Les films à ne pas voir : Le syndrome du Titanic !

novembre 5, 2009 at 12:48 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Le coin des bouquins à ne pas acheter, Les films à ne pas voir, Politique, Société, sarkosy, social | Leave a Comment
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Les films à ne pas voir : Le syndrome du Titanic !

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Bon, camarade ou camaradesse, je vais te rendre un service ! Si tu as du temps à perdre, envie d’une bonne toile, y’a un truc qu’y faut pas faire c’est aller voir « Le Syndrome du Titanic ».

Je viens de le faire pour toi et, comme dirait un ami belge : « ça, il faut pas faire, une fois ! »

Faut dire que notre Hulotte a fait très fort !Hibou mobile

Et en plus il s’est fait aider par un certain Lièvre ! Le lièvre, c’est bien connu depuis Jeannot de la Fontaine, ne brillant pas par son esprit !clin d'oeil

Le résultat est là …..LA- MEN-TA- BLE !!!

Remarquez qu’en partant d’un triste bouquin pour faire « mode » du même Hulot et en se faisant sponsoriser par : SNCF et EDF, L’Oréal –Fondation Bettencourt Schueller ou Studio 37 (la filiale cinéma d’Orange – la fabrique à suicides) et le tout coiffé par la Fondation Nicolas Hulot…ça sentait la pompe à fric à plein nez !!!! Pas encore le suicide mais allez savoir ! Quand on sort de la salle on a envie de se flinguer !

Sur la présence de l’Oréal au générique, rien de plus normal ! C’est Lascad, filiale du précité qui fabrique les produits Ushuaia

Même qu’une polémique a éclaté récemment sur ces possibles saloperies !

C’est Greenpeace-France qui s’y est collé ! Tout en ramenant l’affaire à de plus justes proportions, Greenpeace déclare que le problème c’est l’utilisation de quelques 100.000 molécules chimiques dans la fabrication des cosmétiques et juge que la polémique sur les produits Ushuaia est “l’arbre qui cache la forêt”.

Peut-être….n’empêche que Lascad “confirme utiliser dans la fabrication des produits Ushuaia deux muscs polycycliques et ne garantit pas l’absence de phtalates[1]“, relève Yannick Vicaire, responsable de la campagne des toxiques de l’organisation écologiste.

“Or ces substances sont soupçonnées d’interférer avec le système hormonal”, ce qui pourrait poser un problème pour les femmes enceintes, ajoute-il dans le communiqué.

Donc, si tu te laves les fesses avec Ushuaia, rien n’interdit de penser qu’il est possible qu’à tes vieux jours, tu te retrouvas avec un cul de singe …. un peu comme si tu avais posé lesdites fesses sur un canapé chinetoque de chez Conforama !!!

Mais revenons au naufrage de ce Titanic !

Manque de rien, même pas d’air !! Tous les lieux communs, tous les poncifs y sont !

Quand je pense que certains plumitifs ont osé titrer « Ecolo-choc » !! Ecolo toc, je dis ! Et je suis sympa !

A voir ce film au premier degré, Nicolas Hulot serait donc anticapitaliste et écologiste radical ? Ben voyons ! Qu’on  en juge par ses vertus sur le plan environnemental : avions de chasse, hélicos, Paris-Dakar…tout ceci aurait dû nous convaincre depuis des lustres de sa tendance anticapitaliste !
Ses sponsors, revenons-y : EDF, Vinci, Norauto, Rhône-Poulenc, l’Oréal, SNCF, France Telecom.

La Hulotte est un peu comme Jean-Pierre Coffe, le roi de l’anti- malbouffe, qui fait la pub pour le hard-discount !

Nicolas Hulot, l’ami de Sarkozy, n’aime pas la capitalisme mais ne déteste pas le pognon !! Filiation ????

La chose se confirme quand on observe son empire personnel. Certes, il ne le dirige pas mais il touche des droits sur chaque vente et peut refuser la mise sur le marché de ses : gels douches, déodorants, sacs à dos, lunettes de soleil, serviettes de bain, pull-overs, montres, émission de télé à succès, chaîne diffusée par satellite, magazine, jeu de société, best-sellers et j’en passe et des pires.

Evidemment avec de tels sponsors et de telles activités financières comment pourrait-il ne pas être opposé au capitalisme !!

Foutage de gueule, je dis ! Escrologiste !

Touché, le Titanic ? Coulé !

Bébé fait un doigt


[1] Phtalates sont un groupe de produits chimiques apparentés du point de vue structural à l’acide organique connu sous le nom d’acide phtalique.
Ils sont composés d’un noyau benzénique et de deux groupements carboxylates placés en ortho et dont la taille de la chaîne alkyle peut varier. Les phtalates sont couramment utilisés comme plastifiants des matières plastiques (en particulier du PVC, pour former par exemple des plastisols) pour les rendre souples. Les effets secondaires provoqués par phtalates en concentrations relativement élevées chez les animaux en laboratoire sont : la baisse de la fertilité, l’atrophie testiculaire, la réduction du poids du fœtus, la mortalité fœtale, et des malformations. Certains phtalates possèdent également un effet perturbateur endocrinien et peuvent provoquer des anomalies du développement sexuel chez le jeune rat mâle exposé in utero.

 

Les effets toxiques des phtalates dépendent de leur type et de leur concentration. Lorsque toutes ces expositions sont combinées, l’exposition individuelle est nettement plus élevée qu’on ne le pensait. Chez les enfants, on considère qu’ils sont plus exposés parce qu’ils absorbent une plus grande quantité d’aliments que les adultes par rapport à leur poids corporel et parce qu’ils portent des objets en plastique à la bouche.

Compte – rendu de la réunion constitutive de AdOC Belgique le dimanche 18 octobre à Bruxelles.

octobre 24, 2009 at 12:41 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment

Compte – rendu de la réunion constitutive de AdOC Belgique

le dimanche 18 octobre à Bruxelles.

C’est donc à Bruxelles, dans les locaux de l’Université que c’est tenue cette réunion.

Les Objecteurs de Croissance français étaient représentés par Christian Sunt (pour l’AdOC France) et Guy Dutron (pour le RESEDA signataire de la plate-forme AdOC).

Première constatation : ce fut un gros succès ! Environ 350 personnes le matin et plus de 500 l’après-midi !

Facile à évaluer, nous étions dans un amphi de 500 places et il n’y  avait pas de places assises pour tout le monde.

Nos amis belges étaient dans une démarche un peu différente de l’AdOC France. En France, nous avons adopté une plate-forme à Beaugency et, maintenant, nous approfondissons.

Nos amis Belges ont lancé leur débat interne en début d’année 2009. La réunion du 18 était donc un premier aboutissement.

La matinée fut consacrée à l’adoption de la plate-forme et à débattre des premières actions s’y rapportant.

L’après- midi nous avions droit à une première partie théâtrale avec le superbe Jean-Luc Piraux.

« Faut y aller » qu’il dit Jean-Luc. Il a fondé le Théâtre Pépite : http://www.theatrepepite.be/bio.html

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Si jamais il passe par chez-vous : COURREZ-Y !!!

Son histoire de cette vieille dame iconoclaste, pleine de bon sens qui élève ses poules et, pour tout dire, révolutionnaire est un petit chef-d’œuvre.

En plus, Jean-Luc est un quasi voisin puisqu’il est de Maredsous. Si vous voulez faire passer un bon moment à votre groupe, organisation, etc., et surtout si vous n’êtes pas un amoureux forcené de Sainte Croissance, voici une adresse en or :

Contact : Théâtre Pépite

Brigitte Petit et Jean-Luc Piraux
17, rue de Maredret
5537 Denée (Belgique)
Téléphone : +32 (0)71 79 86 93
theatrepepite@skynet.be

Il sera :

·  Au Botanique (Bruxelles), le lundi théâtre, le 26 octobre à 20h30
(02 / 226 12 11)

·  Au CC de Hotton, 55 rue des Écoles, le vendredi 26 février 2010 à 20h (084/41 31 43)

·  Au CCR de Verviers à l’Espace Duesberg, 7 Bld de Gerardchamp – 4800 Verviers, le 05 mars 2010 à 20h 30(087/39 30 30

COURREZ-Y OU VOUS MOURREZ IDIOT !

Jean-Luc Piraux photo Théatre PépiteJean-Luc Piraux – Photo Théâtre Pépite

Après ce Buster Keaton moderne qui a enchanté son public, deux débats introduits par :

- Christian Arnsperger. Docteur en sciences, économiques, chercheur au FNRS. Christian Arnsperger enseigne à la Chaire Hoover d’éthique économique de l’Université Catholique de Louvain. Son travail porte sur les fondements existentiels de l’économie, sur l’analyse critique du capitalisme, ainsi que sur l’épistémologie de la science économique. Il est l’auteur de différents ouvrages, parmi lesquels « Ethique économique et sociale » (2000) écrit avec Philippe Van Parijs, « Critique de l’existence capitaliste » (2005) dans lequel il prône une rupture avec le système économique en vigueur et « Ethique de l’existence post-capitaliste » (2009) où il propose des pistes individuelles et collectives en vue de cette rupture.

- Romain Felli, licencié ès Lettres en géographie, détenteur d’un master de recherche en pensée politique et diplômé de Sciences-Po (master), Romain Felli, est un spécialiste de l’histoire et de la philosophie de l’écologie. Il a écrit notamment « Les deux âmes de l’écologie. Une critique du développement durable », publié chez L’Harmattan et enseigne à l’université de Lausanne.

Inutile de dire qu’avec 500 personnes dans la salle, tout le monde n’a pu avoir la parole. Notre amie Martine Dardenne, voisine de la région de Couvin et chargée d’organiser les prises de paroles, n’a pas eu la tâche facile mais a assuré l’essentiel.

Au total, une journée riche en idées et propositions, conviviale, ouverte comme savent l’être nos amis belges quand ils ne sont inféodés à rien.

Merci pour leur accueil aux « historiques » :  Michèle Gilkinet, Martine Dardenne et Paul Lannoye …toujours « vert » à près de 70 balais !

Nul doute que nous nous reverrons.

Guy Dutron

A l’ère du néolibéralisme la liquidation des Biens Publics en France

octobre 16, 2009 at 2:33 | In Altermondialisme, Caisse des dépots, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | Leave a Comment
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A l’ère du néolibéralisme la liquidation des Biens Publics en France

Crise terre en lambeaux

En France la liquidation des biens publics se poursuit depuis une trentaine d’années dans la ligne de la mondialisation capitaliste et de la globalisation financière.

La liquidation est mondiale : privatisations massives imposées aux pays du Tiers-Monde par le F.M.I, mainmise sur les anciens pays de l’Est, bradage des biens publics en France.

L’EXEMPLE Français :

De 1933 à 1982 : période de constitution du Bien Public en – - France

– 1933 : Air France ;

-         1937 : SNCF ;

-         1944-45 : Charbonnages de France ;

-         1945 : Renault, Banque de France, BNCI, CNEP, Crédit Lyonnais, Société Générale ;

-         1946 : assurances, création d’EDF-GDF, AFP, Compagnie Générale Transatlantique

-         Fin 1980, le secteur public productif comprend les 32 groupes :

  • Industrie : Aquitaine chimie, Bureau de recherches géologiques et minières, Charbonnages de France, Commissariat à l’énergie atomique, Compagnie française des pétroles, EDF, GDF,
  • Entreprise minière et chimique, Entreprise recherche activité pétrolière, Institut de développement industriel, Renault, Société nationale d’étude et de construction de moteurs d’aviation, Société nationale industrielle aérospatiale, Société nationale des poudres et explosifs,
  • Transports, communications : Agence Havas, Air France, Compagnie française des câbles sous-marins et de radio, Compagnie générale maritime et financière, RATP, SNCF, Société nationale des entreprise de presse, Société nouvelle de radiodiffusion, Télédiffusion de France,
  • Banques et assurances : Banque nationale de Paris, Caisse des dépôts et consignations, Caisse nationale des marchés de l’Etat, Centrale assurances générales de France, Crédit Lyonnais, Société centrale du GAN, Société centrale-Union des assurances de Paris, Société financière pour le développement des équipements collectifs, Société générale.

En 1981-1982 : les effectifs des groupes du secteur public, hors Seita et PTT, représentent 1 763 000 salariés (contre 1 088 000 en 1980) soit 16% des salariés et 40% des immobilisations des sociétés soumises à l’imposition sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux.

Avec les nationalisations, 14 groupes s’ajoutent aux précédents :

-         Industrie : Alsthom-Atlantique, Compagnie des machines Bull, Compagnie générale d’électricité, Saint Gobain Pont-à-Mousson, Thomson Brandt, Usinor, Péchiney Ugine Kuhlmann, Rhône-Poulenc, Sacilor),

-         Banques et assurances : Banque industrielle et immobilière privée, Compagnie financière de Suez, Crédit chimique, Crédit commercial de France, Financière de Paris et des Pays-Bas.

-         Il convient d’ajouter 6 groupes où les participations publiques deviennent majoritaires :

  • Industrie : ITT- Société de produits industriels, Matra, Roussel Uclaf, Société centrale d’étude Marcel Dassault,
  • Banques : Banque Rothschild, Banque Worms.

De 1986 à 2006 : L’ère des dénationalisations  totales ou partielles :


En 1986-88 : gouvernement Chirac 13 milliards d’euros :

-         Industrie : Saint Gobain, Compagnie générale de constructions téléphoniques, Matra,

-         communications : Agence Havas, TF1, Sud radio,

-         Banques et assurances : Mutuelle générale française accidents, Mutuelle générale française vie, Banque du bâtiment et des travaux publics, Banque industrielle et immobilière privée, Société générale, Compagnie financière du crédit commercial de France, Compagnie financière de Paribas, Compagnie financière de Suez.

En 1992 : gouvernement Bérégovoy : Industrie Total,


En 1993-97 : (gouvernements Balladur et Juppé : 26,4 milliards d’euros

-         Industrie : Elf, Rhône-Poulenc, Seita, Usinor, Péchiney, Renault, Bull),

-         Banques et assurances : BNP, BFCE, UAP, AGF

En 1997-2002 : gouvernement Jospin : 50 milliards d’euros

-         Industrie : Thomson, Aérospatiale, EADS, Renault ;

-         Communications : France-Telecom, Air France, Autoroutes du Sud de la France, SMC, RMC, SFP, TDF,

-         Banques et assurances : CIC, Crédit Lyonnais, Banque Hervet, CNP, GAN,


En 2002-2006 : gouvernement Raffarin puis De Villepin : de l’ordre de 100 milliards d’euros :

-         Industrie : EDF-GDF, Snecma, GIAT Industries, Areva, Direction des Chantiers Navals, Arsenaux,

-         Transports et communications (France Telecom, SNCM, ASF, Aéroports de Paris, Air France,

-         Banques et assurances : Caisse centrale de réassurance.

Cette liste ne prend pas en compte les opérations en cours qui sont souvent le prélude à la privatisation :

-         à la SNCF,

-         à la RATP,

-         à La Poste,

-         à la Banque de France,

-         à la Caisse des Dépôts et Consignations

En 2007, il ne reste plus rien du secteur public industriel.

Le secteur public social en voie de destruction massive :

-         Le patrimoine administratif : terrains, infrastructures, immeubles, monuments historiques – soit 1100 milliards d’euros -  est en cours de vente,

-         En 2004  commence la vente :

  • la vente du patrimoine des Hôpitaux de Paris – hôpital Laennec, classé monument historique, et hôpital Boucicaut,
  • la vente des immeubles du Quai d’Orsay à des fonds de pensions américains,
  • l’immeuble de l’Imprimerie nationale, elle-même en cours de démantèlement, est vendu en 2004 à la société américaine Carlyle,
  • Une agence est créée : l’Agence des propriétés immobilières de l’Etat à statut d’E.P.I.C ; elle acquiert les biens, les reloue à l’Etat (sic) avant la revente à des investisseurs privés.

Le patrimoine historique se délabre entre « décentralisation » et musées que l’on détruit : Musée de l’Homme, Musée national des arts africains et océaniens, Musée des arts et traditions populaires, et que l’on vide.

La protection sociale : – assurance maladie, accidents du travail, retraites -  est démantelée au profit de l’épargne individuelle et des assurances privées. Le chômage devient également source de profits substantiels pour le privé.

-  l’ANPE perd le monopole du placement ouvert aux agences privées. Il s’agit des sociétés d’intérim, notamment, qui obtiennent des ASSEDIC de mirobolants contrats de « promesses de placement »

Les biens d’usage collectif :

sites, espace public, eau, écosystèmes, subissent dégâts et privatisation :

-         destruction de bâtiments et de quartiers historiques,

-         bétonnage des côtes : le déjà faible budget du Conservatoire du littoral a été divisé par trois en 20 ans,

-         défigurations des paysages,

-         multiplication des autoroutes et autres voies de « contournement »,

-         mainmise sur l’eau par les entreprises privées,

-         baisse du financement et privatisation en cours de l’archéologie préventive depuis 2004 : les entreprises privées effectuent les fouilles,

-         pollution de l’air et du sous-sol,

-         augmentation des risques majeurs du nucléaire civil par l’introduction en Bourse en 2004 de 35% du capital d’Areva – ex COGEMA et Framatome -  Sarkozy était alors Ministre de l’Economie.

COMMENT FAIT-ON ?

-         corruption des responsables politiques et administratifs et impunité,

-         modifification de la législation :  le décret du 23/12/98 permet au musée du quai Branly, dit des « arts premiers » de vendre ses collections,

-         la loi du 11/12/2001 permet la cession des biens immobiliers de l’Etat au privé. Le ministre de l’économie, Sarkozy l’ami des patrons, accentue, par ordonnance du 19/08/2004 le mouvement qui permet la vente au privé des immeubles de bureaux sans avoir à respecter la procédure de déclassement.

  • Cession à prix bradés,
  • abandon de créances,
  • frais fictifs,
  • tout cela est possible ! Les infractions sont légion : abus de biens sociaux, pots-de-vin, faux-bilans.
  • Les responsables impunis, sont souvent récompensés  par des parachutes dorés, indemnités et des retraites douillettes.

-         Les privatisations sont précédées, quand elles risquent d’être impopulaires, par le laisser aller voire le creusement volontaire des dettes de groupes qu’on laisse comme dans le privé faire des investissements aventureux et/ou délictueux : Crédit Lyonnais, EDF, France Telecom..).

-         Quand ça ne suffit pas, le gouvernement s’abrite derrière les directives européennes :

  • « libéralisation » du fret ferroviaire,
  • des marchés publics de l’eau, des transports, des télécommunications, de l’énergie, des services portuaires,
  • Mais ces directives sur lesquelles il verse des larmes de crocodile, il LES A ADOPTEES !!!!
  • Et l’O.C.D.E fournit les modes d’emploi !

-         La sous-évaluation des biens publics livrés aux copains et aux coquins est systématique,

  • en surestimant l’endettement par exemple
  • Pour EDF : en 2005, 20% des actions GDF ont été vendues 4,5 milliards d’euros pour une valeur de 6 milliards,
  • le GAN a été vendu à un tiers de sa valeur,
  • ASF a été vendue à 49% par Jospin en 2002 pour 1,8 milliards d’euros alors que ces autoroutes étaient estimées à 6,3 milliards,
  • Total bradé pour quelques milliards d’euros par Bérégovoy vaut aujourd’hui 125 milliards d’euros,
  • La vente des 1300 appartements de la Banque de France est réalisée en bloc et non à la découpe…gros profits en vue pour les repreneurs,
  • la Snecma est bradée en 2004 à General Electric,
  • la SNCM renflouée par l’Etat est vendue pour une bouchée de pain à la Connex – filiale de Vivendi- et à un fonds de pension contrôlé par un ami du premier ministre De Villepin

-        Les techniques utilisées :

  • la vente totale ou partielle des entreprises publiques,
  • le démantèlement par filialisation avant vente des filiales les plus rentables,
  • le recours massif à la sous-traitance (informatique, communications, distribution, transports, maintenance, nettoyage, restauration…) et à la délocalisation.
  • Pour mieux vous entuber, on appellera ça « externalisations »
    • On peut vendre les murs pour les louer ensuite : c’est le cas à France-Telecom désormais locataire de 95% de ses surfaces, à la SNCF (gares), et dans les hôpitaux !
    • On peut aussi vendre les véhicules de transport pour les louer après : La Poste (60000 véhicules), France-Telecom (48000 véhicules), EDF (50000 véhicules, SNCF (13000 véhicules), et aussi Bercy, les collectivités locales, les HLM…tout cela au profit d’une société de location comme Leaseplan, filiale de la banque ABN AMRO qui achète à prix réduit et loue à prix maximum. ABN AMRO a été acquis par un consortium de trois banques – Fortis, RBS et Santander – en octobre 2007. Le 3 octobre 2008, l’Etat néerlandais rachetait les intérêts d’ABN AMRO détenus par Fortis, remplaçant Fortis au sein du holding RFS et prenant la direction des activités d’ABN AMRO
    • la technique de l’asphyxie budgétaire qui conduit la recherche publique à se soumettre aux demandes des groupes privés en échange de financement. On vous concocte de jolis OGM !

QUI SONT LES PREDATEURS ?

Ces requins qui tapent gaiement dans les bancs de menus fretin que nous sommes sont :

-         Pour l’essentiel de grandes sociétés multinationales :

  • celles qui ont leur siège en France : Vivendi, Lyonnaise des eaux, Bouygues, Bolloré, Total, Lagardère, Dassault, Crédit agricole, Carrefour,
  • de grands groupes financiers multinationaux. En 2004 les fonds spéculatifs d’investissement – les actifs sous gestion de fonds d’investissement – représentaient 6200 milliards d’euros aux E.U et 4000 milliards en Europe.
  • les fonds de pension (actionnaires dans 3600 entreprises françaises pour 8% du PIB et 1000000 de salariés).
  • Les Hedge Funds et les Fonds Souverains asiatiques et du Golfe.

En comptant tous les actionnaires, concentrés à 90% en Amérique du Nord, en Europe et au Japon, on compte selon l’orfèvre Jean Peyrelevade « environ trois cent millions de personnes, femmes et enfants compris » soit 5% de la population mondiale sous domination financière.

Au sein des actionnaires, on peut différencier :

-         les « vraiment riches » qui ont au moins un million de dollars en actifs financiers), très peu nombreux. Ils concentrent la richesse :  dix à douze millions d’individus (0,2%de la population mondiale) contrôlent la moitié de la capitalisation boursière de la planète et, vraisemblablement, une proportion à peine plus faible du patrimoine marchand de l’humanité.

-         à l’intérieur des « vraiment riches », une toute petite fraction, les « ultra-riches », 77 000 ménages (0,0025%de la population mondiale) détiennent environ 15% de la richesse mondiale.

Rappelons, pour conclure, que les P.D.G. gagnent en moyenne 500 fois le salaire moyen des ouvriers aux Etats-Unis (contre 44 fois en 1965) et en France 200 à 400 fois le SMIC pour les P-D.G des sociétés du CAC 40

Si vous voyez un logique à finalité humaine dans ce monde, faites nous signe. Plus que jamais un autre monde est possible, un autre monde est nécessaire.

Le coin des bons bouquins : « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde » de Fabrice Nicolino

octobre 10, 2009 at 8:22 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Le coin des bons bouquins, Politique, Société, social | 1 Comment
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Le coin des bons bouquins : « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde » de Fabrice Nicolino

Bidoche

Fabrice Nicolino écrit des livres pour enfants, des polars, des enquêtes. L’une de ces dernières, signée avec son ami François Veillerette, a été un best-seller. Il s’agit de « Pesticides, révélations sur un scandale français » (Fayard) http://www.amazon.fr/Pesticides-R%C3%A9v%C3%A9lations-sur-scandale-fran%C3%A7ais/dp/221362934X

Nicolino récidive, le mécréant, avec un livre sans concession : Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde (LLL).

“Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde”, est en librairie  depuis le 30 septembre 2009 (Editions LLL – les liens qui libèrent).. Voici l’introduction du livre pour vous faire une idée :

Je suis né pour ma part dans le sous-prolétariat urbain de la banlieue parisienne. Ce n’est pas un lieu rieur. Ce ne fut pas un temps calme. Il m’arriva plus d’une fois de rêver meilleur destin. Mais qui choisit ? Il reste que, dans les meilleures années de cette époque engloutie à jamais, ma mère préparait le dimanche midi un roast-beef, un rosbif farci à l’ail qui déclenchait chez nous tous, les enfants de cette pauvre nichée, une émeute de papilles.

Un repas peut-il rendre heureux ? Oui. Un morceau de viande peut-il faire croire, le temps d’une tablée familiale, que tout va bien, que tout va mieux ? Oui. J’ai mangé beaucoup de viande. J’ai pris un grand plaisir à mastiquer, à partager avec les miens ce qui était davantage qu’un mets. Je suis mieux placé que d’autres pour comprendre que manger de la viande est un acte social majeur. Un comportement. Une manière de se situer par rapport au passé maudit de l’humanité, et de défier le sort promis par l’avenir.

Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j’ai changé d’avis et de goût. Modifier ses habitudes est l’une des vraies grandes libertés qui nous sont laissées. Je l’ai fait. Derrière la viande, peu à peu, les morceaux, hauts et bas, se sont reformés, comme dans les dessins animés de mon enfance, qui ignorent tout de la logique triviale de la vie ordinaire.

Derrière une côte de bœuf, j’ai fini par voir un bœuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon. On peut parler d’un choc, immense et lent. L’histoire que je vais vous raconter n’est pas simple, et j’en suis le premier désolé. Elle peut d’autant plus paraître compliquée qu’elle l’est en réalité. Mais ce n’était pas une raison pour faire un livre pesant. Celui-ci ne devrait pas l’être. On y verra beaucoup d’hommes en action, prenant en notre nom des décisions plus ou moins réfléchies. Avec des conséquences majeures que la plupart ignorent.

Cela explique les tours, détours, ruses et contorsions d’une affaire profonde, qui nous concerne tous. Ce livre sur la viande commande du temps, et de la réflexion. Peut-être est-ce une mauvaise idée de le signaler d’entrée, à l’heure d’Internet et du zapping tous azimuts. Mais c’est ainsi. Au moins ne serez-vous pas trompé sur la marchandise. Il reste que cet ouvrage peut aussi se lire pour ce qu’il est : une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n’était inévitable. Où tout aurait dû être pesé. Ou tout aurait pu être contrebalancé. Une histoire pleine de bruit et de fureur, emplie jusqu’à déborder de qualités qui sont souvent de pénibles défauts. Laissez-vous porter par cette vague venue des temps les plus anciens, et posez-vous les bonnes questions, qui vous rendront fiers d’être des humains dignes du mot.

Comment des animaux aussi sacrés que le taureau Hap de la plus haute Antiquité sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en notre nom, de nouvelles méthodes pour « fabriquer » de la « matière » à partir d’êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-il aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l’industrie de la bidoche est-elle dotée d’une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? À la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l’élevage industriel ? Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d’antibiotiques et d’hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver dans des proportions étonnantes la si grave crise climatique en cours ?

Qui est responsable ? Et y a-t-il des coupables ? La réponse n’a rien d’évident, mais elle existe, dans les deux cas. Ce livre vous convie à une plongée dont vous ne sortirez pas indemne. À la condition de le lire pour de vrai, vous ferez ensuite partie d’une tribu en expansion, mais qui demeure on ne peut plus minoritaire. La tribu de ceux qui savent. Et peut-être même rejoindrez-vous celle qui ne veut plus. A-t-on le droit de se révolter ? On en a en tout cas le devoir.

Je mange encore de la viande. De moins en moins, et désormais si peu que j’entrevois le moment où je cesserai peut-être de le faire. Je ne suis pas un exemple. Je suis exactement comme vous. J’espère en tout cas que nous nous ressemblons assez pour que le dialogue commence. Mais avant cela, il fallait vous faire découvrir le tumulte des relations que nous entretenons avec notre sainte bidoche. Si ce livre devait servir à quelque chose, il me plairait qu’il permette à ses lecteurs de se demander ce qu’ils mangent. Et pourquoi. Et comment.

Nous, gens du Hainaut, savons bien que :

- les anabolisants sont en vente quasiment libre en voisine Belgique,

Bovin source Fermier du Hainaut

Un taureau parfaitement naturel – source Fermier du Hainaut

- un gros chevilleur de l’Avesnois fut jadis condamné pour ses pratiques coupables,

-                     Le numéro deux des services vétérinaires belges fut descendu au pistolet mitrailleur devant son domicile. La Belgique est considérée comme une plaque tournante du trafic d’hormones, organisée selon la police par une véritable « mafia », surtout localisée en Flandre, au nord du pays. Cette mafia est soupçonnée d’avoir fait exécuter en 1995, un inspecteur vétérinaire belge, tué par balles devant son domicile. On apprenait ensuite, au moment de la « vache folle » que 1.600 tonnes de viande importées de Grande-Bretagne étaient « blanchies » en Belgique, par des trafiquants déjà connus de la justice, avant d’être réexportées.

Les soupçons se précisaient autour de trois sociétés, belge, française et espagnole, spécialisées dans l’import-export de viande, au lendemain de l’annonce par la Commission européenne d’un trafic illicite de viande de bœuf britannique, frappée d’embargo depuis mars 1996. « L’enquête porte sur un opérateur belge au centre du trafic, et des importateurs espagnol et français », déclarait alors un porte-parole de la Commission européenne, en précisant que le trafic découvert portait sur 1.600 tonnes de viande. L’une des sociétés, Tragex-Gel, située à Wingene, en Flandre, dont les dirigeants étaient déjà inculpés pour trafic d’hormones, avait alors fait l’objet d’une perquisition. Tragex-Gel, fut visitée à cinq reprises par l’inspection vétérinaire belge, on sait qu’elle entretenait des liens étroits avec la société Bero NV qui, avait elle-même été perquisitionnée. Il s’agissait alors de découvrir des abats importés illégalement en provenance des Etats-Unis. Bero a depuis fait faillite. Tragex-Gel était dirigée par les mêmes dirigeants que Bero, à savoir Dirk Desoete, Kristiaan Dierickx et Rudy De Kock, soupçonnés tous les trois par la justice belge d’appartenir à « la mafia des hormones ».

blancbleubelge

Nous savons aussi que ces hormones passent facilement notre frontière qui est tout sauf étanche et viennent arrondir le cul de nos bœufs !

-   Mon prochain bouquin, « Mémoires de Connard » à paraître prochainement aux Editions du Bout de la Rue à Vanves évoque notamment ce sujet.

Autant de bonnes raisons pour vous recommander cet excellent bouquin de Nicolino.

Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde

Editions LLL – les liens qui libèrent.

386 pages, format 14 x 22 cm, port offert, 21 euros.

Guy Dutron 10 – 10 – 2009

Quand Sarkozy vire Kazakh !

octobre 6, 2009 at 6:24 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 1 Comment
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Quand Sarkozy vire Kazakh !

Nous aurions pu tirer Sarkozy tourne Kazakh mais Libé a été plus rapide !! N’empêche ! Voici que le P’tit qui allait révolutionner le capitalisme se mue en commis voyageur pour se mettre au pied du président Noursultan Nazarbaïev, à Astana.

Sarko Mr Bricolage

Nous sommes prêts à parier n’importe quoi contre tout ce que vous voudrez que jusqu’à présent, pour vous, « Astana », c’était le nom d’un ramassis de possibles drogués qui jouaient de la pédale sur notre si beau et si grand Tour de France de mes deux.

Astana est, en effet le nom d’une équipe cycliste financée par les richesse Kazakhs qui a l’horreur de compter dans ses rangs, un certain Armstrong qui, pour n’être ni astronaute ni trompettiste connaît quand même sacrément la musique !! Cette équipe connaît actuellement de sérieux soucis avec les instances du dopage.

Va falloir vous y faire : Astana, c’est aussi la capitale d’un démembrement de l’ex-URSS : le Kazakhstan !

Jusqu’à il y a peu, la richesse principale du Kazakhstan c’était l’esturgeon de la Caspienne dont les œufs donnaient le caviar.

caviar

Aujourd’hui, les casse-pieds de la Caspienne ayant fait leur oeuvre, il ne reste plus guère d’esturgeons !  Rassurez-vous, il nous reste la politique caviar qu’elle soit de droite, de gauche ou du “milieu”.

Dans le cadre d’un partenariat stratégique éventuellement dopé à l’EPO de la dernière génération, ce foutu pays va compter à son tour parmi les « meilleurs amis de la France » ..comme la Lybie de Kadhafi, par exemple !!

Des contrats pour un peu plus d’un milliard d’euros ont été conclus dans la capitale de ce pays d’Asie centrale, auxquels s’ajoute l’ouverture de négociations sur d’autres d’un montant potentiel de près de 2,5 milliards, dont 1,5 milliard revenant à des entreprises françaises.

Les deux pays se sont également mis d’accord sur le transit au Kazakhstan de matériels et personnels militaires à destination du contingent français en Afghanistan.

Absente d’Asie centrale, la France Sarkosienne souhaite nouer avec le Kazakhstan des relations fructueuses ! Ben, tiens donc !!

Quand nous vous aurons dit que « fructueux » signifie que ce pays est riche en hydrocarbures et en minerais et tutti quanti, vous comprendrez tout « l’intérêt » qu’il représente pour Total, Areva ou EDF !!

En revanche, le Noursultan ne serait pas frappé de tendresse selon nos dernières informations….Il a d’ailleurs de faux airs de Léonid Brejnev, les yeux un peu bridés en plus. Mais, si ses yeux sont bridés, sa manière d’exploiter serait plutôt du genre débridée.

Noursultan Nazarbaïev

Déjà au plan politique, c’est quelqu’un le lascar !! Pendant l’époque soviétique, il est président du Conseil des ministres de la République socialiste soviétique kazakhe de 1984 à 1989 et premier secrétaire du Parti communiste kazakh de 1989 à 1991.

Il est président du Kazakhstan depuis le 24 avril 1990. Il fut, à l’origine, élu pour une présidence de quatre ans, mais en 1998 il promulgue un décret qui lui permet de rester à ce poste pour sept ans de plus. L’élection du 4 décembre 2005 est fort critiquée par l’OSCE comme ne respectant pas les standards internationaux démocratiques. Noursultan s’en fout comme de son premier baril : Il a prêté serment le 11 janvier 2006 pour un mandat de sept ans !! Donc, concrètement, il y a au Kazakhstan, un mur qui n’est jamais tombé !!

Le 6 juillet 2005, la célébration des 65 ans du petit Timonier local valait son pesant de pétrole et de gaz réunis !! C’est qu’il cultive le culte de la personnalité comme au bon temps de Papy Joseph, l’animal !!

Il tient tout son pays sous sa coupe et il y a peu de chances que ce Kazakh ne se prenne un jour une veste !!

Mais il y a pire et nous ne prendrons qu’un exemple parmi 100 : le 22 juillet 2009, une mission d’enquête de la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) au Kazakhstan et au Kirghizistan a établi l’existence de graves violations des droits des travailleurs migrants et des réfugiés. La FIDH s’inquiète particulièrement de l’extrême vulnérabilité des demandeurs d’asile et des réfugiés dans les deux pays, en particulier les Ouïgours de Chine, les Ouzbeks et les Tchétchènes, et appelle les autorités à prendre des mesures immédiates pour assurer leur protection en conformité avec leurs obligations internationales. http://www.fidh.org/Kazakhstan-Kirghizistan

Voici donc avec qui, avec quoi, la France va traiter, cela nous rappelle la tente de Kadhafi dans les jardins de l’Elysée !

Mais la raison d’Etat a ses raisons que la raison ne connaît pas.

Sarkozy nous dira certainement que nous n’avons pas de leçons à donner ….IL A RAISON !!

Quand on a été le premier à féliciter chaudement le bébé Bongo pour sa brillante réélection alors que les conditions de cette élection font hurler la communauté internationale : au Total, si l’on ose dire,

ON FERME SA GUEULE !!!!

sarkozy pour un capitalisme nouveau

Dossier RN2 Quand notre action persévérante commence à déboucher vers le grand public grâce au journal La Sambre

octobre 6, 2009 at 2:25 | In Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, social | 1 Comment
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Dossier RN2 Quand notre action persévérante commence à déboucher vers le grand public grâce au journal La Sambre

Depuis des années, nous suivons le dossier de la RN2 ; Notre ami Jacques Lainet, membre de notre collectif Sambre-Avesnois depuis l’origine, travaillait déjà bien avant cela sur tous les dossiers de l’Avesnois touchant à l’Environnement au sens le plus large : remembrements, carrières, laiteries, agriculture intensive, problèmes de l’eau, des pesticides, des OGM, etc.

Depuis la création de notre association Hainaut Avenir  Environnement, il est toujours en charge de ces dossiers et sur tous les fronts :

-         La RN2, http://dutron.wordpress.com/2008/06/03/le-desenclavement%E2%80%A6-la-sambre-attendra%E2%80%A6lionel-marechal-repassera-et-paul-raoult-aussi/

-         http://dutron.wordpress.com/2008/11/27/le-rechauffement-climatique-l%E2%80%99avesnois-et-ses-elus/

-         http://dutron.wordpress.com/2009/09/21/quand-un-ami-du-reseda-arrete-le-petit-train-train-des-elus-de-l%E2%80%99avesnois/

-         la centrale à bitume de La Longueville, http://dutron.wordpress.com/2008/06/26/sos-la-longueville-nous-sommes-tous-concernes/

-         les agriculteurs pénalisés par leur banque et/ou leur laiterie, http://dutron.wordpress.com/2008/10/23/a-signy-le-petit-ardennes-une-action-unitaire-et-efficace-face-au-credit-agricole-et-ses-amis/

-         la construction de HLM en zone inondable à Ferrière La Grande, http://dutron.wordpress.com/2008/09/22/que-se-passe-%E2%80%93t-il-sur-la-friche-miroux-de-ferriere-la-grande/

Nos lecteurs pourront constater que tout ceci est bien réel et que notre action de terrain est continue et persévérante.

Cette action, nous la considérons comme une FEDERATION des bonnes volontés. Nous n’essayons de dominer personne, de ne récupérer personne. Hainaut Avenir Environnement intervient en soutien technique, juridique, etc. de associations de terrains.

Notre souci permanent est de globaliser ces luttes locales tant il est vrai qu’il n’y a pas de « petite » lutte. Mais il est vrai aussi qu’une lutte locale n’a de chance d’être victorieuse qui si quelqu’un FEDERE cette lutte avec ses luttes sœurs ou dans des domaines connexes.

Dans ce cas précis de la RN2, nous avons été présents dès le début du projet ; les documents d’enquête publique en sont les témoins.

La question qui vient, enfin, à l’ordre du jour aujourd’hui, c’est celle du percement du ciel de la nappe phréatique à Beaufort bien mis en lumière pas l’association de défense de l’environnement de Beaufort avec laquelle nous sommes en relation étroite.

Le Journal La Sambre vient de publier un excellent article sur ce sujet : nous vous le livrons in-extenso en remerciant à la fois son journaliste et ce journal d’oser mettre ce dossier sur la place publique. Nous n’ignorons rien, en effet, des intérêts économiques et politique, pas tous bien avouables, qui sont derrière cette affaire. Après cet article de La Sambre, nous vous en apprendrons de belles qui feront l’objet d’articles ultérieurs.

http://www.lasambre.fr/actualite/Beaufort-:-Ils-remettent-en-cause-le-trace-de-la-future-Nationale-2-777.html

Beaufort : Ils remettent en cause le tracé de la future Nationale 2

L’environnement et la nature du sol ont-ils bien été pris en compte lorsqu’a été décidé le nouveau tracé de la RN2 ? Cette question, les membres de l’Association de défense de l’environnement, à Beaufort, l’ont soulevée dès 2000 et le début de l’enquête publique préalable au réaménagement en 2×2 voies de cette route.
En cause : des mouvements de terrain (désignés sous l’appellation effondrements karstiques) depuis plusieurs années, aboutissant à la création de cuvettes, et surtout, la proximité d’une nappe aquifère qui représente près de la moitié des réserves en eau potable de l’arrondissement d’Avesnes.
Pour Jacques Lainet, de l’association «Hainaut avenir environnement», soutien de l’association beaufortoise, «il y a un risque majeur de pollution de cette eau par les rejets d’hydrocarbures d’une part, mais également par des métaux comme le rhodium, le palladium… qui entrent dans la composition des pots catalytiques et que l’on retrouve dans les gaz d’échappement».

«Notre maison tremblait»


Il cite en exemple une étude menée par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique de Nancy, selon laquelle les concentrations au sol de ces métaux et d’hydrocarbures augmentent très fortement lorsque l’on s’approche des réseaux routiers. Des polluants qui pourraient se retrouver dans l’eau qui alimente nos robinets par l’effet des infiltrations. Car à Beaufort, le nouveau tracé passe ni plus ni moins sur une partie affleurante de la nappe d’eau souterraine. Une nappe considérée comme très exposée à l’activité humaine par une récente étude (voir ci-dessous).

De premiers problèmes sont déjà apparus cette année avec la construction d’un pont. Situé sur la propriété de la famille Scrève, exploitants agricoles, dont Christiane, l’épouse, est la présidente de l’Association de défense de l’environnement, ce pont doit permettre au bétail et aux engins de passer sous la nationale. «Lorsqu’ils ont planté les palplanches (éléments d’acier enfoncés dans le sol pour constituer un mur de soutènement, ndlr), notre maison tremblait» se souvient Christiane. Et depuis, un écoulement continuel d’eau se produit depuis cet ouvrage d’art, même en période sèche comme c’est le cas depuis plusieurs semaines. «On n’avait jamais vu ça. Et on se demande ce que ça va être cet hiver quand il va se mettre à pleuvoir davantage».

Cette eau vient remplir une cuvette juste derrière le corps de ferme et empêche tout passage autrement qu’en tracteur. Un fait constaté par huissier dès le mois de mai dernier. L’agricultrice pense «qu’ils ont percé la crête rocheuse qui emprisonnait l’eau de la nappe». D’où la crainte plus forte encore de voir l’eau polluée. Tant dans la nappe que dans le lac du Paradis, à Louvroil. Celui-ci est en effet alimenté par un ruisseau qui prend sa source à quelques mètres du tracé et qui reçoit lui-même l’eau provenant des écoulements du pont…

Un trou de deux mètres


Quelques centaines de mètres plus au sud, c’est un autre problème qui est soulevé par des agriculteurs : les fameux mouvements de terrain. L’un d’eux, également membre de l’Association de défense de l’environnement de Beaufort, a relevé plusieurs effondrements karstiques, c’est-à-dire de cavernes dans le calcaire autrefois remplies d’eau mais qui, en raison des prélèvements pour l’alimentation en eau potable, se sont peu à peu vidées. «La pression a diminué et naturellement, les roches descendent pour combler le vide» précise cet agriculteur, qui ajoute : «il y a quelque temps, j’ai retrouvé un trou de deux mètres de large et à peu près un mètre de profondeur dans une de mes pâtures». Là encore, à moins de 100 m de la future nationale, dont la chaussée pourrait donc elle-même se déformer…

Tous ont en commun de se demander si des études ont réellement été menées avant que soit retenu ce tracé. «Quand on envoie des courriers, à la DDE notamment, longtemps on ne nous a pas répondu. Dernièrement, on nous a dit que l’on jugera à l’issue des travaux !» s’indigne Christiane Scrève.
Ensemble, ils posent la question : «pourquoi ne pas avoir réaménagé la route existante en 2×2 voies ? Nous ne sommes pas contre le fait de moderniser les routes, mais la solution retenue n’est pas la meilleure en termes d’impact écologique».
Depuis quelques jours, le maître d’ouvrage, c’est-à-dire l’Etat, semble toutefois prendre le(s) problème(s) au sérieux puisqu’une équipe pourrait être dépêchée sur place pour effectuer de nouveaux relevés géologiques, selon Jacques Lainet. De là à penser que le tracé pourrait changer. Rappelons que quatre ouvrages d’art n’attendent plus que le passage de la Nationale 2…

Matthias Dormigny

Le dossier RN2 est géré par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), un service d’Etat. Celui-ci étant actuellement en pleine réorganisation, nous n’avons pas pu joindre la personne susceptible de répondre aux questions soulevées par ces habitants de Beaufort.

Des eaux classées «très vulnérables»

Une étude menée en 2004 pour le compte du Parc naturel régional (PNR) de l’Avesnois soulignait la forte, voire très forte vulnérabilité du synclinal de Bachant, qui s’étend de Leval à Aibes, en passant par Beaufort. La vulnérabilité est, par définition, la facilité à être atteint par la pollution selon la nature du sol. Dans le rapport remis au PNR en 2007 par le Sage de la Sambre (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux), en partie basé sur cette étude, on peut ainsi lire que «l’alimentation de la nappe provenant majoritairement de la pluie, la qualité de cet approvisionnement peut être mise en cause. Une fois parvenue au niveau du sol, elle peut entraîner les reliquats de l’activité humaine (résidus industriels, hydrocarbures, pesticides, ndlr) jusqu’à la ressource».
Ce même rapport indique que «le système karstique du synclinal de Bachant induit une extrême vulnérabilité de cette ressource puisque, au niveau d’une fracture, une pollution peut s’infiltrer directement et très rapidement jusqu’à l’aquifère».

Quelques définitions


Aquifère
Un aquifère est une couche de terrain ou une roche, suffisamment poreuse (qui peut stocker de l’eau) et perméable (où l’eau circule librement), pour contenir une nappe d’eau souterraine. Cette nappe est susceptible d’alimenter des ouvrages de production d’eau potable ou pour l’irrigation : puits, forages et captages.

Karstique
Se dit d’un relief calcaire où les eaux ont creusé des galeries, souterrains… par l’effet de l’érosion.

Synclinal
En géologie, lorsque des couches sédimentaires de roches forment des plis, la partie qui forme un creux se nomme synclinal. La couche la plus récente est à l’intérieur du pli.

Signalons d’abord que le journal L’Observateur d’Avesnes avait déjà publié un article de fond sur ces sujets le 24 juillet 2009 repris par La Sambre et Le Courrier de Fourmies.

Nous y reviendrons prochainement.

Signalons aussi un discours de Paul Raoult , sénateur maire PS de Le Quesnoy et président du SIDEN (Syndicat intercommunal des Eaux du Nord) devenu depuis NOREADE (Nord Régie Assainissement Distribution d’Eau) par le regroupement, sous la même régie, des activités de fourniture d’eau et de celles d’assainissement précédemment exercées par le SIAN.

Paul Raoult a prononcé en juin 2008, un discours fondamental sur les champs captants qui fera bientôt l’objet d’un article sur ce blog.

Dans l’immédiat, nous nous contenterons de rappeler que, lors de sa présentation du futur NOREADE début décembre 2008, Paul Raoult avait notamment déclaré que les grands travaux qui permettront de garantir l’approvisionnement en eau à partir des champs captants de la forêt de Mormal et de la Sambre.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Maubeuge/actualite/Secteur_Maubeuge/2008/12/06/article_l-eau-potable-et-l-assainissement-dans-l.shtml

Ou bien Paul est mal informé ce qui nous étonnerait depuis le temps qu’il baigne dans l’eau du Nord, ou bien il ment !

L’article ci-dessus en témoigne. La nappe percée à Beaufort est une nappe fondamentale pour l’avenir de notre approvisionnement en eau.

Mais il y a plus grave ! Le projet de RN2 à quatre voies, s’il devait voir le jour, poserait les même problèmes sur, à notre avis 7 synclinaux entre Beaufort et Etroeungt. Nous le disons depuis le début !! C’est aussi, pour ces raisons locales, outre les aspects généraux et environnementaux posés par le projet RN2 que nous nous batrons jusqu’au bout pour que ce projet ne se réalise jamais.

Guy Dutron

Co-secrétaire de Hainaut Avenir Environnement

6 – 10 2009

Des deux côtés de la frontière, le Hainaut a mal à la crise mais ce n’est pas la crise pour tout le monde !!

septembre 29, 2009 at 4:06 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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Des deux côtés de la frontière, le Hainaut a mal à la crise mais ce n’est pas la crise pour tout le monde !!

Nous ne reviendrons pas sur ThyssenKrupp, CBS, Myriad, Nexans, les salariés du social et de la santé, ceux de Stibus, de la fonction publique… nous en avons déjà parlé voici, hélas, la suite

Des projets de recrutement en berne dans la région Nord-Pas-de-Calais !

La crise n’est certainement pas derrière nous. Selon la dernière enquête sur les besoins en main-d’œuvre, menée par Pôle emploi, le nombre d’intentions d’embauche dans les entreprises régionales est en chute de 30 %.

Réalisée au cœur de la crise, auprès de 76 000 entreprises de la région, l’enquête « Besoins de main-d’œuvre » est sans ambigüité : plus de 45 000 projets de recrutement ont été signalés par les entreprises du Nord – Pas-de-Calais pour 2009. C’est 30 % de moins que l’année dernière !!

Le chômage explose en Sambre-Avesnois : selon la Voix du Nord

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Secteur_Avesnes_sur_Helpe/2009/06/17/article_plus-qu-ailleurs-le-chomage-explose-en-s.shtml

- Nous citons l’article de Vincent Tripiana

…. Cela fait plusieurs semaines que la rumeur s’amplifiait : une fois de plus, le chômage explosait en Sambre-Avesnois, plus qu’ailleurs. Jean-Paul Demailly, chargé de mission à la direction du Pôle Emploi, confirme : avec 22,5 % d’augmentation en un an, la progression du chômage, dans l’arrondissement, est la plus importante du Nord – Pas-de-Calais. Fin avril, la Sambre-Avesnois comptait 18 555 demandeurs d’emploi.

C’est la dégringolade : «  On trouve le plus fort taux national alors qu’on était sorti de l’auberge l’année dernière, se crispe Jean-Paul Demailly. Il y a eu beaucoup d’embauches de CDD et d’intérimaires, en 2007, et jusqu’en septembre 2008, c’était exceptionnel. À partir de fin août, ça a commencé à plonger. » Fin août, «  c’est la fin des contrats d’emploi temporaire dans l’automobile. Il n’y a pas que MCA : Sevelnord et Toyota, aussi, et tous les sous-traitants ». Il n’y a pas que MCA, en effet : chaque jour, quatre mille personnes quittent l’arrondissement pour aller travailler ailleurs. Dont plus de la moitié (2 400) qui vont en Belgique !

Ce sont les jeunes Sambriens (moins de 25 ans) qui payent le prix fort : 39 % d’augmentation de demandeurs d’emploi, soit «  la plus forte du Nord – Pas-de-Calais ». Cela aurait pu être pire : «  Ce qui a amorti, un peu, c’est que les entreprises ont utilisé plusieurs dispositifs : RTT, chômage partiel, 35 heures. » 73 entreprises sont touchées par le chômage partiel un chiffre qui clignote en rouge, sur les tableaux de bord de l’économie du secteur. S’y ajoutent 54 entreprises touchées par des mesures de suppression d’emplois. «  Essentiellement des entreprises de moins de dix salariés », ajoute J.-P. Demailly. Mais l’actualité nous montre, avec Vesuvius par exemple, que les plus importantes sociétés sambriennes sont elles aussi touchées. Tout le monde croise les doigts pour qu’en Sambre-Avesnois la situation économique se redresse un peu, après l’été. Et si ça ne va pas mieux ? Là, même le regard des plus confiants s’assombrit .

Suite à une faillite 173 emplois sont menacés à Saint-Ghislain – Belgique

Le fabricant de matériaux réfractaires Preiss-Daimler Refractories (Ex-Belref) de Saint-Ghislain a déposé son bilan lundi matin, ont indiqué les syndicats. 173 emplois sont menacés (136 ouvriers et 37 employés).

Le tribunal de commerce de Mons a prononcé lundi 28 – 09 la faillite de la société, filiale du groupe industriel allemand Preiss-Daimler. A la grande surprise des syndicats qui connaissaient les problèmes de l’entreprise mais s’attendaient plutôt à un plan de restructuration. L’actionnaire principal a toutefois décidé de ne plus financer les pertes. Au terme d’un conseil d’entreprise extraordinaire convoqué lundi après-midi, l’une des curatrices, Me Blondiaux, a promis aux travailleurs de faire le maximum pour assurer la reprise des activités.

Preiss-Daimler connaissait de graves difficultés dues, entre autres, à la chute des commandes issues de l’industrie verrière et sidérurgique. Un important chômage économique était mis en place depuis plusieurs mois, expliquent les syndicats, et un manager intérimaire avait été désigné par la Région wallonne en début d’année.

Pour une fois, la délocalisation de la production se fera vraisemblablement vers ….L’Allemagne !!! Un bel exemple de l’inexistence de l’Europe !

Bridgestone Frameries – Belgique : une grève déterminée, un bilan en demi-teinte

La grève des 140 ouvriers de Bridgestone Aircraft Tire (Frameries) a pris fin ce vendredi 07 aout 2009, après 58 jours de résistance. Le projet d’accord approuvé par 57% des 111 travailleurs présents à la dernière assemblée générale répond partiellement aux revendications de départ mais n’annule pas les huit licenciements à l’origine du mouvement.

La hausse du diesel se précise – Belgique

Il semble désormais acquis que le gouvernement fédéral compte trouver des moyens budgétaires du côté des usagers du diesel. Le ministre du Budget, Guy Vanhengel, a indiqué qu’il y avait un consensus en ce sens au gouvernement. Bernard Clerfayt, secrétaire d’État à la fiscalité environnementale, l’a confirmé ce matin à la RTBF : la hausse des accises sur le diesel pourrait atteindre près de 20 %, « progressivement ».

Ceux qui avaient l’habitude de faire leur plein Outre-Quiévrain vont devoir déchanter ! Le Diesel va se rapprocher du prix de l’essence.

Et pendant ce temps là ……

Côté français :

-                     Nos élus de l’Avesnois ne trouvent pas mieux que de vouloir faire passer le RN2 à 4 voies ; ils n’ont pas le premier sou, rien n’est inscrit au plan Etat – Région ….il font de la Com’ ! Nous allons les aider ! Notre article sur le Val Joly : Val Joly stop ou encore ? Naturiste ou à poil ???? a déjà été lu par 764 admirateurs passionnés !!

-                      Parmi les « petits » faits divers à attribuer à nos « petits » élus :

-                     Alain Poyart a trouvé un remède à la crise !! Il veut mettre des caméras partout …il fait son cinéma

affiche video surveillance

-                     A Ferrière la Grande, le maire PS veut toujours construire des HLM en zone inondable, protégée par un PPRI (Plan de prévention des risques d’inondation). Trois arrêtés de catastrophe naturelle dans la vallée de la Solre, ça ne suffit donc pas ? Et non, ce serait Parténord (PS) qui construirait ! CQFD !

-                     A La Longueville, la lutte continue contre la centrale à bitume du sieur Robert Lorban et son centre de retraitement de déchets bitumineux dont les hollandais ne veulent sous aucun prétexte….Tu veux nous pourrir la vie, Bob ; on va bien être obligés de te pourrir la tienne !!

-                     Tous ces dossiers sont suivis par notre association Hainaut Avenir Environnement Contact : 4 route de Ramousies 59440 Sémeries ou g.dutron@yahoo.fr

Côté Belge :

-                     Didier Donfut (PS) intègre l’assemblée générale de l’intercommunale gazière du Hainaut (IGH) :

cri de mons.Munch jpg

Le “CRI” de Mons inspiré de Munch …en Elio Gravure, évidemment !!!clin d'oeil

-                     Il était au cœur de l’affaire qui avait conduit à la démission de cet ex-ministre wallon. Voir sur notre blog : En France, en Belgique, en Europe, la social démocratie va mal …. Je fus, tu fus, Donfut !!! Un article déjà lu : 1.000 fois tout rond à l’heure où nous écrivons. Quel succès, Donfut !! Voilà qui mérite une bonne crasse pinte, hein Fieu !!

-                     Didier Donfut récupère, au sein de cette assemblée, un siège réservé à la commune de Frameries et qui était occupé jusqu’ici par une autre socialiste, Marie-Paule Bury, laquelle devra également être remplacée en tant que présidente de l’intercommunale, annonce La Province (Sud Presse). L’annonce de ce jeu de chaises musicales a été fait jeudi soir au cours du conseil communal de Frameries, où Didier Donfut, ex-bourgmestre, siège désormais en tant que simple conseiller. Didier Donfut ne sera pas payé pour ce simple mandat de membre de l’assemblée générale, précise le journal. Il devient cependant éligible à une fonction d’administrateur ou à la présidence de l’intercommunale.

-                     Cette « réintégration n’est que le prélude à la nomination de Donfut à la présidence de l’Intercommunale précitée !! On est en droit de penser qu’il y a quelque chose de pourri au Royaume de ….Belgique ! Mais, il se murmure que Donfut serait un homme de …dossiers !! Suivez notre regard !!

- Une convention d’expertise passée entre Didier Donfut et l’IGH avait contraint le politicien bien en cour auprès du Roi Elio à démissionner de ses mandats de ministre wallon et de bourgmestre de Frameries. Au début du mois le conseil d’administration de l’IGH avait rompu la convention, imposant le payement d’une indemnité de 141.000 euros.

La suspension de Francine De Tandt prolongée d’un mois

Source RTL-Info Belgique – Faits divers lun 28 sep, 18:08

La suspension de la présidente du tribunal de commerce de Bruxelles a été prolongée d’un mois à la suite d’une décision de la cour d’appel de Bruxelles, indique lundi la VRT.
Mme De Tandt, qui est l’objet d’une enquête disciplinaire et une instruction pénale, avait été suspendue de ses fonctions fin août. Elle est notamment soupçonnée d’avoir entretenu des liens trop étroits avec des hommes d’affaires et leurs avocats. Le parquet général examine actuellement si elle s’est rendue coupable de corruption.

Edmée de Groeve :

Proche du PS, elle joue actuellement profil bas et tente de se faire oublier ; voir In the groove …de Groeve !

221 personnes se sont intéressées au sort que nous faisions à cette « chère » Edmée ….pas vraiment un bide …disons un succès « d’estime » !! Mais l’histoire ne dit pas à combien on l’estime !

Charleroi : détournement d’argent à Versant Est :

Source RTBF 24.09.09 – 18:35

Un nouveau scandale dans les logements sociaux à Charleroi: le directeur-gérant de la société Versant Est – proche du PS, bien sûr – a avoué avoir détourné de l’argent pour un montant de près de 30 000 euros. Il a agi par le biais de factures gonflées, mais aussi en puisant directement dans la caisse de la société…..

24.09.09 – 18:35

Un nouveau scandale dans les logements sociaux à Charleroi: le directeur-gérant de la société Versant Est a avoué avoir détourné de l’argent pour un montant de près de 30 000 euros. Il a agi par le biais de factures gonflées, mais aussi en puisant directement dans la caisse de la société.

Eric Van Roozendael, le directeur-gérant, avait durant plusieurs années manipulé les chiffres de la société afin de puiser dans la caisse. Il avait notamment gonflé les factures d’achat de cadeaux de fin d’année : il achetait chez un maroquinier de luxe des foulards, sacs et autres mallettes qu’il offrait aux membres du conseil d’administration et aux cadres de la société, tout en faisant gonfler le montant de la facture. Versant Est gère 1 637 logements sociaux, répartis sur les communes de Gilly et de Montignies-sur-Sambre.

Nouvelles révélations dans le dossier de La Carolorégienne

Source 7 sur 7 : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/991589/2009/09/10/Nouvelles-revelations-dans-le-dossier-de-La-Caroloregienne.dhtml

Le tribunal correctionnel de Charleroi, qui poursuit l’examen -du dossier de “La Carolorégienne”, a entendu ce jeudi Luc Frère, qui fut directeur gérant de la société de logements sociaux.

- De l’audit à l’audition


Luc Frère, aujourd’hui prévenu, avait presté dans un premier temps des misions ponctuelles pour « La Carolorégienne ». Il y avait conduit une mission d’audit interne au nom de la firme Coreva dont il était le responsable. Il avait ensuite été engagé comme directeur gérant de la société de logements.

Poursuivi lui aussi pour utilisation de personnel à des fins privées, il a nié mais a dit avoir constaté ce genre de dysfonctionnements au profit d’autres responsables de « La Carolorégienne ». De même, a-t-il dit, de nombreux vols s’y commettaient, le personnel compensant ainsi le fait qu’il était sous-payé. Les seuls frais de fonctionnement dont il aurait bénéficié auraient été ceux d’une voiture de fonction. Fin 2004, il a découvert l’existence de l’audit de 2002 de la SWL sur la situation de « La Carolorégienne ». Il a évoqué son existence, dit-il, mais sans résultat interne.

- “Mafieux”


Interrogé à propos du coûteux licenciement du directeur des travaux Jean-Pol Tison, avec une indemnité de 295.000 euros, il a expliqué que la procédure était en cours quand il est arrivé et qu’il était d’abord question de 750.000 euros d’indemnité de départ. La somme a fait l’objet de discussions, avant d’être soumise à Jacques Van Gompel, alors bourgmestre PS qui était dans les faits le véritable patron de La Carolo, a expliqué Luc Frère. Il a finalement été décidé d’accorder 295.000 euros à Tison, aujourd’hui co-prévenu.

Selon Frère, il existait un climat particulier au sein de la société de logements sociaux : Jean-Pol Tison était au courant de malversations commises par Alain Carlier, directeur gérant quand Luc Frère a mené son audit.

Le climat était alors tel, à l’intérieur de « La Carolorégienne, que « Claude Despiegeleer parlait de Tison en le traitant de mafieux ».

- Transferts


Pour Luc Frère, le modèle de subventionnement mis en place entre « La Carolorégienne » et l’asbl L’Ecrin ne pouvait tenir. L’Ecrin, qui avait une mission de réinsertion, était incapable de tenir seule, financièrement. Quand de l’argent manquait, on s’adressait à La Carolorégienne qui effectuait un transfert, sans aucune convention.
J’ai donc fait faire une convention, explique Luc Frère qui a reconnu l’avoir fait antidater, comme une des préventions le lui reproche.

De même, le mécanisme de distribution en interne des timbres postaux achetés par « La Carolorégienne » était l’occasion d’excès qui ont été corrigés par la mise en place de l’audit. On savait bien que La Carolorégienne était l’endroit où n’importe qui, dans l’administration communale, pouvait venir se procurer des timbres sans aucun contrôle, a commenté le prévenu. Les cartes d’essence ont également fait l’objet d’un contrôle qui a permis d’établir qu’il y en avait 48 pour 16 véhicules.

- Parquet ou pas?


« Quand on s’est rendu compte des malversations diverses, il a été question de les signaler au parquet, ce qui n’a pas été fait. Je suis resté pour relever le challenge et redresser la société.

Selon Luc Frère, La Carolorégienne était alors en état de faillite virtuelle et la SWL était anormalement absente. « J’ai demandé un rendez-vous que le directeur général Alain Rosenoer ne m’a accordé que des mois après, un soir à 22 heures. J’étais seul avec Claude Despiegeleer et le président de « La Carolorégienne » ne s’y trouvait pas ».

- Marché truqué


Luc Frère a également reconnu que le marché lui attribuant l’audit avait été truqué. Il avait lui-même pris part à l’élaboration des conditions de marché, avec René Boucheron, alors comptable à la Coreva, et qui s’est également porté candidat, ainsi qu’une troisième personne qui a été priée de modifier son offre. « Quand nous avons eu l’accord officiel du conseil d’administration nous accordant cette mission, il y a des mois que nous l’exercions », a-t-il indiqué.

Interrogé sur la mutualisation des charges locatives, reprochée tant aux administrateurs qu’à lui-même, Luc Frère a expliqué que le principe en avait été voté en conseil d’administration, avant d’être admis par le comité de locataires. La SWL était informée, et n’y a vu aucune objection.

Création de comités de gestion illégaux contrôlés uniquement par le PS, rémunérations exorbitantes, comptabilité au doigt mouillé, frais de représentation grassement généreux et non justifiés, violation systématique de la législation sur les marchés publics, emplois bidon,  sont quelques menus ”défauts” repérés au sein de la société de logements sociaux “La Carolorégienne » dans un rapport d’audit élaboré par la Société wallonne du logement…

La Carolorégienne, une société « socialiste » comme plein d’autres ?

Et ailleurs ????????

On arrête, on n’en jette plus, la cour est pleine !!! Il semblerait que, crise ou pas crise, certains fussent plus égaux que d’autres !!

Hainaut Avenir Environnement sera présent au Festival Cœur de Faune à Mers les Bains

septembre 29, 2009 at 3:34 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Solidarité, social | Leave a Comment
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Hainaut Avenir Environnement sera présent au

Festival Cœur de Faune

à Mers les Bains

Un intéressant  Festival se déroule du 1er au 4 Octobre à Mers les Bains.

Notre ami Jacques Lainet[1] co-président de Hainaut Avenir Environnement y représentera notre association. Jacques a, par ailleurs, un problème d’hébergement pour la nuit du 2 au 3 et peut-être celle du 3 au 4 – 10.

Si vous pouvez lui rendre ce service, contactez :

jcqs.lainet@gmail.com ou le 03.27.59.72.13

à défaut : g.dutron@yahoo.fr ou le 09.65.35.56.45

Vous trouverez ci-dessous les documents d’information communiqués par le Festival Cœur de Faune.

Contact Festival : Patrick Rannou  06.78.08.95.91affiche.festival coeur de faunejpg

déliant Festival Coeur de Faune jpg


[1] Jacques est, par ailleurs, membre du RESEDA et co-anime notre collectif de l’Avesnois.

Assemblée constitutive de l’Association des objecteurs de croissance, du 18 au 20 septembre 2009, à Beaugency, point de vue critique du RESEDA

septembre 28, 2009 at 6:09 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, social | 4 Comments

Assemblée constitutive de l’Association des objecteurs de croissance,

du 18 au 20 septembre 2009, à Beaugency,

point de vue critique du RESEDA

Forte de ma participation récente à l’université d’été de la FASE : Première université d’été de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Aubagne, du 27 au 30 août 2009, point de vue critique du RESEDA

je disposais de nombreux points de comparaison. Je = Hélène Lacheret, co-porte-parole du RESEDA (depuis peu…) et objectrice de croissance, de Nyons dans la Drôme, présente à Beaugency avec Guy Dutron qui n’a pu venir que le samedi. Cette semaine était chargée pour moi, voici mon compte-rendu qui se pointe à dos d’escargot.
Nous avons pleinement participé, Guy et moi et je répète que critique n’est pas un mot négatif mais un mot qui invite au débat :

° Première impression :

le prix, nettement plus abordable que celui de la FASE y compris pour les fauchés. Mutualisation des frais d’hébergement, ceux qui le peuvent paient plus pour que ce qui n’ont pas les ronds (dont moi) puissent quand même participer. Et les repas ! Locaux, végétariens, équilibrés, bios, proposés à 5 euros. J’ai eu du mal à m’immiscer dans l’équipe vaisselle tant il y avait de volontaires.

° Deuxième impression :

le prix ayant sans doute une influence aussi sur l’âge des participants, il y avait beaucoup de jeunes et de joie.

° Le fonctionnement :

d’abord, je dirais que la démocratie réside aussi dans la prise de parole. Certains (dont moi) ont pris la parole sept ou huit fois en une séance quand d’autres ne la prenaient pas du tout et il ne me semble pas que les certains (pas moi) en question avaient forcément pris la peine de lire les textes travaillés en amont.
Nous ne nous sommes pas donné le temps de faire l’historique de l’Adoc, c’est une erreur à ne plus commettre car elle a engendré incompréhension et perte de temps, les “certains” ne semblant pas savoir que les textes proposés résultaient d’un travail en commun préalable d’un groupe de travail qui s’est constitué à Notre-Dame des Landes l’été dernier. J’ai regretté que les interventions ne soient pas toujours constructives au regard du travail de très grande qualité déjà effectué, notamment par rapport à la plate-forme.
En ce qui concerne les trois ateliers, celui qui a vraiment bien fonctionné est celui sur la plate-forme où les participants étaient assez peu nombreux. L’atelier “statuts” a mal fonctionné : je sais, j’y étais, au soleil, et au bout de quinze minutes passées à savoir si l’article 7 devenait 6 ou 8, mes neurones ont déclaré forfait et décidé de faire la sieste à l’insu de mon plein gré. Mais je pense qu’il ne fallait pas partir de statuts-type pour faire du résolument neuf car les statuts “adoptés” refont de la pyramide, à mon avis. Je m’en expliquerai plus loin. Quant au dernier atelier, j’ai compris que les participants étaient vraiment très nombreux et je me suis de nouveau endormie le soir pendant le compte-rendu (chômeuse, ça fatigue !) vers dix heures – quelle idée aussi de travailler encore à cette heure-là ! Ça me rappelle la CNCU et ses Assises à Saint-Denis où la démocratie consistait à tenir jusqu’à 4 heures du matin pour avoir encore son mot à dire. Cette démocratie-là, très peu pour moi.
A propos de démocratie, une chose encore : “dramatiser”, je parle du ton, pas du sujet qui est dramatique, hélas, comme plein d’autres, pour obtenir ce que l’on veut n’est pas démocratique. Faire changer une formulation à cause d’une forte charge émotionnelle me pose problème quant à notre capacité à être vraiment dans l’écoute du travail en cours. Nous aurons sûrement l’occasion d’en parler et, je répète, ce n’est pas sur le fond mais sur la manière de dire.

Le positif :

l’élaboration de la plate-forme ; la jeunesse et l’énergie des participants (même les plus âgés – sauf moi qui avait besoin de dormir – étaient très actifs et passionnés) ; la bonne ambiance et la maturité dans les échanges + tout ce que dit Thierry Brulavoine dans son faire-part de naissance.

• Le négatif :

à notre corps défendant, à cause des statuts, je crains que nous soyons en train de refaire de la pyramide, du centralisme et toutes ces sortes de choses mortifères à terme.
La matinée du dimanche : fouillis total, finalement, je n’ai pas l’impression que nous ayons décidé quoi que ce soit.

• Le travail à faire :

1.  modifier les statuts
Proposition :
Article 1 : Nom : une association nommée Adoc (Association des objecteurs de croissance) est fondée entre les membres. Son animal totem est un escargot.
Article 2 : Elle a pour objet de promouvoir l’objection de croissance en tant que mouvement politique afin de sortir de la société capitaliste. Ses buts sont définis dans un texte fondateur qui est une plate-forme, disponible sur le site de l’association.
Article 3 : Sont adhérents à l’association toutes les personnes qui se reconnaissent dans cette plate-forme et qui paient leur cotisation annuelle telle qu’elle est définie dans le réglement intérieur.
Article 4 : Afin de promouvoir la constitution de réseaux, tous les groupes déjà constitués qui se reconnaissent dans la plate-forme et qui la signent sont autorisés à accoller l’escargot de la décroissance à leur nom.
Article 5 : Le siège social de l’association se situé à …
Article 6 : L’association est gérée collectivement par un collège de volontaires qui ne peut pas cumuler de mandats et qui est renouvelable par tiers tous les ans. Ce collège désigne en son sein deux représentants légaux.
Article 7 : En cas de conflit mettant gravement en danger la vie et l’image publique de l’association, la ou les personne(s) en cause doivent rencontrer trois membres du collège de façon formelle afin qu’une solution soit trouvée à la difficulté, et un compte-rendu de cette rencontre doit figurer sur le site de l’association. Les rencontres se poursuivent jusqu’à obtention d’une solution satisfaisante pour les deux parties.
Article 8 : L’assemblée générale se réunit une fois par an, elle est convoquée par courriel au moins quinze jours avant et par courrier uniquement pour les personnes qui en font la demande écrite, par une lettre envoyée au siège de l’association.
Article 9 : Cette assemblée générale peut être suivie d’une assemblée générale extraordinaire, convoquée dans les mêmes conditions, en cas de modification des statuts envisagée.
Article 10 : Lors de sa dissolution…
C’est une proposition à améliorer : j’ouvre le débat sur les moyens à notre disposition pour ne pas refaire de la pyramide tout en arrivant à travailler rapidement et avec le minimum de tension. Il me semble que cette autonomie donnée aux groupes déjà existants est un moyen d’atteindre plus rapidement la fameuse “masse critique” .
2. Clarifier notre position par rapport aux régionales, aux “alliances”, aux discussions et ne pas oublier notre allure d’escargot, seule garante, à terme, d’un véritable changement.
Hélène Lacheret

Pour soutenir l’Objection de Croissance par l’Economique. Par Guy Dutron

septembre 24, 2009 at 3:37 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, social | 4 Comments
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Pour soutenir l’Objection de Croissance par l’Économique.

Par Guy Dutron

Co-porte-parole du RESEDA

Aujourd’hui, l’Objection de Croissance défend ses thèses sur des terrains divers : la sensibilité, le partage, la simplicité, l’éthique, l’environnement, la pensée philosophique, etc.

Il me semble qu’il soit possible de soutenir l’Objection de Croissance d’une autre manière également : le raisonnement économique.

C’est ce que nous allons tenter de faire brièvement ici.

- I : RAPPEL HISTORIQUE :

Durant des siècles, dans la période historique, tous les grands pays du monde avaient les moyens intellectuels de théoriser l’économie et la croissance : la Chine, l’Inde, le monde arabe, les civilisations d’Amérique. Personne ne l’a fait. Jusqu’au XVIIIème siècle, la grande question de l’Histoire humaine fut : comment se nourrir ?

Les premiers à le faire furent les pays occidentaux.

Dans ce domaine, on ne peut pas ne pas citer la loi de Malthus[1] qui marqua une très longue période de l’Histoire de l’Humanité : la préhistoire de l’économie, en quelque sorte.

Le principe était simple : en régime naturel, la natalité est telle que le nombre des êtres humains tend à progresser de façon plus rapide que la quantité de nourriture. Cette règle, qui vaut pour tous les êtres vivants – dont le nombre est donc limité par la disponibilité de nourriture -, implique une restriction volontaire des naissances, principalement par le recul de l’âge au mariage et l’abstinence sexuelle. N’oublions pas que Malthus était pasteur !

L’apport d’Adam Smith[2] : Que nous dit-il ? Pour faire simple toujours, dans Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (le plus célèbre ouvrage d’Adam Smith), il expose son analyse sur l’origine de la prospérité récente de certains pays, comme l’Angleterre ou les Pays-Bas.

Il développe des théories économiques telles que la division du travail, le marché, la monnaie, la nature de la richesse, le « prix des marchandises en travail », les salaires, les profits et l’accumulation du capital.

Il examine différents systèmes d’économie politique, en particulier le mercantilisme et la physiocratie. Il développe aussi l’idée d’un ordre naturel, le « système de liberté naturelle », résultant de l’intérêt individuel se résolvant en intérêt général par le jeu de la libre entreprise, de la libre concurrence et de la liberté des échanges. On découvre un chose nouvelle : la croissance économique. La dialectique[3] entre l’économie et la science moderne va faire que la croissance va se développer de plus en plus vite sans se laisser déborder par la croissance démographique

L’apport de Karl Marx[4] :

Le premier apport de Marx est d’abord un constat : le capitalisme naissant, héritant de la misère humaine et l’utilise : il en profite pour exploiter le prolétaire qui n’a que sa force de travail à vendre pour satisfaire ses besoins élémentaires. Les gens étant au seuil de subsistance, il suffit de leur offrir un peu d’argent pour qu’ils quittent leurs campagnes pour se vendre dans les usines. Si la science permet de produire beaucoup, il y a beaucoup d’argent à faire.

Le première moitié du XIXème siècle sera donc une transition entre le monde malthusien et le monde industriel.

A partir de la seconde moitié du XIXème siècle les ouvriers comprennent ce qui se passe, ils luttent durement, obtiennent progressivement des conditions meilleures.

On passe d’un monde de pauvreté absolue à un monde dans lequel le salaire, peu ou prou devient indexé sur la croissance.

L’époque moderne :

La meilleure illustration de cette évolution furent les « trente glorieuses », c’est à dire les années qui ont suivi la deuxième guerre mondiale. Les salaires croissent de 1,2,3,5,10 % par an.

On pourrait donc croire que cette évolution mettait fin au monde malthusien. Hé bien non !

Ce que l’on découvre aujourd’hui, c’est que l’homme moderne est absolument aussi affamé que l’homme malthusien mais pas de la même manière.

L’homme actuel est affamé de biens dont il ignorait encore jusqu’à l’existence quelques années auparavant.

Nous sommes donc devant une situation dans laquelle l’homme acquiert une capacité de s’adapter à un situation sans cesse mouvante.

Et il revendique de nouveaux biens à partir d’un point de départ sans cesse variable.

Que ce soit à cause de son conditionnement, de la publicité ou de tout ce que l’on voudra, le résultat est bien celui-là.

Tout ce passe comme si ce n’était pas le niveau de richesse qui rendait les gens heureux mais bien les SUPPLEMENTS DE RICHESSE SUCCESSIFS dont l’homme peut bénéficier.

On peut aujourd’hui dire que la France est plus malheureuse que dans les années 60 alors que le revenu moyen est le double ou le triple de celui de ces années là. Pourquoi ?

Parce que dans les années 60 où la croissance était forte, des offres nouvelles apparaissaient sans cesse.

Aujourd’hui, nous vivons dans une société de moindre croissance ou de stagnation et nous sommes orphelins des offres nouvelles quasi absentes.

Autrement dit, on serait plus heureux dans une société pauvre mais en forte croissance que dans une société riche en stagnation. C’est, me semble-t-il le grand paradoxe de notre époque qui s’achève.

Mais il y a un « hic » de taille : c’est que l’Occident a communiqué sa manière de penser à la terre entière. Dès lors, comment refuser aux chinois, aux indiens, à l’Asie, l’Afrique, tous les pays du Sud d’avoir chacun sa voiture, sa télévision et tout ce que nous revendiquons comme le confort normal.

Le « Hic », c’est que ce n’est pas possible parce que les ressources de notre monde SONT FINIES, NON EXTENSIBLES INDEFINIMENT.

Le nouveau grand paradoxe est donc que, à l’heure où une part majoritaire de l’Humanité aspire à s’arracher à la loi de Malthus dont nous sommes nous mêmes sortis, nous redécouvrons la finitude du monde.

La science née des XVIIIème et XIXème siècles nous avait fait passer d’un monde fini à un monde infini. Aujourd’hui, alors que nos contemporains aspirent, au plan économique, à un monde infini de biens, nous redécouvrons que ce monde est fini.

La difficulté n’est plus, comme il y a deux ou trois siècles, de partager la nourriture, elle est de partager un écosystème et les ressources limitées d’une planète.

Tout montre que le système ancien de croissance n’est plus possible. Un tout petit exemple : on nous offre aujourd’hui, pour l’achat d’un magazine quelconque, un gadget absolument inutile dont le coût écologique est bien supérieur au coût dudit magazine.

Les exemples bien plus graves et lourds sont légion : il n’est que de voir aujourd’hui même les difficultés rencontrées par les grands de ce monde pour gérer la crise économique mondiale ou le réchauffement climatique.

QUE FAIRE ?

A partir de ce constat de la finitude du monde, je ne vois aujourd’hui que deux voies de sortie possible.

J’exclus, un peu facilement certes, le monde capitaliste comme étant déjà moralement et éthiquement mort même s’il est encore bien vivant et produit toujours ses dégâts.

Ces deux voies sont : la révolution cybernétique et l’Objection de Croissance.

-         La révolution cybernétique : Elle semble avoir les faveurs de certains. Je ne la retiens pas car, si elle nous exonère de la finitude, la cybernétique offrant une infinité de solutions et de produits virtuels :

  • elle maintient, et pour longtemps encore, les inégalités du monde actuel,
  • d’autre part, rien ne nous dit qu’un « bonheur virtuel » soit possible, ni qu’il soit souhaitable.
    • En effet, quel monde une telle révolution nous promet-elle ?
      • Plus un monde, comme le monde marxiste, partagé entre bourgeois et prolétaires, exploiteurs et exploités.
      • Mais un monde partagé entre « stars avérées » et « non stars » ou « aspirants stars » au devenir incertain. Un monde où l’on a des « amis virtuels » dont FaceBook montre les prémices dès à présent.
  • Un monde pas très enviable de mon point de vue.

-         L’Objection de Croissance : Elle n’est pas pour moi une nouvelle idéologie. Si nous regardons en face l’état du monde, si nous tentons de faire une analyse économique objective ci-dessus résumée, elle est, purement et simplement UNE OBLIGATION au motif très simple que, à long terme, tout le reste est impossible. Cette obligation, il nous revient maintenant de la théoriser et de la mettre en œuvre.

-         Il nous revient donc d’œuvrer :

  • Pour un monde et un économie à finalité humaine, écologiquement soutenable et socialement avantageuse pour le plus grand nombre de nos frères humains.
  • Pour un monde dans lequel « l’Être » prendra le pas sur « l’Avoir ».

C’est ce que je vous souhaite à vous tous mes camarades de France, de Belgique, de Navarre et d’ailleurs ; c’est un bel enjeu ; il mérite que nous nous y investissions en redécouvrant, ici aussi, un nouvel internationalisme altermondialiste.

24 septembre 2009


[1] Thomas Robert Malthus :  1766 - 1834  pasteur anglican et  économiste britannique de l’École classique. Il est connu surtout pour ses travaux sur le problème des rapports entre la population et la production. Son nom a donné dans le langage courant l’adjectif « malthusien » pour caractériser un état d’esprit conservateur qui s’oppose à l’investissement et craint la rareté et une doctrine, le malthusianisme, qui impose une politique active de contrôle de la croissance de la population.

[2] Adam Smith : 1723 – 1790  philosophe et économiste écossais des Lumières. Il reste dans l’histoire comme le père de la science économique moderne. Son œuvre principale, la Richesse des nations, est un des textes fondateurs du libéralisme économique. Professeur de philosophie morale à l’université de Glasgow, il consacre dix années de sa vie à ce texte qui inspire les grands économistes qui le suivront, ceux que Karl Marx appellera les « classiques» et qui poseront les grands principes du libéralisme économique.

[3] Exemple tiré de cette époque : Watt invente la machine à vapeur puis, mais seulement après, Carnot théorise la thermodynamique qui permet d’améliorer l’invention de Watt ; là est le rapport dialectique

[4] Karl Heinrich Marx, né en 1818 à Trèves et mort le 14 mars 1883 à Londres : philosophe, économiste et théoricien communiste. Célèbre pour sa conception matérialiste de l’Histoire, sa description des rouages du capitalisme, et pour son activité révolutionnaire au sein des organisations ouvrières en Europe. Une œuvre immense dont : Manifeste du Parti communiste 1848 - Le Capital (1867– seul le livre I a été achevé par Marx) – La Guerre civile en France 1871 –

Quand un ami du RESEDA arrête le petit train-train des élus de l’Avesnois !

septembre 21, 2009 at 1:20 | In Belgique, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 1 Comment
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Quand un ami du RESEDA arrête le petit train-train des élus de l’Avesnois !

Selon la Voix du Nord : « Lassés de voir l’aménagement complet à quatre voies de la RN2 prendre du retard, les élus des communes traversées par cette nationale l’ont bloquée hier matin à la circulation, de manière festive, pour signifier à l’État leur colère et faire avancer un dossier vieux de plus de 40 ans. ».

http://www.lavoixdunord.fr/actualite/L_info_en_continu/Hainaut/2009/09/20/article_la-rn2-devenue-l-axe-prioritaire-des-eac.shtml

Quarante ans !! Vous vous rendez-compte ? Voilà quarante ans qu’ils nous la promettent leur foutue 4 voies !! Si on compte une moyennes de 4 élections tous les 5 ans avec 10 candidats ; cela fait, selon notre arithmétique sommaire : 5X4X8×10 = 1600 promesses de faux culs !! Et nos confessionnaux qui sont désert !! Y’a plus de justice, fut-elle divine ! Pourtant que de pècheurs et pècheresses !!

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In cauda venenum !

Ce que ne dit pas (pas encore ?) La Voix, c’est que tout le monde ne voit pas cela de cet œil là ! Aux dernières législatives, cantonales et municipales, nous fumes les seuls à nous prononcer clairement contre cette fabrique à CO² !

Depuis, nous nous sommes exprimés sur la RN 2 sur ce blog mais, comme nous y allumions un plumitif de la Voix du Nord, nous n’y sommes peut-être pas en odeur de sainteté !! Voir :

Le désenclavement… la Sambre attendra…Lionel Maréchal repassera et Paul Raoult aussi !!

C’était le 3 juin 2008, le délit n’est donc peut-être pas encore prescrit !!

Aujourd’hui, donc, c’était dimanche ! Contrairement à la jolie mais cruelle chanson de Francis Blanche, il n’y avait pas de généraux à vendre mais des élus qui se vendaient dans une communion touchante !!

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Tant qu’à faire de vous refiler un p’tit train : autant celui du Cap d’Agde en clin d’œil à une copine !

Un petit train-train remontait la RN2 de la frontière Belge vers Paris ; à bord, tout le gratin politique et larvaire de l’Avesnois… des petits wagons !

Voilà –t-il pas que sur le chemin de la route, comme dirait Cabrel, deux voitures s’insinuent entre la 4X4 rutilant et polluant qui ouvre la voie et le ch’tit train-train !!! C’était notre copain au bob qui avait encore choisi de faire le Jacques accompagné de la présidente de l’association des propriétaires fonciers de Beaufort qui s’estiment spoliés par le nouveau tracé.

Arrive le gorille de service ; il interdit le déploiement de nos banderoles. Rémy Pauvros, cumulard-maire de Maubeuge arrive tous sourires dehors pour serrer la main de l’auteur de la Jacquerie !  C’est qu’il nous a déjà fait le coup le Pauvros ! Il vous serre la cuiller, un photographe municipal mitraille et vous vous retrouvez copains comme cochons dans une publication subventionnée par les empoisonneurs de l’incinérateur de la cité du Clair de Lune.

Cette fois, pas de photographe en vue ! Le Jacques en serre cinq au Pauvros à ronger qu’il reste au PS Maubeugeois ! Au moins, la Voix du Nord rendra compte de notre action : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Secteur_Avesnes_sur_Helpe/2009/09/21/article_de-bettignies-a-etroeungt-la-rn2-devenue.shtml

Ensuite, à Dourlers, la Jacquerie continue ; le Jacques y va de ses slogans poético-provos qui arrachent des sourires au public clairsemé ; car, à part les zeureux  zélus et une fanfare convoquée pour la circonstance, c’est pas la grande mobilisation pro-bitume !

Y’en a qu’un qui ne sourit manifestement pas ! C’est le petit Alain Poyart, le petit secrétaire de mairie devenu le petit maire de la petite sous-préfecture d’Avesnes-sur-Helpe,  partisan déclaré d’une concertation de petit niveau !

Lui aussi, nous venons de l’allumer à propos des caméras qu’il compte installer à l’intérieur de ce qu’il reste de ses remparts passablement écroulés. Il n’a pas aimé ! Pas le sens de l’humour, le petit ….comme son petit patron ….nous prend pour des « pov’cons » !! Nous le lui rendons bien d’ailleurs !!! Voir :

Vidéosurveillance à Avesnes sur Helpe : Jacques Lainet s’adresse à l’Observateur de l’Avesnois

On ne peut s’empêcher de penser à la déchéance qui frappe notre bonne Cité des Mouches[1] ! Elle qui vit passer tant de monarques : de  Louis XI à Louis XIV, cette ville où dormit l’Empereur en personne à l’avant-veille de Waterloo ; la voici gouvernée par un chef de gare cinéaste amateur suivi par sa petite armée de petits wagons !

Comme dit un vieux copain wagon, c’est un peu boogie-woogie mais pas très rock’n’roll !!

Pendant ce temps là, se déroulait, au Quesnoy, la nième Fête du Lait ! C’est vrai que c’est sa fête, en ce moment, au Lolo !!

Une fête fort morose d’ailleurs attendu qu’un déversement blanc laiteux avait eu lieu dès le matin même !! La FNSEA jouait profil bas quoique  fort bien nantie en cruches au lieu de parader comme à l’accoutumée et les copains de la Conf’ semblaient tout requinqués !!

Figurez-vous que, sur le trajet du train-train des tout-tristes routiers, il y avait aussi des vaches ! Elles avaient entendu braire un veau, on ne sait dans quelle étable, selon lequel il devait y avoir concertation avec les petits nids veaux …un lapsus lactis, en quelque sorte ! Olé !!!

Ha, les vaches !! A propos de vaches, peu de poulets de sortie ! Une nouvelle épidémie de dioxine se préparerait-elle côté Belge ! On n’ose y croire ! Cela mettrait fin à la guerre police-justice qui mine l’ancien royaume minier, mine de rien !

En attendant, tant sur le dossier RN2 que sur le dossier cinématographique à la Poyart, nous continuerons d’aller au charbon !!!

Rigolez pas, malfaisants d’Avesnes, c’est vous qui payerez la note !! Entre caméras, charbon et pognon, c’est votre braise qui est en jeu !



[1] Pour vous, bande d’ignorants, nous précisons que si Avesnes est dénommée « Cité des Mouches », ce n’est pas parce que son maire sent mauvais ce qui ferait que les mouches changeassent d’âne !! C’est qu’à l’époque bénie où l’on s’étripait ferme entre maudits François et estrangers tous plus ou moins barbares, n’est-ce pas, Avesnes n’étant pas encore en territoire Français, ces maudits François tentèrent une incursion du plus pur style commando venant de La Capelle ! L’ennemi François fut repoussé par de vaillantes petites abeilles que nous nommons « mouches à miel » ! En fait, ces andouilles militaires durent renverser quelques ruches dans le crépuscule du petit matin !! L’évêque de Cambrai qui n’était pas à une bêtises près, certifia quasiment le miracle. Voici donc notre sous-préfecture élevée à la quasi-sainteté par la grâce du « Miracle des Mouches » ! Ceci n’empêche toutefois pas nos bonnes mouches à miel de crever comme ailleurs des pesticides et autres saloperies épandues par la confrérie organisatrice de la Fête du Lait précitée !!

AUX PETITS GENIES POLITIQUES DE L’AVESNOIS AYANT GERE CELUI-CI DEPUIS LA PERIODE DES 30 GLORIEUSES

septembre 17, 2009 at 7:33 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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AUX PETITS GENIES POLITIQUES DE L’AVESNOIS AYANT GERE CELUI-CI  DEPUIS LA PÉRIODE DES 30 GLORIEUSES


Vous avez eu l’honneur d’avoir, à Maubeuge,  l’incinérateur le plus polluant de France ; après le scandale des 800 000 tonnes de déchets interdits en 1988 ; avec le record de 1000 fois la norme de DIOXINE Seveso en 1998 : DEPUIS QU’AVEZ-VOUS FAIT ?

–  Vous avez eu le privilège d’avoir le 1er cas de vache folle dans le département du Nord à Clairfayts avec votre promotion de l’agriculture productiviste dont on voit bien aujourd’hui où elle mène.

–   Après la lamentable débandade des industries métallurgiques, verrières, céramiques et textiles, malgré une débauche éhontée de subventions qui n’ont JAMAIS FAIT RALENTIR l’hémorragie, et à laquelle ont fait suite les mêmes recettes permettant la mise en coupe réglée de nos richesses patrimoniales, bocagères, forestières,  vous avez MONTRE  VOTRE SAVOIR FAIRE destructeur de type féodal et cyclopéen.

n     Vous avez mené une gestion calamiteuse de l’Objectif I et de ses suites ; il faut tout de même rappeler que cette époque aurait pu être celles de projets d’envergure. Nous gardons le souvenir de ces réunions au cours desquelles on pleurait la misère faute de projets alors que des crédits attendaient et allaient fuir ailleurs !

n     La vérité c’est que, hormis vos projets électoralement rentables, vous N’AVEZ PAS D’IDEES ! Vos cartons sont vides, vos têtes sont exsangues, vous avez fait de l’Avesnois une juxtaposition de chefferies africaines !

n     Vous n’êtes même pas fichus de fusionner deux communautés de communes lorsque ce serait nécessaire. Chacun son territoire, chacun sa petite zone de petite influence, chacun empalé son petit clocher, chaque petit coq dressé sur son petit fumier ;

n     Vous dûtes même nommer trois co-présidents – 1 PC, 1 PS, 1 UMP -  du Pays de l’Avesnois pour mieux vous partager le gâteau !

  • De tous ces exemples, le résultat est probant :

toujours à  COUPS DE  SUBVENTIONS maladroitement décrochées in-extremis : le désastre, le désert pour en arriver a imiter le modèle NORD AMERICAIN. Ce à quoi vous arrivez, c’est à un taux de chômage record et des emplois précaires totalement soumis à la conjoncture !

Quels sont vos derniers et plus récents TROPHEES mesdames et messieurs les politiques ? Citons en vrac :

La R.N.49 débouchant en pleine agglomération maubeugeoise, SANS VOIE D’ISSUE[1] digne de ce nom avec ses ponts trop bas dirigeant les camions en direction de la Belgique : bel exemple de gabegie , d’incompétence, de gaspillage aussi !
La jonction LOUVROIL-FEIGNIES, au seul profit des industriels ; traversant les faubourgs populeux en abreuvant la populace d’hydrocarbures et autres POISONS de type H.A.P source de pathologies multiples ; le tout en multipliant les coûteux ouvrages d’art.
Le merveilleux réseau de desserte par autobus pompeusement appelé SITE PROPRE dont les CONS–CEPTEURS n’ayant entrevu la multi modalité qu’au XXll éme siècle lorsque le pétrole sera épuisé !!!

Tout ça PAYE PAR LE CON –TRIBUABLE et pour satisfaire les désirs des industriels et financiers ne jurant que par La CROISSANCE, facteur de soi–disant PROGRES,  de meilleure vie et de meilleure santé aussi peut-être ????

Enfin le chef-d’œuvre et gouffre financier dit de la station touristique DE HAUT STANDING nommé le VAL JOLY qui finira en friches touristiques comme ont terminé leur carrière les innombrables industries devenues FRICHES INDUSTRIELLES polluées à souhait et dont les populations laborieuses ont du PAYER LE PRIX autant par leur sueur, leur énergie, leur santé que leur ARGENT.

Et  maintenant ? Et demain ?  Que proposez -vous  AIGLES  POLITIQUES UNIS DANS VOTRE  FEODALITE ATAVIQUE ???

Au prétexte de désenclavement, d’échanger l’illusoire confort devant AMENER LA RICHESSE dans notre secteur défavorisé, vous voulez faire traverser notre bocage par une double bande de bitume et de béton. Ainsi, en 30-40 ans, nous verrons la circulation routière rejoindre les NOUVEAUX PAYS EUROPEENS aux salaires attractifs  en sacrifiant de bonnes terres agricoles. Vous voulez mettre délibérément EN DANGER  les ressources hydrauliques irremplaçables assurant 50 pour 100 des besoins en eau potable des 250 000 habitants du secteur??????

Votre myopie n’a d’égale que votre courte vue clientéliste aux faux accents sociétaux !!!!!  PAS DE QUOI VOUS TRESSER DES COURONNES mesdames et messieurs les prétendus représentants du peuple…

Aujourd’hui, vous appelez à manifester pour une voie autoroutière qui a un siècle de retard !

Ce sera sans nous , ce sera contre nous !

Association Hainaut Avenir Environnement – Le RESEDA du Hainaut rejoint par des AVESNOIS et nordistes de souche, lucides et ayant de la mémoire.


[1] Nous rappelons à nos lecteurs que le contournement de Maubeuge était prêt dès les années 70, que les crédits attendaient au Ministère de l’équipement, que, s’il n’a été réalisé que dernièrement soit 30 ans plus tard, ce n’est que le fait des incompétences et mésententes successives des élus de l’époque à Hautmont, Maubeuge et Feignies, parfois membres du même parti d’ailleurs !!!

Relocalisons Copenhague

septembre 17, 2009 at 7:29 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, Solidarité Pétition, social | 1 Comment
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Relocalisons Copenhague

Du 7 au 19 décembre 2009 aura lieu la Conférence de Copenhague, dont l’objectif est de donner suite au protocole de Kyoto.

A l’occasion de cet événement, une mobilisation internationale visant à faire pression sur les négociateurs est programmée. Des délégations du monde entier iront à Copenhague et organiseront sur place des actions.

Si envoyer des délégués susceptibles de suivre et, si possible, d’intervenir dans les négociations nous semble indispensable, nous trouvons aussi cela notoirement insuffisant, et certainement pas à la hauteur des enjeux.

En effet, depuis la signature de Kyoto en 1997, la situation a beaucoup empiré, mais elle a aussi évolué en termes d’alternatives.

- Elle a empiré car, alors que les causes humaines des dérèglements climatiques sont désormais irréfutables, ces derniers ne cessent pourtant d’augmenter du fait de la logique d’un système qui ne peut que fonctionner sur la base d’un productivisme et d’une surconsommation toujours croissants. Pour l’heure, la collectivité scientifique internationale préconise une diminution de 50% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 (soit plus de 80% pour les pays riches) afin de rester en deçà de l’augmentation globale de 2°C de température au-delà de laquelle la situation deviendra incontrôlable. Cet objectif est inatteignable dans le cadre de ce système, et cela même si toutes les volontés s’y attelaient, ce qui est loin d’être le cas. Si on ajoute à ce constat les effets cumulatifs des récentes crises financière, alimentaire, des divers conflits armés, on ne peut que craindre le pire pour l’avenir.

- Les choses ont cependant évolué car, face à cette situation, un mouvement aux multiples formes s’est constitué et se développe : prises de conscience et de responsabilité individuelles, alternatives de toutes sortes, projets politiques portés par des mouvements comme ceux de la décroissance, des villes en transition… Parmi les caractéristiques communes à ces mouvements, outre la nécessaire sobriété individuelle et collective, une démarche essentielle est la mise en place par les populations elles-mêmes, sur les lieux où elles vivent, d’une relocalisation de toutes les activités qui peuvent l’être, tant aux niveaux écologique, économique et social que politique.

La tenue de la Conférence de Copenhague est une occasion unique de mettre en lumière et de renforcer ces mouvements, ainsi que l’alternative globale dont ils sont porteurs : ce projet de société radicalement opposé à celui des fossoyeurs de notre planète. Car il s’agit bien aujourd’hui de l’affrontement de deux modèles de société, l’un mortifère, l’autre garant de la vie sur terre.

C’est pourquoi nous proposons de relocaliser Copenhague.

Beaucoup d’entre nous n’iront pas à Copenhague, pour des raisons de choix ou tout simplement par manque de disponibilité ou de moyens. Nous ne voulons pas pour autant rester spectateurs de la comédie qui risque de s’y jouer.

Nous proposons donc :

- de créer partout des collectifs locaux, regroupant et fédérant sur le terrain, autour de mobilisations locales, les alternatives et initiatives de tous ordres ;

- de programmer des actions à définir ensemble dans la période de la Conférence, avec un point culminant le 12 décembre, journée de mobilisation internationale ;

- de préparer un appel international à la création de collectifs.

Cet appel est lancé à l’occasion de la Semaine de résistance à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique, France), le 8 août 2009.

Premiers signataires : Michel Bernard (Revue S!lence), Brigitte Beroldo (Décroissante), Brigitte Bonnefille (AdOC France), Emmanuel Boutet (Relocalisons), Thierry Brulavoine (AdOC France), Albano Cordeiro (Alter Ekolo), Alain Dordé (Les Amis de la Terre France), Jean-Michel Duclos (AlterEkolo Auvergne), Clément David ( HALEM), Thierry Eraud (Militant anti-OGM), Frederic Geral (Le Sens de l’Humus), Jean-Louis Gueydon (Fondation pour une Terre Humaine), Gilbert Haumont (Objecteur de crossance), Patrice Kappel (ELAF 81), Bernard Legros (AdOC Belgique), Pierre Lucot (Utopia), Alicia Merino (Le Sens de l’Humus), Corinne Morel-Darleux (Parti de Gauche), Serge Muller (Amis de la Conf’), Reginald de Potesta de Waleffe (AdOC Belgique), François Schneider (Objecteur de croissance), Christian Sunt (AdOC France) .

Dutron Guy, Digny, 28,France, Co-porte-parole du RESEDA

Autres,

Tissier, Lyon, 69,France,

Sarrion, Marseille, 13016,France, « de l’association Vinaigre qui produit et publie le Journal Intime Collectif (ejic.com) et Objectrice de Croissance »

JAHANDIER, MONTELIMAR, 26200,France,

JAHANDIER, MONTELIMAR, 26200,France,

Jean-Claude Besson-Girard, Malaucène, Vaucluse, France, « ENTROPIA, Revue d’étude théorique et politique de la décroissance »

COSSON Thierry, peyremale, Gard,France,

Serge Steyer, Le Bono, Morbihan,France,

Chalaye, Grenoble, Isère, France,

Rabie Joseph, Montreuil, 93,France,

DUCRUIX BRICE, THOISSEY, AIN, France,

Cordeiro Albano, , ,France,

Donaint Rémi, Paris, 75,France, « Objecteur de croissance »

Flipo Fabrice, , ,France,

LORUT Danièle, Paris, Citoyenne du Monde,

FERAL henri, Poitiers, 86,France,

Dalmasso Stéphane, Mouvaux, Nord (59),France, « Adhérent du Parti de Gauche et du Mouvement Utopia »

Thuault Stéphane, Villeneuve La Garenne, Hauts-de-Seine (92),France,

« Adhérent “Les Alternatifs” »

xxxxxxxx, Achères, 78,France,

xxxxxxxx, Mérignac, Gironde, France,

ROBERT Jean-Marie, Séné, Morbihan, France,

BERNET Marie-Pierre, Lyon, 69,France,

Schlotterbeck Frédéric, Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme, France,

Liegey Vincent, Paris, 75,France,

Ferrier Pacha, St Vallier , 71,France,

Jean-Luc Pasquinet, , 94,France,

Boutet Emmanuel, Villiers sur Marne, 94,France, « Initiateur de l’association Relocalisons ! (www.relocalisons.org) »

xxxxxxxx, , 31,France,

« ”Nous serons sortis du capitalisme lorsque les finalités, les buts que se donne la société, et les buts que les individus considèrent comme les plus importants dans leur activité, dans leur vie, seront des buts non économiques. C’est-à-dire des buts culturels, essentiels : des buts de qualité et non plus de quantité.” André Gorz – Extrait transcrit du film André Gorz de Marian Handwerker »

Rossignol Yvette, castres, 81,France,

Alliot Pierre, Romans, Drome,France,

Joncret Nicole, Mazamet, 81,France,

Croses Wilfried, Castres, Tarn, France,

CLEMENT Bernard et Marie-Line, , 02,France,

CRABBE-DIAWARA Marie-Odile, Besançon, 25,France,

« Alternatifs – conseillère municipale »

ABADA-SIMON Dominique, PARIS, 75,France,

Leboutte Francis, Tilff, Liège,

Jean FAUCHE, GARREVAQUES 81700, Tarn ,France,

Gilkinet Michèle, Villers-la-Ville, Brabant wallon, « Superbe initiative à soutenir »

Mengneau Michel, Benet, 85490,France, « Adoc Ouest – Il faudra attacher une importance particulière pour le REED lors de ce sommet. Car, détourné, il servira à une exploitation des forèts par le privé dont on n’imagine pas encore l’impact. »

Vaugon Pierrick, Bourbon-Lancy, 71,France,

Zaharia Raymond, Clamart, 92,France, « http://www.france-alter.info »

LEPAGE Alain G., SAINT-OUEN, 93,France,

CAGNY Richard, Marseille, 13,France,

Vitari Claudio, voiron, Isère 38,France,

Bouteiller Pascal, Le Rheu, 35,France,

MADELAINE Stéphane, Le Havre, 76,France, « Membre du Parti Pour La Décroissance (PPLD) et de l’Association des Objecteurs de Croissance (AdOC-France) »

Ondet Christophe, Achères, 78,France,

Reny Marie-José, Romans/Isère, Drôme,France,

Lepesant Michel, 26100, ,France

Premiers soutiens : les Objecteurs de Croissance (AdOC Belgique et ADOC France), la délégation des Alternatifs à la Semaine de résistance, la Fondation pour une Terre Humaine, Relocalisons !

Reseau Euro-Méditerranéen Social Ecologique Démocratique Altermondialiste – RESEDA -,

Contacts : adorde@gmail.comrelocalisonscopenhague@ml.les-oc.info

Vidéosurveillance à Avesnes sur Helpe : Jacques Lainet s’adresse à l’Observateur de l’Avesnois

septembre 16, 2009 at 12:45 | In Citoyenneté, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, social | 1 Comment
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Vidéosurveillance à Avesnes sur Helpe : Jacques Lainet s’adresse à l’Observateur de l’Avesnois

L’affaire est en route depuis un petit moment déjà….tout est petit dans cette affaire !!  Alain Poyart, le maire UMP d’Avesnes veut des caméras dans sa ville. Il l’a expliqué dans le plus pur style « petit blanc » réactionnaire et emberlificoté qui lui est cher.

http://www.dailymotion.com/video/x92go6_alain-poyart-video_news

Ce projet n’a pas laissé indifférents les avesnois et un groupe citoyen se rassemble pour s’opposer à ce projet.

http://www.lobservateurdelavesnois.fr//actualite/Avesnes-:-la-video-surveillance-fait-debat-34-dossier.html

Notre camarade Jacques Lainet suit l’affaire de près mais une certaine presse locale ne nous aide guère ….normal quand on la connaît ! Service minimum garanti !

Qui est l’Observateur de l’Avesnois ?

L‘Observateur de l’Avesnois est édité par la société L’Observateur SA, filiale du groupe Sogemédia. Son Président est Jean-Pierre Vittu de Kerraoul. La Sogemédia est le premier groupe indépendant de Presse hebdomadaire en France, Sogemedia édite dix-huit titres centrés principalement sur les départements du Nord, de l’Aisne, de l’Oise, de la Somme, du Pas-de-Calais, mais elle sévit aussi dans les Hautes-Pyrénées, et en Dordogne. Avis aux copains de ces régions !

Ce titre est né en 1834. Il devient au début du XXe siècle la propriété de Louis Loucheur, un polytechnicien qui a laissé deux théorèmes à son nom et une carrière politique impressionnante : il sera quinze fois ministre.

« L’Observateur » reste clairement républicain avec l’actionnaire suivant, un autre très grand nom de la IIIe République, Léo Lagrange, créateur des auberges de jeunesse, député de la première circonscription et d’Avesnes en 1932 puis ministre de Léon Blum. Hé, oui ! Léo Lagrange fut notre député !

En 1975, le journal, à bout de souffle n’a plus que 8 pages. Il est tiré à 2.000 exemplaires. Un jeune (à l’époque) journaliste parisien de 27 ans, Jean-Pierre Vittu de Kerraoul, instruit par le secrétaire général des NMPP de l’époque, rachète le titre. Il en fera en vingt-cinq ans le pivot d’un groupe de presse hebdomadaire d’envergure, Sogemedia, plus de 200 salariés et 16 à 17 millions de chiffre d’affaires.

Pour voir Jean-Pierre Vittu de Kerraoul, c’est ici  : Source http://vivrici.com/equipe_de_vivrici.html

Ce cher Vittu de Kerraoul a été jadis considéré comme proche des idées de l’agité du bocage, le vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon. Mais maintenant, ce dernier rentrant au bercail UMP et Poyart étant UMP même atypique …..suivez notre regard !!

Qui est Poyart ? POYART_Alain. source CG 59.fr JPGAlain Poyart source CG 59.fr

Poyart, pour sa part, fut député puis sortant battu mais ne laissa pas un souvenir impérissable ! Nous ne lui connaissons qu’une seule proposition de loi …il s’agissait de limiter le droit de grève des fonctionnaires !!! Voyez comme on est entre progressistes !

Il est toujours maire, conseiller Général, président de sa communauté de communes, président etc…. Le cumulard local pur jus.

Une pétition a par ailleurs été lancée contre ce projet de vidéosurveillance mais l’ineffable Poyart considère d’emblée que le débat est clos ! Ce faisant, il se montre égal à lui-même car nous avons gardé le souvenir (et la trace) d’un autre débat : celui du projet du Val-Joly si mal parti aujourd’hui malgré des investissement pharaoniques.

A l’époque, Poyart se déclarait partisan d’une concertation « de petit niveau » !!! On a le niveau qu’on peut !

Selon la Voix du Nord :

Dans une lettre que le collectif a adressé au maire d’Avesnes, celui-ci espère «  que vous ne vous obstinerez pas à considérer une telle demande comme nulle et non avenue ». Le maire Alain Poyart considère que le «  débat sur la vidéosurveillance est clos. J’ai dit pendant la campagne électorale que j’installerai la vidéosurveillance. Les Avesnois qui ont voté pour moi sont favorables à la vidéosurveillance. On est en train de finaliser les autorisations en vue d’une installation de caméras courant 2010. Il n’y aura pas de débat public. »

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Autour_de_Avesnes_sur_Helpe/Avesnes_et_son_arrondissement/2009/09/15/article_avesnes-une-petition-contre-la-videosurv.shtml

Et si vous lui dites « Démocratie », Poyart vous répondra peut-être « petit niveau » !!! Il est vrai qu’avant d’entrer en politique, il fut le petit secrétaire d’une petite mairie ….Petit, petit, petit, petit ….comme pour les poulets !!

Dans ce débat sur la vidéosurveillance, l’Observateur semble avoir choisi son camp.

Ce qui a motivé le mail ci-dessous de la part de Jacques, co-président, avec Thérèse-Marie de notre association Hainaut Avenir Environnement :Dutron Lainet voix du nord

Jacques Lainet et Guy Dutron lors de la présentation de Hainaut Avenir Environnement à la Voix du Nord Avesnes

contact@lobservateurdelavesnois.fr : à
l’intention de monsieur Olivier HURBIN

de LAINET jacques
co-président de HAINAUT AVENIR ENVIRONNEMENT
http://www.ldh-france.org/Citoyens-sous-video-surveillance

Monsieur Hurbin[1].

Dans la parution du 11 septembre de l’Observateur de l’Avesnois il est dit en page 10 rubrique « pour un débat public sur la vidéosurveillance», qu’une large majorité de français sont favorable à la vidéosurveillance y compris pour lutter contre la délinquance et  le terrorisme.

Or ça n’est aucunement ce que montre un rapport du ministère de l’intérieur.

Par ailleurs ce type d’enregistrement est contraire à la convention européenne des droits de l’Homme et par l’article 9 du code civil.

Et quand aux dérives sur les transmissions…Celles ci confiées au privé………..

Enfin vous trouverez ci-joints les statuts de notre association, ou justement ce type d’atteintes aux libertés est mentionné.

Dans l’attente, recevez mes sincères salutations.

Le co-président    Jacques Lainet

Comme nous ne comptons pas trop sur l’Observateur pour relayer nos positions et, charité bien ordonnée commençant par soi-même, nous rendons publique notre intervention par le canal de notre blog.

En nous réservant toutes voies de droit tous azimuts par l’intermédiaire de Hainaut Avenir Environnement.

Merci à Jacques pour son travail opiniâtre dont nous reparlerons dans un autre dossier : celui de la mise à quatre voies de la R.N 2 qui menace, notamment, toutes les nappes phréatiques de la région.

Dernière minute (de ce jour 16 – 09 – 2009) Monsieur Hurbin n’aime pas que l’on dévoile ses pratiques ! Il a déclaré aujourd’hui à Jacques Lainet, lors d’une rencontre avec le collectif, qu’il ne lui donnerait pas la parole ! Hé bien, nous la prendrons, Monsieur Hurbin ! Lors du débat. Vous n’en rendrez pas compte, bien entendu ! Vous avez dit information ?


[1] Hurbin : Rédac-chef de l’Observateur

Economie : Quand Sarkozy s’adresse au monde pour changer les outils de mesure de l’économie

septembre 14, 2009 at 1:53 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, social | 4 Comments
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Economie : Quand Sarkozy s’adresse au monde pour changer les outils de mesure de l’économie

Soyons clairs d’entrée de jeu : l’esbroufe continue ! Notre Petit Vagal a trouvé un nouveau cheval de bataille mondial car son destin ne peut, évidemment, être que mondial !!

LES FAITS :

Après les bonus, Nicolas Sarkozy a enfourché lundi un nouveau cheval de bataille pour “la construction d’un nouvel ordre économique, social, écologique mondial”, avec la création de nouveaux outils de mesure économiques conformes aux conclusions de la commission présidée par le prix Nobel d’Economie Joseph Stiglitz. Cette dernière a mis en lumière les limites “du PIB en tant qu’indicateur des performances économiques et du progrès social”, prônant la mesure du bien-être.

La commission Stiglitz, mise en place en février 2008 à la demande de M. Sarkozy, son rapport au chef de l’Etat. Elle suggère notamment que le système statistique “mette davantage l’accent sur la mesure du bien-être de la population que sur celle de la production économique”.

Le rapport établit une distinction entre “évaluation du bien-être présent et évaluation de sa soutenabilité, c’est-à-dire de sa capacité à se maintenir dans le temps”, nécessitant “un ensemble d’indicateurs bien définis”. Si elle ouvre des pistes, la commission estime avant tout que son rapport n’est que le point de départ pour un débat au niveau national et international.

Dans un discours prononcé en ouverture d’un colloque à la Sorbonne, M. Sarkozy s’est montré déterminé à imposer ses conclusions lors des grandes rencontres internationales. “Le débat sur les conclusions de ce rapport, la France l’ouvrira partout. Elle le mettra à l’ordre du jour de toutes les réunions internationales, de toutes les rencontres, de toutes les discussions qui ont pour objectif la construction d’un nouvel ordre économique, social, écologique mondial”, a promis le président de la République. (source : Associated Press de ce jour vers midi)

C’EST DONC PARTI POUR UNE GRANDE « COM. » MONDIALE.

LES CONTRADICTIONS ET LES RAISONS :

Sarko l'aventurier des sondages perdus

Notre Petit Vagal est en perte de vitesse :  Selon le sondage Metro Krief Group réalisé par Opinionway, pourtant bien pensant, la popularité du chef de l’Etat chute brutalement en septembre : moins quatre points, à 42% de Français satisfaits de son action contre 55% de mécontents (+3).

La baisse est à peine moins sévère pour François Fillon, qui perd trois points et tombe à 45 % de satisfaits pour 48% de mécontents (=).

Pas de quoi entamer la rentrée sereinement, alors que de nombreux dossiers incandescents attendent le gouvernement et que l’horizon est sombre sur le front des luttes, que le chômage va exploser au second semestre et que des dissensions se font jour au sein de l’UMP.

DONC : Y’A URGENCE A REDORER LE BLASON DU PRINCE

Lors du fameux colloque Sorbonnard, le P’tit à déclaré notamment :

“Le problème vient de ce que le monde, la société, l’économie ont changé et que la mesure du monde n’a pas assez changé”…… “Le problème vient de ce que l’on a fini par prendre la représentation de la richesse pour la richesse elle-même, la représentation de la réalité pour la réalité elle-même”.

La chanson est connue dans la bouche de celui qui, récemment encore, allait révolutionner le capitalisme, l’effronté !!!

Le problème, c’est que c’est FAUX ! Le problème ne vient pas des changements du monde.

Le PIB, notamment, a toujours été un instrument inadapté ! Il est fait pour calculer la CROISSANCE et, plus elle serait forte, mieux ce serait !

Un exemple maintes fois repris sur ce blog :

-         Achetez une bagnole : vous faites grimper le PIB

-         Percutez un platane : pompiers, ambulances, dépanneuse ; vous faites grimper le PIB

-         Retrouvez-vous à l’hôpital : vous faites grimper le PIB

-         Et si vous en crevez, vos obsèques feront grimper le PIB !!

Automobiles Casse

Et ce n’est pas d’aujourd’hui : C’est en 1932, à la demande, du congrès américain que Simon Kuznets[1] a créé une comptabilité nationale aux Etats-Unis, et donc inventé le produit intérieur brut, en 1934 afin de mesurer l’effet de la Grande Dépression[2] sur l’économie.

On ne disposait à cette époque d’aucun indicateur synthétique.

En France, il est apparu après la Seconde Guerre mondiale, tout comme la comptabilité nationale.

Voici donc notre roi des sondages pris en nouveau flagrant délit de mensonge historique.

A supposer qu’il soit sincère, que ne commence-t-il donc par la France ?

Il a certes demandé a l’INSEE d’y travailler ….On attend les résultats.

Ce que montre a l’évidence la période actuelle si on prend en compte tous ses aspects, ecologiques et sociaux par exemple, c’est que la croissance eszt bien le problème et non la solution ; une croissance qui ne doit pas ête durable comme le prétendent les « escroclogistes » y compris « de gauche ».

Notre développement doit être soutenable et envisager la remise en cause maitrisée de la croissance

Un autre monde est possible

Guy Dutron 14 09 2009


[1] Simon Kuznets (1901 – 1985), économiste et statisticien américain d’origine russe et lauréat du « Prix Nobel » d’économie en 1971.

[2] La Grande Dépression, dite aussi crise de 1929 :  période qui suivit le Jeudi noir du 24 octobre 1929, jour du krach boursier. Les marchés boursiers new-yorkais s’effondrèrent de manière durable. Les événements de cette journée déclenchèrent une dépression économique mondiale qui mena à une importante déflation et à un accroissement dramatique du chômage.

Première université d’été de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Aubagne, du 27 au 30 août 2009, point de vue critique du RESEDA

septembre 7, 2009 at 12:43 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Féminisme, Politique, Société, Solidarité, social | 6 Comments
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Première université d’été de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Aubagne, du 27 au 30 août 2009, point de vue critique du RESEDA

Bonjour à tous nos lecteurs, de pls en plus nombreux (entre 500 et 600 par jour) malgré l’absence d’article durant dix jours.

Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu critique que nous livre l’amie Hélène Lacheret de l’Université d’été de la Fase. Il va sans dire que je le partage.

Nous étions donc deux à représenter le RESEDA à Aubagne ; Geneviève Sabathé n’avait pu se libérer… elle a trouvé du boulot !!!

Pour ma part, j’ai passé l’essentiel de mon temps à notre table de presse. Nous y présentions avec Hélène :

-         Le Manifeste du RESEDA,

-         L’excellent travail de Michel Lepesant intitulé « Les trois pieds politiques de l’objection de croissance », http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/08/14/tripode

-         Une réédition à nos frais du vieux travail du PSU sur l’autogestion dans les années 70 … pas la peine de refaire ce qui a déjà été fait même s’il reste du travail !!!

-         Hélène et moi présentions aussi nos bouquins respectifs.

Le reste de mon temps, je l’ai consacré à des conversations interpersonnelles bien plus enrichissantes que ce que vous découvrirez ci-dessous.

Au plan politique, je n’ai commis réellement qu’une intervention et j’en rends compte publiquement à mes camarades. Trois minutes lors de la séance de clôture, c’est bien court. J’ai insisté sur les points suivants :

-         le soutien à l’intervention d’Hélène qui m’avait précédé sur la question du travail et du SMIC

-         Une autre question qui fâche sur l’unité : faisons-nous, dans cette FASE, l’Unité pour l’unité ou l’Unité pour défendre des valeurs ?

  • Si oui, ce que j’espère, nous ne pouvons passer à la trappe certaines questions en faisant semblant d’être d’accord !!!!
    • Sommes-nous tous d’accord sur l’Europe que nous voulons ? NON !
    • Sommes-nous d’accord sur ce que j’appelle « un revenu d’existence » ….NON !!
    • Sommes-nous tous d’accord sur la question liée Productivisme-Anti productivisme ? NON !!
    • L’heure me semble donc être, non au grand-messes mais au travail acharné, en petit groupes, aux échanges tous azimuts, à la confrontation des idées puis aux synthèses et aux choix….ET QU’ON NE VIENNE PAS ME PARLER DES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES !!!! JE M’EN TAPE !!!!
    • Il y a une vie en dehors et après les élections et cette vie est très dure pour la majorité de nos concitoyens.
    • Pour cela, il faut partir d’une analyse et, singulièrement, de l’analyse de la crise qui nous frappe et dont nous ne parlons jamais alors que les boites ferment partout et que nos frères humains sont mis sur le pavé !
    • Je redis que cette crise est LA CRISE de la mondialisation capitaliste, de la globalisation financière, de la libéralisation forcenée de flux financiers depuis près de 30 ans.
    • Je redis que cette crise est bel et bien devant nous et pas derrière !! Et que disons-nous à ses victimes, RIEN !!!! Nous sommes dramatiquement muets !!!

Pour conclure ma petite partie de ce compte-rendu à quatre mains, je dirai qu’il m’a semblé que mes propos avaient touché une part non négligeable de l’auditoire. Beaucoup sont venus me le dire après la réunion ; c’est bien, mes camarades mais C’EST PEU.

DITES-LE FORT ET CLAIR NON DE DIEU !!!!

L’HEURE EST A L’APPROFONDISSEMENT, AU TRAVAIL COLLECTIF SUR NOS CONTENUS, PAS AU MONOPLY ELECTORAL !!!!

Seuls Bernard Floris et Pascale Perrin ont dit ce que j’étais venu pour entendre !

Merci Pascale, merci Roflisse

Je poste volontairement, en même temps que ce compte-rendu un article récent de jacques Attali et notre critique qui montre bien les contradictions internes du camp capitaliste dont nous devrions pouvoir jouer.

Je laisse la parole à Hélène en faisant mien tout ce qu’elle écrit

Guy Dutron 7 septembre 2009

Première université d’été de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Aubagne, du 27 au 30 août 2009, point de vue critique du RESEDA

Par Hélène Lacheret

La poésie est dans les marges, disait Paul Eluard, la politique aussi, serais-je tentée de rajouter. Je = Hélène Lacheret, membre du RESEDA et objectrice de croissance, de Nyons dans la Drôme.

L’intérêt de tenir une table de presse et de ne venir participer aux plénières que de façon épisodique, c’est d’occuper la position privilégiée de l’observateur. Critique n’est pas un mot négatif mais un mot qui invite au débat : j’ai bien envie qu’on débatte à partir de mes observations  :

° Première impression :

le prix ! Soixante euros pour participer à cette manifestation, sans compter le transport et l’hébergement ; pas moyen de séparer la participation du prix des repas – repas sur plateaux jetables, bouffe industrielle, plastique, bière Kro et Coca… quand mettrons-nous nos pratiques en adéquation avec nos volontés de sortir de la société capitaliste (question qui fait mal : voulons-nous tellement sortir de cette société marchande ?) Pour info, à la Ferme de la Batailleuse (Doubs), aux rencontres organisées par les Objecteurs de Croissance, l’an dernier, les repas complets, équilibrés, bios, étaient proposés à 1,50 euros. Avec ça, on était nourri de manière saine et goûteuse. Si on voulait des à-côtés (pain, vin, fromage, fruits…) on payait en plus mais, au moins, tout le monde pouvait participer sans que le fric (le manque de…) soit une barrière insurmontable. Il y avait un tableau sur lequel les volontaires cuisine, service, vaisselle s’inscrivaient et cette organisation a fonctionné.

° Le prix, disais-je : où sont les chômeurs, “bénéficiaires” des allocations sociales et autres victimes de la mondialisation marchande ? Et les jeunes ? A table, dévorant le contenu des fameux plateaux, beaucoup de têtes ornées de cheveux gris et de rides expressives. Certes, le poids de l’expérience est précieux mais où est la fougue de la passion ? Encore que, malgré leurs décennies, certains d’entre nous n’ont pas déclaré forfait sous cet aspect-là.

Bon, peu de jeunes, pour un débat qui les concerne aussi : que faisons-nous pour changer la donne ?

° Le fonctionnement :

c’est étrange, j’avais l’impression d’être revenue à La Louvesc, deux ans en arrière, lorsque que j’ai vu le fonctionnement, sauf que là-bas, c’était plus rustique, moins cher et qu’on avait besoin de se serrer de près pour se tenir chaud. Avec toute l’expérience que nous avons acquise, quand nous disciplinerons-nous pour cesser de vouloir débattre en plénière ? Même si le résultat est relativement lisse et poli, hormis le coup de gueule bienvenu de Bernard Floris et de Pascale Perrin, il n’y a pas de débat en plénière mais une succession d’interventions et ce n’est pas ainsi que nous allons avancer vers les convergences ni surtout, acquérir un poids de conviction qui nous rendra incontournables dans le débat public. On ne débat pas en plénière, on y fait des synthèses de ce qui s’est débattu et construit en petits groupes et en ateliers : qu’au moins l’expérience du Mai serve à insister sur cette évidence.

° Pourquoi me permets-je de dire que les coups de gueule en question sont salutaires ?

-         Le premier lancé par Bernard Floris de Grenoble, parce qu’il pose LA question incontournable : pour sortir du capitalisme, il faut poser la question du sens, celle de la marchandisation de la société, de l’usage, de la nécessité… de ce que nous souhaitons faire de nos vies

-         Nous ne pouvons plus défendre l’emploi en tant que tel, nous devons nous demander en quoi ce travail est indispensable, sinon nous devons le remettre en cause.

-         Or Bernard constate qu’il y a une véritable résistance au sein de la FASE pour aborder ce débat central car il concerne nos valeurs fondamentales : de quelle société ne voulons-nous plus ? Sur toutes ces questions, je renvoie à l’excellent travail de Michel Lepesant  qui a le mérite de poser toutes les questions liées à la transition entre la sortie du capitalisme et la concrétisation de l’alternative http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/08/14/tripode

° Pascale Perrin a posé la deuxième question qui fâche et qui est pourtant incontournable : comment fonctionnons-organisons-décidons-nous ? Sans tentative d’élaboration d’une réponse à cette question-clef, la FASE n’aura aucun pouvoir car elle n’aura aucune légitimité. J’ai eu le sentiment qu’il s’en est fallu de peu pour que cet atelier ne soit pas retenu. Pierre Laporte, en privé, m’a dit que ce n’est pas l’objet d’une université d’été. Pourtant, mes remarques sur le rôle des plénières montrent que la question ne se résume pas à un partage du pouvoir entre parti (les Alternatifs) associations ou groupes constitués (ACU, Alterékolo, CNCU,RESEDA,…) et individus. Comment fonctionnons-nous entre centralisme parisien et initiatives régionales ? Comment créons-nous de la motivation autour de nous ? Comment faisons-nous circuler l’information dans un espace saturé par trop d’infos ? Cet atelier a réuni une cinquantaine de personnes et a fait alterner la parole entre hommes et femmes. Je ne parle pas de ce qui s’est dit mais de la forme : certains parlent trop longtemps, s’écoutent parler, ce qui n’est pas respectueux pour le débat entre tous. Même là, le débat ne peut pas vraiment avoir lieu. Argumenter et contre-argumenter ne peut pas se faire à cinquante avec des tours de parole inscrits trop longtemps à l’avance or il n’y a que par cette construction dialectique commune que nous pourrons avancer ensemble vers des propositions réellement novatrices. Donc, il faut limiter les groupes à environ douze participants, quitte à faire plusieurs groupes sur un même thème.

Ça prend du temps ? Où est l’urgence ? Les élections ? Si nous ne sommes pas mûrs, nous ne serons pas audibles. Dans certaines régions, il sera peut-être possible de présenter des listes mais pas dans toutes … Est-ce un problème ? Sarkozy, me direz-vous. Une société de plus en plus totalitaire et répressive, répondrai-je, nécessite de construire une force réelle pour lui résister, ce qui ne peut pas se faire dans l’urgence ni en usant des vieilles recettes ni en proposant des slogans trop simplificateurs. Le peuple français est intelligent : il a même réussi à lire le Traité Constitutionnel Européen qui était pourtant parfaitement imbitable (ma volontaire familiarité est le signe du mépris que je manifeste envers ceux qui ont osé pondre une constitution aussi incompréhensible !).

• J’ai aussi été très choquée par une certaine  “rigidité“ : qu’un groupe de cinq personnes déloge une trentaine de personnes en train de travailler, alors que ce groupe pouvait parfaitement se réunir ailleurs autour d’une table… m’a laissée sans voix. Peut-être n’ai-je pas tous les éléments pour comprendre mais tout de même, ça pose question.

• Le positif :

la réelle volonté affichée de tous les participants d’essayer de construire ensemble une force de convergence pour sortir du capitalisme.

• Le travail à faire :

le débat de fond à propos du contenu. Le moins qu’on puisse dire est que, venant d’horizons différents, nous n’avons ni les mêmes approches ni la même vision. Le premier débat que je propose, qui peut avoir lieu sur internet, si un lieu spécifique est créé sur le site de la Fédération, concerne un slogan réitéré que je trouve très réducteur et qui peut nous aliéner un frange importante de la population. Il s’agit du SMIC à 1500 €.

Je suis prête à entrer dans ce débat fondamental car il permet d’explorer de très nombreuses dimensions de notre vie en société qui ne se résume au travail salarié.

Bien que tout le monde soit surchargé, j’espère que les pistes que j’ai lancées vont être explorées afin que nous continuions à avancer ensemble.

Notre conte de l’été Tintin Hortefeux et Castafiore Lagarde au pays des cadets et des oignons

août 21, 2009 at 7:38 | In Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Politique, sarkosy, social | 5 Comments
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Notre conte de l’été Tintin Hortefeux et Castafiore Lagarde au pays des cadets et des oignons

Hortefeux tintin. expulse au Congo gifsans papiers tintin_congo-V3

On sait que vous rentrez de vacances ! Vous avez le moral dans les chaussettes et les chaussettes dans la valise ; la valise dans la bagnole et la bagnole va vous lâcher !! Merde, la prime à la casse est finie ! La crise de l’automobile va pouvoir reprendre et enlaidir…

Bref, vous êtes d’une humeur massacrante !! Qu’à cela ne tienne, nous allons massacrer pour vous ; pas de risques inutiles, nous, on a l’habitude…. c’est sympa, non ???

Il était une fois Castafiore Lagarde qui rentrait de courses. Elle avait tout raflé chez Fauchon et le chauffeur avait tout chargé dans la limousine ; tout sauf les oignons ! C’est que la Castafiore, à force de s’occuper des oignons des banques, en arrivait à oublier les siens…. Comment allait elle bien pouvoir chialer dans le micro…sans oignons ???

De son côté, Tintin Hortefeux rêvait lui aussi de tout rafler…mais lui, c’était en banlieue… Ces lieux regroupement et de perdition n’ayant été que très partiellement karchérisés par Simplet, il avait reçu consigne de laver plus blanc, fut-ce à l’eau …de Vichy.  Mais voilà qu’en plein été, des pléonasmes, pardon, des fonctionnaires zélés, avaient foutu par terre son recrutement de cadets ! Y’a plus d’sous qu’y disaient, les pléonasmes !! On va voir ce qu’on va voir ! hurla le tintinophile !

Il décrocha son combiné interministériel et un regard mauvais à son directeur de cabinet !

-         Casta, du pèze ! cria-t-il dans l’appareil.

-         Pas beaucoup en ce moment ! répondit Lagarde

-         Je te demande pas si tu baises, je te demande du pèze ….avec un « P » comme dans Pétain !!

-         Ha, bon ! j’avais mal compris !! Y’avait foule chez Fauchon ! S’il ne te faut que ça, c’est O.K, Simplet est en train de faire marcher la planche au Cap Nègre

-         Quoi, le patron bosse au noir ?????

-         Mais non Tintin !! Chouchou est en vacances ; il fait la planche dans les vagues …Y’a pas de malaise !

-         T’es sûre au moins, avec les vagues, on ne sait jamais …un vagal peut en cacher un autre….Mais bon, j’ai mes sous alors ?

-         Mais oui, grand fou ! reprit Castafiore. Tu peux les rafler tes petits jeunes ! Envoie-moi donc la photo de ta première promo et si la photo est bonne …..tu me présenteras quelque jeune homme …..

Castafiore rentra en son ministère et vérifia ses courses en reluquant les cours de la bourses sorties par un conseiller ou l’inverse comme dirait la comtesse du canard….

C’est là qu’elle réalisa qu’elle avait omis les oignons ! Fort heureusement, le conseiller zélé – nouveau pléonasme – lui fit passer la dernière blague de Gadonneix-EDF qui réclamait 10% de hausse de ses tarifs

Castafiore se leva d’un bond, bousculant au passage les pieds endoloris d’un secrétaire qui venait d’ôter ses chaussures.

-         Aie ! cria la secrétaire ….Mes oignons !!Oignons rouges

-         Ha non ! s’emporta Lagarde ! C’est pas le jour ; passez-moi Gadonneix toutes irradiations cessantes !

-         Allo, Pierre ?

-         Oui madame la ministre….

-         Je tenais à vous remercier, Pierre !  J’avais justement dans l’antichambre de fidèles porteurs de micros obligeamment envoyés par Philippe Val et je viens de surcroît d’oublier mes oignons ….Bon ! J’ai bien compris votre message subliminal, Pierre, en fait vous voulez combien ?

-         Disons…2% madame la ministre…Oui, c’est ça …2 %

-         Je vous en accorde 1,9 Pierre …c’est plus médiatique !! Pour les gueux, n’est-ce pas Pierre, les 1,9 % …Pour nos amis, vous essaierez de faire moins

-         Merci madame la ministre !

Castafiore s’en fut recevoir la presse qui piaffait dans l’antichambre, déclara la larme à l’œil et sans oignons, que ce Gadonneix était un moins que rien, que ce serait 1,9 % non négociables ! Ha mais !!

-         Madame la Ministre, osa un plumitif, Monsieur Hortefeux vient de confirmer qu’il embaucherait ses cadets comme prévu, vous confirmez ?

-         Je confirme ! affirma Castafiore, une autre larme dans l’autre œil. Nous avons trouvé une solution tout à l’heure.

-         Sur intervention du Président ? tenta un vacataire de Radio France que ses collègues fusillaient du regard à défaut de mieux.

-         Le Président est en vacances mais tient ferme ..le cap …et vous : occupez-vous de vos oignons !

Lagarde foire ail oignon boudin

Frèche Israël même combat pour la colonisation !

août 21, 2009 at 11:45 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 6 Comments
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Frèche Israël même combat pour la colonisation !

Depuis 9 mois, le président de la région Languedoc-Roussillon a lancé une campagne de promotion de l’entreprise israélienne d’import/export AGREXCO (fruits et légumes et fleurs). Sous couvert de créations d’emplois, Frèche  promeut son implantation dans le port de Sète : 200 emplois grâce à Israël clame-t-il à qui veut l’entendre.

Depuis des années la situation de l’emploi est dramatique dans la région et les politiques libérales nationales mais aussi régionales n’ont fait qu’aggraver la situation.

Crise, que de crimes on commet en ton nom !

Quand aux 200 emplois promis, faut voir !

Nous avons l’expérience, en Hainaut d’un projet, la base de loisirs du Val Joly où nos édiles nous ont promis, depuis des lustres, qui 300, qui 500 emplois, la main sur le cœur ! Au vrai, après plus de 40 millions d’€ français et européens investis, nous n’en sommes pas tout à fait à 50 !!!

LE PROJET AGREXO :

Quelles conséquences pour la société locale et régionale en termes :

-         d’écologie,

-         de santé,

-         d’habitat.

Quelles conséquences de l’importation massive de fruits et légumes à des prix défiant toute concurrence pour les agriculteurs et primeurs de la région ?

Pour avoir des fruits et légumes faut-il les importer depuis des milliers de km grâce à des technologies coûteuses, des consommations d’énergie démesurées et une pollution accrue ?

Est-ce le seul mode de développement social possible et souhaitable ?

A eux seuls, chacun de ces motifs mérite que la « création d’emplois » sciemment agitée comme un leurre destiné à aveugler une population en désespérance d’emploi soit soumis à une étude serrée pour évaluer si le jeu en vaut la chandelle.

Les partis, syndicats ouvriers, salariés et paysans, les organisations altermondialistes et toutes celles qui d’une façon ou d’une autre se battent pour une autre approche éthique, économique, écologique du développement, pour un autre mode de société, possèdent, elles aussi, l’expertise pour répondre à ces questions.

Puisque le président de région a annoncé un plan d’investissement de 200 millions d’euros sur 10 ans, combien d’autres projets alternatifs pourraient-ils être mis en œuvre avec une telle somme ?

Combien d’installations de jeunes agriculteurs biologiques pourrait-on financer dans la région avec une infime partie de ces sommes ?

IL FAUT S’OPPOSER :

A toutes ces raisons s’ajoute un motif qui a lui seul serait suffisant pour s’opposer à l’installation de cette entreprise israélienne dans le port de Sète : la politique coloniale de l’état israélien.

Cette question n’appartient à personne et pas, notamment ? aux seules associations de solidarité avec la Palestine, pas plus que dans les années 70, la lutte contre l’apartheid en Afrique du sud n’a été l’apanage des organisations de solidarité avec la lutte des africains. Aurions-nous accepté dans les années 70 – au nom de la seule création d’emploi – l’implantation à Sète de l’entreprise « Outspan » en vue d’en faire la porte d’entrée européenne N°1 des fameuses « oranges Outspan » … boycottées dans le monde entier ?

Car c’est bien en ces termes que la question se pose en regard de la politique de l’état colonial d’Israël.

Nous ne vous ferons pas de longs discours, nous avons des images à vous montrer.

Rappellons tout de même que :

-         G. FRECHE soutient la politique coloniale d’Israël ,

-         Ses déclarations racistes  sont connues,

  • contre les Harkis qu’il a traité de « sous-hommes »,
  • contre le « trop de blacks » dans l’équipe de France,
  • sans compter son mépris des électeurs « J’ai toujours été élu par une majorité de cons » etc.

Inaugurant le festival international de danse de Montpellier il a accueilli une troupe israélienne par ces mots « Montpellier est le poste avancé de Tsahal ».

Chaque année G. Frêche participe en Juin au parc de Grammont (Montpellier) à la « journée de Jérusalem » où il braille : « Jérusalem est une et indivisible et la capitale éternelle d’Israël ». En violation flagrante du droit international et de l’ONU qui désigne Tel Aviv et non Jérusalem comme capitale d’Israël

AGREXCO FER DE LANCE DE LA COLONISATION : Agrexco est une entreprise israélienne d’import-export qui commercialise les fruits, les légumes et les fleurs. Agrexco-Carmel- ecofresh – biotop – jordan river (pour les dattes) sont autant d’étiquettes distribuées par AGREXCO. Propriété à 50% de l’état israélien et traite 70% des exportations israéliennes.

Ce qui fait sa spécificité c’est qu’elle emballe, exporte et vend tous les produits en provenance de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, c’est à dire en Palestine où elle applique directement une politique coloniale.

La vallée du Jourdain, située à l’est de la Cisjordanie, représente environ 24000 km2 soit presque ¼ de la Cisjordanie. En 1967 il y avait 350 000 palestiniens dans la vallée du Jourdain. Il n’en restait plus que 52 000 en 2007, soit moins de 15% de la population de 1967. Par contre il y a 7000 colons qui contrôlent 95% des terres et 98% de l’eau pompée dans de nouveaux forages à plus de 400m de profondeur. L’eau du Jourdain a été rendue inaccessible aux palestiniens par la construction d’une barrière métallique électrifiée dont la construction a permis la confiscation supplémentaire de 500 Km2 de terres palestiniennes.

Les 52 000 palestiniens restants sont parqués dans 32 villages dont 13 déclarés illégaux depuis 1967 et sont interdits de tout,notamment de permis de construire. 4500 palestiniens vivent dans les deux plus grands villages de Fasayel et Al Jiflik.

C’est à tout ceci qu’il s’agit de s’opposer.

Première réaction :

Jeudi 25 juin s’est tenue une journée de lutte contre Agrexco, à l’occasion de la session du conseil régional.

Entre 800 et 1000 personnes ont manifesté dans les rues de Montpellier. Deux marches partant des quartiers populaires de Nîmes et Montpellier, ont rejoint le cortège. A la fin de la manifestation sont intervenus Cimade, UJFP, Confédération Paysanne, CCIPPP, AFPS et le collectif Résistance 30.
Cette mobilisation,  s’inscrit en plein dans la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions, elle va devoir  s’amplifier.

Voici les images de ces manifestations tournées par Al Jazeera :

En arabe d’abord :

http://www.youtube.com/watch?v=ZMUQ3o-rPPY

En version sous-titrée ensuite :

http://www.dailymotion.com/related/x9jnnh/video/x9qj27_reportage-al-jazeera-sur-la-mobilis_news?hmz=746162

Merci à Nabil Ennasri qui nous a transmis ces images ; vous le découvrirez dans ces reportages.

Nous rappelons à nos lecteurs qu’aujourd’hui 21 août, à 18 h 30, se tiendra un  Rassemblement à Lille – Grand’ Place -  Pour la libération immédiate de Salah Hamouri.

Deux combats que nous allons devoir mener, en même temps !

Salah Hamouri

Le coin des poèmes qu’on y tient Henry Longfellow

août 16, 2009 at 2:31 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Environnement OGM, Le coin des poèmes qu'on y tient, Politique, Société | Leave a Comment
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Le coin des poèmes qu’on y tient Henry Longfellow

Henry_wasdworth_longfellow

Henry Wadsworth Longfellow est né le 27 février 1807 à  Portland, Maine Etats-Unis – il est décédé le 24 mars 1882 à Cambridge, Massachusetts, États-Unis. Poète américain, il est l’auteur de nombreux poèmes encore célèbres de nos jours aux États-Unis, tels que The Song of Hiawatha (Le Chant de Hiawatha). Il passa l’essentiel de son existence à Cambridge, près de l’université d’Harvard.

Il ne serait peut-être pas connu en France s’il n’avait été traduit voire imité (mais en le disant) par Charles Baudelaire.

Nous vous offrons deux poèmes de Longfellow : l’un ouvertement imité, l’autre traduit par Baudelaire….du grand art encore plein de signification de nos jours

En 1885, Longfellow  écrit The Song of Hiawatha en vers trochaïques[1], ( de trochée[2] ), les mieux adaptés au rythme saccadé et répétitif des danses amérindiennes. Dans ce récit d’une cinquantaine de pages empreintes d’un grand lyrisme, l’auteur tente de mêler dans la trame du récit des thèmes américains et des légendes indiennes, en particulier celles de la tribu Onondaga, établie dans le nord-est du contient américain

Le Chant de Hiawatha (Titre original : The Song of Hiawatha) est un poème épique en vers libres. Il est symbolique de la littérature américaine d’inspiration indienne du XIXe siècle. Le poème, qui évoque la vie d’un Indien du nom de Hiawatha, puise ses références dans les légendes et les histoires des tribus indiennes nord-américaines, particulièrement celles des Ojibwés du Michigan du Nord, du Wisconsin, et du Minnesota

Nous vous offrons deux poèmes de Longfellow : l’un ouvertement imité, l’autre traduit par Baudelaire….du grand art encore plein de signification de nos jours

« Le calumet de la Paix » – imité par Baudelaire et il y a de la geste Rabelaisienne dans ce chant – tiré du Chant Hiawatha et un autre morceau de ce chant auquel je tiens tout particulièrement : « L’enfance d’Hiawatha » traduit par Baudelaire

Le Calumet de Paix

(Imité de Longfellow)

I

Or Gitche Manito, le Maître de la Vie,
Le Puissant, descendit dans la verte prairie,
Dans l’immense prairie aux coteaux montueux;
Et là, sur les rochers de la Rouge Carrière,
Dominant tout l’espace et baigné de lumière,
Il se tenait debout, vaste et majestueux.

Alors il convoqua les peuples innombrables,
Plus nombreux que ne sont les herbes et les sables.
Avec sa main terrible il rompit un morceau
Du rocher, dont il fit une pipe superbe,
Puis, au bord du ruisseau, dans une énorme gerbe,
Pour s’en faire un tuyau, choisit un long roseau.

Pour la bourrer il prit au saule son écorce;
Et lui, le Tout-Puissant, Créateur de la Force,
Debout, il alluma, comme un divin fanal,
La Pipe de la Paix. Debout sur la Carrière
Il fumait, droit, superbe et baigné de lumière.
Or pour les nations c’était le grand signal.

Et lentement montait la divine fumée
Dans l’air doux du matin, onduleuse, embaumée.
Et d’abord ce ne fut qu’un sillon ténébreux;
Puis la vapeur se fit plus bleue et plus épaisse,
Puis blanchit; et montant, et grossissant sans cesse,
Elle alla se briser au dur plafond des cieux.

Des plus lointains sommets des Montagnes Rocheuses,
Depuis les lacs du Nord aux ondes tapageuses,
Depuis Tawasentha, le vallon sans pareil,
Jusqu’à Tuscaloosa, la forêt parfumée,
Tous virent le signal et l’immense fumée
Montant paisiblement dans le matin vermeil.

Les Prophètes disaient: «Voyez-vous cette bande
De vapeur, qui, semblable à la main qui commande,
Oscille et se détache en noir sur le soleil?
C’est Gitche Manito, le Maître de la Vie,
Qui dit aux quatre coins de l’immense prairie:
‘Je vous convoque tous, guerriers, à mon conseil!’.»

Par le chemin des eaux, par la route des plaines,
Par les quatre côtés d’où soufflent les haleines
Du vent, tous les guerriers de chaque tribu, tous,
Comprenant le signal du nuage qui bouge,
Vinrent docilement à la Carrière Rouge
Où Gitche Manito leur donnait rendez-vous.

Les guerriers se tenaient sur la verte prairie,
Tous équipés en guerre, et la mine aguerrie,
Bariolés ainsi qu’un feuillage automnal ;
Et la haine qui fait combattre tous les êtres,
La haine qui brûlait les yeux de leurs ancêtres
Incendiait encor leurs yeux d’un feu fatal.

Et leurs yeux étaient pleins de haine héréditaire.
Or Gitche Manito, le Maître de la Terre,
Les considérait tous avec compassion,
Comme un père très-bon, ennemi du désordre,
Qui voit ses chers petits batailler et se mordre.
Tel Gitche Manito pour toute nation.

Il étendit sur eux sa puissante main droite
Pour subjuguer leur cœur et leur nature étroite,
Pour rafraîchir leur fièvre à l’ombre de sa main;
Puis il leur dit avec sa voix majestueuse,
Comparable à la voix d’une eau tumultueuse
Qui tombe et rend un son monstrueux, surhumain:

II

«O ma postérité, déplorable et chérie!
O mes fils! écoutez la divine raison.
C’est Gitche Manito, le Maître de la Vie,
Qui vous parle ! Celui qui dans votre patrie
A mis l’ours, le castor, le renne et le bison.

Je vous ai fait la chasse et la pêche faciles ;
Pourquoi donc le chasseur devient-il assassin ?
Le marais fut par moi peuplé de volatiles;
Pourquoi n’êtes-vous pas contents, fils indociles ?
Pourquoi l’homme fait-il la chasse à son voisin ?

Je suis vraiment bien las de vos horribles guerres.
Vos prières, vos vœux mêmes sont des forfaits!
Le péril est pour vous dans vos humeurs contraires,
Et c’est dans l’union qu’est votre force. En frères
Vivez donc, et sachez vous maintenir en paix.

Bientôt vous recevrez de ma main un Prophète
Qui viendra vous instruire et souffrir avec vous.
Sa parole fera de la vie une fête;
Mais si vous méprisez sa sagesse parfaite,
Pauvres enfants maudits, vous disparaîtrez tous!

Effacez dans les flots vos couleurs meurtrières.
Les roseaux sont nombreux et le roc est épais;
Chacun en peut tirer sa pipe. Plus de guerres,
Plus de sang ! Désormais vivez comme des frères,
Et tous, unis, fumez, le Calumet de Paix !»

L’enfance d’Hiawatha

La belle Wénonah, la douce et tendre mère

D’Hiawatha mourut dans une angoisse amère ;

Car Vent- d’Ouest, guerrier parjure, abandonna

Ta fille, Ô Nokomia ! La tendre Wénonah.

Sur les bords de Guitche Gumee, nappe vermeille :

S’élevait le Wigwam de Nokomia la vieille ;

La forêt de pins noirs, par derrière, ondulait,

Et la Grosse-Eau-de-Mer par-devant déferlait.

La vieille Nokomia, malgré tant de détresses,

A trouvé dans son cœur de nouvelles tendresses ;

C’est elle qui berçant le pauvre Hiawatha,

Dans son sein amaigri longtemps le dorlota.

La patiente aïeule, aux tempes racornies,

De l’enfant gémissant calmait les agonies

Disant, s’il criait trop : « Chut ! l’Ours-Nu t’entendra !

Sois bien sage ! Sinon l’Ours-Nu te mangera ! »

Dans un petit berceau fait de joncs et de mousses

Elle amusait son âme avec des chansons douces

La vieille, deux fois mère, ainsi parfois chantait.

Guy Dutron 16 – 08 – 2009

Pour ceux qui voudraient retrouver ces poèmes et les oeuvres complètes de Baudelaire, il se trouvent notamment dans :

Charles Baudelaire Œuvres complètes – Tome I – collection de la Pléiade – Papier bible – 1606 pages – 52 €


[1] Trochaïque adjectif (latin trochaicus, du grec trokhaikos)

  • Se dit d’un rythme, d’un vers où le pied fondamental est le trochée.

  • Se dit d’une coupe de l’hexamètre placée au troisième dactyle, après les deux premières syllabes de ce pied, qui forment un trochée.

[2] Trochée nom masculin (latin trochaeus, du grec trokhaîos, de trekhein, courir, parce qu’il communique au vers une allure rapide)

  • Pied composé de deux syllabes, une longue et une brève, le temps marqué portant sur la longue.

Les trois pieds politiques de l’Objection de croissance par Michel Lepesant

août 16, 2009 at 12:10 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | 4 Comments
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Les trois pieds politiques de l’Objection de croissance

par Michel Lepesant

Escargot décroissance

Notre ami Michel Lepesant est un petit cachotier ! Professeur de philosophie, nous le pensions en vacances ; en fait il était à Nantes pour s’opposer avec d’autres à un projet d’aéroport.

http://www.leparisien.fr/economie/nantes-les-opposants-a-l-aeroport-manifestent-08-08-2009-601973.php

http://www.lalsace.fr/fr/article/1863493,1202/Nantes-des-opposants-a-l-aeroport-Grand-Ouest-manifestent-dans-l-aerogare.html

Mais Michel réfléchissait aussi et travaillait. Il vient de livrer un document de 54 pages intitulé « Les trois pieds de l’Objection de croissance » car Michel est objecteur de croissance et membre du RESEDA. Il préfère d’ailleurs dire : « Objecteur de conscience à la croissance ». Une trouvaille que je trouve intéressante et intelligente.

Il y en a d’autres dans son document que je viens de lire d’une traite tant il est clair notamment quand il qualifie de “trajet” notre objectif de transformation écologique et sociale…c’est bien plus parlant.

Ce texte est aussi un peu théorique…comment faire autrement …mais bien écrit. Notre petit RESEDA comptait déjà 4 écrivains ; si Michel le voulait, il serait bientôt le cinquième.

http://dutron.wordpress.com/2009/07/14/les-ecrivains-du-reseda/

Quand je pense que nous en attendons un autre incessamment sous peu…nous en reparlerons…,

d’ici à ce que des malfaisants ou des jaloux nous cataloguent ramassis d’intellos infréquentable,

y’a pas des kilomètres !! Copulation de mouches

Le texte de Michel est bien trop long pour le format d’un blog mais Michel a eu la bonne idée de la mettre en ligne sur notre site national du RESEDA que vous devriez apprendre à visiter bande de flemmards !!

Vous pourrez donc le lire sur :

http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/08/14/tripode

Sur notre blog, je me contente de vous donner l’eau à la bouche avec le plan du travail de Michel

Logo europe décroissance

Introduction

a) Trois ambitions.

b) Deux écueils.

  1. 1. Sortir de la Gauche.

    1. A. Ne pas être insensible à l’historique.

    2. B. Hypothèses historiques.

    3. C. Hériter du marxisme.

a) Qui pour appeler à d’autres mondes possibles ?

b) Quand d’autres mondes seront-ils possibles ?

Un principe de non-violence.

Un principe d’horizon.

c) Comment d’autres mondes seront-ils possibles ?

  1. 2. Sortir du Capitalisme.

    1. A. Le pied des expérimentations.

a)   Changer le monde sans prendre le pouvoir.

b)   Quelles sont les conditions d’efficience de la masse critique ?

c)   Les alternatives concrètes.

  1. B. Le pied spectaculaire.

a)   Les pétitions.

b)   Les manifestations.

c)   Les votes.

  1. C. Le pied du projet.

En guise de conclusion : articuler les alternatives.

Quelques réponses à quelques questions.

Eléments de bibliographie.

Il y a peu, je publiais un texte en forme d’appel : « Pour construire la nouvelle utopie réaliste »

http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/06/17/Nouvelle-Utopie-R%C3%A9aliste

De son côté, Geneviève Sabathé travaille sur l’Usologie : « De l’usager à l’usologue, vers une politique de l’expérience ! »

http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/06/19/De-l%E2%80%99usager-%C3%A0-l%E2%80%99usologue%2C-vers-une-politique-de-l%E2%80%99exp%C3%A9rience-!2

Il me semble que tout ceci ne s’emboite pas si mal !!!

Une manière aussi de donner un début de réponse à l’un de nos amis qui très récemment sur notre blog nous disait tout le bien qu’il pensait du blog mais que ce qu’il manquait, c’était :

3°) des analyses globales au niveau politique, économique et écologique. Démonter, entre autres, tout ce qui se cache derrière le discours actuel des dirigeants ou opposants.


4°) des analyses sur ce qui se fait de bien dans le domaine de la réflexion. On a l’impression qu’il n’y a personne qui réfléchit ; je pense que ce n’est pas vrai mais que l’on n’est pas au courant.

L’auteur de ces lignes, c’est Ch’tiot Pierre de Quiéry La Motte (62) qui est aussi l’animateur du DAL Nord Pas-de-Calais.

Ben voilà, l’homme à la moto !! Tu as un commencement de réponse.

Guy Dutron 15 08 2009

Ce que cache la critique de Sarah Palin de la réforme du système de santé américain

août 14, 2009 at 12:43 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 4 Comments
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Ce que cache la critique de Sarah Palin de la réforme du système de santé américain

L’été, ce n’est pas fait pour bronzer idiot ! On peut aussi l’utiliser à réfléchir !

Cet article est une tentative de réflexion prospective sur l’avenir des USA. L’élection d’Obama a libéré les forces contraires ; jamais, aux USA, les forces d’extrême droite n’ont été aussi florissantes ! Les groupuscules d’extrême droite, qui n’ont toujours pas digéré l’élection du premier président noir des Etats-Unis, connaissent un nouvel essor dans le pays après une décennie de déclin. Selon une étude publiée ce mercredi, «il ne manque qu’une étincelle» avant les menaces et les violences.

C’est dans ce contexte que nous proposons de replacer les dernières « frasques » de Palin ! Il est tout à fait possible que sa démission du poste de gouverneur de l’Alaska n’aie rien de l’erreur mortelle qu’on lui prête ! Mac Cain est déconsidéré, âgé et malade ; Palin se prépare sans doute à être la prochaine candidate à la Maison Blanche. Et, dans ce domaine, sa nullité avérée n’est pas un handicap !!! Les Etats-Unis ont eu successivement des présidents qui étaient, dans le désordre pendant qu’on y est  : marchand de cacahuètes ( Carter), saxophoniste (Clinton), acteur de série B (Reagan), fils poivrot et raté d’un président sortant (G.W Bush), tricheur invétéré (Nixon) …….

On voit bien qu’un président américain ne vaut que pas son entourage et les lobbies auxquels il obéit et qui le servent

L’ex gouverneur de l’Alaska, Sarah Palin, a refusé de retirer sa critique sans nuance de la réforme du système de santé américain impulsée par Barack Obama, qui créerait selon elle “des tribunaux de la mort” en légalisant l’euthanasie.

Une poignée de sénateurs avait proposé des consultations sur la fin de vie, mais ils ont été obligés de battre en retraite devant la fureur déchaînée. Le sénateur républicain Chuck Grassley a reconnu avoir abandonné le combat, considérant que “cela risque d’être mal interprété et mis en oeuvre de façon incorrecte”.

Sarah Palin, a jugé sur le réseau social Facebook que les personnes âgées et les malades se verraient contraints d’accepter des soins minima pour éviter de coûter trop cher à la sécurité sociale..Ces « tribunaux de la mort » évoqués par Palin ne paraissent évidemment pas dans le projet, qui parle seulement de conseils médicaux sur la fin de vie remboursés, de personne garante de la volonté du vieillard, et de médicaments pour les maladies chroniques difficiles à vivre. Ce débat est en cours dans tous les pays industrialisés ou presque.

La menace fasciste :

Il fut un temps où l’Amérique s’intéressait de près au fascisme; Hitler et Mussolini n’avaient pas encore conquis l’Europe.

Aux Etats-Unis, la tentation fasciste a dépassé le cadre de la fiction. Dans les années 1930, les hommes d’Etat d’Amérique, d’Italie et d’Allemagne ont tous renforcé leur autorité pendant (et après) la Grande Dépression. Avant l’invasion de l’Ethiopie par Mussolini, le président Franklin D. Roosevelt avait révélé qu’il était « très intéressé et profondément impressionné par ce qu’avait accompli Mussolini». Si Hitler et le «Duce» ont fini par utiliser leur pouvoir à des fins monstrueuses, l’Amérique, elle, est parvenue à récolter les fruits du New Deal sans devenir un Etat policier.

La victoire de l’Amérique sur les empires du mal de la seconde Guerre Mondiale finit par tuer dans l’œuf toute tentation fasciste, pour un moment ; les Etats-Unis se veulent à présent les protecteurs éternels du monde libre.

On peut toutefois se demander comment l’Amérique pourrait passer au totalitarisme. Comment elle pourrait devenir  esclave des multinationales ce qui est déjà dans les tuyaux, comment elle serait chair à canon pour une armée de mercenaires, ou, ses citoyens, de simples pions dans un Etat espionnant le moindre mouvement via un système de surveillance high-tech. Dans «American Fascists : The Christian Right and The War on America», Chris Hedges soutient que les conservateurs religieux actuels sont les égaux des fascistes des années 1920-1930. Ceux qui se méfient du gauchisme environnementaliste et sont mûrs pour  la théorie de l’«éco-totalitarisme»…

George W. Bush a ouvert la porte aux théoriciens sulfureux de ce discours. En 2007, dans « It Can Happen Here » ,Joe Conason affirmait que « les Américains ont … de bonnes raisons de douter du futur de la démocratie et de l’Etat de droit.» Cette même année, Naomi Wolf annonça que l’Amérique avait franchi les étapes menant généralement au fascisme : «Prétendre qu’un terrifiant ennemi intérieur et extérieur veut s’en prendre au pays», «créer un goulag» et «contrôler la presse»  faisaient partie, parmi d’autres, des tactiques les plus sûres.

Ajoutons que «Impossible ici» («It Can’t Happen Here, 1935), était déjà roman de Sinclair Lewis dans lequel un président américain profitait d’une crise économique pour prendre le contrôle des médias, emprisonner des opposants, et recruter une armée privée (les «Minute Men») afin de régner en maître absolu..

Ces étapes définies par Wolf pourraient bien mener l’Amérique au fascisme. L’administration Bush n’a pas réussi à mettre la démocratie américaine par terre. Une question demeure : comment un dictateur en herbe pourrait-il s’y prendre pour réussir là où Roosevelt et Bush ont échoué?

Générer un ennemi perpétuel

Après la chute des tours jumelles, la malfaisance des terroristes d’Al-Qaïda a donné les coudées franches à George W. Bush : il a fait admettre son «Patriot Act» sans difficulté et lancer une guerre à durée indéfinie contre le terrorisme.

Pour que l’Amérique sombre dans le totalitarisme, il faudrait que  ses ennemis forment un risque pesant, omniprésent. S’ils parvenaient à s’établir durablement sur le territoire américain, les fondamentalistes musulmans pourraient faire des croquemitaines rêvés. Si les attentats suicides et les attaques bactériologiques venaient à frapper l’Amérique, d’aucuns seraient sans doute prêts à échanger leur liberté contre plus de sécurité. Si les terroristes étrangers ne parviennent pas à stimuler cette peur, les immigrés clandestins feront l’affaire… Dans ce cas de figure, une crise économique peut mettre le feu aux poudres : beaucoup d’Américains seront tentés de rejeter la faute sur les clandestins venus du Mexique ou sur les réfugiés climatiques arrivants de pays en déroute.

Etre plus malin que  Bush.

Dans «Impossible ici», le président est un démagogue partisan du «c’était mieux avant», doté «d’un sens de l’humour truculent, typiquement Américain, à la Mark Twain». Une fois élu, Buzz Windrip réécrit la Constitution et envoie les citoyens dans des camps de travail; le président élu démocratiquement se transforme en tyran impitoyable, sans perdre son sourire et ses clins d’œil complices.

Bush et Dick Cheney n’ont jamais su devenir des dictateurs. Même si le duo d’enfer avait voulu s’emparer du pays, ils n’y seraient pas parvenus. Pour que l’Amérique s’engage sur la voie du totalitarisme, il faut que les Américains soient d’accord pour suivre leur Boss. A la fin de son second mandat, Bush était laminé. Les innombrables fautes de Bush (amalgame entre Saddam Hussein et Ben Laden, fabrique de faux renseignements, torture de prisonniers) ont fini par le discréditer.

Un aspirant dictateur aurait donc à apprendre des erreurs de l’administration Bush. Réunir tous les ennemis potentiels du pays dans un «Axe du Mal» n’était pas la bonne idée : l’ennemi doit être unique et clairement signalé. En relations publiques, Bush avait tout faux; il n’exposait pas clairement ses intentions. Comme Dahlia Lithwick et Julia Turner l’ont commenté dans le «Guide du Patriot Act» en 2003, les Américains auraient été moins troublés si Bush et ses fonctionnaires avaient clairement développé comment ils entendaient mettre en œuvre ce texte. Plutôt que ces méthodes du type écran de fumée, un dictateur démagogue doit assumer ses actes ; souligner, les vertus d’une surveillance assidue et de la torture…Il suffit de relire Machiavel !!

L’administration Bush n’est pas entièrement passée à côté de son ambition totalitaire: elle a tout de même réussi à dominer le reste du gouvernement. Bush et Cheney étaient des adeptes déclarés de la théorie de «l’exécutif unitaire». Selon cette théorie le président doit diriger tous les aspects de l’exécutif.  Cela explique pourquoi l’administration Bush-Cheney avait recours aux «signing statements». Il s’agit d’un document dans lequel le président fait connaître son interprétation d’une loi nouvelle. En 2006, Charlie Savage, reporter au Boston Globe, avait expliqué que Bush «revendiquait le droit de désobéir à plus de 750 lois (…), partant du principe qu’il avait le pouvoir d’ignorer tous les textes promulgué par le Congrès si ceux-ci n’étaient pas compatibles avec son interprétation de la Constitution.». Un monocrate en herbe ferait bien d’en prendre de la graine: pour prendre les rênes du pays, ne pas respecter la séparation des pouvoirs est un bon point de départ. Mais nous ne voulons pas donner de mauvaises idées à Sarkozy qui en a bien assez tout seul !!

Profiter de la faiblesse du pays pour prendre le pouvoir.

Les Nazis sont arrivés au pouvoir dans une Allemagne brisée par la défaite de 1918 et par la faiblesse de la République de Weimar. Le déclin de la Russie après la fin de l’URSS a aidé Vladimir Poutine à mettre en place un gouvernement non démocratique. L’humiliation géopolitique va souvent de pair avec la flétrissure morale. Dans «The Moral Consequences of Economic Growth», Benjamin M. Friedman maintient que la croissance « donne plus d’opportunités, encourage la tolérance de la diversité (…) et le dévouement envers la démocratie. » C’est d’ailleurs un constat que doivent prendre en compte ceux qui envisagent la décroissance. Dans le cas inverse, « quand le niveau de vie stagne ou baisse, la plupart des sociétés perdent peu à peu ces idéaux de vue ; et trop souvent, elles font même machine arrière. »

Les crises économiques ne mènent pas toutes au totalitarisme ; l’Amérique de la Grande Dépression le prouve. Mais si les USA  perdaient une partie de leur richesse et de leur pouvoir, la démocratie serait clairement en danger. Depuis la seconde Guerre Mondiale, l’Amérique moderne est le maître du monde; si elle se trouvait en deuxième (ou en troisième, ou en nième) rang, le choc serait mortifère.

Comment l’Amérique se comporterait-elle dans un monde où le dollar ne vaut plus rien, un monde où la seule façon de gagner correctement sa vie est d’aller nettoyer les chiottes en Chine ? Elle pourrait prétendre que le reste du monde est responsable de cet échec. Un démagogue en ferait ses choux gras ; il alimenterait la xénophobie environnante à grand renfort de slogans creux : « Vous dormez sous la flotte ? Vous ne bouffez que de la purée ? C’est de la faute de ces salauds de Chinois ! »

Renforcer les forces armées et la police secrète.

La Russie, comme toutes les fausses démocraties, se glorifie de ses élections faussement démocratiques. En 2008, Vladimir Poutine a cédé sa place de dictateur pour devenir premier ministre. En réalité, dictateur à vie. Un think tank contrôlé par le parti au pouvoir :«Russie Unie» a déclaré qu’un règne ininterrompu de Poutine serait bénéfique pour le pays. «En ces temps de guerre et de crise, un système politique efficace acquiert du charisme, et il devient inévitablement plus autoritaire. Un bateau dans la tempête requiert un capitaine».

Si les Etats-Unis tombaient dans l’autoritarisme, ils ne seraient pas la Russie de Poutine. La Russie n’a jamais connu la démocratie après l’ère soviétique; la Russie ne fait que revenir  à l’époque des tzars. Mais les USA peuvent singer la Russie sur d’autres points. L’armée surpuissante et la police secrète, par exemple, sont les caractéristiques principales

Au début des années 2000, l’Amérique était capable d’avoir une posture très militaire. Si les Etats-Unis font un jour face à une menace capable de réduire leur pays en cendres, ils n’opterons pas pour la solution pacifique. Un dictateur raccourcira la liaison entre l’armée et l’exécutif. Pourquoi un général et un président, quand un seul peut s’occuper de tout?

En plus des militaires, le Poutine américain devra couvrir le pays de caméras c’est si beau la technologie !!! Un bon paquet d’agents secrets aussi, et qui n’obéissent qu’à la tête de réseau !! Comme l’a dit un membre de l’opposition russe à la BBC en 2006, «Notre pays est dirigé par des individus qui s’avèrent être d’anciens espions; le problème, c’est que la plupart des gens s’en moquent.». Et aux USA, c’était quoi Cheney ??

Comment aplatir un peuple soumis.

C’est l’assaisonnement final : pour qu’un régime totalitaire se mette en place aux USA, il faudrait que les gens s’en moquent. Au total, l’amour notoire des américains pour de la liberté se mesurera à l’intensité de leur désir de rester coûte que coûte la première puissance mondiale. La hantise de voir l’Amérique d’aujourd’hui disparaître pourrait amener des Américains à commettre l’irréparable. Diaboliser l’ennemi sans essayer d’intégrer ce qu’il pense ; se coucher si le président suspend les élections pour cause de sécurité nationale. Accepter de sacrifier ses libertés civiques en pensant se préserver du danger……

Nous n’irons pas jusqu’à dire de c’est ce à quoi pense Palin ! Elle est trop bête !! C’est justement là que réside le danger ! Il suffit qu’un entourage d’idéologues y pense pour elle !!

Notre feuilleton de l’été “Les récoltes du siècle futur” Troisième Épisode Par Hélène Lacheret

août 12, 2009 at 3:39 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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Notre feuilleton de l’été

“Les récoltes du siècle futur”

Troisième Épisode

Par Hélène Lacheret

L’inexistence ou la dignité ?

I

Le soir, à neuf heures, il y avait déjà bien du monde chez Ali. Sonia et Taous achevaient la vaisselle, Ibrahim tenait le bar et Ali accueillait les amis. Il avait disposé les chaises en rond. Les uns après les autres entrèrent les Maheu, Pierre et Odile, Fathia, Leïla et Vladimir, Yamina et Rachid, Julien et sa mère, Quentin et son père et quelques habitués de l’hôtel. Ils furent bientôt rejoints par Ibrahim et Taous, Sonia s’étant proposée pour tenir le bar et Hannah et Dalila, les deux dernières filles d’Ali, veillant sur leurs neveux endormis. Une fois tout le monde installé dans un cercle aussi large que possible afin que tous puissent se voir, Ali prit solennellement la parole :

“Mes amis, depuis le temps qu’on se connaît, on est tous comme une grande famille. Je sais que je ne fais jamais appel à vous en vain. Et, ce soir, si j’ai pensé à vous réunir, c’est qu’il se passe des choses très graves. C’est comme une guerre qui ne dirait pas son nom. Alors on ne sait pas contre qui se battre. Mais si on ne se bat pas, bientôt, il n’y aura plus de vie possible, ni pour nous, ni surtout pour les enfants. Je suis sûr que parmi vous, il y en a qui savent déjà bien plus de choses que moi mais comme c’est Julien qui nous a fait nous rendre compte du danger, je propose de lui laisser la parole.

- Merci, Ali, dit ce dernier, mais je ne suis qu’un modeste étudiant de troisième année… et j’ai toujours trouvé les cours magistraux terriblement ennuyeux. Je crois que ce serait beaucoup plus intéressant de partir de nos questions à tous et d’apporter chacun notre pierre. Et puis on déciderait peut-être de faire quelque chose avant de se revoir. Parce que la bataille sera longue et difficile. Pour finir, j’ai apporté un grand bloc. Ce serait bien qu’on écrive les choses les plus importantes qu’on va dire. Est-ce que quelqu’un veut bien prendre des notes ?

- Moi, je veux bien !” s’écria Yamina. Pendant qu’elle se levait pour prendre le stylo et le bloc, un silence se fit. On entendait le brouhaha joyeux des consommateurs et des jeunes qui s’énervaient sur le baby-foot.

“Moi, j’ai des questions, murmura Fathia

- Plus fort, plus fort, crièrent quelques voix.

Alors, Fathia, avec un peu plus d’assurance : Tant pis si mes questions sont bêtes et si je parle un peu mal le français. Après tout, c’est trop grave. Alors moi je veux savoir pourquoi c’est la guerre et pourquoi on s’en est pas aperçu plus tôt ?

C’est Julien qui répondit : On ne s’en est pas aperçu plus tôt parce que ça ne s’est pas fait brutalement mais petit à petit. Et comme on entendait les médias d’un chœur presque unanime dire que la mondialisation allait nous sauver de la crise, au début on ne s’est pas méfié. Maintenant, c’est assez complexe à expliquer, ce système qui se transforme en arme contre les êtres humains, alors je vais partir d’un exemple concret que je vais prendre dans l’actualité. Au départ, l’économie avait pour rôle de répondre aux besoins des hommes et chacun s’était spécialisé et échangeait le fruit de son travail pour que tout le monde soit plus efficace. Avec l’industrialisation, au siècle dernier, ces spécialisations ont pris une ampleur énorme parce que les grandes entreprises avaient besoin de beaucoup de capitaux pour pouvoir fonctionner, le travail n’était qu’une petite part de l’entreprise.

- As-tu un exemple ? demanda Odile.

- Les mines en sont un bon. Il faut payer les ingénieurs qui font les études de terrain puis creuser les fosses, amener une voie de chemin de fer pour emporter le charbon extrait ; il faut du bois pour étayer les galeries, des berlines, une cage – c’est comme ça qu’on appelait l’ascenseur qui descendait à trois cents mètres de fond. Bref, une mine coûtait énormément d’argent avant de commencer à rapporter quelque chose. Pour trouver cet argent, les entrepreneurs proposaient des actions à la bourse. Une action, c’est comme si on achetait un petit morceau de l’entreprise. Si l’entreprise rapporte beaucoup de bénéfices, l’action rapporte beaucoup d’intérêts, sinon, l’action perd de sa valeur. On peut revendre une action. Dans un système où les entreprises sont privées, c’est juste que celui qui risque son argent en le prêtant à des entrepreneurs soit récompensé lorsque ceux-ci réussissent. Ce qui ne va plus du tout maintenant, c’est que les actionnaires, ceux qui prêtent leur argent, on dit aussi qu’ils placent leur argent, exigent 15% d’intérêt. Alors on voit des entreprises qui marchent, qui font des bénéfices comme Le Pneu, annoncer sept mille cinq cents suppressions de postes. Évidemment ça choque terriblement tous les salariés qui craignent tous d’être dans la prochaine charrette. Car ce n’est sûrement pas la dernière fois.

Et Vladimir, qui parlait parfaitement français mais avec un accent très identifiable, reprit :

- C’est vrai pour ces entreprises mais c’est tout le système qui marche sur la tête. L’économie n’est plus au service de l’homme, son seul but est le profit. On parle de la mondialisation comme d’une libéralisation du commerce pour le plus grand bien de tous les pays. En réalité, elle permet surtout une spéculation effrénée à laquelle nous participons tous à notre corps défendant. Je m’explique : les échanges financiers mondiaux représentent mille huit cents milliards de dollars par jour. Sur ce total, seuls 5% sont de réels échanges commerciaux. Et les zinzins, c’est comme ça qu’on appelle les investisseurs institutionnels, c’est-à-dire les assurances, les caisses de retraites… ne sont pas les derniers à spéculer.

- Ça veut dire quoi, spéculer ? demanda Rachid.

- C’est une sorte de pari, répondit Pierre. Tu imagines que tu as un peu d’argent à placer, par exemple une prime de fin d’année, exceptionnelle, dont tu n’as pas besoin pour le moment, de dix mille francs. Tu peux la mettre sur ton livret de caisse d’épargne, qui te rapportera 2,5%, donc, au bout d’un an, tu auras dix mille deux cent cinquante francs. Ça ne fait pas beaucoup. C’est pour cela que beaucoup préfèrent acheter des actions. C’est plus risqué mais ça rapporte plus. Par exemple, s’ils touchent 15 %, au bout d’un an, ça leur fait… qui a une calculette ?

- Attends, je vais chercher la mienne dans mon cartable, s’exclama Rachid.”

Pendant qu’il s’éloignait, ils se firent plus attentifs aux bruits du café. Une dispute avait éclaté et on entendait Sonia crier, ce qui ne lui ressemblait guère. Ali se précipita. Au bar, le beau Kader était accoudé et tenait à Sonia des propos qui, visiblement, la mettaient hors d’elle. Kader était la grande tristesse d’Ali. Ce gamin qu’il avait vu grandir, si beau, si solide avec un sourire comme un soleil dans son visage mat, était devenu hâbleur, grossier, désabusé. Il affichait son fric, sa B.M. blanche, ses costumes impeccables alors que nul ne lui connaissait d’emploi et tout le quartier le soupçonnait de vivre de trafics louches, voire de dealer. Ali ne pouvait pas lui interdire l’entrée du café, mais il le craignait. Pour l’heure, il essayait de faire du charme à Sonia, mais d’une manière si vulgaire qu’elle ne pouvait qu’en être profondément choquée. Ali s’interposa :

“Kader, cette jeune fille est sous ma protection, elle est comme ma fille et je veille à son honneur.

- Quoi, son honneur ? Une meuf qu’a traîné les routes on sait pas avec qui ? Karba, wesh !

Ali l’attrapa par le col :

- Kader, je t’interdis de parler ainsi. Qui tu es pour juger l’honneur des autres ? Tu es chez moi et chez moi, tu te comportes correctement ou tu ne rentres plus. Excuse-toi !”

L’emprise morale d’Ali sur le quartier était telle que le fier Kader s’excusa, paya et sortit en rouspétant.

“Sonia, si tu préfères qu’Ibrahim te remplace, dis-le moi.

- Non, ça va aller, Ali, maintenant qu’il est parti. Et s’il revient, je vous ferai signe.”

Rassuré, Ali retourna parmi ses invités non sans avoir demandé à Sonia d’apporter des verres pour tous et des jus de fruits.

“Que s’est-il passé ? demanda Leïla.

- C’est encore Kader qui fait des siennes. Il a manqué de respect à Sonia, mais je l’ai obligé à s’excuser. Quelle pitié, ce gamin ! Un jour on va le retrouver en prison, quel gâchis ! Quand je pense à son père, le pauvre, qui s’est toujours tué à la tâche à l’usine pour élever ses gosses ; il n’a pas mérité ça.

- Bon reprenons, l’interrompit Pierre, j’ai eu le temps de calculer : s’ils touchent 15 %, au bout d’un an, ça leur fait onze mille cinq cents francs. Enfin, 15%, ça permet de doubler sa fortune en cinq ans. La différence est astronomique mais elle demande de surveiller très sérieusement les résultats des entreprises. Dès que ceux-ci baissent un peu, l’actionnaire revend ses actions. Le grand jeu, c’est d’acheter les actions quand elle sont basses et de les revendre quand elles sont hautes pour faire du bénéfice. Les spéculateurs font des sortes de paris sur les entreprises, mais aussi sur le cours des matières premières, sur les monnaies. Leur but c’est de faire le maximum de profit mais ils n’aiment pas prendre trop de risques. Alors ils se comportent comme des moutons, si un gros décide qu’un placement ne vaut plus la peine, ils suivent tous le mouvement, ça occasionne des évolutions difficiles à gérer pour les entreprises. En fait, beaucoup d’entre elles n’ont pas tellement de liberté. Et le marché n’est pas rationnel… En fait, je t’avais demandé la calculette pour simuler ce que permet de gagner au bout d’un an 0,1 ou 0,2% quatre ou cinq fois par jour, sur, mettons, un million de dollars. C’est ce que font les spéculateurs et ça finit par faire un total insensé. C’est plutôt un ordinateur qu’il faudrait, pour pouvoir calculer de telles sommes…

- Oui, ça on peut dire que les spéculateurs sont fous, ajouta Marine, la mère de Julien. En 97, les investisseurs ont brutalement pris peur en Asie alors qu’ils ne cessaient de vanter les prouesses économiques de ces “dragons” comme ils appelaient les pays asiatiques. Ils ont brutalement retiré tous leurs avoirs, plongeant l’Asie dans la crise, mais aussi par ricochet la Russie et le Brésil. On a échappé de peu à une catastrophe mondiale…

- Ça, vous pouvez le dire, compléta Odile. D’ailleurs, moi je suis effarée lorsque j’entends parler du marché : “Le marché est inquiet… le marché est optimiste…” comme si c’était une personne dotée d’une conscience.

- On dirait un dieu, souffla Fathia. Seule sa fille aînée l’avait entendue.

- Parle plus fort, Ima, ce que tu dis est très juste.

- J’ai dit que c’est comme un dieu.

- Il y a une histoire dans la mythologie grecque qui me rappelle la situation actuelle.” Et Leïla se mit à raconter l’histoire du roi Midas que sa folie de l’or avait failli tuer. Ayant droit à un vœu pour récompense d’un service rendu au dieu Dionysos, il avait demandé que tout ce qu’il touche soit changé en or. La nourriture, l’eau, les êtres vivants, tout ce qu’il touchait devenait métal et il s’était lui-même condamné à mourir de faim et de soif. Heureusement pour lui, Dionysos accepta d’annuler le vœu et l’envoya se purifier à la source du fleuve Pactole qui depuis, charrie des paillettes d’or.

“Tu as très bien choisi ton histoire, Leïla, dit Julien. Nous sommes exactement dans cette situation. Une poignée de gens, par rapport à la population mondiale, s’est mis dans la tête que tout devait devenir du profit financier et a entrepris d’en persuader tous les décideurs. Comme ces gens possèdent beaucoup d’influence grâce à leur argent, leur culture, leurs relations et comme les gouvernements étaient un peu dépassés par les transformations du monde depuis la crise pétrolière de 1973, ça n’a pas été trop difficile. Mais maintenant, les résultats sont là et ils sont terrifiants. Je ne veux pas vous assommer avec des chiffres, mais j’en ai quand même apportés quelques uns, extraits essentiellement du Rapport mondial sur le développement humain, rédigé en 1999 par le Programme des Nations Unies pour le Développement, car ils sont très parlants : en 1960, l’écart entre les plus pauvres et les plus riches était de un pour trente. Aujourd’hui, il est de un pour soixante-quatorze, ce qui montre à quelle allure les inégalités s’accroissent. Un milliard trois cents millions de personnes disposent de moins de un dollar par jour alors que les deux cents personnes les plus riches ont doublé leur revenu entre 1994 et 1998.

- Ça fait combien, un dollar ? demanda Michaël.

- Environ sept francs, répondit Vladimir.

- Pierre, calcule combien ça ferait par mois pour une famille de quatre personnes,  s’il te plaît, le pria Michaël.

- Voyons, sept fois quatre, vingt-huit ; fois trente, ça nous fait : huit cent quarante francs.

- Dire que nous pensions être pauvres ! s’exclama Gaëlle.

- Relativise ces chiffres, conseilla Vladimir, il y a des pays où la vie est moins chère. Cependant, c’est vrai : beaucoup trop de gens ne mangent pas à leur faim.

- Presque autant n’ont pas accès à l’eau potable, reprit Julien. Le double est privé d’une structure de soins correcte. Cent millions d’enfants vivent ou travaillent dans la rue. Plus d’un million de jeunes femmes, dont certaines sont mineures, sont envoyées de force à l’étranger pour y être prostituées. Deux cent cinquante millions d’enfants sont contraints de travailler pour survivre. Environ quatre-vingt-dix millions d’enfants n’ont pas accès à l’école primaire. Six milliards de dollars seraient nécessaires à l’éducation de ces enfants. On peut comparer ce chiffre à la dépense des Américains de huit milliards de dollars consacrée… aux produits de beauté. D’ailleurs, un adulte américain sur cinq est illettré. Environ huit cents millions de personnes ont faim dont huit millions dans les pays industrialisés. Les deux cents vingt cinq individus les plus riches du monde possèdent environ mille milliards de dollars. Ça fait autant que presque la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit 47% des hommes. D’un côté, deux cent vingt-cinq bonshommes, de l’autre, deux milliards sept cents millions ! Pardonnez-moi de vous avoir assommés avec tous ces chiffres, mais ils sont malheureusement extrêmement parlants.

- C’est terrible ! s’exclama Ali. Et dire qu’on a laissé faire par ignorance… ou par indifférence. Ça nous semblait trop loin. On entendait bien parler des drames, des famines, mais on ne savait pas comment agir, d’ailleurs on ne sait toujours pas comment agir.

- Moi, j’ai une petite idée, se risqua Xavier, mais avant de vous en parler, je voulais juste dire qu’ils ne sont pas bien malins, les maîtres du monde. Il y a des choses qui ne s’achètent pas, on pourrait dire que c’est à nous tous, à tous les vivants. A quoi leur servira leur fric, quand il n’y aura plus d’eau potable ? plus d’air respirable ?

- Et même, quand tous les autres hommes seront devenus si pauvres et si désespérés qu’il n’y aura plus un boulanger digne de ce nom, plus de maraîchers, plus d’éleveurs… compléta Yamina.

- Moi, je crois qu’ils doivent être très malheureux. Tout leur argent ne les empêchera pas de mourir et, en attendant, ils doivent se méfier de tout le monde, ils doivent tout le temps craindre de tout perdre, dit Fathia.

- Je propose qu’on achète deux cents vingt cinq pelles et qu’on les leur offre pour qu’ils commencent à creuser une tombe assez grande pour enterrer tout leur fric avec eux quand ils mourront. Ça leur tiendra compagnie en enfer, plaisanta Taous.

Tout le monde sourit et Fathia profita de cette diversion pour offrir à boire.

- Xavier, tu avais une proposition, reprit Julien après la courte récréation.

- Oui, j’ai été très choqué par ce que tu m’as expliqué à propos des chaussures de sport.” Et il fit un court résumé des informations que lui avait données Julien. “Alors j’ai décidé de me renseigner sur les marques et de ne plus porter celles qui maltraitent leurs ouvriers. Par contre, je ne sais pas où me renseigner.

- Moi, je pense que nous nous mettons dans une véritable dépendance avec ces marques – Ibrahim prenait la parole pour la première fois, mais avec quelle vigueur – Tous plus bêtes les uns que les autres et nous marchons à fond et nous obligeons les parents à se priver pour ces bêtises. Pourquoi payer si cher quand on peut avoir l’équivalent pour le tiers du prix ? Simplement parce que nous avons peur de ce que les autres vont penser de nous ? Nous avons peur de passer pour des pauvres ? Nous sommes pauvres, alors assumons-le avec intelligence. Nous avons bien mieux à faire de notre argent que d’engraisser des entreprises qui font leur profit à partir du travail des enfants. Et vous verrez qu’après, c’est nous qui allons lancer la mode des vêtements solides, sympas et pas chers et surtout…

- Éthiques ? lui glissa Julien.

- Qu’est-ce que ça veut dire ? demanda Catherine.

- Ça signifie “qui respecte certaines valeurs morales ou humaines” comme par exemple, des entreprises qui s’engagent à ne pas faire travailler d’enfants, à autoriser un syndicat, à respecter les horaires de travail, les conditions sanitaires…

- Moi aussi j’ai une idée, si Quentin est d’accord, proposa Michaël. Mme Léonor, la prof de français qui nous fait étudier Germinal, elle nous a demandé de trouver des sujets d’exposés. Moi, j’aimerais bien enquêter pour savoir s’il existe encore à notre époque des conditions de travail aussi épouvantables que celles des mineurs au siècle dernier. Après, on pourrait lancer le débat avec les autres élèves de la classe, si on a le droit de laisser faire ça.

- C’est une excellente idée, Michaël, se réjouit Pierre. Si vous voulez bien tous les deux, je vous aiderai à trouver des informations. Moi, je suis à la retraite, j’ai des loisirs. Alors que vous, vous risquez d’être pris par le temps avec toutes vos heures de cours et vos devoirs.

- Génial, je marche à fond ! s’écria Quentin.

- Et moi, qu’est-ce que je pourrais faire ? s’inquiéta Catherine.

- Nous, les femmes, qui faisons généralement les courses, dit Leïla, mais toi aussi, Papa, quand tu vas à Rungis, nous pouvons décider de boycotter, c’est-à-dire arrêter d’acheter, tous les produits des entreprises qui se comportent de manière indigne. Par exemple cette multinationale agro-alimentaire suisse qui fait mourir des milliers de bébés en Afrique pour écouler son lait en poudre.

- Comment est-ce possible ? s’étonna Gérard, le père de Quentin, un homme que le chômage avait fini par rendre taciturne et méfiant.

- Ses profits avec le chocolat et plein d’autres aliments ne lui suffisent pas alors elle inonde les maternités des pays pauvres d’échantillons de lait en poudre. L’entreprise connaît parfaitement les risques liés à l’emploi de ses laits dans ces pays, d’une part parce que les mères, souvent analphabètes, ne savent pas les doser, ni stériliser les biberons, d’autres part parce que l’eau est rarement potable et les nouveau-nés ne résistent pas aux maladies. L’Unicef estime à un million cinq cent mille le nombre d’enfants qui meurent chaque année car ils ne sont pas allaités au sein, compléta Leïla.

- Mais c’est criminel ! dégueulasse ! à vomir ! s’insurgea Gérard. Dès que j’ai la liste de leurs produits, moi aussi, j’arrête de les acheter. Et si Quentin et ses copains cessent de vouloir des vêtements de marque, eh bien je peux vous dire maintenant que ce serait un sacré cadeau pour nous, les parents.

- Je pense qu’il va bientôt falloir qu’on se sépare car il commence à être tard et demain, on travaille quand même à l’hôtel. Moi, je vous propose de vous apporter, la prochaine fois, une liste d’associations qui font déjà quelque chose. Vous verrez, ça redonne du courage. Ça serait bien aussi que chacun écrive toutes les questions qui lui viennent à l’esprit ou ce qu’il entend et qui le choque, pour ne pas oublier. C’est pas grave, les fautes d’orthographe, on est ensemble pour se battre, conclut Julien.

- Alors, est-ce que vous regrettez d’être venus ? questionna Ali.

Des “non” fusèrent de partout.

- Est-ce que vous voulez qu’on recommence ?

Cette fois-ci, ce furent des “oui”.

- Quand ?” Et après quelques discussions, on se mit d’accord pour se retrouver trois semaines plus tard, le vendredi soir, et pour faire passer entre temps les diverses informations par l’hôtel. Tout le monde remercia Ali et Fathia, tous semblaient plus heureux, moins soucieux et ce fut Catherine qui eut le mot de la fin : “Nous, on a la plus grande des richesses, on a notre amitié et ça vaut tout l’or du monde.”

II

Les choses roulèrent tout doucement sans amélioration pour Catherine, mais avec un léger mieux pour les jeunes. Quelque soit le temps, Xavier allait toutes les après-midi nettoyer la remise avec Fathia. Ils avaient déjà sorti d’innombrables objets entreposés là en attendant une improbable réparation : chaises auxquelles il manquait un barreau, où un pied était décollé, un cannage fendu, vaisselle ébréchée, lits enfoncés… Leïla avait suggéré d’appeler les Compagnons d’Émmaüs à l’aide. Ils vinrent avec un gros camion, ravis de l’aubaine et emportèrent cette masse d’objets inutilisés qu’ils s’empresseraient de remettre en état. Soudain, la remise parut spacieuse. C’était une pièce d’environ huit mètres sur quatre, au sol en terre battue et au toit de tôle. Les parois étaient en bois disposé en clins qui conféraient un air rustique à la bâtisse. Le mur donnant sur la cour de l’hôtel était coupé sur presque la moitié de la hauteur par un vitrage qui ne s’ouvrait pas mais donnait de la lumière. Une porte en bois fermant grâce à un cadenas, permettait de condamner l’accès au lieu. Dans un coin, près de la porte, on trouvait un lave-mains surmonté d’un robinet d’eau froide qui s’avéra très utile pour la suite des opérations. Car, si les Compagnons d’Émmaüs avaient bien contribué à déblayer, il restait encore un ”tas de saloperies” comme disait Xavier. Fathia et lui consacraient tous les jours deux petites heures à trier tout ce bazar et sortaient de là gris de poussière mais satisfaits de l’avancement de l’ouvrage. Fathia avait remis la main sur un carton à chaussures plein de vieilles photos. Ils étaient allés les regarder, après avoir fait un brin de toilette, en buvant un thé à la menthe avec Sonia. Ses questions étaient l’occasion de rappeler une foule de souvenirs heureux. On voyait les Maheu, peu après leur arrivée, lors d’une visite à l’hôtel : Étienne avait passé son bras autour des épaules de sa femme et les trois enfants étaient assis à leurs pieds. Il avait le même regard clair que celui de ses fils et le même air de franchise. Catherine était resplendissante, souriante, avec une apparence de santé et de fierté émanant de toute sa personne. Les gosses étaient mignons comme tout, surtout Michaël qui devait avoir six ans. Xavier se sentit ému aux larmes.

“Je me souviens de cette photo, c’est Leïla qui l’avait prise. Elle s’était acheté son premier appareil et pendant deux mois, elle a pas arrêté de bombarder tous ceux qu’elle connaissait. Garde-la, tu la donneras à ta mère, je  crois pas qu’elle l’a déjà vue et ça lui fera plaisir, glissa Fathia.

- Comme vous étiez beaux, tous les cinq,” s’exclama Sonia. Et Xavier rosit sous le compliment. Décidément, plus il apprenait à la connaître et plus il appréciait la jeune fille. Il n’osait pas encore s’avouer qu’il était amoureux tant il faisait de complexes à cause de leur différence de niveau d’études. Mais sa présence le rendait délicieusement joyeux.

“Merci beaucoup, Fathia. On a très peu de photos de nous, c’est un cadeau super, M’man sera très touchée.”

Sonia, sollicitée, alla tirer de son portefeuille des photos des siens. Son père avait l’air sévère avec sa petite moustache et ses cheveux poivre et sel. Il était grand et sec. Sa femme, plus petite, était tout en rondeurs sans pourtant être forte. Les sœurs de Sonia lui ressemblaient étonnamment, aussi jolies qu’elle.

“La plus âgée, c’est Soraya et la deuxième, Saliha. Mon père voulait que nos prénoms commencent comme le sien : Saïd. Ils me manquent, tous.”

Visiblement, Fathia ne voulait pas la laisser s’attendrir :

“ Bon, il faut aller préparer la chorba. Ils vont bientôt arriver. On a presque fini le tri, demain, on pourra commencer à nettoyer. Les araignées vont pas être contentes. Embrasse les tiens, Xavier.” Et elle l’embrassa. Il aurait bien voulu en faire autant avec Sonia, mais il n’osa pas et se contenta de la saluer en baissant la tête.

Gaëlle et Xavier avaient aussi obtenu un rendez-vous avec un conseiller de la mission locale. L’homme était jeune et très chaleureux, il examina attentivement avec eux, qui avaient tenus à être reçus ensemble, leur parcours respectifs, leurs goûts et leurs aptitudes. Il était évident que Xavier n’éprouvait aucune attirance particulière pour la chaudronnerie ni pour le milieu de travail qu’elle impliquait : l’usine, et qu’il s’agissait d’une erreur d’orientation manifeste. Il aurait été bien plus heureux dans un métier du bâtiment, la charpente ou la couverture, qui permettent de travailler sur les chantiers, car il aimait l’impression de liberté que donne le fait d’exercer en hauteur. Malheureusement, toutes les formations étaient commencées et surtout complètes. Le conseiller proposa donc à Xavier de l’inscrire pour une session d’orientation approfondie, appelée “bilan de compétences” qui donnerait l’occasion de vérifier ses aptitudes et ses préférences. Il recevrait bientôt une convocation. Ensuite, il serait possible de lui proposer, s’il le souhaitait, une remise à niveau en Atelier Pédagogique Personnalisé, rémunérée, qui lui offrirait l’opportunité d’intégrer une formation qualifiante dans le domaine de son choix. Il lui suggéra de s’informer à propos des enseignements offerts par les Compagnons. S’il lui était possible d’y accéder, ils étaient une garantie de qualité qui le mettrait en mesure de se placer définitivement à l’abri du chômage.

Quant à Gaëlle, elle eut droit à une offre d’intégration immédiate en B.E.P. sanitaire et social, qui avait déjà commencé et dans lequel il restait deux places. Étant donné son niveau, ce retard ne devrait pas être un problème insurmontable. Le conseiller énuméra tous les secteurs d’emploi auxquels ce B.E.P. donnait accès, lui garantit qu’elle ne connaîtrait le chômage que de manière très épisodique et ne lui cacha pas que les offres les plus nombreuses étaient le fait des maisons de retraite. Il la prévint qu’elle devrait fournir un effort intense pour obtenir en un an un diplôme habituellement préparé en deux mais lui affirma que ce n’était pas impossible puisque le centre de formation où il l’envoyait affichait un score moyen de réussite à l’examen de 77%. Et puis, elle serait payée environ 2000 F, ce qui n’était pas négligeable. Et, vu son âge, si elle réussissait facilement, ce dont il ne doutait pas, rien ne l’empêcherait de poursuivre par la suite vers d’autres qualifications. Gaëlle exultait. Pour elle, c’était la première bonne nouvelle depuis le décès de son père. Certes, le centre de formation était peu facile d’accès et elle devrait se lever tôt pour être à l’heure. Mais elle se sentait de taille à affronter tous les désagréments tant elle se réjouissait de la joie prochaine de sa mère. Une liste de documents à fournir au centre le plus vite possible lui fut remise, accompagnée de quelques conseils et consignes. Xavier et Gaëlle quittèrent le conseiller avec la promesse de le tenir au courant de leur devenir.

En chemin, ils riaient comme des gosses à l’idée de la réaction de leur mère. Et en effet, ce soir-là, ce fut une vraie fête à la loge. On esquissa même quelques pas de danse sur un air de rock qui passait à la radio, puis la famille retrouva son sérieux. Il s’agissait d’examiner de très près le parcours en bus, de préparer les documents demandés, de trouver un cahier présentable, de se coucher tôt et d’essayer de dormir malgré l’excitation.

A cinq heures, Catherine était debout. Elle alla faire couler la repassette puis réveilla sa fille. Elles étaient terriblement nerveuses. Gaëlle se prépara avec soin. Elle avait relevé ses longs cheveux clairs en chignon et souligné d’un trait de khôl le contour de ses yeux, les faisant paraître plus clairs et plus grands. Ainsi, elle avait un visage menu de chat. Elle portait un pantalon et un pull noirs qui la rendaient plus mince et des ballerines sans talon. Sa mise était presque trop discrète mais Catherine se dit qu’elle était bien jolie et qu’il y avait longtemps qu’elle ne s’en était pas fait la remarque. Elle le lui dit et Gaëlle rougit. Elles parlèrent peu pendant le petit déjeuner, autant à cause de l’émotion que pour ne pas réveiller les garçons. Sur le pas de la porte, Catherine embrassa sa fille en lui souhaitant bonne chance.

Toute la journée, elle eut l’esprit ailleurs. Pourvu que tout se passe bien ! Pourvu que Gaëlle n’essuie pas une nouvelle rebuffade ! Et combien étaient-ils, dans ce centre ? Comment étaient les professeurs ? les camarades ? Se ferait-elle des amis ? Catherine avait toujours trouvé sa fille trop timide. À la différence de ses frères, elle n’était encore jamais parvenue à se faire une véritable amie. Si seulement elle arrivait enfin à aller un peu plus vers les autres…

Le soir, ils étaient tous réunis lorsque Gaëlle rentra, épuisée, vers dix-neuf heures. Mais elle souriait. Après avoir bu de l’eau à longs traits, elle s’assit et leur raconta. Ils étaient dix-neuf élèves dont seulement deux garçons : Claude, un grand Martiniquais très costaud et Thierry, un petit blond tout fluet. Le contraste était assez amusant. Les filles, elle n’avait pas encore eu le temps de s’en faire une idée. Tous avaient l’air très motivés. Ils avaient tous connu l’échec scolaire et ils étaient bien décidés à obtenir leur diplôme. Les professeurs étaient chaleureux et exigeants. Ils avaient vu aussi la coordinatrice du stage, une dame très pète-sec qui n’avait cessé de leur dire que, s’ils voulaient être payés, il ne fallait pas badiner en remplissant les dossiers. Comme quelqu’un demandait le sens de “badiner”, elle avait répondu qu’un dossier mal rempli ou incomplet recule le versement de la première paie d’un mois, ce qui était déjà le cas pour certains d’entre eux, et qu’elle comptait sur leur sens pratique pour apporter à leur dossier tout le soin nécessaire. Bien sûr, en cas de doute, on devait lui demander conseil, elle était là pour ça et il ne fallait pas se laisser effrayer par son côté un peu brusque. Cette remarque avait détendu l’atmosphère. Au programme, il y avait des matières traditionnelles, dont beaucoup de biologie et des enseignements pratiques de soins ou de puériculture. Ils devraient obtenir leur brevet de secourisme et effectuer plusieurs stages à l’hôpital, en crèche et en maison de retraite. Mais comme la formation paraissait très intéressante, Gaëlle était ravie et pleine d’entrain.

III

Michaël, lui, était complètement passionné par son projet d’exposé. Il avait changé d’attitude au collège comme si cette soirée avait provoqué une nouvelle motivation pour les études. Non qu’il n’eût plus de difficultés mais il ne les abordait plus de la même façon. Il avait cessé d’être passif et n’hésitait pas à questionner les professeurs même si ces camarades risquaient des moqueries. On aurait dit qu’il était devenu imperméable au regard des autres.

Pierre aidait Quentin et Michaël en consacrant beaucoup de temps à la recherche d’informations. Il s’était mis à fréquenter la bibliothèque assidûment. Ils se voyaient très souvent, tous les trois et apprenaient à mieux se connaître. Pierre en était ravi, il avait l’impression d’être le grand-père des deux jeunes et cela atténuait le regret qu’il avait de voir si rarement ses deux petits-fils. Son fils, Alain, avait épousé une Italienne et vivait à Milan, où il avait repris la petite entreprise de son beau-père. Il avait donc beaucoup de mal à se libérer pour venir voir ses parents et ceux-ci étaient coincés en France par l’emploi d’Odile qui ne bénéficiait que de cinq semaines de congés. Ils se voyaient deux ou trois fois par an, ce qui ne permet pas de se sentir réellement proches. Alors Pierre retrouvait une sorte de jeunesse à épauler les deux jeunes, il se sentait à nouveau utile et profitait de l’occasion pour donner un coup de pouce dans d’autres disciplines. Michaël avait le sentiment de retrouver un écho des discussions qu’il avait avec son père et qui lui avaient tant manquées. Quant à Quentin, il souffrait beaucoup de l’humeur aigrie du sien et s’épanouissait au contact de cet homme qui le traitait comme un égal. Les recherches étaient passionnantes, elles ouvraient toujours un champ plus large et les deux copains finissaient par avoir trop de matière. Pierre les aida à effectuer des choix pour ne garder que les exemples les plus éloquents. Il leur expliqua comment construire une introduction qui amène une véritable problématique qui fasse dresser l’oreille des autres élèves. La discussion pour déterminer le choix des exemples les plus choquants devant accrocher l’intérêt des camarades se révéla particulièrement ardue :

“On pourrait parler des enfants qui travaillent dans des mines, en Afrique, en Asie ou en Amérique Latine, sans équipements pour les protéger. Comme dans Germinal, ils sont exposés à une forte humidité et à des températures extrêmes. Ils souffrent de toutes les maladies respiratoires liées à la mine, de traumatismes dus aux chutes et aux éboulements, de surmenage… disait Quentin.

- Dans les mines d’or, c’est encore pire, ils risquent aussi d’être intoxiqués par le mercure, ajoutait Michaël.

- Il faudrait peut-être commencer par dire combien d’enfants sont concernés par le travail salarié, les freinait Pierre.

- Attendez, j’ai vu ça quelque part… Voilà, deux cent cinquante millions d’enfants âgés de cinq à quatorze ans travaillaient pour survivre en 1996 d’après le rapport du Bureau International du Travail, précisait Quentin.

- Vous vous souvenez, on a vu quelque chose sur les verreries ? C’était terrible ! questionna Michaël.

- Je crois savoir ce que tu cherches, regarde : “En Asie, il est aussi courant d’employer des enfants dans les verreries, ils défournent du verre en fusion à des températures comprises entre mille cinq cents et mille huit cents degrés. Ils restent de longues heures dans ces ateliers mal aérés où la température atteint quarante-cinq degrés. Les journées de travail sont souvent interminables : dix ou douze heures d’affilée,” lui souffla Pierre.

- Quand je pense qu’on se plaint d’aller au collège, murmura Michaël. On trouve que les journées sont trop longues, alors qu’on connaît pas notre bonheur…

- Je pense que ces enfants de votre âge aimeraient sans doute aller à l’école, ça leur éviterait peut-être le sort qui risque d’être le leur, c’est-à-dire devenir des esclaves de fait, dit Pierre.

- Bon, alors, qu’est-ce qu’on choisit ? s’enquit Michaël.

- Tout, s’exclama Quentin. Après tout, si on parle, ça ne sera pas si long et il ne faudrait pas que les autres croient que nous avons justement choisi l’exception.”

Et la discussion continua ainsi, jusqu’à ce qu’ils arrivent à se mettre d’accord sur l’ordre de présentation des exemples.

“Moi, j’ai trouvé des tonnes de choses sur la Chine en allant sur internet au C.D.I., dit Quentin. J’ai trié pour ne garder que l’essentiel. Ça pourrait donner quelque chose comme ça : en Chine, la grande priorité du moment est la privatisation des entreprises d’état exigée par l’intégration du pays dans l’Organisation Mondiale du Commerce, l’OMC. Dans le passé, plus de 90% des entreprises appartenaient à l’état. Mais depuis les années 80, le gouvernement essaye d’attirer de plus en plus d’investisseurs privés. L’objectif annoncé est de n’avoir qu’environ cinq cents grandes entreprises publiques au moment où la Chine sera intégrée dans l’OMC. Ces entreprises doivent être rentables et compétitives par rapport à l’étranger. Du fait de cette évolution, les entreprises publiques licencient en masse. Aucun chiffre officiel n’est disponible mais on estime de vingt à trente millions le nombre de travailleurs qui perdraient leur emploi à cause de cet objectif. 85 à 90% de ces travailleurs sont des femmes entre seize et vingt-cinq ans issues des campagnes. Passé vingt-cinq ans, les femmes sont considérées comme trop âgées et ne trouvent plus de travail. Quant aux autres, il s’agit pour la plupart d’ouvriers peu qualifiés. Ces travailleurs sont donc contraints d’accepter des conditions de travail proches de l’esclavage.”

- On voit pas que les conditions de travail sont terribles et c’est un peu long, l’interrompit Michaël. Ils s’en foutent des causes, les copains ; l’OMC, tout ça, pour eux, c’est du blabla.

- Attends, attends, j’ai pas fini, reprit Quentin. Dans le sud de la Chine où l’on peut trouver un grand nombre de ces entreprises privées, le salaire mensuel tourne autour de quarante à soixante dollars par mois. Ça fait environ entre 320 et 480 francs. Le salaire est fréquemment payé à la pièce, en fonction des quotas de production. En conséquence, les travailleurs n’ont ni horaire ni revenu fixe. Il n’y a pas non plus de provision pour la retraite ou la santé, ni d’assurance contre les accidents de travail. Les usines mettent souvent des dortoirs à la disposition des travailleurs pour un prix assez modique, mais la proximité de l’usine fait que les travailleurs peuvent être contrôlés par l’entreprise et sont à sa disposition suivant ses besoins. Ils sont appelés au travail à n’importe quel moment puis retournent dormir pour quelques heures.

- Ah ça, c’est très bien, très parlant, remarqua Pierre.

- Alors je continue : comme beaucoup de multinationales emploient des sous-traitants, c’est très difficile de les dénoncer. Par exemple, la marque de jouets fabriquant les poupées les plus vendues au monde, ne produit pas elle-même mais sous-traite sa production à une première série de fournisseurs qui sous-traitent à leur tour à une deuxième série de sous-traitants, qui ont encore recours à la sous-traitance sous la forme de travail à domicile. Et même si cette entreprise envoie régulièrement des inspecteurs, elle ne peut pas vérifier grand chose : face à ces longues chaînes de sous-traitance qui peuvent s’étaler sur plusieurs pays, il est très difficile de retracer l’ensemble des sites de production d’une même société transnationale et cela d’autant plus que les sous-traitants savent rarement pour quelle entreprise ils produisent.

- Tu pourrais peut-être nommer la marque, suggéra Michaël.

- Bof, les poupées les plus vendues… tout le monde reconnaîtra. Pas la peine de faire de la publicité à l’œil.

- Bon, moi, dit Michaël, je voudrais parler du travail du secteur informel, c’est-à-dire qui n’est pas encadré par la loi, donc très peu reconnu. Par exemple, au Sénégal, les femmes rurales produisent 70% de la production vivrière. Elles vivent comme des esclaves, elles sont surchargées de travail, elles doivent s’occuper aussi de la corvée d’eau et de bois et de toutes les autres tâches domestiques. Eh ben, ce n’est pas reconnu comme du travail. Et le pire c’est qu’elles ne possèdent pas la terre et peuvent la perdre à la suite d’un veuvage ou d’un divorce. Alors il ne leur reste plus qu’à s’exiler en ville avec leurs enfants pour tenter de survivre et elles finissent souvent dans la mendicité. Je trouve ça profondément injuste.

- Oui, mais tu ne dois pas le dire, spécifia Pierre. Ton exposé aura beaucoup plus de force si tu dis des faits, rien que des faits. Tes camarades sont assez grands pour penser tous seuls.

- C’est vrai, tu as raison. Alors, la suite : même dans les pays riches, on trouve des travailleurs exploités, d’abord les clandestins qui ont quitté leur pays et se sont fait confisquer leurs papiers en attendant d’avoir remboursé leur voyage. Ils sont réellement tenus en esclavage, travaillant souvent dix-huit heures par jour pour des salaires de misère dans des locaux insalubres, des ateliers clandestins où ils ne voient jamais le jour. Ils remboursent parfois durant vingt-cinq ans. S’ils ne le font pas, leurs familles restées au pays subissent des représailles. Et puis, les gens peu qualifiés, qui craignent de perdre leur emploi et qui n’osent rien refuser à leur employeur, y compris d’interminables heures supplémentaires. En France, il y a de plus en plus d’accidents mortels au travail parce que, quand on est trop fatigué, on ne fait plus assez attention. Et il n’y a pas assez d’inspecteurs du travail pour les protéger.

- Moi, je veux qu’on parle aussi du phénomène des “working poors”, s’interposa Quentin. Aux États-Unis d’abord, mais aussi chez nous, sont apparus les travailleurs pauvres. C’est des gens qui sont pris toute la journée à cause de leur travail mais qui n’arrivent pas à en vivre. L’exemple typique est la caissière à temps partiel qui travaille loin de chez elle. Les horaires qui intéressent l’employeur sont ceux où les clients sont nombreux : la fin de matinée, le soir de dix-sept à vingt heures, le samedi. Elle a un contrat de vingt-cinq heures par semaine qui permet à son patron de bénéficier d’une prime pour emploi à temps partiel, une amplitude de douze heures hors de chez elle avec tous les frais de garderie que ça entraîne pour ses enfants et un salaire au SMIC pour vingt-cinq heures qui ne lui permet pas de vivre.

- Ça, t’as raison, c’est franchement inquiétant, dit Quentin. On dirait que le travail devient de plus en plus précaire et mal payé.

- Et les gens acceptent parce qu’ils ont peur, s’enflamma Pierre. Au lieu de se battre ensemble pour obtenir des conditions de travail correctes pour notre époque, qui assurent une vie décente et qui laissent du temps pour vivre, c’est devenu le règne du chacun pour soi. Comme si on pouvait se sauver tout seul d’un tel cataclysme.

- Pourquoi tu appelles ça un cataclysme ? s’enquit Michaël.

- Parce que, si on ne résiste pas tous ensemble, nous, les travailleurs qui n’avons pas d’autre choix que de vendre notre force de travail pour vivre, c’est-à-dire la majorité des humains, la situation va empirer quoiqu’on nous dise sur la fin de la crise et la croissance qui va créer des emplois. Il n’y a rien de plus fragile que la croissance et la mauvaise habitude d’exploiter les travailleurs, acquise pendant la crise sous prétexte qu’il fallait se serrer la ceinture, sera difficile à perdre. Autant vous dire qu’on se l’est pas tous serrée d’autant de crans, ces années-là ! Y en a même qu’ont drôlement desserré ! Jamais les rentiers n’ont fait autant de profit à la Bourse.

- Si on pouvait expliquer aux copains comment les gens en sont arrivés à être trouillards à ce point… émit Quentin.

- Tu es un peu sévère, lui reprocha Pierre. Tu sais, quand tu dois te loger, te nourrir, avec ta famille, c’est pas si simple. La solution serait qu’on ait tous droit à un minimum, un revenu d’existence, dès qu’on est sur terre. Alors le rapport de forces avec les patrons changerait parce qu’on ne dépendrait plus d’eux pour survivre. On serait plus libres, plus créatifs, plus heureux sans doute. Et on pourrait enfin sortir du capitalisme, la fameuse exploitation de l’homme par l’homme.

- Ben, Pierre, si on revenait sur terre ? proposa Michaël. Voilà, moi, ce que j’ai trouvé sur comment on en est arrivé là : c’est à cause du dumping social. Les entreprises ont pris l’habitude de comparer les avantages offerts par chaque pays en terme de coût des salaires, de faibles charges, peu d’exigences écologiques avant d’investir. Ça a débouché sur des délocalisations et a entraîné des fermetures d’usines dans les pays riches. Dans une économie globalisée, on en a tous subi les conséquences, que ce soit au niveau de l’environnement ou par la pression exercée sur les salaires à cause du nombre de chômeurs dans les pays riches.

- Il y en a quand même qui essayent de proposer des solutions, ajouta Quentin. Voilà ce que j’ai trouvé : l’Organisation Internationale du Travail, existant depuis 1919, qui tente de promouvoir des règles de conduite dans le cadre du travail et de trouver des remèdes au chômage ; des associations comme Aide et Action qui envoient les enfants à l’école grâce à un système de parrainage ou comme ATTAC, l’association pour la taxation des transactions financières pour l’aide aux citoyens, qui s’emploie à freiner la spéculation et à remettre l’homme au cœur de l’économie afin que chaque être humain ait une vie digne.

- Il aurait fallu creuser plus cette partie, dit Pierre. C’est trop vague… on ne voit pas comment… Mais si on n’a plus le temps, vous n’avez qu’à proposer à vos camarades de chercher de leur côté, ce qui pourrait nourrir un riche débat et les rendrait plus actifs s’ils acceptent de jouer le jeu.

- En conclusion, on pourrait rappeler quelques uns des chiffres concernant les inégalités, ceux que Julien nous a communiqués, avança Quentin. Après, on demanderait pourquoi chacun est concerné pour lancer le débat. Et comme illustration, regarde Pierre, on a reporté sur un planisphère les zones où les conditions de travail sont les plus dégradées. Et on a fait un tableau avec en parallèle, les chiffres de la pauvreté et ceux de l’espérance de vie.”

C’était criant de désespoir.

Pierre les obligea à répéter leur exposé plusieurs fois, comme s’il était le public. Il leur interdisait de lire, leur disant qu’ils ne pouvaient pas captiver leur auditoire s’ils avaient le nez dans leurs papiers. Puis il les jugea prêts. Leur premier auditoire serait les amis de chez Ali. Les deux garçons éprouvaient un trac épouvantable.

IV

Ali leur réserva un accueil aussi chaleureux que la fois précédente. Les deux amis ouvraient les festivités avec leur recherche et, au début, ils avaient bien du mal à trouver leurs mots. A la fin de leur exposé, ils furent vivement applaudis et se sentirent très fiers d’être parvenus à une telle prouesse.

Alors Julien, Vladimir et Pierre parlèrent de l’immense victoire de Seattle avec des éclats de joie dans la voix. On avait fait reculer l’OMC ! On avait empêché l’Organisation Mondiale du Commerce d’entamer un nouveau cycle de négociations à Seattle, sous la pression de la rue ! Cette victoire marquait un tournant considérable, une sorte de révolution dans les mentalités, d’autant plus qu’elle faisait suite au recul sur le vote de l’AMI. On était enfin sorti de la fatalité promise par le discours libéral. “Un autre monde est possible” ou “Le monde n’est pas une marchandise !”, comme le clamaient les manifestants, devenaient des slogans que tous pouvaient entendre. Ils triomphaient : deux victoires ! si proches ! Vraiment, il ne fallait plus désespérer mais continuer à se battre avec conviction pour que ces idées triomphent et passent dans les faits.

Un débat s’engagea ensuite qui partit un peu dans tous les sens sous l’effet de l’enthousiasme. On parla des paysans sans terre du Brésil qui subissaient une terrible répression alors qu’ils défendaient seulement leur droit d’avoir accès à la terre pour survivre ; de l’histoire des semences Terminator mises au point par une industrie agro-alimentaire avec l’objectif de devoir être rachetées chaque année, mettant les paysans dans la dépendance totale de la firme et de la résistance des syndicats paysans, de leur victoire sur la firme ; on évoqua la méthode de José Bové consistant à mettre un problème en spectacle et son impact sur la prise de conscience mais aussi la désaffection envers les syndicats traditionnels et envers les partis politiques… C’était très riche mais un peu brouillon. Ali ramena le calme en offrant à boire. Cette fois-ci, Sonia participait et Ibrahim tenait le bar.

Après la pause, le débat s’ordonna, orchestré par Julien. Celui-ci présenta quelques unes des grandes associations, souvent internationales qui s’attaquaient aux causes du mal. Par exemple le CADTM, comité d’annulation pour la dette du tiers monde : en 1960, les banques, poussées par la Banque Mondiale, avaient prêté massivement et à des taux très bas aux pays du Sud pour les aider à s’industrialiser. Mais comme l’inflation monta, les États-Unis décidèrent sans concertation avec leurs partenaires d’augmenter leurs taux d’intérêts. Presque au même moment les prix des matières premières baissèrent et voilà les pays du Sud incapables de rembourser et obligés d’essayer d’emprunter ailleurs pour tenter de rester solvables. Ce fut la spirale du surendettement. La Banque Mondiale et le Fond Monétaire International vinrent à leur rescousse en leur prêtant de l’argent à condition qu’ils coupent dans leurs budgets sociaux. Ils eurent beau rembourser, ils n’en sortaient pas et cela les empêchait toujours de se développer. Il faut savoir qu’ils ont déjà remboursé trois fois et demi ce qu’ils devaient en 1982 et qu’ils sont quatre fois plus endettés qu’à cette époque. Le CADTM mène des luttes continuelles pour annuler la dette, considérant que maintenant c’est le Nord qui doit au Sud et que le reste est un artifice comptable. Ce comité prône la mise en réseau des bonnes volontés. D’ailleurs depuis quelques années, celles-ci prennent l’habitude de travailler ensemble.

Un débat s’engagea à propos du travail fait en France par ATD-Quart-Monde, les Restos du Cœur, le Secours Populaire , Émmaüs et d’autres, certains d’obédience chrétienne. Presque tous les participants disaient que, sans eux, la situation aurait été bien plus explosive. Julien admettait qu’ils avaient fait un énorme travail pour redonner leur dignité aux plus pauvres, mais il leur reprochait de ne pas s’attaquer vraiment aux causes de la misère et donc, d’une certaine manière, de l’entretenir à leur corps défendant. Sa mère, Marine, prit cependant leur défense, c’était des lieux de rencontre, outre l’assistance immédiate et souvent vitale, ils permettaient à des mondes différents de se rencontrer. Certes, ça allait souvent des plus aisés vers les plus pauvres mais pas toujours. ATD, en particulier, avait permis une véritable prise de conscience chez les “exclus”, grâce à l’expérience de l’Université Populaire, où ceux-ci prenaient la parole.

Ensuite Julien présenta Droits Devant !! qui se battait pour les droits des sans-droits en organisant des coups médiatiques. Il rappela ses liens avec le Droit au Logement et les collectifs de sans papiers.

De nouveau, le débat s’engagea : le père de Quentin disant que la France ne pouvait pas accueillir tous ces étrangers alors qu’elle était déjà incapable de proposer un travail à tous les Français et Odile répondant que c’était souvent en toute dernière extrémité que les gens choisissaient l’exil, que c’était un choix déchirant mais qu’entre ça et la mort…

“Ah oui, il est bien fini, le temps où les patrons venaient nous chercher au bled pour qu’on travaille dans leurs usines ! s’exclama Ali. Moi, c’est comme ça que je suis venu en France. Dans les années soixante, nous, les jeunes, ils nous couraient après pour qu’on accepte de venir. Et c’est comme ça que j’ai commencé ici : à la chaîne chez Renault.

- Au boulot, j’en vois des gens avec des histoires épouvantables, reprit Odile. Forcément, ils sont tellement démunis, ils viennent souvent, on finit par bien les connaître. Et bien, tous, quand ils n’ont pas de famille ici, ils disent qu’ils ont choisi la France parce qu’ils croient en notre pays. Pour eux, la France ne les laissera pas tomber parce que c’est la patrie des Droits de l’Homme. Et bien, plus je les connais, plus je mesure leur détresse et plus je pense qu’on n’a pas le droit de les décevoir. Évidemment, une telle réputation, ça se mérite, elle a un prix. Mais je crois qu’on est capable de générosité et que tout le monde s’en porterait mieux.

- D’ailleurs, dit Julien, ce n’est pas le travail qui manque : combien de besoins non satisfaits, de gens surchargés d’obligations auxquelles ils n’arrivent pas à faire face correctement faute de temps ? Non, c’est l’argent pour le rétribuer. Or de l’argent, il y en a, mais il est trop mal partagé. C’est pour ça que l’association ATTAC a décidé de mettre un grain de sable dans les rouages de la finance internationale en s’attaquant aux paradis fiscaux, c’est-à-dire des pays laxistes sur l’origine des fonds que leurs banques abritent et qui couvrent de ce fait les activités de la mafia. Ils veulent aussi appliquer la taxe Tobin : c’est une taxe minime sur les transactions financières, proposée dans les années 70 par un économiste réputé, James Tobin. Il s’agirait de taxer de 0,1% ou de 0,5% chaque transaction, ce qui ne pénaliserait pas le commerce mais aurait un véritable effet boule de neige dissuasif pour la spéculation. Avec les sommes rapportées par cette taxe, sans doute cent milliards de dollars par an, on pourrait s’occuper du problème de l’eau avant qu’il devienne une trop importante cause de conflits armés, par exemple, ou de la faim dans le monde, ou de la santé… Il existe beaucoup d’autres mouvements à travers le monde, mais je ne peux pas vous les présenter tous, ça vous prendrait la tête à la fin et je pense que je ne les connais pas tous. Mais je suis très optimiste : certes, il y a énormément de travail mais une armée de résistants à la mort programmée de l’humanité s’est levée et elle va grossir encore.” Il parlait d’espérance et l’on aurait cru voir un apôtre. Sa foi était communicative.

Odile demanda qui se chargerait de collecter et répartir cette taxe, et ils entrèrent dans une longue discussion qui permit de préciser le rôle des différentes institutions internationales : Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Unicef… Quelque chose qui semblait au premier abord si rébarbatif n’ennuya personne car chacun avait compris l’enjeu et cherchait à saisir tous les rouages. Finalement, tous commençaient à trouver ces sigles familiers, à comprendre ce qu’ils signifiaient, à percevoir les buts de la lutte et tous étaient  déterminés à poursuivre l’action.

Ils se séparèrent tard. Ils avaient prévu de se voir le 27 décembre pour fêter Noël et la fin du Ramadan, l’Aïd-el-Frit de l’an 1421 de l’Hégire qui tombaient presque en même temps. Chacun devait apporter son plat fétiche et une chanson ou un poème. On avait prévu de danser.

V

Trois jours plus tard, Quentin et Michaël, gonflés d’émotion, firent leur exposé devant la classe. Comme toujours dans ces cas-là, Mme Léonor s’était mise au fond de la salle et voyait tous les élèves de dos, les orateurs lui faisant face. Certains élèves étaient un peu agités, ne prenant pas l’exposé au sérieux. Quentin et Michaël croisèrent les bras et attendirent qu’ils se taisent. Impressionnés par leur détermination, tous les élèves finirent par fixer leur attention sur eux. Alors ils commencèrent, Michaël d’abord, la voix bien posée, ni trop lentement, ni trop vite, prenant bien garde de regarder tous ses camarades à tour de rôle. Il insistait sur l’horreur des situations, sur la chaleur, sur les blessures, sur l’âge des travailleurs et il voyait que les élèves étaient sidérés. Il laissa un auditoire à point à Quentin qui n’eut aucun mal à faire percevoir toute l’épouvante des situations de quasi-esclavage qu’il décrivait. Pendant tout l’exposé, les élèves firent preuve d’une incroyable concentration. Ils regardèrent attentivement les illustrations projetées au rétroprojecteur et on entendit quelques murmures quand ils constatèrent que l’espérance de vie avait baissé en Russie de sept ans pour les hommes et de trois pour les femmes. Quand Michaël et Quentin demandèrent pourquoi chacun était concerné, une dizaine de mains se leva. Le débat fut très nourri, beaucoup d’élèves étant indignés. Certains avaient déjà entendu parler du travail des enfants, mais ils n’avaient pas vraiment conscience de son ampleur, ni de son aspect dévastateur. D’autres ignoraient cette réalité ou n’avaient entendu parler que des livreurs de journaux et de lait en Angleterre, ce qu’ils considéraient comme du folklore. La situation des petits mineurs colombiens les révoltait plus que tout. Certains parlèrent des enfants des rues au Brésil et des escouades de la mort, d’autres des petites prostituées de Bangkok. Ils étaient tellement passionnés qu’ils n’entendirent pas la cloche sonner et qu’il fallut que Mme Léonor, qui n’avait rien dit de toute l’heure, les déloge vigoureusement en leur promettant qu’on reprendrait le débat.

Heureusement, c’était la récréation. Lorsqu’elle fut seule avec Michaël et Quentin, elle leur demanda : “Quelle note croyez-vous mériter ?” Et soudain Michaël eut peur de la catastrophe.

“ Je ne sais pas, eut la présence d’esprit de dire Quentin, nous avons beaucoup travaillé et nous nous sommes entraînés à ne pas lire.

- Et toi, Michaël, qu’est-ce qui t’a paru le plus difficile ?

- Euh… de choisir, hésita-t-il. C’est terrible le nombre d’exemples qu’il y avait. Il fallait choisir ceux qui seraient les plus parlants pour les copains et c’est une drôle de responsabilité. On aurait pu parler du Mexique et des maquiladoras, des Philippines, avec les enfants qui trient les ordures. C’était vraiment difficile.

- Quelqu’un vous a aidé ?

- Oui, Pierre, un voisin, il est à la retraite, il a le temps d’aller souventà la bibliothèque et de chercher les livres les plus intéressants pour nous, dit Quentin.

- Et puis il est très exigeant, il nous a fait recommencer jusqu’à ce qu’on arrive à parler sans lire nos papiers, ajouta Michaël.

- Pourquoi avez-vous choisi ce sujet ?

- On voulait savoir si Germinal c’est de l’histoire ancienne ou pas, répondit Michaël, et surtout, Julien, un copain de mon grand frère qui est à la fac d’économie, il a commencé à nous expliquer des trucs incroyables sur les inégalités dans le monde, sur les deux cent vingt-cinq mecs… euh, pardon, qui étaient presque aussi riches à eux seuls que la moitié des hommes. Il nous a dit que c’est comme une guerre et qu’il faut faire vite, sinon on va la perdre et il n’y aura plus de vie possible pour nous, les pauvres. Alors, on est une vingtaine dans le quartier à se voir pour essayer de comprendre tous ensemble et pour pouvoir agir. On a répété notre exposé devant eux tous et ils nous ont applaudi et on a bien vu que nos parents et Pierre étaient fiers de nous.

- La récréation va bientôt finir, dit Mme Léonor. Ce que vous m’avez dit est très intéressant et nous en reparlerons. En attendant, renseignez-vous sur Davos, les journaux vont prochainement commencer à beaucoup en parler et lisez la presse des derniers jours sur Seattle, c’était un moment historique. Vous vous souviendrez ? Davos ; Seattle. Je tiens à vous féliciter, votre travail était remarquable, très riche et très pédagogique. Vous avez passionné votre auditoire. C’est la première fois de ma carrière que je vois ça et avec toute mon expérience, il m’arrive de faire moins bien que votre exploit d’aujourd’hui. Vous avez vingt sur vingt chacun et maintenant, dépêchez-vous d’aller vous ranger, il ne faudrait pas qu’une réprimande ternisse un si magnifique trophée. A demain.”

En s’éloignant dans le couloir, les deux copains exultaient : vingt sur vingt ! Qu’est-ce que les leurs allaient être contents ! Ils se hâtèrent pour aller se mettre en rang et quelques élèves leur firent comprendre qu’ils avaient fait passer un moment extraordinaire à la classe et qu’ils leur en étaient reconnaissants.

Mme Léonor n’avait pas de cours à l’heure suivante. Pendant sa pause, elle vit Mme Spérieux, la conseillère principale d’éducation, qui prenait un café dans la salle des professeurs. Mme Spérieux connaissait presque personnellement chaque élève du collège. Elle lui parla de la prouesse de ses deux élèves, disant que cela ne l’avait pas étonnée de la part de Quentin qui se montrait toujours très studieux mais énormément surprise venant de Michaël qu’elle percevait comme un élève rêveur et un peu perdu. Il avait fait preuve d’un sérieux, d’une maîtrise et d’une maturité incroyables par rapport à la manière dont il s’investissait d’habitude en classe. Mme Léonor avait bien vu qu’il s’agissait d’un enfant sensible et intelligent mais elle avait souvent le sentiment de ne pas parvenir à entrer en communication avec lui. Alors Mme Spérieux lui parla de la famille, de la mort du père, du fait que Mme Maheu n’avait pas de métier. L’assistante sociale du quartier avait pris contact avec celle du collège pour lui signaler la menace d’expulsion.

“ Comment peut-il avoir la tête à ce qu’il fait avec un tel paquet d’angoisse à gérer. Mais c’est inutile de parler d’aide psychologique pour le moment, il faut d’abord parvenir à apprivoiser sa mère. Elle s’intéresse aux études de ses enfants puisqu’elle vient à toutes les réunions collectives. Mais jamais aucun professeur n’a réussi à la rencontrer en tête à tête, à croire qu’elle a peur des enseignants. Même le médecin scolaire n’a pas pu ; pourtant il y avait une forte suspicion de dyslexie pour l’aîné, mais il n’y a jamais eu moyen de lui faire passer un bilan orthophonique. C’est un gosse qui a été en difficulté dès le cours préparatoire à cause de la lecture et qui a été orienté par défaut en lycée professionnel. La grande sœur a tenu à aller en seconde générale mais elle s’est effondrée comme les professeurs l’avait prévu, car elle a du mal avec l’abstraction. Pourtant, c’est une bosseuse. Avec un tel parcours d’échec chez les aînés et si l’on ajoute la déstabilisation actuelle de la famille, c’est presque étonnant que Michaël ne soit pas davantage en perdition. Il faut le soutenir, il ne demande que ça. Tu devrais rencontrer la mère avant le conseil de classe. Invite-la à venir avec la grande sœur, celle-ci nous aimait bien, elle poussera sa mère. C’est important, Michaël a des qualités, ce serait justice pour la famille qu’il choisisse une bonne orientation.”

Mme Léonor promit de le faire et se demanda comment elle allait tirer parti du formidable intérêt que les élèves avaient déclenché chez leurs camarades.

Le soir, avant même de rentrer chez eux, Quentin et Michaël se ruèrent chez Pierre : “On a gagné ! On a gagné ! Merci, Pierre, merci !

Celui-ci réagit très calmement face à ce juvénile enthousiasme : Qu’avez-vous gagné qui vous mette dans un tel état ?

- Grâce à toi, Pierre, on a eu vingt sur vingt ! s’écria Michaël.

- Pas grâce à moi, Michaël. Certes, je vous ai aidés mais si vous n’y aviez pas mis autant d’énergie et de curiosité, vous n’auriez jamais eu une telle note. Allez vite le dire à vos parents, ça va faire des heureux. Et revenez me voir demain soir pour la suite.

- Quelle suite ? demanda Quentin.

- Je vous le dirai demain. Pour l’instant, ça serait trop long à expliquer. Merci d’être venus m’annoncer la bonne nouvelle.”

Ce soir-là, il y eut du bonheur dans deux familles souvent en peine et Pierre avait chaud au cœur en pensant qu’il en avait été un petit peu l’artisan.

150 000 lectures sur notre blog

août 12, 2009 at 3:17 | In Altermondialisme, Belgique, Caisse des dépots, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Résultats du Blog, Société, Solidarité, sarkosy, social | 6 Comments

150 000 lectures sur notre blog

Dans cette  nuit du 11 au 12 août 2009, notre blog a dépassé les 150.000 visiteurs. Ce blog est celui d’un collectif ; il est donc naturel de vous rendre collectivement des comptes.

Notre blog a été créé le 1er octobre 2007 mais, durant les 5 premiers mois, il n’avait que de 100 à 300 visiteurs par mois. Il fallait le temps de nous faire connaître. Il ne compte donc que 18 mois de régime de croisière réel.

Depuis les six derniers mois, notre nombre de lecteurs se situe chaque mois entre 13 000 et 16 000.

La moyenne des six derniers mois est de 15 258 visites.

Merci à nos lecteurs et tout particulièrement à ceux qui contribuent à faire connaître notre blog.

Treize articles ont été lus plus de 1000 fois depuis la naissance de ce blog ; les voici dans l’ordre croissant de lecteurs :

Avec 1030 lectures dès mars 2008, nous annoncions la crise :

Crise financière internationale : un système sans contrôle

Avec 1038 lectures :

L’URGENCE ALTERMONDIALISTE

Avec 1102 lectures :

La mort de Michael Jackson symbolique et révélatrice

Avec 1187 lectures :

EDVIGE JUDEX STIC FNAEG FAED DST RG SDRF SALVAC FPR COMBIEN DE PERSONNES FICHEES EN FRANCE ?

Avec 1242 lectures, ce très récent article qui nous montra que les censeurs étaient bien présents :

Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU La première : Nom de Code Genesis Project

Avec 1339 lectures :

Benoît XVI veut béatifier Pie XII une inquiétante dérive de l’église catholique officielle se poursuit.

Avec 1425 lectures :

Il y a 68 ans, le 10 mai 1940, Hitler envahit la Belgique

Avec 1442 lectures :

Crise de l’industrie automobile américaine des raisons multiples

Avec 1516 lectures :

Crise économique faillite Islandaise et indécence politique

Avec 1967 lectures :

Manifestations du jeudi 29 Janvier 2009 Tous les Rendez vous départements et villes.

Avec 2147 lectures :

Dédicacé à Nicolas Sarkozy : Napoléon le Petit par Victor Hugo

Avec 3610 lectures :

Crise Economique USA Japon Espagne Allemagne Belgique France de la stagflation à la récession.

Enfin, avec 4446 lectures et best seller bien aidé par le cirque sur la « grippe porcine » :

Tout est bon dans l’cochon sauf les dioxines mais s’il n’y avait que ça !!

Il faudrait aussi parler de ces très nombreux articles lus entre 400 et 1000 fois….une cinquantaine au moins !!

Notre blog compte, à cette heure : 590 articles et 734 commentaires ! Un gros travail pour lequel nous devons aussi remercier tous nos ami-e-s qui nous envoient leurs articles et nos lecteurs.

Finalement, le lectorat de notre blog est un peu à l’image de ce que nous souhaitions au départ :

Vous vous intéressez :

-         A la politique et la géopolitique,

-         A l’économie et à la crise,

-          A l’environnement,

-         Aux  libertés,

-         A l’Histoire,

-         A la culture, la poésie, les bons bouquins, ….

-         A l’altermondialisme,

Vous aimez :

-         Les luttes,

-         Le parler net,

Vous n’aimez pas :

-         Sarkozy,

-         Le pape actuel.

-         Les cons !!

Bref, tout baigne ! Bonnes vacances !

Depuis la naissance de ce blog, il a connu les attaques virales, dernièrement la censure, les insultes…

Notre réponse c’est : Pas de vacances ! Nous n’arrêtons pas !

Mai 68 La lutte continue

Le RESEDA signe l’Appel pour des listes unitaires vraiment à gauche aux régionales Aquitaine 2010

août 5, 2009 at 10:19 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | Leave a Comment
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Le RESEDA signe l’Appel pour des listes unitaires vraiment à gauche aux régionales Aquitaine 2010

Le RESEDA a signé l’appel ci-dessus : nous publions ci-dessous l’appel initial du 4 juillet 2009.

Appel du Mas d’Agenais (47)

Pour des listes unitaires vraiment à gauche

aux régionales Aquitaine 2010

Des militants et militantes de gauche, acteurs et actrices du mouvement syndical, social, associatif et politique de toute l’Aquitaine, se sont réunis le samedi 4 Juillet 2009 au Mas d’Agenais (Lot et Garonne).

Ils lancent un appel à l’initiative et à l’action des citoyens, des acteurs des mouvements sociaux, des partis et mouvements de la gauche de transformation sociale et écologique, pour créer ensemble des listes unitaires vraiment à gauche, indépendantes du PS, au premier tour des régionales 2010, sur les cinq départements de l’Aquitaine.

Héritiers de la campagne 2005 pour le non de gauche qui a abouti au rejet du très libéral traité de Constitution Européenne, acteurs des collectifs unitaires et des «125 propositions», nous persistons à croire, malgré les divisions stériles et permanentes, que la diversité des approches alternatives est la richesse et la clé de l’unité d’action. Elle est le seul moyen, à notre portée, pour conduire ensemble un projet vraiment à gauche, répondre aux besoins essentiels de la population, aux aspirations d’émancipation humaine et aux enjeux écologiques.

Nous avons pris plaisir à nous retrouver, à échanger, et nous pensons que cette élection régionale doit être l’étape réussie de la voie de l’unité des forces de transformation sociale et écologique. Nous prenons acte, d’une volonté forte des citoyens et des militants, de faire converger toutes ces forces.

Par cet appel, nous proposons de construire et d’expérimenter un nouveau cadre pour l’intervention politique.

Cette démarche pourrait prendre appui sur des modes d’engagements concrets et mesurables, entre tous les acteurs porteurs d’un programme et d’un projet régional ambitieux.

Celui-ci devrait être un bouclier efficace contre la politique dévastatrice du gouvernement actuel, pour répondre aux besoins des citoyens, mais aussi aux urgences sociales, écologiques et démocratiques de toute la région.

Ce contrat nous pouvons le passer ensemble, en définir la forme et le contenu.

Signez et faites signer cet appel, pour obtenir tous ensemble la création de listes communes pour les 5 départements de l’Aquitaine. Dès maintenant nous vous donnons rendez-vous le 26 Septembre 2009 au Mas d’Agenais (47)

Le 4 juillet 2009

Premiers signataires : Bernard Albrigo (Conseil Politique National du NPA – 24), Mariève Bodou (NPA 64), Didier Bustamante (ACU – La Fédération 24), Jean Cantel (citoyen 47), Pantxoa Caussarieu(la Fédération-GA 64), Jean-Luc Chatain (la Fédération-GA 64, Attac 64), Jean-Philippe Courrouyan (NPA Bergerac 24), François Gibert (secrétaire PG 47, Attac 47), Jean-Luc Haas(PG 64), René James (PG 64), Gaël Koch (Alternatifs – la Fédération 64), Jackie Lévy (UL CGT Tonneins, sympathisant PG 47), Marie Hélène Loiseau (collectif Villeneuvois 47), Frédéric Pic (la Fédération-GA 64, Attac 64), Laurent Simonet (PG 24), Marie-Claude Thiollet (Gauche unitaire – la Fédération 33), Véronique Tomczyk (collectif Villeneuvois 47), Bénédicte Veilhan (militante altermondialiste 64)

Signatures de l’appel : appel-aquitaine2010@orange.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou François Gibert au 06.77.42.63.49

Le RESEDA a signé cet appel sous la forme suivante :

RESEDA (Réseau Euro méditerranéen social Écologique Démocratique et Altermondialiste) pour l’Aquitaine : Roland Alibert et Marcel Cassoudebat

Contacts RESEDA :

Guy Dutron : g.dutron@yahoo.fr

Geneviève Sabathé : gene.sabathe@wanadoo.fr

Wanted : alive but silent Anders Fogh Rasmussen chef artilleur à l’OTAN

août 4, 2009 at 2:42 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, sarkosy, social | 1 Comment
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Wanted : alive but silent Anders Fogh Rasmussen chef artilleur à l’OTAN


C’est qui donc ce danois ? Pas un gros chien noir et blanc, rassurez-vous ! Juste un petit roquet !

Le gus est devenu le secrétaire général d’un l’OTAN qui ne sert plus à grand chose lors de dernier sommet de Strasbourg-Kiel.

Précédemment, l’homme qui s’intitule « économiste » – décidément on fait des économistes avec n’importe qui par ces temps de crise – l’homme donc c’était surtout illustré par son intransigeance sur l’affaire des caricatures de Mahomet et pas sa propension à gouverner son pays avec l’extrême droite !! Il était de surcroît néolibéral en diable ce mécréant !

Normal diront les connaisseurs dont nous sommes ! Ce roquet est un bébé-Bush ! D’où notre titre en anglais ! On a bien le droit, nous aussi de rejouer « Règlement de comptes à Roquet Corral » !

Bush à cheval sur une fusée

Après plus de sept ans à la tête du gouvernement danois, ce fidèle du bushisme a été désigné en avril secrétaire général de l’OTAN pour quatre ans. Il en prend la tête alors que l’alliance est confrontée à une recrudescence de la violence en Afghanistan : « Au cours de mon mandat, j’espère que nous parviendrons à aider les Afghans à prendre en charge leur sécurité (…), mais que cela soit clair pour les talibans, cela n’est en rien une stratégie de sortie…l’OTAN ne se prépare pas à partir. Nous resterons en soutien aussi longtemps que cela sera nécessaire. » dit-il en guise d’intronisation ! Ce connaisseur ignore sans doute qu’aujourd’hui encore les talibans recrutent grâce, notamment, à l’affaire des caricatures !

Manif Islamiste danois brûléManifestation musulmane anti – danoise

Mais malheureux, révise ton Histoire !! L’Afghanistan tous les militaires du monde s’y sont essayés ! Alexandre le Grand, Gengis Kahn, l’URSS …. Tous s’y sont cassés les dents ! T’as intérêt a bien amarrer ton dentier Anders ! ça va chier pour ton matricule et tu vas en ramasser pas mal sur les plaques de nos troufions !

Mais, bien sûr, minus, tu étais un va-t-en guerre, comme Little Tony of England !! Pourquoi, comme chez les chiens c’est toujours les plus petits les plus agressifs ??? Phénomène de compensation, sans doute ! Bref, à part Kouchner l’africain, il ne reste guère de dirigeants qui veuillent encore s’y risquer.

kouchner-iran french doctor folamour

L’OTAN, récemment renforcé d’un petit avec des talonnettes vaguement vagal va donc continuer « sa » guerre …parce que ce n’est pas la nôtre. T’as vu les résultats à l’Europe, Anders ??? 57% des citoyens européens t’ont fait un bras d’honneur monumental, cher néolibéral ! On en rigole encore, nous les tenants du boycott de ton jeu pipé.

Mais il faut que tu en remettes une couche, hein !! Tu as appelé la Russie à respecter ses obligations internationales et “l’intégrité territoriale et la liberté politique de ses voisins”, avant d’assurer que “l’OTAN n’était pas un ennemi de la Russie”.

Comme si, dans l’affaire de Géorgie ce n’était pas un autre bébé-Bush, un certain Mikhaïl Saakashvili qui a mis le bazar !!

Tiens, pas plus tard que le 30 juillet, il s’illustrait encore ton pote (nous traduisons mais librement tout de même ! ) :

http://www.president.gov.ge/?l=E&id=2998

« Le Président de la Géorgie Mikhaïl Saakashvili a assisté à la cérémonie de clôture de la formation militaire “Pari 2009″ lors de son dernier raout militaire :  11e bataillon de la première brigade d’infanterie, blindés de la III brigade d’infanterie, artillerie de la brigade des pelotons, artilleurs de la première et la deuxième brigade, aviation et  forces spéciales ont participé à la formation. »

L’histoire ne dit pas s’il a reçu l’état complet des lance-boulettes et des peignes à cheveux de son armée d’opérette ; pas d’avantage s’il a repris le célèbre chant Messin : « Vivent les artilleurs ma mère, ils tirent un coup tous les quarts d’heure » !!!

Massacre calderons

Dois-je te rappeler, Anders que, durant tes sept ans de pouvoir, tu toléras au Royaume de Danemark, où il y a bien quelque chose de pourri quelque part, une « tradition » bien saignante, comme il sied aux fachos qui te soutenaient : Le massacre des Calderons ! Tiens, j’ai même envoyé un mail à ton ambassade rouge sang ! Et on s’est fendus (c’est le cas de le dire) d’un article sur notre blog :

HONTE SUR LE DANEMARK ! LA PIRE DES BETES SUR LA PLANETE EST BIEN L’ETRE HUMAIN !!!

Massacre Calderons

Ecoute, Anders, si tu veux vraiment la faire, ta saloperie de guerre, rien de plus simple, tu prends un flingue et t’y vas !!

Tiens, puisqu’on nage à la fois dans le sang et dans Shakespeare, je vais t’en dire une bien bonne : il existe une expression anglaise qui se dit : « to beat about the Bush » – littéralement : frapper sur le buisson !!! En français, ça se traduit par : « Tourner autour du pot » !! Et, du pot, il va t’en falloir !

Bref, chers Européens, m’est avis qu’on en a encore touché un bon à l’Otan ! Touché et, espérons-le, bientôt coulé !

Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU La première : Nom de Code Genesis Project

août 2, 2009 at 10:53 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Solidarité, sarkosy, social | 16 Comments
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Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU

La première : Nom de Code Genesis Project

Avertissement aux lecteurs : le feuilleton continue !!!

Apparemment, la publication de nos informations ne plait pas à tout le monde, notamment en France et en Europe. Dans la nuit du 3 au 4 août, les liens vers le site ci-dessous ont été rendus inopérants. L’hébergeur a subi une attaque cette nuit là. Après deux jours sans liens opérant, UIAF a réussi à contourner les blocages dans la nuit du 5 au 6 août en expatriant le site hors Europe. Les liens ont fonctionné hier 7 août.

Aujourd’hui 8 août, les liens sont de nouveau indisponibles; il semble que l’accès à ces liens soit censuré depuis la France.

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter :infos@uiaf.net

Les liens vers ce site devraient être rétablis dés que possible

http://www.uiaf.net/military/Welcome.html

Australie Image_25

Armée Australienne de nuit

USS_Bataan_04

USS Bataan

Militaire Indien Image_05

Militaire Indien

armée chinoise entrainement Image_08

Militaire chinois à l’entrainement

VENEZUELA-RUSSIA-MANEUVERS

Marine Russe

Nous avions l’information depuis quelques temps déjà par un informateur lecteur de notre blog. Maintenant les choses se précisent. Nous avons eu connaissance de divers sites dont l’un a attiré plus particulièrement notre attention.

Six forces militaires sont en cours de constitution au plan mondial soit une par continent dont une pour le Moyen-Orient.

C’est de cette dernière que nous parlons dans cet article ; c’est la plus avancée et, selon ses concepteurs, la plus urgente.

Son nom de code : Genesis Project

Son site internet : http://www.uiaf.net/military/Welcome.html

Le site concerné ne comporte que des photos (dont celles ci-dessus) mais inclut de nombreuses rubriques. Nous venons de passer plusieurs jours à recouper ces informations, à en chercher d’autres, notamment au plan diplomatique.

Voici les conclusions auxquelles nous arrivons. A chacun de se faire son opinion.

1- Les six forces sont en cours de constitution et placées sous l’autorité du Conseil de sécurité de l’ONU :

http://www.uiaf.net/military/Projects/Pages/UIAF.html ;

Les forces seront dénommées « Casques blancs ». Contrairement aux casques bleus qui subsistent, il ne s’agit pas de forces fournies à l’ONU par les pays membres. Il s’agit de forces qui restent sous l’autorité de chaque pays partie prenante mais sont coordonnées par un commandement commun de multinational.

Casques Blancs 3

2- Ces forces pourquoi faire ??

http://www.uiaf.net/military/Projects/Projects.html

Selon notre compréhension tirée de l’analyse du site concerné et d’autres informations ou analyses, ces forces seront chargées de faire appliquer les résolutions et accords internationaux tant au plan militaire qu’organisationnel sur le terrain et aussi au plan humanitaire.

3- Quels pays composent ces forces ?

http://www.uiaf.net/military/OP._EX..html

Des Etats-Unis – de la Russie – de la Chine – de l’Inde – du Brésil – de pays anglo-saxons – de la Turquie – etc. Il est très important de constater que tous les grands ensembles mondiaux seront représentés dans ces forces SAUF L’EUROPE ; quelques pays européens figurent parmi les pays participants dont, notamment l’Espagne et l’Allemagne mais pas la France ni la plupart des autres pays européens.

Pour Genesis Project, sont concernés : Les USA – La Russie – L’Australie et l’Inde :

4- Qui commande et en vue de quoi ?

http://www.uiaf.net/military/Command.html

Pour Genesis Project, l’équipe de commandement se compose de :

- Brigadier General Z1   Belgo-Américain

Commandant actuel (DIVO) : ZOULOU 1

- Colonel General Z2.  Russe

Commandant les troupes russes  U.I.A.F. (DIVO) : ZOULOU 2

- Brigadier General Z3   Chinois

Commandant les troupes chinoises U.I.A.F. (DIVO) : ZOULOU 3

- Major General Z5   Australien

Commandant les troupes australiennes U.I.A.F. (DIVO) : ZOULOU 5

- Lt. General Z4   Indien

Commandant les troupes indiennes U.I.A.F. (DIVO) : ZOULOU 4

Colonel A1   Américain

Executive commander (DIVO) : ALPHA 1

Colonel D1 Italo-américain

Tactical Executive Commander : DELTA 1

Le Tactical Command Alpha (Command & Information) est une grande unité militaire, composée de trente mille agents opérationnels et de cinq mille agents. Ce groupe est composé de plusieurs régiments ou de brigades.

Le Tactical Command Delta (Commando Tactical Command) est une grande unité militaire, composée de dix mille agents et Tactical Delta Force de deux mille agents.

Rôles dans Genesis Project : Genesis Project rassemble cinq pays de l’Organisation des Nations Unies d’imposer la sécurité au Moyen-Orient sur les valeurs démocratiques, de défendre les intérêts des populations et des principales résolutions votées par le Conseil de sécurité pour cette région du monde.

Ce projet est une première :  imposer une démocratie forte, la promotion des droits de l’homme ; faire face à des problèmes comme la pauvreté, le terrorisme, le trafic illégal de drogue et la corruption par un corps multilatéral et international.

5- Pourquoi d’abord le Moyen-Orient ?

PROCHEORIENT-Iran-03-01-2Iran – Afghanistant et pays limitrophes

Pour répondre à cette question, il faut croiser les informations issues du site Genesis Project avec les informations diplomatiques et géopolitiques. Au nombre de ces informations :

-         un rapprochement Américano-chinois dans le cadre de la crise mondiale – La Chine est le plus gros détenteur mondial de dollars …

-         un rapprochement Obama-Medvedev sur la renégociation de la course aux armements et le bouclier anti-missiles ….

-         Le récent ballet diplomatique américain  au Proche-Orient et en Asie …. Commençons par l’équipe en charge du Proche-Orient :

i. George Mitchell, l’envoyé spécial de Barack Obama pour le Moyen-Orient, Robert Gates, son secrétaire d’État à la Défense, James Jones, son conseiller national à la sécurité, et Dennis Ross, depuis juin son conseiller spécial pour le Moyen-Orient, doivent se succéder cette semaine en Israël et dans les capitales arabes.

http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/28/01003-20090728ARTFIG00195-washington-se-deploie-au-moyen-orient-.php

ii. En visite lundi 27 juillet au Proche-Orient, le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, s’est employé à convaincre Israël du bien-fondé de la politique de main tendue initiée par Barack Obama envers l’Iran et qui a pour but de dissuader le régime de se doter de l’arme nucléaire. M. Gates a répété que cette offre de dialogue n’était pas illimitée et qu’en cas de rejet, Téhéran s’exposait à un durcissement des sanctions.

iii. Un entretien sur France 24 pose bien la position d’Israël

http://www.france24.com/fr/20090727-etats-unis-robert-gates-israel

Ce qui ressort de tout ceci c’est que la menace principale au Proche-Orient, tant pour Israël que pour les pays arabes environnants, c’est la menace de voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire.

-         Hillary Clinton maintenant : en Avril, Hillary Clinton avait déjà parlé de “sanctions très sévères » envers l’Iran.

i. Fin Juillet, elle remettait la pression ; il devenait clair que le temps était compté et qu’un Iran nucléaire était inacceptable, non seulement pour les américains mais aussi pour les pays arabes et Israël.

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=10986158

ii. Il ressort aussi des faits diplomatiques actuels que les Etats-Unis semblent prêts à renforcer la défense de ses partenaires tant juifs qu’arabes menacés par l’arrivée du nucléaire iranien et une expression revient régulièrement : « L’OFFRE DE DIALOGUE DE WASHINGTON N’EST PAS ILLIMITÉE DANS LE TEMPS »

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/07/22/hillary-clinton-veut-proteger-les-allies-des-etats-unis-face-a-l-iran_1221450_3222.html

iii. Ce langage diplomatique signifie bien que le temps offert à l’Iran est limité. D’autant que d’autres informations rendent le contexte « explosif ».

1. Les russes ont achevé la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr, située dans le sud de l’Iran.

2. Lancement technique d’ici à fin 2009. En février, M. Kirienko avait affirmé qu’un lancement “technique” de la centrale était possible d’ici à fin 2009.

3. Les russes sont les mieux placés pour être au courant du démarrage de la centrale à partir duquel l’Iran disposera de matières fissiles. Ils avaient fait état, en février, de tests pouvant durer de 4 à 7 mois. En prenant le délai le plus long, 7 mois, cela nous amène en Septembre. http://www.intelink.info/actualites/economie/0907222238_iran_bouchehr_rosatom_confirme_la_date_de_lancement_du_site_kirienko

6- Quels scénarios possibles ??

-         Le plus plausible : Une destruction de la centrale de Bouchehr, par les forces israéliennes par exemple ; Israël acceptant sous pression américaine la création d’un État Palestinien et garantissant son veto en faveur d’Israël au conseil de sécurité de l’ONU.

centrale-bouchehr-iran_8

Centrale de Bouchehr

-         Le plus soft : Un changement peu plausible de la donne iranienne. Pourquoi peu plausible ?? Parce que Mir Hossein Moussavi avait affirmé que s’il était élu son gouvernement pousserait à la poursuite du programme nucléaire iranien. Sur ce point, pas de divergence donc et la lutte politique actuellement en cours en Iran ressemble davantage à une lutte de clans interne au pouvoir des mollahs qu’à une alternative possible. D’autre part, Moussavi, lorsqu’il était au pouvoir avait été l’un des initiateurs du nucléaire iranien !!

7- Et l’avenir ?

Si notre analyse est exacte, et nous le saurons bientôt, voici ce qui nous attend à terme de quelques mois à deux ans :

-         La destruction du nucléaire Iranien et la création d’un État Palestinien viable

OLP 1Jenine 1Destructions à Jénine

-         L’Iraq qui devient un second Vietnam sans défaite américaine. A terme les 70.000 combattants de Moktada  al Sadr prennent le pouvoir en Irak – Le Kurdistan Irakien (plus du 1/3 du pays) devient le Kurdistan tout court et se trouve en mesure d’accueillir les Kurdes du pourtour irakien.

Moktada al sadr.AFP jpgMoktada al Sadr source AFP

-         L’Afghanistan devient le Vietnam de l’OTAN,

Peuple afghan 1

-         Le Président américain contribue à régler des gros problèmes avec réalisme au plan International et à mettre en place une politique plus sociale au plan interne,

-         L’Europe inexistante politiquement et en panne est isolée du concert mondial et sa situation économique s’aggrave. Elle se divise davantage encore à l’International.

merkelsarko.source Le Point jpgPas la même direction !!         Merkel Sarkosy source Le Point

Toujours selon nos informations, un haut gradé du renseignement US fera des révélations d’ici quinze jours

Guy Dutron

2 août 2009

A peine cet article mis en ligne, nous recevions le document ci-dessous.

Il s’agit du croquis de plan, préparé sous Georges Bush, en cas de contfrontation navale Iran – USA

Intitulé “A hypthetical US-Iran naval confrontation”

Nous le publions en toute transparence

A hypothetical US - Iran Naval confrontation

Quand Rocard et ses complices carbonisent notre avenir écologique !

juillet 30, 2009 at 11:40 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 4 Comments
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Quand Rocard et ses complices carbonisent notre avenir écologique !

Ça y est !! Il a retrouvé un micro le vieillard !! D’accord, c’est les vacances et personne n’écoute mais il doit avoir le sentiment d’exister encore un peu !

Le vieillard, c’est Rocard ! Catholique par son père, protestant, par sa mère, spécialiste de l’embrouille par toute une carrière et 79 balais ce mois-ci !!!

Quand on sait tout ça, on se dit : « Il ne va pas un jour prendre sa retraite, le vieux » ? Ben non !! Comme aurait dit Brel : « Chez ces gens-là on ne s’en va pas, Monsieur …On reste » !! Et même, on s’incruste !

Quand on a été en haut de l’affiche….dur de partir …encore une minute, Monsieur le bourreau !!

Donc, le « Gonflant de Ste Honorine » repique au truc et pour le compte de Sarkozy, cette fois !! Ce genre de gugusse, si vous lui posez la question, il vous répondra qu’il sert l’Etat !! Tiens, mon œil ! Ils ne servent qu’eux mêmes et leur égo.

Rocard fait donc partie de ces veaux qui pensent qu’il faut bien paître lorsque l’on a tété !!

Rocard usine à gaz carbone

Cette fois, le sujet, c’est le carbone !! Un cause pour laquelle Rocroa est prêt à aller au charbon. On a le droit d’être inquiets : “S’ils sont inquiets, c’est légitime parce que la taxe sera lourde”, rétorque l’ancien socialiste dans un entretien publié mercredi dans “La Provence”. “Ils le seront jusqu’à ce que les formes de la compensation soient définies”.

Le président de la conférence d’experts sur la taxe carbone, qui a remis mardi son rapport au gouvernement, assure qu’une compensation est prévue pour “ceux pour qui c’est énorme”. Et de citer “les ruraux ou banlieusards lointains, qui ont des horaires de travail atypiques, (…) ainsi que les revenus modestes et moyens”.

Cette compensation se fera “probablement” sous la forme d’un “chèque vert”, avance encore Michel Rocard, qui tente de trouver des mots rassurants: “Ce ne sera pas un impôt supplémentaire. Ce sera un prélèvement constant”.

Bref, Rocard vient d’inventer une nouvelle usine à gaz !! Mais ce n’est pas le pire ! Cette usine ne servira pas à grand chose et risque même d’être pire que le mal. Pourquoi ? Pour répondre et comprendre cette question, il faut repartir au début.

1)- Le début, c’est le protocole de Kyoto :

A Kyoto, les négociations sont difficiles, mais les participants s’entendent pour réduire entre 2008 et 2012 les émissions de six gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport aux niveaux de 1990. Les trois gaz les plus importants (CO2, CH4 et N2O) sont mesurés par rapport aux niveaux de 1990, tandis que les gaz ayant une durée de vie plus longue (hydro fluocarbures, perfluocarbones et hexafluorures de soufre) le sont par rapport aux niveaux de 1990 ou de 1995. Les États-Unis doivent réduire leurs émissions de 7 %, le Canada, de 6 %, et l’Union européenne, de 8 %. La Chine, deuxième pollueur du monde, obtient une exemption…Quand on connaît le drame écologique de la Chine, ça relativise !!

L’accord doit entrer en vigueur après ratification par au moins 55 pays dont les émissions combinées représentent 55 % du total des émissions de 1990 par les pays développés.

Le protocole de Kyoto laisse cependant aux pays une certaine marge de manœuvre en ce qui concerne les moyens d’atteindre ces objectifs. C’est pourquoi des mesures dérogatoires sont prévues, notamment :

  • Un mécanisme de développement propre : les pays industrialisés pourront obtenir des crédits d’émissions s’ils financent des projets de réduction d’émissions dans les pays en développement. Par exemple, une aciérie américaine devant réduire de 1000 tonnes ses rejets de carbone d’ici 2012 pourra payer une vielle aciérie indienne ou russe pour effectuer la même réduction, mais à un coût beaucoup moins élevé. Lors de la conférence de La Haye, le Canada a proposé que l’énergie nucléaire soit incluse dans ce mécanisme, car l’électricité produite à partir du nucléaire est une source d’énergie qui produit peu de GES. Mais, pour le moment, il n’est toujours pas question de l’électricité qui produit pourtant des déchets nucléaires …circulez, y’a rien à voir ! Sur cette question de l’électricité, le rapport Rocard est d’ailleurs indigent.

  • Un programme d’échange de droits d’émissions : les pays ayant développé une technologie permettant de réduire les émissions pourront vendre un permis, équivalent à cette réduction, aux pays intéressés à se procurer des droits d’émissions supplémentaires. Cette idée de « permis négociables » a été proposée par les Américains en échange de la ratification du protocole.

Ainsi voit le jour un marché du carbone qui n’est rien d’autre qu’un marché des droits à polluer !!

Selon les calculs de Greenpeace, corroborés par d’autres ONG mais aussi par quelques gouvernements, si certains mécanismes du protocole de Kyoto (comme les puits de carbone et le mécanisme pour un développement propre) sont utilisés de façon inadéquate, le protocole de Kyoto pourrait même devenir un instrument qui justifierait non pas une réduction, mais une augmentation de plus de 15 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). »

En France, le leader de ce marché, c’est la Caisse des dépôts et consignations qui se gargarise régulièrement de son rôle !! Faut bien !! La CDC soumise au caprices Sarkoziens est également particulièrement carbonisée ces temps derniers !!

2)- Revenons donc au projet « Rocard » et ses suites :

-                     Primo : le prix, fixé au départ à 32 euros, revient à demander aux ménages un effort financier près de deux fois et demie plus important que celui demandé aux entreprises les plus polluantes. On voit déjà le choix !!

borloo-rocard-lagarde nouveaux impôts

-                     Deuxio : cette taxe devant respecter le principe de neutralité fiscale, les nouvelles recettes seront utilisées pour diminuer d’autres prélèvements, taxe professionnelle ou prélèvements assis sur la masse salariale. La nouvelle taxe ne pourra donc pas servir à financer les investissements publics en matière de transport collectif et d’efficacité énergétique des bâtiments et logements, seule piste efficace et durable de réduction de la consommation d’énergie par les ménages et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Or, pour être efficace, une telle contribution doit taxer les surconsommations des ménages les plus riches et les plus pollueurs et permettre aux ménages les plus démunis, ou à ceux qui subissent des contraintes de déplacement non substituables par des transports collectifs plus économes

-                     Troisio : l’exclusion de la contribution carbone des entreprises les plus consommatrices d’énergie, déjà soumises à des objectifs de réduction dans le cadre du plan énergie-climat de l’Union européenne est surprenante. Car, en effet, toutes ces entreprises recevront gratuitement et bien largement des quotas d’émission jusqu’en 2013 et sans doute après. Ces quotas sont échangés sur le marché européen du carbone par les entreprises en excédent de quotas par rapport aux objectifs fixés et les entreprises en déficit. Le prix actuel de la tonne de carbone, particulièrement volatil et difficilement prévisible est soumis à des spéculations ayant peu à voir avec les objectifs climatiques. Ce prix est actuellement très faible, de l’ordre de 14 euros. Le rapport Rocard propose une taxation sur la base de 32 euros pour une tonne de carbone émise. Ce prix, fixé conformément à de nombreuses études économiques, correspond au niveau minimum à partir duquel l’incitation à modifier les habitudes de consommation d’énergie commence se faire jour.

-                     Quatrio : Mais cela, c’est l’Evangile selon Rocard et le gouvernement va certainement fixer un prix nettement inférieur aux 32 € proposés. On nous expliquera qu’il faut maintenir la cohérence avec le prix de la tonne de carbone sur le marché européen et patati et patata. Ce qui reviendra à faire le choix de l’impuissance  dans la régulation prioritaire des émissions de gaz à effet de serre par le marché et du nécessaire alignement sur le prix de celui-ci, avec la certitude de ne pas atteindre les objectifs de réduction tout en pénalisant les ménages les plus fragiles.

Conclusion : dans tout ce cirque, nous assistons au grand guignol Rocard – Sarkozy :

l’un épluche les oignons et l’autre pleure !!

Sarkozy Fillon quand les actes contredisent les discours

juillet 28, 2009 at 1:02 | In Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Mai 68, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 7 Comments
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Sarkozy Fillon quand les actes contredisent les discours

sarkozy_fillon jogging 11

Attention chef : malaise vagal en vue !!

Aujourd’hui, 27 juillet Fillon s’est rendu sur les lieux du futur parc national “entre Champagne et Bourgogne” en compagnie de Luc Chatel, ministre de l’Education nationale et de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie à Leuglay (Côte d’Or). Là, Fillon a prononcé un discours ! Ha les discours, pour ça, il n’y a pas crise !

Il a immédiatement fait publier sur son blog le texte intégral de ce discours afin que nul n’en ignore , extraits : http://www.blog-fillon.com/article-34298448.html

Sur le thème, « faire de la France un modèle de développement durable », il a notamment déclaré :

« la France va bientôt disposer, entre Champagne et Bourgogne, de son onzième parc national. C’est une chance magnifique pour votre territoire, mais c’es aussi une chance magnifique pour notre pays, dont les politiques écologiques s’inscrivent dans un nouvel élan qui est destiné à faire de la France un modèle de développement durable » On peut toujours le dire, ça ne mange pas de pain !!

Puis : « La biodiversité, le climat, l’énergie, nous savons que ces politiques ne sont pas séparables et qu’elles méritent donc la même ambition. En novembre 2008, le Gouvernement a présenté un Plan de développement des énergies renouvelables, qui est directement issu des engagements qui ont été pris dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et qui a été renforcé depuis par l’adoption par l’Europe, sous présidence française, de ce qu’on appelle d’un nom particulièrement laid “le paquet énergie climat ». Et si le paquet est laid, le discours n’est pas bien beau !!

Et encore : « Avec l’adoption définitive de la loi Grenelle 1 jeudi dernier – je veux profiter de cette occasion pour remercier ici le rapporteur de cette loi Bruno Sido -, c’est une véritable révolution citoyenne qui se poursuit. » Ben voyons, v’la qu’on fait la révolution maintenant !! Tout ça à cinquante bornes de Colombey les deux chapelles où repose le Grand Homme qui appelait ça « LA CHIENLIT ».

On ne sait pas bien qui a chié au lit ans cette affaire mais on a identifié celui qui le fait dans la colle !!

Car, en effet, dans cette loi définitive dite « Grenelle 1 », on trouve une toute petite ligne, bien planquée, comme dans les contrats d’assurance qu’il ne faut pas lire !!!

C’est une ligne dans le projet de loi Grenelle 1 définitivement adopté aujourd’hui par le Parlement : l’avis des architectes des Bâtiments de France ne sera plus que consultatif !
Cette petite « révolution réactionnaire » concerne tous ceux qui voudraient construire ou rénover leur façade à proximité de monuments historiques… Décryptage.

Les architectes des Bâtiments de France sont des fonctionnaires de l’État, dont l’une des missions consiste à donner un avis, pour toute demande de travaux, à moins de 500 mètres d’un bâtiment classé ou à l’intérieur d’un site protégé.
On appelle ces périmètres, les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP). On en compte en France 596 approuvées et 400 en cours d’étude : cet avis est nécessaire dans ces zones depuis 25 ans, qu’une commune veuille construire une piscine ou qu’un particulier souhaite percer une fenêtre chez lui. Une façon de protéger du bétonnage les villes et villages les plus riches sur le plan patrimonial.

Jusqu’à présent, selon le cas de figure, les architectes pouvaient donner un avis “simple” ou “conforme, le premier n’étant que consultatif et le second d’application obligatoire. Or, c’est celui-ci que les parlementaires ont décidé d’abroger. “En catimini“, dénonce l’association nationale des architectes des Bâtiments de France, l’ANABF.

Ce mauvais coup, réalisé « en catimini » comme le dénoncent les architectes de Bâtiments de France, perpétré, bien sûr, au milieu de l’été, comme il se doit chez les faussaires, c’est ni plus ni moins que la fin de la protection des paysages de notre patrimoine !!

Dans sa péroraison, entre Champagne et Bourgogne, peut être un peu trop « arrosée », après un savant dosage de Blanc de Blancs et de Pinot noir, Fillon osait dire : « quand je parle de la beauté des paysages français, je ne parle pas seulement d’une émotion vitale, je parle de leur attrait sur le public, qui est un instrument décisif pour le développement des territoires. Je parle de leur équilibre, de leur harmonie séculaire, qui sont les meilleurs indices qu’un aménagement durable est possible. »

Hélas, Monsieur le premier ministre vos actes récents contredisent vos mots ! Vous voilà hissé au rang de soixanhuitard attardé  ! Lorsque s’affichait sur les murs de Paris, le slogan provocant : « Assez d’actes, des mots » !! Vous avez tout compris, mon vieux, tout retenu de votre long parcours !

Les promesses n’engagent que ceux qui les croient !!

Sarko Charlots le candidat du pouvoir d'achat

Val Joly stop ou encore ? Naturiste ou à poil ????

juillet 24, 2009 at 7:19 | In Belgique, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, social | 5 Comments
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Val Joly stop ou encore ? Naturiste ou à poil ????

Le Val Joly en Travaux source PS Avesnois On bétonne

Le Val Joly en travaux – source PS Avesnois – On bétonne “socialiste” !!!

Il y a quelques années, l’auteur de cet article publiait des journaux mensuels dans le cadre d’une association dénommée « Liessies-Willies avant tout ». En association avec l’association de défense des riverains du Val Joly et son président Roger Renard, nous y critiquions ce qui n’était encore qu’un projet. Quelles étaient alors nos principales critiques ?

-   Un projet économiquement non viable car se plaçant sur le même terrain que les projets voisins des Lacs de l’Eau d’Heure (Belgique) et le projet de Centers Parcs au Lac de l’Ailette, dans l’Aisne voisine ; or, ces projets étaient bien plus avancés que celui du Val Joly

-  Un projet d’exclusion sociale des plus modestes de nos concitoyens de l’Avesnois par des tarifs prohibitifs. Car le projet était clair selon les termes mêmes du directeur du Val Joly, l’ineffable Robert Goldin : « Faire venir de riches allemands et hollandais en costard et Mercédès » !!!! Hou le mauvais !!!!

-  Des investissements très risqués pour un résultat aléatoire c’est çà dire environ 40 millions d’euros composés d’argent public – Européen, départemental, régional et de fonds privés ….

A l’époque, la réponse du boss, en l’occurrence Bernard Derosier – Président du Conseil Général du Nord – fut claire ! « ON CONTINUE » !!! Nous, on a pensé très fort : « Poils au cul » !! Et vous verrez bientôt qu’il en sera questions, en tous cas de fesses et de poils !!

Il y a un mois environ, nous fumes consultés par une jeune journaliste : Gaëtane Deljurie, qui travaillait sur un dossier destiné à la revue « Entreprises & Management » peu suspecte de nous être outrageusement favorable. Mais Gaëtane est une bonne journaliste ; elle avait creusé son sujet et entendu parler de nos critiques de l’époques. Nous lui avons donc communiqué ce que nous pensions.

Son article, maintenant paru est très clair, c’est la voix du bon sens même !! Vous le trouverez ci-dessous en lien et en photo :

http://www.entreprises-et-management.com/dossierbis.php?idArtDoc=19

Val joly Entreprises & Management page 22Le dossier de la revue “Entreprises & Management” page 22

«  Le lac Val Joly : chronique d’un flop annoncé

« Ras-le-bol des potages, rendez nous nos frites-mayo ! ». Au Val Joly, joli petit écrin de verdure niché au fin fond de l’Avesnois, en bordure d’un lac, les baraques à frites n’auront décidément pas longtemps souffert de la concurrence de la Soupe Sauvage. Censé contribuer à la métamorphose de  cette « station touristique », comme disent les prospectus, ce sympathique bar à soupes devait célébrer l’arrivée d’une clientèle un peu plus select que les habitués des lieux, ouverts au public depuis 1975.  « Un bar à soupe aux pays des frites-saucisses, c’était bien une idée de bureaucrate, ça », fulmine, un brin caricatural, un bon connaisseur du dossier. Evidemment, ça n’a pas marché et au bout de quelques mois, il a fallu fermer la boutique ».

L’anecdote est révélatrice du décalage entre les ambitions des promoteurs du parc et les réalités économiques du secteur. Un peu plus d’un an après son ouverture officielle, en juin 2008, la station du Val Joly est toujours à la recherche de son identité… et de ses clients. L’installation de commerces, brasseries  (marquant le grand retour du cornet de frites !) et crêperie, d’un centre aquatique de 3000 mètres carrés, de parcours de randonnées dans les arbres, d’un centre équestre, d’une maison des enfants et surtout de 180 cottages ultra-design proposés à la location n’ont en tout cas pas suffi à déplacer les foules.

Il est certes un peu tôt pour enterrer le concept, mais les premiers résultats ne sont guère encourageants au vu des objectifs. 160 000 entrées enregistrées par an (500 000 attendues d’ici 2013), 40 % de taux de remplissage dans les cottages alors qu’on table sur un remplissage de 80 % à l’année. Et la salle de conférences, réservée aux séminaires d’entreprises qui reste vide les trois quarts du temps…

Centers Parcs, un sérieux rival.

Du coup, certains se demandent déjà si cette opération, d’un coût total de 60 millions d’euros, dont 36 millions de fonds publics, a encore une chance d’être rentabilisée. Dans les années 90, déjà, les riverains eux-mêmes s’interrogeaient sur ce projet « démesuré ». « Si on devait totaliser l’ensemble du fric englouti dans cette affaire depuis une vingtaine d’année, ce serait effrayant », note Guy Dutron, un ancien membre de l’association « Liessies-Willies avant tout ». Ce citoyen écolo qui militait pour un projet de tourisme vert autour de ce site habité par une biodiversité exceptionnelle, n’était pas le seul à fustiger ce projet. « Nous étions favorable à l’évolution du site mais pas dans ces proportions », se souvient Roger Renard, alors à la tête de l’association pour la préservation du Val Joly.

Le Conseil général du Nord, qui a investi à lui seul 22 millions d’euros : « le prix d’un collège », compare Bernard Derosier, son président, dont l’obsession, depuis quinze ans, est de « faire une station digne de ce nom, destinée à devenir la turbine économique de l’Avesnois ». Center Parcs, la filiale du groupe Pierre & Vacances, lui avait proposé de bâtir l’un de ces domaines, protégé par des intempéries par un toit en forme de bulle, au cœur de la forêt de Trélon, non loin du Val Joly, mais il n’en a pas voulu. «  J’ai repris le même concept, mais sans la cloche de verre », justifie Bernard Derosier. Center Parcs a donc bâti son domaine au Parc de l’Ailette, dans l’Aisne pour 220 millions d’euros, dont 32 millions de fonds publics. Situé à environ 1 h 40 de Lille, tout comme le Val Joly, il est devenu un sérieux concurrent. La différence, c’est que ça marche. D’abord, les 800 cottages sont occupés à 80 %. Ensuite, les retombées économiques sont bien au rendez-vous, avec notamment 650 emplois créés.

Un trois étoiles dans les cartons.

Ce bilan contraste avec celui du Val Joly, qui totalise à peine 50 postes, directs et indirects. Mais sur ce point Bernard Derosier, et Robert Goldin, le directeur du Syndicat Mixte qui gère la station, ont du mal à accorder leurs violons. « Les 500 emplois annoncés restent toujours l’objectif à cinq ans », estime le président du Conseil général. Tandis que Robert Goldin affirme que seuls 150 emplois ont été annoncés.

Mais avant même d’envisager de nouvelles embauches, il faudra bien faire décoller la machine. Car la station ne sera rentable que si la moitié des lits est occupée tout au long de l’année. Aujourd’hui, on en est si loin que ça paraît peu réaliste. D’autant que le Val Joly part avec un gros handicap : à la différence de son rival Center Parcs protégé par sa bulle de verre, le Val Joly reste tributaire du temps. Son parc aquatique est aussi challengé par les lacs de l’Eau d’Heure, le plus grand ensemble nautique de Belgique, situés de l’autre côté de la frontière. Voilà sans doute pourquoi, au bout d’un an, le Val Joly n’a fait le plein qu’une dizaine de week-ends.

En dépit de ce démarrage laborieux, le Conseil général paraît pourtant bien décidé à poursuivre ses plans.. Il prévoit même  d’agrandir à ses frais le camping , d’y faire construire 60 nouveaux chalets et de confier à un promoteur la construction d’un hôtel trois étoiles….. Mais quels investisseurs seront prêts à prendre ce risque ??? Car, pour l’instant, le chiffre d’affaires du Val Joly suffit tout juste à équilibrer la subvention annuelle de 2,2 millions d’euros octroyée par le Département.

Il y a déjà urgence à faire entrer de l’argent dans les caisses. Sinon, il risque bien d’y avoir le feu au lac.

Gaëtane Deljurie

Dans un encadré intitulé «  Les commerçants font grise mine », on peut lire ceci :

Le premier hiver a été particulièrement rude pour les commerçants du Val Joly. A tel point que le Syndicat Mixte leur a fait deux cadeaux, en leur offrant d’abord les loyers des mois de janvier, février et mars (loué 86 euros le mètre carré) et en injectant ensuite 10 000 euros dans la toute nouvelle association des commerçants. « Nous n’avons pu démarrer que fin juin, nous avons donc perdu une partie de la saison, explique-t-on à la pizzeria Côté Sud. Et c’est sans compter les soucis techniques que nous rencontrons quotidiennement : les travaux ont apparemment été terminés à la va-vite. » D’ores et déjà, deux commerçants ont baissé le rideau : « Ces départs vont permettre des extensions », note Robert Goldin, directeur du Syndicat Mixte, qui rappelle d’ailleurs que deux emplacements restent à pourvoir, pour des activités de traiteur et d’estaminet : « Nous avons reçu plusieurs candidatures mais nous n’acceptons pas n’importe quel projet », poursuit Robert Goldin, certainement échaudé par quelques mauvaises expériences. Avis aux professionnels, donc !

Val joly Entreprises & Management page 23Le dossier de la revue “Entreprises & Management” page 23

Fermez le ban, pourrait-on dire !! Hé bien non, nous ne le fermons pas et ne LA fermons pas !!

-        1) Nous redemandons ici à la fois à Philippe Lety conseiller général-Maire de Solre-le-Château-Président du syndicat mixte du Val Joly et à Derosier de publier le montant total des dépenses – notamment d’argent public – engagées depuis 40 ans dans le « gouffre du Val Joly

-        2) Nous nous étonnons du silence de La Voix du Nord, jadis critique, sur cette affaire. Si nous ne mettons pas en doute l’honnêteté professionnelle des journalistes locaux, nous savons que le Val Joly a publié force publicités dans « La Voix » !! Quelle est donc la liberté laissée aux journalistes ???

-        3) Nous proposerons un « courrier des lecteurs » en ce sens à Entreprise & Management ».

Pour rire un peu alors qu’il faudrait en pleurer : Récemment, une information est sortie en Belgique sur l’évolution des Lacs de l’Eau d’Heure. Ces heureux wallons disposent de cinq lacs et de 70 km de berges. Il est donc prévu, à terme, d’ouvrir un camp naturiste fort prisé justement par ces hollandais et allemands si recherchés par le triste Goldin !!!

Hé bien, Goldin, je vais te dire : « A L’EAU D’HEURE  ON FERA DU NATURISME ET TON VAL JOLY VA SE RETROUVER A POIL !!!!

Guy Dutron

Pour RESEDA -  Coordination Gauche Alternative du Hainaut

et l’association Hainaut Avenir Environnement

24 juillet 2009

ValJoly source Nord-NatureUn plan du Val Joly – source Nord- Nature

Uranium appauvri, Strontium, Irak – Afghanistan –Yougoslavie – Mers et Océans : La menace

juillet 17, 2009 at 3:37 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | 2 Comments
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Uranium appauvri, Strontium, Irak – Afghanistan –Yougoslavie –

Mers et Océans : La menace

Une interview de Leuren Moret, spécialiste des sciences de la Terre: Un holocauste nucléaire mondial nous menace ! Par W. Leon Smith et Nathan Diebenow, journalistes au « Lone Star Iconoclast », Texas

Leuren MoretLeuren Moret

(Ndlr : cet article est long mais lisez-le ; c’est effrayant)

Leuren Moret est une spécialiste des sciences de la Terre qui passe tout son temps à informer les citoyens, les médias, les membres des parlements et du Congrès ainsi que d’autres responsables sur les problèmes posés par la radioactivité.
Elle a commencé à tirer la sonnette d’alarme en 1991 au Livermore Nuclear Weapons Lab après avoir été témoin d’une fraude scientifique importante sur le Yucca Mountain Project.
Elle travaille actuellement en tant que scientifique indépendante spécialiste de la radioactivité dans différents groupements de par le monde.
Elle a participé à la sous-commission des Nations Unies qui a enquêté sur l’uranium appauvri (UA).
Elle a été témoin au Tribunal pénal pour l’Afghanistan au Japon en 2003, présenté un exposé à la Conférence mondiale sur les armes à l’uranium, à Hambourg, en octobre 2003, et est intervenue en janvier 2004, à Bombay, au Tribunal mondial des femmes sur les crimes de guerre des Etats-Unis ainsi qu’au Forum social mondial.

Iconoclast : Quels sont les derniers développements en matière de réduction de l’exposition des troupes américaines à l’UA ?

Leuren Moret : Une jeune ancienne combattante, Melissa Sterry, a déposé dans son Etat du Connecticut un projet de loi demandant des examens médicaux indépendants pour les vétérans des guerres du Golfe et d’Afghanistan jusqu’en 2001. Elle a dit l’avoir fait parce qu’elle était malade et que ses amis étaient morts pour avoir servi lors de la guerre de 2003. Je me suis intéressé à cette loi et je lui ai parlé. Hier, elle a témoigné deux fois aux Nations Unies. J’ai dit : « Pourquoi ne pas introduire cette loi dans la législature de tous les Etats américains, car elle informe le public et incite les médias à en parler ? »
Les USA refusent toute responsabilité aux niveaux international ou national. Ils ont totalement étouffé l’affaire, comme pour l’agent Orange, les « vétérans atomiques »1 et le projet Mkultra.2  C’est le même phénomène, mais le problème est beaucoup plus grave, parce qu’il concerne l’avenir génétique de tous ceux qui ont été contaminés. Maintenant, de vastes régions du globe sont contaminées par l’UA. On en a utilisé une telle quantité ! En nombre d’atomes libérés dans l’atmosphère – un professeur japonais a fait le calcul – cela représente plus de 400 000 bombes de Nagasaki. Et ce nombre est sous-estimé.


La plus grande tragédie de l’histoire du monde

Je suis allée en Louisiane en avril 2005, invitée à parler pendant trois jours à l’université de la Nouvelle-Orléans. Un des vétérans présents m’a demandé de participer à leur manifestation dans les rues de la ville. Il a présenté la loi du Connecticut aux législateurs, appuyé par deux d’entre eux, et il leur a dit : « Il vous suffit de remplacer Connecticut par Louisiane. » Eh bien, vous n’allez pas me croire, la loi a été adoptée hier par 101 voix sans oppositions ni abstentions.
Je souhaite que vous en parliez, car nous avons besoin de cette loi au Texas. Le Nevada est sur le point de la proposer. Le député au Congrès Jim McDermott va l’introduire dans la législation de l’Etat de Washington. Nous voulons que le gouverneur du Montana le fasse également car c’est le premier gouverneur à demander le retour de sa Garde nationale. Je crois que la moitié de ses membres est de retour. Il a dit : « J’en ai besoin dans mon Etat. »

Uranium appauvri source Les Nouvelles Internationales

Paru dans Les Nouvelles Internationales

http://lesnouvellesinternationales.blogspot.com/2007_03_01_archive.html


Le problème de l’UA est vraiment épouvantable. Je ne crois pas qu’il y ait une plus grande tragédie dans l’histoire du monde.
Y a-t-il un risque que les armes à l’UA utilisées ailleurs contaminent l’atmosphère ici ?


L’atmosphère est contaminée partout dans le monde. Il suffit d’une année pour que le mélange se fasse complètement. Je suis une spécialiste des poussières atmosphériques, une spécialiste des sciences de la Terre, une géologue, et c’est pourquoi j’ai étudié la question. C’est vraiment un sujet fascinant. Nous avons de gigantesques tempêtes d’un million de miles carrés qui transportent des millions de tonnes de poussières et de sable chaque année dans le monde.
Le principal centre de ces tempêtes est le désert de Gobi, endroit où les Chinois ont fait des essais atomiques si bien que tout est contaminé par la radioactivité. Les poussières vont directement au Japon, traversent le Pacifique et viennent se déposer aux Etats-Unis. Elles contiennent des isotopes radioactifs, des suies, des pesticides, des produits chimiques, des champignons, des bactéries, des virus, etc.
Le désert du Sahara est une autre énorme zone de poussières qui montent en Europe, traversent l’Atlantique, arrivent aux Caraïbes et de là sur la côte Est des Etats-Unis. Bien sûr, elles parviennent au Texas avec les ouragans.
La troisième région est l’Ouest des Etats-Unis, où est située la zone d’essais du Nevada. Les Américains y ont fait 1200 essais d’armes nucléaires si bien que cette radioactivité, qui est toujours là, a provoqué une épidémie mondiale de cancers depuis 1945. Le total de ces radiations représente l’équivalent de 40 000 bombes de Nagasaki. Aujourd’hui, il doit être dix fois plus élevé.
En avril 2003, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré qu’elle s’attendait à ce que le taux mondial de cancers augmente de 50% d’ici à 2020. La mortalité infantile, indicateur de la pollution radioactive, augmente de nouveau dans le monde. Lorsque les Etats-Unis et la Russie eurent signé le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963, la mortalité infantile recommença à baisser, ce qui est normal.

Cancers, malformations, atteintes du cerveau

Un de nos correspondants m’a envoyé une série de photos de la tempête de sable Al-Asad du 28 avril en Irak.
C’est justement de ces poussières que je parle.
On y voit une gigantesque muraille de sable.
Je possède 16 photos de cette tempête qu’on m’a envoyées avec celles d’enfants atteints de cancer et de leucémie prises par des médecins irakiens. Qu’est-ce que vous avez pensé de cette tempête ?
J’ai pensé que c’était spectaculaire.
Cela déplace toute la radioactivité, mais ce sont les plus grosses particules. L’UA brûle à des températures très élevées. Les projectiles de gros calibre sont déjà en feu quand ils sortent du canon parce qu’ils sont enflammés par le frottement à l’intérieur du canon. 70% de l’UA se transforme en vapeur métallique. Il s’agit là en réalité d’armes à gaz radioactif qui contamine le terrain. Je vais vous indiquer le site Internet où vous trouverez la note de 1943 adressée au général Leslie Grove dans le cadre du Projet Manhattan. Ils ont largué les bombes atomiques mais ils n’ont pas utilisé les armes à l’UA parce qu’ils les trouvaient trop effroyables. J’ai voyagé dans tout le Japon avec un pédiatre de Bassora et un oncologiste. Ces malheureux médecins, leurs familles tout entières sont en train de mourir d’un cancer. Et il ne s’agit là que des effets de la première guerre du Golfe, mais les Forces armées en ont utilisé beaucoup plus en 2003, dans tout le pays.

A quoi les soldats peuvent-ils s’attendre quand ils rentrent chez eux ?

S’ils se trouvaient dans des blindés Bradley, ils rentrent chez eux avec des cancers du rectum parce qu’ils étaient assis sur des caisses de munitions. Les jeunes femmes souffrent de graves endométrioses et elles n’arrêtent pas de saigner. Certaines d’entre elles ont un cancer de l’utérus, des filles de 18, 19, 20 ans.  L’Armée ne veut même pas les examiner ni les traiter. Elle les renvoie sur les champs de bataille. 20 soldats ont été transférés du Koweït à Bagdad en 2003 : ils souffrent tous de tumeurs malignes.


Est-ce que le fait d’avoir été exposés à l’UA affecte leur psychisme quand ils rentrent chez eux ?

L’UA forme, à des températures très élevées, des particules d’oxyde d’uranium qui ne sont pas solubles. Elles sont au moins 100 fois plus petites qu’un globule blanc. Les soldats les absorbent en respirant. Elle traversent le nez, puis le bulbe olfactif et pénètrent dans le cerveau où elles s’attaquent aux processus cognitifs. Cela affecte les mécanismes de contrôle de l’humeur. Quatre soldats de Fort Bragg rentrés d’Afghanistan ont tué leur femme dans un délai de deux mois.
Selon une étude de l’Association des Vétérans, sur un groupe de 251 vétérans de la première guerre du Golfe originaires du Mississipi, 67 avaient à leur retour de l’UA dans leur équipement, leur organisme, leur sperme. En outre, alors qu’ils avaient eu des bébés sains avant de partir, ceux nés après la guerre présentaient de graves malformations congénitales – absence de cerveau, d’yeux, de bras, de jambes, d’organes internes – et souffraient de terribles maladies de sang. C’est horrible.
Le magazine Life a publié un article illustré de photos intitulé « Les toutes petites victimes de Tempête du Désert. Vous devriez voir ça, ces enfants d’après la guerre du Golfe jouant avec leurs frères et soeurs normaux. Au fond, c’est comme fumer du crack, sauf qu’ici la substance est radioactive. Elle pénètre directement dans la circulation sanguine et atteint les os, la moelle épinière, le cerveau et également le foetus. C’est un poison systémique et radiologique.


L’UA tue tous les êtres vivants

Qu’en est-il des gens ici, aux Etats-Unis ? Vous dites que l’UA se mélange et se répand dans le monde entier.
Oui, il se mélange dans le monde entier. Nous respirons ici la fumée secondaire, comme les non-fumeurs, dans une pièce, respirent celle des fumeurs.
Est-ce que cette fumée secondaire s’épaissit tandis que nous parlons ?
Oui, la concentration de particules d’UA dans l’atmosphère dans le monde entier est en train d’augmenter. On a des raisons de penser que les Etats-Unis ont l’intention de bombarder l’Iran. Nous surveillons les usines d’armement américaines. Elles ont reçu d’importantes commandes de ces énormes bombes antibunker dont les têtes contiennent 5000 livres d’UA.
Donc le pronostic pour l’Amérique n’est pas vraiment bon. Non, il est vraiment mauvais.
Et si ça continue ?
Cela tuera la population du monde entier. Cela a déjà commencé, et cela n’affecte pas seulement les hommes, mais aussi les plantes, les animaux, les bactéries, tout.
Ainsi, notre nourriture, par exemple, si elle contient de l’UA, celui-ci va pénétrer dans notre organisme puis cela va polluer les océans et affecter toute la vie sous-marine ?
Oui, l’UA est dans l’air, l’eau et le sol. La demi-vie de l’UA, l’uranium 238, est de 4,5 milliards d’année, l’âge de la Terre.


Pouvons-nous revenir en arrière en ce qui concerne les dommages déjà causés ? Peut-on procéder à une décontamination ?

Non. C’est impossible. Ce qui se passe, c’est que ces toutes petites particules flottent dans l’atmosphère tout autour du globe. Il y a déjà des particules de plutonium et d’uranium qui flottent depuis les essais de bombes atomiques. Elles sont si petites que les molécules qui viennent les heurter les maintiennent en suspension dans l’air si bien que seuls la pluie, la neige, le brouillard et la pollution en débarrassent l’atmosphère en les déposant dans l’environnement. La surface de ces particules devient humide, elles tombent sur les matières et y collent comme de la glu. Vous ne pourrez jamais détacher ces particules. Avez-vous jamais essayé de faire tomber une goutte d’eau sur une autre goutte d’eau se trouvant sur la lame porte-objet d’un microscope ? Vous ne pouvez plus les séparer. C’est ce qui se produit avec les particules radioactives. Une fois qu’elles ne circulent plus dans l’atmosphère, elles collent à toutes les surfaces sur lesquelles elles atterrissent. On ne peut pas les laver. S’il pleut continuellement ou qu’elles se trouvent dans une rivière, sur un rocher, sur une pierre, etc. elles y resteront. Vous ne pensiez pas que c’était aussi grave.
Non, pas à ce point. Je croyais que c’était un phénomène assez isolé.
Non. Ce qui était là-bas, en Irak, un jour donné apparaît chez nous au bout de quatre jours environ. Je ne sais pas si vous avez suivi la catastrophe de Tchernobyl. Ce gros nuage radioactif a fait plusieurs fois le tour du globe, il fait partie maintenant de la poussière atmosphérique. Elle va partout, comme la poussière de la tempête que vous voyez sur cette photo.


Se trouve-t-elle dans la couche supérieure ou inférieure de l’atmosphère ?

Dans la partie inférieure de l’espace orbital. Ils ont ramené à terre la station orbitale Mir quand ils eurent fini de l’utiliser. Il y avait une sorte de filet qui recouvrait l’électronique à l’extérieur de la station qui la protégeait de la radioactivité solaire car l’électronique y est très vulnérable. Ils ont analysé la surface de ce filet et ont trouvé de l’uranium et des produits de désintégration de l’uranium. Ils ont dit qu’ils provenaient des essais nucléaires atmosphériques ou de stations orbitales ayant des matériaux nucléaires ou des réacteurs nucléaires à bord et qui avaient brûlé. L’uranium peut également provenir de supernovae mais on a pensé que l’origine la plus probable étaient les essais dans l’atmosphère et la matière nucléaire que nous y mettons.


Des armes utilisées depuis 1973 Armes uranium

Vous voulez dire avant tout que nous sommes en train de mener une guerre nucléaire.
Oui, exactement. Depuis 1991, nous avons mené 4 guerres nucléaires. L’UA est une arme nucléaire.
A votre avis en tant que scientifique, que faut-il faire pour remédier à cela ?
Il faut cesser de l’utiliser. Nous avons créé un mouvement international pour faire cesser la fabrication, le stockage, le commerce et l’utilisation des armes à l’UA.

Les munitions que nous vendons aux autres pays contiennent-elles de l’UA ?

Oui. Le premier système d’armes à l’UA pour lequel nous ayons trouvé un brevet est apparu soudain en 1968 au Bureau américain des brevets. Il était destiné à la marine. C’était une sorte de canon Gatling à monter sur des navires. Il tirait rapidement environ 2000 projectiles à la minute.
Il en tire plus de 3000 maintenant, car on l’a amélioré. Puis, en 1973, les Etats-Unis ont donné des armes à l’UA aux Israéliens et ils en ont surveillé l’emploi. Ces derniers les ont utilisées dans la guerre israélo-arabe et ils ont anéanti leur adversaire en cinq jours. Et c’était parti. C’était la première véritable démonstration de cette nouvelle arme sur un champ de bataille.
Hughes Aircraft a mis au point le système destiné à la marine, le canon Gatling, qui est encore utilisé. Il a été fabriqué et testé en 1974. En l’espace de 6 mois, le gouvernement américain avait vendu ces armes à l’UA à de nombreuses divisions des Forces armées notamment. Il en a vendu en outre à environ une douzaine de pays ou peut-être un peu plus. Normalement, elles auraient dû être vendues à 80, 100, 120 pays. Or la bonne nouvelle, c’est que, en raison des risques radiologiques, biologiques et environnementaux, des quantités de pays ne les achètent pas et que ceux qui les ont achetées ont peur de les utiliser. Les seuls pays dont nous savons qu’ils les ont utilisées sont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël.
En 1996, les Nations Unies ont adopté une résolution aux termes de laquelle les armes à l’UA sont des armes de destruction massive, des armes illégales au regard de la totalité des lois et des traités internationaux.> En 2001, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’UA. C’est que les force de l’OTAN, en 1998 et 1999, avaient effectué en Yougoslavie 39 000 attaques aériennes qui avaient laissé des amas de décombres radioactifs. Ce sont les Etats-Unis et l’Allemagne qui ont réalisé le plus de profits avec ces armes et qui se sont arrangés pour qu’on envoie dans les régions les plus contaminées les soldats des pays qui ignoraient tout de l’UA, comme l’Italie et le Portugal. Ils envoyèrent leurs propres troupes dans les régions les moins contaminées. Ces malheureux soldats rentrèrent chez eux et moururent au bout de quelques jours, de quelques semaines ou de quelques mois. Leurs parents, furieux, s’adressèrent aux Parlements et aux médias et il y eut un déluge d’articles au sujet de l’UA.
Le pot aux roses fut découvert à la suite de l’invasion de la Yougoslavie par l’OTAN, mais les troupes japonaises d’autodéfense furent envoyées à Samawa, zone la plus contaminée parce que c’est là qu’avaient eu lieu les combats les plus violents. On peut supposer que ces soldats sont très malades.


Des pays inhabitables ?

Qu’en est-il de l’Irak même. Qu’est-ce qui a été fait jusqu’ici ?
Il est inhabitable. La Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan sont totalement inhabitables.


Mais il y a des gens qui y vivent, qui y vivront et souffriront ?
Quand on est au courant des maladies et des malformations congénitales des bébés, on se rend compte que c’est grave. Chaque année, le nombre des malformations et des maladies croîtra parce que le niveau de contamination total chez tous les êtres vivants augmentera étant donné qu’ils respirent un air contaminé, boivent de l’eau contaminée et mangent de la nourriture provenant de sols contaminés. Nous sommes condamnés à une mort lente, comme en Yougoslavie et en Afghanistan.
L’UA est une arme biologique extrêmement efficace. C’est d’ailleurs la raison principale de son utilisation. Marion Falk, un physicien-chimiste à la retraite qui a construit des bombes nucléaires pendant plus de 20 ans au laboratoire Lawrence Livermore, scientifique du Projet Manhattan avec qui j’ai travaillé, m’a presque tout appris sur la radioactivité, les particules et l’UA. Il m’a dit que l’objectif des armes utilisées par l’armée n’est pas seulement de blesser et de tuer les soldats ennemis, mais de tuer, de mutiler et de rendre malade la population civile parce que cela diminue la productivité du pays et qu’il ne tardera pas à utiliser une quantité importante de ses ressources pour soigner ses malades. Il y a de moins en moins de travailleurs en bonne santé.
Evidemment, une fois que vous provoquez des mutations de l’ADN, les dommages affectent les générations futures, et cela concerne aussi bien les animaux et les plantes que les êtres humains. L’ADN ne se répare pas lui-même. Les maladies sont transmises à toutes les générations futures.

Un génome endommagé à jamais

Ainsi les mutations seraient probablement plus destructives que constructives.
Ce sont les mutations qui provoquent ces malformations congénitales.
Alors si la radioactivité m’a prédisposé aux maladies cardiaques, mes descendants auront le même problème ?
Si vous endommagez la cellule ou des parties de cellules ou si vous portez atteinte au fonctionnement des cellules, cela n’endommage pas forcément l’ADN. Il y a deux sortes de dommages. Les premiers concernent les cellules des organismes vivants et cela peut ne pas se transmettre aux descendants ; les autres concernent l’ADN dans l’ovule ou le sperme et ceux-là se transmettent. Ainsi, le sperme des soldats qui reviennent de la guerre est probablement …Détérioré. Ils ont de l’UA dans leur sperme et lors des rapports sexuels, ils contaminent leur partenaire. Les femmes tombent également malades. Elles ont de l’UA dans leur organisme. On appelle ça « syndrome du sperme brûlant ». C’est horrible. µ
David Rose a écrit un article à ce sujet dans le numéro de novembre 2004 de Vanity Fair que l’on peut lire sur Internet. Il est intitulé
Weapons of self-destruction. Une amie à moi est la veuve d’un ancien combattant de la première guerre du Golfe. Dans une interview accordée à David Rose, elle s’est plainte du sperme brûlant : « J’avais constamment 20 préservatifs remplis de pois gelés dans mon congélateur et après les rapports sexuels, j’en introduisais un dans mon vagin. C’était le seul moyen de supporter les douleurs provoquées par le sperme brûlant. Ajoutons que ce sperme brûlant passe à travers les préservatifs.
Ça alors !
Oui, vous devriez voir les réactions des classes de high schools lorsque je leur parle du sperme brûlant et de la contamination interne. Les bouches des filles forment un O et les garçons sont paniqués, eux qui s’imaginent ne jamais tomber malades.


Conséquences des essais nucléaires ?

Quelle quantité d’UA faudra-t-il pour tuer toute vie sur cette planète ?
La quantité de radioactivité va certainement avoir un effet global extrêmement important. Ainsi, la mortalité infantile augmente déjà dans le monde. Le fœtus est ce qu’il y a de plus vulnérable à la radioactivité parce que toutes les cellules se divisent rapidement, que le corps se développe, si bien que si vous commencez à introduire des substances toxiques et des radiations, cela affecte le processus naturel du développement foetal.
C’est à cause de l’augmentation de la mortalité infantile que l’on a pu convaincre le Sénat de signer le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963. Elle avait diminué de 3 à 4% par année pendant une longue période en raison de l’amélioration des soins prénataux et de l’éducation des mères. Elle avait recommencé à augmenter après Hiroshima et Nagasaki et particulièrement dans les années 50 lorsque commencèrent les grands essais atomiques.
En 1963, il était devenu évident que les essais avaient, dans le monde entier, des effets sur les enfants à naître. Les Etats-Unis et la Russie signèrent le Traité et mirent fin aux essais dans l’atmosphère. Le taux de mortalité infantile baissa tout de suite. Mais maintenant, il croît de nouveau. C’est une pollution radioactive planétaire. Personne ne sait combien de temps il faudra pour éliminer toute vie, mais il est certain que l’UA est une arme biologique extrêmement efficace.
Je le répète, l’utilisation des armes vise deux objectifs : le premier est de tuer les soldats ennemis et le second, tout aussi important, de détruire la population ennemie. En provoquant des maladies, de longues maladies, on s’attaque à la productivité et à l’économie d’un pays. C’est Tchernobyl et d’autres catastrophes nucléaires qui ont en réalité provoqué l’effondrement de l’Union soviétique parce que ses habitants étaient très malades à la suite de toute la radioactivité dégagée. Ils ont été beaucoup plus négligents que nous.
J’ai une enquête sur la santé dans le monde que l’OMS a publiée dans le Journal of American Medical Association en juin 2004. Les effets des essais atmosphériques apparaissent de manière très nette quand on considère le pourcentage de personnes souffrant de maladies mentales dans les différents pays étudiés. Par exemple 8,8% au Japon, mais 4,7% au Nigeria, ce qui est très bas. Il n’y a presque pas de radioactivité au Nigeria. En Ukraine, où s’est produit l’accident de Tchernobyl, le taux est de 20,4%. Il est de 9,2% en Espagne et de 8,2% en Italie. Ces deux derniers chiffres sont relativement bas, car ces pays n’ont pas de centrales nucléaires. La France dépend à 75% de l’énergie nucléaire et son taux de maladies mentales est de 18,4%. Le Mexique se situe à 12, 2% et les Etats-Unis à 26%. C’est le taux le plus élevé au monde.
George W. Bush et ses frères et soeurs ont tous été exposés in utero aux retombées des essais atomiques effectués aux Etats-Unis. Il avait une petite soeur qui est morte d’une leucémie vers l’âge de trois ans.
J’ai travaillé dans une équipe appelée Radiation and Public Health Projet (cf. www.radiation.org). Nous sommes tous des scientifiques indépendants, des spécialistes renommés. Nous avons recueilli 6000 dents de bébés à proximité de centrales nucléaires et avons mesuré leur radioactivité. Et l’un de nos membres est le voisin de la femme qui a aidé les enfants Bush, y compris le Président, parce qu’ils avaient tous de graves problèmes d’apprentissage.


Comment savons-nous que les enfants Bush ont été exposés ?

WARCRIMES1.Bush et consorts tenue bagnard jpg

D’après l’année où leur mère les ont portés. Vous n’avez qu’à voir combien de matières radioactives ont été dégagées dans l’atmosphère et vous trouverez une corrélation directe entre les résultats aux tests d’intelligence SAT auxquels on soumet les adolescents et l’année où leur mère les a portés. Ce sont des effets différés de l’exposition in utero aux radiations.
Vivant dans le Connecticut, ils ressentaient les effets des radiations du Nevada ?
Il y a deux ans, le gouvernement américain a reconnu que tous ceux qui avaient vécu aux Etats-Unis entre 1957 et 1963 avaient été exposés de manière interne aux radiations. Le foetus de toutes les femmes enceintes était donc exposé


Pas un génocide, un « omnicide ».

De quels niveaux de radiations parlons-nous ?
Ce sont de bas niveaux et les principaux vecteurs sont l’eau potable et les produits laitiers. Cela a suffi à tuer des petits poissons dans l’Atlantique. Le strontium-90 est un isotope artificiel dégagé par les bombes et les réacteurs nucléaires. En Norvège, on a mesuré les taux de strontium-90 dans le lait des années 1950 aux années 1970 et le volume de pêche durant la même période. A mesure que le taux de strontium-90 augmentait dans le lait, le volume de pêche diminuait.
En 1963, lorsque les Etats-Unis testaient la bombe nucléaire (ils ont effectué 250 essais en une année parce que le Traité allait être signé), le volume de pêche a diminué de 50%. Dans le Pacifique, il a diminué de 60% parce que c’est là que les Russes, les Chinois, les Français et les Américains ont procédé à leurs essais.

Changement climatique : 50 ans d’efforts contre la pauvreté réduits à néant, selon l’Oxfam

juillet 8, 2009 at 1:48 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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Changement climatique : 50 ans d’efforts contre la pauvreté réduits à néant, selon l’Oxfam

AFP 06 juillet 2009

Carte du changement_climatique

Le changement climatique risque de réduire à néant 50 ans de lutte contre la pauvreté, estime l’organisation humanitaire Oxfam dans un rapport publié lundi, à deux jours du sommet du G8 en Italie.

“Le véritable coût du changement climatique ne se mesurera pas en dollars, mais en millions ou milliards de vies”, estime l’organisation qui appelle les pays industrialisés à s’engager immédiatement sur une réduction d’au moins 40% de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020.

Le climat figure au menu du sommet des huit pays les plus industrialisés (USA, Canada, Russie, Japon, France, Allemagne, Royaume-Uni et Italie) qui s’ouvre mercredi, à cinq mois de l’éventuelle conclusion d’un nouvel accord mondial contre le réchauffement en décembre à Copenhague.

Changement climatique Ours blanc perché

Pour établir ce rapport intitulé “Le coût humain du changement climatique“, Oxfam s’est appuyée sur les conclusions de 2500 scientifiques internationaux réunis en mars au Danemark. Elle a croisé leurs prévisions avec les études des agences de l’ONU pour l’agriculture, les réfugiés et la santé, et le constat qu’elle dresse déjà dans la centaine de pays où elle travaille.

Les impacts des sécheresses, inondations et événements extrêmes qui accompagneront le dérèglement du climat, seront particulièrement sévères sur l’alimentation et la santé des pays du sud, avec de graves répercussions sécuritaires, prévient-elle.

Première inquiétude : le risque de multiplication des famines, car certaines cultures de base comme le maïs et le riz, vitales dans les pays les plus pauvres, sont particulièrement sensibles aux augmentations de température et aux extrêmes saisonniers.

Ainsi pour 1°C de plus, le rendement du riz, la culture dont la population mondiale dépend le plus, chute de 10%. Selon un rapport de la Banque asiatique de développement, la production de riz aux Philippines pourrait chuter de 50 à 70% d’ici 2020.

Le maïs, aliment de base de plus de 250 millions d’Africains de l’Est – et composant essentiel de l’alimentation du bétail dans le monde – reculerait d’au moins 15% d’ici 2020 dans une grande partie de l’Afrique subsaharienne et de l’Inde. La perte pourrait atteindre 2 milliards de dollars par an pour l’Afrique.

Oxfam rappelle qu’à l’été caniculaire de 2003 en Europe occidentale (jusqu’à 6°C au-dessus des normales saisonnières), la production avait chuté de 20% en France et jusqu’à 36% dans certaines régions d’Italie.

Quant au blé, il devrait profiter du réchauffement en Europe du Nord et au Canada, mais dans la plaine indo-gangétique (15% de la production mondiale), les rendements devraient s’effondrer de plus de 50% d’ici 2050, menaçant la sécurité alimentaire de 200 millions de personnes.

Le changement climatique s’accompagne également d’une augmentation des maladies tropicales transmises par l’eau et les insectes, risquant d’infecter “pour la première fois des centaines de millions de personnes ignorant tout de ces maladies”.

“Si nous n’agissons pas immédiatement, le réchauffement global pourrait atteindre 4°C avec toutes les conséquences sociales et écologiques désastreuses que cela implique”, prévient en introduction le Pr Diana Liverman, de l’Université d’Oxford.

Le G8 devrait s’accorder pour reconnaître collectivement le seuil des 2°C supplémentaires (par rapport aux niveaux pré-industriels) comme la limite du réchauffement à ne pas dépasser. Mais en un siècle, la Terre a déjà gagné près d’un degré.

Commentaire de la rédaction du blog !

On se demande ce qu’en pense le « Mammouth » alias Claude Allègre….si

toutefois il pense !!!

MAM 11383

Même les descendants du “Mammouth” vont mal alors, les gens ….vous pensez !!!

Cris