Attac Nikonoff & Co Epilogue de la fraude aux élections internes de 2006
septembre 7, 2009 at 10:35 | In Altermondialisme, Caisse des dépots, Citoyenneté, Mémoire et histoire, Politique, Société | Leave a CommentTags: Attac Nikonoff & Co Epilogue de la fraude aux élections internes de 2006
Attac Nikonoff & Co Epilogue de la fraude aux élections internes de 2006
Nous publions sur notre blog le communiqué d’Attac de ce jour et l’assortissons de quelques commentaires.
Fraude, plainte contre X, non-lieu : épilogue
L’association Attac a reçu à la fin du mois d’août 2009 l’ordonnance de non-lieu relative à la plainte contre X déposée à la suite de la fraude ayant marqué l’élection du conseil d’administration de juin 2006. Le Conseil d’administration du 12 septembre prochain devait arrêter une courte déclaration annonçant le non-lieu et informant les adhérents des résultats de l’enquête judiciaire. En effet, nous avons pris connaissance du réquisitoire du Parquet de la République ayant précédé l’ordonnance de non-lieu dans lequel sont établis les faits suivants.
Une personne, à l’époque salariée de l’association, Christophe Ventura, a reconnu, après l’avoir nié, avoir pénétré dans les locaux d’Attac, dans la nuit du 13 au 14 juin 2006 (celle après laquelle la tendance des résultats de l’élection a brutalement basculé), après minuit, donc hors des heures d’ouverture des locaux, dans lesquels tous les bulletins de vote en cours de dépouillement étaient entreposés, et pour un motif déclaré totalement étranger à l’activité de l’association. Cette personne a été, pendant cette intrusion, en communication téléphonique avec Jacques Nikonoff, Bernard Cassen et Michèle Dessenne, qui se trouvaient à proximité.
Ces faits sont authentifiés. Cependant, les règles de preuve du droit français exigeraient de relier directement et formellement cette intrusion nocturne et la fraude, ce qui est impossible matériellement. Le juge d’instruction ne pouvait donc que statuer qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre quiconque. Attac prend acte de cette décision.
Mais un non-lieu ne signifie pas que rien ne se soit passé. La commission d’enquête interne avait mis au jour les faux bulletins de vote et ses conclusions avaient été admises par Jacques Nikonoff et Bernard Cassen.
Malheureusement, en assumant le risque de relancer des querelles mortifères, Jacques Nikonoff et Bernard Cassen, ont publié vendredi 4 septembre un communiqué qui ignore ou qui cache les faits aujourd’hui établis par l’enquête judiciaire.
Nous avions fait le choix, au vu du réquisitoire, de ne pas poursuivre la procédure juridique, considérant qu’Attac avait tourné la page et que les résultats de l’enquête suffisaient à apporter la clarification indispensable qu’attendaient les adhérents qui avaient tant souffert de voir leur association aussi malmenée et déconsidérée.
Plus de trois ans après cet épisode douloureux, nous restons persuadés que le mieux était et reste de veiller à la préservation de l’outil que représente Attac, tout en informant sobrement les adhérents des faits dont nous avons connaissance. Aujourd’hui, la dissimulation de la violation nocturne des locaux de l’association nous oblige à rendre public le contenu du réquisitoire et de l’ordonnance de non-lieu, sans autre commentaire. Les adhérents sont en mesure d’apprécier ces évènements passés, sereinement et sans esprit de revanche. Et nous aurons à cœur de continuer avec eux à promouvoir les analyses et les propositions d’Attac.
Montreuil, le 7 septembre 2009
Pour le Bureau d’Attac France,
Jean-Marie Harribey et Aurélie Trouvé, co-présidents
Le réquisitoire et l’ordonnance de non lieu sont téléchargeables sur : http://www.france.attac.org/spip.php?article10266
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Extrait des trois derniers paragraphes de la page 7 du réquisitoire
Christophe VENTURA, salarié de l’association, indiquait ne pas avoir les clefs de la salle de réunion où se trouvaient les bulletins, mais avoir les clefs du local lui-même (D155).
Il disait ne pas être allé au restaurant avec Jacques NIKONOFF et Michèle DESSENNE le soir du 13 juin. Il reconnaissait – après l’avoir nié dans un premier temps – s’être rendu après minuit de sa propre initiative dans les locaux de l’association pour imprimer un document pour sa compagne. Celle-ci avait rédigé un document qu’elle devait utiliser le lendemain matin dans le cadre de son travail.
Il disait n’avoir vu personne sur place, être resté un quart d’heure dans les locaux, et être allé directement à son bureau, sans essayer d’accéder à la salle des urnes. Il niait toute falsification des bulletins et disait avoir été en contact téléphonique avec Jacques NIKONOFF, Bernard CASSEN et Michèle DESSENNE pour un autre motif que de s’assurer que les locaux étaient vides. Il ne sait pas où ils étaient quand ils l’avaient appelé.
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Extrait des deux derniers paragraphes de la page 8 du réquisitoire
L’exploitation des facturations détaillées et géo-localisations des téléphones portables laisse apparaître que Jacques NIKONOFF se trouvait sur la commune de MONTREUIL de 19h06 le 13 juin 2006 à 01h26 le lendemain, et à proximité immédiate du siège d’ATTAC à partir de 23h10, qu’il a, à ce moment-là, été en contact téléphonique avec Christophe VENTURA et Michèle DESSENNE (D43).
Quant à Bernard CASSEN, il est établi qu’il se trouvait également sur la commune de MONTREUIL le 13 juin 2006, jusqu’à 23h20, et avait eu un entretien téléphonique avec Christophe VENTURA.
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Commentaire de notre blog :
Merci, tout d’abord, à Jean-Marie Harribey et Aurélie Trouvé de faire cette nécessaire clarté.
Aujourd’hui, celui qui fut l’un des principaux artisans de cette fraude tente de se refaire la cerise en lançant un mouvement dit d’éducation populaire baptisé M’Pep. Son nom : Jacques Nikonoff.
On le connaît le gaillard ! A la Caisse des dépôts, d’abord : viré ici, inexistant ailleurs, il n’y a pas laissé un souvenir impérissable !
Aujourd’hui, avec son M’Pep, il essaie attirer de braves militants qu’il tentera encore de manipuler. Il ne mérite pas un long commentaire ; disons, comme nous le relevons parfois sur nos lisières ardennaises : IL Y A PARFOIS DES GLANDS QUI SE PRENNENT POUR DES CHÊNES

Signé : Guy Dutron – spécialiste comme son nom l’indique - en troncs, en chênes et en glands !!
La Caisse des Dépôts aurait perdu 1,5 milliard d’euros en 2008 (selon Reuters)
avril 9, 2009 at 5:43 | In Caisse des dépots, Economie, Europe, Politique | Leave a CommentTags: Economie Finance - Caisse des Dépôts - Politique
http://fr.news.yahoo.com/4/20090408/tbs-france-caisse-des-depots-perte-7318940.html
Pour la première fois depuis 1816 !!!!!!
Citation des Echos : « La Caisse des Dépôts a subi en 2008 une perte de près de 1,5 milliard d’euros, la première perte depuis sa création en 1816, rapporte le quotidien Les Echos à paraître jeudi.
Le journal économique précise que cette perte s’explique par l’effondrement des marchés et les moins-values sur son portefeuille de participations, ainsi que ses interventions dans plusieurs dossiers stratégiques comme Dexia »
Qu’est-ce qu’on vous dit à longueur de colonnes sur ce blog ???
On vous dit ceci : http://dutron.wordpress.com/2009/02/25/dexia-caisse-des-depots-sarkozy-gouvernement-belge-il-faudra-bien-un-jour-demander-des-comptes-a-nos-dirigeants/
Nous vous citons l’une des conclusions de cet article : c’était le 26 décembre 2008, nous écrivions ceci : « comme, dans le contexte de crise financière, il n’est pas exclu que la Caisse soit dans le rouge pour la première fois de son histoire ou , qu’en tous cas, ses résultats 2008 fussent calamiteux, on se laisse aller à un peu de spéculation immobilière avec des biens immobiliers acquis ou construits avec fonds publics. Un racket légal en quelque sorte !! »
Pas trop mal vu, non ? Les nuls qui nous gouvernent !!
Tiens ! Cela me rappelle l’un de nos plus beaux chants : L’INTERNATIONALE !!
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours !
Je ne vais pas vous assurer, comme certains en cette période électorale « que le soleil brillera toujours » ni que, demain, on rasera gratis !!!
Mais une chose est sûre : Les corbeaux et les vautours, DEHORS !!
J’aurais même un moyen à suggérer : même que c’est une copine qui me l’a soufflé !!
Grève Générale !
Grève des Urnes !
Vous signez, ici, SVP
http://www.digitmaking.com/boycott/Boycott/Bienvenue.html
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
9 avril 2009
Sur la crise financière puis la crise économique, qui vous a dit et vous dit encore la vérité ? Un an du « roman » de la crise !!
mars 3, 2009 at 4:46 | In Caisse des dépots, Economie, Europe, Politique, sarkosy | Leave a CommentTags: qui vous a dit et vous dit encore la vérité ? Un an du « roman » de la crise !!, Sur la crise financière puis la crise économique
Sur la crise financière puis la crise économique, qui vous a dit et vous dit encore la vérité ? Un an du « roman » de la crise !!
Notre blog vient d’annoncer ses résultats et ils sont bons au plan quantitatif.
Il est temps également d’en vérifier le contenu.
A ce jour, notre blog compte 388 articles dont 134 à dominante économique. Depuis un an, sur notre blog, en plus des articles politiques, sociaux, solidaires, etc. c’est aussi un peu « le roman de la crise » qui s’écrit mais, hélas, c’est un roman noir !!
Nous avons sélectionné pour vous 24 articles (parmi les 134) qui s’échelonnent du 15 mars 2008 à hier 2 mars 2009.
Nous vous faisons juges : qui vous a dit la vérité et qui vous a menti ?
Le 15 mars 2008 nous sentons venir la crise ….
http://dutron.wordpress.com/2008/03/15/sommes-nous-a-la-veille-d%E2%80%99un-nouveau-1929/
Le 16 mars 2008 : impression confirmée ……
http://dutron.wordpress.com/2008/03/16/crise-financiere-internationale-un-systeme-sans-controle/
Le 30 mars 2008 Les titres parlent d’eux-mêmes
http://dutron.wordpress.com/2008/03/30/crise-financiere-internationale-le-pire-est-devant-nous/
Le 10 mai 2008 mais d’autres vous mentent et tentent d’accréditer le contraire ….
http://dutron.wordpress.com/2008/05/10/la-crise-financiere-est-elle-derriere-nous/
Le 4 juillet 2008 Dominique Taddei première analyse de fond et propositions
Le 13 juillet 2008 ça ne s’arrange pas !!
Le 17 Août 2008 mais ceux qui devraient « gouverner » vous mentent !!
Ce même 17 Août, nous annonçons la couleur ….
Le 16 septembre 2008 là, ça craque vraiment ..souvenez-vous …Lehman Brothers ….
Le 7 octobre 2008 Le krach
Le 9 octobre 2008 Le premier pays en faillite ….
http://dutron.wordpress.com/2008/10/09/crise-economique-faillite-islandaise-et-indecence-politique/
Le 18 octobre 2008 : une superbe opération « à la française » !!!! Notre scoop de l’époque ….
Le 20 octobre 2008 : De nouvelles propositions… pour ceux qui penseraient que nous ne savons que dénoncer …
Le 22 octobre 2008 Tiens, c’est mon anniversaire !! Une ch’tite lettre à Christine Lagarde !! Oui, parce que là, elle attige !!
Le 2 novembre : Un petit tour du côté des Caisses d’épargne et de leurs alliés …un vrai feuilleton !!
Le 14 novembre 2008 Nous annonçons la dépression
Le 17 novembre 2008 Nouvelles propositions parce que, la dépression, cela frappe d’abord les plus pauvres d’entre-nous !!
Le 12 décembre 2008 : nous mettons à jour nos propres articles
Le 1er janvier 2009 Hé oui …pas de trêve des confiseurs !!
Le 10 janvier 2009 Mais Lagarde continue …faut la secouer !!
Le 13 février 2009 : Enfin !!!
http://dutron.wordpress.com/2009/02/13/crise-economique-mondiale-on-nous-avoue-enfin-la-recession/
Le 21 février : en Europe, ça va mal !!
Ce 24 Février 2009 : nouvelles propositions et Dominique ne va pas tarder à remettre son texte à jour …Nous en parlions tout à l’heure….
Le 2 mars 2009
Et, bien sûr, nous allons continuer ….Pour vous informer, d’abord, vous convaincre, peut-être à moins que vous ne regardiez trop la télévision !!
Vous êtes tout de même plus de 14.000 à nous lire ; peut-être à cause de ce qui précède.
Pour la Coordination Gauche Alternative du Hainaut
Guy Dutron animateur de notre blog
03 mars 2008
Dexia Caisse des Dépôts Sarkozy Gouvernement belge il faudra bien un jour demander des comptes à nos dirigeants !
février 25, 2009 at 2:06 | In Belgique, Caisse des dépots, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, sarkosy | Leave a CommentTags: Dexia Caisse des Dépôts Sarkozy Gouvernement belge il faudra bien un jour demander des comptes à nos dirigeants !
Dexia Caisse des Dépôts Sarkozy Gouvernement belge il faudra bien un jour demander des comptes à nos dirigeants !
Le 18 octobre 2008, nous publiions un article sur ce blog ; à l’époque, c’était presque un « scoop » car nous avions des information « de l’intérieur ». Nous avions attendu la fin de ce sacré week-end pour croiser nos informations avec celles (rares) de la presse économique.
En pleine crise financière petits arrangements entre amis Sarkosy Yves Leterme Caisse des dépôts Dexia aux frais de la princesse Marianne !!
Que disait cet article ?
En très gros il disait ceci :
« ….durant ce week-end des 27 et 28 septembre, il est vraisemblable que Nicolas Sarkozy et Yves Leterme (premier ministre belge) négocient directement. Leterme, s’il n’a pas inventé le fil à couper le beurre est connu pour être un rude négociateur……On procèdera donc, dès le lundi 29 à l’aube, à une augmentation de capital de Dexia à la hauteur pharamineuse de 6,4 milliards d’€ dont 3 pour les Belges, 3 pour la France et 0,4 pour le Luxembourg. »
« Jusque là, rien que de très normal dans le cirque ambiant où personne ne sait plus à quel saint se vouer ! »
« Là où les choses se gâtent, c’est que notre si brillant Président, souhaitant peut-être se faire le chevalier blanc de la lutte contre la crise, accepte de Leterme que l’augmentation de capital de fasse au prix de 9,9 € par action au motif qu’elle cotait 10 € le vendredi ! »
« Personne ne lui a donc dit, à Sarkozy, que le lundi ce serait la cata ??? »
« Même pas les brillants sujets réunis à l’Elysée le lundi 29 septembre à 5 heures du matin : avec le chef de l’Etat, le Premier Ministre, François Fillon, la ministre de l’ Économie, Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et le directeur général du Trésor et de la politique économique, Xavier Musca. »
Voilà pour les faits que nous énoncions à la mi-octobre.
Aujourd’hui 24 février, quelle est la situation ? A la clôture de ce mardi 24 février, l’action Dexia ne vaut plus que 3,10 € ; elle a encore chuté de 9,48 % aujourd’hui. Elle a perdu 82,95 % en un an.
Depuis également, les « prêts toxiques » offerts par Dexia aux collectivités territoriales sont devenus choses publiques.
Question : Combien l’Etat français et la Caisse des Dépôts ont-ils potentiellement perdu en achetant des actions à 9,9 € par action laquelle n’en vaut plus que 3,1 € aujourd’hui ???
Rappelons encore, pour ceux qui n’auraient pas le courage de lire notre article précédent que la France à participé à hauteur de Trois milliards d’Euros à l’augmentation de capital de Dexia d’octobre 2008 : deux pour la Caisse des Dépôts et un pour l’Etat, avancé d’ailleurs par la Caisse des Dépôts !!
Si on arrondit la perte potentille aux deux tiers (3,1 par rapport à 9,9), sur trois milliards d’€, cela en fait deux de chute !!
Devons-nous encore laisser les « joueurs de mécano » jouer longtemps avec NOTRE ARGENT, puisqu’il s’agit d’ARGENT PUBLIC.
A vous de juger !! Et peut-être d’agir !
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
24 février 2009
La leçon d’économie de Sarkozy ne passe pas au Royaume Uni et l’encadrement des bonus des traders fait sourire rien que de bonnes nouvelles !!
février 8, 2009 at 11:02 | In Caisse des dépots, Economie, Politique, sarkosy | Leave a CommentTags: La leçon d'économie de Sarkozy ne passe pas au Royaume Uni et l’encadrement des bonus des traders fait sourire rien que de bonnes nouvelles !!
La leçon d’économie de Sarkozy ne passe pas au Royaume Uni
et l’encadrement des bonus des traders fait sourire
rien que de bonnes nouvelles !!
- Première nouvelle :Sarkozy s’est encore fait des amis à la pelle, ces jours derniers !!

Pendant son interview à la télé de jeudi soir, il a jugé totalement inefficace la baisse de la TVA décidée par les Britanniques. En précisant fort diplomatiquement, ma foi : “On n’a pas envie de leur ressembler.” La presse anglaise réplique :
Deux stratégies s’opposent. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a choisi de relancer la consommation, en ramenant pendant un an la TVA de 17,5% à 15%. Nicolas Sarkozy ne veut pas en entendre parler. Tout simplement parce que ça ne marche pas, a-t-il expliqué à la télévision jeudi:
“Lorsque les Anglais ont décidé de baisser de 2 points la TVA, la consommation na pas monté mais elle a baissé (…). Quand on voit la situation aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, on n’a pas envie de leur ressembler.”
A lire la presse britannique, c’est réciproque !! Personne ne veut ressembler à Sarkozy !
“La priorité au monde des affaires, pas aux travailleurs” !! Chante le chœur des vierges britanniques outragées !!
Rien de mieux qu’une petite attaque contre les Anglais pour ressouder les Français: c’est, en somme, l’analyse du Guardian ; et le quotidien de dénoncer une manœuvre de diversion :
“Sarkozy est sous pression en raison de sa gestion de la crise financière. Des centaines de milliers de Français ont participé à une grève générale la semaine dernière, la première à frapper un pays industrialisé depuis le début de la crise financière. Les employés du public et du privé s’inquiètent que le Président accorde la priorité au monde des affaires, pas aux travailleurs.”
Voilà un rappel qui appuie là ou ça fait mal !! En ce début de Tournoi des 6 nations, c’est un placage à retardement ou on n’y connaît rien !!
“Un acte de sabotage”
Le Sun, ce tabloïd bien conservateur, est plus embarrassé. Que faire quand on est très à droite ? Dénoncer une nouvelle agression française ou en profiter pour dénoncer le gouvernement travailliste? Les deux mon colonel, a visiblement conclu le chef de son service politique !!
Dans un premier article, le Sun s’enflamme contre l’attaque de Nicolas Sarkozy :
“La sortie de Nicolas Sarkozy est un acte de sabotage choquant. Les leaders mondiaux ne devraient jamais se critiquer ouvertement. En particulier quand ils sont voisins, soi-disant alliés dans l’Otan et collègues dans l’Union Européenne. Sarkozy a prouvé une bonne fois pour toutes que les Français n’en ont rien à faire des autres.”
Badaboum !! Encore un coup de canif dans le contrat !
Schizophrénie ou le « SUN » a-t-il pris un coup de soleil ?
Dans un autre article du même auteur, c’est là que ça devient drôle, le Sun prend moins de distance avec les remarques de Nicolas Sarkozy sur les “erreurs” de Gordon Brown. Il semble même s’en pourlécher les babines !:
“Gordon Brown a pris un nouveau coup (…). Nicolas Sarkozy a débiné sa baisse de la TVA, s’est moqué de sa volonté que les leaders mondiaux reprennent ses idées et a souligné que l’industrie britannique était morte.”
Dites donc, le Sun, mettez-vous en tas et mettez-vous d’accord !!
Un p’tit séminaire, peut-être ? Aux iles Caïman, par exemple !! Fait beau, fait chaud, la mer est bleue, le sable est fin …un vrai p’tit paradis !!!
- Deuxième nouvelle et autre révolution Sarkosienne selon lui-même :

“La France va encadrer les bonus des traders” à l’aide d’un “code éthique” rédigé par “les grands établissements bancaires, la direction du Trésor, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et la Commission bancaire” en contrepartie de l’aide publique au secteur bancaire, reprend “Le Monde” dans son édition datée ces dimanche et lundi.
Nous, bien franchement, o ne va pas se mettre à défendre les « Traders », ces petits soutiers grassement payés du capitalisme triomphant !! On peut même leur couper leurs couilles en or que ça ne nous fera ni chaud, ni froid !!
Mais, tout de même !!
Le texte dont “Le Monde” s’est procuré une copie “pose de nouvelles règles qui vont entrer en vigueur dès cette année pour les primes que les traders toucheront début 2010″, selon le quotidien. Ce “code éthique” comporte quatre volets: “la composition de la rémunération”, “l’assiette et la date des versements” des bonus, le versement de la rétribution “en titres ou en options sur titres” et l’information des Conseils d’administration des établissements sur les “principes de la politique de rémunération”, explique le quotidien.
Nous ne savons si vous avez remarqué mais c’est fou ce que tout devient « éthique » par les temps de disette qui courent.
On a des « codes éthiques », des « entreprises éthiques » ; faudrait presque inventer une « éthique éthique » !! Vous voulez un bon exemple ?
Ouvrons une parenthèse !!
Tiens, prenons une entreprise qu’elle est vachement éthique : CNP Assurances, par exemple !! Elle a tous les diplômes éthiques qu’il faut, la vilaine !! Hé bien, cette entreprise sacrément « éthique » pourrait ouvrir un joli plan de stocks options en plein débat « éthique » !!
Selon la presse financière, CNP Assurance aurait démenti tout projet de plan de stock options au sein du groupe après la parution d’un article de L’Agefi annonçant la mise en place d’une telle mesure.
Il est vrai que l’Agefi est peuplée de nuls et qu’ils n’ont écrit ça que par … éthique en toc !!
«CNP Assurances dément toute décision de mise en place par son Conseil d’Administration d’un plan d’attribution d’option d’achat d’actions de la société», a déclaré l’assureur dans un communiqué. «Seul le conseil d’administration est compétent pour décider de ce type de dispositif et ce point n’est à l’ordre du jour d’aucune réunion».
L’Agefi écrivait que la CNP s’apprêtait à mettre en place un plan de stock-options de 4 millions d’euros destiné à son président et à environ 230 cadres dirigeants, citant des sources syndicales.
«Interrogé par l’Agefi, l’assureur indique que ce projet, approuvé dans son principe lors de l’AG du groupe en 2008, n’a pas encore été présenté au conseil d’administration», précisait le journal.
« Pas encore » !! Qu‘elle dit l’effrontée !! Ouais, n’empêche que son Directeur Général et ses acolytes, vachement « éthiques » se goinfrent déjà un joli petit pactole !!
Voici ce qu’on pouvait lire dans le document intitulé : COMPTES CONSOLIDES DU GROUPE CNP ASSURANCES AU 31 DECEMBRE 2007 (source : site CNP Assurances)
En 2007 :
�� Avantages à court terme : le montant des rémunérations versées au directeur général, aux quatre directeurs
généraux adjoints et aux administrateurs de CNP Assurances au titre de l’exercice 2007 se monte à 3.7 M€
(incluant rémunération fixe, variable, jetons de présence et avantages en nature).
�� Avantages à long terme : le montant cumulé des sommes provisionnées ou constatées par CNP Assurances aux
fins de versement de pensions ou de retraite du directeur général, des quatre directeurs généraux adjoints et des administrateurs de CNP Assurances s’élève à 0.7 M€.
�� Indemnités de fin de contrat de travail : il n’y a pas d’indemnité de fin de contrat de travail pour les principaux dirigeants du groupe à l’exception des dispositifs contractuels ou conventionnels pouvant exister.
�� Paiement en actions : aucun paiement en actions n’a été réalisé en 2007 au directeur général, aux quatre directeurs généraux adjoints et aux administrateurs de CNP Assurances.
Vous lisez bien : « aucun paiement en actions n’a été réalisé en 2007 » …mais on sent comme une envie rentrée …une envie « éthique » en quelque sorte !!!
Et le directeur général de CNP Assurances, Gilles Benoist, qui bordaille la retraite, il ne va pas s’en aller comme un pauvre, tout de même !! Un peu « d’éthique », que diable !!
On ne va pas laisser un ancien Haut fonctionnaire, ancien chef de cabinet de Jacques Delors, ancien secrétaire général de la Caisse des dépôts, ancien ….pantoufleur de talent jusqu’à devenir patron de CNP Assurances, s’en aller avec la « retraite des vieux » tout de même !!
Merde alors, on peu « d’éthique » !! On ne va pas le laisser rejoindre le club des nouveaux pauvres tout de même !!
En clair, en « Sarkozie éthique », pour les traders comme ailleurs, on va limiter les prébendes en belle et bonne « éthique » bien de chez nous mais par pour tout le monde et pas pour les plus gros poissons !!
Pour en revenir aux déclarations de notre « cher » Président et saluant “une annonce importante” de Sarkozy, il ne pouvait faire moins le bougre, le secrétaire général de l’Association française des usagers des banques (AFUB), a toutefois estimé qu’il s’agissait “un peu de l’arbre qui cache la forêt”.
Au-delà des rémunérations des traders, “le véritable problème, c’est le financement (des) banques d’investissement”, a-t-il estimé sur France-Info, jugeant nécessaire de consacrer les profits issus des activités de la banque de détail à “l’économie réelle” plutôt que de les “diriger vers les banques de financement et d’investissement”.
“Ces profits, venant de l’économie réelle, doivent revenir pour la totalité ou une grande partie, vers cette économie réelle. Les banquiers actuellement ne font que ce qu’ils veulent, sans contrainte, à ce sujet”, a-t-il déclaré de surcroît.
Lors de son intervention télévisée, le président Nicolas Sarkozy s’était déclaré jeudi soir “choqué par le système de rémunération …. des traders”. “C’est ça qu’il faut interdire”, avait-il affirmé.
De toute manière, Sarkozy est toujours choqué par quiconque gagne plus que lui, alors ….
- Dernière nouvelle réjouissante sur le front des troupes qui nous enfument, elle nous vient de Christian Noyer qui n’a pas la langue de bois quoiqu’on en pense :
Les plans de relance décidés par les Etats sont une des raisons permettant d’espérer une sortie de crise vers la fin de l’année, estime Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France.
“Il y a plusieurs raisons qui nous font penser qu’il n’est pas déraisonnable d’espérer
sortir de la récession d’ici la fin de l’année et avoir à nouveau une croissance positive en fin d’année et l’année prochaine en moyenne,” a-t-il ajouté.
Christian Noyer, par ailleurs membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, s’est aussi montré rassurant sur l’état du système financier en France.
Nous, « on a des raisons de penser qu’il n’est pas déraisonnable d’espérer » que Noyer a donc rejoint Christine Lagarde Nationale dans le clan des adeptes de la méthode Coué !!
Si nous étions « Le Canard Enchaîné », nous lui décernerions « la Noix d’honneur », au Noyer !!
Mais, vous le savez, par les temps qui courent, les noix, c’est comme les noisettes, c’est tabou ….à cause de l’écureuil !!
Vous savez quoi ??? Non ?? L’action Natixis remonte !! Elle a gagné 2,55 % hier à Paris !! Ce qui fait qu’elle n’a perdu « que » 3,67 % cette semaine écoulée, « que » 5,60 depuis le premier janvier et « que » 83,84 % en un an !!
Cela situe le pactole Natixis à 1,18 € l’action !!! Moins que Fortis, dites donc !! Allez, vous, distribuer des stocks options après ça !!
Au total, il y aurait bien des choses à interdire au doux pays de France et la première d’entre elles, ce serait d’interdire de dire des conneries !!
Coordination gauche Alternative du Hainaut
8 février 2009
Crise économique Que faire du système bancaire propositions Attac et compléments
janvier 7, 2009 at 12:44 | In Caisse des dépots, Economie, Politique | Leave a CommentTags: Crise économique Que faire du système bancaire propositions Attac et compléments
Crise économique Que faire du système bancaire propositions Attac et compléments
La lettre de ce jour du conseil scientifique d’Attac publie l’article ci-dessous de Thomas Coutrot. Nous relayons bien volontiers cet article en lui ajoutant quelques propositions précises
Il faut socialiser le système bancaire
Thomas Coutrot, économiste membre du Conseil scientifique d’Attac-France lance cette exigence “Il faut socialiser le système bancaire”.
Quitte à socialiser, pourquoi diable en effet, ne socialiser que les pertes ?
La toute nouvelle « Société de Prises de Participation de l’État » vient d’injecter, pour commencer, 10 milliards d’euros dans les principales banques françaises. Il s’agit, tout à fait officiellement, de rassurer les marchés et les clients sur la solvabilité de ces banques, de les sauver du naufrage qui s’annonçait, puis, une fois la crise passée, de privatiser à nouveau les banques pour les rendre assainies à leurs actionnaires.
Comble du cynisme, l’État ne réclame même pas de droits de vote dans les conseils d’administration des banques, puisque les fonds injectés prennent la forme d’obligations et non d’actions. Madame Lagarde se contente de demander aux banquiers des « engagements de nature économique et éthique »…
Bien sûr, avant de reprivatiser, on aura instauré quelques garde-fous dans l’espoir d’éviter l’éclosion immédiate d’une nouvelle bulle financière : autorégulation des rémunérations des dirigeants et des traders, appels à une plus grande « transparence », renforcement des règles prudentielles, réglementation de certains marchés (tels les produits dérivés), voire même limitation des activités des paradis fiscaux. Mais surtout, ne rien faire qui mette en cause le droit des actionnaires à gérer « leurs » entreprises comme ils l’entendent, selon la seule logique du profit maximum. Les piliers de la mondialisation néolibérale seront soigneusement préservés : libre circulation des marchandises et des capitaux, « gouvernance d’entreprise » dans l’intérêt exclusif des actionnaires, reprise – dès que possible – de la réduction des dépenses publiques et de la fiscalité sur le capital, etc. Avec des conséquences sociales bien connues, encore aggravées par la crise : précarisation, délocalisations, chômage, inégalités, délitement des solidarités sociales…
Pourtant, comme le disent depuis longtemps – dans l’indifférence générale – les économistes critiques, cette crise était inscrite dans les gènes du néolibéralisme : un régime de croissance capitaliste inégalitaire qui repose sur la consommation des riches et l’endettement de tous, n’est pas viable. D’autant moins que sa course folle le pousse à marchandiser les moindres recoins de la vie et de la planète, à dilapider les ressources non renouvelables et à accélérer sans retour le changement climatique.
Le financement de l’activité productive, la stabilité financière sont des biens publics qui, la preuve en est faite, ne peuvent être laissés entre les mains irresponsables d’actionnaires préoccupés de leurs seuls rendements, aidés par des « régulateurs » complices, tels MM. Greenspan, Bernanke ou Trichet. Pour éviter de réamorcer une nouvelle bulle, il faut repenser les finalités mêmes et les modes de gouvernement des entreprises, à commencer par les banques. Leur rôle est de financer l’économie, pas de construire des châteaux de cartes pour les investisseurs financiers. Sans même parler des faillites, le cours des actions des banques européennes est en train de tomber à un niveau où il devient possible pour les États d’acheter l’essentiel à bon compte. Il faut saisir cette occasion pour entreprendre de socialiser non pas les pertes mais le système bancaire lui-même. Socialiser, ce n’est pas nationaliser pour redresser et revendre, ce n’est pas non plus étatiser pour s’en remettre à une gestion technocratique : c’est mettre en place les outils qui permettront de financer des activités utiles socialement et écologiquement, choisies démocratiquement, créatrices d’emplois, de revenus, de cohésion sociale. La France, l’Europe, vont être touchées dans les mois et années à venir par une flambée du chômage. Il y a urgence à développer des investissements massifs, publics et privés, dans des programmes coordonnés d’innovation et de développement concernant les économies d’énergie (en particulier dans le bâtiment et les transports), les énergies renouvelables, l’agriculture paysanne et biologique, les services publics et de proximité…
Une socialisation du système bancaire au niveau national mais aussi – l’ampleur de la crise l’exige – européen, passerait par la création de sociétés coopératives d’intérêt collectif : en France existent les « SCIC », dans d’autres pays européens les « entreprises sociales », on pourrait créer un tel statut au niveau de l’Union. Au Conseil d’administration de ce type de banques, qui pourraient être créées au niveau régional, national et européen, les pouvoirs publics – régions, États nationaux ou Commission européenne – auraient la majorité des voix ; seraient aussi représentés, dotés de minorités de blocage, les salariés du système bancaire (via des représentants élus), les PME, les collectivités locales (pour tenir compte de la diversité territoriale) et la société civile, en particulier les syndicats, les usagers et les associations écologistes. Dans le cadre de politiques macroéconomiques durables, définies par les pouvoirs publics élus aux plans national et européen, ces coopératives bancaires pourraient pratiquer des taux d’intérêt modulés en fonction de l’utilité sociale et écologique des projets. Une Banque centrale européenne profondément réformée aurait pour tâche de surveiller ce système, d’en assurer l’équilibre de façon à prioriser l’emploi, la cohésion sociale, la préservation de l’environnement, tout en contenant les dérapages inflationnistes.
La privatisation du système bancaire a échoué, son étatisation pure et simple n’est pas souhaitable, surtout si elle se limite à socialiser les pertes. La création d’un pôle bancaire socialisé et démocratisé est seule de nature à réorienter l’économie européenne vers un sentier de développement durable. Dans une période où les dogmes d’hier, qu’on avait voulu graver dans le marbre des traités européens, sont foulés aux pieds par leurs zélotes mêmes, les citoyens sont fondés à exiger que la démocratie prenne les commandes de l’économie.
Thomas Coutrot, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac France
En complément :
Nous proposons ce périmètre minimum pour un pôle public bancaire
Nous sommes pour la constitution d’un pôle financier public qui apportera une contribution majeure au financement et à la réorientation du crédit vers les activités socialement utiles.
Il devra être au minimum constitué de la Banque de France, de la Caisse des dépôts et consignations, du Groupe Caisses d’épargne, du Crédit foncier, de la Banque postale, d’OSEO (financement des PME), d’UBI-France (aide aux entreprises sur les marchés étrangers), de la COFACE (Assurances crédit et investissement domestiques et internationales, gestion de créances, prospection et information commerciale), de la CNP (qui devra redevenir le service public « témoin » du marché de l’assurance de personnes) et de l’AFD (l’Agence française de développement (AFD) est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres.
Sa mission : participer au financement du développement.).
Ce pôle financier public sera chargé, sous contrôle du parlement, de préciser les missions et de définir la convergence des stratégies des établissements qui le composent. Il doit assurer le développement de grandes missions de service public, notamment :
– une politique du crédit pour sécuriser et promouvoir l’emploi et la formation ;
– la sécurisation des relations des usagers avec les établissements de crédit et la lutte contre l’exclusion bancaire ;
– la sécurisation et la centralisation de l’épargne populaire ;
– Les politiques de prévoyance ;
– le financement de la dette publique ;
– le financement d’investissements d’intérêt général.
Puisque la seule Caisse des dépôts et consignations centralise 200 milliards d’épargne réglementée (livret A et autre), il ne saurait être question, contrairement à ce qui vient de se mettre en place, de remettre en cause les mécanismes de collecte et de gestion de cette épargne populaire au profit des banques privées.
Guy Dutron et la Coordination Gauche Alternative du Hainaut
7 janvier 2008
Après une année 2008 de crise économique et financière Bilan et perspectives bonne année de crise aggravée en 2009
janvier 1, 2009 at 10:25 | In Caisse des dépots, Economie, Environnement OGM, Politique | Leave a CommentTags: Après une année 2008 de crise économique et financière Bilan et perspectives bonne année de crise aggravée en 2009
Après une année 2008 de crise économique et financière Bilan et perspectives bonne année de crise aggravée en 2009
Cet article a pour objet de faire un rapide bilan de l’année 2008 écoulée et de voir les perspectives qui s’offrent à nous pour 2009. Forcément, on ne traite pas ces questions en quelques lignes, cela donne un article un peu volumineux dont nous excusons par avance auprès de nos lecteurs.
Le bilan de 2008 :
AU PLAN BOURSIER L’ANNUS HORRIBILIS !
L’indice CAC 40 de la Bourse de Paris a clos la pire année de son histoire : -42,68%. La perte annuelle est la plus forte jamais enregistré par l’indice depuis sa création en juin 1988. La précédente baisse annuelle record remonte à 2002 (-33,8%). Un recul presque aussi fort que l’indice Eurostoxx des 50 principales valeurs de la zone euro (-44,28%). Francfort, qui a fermé ses portes mardi, a accusé une perte annuelle record de 40,4% de même que Londres (-31,5%).
Avec une perte de 53,7 % sur l’ensemble de l’année, soit 97,69 milliards d’euros partis en fumée, l’année 2008 se révèle être la pire année jamais observée pour le Bel20, l’indice-vedette de la Bourse de Bruxelles. L’action Fortis a perdu près de 95 % de sa valeur en un an.
Aux Etats-Unis, La Bourse de New York s’est effondrée en 2008, l’indice Dow Jones lâchant 34% sur l’ensemble de l’année et réalisant sa pire performance depuis 1931, même si la dernière séance a été gratifiée mercredi d’une hausse des indices.
L’indice RTS de la Bourse de Moscou a dégringolé de 72,4% en 2008. Il ne s’agit pas en 2008 de la pire performance annuelle de l’indice russe, qui avait déjà plongé de 85% lors de la crise financière de 1998, marquée notamment par une dévaluation du rouble.
En dépit d’un léger rebond ces derniers jours, la tendance générale pour 2008 en Asie est des plus moroses, avec une chute annuelle de près des deux-tiers (-65,5%) pour la Bourse de Shanghai, soit la plus forte baisse de ses 18 ans d’histoire.
Les principales places financières d’Amérique latine ont toutes lourdement chuté depuis l’éclatement de la crise en septembre. La Bourse mexicaine des valeurs a perdu 24,1% au cours de l’année, alors que l’indice Merval de la bourse argentine a dégringolé de 49,9%.
Le seul point positif de cette sinistre année boursière et financière c’est que la gigantesque bulle financière née de la globalisation financière qui accompagnait la Mondialisation a perdu à peu près 50 % de sa masse ; c’est toujours ça de pris !!
AU PLAN ÉCONOMIQUE EN AVANT VERS LA RÉCESSION !!!
Au Japon : La production industrielle s’est effondrée de 8,1 % en novembre par rapport à octobre, a annoncé vendredi 26 décembre le gouvernement. Il s’agit de la plus sévère chute de la production depuis que les statistiques à ce sujet ont commencé à être publiées, en 1953.
Une forte dégradation de la production industrielle était largement attendue, après l’annonce lundi de la plus sévère contraction des exportations de l’histoire économique du Japon (-26,7 % en novembre sur un an). Mais les économistes ne prédisaient en moyenne pour novembre qu’une baisse de la production de 6,7 % et le gouvernement, encore plus optimiste, de seulement 6,4 %. Sur un an, la production japonaise s’affiche en repli de 16,2 %, a précisé le ministère de l’économie. Toujours en novembre, les livraisons de produits industriels ont chuté de 8,4 % par rapport à octobre, et les stocks ont augmenté de 0,7 %.
En Chine : Plus les semaines passent, plus le gouvernement chinois admet que l’impact de la crise financière mondiale va être dur : il y a quelques semaines, le premier ministre Wen Jiabao l’avait reconnu, affirmant que les prévisions initiales étaient trop optimistes.
Mercredi 24 décembre, le patron de la puissante Commission nationale pour la réforme et le développement, Zhang Ping a prévenu que la crise était en train de s’étendre des zones côtières industrialisées et exportatrices aux régions intérieures. Il a ajouté que, désormais, les grandes entreprises étaient aussi touchées après le choc subi par les PME, notamment au coeur du “miracle” économique chinois, la province de Canton.
Vendredi, c’était au tour du président de la Commission de supervision économique, Li Rongrong, d’appeler les entreprises d’Etat à veiller à maintenir la “stabilité de leurs effectifs” en une période de hausse du chômage. Les bénéfices des industries chinoises ont plongé durant les onze premiers mois de l’année, surtout ceux du secteur public qui ont chuté de 14,5 %, selon les médias officiels. “L’impact de la crise financière sur notre économie ne doit pas être sous-estimé, la situation en 2009 sera grave et les difficultés nombreuses.
En Europe : les mauvaise nouvelles tombent les unes après les autres :
Entre 600 000 et 1 million de chômeurs de plus prévus en 2009 en Allemagne,
La carte de France ressemble de plus en plus à une carte des plans sociaux et les premiers chiffres montrent une hausse du Chômage qui n’est hélas pas prête de s’arrêter.
Voici, ci-dessous un lien vers cette carte de France du malheur publiée par Médiapart : on espère que le lien fonctionnera car c’est impressionnant !!
Partout ailleurs, c’est pareil la seule question qui se pose n’est plus de savoir si le monde va connaître une récession généralisée en 2009, ceci est sûr !
La question est de savoir si nous connaîtrons une récession ou une « grande dépression » et malheureusement, tout concourt à envisager cette seconde solution comme possible.
Ceux qui bavardent devant les caméras ou dans les gazettes sur la reprise en 2010 ou, pourquoi pas au second semestre de 2009 sont soit des incompétents soit, comme notre Lagarde Nationale des adeptes de la méthode Coué !
ET L’EURO DANS TOUT CECI ???
CURIEUSEMENT, PERSONNE N’EN PARLE !!
Notre monnaie unique fête pourtant aujourd’hui son dixième anniversaire.
Notre devise a été introduite le 1erjanvier 1999 à zéro heure, quand les monnaies nationales des pays participants, alors au nombre de 11, cessèrent d’exister à part entière et devinrent de simples subdivisions de la monnaie européenne.
Les billets et les pièces des monnaies nationales ont continué à être utilisés dans leurs pays respectifs, jusqu’à l’introduction des nouveaux billets et pièces le 1er janvier 2002.
Malgré toutes les critiques que nous faisons sur Maastricht et que personne n’ignore, on peut se demander se qu’il se serait passé si l’Euro n’avait pas existé.
Au lieu des interventions massives des banques centrales – dont la BCE – que nous avons connues et qui ont eu le mérite d’éviter un véritable « Crédit Crunch », s’il n’y avait pas eu l’Euro, n’aurions nous pas connu ses « dévaluations compétitives » qui furent la plaie des années 30 dont la situation peut se comparer à bien des égards à la situation actuelle.
Nous avons d’ailleurs un signe évident de ce risque, c’est la situation de la Grande Bretagne.
La Grande Bretagne n’est pas dans la Zone Euro : à la création de l’Euro, le 1 –1 – 1999, il fallait 1,40 € pour acheter une livre sterling ; dans un premier temps, la monnaie britannique n’a cessé de se réévaluer, atteignant 1,73 euro en octobre 2000. La question était à l’époque : à quand la livre à 2 euros ? Aujourd’hui les deux monnaies sont à parité !
Cela signifie que Gordon Brown laisse filer sa monnaie ! La livre a perdu 13 % de sa valeur par rapport à l’euro depuis le 1er décembre et 25 % au cours de l’année 2008. Elle cotait, mardi 30 décembre dans la matinée, 1,0313 euro, après être tombée lundi soir jusqu’à 1,0198 euro.
Si on est gentil, on peut dire qu’il ne s’agit peut-être pas d’une politique totalement délibérée. Gordon Brown a dit que « le cours du sterling n’était pas son affaire ».
Les marchés se détournent de la livre pour deux raisons. Tout d’abord, la politique de baisse des taux d’intérêt de la Banque d’Angleterre, plus brutale que celle de la Banque centrale européenne, devrait se poursuivre l’an prochain. Ensuite, l’état de l’économie britannique est plus grave encore que celui de la zone euro.
Les dernières données confirment la détérioration de la situation économique. Le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni s’est contracté de 0,6 % lors du troisième trimestre, selon le Bureau national de la statistique. Pour la City, le déclin que l’on devrait observer au quatrième trimestre 2008 puis au premier trimestre 2009 devrait être bien pire.
C’est donc dans l’indifférence générale que la Slovaquie devient aujourd’hui le 16éme pays de la Zone Euro ; la vedette c’est la Tchéquie qui prend la présidence de l’Europe.
La vérité, au plan économique, c’est que les pays développés sont, soit en recul pour les économies émergentes, soit en récession profonde pour les vieux pays développés.
Les perspectives ne sont guère réjouissantes pour une raison très simple : malgré les plans de ceci ou de cela, les plans de « relance » à moitié poudre aux yeux comme le nôtre, une chose manque pour que les choses changent : LA CONFIANCE !!
Alors que faire ?
Sur ce point, notre camarade Dominique Taddei qui produit toujours analyses et propositions depuis sa Corse natale (merci Domi !) a publié en Novembre un texte important dont nous allons publier des extraits ci-dessous.
Ce texte s’intitule : « Pour une relance altermondialiste , sociale et écologique à tous les niveaux ». Le texte complet est disponible sur simple demande par mail à g.dutron@yahoo.fr.
Que dit Dominique ?
« Nous sommes en 1933
La question essentielle n’est pas celle de la récession, phénomène cyclique transitoire. C’est celle de la dépression et de la déflation. Autrement dit, personne ne sait jusqu’où l’économie productive va chuter, mais surtout personne ne peut prétendre sérieusement qu’elle pourra redémarrer d’elle-même : dans les années 30, il fallut une seconde guerre mondiale ; au Japon, à partir de la crise financière de la fin des années 80, plus de dix ans et, encore la croissance n’est-elle timidement repartie, que parce que le reste de l’Asie et du monde connaissait une forte croissance. »
Déjà, sur ce constat, nous sommes d’accord !
Venons-en aux propositions :
Un plan de relance social et écologique
Pendant que s’ouvre, à partir de la première réunion du G20, la nécessaire négociation pour un nouveau système économique et financier, la première urgence est la relance de la demande, partout dans le monde. Il ne s’agit plus de sauver seulement les banques, mais l’ensemble de l’activité économique. L’urgence est désormais admise et commence (depuis début novembre) à être mise en œuvre (USA, Chine, Allemagne, Russie, Royaume Uni, pays pétrolier)), mais elle pose trois questions essentielles :
- la première est celle que ces relances soient aussi coopératives que possible. A tout le moins, elles doivent absolument éviter, à la différence des années 30, de chercher à repasser le mistigri de la crise au reste du monde. Il est légitime de vouloir protéger les producteurs nationaux, quand ils produisent pour le marché intérieur (en raisonnant à l’échelle continentale), mais il est inadmissible de continuer à les subventionner quand ils exportent et tentent de prendre des parts de marché à leurs concurrents. Ceci signifie le caractère prioritaire d’un système mondial multipolaire, où l’OMC et le FMI, réformés et soumis à la charte des Nations Unies interdiraient, pour la première, toute forme d’aide aux exportations et, pour le second, toute manipulation de changes, par une intervention conjointe avec les pays dont la monnaie se réévalue.
- La deuxième question, est celle de la nature de ces politiques de relance. C’est ici que les choix politiques font toute la différence ; la droite préférera les dépenses militaires et sécuritaires. Or, cette relance ne pourra trouver la base citoyenne nécessaire pour rétablir la confiance sans laquelle les dépenses privées ne repartiront pas, que si elles correspondent aux aspirations du plus grand nombre, c’est-à-dire que si elles répondent aux urgences sociales et écologiques incontestables. Ceci peut revêtir un caractère différent suivant les continents et les pays – en France, il faudrait commencer par le relèvement des minima sociaux (pour la même somme, ce sont par nécessité leurs prestataires qui dépensent le plus et le plus vite) ; la construction de logements sociaux et des mesures drastiques d’économies d’énergie, qui anticipe sur l’après Kyoto ; les dépenses de santé, d’éducation et de recherche -, à la condition qu’ils agissent de manière complémentaire.
Le financement d’une relance de la demande mondiale
- La troisième question est celle de son financement. Pour atteindre sa pleine efficacité, il doit être à la fois budgétaire et monétaire.
Sur le plan budgétaire, la suppression de tous les allègements et exonérations consentis depuis 10 ans aux 5% les plus aisés de la population doit être immédiat : 5% est évidemment un pourcentage arbitraire, mais qui a été validé, après un grand débat démocratique, par la majorité de la population dans le plus puissant pays du monde. Le retour à une fiscalité rigoureuse (excluant toute forme de « niche », qu’il faut laisser aux chiens) en faveur de l’impôt progressif et de droits de succession, réduisant dans le même temps les cotisations salariales et les plus injustes des impôts locaux, doit compléter ce retour à un système authentiquement redistributif.
Ceci suppose notamment qu’en Europe, on commence par constater honnêtement que, compte tenu des circonstances évidemment exceptionnelles d’ailleurs prévues par le texte, le pacte de stabilité est caduc : on pourra d’ailleurs négocier un nouveau Pacte de coopération économique et social (PACES), soumis à la délibération de l’ensemble des citoyens, comme le demande le collectif des associations du GH, puis à l’approbation de l’ensemble des électeurs européens, lors du renouvellement du Parlement.
Sur le plan monétaire, la question est très simple pour l’ensemble des pays qui ont accumulé des masses d’exo-dollars. Elle l’est tout autant pour les USA, qui profitant, au moins encore pour un temps, du privilège de monnaie de référence du dollar, vont se permettre un déficit d’au moins 8% de leur budget et se dirigent vers un taux d’endettement de 100%.
A la vérité, la question ne se pose que pour l’Europe et l’ensemble des pays hors G 20. Pour la première, un plan massif d’emprunts de la Banque Européenne d’Investissement, libellé en euros, doit venir financer l’ensemble des pays les moins avancés de la zone, les autres pays, dont la France, par le truchement de la Caisse des Dépôts, empruntant pour leur propre compte. Pour l’ensemble des autres pays du monde, avec leurs gigantesques besoins dans les domaines alimentaires, sanitaires, écologiques, d’infrastructures, d’éducation, etc., la création des moyens de financement ne peut être mise en œuvre que par un FMI, complètement transformé.
En fait, l’instrument existe – les droits de tirage spéciaux, inventés au tournant des années 70 pour faire face aux besoins de l’administration Nixon – et il peut être mis en œuvre du jour au lendemain par simple décision du conseil d’administration, comme l’avait proposé le prix Nobel J. Stieglitz au lendemain du 11 septembre. Ces DTS devraient être mis à la disposition des banques régionales de développement, avec la participation active, aux côtés des gouvernements nationaux de l’ensemble des sociétés civiles et des ONG concernés, afin de minimiser les risques de mal gouvernance et de corruption.
On objectera que tout cela est terriblement inflationniste. La double réplique va pourtant de soi : premièrement, si nous sommes en 1933, du fait des politiques néolibérales et monétaristes, l’inflation potentielle est moins grave que la déflation effective ; deuxièmement, l’effet de relance doit être transitoire : dès lors que l’économie réelle commencera à se rapprocher de son potentiel de production, le mix de politique budgétaire et monétaire devra être plus équilibré, et il suffira alors que la masse salariale revienne à son pourcentage des années 70 et qu’ensuite le pouvoir d’achat des salaires progresse au rythme des gains de productivité. Bien entendu, le nouveau système économique et financier mis en place, en réponse à cette grande crise de l’impérialisme, doit être pérenne au plan mondial.
En réalité, plus qu’une question théorique ou technique, c’est la question géopolitique de la composition du FMI, qui est désormais prioritaire. La première réunion du G20 a admis cette nécessité. Il faut aller désormais plus loin, en intégrant l’ensemble des institutions économique mondiales (FMI, Banque Mondiale, OMC, BRI, OCDE,…) dans le système des Nations Unies, lui-même rénové, et le respect scrupuleux de sa charte.
Voici donc des propositions cohérentes que nous ne pouvons que partager et soutenir, en premier lieu en les intégrant sur notre blog mais aussi, en interrogeant tous ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir.
C’est le vœu que nous formons pour 2009.
Une année de crise, certes, mais dont il pourrait sortir un mieux être pour l’Humanité.
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
Premier janvier 2009
Avec la vente de 34000 logement d’ICADE et le projet de scission de Dexia la Caisse des Dépôts toujours aux ordres vend les bijoux de famille.
décembre 26, 2008 at 9:30 | In Belgique, Caisse des dépots, Economie, Politique | 4 CommentsTags: Avec la vente de 34000 logement d’ICADE et le projet de scission de Dexia la Caisse des Dépôts toujours aux ordres vend les bijoux de famille.
Avec la vente de 34000 logement d’ICADE et le projet de scission de Dexia la Caisse des Dépôts toujours aux ordres vend les bijoux de famille.
Deux nouvelles, apparemment sans lien entre-elles ont été publiées ces derniers jours dans la presse spécialisée : décryptage.
L’affaire ICADE : 
Le 11 décembre, le conseil d’administration de cette société foncière a donné mandat à son PDG, Serge Grzybowski, de céder la totalité de son “pôle logement” – soit 34 000 habitations – à “un ou plusieurs investisseurs, notamment sociaux”. Cette opération porte sur près de 40 % du patrimoine d’Icade qui reste l’un des rares investisseurs institutionnels à détenir de l’immobilier résidentiel.
On appréciera le « notamment sociaux » surtout quand on lit, par ailleurs, que « le montant que pourrait atteindre une telle vente n’a pas été précisé, mais le groupe envisagerait de se baser sur des valeurs d’expertise. » in « La Tribune.fr » du 15/12/2008
http://www.latribune.fr/entreprises/industrie/biens-dequipement-btp-immobilier/20081215trib000321963/icade-toujours-recherche-en-vue-de-la-cession-de-son-pole-logement-.html
Première question : Ces « valeurs d’expertise » correspondront elles à ce que peuvent payer des bailleurs sociaux ?? Dans le cas contraire, qui achètera ?
Deuxième question : Quand bien même des bailleurs sociaux se porteraient acquéreurs, nous nous trouverions devant un magnifique « effet d’annonce ». En effet, on nous annoncera alors que le parc de logements sociaux de la petite couronne c’est accru de 34.000 logements alors que pas un seul n’aura été construit puisqu’il s’agira d’un simple transfert de propriété !!
Plusieurs élus de la région parisienne ne s’y sont d’ailleurs pas trompés et ont adressé un lettre à Christine Boutin. Il s’agit de Marie-Hélène Amiable, François Asensi, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Marie-George Buffet, Jacqueline Fraysse, Pierre Gosnat et Roland Muzeau.
“Les signataires dénoncent l’ambition purement spéculative de cette opération qui aggraverait, en outre, la gestion déjà aléatoire de ces logements construits après guerre avec des fonds publics”, indique leur communiqué.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit et ces camarades communistes, tous élus de la petite couronne où se trouvent ces logements, ont raison : pourquoi ?
- Cette vente, si elle se réalise, sera une bonne nouvelle pour les actionnaires d’Icade, qui vont percevoir au moins 50 % de la plus-value dégagée, sous forme de dividendes, en vertu du statut des Sociétés d’investissement immobilier cotée (SIIC), adopté par Icade depuis le 1er janvier 2007.
- Qu’est-ce qu’une SIIC ? SIIC signifie « Société d’Investissement Immobilier Cotée ». Il s’agit avant tout d’une société foncière qui doit son nom à son régime fiscal particulier, inspiré des Reits américains tout comme de leurs homologues belges,( les Sicafi), ou néerlandaises, les FBI).
- La SIIC est dotée d’une fiscalité particulière. Le régime SIIC a été instauré par l’article 11 de la loi de finances n° 2002-1575 du 30 décembre 2002. Il est entré en vigueur le 1er janvier 2003 et a été complété depuis par trois nouveaux dispositifs : SIIC 2, SIIC 3 et SIIC 4. Ce régime a pour effet de déplacer l’imposition des revenus immobiliers de la SIIC, issus tant de la location que de la vente des immeubles, au niveau de l’actionnaire. En contrepartie, la société est tenue de distribuer aux actionnaires une part importante de ses bénéfices.
- Une distribution de dividendes plus généreuse. En contrepartie de leur statut fiscal favorable, les SIIC ont l’obligation de distribuer 85 % des bénéfices exonérés provenant des opérations de location des immeubles et 50 % des bénéfices exonérés provenant de la cession des immeubles. La distribution doit intervenir l’année suivant leur réalisation pour les profits tirés de la location et, pour les plus-values, avant la fin du deuxième exercice qui suit leur réalisation.
On voit bien, donc, qui va s’en mettre plein les poches ! Les actionnaires au premier rang desquels la Caisse des dépôts actionnaire à hauteur de 64,7 % selon les chiffres publiés au 31 – 12 – 2006

Source : site internet de la CDC – Icade
L’affaire du projet de scission de DEXIA : 
Voici que la presse, décidément déchaînée, nous apprend qu’un projet de scission de Dexia est à l’étude.
Or, d’une certaine manière, Dexia aussi, c’est la CDC qui en est le plus gros actionnaire avec 17,6 % et qui, si on ajoute les 3 % détenus par sa principale filiale CNP Assurances, détient en fait 20,7 %

De cette affaire aussi nous vous avons déjà parlé dans l’article ci-dessous :
En pleine crise financière petits arrangements entre amis Sarkosy Yves Leterme Caisse des dépôts Dexia aux frais de la princesse Marianne !!
octobre 18, 2008 at 1:25 | In Economie, Politique | | Edit this post
Tags: En pleine crise financière petits arrangements entre a
- Scinder Dexia pourquoi faire ?
- Les Echos et la Libre Belgique nous livrent l’explication : « le Crédit Local de France, qui pourrait être apporté à La Banque Postale. L’établissement public a dû remettre au pot 2 milliards d’euros fin septembre, au moment du sauvetage de Dexia, et souhaiterait trouver une solution rapidement. » ….« Le CLF se refinance intégralement sur les marchés, et non en puisant dans les dépôts de l’activité de banque de détail en Belgique. Sa situation est donc très tendue actuellement. Au point que le sujet du « funding » du CLF a motivé un abaissement de la note des différentes entités du groupe par l’agence Standard & Poor’s la semaine dernière. » ….« Afin d’assurer son financement, l’un des scénarios qui circulent consisterait à adosser le CLF à La Banque Postale, la seule banque disposant d’une grosse base de dépôts (92 milliards d’euros), qui n’est utilisée que très marginalement pour financer des activités de crédit. La Banque Postale souhaite en outre depuis des années étoffer son offre dans le crédit. Elle va bientôt commercialiser du crédit à la consommation, et cherche à acquérir la Banque Palatine, spécialisée dans le financement des PME, que l’Ecureuil pourrait mettre en vente. Acquérir le CLF lui permettrait d’être présente sur le marché du financement des collectivités locales ».
- Va pour cette explication technique …
Mais plus généralement et plus politiquement, force est de constater que la Caisse des dépôts vend les bijoux de famille !
Encore une fois, pourquoi ?
Parce que l’hyper Président qui décide de tout n’arrête pas de mettre la CDC à toutes les sauces qui ne laissent pas d’inquiéter la CDC – Urbi et Orbi puisque nous sommes en période de Noël !!
Nous faisions récemment état de ces questions avec notre article (très lu d’ailleurs, merci les lecteurs) :
Il a mal aux reins TINTIN grandeur et misères d’un directeur général de la Caisse des Dépôts
décembre 12, 2008 at 4:34 | In Economie, Politique | | Edit this post
Mise à toutes les sauces et soumise à des demandes quotidiennes, la Caisse des Dépôts est obligée de « réaliser » autant qu’elle le peut de ses ressources.
C’est dans ce contexte aussi qu’il faut analyser ces opérations :
- comme on lui demande de financer la privatisation de la Poste avec ses fonds, la Caisse pourra toujours faire valoir ses apports à la Banque Postale par ex-CLF interposé.
- comme, dans le contexte de crise financière, il n’est pas exclu que la Caisse soit dans le rouge pour la première fois de son histoire ou , qu’en tous cas, ses résultats 2008 fussent calamiteux, on se laisse aller à un peu de spéculation immobilière avec des biens immobiliers acquis ou construits avec fonds publics. Un racket légal en quelque sorte !!
Nous sommes loin, ici, des missions de la Caisse des Dépôts et, notamment, de sa mission historique d’intérêt général …
Très loin !!
Voir, sur le scandale ICADE, cet article qui actualise la question
http://www.lesmotsontunsens.com/scandale-icade-35000-logements-sociaux-3-milliards-euros-4732
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
26 – 12 – 2008
Il a mal aux reins TINTIN grandeur et misères d’un directeur général de la Caisse des Dépôts
décembre 12, 2008 at 4:34 | In Caisse des dépots, Economie, Politique | Leave a Comment
Il a mal aux reins TINTIN grandeur et misères
d’un directeur général de la Caisse des Dépôts

Si nous avons choisi comme titre de cet article un vieux titre d’une chanson de Fréhel, c’est par contraste entre cette pauvresse de mauvaise vie que fut la géniale Fréhel et le directeur général de la CDC, hobereau du Perche et catholique pur jus !
Augustin (dit TINTIN) de Romanet de Beaune serait un bon petit soldat aux dires de ses amis.

Depuis septembre, chaque fois que Nicolas Sarkozy a froncé le sourcil, il a obtempéré ! Sans compter d’ailleurs.
Faut-il recapitaliser Dexia ? Il crache 2 milliards et en avance un pour le compte de l’Etat fauché.
Une lichette de liquidités pour les banques ? 16 milliards comme qui rigole !!
Une poire pour la soif des PME ? 2 milliards.
Les collectivités territoriales ? 5 milliards.
La création du fonds stratégique d’investissement autrement appelé « fonds souverain à la française » ? Sans moufter, le Tintin accepte d’y apporter l’ensemble de ses participations dans les entreprises du CAC 40 (7 milliards d’euros d’actifs) et 3 milliards cash.
Mais, il n’y a pas que le pognon !! Sur les hommes (et les femmes) aussi, Romanet s’est écrasé.
Lorsqu’il fut d’actualité de désigner un nouveau patron pour Dexia, il a dit oui au candidat de l’Elysée, Pierre Mariani, ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au Budget (1993-1995) qui, précédemment, lorgnait sur sa place à la CDC : pas rancunier pour deux sous, TINTIN !
Même chose pour le fonds stratégique d’investissement. L’Elysée a choisi comme conseillers Patricia Barbizet et Jean-François Dehecq. Augustin de Romanet a validé la bouche en cœur. Quant à la création du fonds, pas d’ambiguïté non plus : « Personne ne nous a forcé la main pour créer ce fonds. C’est dans la ligne de ce que nous faisons depuis 2007. » Bref, Tintin est un bon petit soldat, pas rebelle ni mauvais esprit pour un sou. Ce n’est plus le hobereau calotin de Bellême, c’est le fidèle bedeau !!
Seulement voilà… Malgré ces innombrables signes de bonne volonté (certains diraient de servitude) cela fait des lustres que la rumeur place le patron de la Caisse des dépôts dans le collimateur de Nicolas Sarkozy. Cela fait des semaines que chacune des déclarations de l’agité du Boulevard Saint Germain le concernant est décortiquée par le Tout-Paris médiatico-financier.
Tiens, il y a quelques jours, à Montrichard, dans le Loir-et-Cher : « Je demande à la Caisse d’être volontariste. Je ne vous demande pas de prendre des risques inconsidérés. Mais je souhaite que la Caisse soit dynamique. C’est la règle du jeu. » Dit l’oracle !!
Romanet sait que cette ambiguïté-ubiquité n’est pas tenable.
Son boulot à lui, c’est de gérer au mieux des intérêts de la nation quelques 200 milliards d’euros d’actifs.
Pas si simple, car la crise boursière pourrait provoquer cette année les premières pertes de la Caisse depuis sa création en 1816. Et pendant ce temps, l’Elysée, en la plaçant au cœur du dispositif anticrise, l’oblige à prendre tous les risques, ce pour quoi la CDC n’a été ni faite ni inventée…
Côté CV, TINTIN est pourtant irréprochable. La liste des ministres de droite que cet énarque a servis est impressionnante : Madelin, Arthuis, Lamassoure, Lambert à Bercy. Jean-Louis Borloo à la Cohésion sociale. Raffarin à Matignon puis Chirac à l’Elysée.
Et ce n’est pas tout !!
Les marchés financiers et leurs coups bas n’ont aucun secret pour lui. A deux reprises, il a quitté sur la pointe des pieds le service de l’Etat pour exercer ses talents dans le privé, justement dans le secteur financier, chez Oddo et au Crédit agricole.
Quant à sa mission, servir l’intérêt général, elle lui colle comme une tunique de Nessus, lui le catholique convaincu dont quatre frères et sœurs sont dans les ordres. Lui n’est qu’aux ordres !!
Enfin presque… Car, vu de l’Elysée, TINTIN porte une marque indélébile : il a été nommé par Jacques Chirac quelques semaines avant l’élection de Nicolas Sarkozy.
A moins d’une grosse connerie, il est protégé par les parlementaires, qui veillent théoriquement sur l’« indépendance » de la CDC. Il est donc inamovible jusqu’en 2012.
En clair, Sarko et TINTIN vivent depuis le printemps 2007 une cohabitation forcée et le président n’a jamais publiquement critiqué TINTIN.
Mais son entourage, ha, l’entourage !! A les écouter, dès l’élection de 2007, dans la foulée des règlements de comptes entre chiraquiens et sarkozystes, TINTIN aurait commis une série d’impardonnables crimes de lèse-majesté. A l’époque, deux fidèles bedeaux chiraquiens lorgnent vers la rue de Lille : Maurice Gourdault-Montagne et Frédéric Salat-Barroux.
Dans cette ambiance délétère de fin de règne qui plane alors sur l’Elysée, où tous les collaborateurs prennent un à un la tangente, la querelle des deux hommes prend des allures de psychodrame à Elysée corral ! Des coups à vous faire des courants d’air dans le saint des saints et à faire s’écrouler les tas de pièces jaunes de Bernie !!
C’est Thierry Breton, à Bercy, qui convainc Chirac de mettre fin à cette situation grandguignolesque. Il propose de nommer TINTIN.
Mais sa nomination a un prix pour TINTIN qui devra faire venir plusieurs proches de Chirac ou de Dominique de Villepin qui cherchent avec constance des points de chute.
Du coup, la vieille maison est marquée du sceau de l’infamie par l’entourage de Sarkozy comme repaire de rats chiraquiens.
C’est parfois même assez mesquin par exemple quand TINTIN trouve un job à une ancienne secrétaire personnelle de Jacques Chirac, ce qui ne relève tout de même pas du crime d’Etat quand on sait le nombre considérable des membres de cabinet des gouvernements de droite et de gauche qui depuis toujours ont trouvé asile à la CDC.
Qu’à cela ne tienne, pour l’entourage Elyséen, la « Vieille » a la vérole !!
Chacun y va de sa couche personnelle pour accabler TINTIN !
Tenez, au printemps dernier, lorsqu’il a reçoit la Légion d’honneur, seuls ceux qu’il avait servis dans le passé font le déplacement : Chirac, Madelin, François d’Aubert, Arthuis ou Alain Lambert. Ni Christine Lagarde ni François Fillon ne daigneront venir. Bercy, Matignon ou l’Elysée n’envoient que des sous fifres chez celui qui est pourtant à la tête de la plus puissante institution publique française.
Beaucoup se plaisent à y voir une marque de défiance du « château ».
Dans son immense bureau avec vue sur la Seine et le Louvre, à l’angle des quais et de la rue du Bac, le TINTIN se morfond mais cultive le stoïcisme: « Lorsque je suis arrivé ici, on m’a tiré dessus au bazooka. Beaucoup de gens dans Paris s’en sont donné à cœur joie. Des banquiers d’affaires, des “entourages”, comme on dit… Mais ces critiques ne me font maintenant plus ni chaud ni froid. »
Malgré son allure cardinalice à laquelle il ne manque que la pourpre, le TINTIN n’est pourtant pas serein. « Il porte physiquement le poids de la charge », confie l’un de ses amis. Ha ! les bons amis !!
Tu parles, Charles !! Entre les demandes incessantes d’un Zébulon élyséen hyperactif et les lenteurs inhérentes à sa boutique, TINTIN est sur la corde raide ! « Ce n’est pas une “maison” comme une autre. L’autre jour, alors que la création du fonds stratégique venait d’être annoncée, un cadre de haut niveau de la Caisse m’a dit droit dans les yeux : « “Je ne peux pas être partie prenante d’un tel projet.” » (cité dans la presse.
Il est vrai que la CDC, c’est un peu comme ces énormes porte containers nantis d’un équipage mondialisé que vomissent leur fioul sur tous les océans du globe : quand elle doit prendre un virage, la CDC doit s’y prendre plusieurs miles à l’avance !!
Enfin, last but not least, Ses amis l’appellent « gugus »
La CDC est aussi un terrain salement miné. Dans ce job éminemment politique, TINTIN doit jouer les contre-pouvoirs face à l’Etat, qui considère ni plus ni moins que la Caisse lui appartient.
Un crève-cœur pour TINTIN, qui, selon son entourage déteste les conflits. « C’est un tisserand de consensus », juge Alain Lambert, député UMP et membre de la commission de surveillance de la CDC. Il y a quelques années, Francis Mayer s’appuyait sur Chirac pour préserver les intérêts de la CDC face aux assauts de Francis Mer et de son directeur de cabinet d’alors, François Pérol. Les deux hommes voulaient mettre la main sur des plus-values exceptionnelles (4 milliards d’euros) que la CDC venait de réaliser pour les affecter aux caisses de l’Etat.
A l’époque, Chirac avait donné raison à Mayer. Mais la donne a changé… François Pérol est aujourd’hui à l’Elysée. Il est l’un des fantassins de Sarkozy contre la crise. Et, de surcroît, au sein de l’exécutif, les contre-pouvoirs ne sont pas légion tant la veulerie et le panurgisme y prospèrent …
Pour conjurer le mauvais sort et éviter que la Caisse ne soit plus qu’un outil docile au service de l’Elysée, TINTIN cherche comme il peut.
Ces derniers jours, Michel Bouvard, député UMP et président de la commission de surveillance de la CDC, est ainsi monté au créneau pour que CNP Assurances
(un demi-milliard d’euros de plus-values annuelles pour la Caisse) ne sorte pas de son giron. Il a aussi exigé d’avoir un reporting bimensuel des positions prises par le fonds stratégique d’investissement créé par l’Elysée, histoire de surveiller de près ses initiatives possiblement inspirées en direct de l’Elysée.
Romanet, « Gugus », manque maintenant sérieusement de cartes maîtresses pour naviguer dans ce marigot.
Ce ne sont pas ses calembours où il excelle pourtant qui peuvent l’aider à s’en tirer !! Alors, il se réfère à l’histoire, cite Tocqueville ou De Gaulle !!
En théorie, TINTIN il n’a pas d’épée de Damoclès au-dessus de la tête puisqu’il est « protégé » par le Parlement pour les quatre années à venir.
Mais, ce féru d’histoire sait que tout est fragile.
Il suffirait d’un faux pas, d’un tapis mal étalé où il se prendrait les pieds, d’un accident. Comme, par exemple, si la Caisse venait à afficher ses premières pertes depuis 1816, ce qui n’est pas une hypothèse d’école !!
Alors, comprenez le ! Un peu de charité chrétienne pour le « monsignore » de la rue de Lille , non de Dieu !!
Il en a plein le dos : IL A MAL AUX REINS TINTIN ! 
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
12 – 11 – 2008
Crise économique et financière et si Sarkozy vouait à ses appétits la mort de la Caisse des Dépôts
novembre 22, 2008 at 10:33 | In Caisse des dépots, Economie, Politique, sarkosy | Leave a CommentTags: Crise économique et financière et si Sarkozy vouait
Crise économique et financière et si Sarkozy vouait
à ses appétits la mort de la Caisse des Dépôts
Selon Le Monde.fr, Nicolas Sarkozy a dévoilé, jeudi 20 novembre, lors d’un déplacement à Montrichard (Loir-et-Cher), les détails du fonds souverain “à la française”, qu’il entend créer pour défendre les entreprises nationales.
Doté de 20 milliards d’euros – mais de seulement 6 milliards de liquidités immédiatement disponibles –, ce “fonds d’investissement stratégique d’intérêt national” est censé prendre des participations minoritaires dans de grandes entreprises du CAC 40, pour dissuader tout raid boursier hostile conduit par des investisseurs étrangers. Acquérir des participations un peu plus fortes dans des groupes moyens présentant un intérêt stratégique particulier. Ou investir dans les petites et moyennes entreprises (PME) à fort potentiel de croissance.
Voilà l’information brute !
Pour notre hyper président, cette annonce sonne comme un aveu ; un aveu d’impuissance mais, également, un aveu de son pouvoir de nuisance.
Un aveu d’impuissance :
Il y a peu encore, Augustin de Romanet de Beaune, D.G de la CDC, se faisait fort de rassembler 60 milliards d’€.
On frisait déjà le ridicule car, à notre connaissance, un Fonds Souverains, ce serait plutôt entre 150 et 600 Milliards que 60. Mais il fallait bien donner des gages à l’agité du Faubourg Saint Honoré !
Pour réaliser 60 « petits » milliards d’Euros, encore aurait-il fallu râler les fonds de tiroir. A l’époque, pour trouver 60 Mds d’€ , il fallait :
- trouver 20 Mds dans les fonds propres de la CDC,
- Kidnapper le fonds de réserve pour les retraites, d’une manière ou d’une autre, disons 33 Mds, en étant large et avant pertes américaines – voir ci-dessous –
- Vendre la participation de la CDC dans sa principale filiale : CNP assurances. Soyons larges, ça peut faire entre 7 et 9 Mds , plus ou moins selon les cours.
- 20 +33+8 = 61 Mds mais c’est un chiffre extrêmement optimiste. Tintin de Romanet, le hobereau de Bellême est donc un optimiste !
Cela faisait à peu près le compte
Aujourd’hui, la crise est passée par là : Le problème c’est qu’en très peu de temps, la manne a fondu.
- La CDC y a perdu sa culotte : Le résultat net semestriel de la Caisse des Dépôts a chuté de 57% en raison de la baisse des marchés boursiers.
La CDC a divisé par deux ses gains réalisés sur les portefeuilles d’actions par rapport à une période comparable
- S’agissant du FRR (fonds de réserve pour les retraites) celui-ci a « réalisé » de grosses pertes en laissant Lehmann Brothers placer la modique somme de 284 millions de $ sur le marché pourri du « non coté » américain !
- Sur les 680 millions d’euros qui lui ont été confiés, Lehmann en a investi 40 % dans de ces fonds dans le non-coté nord-américain.
http://www.lesechos.fr/info/finance/300293473-le-frr-met-lehman-brothers-sous-surveillance.htm
Nous ne noterons que pour le fun qu’on peut se demander ce qu’ont foutu dans cette affaire les syndicalistes présents dans le conseil de surveillance du FRR ; le pire, c’est que, parmi eux sévit un certain qui se pique d’économie ! Conservateur des hypothèques qu’il est devenu l’économiste !! Vous avez dit « intérêts des travailleurs » ??
- Côté CNP,
c’est pas terrible non plus ! La tempête boursière frappe indistinctement parfois.
L’action CNP assurances a perdu, depuis le premier janvier la bagatelle de 40 % ; certes, c’est à peu près comme le CAC 40 qui a plongé, à ce jour, de 5750,92 au 11_12_2007 à 2881,26 points ce soir à la clôture de Paris (source Les Echos - CNP ASSURANCES
Paris, vendredi 21 novembre 2008 – 17h35 – Bourse de Paris – Action – [CNP] – [FR0000120222]
Il n’en reste pas mois qu’avec une décote de près de 30%, ce n’est pas le moment de vendre et ce d’autant que la CNP est entrain de racheter les secteur assurances de Natixis ; laquelle Natixis s’est écroulée de 82,72 % ; avec une action tombée à 1,34 € on peut même se demander si, boursièrement parlant, Natixis existe encore ! Il y a un an, son action valait encore 10€ ; le 10 – 12 – 2007 !
C’est d’autant moins le moment de vendre que CNP assurances, bien obéissante, ma foi, négocie toujours avec Guillaume Sarkosy (le frère de l’autre) , la création d’une filiale commune avec son groupe Médéric pour réaliser de juteux profits dans le domaine des retraites privées !
Comment, dès lors, satisfaire le petit frère en mécontentant le grand ! Vogue la galère, on continue !
Mais toutes ces infos ne sont pas les seules à inquiéter ; car, en ces temps de disette, on met la CDC à toutes les sauces ; on lui fait cracher 2 Mds d’€ pour Dexia et, comme cela ne suffit pas, on lui demande « d’avancer » le milliard de l’Etat dans la dèche.
Voir sur ce point :
octobre 18, 2008 at 1:25 | In Economie, Politique | | Edit this post
Tags: En pleine crise financière petits arrangements entre a
Voici donc, pour clore le mauvais feuilleton du fonds Souverain « à la française » quelques ordres de grandeur de fonds souverains dans le monde :
- Abu Dhabi : 625 Mds de $ ; le plus gros à notre connaissance
- Koweït : 215 Mds de $
- Russie : entre 150 et 200 Mds de $
- Chine : China Investment Corp a récemment vu le jour, doté de 200 milliards de dollars ; une somme qui pourrait croître rapidement, car le montant total des réserves chinoises est astronomique (1.400 milliards de dollars).
- Au total, on estime que les fonds souverains détiennent aujourd’hui 2.200 milliards de dollars, une somme à peu près égale au PIB français.
- Notons encore que la technique des fonds souverains consiste à emprunter aux banques 3 pour 1 ou 4 pour un. Grace à ce multiplicateur, on voit bien que, plus le fonds est gros, plus son « pouvoir d’achat » et de nuisance est immense !
Au total, on voit bien la raison de l’appellation de notre danseuse Elyséenne qui, avec 20 Mds dont seulement 6 de cash (Tintin avait donc bien été optimiste) méritera bien son nom : « à la Française » !
Trente ans après la mort de Brel, nous y revenons « à la française » : « Faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou » !!
Mais ce n’est pas tout , toute cette affaire sonne aussi comme un aveu du pouvoir de nuisance de notre monocrate au pouvoir.
Voir sur ce point “Sarkosy le monocrate” par Dominique Taddei:
Sarkosy le monocrate
octobre 8, 2007 at 10:19 | In sarkosy | | Edit this post
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Nous reprendrons ici, (en italique bleue ou rouge pour les parties les plus importantes) les termes d’un excellent article paru sur le journal électronique Mediapart intitulé “La Caisse des Dépôts menacée de démantèlement » dont nous partageons à la fois les analyses et les conclusions :
« Quand Nicolas Sarkozy a annoncé le 23 octobre dernier lors d’un déplacement à Annecy (Haute-Savoie), la création d’un fonds stratégique d’intervention, pour défendre les entreprises françaises sensibles, l’annonce a été plutôt bien accueillie. Dans la panoplie des mesures concoctées par l’Elysée, semaine après semaine, pour limiter les effets de la crise financière ou contenir les turbulences folles du capitalisme, cette disposition est sûrement l’une de celles qui a été le mieux reçue. »…. « De fait, l’idée d’un tel fonds a, dans un premier temps, fait l’unanimité pour des raisons évidentes. Plus ouvert que d’autres – avec un taux de détention par les investisseurs étrangers du capital des grandes entreprises françaises du CAC 40 qui atteint près de 46% –, le capitalisme français est par voie de conséquence l’un des plus instables; l’un de ceux qui sont le plus soumis aux diktats des grands fonds, notamment anglo-saxons »….
Un peu seul, l’ancien directeur général de la CDC, Francis Mayer – aujourd’hui décédé –, avait certes joué les éclaireurs, faisant en sorte que son établissement quitte son ancienne politique de neutralité, et devienne un investisseur plus actif de la place de Paris. Mais à l’époque, il n’avait guère été épaulé par la puissance publique. Dans un passé pas très lointain, de grands groupes français, tel Pechiney, avait pu ainsi être croqué par un investisseur étranger, sans que le gouvernement ne s’en inquiète. En clair, des grands fonds souverains ont vu le jour aux quatre coins du monde, et ont commencé à faire leurs emplettes à la bourse de Paris; mais la France, elle, s’est longtemps interdit d’imiter cet exemple et même d’organiser un système de défense, pour assurer un meilleur enracinement français ou européen des grands groupes.
·Dérives napoléoniennes
Quand il a annoncé la création de ce fonds stratégique d’intervention, c’est donc avec cette ancienne politique que Nicolas Sarkozy a fait mine de rompre. Le cheminement semblait donc tout tracé: il semblait couler de source que, confortant les choix stratégiques faits par l’ancien patron de la CDC, Francis Mayer, le gouvernement allait apporter des moyens complémentaires à la Caisse, de sorte que celle-ci se transforme en un véritable fonds souverain ou stratégique – peu importe l’appellation – , ou abrite une structure de ce type, pour aider un jour une industrie, interdire le lendemain un projet d’OPA agressive, stimuler le surlendemain des projets technologiques majeurs. Et ces moyens complémentaires, chacun devinait ce qu’ils pouvaient être: détenues par l’Agence de participations de l’Etat (APE), c’est-à-dire directement par l’Etat, des participations pouvaient venir en apport, pour compléter les moyens propres de la CDC, qui est le principal investisseur de long terme de la Place de Paris ».
« Mais en fait, ce n’est pas le schéma qui se dessine, et dont ont eu connaissance plusieurs députés et sénateurs de la majorité, ainsi que les responsables syndicaux de la CDC. Le projet à l’étude viserait non pas à renforcer les moyens de la CDC, mais au contraire à l’appauvrir. Ce projet qui a été sommairement présenté le 12 novembre au conseil de surveillance de la Caisse, et dont Nicolas Sarkozy devrait dévoiler les détails le 20 novembre, viserait en effet à créer un fonds soit à l’extérieur de la Caisse, soit dans le cadre d’une structure très clairement filialisée.
On mesure là le premier danger. Alors que la CDC est une institution qui joue un rôle singulier dans la démocratie du fait de son statut de relative indépendance, placée qu’elle est sous la protection du Parlement, le Fonds pourrait échapper concrètement à son contrôle effectif et serait placé sous la tutelle directe de l’exécutif. Et pour être plus clair encore: sous la tutelle de l’Elysée. » ….
·Un fonds Sarkozy
« L’inquiétude de ces parlementaires est d’autant plus forte que, dans le même temps, Bercy rechigne à apporter des moyens, et pousse pour que ce soit la CDC, et seulement elle, qui soit mise à contribution, dans des proportions absolument considérables, puisque l’on parle d’une somme comprise entre 10 et 15 milliards d’euros. Et peut-être même 20 milliards.
A ceux qui l’interrogent, Augustin de Romanet – qui n’a pas souhaité répondre aux questions de Mediapart – minimise le danger, et évoque deux pistes complémentaires: une affectation d’une grande partie du portefeuille de participations de l’APE, et des liquidités trouvées grâce à d’autres fonds souverains. Mais la vérité, c’est qu’à Bercy et l’Elysée, ce raisonnement n’est pas validé.
Beaucoup de parlementaires craignent donc qu’en réalité, le projet contribue à siphonner la CDC. Or, jusqu’à présent, la politique de la Caisse s’inscrivait dans une philosophie très précise, celle dite des trois tiers: un tiers des résultats de la Caisse est versée en dividende à l’Etat, un tiers sert aux investissements de la Caisse, et un tiers va au financement des missions d’intérêt général (bonification des prêts au logement social; bonification des prêts pour les projets d’infrastructures publiques, plan université…). Or, si la CDC est siphonnée, c’est tout ce système qui pourrait imploser.
Plus grave, l’Elysée semble désireux que cette réforme – qui risque donc d’affecter les équilibres mêmes de la Caisse et ses missions historiques – ne fasse pas même l’objet d’un projet de loi. Sous des apparences vertueuses, ce fonds présente donc de nombreux dangers. Et l’Elysée avance en ce domaine avec d’autant moins de précautions que l’actuel directeur général, ancien collaborateur de Jacques Chirac, n’ose guère parler fort ni défendre les missions historiques de sa maison. Ceci explique donc cela: en dehors de tout contrôle du Parlement, le fonds stratégique qui va naître s’apparente chaque jour un peu plus à un fonds Sarkozy… »
Voilà donc bien la vérité toute nue et toute crue ! La dérive bonapartiste se poursuit ! L’une des plus vieilles institutions financières de notre pays est menacée de pillage, menacée de devenir le terrain de chasse privilégié des nouveaux copains et – cela se peut-il ? – des possibles nouveaux coquins.
Après l’affaire EADS : voir ici l’article de Guy Dutron sur le site d’Attac intitulé : « Une affaire d’État : l’intervention de la Caisse des dépôts dans le dossier EADS »
http://www.france.attac.org/spip.php?article7785
Après les errements du FRR, l’affaire Eiffage, les accointances de la CDC avec le Carlyle Group Européen déclaré en faillite depuis, après la crise du livret A durant laquelle on a plumé une ressource nationale pour la livrer aux appétits des banques dont nous voyons bien aujourd’hui le peu de crédit qu’il faut leur accorder.
Après …après … Après….Nous n’en finirions plus de dénoncer les turpitudes qui prévalent dans la gestion sous haute surveillance interventionniste Élyséenne d’une Institution dont la marque de fabrique fut longtemps la neutralité et la « foi publique » ; nous voyons, sous nos yeux, cette institution devenir le champ clos de l’expression de leur « foi punique » ; celle des appétits privés d’une monocratie de type napoléonien de la deuxième moitié du XIX ème siècle avec pour seule devise celle du « Napoléon le petit » d’alors :
ENRICHISSEZ-VOUS !
Il devient urgent de demander au “socialiste” Jean-Pierre Balligand, notre voisin de Vervins, membre de la commission de surveillance de la CDC de prendre ses responsabilités ! De compromis en compromis, Jean- Pierre, tu vas sombrer dans la compromission !
Guy Dutron ancien administrateur civil à la Caisse des Dépôts
pour la partie technique et économique et la
coordination Gauche Alternative du Hainaut
pour les positions politiques exprimées ici.
21 – 11 – 2008
Motion de la coordination du Hainaut pour la coordination nationale des 29 et 30 novembre à Grabels
octobre 29, 2008 at 11:49 | In Caisse des dépots, Economie, Politique | Leave a CommentTags: Motion de la coordination du Hainaut pour la coordinati
Motion de la coordination du Hainaut pour la coordination nationale des 29 et 30 novembre à Grabels
Crise économique : le système capitaliste explose, changeons de système ; ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise.
Quand la Bourse allait bien…
Pendant des années de spéculation effrénée, le marché avait raison, c’était la loi suprême mise en avant par nos gouvernements de droite comme de gauche et par l’Union Européenne, jusqu’à l’écrire dans le projet de Constitution européenne et dans l’actuel Traité de Lisbonne, malgré les refus massifs des peuples consultés.
Pendant ces 20 dernières années, la part des profits dans la richesse produite a augmenté de dix points de PIB (180 milliards) au détriment des salaires. Nos gouvernements nous ont répété qu’il n’y avait pas d’argent pour augmenter les salaires, revaloriser les minima sociaux, garantir les retraites, développer les services publics et répondre aux besoins sociaux.
Quand la Bourse s’effondre…
D’un seul coup, le système capitaliste reposant sur la suprématie absolue de la finance explose, avec les faillites en cascade et le rachat des banques et fonds d’investissement par les gouvernements, américain d’abord, et maintenant européens : d’un seul coup, de l’argent, il y en a, jusqu’à 700 milliards aux Etats-Unis, pris dans les poches des contribuables (alors que quelques milliards de dollars suffiraient à assurer l’accès de tous à l’eau et aux moyens de base d’existence).
Combien en faudra-t-il en France ? Qui va payer ?
Ce n’est pas à nous de payer pour LEUR CRISE !
Pour nous, il ne s’agit pas replâtrer le système sur le dos des contribuables ! Ce système qui mène la planète à l’abîme, qui ne fait que développer les inégalités, les émeutes de la faim, la misère des uns alors que les profits des autres sont faramineux, ce système a fait la preuve de son incapacité à répondre à nos besoins, aux urgences sociale et écologique de la planète !
IL FAUT CHANGER DE SYSTÈME !!! La transformation sociale et écologique est une nécessité impérieuse, elle est à notre portée (ex de l’Amérique Latine) : imposons la !
Sur la crise financière, nous avons des propositions alternatives :
- Arrêter toutes les privatisations et renationaliser les services publics privatisés; l’eau, l’air, les ressources non renouvelables doivent être traités comme biens publics inaliénables, non privatisables, gérés publiquement et démocratiquement
- Créer un « bouclier social » par le maintien et l’augmentation des salaires et minima sociaux, afin que la part de richesses qui va aux travailleurs soit proportionnelle aux gains de productivité ; arrêt des expulsions locatives, moratoire sur les loyers et prêts relais, extension de l’assurance chômage (sécurité sociale professionnelle)
- Créer un pôle public bancaire et monétaire, supprimer les paradis fiscaux, interdire la spéculation sur les produits agricoles et matières premières
Plus généralement, nous sommes, en France, pour la constitution d’un pôle financier public qui apportera une contribution majeure au financement et à la réorientation du crédit vers les activités socialement utiles. Il devra être au minimum constitué de la Banque de France, de la Caisse des dépôts et consignations, du Groupe Caisses d’épargne, du Crédit foncier, de la Banque postale, d’ OSEO (financement des PME), d’UBI-France (aide aux entreprises sur les marchés étrangers), de la COFACE (Assurances crédit et investissement domestiques et internationales, gestion de créances, prospection et information commerciale), de la CNP (qui devra redevenir le service public « témoin » du marché de l’assurance de personnes) et de l’AFD (l’Agence française de développement est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres. Sa mission : participer au financement du développement.).
- Au niveau de l’agriculture, ce pôle public bancaire devrait aussi favoriser des coopératives de type nouveau, la constitution de circuits courts pour lutter contre la désertification rurale et la mainmise des concentrations capitalistiques de l’agro-alimentaire, le financement des AMAP, les projets se référant au concept « produire local pour consommer local », le soutien à l’agriculture biologique. L’orientation de l’alimentation collective (cantines scolaires et autres) devrait tendre à promouvoir ces circuits courts et l’agriculture biologique.
o Le tout ayant pour objet une nourriture saine et maintenant des emplois locaux.
- Redéfinir les institutions financières internationales afin de permettre la stabilité financière, des mécanismes redistributifs des richesses, et l’annulation de la dette du Tiers-Monde. Au minimum, ces institutions devraient être de type G20 augmenté d’une représentation de l’ONU et des forums sociaux mondiaux
o Rappelons brièvement que, très récemment, au moment des émeutes de la faim, le Docteur Jacques Diouf, prêchait dans le désert pour obtenir 30 milliards dollars pour les plus pauvres de notre monde. Jacques Diouf est le directeur général de la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, (FAO) et, ces 30 milliards, nos dirigeants mondiaux ne les lui ont pas donnés. Aujourd’hui, ils osent donner des milliers de milliards de dollars aux spéculateurs !
- Mettre en place au niveau international trois types de taxes : sur l’ensemble des transactions financières ; sur les profits des multinationales ; sur les émissions de carbone et les déchets nucléaires. Taxer les dividendes à 50%
- Développer des travaux d’intérêt général tels que les infrastructures de transports en commun, l’isolation des bâtiments et l’habitat écologique, les énergies renouvelables.
Pour la coordination Coordination Gauche Alternative du Hainaut
Thérèse-Marie Cardon – Jacques Lainet - Guy Dutron
Crise financière La Caisse des Dépôts n’a décidément pas la frite !
octobre 29, 2008 at 12:09 | In Caisse des dépots, Economie, Politique, Société | Leave a CommentTags: Crise financière La Caisse des Dépôts n’a décidé, La Caisse des Dépôts n’a décidément pas la frite
Crise financière La Caisse des Dépôts
n’a décidément pas la frite !
A Reims, une mère de famille réclame 50.000 euros de dommages-et-intérêts à un restaurant Quick pour “manquement au devoir de sécurité”, car elle s’est brisé le genou en glissant sur une frite qui traînait par terre. Sa mésaventure a fait le tour de France…
Or, Quick avait déjà fait parler d’elle en 2006 – 2007 ; la Caisse des dépôts n’avait pas hésité , avec de l’argent public, a lancer une OPA « amicale » pour acheter ce Mac Do belge symbole de la malbouffe
http://www.easybourse.com/Website/article/1009-cdc-capital-veut-avaler-quick.php
Cette OPA, à l’époque, ne pouvait être qu’ amicale avec le cher Albert Frère que tant de liens belgo-français unissaient à nos « investisseurs » français.
L’affaire Quick Reims-La Neuvillette
Il n’y a pas que l’obésité ou l’infarctus qui guettent les adeptes du hamburger-frites. Nicole Borgnon l’a appris à ses dépens et elle se souviendra toute sa vie de ce 22 décembre 2007. Ce jour là, cette mère de famille de 38 ans pousse la porte du “restaurant” Quick de Reims-La Neuvillette (Marne) pour acheter des hamburgers à ses quatre enfants. En entrant dans le fast-food, son talon droit reste coincé dans le paillasson et son pied gauche glisse sur une frite. Nicole chute lourdement au sol. Bilan : quatre fractures au genou.
La malheureuse victime de cette gamelle peu ragoûtante est transportée d’urgence à l’hôpital, et opérée dès le lendemain. Six mois de plâtre, de la cheville au haut de la cuisse, et le risque de devoir marcher à l’aide d’une canne toute sa vie.
Un malheur n’arrivant jamais seul, quelques semaines plus tard, elle présente un risque d’embolie pulmonaire qui, selon les médecins, serait directement lié à son accident.
Une frite à 50.000 euros
Nicole Borgnon est bien décidée à obtenir réparation. Pour ce “manquement au devoir de sécurité” et son avocat réclame 50.000 euros de dommages-et-intérêts.
Bien sûr, même 50.000 euros ce n’est rien pour la « vieille dame de la rue de Lille » sauf que la vieille dame indigne souffre ces derniers temps d’une forte propension à perdre sa culotte !!
Nous vous avons déjà narré les brillantes opérations réalisées dernièrement à l’instigation de Sarkozy
En pleine crise financière petits arrangements entre amis Sarkosy Yves Leterme Caisse des dépôts Dexia aux frais de la princesse Marianne !!
octobre 18, 2008 at 1:25 | In Economie, Politique | | Edit this post
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Cette fois, c’est globalement « la crise » qui se fait sentir et les résultats semestriels de « la vieille » chutent de 57 %
Un malheur n’arrivant jamais seul, là non plus, voici que l’hôte de l’Elysée s’est mis dans la tête de faire de la CDC « un fonds souverain à la française » !
A la française ! C’est exactement le terme qui convenait car, aussitôt après, Augustin – dit Tintin, encore une histoire Belge – de Romanet de Beaune, Dg de la CDC se faisait fort de réunir 60 milliards d’euros !
Ce serait à se tordre, et pas que le genou, si ce n’était aussi ridiculement grave !
Car pour réunir ce pactole, encore faudrait-il « réaliser » le FRR (Fonds de réserve pour les retraites) qui vient, soit-dit en passant, de prendre une jolie gamelle ne confiant un mandat de gestion à Lehmann Brothers !
Il faudrait aussi que la CDC se défasse de sa très grosse participation dans CNP assurances, laquelle a perdu, aux dernières nouvelles 33.20 % de sa valeur et encore 3.77 % aujourd’hui alors que le CAC progressait de 1.55 % à la clôture de ce jour !
Il faut dire que les têtes pensantes du 11ème étage de Montparnasse, siège de la CNP, avaient cru bon, en pleine crise de Dexia de faire passer leur participation de 1.90 à 3 % dans cette histoire belge.
Chez des gens moins sérieux, on appellerait cela de la spéculation de bas étage mais, s’ agissant de la CNP, leader français de l’assurance vie, nous dirons qu’il s’agissait de regarder l’avenir avec… assurance !!
Avec une action à 58.70 € la CNP approche de son plus bas historique sur la dernière année et nous souhaitons cette guerre fraiche et joyeuse à ceux qui, dans son personnel, ont cru au « capitalisme populaire » tant vanté par notre Président qui toutes affaires cessantes, veut maintenant le révolutionner !
Que voulez-vous on change !! On change même de discours comme de chemise au gré de la dureté du temps !
Bref, voici notre Tintin bien mal parti pour rassembler ses 60 milliards d’euros bien imprudemment avancés il y a peu.
Ajoutons, histoire de tourner un peu le couteau dans la plaie que l’ordre de grandeur d’un « fonds souverain », ce serait plutôt 600 milliards d’euros que 60 et force est donc d’en déduire que c’est vraisemblablement pour cette raison que nos huiles ont crû bon d’y accoler le qualificatif « d’à la française » ».
Selon nos dernières informations, la situation « trahit des inquiétudes » à la CNP. Elle ne trahit pas que cela d’ailleurs !
Joëlle Dichi Secrétaire générale de SUD-CNP sanctionnée malgré un avis défavorable du Conseil de discipline !!
octobre 12, 2008 at 1:10 | In Refonder la Gauche | | Edit this post
Le responsable des relations sociales a été limogé, peut-être pour manque d’empressement à faire la guerre à SUD-CNP, la DRH peine à le remplacer et des rumeurs d’affolement bruissent au 11ème étage du n°4 place Raoul Dautry. Il faut dire qu’avec son « affaire » précitée, la direction de la CNP s’est mise dans un mauvais cas et qu’elle risque bien de se retrouver devant le TGI de Paris avec un dossier un peu faiblard.
Bref, en un mot comme en cent, de quelque côté que l’on se tourne, comme nous vous le disions en commençant, La Caisse des dépôts n’a pas la frite !
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
29 – 10 – 2008
Crise économique et financière Lettre ouverte à Christine Lagarde
octobre 22, 2008 at 1:25 | In Caisse des dépots, Economie, Politique | Leave a CommentTags: Crise économique et financière Lettre ouverte à Chri
Crise économique et financière Lettre ouverte à Christine Lagarde
Ainsi donc, Madame, vous voici retombée du côté où vous penchiez déjà fortement.
Tout vous y poussait : votre passé et votre ancien métier – qui consistait à présider l’un des plus grands cabinets d’avocats d’affaires du monde, la firme américaine Baker & McKenzie - , vos précédentes déclarations et les décisions prises durant cette crise.
Vos déclarations durant la crise :
Nous aurons tout entendu de vous durant ces dernières semaines ! Que la crise était aux USA et pas chez nous, que la Société Générale était bien gérée, que les banques françaises étaient solides et (miraculeusement je suppose) à l’abri de la crise.
Le 20 septembre, vous nous dites que “le risque systémique est derrière nous”.
Le 20 octobre, vous dites à l’Assemblée que “la crise va durer” !
http://www.leparisien.fr/economie/lagarde-la-crise-va-durer-20-10-2008-282812.php
Entre les deux, vous avez fait quoi ? Vous avez pris des cours d’économie ?
A la veille des effondrements boursiers, le journal Aujourd’hui en France titrait en reprenant votre affirmation, avec votre photo à la une : « Ce n’est pas un Krach » !
Vous aviez partiellement raison , nous n’étions pas en 1929 ! Toutes les conditions de 1929 étaient réunies mais il existait une chose nouvelle : les banques centrales !
Elles ont évité le vrai Krach ; nous ne sommes donc pas en 1929 mais nous sommes passés en quelques jours de janvier 1930 à janvier 1934.
C’est à dire que nous sommes entrés dans une récession qui sera longue et dure !
Toutes vos précédentes déclarations auront été démenties par les faits ! Auriez-vous une propension au mensonge ? Je n’ose l’imaginer. Toutefois, en voyant les récentes décisions prises je me prends à imaginer que le mensonge ou l’omission, la manipulation verbale, s’érigent en méthode de gouvernement et de gouvernance.
J’entends Nicolas Sarkozy dire en Europe qu’il va réformer le capitalisme et, arrivé à Camp David, il dit qu’il faut réformer la finance mondiale ! Ce n’est pas tout à fait la même chose !
De même, vous nous parlez de « nationalisation » de banques en difficulté. La réalité est bien différente !
Fidèle en cela à votre idéologie néolibérale, vous privatisez les profits quand tout va bien et vous socialisez les pertes quand ça va mal.
Contrairement à ce que l’on laisse accroire aux français, vous n’injectez aucun argent frais au motif très simple que vous n’en avez pas.
Vous avez même fait avancer le milliard d’euros de l’ État à Dexia par la Caisse des Dépôts que je connais bien pour y avoir passé trente ans.
Les décisions récentes :
Vous apportez aujourd’hui des capitaux en accroissant la Dette de la France ce qui revient à dire que vous créez des impôts futurs que paieront mes petits enfants que j’aime !
Aujourd’hui encore, vous dites apporter 10,5 milliards à six banques mais vous n’en devenez pas actionnaire, vous l’ ÉTAT !
Vous passez par la mécanique d’une « avance conditionnée » ! Conditionnée à quoi ? Puisque vous n’aurez aucun droit de regard à l’intérieur de ces Établissements.
Mais il a pire où mieux, selon l’endroit d’où l’on se place.
La perte de 600.000.000 d’ Euros par les caisses d’épargne a fait couler beaucoup de salive.
Inacceptable ! A dit le Président de la République !
Vous-même, vous déclarâtes « découragée » ! On allait donc voir ce qu’on allait voir ….
Hé bien, on a vu ! Mérindol est recasé au Crédit Foncier !
http://www.leparisien.fr/abo-economie/le-credit-foncier-en-pleines-turbulences-02-10-2008-262123.php
Nicolas Mérindol, le stigmatisé de la CNCE, devient aujourd’hui Patron de Crédit Foncier en faisant hurler les syndicats !
Pas de parachute doré ! Qu’il a dit Mérindol ! Tu parles Charles ! Il vient au Crédit Foncier parce que le Crédit Foncier est adossé aux caisses d’épargne à travers Nexity que votre directeur de Cabinet, Stéphane Richard, sauva jadis du désastre ….. un hasard, sans doute ?
On a le droit de penser « auto contrôle » et parachute doré interne !
De même Charles Milhaud : il a démissionné de la présidence mais pas du Directoire !
Pour qu’il parte du Directoire, il faut convoquer une assemblée Générale d’actionnaires sous 35 jours. Peut-être que, d’ici 35 jours, une information chassant l’autre, Charles Milhaud se verra attribuer, par l’AG, une petite compensation pour tous les services rendus d’autant qu’il bordaille l’âge de la retraite !
Et après ?
Après, on nous annonce l’arrivée, comme directeur général des caisses d’épargne, d’Alain Lemaire ! Mon ex-collègue Alain Lemaire administrateur civil de la Caisse des Dépôts ! J’en souris d’aise !
Alain Lemaire, à gauche, avec les nouvelles huiles des caisses d’épargne
Alors, Alain, ça Boume ? On dirait, ma foi !
Édifiant, le parcours d’Alain ! Administrateur civil à la CDC, directeur régional d’ Ile de France, un p’ tit passage chez Dexia ou il avait suivi son ancien patron, Pierre Richard – aujourd’hui démissionnaire – retour à la CDC, le temps de se faire bombarder au CENCEP, ancien nom des caisses d’épargne comme membre du Directoire.
De là, direction le Crédit Foncier ; comme Mérindol alors ? Hé oui, comme Mérindol !
Là, les mauvaises langues disent que cela se passa moins bien !
Charles Milhaud trouvait , paraît-il, la productivité d’Alain insuffisante !
Alain Lemaire devint donc Patron des caisses d’épargne de PACA-Corse et revient aujourd’hui par la grande porte !
On le connut jadis un brin soupe au lait, le « cher » Alain ; aujourd’hui, changement de programme, il en boit ….du petit lait.
Mais toi, Alain, tu vas nous la dire la vérité, n’est-ce pas ?
C’est combien, le trou des caisses d’épargne ? Parce que depuis quelques jours, le trou est passé de 600 millions à 640 et maintenant , il est à 680-700 millions d’€ !Ce n’est pas non plus un krach, mais ça craque tout de même !
Au vrai : c’est combien ?
Et, comme le résultat des Caisses d’épargne, au premier semestre de 2008 ne fut que de 21 misérables petits millions d’€, te voici à poil, mon camarade !
Tu vas faire comment, avec Natixis qui ne vaut plus rien ?
Tu vas vendre ta participation dans le CNP où je suis encore syndicaliste ? Toute la presse en parle et les dents s’aiguisent.
Et à qui vendras-tu ? A un fonds souverain chinois ou qatari ? Là, on risque de se retrouver, camarade ; et pas du même côté !
La vérité, Alain ! Nous voulons la vérité et j’espère que Christine Lagarde usera de tout ses pouvoirs pour que nous la connaissions.
Car précédemment, avec Mérindol, c’était impossible ! Il suffit de se souvenir comment il roula Jean Michel Aphatie dans la farine en affirmant sur RTL, contrairement au Canard Enchaîné qui se trompait de chiffre mais donnait une bonne information, qu’il n’y avait aucun problème aux caisses d’épargne ! C’était le 2 octobre. Ecoutez Mérindol, avec le recul, c’est édifiant !
http://www.lepost.fr/article/2008/10/02/1278496_la-caisse-d-epargne-se-porte-bien.html
Mais le temps passe et nous n’avons même pas pu parler d’un autre cas intéressant : celui de Julien Carmona ! Patience, nous en parlerons un jour !
Il faudra aussi reparler du soupçon d’entente entre les caisses d’épargne, le crédit agricole et les banques populaires connu depuis la fin Mars de cette année.
http://tf1.lci.fr/infos/economie/entreprises/0,,3790287,00-soupcons-entente-.html
Ces banques ont-elles passé des accords secrets entre elles sur les taux des crédits immobiliers ? Des perquisitions ont eu lieu aux sièges de trois grandes banques « mutualistes » françaises, ont indiqué ces établissements, confirmant une information du site Mediapart faisant état d’une “entente sur des taux de crédit immobilier“.
Les groupes concernés sont donc les Caisses d’ Épargne, le Crédit Agricole et les Banques Populaires. Luc Chatel, secrétaire d’ État à la Consommation, avait alors réagi à l’annonce de cette enquête en déplorant que les consommateurs “paient la facture” de telles pratiques. Où en est cette « affaire » Madame Lagarde ?
Alors Madame, Lagarde meurt mais ne se rend pas !
Mais on joue à quoi ? Au poker menteur ou bien vous êtes devenue l’animatrice en chef d’un nouveau jeu des chaises musicales ?
Avec parachute doré incorporé, cela va sans dire !
Guy Dutron
21 – 10 – 2008
En pleine crise financière petits arrangements entre amis Sarkosy Yves Leterme Caisse des dépôts Dexia aux frais de la princesse Marianne !!
octobre 18, 2008 at 1:25 | In Belgique, Caisse des dépots, Economie, Politique | Leave a CommentTags: En pleine crise financière petits arrangements entre a
En pleine crise financière petits arrangements entre amis Sarkozy Yves Leterme Caisse des dépôts Dexia aux frais de la princesse Marianne !!
L’histoire, telle qu’elle nous fut contée (ou comptée d’ailleurs), ressemble à un mauvais mélo ; dans le genre « porteuse de pain » sauf que ça fait cher le prix de la baguette !!
UN PEU D’HISTOIRE :
Nous sommes le 26 septembre au soir, Dexia est au plus mal et, à Bruxelles à la clôture, son action vaut 10 €. Chacun sait que le lundi suivant ce sera terrible ! Il faut donc mettre le week-end à profit (si l’on ose dire) pour traiter prestement cette affaire.
Pour ceux qui l’ignorent, Dexia est le nom, de l’ancien Crédit Local de France déjà partiellement privatisé sous le gouvernement de ce cher Rocard ( 5 avril 1991) selon le scénario qui suit :
- 1987 – Création du Crédit Local de France qui succède à la CAECL (Caisse d’aide à l’équipement des collectivités locales), établissement public administratif, géré par la Caisse des dépôts. Le Crédit Local de France, institution financière spécialisée, pourra, selon ses promoteurs, répondre aux besoins des collectivités locales qui, devenues des acteurs économiques et majeurs avec la décentralisation, font appel au même titre que les entreprises, aux produits et services financiers offerts sur les marchés
- 1990 – Le Crédit Local de France entame son « développement international ». Celui-ci commence par l’ouverture d’une succursale américaine, CLF New York Agency. Pour continuer ce développement sur le marché européen, une première zone d’action est déterminée, concernant la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie, puis une seconde zone incluant l’Autriche, la Scandinavie et le Portugal.
- 1991 – Le Crédit Local de France est introduit en Bourse. Ainsi, l’actionnariat du Crédit Local se répartit en l’État (25,5 %), la Caisse des dépôts (25 %), et les investisseurs et particuliers français et étrangers (49,5 %).
De cette longue lignée naîtra DEXIA dont la capital, ce vendredi 26 septembre 2008, se répartissait comme suit :
Arcofin : 16,56%, Holding Communal : 16,22%, Caisse des Dépôts et Consignations : 10,08%, Ethias : 6,83%, Salaries: 4,82%, CNP Assurances : 1,86%
Un hybride franco-belge avec un peu de Luxembourg donc avec à sa direction : Pierre Richard ( 67 ans depuis les premières fraises) fondateur et président depuis 1987 de Dexia, leader mondial du financement des collectivités locales et services publics.
D’abord haut fonctionnaire, il a participé au projet de loi sur les décentralisations en 1981-1982. Il a notamment présidé le conseil d’administration de l’École nationale des Ponts et Chaussées (1994-1999) et préside actuellement entre autres Le Monde Investisseurs, structure de financement du journal Le Monde. Il est vice-président de l’Association française des banques (syndicat des banques privées françaises) après avoir été le patron du Crédit Local de France qu’il transforma en Dexia.
Pierre Richard est officier de la Légion d’honneur, officier dans l’ordre national du mérite et commandeur de l’ Ordre de Léopold II ! Ce même Léopold II qui génocida un petit peu l’ex Congo belge à la fin du XIXème siècle !
CE WEEK-END QUI VIT LA FRANCE PERDRE SA CULOTTE
Toujours selon nos informations soigneusement recoupées SUR LE NET ET AILLEURS, durant ce week-end des 27 et 28 septembre, il est vraisemblable que Nicolas Sarkosy et Yves Leterme (premier ministre belge) négocient directement. Leterme, s’il n’a pas inventé le fil à couper le beurre est connu pour être un rude négociateur.
On procèdera donc, dès le lundi 29 à l’aube, à une augmentation de capital de Dexia à la hauteur pharamineuse de 6,4 milliards d’€ dont 3 pour les Belges, 3 pour la France et 0,4 pour le Luxembourg.
Jusque là, rien que de très normal dans le cirque ambiant où personne ne sait plus à quel saint se vouer !
Là où les choses se gâtent, c’est que notre si brillant Président, souhaitant peut-être se faire le chevalier blanc de la lutte contre la crise, accepte de Leterme que l’augmentation de capital de fasse au prix de 9,9 € par action au motif qu’elle cotait 10 € le vendredi !
Personne ne lui a donc dit, à Sarkozy, que le lundi ce serait la cata ???
Même pas les brillants sujets réunis à l’Elysée le lundi 29 septembre à 5 heures du matin : avec le chef de l’Etat, le Premier Ministre, François Fillon, la ministre de l’ Économie, Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et le directeur général du Trésor et de la politique économique, Xavier Musca.
Dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne Ornaise dont il est originaire, Augustin de Romanet de Beaune, ci-devant Directeur général de la Caisse des dépôts apprend (paraît-il par un conseiller de Christine Lagarde) que durant le week-end, son « cher » président lui a dépensé 3 milliards d’€.
C’est cher ! Et, comme le pense Marianne avec nous, redisons-le ; c’est très cher !
En plus, c’est Marianne (pas la même – la nôtre) qui va cracher au bassinet
http://www.marianne2.fr/Dexia,-tres-chere-banque-pour-la-France_a91802.html
Car, outre les 2 milliards attribués à la Caisse des dépôts, il semble bien que l’on demandera aussi à la CDC de payer le milliard de l’ État !
L’ Augustin s’exécute donc ! Fallait bien sauver la maison Dexia qui brûlait !
Parce que, c’est grand, c’est beau, c’est généreux, la France mais, en ces temps de vaches maigres et après le paquet fiscal généreusement octroyé aux riches, ça n’a peut-être pas sous le coude le milliard nécessaire à la grandeur de notre Président !!
C’est dans la journée du lundi 29 septembre que ça se corse !
Infographie de la chute de Dexia selon l’agence Reuters
L’action Dexia s’effondre à 7 €, Pierre Richard est conduit à la démission avec son collègue Axel Miller, laquelle démission sera rendue publique le 30 avec, à la clé, la polémique sur le parachute doré d’Axel Miller.
Ici, ouvrons une parenthèse : le dénommé Axel Miller n’a pas que des amis ; il aurait même possiblement un ennemi juré en la personne de Bruno Deletré qui connaît bien Augustin attendu qu’ils furent tous deux dans des cabinets aussi progressistes que ceux d’Alain Madelin ou de Jean Arthuis : des néolibéraux pur jus !!
Bruno Deletré, fut un temps directeur général de Dexia Crédit Local (depuis 2003), et responsable de toute l’activité des services financiers au secteur public, du financement de projet et du rehaussement de crédit (depuis 2006).
Il y défendit bec et ongles son indépendance au sein du groupe ! C’est qu’il était tout de même inspecteur des finances et polytechnicien, ce cher Deletré avant de rejoindre le directoire de Dexia en 2001, et Axel Miller, à ses yeux ne devait être qu’un « petit belge et ex-avocat d’affaires”. L’express dixit !
Bref, le courant passe mal entre les deux hommes et le dossier FSA (filiale américaine de Dexia) n’a rien arrangé. Cette filiale américaine par qui le malheur arrive est à l’époque sous la responsabilité de Bruno Deletré et se trouve être une branche pourrie au possible !
Il semblerait donc que ce soit l’alliance des deux ex collègues des cabinets précités – Deletré et Romanet – qui a fini par faire la peau de Miller tout en le privant de son golden parachute !!
Notons au passage que Deletré n’avait pas eu de ces pudeurs de jeunes filles belges puisque lorsqu’il fut invité à quitter le groupe Dexia, il négocia, lui, un très joli parachute doré – plus de 2 millions d’euros selon ce qu’en dit L’ Express.fr (voir plus haut) - et rejoignit rapidement le cabinet de la très libérale Dame Lagarde,
Fermons la parenthèse dorée sur tranche et faisons un peu le point
La Caisse des Dépôts a payé, au nom de la France, pour 3 milliards d’€ d’actions valorisées à 9,90 €
Aussitôt fait, l’action n’en valait plus que 7 € : la France avait donc perdu 700.000.000 d’ Euros
Ce soir, à la clôture de la bourse de Bruxelles, l’action Dexia ne vaut plus que 4,60 € ; elle a donc perdu 50,5 % depuis la brillante négociation de notre preux chevalier Élyséen.
Dans cette affaire lamentable, notre pays a déjà potentiellement perdu plus que sa mise : 1.515.000.000 d’ Euros exactement mais il y a pire : cette situation annule les effets de la précédente augmentation de capital !
Y’a justement un week-end qui se profile !!
Allo, l’Elysée ? Qu’est-ce qu’on fait chef ? On recommence ?
Ce serait bien que la presse s’intéresse à cette affaire : dès lundi par exemple !
Ce soir toujours, Sarkozy, entre Canada et States, fait la morale aux Caisses d’épargne qui n’ ont jamais perdu « que » 600.000.000 d’€.
INACCEPTABLE ! Qu’il a dit !
Jugement d’orfèvre s’il en est !
Et 1.515.000.000 d’€, vous trouvez ça “acceptable”, Monsieur le Président ? Et si Dexia continue de s’écrouler? Et si la Belgique est contrainte de “nationaliser” Dexia, elle le fera sur quelles bases ???
Tiens, pour finir sur une note rigolote, vous la connaissez la chanson des « Trois orfèvres » qui firent pis que pendre un jour de Saint Eloi y compris à un pauvre chat ?
A moi les orfèvres !
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
Joëlle Dichi Secrétaire générale de SUD-CNP sanctionnée malgré un avis défavorable du Conseil de discipline !!
octobre 12, 2008 at 1:10 | In Caisse des dépots, Solidarité | 3 CommentsJoëlle Dichi Secrétaire générale de SUD-CNP sanctionnée malgré un avis défavorable du Conseil de discipline !!
En juin dernier, notre camarade Joëlle DICHI, Secrétaire générale de SUD-CNP et membre de notre coordination, était menacée de sanction.
En juin, face à la demande faite dans la précipitation par la direction de la CNP, nous avions demandé et obtenu le report en précisant que nombre de nos témoins et notre avocat ne seraient pas libre avant la fin de l’été.
La direction de la CDC a tenu compte de nos arguments, et a convoqué un nouveau Conseil de discipline le 21 Août à 14h. Nous aurions préféré le mois de septembre, mais sans aucun doute, cette décision était déjà un pied de nez à l’enseigne de la CNP qui espérait bien se débarrasser de Joëlle et de SUD avant l’été, période qui, comme chacun sait, est toujours propice aux mauvais coups !
Par ailleurs, nous aurions pu, dès réception de la convocation en CAP disciplinaire, introduire une action en référé contre la CDC et la CNP devant le Tribunal administratif de Paris en produisant un document émanant de la DRH et qui constituait la preuve irréfutable de la répression syndicale dont Joëlle faisait l’objet et qui aurait dû conduire la Direction de la CDC à refuser la réunion de la CAP n°3.
Nous y avons volontairement renoncé pour permettre à la CAP (contre laquelle nous n’avions aucun grief en soi) de renvoyer la CNP dans ses buts.
Nous sommes donc allés, le jeudi 21 août devant de conseil de discipline avec les témoins présents. Les absents témoigneraient donc par écrit, leur témoignage n’en serait que plus fort !
Voici donc un extrait du dossier en défense ( sa conclusion seulement car le dossier compte 10 pages) transmis à la parité syndicale du Conseil de discipline de la Caisse des Dépôts. Nous tenons à la disposition de tous l’intégralité de ce dossier. Mais nous ne publions ici que ceux des faits les plus importants car ils sont significatifs du “montage d’un dossier à charge” dont est capable la Direction de CNP Assurances
« CONCLUSION
La Direction de CNP Assurances n’est pas en mesure de prouver ce qu’elle affirme dans son dossier de demande de sanction à l’égard de Joëlle DICHI, dont les 35 ans de carrière à la CNP n’ont jamais donné lieu à sanction et ont plutôt témoigné de son attachement à servir l’Etat et défendre le Service Public.
1) Le rappel à l’ordre concernant la formation coassurance/Réassurances était sans objet et la DRH le savait puisqu’elle a elle-même fixé les jours et heures des RV auxquels elle a reçu Joëlle DICHI ces 2 jours-là.
2) Joëlle DICHI a suivi ladite formation lors de la session des 15 et 16 octobre en remplacement de celle des 20 et 21 septembre, comme en témoignent les feuilles de présence du service formation
3) L’absence partielle du 15 octobre était liée à l’exercice de son mandat syndical, comme en témoigne l’état de pointage WorkFlow (ndlr : système de contrôle des présences à la CNP).
4) Depuis sa reprise d’activité en fin novembre 2006, Joëlle DICHI aurait dû bénéficier de l’accord sur les moyens syndicaux. Or la Direction LES LUI A REFUSES durant toute l’année 2007!
5) Depuis le reconnaissance de la représentativité du syndicat SUD-CNP, et malgré la demande de Joëlle DICHI, la Direction de l’entreprise refuse d’examiner une possibilité de décharge d’activité, alors que l’accord sur les moyens syndicaux le permettrait, mettant ainsi un terme aux préoccupations de l’intéressée, du service dans lequel elle est affectée et aux préoccupations de la DRH.
6) Enfin, et contrairement à l’attention plus que bienveillante qu’elle porte à des ex-élus en rupture de mandats depuis les dernières élections professionnelles, la DRH s’acharne sur Joëlle DICHI,….), et porte atteinte ainsi à sa probité et à la crédibilité de l’ensemble de l’action syndicale du syndicat SUD CNP.
Il ressort de tout cela qu’alors qu’elle voudrait faire croire à des “manquements graves à ses activités professionnelles” de la part de Joëlle DICHI, en réalité, la DRH de CNP Assurances a organisé de manière tout à fait préméditée l’inactivité de Joëlle DICHI dans le but bien précis d’établir un dossier en apparence crédible à une demande de sanction de deuxième niveau, lui permettant d’obtenir, peut-être son déplacement d’office.
En présentant un tel dossier devant la CAP n°3 et en demandant une sanction de 2ème niveau dont la première débattue doit être ” le déplacement d’office”, la Direction tente d’obtenir de la commission de discipline ce que le TGI de Paris lui a refusé : l’anéantissement du syndicat SUD-CNP.
La CAP n°3 de la CDC siégeant en formation disciplinaire avait donc à se prononcer, non sur une affaire disciplinaire, mais sur un procès politico-syndical monté de toutes pièces.
Elle le fit de belle manière !
Elle refusa la sanction demandée par les huiles de la CNP ; La CAP refusa également toute autre sanction à la suite de votes partagés : votes contre de la parité syndicale et abstention de la parité administrative.
Et par un vote à bulletins secrets, s’il vous plait : pas une seule voix POUR !
Comme bourre-pif adressé à P’tit Gillou ( Gilles Benoist – ci-devant DG de la CNP) et à Dame Pagant (DRH de la CNP) qui devra, au passage, s’expliquer sur son témoignage selon lequel elle n’aurait pas reçu Joëlle Dichi le jour où elle est accusée d’absence. Ce témoignage est, en effet, contredit par deux pièces irréfutables du dossier. La justice appréciera !
Heureusement, tous les représentants syndicaux de la CDC, toutes étiquettes confondues, ont fait preuve d’une solidarité sans faille avec Joëlle et ainsi fait honneur au syndicalisme de lutte.
Merci aux élus de la CFDT, la CGT et l’UAI qui ont siégé à la CAP n°3 de la CDC.
Cela étant, la CAP n’émettait qu’un avis consultatif et la balle revenant dans le camp d’Augustin de Romanet de Beaune, ci-devant patron de la CDC, nous nous sommes dans un premier temps gardés de tout commentaire sur l’avis de la CAP.
Tintin reçoit d’autres balles en ce moment et de tous les calibres :
- Sur l’affaire CDC – EADS, c’est pour qui les balles ? Pour Tintin !
- sur le FRR , c’est pour qui la rafale du FRR ? C’est pour Tintin !
- sur le Fonds souverain “à la Française”, c’est qui qui crache au bassinet ? C’est Tintin !
- sur la faillite de Dexia, c’est pour qui la faillite ? Toujours Tintin. (Nous, on comprend que ça énerve à force !)
Et cette harceleuse de Lagarde dont le nez s’allonge de jour en jour qui chaque matin, au réveil, demande, comme récemment sur le plateau d’Europe 1 : « Combien avons nous perdu ce matin, très cher ? »
Ben tiens, justement : TRÈS CHER, tout cela nous coûte très cher, très chère !
C’est donc dans ce climat délétère et fortement démoralisant que ce cher Tintin se prononça ; autant dire qu’il n’était pas en pleine sérénité :
- ayant suspendue au-dessus de la tête l’affaire CDC – EADS,
- ne pouvant pas grand-chose contre la crise des subprimes,
- ne pouvant rien contre la camarilla de l’Elysée qui le marque à la culotte,
- se demandant à chaque p’tit’ dèj quelle cata va bien pouvoir encore tomber sur son auguste chef,
Il fallait bien qu’il se défoulât, le Tintin !!
Dans les chasses à courre de l’Orne (Tintin est de Bellême), quand on arrive à ce point d’agacement, on file un coup de tatane au premier clébard qui passe, ça soulage ! Mais…Point de clébard au 56 rue de Lille ! Ventre Saint Gris de Scrogneugneu, pensa l’ancien édile Ornais !
Et le blême de Bellême de penser:
” – Pif ! Paf ! Pouf ! Si je colle un blâme à cette pétroleuse de Dichi, ce faisant, je file en douce un coup de pied de l’âne à ce fourbe de Gillou et à sa clique d’incompétents, même pas foutus de monter un dossier disciplinaire crédible !!
Voici donc comment notre camarade Joëlle fût blâmée !!
Soulagé, Tintin s’en fut, peut-être avec un sourire carnassier, demander de ses nouvelles à son ami Pierre Richard qui était dans une mouise noire à Bruxelles au point d’être contraint de démissionner de Dexia ; nous n’aurons pas le mauvais goût de dire que Richard était dans les choux, à Bruxelles, mais y’a pas des kilomètres !!
Les suites
Tout ce petit monde pourrait bien se retrouver (la CNP, la CDC et SUD-CNP), un jour prochain, devant le TGI de Paris. Nous y parlerions de mots qui fâchent : harcèlement, répression syndicale et entrave à l’action syndicale !
Hou la la ! Voilà qui va encore faire désordre mais que voulez-vous, nous sommes ainsi faits : indépendants et irrespectueux au delà de tout quand ces voleurs de libertés essaient de faire leur loi.
Nous ne le ferons pas pour le plaisir mais pour défendre les intérêts du syndicalisme de lutte que représente SUD-CNP.
Joëlle a milité toute sa vie et ne laissera pas faire. Mais, pensez aux autres, à tous les autres, qui ne sont pas fonctionnaires et sont à la merci de l’arbitraire patronal, dans le privé mais aussi dans ce « public » de moins en moins public.
Plus que jamais, nous sommes convaincus que la vraie raison de cette opération de basse police, c’est la pugnacité de Joëlle dans son soutien aux salariés de la plateforme du GIE-GES en avril/mai derniers. Mais c’est aussi et surtout l’incontestable influence du syndicat SUD-CNP qui, au travers de ses actions militantes, mène chaque jour une lutte efficace contre toutes les décisions néfastes de la Direction. La dernière en date étant le projet de création d’une entité commune CDC/CNP/FONGEPAR avec le groupe Médéric de Guillaume Sarkozy.
Souvenons-nous en effet, qu’au Comité Exécutif du GIEGES, siège un dénommé MENEROUD pour le compte de CNP Assurances et FONGEPAR. Or, c’est ce même MENEROUD qui était en charge du projet RETRAITES au moment du conflit au GIEGES.
Nul doute donc qu’il lui fallait, à l’époque, déblayer la voie pour mettre en place ce projet.
Ceci dit, nous n’aurons pas la vanité de dire que “l’affaire DICHI” aurait à elle seule suffi à le faire capoter. Bien d’autres “mouvements de Cour” en sont à l’origine et c’est plutôt à eux que MENEROUD doit la disgrâce d’avoir été dessaisi du dossier.
Enfin ! Comme nous vous l’avons déjà dit, G. MENEROUD a été désigné par le MEDEF au Conseil d’administration de la CNAV. Et comme on peut s’en douter, c’est sûrement pour y confectionner des cocotes en papier… mais nous devons encore avoir là de mauvaises pensées !! Après tout, peut-être qu’il aime ça, les cocotes, le Gérard !
En tout cas, pour nous les choses sont limpides. Les “voleurs de retraites” de tous poils ont leur rond de serviette rue du Faubourg Saint Honoré. Et s’ils bouffent à la gamelle dorée de la République, il est grand temps que nous leur en fassions prendre une …de gamelle!
Hé oui, chers lecteurs, il faudra bien que nous nous mêlions de ce qui nous regarde. Car force est de constater que ceux à qui nous avions délégué ce pouvoir n’aiment guère que nous soyons réellement informés des grands enjeux sociaux et économiques, et que nous nous ré approprions le débat sérieusement.
Alors, ils nous poursuivent, en justice quand ils peuvent, ou ailleurs quand ils pensent avoir les moyens de s’en dispenser !
Aux États-Unis et au Canada, une nouvelle stratégie se répand à grande vitesse. Il s’agit des SLAPPs (Strategic Lawsuit Against Public Participation ). En Français, cela pourrait se traduire par “Poursuite-bâillon” (une action en justice intentée contre un individu ou un organisme dans le cadre d’un enjeu public, destiné à le paralyser politiquement, ou syndicalement).
Un “FERME-TA-GUEULE” juridique en quelque sorte! *
*(Source: SINE HEBDO n°4 du 1er octobre 2008 : HAPPY SLAPPING Texte de Normand BAILLARGEON)
Pour ses protagonistes, il s’agit en fait de mettre un terme à ce qu’ils appellent pudiquement “un surcroît de démocratie”!
Nous croyons qu’il est grand temps de dire à ces bellâtres bêlant en Cour,
que la démocratie, la vraie, ne saurait souffrir de “surcroît”.
Et voilà une bulle que nous nous ferons forts de leur faire éclater à la gueule!
Avec tous les hommages qu’il sied à leur fondement !
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
12 – 10 – 2008
Une fiche technique de Dexia selon Le Point.fr
septembre 30, 2008 at 1:03 | In Belgique, Caisse des dépots, Economie | Leave a CommentTags: Une fiche technique de Dexia selon Le Point.fr
Une fiche technique de Dexia selon Le Point.fr
Dexia, la banque des collectivités locales
Source Le Point.fr
Née en 1996 de la fusion du Crédit local de France et du Crédit
communal de Belgique, la banque franco-belge Dexia est spécialisée dans les
prêts aux collectivités locales, dont elle se dit le “leader
mondial”. Elle n’a pas de particuliers parmi ses clients en France.
SIÈGE SOCIAL – Paris et Bruxelles. Actuellement société de droit belge,
Dexia prendra le statut de société européenne d’ici à la fin 2008.
ACTIVITÉS – Services financiers aux collectivités locales dans plus de
30 pays dans le monde, notamment des prêts, financements d’infrastructures et
assurances d’émission d’obligations (54 % du bénéfice net en 2007) ; services
financiers aux particuliers (28 % du bénéfice net) ; gestion d’actifs ;
services aux investisseurs ; activités sur les marchés financiers.
EFFECTIFS – Plus de 35.000 employés dans 37 pays, dont 2.400 en France
et 10.000 en Belgique.
CLIENTS – Dexia compte 5,5 millions de clients particuliers. La banque
dispose de 994 agences en Belgique, 40 au Luxembourg et 52 en Slovaquie. Sa
filiale turque, Denizbank, compte 320 agences. En France, le groupe détient une
participation de 20 % dans Crédit du Nord.
ACTIONNAIRES – Le groupe belge de service financier Arcofin (17,7 %),
les communes belges (16,2 %), la Caisse des dépôts et consignations (11,7 %), la
mutuelle belge Ethias (6,3 %), l’assureur français CNP (2 %), les salariés (3,8
%).
PDG – Axel Miller, 42 ans, avocat belge spécialisé en droit financier.
Il a succédé à Pierre Richard à la tête du groupe le 1er janvier 2006. En
novembre 2007, M. Miller avait affirmé que son établissement était “très
bien positionné” pour tirer parti de certaines conséquences de la crise
des marchés de crédit.
RÉSULTATS FINANCIERS – Le bénéfice net a reculé de 32,4 % au deuxième
trimestre 2008 à 532 millions d’euros. Le chiffre d’affaires a crû de 1,4 % à
1,964 milliard d’euros.
COURS – L’action du franco-belge Dexia a chuté de 28,50 % lundi à 7,20
euros. Elle a perdu 67 % de sa valeur sur un an.
APPEL AU SOUTIEN DE JOELLE DICHI SECRETAIRE GENERALE DE SUD-CNP
juin 23, 2008 at 2:41 | In Caisse des dépots, Citoyenneté, Politique, Solidarité Pétition | Leave a CommentTags: APPEL AU SOUTIEN DE JOELLE DICHI SECRETAIRE GENERALE DE
APPEL AU SOUTIEN DE JOËLLE DICHI SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE SUD-CNP
Cher-e-s ami-e-s et camarades,
Notre camarade Joëlle Dichi, membre de notre collectif Sambre-Avesnois, est, par ailleurs Secrétaire générale de SUD-CNP.
La Caisse nationale de Prévoyance (CNP), filiale principale de la Caisse des Dépôts (CDC) est le leader français de l’assurance vie.
Depuis, le mois d’avril, Joëlle et notre syndicat SUD-CNP, soutiennent la lutte des salariés de Fongépar, filiale commune à la CDC et à la CNP qui gère l‘épargne salariale.
Les salariés de Fongépar, étaient victimes d’un véritable harcèlement généralisé de la part de leur directrice.
43 salariés sur 50 ont signé une pétition, une grève totale de 48H a eu lieu, des plaintes au pénal ont été déposées, le CHSCT de la CNP a dû désigner un expert sur cette question du harcèlement et la directrice a été déplacée.
Le fond de cette affaire tient à deux choses :
1) - la loi Sarkosy sur le pouvoir d’achat a permis aux salariés de retirer leur épargne salariale jusqu’alors bloquée pendant 5 ans et les retraits sont nombreux compte-tenu de l’état du pouvoir d’achat des salariés
2) – La CDC et la CNP négocient actuellement un regroupement avec le groupe Médéric de Guillaume Sarkosy, en vue de la création d’une structure commune qui fournira des produits de retraite.
Vous comprendrez l’importance financière d’une telle structure surtout si le pouvoir parvient, comme c’est son intention, à tuer la retraite par répartition pour la donner aux financiers.
Il semble, par ailleurs, que les négociations en cours se font de structure à structure avec la volonté de redémarrer une société avec 650 personnes dont nous pensons qu’il s’agira essentiellement de personnes issues du démantèlement du Réseau CNP-Trésor.
Le harcèlement n’est donc pas le fait d’une directrice acariâtre mais bien une POLITIQUE DELIBEREE pour forcer les salariés à partir d’eux-mêmes, donc sans plan social, pour faciliter les négociations avec Médéric et recycler un réseau qui relevait encore du service public en le le transformant en un réseau purement commercial
Le soutien de Joëlle et de notre syndicat SUD-CNP tombent donc au plus mauvais moment et c’est très gênant pour la Direction de la CNP qui ne redoute rien tant que l’intervention des salariés dans leurs affaires.
Cette direction a donc choisi la répression et Joëlle sera traduite le mardi 24 juin devant la Commission paritaire N° 3 de la CDC siégeant en formation disciplinaire.
On lui reproche « de ne pas faire son travail » et, concrètement de ne pas avoir assisté à une séance de formation de son service.
Or, Joëlle n’avait pu assister à la première séance de formation et pour cause : elle était convoquée au même moment par la DRH de la CNP pour discuter du dossier d’une des membres de notre bureau syndical qui attaquait la CNP aux prud’hommes.
En revanche, elle a bien assisté à la séance de rattrapage et signé la feuille de présence que nous détenons.
La preuve est donc faite qu’il s’agit bien d’un véritable « procès de Moscou » monté de toute pièce pour tenter d’intimider une syndicaliste de lutte, d’un PROCES POLITIQUE.
Autre élément : Joëlle dispose d’un dossier de 35 ans de carrière exempt de toute sanction, or, l’administration a décidé de demander directement à son encontre, une sanction du second groupe : mise à pied et/ou rétrogradation d’échelon.
Demain, 24 juin, devant le Conseil de discipline de la CDC, Joëlle sera défendue par notre avocat de SOLIDAIRES, par un camarade du Syndicat FDSU de la CDC, par Léna Lainé du SNUI (Finances) et par moi-même qui assurerai la défense politique de Joëlle.
Avec SOLIDAIRES, nous avons décidé de populariser nationalement cette affaire qui est dans la ligne de la répression généréralisée que nous connaissons sous ce pouvoir.
VOUS POUVEZ NOUS AIDER.
Nous vous demandons d’adresser, dès maintenant, des mails de protestation et de soutien à Joëlle au secrétaire général de la CDC qui préside la CAP N°3
Adressez vos mails à : jean.sebeyran@caissedesdepots.fr
Vous pouvez aussi exprimer votre soutien à Joëlle : joelle.dichi@wanadoo.fr
Vos mails seront remis demain au Conseil de Discipline
Joëlle a milité toute sa vie et ne se laissera pas intimider mais, pensez aux autres, à tous les autres, qui ne sont pas fonctionnaires et sont à la merci de l’arbitraire patronal dans le privé.
C’est aussi, ce combat là que nous menons.
Hasta la victoria, siempre !
Solidairement et fraternellement
Guy Dutron
Membre associé au bureau national de SUD-CNP
Chargé des dossiers économiques
Membre de la CNA de la Coordination des Collectifs Unitaires
TOUCHE PAS A MON LIVRET A ???
février 11, 2008 at 4:42 | In Caisse des dépots, Economie | 2 CommentsTags: TOUCHE PAS A MON LIVRET A
« CHERCHER LA VERITE ET LA DIRE » – Jean Jaurès
« Touche pas à mon LIVRET A » ??
Par Guy Dutron ancien administrateur civil à la Caisse des Dépôts
Militant Gauche Alternative et Altermondialiste
Une campagne est lancée sur le thème « Touche pas à mon Livret A et c’est justice. Notre mouvement y participera. Pourquoi, sur quels thèmes et comment ?
POURQUOI ?
D’abord, parce que ce n’est que justice ; nos concitoyens sont très attachés à leur livret d’épargne. Mais, aujourd’hui, des conceptions différentes se font jour. Le Rapport Camdessus, vous savez, celui qui serait le « livre de chevet de Sarkozy 1er, ce rapport écrit par l’un de nos concitoyens qui a fait le plus de mal en ce monde, qui a mis à genoux des peuples entiers en tant qu’ancien Patron du FMI, celui … nous n’en finirions pas de détailler le sinistre parcours de cette erreur ambulante.
Lui, Camdessus, veut tout libéraliser et que les banques gardent l’argent pour faire de juteux profits financiers ; néolibéralisme oblige.
D’un autre côté, même chez nous, certains nous disent qu’il faut défendre le système actuel qui ne permet que le placement du LIVRET A à la Poste et chez les Caisses d’Epargne …. Défense des acquis, en quelque sorte. Les fonds de ces deux collectes étant centralisés partiellement à la Caisse des Dépôts pour financer le logement social.
Si je récuse totalement la solution crétine de Camdessus, je n’accepte pas non plus la deuxième car elle est insuffisante face aux enjeux.
Je suis pour l’ouverture aux Banques du placement du Livret A sous certaines conditions et je vous propose de nous battre sur cette défense dans le cadre que je définis ci-dessous !
Pourquoi, toujours ? Pour deux raisons majeures :
– Parce que, si on ouvre la collecte aux Banques, cette collecte sera plus importante pour financer le logement social quoiqu’on en pense. Or, nous souffrons d’un manque de logements sociaux et de capitaux peu chers pour les financer à prix raisonnables.
- Mais surtout parce que ce sera une bonne manière de lutter contre l’exclusion bancaire.
La Poste est devenue une entreprise capitaliste comme les autres et elle ferme ses bureaux partout en Zone rurale. Quand elle ferme un bureau, il s’installe immédiatement un Crédit Agricole ou une agence des Banques populaires ou une autre banque, voire les 2 ou les 3 !! N’avons-nous pas des exemples en Hainaut ??
Or, les plus pauvres d’entre nous, quand ils ont quelque chose, n’ont qu’un livret A !! Vous ne les avez jamais vus, à la Poste d’Hautmont ou à la Caisse d’Epargne de Maubeuge, venir chercher les quelques Euros qui les maintiendront la tête hors de l’eau pour quelques jours encore. Ils sont jeunes sans emplois, RMIstes, chômeurs, smicards …. Toute la fine fleur de nos blessés de guerre modernes, des blessés de la GUERRE ECONOMIQUE.
Il faut donc élargir l’offre à toutes les banques.
Je comprends que QUELQUES “vieux” syndicats dont le « fonds de commerce » repose encore sur des adhérents anciennement issus de la fonction publique tentent de défendre leur bout de gras mais, l’intérêt général n’est plus là.
J’ai été postier et fonctionnaire et je milite dans un syndicat jeune ; je considère qu’il arrive un moment où l’intérêt général doit primer sur tout le reste, faute de quoi, on sombre dans le corporatisme.
SUR QUELS THEMES ?
Indépendamment et/ou complémentairement à ce combat, il est capital de nous battre pour une centralisation de la collecte, de toute la collecte et de celle de tous les livrets à la Caisse des Dépôts.
- parce que la centralisation, même actuellement, avec la Poste et les Caisses d’Epargne n’est pas totale ; une part reste aux collecteurs et cela n’est plus juste aujourd’hui.
S’il faut rémunérer les frais de la collecte, les profits financiers sont là pour y pallier. Quand on a prouvé largement sa nullité dans la crise des « subprime » et nos autres joyeusetés plus hexagonales comme le fait en ce moment le Société Générale avec ses errements bien connus et son procès qui démarre pour blanchiment, quand on en est là, ON LA FERME, ON S’ECRASE !!
- parce que, sur ce point également, il faut se battre contre le Rapport de ce triste Camdessus que Bruxelles ne défends pas.
Bruxelles ne remet pas en cause la centralisation des fonds du LIVRET A à la CDC ; et puis, s’il le fallait, Bruxelles, pour nous, c’est bien plus près que Versailles et nous pourrions rendre une visite à Baroso, l’enfant chéri du Groupe de Bilderberg. (Groupe de pression des plus grands capitalistes du monde). Je suis sûr que nous trouverions quelques amis Belges, à gauche du pauvre Ps, qui nous accompagneraient volontiers.
- Parce que, sur ce point toujours, nous pouvons trouver des alliés, même au sein du Pouvoir actuel où tout le monde n’est pas néolibéral. D’ailleurs, ces derniers temps, il suffit de voir les arbitrages rendus par l’Elysée.
Ces arbitrages sont préparés par Guaino ex-compagnon de route Etatiste de Séguin et Lagarde se fait bananer à chaque fois !!
Il faudrait aussi parler dans cette campagne de ce que pourrait être un véritable service public du logement social qui ne peut plus être un “service Etatisé”, une « administration » mais une Fédération de coopératives de HLM locales travaillant en Réseau, financées localement et régionalement avec un abondement de fonds de la CDC qui feraient l’objet d’une péréquation nationale qui permette de donner plus à ceux qui ont moins.
COMMENT ?
Alors, la question que nous devons nous poser, cette « VERITE » qu’il faut chercher et qu’il nous faut dire comme nous le conseillait Jaurès, comment la trouver ?
Nous devons savoir si nous voulons faire de l’AGIT-PROP entre “amis” comme dans les années 30 !!
Ou bien, alors, allons nous chercher une base claire susceptible d’unifier la lutte de tous nos concitoyens, fixer un objectif atteignable et mobilisateur qui constituerait un progrès pour notre Peuple.
Notre mot d’ordre pourrait être : « Un livret A pour tous, dans toutes les Banques et tous les fonds à la CDC pour le Logement Social »
Nous ne sommes pas dans les années 30 politiquement et financièrement, nous sommes à la veille de 1914 !! Il faut arrêter de jouer car l’heure est grave.
Nous sommes en pleine période de montée des contradictions entre IMPERIALISMES !! Pas ceux des vieux schémas éculés, non, il s’agit maintenant d’IMPERIALISMES FINANCIERS dont les ETATS ne sont plus que des relais.
La Finance Asiatique, Russe et du Golfe taille des croupières au Capitalisme anglo-saxon. Singapour se paie l’Union des Banques Suisses, le fleuron du Protestantisme financier Zurichois.
Ces nuls, ceux qui se sont vendus au plus offrant, ceux qui nous ont vendu la « Mondialisation » comme indépassable et inéluctable, finiront par laisser acheter nos plus grandes institutions financières par le premier « Fonds souverain chinois » venu. Ces nuls nous gouvernent et, malheureusement, les « nouveaux nuls » (comme il y avait naguère de nouveaux riches) soit disant socialistes soutiennent ce système en ne s’y opposant plus ; en désertant en rase campagne le combat idéologique.
Nous sommes à le croisée des chemins : nous avons aussi, chez nous, dans nos rangs, nos petits bureaucrates, nos petites vedettes de séries B qui voudraient nous entraîner sur des terrains plus tortueux où elles excellent mais elles vont devoir se soumettre ou se démettre.
Nous devons prendre toute notre part, comme je prends la mienne en écrivant ce texte ; toute notre part citoyenne dans ce combat pour la vérité, la justice, l’analyse claire et clairement expliquée dont dépend l’avenir de la reconstruction d’une vraie Gauche de Transformation sociale, politique et économique en France et dans le monde avec tous nos camarades Altermondialistes.
Le débat n’est plus entre Jaurès et Guesde ni entre Proudhon et Lénine, il est entre la vie et la mort de notre planète.
Guy Dutron
11 – février – 2008
Communiqué affaire EADS-Caisse des dépôts
octobre 14, 2007 at 2:03 | In Caisse des dépots, Politique | Leave a CommentTags: EADS - Caisse des dépôts Communiqué du Forum de la G, Uncategorized
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Le visage tuméfié de Robert Boulin après sa mort source Hisiaux free.fr
Plan large du corps de Robert Boulin à sa sortie de l’eau …pas de rocher en vue !!
G. Ménéroud source CNP-Finances.fr

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Insigne bientôt en vente sur e.bay
Un détournement flamand intitulé : zarcozietje in’t louvre





Nicolas Mérindol et Charles Milhaud
Gilles Michel – photo archives Reuters


























