils décédé en 2001, et David Reinhardt, fils de Babik, qui poursuit aujourd’hui la voie de son grand-père en tant que jazzman, en refusant de n’être qu’un imitateur.
La famille Reinhardt ne se fixe à Paris, d’abord sur les Fortif’, la « Zone » mal famée jouxtant la Porte de Choisy, puis à la Porte d’Italie. À l’âge de 13 ans, il court déjà le cachet dans les bars et bals de Paris. En 1928, l’accordéoniste Jean Vaissade aide Django à enregistrer son premier disque. Ne sachant ni lire ni écrire, même pas son propre nom, les étiquettes portent la mention « Jiango Renard, banjoïste ». La même année, le chef d’orchestre Jack Hylton, impressionné par la virtuosité de Django, lui propose de l’engager dans sa formation de musique populaire, qui doit partir se produire à Londres. Le destin s’y oppose : juste avant le départ du groupe, le 26 octobre 1928, un incendie se déclare dans la roulotte où il vit en compagnie de sa première femme, Bella Baumgartner. Les fleurs en celluloïd — matière très inflammable — que celle-ci vend s’enflamment au contact d’une bougie. La caravane est détruite. Les deux occupants sont gravement blessés. Django est sérieusement brûlé à la jambe droite et à la main gauche. Cette main cicatrise très difficilement. Django reste près de 18 mois à l’hôpital, où les médecins prédisent qu’il ne pourra plus jamais rejouer de musique. On doit finalement brûler sa main au nitrate d’argent pour provoquer la cicatrisation. Django a perdu l’usage de deux doigts, mais s’obstine, et après 6 mois de travail sans relâche il développe une technique nouvelle sur la guitare que son frère Joseph, alias « Nin-Nin », lui a apportée comme voie de rééducation.
À sa sortie d’hôpital en 1930, Il découvre que la guitare a gagné sa place au sein des orchestres de Jazz et les premiers contacts de Django avec la musique de Duke Ellington, Joe Venuti, Eddie Lang ou Louis Armstrong sont un choc. Le jeune guitariste décide de consacrer son existence à la pratique du Jazz.
En 1931, il joue dans l’orchestre du club la « Croix du Sud », dirigé par André Ekyan, au côté de Alix Combelle et Stéphane Grappelli.
Avec Stéphane Grappelli, ils fondent en 1934, grâce à Louis Vola, le Quintette du Hot Club de France. Le groupe comprend également le frère de Django, Joseph, alias « Nin-nin », ainsi que Roger Chaput à la guitare et Louis Vola à la contrebasse. Les cinq musiciens inventent une musique nouvelle qui remporte un grand succès.
- Quintette du Hot Club de France: Stephane Grappelly (Vin), Joseph Reinhardt, Pierre Ferret (G), Lucien Simoens(b), Freddy Taylor (Vcl) en 1936 : SHINE ! Un grand succès de Louis Armstrong : un dialogue au sommet entre Stéphane et Django :
- http://www.youtube.com/watch?v=1DcMHrKklZM
- Quintet of the Hot Club of France – Melancholy Baby 1938 : http://www.youtube.com/watch?v=4IBdmsHryP0
- Solitude – Quintette of the Hot Club of France – 78rpm : http://www.youtube.com/watch?v=uCmi4Uj1dzI
Une émouvante video de 11minutes qui retrace les débuts de Django et ce que nous venons d’écrire : Django Reinhardt Video Quintette du Hot Club de France : http://www.youtube.com/watch?v=LW7aVlPLZJQ&feature=PlayList&p=0FF4A5CE1B33D229&playnext=1&playnext_from=PL&index=7
- Quintet of the Hot Club of France – Swing 39 1939 : http://www.youtube.com/watch?v=JfAZ_7QEKVw&feature=PlayList&p=0FF4A5CE1B33D229&playnext=1&playnext_from=PL&index=1
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939, le quintette est en tournée en Angleterre. Stéphane Grappelli choisit d’y rester, Django retourne en France, à Toulon, où il est mobilisable dans la Flotte mais est à nouveau réformé à cause de ses brûlures. Il passe la guerre en Zone Libre, jouant à Paris, voyageant et tentant même de gagner la Suisse après un passage à Thonon, sans succès.
En 1940, il enregistre le titre “Nuages” avec le clarinettiste et saxophoniste de jazz Hubert Rostaing. http://www.youtube.com/watch?v=DY0FF4iR9Cw
En 1943, il épouse, à Salbris, Sophie Ziegler, sa seconde femme, dont il aura l’année suivante un fils, Babik Reinhardt, qui deviendra à son tour un grand guitariste.
Ici, Bireli Lagrene & Babik Reinhardt jouent “Djangology” et y ajoutent quelques fleurs au Festival Django Reinhardt festival de Samois-sur-Seine in 1990. Samois est la commune ou Django est mort et repose : http://www.youtube.com/watch?v=gBT43C8vc3k
À la libération, Django retrouve Grappelli avec lequel il improvise sur une Marseillaise qui restera célèbre : un enregistrement du 31 janvier 1946 http://www.youtube.com/watch?v=ciJUJDWmjQs
En 1951, après un échec américain, il achète une maison et s’installe à Samois-sur-Seine en Seine-et-Marne, près de Fontainebleau. À ce moment commence pour lui un véritable renouveau : l’inspiration revient, son jeu est plus inspiré que jamais. Il joue avec un orchestre composé des meilleurs be-boppers français : Roger Guérin, Hubert et Raymond Fol, Pierre Michelot, Bernard Peiffer, Jean-Louis Viale. Il est toujours à l’avant-garde du jazz.
En 1953, Norman Granz fait part à Django de son désir de l’engager pour les légendaires tournées du Jazz at the Philharmonic. Le producteur français Eddie Barclay lui fait enregistrer 8 titres, en guise de « carte de visite » pour les amateurs américains. Ces 8 morceaux exceptionnels marqueront irrémédiablement les amateurs de Jazz et surtout les guitaristes du monde entier, qui s’inspireront des décennies durant du jeu d’un Django très en avance sur son époque.
Ici, en compagnie de Duke Ellington, une composition de Fats Waller : Honeysuckle Rose. Django a électrifié sa guitare ! http://www.youtube.com/watch?v=QATIHWbN-sM&feature=related
Django enregistre son dernier disque le 8 avril 1953, avec Martial Solal au piano (c’est un de ses premiers enregistrements), Pierre Michelot à la contrebasse, Fats Sadi Lallemant au vibraphone et Pierre Lemarchand à la batterie. Son interprétation vibrante de Nuages fera dire à certains que le guitariste s’attendait par prémonition à disparaître d’ici peu.
Il mourra un mois plus tard d’une hémorragie cérébrale. Django Reinhardt repose depuis à Samois sur Seine.
Depuis, d’autres continuent. Dont un jeune prodige de la même région de Belgique : Alexandre Cavalière qui est maintenant un jeune papa !

Ici, Alexandre Cavalière en concert à koekelberg avec Mario à la guitare solo, Walter à la rythmique, Renaud à la guitare solo 2 et Rodrique à la contrebasse. Dans un grand succès de Django Manoir de mes rêves : http://www.youtube.com/watch?v=X1bmoRImgqk
Les mêmes au même endroit : Dorado swing http://www.youtube.com/watch?v=G7t0tFqFhz8
Concluons avec la famille !
Revenons aux origines à Liberchies : Gipsy Jazz @ Django a Liberchies 2009 http://www.youtube.com/watch?v=U5UH0ZmATuI&feature=related
CHRISTIAN ESCOUDE NOUVEAU TRIO GITAN au festival de MARCIAC 2008
Christian ESCOUDE, David REINHART (petit fils de Django et JB LAYA dans un assortiment de leurs talents ! http://www.youtube.com/watch?v=daDr27ONOac&feature=related
David Reinhardt, Jean-Yves Dubanton le 01/06/2006 au Festival Jazz Musette de St Ouen
http://www.youtube.com/watch?v=9lGYi0hbxOI&feature=related
En 2010, à Liberchies comme à Samois, sera commémoré le 100ème anniversaire de la naissance de Django.

Guy Dutron 14 11 2009
L’Histoire en Chansons
août 16, 2009 at 9:14 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Europe, Le coin des ziques qu'on aime bien, Mai 68, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, sarkosy | 14 CommentsL’ Histoire en Chansons
De tout temps, l’Histoire a été marquée par des chansons qui contribuent ainsi à notre connaissance. Impossible d’être exhaustif, évidemment mais voici un florilège. Certaines chansons sont à vomir, d’autres émouvantes …que nous le voulions ou non, elles sont l’Histoire ! Peu de textes beaucoup de liens pour vous en offrir un maximum.
L’épopée biblique :
Josué à la bataille de Jéricho par la grande Mahalia Jackson
http://www.youtube.com/watch?v=fY0G_S6ZrtE&feature=related
Un vieux spiritual par Louis Armstrong : Sometimes I feel like a motherless Child
On avance un peu …beaucoup même …l’an Mil et un peu après …l’épopée Cathare ….On n’est pas obligé d’aimer les phallus qui bordent l’autoroute…

Francis Cabrel, lui, n’aime pas trop !!
Les chevaliers cathares :
http://www.youtube.com/watch?v=fktY0ptO5mw
Encore un peu …Jeanne d’Arc ; une excellente interprétation de la Jeanne de Léonard Cohen :
http://www.youtube.com/watch?v=vmAIp4vsitc
Avançons encore …Madame de Pompadour ne plait pas à tout le monde ….

Gabriel Yacoub chante : Comprenez-vous ?
http://ticou.vox.com/library/audio/6a00f48cea66d4000200fa96881bbe0002.html
Et ça continue ….Contre La Poisson !! La Pompadour, favorite de Louis XV, était née Jeanne Antoinette Poisson
http://www.youtube.com/watch?v=-MoY5BhKy-8&feature=related
Sautons un roi….., la révolution, les révoltes, la chouannerie, la question sociale, la Commune de Paris
Qu’est-il ? Rien …Que veut-il ? Devenir quelque chose !! Le Tiers-Etat
http://www.youtube.com/watch?v=7dTC2rONNtM&feature=related
La Fête de la Fédération …14 juillet 1790 ….La bonne aventure oh gué
http://www.youtube.com/watch?v=7wki8_GhGck&feature=related
La Chouannerie : Le chant de l’armée de Charrette 1793

http://www.youtube.com/watch?v=yIg0xFy2TWQ&feature=related
L’épopée Napoléonienne…..Le rêve passe ….Une chanson créée par Bérard en 1907 à la gloire des armées napoléoniennes
http://www.youtube.com/watch?v=2yr5R4qAB2g&feature=related
Mais, les soldats, eux, pensent à autre chose : Ils demandent à boire à « l’aimable Fanchon »
http://www.youtube.com/watch?v=7W13psu5s00&feature=related
Ou bien préfèreraient être ….Après de leur blonde..
http://www.youtube.com/watch?v=C9xCSI26DVc&feature=related
Tout ceci se termine…..La Marche de la Garde Impériale à Waterloo
http://www.youtube.com/watch?v=FZ_SFLzt-n4&feature=related
Les journées de 1848 : Le chant des Girondins ; Chanson écrite à l’occasion de la représentation d’un drame “Le Chevalier de Maison-Rouge”, d’Alexandre Dumas et Auguste Maquet. La chanson fut un immense succès ….en 1847 …on pense déjà à 48 !
http://www.youtube.com/watch?v=O7ZE7kzcOj8&feature=related
Napoléon le Petit …tiens ? Déjà !! Le sire de fiche ton camp ….écrite sous La Commune …
http://www.youtube.com/watch?v=H2vDuCezDvo&feature=related
La Guerre de 70 …Sedan …La Commune ….Le massacre …La Semaine sanglante ..C’est François Béranger qui la chante …Nous le retrouverons.
http://www.youtube.com/watch?v=djuLvrGSFiI

Caricature de Déroulède
Mais les va-t-en-guerre sont à l’œuvre dont ce crétin de Déroulède en 1875 !!
http://www.youtube.com/watch?v=yUvMSrcreQY&feature=related
On la rechantera avant 14…Pour mobiliser les gogos !!
Mais, dès 1885 – 86… les luttes reprennent…l’espoir renaît ….Finalement, malgré « La tourbe des bourreaux gras » ….Elle n’est pas morte !!
Chantée ici par la grande Germaine Montero sur des paroles d’Eugène Pottier, l’auteur de l’Internationale.
http://www.youtube.com/watch?v=WUUC7Z3aaqo
Début du siècle les impérialismes s’affrontent ….encore un p’tit coup de Clairon, façon Botrel cette fois !!! On glorifie Rosalie, notre si bonne baïonnette cruciforme interdite par la convention de Genève …on s’en fout…ça rentre !!!! Allons ! Verse à boire, bourré, on monte mieux en ligne !!
http://www.youtube.com/watch?v=LkjEtFMmWdY&feature=related
Mais tout le monde n’est pas d’accord …1917 …Les mutineries…Craonne …Là, vous avez un article entier sur notre blog : LA CHANSON DE CRAONNE
Avec des photos et des images terribles.
Et les joyeusetés continuent…..L’intelligence militaire avance à grands pas, même quand on en a jusqu’à la ceinture …Graeme Alwright l’a écrite …l’anonyme de tout à l’heure nous le chante ; il s’appelle Michel !
http://www.youtube.com/watch?v=V5-rr4Aeuqc
La montée des périls …La Guerre d’Espagne : Chante Paco ! A galopar ! Avec la surprise d’un grand poète espagnol qui nous a quittés en 1999….
http://www.youtube.com/watch?v=15JfnrqBqSI

Munich
Encore une « bonne guerre » ….39-45 : The Kinks – Mr Churchill Says
http://www.youtube.com/watch?v=Fk24stOBie4

Mais ça résiste …pas autant qu’on nous l’a dit mais ça résiste ! Le Chant des Partisans…
http://www.youtube.com/watch?v=15JfnrqBqSI

Double lynchage à Marion Indiana 1930
En 1939, on applique toujours la loi de Lynch aux USA …d’étranges fruits pendent aux arbres. Billie Holliday chante l’une des premières chansons antiracistes : Strange Fruit !!!!!
http://www.youtube.com/watch?v=h4ZyuULy9zs
Toute la désespérance de l’occupation dans cette chanson de Léo Marjane : Seule ce soir ….
http://www.youtube.com/watch?v=via0kHcEV1A
Marlène Dietrich aussi résiste à sa manière : Lily Marlène dans un camp US en Alaska …
http://www.youtube.com/watch?v=oRxR7e2c2L0
La libération de Paris ..St Germain des Près …Les Zazous !! Une reprise de l’inoxydable Brigitte Fontaine ….
Ensuite …les trente glorieuses …Le progrès …. Soit pas cruelle … passe-moi un coup de fil !!!!
Mai 68 …Français-Immigrés Tous unis !!! Ouais …Pas tant que ça …n’est-ce pas François Béranger ?
Et ça continue ….Le chili …Pinochet …Rafles ..Stade de Santiago du Chili ….La junte assassine Victor Jara ..Julos Beaucarne écrit une Lettre à Kissinger : ici par Chanson Rebelle …
François Béranger avait raison …ça continue …Heureusement la jeune génération prend la relève ! Thomas Pitiot – Mamadou l’Etranger
http://www.youtube.com/watch?v=q0nMpiGZ1xc
Mais la génération d’avant est encore là ! Francesca Solleville nous résume tout ça façon Ferrat à la fête de l’Huma 2008 : Ma France…
Guy Dutron 16 08 2009
Sydney Bechet irascible et puissant né avec le jazz en 1897
juillet 19, 2009 at 4:25 | In Altermondialisme, Belgique, Culture - Livres, Le coin des ziques qu'on aime bien | 4 CommentsTags: Sydney Bechet irascible et puissant né avec le jazz en 1897
Sydney Bechet irascible et puissant né avec le jazz en 1897
Sydney Bechet jeune – source Jazz History
Décidément, vous en redemandez !! Après Satchmo et Kid Ory, après Boris Vian que vous avez plébiscités (100 à 200 lectures par jour), je vous présente une nouvelle tête de l’art et y’a pas de fote !!! SYDNEY BECHET
Sidney Bechet est né le 14 mai 1897 à La Nouvelle-Orléans mais ce n’est pas certain ; d’autres sources parlent de 1891 …Il est clarinettiste, saxophoniste et compositeur, chanteur. Il jouait également d’a peu près tous les instruments. Il existe un enregistrement de lui dans lequel il joue « Polka dot stomp » et intitulé « Bechet one man band » qui doit bien être le premier disque enregistré avec la technique de re-recording ou de mixage d’enregistrements séparés. Dans cet enregistrement, Sydney joue du soprano, de la clarinette, du piano, la batterie et même du sarrussophone, un monstrueux saxo-basse à deux anches et il faudrait entendre comme il swingue avec cet engin !!
Musicien universel dès sa jeunesse, Sidney Bechet est à l’origine de la première critique de jazz de qualité. En 1919, il joue la clarinettiste solo du Southern Syncopated Orchestra dirigé par le compositeur Will Marion Cook. Le chef d’orchestre suisse Ernest Ansermet l’écoute à Londres, et écrit « Il ne peut rien dire de son art, sauf qu’il suit sa propre voie… et c’est peut-être la route sur laquelle le monde entier swinguera demain.
Prodige musical, né d’une famille créole, il étudie avec Louis dit “Papa” Tio et Lorenzo Tio fils à la Nouvelle-Orléans. Il participe, en 1917, à l’exode vers Chicago. Il y rencontre le trompettiste Freddie Keppard et le pianiste Tony Jackson. Puis il part pour Londres et découvre le saxophone soprano, plus puissant que la clarinette et qui lui permet de sortir son célèbre vibrato qui est sa marque de fabrique.
En juin 1924, Sidney Bechet rejoint le groupe de Duke Ellington et commence la deuxième tournée en Nouvelle-Angleterre. Moins de trois mois plus tard, Duke le renvoie après qu’il ne se soit pas présenté à trois concerts. Il faut dire que ce bougre de Sydney est un indiscipliné notoire et volontiers bagarreur.
Expulsé de Grande-Bretagne pour cause de bagarre dans un hôtel, Bechet s’installe à New York où le pianiste Clarence Williams tient le faire enregistrer, en particulier avec de Louis Armstrong. C’est ainsi qu’a lieu une première rencontre entre ces géants du jazz : Ici Texas Moaner Blues par le « Clarence Williams Blue Five » avec Bechet et Armstrong : http://www.youtube.com/watch?v=861QLDJag5M et le superbe Mean Blues par les mêmes avec une merveille de contre chant très doux de Satchmo : http://www.youtube.com/watch?v=UlnfC-fxECc
Sydney revient en Europe où il joue quatre ans dans la Revue Nègre dont Joséphine Baker est la vedette : un tout petit extrait de 18 secondes !! http://www.youtube.com/watch?v=QPCYYdECJIs&feature=related
et ici, un peu plus tard dans « Haiti mon pays » http://www.dailymotion.com/relevance/search/jos%C3%A9phine+baker/video/xx1u0_josephine-baker-haiti-mon-pays-damo_music?hmz=746162736561726368
Bechet connait un retour triomphal au Festival de jazz de Paris en 1949, il s’établit en France. Bechet y devient une super vedette française avec une épouse à la campagne et une maîtresse à Paris !! Mais il n’est pas le seul dans ce cas, n’est-ce pas mes loulous !!!!!
Il est adulé par ses accompagnateurs et attire les foules. Petite Fleur est un succès mondial, Il est de ceux qui feront le succès du Festival de Jazz d’Antibes et écrira « Dans les rues d’Antibes » : http://www.youtube.com/watch?v=5Tg7sNqgYAI
Pour définir la musique de Bechet on dit souvent « autoritaire ». Ses nombreux ennuis en disent long sur son caractère irascible qui se manifeste dans des soli souvent exaltés et enthousiastes, directs, dépouillés. Dans le genre, il ne ressemble à aucun autre musicien..
Ce serait une erreur de ne voir dans l’œuvre de Bechet qu’un simple étalage d’autocratie musicale ou de pure virtuosité. Si on considère la période précédant son installation en France et singulièrement son travail à la clarinette, comme Muggsy Spanier, trompettiste sensible et puissant, c’est un modèle de sobriété et d’orchestrations proches de l’idéal du contrepoint détendu et décontracté typiquement Nouvelle-Orléans.
Parmi ses plus célèbres enregistrements il faut faire figurer :
- le remarquable trio Blues in Thirds, avec Earl Hines et Baby Dodds, un enregistrement de 1940 http://www.youtube.com/watch?v=5-nl63zYOac
- Blue Horizon, un des plus beaux morceaux de clarinette de l’histoire du Jazz : enregistré ici en 1944 par Sidney de Paris, trompette - Vic Dickenson, trombone
Sidney Bechet, clarinette - Art Hodes, piano – Pops Foster, basse – Manzie Johnson, drums : http://www.youtube.com/watch?v=QBoO0GMadAg
- Un enregistrement de 1947 : Kanzas City man blues à deux clarinettes avec Bob Wilber et son orchestre : http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=-ai8Go9aqvw
- Petite fleur : ici en concert à l’Olympia en 1954 accompagné au trombone par ce cher Benny Vasseur natif de Neuville Saint Rémy en Cambrésis : http://www.youtube.com/watch?v=J7u9×50GGGs
- et toutes ses versions de Summertime http://www.youtube.com/watch?v=IG4nPM9uxwg&feature=PlayList&p=9E92B907E11D69C3&playnext=1&playnext_from=PL&index=24
ou de Weary Blues. Ici une interprététion « swing » par un autre grand clarinettiste de la même époque : Albert Nicholas en 1954 http://www.youtube.com/watch?v=Ih3oymfSwkY
Puisque nous sommes un blog du Hainaut rappelons deux choses :
En 1956, Sydney entame une grande tournée en Belgique. Albert Langue, jazzman de Mons et initiateur du Festival Mondial des Musiques Militaires de Mons, l’accompagne dans ses concerts, à la trompette. Sidney Bechet lui demande s’il n’a pas une musique locale qu’il pourrait jouer en Belgique pour faire plaisir à son public et personnaliser la tournée belge.
Sydney Bechet sur le site Doudou.be
http://doudou.be/media/doudou/sidney_bechet.htm
Albert Langue joue alors, sur un piano, Le Doudou, musique rengaine de la Ducasse de Mons qu’il adapte aussitôt. C’est succès tel qu’il l’enregistre chez Vogue. Ce disque est l’une des meilleures ventes de 1956 et a permet au Doudou d’être connu partout dans le monde. Pour la petite histoire, Albert Langue a été nommé citoyen d’honneur de la Nouvelle-Orléans. Ici, le Doudou, joué par le Tijuana Dixie Dan – Dany Trento (leader, trompette, vocal), Rudy Dieu (sax tenor), Noël Brohée (clarinette), Laurent Carlier (trombone), Do Cole (banjo), Jean-Pierre “Pro” Marcon (bombardon), Claudy Trento (drums).
sur le site de la Ducasse de Mons en version 2004
http://ducassedemons.info/media/son/NewOrleansDoudou.mp3
et, pour vous faire plaisir, la version 2008 !!! http://ducassedemons.info/media/son/doudou_jazz_2008.mp3
D’autre part, lors de son séjour en France, Sydney joue avec l’orchestre de Claude Luter., évidemment, mais aussi avec celui d’un grand clarinettiste trop tôt disparu accidentellement. Ce clarinettiste virtuose s’appelait André Reweliotti et il était natif d’Hautmont en Val de Sambre. Lors de ma candidature aux municipales, j’avais proposé de créer, à Hautmont, un festival de Jazz « André Reweliotti – Hautmont sur Mississipi ». Je n’ai pas été élu et André attendra, hélas !! Monsieur Wilmotte, maire d’Hautmont, deux fois condamné pour discrimination, pense peut-être comme jadis les vieux fachos, que ce jazz est toujours « une musique de sauvages » ; il y préfère les « thés dansants » qui soignent son électorat du troisième voire du quatrième âge !!!
Lors du célèbre concert gratuit organisé par Vogue pour son disque d’or (un million d’exemplaires à l’époque) en 1952, on cassa l’Olympia pour la première fois ! Ce jour là, Sydney était accompagné de deux orchestres : ceux de Claude Luter et d’André Reweliotti : ici deux morceaux pour le prix d’un seul ! Par Sydney et l’orchestre d’André Réweliotti : «Soprano Blues » et « Rose de Picardie »
http://www.youtube.com/watch?v=UMeEMlNus04
Pour l’anecdote, toujours :
Sidney Bechet est le parrain d’Olivier Franc, né le 30 Octobre 1953, fils de René Franc. Olivier Franc est un saxophoniste reconnu mondialement, il joue avec un saxophone qui a appartenu à Sidney Bechet. Grace à Olivier et maintenant son fils (ici au piano), le soprano de Sydney joue encore ….ici, une composition de Sydney au festival de Montauban « Song of songs »
http://www.youtube.com/watch?v=ldNPf01MP-E
Allons, un dernier rassemblement de fous de jazz autour du même Olivier Franc « Si tu vois ma mère » avec : Saxophone soprano : Olivier FRANC
Trompette : Marcel BORNSTEIN qui a traîné son embouchure partout
Clarinette : Alain MARQUET du Paris-Washboard avec Daniel Barda
Trombone : Daniel BARDA chef d’Orchestre classique et grand tromboniste de Jazz
Piano : Christian AZZI ancien piano de l’orchestre de Claude Luter
Contrebasse : Alfonse “Totol” MASSELIER alias « Alf Totol » qui a 84 balais !
Batterie : Poumy ARNAUD ancien batteur d’André Reweliotti et 74 ans au compteur
Sydney est décédé le 14 mai 1959 à Garches – 92 - ; Depuis sa mort, une statue de son buste se dresse dans un parc d’Antibes. On lui en fait une en musique !
Ho, did’n’t he Ramble ????
Guy Dutron 15 juillet 2009
Edward « Kid » Ory le Kid de New Orleans !
juillet 13, 2009 at 7:11 | In Altermondialisme, Le coin des ziques qu'on aime bien | 2 CommentsTags: Edward « Kid » Ory le Kid de New Orleans !
Edward « Kid » Ory le Kid de New Orleans !
Kid Ory sur l’excellent site “Redhot Jazz”
Notre article sur le 38ème anniversaire de la mort de Louis « Satchmo » Armstrong connaît un gros succès sur ce blog et vous m’en redemandez par mails ou commentaires. Voici !!
J’ai donc pensé vous faire plaisir cet été en rappelant le parcours d’un de ses contemporains bien connu : Le tromboniste Kid Ory
Kid est né le jour de Noël ! Le 25 décembre 1886. Il était tromboniste et chef d’orchestre. Il fut encore compositeur, notamment des standards Muskrat Ramble, Ory’s Creole Trombone et Savoy Blues. Il est l’un des acteurs principaux du jazz Nouvelle-Orléans des années 1910 et 1920, et joua avec son orchestre un rôle important dans le «revival» (résurrection) de ce mouvement des années 1940. Il fut un virtuose du style de jeu de trombone appelé «tailgate» (littéralement « Hayon » en fait « celui qui est derrière ») caractéristique du jazz Nouvelle-Orléans, consistant à accompagner le jeu de la trompette par un contrepoint rythmique, ponctué d’effets de glissandi. Un exemple avec Tiger Rag : enregistré en concert, salle Pleyel, à Paris le 4 octobre 1959 avec le Personnel suivant : Kid Ory – Tb – , Red Allen – Tp - ; Bob McCracken – Cl - ; Cedric Haywood – P - William Girsback – Basse – ; Alton Redd – Drums –
http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=QyV0BzYd7Vk&feature=related
L’une des compositions les plus connues du Kid c’est certainement « Ory’s creole Trombone » : le trombone créole de Kid Ory !! Ce morceau lui permet d’exprimer sa puissance, sa virtuosité et son art du glissando : écoutons un orchestre contemporain le jouer ; Rob Boone est magnifique au trombone et Jason Carder fait un grand numéro à la trompette !!
http://www.youtube.com/watch?v=3AHlKOR7qHM
Mais, au fait, pourquoi « Kid » ? Kid Ory est né à Woodland Plantation près de LaPlace en Louisiane. Il commence dans son enfance à jouer de la musique avec des instruments qu’il bricole et, dès 10 ans, il dirige un ensemble considéré en Louisiane. Pour des raisons familiales, il reste à Laplace jusqu’à l’âge de 21 ans avant d’emmener son ensemble dans toute la Louisiane. Entre 1912 et 1919, il dirige l’un des orchestres les plus populaires de la Nouvelle-Orléans, beaucoup de grands musiciens de l’époque y passeront : le cornettiste Joe «King» Oliver, les clarinettistes Johnny Dodds et Jimmie Noone et les trompettistes Mutt Carey et Louis Armstrong.
A propos de Jimmy Noone, ce dernier était un grand ami du Kid et un grand clarinettiste : http://www.youtube.com/watch?v=3TapTPbsHNA&feature=PlayList&p=CCC096885527DF7F&playnext=1&playnext_from=PL&index=17
Un soir, en sortant de scène, Jimmy tombe foudroyé par un infarctus. Dans la nuit qui suit, Kid compose « Blues for Jimmy Noone » et le joue dès le lendemain : voici ce morceau par l’orchestre « Legends of Jazz » …des vieux de la vieille avec un p’tit jeune excellent à la clarinette : Andrew Blakeney tp, Louis Nelson tb, Rudi Balliu cl, Alton Purnell p, Ed Garland b, Barry Martyn drums. Vous remarquerez que Louis Nelson joue un magnifique « lamento » pour Jimmy à la manière de Kid qui, lorsqu’il jouait ce morceau faisait littéralement pleurer son trombone. Ce « Blues for Jimmy » se termine en marche funèbre sous l’archet d’Edward « Montudi » Garland !
En 1919, il s’installe en Californie où il se produit avec son orchestre, le Kid Ory’s Creole Jazz Band. Il y réalisa en 1922 sous le pseudonyme de Spike’s Seven Pods of Pepper Orchestra son premier enregistrement. C’est est également le premier enregistrement d’un groupe noir. On peut y entendre Ory’s Creole Trombone et le Society Blues. À la fin années 1920, il est très actif dans les studios d’enregistrement de Chicago avec les orchestres de Louis Armstrong (dans ces célèbres Hot Five et Hot Seven) , Jelly Roll Morton, King Oliver , et bien d’autres.
De cette époque, je vous propose une composition humoristique du temps du Hot Seven qui permettait au cornet d’Armstrong de briller et au trombone de Kid de glisser : Big Fat Ma And Skinny Pa ; littéralement : « Ma grosse mère et Papa peau sur les os » !! Avec présentation de cet excellent orchestre scandinave.
http://www.youtube.com/watch?v=AW-QT-yh2GA
De sa jeunesse dans les bayous de Louisiane, Kid avait gardé à l’esprit le dandinement des rats musqués et cela a donné le Muskrat Ramble ! Toujours à Pleyel, par le Kid lui même en Octobre 1959:
http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=CtLtmAE2GNQ
A son retour en Californie dans les années 1940 et 1950, son orchestre, le Creole Orchestra, est important dans le mouvement de «revival» (résurrection) du genre Nouvelle-Orléans de l’époque, par ses prestations radiophoniques populaires (dont le Orson Welles «show») et ses enregistrements.
Il voyage beaucoup, y compris en Europe et son mémorable concert Salle pleyel, à Paris alimente beaucoup de cet article.
Il meurt le 23 janvier 1973 à Hawai après s’être retiré de la musique en 1966.
28 secondes avec Kid : http://www.youtube.com/watch?v=Zcr0M8_KDqk
Pour ne pas finir sur une note triste, à propos de « dandinement » Kid en a chanté un autre : celui des fesses de Sister Kate !! Voici :
I wish I could shimmy like my Sister Kate et avec les paroles, s’il vous plait !!
http://www.youtube.com/watch?v=2H6gLk7J7A0&feature=related
Vous voyez, c’est pas chinois, le Jazz !!!
On termine par China Boy par ce sacré Bob Wilber et son quintet de chats sauvages !! Un vieux succès de Mugsy Spanier et Sydney Bechet …deux autres contemporains du Kid dont il faudra bien parler un jour !!
http://www.youtube.com/watch?v=QJZQh816m_4
Guy Dutron 13 juillet 2009
I wish I could shimmy like my Sister Kate (Piron)
I went to a dance with my sister Kate;
Everybody there thought she danced so great;
I realized a thing or two,
When I got wise to something new:
When I looked at Kate, she was in a trance,
And then I knew it was in her dance;
All the boys are going wild
Over sister Katie’s style.
Oh, I wish I could I shimmy like my sister Kate;
She shimmies like a jelly on a plate.
My mama wanted to know last night,
What makes the boys think Kate’s so nice.
Now all the boys in the neighborhood,
They know that she can shimmy and it’s understood;
I know that I’m late, but I’ll be up-to-date
When I shimmy like my sister Kate.
I mean, when I shimmy like my sister Kate.
Now I can shimmy like my sister Kate,
I know that I’m real late,
I think I’ll do a real shimmy dance,
Dancing like my sister Kate,
Sweet papa, just like my sister Kate.
Il y a 38 ans Louis Armstrong nous quittait.
juillet 6, 2009 at 9:42 | In Culture - Livres, Le coin des ziques qu'on aime bien | 3 CommentsTags: Il y a 38 ans Louis Armstrong nous quittait.
Il y a 38 ans Louis Armstrong nous quittait.

Louis Armstrong est mort le 6 juillet 1971 : aussi connu sous les surnoms de Satchmo (pour satchel-mouth, littéralement bouche-sacoche) ou Pops, était un génie du jazz. Réputé, charismatique, innovant et possédant un talent musical exceptionnel, il a transformé le jazz. D’une musique régionale peu connue, il a fait un courant culturel populaire. Le musicien de jazz le plus célèbre du XXe siècle fut d’abord reconnu pour ses qualités de cornettiste puis de trompettiste avant de développer une carrière de chanteur : l’un des plus influents de son époque.
Né dans une famille pauvre de la Nouvelle Orléans, Louis Armstrong voit son enfance marquée par l’absence de son père. Il grandit dans un quartier difficile, il est plusieurs fois envoyé, en raison « d’actes de délinquance », dans un foyer pour enfants de couleur abandonnés : le Home for Colored Waifs. Il y fait un long séjour suite (selon les fichiers de la police) à un coup de feu tiré en l’air avec un pistolet, tout simplement pour fêter la nouvelle année. Il apprend à jouer du cornet à pistons dans l’orchestre de ce centre pour délinquants et achete son premier instrument avec de l’argent prêté par les Karnofsky, une famille juive d’origine russe.
Il écoute les vieux musiciens, apprend de Bunk Johnson, Buddy Petit et par dessus tout de Joe « King » Oliver. Ce dernier sera son mentor et joue presque le rôle du père.
Un vieil enegistrement de 1923 : « Just Gone » par avec King Oliver et Louis Armstrong : 2’37
http://www.youtube.com/watch?v=efaTlg2XsTI
Autre enregistrement de 1923 avec Satchmo au second cornet
« Canal Street Blues » : 2’29” avec une excellente intervention de Johnny Dodds à la clarinette
http://www.youtube.com/watch?v=T2QEBshAQ68&feature=related
Quand Joe Oliver quitta la ville en 1919, Louis Armstrong prit sa place dans l’orchestre de Kid Ory, considéré cependant comme le meilleur orchestre de hot jazz de La Nouvelle-Orléans.
En 1922, Armstrong prend part à l’exode vers Chicago, où il est invité par Joe « King » Oliver à se joindre à son Créole Jazz Band.
Un enregistrement d’’Oliver au cornet, avec Louis Armstrong, second cornet, Baby Dodds, drums, Johnny Dodds, clarinette, Lil Hardin, au piano, Honore Dutrey au trombone et Bill Johnson, basse et banjo. Dippermouth Blues (Sugarfoot Stomp) 1923 2’55”
http://www.youtube.com/watch?v=J-HJI464CVs
Sa femme, la pianiste Lil Hardin Armstrong, lui conseille de chercher à travailler avec des artistes plus connus pour de lancer sa carrière. Il se sépare amicalement d’Oliver en 1924 et part pour New York pour jouer avec l’orchestre de Fletcher Henderson,
Le “Hot Five” dans les années 20
Il revient à Chicago en 1925 et commença à enregistrer sous son propre nom avec les célèbres Hot Five et Hot Seven, des succès comme Potato Head Blues, Muggles (sur le sujet de la marijuana, pour laquelle Armstrong eut un penchant toute sa vie), West End Blues etc. Ces morceaux seront une nouvelle référence dans le domaine du jazz pour de nombreuses années.
Louis Armstrong Hot Five – Potato Head Blues avec Louis au Cornet –Johnny Dodds Clarinette – Johnny Saint Cyr au banjo – Lil Hardin Armstrong au piano et Kid Ory au trombone
http://www.youtube.com/watch?v=EfGZB78R7uw
Ecoutez l’intro de Louis sur cet original de « West End Blues » malheureusement tronqué : le trombone de Kid Ory « est » le blues et Johnny Dodds exprime toute sa nostalgie dans les graves de sa clarinette
http://www.youtube.com/watch?v=KBGZ934–AQ
Le « Wild Man Blues » enregistré par le Hot Seven en 1927. Une composition de Louis Armstrong et jelly Roll Morton !
Un extraordinaire solo d’Armstrong dont nous reparlerons en fin d’article. Peut-être le plus grand solo de trompette de l’histoire du jazz. Citons ces brillants sujets : Louis Armstrong – cornet
John Thomas – trombone
Johnny Dodds – clarinet
Lil Hardin-Armstrong – piano
Johnny St. Cyr – guitar, banjo
Pete Briggs – tuba – Baby Dodds – drums
http://www.youtube.com/watch?v=QdLQkNhTkQQ
L’introduction d’Armstrong à la trompette dans West End Blues et le solo de Wild Man Blues restent parmi les plus célèbres improvisations de l’histoire du jazz.
Pendant les trente années qui suivirent, Louis Armstrong a joué en moyenne plus de 300 concerts par an. Au cours des années 1940, les réservations pour les orchestres ont progressivement diminué à cause des changements de goût du public : les salles de bal se sont fermées, et la concurrence de la télévision et des autres genres de musique qui sont devenues plus populaires que la musique d’orchestre se sont faites de plus en plus fortes. Il est devenu impossible de soutenir et de financer un orchestre de tournée de 16 musiciens.
Vers 1950, Louis Armstrong réduit son groupe à six membres, revenant au style Dixieland qui l’avait rendu célèbre à ses débuts. Ce groupe compta des musiciens tels que Barney Bigard, Jack Teagarden, Trummy Young, Arvell Shaw, Marty Napoleon, Big Sid Catlett ou Barrett Deems. En 1964, il enregistre son titre le plus célèbre et le plus vendu : Hello, Dolly : 2’29’’
http://www.youtube.com/watch?v=kmfeKUNDDYs
Louis Armstrong continua ses tournées sur un rythme déchaîné et ne s’arrête que quelques années avant sa mort.
Dans ses dernières années, il jouait l’un de ses nombreux concerts par cœur, mais, soudain, il enflammait le concert le plus mondain de son jeu vigoureux, souvent à l’étonnement de son propre groupe.
Il donne des tournées à succès en Afrique, en Europe et en Asie avec le soutien du Département d’État américain et il est surnommé « Ambassador Satch ». Malgré une santé devenue fragile durant les dernières années de sa vie, il continue à jouer jusqu’à sa mort.
Louis Armstrong meurt d’une attaque en 1971 à l’âge de 69 ans. Il est enterré au Flushing Cemetery, à Flushing dans l’État de New York.
Deux anecdotes pour situer le talent et l’aura du bonhomme : dans les années 50, Roy Eldridge, vedette mondiale essaya de rejouer à l’identique le célèbre solo de Louis dans le Wild Man Blues ; après une dizaine de prises de son, Eldridge dut renoncer et se contenter de paraphraser.
Dans les années 60-70, alors que l’on interrogeait Miles Davis sur Satchmo, Miles déclara : « Vous pouvez sortir n’importe quel son d’une trompette, Louis l’a joué avant vous » !
Terminons ce petit hommage par un classique de sa ville natale : L’Enterrement à la Nouvelle Orléans : « Ho, did’n’t he ramble » !! On commence par une marche funèbre pour aller au cimetière et, au retour …la vie continue
http://www.youtube.com/watch?v=0yueotDgmgw
Tu vadrouilles toujours, Louis !! Pour tes amis, par ta musique !
Avec tes copains, partis aussi, comme Jelly Roll Morton et Sydney Bechet : un enregistrement des New Orleans Jazzmen en 1939. Ils vadrouillent, ils vadrouillent …..
La même « Marche Funèbre de W.C Handy :
http://www.youtube.com/watch?v=FEX2z-ZGMUw&feature=related
50 ans plus tard Hommage à Boris Vian
juin 22, 2009 at 10:00 | In Culture - Livres, Le coin des bons bouquins, Le coin des ziques qu'on aime bien | 5 CommentsTags: 50 ans plus tard Hommage à Boris Vian
50 ans plus tard Hommage à Boris Vian

A la trompinette en 1958
Boris Vian est né en 1920 et a tiré sa révérence le 23 juin 1959. Il était écrivain, ingénieur de l’École centrale, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz..Il était trompettiste et, se sachant cardiaque, il s’était fait fabriquer ce qu’il appelait sa « trompinette »:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/Boris+vian+Jazz/video/xtqsp_vian-a-st-germain-des-pres_music
Dans le plus pur style du Blues, Vian écrit pour Henri Salvador : Blouse (merci Gnafron) de Dentiste !
Ici par Salvador et Benabar
http://www.dailymotion.com/relevance/search/Henri+Salvador+Le+blues+du+Dentiste/video/xlrxv_salvador-benabarblues-du-dentiste_music
Il a aussi publié sous les pseudonymes de Vernon Sullivan, de Bison Ravi, de Baron Visi ou de Brisavion (anagrammes de son nom).
Il a écrit onze romans, quatre recueils de poèmes, plusieurs pièces de théâtre, des nouvelles, de nombreuses chroniques musicales dans le magazine Jazz Hot. Boris a écrit également des scénarios de films, des centaines de chansons (notamment pour Serge Reggiani et Juliette Gréco), Un humour qui décoiffe et une verve typique de ce défenseur de la Pataphysique !!
Camus et Vian au Caveau de la Huchette
Sous son propre nom, il a écrit des romans fantastiques, poétiques et burlesques, les plus connus : L’Écume des jours et L’Automne à Pékin ; autres romans : L’Arrache-cœur, L’Herbe rouge……
Il est également auteur de pièces de théâtre, de nouvelles (L’Oie bleue, La Brume, Les Fourmis, …) de chansons.
Sa chanson la plus célèbre (parmi les 461 qu’il a écrites) est Le Déserteur, chanson antimilitariste écrite à la fin de la guerre d’Indochine – février 1954 – et juste avant la guerre d’Algérie. Cette chanson sera interdite sur les ondes dans sa version d’origine en raison du couplet final jugé litigieux par les censeurs de l’époque.
Deux chansons de Boris
Le Déserteur par Boris Vian : 3’30
http://www.youtube.com/watch?v=gjndTXyk3mw
Serge Reggiani – La Java des Bombes Atomiques
http://www.youtube.com/watch?v=OENitBt0V1I
Un CD Album que nous vous conseillons pour connaître Boris Jazz Man :
Boris Vian « Jazz et Trompinette : 12,65 € chez Fnac.com

http://musique.fnac.com/a1916606/Boris-Vian-Jazz-et-trompinette-CD-album
Ecoutons, pour finir trois des morceaux les plus célèbres joués par Boris Vian et sa Trompinette :
- Le Muskrat Ramble – composition du Créole de New Orléans William « Kid » Ory , membre du premier Hot Five de Louis Armstrong – Joué ici par un vieil ami du Nord : Benny Vasseur (au trombone) avec le Louisiana Jazz Band d’Alain Meaume, ici au sax soprano.
http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=bF5ZwriEWJA
- Jazz me Blues : joué ici par ses créateurs ; le célèbre ODJB , l’Original Dixieland Jazz Band de Nick LaRocca : Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano), Tony Sbarbaro (drums) e Nick LaRocca (cornet). Un enregistrement de 1921
http://www.youtube.com/watch?v=FH8kH-EH3-I
- Par un autre membre du Hot Five, l’extraordinaire Johny Dodds à la clarinette : « After you’ve gone » ; un disque Brunswick des années 20
Dans cet enregistrement, au piano : Lil Hardin – Armstrong la première épouse d’Armstrong
http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=5ajRFcNAAd4&feature=related
Salut les artistes !
Le coin des ziques qu’on aime bien : Exposition « Un siècle de jazz » au Musée du Quai Branly à Paris –
mars 20, 2009 at 4:39 | In Culture - Livres, Le coin des ziques qu'on aime bien | Leave a CommentTags: Le coin des ziques qu’on aime bien : Exposition « Un siècle de jazz » au Musée du Quai Branly à Paris –
Le coin des ziques qu’on aime bien : Exposition « Un siècle de jazz » au Musée du Quai Branly à Paris –
L’expo s’ouvre aujourd’hui et dure jusqu’en juin : « Un siècle de Jazz » !! C’est, non seulement une rétrospective de l’histoire du Jazz mais aussi de son influence sur les autres arts : la photo, la peinture, les magazines, des clips, des disques et enregistrements.
Si vous voulez revoir et entendre Armstrong ou Billie Holiday, Duke Ellington, Count Basie ou Joséphine Baker, revoir la « tap dance » endiablée de Bill “Bojangles” Robinson à Harlem ou Fred Astaire lui rendre hommage, c’est le moment.
Allez, c’est parti : en raccourci, notre petite histoire du Jazz à nous !!
Les hypothèses avancées quant aux origines de ce nom – Jazz - sont multiples et aucune ne semble faire l’unanimité. Le mot jazz pourrait être dérivé :
- du nom de musiciens (comme Chas Washington) ;
- de l’argot avec des connotations sexuelles ou qui indiquent l’énergie ou la force ;
- du jasmin que l’industrie cosmétique française avait utilisé dans ses parfums, qui étaient vendus à Nouvelle-Orléans (une théorie de Garvin Bushell) ;
- d’une déformation du chassé ou chasse-beau, figure du cakewalk (danse du gâteau, à la mode au XIXe siècle),
- des racines africaines comme le mot bantou jaja (« danser », « jouer de la musique »), sur le terme africain jasi (« être excité »)
- jaiza (« son lointain des percussions »). La dernière appellation viendrait des certaines tribus indonésiennes qui appelaient “jaze baqti” une musique rythmée.
En raison de ses connotations scabreuses, (le Jazz des bordels) le terme était diversement apprécié des musiciens (Duke Ellington en particulier préférait l’appellation « Negro music »). Durant les années 1930 et 1940, de nombreuses alternatives ont été proposées telles que ragtonia, syncopep, crewcut, Amerimusic, ou encore jarb, sans grand succès.
La diffusion du mot « jazz » (bien que sous sa forme Jass) est largement associée à son apparition sur le premier enregistrement du style, en mars 1917, par l’Original Dixieland Jass Band.
Le premier morceau de Jazz enregistré qui nous soit parvenu : Par le « Original Dixieland Jass band » (ODJB) – « Livery stable blues ».
Citons donc ces « historiques » : Nick La Rocca au cornet à pistons, Larry Shields à la clarinette, Eddie Edwards au trombone, Henry Ragas au piano et Tony Sbarbaro à la batterie.
http://www.youtube.com/watch?v=5WojNaU4-kI
Mais, pour les vrais amoureux du Jazz, l’ODJB est plus un « Dance Band » qu’un véritable orchestre de Jazz des origines.
Si nous voulons chercher les vraies origines du Jazz, il faut aller voir du côté de New Orleans !!
Voici un enregistrement de 1923 – Canal Street Blues par Joe « King » Oliver
http://www.youtube.com/watch?v=T2QEBshAQ68
Joe “King” Oliver au premier cornet - Louis Armstrong au second cornet - Honoré Dutrey au trombone . Johnny Dodds à la clarinette - Bill Johnson à la basse - Lil Hardin/Armstrong au piano - Baby Dodds à la batterie et Johnny Saint Cyr au banjo.
Une bonne partie de cet orchestre de King Oliver, rejoint par le génial créole de Louisiane qu’était Kid Ory suivra Louis Armstrong à Chicago et deviendra son premier « Hot Five »
Ecoutez cette composition de Kid ory : The Muskrat Ramble ! Le Mouvement du rat musqué … Sûr que Kid en avait observé pas mal dans les bayous de Louisiane !! C’est un morceau de « musique figurative » pour ceux qui connaissent ce dandinement caractéristique du rat musqué. Un enregistrement de 1926
http://www.youtube.com/watch?v=8-e_qHR6xhY
Dans ce morceau, Kid Ory est partout : au soutien, au contre chant, quelques interventions et un joli solo de trombone de William « Kid » Ory ……
Louis Armstrong (tp), Kid Ory (tb), Johnny Dodds (cl), Lil Armstrong (p), Johnny St. Cyr (bj).
De la même époque (1927) mais par le « Hot Seven » – ( les mêmes + Pete Brigs au tuba et Baby Dodds à la batterie)
Voici « Alligator Blues » : avec un jeu très pur de Johnny Dodds à la clarinette
http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=M_blkdENzzI&feature=related
Ce virtuose de Johnny Dodds formera ensuite son propre orchestre ; en voici un enregistrement des années 20 ; écoutez tout particulièrement le jeu nostalgique et triste de la clarinette de Johnny dans les basses..
http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=5ajRFcNAAd4&feature=related
C’est un peu triste, évidemment ; c’est « After you’ve gone » … « après que tu sois partie… » malheureusement le morceau n’est pas complet …
Pour nous faire pardonner, on vous refait le même par l’immense Bessie Smith en 1927 ….
http://www.youtube.com/watch?v=VCDOr6au_H8&feature=related
Et puis, encore une fois par un autre grand du jazz : Sydney Bechet et ses New Orleans Feetwarmers …. Parce que, « After you’ve gone » … « You reviendrez » !!!!! N’est-ce pas ? Surtout si ça swingue avec Sidney !!
http://www.youtube.com/watch?v=JBh_C_0GDKE&feature=related
Dans cette version : Sydney Bechet (Sax Soprano) – Vic Dickenson (Trombone) magnifique - Willie « The Lion » Smith (Piano) que l’on remarque !! – ainsi que le puissant batteur Sid Catlett –
Bon, si vous en voulez d’autres, y’a qu’à demander ; l’auteur de ces lignes c’est remis à la batterie pour ce soir …Les souvenirs remontent.
Même ceux de la rue de la Huchette, de Claude Luter ou de Maxime Saury ou celui d’un concert, bien vieux maintenant, de ce cher Kid Ory, à Paris, salle Pleyel, entendu à la radio, en 1959 !! Attention, le tigre arrive !!
Tiger Rag !! 1959 Salle Pleyel avec une équipe d’enfer !! Dont Red Allen à la trompette et Bob McCracken à la clarinette
http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=QyV0BzYd7Vk&feature=related
Et puis, le jazz continue …Il a ses nouveaux grands ..en voici un, de chez nous, enfin presque…il nous vient de l’autre côté de la frontière belge…Un enfant prodige …à 12 ans à l’Olympia, il a joué avec les plus grands Ici, avec son ensemble « Jazzy Strings » ; son papa Mario à la rythmique ..il fait passer sur nos têtes de jolis nuages de Django Reinhardt !! Nous vous présentons Alexandre Cavalière (23 ans aujourd’hui et jeune papa )
http://www.youtube.com/watch?v=eW-v-0vgzB0&feature=related
Allez, bonne nuit ….
Guy Dutron – Coordination Gauche Alternative du Hainaut
20 mars 2009
Joséphine est veuve Alain Bashung est mort.
mars 15, 2009 at 12:52 | In Culture - Livres, Le coin des ziques qu'on aime bien | 4 CommentsTags: Joséphine est veuve Alain Bashung est mort.

Joséphine est veuve Alain Bashung est mort.
Mais qu’est-ce qu’ils ont tous ces copains qu’on ne connaît pas à partir avant l’âge !!
Rien que sur ce blog : Raoul de Godewarsvelde, Denis Cacheux, Brel, parti d’un cancer du poumon, comme Alain.
Qu’est-ce qu’on fait ??? On chiale ?? Ou alors, on ose ?
Salut l’artiste !!
Allez, on ose …. On ose ….la vie !!
Osez Joséphine !!!!
http://www.youtube.com/watch?v=NiOHAlkNZa8
A l’arrière des berlines
On devine
Des monarques et leurs figurines
Juste une paire de demi-dieux
Livrés à eux
Ils font des p’tits
Il font des envieux
A l’arrière des dauphines
Je suis le roi des scélérats
A qui sourit la vie
Marcher sur l’eau
Eviter les péages
Jamais souffrir
Juste faire hennir
Les chevaux du plaisir
Osez osez Joséphine
Osez osez Joséphine
Plus rien n’s’oppose à la nuit
Rien ne justifie
Usez vos souliers
Usez l’usurier
Soyez ma muse
Et que ne durent que les moments doux
Durent que les moments doux
Et que ne doux
Osez osez Joséphine
Osez osez Joséphine
Plus rien n’s’oppose à la nuit
Rien ne justifie
Osez osez
Osez osez
Osez osez Joséphine
Osez osez Joséphine
Plus rien n’s’oppose à la nuit
Rien ne justifie
14 mars 2009
Ce Mardi Gras 2009 Dieu était Binchois !!
février 25, 2009 at 4:14 | In Belgique, Culture - Livres, Europe, Le coin des ziques qu'on aime bien | Leave a CommentTags: Ce Mardi Gras 2009 Dieu était Binchois !!
Ce Mardi Gras 2009 Dieu était Binchois !!
Le carnaval de Binche a connu son zénith ce mardi après-midi avec le traditionnel cortège du Mardi-Gras, au cours duquel chaque Gilles parmi le millier qu’il sont a distribué au public entre 25 kg et 40 kg d’oranges.
http://www.youtube.com/watch?v=9-oJoCj98BE&feature=related
Cette année encore, le dicton « Binchou » selon lequel “Dieu est Binchois” s’est avéré exact !! Vu le temps clément quelques Gilles ont pu coiffer, lors du cortège, leur célèbre chapeau en plumes d’autruche. Les « tambours de gilles » ont résonné :
http://www.youtube.com/watch?v=YHgHZPDHObw
Les cuivres ont claironné :
http://www.youtube.com/watch?v=sLa8MxUzTqg&feature=related
Les sabots ont claqué sur le pavé au rythme des sonnailles et des apertintailles …
La vieille place de Binche de style renaissance espagnole était là pour rappeler qu’elle fut une place importante de l’Empire de Charles Quint et que sa sœur, Marie de Hongrie, qui gouverna les Pays Bas Espagnols par délégation de son frère, y résida longtemps.
A l’époque, notre Hainaut français ne l’était pas et nous faisions tous partie du Comté de Hainaut
La vieille place résonna fort, comme d’habitude au son des batteries – fanfares qui reprenaient les fameux airs traditionnels du Carnaval avec claquements de sabots en rythme lors du « Pas de charge »
Comme l’an dernier, le cortège et le rondeau de l’après-midi ont été filmés par la télévision régionale Antenne Centre et rediffusé en direct sur les douze télévisions régionales francophones, de 16h55 à 17h55.
Plus tôt ; à l’aube chaque Gilles avait été « ramassé » à son domicile au son d’un tambour et d’un fifre puis en matinée, les Gilles en masque de cire et les sociétés folkloriques (Paysans, Arlequins et Pierrots) avaient rejoint l’Hôtel de Ville pour la remise de médailles aux jubilaires.
La cérémonie était « historique » cette année . Binche fêtait le 110e anniversaire des « Récalcitrants », l’aînée des sociétés de Gilles, qui participait à son 100e carnaval.
Ci-dessous : « Soumonces » 2008 avec la fanfare des Récalcitrants
http://www.youtube.com/watch?v=NtG0k0To6aQ
La soirée du Mardi-Gras se poursuivit, vers 19h30, avec le cortège du soir, qui emprunta le même trajet que celui de l’après-midi mais cette fois sans distribution d’oranges ni chapeaux. Après le feu d’artifice sur la Grand’ Place, le carnaval se poursuivra toute la nuit à la condition expresse et absolue que les derniers participants soient rentrés avant l’aube du mercredi des Cendres.
Le carnaval de Binche a été reconnu en 2003 par l’UNESCO chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité.
Si vous n’avez pas des fourmis dans les pieds en entendant les « airs des Gilles », vous ne pouvez pas comprendre !! Nous vous plaignons beaucoup !
Qui né Binchou né Gilles éyé Binche cé l’boudène du monde
Traduction ! Qui nait Binchois nait Gilles et Binche est le ventre du monde
A part ça, on n’est pas chauvins !!!
Guy Dutron pour la Coordination Gauche Alternative du Hainaut
25 Février 2009
La Maîtrise BORÉALE un chœur de 100 jeunes chanteurs A Dompierre sur helpe le 25 janvier 2009
janvier 11, 2009 at 10:06 | In Culture - Livres, Le coin des ziques qu'on aime bien | Leave a CommentTags: La Maîtrise BORÉALE un chœur de 100 jeunes chanteurs A Dompierre sur helpe le 25 janvier 2009
La Maîtrise BORÉALE un chœur
de 100 jeunes chanteurs
A Dompierre sur helpe le 25 janvier 2009
Notre blog est un blog politique mais, ceux qui le connaissent bien savent que tout ce qui est culturel et, de surcroît Avesnois ou hennuyer, ne lui est étranger. Aujourd’hui, parlons d’une association qui fait un travail remarquable : LA maîtrise Boréale
La Maîtrise Boréale est un chœur composé d’une centaine d’enfants et adolescents implanté sur la métropole lilloise et à Avesnes-sur-Helpe dans le sud du département.
A Avesnes-sur-Helpe les jeunes reçoivent une formation musicale dans le cadre du temps scolaire au sein du collège Renaud Barrault à Avesnelles. L’équipe pédagogique est composée de professeurs qui interviennent principalement dans les matières suivantes : formation musicale, technique vocale, expression corporelle…
Au delà de la fonction première de formation, la Maîtrise Boréale développe une activité de diffusion, fruit de la qualité du travail réalisé lors des répétitions et des sessions de travail. Des concerts sont donnés chaque année avec de grands chefs, des ensembles musicaux réputés et des structures de production reconnues
L’ensemble des élèves de la maîtrise Boréale (plus de 80 jeunes chanteurs et chanteuses) se produira le dimanche 25 janvier, à 17h, en l’église de Dompierre sur Helpe, pour une audition d’hiver organisée par la municipalité de Dompierre.
Le jeune ensemble vocal les “Amygdales” de Valenciennes placé sous la direction de Sophie Polvent sera associé à cette audition d’hiver dans un programme d’un style à découvrir, du chœur, à la mise en espace!
Le programme donné par la maîtrise sera en quelque sorte en avant première de Lille 3000, Europe XXL (Œuvres de compositeurs des pays de l’Est: Bartók, Kodaly, Ligeti), avec une mise en perspective d’œuvres de compositeurs français: Saint-Saëns, Fauré… Il ne sera pas oublié que Noël est encore tout proche et la programmation évoquera ce temps.
Cette audition publique (entrée libre dans la limite des places disponibles) verra la création d’un Ave Maria du jeune et talentueux compositeur valenciennois: Thibault Bruniaux, par les “Amygdales” et les jeunes élèves du Lycée Jessé de Forest inscrits à la maîtrise, sous forme d’ensemble vocal.
Pour mémoire, la Maîtrise Boréale intervient en Classe à horaires aménagés musique au Collège Renaud/Barrault d’Avesnelles, sur le temps extrascolaire au Lycée Jessé de Forest d’Avesnes et dans la métropole lilloise. Elle développe depuis 2007 des interventions auprès d’élèves de CM2 de l’avesnois.
La maîtrise boréale, depuis septembre 2008, c’est: la participation à l’enregistrement d’un CD d’œuvres de Josquin des Prés; la création d’œuvres de compositeurs: Thibault Bruniaux, Fabrice Pietton, Maurice Bourbon; 5 représentations du “Voyage de Pinocchio” de Sandrine Anglade à l’opéra de Lille; des concerts en région et en particulier dans l’avesnois…
La maîtrise Boréale est subventionnée par :la Région Nord/Pas de Calais, le Ministère de la culture et de la communication, le Conseil général du Nord, la ville d’Avesnes sur Helpe.
Pour plus de renseignements :
http://www.domaine-musiques.com/spip.php?rubrique27

Zoltan Kodaly vers 1910
Notre commentaire :
C’est une très bonne chose que de faire découvrir des compositeurs comme Bartók (déjà connu) mais aussi Kodaly (qui l’est moins) ! Tout cela allié à la difficulté de Fauré – essayez-donc de chanter son « Requiem » et vous verrez !!
Nous souhaitons plein succès à la Maîtrise Boréale et courez tous à Dompierre le 25 janvier

Béla Bartok en 1927
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
11 Janvier 2009
Le coin des ziques qu’on aime bien …Careless love !!
décembre 25, 2008 at 2:22 | In Le coin des ziques qu'on aime bien | 4 CommentsTags: Le coin des ziques qu’on aime bien …Careless love !!
Le coin des ziques qu’on aime bien …Careless love !!
Notre blog, figurez-vous, nous vaut du courrier…normal puisqu’il va atteindre les 40.000 visites.
Vous appréciez nos articles économiques, politiques mais aussi, et c’est une bonne surprise pour nous, « le coin des bons bouquins », « le coin des poèmes qu’on y tient » ou encore « le coin des ziques qu’on aime bien ».
Après nos articles sur Lionel Hampton, Joan Baez ou Myriam Makeba, vous nous en avez redemandé …..surtout du Jazz d’ailleurs.
Comme nous sommes en période de Fêtes, nous avons pensé vous faire plaisir et qu’un peu de zique ne ferait pas de mal ; voici donc du jazz, du blues, et même d’autres choses …
Car il est plusieurs manières d’aborder le Jazz : à travers son histoire, ses styles, ses interprètes, etc. …
Cette fois, nous avons choisi de l’aborder autrement, de l’aborder à travers un morceau joué, chanté, encore et encore depuis les années 20 : CARELESS LOVE.
Mot à mot, on pourrait traduire ce titre par « l’amour sans soin » disons donc : « L’amour bâclé » ….ce que nous vous souhaitons pas , fêtes ou pas !!!!
Nous entamerons donc cette visite de cet immense succès du jazz avec, à toute Reine tout honneur, cette version de 1925 enregistrée par la première grande dame du blues : Bessie Smith
Avec elle, un extraordinaire trio ; jugez plutôt : Fletcher Henderson au piano, Louis Armstrong à la trompette et Charlie Green, évidemment, au trombone
http://fr.youtube.com/watch?v=Fg__vNpqFG8
Si vous aimez le style « Country », voici un très vieil enregistrement ; surement des années 50 avec
Pete Seeger, Doc Watson, Clint Howard, & Fred Price – Careless Love toujours
http://fr.youtube.com/watch?v=TFirHRdfSCE
Toujours dans les années 50, une version qui nous permet de retrouver le grand Nat King Cole et la belle Ertha Kitt – - Careless Love encore
http://fr.youtube.com/watch?v=kNr1b_zDJGI&feature=related
Dans les mêmes années, une version avec la voix chaude et extraordinaire : peut-être la meilleure à notre avis ; de la sculpturale Mae Mercer magnifiquement accompagnée à l’harmonica par Sonny Boy Williamson, au piano par Memphis Slim et, à la contrebasse, par Willie Dixon …
http://www.youtube.com/watch?v=P5gADTQsM_Y
Celui là, vous ne pouviez y échapper !! Le même morceau, dans les années 60 – 70, Careless Love par Ray Charles
http://fr.youtube.com/watch?v=Ze6s5dVKm4k
Plus près de nous, en 1976, voici une version du Climax Jazz Band accompagnant la talentueuse Carol Leigh avec une excellente intervention de Bob Erwig au cornet à pistons
http://fr.youtube.com/watch?v=c1gHpgG-3EM
Tout près de nous , cette fois, enregistrée en 2007 à Sainte Sévère dans l’Indre, cette version « New Orleans du Louisiana Jazz Band » avec son leader Alain Meaume au sax soprano qui défend toujours le bon vieux« old style » et tout l’orchestre qui y va de son « impro » …
http://www.youtube.com/watch?v=2aCIE-NEYEE
Comme la musique est universelle, un p’tit tour à Sao Paulo en mars 2008 avec le RiverBoat’s Jazz ; assez étonnant ….
http://fr.youtube.com/watch?v=C8o1waYpINk
Un hommage, en passant, à une autre grande du blues qui vient de nous quitter, le 2 décembre de cette année, une autre grande voix : Odetta qui enchaîne ici, après Careless love, sur une version très personnelle et émouvante de Saint Louis Blues !
http://fr.youtube.com/watch?v=LOGXiYruaug&feature=related
Pour terminer ce petit tour du monde avec Careless Love, voici la version de celle qui a remis ce morceau au goût du jour, en 2004, tiré de l’album éponyme :
Madeleine Peyroux
http://fr.youtube.com/watch?v=EwDuC3fs0Gk&feature=related
Si vous aimez chanter, voici les paroles ; il en existe plusieurs versions ; celles-ci sont celles qui sont les plus connues et sont aussi celles que chante Madeleine Peyroux :
Vous avez le droit de chanter !!!
Love, oh love, oh careless love,
You’ve fly though my head like wine
You’ve wrecked the life
Of many a poor girl
And you nearly spoiled this life of mine
Love, oh love, oh careless love
In your clutches of desire
You’ve made me break a many true vow
Then you set my very soul on fire
Love, oh love, oh careless love,
All my happiness bereft
Cause you’ve filled my heart with weary old blues
Now I’m walkin’ talkin’ to myself
Love, oh love, oh careless love,
Trusted you now it’s too late
You’ve made me throw my old friend down
That’s why I sing this song of hate
Love, oh love, oh careless love,
Night and day I weep and moan
You brought the wrong man into this life of mine
For my sins till judgement I’ll atone
Plages rassemblées avec grand plaisir pour vous par
Coordination gauche Alternative du Hainaut
25 – 12 – 2008
Le coin des ziques qu’on aime bien Miriam Makeba voix de l’Afrique est morte
novembre 10, 2008 at 8:01 | In Altermondialisme, Le coin des ziques qu'on aime bien | Leave a CommentTags: Le coin des ziques qu’on aime bien Miriam Makeba voix
Le coin des ziques qu’on aime bien
Miriam Makeba voix de l’Afrique est morte
Miriam Makeba au festival de jazz du Cap en 2006
Miriam Makeba, voix légendaire du continent africain et mondialement connue comme “Mama Africa”, est morte dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 novembre, à 76 ans, près de Naples, en Italie. Elle avait également chanté avec les plus grands du Jazz.
Ici avec Dizzy Gillespie
Elle est morte comme elle a vécu : en militante ; elle a été victime d’une crise cardiaque, juste après être sortie de scène, à la suite d’un concert de soutien à l’écrivain Roberto Saviano, auteur de Gomorra, menacé de mort par la Mafia.
Ecoutez « The Click Song » : « isn’t a noise, it’s my language” disait-elle ; c’est en effet le langage des Bushmen du Kalahari et ceux qui se souviennent du Film « Les Dieux sont tombés sur la tête » s’en souviendront aussi.
http://fr.youtube.com/watch?v=eWJh94iwuzU&feature=related
The Click Song :
Enregistré en 1978 en Hollande
http://fr.youtube.com/watch?v=2Mwh9z58iAU&feature=related
Devenue symbole de la lutte contre l’apartheid, la chanteuse sud-africaine, née à Johannesburg le 4 mars 1932, ne cessera de nous alerteret de nous appeler, dans ses chansons, à l’amour, la paix et de la tolérance. Son immense succès “Pata, Pata” a fait le tour de la planète.
Pata Pata version 1967 :
http://fr.youtube.com/watch?v=Pygqt0uwnuc
A 27 ans, elle quitte l’Afrique du Sud pour les besoins de sa carrière, elle ne sait pas encore qu’elle sera bannie de son pays pour ses prises de position contre la ségrégation.
A ses débuts, elle chante cette chanson des Townships : Khawuleza, écoutez :
http://fr.youtube.com/watch?v=V74f9eIi9c0
Un exil de trente et un ans fera d’elle une citoyenne du monde, de l’Europe aux Etats-Unis.
La chanteuse connaît un succès universel, même si son mariage en 1969 avec le leader des Black Panthers Stokely Carmichael – dont elle se séparera en 1973 – n’est pas du goût des autorités américaines et la pousse à émigrer en Guinée.
Après l’un des drames de sa vie, la mort de sa fille unique en 1985, elle revient vivre en Europe.
En 1990, Nelson Mandela réussit à la convaincre de revenir en Afrique du Sud.
Miriam Makeba était commandeur des Arts et des Lettres depuis 1985, elle avait acquis la nationalité française en 1990.
Chapeau bas, Madame Makeba ! Nous écoutons votre dernier concert.
http://fr.youtube.com/watch?v=9vuWhG0o41U
Rest in peace MAMA AFRICA
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
10 – 11 2008
Le coin des ziques qu’on aime bien Joan Baez éternellement folk
novembre 1, 2008 at 11:14 | In Le coin des ziques qu'on aime bien | Leave a CommentTags: Le coin des ziques qu’on aime bien Joan Baez étern
Le coin des ziques qu’on aime bien
Joan Baez éternellement folk
Joan Baez à Bratislava en Juillet 2008
Le 4 novembre, jour de l’élection présidentielle américaine, Joan Baez sera toujours en tournée.
Elle ne chantera pas sur le campus de Berkeley en Californie, où elle avait pris la tête du Free Speech Movement en 1964, mais à Boston (Massachusetts), au très célèbre Berklee College of Music, où s’éduquèrent Quincy Jones, Charles Mingus, Diana Krall ou Donald Fagen.
Joan Baez passe insensiblement de la politique à l’art depuis une dizaine d’années. Peut-être est – elle lassée d’être l’éternelle muse de la gauche américaine, au détriment de ce qui compte au moins autant pour elle que la liberté d’expression : la musique.
Le 13 octobre, au Palais des congrès à Paris, pas discours politique.
Au public de lire entre les lignes !
Un public fidèle et ardent, qui sait qu’elle est revenue au combat en 2003 à cause de la guerre en Irak, un pays où elle a vécu étant enfant.
En scène, elle se tait, mais dédie à son candidat ( Barak Obama) Joe Hill, offerte dans sa tournée précédente, en 2006, au documentariste Michael Moore et à Cindy Sheehan, mère d’un soldat mort en Irak.
Joe Hill Woodstock 1969
Ce Joe Hill (Joël Emmanuel Hägglund, 1879-1915) était un syndicaliste anarchiste né en Suède et qui fut exécuté sans preuves après un double meurtre commis à Salt Lake City.
Son histoire fait partie intégrante du corpus du folk song américain, au même titre que les anarchistes Sacco et Vanzetti, exécutés en 1927, et dont Joan Baez fit une chanson, Here’s to You, en 1971, sur une musique d’Ennio Morricone, toujours à son programme.
Sacco et Vanzetti bande du film d’Ennio Morricone
http://fr.youtube.com/watch?v=6P_JbAtKWUs
Ainsi le folk continue. Exemplaire Joan Baez, qui ne renie rien de ses amours musicales et place en entrée de son récital Lily of the West, allégorie de l’immigration irlandaise aux Etats-Unis et classique de la ballade américaine, née au XIXe siècle.
Elle est accompagnée d’un trio folk pur jus ! John Doyle à la guitare, un Celte d’Irlande à qui on a envie d’offrir une Guinness ; Dirk Powell, un jeune des Appalaches, au banjo, au violon, à l’accordéon pur folk lui aussi un brin blue brass ; Todd Philips, un as du blue grass, pour le coup, avec son béret noir, à la guitare basse.
Ils jouent et chantent en acoustique et leur “père” spirituel à tous, Woody Guthrie, est appelé à la barre et au micro par une chanson de Steve Earle, le rebelle country de Nashville, Christmas in Washington.
Joan Baez & Steve earle “Christmas in Washington live 2004 at the folk awards.
http://fr.youtube.com/watch?v=xmb9DcterR0
Rigoureuse et droite comme un « I », Joan Baez, à 67 ans, dénoue le problème de sa voix par une maîtrise musicale parfaite.
Joan ne renie pas son âge, elle le revendique musicalement ! Elle le revendique en réduisant son ancien un vibrato puissant qui fut longtemps sa spécialité. Elle ne renonce pas à chanter a capella (Swing Low, Sweet Charriot). Elle revient libre comme l’air, seule à la guitare (Long Black Veil, l’histoire d’un amoureux suspecté de meurtre, 1959 ; Fennario, ballade irlandaise enregistrée en 1963, Farewell Angelina, de Bob Dylan, 1965).
Farewell angelina 1966
http://fr.youtube.com/watch?v=Z3RkxFr0Fe4
Joan Baez Gracias A La Vida en consert à Bielefeld le 20. Märs 2007.
Mais Joan Baez a actualisé ses sources. Son nouvel album, Day After Tomorrow, produit par Steve Earle, porte le titre d’une chanson pacifiste que lui a écrite Tom Waits. Et entre John Lennon (Imagine) et Mercedes Sosa (Gracias a la vida), voici qu’elle glisse Wonderful World, de Sam Cooke, champion agité du R & B des origines.
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
Un petit cadeau pour finir : les paroles de
« We Shall Overcome »
ce que nous souhaitons à tous nos lecteurs
We shall overcome
http://fr.youtube.com/watch?v=RkNsEH1GD7Q
We shall overcome
We shall overcome
We shall overcome someday
O deep in my heart I do believe
We shall overcome someday
We’ll walk hand in hand
We’ll walk hand in hand
We’ll walk hand in hand someday
O deep in my heart I do believe
We’ll walk hand in hand someday
We are not afraid
We are not afraid
We are not afraid someday
O deep in my heart I do believe
We are not afraid someday
We shall live in peace
We shall live in peace
We shall live in peace someday
O deep in my heart I do believe
We shall live in peace someday
LE COIN DES ZIQUES QU’ON AIME BIEN IL Y A SIX ANS MOURAIT LIONEL HAMPTON IL AURAIT EU CENT ANS CETTE ANNEE PETITE HISTOIRE DU JAZZ
août 31, 2008 at 5:21 | In Le coin des ziques qu'on aime bien | 1 CommentTags: LE COIN DES ZIQUES QU’ON AIME BIEN IL Y A SIX ANS MOU
Le coin des ziques qu’on aime bien Il y a six ans mourait
Lionel Hampton IL aurait eu cent ans cette année
Petite histoire du Jazz
Lionel Hampton, comme les grands pionniers du
Jazz est pratiquement né avec lui. S’il est
mondialement connu comme le roi du vibraphone,
seuls, peut-être les amateurs de Jazz savent qu’il
fut d’abord un immense batteur.
http://fr.youtube.com/watch?v=dy6B4lNixi4
Comme il joua avec tous les grands, nous allons vous les présenter. Petit retour en arrière…
En 1928, il devient le batteur du Chicago Defender Newsboy’s Band un groupe d’adolescents de Chicago dont le leader était Major N. Clark Smith.
En 1929, il arrive en Californie comme batteur des Dixieland Blue-Blowers. A cette époque, les plus grands orchestres de Jazz sont le King Oliver Jazz Band où jouent Louis Armstrong et les frères Dodds – Johnny le clarinettiste et « Baby » Dodds le batteur - et le Hot Five de Louis Armstrong qui nait de leur départ de chez Oliver
« Snake Rag » par l’orchestre de King Oliver
http://fr.youtube.com/watch?v=IE6yvryfPnU
« Savoy Blues » par le Hot Five de Louis Armstrong
http://fr.youtube.com/watch?v=Epdb5iflZQ0&feature=related
En 1930, il rencontre Louis Armstrong avec lequel il enregistre le premier solo de vibraphone de l’histoire du jazz mais il fera aussi quelques piges pour remplacer Zutty Singleton comme batteur du Hot Seven, la période la plus inventive de Satchmo
« Aligator Blues » par Louis Armstrong and his Hot Seven
http://fr.youtube.com/watch?v=M_blkdENzzI
En 1936, il est engagé dans le quartette du célèbre clarinettiste Benny Goodman avec lequel il enregistre ses premiers disques.
Extrait du film « a song is born » avec Hampton et Goodman
http://fr.youtube.com/watch?v=YtjzVThkiFs
En 1940, il fonde sa propre formation qui connaît un succès immédiat et devient un des plus célèbres big band de l’époque, où se produisent Quincy Jones, Art Farmer, Dexter Gordon et Charles Mingus ; rien que ça !!
« Lionel Hampton & His All Star Jam Session”
http://fr.youtube.com/watch?v=-2cC5xl310o
Il effectuera une grande tournée en Europe pour soutenir les troupes américaines en guerre puis « tournera » dans le monde entier.
Il se produira aussi avec de célèbres batailles de batterie
« Drum Solos – Gene Krupa vs Lionel Hampton
vs Chico Hamilton“
http://fr.youtube.com/watch?v=QbMlHAFZXx0&feature=related
Il jouera aussi, soit au vibraphone, soit à la batterie avec tous les grands noms du Jazz
- Sidney Bechet, ici avec Bob Wilber et ses fameux « Wildcats » dans une version de Kansas City Man Blues ou Sidney joue la clarinette.
http://fr.youtube.com/watch?v=-ai8Go9aqvw
- Louis Armstrong et Edward « Kid » Ory que nous retrouvons ici ensemble dans une composition de Kid Ory : le Muskrat Ramble.
Il est certain, en écoutant ce morceau de musique « figurative » que Kid le Créole de New Orleans avait observé les « mouvements » du Rat musqué dans les bayous de Louisiane
“Muskat Ramble by Louis Armstrong and his Hot Five (1926) with Kid Ory”
http://fr.youtube.com/watch?v=8-e_qHR6xhY&feature=related
- Johnny Dodds, clarinettiste tout en sensibilité comme l’illustre cette version de « After you’ve gone »
http://fr.youtube.com/watch?v=5ajRFcNAAd4&feature=related
Et pour finir avec « Hamp » et revenir à ses débuts de compositeur,
voici : « Hamp’s boogie »
http://fr.youtube.com/watch?v=pYmDGPNU_OU
IL N’EST PAS INTERDIT DE DANSER !! 
GUY DUTRON
31 – 08 – 2008
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La Bolduc à ses débuts avec un orchestre d’amis
La Bolduc Jeune
La Bolduc en 1935


