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	<title>Collectif Gauche Alternative Sambre Avesnois &#187; Culture &#8211; Livres</title>
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	<description>Un autre monde est possible - Un autre monde est en marche</description>
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		<title>Collectif Gauche Alternative Sambre Avesnois &#187; Culture &#8211; Livres</title>
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		<title>La dernière bavure de Baldur von Raoult !</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 22:22:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Mémoire et histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[La dernière bavure de Baldur von Raoult !]]></category>

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		<description><![CDATA[La dernière bavure de Baldur von Raoult !
 
Tu as raison, ami lecteur, ce titre mérite une explication !
-         « la bavure » : parce que Raoult est un baveur et un bavard ! C’est fou ce qu’il bave !
-         « Baldur von Raoult » : c’est en référence à Baldur von Schirach[1]. Grand bavard du nazisme qui vomit un jour : « Quand j’entends le mot [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5667&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>La dernière bavure de Baldur von Raoult !</strong></span></h1>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Tu as raison, ami lecteur, ce titre mérite une explication !</strong></p>
<p>-         <strong>« la bavure » : parce que Raoult est un baveur et un bavard ! C’est fou ce qu’il bave !</strong></p>
<p>-         <strong>« Baldur von Raoult » : c’est en référence à Baldur von Schirach<a href="#_ftn1">[1]</a>. Grand bavard du nazisme qui vomit un jour : « Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver » !</strong></p>
<p>-         <strong>Bon d’accord mais pourquoi « dernière » bavure ? Là, pour répondre à cette question, il faut d’abord vous présenter le pedigree de baveur.</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5666" title="eric_raoult.député godillot png" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/eric_raoult-depute-godillot-png1.png?w=170&#038;h=201" alt="eric_raoult.député godillot png" width="170" height="201" />A petit godillot, petite photo ! Na (proverbe Ouzbek)<br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">Le pedigree de Baldur von Raoult </span></strong><strong>:</strong></span></h2>
<p><strong> Comme on dit dans les pubs : attention, c’est du lourd ! Il est vrai qu’il ne fait pas dans la légèreté ni la dentelle le Baldur, il serait plutôt du genre cul de plomb !</strong></p>
<p>-         <strong>En 1991, il réplique à une sortie d’Edith Cresson (alors premier ministre) concernant les Japonais en déclarant que ceux-ci étaient « plus habitués au langage de velours de geishas qu&#8217;à l&#8217;argot vulgaire des femmes de poissonnier ». Baldur n’est donc pas féministe ! Il serait plus proche du gros cul plombé du macho de service ! Cela se confirme !</strong></p>
<p>-         <strong>Mais il sera tout de même récompensé : son mentor Chirac le remerciera ! Il est fait chevalier de la Légion d&#8217;honneur par le président Jacques Chirac en 2001. Encore une belle connerie, tiens ! Une médaille en chocolat, une ! Notons pour le fun que côté geisha, le Chichi ….passons !</strong></p>
<p>-         <strong>Il a cosigné la proposition de loi du 8 avril 2004 exigeant son rétablissement pour les auteurs d&#8217;actes terroristes. Faut dire que le terrorisme, il connaît le Baldur ! Dans sa bonne ville du Raincy, pourtant largement épargnée par les émeutes de l&#8217;automne 2005 et dont Raoult est le maire, il sera le premier à décréter le couvre-feu ! Comme Boutefeux alors ? Non ! Comme Hortefeux !</strong></p>
<p>-         <strong>Il a soutenu, en 2007, un amendement visant à rétablir la peine de mort sous certaines conditions : <a href="http://www.liberation.fr/politiques/010118202-encore-dix-huit-deputes-pour-la-peine-de-mort">http://www.liberation.fr/politiques/010118202-encore-dix-huit-deputes-pour-la-peine-de-mort</a></strong></p>
<p>-         <strong>Baldur est encore le président de l&#8217;<em>Association des élus amis d&#8217;Israël</em> (ADELMAD). Celle-là, je vous la recommande ! Voyez le compte-rendu de visite que publie un plumitif ébahi ! En effet, une délégation de l’association de Raoult c’est rendue en Israël le samedi, 08 novembre 2008 : <a href="http://pesia28.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/11/08/douzieme-visite-annuelle-d-adelmad-en-israel.html">http://pesia28.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/11/08/douzieme-visite-annuelle-d-adelmad-en-israel.html</a> Dans ce torchon, on peut lire que : <em>« nombre d’élus (maires, conseillers municipaux, députés, sénateurs) voyagent en Israël pour la première fois et s’étonnent, dès leur arrivée, de découvrir une ville dynamique (Tel-Aviv) sans présence policière massive ou quadrillage militaire…À l’occasion de cette courte visite de 5 jours, la délégation des 53 élus français a été accueillie vendredi dernier dans la somptueuse Résidence de France par l’ambassadeur Jean-Michel Casa et son épouse, Isabella. ». </em>L’histoire ne dit pas si la charmante Isabella parlait Geisha ou poissonnière mais on devine !! </strong></p>
<p>-         <strong>Revenons à notre Baldur : il a approuvé publiquement le 31 octobre 2009 sur Berbère Télévision l&#8217;expulsion de Tunisie de la journaliste du Monde Florence Beaugé ! Baldur n’est donc pas hostile envers Ben Ali !!! </strong></p>
<p>-         <strong>Opposé à l&#8217;homoparentalité, il déclare « Dès qu&#8217;il y a un enfant, il faut un papa et une maman » lors du premier cas d&#8217;adoption accepté pour une jeune femme homosexuelle. Pas de bol, Baldur ! Aujourd’hui même, on apprend qu’un tribunal administratif admet l’adoption pour une femme homosexuelle !!! Va encore falloir sortir ton pétard Baldur !</strong></p>
<p>-         <strong>Enfin, last but not least, ce nain politique accompli écrit au ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, pour demander un devoir de réserve aux lauréats du prix Goncourt, après avoir lu des déclarations de Marie Ndiaye émises en août 2009 et notamment : <em>&#8220;Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux&#8221;.</em></strong></p>
<p><strong> Alors, on va te dire Baldur :</strong></p>
<p>-         <strong>Primo Marie Ndiaye s’est exprimée bien avant le Goncourt et tu ne l’ignore pas ! Ton attitude est donc tout sauf une connerie. Elle participe, outre ta pub personnelle, de la dérive actuelle de notre République qui de bling bling passe à bananière pour devenir autoritaire et, pourquoi pas un tantinet facho.</strong></p>
<p>-         <strong>Deuxio : malgré le prurit qui te démange, tu ne vas pas régenter nos vies Baldur ! Donc, ton prurit, tu te le grattes !</strong></p>
<p>-         <strong>Troisio : nous proposons à notre méritée (pour une fois) Goncourt 2009 de modifier sa déclaration qui deviendrait alors : « Besson, Hortefeux, Baldur von Raoult, tous ces gens là, je les trouve monstrueux » !</strong></p>
<p><strong>Et, puisque bien malgré toi, nous sommes dans la culture Baldur, je laisse la conclusion au Forestier qui nous parle de fachos et de parachutistes et qui dit ce que nous pensons tous : qu’on les emmerde !</strong></p>
<h1>Parachutiste par Maxime Le Forestier</h1>
<p><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x51b5n_parachutiste_music">http://www.dailymotion.com/video/x51b5n_parachutiste_music</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1"><strong>[1]</strong></a><strong> Baldur von Schirach était le chef des Jeunesses hitlériennes et également gauleiter de Vienne. Il fut condamné à vingt ans de prison à la suite du procès de Nuremberg et emprisonné à la prison de Spandau.</strong></p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/dutron.wordpress.com/5667/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/dutron.wordpress.com/5667/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/dutron.wordpress.com/5667/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/dutron.wordpress.com/5667/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/dutron.wordpress.com/5667/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/dutron.wordpress.com/5667/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/dutron.wordpress.com/5667/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/dutron.wordpress.com/5667/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/dutron.wordpress.com/5667/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/dutron.wordpress.com/5667/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5667&subd=dutron&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Notre feuilleton de l’été “Les récoltes du siècle futur”  Par Hélène Lacheret  Sixième partie : L’abandon ou la responsabilité ?</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 21:42:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture - Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Le coin des bons bouquins]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire et histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Notre feuilleton de l’été “Les récoltes du siècle futur” Par Hélène Lacheret Sixième partie : L’abandon ou la responsabilité ?]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Notre feuilleton de l’été 
“Les récoltes du siècle futur”
Par Hélène Lacheret
 
Sixième partie : L’abandon ou la responsabilité ?
 
 
I
 La pétition avait recueilli mille deux cent cinquante et une signatures, dont un bon tiers était dû à l’activisme de Kader. Les jeunes avaient fièrement tout photocopié avant d’envoyer en grande pompe et [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5660&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><em>Notre feuilleton de l’été </em></span></h1>
<h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><em>“Les récoltes du siècle futur”</em></span></h1>
<p style="text-align:center;"><strong>Par Hélène Lacheret</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<h2 style="text-align:center;"><strong><span style="text-decoration:underline;">Sixième partie : L’abandon ou la responsabilité ?</span></strong></h2>
<p style="text-align:center;"><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong>I</strong></p>
<p><strong> La pétition avait recueilli mille deux cent cinquante et une signatures, dont un bon tiers était dû à l’activisme de Kader. Les jeunes avaient fièrement tout photocopié avant d’envoyer en grande pompe et en recommandé les originaux à la société de H.L.M. L’action avait même eu droit à un entrefilet dans la presse locale. Maintenant, ils attendaient.</strong></p>
<p><strong> Catherine avait à présent des permissions de sortie. Chaque retour était pour elle l’occasion de se sentir extraordinairement choyée, c’était à qui lui apporterait le premier perce-neige, ou un gâteau fait maison, un magazine pour se désennuyer… Malgré la maladie et sa faiblesse physique, elle rayonnait. L’assistante sociale appelait régulièrement pour lui faire part de l’avancement du dossier. Comme Catherine était prioritaire, la préfecture avait déjà fait deux offres de logements qui auraient pu être accessibles financièrement, mais qui étaient malheureusement situés dans des communes vraiment trop éloignées et qu’elle avait refusées pour cette raison. Plus que jamais, maintenant qu’elle savait ses jours en danger, elle excluait d’éloigner ses enfants de leurs repères. Elle avait terriblement maigri et n’avait même pas la force de parcourir à pieds les quelques neuf cents mètres qui séparaient la loge de l’hôtel. Alors c’était la famille d’Ali qui faisait le déplacement. M. Ulcert s’était fait huer par les jeunes du quartier, un jour qu’il s’était permis un commentaire désobligeant sur ces allées et venues.</strong></p>
<p><strong> La formation de Gaëlle se poursuivait de façon très positive. Jamais elle ne laissait paraître sa fatigue, elle redoublait d’efforts, au contraire, pour être sûre d’obtenir son diplôme. </strong></p>
<p><strong> Michaël voyait se profiler le conseil de classe du deuxième trimestre et tâchait de masquer son inquiétude : ses résultats s’étaient encore dégradés, sauf en français. </strong></p>
<p><strong> Xavier était finalement content de ne pas avoir de travail car il remplaçait entièrement sa mère à la loge, officieusement, malheureusement. Il avait envoyé sa candidature, rédigée à l’aide de Leïla, mais il n’avait toujours pas obtenu de réponse. Tout leur sort semblait à présent être placé entre les mains des décideurs de la société de H.L.M. et ceux-ci ne paraissaient guère pressés de se prononcer.</strong></p>
<p><strong> Les soirées chez Ali se poursuivaient, mais elles avaient pris un tour moins formel. Presque tous les soirs, plusieurs personnes se retrouvaient dans l’arrière-salle et travaillaient sur un point donné. Avec l’aide de Marie, la bibliothécaire, ils formaient une sorte de club-lecture et s’appropriaient les informations sur un sujet donné puis rédigeaient un argumentaire sur le thème, qui leur permettait de continuer leur rôle “d’éducateurs permanents”, comme ils se définissaient eux-mêmes. Kader était parti en Italie, mais des jeunes qu’il avait sollicités au moment de la pétition venaient régulièrement participer aux soirées. Et c’était touchant de voir ces jeunes, ex-mauvais élèves, s’acharner à comprendre des notions apparemment complexes, portés par l’espérance d’un monde où ils auraient un avenir. </strong></p>
<p><strong> Davos avait eu lieu à la fin janvier, comme tous les ans, et était un peu passé au second plan de leurs préoccupations tant ils étaient mobilisés par la situation des Maheu. Cependant, Julien s’y était rendu avec des militants d’Attac, grâce à des cars mis à la disposition des manifestants par la mairie de Saint-Denis. Il en était revenu heureux des rencontres qu’il avait pu faire pendant le trajet mais aigri par l’impression que “ces gens-là” étaient tellement bardés de certitudes, tellement enfermés dans leur vision du monde, voire dans leur monde tout court, avec ses grilles défensives, sa police à son service, qu’il n’était même pas pensable d’essayer de dialoguer avec eux. Il regrettait presque d’avoir fait ce déplacement alors qu’au même moment, il aurait pu assister au colloque de Morsang-sur-Orge réuni sur le thème du rôle des collectivités locales dans la résistance face à la mondialisation libérale. Il avait adhéré à Attac suivi en cela par d’autres mais allait surtout aux réunions organisées au niveau de sa fac. Ces adhésions leur permettaient de faire partie du réseau des résistants, ils disposaient d’informations introuvables ailleurs qu’ils commentaient et qui renforçaient leur détermination. Ils avaient demandé à Ali la permission de copier certaines citations particulièrement choquantes et de les afficher dans le café, telles celle-ci :</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>“Soit dit entre nous, la Banque Mondiale ne devrait-elle pas encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés ? […] le calcul du coût d’une pollution dangereuse pour la santé dépend des profits absorbés par l’accroissement de la morbidité et la mortalité… </strong></p>
<p><strong>(quel jargon ! mais vous allez comprendre)</strong></p>
<p><strong>La logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversés là où les salaires sont les plus faibles est imparable. </strong></p>
<p><strong>[…] On se préoccupera évidemment beaucoup plus d’un facteur qui augmente de manière infinitésimale les risques de cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez longtemps pour avoir cette maladie que dans un autre où les enfants meurent avant l’âge de cinq ans.”</strong></p>
<p><strong><em> Lawrence Summers, note interne de la Banque Mondiale, 1991.</em></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> Et il faut dire que leur lecture avait beaucoup d’amateurs qui poussaient ensuite des protestations nourries, noircissant l’espace réservé aux commentaires avec des phrases comme celles-ci : “Gaffe, les moutards, avant d’atterrir, vous risquez de tomber dans un berceau de dioxine !” ou “A combien est évalué le taux de pollution absorbable par un smicard en terme de profit ?” ou encore : “Summers, as-tu eu le culot de mettre des enfants au monde ?” Un jour, ces lecteurs finissaient par franchir la porte de l’arrière salle. Une activité de ruche régnait désormais dans celle-ci : on avait même installé une étagère dans un coin et acheté en commun un ordinateur d’occasion. Plus que jamais, l’hôtel d’Ali était le centre vital du quartier.</strong></p>
<p><strong> Julien, lui, ne décolérait pas devant quelque chose qui lui paraissait vraiment une perversion : “Même des médias pas trop mal intentionnés nous traitent d’anti-mondialistes. Ça me fout hors de moi : regardez-nous. Sommes-nous des pauvres frileux ratatinés sur notre petit horizon national par peur des autres ? Y a pas plus ouverts que nous. Et c’est M. Ulcert qui tient des discours libéraux pas possibles en disant que chacun peut réussir s’il le veut, que les chômeurs et les assistés sont tous des feignants qui profitent du système et qui est raciste que c’en est pathétique, qui passe pour l’homme “moderne”, ouvert intellectuellement, faisant des choix dictés par la raison et non par un vague sentimentalisme. Ah non, je ne peux plus supporter ça. En j’en ai relevé d’autres, de perles pareilles dans la presse : ils assimilent libéralisme et liberté. Quelle honte ! Tous ceux qui sont morts pour la défense de la liberté doivent danser la sarabande dans leur tombe. Comme si la liberté humaine se résumait à la capacité de faire du fric ! Mais pour quoi faire, le fric ? Ce n’est qu’un moyen. Et puis ce qu’ils sortent sur la croissance ! Comme si la croissance était la solution à tous les problèmes : sortez vos calculettes ; croître de trois pour cent l’an dans un monde fini, ça nous emmène en combien de temps à l’implosion ? </strong></p>
<p><strong> Nous, nous essayons de former une véritable communauté humaine, nous, nous avons le souci de nos semblables et ce n’est pas que des mots, nous le montrons dans le quotidien, mais eux, ce sont des sales individualistes égoïstes qui n’ont d’autre souci que leur intérêt et après eux le déluge ! Et qui habillent tout ça du discours de la modernité et de l’efficacité en nous faisant passer pour des ignares parce que nous ne pensons pas comme eux. Et que les journalistes, dont c’est pourtant le métier, ne manient pas avec plus de prudence ces mots qui sont des armes pour nous discréditer, ça me met dans une rage folle. Vous verrez que bientôt on nous appellera “terroristes”. Si tu veux tuer ton chien, accuse-le d’avoir la rage ! Qu’ils le fassent est de bonne guerre. Mais que les journalistes, ces vendus, leur emboîtent le pas, ça, je peux pas l’admettre.</strong></p>
<p><strong>- Allons, Julien, il fallait s’y attendre, dit Ali, un soir. Et il faut te préparer à pire. Pour l’instant, ils croient encore être les maîtres, alors ils font tirer sur nous par leurs valets avec des mots. J’ai connu ça pendant la guerre d’Algérie. Mais plus ils vont prendre peur, plus la riposte va être violente. Tu verras bientôt le jour où ils vont s’entourer de barbelés et faire tirer sur la foule en disant que nous sommes les agresseurs ; il faut s’y préparer, malheureusement, même si on est contre la violence. Ils ne nous laisseront pas le choix et nous aurons fort à faire pour limiter les dégâts.”</strong></p>
<p><strong> Tous restèrent songeurs devant cette éventualité à laquelle ils n’avaient pas pensé. Ils avaient l’image de Seattle, de ces groupes très organisés qui s’étaient entraînés à la non-violence et cette non-violence était déjà en soi une victoire. Ils avaient pensé que leur résistance serait toujours joyeuse et festive. Ils n’étaient pas encore préparés à l’idée qu’ils pourraient y perdre quoi que ce soit, tant il leur semblait dans la logique de la vie de devoir gagner.</strong></p>
<p><strong>“Quand les mineurs ont fait la grève, dans <em>Germinal</em>, les gendarmes ont tiré sur la foule. Et, après la lutte, pour la Maheude, c’était encore plus dur qu’avant parce que Maheu était mort et qu’elle se retrouvait seule avec les gosses, dit Michaël. Mais ils  pouvaient pas ne pas le faire même avec tous ces risques. Pour la dignité, pour  pas avoir honte d’eux. Et même s’ils ont perdu en apparence. Parce que c’est comme ça que l’humanité avance.</strong></p>
<p><strong>- Mais c’est quand même un terrible sacrifice, soupira Quentin. Je ne sais pas s’il existe en France, comme aux États-Unis, des groupes qui s’entraînent à la résistance non-violente. Pourtant c’est l’arme des opprimés. Gandhi et Martin Luther King ont infiniment fait avancer leur cause en plaçant leur lutte sur le plan du débat et en refusant les armes. Nous devons y réfléchir. Nous devons nous former à la non-violence.”</strong></p>
<p><strong>II</strong></p>
<p><strong> Un soir, Vladimir arriva avec un livre blanc sous le bras, un livre au titre étrange : <em>La supplication</em>, qu’il posa sur la table sans rien dire. Ce soir-là, Ali était allé chercher Catherine avec la fourgonnette parce qu’ils préparaient tous une exposition pour le troc et puces qui aurait lieu en mai. Ils avaient décidé, en accord avec le groupe local d’Attac auquel certains d’entre eux participaient, de profiter de la circonstance pour diffuser leurs idées et voulaient fabriquer des panneaux. Ils furent étonnés de l’attitude de Vladimir, habituellement si chaleureux, qui se taisait, comme s’il avait l’esprit ailleurs.</strong></p>
<p><strong>“Eh, Vladimir, ça va ? l’interpella Ibrahim. Vladimir mit quelques secondes à réagir :</strong></p>
<p><strong>- Non, excusez-moi, ça ne va pas. Après avoir lu ce livre, j’ai honte d’être un homme, j’ai honte d’être Russe, je demande pardon à mes enfants de leur avoir transmis la vie.</strong></p>
<p><strong>- Mais qu’est-ce que c’est, ton livre, demanda Marine.</strong></p>
<p><strong>- C’est l’enquête d’une journaliste auprès des habitants de la centrale. La première qui parle, surtout, m’a bouleversé. Je n’ai pas honte de le dire, j’ai pleuré tout le temps et… elle parlait d’amour.</strong></p>
<p><strong>- Tu parles de quelle centrale ? demanda Quentin.</strong></p>
<p><strong>- De la première qui a pris feu, Tchernobyl. La première, parce qu’on sait déjà qu’il y en aura d’autres, en Russie, en Roumanie… et qu’on ne fait rien.</strong></p>
<p><strong>- Tu ne veux pas nous en lire un passage, de ton livre ? demanda Sonia. Comme ça on pourra partager ce qui te trouble tant.</strong></p>
<p><strong>- Si, je veux bien, dit Vladimir. Peut-être que ça me hantera moins, si je le partage avec vous.” Et il lut, de sa grosse voix rocailleuse, aux silences éloquents :</strong></p>
<p><strong>“Je ne sais pas de quoi parler… De la mort ou de l’amour ? Ou c’est égal… De quoi ?</strong></p>
<p><strong>Nous étions jeunes mariés […] Je lui disais : “Je t’aime.” Mais je ne savais pas encore à quel point je l’aimais… Je n’avais pas idée…. Nous vivions au foyer de la caserne des sapeurs-pompiers où il travaillait. […] Je n’ai pas vu l’explosion. Rien que la flamme. Tout semblait luire… Tout le ciel… Une flamme haute. De la suie. Une horrible chaleur. Et il ne revenait toujours pas. La suie provenait du bitume qui brûlait. Le toit de la centrale était recouvert de bitume. […] Ils étouffaient la flamme. Ils balançaient en bas, avec leurs pieds, le graphite brûlant. Ils étaient partis comme ils étaient, en chemise […]” </strong></p>
<p><strong> Après, elle raconte tout, dit Vladimir, l’hôpital, l’interdiction de le voir, comment elle ment parce qu’elle est enceinte, comment elle s’occupe de lui, comment il est mort : “Il n’était plus qu’une énorme plaie… Les deux derniers jours, à l’hôpital… Je lui ai soulevé le bras et l’os a bougé, car la chair s’en était détachée… Des morceaux de poumons, de foie lui sortaient par la bouche… Il s’étouffait avec ses propres organes internes… J’enroulais ma main dans une bande et la lui mettais dans la bouche pour en extraire ces choses… On ne peut pas raconter cela ! On ne peut pas l’écrire ! Et c’était tellement proche… Tellement aimé…” </strong></p>
<p><strong> Après, elle raconte l’enterrement, dit Vladimir, et puis elle finit en parlant des autres : “Les gens de la centrale vivent à côté de moi, les gardiens, comme on les appelle. Ils ont travaillé là toute leur vie. Et, à ce jour, ils continuent à prendre leur poste. Plusieurs d’entre eux ont des maladies terribles, sont invalides, mais ils n’abandonnent pas la centrale. Qui a besoin d’eux, aujourd’hui ? Et où ? Beaucoup meurent. Sur le coup. Un homme était assis sur un banc et il est tombé. Un autre attendait l’autobus, dehors, et il est tombé. Ils meurent, mais personne ne les a véritablement interrogés sur ce que nous avons vécu… Les gens n’ont pas envie d’entendre parler de la mort. De l’horrible… Mais moi, je vous ai parlé d’amour… De comment j’aimais.” </strong></p>
<p><strong> Et les larmes roulaient silencieusement sur les joues slaves de Vladimir, sur les joues décharnées de Catherine, sur les joues mates d’Ali, sur les joues mal rasées de Julien, sur les joues lisses des filles, les larmes coulaient silencieusement sur les joues de ceux qui savaient encore aimer.</strong></p>
<p><strong>“Et le bébé ? demanda Sonia.</strong></p>
<p><strong>- La petite fille a vécu quatre heures et la maman n’avait pas vingt-cinq ans, répondit Vladimir. Combien y a-t-il eu de vies détruites ? Et combien la prochaine fois ? Svetlana Alexievitch, la journaliste qui a enquêté trois ans pour donner la parole aux suppliciés de Tchernobyl, a été irradiée. Maintenant, elle a le cancer. Il y a eu des enquêtes, on sait qu’il y a des dizaines de Tchernobyl en puissance et à l’heure de la prétendue mondialisation, on ne fait pas, de la prévention de ces catastrophes prévisibles, la priorité absolue ! Combien cela coûterait d’empêcher ça ? Quel pourcentage infime de l’argent gagné grâce à la spéculation ? Quand verrons-nous enfin les peuples se lever et imposer à leurs gouvernants de cesser de fuir les responsabilités qu’ils ont à leur égard !</strong></p>
<p><strong>- Et tant de gens, dit Odile, qui se réfugient derrière le prétexte qu’on ne peut rien faire pour ne rien faire. Des gens qui sont allés à l’école, qui savent écrire, qui ont des enfants et qui ne font rien, moi la première. Tu as bien fait de nous lire cet extrait, Vladimir. Je vous promets que je vais me renseigner, je suis sûre que dans leur coin, isolés, parfois découragés devant l’ampleur de la tâche, il y a des gens qui n’ont pas baissé les bras. Nous pouvons les aider, nous devons les aider, nous devons écrire à nos députés, à nos ministres, à nos élus au Conseil de l’Europe pour leur demander d’agir.</strong></p>
<p><strong>- Moi qui croyais qu’on avait atteint l’horreur absolue avec les camps de concentration, dit Xavier. Mais que nous réserve donc le siècle qui vient dans l’escalade de l’horreur et pourquoi sommes-nous à ce point incapables de tirer les leçons de l’histoire ?</strong></p>
<p><strong>- Parce que la lucidité est difficile, parce qu’entre l’exigence et la facilité, nous préférons nous leurrer avec la facilité et que nous voulons croire que nous serons toujours assez malins ou assez chanceux pour échapper au pire. Mais les nuages radioactifs, l’arsenic déversé dans les rivières, les plantes rongées par la dioxine ou d’autres polluants, le trou dans la couche d’ozone, les changements climatiques et leur cortège de néfastes conséquences se moquent comme d’une guigne des frontières. Ou même des riches et des pauvres, argumenta Pierre. Il faut nous dépêcher d’exiger que cesse cette infernale fuite en avant, il nous faut retirer le pouvoir des mains des financiers et le remettre entre les mains des hommes, ceux qui ont le souci de leurs frères et de leurs enfants.</strong></p>
<p><strong>- Mais sur quelle base exiger cela ? interrogea Michaël.</strong></p>
<p><strong>- Après les horreurs de la seconde guerre mondiale, l’humanité traumatisée a rédigé <em>La déclaration universelle des droits de l’homme</em> qui a été ratifiée par de très nombreux pays. La voilà, notre base. Il faut tout mettre en œuvre pour que, déjà, elle soit appliquée, expliqua Vladimir. Si c’était le cas, cela représenterait un progrès considérable pour les hommes. On pourrait même dire qu’on a enfin changé d’ère, qu’on renonce à la loi de la jungle pratiquée par les financiers, pour entrer dans la démocratie universelle.</strong></p>
<p><strong>- Ça, c’est une utopie, s’exclama Xavier, tout fier d’avoir retenu le mot.</strong></p>
<p><strong>- Oui, une utopie qui vaut la peine de se lever le matin et qui finira par devenir réalité, conclut Pierre.</strong></p>
<p><strong>III</strong></p>
<p><strong> Au courrier, il y avait une lettre à l’en-tête de la société d’H.L.M. adressée à Xavier Maheu. Il s’assit en face de sa mère pour l’ouvrir : c’était une convocation pour un entretien en vue d’une éventuelle embauche. Il avait posé la merveille sur la table et il contemplait sa mère avec adoration. Elle était émue aux larmes et elle faisait une drôle de grimace qui lui donnait l’air étrange sous son foulard, avec ses joues si maigres. Dans un sous-verre accroché au mur, Xavier avait mis la photo offerte par Fathia. Il ne pouvait s’empêcher de comparer l’image de sa mère à cette époque heureuse avec ce qu’elle était devenue et de se lamenter intérieurement sur la cruauté de l’existence. Catherine ne se plaignait jamais. Mais on voyait à des signes imperceptibles qu’elle avait peur de ne pas guérir. Par exemple, elle, si pudique dans la manifestation de ses sentiments, il lui arrivait désormais de passer doucement la main dans les cheveux de ses enfants. </strong></p>
<p><strong> Cependant, grâce à la disponibilité octroyée par la maladie, cette sorte de vacance qu’elle n’avait jamais connue, elle s’ouvrait au monde. Elle écoutait de plus en plus souvent la radio, elle s’était prise de passion pour l’émission de Daniel Mermet, <em>Là-bas si j’y suis</em>, qu’elle essayait de ne pas manquer : “Il me rend moins bête,” disait-elle avec un petit sourire heureux.</strong></p>
<p><strong>“Ça t’ennuie pas si je vais montrer la lettre à l’hôtel, M’man ? Je resterai pas.</strong></p>
<p><strong>- Mais bien sûr, Xavier. On a partagé les peines alors c’est justice de partager l’espoir. Va mon grand, et embrasse-les pour moi.”</strong></p>
<p><strong> A l’hôtel, Taous et Yamina étaient en grande discussion avec Fathia, à propos de l’organisation de leurs mariages. Elles avaient décidé de se marier le même jour, essentiellement pour limiter la complication liée à l’obtention des visas pour les proches souhaitant venir d’Algérie. Fathia avait encore sa mère, en relative bonne santé car elle l’avait eue très jeune. En ce qui concernait le père d’Ali, c’était plus délicat : il avait quatre-vingt cinq ans, il était bien fatigué, un peu branlant et il fallait éviter de le bousculer. Pourtant l’un comme l’autre tenaient absolument à ce que les grands-parents encore vivants assistent au mariage de leurs petites-filles. C’est là que commençait le casse-tête : fallait-il demander des visas pour trois mois, attendre les visas pour fixer la date du mariage, mais obtiendrait-on des visas pour une si longue durée ? Ou fallait-il fixer une date un peu éloignée puis demander les visas ? Fathia se souvenait que sa sœur n’avait jamais réussi à faire venir sa mère pour la circoncision du dernier petit-fils. Et puis, sûrement d’autres oncles, tantes ou cousins souhaiteraient venir : comment organiser l’accueil au mieux alors qu’il n’était pas question de fermer l’hôtel ? Souvent, en août, certains clients prenaient quelques jours de congés. N’y aurait-il pas moyen de s’arranger avec ceux qui étaient devenus intimes, quitte à leur consentir un bon rabais, pour récupérer quelques chambres ? Mais c’était délicat car les clients laissaient leurs affaires dans la chambre et il ne fallait pas qu’ils aient le sentiment d’une intrusion dans leur intimité. Et pour la famille venue d’Algérie, cela allait de soi qu’elle serait accueillie pour les mariages, qu’on ferait la fête comme en Algérie, plusieurs jours durant. À un moment, Ali et Fathia avaient même pensé transporter toute la famille en Algérie et faire la fête là-bas. Mais c’était impossible d’envisager de fermer l’hôtel avec des clients permanents et c’était tout aussi impossible de penser que l’un d’entre eux pouvait être absent à la cérémonie. Elles essayaient de se remémorer comment elles s’étaient organisées pour le mariage de Leïla. D’abord, c’était quand même plus simple d’obtenir les visas de tourisme à l’époque et elles avaient fixé la date à un moment qui les arrangeait, elles. Elles s’étaient débrouillées pour la fixer à un moment où elles savaient que seuls les plus motivés parviendraient à se libérer de leurs obligations et à venir d’Algérie, ce qui avait limité les problèmes d’hébergement. Et ce mariage intime était somme toute une bonne chose compte tenu du fait que Vladimir était encore sans-papiers et qu’il avait fallu la complicité d’un maire courageux pour organiser la cérémonie. Comme Bachir-Ivan était déjà né, cela n’avait pas posé trop de problèmes. Sept ans, déjà, ce mariage ! Fathia se souvenait de l’air bouleversé d’Ali quand Leïla avait annoncé qu’elle était enceinte sans être mariée. Il avait beau avoir de la sympathie pour son futur gendre, il avait eu quelques difficultés pour accepter la situation. Mais il s’était vite rendu à la raison : à cause de ces fichues lois Pasqua, c’était la seule solution pour que Vladimir sorte de la clandestinité où il avait été plongé. N’empêche, qu’est-ce que ça avait été long ! Et combien il avait fallu lutter pour obtenir ce sacré bout de papier donnant à Vladimir le droit de rester en France. </strong></p>
<p><strong> Elles accueillirent Xavier avec un grand sourire :</strong></p>
<p><strong>“Alors, quelles nouvelles , interrogea Fathia.</strong></p>
<p><strong>- Plutôt bonnes, apparemment, répondit Xavier et il sortit la lettre. Ce furent des exclamations sans fin et des rires. Enfin, un peu d’espoir !</strong></p>
<p><strong>- Mais il ne faut pas se réjouir trop vite, disait Xavier, ce n’est qu’un entretien, ça ne veut pas dire qu’ils vont me prendre. Je sais que je suis un peu jeune pour un tel emploi, ça peut jouer contre moi.</strong></p>
<p><strong>- Mon fils, prie ! lui dit Fathia et nous allons prier aussi. C’est quand ? </strong></p>
<p><strong>- La semaine prochaine, mardi. Maman sera de nouveau à l’hôpital.</strong></p>
<p><strong>- C’est dur, Xavier, mais cette lettre va lui donner du courage. Comment va-t-elle aujourd’hui ?</strong></p>
<p><strong>- Ce qui m’inquiète, c’est qu’elle mange presque rien. Ça passe pas, qu’elle dit. Michaël et moi, on lui fait des bons petits plats sur les conseils de Sonia. Mais dès qu’elle a mangé deux cuillers, elle en peut plus.</strong></p>
<p><strong>- Et Michaël, comment réagit-il ?</strong></p>
<p><strong>- Il essaye d’être courageux, mais il m’a montré ses notes : c’est pas brillant. Et Gaëlle rentre tard, fatiguée et elle a encore du travail, alors j’ose pas lui demander de prendre rendez-vous avec le professeur principal de Michaël. Pourtant, il faudrait. Le conseil de classe du deuxième trimestre, c’est bientôt. ils vont encore parler de l’orientation.</strong></p>
<p><strong>- Et pourquoi n’irais-tu pas avec lui, toi ?</strong></p>
<p><strong>- Oh la la, mais j’y connais rien, moi ! C’est une sacrée responsabilité ! </strong></p>
<p><strong>- Je crois que tu devrais quand même y aller. C’est important pour Michaël de ne pas se sentir seul face à ce choix. Vous en avez rediscuté?</strong></p>
<p><strong>- Pas vraiment ! Juste une fois, il a dit : ”Ce serait plus raisonnable un B.E.P., au moins je pourrais vite gagner ma vie.” Mais il a pas osé en parler à M’man. Et puis, je crois qu’il sait pas du tout quoi choisir. C’est dommage, ce système de diplômes et toutes ces barrières, je suis sûr qu’il aurait fait un très bon bibliothécaire. Cette prof de français qu’il a cette année, ça a été une vraie révélation pour lui. Mais il y a tout le reste.</strong></p>
<p><strong>- Pierre et Quentin l’aident beaucoup !</strong></p>
<p><strong>- Oui, mais la maladie de maman et la menace d’expulsion, après la mort de papa, c’est vraiment trop pour lui. Il est distrait en classe, il se fait sans cesse gronder par certains profs, ça le rend malheureux, il a plus envie d’y aller.</strong></p>
<p><strong>-Est-ce qu’ils savent, au collège, pour la maladie de Catherine.</strong></p>
<p><strong>- Je sais pas. Nous, on leur a rien dit.</strong></p>
<p><strong>- Appelle Madame Spérieux et explique-lui. Il est quelle heure ? Elle doit avoir un peu de calme, elle est très bien, cette femme. Appelle-la d’ici, c’est pas la peine de le faire devant ta mère mais c’est important qu’elle sache.</strong></p>
<p><strong>- Merci, Fathia, t’as raison, j’aurais dû le faire plus tôt.” Et il s’éloigna vers le téléphone. La conversation dura un bon moment, Fathia et ses filles essayaient de dresser la liste des personnes à inviter. Lorsque Xavier raccrocha le téléphone, il dit :</strong></p>
<p><strong>“T’as eu bien raison, Fathia. Il faut toujours parler. Madame Spérieux a été très attentive, elle m’a dit qu’elle ferait particulièrement attention à Michaël et qu’elle avertirait madame Léonor le plus vite possible. Je crois que c’est une bonne chose. Je vais vous laisser à présent… Merci encore, dites bonjour à tout le monde de ma part.” </strong></p>
<p><strong> Lorsqu’il rentra à la loge, Catherine dormait. Elle avait souvent des terribles coups de fatigue dans la journée. Xavier la contempla avec inquiétude, elle avait l’air tellement vulnérable. Il ne savait que penser : guérirait-elle ? Les médecins n’avaient pas perdu l’espoir. Si seulement il pouvait être embauché, elle serait tellement tranquillisée, peut-être que ce serait plus facile alors pour elle de reprendre le dessus ?</strong></p>
<p><strong>IV</strong></p>
<p><strong>Michaël rentra pour déjeuner. Lui si impulsif, il avait pris désormais l’habitude de rentrer sans bruit, pour ne pas risquer de réveiller sa mère.</strong></p>
<p><strong>“Tu peux parler, lui dit-elle, je ne dors plus. Et comment vas-tu ? Comment s’est passée cette matinée ?</strong></p>
<p><strong>- Bien dans l’ensemble, m’man chérie.” S’il ne lui disait pas tout de ses difficultés, pour la protéger, il ne masquait pas complètement la réalité afin que le choc ne risquât pas d’être trop brutal après le conseil de classe. Et puis il lui parlait de ce qu’il faisait, surtout en français et en histoire. Elle aimait partager ces moments avec lui. Finalement, elle se rendait compte qu’elle aurait aimé savoir plus de choses, avoir plus de temps pour apprendre à lire, se cultiver… et elle avait le regret de ce qui n’avait pas été. Ce jour-là, Michaël lui dit que madame Léonor avait donné un sujet de réflexion pour la rentrée des vacances de février, qui lui paraissait drôlement intéressant. Mais il ne voyait pas encore bien comment le traiter.</strong></p>
<p><strong>“Tu veux que je te le lise, demanda-t-il.</strong></p>
<p><strong>- Bien volontiers, Michaël.” Alors il fouilla dans son sac de classe, sortit son classeur de français impeccablement tenu, chercha le texte et lut : “Être homme, c’est précisément être responsable. C’est sentir en posant sa pierre que l’on contribue à bâtir le monde. Expliquez et commentez cette citation.” C’est un texte d’Antoine de Saint-Exupéry. Le collège porte son nom. Madame Léonor nous a dit qu’il a été un très grand aviateur et qu’il a écrit un texte fondamental, dont on a cru à tort qu’il était réservé aux enfants alors que tout le monde pouvait le lire avec profit. C’est un livre qui s’appelle <em>Le Petit Prince</em>. Il l’a illustré lui-même. Je vais aller à la bibliothèque pour l’emprunter. Elle nous a dit qu’il était très facile à lire, que c’était comme une récréation, après <em>Germinal</em>.</strong></p>
<p><strong>- Mais vous allez l’étudier ?</strong></p>
<p><strong>- Non, j’ai juste envie de le lire parce qu’elle en a parlé. Au fait, Maman, on va étudier <em>Antigone</em> de Jean Anouilh. Il va falloir que je trouve le texte.</strong></p>
<p><strong>- Demande aux enfants d’Ali, il y en a sûrement un qui l’a fait en classe.” Michaël regrettait de ne pas pouvoir acheter les textes qu’il étudiait avec madame Léonor. Ceux qu’il avait aimés, il aurait bien voulu les conserver, y revenir. Il avait obtenu de sa mère qu’elle achète <em>Germinal</em>, arguant de la grosseur du livre et elle l’avait fait bien volontiers. Mais il se rendait compte qu’il s’était mis à aimer les livres et qu’il aurait voulu en avoir davantage autour de lui. Seulement les livres, même en édition de poche, étaient tellement chers pour leur budget ! Heureusement, il y avait la bibliothèque. </strong></p>
<p><strong>“Au fait, lui dit Catherine, Xavier a reçu une lettre.</strong></p>
<p><strong>- Ah bon, et c’est quoi ?</strong></p>
<p><strong>- Je suis convoqué à un entretien pour une embauche éventuelle la semaine prochaine.</strong></p>
<p><strong>- Ah, et où ça ?</strong></p>
<p><strong>- A la société de H.L.M. !</strong></p>
<p><strong>- Oh alors ça ! Trop d’la balle ! Ça tue tout ! Ali le sait ? C’est Gaëlle qui va être contente…</strong></p>
<p><strong>- Te réjouis pas trop vite, p’tit frère, un entretien, c’est pas une embauche. Mais n’empêche, c’est trop bien. J’ai trop eu l’impression qu’ils étaient sourds et pas humains. Chais pas ce qu’ils décideront, mais pour l’instant, j’suis le plus content d’l’humanité ! Bon, si on mangeait ? Sonia m’a montré comment faire la tarte aux poireaux, j’espère qu’elle sera bonne. Ça et du fromage, ça devrait aller.</strong></p>
<p><strong>- Oui, mangeons, dit Michaël. Ça sent très bon. Merci, le cuisinier.”</strong></p>
<p><strong> Depuis la maladie de Catherine, Sonia et Xavier étaient devenus très proches avec la complicité active de Fathia. C’est elle qui, devinant leurs sentiments naissants, avait fourni tous les prétextes pour multiplier les rencontres. La situation s’y prêtait : lorsque Catherine était hospitalisée, les jeunes mangeaient à l’hôtel. Après son retour, au début, Fathia avait fait porter des plats tout prêts par Sonia. Mais tous s’étaient vite rendus compte que cette nourriture ne pouvait pas convenir à Catherine : trop riche, trop grasse, l’odeur même l’écœurait. Alors Sonia avait offert de venir apprendre ses recettes à Xavier. Elle faisait les courses avec lui ; elle lui apprenait à choisir les produits, à composer des recettes légères, équilibrées, appétissantes ; elle lui montrait comment gérer les enveloppes. Catherine était touchée de leur sollicitude à tous les deux, soulagée de voir son fils se rapprocher de cette jeune femme qu’elle estimait. Elle aurait bien aimé le voir se déclarer, mais elle comprenait ses scrupules : lui, sans métier, sans travail, quel avenir pouvaient-ils construire ? Et elle trouvait que ces scrupules étaient à son honneur car il n’agissait pas en égoïste. Pourtant, il était si visible pour tous que ces deux-là se comprenaient à demi-mots, se complétaient, partageaient les mêmes valeurs. “Comme c’est dommage, se disait Catherine, je serais tellement heureuse de les savoir ensemble. Mais ne pressons rien. Après tout, ils sont jeunes, ils ont bien le temps. Ce n’est pas parce que j’ai peur pour moi que je dois m’interposer entre eux. C’est déjà tellement merveilleux d’assister à l’éclosion de cet amour.” Et elle pensait à cette phrase qu’elle avait entendue elle ne savait plus où, peut-être à la radio, et dont elle avait oublié la fin : “Trop de hâte a tué le serpent…” et elle était agacée des défaillances de sa mémoire.</strong></p>
<p><strong> Les quelques jours précédant l’entretien passèrent à vive allure, comme toujours. Le lundi, ils virent revenir le véhicule sanitaire léger devant conduire Catherine à Villejuif. C’était toujours le même déchirement de la voir partir mais ils s’efforçaient d’être courageux. Le mardi, Xavier se prépara soigneusement pour l’entretien. C’était à Paris. Il fallait prendre le train de banlieue et il n’en avait pas l’habitude. Il était allé si peu souvent à Paris. Il avait peur d’être en retard, de ne pas trouver, de paraître gauche et emprunté. Gaëlle l’avait aidé à faire un beau pli sur le pantalon et la chemise prêtés par Julien. Ibrahim l’avait doté d’une veste. Il se sentait comme un étranger dans ces habits qui ne lui appartenaient pas.</strong></p>
<p><strong> Tous les amis du quartier étaient dans l’attente. Ce jour-là, Michaël fut particulièrement inattentif en classe et il essuya les foudres de madame Millevich. Il arriva en cours de français épouvantablement malheureux à cause de tous ces malentendus. Madame Léonor s’en aperçut. Elle avait appris la nouvelle épreuve que traversait son élève, elle s’approcha de lui pendant que la classe s’installait :</strong></p>
<p><strong>“Courage, Michaël, j’ai confiance en toi. Respire calmement, ça va aller !” Il leva vers elle un regard confiant et se sentit tout de suite mieux. Mais même en français, il eut du mal à se concentrer. A l’heure du repas, il fila à la loge, espérant que Xavier serait rentré, bien que ce fût fort improbable. La loge était déserte. Il en était impressionné, ce n’était jamais arrivé. Il fourra son nez dans le réfrigérateur, à la recherche d’éventuels restes. Il n’avait aucun courage pour se faire à manger. Il se bricola un casse-croûte mais à peine fut-il assis que le téléphone sonna :</strong></p>
<p><strong>“C’est moi, dit Xavier. Ils m’ont posé beaucoup de questions, ils ont examiné mon C.V. sous toutes les coutures. Ils m’ont demandé comment on s’était organisé depuis la mort de papa et quelle était la part du travail que j’avais assumée. Je leur ai expliqué que maman est tombée gravement malade à son tour et que, depuis environ un mois, j’assume tout tout seul. Ils ont regardé de très près mon bilan de compétences et m’ont parlé de mes projets. Je leur ai dit que mon plus cher désir était d’obtenir ce poste et j’ai expliqué pourquoi par rapport au travail mais aussi par rapport à la vie du quartier. Ils m’ont dit au revoir très poliment et m’ont assuré qu’ils me donneraient une réponse avant une semaine. Il reste plus qu’à attendre.</strong></p>
<p><strong>- Et ils étaient combien ?</strong></p>
<p><strong>- Ils étaient trois, deux hommes et une femme, mais ils se sont pas présentés. Et toi ?</strong></p>
<p><strong>- Millevich m’a encore passé un savon parce que je rêvassais. Si tu savais c’que j’en ai marre ! Enfin, au moins, maintenant, les autres ne rigolent plus.</strong></p>
<p><strong>- Accroche-toi, Michaël, c’est un sale moment à passer mais fais-le pour toi et pour Maman. Et quand tu cales, pense à tous ceux qui sont derrière toi, derrière nous. Courage, petit frère, à ce soir.”</strong></p>
<p><strong>V</strong></p>
<p><strong>L’incroyable nouvelle arriva pendant les vacances de février : Xavier était embauché et son contrat débutait le premier mars. Il conservait la loge. En même temps, arriva une lettre recommandée pour Catherine. Heureusement, elle avait pris la précaution de munir son fils d’une procuration. Il alla à la poste, inquiet de ce qu’il allait trouver. Comme la plupart des gens modestes, il craignait les lettres recommandées, aussi l’ouvrit-il aussitôt. Il mit un moment pour comprendre : c’était une proposition de F2 au deuxième étage, trois rues plus loin. Un appartement allait être libéré par une locataire âgée partant en maison de retraite fin mars, ce que Xavier savait par ailleurs. Étant donné les relations de travail qui avaient existé entre Monsieur Maheu et la société, celle-ci proposait à sa veuve un loyer plancher : 1000F par mois, sans les charges. La lettre stipulait que madame Maheu pouvait céder la jouissance de cet appartement aux mêmes conditions à l’un ou l’autre de ses enfants, selon son bon vouloir. Xavier, qui n’avait pas envisagé un instant que quelque chose puisse être changé aux habitudes familiales, ne comprenait rien à cette proposition. Il décida d’aller demander conseil à Pierre :</strong></p>
<p><strong>“C’est bien simple, lui dit celui-ci, la société t’embauche, elle doit te fournir le logement, c’est prévu dans le contrat, c’est même ce qui posait problème pour que ta mère le conserve. Donc, la loge passe à ton nom, logique. Mais que devient ta mère avec ses autres enfants ? Gaëlle est majeure et elle a des revenus, la société n’a donc pas à en tenir compte. Mais Michaël est à sa charge. Je crois que vous pourrez remercier l’assistante sociale, elle a fait du bon boulot, elle a lu le contrat qui avait été signé par ton père au moment de son embauche. Ta mère m’avait dit qu’elle le lui avait demandé pour le photocopier. Du coup, moi aussi je l’ai regardé de près. Un des articles prévoyait qu’en cas de décès du gardien au cours de la fonction, la famille devait être relogée par la société au loyer le plus bas que celle-ci pouvait légalement pratiquer et que cela concernait la veuve et ses enfants à charge. En outre, ceux-ci conservaient le droit de garder le nouveau logement en cas de besoin. L’assistante sociale avait dit à ta mère qu’il y avait sans doute des conventions collectives ; elle s’est appuyée sur la chambre syndicale pour les faire appliquer. Bravo à cette femme ! Vous êtes bien tombés.</strong></p>
<p><strong>- Je vais leur dire qu’on en a pas besoin, de ce logement !</strong></p>
<p><strong>- Surtout pas ! Referont-ils une offre pareille ? D’abord, ce n’est pas à toi qu’il est proposé, mais à ta mère. Et elle sait bien que vous n’allez pas toujours rester ensemble. Un jour, tu voudras te mettre en ménage et, si elle est encore là, si elle n’a pas de logement, la promiscuité te gênera ou elle gênera ta femme. C’est important pour un jeune couple d’avoir son intimité. Et puis, quand elle ira mieux, avoir un logement lui permettra d’avoir du travail. La crèche familiale recrute régulièrement des assistantes maternelles. Et elle peine à en trouver car c’est un métier contraignant et peu rémunéré. Mais pour Catherine, un tel métier serait parfait. Tu vas voir, une telle bonne nouvelle va l’aider à guérir. Bon, maintenant, il s’agit d’aller le lui dire et de préparer la fête. Et je vais te dire, c’est une java qui va compter dans les annales du quartier.”</strong></p>
<p><strong> Ils passèrent à la loge prévenir Michaël qui sauta daans tous les sens : quel poids énorme soudain enlevé ! Il avait l’impression qu’il respirait mieux. Ils laissèrent une lettre d’explications que Gaëlle trouverait à son retour. Ils lui demandaient de les rejoindre à l’hôtel.</strong></p>
<p><strong> A l’hôtel, ce fut le délire ! Sonia osa même s’approcher de Xavier, lui prendre les mains et murmurer : ”Comme je suis contente pour vous tous !” Alors, il se pencha et posa un baiser furtif sur son front : “Merci, Sonia, merci vous tous, vous nous avez pas laissés tomber.</strong></p>
<p><strong>- Et bien, dit Ali, on va prendre la fourgonnette pour aller faire lire tous ces jolis papiers à Catherine. Allez, Michaël et Xavier, en voiture !</strong></p>
<p><strong>- Mais c’est pas l’heure des visites, objecta Xavier.</strong></p>
<p><strong>- Si tu crois que les médecins sont assez fous pour nous empêcher de lui apporter la guérison sur un plateau, mon fils !</strong></p>
<p><strong>- Ah, si seulement !</strong></p>
<p><strong>- Moi, je vous dis qu’elle va guérir, affirma Fathia. Je le sens, je le sais. Dès qu’elle n’aura plus de raison de se ronger d’angoisse, elle va mettre toutes ses forces à vivre. Parce qu’elle vous aime. Allez vite et embrassez-la de notre part à tous. Surtout, n’oubliez pas.”</strong></p>
<p><strong> Lorsqu’ils furent partis, elles retournèrent à la cuisine :</strong></p>
<p><strong>“Et voilà, dit Sonia, c’est la victoire de la responsabilité assumée des uns envers les autres. Et c’est une belle victoire de ce que peuvent les hommes lorsqu’ils oublient d’être égoïstes.</strong></p>
<p><strong>- Que veux-tu dire, ma fille , demanda Fathia.</strong></p>
<p><strong>- Que les syndicalistes, quand ils se sont battus pour négocier des conventions collectives, pour protéger les salariés, ils ne l’ont pas fait pour eux mais pour tous. Ils ont passé du temps, ils ont dû avoir des victoires amères parce qu’elles arrivaient trop tard pour l’un ou pour l’autre. Ils ne savaient pas que leur opiniâtreté sauverait un jour les Maheu. Ils l’ont fait parce qu’ils se sentaient responsables des autres. Leurs semblables… ce n’est pas un mot vain. Et maintenant, on ne sait pas qui remercier parce que c’est une œuvre collective. Mais on les remercie quand même. C’est grâce à des gens comme eux que le monde demeure humain. Et c’est notre devoir de responsabilité envers les autres de ne pas laisser détruire leur œuvre que les carnassiers veulent mettre en pièce parce que les lois limitent leur pouvoir de prédateurs.</strong></p>
<p><strong>- Tu as raison, dit Ibrahim, nous ne devons jamais oublier que les lois, même imparfaites, nous protègent. Bon, qui se charge du téléphone arabe ? Et Ima, qui dresse la liste des courses à faire pour les festivités. Je me demande si Pa aura le temps de retourner à Rungis.</strong></p>
<p><strong>- On n’a qu’à faire comme à l’Aïd, proposa Yamina : dire à chacun d’apporter un plat. L’important, c’est surtout d’être ensemble. Et quand on improvise, il faut faire simple. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Pour l’anniversaire de la chute du mur : une rapide histoire peu connue de sa construction et quelques idées sur l’Europe</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 01:45:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour l’anniversaire de la chute du mur : une rapide histoire peu connue de sa construction et quelques idées sur l’Europe


Ce mur dont on commémore aujourd’hui la chute, c’était plus qu’un symbole du totalitarisme communiste ! Une nécessité économique vitale pour la RDA, l’ex-Allemagne de l’Est. Il s’agit bien évidemment du Mur de Berlin qui est [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5648&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">Pour l’anniversaire de la chute du mur : une rapide histoire peu connue de sa construction et quelques idées sur l’Europe</span></h1>
<p><span style="color:#ff0000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-5649" title="Mur de Berlin" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/mur-de-berlin.jpg?w=550&#038;h=412" alt="Mur de Berlin" width="550" height="412" /><br />
</span></p>
<p><strong>Ce mur dont on commémore aujourd’hui la chute, c’était plus qu’un symbole du totalitarisme communiste ! Une nécessité économique vitale pour la RDA, l’ex-Allemagne de l’Est. Il s’agit bien évidemment du Mur de Berlin qui est tombé il y a tout juste vingt ans sous ce qu’il est convenu d’appeler « les coups de boutoir de la démocratie »… Ouais, admettons !! Mais comment tout cela a-t-il commencé et ne refaisons-nous pas un peu l’histoire dans tous les bords politiques ? </strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">I :  Berlin avant le Mur :</span></strong></span></h2>
<p><strong>Rappelons-nous ce que disait le numéro un de la RDA de l’époque, Walter Ulbricht, quelques mois seulement avant la construction de ce mur qui allait couper Berlin en deux : &#8220;Dans le combat économique et politique contre notre république, Berlin-Ouest joue le rôle de filière à l’aide de laquelle s’effectue ce commerce de chair humaine, et par laquelle aliments et autre produits s’échappent de notre république. Berlin-Ouest est par conséquent une énorme brèche au milieu de notre république, qui nous coûte plus d’un milliard de marks chaque année.&#8221;</strong></p>
<p><strong>Il fallait donc, selon Ulbricht, fermer la brèche de toute urgence. Ce sera fait le 13 août 1961 avec une promptitude tout à fait étonnante… La preuve que les communistes avaient programmé cette opération qui a semblé prendre par surprise les Occidentaux…  Il a « semblé » car à l’Ouest, beaucoup savaient. Il existe toute une gradation entre ceux qui ont simplement laissé faire et ceux qui souhaitaient ce mur. Cette affaire aura été l’un des sommets de la Guerre Froide. </strong></p>
<p><strong>Il fallait que « Le rythme continue »….The beat goes on !!</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JYOpInru-4o">http://www.youtube.com/watch?v=JYOpInru-4o</a></strong></p>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>De son côté, Nikita Khrouchtchev<a href="#_ftn1">[1]</a> qui avait conservé le parler cru de sa jeunesse ukrainienne aurait déclaré un jour : « Berlin, c’est la paire de couilles des occidentaux » !! Et, selon Nikita, il convenait bien sûr de les couper !!!</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>A l’époque, Berlin Ouest est complètement enclavé au sein de la RDA. Il est sous l’autorité des quatre vainqueurs de la seconde guerre mondiale. Le traumatisme de cette guerre fait que peu de responsables, y compris en Europe souhaitent une réunification allemande.</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>Certains, comme François Mauriac, aiment tellement l’Allemagne qu’ils préfèrent qu’il y en eût deux !!! François Mitterrand règlera un jour son compte à Mauriac en le qualifiant de : « notre grand écrivain régional » car ils étaient tous deux charentais !! Ceux qui accepteraient une réunification ne le voudraient au prix d’une neutralisation.</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>Des milliers d’allemands de l’Est viennent chaque jour travailler en zone Ouest où il est courant de dire qu’ils votent avec leurs pieds. Mais cette attrait exaspère l’Est car cela devient une véritable hémorragie.</strong></span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5650" title="carte-mur de Berlin" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/carte-mur-de-berlin.jpg?w=447&#038;h=350" alt="carte-mur de Berlin" width="447" height="350" /></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><span style="text-decoration:underline;">II : La préparation : </span></span></h2>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>Walter Ulbricht prépare les esprits en proposant de prendre « des mesures de sécurité ». Dès 1957, la RDA instaure un « délit de fuite » et la crispation continue. Puis, il déclare que tout Berlin fait partie de la RDA. Khrouchtchev propose alors aux USA, la Grande-Bretagne et la France d’ouvrir des négociations en vue de faire de Berlin une « ville libre » sous peine de le voir signer un Traité d’amitié avec la RDA. C’est un ultimatum auquel les occidentaux réagissent vivement. Eisenhower qui préside encore aux USA pour peu de temps parle même d’utiliser l’arme nucléaire.</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>En 1959, à Camp David, Khrouchtchev déclare qu’il n’a jamais été question d’ultimatum mais maintient ses exigences. Il est cohérent, il attend son heure.</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>Fin 1960, John Kennedy est élu. Khrouchtchev lui rappelle que Berlin : « est une dent cariée dans une mâchoire et qu’il faut l’extraire »<a href="#_ftn2">[2]</a>.</strong></span></h3>
<p><strong>Côté Est, Ulbricht est pressé de « boucher les trous à rats » selon son expression. Il voit sa jeunesse « voter avec ses pieds » ! Les signes s’accélèrent :</strong></p>
<p>-         <strong>La RDA impose des autorisations d’accès aux diplomates étrangers,</strong></p>
<p>-         <strong>Elle renforce les contrôles aux check points et ferme certains d’entre-eux,</strong></p>
<p><strong>Ulbricht prépare méthodiquement son plan ; le nom de code est transparent : Muraille de Chine !!</strong></p>
<p><strong>Lors d’une réunion des dirigeants de l’Est à Moscou, il parle de « rangs de barbelés » ! Certains dirigeants s’indignent de l’image au regard de « l’internationalisme prolétarien ». Khrouchtchev feint de les entendre mais fournit à la RDA tout ce dont elle a besoin. N’oublions pas qu’il avait réprimé Budapest ! </strong></p>
<p><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5651" title="Kennedy_and_Khrushchev_in_Vienna_1961" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/kennedy_and_khrushchev_in_vienna_1961.png?w=550&#038;h=369" alt="Kennedy_and_Khrushchev_in_Vienna_1961" width="550" height="369" /><br />
</strong></p>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>En juin 1961, Kennedy et Khrouchtchev se rencontrent à Vienne. Entre temps, L’URSS a profité de l’affaire de l’avion espion U2<a href="#_ftn3">[3]</a><a href="#_ftn4">[4]</a>, à Cuba. Khrouchtchev est en position de force ! Il prévient Kennedy qu’il est prêt à une guerre nucléaire mais les dés sont pipés <span style="color:#000000;">: pour faire capoter une conférence sur Berlin. Entre temps aussi, les USA ont mené la désastreuse affaire de la Baie des Cochons</span></strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>-         Kennedy sait par une taupe du KGB – Oleg Pulkowsky -  que la supériorité nucléaire de l’URSS est du bluff,</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>-         Khrouchtchev sait par un agent allemand infiltré dans les services de renseignement de la  RFA qu’en cas de coup de force à Berlin, les occidentaux n’interviendraient pas. Il s’agit peut-être de l’ancien officier nazi Heinz Pfeiffer, un membre de l’Organisation Gehlen .</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>-         Khrouchtchev dispose aussi d’une source côté français, au quartier Napoléon : un ancien légionnaire français (nom de code Bruno) qui travaille pour Markus Wolf ; il a ainsi confirmation que les alliés n’interviendront pas.</strong></span></h3>
<p><strong>En quittant Vienne, Kennedy confie à se proches : « L’hiver sera froid » ! Il ne sait sûrement pas tout mais il prépare lui aussi le terrain. Il a déjà intégré une action soviétique unilatérale à Berlin.</strong></p>
<p><strong>Dans son discours à la Nation de juillet 1961 Kennedy annonce déjà, en quelque sorte, la couleur en déclarant que : « Les Etats-Unis n’abandonneront jamais la RFA et <span style="text-decoration:underline;">les citoyens libres de Berlin-Ouest ».</span> Il dit bien : <span style="text-decoration:underline;">Berlin-Ouest</span>. Ce qui signifie qu’il a déjà abandonné toute prétention sur Berlin- Est. </strong></p>
<p><strong>Cette position sera relayée par le sénateur Fulbright, Président de la commission des affaires étrangères du Sénat américain qui estime que les allemands de l’est ont tout-à-fait le droit de fermer leur frontière !</strong></p>
<p><strong>Ulbricht lâchera même maladroitement le morceau lors d’une conférence de presse à la mi-juin 1961. A un journaliste qui lui demande <span style="text-decoration:underline;">s’il a l’intention d’élever une frontière</span> à Berlin ; Ulbricht répond qu’il n’est pas question <span style="text-decoration:underline;">de construire un MUR !!!</span> </strong></p>
<p><strong>Des berlinois ont compris ! Les départs s’accélèrent. Le sort en est jeté, le Mur sera construit le samedi 12 Août 1961 à minuit. En pleines vacances, une veille de dimanche ! Les cadres communistes qui sont dans le confidence ont réussi à mobiliser : 8000 vopos<a href="#_ftn5">[5]</a>, 4000 policiers, 4000 agents de la STASI<a href="#_ftn6">[6]</a> et 12000 hommes des « milices ouvrières ». </strong></p>
<p><strong>Dès 8 heures du matin, la coupure de Berlin est effective. Une véritable chasse à l’homme commence, tout ce qui ressemble de près ou de loin à un possible opposant est arrêté « préventivement », les habitants de immeubles proches de la frontière sont expropriés.</strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">III – Les réactions : </span></strong></span></h2>
<p><strong>Pas terribles dans la torpeur d’un été chaud où tous les dirigeants occidentaux sont en vacances…et les vacances, c’est sacré : </strong></p>
<p>-         <strong>La CIA qui dispose de très nombreux agents à Berlin Est a, semble-t-il, choisi de ne pas voir !</strong></p>
<p>-         <strong>Kennedy est en mer,</strong></p>
<p>-         <strong>Le britannique Sir Harold Macmillan fusille la grouse en Ecosse,</strong></p>
<p>-         <strong>De Gaulle est à Colombey. Il est le seul à être furax ! Il pense qu’il aurait fallu agir avant, à Vienne notamment, ou envoyer des blindés dès la pose des premiers barbelés.</strong></p>
<p>-         <strong>La première réaction Etatsunienne lui donne raison. Un communiqué parle de « mesures est allemandes pour arrêter l’afflux de réfugiés » mais ne relève pas la violation des traités.</strong></p>
<p>-         <strong>La seule réaction forte viendra d’un véritable homme de gauche : Willy Brandt, maire de Berlin Ouest. Il est en campagne électorale à l’Ouest. Il prend un avion, rentre précipitamment à Berlin et, le 13 août au soir, prend la parole. Il en appelle aux occidentaux. La veille, dans un discours prononcé à Nuremberg, il avait prévenu : « L’URSS prépare un grave attentat contre le peuple allemand » ! </strong></p>
<p>-         <strong>Kennedy reprochera à Brandt d’attiser le feu ! Il n’en est pas encore à « Ich bin ein Berliner » !!!!! Il envoie néanmoins Lyndon Johnson à Berlin.</strong></p>
<p>-         <strong>La droite allemande reste molle ! Elle attaque aussi et surtout Willy Brandt…On est en campagne électorale….et Brandt est candidat à la Chancellerie !</strong></p>
<p><strong>Nous connaissons la suite !! Ulbricht mettra les bouchés doubles et le Mur, en dur, sera effectif à la fin de 1961. </strong></p>
<p><strong>Aujourd’hui, nous commémorons le vingtième anniversaire de sa chute.</strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">IV : Alors, l’Europe aujourd’hui ???</span></strong></span></h2>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong> <span style="text-decoration:underline;">- L’Europe et les USA :</span></strong></span></p>
<p><strong>L’excellent Rue 89 rend compte ces jours-ci d’un rapport publié par l’European Council on Foreign Relations. Nous citions un extrait :</strong></p>
<p><strong><em>Nous sommes entrés dans un monde post-américain et les Européens sont les seuls à ne pas s&#8217;en être aperçus. C&#8217;est la principale conclusion d&#8217;<a href="http://ecfr.3cdn.net/05b80f1a80154dfc64_x1m6bgxc2.pdf" target="_blank">un rapport publié cette semaine par le European Council on Foreign Relations,</a> un think tank basé à Bruxelles. </em></strong></p>
<p><strong><em>Les auteurs de ce document remarqué, Jeremy Shapiro et Nick Witney, respectivement américain et britannique, estiment que la plupart des gouvernements européens se bercent d&#8217;illusions sur la « relation spéciale » qui les unit aux Américains. </em></strong></p>
<p><strong>Si c’est comme pour Berlin , bonjour !!</strong></p>
<p><strong><em>Pour les Européens de l&#8217;Ouest, l&#8217;Otan a servi de rempart contre les ambitions supposées de l&#8217;Union soviétique après 1945. Pour les Européens de l&#8217;Est, ce sont les Américains qui ont provoqué la chute de l&#8217;URSS et qui les protègent désormais d&#8217;un éventuel réveil de l&#8217;impérialisme russe. </em></strong></p>
<p><strong>Idem ! Bon courage les slaves, roumains et magyars !!</strong></p>
<h3><span style="color:#000000;"><strong><em>Pour Obama, l&#8217;avenir du monde se joue désormais côté Pacifique</em></strong></span></h3>
<p><strong><em>Mais pour Washington, l&#8217;Europe n&#8217;a plus le même intérêt stratégique que pendant la Guerre froide. Et ce n&#8217;est pas l&#8217;élection de Barack Obama, accueillie ici avec une incroyable ferveur, qui y changera quelque chose. Le locataire de la Maison Blanche n&#8217;a aucune attache particulière avec le Vieux Continent et n&#8217;a jamais caché que l&#8217;avenir du monde se joue désormais autour du Pacifique. </em></strong></p>
<p><strong><em>Pourtant, écrivent Shapiro et Witney, les Européens continuent d&#8217;attendre beaucoup des Etats-Unis, notamment en matière de défense, sans rien leur offrir d&#8217;autre qu&#8217;un soutien souvent irréfléchi. Dans bien des cas, cette « déférence excessive » à l&#8217;égard de Washington conduirait les Etats européens à négliger leurs intérêts stratégiques immédiats.</em></strong></p>
<p><strong><em>Un seul exemple : dans le conflit afghan, les gouvernements alliés semblent se préoccuper davantage de leur simple présence aux côtés de Washington que de l&#8217;influence qu&#8217;ils pourraient avoir sur les opérations militaires. La suite sur :</em></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.rue89.com/europe-europe-europe/2009/11/07/leurope-doit-comprendre-quelle-est-le-cadet-des-soucis-des-etats-uni">http://www.rue89.com/europe-europe-europe/2009/11/07/leurope-doit-comprendre-quelle-est-le-cadet-des-soucis-des-etats-uni</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pour lire le rapport ECFR complet (en anglais)</strong></p>
<p><strong><a href="http://ecfr.3cdn.net/05b80f1a80154dfc64_x1m6bgxc2.pdf">http://ecfr.3cdn.net/05b80f1a80154dfc64_x1m6bgxc2.pdf</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Voici traduite la présentation que ce « conseil » fait de lui-même.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>« L&#8217;ECFR le Conseil européen de Relations avec l&#8217;étranger (ECFR) est le premier groupe de réflexion paneuropéen. Lancé en octobre 2007, son objectif est de conduire la recherche et promouvoir le débat informé à travers l&#8217;Europe sur le développement de politique étrangère européenne cohérente, effective(efficace) et à base de valeurs.</em></strong></p>
<p><em><strong>ECFR a développé une stratégie avec trois éléments distinctifs qui définissent ses activités :</strong></em></p>
<p><strong><em>Un Conseil paneuropéen. ECFR a réconcilié dans un Conseil de plus de cent Membres &#8211; des politiciens, des décideurs, des penseurs et des hommes d&#8217;affaires des États membres de l&#8217;UE et des pays candidats &#8211; qui se rencontre(se réunit) deux fois par an comme en formation plénière. Par des groupes de travail géographiques et thématiques, les membres fournissent le personnel d&#8217;ECFR, le conseil et le retour d&#8217;information sur des idées de politique et l&#8217;aide aux activités de l&#8217;ECFR dans leurs pays propres. Le Conseil est présidé par Martti Ahtisaari, Joschka Fischer…. ».</em></strong></p>
<p><strong>Que des biens pensants mais qui n’ont pas tort sur tout !</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="color:#ff0000;">-         <strong><span style="text-decoration:underline;">L’Europe des 27 :</span></strong></span></p>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<p><strong>D’élargissements en élargissements, un Europe s’est formée qui ne ressemble pas à celle que nous voulons. A l’Est, dans les ex-pays de l’Est, refleurissent églises réactionnaires, mafias et sectes de tous poils, la faillite est quasi générale.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>D’autres murs ont été construits, par nous ! Aux frontières de cette Europe, comme à Ceuta et Melilla, par exemple. C’est au Maroc….c’est si loin ??? En Palestine, aussi !!</strong></p>
<p><strong>La seule Europe qui fonctionne, c’est celle du fric !</strong></p>
<p><strong>Elle va se choisir bientôt un président. Il ne sera pas français, OUF !  Pourquoi ?</strong></p>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>-         Chirac est un piètre européen,</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>-         VGE est trop vieux,</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>-         Villepin, Juppé et Raffarin sont plombés,</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>-         Jospin, Balladur et Rocard sont à la retraite,</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>-         Lamy est un crâne d’œuf mais pas politique,</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>-         Barnier manque de charisme</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>-         On voit là ce qu’il en coûte d’envoyer des seconds couteaux à Bruxelles en nous réservant nos supposés cadors pour nos délices franco-français !</strong></span></h3>
<h3><span style="color:#000000;"><strong>Il paraît que, d’un cimetière de Colombey, monte une plainte : L’Europe, l’Europe, l’Europe !!!!!</strong></span></h3>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1"><strong>[1]</strong></a><strong> Après la mort de Staline, quatre des personnalités politiques en lice en URSS se disputent le pouvoir : Gueorgui Malenkov, Lavrenti Beria (chef du KGB), Molotov et Khrouchtchev. C’est Khrouchtchev qui l’emportera. Dès fin juin 1953, il joue un rôle fondamental dans la chute de Beria. Ce dernier sera destitué et arrêté sur ordre de ses collègues, puis fusillé. Malenkov lui ayant cédé la tête du PCUS dès le 14 mars pour se consacrer à la direction du gouvernement, Khrouchtchev sera confirmé en septembre 1953 comme premier secrétaire du parti communiste, ce qu&#8217;il restera jusqu&#8217;à son éviction en 1964. Il avait écarté Malenkov en 1955. En 1961 il sera exclu du PCUS et condamné à l&#8217;exil intérieur. Molotov s&#8217;opposera à la déstalinisation menée par Nikita Khrouchtchev et tentera avec d&#8217;autres partisans de la tendance stalinienne,un coup d’Etat dans le Parti communiste pour évincer Khrouchtchev. Quand cela rate,  Khrouchtchev le nommera à des postes subaklternes, comme ambassadeur en Mongolie de 1957 à 1960. Molotov sera aussi délégué soviétique permanent auprès de l&#8217;Agence internationale de l&#8217;énergie atomique</strong> <strong>(AIEA) à Vienne de 1960 à 1961. En 1964 Molotov est exclu du parti qu’on l’autorise à réintégrer en 1984…un geste symbolique.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5654" title="Histoire de Berlin Bernard Oudin et Michèle Georges" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/histoire-de-berlin-bernard-oudin-et-michele-georges.jpg?w=400&#038;h=652" alt="Histoire de Berlin Bernard Oudin et Michèle Georges" width="400" height="652" /></p>
<p><a href="#_ftnref2"><strong>[2]</strong></a><strong> In : « Histoire de Berlin »  par Bernard Oudin et Michèle Georges publié chez Perrin en 1995 et 2000.</strong></p>
<p><a href="#_ftnref3"><strong>[3]</strong></a><strong> Le premier mai 1960, un avion de reconnaissance américain de type U2 (avion-espion)est abattu au-dessus du territoire soviétique. Le pilote Francis Gary Powers est arrêté et condamné le 17 août à 10 ans de prison pour espionnage. Le capitaine Gary Powers avait été recruté par la CIA pour piloter l’U2. Après deux ans de prison, il sera échangé au pont de Glienicke (reliant Berlin à Postdam sur la rivière Havel) contre l&#8217;espion du KGB Rudolph Abel et pourra rentrer aux USA.</strong></p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-5653" title="Glienicker_Brücke1" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/glienicker_brucke11.jpg?w=550&#038;h=412" alt="Glienicker_Brücke1" width="550" height="412" /><br />
</strong></p>
<p><strong>pont de Glienicke</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><a href="#_ftnref4"><strong>[4]</strong></a><strong> Débarquement de la baie des Cochons : tentative d&#8217;invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961. Planifiée sous Dwight Eisenhower, l&#8217;opération est menée au début du mandat de John F. Kennedy. Objectif : faire débarquer à Cuba, le 17 avril 1961, environ 1 500 exilés cubains recrutés et entraînés par la CIA. But : renverser le nouveau gouvernement cubain de Fidel Castro, qui mène une politique économique hostile aux intérêts américains et se rapproche de l&#8217;URSS<span style="text-decoration:underline;"><sup>[. </sup></span>L'opération est un fiasco total !!</strong></p>
<p><a href="#_ftnref5"><strong>[5]</strong></a><strong> VOPOS : abréviation de  v<em>olkspolizei</em> (en allemand, la <em>police du peuple</em>) était la police nationale de l&#8217;Allemagne de l&#8217;Est.</strong></p>
<p><a href="#_ftnref6"><strong>[6]</strong></a><strong> STASI :  ministère de la Sécurité d’État (<em>Ministerium für Staatssicherheit</em>, MfS), dit la Stasi, était le service de police politique, de renseignements, d&#8217;espionnage et de contre-espionnage du régime communiste de la République démocratique allemande (RDA),</strong></p>
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		<title>Quand un « attentat » chasse l’autre et que d’autre formes de guerre posent question.</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 01:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Quand un « attentat » chasse l’autre et que d’autre formes de guerre posent question.]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand un « attentat » chasse l’autre et que d’autre formes de guerre posent question.
 
Il s’en passe de belles, on vous jure ! Mais, pas sûr, que notre belle presse vous donne les éléments pour tout comprendre !! Essayons !
 
La tuerie sur la base de Fort Hood aux USA :
Le Major (commandant) Nidal Malik Hassan (photo Reuters)

Elle a fait [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5632&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Quand un « attentat » chasse l’autre et que d’autre formes de guerre posent question.</strong></span></h1>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Il s’en passe de belles, on vous jure ! Mais, pas sûr, que notre belle presse vous donne les éléments pour tout comprendre !! Essayons !</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">La tuerie sur la base de Fort Hood aux USA :</span></strong></span></h2>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;"><img class="aligncenter size-full wp-image-5633" title="Major Nidal Malikhasan" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/major-nidal-malikhasan.jpg?w=350&#038;h=398" alt="Major Nidal Malikhasan" width="350" height="398" />Le Major (commandant) Nidal Malik Hassan (photo Reuters)<br />
</span></strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Elle a fait 13 morts et 30 blessés.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Fort Hood est la plus grande base de l’armée des États-Unis situé à l&#8217;extérieur de Killeen, au Texas ; ainsi nommée en l’honneur du Général Confédéré John Bell Hood. Elle  est localisée à mi-chemin entre Austin et Waco, à environ 60 milles (100 km) de chacun. Le cantonnement principal de Fort Hood est évalué, par le Recensement américain 2000 a une population totale de 33,711 personnes.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Les faits se sont déroulés au c<strong>entre de préparation des soldats</strong>, où les militaires qui doivent notamment partir en <strong>Irak et en Afghanistan</strong> subissent les derniers contrôles médicaux. La base de Fort Hood, maillon essentiel du dispositif de projection militaire américain, est <strong>la plus affectée par les suicides</strong>. 75 soldats y ont mis fin à leurs jours depuis 2003.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Les <strong>origines palestiniennes</strong> du tireur ont poussé le président Obama à demander à ses concitoyens de <em>“ne</em><em> pas tirer de conclusions hâtives”</em></strong><strong>. </strong></span></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong> <span style="text-decoration:underline;">- «Prêt à rembourser l&#8217;Etat pour pouvoir quitter l&#8217;armée» !!</span></strong></span></h2>
<p><span style="color:#000000;"><strong><a href="http://www.20minutes.fr/article/361617/Monde-Nidal-Malik-Hasan-un-non-violent-auteur-d-un-massacre-sur-une-base-militaire.php">http://www.20minutes.fr/article/361617/Monde-Nidal-Malik-Hasan-un-non-violent-auteur-d-un-massacre-sur-une-base-militaire.php</a><br />
</strong><strong><em>La situation est devenue suffisamment pesante pour que le psychiatre s&#8217;attache les services d&#8217;«un avocat militaire pour tenter de résoudre le problème» selon Nader Hasan. «Il était prêt à rembourser l&#8217;Etat pour pouvoir quitter l&#8217;armée», raconte-t-il. D&#8217;autant que Nidal Malik Hasan avait appris récemment qu&#8217;il serait envoyé courant novembre en Irak.</em></strong></span></p>
<p><strong><em>Et si son cousin dément que le commandant Hasan ait été effrayé à l&#8217;idée de se retrouver sur le terrain, un policier assure que l&#8217;homme s&#8217;y serait fermement opposé. Il rapporte qu&#8217;aux cours de discussions animées avec d&#8217;autres soldats, le psychiatre aurait même pris position contre la présence américaine en Afghanistan et en Irak.</em></strong></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Le tireur, le commandant <strong>Nidal Malik Hassan</strong>, d’abord donné pour mort car touché de quatre balles, est en fait <strong>encore en vie</strong>. Inconscient, il serait placé sous respirateur artificiel. Reste à savoir s’il le restera ( en vie et/ou sous respirateur) car cette affaire pose question et pourrait bien n’être que la première d’une série. Un malheur est si vite arrivé !</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>L’officier était <strong>psychiatre</strong>. Il était chargé de s’occuper des hommes qui revenaient de théâtres d’opération et de préparer ceux qui s’apprêtaient à y partir. Autant dire qu’il vivait des choses terribles.<em><br />
</em></strong><strong>Le commandant qui a ouvert le feu est bien musulman mais non pratiquant. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un attentat. Cet évènement renforce des rapports déjà parvenus au Pentagone. Cette base n&#8217;est pas n&#8217;importe laquelle, c&#8217;est la plus grande des USA (875 km2).</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Depuis, les évènements, la désinformation est en marche. </strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong><br />
Cela ne fait donc que commencer plutôt continuer surtout au niveau des officiers et sous-officiers. Les suicides se multiplient.<br />
Ce fait risque bien de se reproduire : cet officier était un membre secret d&#8217;une association d&#8217;officiers qui se regroupent parce qu’ils estiment qu’ ils ne sont pas écoutés. Ils demandent à être réformés et le département de la Défense US refuse des les entendre. Ils préfèrent le suicide plutôt que de retourner dans l&#8217;enfer afghan ou en Iraq. Leur association secrète se donne le nom de &#8220;Black Eagle&#8221;.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Plusieurs anciens généraux du Pentagone feraient également partie de « Black Eagle ».</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Quand on sait que 87 % des Lieutenants Colonels et Colonels US indiquent ne pas souhaiter la reconduction de leur contrat. On ne compte pas non plus les militaires qui se suicident aux USA (ces suicides sont classés Top Secret) plutôt que de partir en mission au Moyen Orient, le réseau &#8220;Black Eagle&#8221; semble avoir de beaux jours devant lui !!</strong></span></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Une seule vérité, aveuglante, celle-là : le commandant </strong><strong>Nidal Malik Hassan est un pur produit de l’US Army et de sa politique actuelle !</strong></span></h2>
<p><span style="color:#000000;"><strong>D’ici à ce qu’on nous fasse passer cet officier supérieur psychiatre pour un terroriste, il n’y a pas des kilomètres.</strong></span></p>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong>Et puis, « Hood », en français, ça se traduit pas « capuchon » !! D’ici à ce que le Pentagone mette un gros capuchon là-dessus, y’a pas des kilomètres non plus ! Cela nous donnerait un Fort Capuchon !!!</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong><span style="color:#ff0000;">Enfin…  « pas de conclusions hâtives » comme dirait Obama ; à supposer qu’il soit entendu par sa propre administration !!!!</span><br />
</strong></span></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">Tension accrue au Moyen-Orient &#8211; Vers une guerre Arabie Saoudite-Yémen ?</span></strong></span></h2>
<p><span style="color:#000000;"><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>La machine continue de se gripper au Moyen Orient !</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong> L&#8217;Arabie Saoudite a commencé des bombardements dans la région montagneuse de Jebel al-Doukhan contre le Yémen. </strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=IG&amp;num=1437255">http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=IG&amp;num=1437255</a></strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong><a href="http://www.lorientlejour.com/category/International/article/636968/La_rebellion_accuse_l%27aviation__saoudienne_de_bombarder_ses_positions.html">http://www.lorientlejour.com/category/International/article/636968/La_rebellion_accuse_l%27aviation__saoudienne_de_bombarder_ses_positions.html</a></strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Les rebelles yéménites ont accusé hier l&#8217;aviation saoudienne d&#8217;avoir mené des raids sur leurs positions dans le nord du pays, près de la frontière commune. </strong><strong><em>« L&#8217;aviation saoudienne a mené mercredi une vingtaine de raids en territoire yéménite et elle a poursuivi ses bombardements ce (jeudi) matin », a déclaré à l&#8217;AFP le porte-parole de la rébellion zaïdite (chiite), Mohammad Abdessalam, joint au téléphone depuis Dubaï.</em><br />
L&#8217;Arabie saoudite n&#8217;a pas répondu officiellement à ces accusations, mais à Riyad, une source saoudienne sous le couvert de l&#8217;anonymat a toutefois confirmé à l&#8217;AFP les bombardements sur les positions rebelles à l&#8217;intérieur du Yémen, en réponse à une attaque des combattants zaïdites sur le territoire saoudien qui a tué un garde-frontière.<br />
Des avions de type F-15 et Tornado participent à des raids près de la zone frontalière, selon cette source qui a estimé que les rebelles avaient été « durement frappés ». « Ce n&#8217;est pas une opération éclair, c&#8217;est une action qui va durer et qui peut inclure une incursion terrestre » au Yémen pour « nettoyer les camps rebelles », en coordination avec les autorités yéménites, a poursuivi cette source.(selon l’Orient Le Jour)</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Or, ce serait pas une opération éclair et elle devrait se poursuivre : deux divisions saoudiennes seraient en mouvement vers la frontière.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Côté des rebelles, tous seraient équipés par l&#8217;Iran et certains cadres iraniens se trouveraient dans des camps d&#8217;entrainement yéménites.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<h2><span style="color:#0000ff;"><strong>Nouvelle source de tension donc, dans cette région qui n’avait pas besoin de ça depuis l’annonce du retrait d’Abou Mazen, nom de guerre de Mahmoud Abbas, qui a annoncé jeudi soir qu&#8217;il ne souhaitait pas briguer un nouveau mandat à la présidence de l&#8217;Autorité palestinienne, en faisant part de sa déception face à l&#8217;attitude des Etats-Unis, trop sensibles à ses yeux aux arguments d&#8217;Israël sur les conditions d&#8217;une relance des négociations de paix.</strong></span></h2>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">D’autres informations à décrypter en provenance du Sud Soudan :</span></strong></span></h2>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Le Sud-Soudan est confronté à une hausse &#8220;sérieuse&#8221; des cas de fièvre noire ou &#8220;kala azar&#8221;, une maladie tropicale mortelle mais négligée, a prévenu vendredi l&#8217;organisation Médecins sans frontières (MSF).</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong><a href="http://www.france24.com/fr/20091106-sud-soudan-hausse-s-rieuse-cas-dune-maladie-tropicale-mortelle">http://www.france24.com/fr/20091106-sud-soudan-hausse-s-rieuse-cas-dune-maladie-tropicale-mortelle</a></strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong><em>Une montée en flèche des cas de &#8220;kala azar&#8221; a été recensée dans les Etats sudistes de Jonglei et du Haut-Nil, avec un total de 380 patients traités depuis le mois dernier soit plus du triple par rapport à l&#8217;ensemble de l&#8217;année dernière, a indiqué l&#8217;ONG internationale dans un communiqué.</em></strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong><em>Une grande majorité de la population du Sud-Soudan, région sous-développée aussi vaste que la France, n&#8217;a pas accès à des soins de santé de base. Les villageois dans les zones reculées peinent souvent à se rendre dans les cliniques à temps pour un traitement.</em></strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong><em>&#8220;Nous craignons que le nombre de personnes atteintes par le kala azar qui se sont rendues dans une clinique ne constitue que le sommet de l&#8217;iceberg&#8221;, a souligné David Kidinda, coordonnateur médical de MSF au Sud-Soudan.</em></strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong><em>La leishmaniose viscérale -ou kala azar- se transmet par la piqûre d&#8217;une petite mouche des sables à l&#8217;origine de symptômes comme la fièvre, la diarrhée ou l&#8217;anémie.</em></strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong><em>Si elle n&#8217;est pas traitée rapidement, cette maladie entraîne la mort dans 100% des cas. &#8220;Sans traitement, les personnes infectées peuvent mourir en quelques semaines seulement si leur système immunitaire est déjà faible&#8221;, a précisé M. Kidinda. Mais si les patients sont traités à temps, le taux de survie est de 95%.</em></strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong><em>&#8220;Avec tous les problèmes auxquels sont confrontés les Sud-Soudanais &#8211; absence d&#8217;infrastructure, peu de routes praticables, manque de personnels et de structures de santé, montée en flèche de la violence et de l&#8217;insécurité- la simple survie est un obstacle à ceux qui ont besoin d&#8217;un traitement vital&#8221; contre cette maladie, regrette l&#8217;ONG.</em></strong></span></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">OUI, MAIS !</span></strong></span></h2>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Des combats entre des membres armés de différentes tribus ont fait ( officiellement) quelque 2.000 morts depuis le début de l&#8217;année au Sud-Soudan. Les États du Haut-Nil et surtout de Jonglei ont été les plus touchés par ces violences.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>La situation, selon de bonnes sources, ne serait pas très « naturelle ». Il faut savoir, en effet que le Kala Azar est considéré comme un excellent vecteur de guerre biologique. Par ailleurs, les chinois sont extrêmement présents au Sud Soudan.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>De là à penser que le Kala Azar serait un « anti-fièvre jaune », il y a un pas que nous ne franchirons pas en l’absence d’information plus sûre. Mais il y a de quoi s’interroger tout de même !!! Pas besoin de prendre …la mouche !</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Et en Europe ?</strong></span></h2>
<p><span style="color:#000000;"><strong><span style="color:#ff0000;">- Le gaz Russe :</span><br />
</strong><strong> La Russie vient de nous demander de payer les notes de gaz de l&#8217;Ukraine !!! Ce n’est pas la guerre, direz-vous ? Voire ! Décryptons !<br />
Aider un pays n’est pas, en soi, condamnable. MAIS il ne faudrait pas oublier que Vladimir Poutine s&#8217;oppose farouchement à l&#8217;entrée de l&#8217;Ukraine dans la CEE et qu&#8217;il utilise largement ce pays, notamment en matière de guerre électronique !</strong></span></p>
<p><strong>Mais surtout, les russes menacent : &#8220;S&#8217;il y a des problèmes (avec les paiements ukrainiens), nous demandons à nos partenaires européens d&#8217;aider l&#8217;Ukraine&#8221;, a déclaré le chef du gouvernement russe à l&#8217;issue d&#8217;une rencontre à Moscou avec son homologue danois Lars Loekke Rasmussen.<br />
&#8220;Que l&#8217;Europe leur file un petit milliard. Qu&#8217;elle ouvre son porte-monnaie, elle a de l&#8217;argent&#8221;, a-t-il ajouté.<br />
L&#8217;Europe n&#8217;a toujours pas réglé ce problème : 25 % de notre gaz provient de Russie et 80% transite par l&#8217;Ukraine. Pendant ce temps, nos merveilleuses centrales nucléaires dépriment sévère comme encore aujourd’hui au Tricastin.<br />
Au lieu de &#8220;refiler un petit milliard aux ukrainiens&#8221;, nos politiques<br />
seraient mieux inspirés de l&#8217;utiliser pour changer de fournisseur ou d&#8217;exiger de la Russie une garantie de transport de leur gaz. Lorsque l’on commande un article, on s&#8217;assure sa livraison. D’autant plus qu’elle est payante, comme pour le gaz russe.<br />
Malheureusement, l’Europe risque de ne pas faire ce choix. Pourquoi ? Parce que ce  problème ne touche que les nouveaux adhérents, les ex-pays de l&#8217;Est, de la CEE.</strong></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Si cela tourne mal, ce n&#8217;est pas la vieille Europe qui risque d’avoir froid cet hiver !</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Il n’empêche que tout ceci a bien des relents de guerre froide !</strong></span></p>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong>- Mais pas que le gaz !!</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong> Juste retour des choses, si l’on ose dire. Nous risquons tout de même un peu d’avoir froid en France, cette fois !</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Le risque de rupture d’approvisionnement en électricité est modéré, sauf en cas de froid intense et durable, indique par euphémisme RTE, la filiale « transport d’électricité » d’EDF, toute à la joie de toucher bientôt son « multi-PDG Henri Proglio. En effet, du fait de des nombreux arrêts de production de nos centrales nucléaires &#8211; le parc nucléaire assure plus de 76% de la production d&#8217;électricité &#8211; la France va devoir importer massivement de l&#8217;électricité à partir de mi-novembre, et ce pendant plus de deux mois, ajoute le réseau RTE.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Quinze réacteurs sont actuellement à l&#8217;arrêt sur les 58 existants, a indiqué Pierre Gadonneix, dont le mandat s&#8217;achève le 22 novembre et qui doit être remplacé par le susnommé Henri Proglio, actuel PDG de Veolia Environnement et qui va le rester !!!<br />
</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>RTE, qui gère le réseau de lignes à haute tension, estime que la France va devoir importer 4.000 mégawatts (MW) d&#8217;électricité «durant plusieurs semaines de novembre 2009 à janvier 2010». Cela équivaut à la production de quatre réacteurs nucléaires.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Donc, en cas de « froid intense », couic, on devra couper ! Surtout dans les régions mal desservies.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Faudrait donc, non seulement « refiler un petit milliard » à Poutine mais, par surcroît, lui demander d’arrêter l’hiver sur sa frontière occidentale !!</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Ce devrait être possible quant on sait que notre président-cadeau-Bonux avait, en son temps, contribué à arrêter le nuage de Tchernobyl à nos frontières !!! Qu’il ait fait enlever cet exploit de sa biographie ne change rien à l’affaire !!</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Mais, alors, ce monde, c’est le serpent qui se bouffe la queue ? A peu près, les ami-e-s. </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Un conseil pour vos longues soirées d’hiver : relisez Kafka !! Cela fait presque un an qu’on vous le dit !!</strong></span></h2>
<h2><a title="Permanent Link to Le coin des bons bouquins : Relire Kafka !" href="../../../../../2008/05/12/le-coin-des-bons-bouquins-relire-kafka/">Le coin des bons bouquins : Relire Kafka !</a></h2>
<p><strong> </strong></p>
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			<media:title type="html">Coquelicot</media:title>
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			<media:title type="html">Major Nidal Malikhasan</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Belgicismes, anglicismes et flaminganteries pour rire ou sourire un peu</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 13:02:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Culture - Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire et histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[anglicismes et flaminganteries pour rire ou sourire un peu]]></category>
		<category><![CDATA[Belgicismes]]></category>

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		<description><![CDATA[Belgicismes, anglicismes et flaminganteries pour rire ou sourire un peu
Petit extrait des Bijoux de la Castafiore traduits en parler Picard du Tournaisis
L&#8217;album devient &#8220;Les Pinderlots delle Castafiore&#8221;

 
Nos voisins belges ont un parler savoureux ! Il varie de ville en ville et de régions en régions ; il est le fruit des innombrables invasions, guerres et autres [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5624&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">Belgicismes, anglicismes et flaminganteries pour rire ou sourire un peu</span></h1>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-5625" title="Piderlots delle Castafiore" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/piderlots-delle-castafiore.jpg?w=376&#038;h=359" alt="Piderlots delle Castafiore" width="376" height="359" /><strong>Petit extrait des Bijoux de la Castafiore traduits en parler Picard du Tournaisis</strong></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>L&#8217;album devient &#8220;Les Pinderlots delle Castafiore&#8221;</strong><br />
</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#000000;">Nos voisins belges ont un parler savoureux ! Il varie de ville en ville et de régions en régions ; il est le fruit des innombrables invasions, guerres et autres tueries qui ont été notre lot (des deux côtes de la frontière) depuis la nuit des temps. Le Plan Marshall en a remis une sérieuse couche.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Vous fâchez pas, les belges, on vous aime ! Voici un petit lexique pour avoir l’air moins fransquillon (français) </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Ainsi : </span>Comme cela, de cette manière.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Âne :</span> si vous voyez un paysan flamingant promener sa vache à la longe ; dire : « Tiens ! Tu promènes ton âne ! » …à la vache, bien sûr.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Ardoise :</span> Ne dites pas : un couvreur. Dites : un ardoisier.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Averse : </span>Ne dites pas :  « Quelle averse ! ». Dites : « Quelle drache » !</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Beurre : </span>Ne dites pas : « Il a beaucoup de chance ». Dites : « Il a le cul dans le beurre ».</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">BOILER :</span> Le Belge est atteint d’une grave fracture : historique, culturelle,  linguistique. Il vit dans un petit pays atteint par la tectonique des plaques. Entre les deux plaques principales : une faille, qu&#8217;il a nommée la frontière linguistique où se frictionnent les continents germains et latins. Parfois, ça chauffe, ça pète : à Louvain (Leuven), à Fourons, Bruxelles, Hal ou Vilvoorde.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Mais les plombiers ne comprennent pas la tectonique. De Poperinge à Huy-Waremme, ils ne connaissent pas le chauffe-eau mais le « boiler »<a href="#_ftn1">[1]</a>. A noter toutefois que cet anglicisme barbare est devenu un &#8220;boualère&#8221; à Flémalle, un &#8220;boualééééééér&#8221; à Lîdje (Liège)  et un &#8220;boïleur&#8221;  à Ixelles avec la bouche en cul de poule. L’essentiel, c’est qu&#8217;on continue à se comprendre, non !!!</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Bonbon :</span> Si un petit creux vous prends, ne dites pas : « T’aurais pas un bonbon ? ». Dites plutôt : « T’aurais pas une chique ? » ou, mieux encore : « T’aurais pas une babelutte ».</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Café :</span> une boisson nationale ! Ne dites pas : une tasse de café.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Dites : une jatte de bon café.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Cigare :</span> Ne dites pas : « Prendre un savon ». Dites :  « Se faire passer un cigare ».</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Chimay :</span> L’une de mes bières préférées quoique brassée par des pères Trappistes, putain de moine ! Il existe la rouge, la blanche et la bleue.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">DOUF :</span> Franchement,  les météorologues nous font bien des chichis avec leur « pression atmosphérique réduite au préalable au niveau de la mer ». Ici, tout le monde s’en fout ! On y est « au niveau de la mer »..sauf dans la belle Ardenne.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">En Belgique et pour les belges, il fait tantôt &#8220;caillant&#8221;, parfois &#8220;bon&#8221; où encore &#8221;beau&#8221;. Non ! Pas « Corbeau » ignares !</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">C&#8217;est on ne peut plus simple. Et si le mercure dépasse les bornes (estivales), alors chez nous il fait &#8220;DOUF&#8221; = chaud, lourd.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Un grand classique machiste : « Chérie, il fait douf ici, ouvre-moi donc un peu la fenêtre et pendant que tu es debout,  prends-moi encore une Chimay dans le frigo. »</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Quand il fait douf, préférer la Chimay blanche ; la bleue, c’est pour quand il fait caillant.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Drache : </span>voir averse</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Drink !</span> Ne dites pas : « Je vais acheter ma bière au supermarché ».</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Dites : « Je vais au Drink Market » …inutile de préciser le mot « bière », c’est évident pour tout le monde</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Enervement :</span> si vous êtes à cran, ne dites pas « Tu m’énerves » ; dites : « Tu m’énerfe, une fois » surtout si vous êtes à Bruxelles.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Essuie :</span> Ne dites pas : « Où est la serviette de bains ? ». Dites : « Où est l’essuie ».</span></h2>
<p><span style="color:#000000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-5626" title="Cornet de frites" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/cornet-de-frites.jpg?w=550&#038;h=366" alt="Cornet de frites" width="550" height="366" /><br />
</span></p>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Frite :</span> celle-là , vous ne pouvez pas y échapper que vous l’ayez ou non !!! Ne dites pas : « Je vais à la friterie ». Dites : « Je vais à la friture ».</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Fortune :</span> Ne dites pas « La roue de la fortune » ; dites : « les élections » !</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Goinfre : </span>Un goinfre n’existe pas en Belgique ; il n’y a que des « Goulafres ».</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Graduat :</span> Etudes supérieures ; en général trois ans</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Guindaille : </span>Grosse fête, beuverie, notamment de l’étudiant(e) qui a obtenu son graduat. S’il l’a raté, il fera guindaille tout de même.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Humanités : </span>Etudes secondaires.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Impôts indirects </span>: Dire « Accises »</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Jobiste : </span>Etudiant qui finance ses études en ayant…un job</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Kicker<a href="#_ftn2">[2]</a> : </span>Baby-Foot</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Kot :</span> chambre d’étudiant</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Koter </span>: habiter un Kot</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Koteur :</span> locataire ou co-locataire d’un Kot</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Lard :</span> C’est pas cochon ..c’est une friandise bourrée de colorants.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Latte :</span> En prendre un coup n’est pas bien douloureux ; c’est une règle plate graduée.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Lavette : </span>Mais non, ce n’est pas un ministre de Sarkozy !! C’est un carré de tissus éponge pour nettoyer la table, faire la vaisselle, etc.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Maire et Maires-adjoints : </span>Bourgmestre et échevins</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Manche (à balle)</span><span style="text-decoration:underline;"> </span>: Cire-pompes, lèche-cul, frotte-manche, fayot ; finit tout de même par être premier de la classe le salopard ! Y’a pas d’justice !</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Maquée :</span> Il ne s’agit aucunement d’une femme soumise à un gigolo ! C’est un excellent fromage blanc</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Mitraillette : </span>Pas de militarisme là-dedans. C’est une baguette garnie de frites et de viande</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Navetteur : </span>personne qui se déplace quotidiennement de son domicile à son lieu de travail en utilisant les moyens de transport en commun ….a tendance à s’étendre, hélas, aux automobilistes.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Nicnac :</span> Petit biscuit sec. Exemple typique d’une marque qui devient un mot….comme frigidaire. Mais ne mettez pas les nic-nac au frigidaire, ils ramolliraient !</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Nonante :</span> Quatre-vingt dix.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Œuf :</span> Quand on a un compte à régler avec quelqu’un, on dit qu’on a un « œuf à peler » avec ce quelqu’un.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Pecket : </span>Eau de vie parfumée au genièvre ; le pecket coule à flots lors des fêtes de Wallonie et dans de nombreux carnavals et marches folkloriques.</span></h2>
<p><span style="color:#000000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-5627" title="Bière qui sourit" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/biere-qui-sourit.jpg?w=500&#038;h=618" alt="Bière qui sourit" width="500" height="618" /><br />
</span></p>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Pinte :</span> Bière de 25cl aussi appelée un « demi » malgré ses 25 cl, alors que pinte signifie aussi ½ litre…</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Pistolet </span>: petit pain rond, on dit aussi d’un sacré débrouillard hyperactif que « c’est un sacré pistolet »</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Postposer :</span> différer, reporter à plus tard</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Prépension :</span> préretraite.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Prester :</span> fournir un service, un travail</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Quatre-six-neuf</span> (faire un travail à la) : six-quatre-deux</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Raccuser :</span> rapporter, moucharder</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">Raclette :</span></strong><strong> ustensile servant à nettoyer (racler) les sols à l&#8217;eau </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Ramassette :</span> petite pelle pour les balayures</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Rawette</span> Petite quantité que l’on redemande par gourmandise ; elle est, bien sûr, excédentaire. En rajouter serait donc serait superfétatoire. Je vous en remets tout de même une ?</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Rhéto : </span>Abréviation de Rhétorique ; classe terminale des lycées.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Ring : </span>Boulevard circulaire, rocade ; ce qui n’exclut pas de s’y empoigner !</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Salade de blé :</span> mâche</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Septante :</span> soixante-dix</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">S&#8217;il vous plaît ?</span> pardon ? plaît-il ?</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">S&#8217;il vous plaît :</span> voici (en donnant quelque chose à quelqun)</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Slache :</span> tong</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Steak tartare :</span> dire : filet américain</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Subside :</span> subvention, aide financière</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Subsidier :</span> accorder une subvention</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Syllabus :</span> texte photocopié reprenant un cours universitaire</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Tirette :</span> fermeture à glissière</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Toquer</span> (à la porte) : frapper</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Tripartite :</span> coalition gouvernementale formée de trois partis…extrêmement fréquente</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Tuyau : </span>Pour un wallon, un tuyau, c’est un tuyau.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Pour un flamingant un peu lourd qui est paysan,membre du Boerenbond, a son compte bancaire chez KBC et un frère archevêque, qui a toujours peur de n’être pas compris, ça devient : Un tuyau creux dedans avec du vide à l’intérieur !!!!!!!!!</span></h2>
<p><span style="color:#000000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-5628" title="Manekenpis" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/manekenpis.png?w=140&#038;h=245" alt="Manekenpis" width="140" height="245" /><br />
</span></p>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Vidange :</span> verre consigné</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><span style="text-decoration:underline;">Waterzooï ou waterzoï :</span> préparation de poisson ou de poulet en bouillon</span></h2>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5629" title="frittes.et moules jpg" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/frittes-et-moules-jpg.jpg?w=318&#038;h=320" alt="frittes.et moules jpg" width="318" height="320" /></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Alleï, on va boire une pinte à la friture avec un filet américain ou des moules ; le patron, il a le cul dans le beurre ! C’est ainsi ….. </strong></span></h2>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5630" title="Albert_II rigole" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/albert_ii-rigole.jpg?w=450&#038;h=600" alt="Albert_II rigole" width="450" height="600" /></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1"><strong>[1]</strong></a><strong> Boiler : de To boil = bouillir en anglais</strong></p>
<p><a href="#_ftnref2"><strong>[2]</strong></a><strong> KIcker : le botteur en anglais</strong></p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/dutron.wordpress.com/5624/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/dutron.wordpress.com/5624/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/dutron.wordpress.com/5624/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/dutron.wordpress.com/5624/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/dutron.wordpress.com/5624/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/dutron.wordpress.com/5624/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/dutron.wordpress.com/5624/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/dutron.wordpress.com/5624/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/dutron.wordpress.com/5624/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/dutron.wordpress.com/5624/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5624&subd=dutron&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Albert_II rigole</media:title>
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	</item>
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		<title>Les films à ne pas voir : Le syndrome du Titanic !</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 22:48:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Le coin des bouquins à ne pas acheter]]></category>
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		<description><![CDATA[Les films à ne pas voir : Le syndrome du Titanic !


 
Bon, camarade ou camaradesse, je vais te rendre un service ! Si tu as du temps à perdre, envie d’une bonne toile, y’a un truc qu’y faut pas faire c’est aller voir « Le Syndrome du Titanic ».
Je viens de le faire pour toi et, comme dirait un [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5615&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Les films à ne pas voir : Le syndrome du Titanic !</strong></span></h1>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5616" title="Le_syndrome_du_titanic le livre" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/le_syndrome_du_titanic-le-livre.jpg?w=308&#038;h=475" alt="Le_syndrome_du_titanic le livre" width="308" height="475" /><br />
</strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Bon, camarade ou camaradesse, je vais te rendre un service ! Si tu as du temps à perdre, envie d’une bonne toile, y’a un truc qu’y faut pas faire c’est aller voir « Le Syndrome du Titanic ».</strong></p>
<p><strong>Je viens de le faire pour toi et, comme dirait un ami belge : « ça, il faut pas faire, une fois ! »</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Faut dire que notre Hulotte a fait très fort !<img class="alignnone size-full wp-image-5618" title="Hibou mobile" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/hibou-mobile.gif?w=113&#038;h=131" alt="Hibou mobile" width="113" height="131" /></strong></p>
<p><strong> Et en plus il s’est fait aider par un certain Lièvre ! Le lièvre, c’est bien connu depuis Jeannot de la Fontaine, ne brillant pas par son esprit !<img class="alignnone size-full wp-image-5617" title="clin d'oeil" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/clin-doeil.gif?w=32&#038;h=32" alt="clin d'oeil" width="32" height="32" /></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Le résultat est là …..LA- MEN-TA- BLE !!!</strong></span></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Remarquez qu’en partant d’un triste bouquin pour faire « mode » du même Hulot et en se faisant sponsoriser par : SNCF et EDF, L’Oréal –Fondation Bettencourt Schueller ou Studio 37 (la filiale cinéma d’Orange – la fabrique à suicides) et le tout coiffé par la Fondation Nicolas Hulot…ça sentait la pompe à fric à plein nez !!!! Pas encore le suicide mais allez savoir ! Quand on sort de la salle on a envie de se flinguer !</strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;">Sur la présence de l’Oréal au générique, rien de plus normal ! C’est Lascad, filiale du précité qui fabrique les produits Ushuaia</span></h2>
<p><strong>Même qu’une polémique a éclaté récemment sur ces possibles saloperies !</strong></p>
<p><strong>C’est Greenpeace-France qui s’y est collé ! Tout en ramenant l’affaire à de plus justes proportions, Greenpeace déclare que le problème c’est </strong><strong>l&#8217;utilisation de quelques 100.000 molécules chimiques dans la fabrication des cosmétiques et juge que la polémique sur les produits Ushuaia est &#8220;l&#8217;arbre qui cache la forêt&#8221;.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;">Peut-être….n’empêche que Lascad &#8220;confirme utiliser dans la fabrication des produits Ushuaia deux muscs polycycliques et ne garantit pas l&#8217;absence de phtalates<a href="#_ftn1">[1]</a>&#8220;, relève Yannick Vicaire, responsable de la campagne des toxiques de l&#8217;organisation écologiste. </span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;">&#8220;Or ces substances sont soupçonnées d&#8217;interférer avec le système hormonal&#8221;, ce qui pourrait poser un problème pour les femmes enceintes, ajoute-il dans le communiqué.</p>
<p></span></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Donc, si tu te laves les fesses avec Ushuaia, rien n’interdit de penser qu’il est possible qu’à tes vieux jours, tu te retrouvas avec un cul de singe …. un peu comme si tu avais posé lesdites fesses sur un canapé chinetoque de chez Conforama !!!</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Mais revenons au naufrage de ce Titanic ! </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Manque de rien, même pas d’air !! Tous les lieux communs, tous les poncifs y sont ! </strong></p>
<p><strong>Quand je pense que certains plumitifs ont osé titrer « Ecolo-choc » !! </strong><strong>Ecolo toc, je dis ! </strong><strong>Et je suis sympa ! </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>A voir ce film au premier degré, </strong><strong>Nicolas Hulot serait donc anticapitaliste et écologiste radical ? Ben voyons ! Qu’on  en juge par ses vertus sur le plan environnemental : avions de chasse, hélicos, Paris-Dakar…tout ceci aurait dû nous convaincre depuis des lustres de sa tendance anticapitaliste !</strong><strong><br />
</strong><strong>Ses sponsors, revenons-y : EDF, Vinci, Norauto, Rhône-Poulenc, l&#8217;Oréal, SNCF, France Telecom. </strong></p>
<p><strong>La Hulotte est un peu comme Jean-Pierre Coffe, le roi de l’anti- malbouffe, qui fait la pub pour le hard-discount !</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Nicolas Hulot, l’ami de Sarkozy, n’aime pas la capitalisme mais ne déteste pas le pognon !! Filiation ????</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La chose se confirme quand on observe son empire personnel. Certes, il ne le dirige pas mais il touche des droits sur chaque vente et peut refuser la mise sur le marché de ses : gels douches, déodorants, sacs à dos, lunettes de soleil, serviettes de bain, pull-overs, montres, émission de télé à succès, chaîne diffusée par satellite, magazine, jeu de société, best-sellers et j&#8217;en passe et des pires. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Evidemment avec de tels sponsors et de telles activités financières comment pourrait-il ne pas être opposé au capitalisme !!</strong></span></h2>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong> </strong></span></h2>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Foutage de gueule, je dis ! Escrologiste !</strong></span></h2>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Touché, le Titanic ? Coulé !</strong></span></h2>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong> <img class="alignnone size-full wp-image-5619" title="Bébé fait un doigt" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/11/bebe-fait-un-doigt.jpg?w=398&#038;h=581" alt="Bébé fait un doigt" width="398" height="581" /><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align:center;">
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1"><strong>[1]</strong></a><strong> Phtalates sont un groupe de produits chimiques apparentés du point de vue structural à l’acide organique connu sous le nom d’acide phtalique.<br />
Ils sont composés d&#8217;un noyau benzénique et de deux groupements carboxylates placés en ortho et dont la taille de la chaîne alkyle peut varier. Les phtalates sont couramment utilisés comme plastifiants des matières plastiques (en particulier du PVC, pour former par exemple des plastisols) pour les rendre souples. Les effets secondaires provoqués par phtalates en concentrations relativement élevées chez les animaux en laboratoire sont : la baisse de la fertilité, l&#8217;atrophie testiculaire, la réduction du poids du fœtus, la mortalité fœtale, et des malformations. Certains phtalates possèdent également un effet perturbateur endocrinien et peuvent provoquer des anomalies du développement sexuel chez le jeune rat mâle exposé <em>in utero</em>.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les effets toxiques des phtalates dépendent de leur type et de leur concentration. Lorsque toutes ces expositions sont combinées, l&#8217;exposition individuelle est nettement plus élevée qu&#8217;on ne le pensait. Chez les enfants, on considère qu&#8217;ils sont plus exposés parce qu’ils absorbent une plus grande quantité d’aliments que les adultes par rapport à leur poids corporel et parce qu&#8217;ils portent des objets en plastique à la bouche.</strong></p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/dutron.wordpress.com/5615/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/dutron.wordpress.com/5615/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/dutron.wordpress.com/5615/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/dutron.wordpress.com/5615/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/dutron.wordpress.com/5615/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/dutron.wordpress.com/5615/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/dutron.wordpress.com/5615/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/dutron.wordpress.com/5615/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/dutron.wordpress.com/5615/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/dutron.wordpress.com/5615/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5615&subd=dutron&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Coquelicot</media:title>
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		<title>Au revoir Hamida</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/10/30/au-revoir-hamida/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 22:11:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au revoir Hamida


Nous avons appris ce soir une bien mauvaise nouvelle.
Hamida ben Saida est décédée des suites de la grave maladie contre laquelle elle luttait.
 
Hamida, il m’est arrivé de la croiser car elle a été des combats de la gauche mais je ne peux pas dire que je la connaissais très bien.
 
Plutôt que [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5572&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Au revoir Hamida</strong></span></h1>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5570" title="Hamida ben Saida" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/hamida-ben-saida.jpg?w=550&#038;h=565" alt="Hamida ben Saida" width="550" height="565" /><br />
</strong></span></p>
<p><strong>Nous avons appris ce soir une bien mauvaise nouvelle.</strong></p>
<p><strong>Hamida ben Saida est décédée des suites de la grave maladie contre laquelle elle luttait.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Hamida, il m’est arrivé de la croiser car elle a été des combats de la gauche mais je ne peux pas dire que je la connaissais très bien.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Plutôt que de parler d’elle, je vous parlerai donc de son livre : « Itinéraire d’une femme française : Clamart, Bab El-Oued, Epinay-sur-Seine »<a href="#_ftn1">[1]</a>.</strong></span></h2>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5571" title="Itinéraire d'une femme française" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/itineraire-dune-femme-francaise.jpg?w=400&#038;h=617" alt="Itinéraire d'une femme française" width="400" height="617" /><br />
</strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un sacré grand livre, plein d’humanisme que nous aurions déjà du vous présenter dans notre « coin des bons bouquins »</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Ce récit d&#8217;Hamida Ben Sadia est un livre rare. Elevée par des parents venus d&#8217;Algérie, parfaitement intégrés en France et pas religieux pour deux sous.</strong></p>
<p><strong>Ce sont pourtant ces mêmes parents qui ne résisteront pas à la pression culturelle de la famille restée « au bled ». Le mariage forcé de leur fille en Algérie conduira à son malheur et au leur.</strong></p>
<p><strong>Ce n&#8217;est pas un livre de revendication. C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une femme qui aujourd&#8217;hui a digéré, elle est apaisée. Pour en arriver là, il lui aura fallu s’opposer avec force aux traditions, imposer un divorce à son mari, puis revenir en France en étant obligée d&#8217;abandonner ses enfants.</strong></p>
<p><strong>Elle finira par les retrouver après s&#8217;être battue très dur. Il faut dire qu’elle y a mis l&#8217;énergie d&#8217;une mère et la force de la militante politique et associative qu&#8217;elle est devenue. </strong></p>
<p><strong>Avec ce livre, c’est, à ma connaissance, la première fois qu’une représentante de cette génération de femmes issues de l&#8217;immigration raconte.</strong></p>
<p><strong><em>« Elles n&#8217;ont pas vécu dans la soumission comme leurs mères, elles ne se sont pas révoltées dans la violence contre leurs pères, elles ont dû, par leur seule ténacité et en combattant toutes les dominations, trouver une place entre deux cultures qui ne parvenaient pas à se rencontrer. » </em></strong><strong>disait le texte de son éditeur ; c’est profondément juste. J’ai connu quelques « Hamida » du côté d’Hautmont !</strong></p>
<p><strong>Hamida est de celles qui ont ouvert la voie de l&#8217;émancipation à nos &#8221; beurettes &#8221; actuelles.</strong></p>
<p><strong>Le mieux est encore de vous montrer Hamida qui parle de son livre.</strong></p>
<p><strong><a href="http://oumma.com/spip.php?page=oummatv-article&amp;id_article=3343">http://oumma.com/spip.php?page=oummatv-article&amp;id_article=3343</a></strong></p>
<p><strong>Hamida ben Saida était signataire de « L’appel à Gauche » ; elle était aussi membre du comité central de la Ligue des Droits de l’Homme.</strong></p>
<p><strong>A sa famille, ses amis et amies, à la Ligue, nous présentons nos condoléances</strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>A toi, Hamida, salut et fraternité Camarade !</strong></span></h2>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong>Guy Dutron</strong></span></p>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong>29 octobre 2009<br />
</strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1"><strong>[1]</strong></a><strong> Mai 2008 &#8211; 240 pages &#8211; 19.00 €  chez Bourin Editeur <a href="http://www.bourin-editeur.fr/livre/itineraire-d-une-femme-francaise-clamart-bab-el-oued-epinay-sur-seine.html">http://www.bourin-editeur.fr/livre/itineraire-d-une-femme-francaise-clamart-bab-el-oued-epinay-sur-seine.html</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> </strong></p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/dutron.wordpress.com/5572/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/dutron.wordpress.com/5572/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/dutron.wordpress.com/5572/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/dutron.wordpress.com/5572/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/dutron.wordpress.com/5572/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/dutron.wordpress.com/5572/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/dutron.wordpress.com/5572/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/dutron.wordpress.com/5572/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/dutron.wordpress.com/5572/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/dutron.wordpress.com/5572/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5572&subd=dutron&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Coquelicot</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>COMITE DE SOUTIEN « VÉRITÉ ET JUSTICE POUR GUY PEIFFER » SUITE</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/10/28/comite-de-soutien-%c2%ab-verite-et-justice-pour-guy-peiffer-%c2%bb-suite/</link>
		<comments>http://dutron.wordpress.com/2009/10/28/comite-de-soutien-%c2%ab-verite-et-justice-pour-guy-peiffer-%c2%bb-suite/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 20:27:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Culture - Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>
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		<category><![CDATA[COMITE DE SOUTIEN « VÉRITÉ ET JUSTICE POUR GUY PEIFFER » SUITE]]></category>

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		<description><![CDATA[COMITE DE SOUTIEN « VÉRITÉ ET JUSTICE POUR GUY PEIFFER » SUITE
Durant les vacances, le 20 juillet, nous lancions un comité de soutien à Guy Peiffer, emprisonné à la prison de Schrassig au Luxembourg parce que nous avons la conviction que cet homme est innocent. Voir :
http://dutron.wordpress.com/2009/07/20/comite-de-soutien-%C2%AB-verite-et-justice-pour-guy-peiffer-%C2%BB/
Depuis, nos sommes 57 a avoir exprimé notre soutien à Guy. [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5548&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">COMITE DE SOUTIEN « VÉRITÉ ET JUSTICE POUR GUY PEIFFER » SUITE</span></h1>
<h2><span style="color:#000000;">Durant les vacances, le 20 juillet, nous lancions un comité de soutien à Guy Peiffer, emprisonné à la prison de Schrassig au Luxembourg parce que nous avons la conviction que cet homme est innocent. Voir :</span></h2>
<h2><a href="../../../../../2009/07/20/comite-de-soutien-%C2%AB-verite-et-justice-pour-guy-peiffer-%C2%BB/">http://dutron.wordpress.com/2009/07/20/comite-de-soutien-%C2%AB-verite-et-justice-pour-guy-peiffer-%C2%BB/</a></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Depuis, nos sommes 57 a avoir exprimé notre soutien à Guy. Nous ne sommes pas seuls ! Au Luxembourg aussi des personnes se mobilisent dont la Ligue des Droits de l’Homme du Grand Duché qui devrait bientôt s’exprimer.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Guy est emprisonné depuis 19 ans …c’est beaucoup pour un innocent. Il a déposé récemment une demande de libération conditionnelle par l’intermédiaire de ses avocats.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">CETTE DEMANDE VIENT D’ÊTRE REJETEE. LES MOTIFS DE CE REFUS LAISSENT RÊVEUR :</span></h2>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-5549" title="Guy Peiffer refus de libération conditionnelle" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/guy-peiffer-refus-de-liberation-conditionnelle.jpg?w=569&#038;h=844" alt="Guy Peiffer refus de libération conditionnelle" width="569" height="844" /></p>
<h2><span style="color:#000000;">-         manque d’introspection ! Quelle introspection un innocent peut-il mener ?</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-         pas de gage sérieux de réadaptation sociale ; Guy Peiffer, en prison, est devenu artiste céramiste. Une grande institution du Luxembourg lui a organisé une exposition cette année. On ne lui a même pas accordé une autorisation d’assister à sa propre exposition.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-         Son attitude vis à vis des institutions : Evidemment, Guy, massacré par lesdites institutions les rejette en bloc. Il refuse de céder, pire, il contre-attaque, il accuse au risque de se prendre, en plus, une injure à magistrat. Ce n’est pas ce que nous lui aurions conseillé mais c’est son choix et nous le respectons. Il est vrai que Guy Fait très fort mais il estime qu’il n’a rien à perdre.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Nos lecteurs trouveront sur ce blog le fac-similé du refus de libération conditionnelle et la réponse au vitriol de Guy Peiffer. Qu’ils se fassent leur opinion ; la mienne est faite. La pugnacité de Guy est aussi un signe de son innocence ; un coupable se serait écroulé depuis longtemps.</span></h2>
<h2><img class="aligncenter size-large wp-image-5550" title="Réponse de Guy Peiffer au refus de libération conditionnelle" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/reponse-de-guy-peiffer-au-refus-de-liberation-conditionnelle.jpg?w=549&#038;h=829" alt="Réponse de Guy Peiffer au refus de libération conditionnelle" width="549" height="829" /></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Plus que jamais, nous vous appelons à signer notre appel. C’est très simple : vous adressez un mail à <a href="mailto:g.dutron@yahoo.fr">g.dutron@yahoo.fr</a> en portant en objet : « soutien à Guy Peiffer ». Dans le texte du mail, veillez indiquer vos nom – prénom – ville et pays de résidence.<br />
</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Les signataires actuels viennent de France, de Belgique, du Luxembourg, de Roumanie, de Suisse et même du Sénégal.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Votre nom sera ajouté sur la liste de l’article initial.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Merci</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Guy Dutron</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">28 – 10 &#8211; 2009</span></h2>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/dutron.wordpress.com/5548/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/dutron.wordpress.com/5548/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/dutron.wordpress.com/5548/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/dutron.wordpress.com/5548/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/dutron.wordpress.com/5548/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/dutron.wordpress.com/5548/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/dutron.wordpress.com/5548/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/dutron.wordpress.com/5548/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/dutron.wordpress.com/5548/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/dutron.wordpress.com/5548/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5548&subd=dutron&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Coquelicot</media:title>
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			<media:title type="html">Guy Peiffer refus de libération conditionnelle</media:title>
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			<media:title type="html">Réponse de Guy Peiffer au refus de libération conditionnelle</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Un dossier noir du Gaullisme l’Affaire Boulin pourrait ressurgir !</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/10/27/un-dossier-noir-du-gaullisme-l%e2%80%99affaire-boulin-pourrait-ressurgir/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 11:50:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Caisse des dépots]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Culture - Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire et histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Sur Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[sarkosy]]></category>
		<category><![CDATA[social]]></category>
		<category><![CDATA[Un dossier noir du Gaullisme l’Affaire Boulin pourrait ressurgir !]]></category>

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		<description><![CDATA[Un dossier noir du Gaullisme l’Affaire Boulin pourrait ressurgir !


 
 
Aujourd’hui, France-Inter et France-Info ne parlent que de cela : un nouveau témoignage pourrait faire rouvrir le dossier de « L’affaire Boulin ». http://www.france-info.com/chroniques-au-fil-de-l-actu-2009-10-27-revelations-dans-l-affaire-boulin-361311-81-346.html
 
 
I : LES FAITS :
 
En 1979, sous la présidence de Valéry Giscard d&#8217;Estaing, Robert Boulin est ministre du Travail du troisième gouvernement Raymond Barre. [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5541&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Un dossier noir du Gaullisme l’Affaire Boulin pourrait ressurgir !</strong></span></h1>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5542" title="robert-boulin-2" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/robert-boulin-2.jpg?w=300&#038;h=400" alt="robert-boulin-2" width="300" height="400" /><br />
</strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Aujourd’hui, France-Inter et France-Info ne parlent que de cela : un nouveau témoignage pourrait faire rouvrir le dossier de « L’affaire Boulin ». <a href="http://www.france-info.com/chroniques-au-fil-de-l-actu-2009-10-27-revelations-dans-l-affaire-boulin-361311-81-346.html">http://www.france-info.com/chroniques-au-fil-de-l-actu-2009-10-27-revelations-dans-l-affaire-boulin-361311-81-346.html</a></strong></span></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">I : LES FAITS :</span></strong></span></h2>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>En 1979, sous la présidence de Valéry Giscard d&#8217;Estaing, Robert Boulin est ministre du Travail du troisième gouvernement Raymond Barre. À l&#8217;automne 1979, des lettres anonymes parviennent aux sièges de plusieurs journaux. Elles accusent Robert Boulin d&#8217;avoir acquis de manière illégale une garrigue à Ramatuelle (Var), sur laquelle il a fait bâtir une résidence secondaire. Le journal d&#8217;extrême droite <em>Minute</em> en fait ses choux gras ! Il attaque violemment le ministre. </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Boulin choisit de riposter, sur Europe 1 le dimanche 21 octobre, il déclare : « <em>Que voulez-vous que je réponde ? J&#8217;ai l&#8217;âme et la conscience tranquilles et j&#8217;ai été exemplaire. Peut-être encore plus que vous ne le pensez, parce qu&#8217;il y a des choses que je ne peux pas dire ici.</em> » Le 30 octobre 1979  à 8h40, le corps de Robert Boulin est retrouvé dans l&#8217;Étang Rompu, au plein cœur de la forêt de Rambouillet (Yvelines). Son cadavre se trouve à cinq mètres de la berge. Il gît dans un endroit où la profondeur est de 50 cm.</strong></span></h2>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#000000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5543" title="Robert Boulin Le visage tuméfié source Hisiaux free.fr" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/robert-boulin-le-visage-tumefie-source-hisiaux-free-fr.jpg?w=318&#038;h=427" alt="Robert Boulin Le visage tuméfié source Hisiaux free.fr" width="318" height="427" />Le visage tuméfié de Robert Boulin après sa mort source Hisiaux free.fr<br />
</strong></span></p>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>L&#8217;étang rompu est un petit plan d&#8217;eau situé en forêt de Rambouillet.</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong><br />
La rivière des Ponts Quentins s&#8217;y jette en provenance des étangs de Hollande situés à un kilomètre en amont et en ressort pour affluer dans la Vesgre.</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Ces lieux, nous les connaissons bien pour y avoir pêché dans le passé. Il faut vraiment y mettre une sacrée bonne volonté pour s’y noyer !!!</strong></span></h2>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">II : UNE ENQUÊTE BÂCLEE SUR ORDRE ?</span></strong></span></h2>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Tout semble falsifié dans cette affaire ! </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>Officiellement, Boulin s’est suicidé ; il l’a même annoncé à une flopée d’amis …presque trop !!</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>Hélas, toutes les lettres envoyées et comportant des mentions manuscrites ne sont que des photocopies facilement falsifiables et l’on sait que certains collaborateurs du ministre imitaient sa signature par commodité…..</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>Le visage de Robert Boulin est tuméfié mais l’autopsie sera bâclée….. Voir ci-dessous deux films passionnants !!</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong><a href="http://hisaux.free.fr/dotclear/index.php/2007/06/20/695-90-minutes-sur-l-affaire-boulin-le-suicide-etait-un-meurtre">http://hisaux.free.fr/dotclear/index.php/2007/06/20/695-90-minutes-sur-l-affaire-boulin-le-suicide-etait-un-meurtre</a></strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>Le corps de Boulin a été retrouvé immergé SUR LE VENTRE mais l’une des rares conclusions intéressante de l’autopsie prouve qu’il est mort et à séjourné longtemps sur le dos.</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>Des contrenquêtes ont démonté depuis longtemps les incohérences des enquêtes menées.</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>L’une d’entre-elles : Un homme à abattre : Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin (Broché) </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>de Benoît Collombat est bourrée de détails accablants ;</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>Benoît Collombat est journaliste grand reporter à France Inter. Il publie en 2007 un livre de contre-enquête sur la mort de l&#8217;ancien ministre Robert Boulin, intitulé <em>Un homme à abattre</em> (Voir <a href="http://www.rue89.com/node/332"><em>Pourquoi il faut rouvrir le dossier Boulin</em></a> par Guillaume Bouchet sur Rue89 et <a href="http://www.temoignagechretien.fr/journal/article.php?num=3258&amp;categ=FranceEurope"><em>Reporter en eaux troubles</em></a> par Luc Chatel sur <em>Témoignage Chrétien</em>) En 2008, il enquête sur les rumeurs d&#8217;assassinat du premier ministre Pierre Bérégovoy, puis sur l&#8217;affaire du « cabinet noir » d&#8217;Yves Bertrand, directeur des Renseignements généraux entre 1992 et 2004. Benoît Collombat enquête également sur les paradis fiscaux, notamment auprès de Daniel Lebegue<a href="#_ftn1">[1]</a></strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>On trouve pêle-mêle : le dessaisissement de la gendarmerie au profit de la police ; un enquêteur qui affirme que les tuméfactions du visage de Boulin proviennent d’un choc avec un rocher en sortant le corps ….Hélas, il n’y a aucun rocher à l’horizon ! Des décisions de justices à pleurer, des pistes soigneusement négligées …</strong></span></h2>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#000000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5544" title="Plan large du Corps de Robert Boulin" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/plan-large-du-corps-de-robert-boulin.jpg?w=393&#038;h=262" alt="Plan large du Corps de Robert Boulin" width="393" height="262" />Plan large du corps de Robert Boulin à sa sortie de l&#8217;eau &#8230;pas de rocher en vue !!<br />
</strong></span></p>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>En résumé, Robert Boulin se serait administré lui-même une rouste mémorable, serait mort sur le dos et serait resté des heures dans cette position, aurait, raide mort, pris sa voiture pour se rendre vers les Étangs de Hollande, se serait noyé dans 50 cm d’eau ; le maladroit aurait de surcroît laissé des traces de pas en entrant dans l’eau et EN EN RESSORTANT toujours plus mort que mort !!! On se fout de la gueule de qui, là ???</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>Fait-il en conclure que c’est un scénario qui attend ceux qui détiennent des dossiers sur des escroqueries à la Sécurité sociale, le financement politique, la Françafrique de Foccart…..</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>C’est si pratique, l’Afrique pour blanchir des détournements ! On se prend à se demander si cela ne continue pas de nos jours….Mais, faudrait enquêter ….et pas comme dans l’affaire Boulin !! </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>On trouve aussi, dans l’affaire Boulin, des accointances dans les Hauts de Seine et à Neuilly autour de Pasqua (à l’époque mentor de Chirac)et son SAC composé d’hommes de …sac et de cordes comme le montrera plus tard la tuerie d’Auriol qui aboutira à sa dissolution. </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>On trouve également, le considérable Achille Peretti, natif d’Ajaccio : il est connu pour avoir été le père politique de Nicolas Sarkozy dont la mère Andrée Mallah fut sa secrétaire. Le P’tit sera son successeur à la mairie de Neuilly-sur-Seine. Comme quoi, l’affaire du Dauphin Jean à la Défense, n’est qu’une affaire d’amateur ! Un « pro » comme Achille n’aurait jamais agi de la sorte….Fin de règne dissolue, donc !</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>A propos de dissolution, on notera que des scellés du dossier Boulin ont disparu ….volés…envolés…Parmi les choses disparues : les poumons de Boulin qui auraient pu prouver qu’il n’était pas mort noyé….A l’époque, on n’avait pas jugé bon d’effectuer un prélèvement dans ces poumons ….On se demande ce que fout la police !!!</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-                     <strong>A ce propos toujours, notons que, sous la présidence de l’émérite vulcanologue Giscard d’Estaing, sous ce troisième gouvernement Barre, les ministres principalement concernés s’appelaient :</strong></span></h2>
<ul>
<li>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>A l’intérieur : Christian Bonnet ; un homme réputé avoir la tête …près du bonnet !!! Nous ne disons pas des gros bonnets, n’est-ce pas !!</strong></span></h2>
</li>
<li>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>A la justice : Alain Peyrefitte, l’homme qui réveilla la Chine et savait donner ses ordres !</strong></span></h2>
</li>
<li>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Boulin, lui-même, était au Travail et donc bien placé pour connaître les turpitudes de notre belle et grande Sécu !! </strong></span></h2>
</li>
<li>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Aux Affaires Etrangères : Louis de Guiringaud ! S’il n’a pas laissé un souvenir impérissable, le Louis a toutefois parlé d’or ! Il déclara un jour : <em>« L’Afrique est très importante pour la France parce que c’est le seul continent qui peut encore donner à la France le sentiment d’être une grande puissance. Le seul où avec 500 hommes, elle peut encore changer le cours de l’histoire. »</em> …</strong></span></h2>
</li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Le « cours de l’Histoire », c’est de moins en moins sûr depuis que la Chine s’est éveillée ; mais le cours du pognon …faudrait voir ça de plus près ! Est-ce pour ces raisons que l’on ne rouvrira pas le dossier Boulin malgré la pugnacité de sa famille ? Nous espérons nous tromper !</strong></span></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1"><strong>[1]</strong></a><strong> Daniel Lebègue : Ancien directeur général de la Banque Nationale de Paris puis de la Caisse des dépôts et consignations. Il est maintenant président de l&#8217;ONG Transparence International France.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/dutron.wordpress.com/5541/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/dutron.wordpress.com/5541/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/dutron.wordpress.com/5541/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/dutron.wordpress.com/5541/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/dutron.wordpress.com/5541/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/dutron.wordpress.com/5541/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/dutron.wordpress.com/5541/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/dutron.wordpress.com/5541/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/dutron.wordpress.com/5541/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/dutron.wordpress.com/5541/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5541&subd=dutron&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Robert Boulin Le visage tuméfié source Hisiaux free.fr</media:title>
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			<media:title type="html">Plan large du Corps de Robert Boulin</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Compte &#8211; rendu de la réunion constitutive de AdOC Belgique le dimanche 18 octobre à Bruxelles.</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/10/24/compte-rendu-de-la-reunion-constitutive-de-adoc-belgique-le-dimanche-18-octobre-a-bruxelles/</link>
		<comments>http://dutron.wordpress.com/2009/10/24/compte-rendu-de-la-reunion-constitutive-de-adoc-belgique-le-dimanche-18-octobre-a-bruxelles/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 10:41:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>
		<category><![CDATA[social]]></category>

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		<description><![CDATA[Compte &#8211; rendu de la réunion constitutive de AdOC Belgique 
le dimanche 18 octobre à Bruxelles.
 
C’est donc à Bruxelles, dans les locaux de l’Université que c’est tenue cette réunion.
Les Objecteurs de Croissance français étaient représentés par Christian Sunt (pour l’AdOC France) et Guy Dutron (pour le RESEDA signataire de la plate-forme AdOC).
Première constatation : ce [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5525&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">Compte &#8211; rendu de la réunion constitutive de AdOC Belgique </span></h1>
<h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">le dimanche 18 octobre à Bruxelles.</span></h1>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>C’est donc à Bruxelles, dans les locaux de l’Université que c’est tenue cette réunion.</strong></p>
<p><strong>Les Objecteurs de Croissance français étaient représentés par Christian Sunt (pour l’AdOC France) et Guy Dutron (pour le RESEDA signataire de la plate-forme AdOC).</strong></p>
<p><strong>Première constatation : ce fut un gros succès ! Environ 350 personnes le matin et plus de 500 l’après-midi !</strong></p>
<p><strong>Facile à évaluer, nous étions dans un amphi de 500 places et il n’y  avait pas de places assises pour tout le monde.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Nos amis belges étaient dans une démarche un peu différente de l’AdOC France. En France, nous avons adopté une plate-forme à Beaugency et, maintenant, nous approfondissons.</strong></p>
<p><strong>Nos amis Belges ont lancé leur débat interne en début d’année 2009. La réunion du 18 était donc un premier aboutissement.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La matinée fut consacrée à l’adoption de la plate-forme et à débattre des premières actions s’y rapportant.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L’après- midi nous avions droit à une première partie théâtrale avec le superbe Jean-Luc Piraux.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>« Faut y aller » qu’il dit Jean-Luc. Il a fondé le Théâtre Pépite : <a href="http://www.theatrepepite.be/bio.html">http://www.theatrepepite.be/bio.html</a></strong></p>
<p><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5526" title="dossier faut y aller.indd" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/faut_y_aller.jpg?w=366&#038;h=517" alt="dossier faut y aller.indd" width="366" height="517" /><br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Si jamais il passe par chez-vous : COURREZ-Y !!!</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Son histoire de cette vieille dame iconoclaste, pleine de bon sens qui élève ses poules et, pour tout dire, révolutionnaire est un petit chef-d’œuvre.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>En plus, Jean-Luc est un quasi voisin puisqu’il est de Maredsous. Si vous voulez faire passer un bon moment à votre groupe, organisation, etc., et surtout si vous n’êtes pas un amoureux forcené de Sainte Croissance, voici une adresse en or :</strong></p>
<p><strong>Contact : Théâtre Pépite</strong></p>
<p><strong>Brigitte Petit et Jean-Luc Piraux<br />
17, rue de Maredret<br />
5537 Denée (Belgique)<br />
Téléphone : +32 (0)71 79 86 93<br />
<a href="mailto:theatrepepite@skynet.be">theatrepepite@skynet.be </a></strong></p>
<p><strong>Il sera : </strong></p>
<p><strong>·  Au Botanique (Bruxelles), <em>le lundi théâtre</em>, le 26 octobre à 20h30<br />
(02 / 226 12 11) </strong></p>
<p><strong>·  Au CC de Hotton, 55 rue des Écoles, le vendredi 26 février 2010 à 20h (084/41 31 43)</strong></p>
<p><strong>·  Au CCR de Verviers à l’Espace Duesberg, 7 Bld de Gerardchamp – 4800 Verviers, le 05 mars 2010 à 20h 30(087/39 30 30</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>COURREZ-Y OU VOUS MOURREZ IDIOT !</strong></p>
<p><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5527" title="Jean-Luc Piraux photo Théatre Pépite" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/jean-luc-piraux-photo-theatre-pepite.jpg?w=282&#038;h=425" alt="Jean-Luc Piraux photo Théatre Pépite" width="282" height="425" />Jean-Luc Piraux &#8211; Photo Théâtre Pépite<br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Après ce Buster Keaton moderne qui a enchanté son public, deux débats introduits par :</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>- Christian Arnsperger</strong><strong>. Docteur en sciences, économiques, chercheur au FNRS. Christian Arnsperger enseigne à la Chaire Hoover d&#8217;éthique économique de l&#8217;Université Catholique de Louvain. Son travail porte sur les fondements existentiels de l&#8217;économie, sur l&#8217;analyse critique du capitalisme, ainsi que sur l&#8217;épistémologie de la science économique. Il est l’auteur de différents ouvrages, parmi lesquels « Ethique économique et sociale » (2000) écrit avec Philippe Van Parijs, « Critique de l&#8217;existence capitaliste » (2005) dans lequel il prône une rupture avec le système économique en vigueur et « Ethique de l&#8217;existence post-capitaliste » (2009) où il propose des pistes individuelles et collectives en vue de cette rupture.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>- Romain Felli</strong><strong>, licencié ès Lettres en géographie, détenteur d’un master de recherche en pensée politique et diplômé de Sciences-Po (master), Romain Felli, est un spécialiste de l&#8217;histoire et de la philosophie de l&#8217;écologie. Il a écrit notamment « Les deux âmes de l&#8217;écologie. Une critique du développement durable », publié chez L&#8217;Harmattan et enseigne à l’université de Lausanne.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Inutile de dire qu’avec 500 personnes dans la salle, tout le monde n’a pu avoir la parole. Notre amie Martine Dardenne, voisine de la région de Couvin et chargée d’organiser les prises de paroles, n’a pas eu la tâche facile mais a assuré l’essentiel.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Au total, une journée riche en idées et propositions, conviviale, ouverte comme savent l’être nos amis belges quand ils ne sont inféodés à rien.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Merci pour leur accueil aux « historiques » :  Michèle Gilkinet, Martine Dardenne et Paul Lannoye …toujours « vert » à près de 70 balais !</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Nul doute que nous nous reverrons.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Guy Dutron</strong></p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/dutron.wordpress.com/5525/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/dutron.wordpress.com/5525/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/dutron.wordpress.com/5525/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/dutron.wordpress.com/5525/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/dutron.wordpress.com/5525/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/dutron.wordpress.com/5525/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/dutron.wordpress.com/5525/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/dutron.wordpress.com/5525/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/dutron.wordpress.com/5525/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/dutron.wordpress.com/5525/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5525&subd=dutron&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Coquelicot</media:title>
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			<media:title type="html">Jean-Luc Piraux photo Théatre Pépite</media:title>
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	</item>
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		<title>Plus de 200.000 visites sur notre blog.</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 09:37:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Caisse des dépots]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
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		<category><![CDATA[Sur Sarkozy]]></category>
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		<category><![CDATA[social]]></category>
		<category><![CDATA[Plus de 200.000 visites sur notre blog.]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus de 200.000 visites sur notre blog.
 
Il y a peu, le 12 août de cette année, nous titrions :  150 000 lectures sur notre blog
Depuis cette date, notre blog a continué sa progression. De 500 à 600 visites par jour d’abord, nous sommes passés à 700, puis à 800.
Les chiffres de ces derniers mois parlent d’eux-mêmes :
-         [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5518&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Plus de 200.000 visites sur notre blog.</strong></span></h1>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Il y a peu, le 12 août de cette année, nous titrions :  <a title="Permanent Link to 150 000 lectures sur notre blog" href="../../../../../2009/08/12/150-000-lectures-sur-notre-blog/">150 000 lectures sur notre blog</a></strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Depuis cette date, notre blog a continué sa progression. De 500 à 600 visites par jour d’abord, nous sommes passés à 700, puis à 800.</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Les chiffres de ces derniers mois parlent d’eux-mêmes :</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>-         13.300 en avril,</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>-         15.000 en Mai et Juin,</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>-         15.600 en Juillet (malgré les vacances),</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>-         19.400 en août,</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>-         22.400 en septembre</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>-         ce mois-ci, nous dépasserons les 25.000 visites.</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Depuis une dizaine de jours, notre blog dépasse régulièrement les 1.000 visites par jour.</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Ce soir 24 octobre à minuit ou dans la nuit, notre blog passera les 206.000 visites. Il en est, à l’heure où nous écrivons à 205.949 ….et le compteur tourne.</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>L’article le plus lu : <a title="Permanent Link to Tout est bon dans l’cochon sauf les dioxines mais s’il n’y avait que ça !!" href="../../../../../2008/12/07/tout-est-bon-dans-l%e2%80%99cochon-sauf-les-dioxines-mais-s%e2%80%99il-n%e2%80%99y-avait-que-ca/">Tout est bon dans l’cochon sauf les dioxines mais s’il n’y avait que ça !!</a> l’a été 5720 fois. Ben, mon cochon ! La grippe dite porcine doit y être pour quelque chose ou alors, vous voulez nous signifier que notre blog n’est pas ….cochon !!!</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><strong>Les articles les plus populaires reflètent bien ce que nous voulions faire : un blog divers, généraliste, qui explique et donne à penser.</strong></span></h2>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<h2><span style="color:#000000;">Avec 3800 lectures : <a title="Permanent Link to Crise Economique USA Japon Espagne Allemagne Belgique France de la stagflation à la réc " href="../../../../../2008/08/17/crise-economique-usa-japon-espagne-allemagne-belgique-france-de-la-stagflation-a-la-recession/">Crise Economique USA Japon Espagne Allemagne Belgique France de la stagflation à la récession.</a></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Mais Sarkozy n’est jamais bien loin et <a title="Permanent Link to Dédicacé à Nicolas Sarkozy : Napoléon le Petit par Victor Hugo" href="../../../../../2008/11/21/dedicace-a-nicolas-sarkozy-napoleon-le-petit-par-victor-hugo/">Dédicacé à Nicolas Sarkozy : Napoléon le Petit par Victor Hugo</a> affiche une belle santé avec près de 2500 lectures. A la tienne, le P’tit !!</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Vous aimez aussi, l’Histoire, les évènements historiques et les chansons :</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;"><a title="Permanent Link to Il y a 68 ans, le 10 mai 1940, Hitler envahit  la Belgique" href="../../../../../2008/05/10/il-y-a-68-ans-le-10-mai-1940-hitler-envahit-la-belgique/">Il y a 68 ans, le 10 mai 1940, Hitler envahit la Belgique</a></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">a été lu 1710 fois.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Quand on jumelle les deux cela fait 1200 lectures en peu de temps pour : <a title="Permanent Link to L’Histoire en Chansons" href="../../../../../2009/08/16/l%e2%80%99histoire-en-chansons/">L’Histoire en Chansons</a></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Bref, vous nous faites plaisir et nous encouragez à continuer de vous parler aussi :</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">- de géopolitique : plusieurs articles lus plus de 1500 fois dont : <a title="Permanent Link to Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU " href="../../../../../2009/08/02/vers-la-constitution-de-six-forces-militaires-mondiales-sous-egide-onu-la-premiere-nom-de-code-genesis-project/">Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU La première : Nom de Code Genesis Project</a></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">- de la crise de la social démocratie : plus de 1500 fois aussi, avec : <a title="Permanent Link to En France, en Belgique, en Europe, la social démocratie va mal …. Je fus, tu fus, Donfut ! " href="../../../../../2009/05/13/en-france-en-belgique-en-europe-la-social-democratie-va-mal-%e2%80%a6-je-fus-tu-fus-donfut/">En France, en Belgique, en Europe, la social démocratie va mal …. Je fus, tu fus, Donfut !!!</a></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-        d’alter mondialisme : <a title="Permanent Link to L’URGENCE ALTERMONDIALISTE" href="../../../../../2008/04/14/l%e2%80%99urgence-altermondialiste/">L’URGENCE ALTERMONDIALISTE</a> a été lue plus de 1000 fois,</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-        de Féminisme : en quelques jours <a title="Permanent Link to Féminisme : Louise Michel grande figure de la Commune de Paris et du Mouvement ouvrier" href="../../../../../2009/10/12/feminisme-louise-michel-grande-figure-de-la-commune-de-paris-et-du-mouvement-ouvrier/">Féminisme : Louise Michel grande figure de la Commune de Paris et du Mouvement ouvrier</a> à été lu 700 fois !</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-        Même le Vatican se prend une avoinée avec 1500 lectures pour : <a title="Permanent Link to Benoît XVI veut béatifier Pie XII une inquiétante dérive de l’église c " href="../../../../../2008/10/10/benoit-xvi-veut-beatifier-pie-xii-une-inquietante-derive-de-l%e2%80%99eglise-catholique-officielle-se-poursuit/">Benoît XVI veut béatifier Pie XII une inquiétante dérive de l’église catholique officielle se poursuit.</a></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Bien fait pour le papy réactionnaire !</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Enfin, vous aimez aussi les informations plus pointues ou plus locales ; par exemple :</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-         Les turpitudes de notre « Val Joly » <a title="Permanent Link to Val Joly stop ou encore ? Naturiste ou à poil ????" href="../../../../../2009/07/24/val-joly-stop-ou-encore-naturiste-ou-a-poil/">Val Joly stop ou encore ? Naturiste ou à poil ????</a> ont intéressé 750 lecteurs,</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">-        Celles de la Caisse des Dépôts dépassent les 1200 lectures avec notamment : <a title="Permanent Link to Avec la vente de 34000 logement " href="../../../../../2008/12/26/avec-la-vente-de-34000-logement-d%e2%80%99icade-et-le-projet-de-scission-de-dexia-la-caisse-des-depots-toujours-aux-ordres-vend-les-bijoux-de-famille/">Avec la vente de 34000 logement d’ICADE et le projet de scission de Dexia la Caisse des Dépôts toujours aux ordres vend les bijoux de famille.</a></span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Mais notre blog vous distrait aussi comme en témoignent les centaines de lectures sur les articles concernant Joan Baez, Bechet, Armstrong, Kid Ory, Boris Vian ou Myriam Makeba …avec les liens vers leurs œuvres, bien sûr.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Merci encore aux ami-e-s qui publient aussi sur ce blog : à Geneviève, à Hélène, à Dominique, à Michel, à Monique…..</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Ils, elles nous aident à en faire ce qu’il est, finalement : un outil de communication politique et d’éducation populaire en ces temps de vaches maigres où nous ne pouvons guère compter que sur nous-mêmes.</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">Guy Dutron</span></h2>
<h2><span style="color:#000000;">25 – 10 &#8211; 2009</span></h2>
<p><strong> </strong></p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/dutron.wordpress.com/5518/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/dutron.wordpress.com/5518/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/dutron.wordpress.com/5518/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/dutron.wordpress.com/5518/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/dutron.wordpress.com/5518/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/dutron.wordpress.com/5518/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/dutron.wordpress.com/5518/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/dutron.wordpress.com/5518/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/dutron.wordpress.com/5518/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/dutron.wordpress.com/5518/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5518&subd=dutron&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Coquelicot</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Réforme du Lycée : Sarkozy trois pas en avant dix pas en arrière</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/10/13/reforme-du-lycee-sarkozy-trois-pas-en-avant-dix-pas-en-arriere/</link>
		<comments>http://dutron.wordpress.com/2009/10/13/reforme-du-lycee-sarkozy-trois-pas-en-avant-dix-pas-en-arriere/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 06:18:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
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		<category><![CDATA[social]]></category>
		<category><![CDATA[Réforme du Lycée : Sarkozy trois pas en avant dix pas en arrière]]></category>

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		<description><![CDATA[Réforme du Lycée : Sarkozy trois pas en avant dix pas en arrière
 
La Com’ Elyséenne aura beau dire et beau faire, elle n’échappera pas à une cruelle réalité : 
les lycéens ont eu la peau de la grande réforme du lycée voulue par Nicolas Sarkozy. 
 
Dix mois après le retrait du projet, le président de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5438&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">Réforme du Lycée : Sarkozy trois pas en avant dix pas en arrière</span></h1>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<h2><strong>La Com’ Elyséenne aura beau dire et beau faire, elle n’échappera pas à une cruelle réalité : </strong></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>les lycéens ont eu la peau de la grande réforme du lycée voulue par Nicolas Sarkozy. </strong></span></h2>
<h2><strong> </strong></h2>
<h2><strong>Dix mois après le retrait du projet, le président de la République doit nous asséner, ce mardi à 11h, une série de « grandes orientations » pour apporter « des réponses rapides et concrètes » aux demandes des élèves, de leurs professeurs et des parents.</strong></h2>
<h2><strong> </strong></h2>
<h2><strong>« Globalement le lycée ne marche pas mal, donc il ne s&#8217;agit pas de faire une réforme systémique » : dixit l&#8217;Elysée. Et le Château d’argumenter : </strong></h2>
<h2>- <strong>le taux de bacheliers est passé de 30% en 1985 à 65% d&#8217;une classe d&#8217;âge en 2009,</strong></h2>
<h2>- <strong>chaque année, 35.000 élèves de terminale la quittent avant l&#8217;obtention du baccalauréat</strong></h2>
<h2>-  <strong>80.000 bacheliers sortent tous les ans du lycée sans acquérir par la suite de diplôme de l&#8217;enseignement supérieur,</strong></h2>
<h2>- <strong>les disparités sont importantes selon la classe sociale à laquelle appartiennent les jeunes,</strong></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;">- <strong>Bel aveu, Petit !  Et alors ? On fait quoi ????</strong></span></h2>
<h2><strong>Le chef de l&#8217;Etat doit nous donner ce mardi les orientations inspirées par les préconisations du rapport remis en juillet par le directeur de Sciences Po Paris. </strong></h2>
<h2><strong>Ensuite, ce sera à Luc Chatel de s’y coller pour élaborer un projet concret en concertation avec les principaux acteurs du monde lycéen et les partenaires sociaux….bla, bla, bla, bla, bla, bla ….</strong></h2>
<h2><strong>- Premier principe : le « droit à l&#8217;erreur » et à la « réorientation ». « Il faut permettre de corriger une trajectoire », insiste-t-on à la présidence de la République. Avec une Première plus généraliste et une Terminale plus spécialisée, avec la possibilité de changer de filière en cours de route. </strong></h2>
<ul>
<li>
<h2><strong>Sage principe, en effet, qui devrait permettre à Monsieur Fils, Jean Sarkozy, de terminer ses études ! Bien orienté, il pourra terminer ses études de droit, comme papa ( peut-être) et faire, enfin, de l’épate à l’EPAD !!</strong></h2>
</li>
</ul>
<h2><strong>- Deuxième piste :  le rééquilibrage entre les filières, avec la revalorisation des baccalauréats technologiques et de la filière littéraire, qui deviendrait une filière internationale avec un apprentissage accru des langues étrangères et de leur pratique. </strong></h2>
<ul>
<li>
<h2><strong>Belle idée toujours ! Qui devrait permettre à Monsieur Père de s’y recoller à son tour. Il pourrait alors s’exprimer en anglais au G20 et ne plus confondre l’effet de serre du CO² et le trou dans la couche d’ozone qui n’est pas le seul à en tenir une …de couche !!</strong></h2>
</li>
</ul>
<h2><strong>- Troisième idée : l&#8217;accompagnement personnalisé des élèves en petits groupes ou même à titre individuel, selon les établissements, </strong></h2>
<h2><strong>- Quatrième trouvaille : le lycée français mettra ( enfin !) l&#8217;accent sur l&#8217;apprentissage et la pratique des langues étrangères,  particulièrement l&#8217;anglais. Des étudiants étrangers pourraient donner des cours de conversation, suggère l&#8217;Elysée. </strong></h2>
<ul>
<li>
<h2><strong>Mais il rassure aussitôt, il n’a pas changé !! La réforme se fera à  niveau d&#8217;encadrement constant c’est à dire avec moins de profs puisqu’on en supprime à tour de bras.</strong></h2>
</li>
</ul>
<h2><strong>- Cinquième chantier et ça va en être un : la place de la culture et de l&#8217;art dans les lycées. On va valoriser et développer l&#8217;éducation artistique, la musique, l&#8217;art ou le théâtre, selon « l’entourage ». Ce qui la presse appelle pudiquement « l’entourage », c’est « l’effet Carlita », c’est clair ! On n’imagine en effet pas le défonceur de couche d’ozone avoir des idées sur la culture ! Mais tant mieux pour les profs d’arts plastiques bien déshérités actuellement, on verra !</strong></h2>
<h2><strong> &#8211; Reste encore quelques broutilles mais c’est du remplissage !</strong></h2>
<h2><strong>Le fameux « entourage du chef de l&#8217;Etat », se refuse à parler de &#8220;recul&#8221; par rapport à la grande réforme voulue en début de quinquennat par Nicolas Sarkozy. </strong></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Tu parles, Charles !!! Si ce n’est pas un « recul », c’est quoi ?</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Euréka ! C’est comme en 40, on appelait ça « la défense élastique » !!! Même les nazis avaient repris l’expression quand ça merdait sur le front de l’Est !</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>La Radio de LONDRES nous brossait, en 1942, le tableau de cette belle déroute. Pierre DAC chantait : « ah! ah! ah! ah! …c&#8217;est la défense élastique…trois pas en avant, dix pas en arrière…ah! ah! c&#8217;est la défense élastique »…</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Vive l’élastique ! Monsieur Fils pourra boucler la boucle en organisant des sauts à l’élastique ….à La Défense !!!</strong></span></h2>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5439" title="Sarkozy pere_et_fils_1" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/sarkozy-pere_et_fils_1.png?w=442&#038;h=478" alt="Sarkozy pere_et_fils_1" width="442" height="478" /></strong></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Source 20minutes Neuillybondyblog<br />
</strong></span></p>
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			<media:title type="html">Coquelicot</media:title>
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		<title>Féminisme : Louise Michel grande figure de la Commune de Paris et du Mouvement ouvrier</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 12:28:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Culture - Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire et histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[social]]></category>
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		<description><![CDATA[Féminisme : Louise Michel grande figure de la Commune de Paris et du Mouvement ouvrier
Louise Michel est née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte en Haute-Marne. Elle est morte le 9 janvier 1905 à Marseille.
Militante anarchiste et figure importante de la Commune de Paris, elle sera la première à arborer le drapeau noir et à le populariser au [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5422&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">Féminisme : Louise Michel grande figure de la Commune de Paris et du Mouvement ouvrier</span></h1>
<p><strong>Louise Michel est née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte en Haute-Marne. Elle est morte le 9 janvier 1905 à Marseille.</strong></p>
<p><strong>Militante anarchiste et figure importante de la Commune de Paris, elle sera la première à arborer le drapeau noir et à le populariser au sein du mouvement anarchiste.</strong></p>
<p><strong>Très jeune, elle enseigne avant de se rendre à Paris en 1856. </strong></p>
<p><strong>Arrivée à Paris, à 26 ans, elle a une intense activité littéraire, pédagogique, politique et activiste et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes du Paris des années 1860. elle publie plusieurs textes, et notamment des poèmes qu&#8217;elle signe sous le pseudonyme d&#8217;Enjolras. A cette époque, elle rencontre :  Jules Vallès<a href="#_ftn1">[1]</a>, Eugène Varlin<a href="#_ftn2">[2]</a>, Raoul Rigault<a href="#_ftn3">[3]</a> et Émile Eudes<a href="#_ftn4">[4]</a>. Elle collabore à des journaux d’opposition comme <em>Le Cri du peuple</em>. En 1862, elle devient sociétaire de l’Union des poètes ; en 1869, elle est secrétaire de la Société démocratique de moralisation, ayant pour but d’aider les ouvrières. À ce moment, Louise est blanquiste<a href="#_ftn5">[5]</a>.</strong></p>
<p><strong>En août 1870, à 40 ans, en pleine guerre franco prussienne, elle manifeste contre l&#8217;arrestation de militants blanquistes.</strong></p>
<p><strong> En septembre, après la chute de l&#8217;Empire, elle participe au Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris dont elle est élue présidente ; elle y rencontre Théophile Ferré<a href="#_ftn6">[6]</a> dont elle tombe passionnément amoureuse. Dans un Paris affamé, elle crée une cantine pour ses élèves. Elle rencontre Georges Clemenceau, maire de Montmartre. On assiste alors à d’étonnantes manifestations : femmes, enfants, gardes fédérés entourent les soldats qui fraternisent avec cette foule joyeuse et pacifique. Louise Michel fait alors partie de l’aile révolutionnaire la plus radicale aux côtés des anarchistes, et pense qu’il faut poursuivre l’offensive sur Versailles pour dissoudre le gouvernement d’Adolphe Thiers qui n’a alors que peu de troupes. Elle est même volontaire pour se rendre seule à Versailles et tuer Thiers. Elle n’est pas suivie et le projet avorte.</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5423" title="Louise Michel. communarde jpg" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/louise-michel-communarde-jpg.jpg?w=398&#038;h=634" alt="Louise Michel. communarde jpg" width="398" height="634" />Louise Michel Communarde<br />
</strong></p>
<p><strong>En 1871, elle participe activement à la Commune de Paris, autant en première ligne qu&#8217;en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie. </strong></p>
<p><strong>Embarquée sur le Virginie en août 1873 pour être déportée en Nouvelle-Calédonie, elle chante avec d’autres communards <em>Le temps des cerises</em> en regardant s’éloigner la côte. À bord, elle fait la connaissance de Henri Rochefort, célèbre polémiste, et de Nathalie Lemel, elle aussi grande animatrice de la Commune ; c’est sans doute au contact de cette dernière que Louise approfondit son anarchisme. Elle reste sept années en Nouvelle-Calédonie, refusant de bénéficier d’un autre régime que celui des hommes. Elle crée le journal <em>Petites Affiches de la Nouvelle-Calédonie</em> et édite <em>Légendes et chansons de gestes canaques. </em>Elle cherche à instruire les autochtones kanaks et, contrairement à certains Communards qui s’associent à leur répression, elle prend leur défense lors de leur révolte de 1878. Elle obtient l’année suivante l’autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés, puis dans les écoles de filles.</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5425" title="Louise-Michel" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/louise-michel1.jpg?w=396&#038;h=546" alt="Louise-Michel" width="396" height="546" />Louise Michel durant sa déportation<br />
</strong></p>
<p><strong> Clemenceau qui admirait Louise, continue de lui écrire durant sa déportation et lui adresse des mandats.</strong></p>
<p><strong>En hommage, ce « Chant des Transportés » écrit par Pierre Dupont pour les déportés de la révolution de 1848 mais qui fut aussi chanté en 1871  : </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=9jfEUXhurPw">http://www.youtube.com/watch?v=9jfEUXhurPw</a></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=9jfEUXhurPw"></a></strong></p>
<p><strong>Louise Michel revient en France en 1880 ; elle multiplie les manifestations et réunions en faveur du prolétariat. Elle reste surveillée par la police et elle est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit inlassablement un activisme politique important dans toute la France jusqu&#8217;à sa mort à l&#8217;âge de 74 ans.</strong></p>
<p><strong>Elle représente une figure importante de la Commune de Paris et de l&#8217;enseignement révolutionnaire des années 1860. Nous avons placé cet article dans la rubrique « Féminisme », à notre avis à bon droit mais Louise Michel doit aussi être considérée comme une figure du Mouvement Ouvrier.</strong></p>
<p><strong>Rien de mieux, nous semble-t-il, que cet article pour annoncer et vous appeler à la :</strong></p>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">Manifestation pour les droits des femmes<br />
samedi 17 octobre Paris Bastille-République-Opéra<br />
RENDEZ VOUS FASE<br />
à 14h angle boulevard Richard Lenoir/place de la Bastille<br />
métro Bastille</span></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;">Les Œuvres de Louise Michel</span></strong><strong> :</strong></p>
<ul>
<li><strong><em>Fleurs      et ronces</em></strong><strong>, poésies, Paris.</strong></li>
<li><strong><em>Le      claque-dents</em></strong><strong>, Paris.</strong></li>
<li><strong><em>Lueurs      dans l’ombre. Plus d’idiots, plus de fous. L’âme intelligente. L’idée      libre. L’esprit lucide de la terre à Dieu&#8230;</em></strong><strong> Paris, 1861.</strong></li>
<li><strong><em>Le      livre du jour de l’an : historiettes, contes et légendes pour les      enfants</em></strong><strong>, Paris, 1872.</strong></li>
<li><strong><em>Légendes      et chansons de gestes canaques</em></strong><strong>, 1875, Nouméa</strong></li>
<li><strong><em>Le      Gars Yvon, légende bretonne</em></strong><strong>, Paris, 1882.</strong></li>
<li><strong><em>Les      Méprises, grand roman de mœurs parisiennes</em></strong><strong>, par      Louise Michel et Jean Guêtré, Paris, 1882.</strong></li>
<li><strong><em>La      Misère</em></strong><strong> par Louise Michel, 2<sup>e</sup> partie, et      Jean Guêtré 1re partie, Paris, 1882.</strong></li>
<li><strong><em>Ligue      internationale des femmes révolutionnaires, Appel à une réunion.</em></strong><strong> Signé : Louise Michel, Paris, 1882.</strong></li>
<li><strong><em>Manifeste      et proclamation de Louise Michel aux citoyennes de Paris</em></strong><strong>,      Signé Louise Maboul, Paris, 1883.</strong></li>
<li><strong><em>Le      Bâtard impérial</em></strong><strong>, par L. Michel et J. Winter, Paris, 1883.</strong></li>
<li><strong><em>Défense      de Louise Michel</em></strong><strong>, Bordeaux, 1883.</strong></li>
<li><strong><em>La      Fille du peuple</em></strong><strong> par L. Michel et A. Grippa, Paris, 1883.</strong></li>
<li><strong><em>Contes      et légendes</em></strong><strong>, Paris, 1884.</strong></li>
<li><strong><em>Légendes      et chants de gestes canaques</em></strong><strong>, par Louise Michel, 1885.</strong></li>
<li><strong><em>Les      Microbes humains</em></strong><strong>, Paris, 1886.</strong></li>
<li><strong><em>Mémoires</em></strong><strong>,      Paris, 1886, t. 1., rééd. Sulliver</strong></li>
<li><strong><em>L’Ère      nouvelle, pensée dernière, souvenirs de Calédonie (chant des captifs)</em></strong><strong>,      Paris, 1887</strong></li>
<li><strong><em>Les      Crimes de l’époque</em></strong><strong>, nouvelles inédites, Paris,      1888.</strong></li>
<li><strong><em>Lectures      encyclopédiques par cycles attractifs</em></strong><strong>,      Paris, 1888.</strong></li>
<li><strong><em>Le      Monde nouveau</em></strong><strong>, Paris, 1888</strong></li>
<li><strong><em>Prise      de possession</em></strong><strong>, Saint-Denis, 1890.</strong></li>
<li><strong><em>À      travers la vie</em></strong><strong>, poésies, Paris, 1894.</strong></li>
<li><strong><em>La      Commune, Histoire et souvenirs</em></strong><strong>, Paris, 1898.</strong></li>
<li><strong><em>Le      Rêve</em></strong><strong>, (dans un ouvrage de Constant Martin) Paris,      1898.</strong></li>
</ul>
<p><strong>Œuvres posthumes :</strong></p>
<ul>
<li><strong><em>Vol.      I. Avant la Commune</em></strong><strong>, préface de Laurent      Tailhade, Alfortville, 1905.</strong></li>
<li><strong><em>Les      Paysans</em></strong><strong>, par Louise Michel et Émile Gautier, Paris,      Incomplet.</strong></li>
<li><strong><em>Je      vous écris de ma nuit, correspondance générale, 1850-1904</em></strong><strong>,      édition établie par Xavière Gauthier, Édition de Paris-Max Chaleil, 1999.</strong></li>
<li><strong><em>Histoire      de ma vie</em></strong><strong>, texte établi et présenté par Xavière Gauthier,      180 pages, Presses Universitaires de Lyon, 2000, </strong></li>
<li><strong><em>Lettres      à Victor Hugo lues par Anouk Grinberg</em></strong><strong>,      cédérom, Frémeaux, 2008</strong></li>
<li><strong><em>Le      livre du bagne</em></strong><strong>, précédé de <em>Lueurs dans l’ombre, plus      d’idiots, plus de fous</em> et <em>du livre d’Hermann</em>, texte établi et      présenté par Véronique Fau-Vincenti, 200 pages, Presses Universitaires de      Lyon.</strong></li>
<li><strong><em>Légendes      et chansons de gestes canaques</em></strong><strong> (1875), suivi de <em>Légendes      et chants de gestes canaques</em> (1885) et de <em>Civilisation</em>, texte      établi et présenté par François Bogliolo, 238 pages, Presses      Universitaires de Lyon, 2006.</strong></li>
<li><strong><em>La      Misère roman</em></strong><strong> de Louise Michel et Marguerite Tinayre, texte      présenté par Xavière Gauthier et Daniel Armogathe, 1203 pages, Presses      Universitaires de Lyon, 2006</strong></li>
</ul>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1"><strong>[1]</strong></a><strong> Jules Vallès (de son vrai nom : Jules Vallez, qu&#8217;il transforme en &#8220;Vallès&#8221;. Fondateur du journal <em>Le Cri du Peuple</em>, il est un des élus de la Commune de Paris. Condamné à mort, il doit s&#8217;exiler à Londres de 1871 à 1880. Il est notamment l’auteur de laTrilogie autobiographique de <em>Jacques Vingtras</em>.</strong></p>
<ul>
<li><strong><em>L&#8217;Enfant </em></strong><strong>1879</strong></li>
<li><strong><em>Le      Bachelier</em></strong><strong> 1881</strong></li>
<li><strong><em>L&#8217;Insurgé</em></strong><strong> 1886</strong></li>
</ul>
<p><a href="#_ftnref2"><strong>[2]</strong></a><strong> Eugène Varlin militant socialiste, membre de la Commune de Paris et de la Première Internationale. Le 28 mai, au dernier jour de la Semaine sanglante, terrible répression menée par l&#8217;armée des Versaillais, Eugène Varlin reconnu par un prêtre rue Lafayette est arrêté et amené à Montmartre où il est lynché, éborgné et finalement fusillé par les &#8220;lignards&#8221;.</strong></p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> <strong>Raoul Rigault est une personnalité de la Commune. Pendant la Semaine sanglante, le 24 mai, il se bat, en grand uniforme, au Quartier latin. Il est abattu à bout portant par un officier versaillais, des soldats le dépouillent et des passants outragent son cadavre.</strong></p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> <strong>Emile Eudes est une personnalité de la Commune surnommé « le général Eudes » et un militant Blanquiste. Il réussit à se réfugier en Suisse puis à Londres. Il est condamné à mort par contumace par le 3<sup>e</sup> Conseil de Guerre en août 1872. Revenu en France après l&#8217;amnistie de 1880, il collabore au journal d&#8217;Auguste Blanqui<em> Ni Dieu ni Maître</em>, puis à <em>L&#8217;Homme Libre</em> qu&#8217;il fonde avec Édouard Vaillant.</strong></p>
<p><a href="#_ftnref5"><strong>[5]</strong></a><strong> Le blanquisme est un courant politique dont le nom vient de la personne d&#8217;Auguste Blanqui, socialiste français du XIX<sup>e</sup> siècle. Blanqui pensait que la révolution devait être le résultat d&#8217;une impulsion donnée par un petit groupe organisé de révolutionnaires, qui donneraient le « coup de main » nécessaire à amener le peuple vers la révolution. </strong></p>
<p><a href="#_ftnref6"><strong>[6]</strong></a><strong> Théophile Ferré : militant blanquiste de longue date, il est condamné à quatre reprises sous le Second Empire pour ses opinions politiques. Impliqué dans le procès des blanquistes de juillet-août 1870, il est acquitté faute de preuves ; il se fait aussi expulser du tribunal de Blois pour insultes à la Haute Cour. Chargé de toutes les calomnies, il rédige une lettre dans laquelle il se défend, mais que le tribunal ne lui permettra pas de lire. Il est condamné à mort le 2 septembre 1871 et exécuté, en même temps que Louis Rossel à Satory le 28 novembre.</strong></p>
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	</item>
		<item>
		<title>Le coin des bons bouquins : « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde » de Fabrice Nicolino</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/10/10/le-coin-des-bons-bouquins-%c2%ab-bidoche-l%e2%80%99industrie-de-la-viande-menace-le-monde-%c2%bb-de-fabrice-nicolino/</link>
		<comments>http://dutron.wordpress.com/2009/10/10/le-coin-des-bons-bouquins-%c2%ab-bidoche-l%e2%80%99industrie-de-la-viande-menace-le-monde-%c2%bb-de-fabrice-nicolino/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 18:22:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Le coin des bons bouquins : « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde » de Fabrice Nicolino


 
Fabrice Nicolino écrit des livres pour enfants, des polars, des enquêtes. L’une de ces dernières, signée avec son ami François Veillerette, a été un best-seller. Il s’agit de « Pesticides, révélations sur un scandale français » (Fayard) http://www.amazon.fr/Pesticides-R%C3%A9v%C3%A9lations-sur-scandale-fran%C3%A7ais/dp/221362934X
 Nicolino récidive, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5409&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><strong> </strong></p>
<h1><span style="color:#ff0000;"><strong>Le coin des bons bouquins : « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde » de Fabrice Nicolino</strong></span></h1>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5410" title="Bidoche" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/bidoche.gif?w=550&#038;h=112" alt="Bidoche" width="550" height="112" /><br />
</strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#333300;"><strong>Fabrice Nicolino écrit des livres pour enfants, des polars, des enquêtes. L’une de ces dernières, signée avec son ami François Veillerette, a été un best-seller. Il s’agit de « <strong>Pesticides,</strong> <em>révélations sur un scandale français » </em>(Fayard) <a href="http://www.amazon.fr/Pesticides-R%C3%A9v%C3%A9lations-sur-scandale-fran%C3%A7ais/dp/221362934X">http://www.amazon.fr/Pesticides-R%C3%A9v%C3%A9lations-sur-scandale-fran%C3%A7ais/dp/221362934X</a></strong></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><strong> Nicolino récidive, le mécréant, avec un livre sans concession : <strong>Bidoche,</strong><em> l’industrie de la viande menace le monde </em>(LLL).</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><strong> <strong><em>&#8220;Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde&#8221;</em></strong></strong>,<strong> est en librairie  depuis le 30 septembre 2009 (Editions LLL &#8211; les liens qui libèrent).. Voici l’introduction du livre pour vous faire une idée :</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><em><strong>Je suis né pour ma part dans le sous-prolétariat urbain de la banlieue parisienne. Ce n’est pas un lieu rieur. Ce ne fut pas un temps calme. Il m’arriva plus d’une fois de rêver meilleur destin. Mais qui choisit ? Il reste que, dans les meilleures années de cette époque engloutie à jamais, ma mère préparait le dimanche midi un roast-beef, un rosbif farci à l’ail qui déclenchait chez nous tous, les enfants de cette pauvre nichée, une émeute de papilles.</strong></em></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><em><strong>Un repas peut-il rendre heureux ? Oui. Un morceau de viande peut-il faire croire, le temps d’une tablée familiale, que tout va bien, que tout va mieux ? Oui. J’ai mangé beaucoup de viande. J’ai pris un grand plaisir à mastiquer, à partager avec les miens ce qui était davantage qu’un mets. Je suis mieux placé que d’autres pour comprendre que manger de la viande est un acte social majeur. Un comportement. Une manière de se situer par rapport au passé maudit de l’humanité, et de défier le sort promis par l’avenir.</strong></em></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><em><strong>Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j’ai changé d’avis et de goût. Modifier ses habitudes est l’une des vraies grandes libertés qui nous sont laissées. Je l’ai fait. Derrière la viande, peu à peu, les morceaux, hauts et bas, se sont reformés, comme dans les dessins animés de mon enfance, qui ignorent tout de la logique triviale de la vie ordinaire.</strong></em></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><em><strong>Derrière une côte de bœuf, j’ai fini par voir un bœuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon. On peut parler d’un choc, immense et lent. L’histoire que je vais vous raconter n’est pas simple, et j’en suis le premier désolé. Elle peut d’autant plus paraître compliquée qu’elle l’est en réalité. Mais ce n’était pas une raison pour faire un livre pesant. Celui-ci ne devrait pas l’être. On y verra beaucoup d’hommes en action, prenant en notre nom des décisions plus ou moins réfléchies. Avec des conséquences majeures que la plupart ignorent</strong></em><strong>.</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><em><strong>Cela explique les tours, détours, ruses et contorsions d’une affaire profonde, qui nous concerne tous. Ce livre sur la viande commande du temps, et de la réflexion. Peut-être est-ce une mauvaise idée de le signaler d’entrée, à l’heure d’Internet et du zapping tous azimuts. Mais c’est ainsi. Au moins ne serez-vous pas trompé sur la marchandise. Il reste que cet ouvrage peut aussi se lire pour ce qu’il est : une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n’était inévitable. Où tout aurait dû être pesé. Ou tout aurait pu être contrebalancé. Une histoire pleine de bruit et de fureur, emplie jusqu’à déborder de qualités qui sont souvent de pénibles défauts. Laissez-vous porter par cette vague venue des temps les plus anciens, et posez-vous les bonnes questions, qui vous rendront fiers d’être des humains dignes du mot.</strong></em></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><em><strong>Comment des animaux aussi sacrés que le taureau Hap de la plus haute Antiquité sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en notre nom, de nouvelles méthodes pour « fabriquer » de la « matière » à partir d’êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-il aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l’industrie de la bidoche est-elle dotée d’une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? À la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l’élevage industriel ? Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d’antibiotiques et d’hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver dans des proportions étonnantes la si grave crise climatique en cours ?</strong></em></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><em><strong>Qui est responsable ? Et y a-t-il des coupables ? La réponse n’a rien d’évident, mais elle existe, dans les deux cas. Ce livre vous convie à une plongée dont vous ne sortirez pas indemne. À la condition de le lire pour de vrai, vous ferez ensuite partie d’une tribu en expansion, mais qui demeure on ne peut plus minoritaire. La tribu de ceux qui savent. Et peut-être même rejoindrez-vous celle qui ne veut plus. A-t-on le droit de se révolter ? On en a en tout cas le devoir.</strong></em></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><em><strong>Je mange encore de la viande. De moins en moins, et désormais si peu que j’entrevois le moment où je cesserai peut-être de le faire. Je ne suis pas un exemple. Je suis exactement comme vous. J’espère en tout cas que nous nous ressemblons assez pour que le dialogue commence. Mais avant cela, il fallait vous faire découvrir le tumulte des relations que nous entretenons avec notre sainte bidoche. Si ce livre devait servir à quelque chose, il me plairait qu’il permette à ses lecteurs de se demander ce qu’ils mangent. Et pourquoi. Et comment.</strong></em></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><em><strong>Nous, gens du Hainaut, savons bien que : </strong></em></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><em>- </em><em><strong>les anabolisants sont en vente quasiment libre en voisine Belgique,</strong></em></span></h2>
<p><span style="color:#333300;"><em><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5412" title="Bovin source Fermier du Hainaut" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/bovin-source-fermier-du-hainaut.jpg?w=424&#038;h=374" alt="Bovin source Fermier du Hainaut" width="424" height="374" /></strong></em></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#333300;"><em><strong>Un taureau parfaitement naturel &#8211; source Fermier du Hainaut<br />
</strong></em></span></p>
<h2><span style="color:#333300;"><em><strong> </strong></em></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><em>- </em><em><strong>un gros chevilleur de l’Avesnois fut jadis condamné pour ses pratiques coupables,</strong></em></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><em><strong> </strong></em></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;">-                     <em><strong>Le numéro deux des services vétérinaires belges fut descendu au pistolet mitrailleur devant son domicile. </strong></em><strong>La Belgique est considérée comme une plaque tournante du trafic d’hormones, organisée selon la police par une véritable « mafia », surtout localisée en Flandre, au nord du pays. Cette mafia est soupçonnée d’avoir fait exécuter en 1995, un inspecteur vétérinaire belge, tué par balles devant son domicile. On apprenait ensuite, au moment de la « vache folle » que 1.600 tonnes de viande importées de Grande-Bretagne étaient « blanchies » en Belgique, par des trafiquants déjà connus de la justice, avant d’être réexportées.</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;">-  <strong>Les soupçons se précisaient autour de trois sociétés, belge, française et espagnole, spécialisées dans l’import-export de viande, au lendemain de l’annonce par la Commission européenne d’un trafic illicite de viande de bœuf britannique, frappée d’embargo depuis mars 1996. « L’enquête porte sur un opérateur belge au centre du trafic, et des importateurs espagnol et français », déclarait alors un porte-parole de la Commission européenne, en précisant que le trafic découvert portait sur 1.600 tonnes de viande. L’une des sociétés, Tragex-Gel, située à Wingene, en Flandre, dont les dirigeants étaient déjà inculpés pour trafic d’hormones, avait alors fait l’objet d’une perquisition. </strong><strong>Tragex-Gel, fut visitée à cinq reprises par l’inspection vétérinaire belge, on sait qu’elle entretenait des liens étroits avec la société Bero NV qui, avait elle-même été perquisitionnée. Il s’agissait alors de découvrir des abats importés illégalement en provenance des Etats-Unis. Bero a depuis fait faillite. Tragex-Gel était dirigée par les mêmes dirigeants que Bero, à savoir Dirk Desoete, Kristiaan Dierickx et Rudy De Kock, soupçonnés tous les trois par la justice belge d’appartenir à « la mafia des hormones ».</strong></span></h2>
<p><span style="color:#333300;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5411" title="blancbleubelge" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/blancbleubelge.jpg?w=550&#038;h=366" alt="blancbleubelge" width="550" height="366" /><br />
</strong></span></p>
<h2><span style="color:#333300;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;">-  <strong>Nous savons aussi que ces hormones passent facilement notre frontière qui est tout sauf étanche et viennent arrondir le cul de nos bœufs !</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;"><strong> </strong></span></h2>
<h2><span style="color:#333300;">-   Mon <strong>prochain bouquin, « Mémoires de Connard » à paraître prochainement aux Editions du Bout de la Rue à Vanves évoque notamment ce sujet.</strong></span></h2>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Autant de bonnes raisons pour vous recommander cet excellent bouquin de Nicolino.</strong></span></h2>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde</strong></span></h2>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Editions LLL &#8211; les liens qui libèrent.</strong></span></h2>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>386 pages, format 14 x 22 cm, port offert, 21 euros.</strong></span></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Guy Dutron 10 – 10 &#8211; 2009</strong></p>
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			<media:title type="html">Bidoche</media:title>
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			<media:title type="html">Bovin source Fermier du Hainaut</media:title>
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			<media:title type="html">blancbleubelge</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Notre feuilleton de l&#8217;été “Les récoltes du siècle futur”  Par Hélène Lacheret  Cinquième partie :</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/10/08/notre-feuilleton-de-lete-%e2%80%9cles-recoltes-du-siecle-futur%e2%80%9d-par-helene-lacheret-cinquieme-partie/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 09:37:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Culture - Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[social]]></category>
		<category><![CDATA[Notre feuilleton de l'été “Les récoltes du siècle futur”  Par Hélène Lacheret  Cinquième partie :]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://dutron.wordpress.com/?p=5399</guid>
		<description><![CDATA[Notre feuilleton de l&#8217;été 
“Les récoltes du siècle futur”
Par Hélène Lacheret
 
Cinquième partie :
 
 La violence ou l’espérance ?
I
 Mais dès le mois de janvier, les catastrophes s’accumulèrent. Ils ne pensaient même pas à des choses terribles comme le naufrage de l’Érika, la marée noire provoquée, le cynisme du dirigeant de Total proposant, en [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5399&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><em>Notre feuilleton de l&#8217;été </em></span></h1>
<h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><em>“Les récoltes du siècle futur”</em></span></h1>
<p align="center"><strong>Par Hélène Lacheret</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>Cinquième partie :</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong> La violence ou l’espérance ?</strong></p>
<p align="center"><strong>I</strong></p>
<p><strong> Mais dès le mois de janvier, les catastrophes s’accumulèrent. Ils ne pensaient même pas à des choses terribles comme le naufrage de l’Érika, la marée noire provoquée, le cynisme du dirigeant de Total proposant, en dédommagement, le salaire d’une de ses journées : 22000 francs, quand la course au profit menée par sa compagnie avec son aval avait conduit tant de petites gens à la ruine et au désespoir. Non, tout vint de Kader, le premier janvier…</strong></p>
<p><strong> Comme la journée était fériée et la maison emplie des jeunes prêts à l’aider, Fathia avait libéré Sonia qui était partie à la recherche d’une cabine téléphonique. Elle voulait essayer d’appeler sa mère et jamais elle ne se serait permis de le faire de chez Ali. Elle avait maintenant un petit pécule et une conversation téléphonique vers la région lyonnaise, même un peu longue, était une folie qu’elle pouvait se permettre. Elle marchait, toute à ses pensées, ce qu’elle dirait à sa mère, la joie de l’entendre… Elle avait résolu de ne pas parler la première au cas où son père décrocherait. Mais c’était peu probable, il devait être au café et sa mère horriblement seule, comme d’habitude. A cette pensée, elle allongea le pas. Elle ne vit pas Kader. D’un seul coup, elle fut devant lui et recula, effrayée. Il la regardait avec ironie :</strong></p>
<p><strong>“ Wesh, Sonia, bien ou bien ?</strong></p>
<p><strong>- Euh, si, bien… bredouilla Sonia. Bonne année.</strong></p>
<p><strong>- Ah ouais, bonne année. On la fête ?”</strong></p>
<p><strong> Il s’approcha pour l’embrasser. Visiblement, il n’avait pas dessoûlé. Il vacilla. Son haleine empestait. Il s’agrippa à son épaule avec une force terrifiante et, l’obligeant à tourner la tête, mordit ses lèvres à pleine bouche. Elle crut s’évanouir sous l’effet de la douleur et du manque d’air. Quand il relâcha enfin son étreinte, après quelques secondes où elle reprit son souffle, elle se mit à hurler : “À l’aide, à l’aide…” mais fut interrompue par une énorme gifle. Elle ne vit pas arriver Ibrahim qui revenait de la loge où il était allé porter quelques gâteaux algériens aux Maheu. Il se précipita :</strong></p>
<p><strong>“Kader, c’est quoi, c’délire ? T’es ouf ! Laisse-la ou quoi !</strong></p>
<p><strong>- Wesh, je suis ouf ! J’la kiffe trop, c’te karba…” </strong></p>
<p><strong> Et il chercha à nouveau à la faire ployer, se saisit, au travers du blouson, d’un de ses seins qu’il pelota brutalement. Rouge de honte et de colère, Sonia se débattait mais elle manquait de forces. Ibrahim s’interposa pour essayer de les séparer :</strong></p>
<p><strong>“ Mais t’as bu, mon salaud ! Kader, stop ! Quand t’auras dessoûlé, tu vas regretter !</strong></p>
<p><strong>- Regretter ! C’est toi qui va regretter, sale merdeux !”</strong></p>
<p><strong> Ils étaient tellement proches, tellement mêlés qu’ils ne virent rien, ne comprirent rien. Kader s’éloigna en remettant quelque chose dans la poche de son pantalon. Mais ils ne virent pas quoi. Il jurait :</strong></p>
<p><strong>“Connard, enculé de ta race…” Le reste des injures se perdit. Sonia et Ibrahim restaient face à face, interloqués. Tout n’avait duré que quelques secondes :</strong></p>
<p><strong>“Merci, Ibrahim, dit Sonia. Sans toi, je ne sais pas comment j’aurais fait… Mais… Mais…  c’est quoi, là, sur ton blouson ?” Sur le vêtement, deux grosses déchirures apparaissaient, l’une vers le milieu du thorax, l’autre plus sous le bras.</strong></p>
<p><strong>“ J’ai tout vu les jeunes, j’ai tout vu ! Sale arabe, ce Kader ! La honte de sa race. Je peux vous aider ? Et s’il faut aller à la police témoigner, moi ça m’ fait pas peur, la police, j’ai rien à me reprocher, moi…” Celui qui parlait ainsi était M. Ulcert, le voisin craint par Catherine. Un peu chauve, rabougri, teigneux, il n’inspirait pas la sympathie.</strong></p>
<p><strong>“ J’ai mal, oh, j’ai mal, geignit soudain Ibrahim.</strong></p>
<p><strong>- Mais… il est blessé ! Alors, c’était bien un chlass qu’il tenait à la main, ce saligaud. On devrait tous leur faire la peau ! Les renvoyer dans leur pays ! Sales arabes ! </strong></p>
<p><strong>- Monsieur, la question n’est pas là. Mon ami perd tout son sang. Aidez-moi à le ramener à l’hôtel, ce n’est pas loin. Mais toute seule, je ne vais pas y arriver.</strong></p>
<p><strong>- A l’hôtel ! Quel hôtel ? Chez le bougnoule, là ? Me dites pas que vous aussi, vous en êtes. Sale race, va. Ça m’étonne pas, tiens. Et ben, démerdez-vous, je vais pas salir mon beau costume du nouvel an pour des bicots, non !” </strong></p>
<p><strong> Et là-dessus, il tourna les talons. Sonia se sentit terriblement seule et responsable car elle savait que chaque minute comptait. Ibrahim geignait, à la limite de l’inconscience. Une immense tache rouge marquait son blouson bleu marine et commençait à couler sur son pantalon. Jamais elle n’arriverait à le soutenir seule pendant les quelques huit cents mètres qui les séparaient de l’hôtel. “Ibrahim, tu m’entends ? On va t’allonger, là. Et je vais courir chercher des secours.</strong></p>
<p><strong>- La loge est plus près”, murmura Ibrahim d’une voix à peine audible. C’était vrai mais elle était tellement perturbée qu’elle n’y avait pas pensé. Elle l’aida à se coucher sur le trottoir, le couvrit de son blouson, glissa son pull sous sa tête et courut chez Catherine. </strong></p>
<p><strong> La loge embaumait le café. </strong></p>
<p><strong>“Oh, Catherine, vite, vite, le téléphone ! Ibrahim ! Les garçons, courez vers lui, c’est Kader…” Personne ne comprit rien mais l’urgence de sa voix était telle et sa tenue si singulière pour un mois de janvier que tous obéirent. Elle prit le téléphone et composa le 15. Elle essayait de discipliner son souffle :</strong></p>
<p><strong>“Allô, c’est urgent ! Un jeune homme… Deux coups de couteau dans la poitrine. Il y a dix minutes environ… Rue des Coquillards. Il perd énormément de sang, s’il vous plaît, dépêchez-vous. J’y retourne. J’appelle de la loge du gardien de la cité. Maheu, c’est ça. Madame Maheu me connaît. Oh, s’il vous plaît, dépêchez-vous ! Ah, ils sont partis, merci, merci…”</strong></p>
<p><strong> Pendant l’échange, Catherine et Gaëlle avaient blêmi mais elles s’étaient bravement préparées. Elles passèrent un pull à Sonia et prirent les blousons des garçons car, dans leur précipitation, ils étaient partis sans.</strong></p>
<p><strong> Autour d’Ibrahim, en plus de Xavier et Michaël, quatre personnes se tenaient, commentant l’événement. Sonia leur fit signe de se taire et de s’écarter. Maintenant, une large flaque rouge s’étalait sur le trottoir autour du blessé. Gaëlle pâlit et dut s’appuyer au mur. Xavier était accroupi à côté de son ami inconscient, il lui massait les mains comme pour y retenir la vie qui les fuyait, il lui parlait d’une voix douce. Sonia se pencha et comprit qu’il parlait de la fête. Michaël s’était éloigné et tournait comme un lion en cage :</strong></p>
<p><strong>“Qu’est-ce qu’ils font, mais qu’est-ce qu’ils font… ça fait au moins une heure…</strong></p>
<p><strong>- Mais non, ça fait même pas un quart d’heure, lui dit sa mère. Tiens, on les entend. Je vais aller prévenir Ali et Fathia, maintenant que les secours sont là. Sonia, qu’est-ce qui s’est passé ? </strong></p>
<p><strong>- C’est Kader, il m’a agressée et Ibrahim, en revenant de chez vous, m’a vue et m’a défendue. On n’a pas compris tout de suite, pour le couteau, on n’a rien vu !”</strong></p>
<p><strong> Pendant qu’elle parlait, Catherine avait observé la jeune fille : elle avait une joue tuméfiée et des morsures autour de la bouche</strong></p>
<p><strong>“ Viens avec moi, ça sert à rien que tu restes dans le froid après le choc que tu as subi. Ibrahim est bien entouré, il va être soigné, il va s’en sortir. D’ailleurs, voilà le SAMU.”</strong></p>
<p><strong> Elle attendirent néanmoins que la fourgonnette s’arrête. Des hommes en descendirent en hâte. L’un deux demanda : “Quelqu’un a assisté à l’agression ?</strong></p>
<p><strong>- Moi, dit Sonia, mais ça s’est passé tellement vite que je n’ai presque rien vu.</strong></p>
<p><strong>- Qu’est-il arrivé à votre visage ?</strong></p>
<p><strong>- J’ai été agressée et c’est en prenant ma défense que mon ami Ibrahim a été blessé.</strong></p>
<p><strong>- Il faut désinfecter rapidement ces morsures ! Dites, il n’y est pas allé de main morte. Et croquez ça, c’est du glucose, vous allez tourner de l’œil.” </strong></p>
<p><strong> Pendant qu’ils parlaient, Catherine et Michaël s’étaient éloignés vers l’hôtel. Les urgentistes avaient couché Ibrahim sur une civière, ils avaient branché une perfusion, mis un masque à oxygène, pris le pouls, étanché le sang et maintenant, ils semblaient attendre.</strong></p>
<p><strong>- Pourquoi qu’ils font rien ? murmura Xavier à l’oreille de Sonia.</strong></p>
<p><strong>- Oh, Xavier, j’ai peur ! j’ai si peur ! Il ne va pas mourir ? dit-elle en s’agrippant à son bras. Ils étaient accrochés l’un à l’autre comme deux enfants perdus, elle avec son visage tuméfié ravagé de larmes et lui, la gorge nouée à la pensée de l’arrivée imminente de Fathia et d’Ali. Il murmurait tout bas, avec des sanglots dans sa grosse voix :</strong></p>
<p><strong>“Crève pas, Ibrahim, crève pas ! Accroche-toi, Ibrahim, nous laisse pas. Pense à tes parents ! Pense à nous, Ibrahim…” Et cette litanie infinie coulait, confuse et douce, comme une berceuse pour apaiser la douleur lancinante qui les rongeait : voir leur ami mourir sous leurs yeux et se sentir tellement impuissants. Soudain, ils comprirent : la sirène déchira l’air et le camion des secours pila devant l’attroupement. Aussitôt, la civière fut soulevée, glissée, les portes refermées. Un médecin s’approcha des deux jeunes gens :</strong></p>
<p><strong>“Maintenant, nous allons pouvoir l’examiner plus précisément. Avant, nous n’avions pu faire que des gestes de conservation. Ça risque d’être long, vous devriez aller vous mettre au chaud. De toute façon, on va le transfuser, il a perdu beaucoup de sang. Il habite loin ? Vous ne savez pas s’il a une carte de groupe sanguin ?</strong></p>
<p><strong>- Non, il habite tout près, j’y cours,” cria Xavier, soulagé de se sentir enfin utile.</strong></p>
<p><strong> Lorsqu’il fut parti, Sonia se sentit soudain abandonnée. Ses forces la lâchaient, la vie était une lutte vraiment trop inégale. Elle avait beau être vaillante, elle ne faisait pas le poids !</strong></p>
<p align="center"><strong>II</strong></p>
<p><strong> Lorsqu’elle reprit conscience, elle était allongée sur le trottoir, la tête sur les genoux de Gaëlle, agenouillée au sol. Celle-ci lui mettait des petites tapes sur les joues pour tenter de la faire revenir à elle :</strong></p>
<p><strong>“Oh ! ça va mieux ? Tu nous as fait peur !”</strong></p>
<p><strong> Sonia regardait autour d’elle sans comprendre. Puis elle aperçut Ali et Fathia, debout l’un contre l’autre, très dignes, à quelques mètres du SAMU. Ils se taisaient, ils attendaient, comme pétrifiés, le verdict des médecins ou celui d’Allah… Le savaient-ils eux-mêmes, dans cette glaciation d’horreur qui les avaient figés ? Les Maheu étaient près d’eux, sauf Gaëlle et Xavier qui entouraient Sonia.</strong></p>
<p><strong>“Alors, Sonia, ça va mieux ? demanda Xavier d’une voix presque inaudible.</strong></p>
<p><strong>- Oui, oui, ça va. C’est l’émotion. Et Ibrahim ? Comment va Ibrahim ?</strong></p>
<p><strong>- Toujours rien. À un moment, y en a un qui est sorti pour aller dans la cabine. On a entendu comme la radio, mais on comprenait rien. En ressortant, il nous a fait un signe, comme pour nous encourager, mais il a rien dit. C’est long !</strong></p>
<p><strong>- Ça fait combien de temps à peu près ? interrogea Sonia.</strong></p>
<p><strong>- Peut-être une demi-heure, murmura Gaëlle. C’est long !”</strong></p>
<p><strong>Ils parlaient à voix basse comme si la vivacité des voix eut été indécente. Sonia regarda autour d’elle. De nombreuses personnes s’étaient réunies, restant à une distance respectueuse, se parlant doucement, hochant la tête. Sonia se redressa péniblement et Xavier lui proposa son aide. Elle était encore toute cotonneuse et elle resta appuyée contre lui. Soudain, la porte du fourgon s’ouvrit. La tension était sensible chez ceux qui attendaient. Tous avancèrent de quelques pas :</strong></p>
<p><strong>“ Où sont ses parents ?” questionna le médecin.</strong></p>
<p><strong>Ali et Fathia s’approchèrent, Fathia paraissait transparente :</strong></p>
<p><strong>“ Soyez rassurés, il est sauvé. Nous allons l’hospitaliser mais il n’y a aucune lésion grave. Seulement il a perdu beaucoup de sang et il est très faible. Il a repris conscience, vous pouvez entrer à tour de rôle mais ne vous attardez pas. Vous pourrez le voir plus longtemps à l’hôpital.”</strong></p>
<p><strong> Ali et Fathia étaient comme transfigurés. Fathia monta la première. Lorsqu’elle sortit, dès qu’Ali fut monté à son tour, ses nerfs craquèrent et elle se mit à pleurer à gros sanglots. Aussitôt Catherine entoura ses épaules de ses bras, posa la tête fatiguée sur son épaule et la berça de mots tendres : </strong></p>
<p><strong>“Il est sauvé, Fathia, ton fils est sauvé et il n’aura pas de séquelles, pleure, va, laisse-toi aller, nous sommes là.”</strong></p>
<p><strong> Derrière elles, un policier se tenait immobile. Il toussota :</strong></p>
<p><strong>“Excusez-moi, mesdames, je dois vous poser quelques questions.” Il fit son métier, releva les identités, interrogea sur les circonstances… et dit qu’il passerait à l’hôpital voir Ibrahim pour le convaincre de porter plainte. Quand il fut parti, Fathia s’exclama :</strong></p>
<p><strong>“Mais que faire… S’il porte plainte, Kader va aller en prison et quelle honte pour ses parents… Mais s’il ne porte pas plainte, Kader va continuer et qui sait s’il va pas tuer la prochaine fois ? Ah, quelle folie ! Quelle misère !”</strong></p>
<p><strong> Quelques jours plus tard, dans la cuisine de l’hôtel, Ibrahim, revenu parmi les siens, se reposait. Les amis, les voisins les avaient entourés d’un tel courant de chaleur qu’ils se sentaient apaisés, comme si ces ondes bienfaisantes avaient chassé le traumatisme de l’agression. Comme toujours, Fathia et Sonia épluchaient.</strong></p>
<p><strong>“Comment ça va, mon fils ?” demanda Fathia d’une voix inquiète. Elle avait eu si peur qu’elle ne parvenait toujours pas à croire que c’était fini, qu’Ibrahim ne garderait de l’aventure que les cicatrices au thorax et le choc moral de ce qu’il avait subi, ce long moment où il s’était senti mourir en voyant son sang se répandre ainsi sur l’asphalte. “Tu sais, l’inspecteur est revenu. Il veut savoir si tu porteras plainte. Il dit que tu devrais faire comme Sonia, ça ferait un dossier en béton, et on pourrait le punir une bonne fois.</strong></p>
<p><strong>- Tu as porté plainte, toi, demanda Ibrahim avec une pointe d’agacement dans la voix.</strong></p>
<p><strong>- Oui, mais ça ne peut pas avoir de conséquences. Les faits reprochés ne sont pas assez graves. Je l’ai fait surtout pour me protéger. Kader a l’air de penser que les femmes sont sa propriété et qu’il n’a qu’à se servir. Il faut lui rappeler la loi et qu’il sache bien que le viol est un crime avant que n’arrive un malheur.</strong></p>
<p><strong>- C’est vrai, vu comme ça, tu as raison, admit Ibrahim. Mais si moi j’obéis à l’inspecteur, c’est la prison directe pour Kader et je ne crois pas que ça arrangera les choses. Et pourtant, on ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé.</strong></p>
<p><strong>- Bonjour ! je viens prendre des nouvelles du blessé… et l’on vit la bonne vieille tête de Pierre s’encadrer dans le chambranle.</strong></p>
<p><strong>- Entre, mon ami, entre, s’exclama Fathia. Regarde, il va bien, mon fils. Il est juste ennuyé parce qu’il peut pas reprendre encore son B.T.S. et qu’il a peur de prendre du retard et de manquer son examen. Mais il est encore trop fatigué et le docteur l’a interdit à cause de la fatigue des transports.</strong></p>
<p><strong>- Pour l’instant, je n’ai pas manqué beaucoup grâce à la rentrée reculée. J’ai appelé des copains, mais le problème en B.T.S., c’est qu’on vient tous d’endroits différents. Et puis, dans mon secteur, le bâtiment, il y a beaucoup de pratique, et ça, ils ne peuvent pas me le dire par téléphone.</strong></p>
<p><strong>- Écoute, Ibrahim, pour l’instant ça marche bien ? Tu es bien vu de tes enseignants ? Ils savent ce qui t’est arrivé ? Moi, je te garantis qu’ils auront à cœur de te soutenir. Et puis ton arrêt maladie sera bientôt fini. On récupère vite à ton âge. Essaie juste de ne pas décrocher au niveau théorique et, pour certaines choses, si je peux t’aider, compte sur moi.” Pierre reprit son souffle. “Au fait, je voulais aussi vous parler de Kader. J’ai appelé mon fils, Alain. Vous savez qu’il était l’entraîneur de Kader au foot. Il avait beaucoup de sympathie pour lui et il est catastrophé par ce qui arrive. Il dit qu’il faut absolument l’éloigner du quartier, qu’il s’est mis dans un rôle dont il ne peut plus sortir et que forcément, un jour ou l’autre, les flics vont le faire tomber. Alors ça sera la prison, et la prison, ça arrange rarement les choses, au contraire. Presque tous ceux qui y passent en sortent plus amochés et recommencent. Alain propose de le faire venir en Italie pour qu’il travaille dans l’entreprise. Il a besoin d’un bras droit et il pense que Kader est suffisamment débrouillard pour comprendre très vite ce qu’il y a à faire.</strong></p>
<p><strong>- Mais Kader ne parle pas italien ! l’interrompit Sonia.</strong></p>
<p><strong>- Alain non plus ne parlait pas italien. Ça s’apprend très vite. Non, ce n’est pas l’obstacle le plus important. Il m’a chargé d’aller lui parler et je pense que je vais avoir du mal à le convaincre à cause de l’image qu’il veut donner de lui. Aura-t-il le courage et l’intelligence de sortir de ce rôle, nul ne peut le dire. Et puis, surtout, j’ai besoin de savoir où vous en êtes avec la police. As-tu porté plainte, Ibrahim ?</strong></p>
<p><strong>- Non, je ne l’ai pas encore fait. Nous étions en train d’en parler. Je ne veux pas qu’il aille en prison et, en même temps, je ne veux pas faire comme si rien ne s’était passé, parce que, s’il reste impuni, il est capable de croire que je n’ai pas porté plainte parce que j’ai peur de lui. Vraiment, je ne sais pas quoi faire. Sonia a porté plainte, elle.</strong></p>
<p><strong>- Oui, mais, dit Sonia, c’est tout à fait formel. Je n’ai même pas donné de certificat médical. C’est plus pour lui dire que je ne me laisserai pas faire.</strong></p>
<p><strong>- Écoutez, ça m’arrange ce que vous me dites. Voilà ce que je vous propose : je vais essayer d’aller lui parler. Si tu es d’accord, Ibrahim, je lui dirai que tu n’as pas encore porté plainte et pourquoi.</strong></p>
<p><strong>- Mais tu peux aussi lui dire que je le ferai s’il ne quitte pas définitivement le quartier dans un délai de deux semaines. Ça le fera peut-être réfléchir dans le bon sens. S’il acceptait, mes parents seraient très soulagés car ils sont très très ennuyés pour les parents de Kader et ils ne savent plus comment les aborder. Pierre, ça serait vraiment une chance pour nous tous si Kader acceptait. Tente le coup et viens nous dire ce que ça a donné.”</strong></p>
<p align="center"><strong>III</strong></p>
<p><strong> Kader était appuyé contre la portière de sa B.M. blanche, impeccable dans ses vêtements de marque dernier cri, fumant nonchalamment une cigarette, entouré de sa cour et Pierre ne savait pas trop comment l’aborder. Il s’approcha, hésitant :</strong></p>
<p><strong>“Bonjour, Kader. Comment ça va ?” L’autre ne répondit pas, il le regardait avec un petit sourire ironique et soufflait volontairement sa fumée dans la direction du visage de Pierre qui ne s’en offusqua pas et s’approcha encore d’un pas : </strong></p>
<p><strong>“Je voulais te parler, Kader, parce que j’ai eu longuement Alain au téléphone et il m’a demandé de venir te faire une proposition de sa part.” Au nom d’Alain, l’attitude de Kader changea. Il jeta sa cigarette avant de l’écraser et dit :</strong></p>
<p><strong>“Venez, on va trouver un endroit pour causer tranquilles.” Il se redressa pour le suivre. Il fit un geste de la main pour saluer les copains puis fit demi-tour, ils s’éloignèrent mais en fait, ils ne savaient pas vraiment où aller.</strong></p>
<p><strong>“ Accepterais-tu de venir chez moi, demanda Pierre. Ma femme est à son travail et nous serions au calme pour parler.”</strong></p>
<p><strong> Kader hésita, il finit par grogner quelque chose d’incompréhensible que Pierre décida d’entendre comme un acquiescement. Ils se turent pendant le trajet :</strong></p>
<p><strong>“Entre, installe-toi, dit gentiment Pierre, je te prépare un café.” Pendant qu’il s’activait dans la cuisine, Kader regardait cet appartement où il était venu si souvent, où il s’était senti si bien et où il n’avait pas remis les pieds &#8211; depuis combien d’années déjà ? Le départ d’Alain avait été un rude coup. Pourquoi celui-ci réapparaissait-il à un moment où tout avait de nouveau basculé ? Malgré l’air d’assurance qu’il affichait devant ses potes, Kader savait qu’il était allé trop loin. Il s’attendait à chaque instant à voir une voiture de police s’arrêter à sa hauteur. Il était étonné que cela n’ait pas déjà eu lieu. Il avait choisi de vivre de trafics pour ne pas subir l’humiliation de son père, une vie broyée par l’usine et puis se faire jeter comme un malpropre parce qu’on est trop vieux, plus rentable, trop cher avec un SMIC à peine amélioré… Il n’avait aucune qualification, il avait grillé tous ses fusibles à l’école, à cause de cette pétasse de prof qui l’avait humilié en cinquième et tout le monde lui avait donné tort, à lui, en lui disant que son indiscipline était notoire. Il savait qu’il ne pourrait pas mieux faire que son père s’il voulait rester honnête. Alors, il avait choisi la fuite dans le deal, avec une prudence de renard, trop malin pour y toucher lui-même, mais astucieux dans son commerce pour constamment échapper aux filets de la BAC, la brigade anti-criminalité, pas des tendres, ceux-là. Mais au fond, il savait que, tôt ou tard, il se ferait prendre, que cette fuite en avant ne le mènerait à rien… Et puis il s’en voulait comme un fou pour ce qui s’était passé avec Sonia. Tout de suite, il avait eu le coup de foudre et il s’y était pris comme un imbécile. Il savait qu’il l’avait définitivement perdue en agressant Ibrahim. Seulement, vis à vis des autres, il ne pouvait plus sortir de cet engrenage dans lequel il était. Il était Kader, le leader, le crack, celui qui niquait la police, qui ramassait les filles, qui roulait en B.M., qui flambait.… Et même s’il était las de ce personnage, c’était un piège dont il ne pouvait sortir. En fait, il était mûr à point pour la proposition d’Alain. Mais l’avouerait-il si facilement devant le vieux Pierre débonnaire ? Comment ne pas perdre la face ? Et qu’allait-il lui dire, l’autre ? S’il se mettait à lui faire la morale, il partirait. Déjà, il était de nouveau sur la défensive, s’il lui parlait de l’agression, il répliquerait : d’accord, il n’aurait pas dû sortir le couteau. Mais Ibrahim n’avait rien eu de grave, c’était juste pour lui apprendre à rester à sa place, à ce petit con qui se mêlait de ce qui ne le regardait pas. Et puis, qu’on ne vienne pas lui dire quelque chose sur ses trafics ! Est-ce qu’on le prenait pour un imbécile ? Est-ce qu’on croyait qu’il ne voyait pas autour de lui des trafics bien pires : ces poulets nourris aux boues d’épuration qu’on servait dans les cantines, ces trafics de farines animales, ces lots de sang contaminés qu’on avait délivrés en toute connaissance de cause pour des questions de fric ! Ces cargos bons pour la ferraille qu’on envoyait sur les mers, malgré les risques, pour s’en mettre plein les poches ! Est-ce qu’ils étaient en taule, tous ces responsables qui causaient des dommages bien plus graves qu’une malheureuse bagarre ? Et tous ces politiques qui trempaient dans des affaires toutes plus scabreuses les unes que les autres et qui se défilaient devant leurs responsabilités ? Et le plus illustre de tous, le chef de l’état, pas mieux que les autres, qui n’avait même pas le courage d’aller témoigner, protégé par son immunité… Et on venait faire la morale aux jeunes des banlieues qui se donnaient un niveau de vie décent en vendant du shit ou de l’extasy à des petits bourges qui voulaient connaître des sensations ! Mais il les forçait pas à l’acheter, sa camelote ! Alors que les gosses n’avaient pas le choix de ce qu’on leur servait dans les cantines… Enfin, il en était à s’absoudre lorsque Pierre revint avec les cafés. Il avait très bien fait les choses, comme pour honorer son hôte : plateau, tasses en porcelaine, sous-tasses, petites cuillères, sucrier et pince à sucre, petits carrés de chocolat… Il posa délicatement le plateau devant Kader :</strong></p>
<p><strong>“Sers-toi !” Ils burent quelques gorgées en silence, puis Pierre dit :</strong></p>
<p><strong>“Voilà, Alain est ennuyé. Tu sais qu’il a repris l’entreprise de son beau-père. Ça marche très fort. Il a trop de travail, il aurait besoin d’être secondé. Mais il ne veut pas embaucher n’importe qui, quelqu’un en qui il n’aurait pas entièrement confiance ou quelqu’un qui serait toujours en train de pinailler sur les horaires. Il y a des moments de bourre et des moments plus calmes. Il faut quelqu’un qui en veut, quelqu’un sur qui il puisse vraiment s’appuyer. Le salaire est confortable et on vit bien en Italie. Il y a le soleil, les baignades, les soirées à la fraîche sur la place…</strong></p>
<p><strong>- Mais pourquoi vous me parlez de ça, à moi ?</strong></p>
<p><strong>- Parce qu’Alain a pensé à toi, il a confiance en toi. Il sait que tu es très débrouillard.” Kader en resta sans voix. Il s’attendait vraiment à tout : Pierre lui faisant la morale avec l’aval de son fils, le suppliant de s’amender, lui donnant des conseils bidon, comme si on pouvait facilement changer de personnage quand on a un blaze… Et voilà que l’autre lui demandait son aide. Mais bien sûr qu’il allait l’aider, en souvenir du passé, tous ces moments partagés sur les stades, comme Alain lui faisait confiance, comme il l’encourageait… Il reprit cependant :</strong></p>
<p><strong>“Mais je parle pas italien.</strong></p>
<p><strong>- Ce n’est pas un problème, Alain s’est débrouillé en trois mois. Les deux langues sont très proches.</strong></p>
<p><strong>- Et ça consiste en quoi, ce travail ?</strong></p>
<p><strong>- Il faut suivre les commandes, ne pas se faire arnaquer par les fournisseurs, aller chez les clients et arranger les choses s’il y a un problème, avoir du doigté, de la présence d’esprit, beaucoup de rigueur. Alain est persuadé que tu sauras très rapidement faire à merveille.</strong></p>
<p><strong>- Et c’est où ?</strong></p>
<p><strong>- C’est à Milan, tiens, je vais te montrer sur la carte, si tu veux.</strong></p>
<p><strong>- Non, c’est bon, je sais, il y a le club de Milan AC, un bon club !</strong></p>
<p><strong>- Au début, si tu acceptes, il t’accueillera chez lui en attendant que tu trouves un appartement.</strong></p>
<p><strong>- Il a des gosses ? Ils font du foot ?” Kader se voyait déjà jouant pour les enfants d’Alain le rôle que celui-ci avait joué pour lui.</strong></p>
<p><strong>“ Tu sais, ils sont encore petits ! L’aîné vient de commencer…” Il y eut un blanc, puis Kader dit, en baissant les yeux :</strong></p>
<p><strong>“ Alain sait comment je suis devenu ?</strong></p>
<p><strong>- Je ne lui ai jamais rien caché.</strong></p>
<p><strong>- Et il n’a pas peur de mettre cette brebis galeuse dans sa famille, dans son travail ?</strong></p>
<p><strong>- Qui sommes-nous pour juger, Kader ? Alain a peur pour toi, il pense que tu dois quitter le quartier sinon tu vas finir en prison et ça lui ferait mal. Mais il a surtout besoin de quelqu’un en qui il peut avoir confiance.</strong></p>
<p><strong>- Il croit qu’il peut avoir confiance en moi. Le dealer ? L’agresseur ?</strong></p>
<p><strong>- Tu ne l’as jamais trahi, Kader. Tu es malin, rusé, tu ne te laisses pas faire, c’est un caractère qui lui plaît. Et puis il pense que tu peux te refaire une virginité là-bas où personne ne te connaît. Il est sûr que si tu acceptes, il pourra se reposer sur toi et il est grand temps, il est à bout, des fois il a du mal à supporter ses gosses tellement il est fatigué.”</strong></p>
<p><strong> Kader resta songeur. On ne le jugeait pas, on lui faisait confiance, et surtout Alain, qu’il considérait comme son grand frère et dont il pensait qu’il l’avait oublié maintenant qu’il était adulte, avait besoin de lui. Il finit posément son café :</strong></p>
<p><strong>“Vous pouvez lui dire qu’il peut compter sur moi. Et je vous jure qu’il aura jamais à regretter et que bientôt mes parents pourront redresser la tête. Demandez lui quand je peux lui téléphoner pour qu’on se mette d’accord, plus vite je serai là-bas, mieux ça vaudra.</strong></p>
<p><strong>- C’est une sage décision, Kader et je te remercie pour mon fils, je commençais à être inquiet pour lui. Il se surmène trop.</strong></p>
<p><strong>- Me dites pas merci, Pierre. Je sais ce que je vous dois. Je voulais encore vous poser une question.</strong></p>
<p><strong>- Quoi donc, Kader ?</strong></p>
<p><strong>- Pourquoi Ibrahim est pas allé à la police ?</strong></p>
<p><strong>- Il a beaucoup hésité. En même temps, il ne voulait pas que tu puisses croire qu’il a peur de toi et que c’est pour ça qu’il n’a pas porté plainte. Et en même temps, il pense que la prison est la pire des solutions pour aider quelqu’un à comprendre ses erreurs. La prison n’éduque pas, elle renforce dans la haine et on ne change pas dans la haine mais dans l’affection.</strong></p>
<p><strong>- Je comprends pas bien…</strong></p>
<p><strong>- Je veux dire qu’Ibrahim et sa famille ont de l’affection pour toi et pour ta famille. Et que nous tous avons été terriblement inquiets pour toi ces dernières années et qu’en même temps, nous ne savions pas comment intervenir. Si ce n’est pas indiscret, sais-tu toi même ce qui a provoqué de ta part un tel rejet de la société ?</strong></p>
<p><strong>- C’est mon père, je crois. Je le voyais broyé comme ça, exploité, pas foutu de se faire respecter par son patron, parce qu’à l’usine, c’est plus un homme précis, tu sais pas qui est responsable et contre qui protester. Même les grèves, il les faisait pas pour pas risquer de perdre sa place. Il disait qu’il faisait ça pour nous, pour que nous manquions de rien. Ben j’aurais préféré avoir faim et un père dont j’aurais pas eu honte. Et puis, comme il se faisait pas respecter à l’usine, c’est sur nous ou sur ma mère qu’il gueulait à la maison. Il cherchait pas à comprendre, il sortait la ceinture. Après, y a eu cette histoire en cinquième, avec cette prof qui m’accusait de l’avoir injuriée. Mais c’était une expression toute faite, comme tu dirais “zut !” ou quelque chose comme ça. Ça a fait une histoire et moi, je savais que j’avais pas tort, et j’ai pas voulu qu’on m’humilie comme mon père, j’ai pas voulu m’écraser. Et après, j’étais, comment on dit, le bouc émissaire. D’accord, j’étais pas un ange, mais ils m’ont fait ce que je suis devenu à cause de cette injustice.</strong></p>
<p><strong>- Mais que lui as-tu dis ?</strong></p>
<p><strong>- Elle a dit que je regardais sur le voisin, pendant un contrôle, alors que c’était pas vrai, je réfléchissais. Alors je lui ai dit “Non madame, vous m’accusez et c’est faux.” Alors elle a voulu mettre un mot sur mon carnet et moi je savais que ce serait la ceinture alors je voulais pas lui donner. Alors elle m’a forcé, alors, quand je lui ai donné, j’ai dit “Vas-y !” avec la haine et elle est allée dire au principal que je lui avais dit d’aller se faire mettre. Après j’ai été exclu et puis je voulais plus aller au collège et quand j’y allais, exprès, je faisais rien, pour les punir. Mais c’est moi que j’ai puni. J’ai compris trop tard et après, j’avais pas le choix, je pouvais pas avoir la honte. Mais ça me touche qu’Ibrahim a pas voulu m’envoyer en prison. Pourtant, c’était mérité, je me suis vraiment conduit comme un con. Vous lui direz ?</strong></p>
<p><strong>- Tu devrais aller lui dire toi-même, Kader. Tu ne seras pas mal reçu et je suis sûr que ça aidera Ibrahim et Sonia à guérir plus vite.</strong></p>
<p><strong>- Qu’est-ce qu’elle a, Sonia, c’est quand même pas ma gifle ?</strong></p>
<p><strong>- Non, c’est moral. C’est comme si elle doutait de la nécessité de se battre pour vivre.</strong></p>
<p><strong>- Vous savez, Pierre, ça me coûte parce que je sais pas ce qu’on va en dire, mais après tout, je vais partir… Je vais aller m’excuser. Je leur dois ça. Merci encore, et oubliez pas d’appeler Alain. Ciao, Pierre.”</strong></p>
<p><strong> Quand il fut parti, Pierre alla soigneusement faire la petite vaisselle et tout ranger. Décidément, le truc de l’abbé Pierre est vraiment une idée de génie, se disait-il. Dis à un homme que tu as besoin de lui et tu le sauveras. Enfin, Kader, aussi, n’attendait que ça. Et il se mit à chantonner. </strong></p>
<p align="center"><strong>IV</strong></p>
<p><strong> Kader se rendit immédiatement à l’hôtel. Dans la grande salle, Ibrahim regardait la télévision d’un air désabusé. Kader toussa discrètement.</strong></p>
<p><strong>“Ah, salut, Kader !</strong></p>
<p><strong>- Wesh, mec. </strong><strong>Bon, euh, enfin… Je suis venu m’excuser. J’ai été con, excuse-moi. Et puis j’avais bu. Excuse-moi, mec, c’est vraiment trop con.</strong></p>
<p><strong>- Ça, pour être con, c’était con et j’ai drôlement eu les j’tons. C’est fini, Kader, on en parle plus mais essaie d’être moins impulsif, ça aurait pu mal se finir.</strong></p>
<p><strong>- Je voudrais parler à Sonia, avec elle aussi, j’ai été con. Je peux lui parler ?</strong></p>
<p><strong>- Ah, tu tombes mal, Kader. Elle est à la cuisine avec ma mère, à essayer de consoler Catherine.</strong></p>
<p><strong>- Qu’est-ce qui se passe ? </strong></p>
<p><strong>- Catherine a reçu sa lettre d’expulsion aujourd’hui. C’est comme si ça avait cassé un ressort en elle. Elle n’arrête pas de pleurer. Pourtant, elle le savait que ça allait venir. Mais de voir ce papier officiel avec tous ces tampons ! </strong></p>
<p><strong>- C’est terrible, qu’est-ce qu’elle va devenir avec ses gosses ?</strong></p>
<p><strong>- On va se battre, Kader, on peut pas laisser faire ça. Catherine, le quartier, c’est toute sa famille. Les décideurs pensent pas à ça. Pour eux, un trois pièces, c’est un trois pièces. Mais ils ne pensent pas que les humains, c’est d’abord tout un tissu de relations. Si on arrache les Maheu d’ici alors qu’ils n’ont pas digéré la perte d’Étienne, ils vont en crever. En tous les cas, Catherine va en crever et ses gosses seront tout cassés.</strong></p>
<p><strong>- Et moi, est-ce que je peux faire quelque chose ?</strong></p>
<p><strong>- Tu vois, j’avais l’air de regarder la télé, mais en fait, je réfléchissais. Il faut faire une lettre à la société de H.L.M. et dire qu’on ne peut pas laisser faire ça et pourquoi. Et puis être très nombreux à signer. Et toi, Kader, tu connais beaucoup de jeunes et ils te respectent. Si tu leur demandes de signer, ils le feront.</strong></p>
<p><strong>- Promis, mais toi, tu dis à Sonia que je suis venu. Que je veux m’excuser. Tu lui dis vite cause que je vais m’tirer.</strong></p>
<p><strong>- Ah bon, comment ça ?</strong></p>
<p><strong>- Pierre m’a dit qu’Alain avait besoin de moi alors je vais aller en Italie pour l’aider, c’est une chance pour moi, frère, je te r’mercie de pas être allé tout de suite chez les flics. Si tu l’avais fait, j’aurais pas pu partir. Maintenant je sais que j’ai vraiment d’ la chance d’être dans ce quartier. Les gens s’inquiétent des autres. C’est con que je l’aie pas vu avant. Tu peux compter sur moi pour aider les Maheu. </strong><strong>Wesh, mec !</strong></p>
<p><strong>- Good luke, Kader ! </strong><strong>On est avec toi et sans rancune, bye !”</strong></p>
<p><strong> Quand Kader fut parti, Ibrahim se leva. Il se sentait encore très fatigué mais cette visite lui avait fait du bien. De temps en temps, les cicatrices tiraient et la plaie sur le sternum lui faisait mal. Mais il était tellement heureux de s’en tirer si bien qu’il ne se plaignait jamais. Et puis ce drame avait suscité tant de manifestations de sympathie qu’il se sentait comme porté par ces liens d’amitié. Il se dirigea vers le téléphone pour appeler Pierre.</strong></p>
<p><strong>“Allô, Pierre ? Ibrahim. </strong><strong>Ben, euh, bravo ! </strong><strong>Kader sort d’ici et ce n’est plus le même Kader. Mais c’est aussi pour autre chose que je vous appelle. Catherine a reçu un commandement à quitter les lieux pour le 15 mars. Elle est effondrée. J’ai pensé qu’on devrait faire une sorte de pétition et l’envoyer aux H.L.M.… Bon d’accord, dès qu’Odile rentre. D’accord ! Je vais rédiger un brouillon. Oui, à ce soir.”</strong></p>
<p><strong>“Allô ?… Cher répondeur de Marine, il y a une urgence, il faudrait passer à l’hôtel ce soir et prévenir Julien de la part d’Ibrahim. A ce soir !”</strong></p>
<p><strong>“Allô ? Gérard ? C’est Ibrahim à l’appareil. On a besoin de vous, les Maheu ont reçu leur lettre d’expulsion. On se voit ce soir à l’hôtel. Merci, Gérard, à ce soir.”</strong></p>
<p><strong>“Allô ?… ma chère sœur, dès que tu écoutes ton répondeur, rappelle l’hôtel, il y a une urgence pour les Maheu. Bye !”</strong></p>
<p><strong> Et il alla se rasseoir, exténué. Sonia parut à la porte de la cuisine et vint s’avachir à ses côtés.</strong></p>
<p><strong>“Alors ? demanda Ibrahim.</strong></p>
<p><strong>- Alors, ta mère m’a demandé d’appeler le docteur. Catherine pleure tellement qu’elle en perd le souffle. Et puis nous lui trouvons drôlement mauvaise mine. Elle a fini par accepter mais je crois qu’elle a peur pour l’argent, aussi. Après, il faut que j’appelle l’assistante sociale, elle ne s’est pas manifestée depuis sa première visite. Je sais bien qu’elles sont débordées, mais enfin, là, il y a urgence. Et puis enfin, il faut que je te demande un service.</strong></p>
<p><strong>- Ah bon, et quoi donc ?</strong></p>
<p><strong>- Si je t’apporte les pommes de terre, pourrais-tu les éplucher ? Ta mère s’occupe de Catherine, et moi, si je donne tous ces coups de fils, on ne sera jamais prêtes pour le dîner. Surtout que ta mère a prévu des galettes de pommes de terre et c’est terriblement long à cuire.</strong></p>
<p><strong>- Apporte, j’imagine qu’il vaut mieux que je n’aille pas à la cuisine pour le moment…</strong></p>
<p><strong> Joindre le médecin ne fut pas difficile, c’était celui du quartier, il était très disponible, il connaissait les familles et promit de passer le plus vite qu’il le pourrait. Entrer en contact avec l’assistante sociale fut une autre paire de manches. Au bureau central, on dit à Sonia que ce jour-là, elle tenait la permanence au centre social. Au centre social, il lui fut répondu qu’elle était en entretien et qu’elle rappellerait dès la fin de celui-ci. Comme elle ne rappelait pas, Sonia se permit un nouvel appel. On lui dit qu’elle avait dû sortir pour une urgence mais que le message lui avait bien été transmis et qu’elle rappellerait dès qu’elle le pourrait. Entre temps, Sonia avait réussi à se procurer les coordonnées du groupe du droit au logement, le DAL, le plus proche, et ce n’était pas tout près. Restait à découvrir quand avait lieu la permanence mais elle n’osait pas occuper la ligne trop longtemps au cas où, justement, l’assistante sociale se déciderait à rappeler. Et, évidemment, ce jour-là, Xavier passait enfin son bilan de compétences et il était injoignable. </strong></p>
<p><strong> Lorsque les pommes de terre furent épluchées, Sonia les emporta pour les laver et les râper. Alors Ibrahim prit une feuille et écrivit :</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Les habitants </strong></p>
<p><strong>du quartier des Coquillards</strong></p>
<p><strong>77 Perthuis                                                                                      Direction des HLM </strong></p>
<p><strong>de la Cité des Coquillards</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>Monsieur le Directeur,</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> nous venons par la présente vous alerter sur la situation de la famille Maheu. Monsieur Maheu était gardien d’immeubles dans votre cité et il est décédé brutalement fin Août. Depuis, sa femme, Catherine Maheu, et ses enfants s’occupent du mieux qu’ils le peuvent de l’entretien des immeubles en échange de la conservation de l’habitation de fonction. Jamais aucun locataire ne s’est plaint du service rendu. Au contraire, tous louent le caractère très serviable de la famille, la tenue très soignée des locaux communs et la très grande honnêteté des Maheu. Certes, madame Maheu n’est pas votre employée mais elle ne demande qu’à le devenir pour pouvoir conserver son logement et surtout, les liens qu’elle a établis dans le quartier et qui sont vitaux pour sa famille en cette période de deuil. Vous arguez du fait qu’elle n’est pas habilitée à s’occuper de la chaufferie et de l’ascenseur. Mais la tâche de monsieur Maheu, dans ces domaines, consistait pour l’essentiel à donner l’alerte en cas d’incident, ce que sa femme peut tout à fait accomplir. Quelques très rares fois, Monsieur Maheu a redescendu légèrement l’ascenseur au treuil afin de permettre à des locataires bloqués par une panne de pouvoir sortir au palier inférieur. Nous pensons que le fils aîné est tout à fait capable de le faire à condition qu’on lui explique la manœuvre. Nous vous demandons donc, nous tous signataires, habitants des immeubles ou du quartier, de bien vouloir reconsidérer votre position. Nous serions heureux de conserver madame Maheu, dont nous apprécions les qualités, comme gardienne quitte à ce que vous embauchiez une autre personne à qui madame Maheu s’engage à laisser le local professionnel, pour accomplir les tâches qu’elle ne peut pas remplir. Après tout, y a-t-il un texte de loi qui interdise d’être gardien d’immeuble à temps partiel ?</strong></p>
<p><strong> Nous restons à votre disposition pour de plus amples informations, et nous vous prions…</strong></p>
<p><strong> Il relut sa lettre, plutôt content de lui et s’apprêtait à reprendre son <em>Précis du bâtiment</em>, lecture quelque peu aride, lorsque le médecin s’annonça.</strong></p>
<p align="center"><strong>V</strong></p>
<p><strong> Fathia avait laissé sa chambre afin que le médecin puisse examiner Catherine tranquillement. Lorsqu’il reparut, il avait l’air très soucieux :</strong></p>
<p><strong>“Madame Maheu est à bout, physiquement et moralement. Et surtout, il y a quelque chose qui m’inquiète. S’est-elle plainte de douleurs au ventre ?</strong></p>
<p><strong>- Oh, Docteur, Catherine se plaint jamais de rien.</strong></p>
<p><strong>- Je voudrais la faire hospitaliser. Être prise un peu en charge lui ferait du bien. Et puis je voudrais faire des examens complémentaires mais elle refuse. Comment la persuader ?</strong></p>
<p><strong>- Qu’est-ce qu’il y a, Docteur ? Je sais que vous êtes tenu par le secret mais vous savez bien qu’on est comme une grande famille. Moi, je pourrais rien faire si je sais pas de quoi vous avez peur, dit Fathia.</strong></p>
<p><strong>- Outre son immense fatigue et une tension très basse et puis cette espèce de crise nerveuse mais qui est sans doute due aux événements, il y a une grosseur en bas du ventre. C’est sûrement un kyste sans gravité mais je ne peux pas me permettre de passer à côté de quelque chose de plus important. Il faut l’examiner et vous savez que je vois très rarement madame Maheu pour elle-même. Ce n’est sans doute pas grave, mais il faut en être sûrs. Pour l’instant, je lui ai administré un sédatif qui va la calmer. Je repasserai dans la soirée, d’ici là, gardez la au lit et essayer de lui reparler de l’hôpital. Elle n’y resterait pas longtemps, juste le temps de se remettre un peu et de faire les examens. Je sais qu’elle a peur des hôpitaux depuis la mort de son mari mais c’est important de la raisonner, surtout qu’elle assure seule la charge de ses enfants, à présent.</strong></p>
<p><strong>- Je vais essayer, Docteur, je vous promets, reprit Fathia. Dites-moi combien je vous dois.</strong></p>
<p><strong>- Laissez cela, nous verrons ça ce soir, et surtout, pensez bien à ce que je vous ai demandé. Au revoir, Madame ; mademoiselle ; au revoir, Ibrahim. Au fait, comment ça va, toi ?</strong></p>
<p><strong>-Ça va, Docteur, je suis encore fatigué, mais vraiment, ça va.”</strong></p>
<p><strong> Le médecin parti, ils se regardèrent tous, atterrés. Ils savaient bien qu’il n’était pas du genre à multiplier les examens pour rien. C’était un médecin de quartier populaire qui savait combien ses malades vivaient chichement et comme ils hésitaient déjà à se faire soigner à cause du coût. S’il parlait d’hôpital, c’est qu’il avait une crainte grave. Sonia se rappela que, plusieurs fois, elle avait trouvé le teint gris à Catherine mais qu’elle n’avait pas voulu inquiéter ses enfants en en parlant.</strong></p>
<p><strong>“Aïe, que vont dire les jeunes ? s’inquiéta Fathia. Vraiment, cette famille a pas de chance. Sonia, peux-tu aller finir de préparer les galettes, il faudrait commencer à les faire cuire. Je vais remonter près de Catherine. Ibrahim, s’il te plaît, quand Rachid rentre du lycée, tu l’envoies à la loge prévenir que Catherine est ici. Mais surtout qu’il les affole pas ! Et dire qu’il y a tout ce monde qui vient ce soir !”</strong></p>
<p><strong> Finalement, Catherine avait cédé : elle devait bien reconnaître qu’elle n’avait plus aucune énergie et que cette lettre l’avait achevée. Elle savait bien aussi qu’elle avait remarqué quelques troubles, elle les avait mis sur le compte de la ménopause proche. Et surtout, elle devait reconnaître qu’elle n’avait pas voulu savoir comme si cela pouvait chasser le danger. Avant, quand la sécurité sociale remboursait un frottis par an, elle se faisait suivre très régulièrement par la gynécologue, sur les conseils de Leïla, qui avait bien insisté auprès d’elle et de Fathia sur l’importance de la prévention. Mais cette loi était passée qui n’autorisait plus qu’un examen remboursé tous les trois ans. Et puis, avec les événements liés à la mort d’Étienne, elle avait encore traîné. Et maintenant, elle avait peur. Elle avait décidé de se laisser soigner lorsqu’elle avait vu des larmes dans les yeux de Fathia. Celle-ci lui avait promis qu’elle veillerait sur Michaël, que les jeunes ne seraient pas livrés à eux-mêmes, qu’il était important pour tous qu’elle s’occupe d’elle. </strong></p>
<p><strong> Xavier, rentré de sa journée de bilan, et Michaël, revenu du collège, assistèrent au départ de leur mère en véhicule sanitaire léger. Ils essayaient tous d’être braves. Comme les transports en commun jusqu’à l’hôpital étaient fort peu pratiques, Ali avait promis d’emmener un des jeunes voir sa mère, tous les jours, avec sa fourgonnette. Ils essayaient d’être braves mais ils étaient tristes et inquiets : c’était trop de coups du sort, l’un après l’autre… Seule Sonia se disait que tout cela avait bien peu à voir avec le sort, que c’étaient les conséquences de la pauvreté, cette habitude de ne pas s’occuper de soi, comme si on n’avait pas de besoins, comme si on n’était pas important.</strong></p>
<p><strong> Vers dix-huit heures, l’assistante sociale rappela enfin. Les clients étaient rentrés et Sonia avait bien du mal à l’entendre dans le brouhaha de la salle. Elle finit par tirer le téléphone vers la cuisine et referma comme elle put la porte vers elle. L’assistante sociale s’était beaucoup occupée du dossier des Maheu. Elle annonça l’arrivée imminente du capital-décès. Par contre, en ce qui concernait le relogement, impossible d’avancer. On lui opposait toujours le manque de ressources. Elle avait beau arguer du fait que Catherine avait de fortes chances d’être embauchée comme assistante maternelle, les bailleurs voulaient des certitudes, et puis il n’y avait pas de logements vacants, ou alors beaucoup trop loin, ou trop petits et ne correspondant pas aux normes d’attribution. Elle était visiblement désolée et disait qu’elle ne renonçait pas. Elle annonça aussi qu’il fallait saisir la commission de conciliation et expliqua la procédure à Sonia. Celle-ci prit bien soin de tout noter mais demanda comment faire, pratiquement, maintenant que Catherine était malade. L’assistante sociale dit qu’elle se renseignerait et qu’elle pensait qu’il y avait une possibilité de faire une procuration aux enfants majeurs.</strong></p>
<p><strong>“Que de tracas ! pensait Sonia. On ne pourrait pas simplifier un peu tout ça ? Catherine a bien besoin de s’angoisser avec des procédures, en ce moment.”</strong></p>
<p><strong> Gaëlle, enfin prévenue, réagit très mal à l’hospitalisation de sa mère. Peut-être le fait de ne pas l’avoir vue, peut-être la tension de sa période de stage en maison de retraite, pendant laquelle elle accomplissait des services de douze heures d’affilée, qui, ajoutés aux temps de transport, avaient complètement désorganisé son rythme de vie, elle s’effondra complètement. L’hôtel était dans le rush de la préparation finale du repas, il fallait servir au bar, Ibrahim et Fathia accusaient très nettement la fatigue née de toutes ces péripéties… Il y eut comme un vent de panique :</strong></p>
<p><strong>“Xavier et Michaël, venez donner un coup de main, Xavier au bar et Michaël au couvert. Vous mangerez avec nous. Être occupés vous empêchera de trop penser. Ibrahim, emmène Gaëlle à côté et occupe-toi d’elle, donne lui à boire, mets-lui de l’eau sur le visage… Fathia, va t’asseoir un peu à la cuisine, tu vas finir par tomber,” décréta Ali, et tous se sentirent rassurés par son esprit de décision.</strong></p>
<p><strong> Ibrahim était bien embarrassé. Certes, Gaëlle était comme une petite sœur, mais que fallait-il dire ? Hannah vint à son secours. Elle parla gentiment à Gaëlle, elle lui passa la main doucement dans les cheveux, elle la serra si tendrement par le cou que les sanglots finirent par s’estomper :</strong></p>
<p><strong>“Ne t’inquiète pas, Gaëlle. Ta maman est très fatiguée, mais le docteur veut surtout faire des examens. Il faut attendre le résultat avant de paniquer. Fais confiance à Allah, il ne vous veut pas de mal. Espère et pense que pendant ce temps, ta maman se repose et que ça va lui faire du bien.” Elle lui en dit tant que Gaëlle reprit le dessus et qu’elle parvint même à avaler un peu des délicieuses galettes de pommes de terre, accompagnées de salade verte.</strong></p>
<p><strong> Après le repas, les amis, appelés au secours, arrivèrent petit à petit. Tous étaient affligés par l’impression que le destin s’acharnait sur les Maheu. Mais ils firent bonne figure pour protéger les jeunes. On trouva la lettre d’Ibrahim très juste, à la fois ferme et diplomate et on décida d’en faire une pétition. Odile promit de la faire taper à son travail par une secrétaire amie. Elle irait en tirer quelques photocopies chez le marchand de journaux et les apporterait le lendemain soir. Tous seraient chargés de récolter le plus possible de signatures de gens du quartier. Odile et Pierre dirent aussi aux enfants Maheu de ne pas hésiter à faire appel à eux. L’hospitalisation serait sûrement brève et on pouvait parfaitement s’organiser pour quelques jours.</strong></p>
<p><strong> Quel soulagement d’être ainsi entourés, se disaient les jeunes. Si on nous avait relogés dans un autre quartier, comment aurions-nous pu faire face à la maladie de maman ?</strong></p>
<p align="center"><strong>VI</strong></p>
<p><strong> Les choses s’organisèrent sans trop de mal. La pétition avait beaucoup de succès et Kader faisait preuve d’un zèle intense comme pour se faire pardonner son attitude passée. Il préparait aussi son départ et ne pouvait s’empêcher de frimer devant les copains, faisant des envieux chez ces gosses condamnés à l’inaction, qui n’arrivaient pas à trouver leurs marques dans l’encadrement proposé par la M.G.I., la mission générale d’insertion de l’éducation nationale. Curieusement, l’engagement concret pour empêcher l’expulsion des Maheu était beaucoup plus mobilisateur et l’on voyait très fréquemment les jeunes, le soir, dans le hall de l’immeuble, remettre les vieilles chaises en cercle et élaborer des plans de bataille pour contraindre les bailleurs à garder les Maheu. Ils étaient d’autant plus véhéments qu’il se confirmait, même si on en parlait à mots couverts, que Catherine était sérieusement malade. C’était un cancer de l’utérus, hélas, déjà bien avancé. Elle avait été transférée à Villejuif et c’était encore plus compliqué pour ses enfants d’aller la voir. Mais un élan de générosité incroyable était né, comme s’il fallait se serrer les coudes dans le danger, comme si, symboliquement, ce qui arrivait aux Maheu concernait intimement tous les membres du quartier. Xavier, Michaël et Gaëlle n’eurent pas leur mot à dire sur l’intendance : tous les repas étaient pris à l’hôtel et quand l’un ou l’autre faisait part de ses scrupules, la famille d’Ali, unanime, disait : “C’est si peu de choses…” ou “Laisse ça, t’inquiète pas de ça… ” ou “Allah voit tout, occupe-toi de tes études, occupe-toi de ta mère…” </strong></p>
<p><strong> Tous avaient décidé de ne pas abandonner la lutte pour un autre monde possible. Lorsqu’ils allaient voir Catherine à l’hôpital, ils l’associaient à l’avancée de leurs travaux. Ils lui parlaient le moins possible de sa maladie, de l’opération qu’elle avait subie, de rayons, de chimio, de ce qui la faisait constamment vomir, de son amaigrissement impressionnant et de leur peur. Non, ils avaient résolument décidé de la tourner vers la vie, vers le monde ; ils l’avaient abonnée au Canard Enchaîné, il lui faisaient la lecture et ils riaient avec elle des dessins critiques : “Quand même, faut oser !” disait-elle souvent, avec un petit sourire coquin. Elle trouvait sa nouvelle situation étrange : elle s’était toujours occupée des autres et voici qu’elle était réduite à la dépendance la plus totale, bien obligée de se laisser prendre en charge. Elle n’avait pas peur de la mort : là-bas, dans une espérance confuse, Étienne l’attendait. Non, quoiqu’elle s’en défendît, malgré la douleur, elle trouvait un certain répit dans son état de malade. La seule chose qui la rongeait, bien qu’elle n’en parlât jamais, c’était la pensée de ses gosses : elle avait eu tant de bonheur à les mettre au monde, à les bercer, les pouponner, les voir s’éveiller à la vie. Elle se sentait si forte, si pleine d’énergie, elle savait qu’elle surmonterait tous les obstacles pour eux… et la vie semblait avoir raison d’elle. Mais elle ne s’avouait pas vaincue : tant qu’elle respirerait, elle espérerait et elle ferait ce qui était dans ses capacités pour qu’ils aient une vie meilleure que la sienne. Bien sûr, elle n’était pas dupe, elle savait bien qu’ils étaient mal engagés, mais ils étaient si entourés… Avec la maladie, elle, si peu tournée vers la foi, parlait de plus en plus souvent à Dieu, le soir, dans sa solitude, et c’était toujours pour le remercier d’avoir mis Ali et Fathia, Pierre et Odile sur son chemin et pour lui confier ses enfants.</strong></p>
<p><strong> Pierre, avec l’aide de Quentin, avait pris particulièrement Michaël en main. Ils réfléchissaient aux besoins fondamentaux. Ils avaient de grands débats : </strong></p>
<p><strong>“La chose la plus importante, c’est de préserver la santé, disait Michaël.</strong></p>
<p><strong>- Oui, mais pas n’importe comment ! réagissait Pierre. N’oubliez pas que les gens en bonne santé “naturellement” ne rapportent rien aux firmes pharmaceutiques, ce qui rapporte, c’est la maladie des gens solvables. Les firmes n’ont aucun intérêt à ce qu’on développe la prévention. Or nous, notre objectif, c’est de faire en sorte que les gens tombent le moins malades possible, pas qu’ils avalent des tonnes de petites pilules roses ou blanches. Et pour cela, il faut changer complètement notre façon de vivre, c’est une vraie révolution.</strong></p>
<p><strong>- Pour ça, il faut s’occuper en priorité de la qualité de l’eau et de l’alimentation,” ajoutait Quentin. Et ils lisaient des articles ou des livres sur l’agriculture : ils avaient découvert René Dumont, ils suivaient avec attention le travail de la Confédération paysanne, ils s’informaient sur la question des O.G.M., les organismes génétiquement modifiés :</strong></p>
<p><strong>“Certains disent que ça sauvera l’humanité de la famine. Qu’est-ce que tu en penses, Pierre ? demandait Quentin.</strong></p>
<p><strong>- Je n’y crois pas. Je crois que l’argumentaire des firmes agro-alimentaire n’a pas d’autre objectif que d’étendre leur territoire de chasse et de nous fourguer des semences dont nous verrons trop tard les effets néfastes. Je me souviens parfaitement de la révolution verte, dans les années 60, c’était la panacée ! Résultat : à court terme, un accroissement des rendements. Mais à long terme, des effets désastreux à plusieurs niveaux : une dépendance des paysans contraints de s’endetter pour l’achat d’engrais, de pesticides ou de tracteurs, si bien que beaucoup ont fait faillite et sont allés grossir les bidonvilles, particulièrement dans le tiers-monde. Et puis, surtout, ce qu’on sait trop peu, c’est que ces productions présentaient des graves carences en minéraux qui ont entraîné des déficiences intellectuelles chez de très nombreuses personnes. Le risque, avec les O.G.M., c’est les résistances qui peuvent passer à d’autres plantes, d’une part, et le fait qu’on ne sait absolument pas, quoi qu’en disent les firmes, comment on va réagir à ces nouveaux produits.</strong></p>
<p><strong>- Comment ça  ? questionna Michaël.</strong></p>
<p><strong>- Et bien, par exemple, on introduit un gène de hamster dans une variété de céréales. Bon, et quel effet ça aura sur notre santé dans dix ou vingt ans ? Quand on voit que les réactions allergiques sont de plus en plus fréquentes, il y a de quoi avoir des sueurs froides. C’est trop facile de dire que c’est les passéistes rétrogrades qui s’opposent aux O.G.M… Tant que cette recherche dépendra de firmes dont l’objectif est de faire du profit à n’importe quel prix, moi je n’aurai aucune confiance. Qu’on confie cette recherche à des organismes d’état, strictement d’état, contrôlés par des citoyens mandatés en raison de leurs compétences scientifiques et obligés de rendre des comptes à la population dans un langage clair ; et qu’on avance à pas de fourmi, voilà mon opinion, et surtout en milieu confiné. Quant à la faim dans le monde, l’occident a une énorme responsabilité car il a désorganisé l’agriculture vivrière. Au siècle dernier, comparativement et malgré la colonisation, on n’avait pas faim en Afrique. D’ailleurs, on a de quoi nourrir tout le monde, actuellement, mais on ne sait pas répartir les richesses.</strong></p>
<p><strong>- Et que penses-tu de l’eau ? demanda Quentin.</strong></p>
<p><strong>- Je pense que c’est un des problèmes les plus graves que nous avons à affronter. L’eau potable est en train de devenir un bien de luxe.</strong></p>
<p><strong>- C’est vrai, dit Michaël, j’ai entendu Vladimir raconter qu’en Russie, dans les grandes villes, l’eau sort des robinets, jaune et sentant l’œuf pourri, et les Russes, qui gagnent pourtant à peine de quoi survivre, sont obligés d’acheter de l’eau en bouteille.</strong></p>
<p><strong>- La pauvreté, c’est une notion toute relative, songea Quentin.</strong></p>
<p><strong>- Que veux-tu dire par là ? interrogea Pierre. </strong></p>
<p><strong>- Je me souviens d’un film qui s’appelait “Les Dieux sont tombés sur la tête.” Ça se passait chez les Buschmen, dans le désert du Kalahari et ces gens paraissaient parfaitement heureux. Ils avaient de quoi manger, une nourriture saine qui leur convenait, ils trouvaient à boire dans les feuilles, ils partageaient tout. Et puis un jour, une bouteille vide est tombée du ciel et a semé la zizanie entre eux. Enfin c’était une fable. Bon, ils sont sûrement classés parmi les très très pauvres, puisqu’ils n’ont pas d’argent. Mais ont-ils besoin d’argent ?</strong></p>
<p><strong>- Tu as raison, dit Pierre, on se trompe en faisant de l’argent la mesure de toute chose. Il y a des tas de choses qui ne passent pas par l’argent. En Afrique, toujours, pendant longtemps, être pauvre, c’était être isolé socialement.</strong></p>
<p><strong>- Ils ont raison, les Africains, s’exclama Michaël. Nous sommes pas dans la détresse totale parce que nous sommes entourés. Et même si nous avions un appartement plus grand, et un peu plus d’argent, mais dans un quartier où personne nous connaîtrait, nous serions beaucoup plus démunis. Ça se compte pas en argent, l’amitié, pourtant c’est une richesse essentielle.”</strong></p>
<p><strong> Un silence suivit ces propos pleins de sagesse et de pudique reconnaissance. Pierre toussota :</strong></p>
<p><strong>“Je crois que l’autre besoin fondamental de l’humanité, c’est l’éducation. Il faut être informé, capable de réfléchir sur les choses importantes, pour ne pas subir sa vie. Par exemple, lorsque les filles vont à l’école, elles deviennent capables de se projeter dans l’avenir et de faire des choix raisonnés. En Inde, dans deux provinces, le Kerala et le Tamil Nadu, on a observé une baisse massive de la démographie grâce à la scolarisation volontaire de toutes les filles, même celles des villages éloignés. C’est plus facile d’assurer une vie moins misérable à la famille quand il y a moins d’enfants et c’est une charge moins lourde pour les femmes. Je crois vraiment que l’éducation, quelque soit la forme qu’elle prenne, est un des défis majeurs du siècle à venir. Mais il va y avoir beaucoup de résistances à lever car elle est contraire aux intérêts des multinationales.</strong></p>
<p><strong>- Pourquoi ? demanda Quentin.</strong></p>
<p><strong>- Les multinationales n’ont pas intérêt à avoir en face d’elles des gens qui réfléchissent dans une autre direction que celle qu’elles ont choisie et qui sont armés pour argumenter. Ils représentent un danger. Ce qu’elles veulent, c’est du personnel malléable et docile.</strong></p>
<p><strong>- Mais pourquoi sont-ils si inhumains ? ajouta Quentin</strong></p>
<p><strong>- Ce n’est pas la question, répondit Pierre, ils sont tout simplement dans une autre logique. Leur but, c’est de faire de l’argent, d’agrandir leur territoire de chasse, d’écraser leurs concurrents. Ils fonctionnent encore selon la loi de la jungle : que le plus fort gagne. Vous savez, comme l’avait déjà dénoncé La Fontaine, dans <em>Le loup et l’agneau</em> : “La raison du plus fort est toujours la meilleure.” C’est aux peuples de leur imposer d’autres priorités : miser sur la coopération au lieu de toujours prôner la compétition, par exemple, et obliger les états et les élus à réoccuper leur place, remettre le politique à la première place. Pour ça, on est obligé de réfléchir à nos valeurs, à pourquoi on vit. C’est un sacré débat. Mais je suis optimiste, le débat est ouvert et les peuples, de plus en plus nombreux, redressent la tête. Alors, pour l’instant, on dit qu’ils n’ont pas de légitimité, ceux qui manifestent à Seattle ou ailleurs. Mais moi, je crois qu’ils ont la seule vraie légitimité car ils sont au service de la vie alors que les multinationales, dans leur fuite en avant, sont dans une logique de mort.”</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Le coin des ziques qu’on aime bien La Bolduc</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 23:12:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le coin des ziques qu’on aime bien La Bolduc
La Bolduc à ses débuts avec un orchestre d&#8217;amis

 
La Bolduc, née Mary Rose Anna Travers en 1894 à Newport – Gaspésie – Québec. Elle est morte à Montréal en  1941.  C’est une auteure-compositeure-interprète québécoise. Musicienne autodidacte, considérée comme la première véritable « chansonnière » du Québec, elle remporte un [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5372&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1><span style="color:#ff0000;"><strong>Le coin des ziques qu’on aime bien La Bolduc</strong></span></h1>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5370" title="Bolducwithfellowbandmembers1928" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/bolducwithfellowbandmembers1928.jpg?w=320&#038;h=265" alt="Bolducwithfellowbandmembers1928" width="320" height="265" />La Bolduc à ses débuts avec un orchestre d&#8217;amis<br />
</strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La Bolduc, née Mary Rose Anna Travers en 1894 à Newport – Gaspésie – Québec. Elle est morte à Montréal en  1941.  C’est une auteure-compositeure-interprète québécoise. Musicienne autodidacte, considérée comme la première véritable « chansonnière » du Québec, elle remporte un succès extraordinaire auprès du public québécois et la consécration par le disque.</strong></p>
<p><strong>Ses contemporains, sans être dénués de talent, singeaient les chansonnettes françaises à la mode ou adaptaient des chansons américaines.</strong></p>
<p><strong>La Bolduc a donné à la chanson québécoise des années 1920-1930 un vent de frais et de renouveau : elle racontait le quotidien des petites gens au cœur de la crise économique et de la Grande Dépression des années 1930. Le tout dans la langue du peuple, avec optimisme et beaucoup d’ironie. </strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5371" title="La Bolduc - mary_travers" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/la-bolduc-mary_travers.jpg?w=550&#038;h=768" alt="La Bolduc - mary_travers" width="550" height="768" />La Bolduc Jeune<br />
</strong></p>
<p><strong>La « marque de fabrique » de La Bolduc : « Le Turlutage », n’y voyez pas malices bande de malfaisants ! Les refrains de la plupart de ses chansons sont turlutés ; la turlute étant un  jeu de langue qui ponctue les mélodies et leur donne un rythme particulier  un peu comme ce que suisses ou tyroliens appellent « Yodler ». Les ponts musicaux sont joués à l&#8217;harmonica. Nous retrouverons ceci, bien plus tard dans les gigues de Gille Vigneault.</strong></p>
<p><strong>Si, à mon tour, je devais singer ceux qui parlent « aux Etats », je vous dirais, Madame Bolduc : « You were a great folk singer »</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5373" title="labolduc_1935" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/labolduc_1935.jpg?w=432&#038;h=430" alt="labolduc_1935" width="432" height="430" />La Bolduc en 1935<br />
</strong></p>
<p><strong>Quelques succès de La Bolduc : c’est le moment d’giguer les enfants !!</strong></p>
<p>-         <strong>sur les petites gens simples :</strong></p>
<ul>
<li><strong>Les gens de son pays : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=HCQfe7zAYRY">http://www.youtube.com/watch?v=HCQfe7zAYRY</a></strong></li>
<li><strong>La cuisinière : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=WbGSHtwzOfs">http://www.youtube.com/watch?v=WbGSHtwzOfs</a></strong></li>
<li><strong>Le sauvage du Nord : avec ses vaches et ses bottes aux pieds : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Sp2M1g_cU5w&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=Sp2M1g_cU5w&amp;feature=related</a></strong></li>
<li><strong>En revenant des foins : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=OEJUgOs5bmE&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=OEJUgOs5bmE&amp;feature=related</a></strong></li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<p>-         <strong>Sur la Dépression et l’optimisme, la vie quotidienne :</strong></p>
<ul>
<li><strong>Ça va venir découragez-vous pas ! <a href="http://www.youtube.com/watch?v=6dI-DdTZJyo&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=6dI-DdTZJyo&amp;feature=related</a></strong></li>
<li><strong>L’ouvrage aux canadiens : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=xtUPZBN7Q_s&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=xtUPZBN7Q_s&amp;feature=related</a></strong></li>
<li><strong>La Bastringue : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=DwDGu2SEUPY&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=DwDGu2SEUPY&amp;feature=related</a></strong></li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<p>-         <strong>Un peu de satire et d’ironie :</strong></p>
<ul>
<li><strong>Sur les américains : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1Q3VMDmx_r8&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=1Q3VMDmx_r8&amp;feature=related</a></strong></li>
<li><strong>Pour ces temps de grippe porcine !  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=DKKtNKfwjO0">http://www.youtube.com/watch?v=DKKtNKfwjO0</a></strong></li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Et pour finir en beauté, une horreur qui nous pend au nez à tous ! Enfin …y’en a aussi de très chouettes ….Ouf, j’me suis bien rattrapé !!!!!!! </strong></p>
<p><strong>Les Belles-Mères duo avec La Bolduc et les paroles : Un air qui ressemble à plusieurs airs du folklore français et aussi à My Darling Clementine …qui n’a rien à voir avec Miss Autain !!! </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=68OqMdud_bo">http://www.youtube.com/watch?v=68OqMdud_bo</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Tu m&#8217;demande pourquoi je suis triste<br />
Ma belle-mère est rendu à la maison<br />
Elle est forte et rien ne lui résiste<br />
Quand elle parle elle à toujours raison</strong></p>
<p><strong>Si t&#8217;étais pas mou comme une chique<br />
Elle s&#8217;metrait pas le nez dans tes chaudrons<br />
A ta place je prendrais une brique<br />
J&#8217;y en donnerais cinq six coups sur l&#8217;citron</strong></p>
<p><strong>Turlutage</strong></p>
<p><strong>On voit qu&#8217;tu connais pas ma belle-mère<br />
Elle m&#8217;fais peur rien qu&#8217;a la regarder<br />
Elle à d&#8217;l'air d&#8217;une vieille sorcière<br />
On dirait d&#8217;une vieille fille enragée</strong></p>
<p><strong>Puisqu&#8217;elle la si mauvais caractère<br />
Si t&#8217;avais pas d&#8217;l'air aussi tata<br />
J&#8217;aurais dit mêle toé dont de té affaires<br />
J&#8217;aurais montré de quel point tu chaussais</strong></p>
<p><strong>Turlutage</strong></p>
<p><strong>Tous cela c&#8217;est bien facile à dire<br />
Si y&#8217;en a qui veulent se marier<br />
Faite pas comme moé pauvre martyre<br />
Croyez moi chu bien mal amanché</strong></p>
<p><strong>Dans la vie chacun à ses misères<br />
Moi je prend la vie du bon coté<br />
Si tu veux pour oublier ta belle-mère<br />
Tous les deux nous allons turluter</strong></p>
<p><strong>turlutage</strong></p>
<p><strong>Comme c&#8217;était hier sa fête<br />
Elle ma demandé pour l&#8217;embrasser<br />
Comme elle prise et qu&#8217;elle sent la vieille pipe<br />
J&#8217;ai manqué d&#8217;mourir empoisonné</strong></p>
<p><strong>Veux tu que je te donne la manière<br />
Si tu veux viens t&#8217;en débarrasser<br />
Met s&#8217;y dont une bonne pilule dans sa théière<br />
Elle viendrait plus jamais t&#8217;achaller</strong></p>
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			<media:title type="html">Coquelicot</media:title>
		</media:content>

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			<media:title type="html">Bolducwithfellowbandmembers1928</media:title>
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			<media:title type="html">La Bolduc - mary_travers</media:title>
		</media:content>

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			<media:title type="html">labolduc_1935</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Le coin des bons bouquins « Changer le monde sans prendre le pouvoir » de John Holloway plus un appendice sur Daniel Bensaïd</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/10/05/le-coin-des-bons-bouquins-%c2%ab-changer-le-monde-sans-prendre-le-pouvoir-%c2%bb-de-john-holloway-plus-un-appendice-sur-daniel-bensaid/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 14:42:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Culture - Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Le coin des bons bouquins]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>
		<category><![CDATA[social]]></category>
		<category><![CDATA[Le coin des bons bouquins « Changer le monde sans prendre le pouvoir » de John Holloway plus un appendice sur Daniel Bensaïd]]></category>

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		<description><![CDATA[Le coin des bons bouquins « Changer le monde sans prendre le pouvoir » de John Holloway 
plus un appendice sur Daniel Bensaïd


&#8220;Changer le monde sans prendre le pouvoir&#8221;, de John Holloway, chez Syllepse part de l&#8217;hypothèse que nous sommes séparés de notre pouvoir-faire par la séparation introduite par le capitalisme entre le faire et le produit [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5365&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><strong><span style="color:#ff0000;">Le coin des bons bouquins « Changer le monde sans prendre le pouvoir » de John Holloway </span></strong></h1>
<h1 style="text-align:center;"><strong><span style="color:#ff0000;">plus un appendice sur Daniel Bensaïd</span></strong></h1>
<p style="text-align:center;"><strong><span style="color:#ff0000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-5366" title="JohnHolloway-Portrait" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/johnholloway-portrait.jpg?w=550&#038;h=678" alt="JohnHolloway-Portrait" width="550" height="678" /><br />
</span></strong></p>
<p><strong>&#8220;Changer le monde sans prendre le pouvoir&#8221;, de John Holloway, chez Syllepse part de l&#8217;hypothèse que nous sommes séparés de notre pouvoir-faire par la séparation introduite par le capitalisme entre le faire et le produit du faire, qui devient objet et marchandise appropriée par le possesseur des moyens de production, et étalonné par l&#8217;argent<br />
Il cite de manière très originale et acérée Marx et le lit de manière très différente de celles d’Engels ou Lénine<br />
</strong></p>
<h2><strong> <span style="color:#ff0000;">« <em>Il présente la révolution comme une urgente et quasi-impossible nécessité, et qu&#8217;il donne des arguments pour la considérer comme un processus jamais achevé, toujours à reconstruire</em></span></strong></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><em> Cela l&#8217;amène à se démarquer totalement de la conception du Parti omniscient et guide qui doit prendre le pouvoir, d&#8217;où le profond mépris que lui témoigne (comme à tant d&#8217;autres) Bensaid dans son livre « Eloge de la politique profane », tissu d&#8217;attaques, livre que bien évidemment je ne vous conseille pas car vous n&#8217;y apprendrez rien » . Ce qui précède, c’est l’avis d’Evelyne Perrin que je partage</em></strong><em>.</em></span> <strong>Mais nous y reviendrons !</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>John Holloway, né en 1947, est économiste et philosophe marxiste d&#8217;origine irlandaise dont le travail est associé au mouvement zapatiste de l&#8217;Armée zapatiste de libération nationale (<em>EZLN</em>). Il réside et enseigne à Puebla au Mexique depuis 1991.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Holloway avait déjà publié, en février 2003 «  Douze thèses pour l’anti-pouvoir » repris par le site Europe Solidaire Sans Frontières</p>
<p><strong><a href="http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article4498">http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article4498</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">QUE DIT HOLLOWAY ?</span></strong></span></h2>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<p><strong>- 1 : Qu’il ignore la réponse à sa propre question. Peut-être pouvons-nous changer le monde sans prendre le pouvoir. Peut-être pas. Le point de départ c’est l’incertitude, le fait de ne pas savoir, la recherche collective d’une piste pour avancer.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>- 2 : Que nous recherchons cette piste car le capitalisme est une catastrophe pour l’humanité. Un changement radical dans l’organisation de la société, une révolution, est plus urgent que jamais. Elle ne pourra qu’être mondiale si elle doit servir à quelque chose.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>- 3 : Qu’il est peu probable qu’elle intervienne d’un seul coup. Cela signifie que nous pouvons uniquement concevoir la révolution comme « interstitielle », comme une révolution qui occuperait les interstices du capitalisme, qui occuperait des espaces dans le monde alors que le capitalisme existe encore. Comment nous concevons ces interstices : s’agirait-il d’Etats ou d’autres types d’espaces ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Deux approches sont envisageables :</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>- La prise du pouvoir étatique est moins une question d’intentions futures que d’organisation présente. Comment devrions nous aujourd’hui nous organiser ? Devrions-nous joindre un parti, une forme organisationnelle qui concentre nos mécontentements vers la</strong> <strong>conquête du pouvoir d’Etat ? Ne devons-nous pas plutôt nous organiser autrement ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L’argument contre la première de ces conceptions : elle s’oriente dans la mauvaise direction ! L’Etat n’est pas une chose, un objet neutre : c’est une forme de relations sociales, d’organisation, une manière de faire les choses élaborée pendant des siècles : son objectif : maintenir et développer le règne du capital</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>- La seconde manière est la suivante : envisager l’expansion et la multiplication des insubordinations qui ne soient pas ficelées ensemble pour former un parti.  Elles devront se développer  librement et aller dans la direction où la lutte les entraîne. Cela ne signifie pas l’absence de coordination, il s’agit d’une coordination légère et souple. Le principal ce n’est pas l’Etat mais la société que nous souhaitons créer.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>- 4 : Qu’il y a une question clé dans l’histoire de la gauche étatiste : la trahison. De tous temps ses leaders ont trahis le mouvement tout simplement parce que l’Etat sépare les leaders du mouvement et les aspire dans un processus de réconciliation avec le capital.</strong></p>
<p><strong>La trahison est donc une donnée de départ Si l’Etat est la forme d’organisation.</strong></p>
<p><strong>Pouvons-nous résister ? Evidemment ! </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>A nous de refuser de laisser l’Etat identifier les meneurs ou les représentants permanents du mouvement, </strong></li>
<li><strong>A nous de refuser de laisser des délégués négocier en secret avec les représentants de l’Etat. </strong></li>
<li><strong>A nous de comprendre que l’Etat est une organisation où l’on agit pour le compte de, alors que ce que nous sommes pour une organisation reposant sur l’autodétermination, </strong></li>
<li><strong>A nous d »inventer une forme d’organisation qui nous autorise à articuler ce que nous voulons, ce que nous décidons.</strong></li>
</ul>
<p><strong>- 5 : Que le troisième problème tient à l’organisation de l’autodétermination sociale. Comment organiser un système de démocratie directe à une échelle qui dépasse le niveau local dans une société qui se complexifie sans cesse ? La réponse classique c’est la constitution de conseils reliés ensemble par un conseil des conseils auquel chaque conseil mandate des délégués révocables. C’est le mandat impératif !</strong></p>
<p><strong>Si cette proposition est cohérente,  il apparaît que, même dans un petit groupe, le fonctionnement de la démocratie pose toujours problème. La seule manière de concevoir la démocratie directe est de l&#8217;incorporer à un processus permanent d’expérimentation et d’auto éducation. </strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Pouvons-nous changer le monde sans prendre le pouvoir ? La seule manière de le savoir serait de le faire !!!</strong></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"> <img class="aligncenter size-full wp-image-5367" title="Changer le monde sans prendre le pouvoir John Holloway" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/changer-le-monde-sans-prendre-le-pouvoir-john-holloway.jpg?w=480&#038;h=742" alt="Changer le monde sans prendre le pouvoir John Holloway" width="480" height="742" /></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Lisez le livre d’Holloway et, si vous le voulez bien, rapprochez-le des « Trois pieds politiques de l’Objection de Croissance » de notre ami Michel Lepesant …vous y trouverez comme des similitudes !!</strong></span></h2>
<p><a href="http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/08/14/tripode">http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/08/14/tripode</a></p>
<h2><span style="color:#ff0000;">Cela révèle, en tout cas, une pensée qui court le vaste monde et cherche les voies et moyens de changer le monde de manière révolutionnaire sans passer par cette « quasi-impossible révolution » dont parle Holloway.</span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;">Changer le monde sans prendre le pouvoir : 19 € à la FNAC :</span></h2>
<p><a href="http://livre.fnac.com/a2050580/John-Holloway-Changer-le-monde-sans-prendre-le-pouvoir">http://livre.fnac.com/a2050580/John-Holloway-Changer-le-monde-sans-prendre-le-pouvoir</a></p>
<h4>ou aux Editions Syllepse pour 20 €</h4>
<h4>69, rue des Rigoles  75020 Paris</h4>
<h4>Métro Jourdain (ligne 11)</h4>
<h4>Téléphone : 01 44 62 08 89</h4>
<p><a href="http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_76_iprod_362-Changer-le-monde-sans-prendre-le-pouvoir.html">http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_76_iprod_362-Changer-le-monde-sans-prendre-le-pouvoir.html</a></p>
<p><strong>Revenons à Daniel Bensaid et à son  <em>« Eloge de la politique profane ». </em>En général, sur ce blog, il existe une rubrique pour ce genre c’est « Le coin des livres à ne pas lire » !!! Mais, comme Je pense la même chose qu’Evelyne Perrin, je ne ferai pas l’honneur à Môssieur Bensaid, ci-devant penseur de la LCR puis du NPA, d’écrire une critique de son indigeste pavé ! C’est un tissu de vacheries, de rigidités, de basses attaques duquel vous ne tirerez rien…et, en plus, ce bouquin est cher : 22 € mais il fait près de 400 pages pour une livre de papier ! Ou alors achetez-le chez Amazon ou un autre car il doit bien se trouver …en solde !!</strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;">Que ce Bensaid là attaque Holloway fait honneur à l’auteur de « Changer le monde sans prendre le pouvoir » ! Cours, camarade Daniel, le vieux monde est derrière toi !!</span></h2>
<p>Guy Dutron</p>
<p>5 – 10 &#8211; 2009</p>
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	</item>
		<item>
		<title>La France bloque de nouveau l’affaire Ben Barka !</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/10/03/la-france-bloque-de-nouveau-l%e2%80%99affaire-ben-barka/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 13:43:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
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		<category><![CDATA[La France bloque de nouveau l’affaire Ben Barka !]]></category>

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		<description><![CDATA[La France bloque de nouveau l’affaire Ben Barka !


Mehdi Ben Barka au micro Photo Yabiladi.com
 
Relancée ce jeudi avec la diffusion par Interpol de quatre mandats d’arrêts signés en octobre 2007, l’affaire Ben Barka est, à nouveau, bloquée. Le Parquet de Paris a annoncé hier soir avoir demandé la suspension de la diffusion de ces [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5332&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>La France bloque de nouveau l’affaire Ben Barka !<br />
</strong></span></h1>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5333" title="benbarka au micro photo yabiladi .com" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/benbarka-au-micro-photo-yabiladi-com.jpg?w=532&#038;h=394" alt="benbarka au micro photo yabiladi .com" width="532" height="394" /></strong></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Mehdi Ben Barka au micro Photo Yabiladi.com</strong></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"> </span></p>
<p><strong>Relancée ce jeudi avec la diffusion par Interpol de quatre mandats d’arrêts signés en octobre 2007, l’affaire Ben Barka est, à nouveau, bloquée. Le Parquet de Paris a annoncé hier soir avoir demandé la suspension de la diffusion de ces mandats d’arrêt, en attendant les précisions demandées par Interpol au juge d’instruction &#8220;afin de les rendre exécutables&#8221;.</strong><strong> Ouais, on verra bien !!!!!</strong></p>
<p><strong>Ces quatre mandats avaient été signés le 22 octobre 2007 par le juge d’instruction Patrick Ramaël, à l’encontre du général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine, Abdelkader Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, l’un des membres présumés du commando marocain qui aurait enlevé Ben Barka, et Abdlekak Achaachi, agent du Cab 1, l’une des unités des services marocains. L’avocat de la famille Ben Barka, en charge du dossier depuis 44 ans, estime qu’on a de nouveau bloqué l’affaire.</strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">Qu’est-ce que « l’affaire Ben Barka » ?</span></strong></span></h2>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<p><strong>Pour les plus jeunes d’entre-nous, Ben Barka ne dit, hélas, plus grand chose. Raison de plus pour rappeler quelques vérités.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>-         <strong>Qui était Ben Barka ? </strong></p>
<ul>
<li><strong>Mehdi Ben Barka est né en janvier 1920 à Rabat, Maroc. Il a disparu le 29 octobre 1965 à Fontenay-le-Vicomte. Homme politique marocain, principal opposant socialiste au roi Hassan II et leader du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste de l’époque.</strong></li>
</ul>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>L&#8217;affaire Ben Barka, reste le symbole :</strong></span></h2>
<ul>
<li>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>de la politique      clientéliste franco-africaine ; la fameuse France-Afrique symbolisée      par en son temps par Jacques Foccart fort bien remplacé depuis.</strong></span></h2>
</li>
</ul>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong> </strong></span></h2>
<ul>
<li>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>des années de plomb      sous le roi Hassan II, politique qui a longtemps gelé les relations      franco-marocaines.</strong></span></h2>
</li>
</ul>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong> </strong></span></h2>
<ul>
<li>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>des dysfonctionnements      graves des pouvoirs exécutif, judiciaire et médiatique, tant en France      qu&#8217;au Maroc.</strong></span></h2>
</li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>Représentant de l’aile gauche d’un parti qu’il juge trop conservateur, il provoque une scission et fonde en 1959 l&#8217;Union nationale des forces populaires du Maroc (gauche), qui se place dans l’opposition au régime du roi Hassan II. Il devient professeur de mathématiques. Il fonde, en septembre 1959, l&#8217;Union nationale des forces populaires (UNFP), principal parti de gauche opposé au régime royal. Il préside l&#8217;Assemblée consultative mise en place après l&#8217;indépendance. Le 16 novembre 1962, il échappe déjà à un attentat fomenté par les services du général Oufkir et du colonel Dlimi. Le 22 novembre 1963, il est condamné à mort par contumace pour complot et tentative d&#8217;assassinat contre le roi. </strong></li>
<li><strong>Mehdi Ben Barka s&#8217;exile alors, devenant un « commis-voyageur de la révolution », selon l&#8217;expression de  Jean Lacouture. </strong>
<ul>
<li><strong>Il part d&#8217;abord pour Alger, où il rencontre Che Guevara, Amílcar Cabral et Malcolm X. Il s&#8217;en va ensuite pour Le Caire, Rome, Genève et La Havane. Il essaie de fédérer les mouvements révolutionnaires du tiers-monde en vue de la Conférence Tricontinentale qui doit se tenir en janvier 1966 à La Havane. Il affirme dans une conférence de presse : « les deux courants de la révolution mondiale y seront représentés : le courant surgi avec la révolution d’Octobre et celui de la révolution nationale libératrice ». Présidant la commission préparatoire, il définit les objectifs, parmi lesquels l’aide aux mouvements de libération, le soutien à Cuba soumis à l’embargo américain, la liquidation des bases militaires étrangères et l&#8217;abolition de l’apartheid en Afrique du Sud&#8230; Pour l’historien René Galissot : « c’est dans cet élan révolutionnaire de la Tricontinentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka ».<a href="#_ftn1">[1]</a></strong></li>
<li><strong>Ben Barka est intercepté peu après son arrivée à Paris devant la Brasserie Lipp, le 151 boulevard Saint-Germain, le 29 octobre1965, par deux policiers français l&#8217;inspecteur principal Louis Souchon (chef du groupe des stupéfiants à la Brigade mondaine) et son adjoint Roger Voitot, qui le font monter dans une voiture où se trouve également un membre de la pègre parisienne, Julien Le Ny. On ne reverra jamais Mehdi Ben Barka.</strong></li>
<li><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5337" title="Brasserie Lipp" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/brasserie-lipp.jpg?w=500&#038;h=333" alt="Brasserie Lipp" width="500" height="333" /><br />
</strong></li>
<li><strong>Cette « interpellation » pour le moins illégale est commanditée par Antoine Lopez, chef d&#8217;escale d&#8217;Air France à l&#8217;aéroport d&#8217;Orly et ci-devant « Honorable correspondant » du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Elle implique également à des degrés divers trois autres personnages obscurs : Georges Boucheseiche (ancien membre de la Gestapo française sous l&#8217;Occupation. Un homme qui rallia le gang des Tractions Avant à la Libération, qui fut également, dans les années 1960, un barbouze anti-OAS, puis un actif militant du Service d&#8217;action civique cher à Charles Pasqua. Un homme proche de Jo Attia<a href="#_ftn2">[2]</a>. Participent aussi Jean Palisse et Pierrot Dubail, hommes de mains de Boucheseiche. </strong></li>
<li><strong>Lors du procès Ben Barka, Lopez fut fortement soupçonné d&#8217;avoir agi sur instructions du général Oufkir, et le 7 juin 1967, le verdict fut ainsi prononcé : les deux policiers furent condamnés à 8 ans et 6 ans de réclusion criminelle, Antoine Lopez à 8 ans. </strong></li>
<li><strong>Le général Oufkir et les quatre membres de la pègre parisienne quant à eux réfugiés au Maroc où ils avaient ouvert des bordels, furent condamnés à la perpétuité par contumace. Le roi Hassan II refusa toujours d&#8217;appliquer les condamnations ou d&#8217;extrader les condamnés. Le général Oufkir se suicidera ou sera suicidé quelques années plus tard après un coup d&#8217;État manqué contre le roi du Maroc (voir : Gilles Perrault, <em>Notre ami le roi</em>).</strong></li>
<li><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5334" title="MOROCCO-OUFKIR" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/oufkir-maroc-hebdo-press-jpg.jpg?w=198&#038;h=274" alt="MOROCCO-OUFKIR" width="198" height="274" /></strong></li>
<li style="text-align:center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5335" title="SIPA/00005269/000002" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/dlimi-maroc-hebdo-press.jpg?w=198&#038;h=324" alt="SIPA/00005269/000002" width="198" height="324" />Successivement : le général Oufkir et le colonel Dlimi source Maroc Hebdo Press<br />
</strong></li>
<li><strong>Le compagnon de Ben Barka : Mohamed Lahrizi</strong><strong>, est un homme dont tout le monde évite de parler. Il  faisait pourtant partie de la garde rapprochée de Mehdi Ben Barka, a connu un sort encore plus dramatique que son ami Mehdi. L&#8217;homme a non seulement été sauvagement assassiné mais, de surcroît, sa femme, une ressortissante suisse et sa petite fille de 8 ans ont été kidnappées et portées disparues depuis les années 60. Depuis, ce dossier ne figure pas dans les instructions des juges français !!</strong></li>
<li><strong>Sur ces sujets, voir, en complément : « <em>AFFAIRE BEN BARKA : Ce que l’on ne vous a jamais dit »</em> in La Gazette du Maroc : <a href="http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&amp;sr=852&amp;n=552&amp;id_artl=15313">http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&amp;sr=852&amp;n=552&amp;id_artl=15313</a></strong></li>
</ul>
</li>
</ul>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong><span style="text-decoration:underline;">Les révélations de Lucien Aimé-Blanc : </span></strong></span></h2>
<p><strong>De 1956 à 1959, Mehdi Ben Barka est président de l&#8217;Assemblée consultative.</strong></p>
<p><strong>L&#8217;ex-commissaire Lucien Aimé-Blanc, connu pour avoir participé à la traque de jacques Mesrine, fut numéro deux de la « Mondaine », de la brigade antigang, de l&#8217;office des stups, puis chef de l&#8217;office central de répression du banditisme de 1977 à 1980. </strong></p>
<p><strong>En avril 2006, il publie <em>L&#8217;Indic et le Commissaire</em> et révèle que la totalité des agents impliqués dans l&#8217;enlèvement de Mehdi Ben Barka était écouté par le SDECE. De fait, Aimé-Blanc publie dans son livre ces écoutes téléphoniques :</strong></p>
<p><span style="color:#ff0000;"><em><strong>«  Adjoint de la brigade antigang en 1966, j&#8217;ai trouvé dans le coffre du patron une liasse de transcriptions d&#8217;une écoute téléphonique répertoriée « Orion 113 » et posée par un service de la Sûreté nationale sur la ligne d&#8217;un hôtel de rendez-vous de l&#8217;avenue Niel à Paris (XVIIe). À la lecture de ces 40 feuillets, j&#8217;ai été stupéfait de constater que c&#8217;était le point de ralliement de toute la bande identifiée comme étant les ravisseurs de Ben Barka. Ils apparaissent tous sur ces écoutes, le chef d&#8217;escale d&#8217;Air France à Orly et indic du Sdece (ancienne DGSE, les services secrets, ndlr), Antoine Lopez, comme les truands Boucheseiche, Figon, Palisse&#8230; Il transparaît en filigrane de ces conversations, enregistrées tout le mois précédant la disparition de Ben Barka, que ces individus liés à un général Marocain projettent l&#8217;enlèvement d&#8217;un homme qui doit arriver à Orly. Il est donc clair que la brigade centrale de recherche criminelle, qui surveillait cet hôtel de passes sans avoir de compétence sur Paris, était au courant de ce projet. À l&#8217;époque, ces écoutes remontaient également au ministère de l&#8217;Intérieur et au conseiller de Matignon. J&#8217;en déduis que le service de la Sûreté nationale qui a branché cet hôtel savait ce qui se tramait, et s&#8217;il n&#8217;est pas intervenu pour déjouer cet enlèvement, c&#8217;est soit par négligence coupable, soit sur ordre.»</strong></em></span></p>
<p><strong>Les écoutes en question, indique Lucien Aimé-Blanc, n&#8217;ont pas été communiquées au juge Zollinger, chargé de l&#8217;enquête sur la disparition de Ben Barka. L&#8217;Express écrit ainsi que « ces écoutes prouvent, en tout cas, que le ministre de l&#8217;Intérieur &#8211; au moins &#8211; savait qu&#8217;une mauvaise action se préparait contre Ben Barka. En outre, les doubles de ces écoutes étaient automatiquement transmis au cabinet du Premier ministre de l&#8217;époque, Georges Pompidou.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;">Comme on le voit, cette affaire trouve des ramifications au plus haut sommet de l’Etat ! C’est vraisemblablement là qu’il faut trouver la cause profonde des manœuvres de retardement que connaît « l’affaire ben Barka » depuis plus de 40 ans !!</span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;">Cet article se veut d’éducation populaire. Qu’il nous permette aussi d’exprimer notre solidarité à la famille de Mehdi Ben Barka et, tout particulièrement à son fils Bechir qui lutte inlassablement pour la vérité et la justice.</span></h2>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-5336" title="matriochka_présidents français" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/10/matriochka_presidents-francais.jpg?w=500&#038;h=400" alt="matriochka_présidents français" width="500" height="400" /><strong>Matriochka des présidents français qui ont bloqué l&#8217;affaire</strong><br />
</span></p>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;">Voir aussi :</span></strong><strong> <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/histoire/chronologie-de-l-affaire-ben-barka_484113.html">http://www.lexpress.fr/actualite/societe/histoire/chronologie-de-l-affaire-ben-barka_484113.html</a></strong></p>
<h3>Fils Ben Barka: la suspension des mandats, &#8220;cynisme de la raison d&#8217;Etat&#8221; : <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-02/fils-ben-barka-la-suspension-des-mandats-cynisme-de-la-raison-d/924/0/382573">http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-02/fils-ben-barka-la-suspension-des-mandats-cynisme-de-la-raison-d/924/0/382573</a></h3>
<p><strong>Les <em>écrits politiques (1957-1965)</em> de Mehdi Ben Barka, un recueil de textes qui permet de mieux comprendre l&#8217;action du grand opposant marocain disparu en octobre 1965, sont publiés aux Editions Syllepse.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1"><strong>[1]</strong></a><strong> </strong><strong>Historien, spécialiste du Maghreb colonial</strong></p>
<p><strong>Engagé à gauche, appartenant à la génération intellectuelle de la guerre d’Algérie, René Gallissot a enseigné à l’université d’Alger à l’Indépendance en 1962. Il revient pour Mai 68 à la Sorbonne, passe de l&#8217;université de Vincennes à l’Institut Maghreb-Europe de l’Université de Paris VIII.</strong></p>
<p><strong>René Gallissot est professeur émérite à l’université de Paris VIII. Il a dirigé l’ouvrage <em>Mouvement ouvrier, communisme et nationalismes dans le monde arabe</em> (Éditions de l’Atelier, 1978); il est aujourd’hui le directeur de la série Maghreb du <em>Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier</em> (Le Maitron).</strong><strong> </strong></p>
<p><a href="#_ftnref2"><strong>[2]</strong></a><strong> Jo Attia, ancien des Bataillons d’Afrique, les Bat’ d’Af’, de son vrai nom Joseph Brahim Attia est un truand parisien des années 1940 à 60, patron du <em>Gavroche</em> à Paris (rue Joseph de Maistre). Il fut membre du gang des Tractions avant. Il est impliqué dans l&#8217;enlèvement de Ben Barka mais aussi dans l&#8217;affaire du colonel Antoine Argoud (ancien patron de l’OAS enlevé en 1963 à Munich par des barbouzes, condamné à la réclusion à perpétuité et libéré en juillet 1968). Toutes ces  opérations controversées sont imputées aux Services Spéciaux français sous l&#8217;ère gaulliste.</strong></p>
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	</item>
		<item>
		<title>Du pipi d’chat  Ou pourquoi je n&#8217;ai pas encore trouvé le temps de lire ton article, Guy.</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/09/25/du-pipi-d%e2%80%99chat-ou-pourquoi-je-nai-pas-encore-trouve-le-temps-de-lire-ton-article-guy/</link>
		<comments>http://dutron.wordpress.com/2009/09/25/du-pipi-d%e2%80%99chat-ou-pourquoi-je-nai-pas-encore-trouve-le-temps-de-lire-ton-article-guy/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2009 10:11:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
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		<category><![CDATA[social]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://dutron.wordpress.com/?p=5256</guid>
		<description><![CDATA[Du pipi d’chat 
Ou pourquoi je n&#8217;ai pas encore trouvé le temps de lire ton article, Guy.

Si vous allez voir l’article : Pour soutenir l’Objection de Croissance par l’Economique. Par Guy Dutron
Vous trouverez ce même texte en commentaire. Pourtant, je ne pense pas que ces deux textes fassent double emploi (si j’ose dire) !
Et ce pour, au moins [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5256&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">Du pipi d’chat </span></h1>
<h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">Ou pourquoi je n&#8217;ai pas encore trouvé le temps de lire ton article, Guy.</span></h1>
<p align="center">
<h3><strong><em><span style="color:#000000;">Si vous allez voir l’article :</span> </em><em><a title="Permanent Link to Pour soutenir l’Objection de Croissance par l’Economique. Par Guy Dutron" href="../../../../../2009/09/24/pour-soutenir-l%e2%80%99objection-de-croissance-par-l%e2%80%99economique-par-guy-dutron/">Pour soutenir l’Objection de Croissance par l’Economique. Par Guy Dutron</a></em></strong></h3>
<p><em><strong>Vous trouverez ce même texte en commentaire. Pourtant, je ne pense pas que ces deux textes fassent double emploi (si j’ose dire) !</strong></em></p>
<p><strong><em>Et ce pour, au moins quatre bonnes raisons :</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong>- </strong><strong><em>Tout le monde ne lit pas les commentaires et ce texte me semble un témoignage important,</em></strong></p>
<p><strong>- </strong><strong><em>Ce texte est un témoignage vécu d’une chômeuse d’aujourd’hui, pris sur le vif,</em></strong></p>
<p><strong>- </strong><strong><em>Hélène n’est pas une chômeuse « ordinaire » ancienne professeure de lettres ayant pris sa retraite proportionnelle après 15 ans de service, ayant travaillé pour une boite pas triste qui a fait faillite, militante politique du RESEDA et Objectrice de Croissance, elle a publié un livre en 1998. Intitulé « Aide sociale à l’enfance<a href="#_ftn1">[1]</a> » sous-titré : « La redoutable sollicitude » …. Un témoignage d’une famille d’accueil, la sienne !! Elle a donc la pratique de l’observation et de l’analyse. Voir : <a title="Permanent Link to Les écrivains du RESEDA" href="../../../../../2009/07/14/les-ecrivains-du-reseda/">Les écrivains du RESEDA</a></em></strong></p>
<p><strong><em><img class="aligncenter size-full wp-image-5258" title="aide-sociale-maria-ivik-helene-lacheret" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/09/aide-sociale-maria-ivik-helene-lacheret.jpg?w=300&#038;h=473" alt="aide-sociale-maria-ivik-helene-lacheret" width="300" height="473" /><br />
</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong>- </strong><strong><em>Hélène publie en ce moment un excellent bouquin sur notre blog sous la forme d’un feuilleton. C’est notre feuilleton de l’été : « Les récoltes du siècle futur. »</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Quand on lit ce témoignage d’Hélène, on se pose une question : Comment font les chômeurs « ordinaires » : ceux qui sont sans formation, déjà désocialisés, acculturés du fait de nos lacunes sociétales, comment peuvent-ils s’y retrouver dans ce merdier désorganisé ????</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Juste un mot avant de passer la parole à Hélène, parce que je suis moins poli qu’elle et que, pour y avoir passé 40 ans, je hais « l’Administration » faible face aux forts et si dure pour les faibles : Pôle Emploi, je vous hais !</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<h3><em><strong>Guy Dutron 25 09 2009</strong></em></h3>
<p><em><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5257" title="Hélène devant chez elle" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/09/helene-devant-chez-elle.jpg?w=480&#038;h=640" alt="Hélène devant chez elle" width="480" height="640" /></strong></em></p>
<p style="text-align:center;"><em><strong>Hélène devant chez elle dans le vieux Nyons<br />
</strong></em></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong>J’avance pas à pas à la découverte de ma nouvelle activité : licenciée pour motif économique. Exactement, j’ai signé une “convention de reclassement personnalisé”. Je suis donc CRP et, en tant que telle, convoquée au pôle-emploi de Pierrelatte, 44 km de mon domicile. A Pierrelatte, tout est fléché : la chambre funéraire, la sécu… mais pas le pôle-emploi. </strong></p>
<p><strong>Je sens que je commence à ne plus être à l’heure pour mon rendez-vous, à force de tourner. Je demande mon chemin à une jeune femme : “C’est très simple, vous allez par là, après le deuxième rond-point, c’est là vous le verrez ».  Je vais donc par là, après le deuxième rond-point, je … ne le vois pas. Où est passé le pôle-emploi ? Je tournicote à droite à gauche, des fois qu’il m’aurait échappé et je remarque des employés au service technique de la ville, reconnaissables à leur tenue. Eux vont savoir : “C’est exactement à l’opposé, au quatrième rond point, vous le<br />
verrez.”<br />
Effectivement, je le vois, je vois aussi, plus loin, une place pour laisser la voiture. J’entre dans cet antre de la modernité de nos sociétés et, consciente de l’importance du moment pour le déroulement futur de ma nouvelle activité, quoique déjà pas mal en retard, je cherche désespérément du regard un point “accueil” ou quelque chose de similaire. Mais je ne vois pas. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Je vois des gens debout, des panneaux “offres d’emplois” (On donne quelque chose, ici ?) et d’autres gens qui vont dans tous les sens. Je m’accoude à une sorte de bar rempli de tas de papiers, ma convocation à la main et j’attends en essayant de ne pas trop me trémousser car j’ai très envie de faire pipi, mais je ne vois pas non plus de toilettes.<br />
Au bout de plusieurs minutes avec mon papier brandi devant moi, une dame s’arrête pour me dire : “Vous cherchez quelque chose ?” Je lui tends la feuille. « Ce n’est pas là » ! s’exclame-t-elle.<br />
- Pourtant je suis bien au pôle-emploi ?<br />
- Oui, mais il y a un autre pôle-emploi, c’est tout près, à deux minutes, vous voyez, la pharmacie, là, tout droit, là, à deux minutes.” </strong></p>
<p><strong>Je m’éloigne rapidement, maintenant je suis vraiment en retard, à peine le temps de penser que cette ville qui n’est même pas sous-préfecture et qui compte 12.000 habitants, possède deux pôles-emplois (commentaires espérés sur la nécessité de mettre ou non des “s” aux mots composés, ça occupe quand on s’ennuie le dimanche), disais-je, deux pôles-emploi (là, y en a plus, des emplois), c’est un secteur en pleine croissance, ça ! </strong></p>
<p><strong>Les deux minutes sont passées et je ne vois pas le deuxième pôle-emploi. je continue jusqu’au croisement suivant, toujours pas de pôle-emploi. Je fais demi-tour, des fois qu’il soit si petit qu’il m’ait échappé. Apparemment non. Re-demi-tour : je finis enfin par l’apercevoir. Maintenant, je suis très en retard. Heureusement, j’aperçois immédiatement le point “accueil” vers lequel je me précipite, ma convocation à la main. </strong></p>
<p><strong>“Attendez votre tour come tout le monde, là !” aboie la préposée. </strong></p>
<p><strong>Désobéissante, ayant aperçu le symbole évasé signifiant “toilettes des dames”, je fais enfin pipi et je reviens attendre mon tour comme tout le monde, là. </strong></p>
<p><strong>Ce faisant, je remarque une jeune femme smart, attaché-case à la main qui dit au revoir à la préposée à l’accueil glacial. Je suis sûre qu’elle est pour moi, celle-là mais comment l’aborder ? Je ne sais pas si j’ai rendez-vous avec un homme ou une femme et, pour les femmes, ça se complique : madame ou mademoiselle ? Je pourrais toujours dire “Help, c’est moi la CRP !” mais c’est un peu cavalier bien qu’en adéquation avec les mœurs guerrières de notre époque. Mais inutile d’élucubrer, la dame est déjà partie. </strong></p>
<p><strong>Curieuse, je laisse les événements se dérouler dans leur implacable logique. Mon tour vient enfin, quelques minutes après le départ de la jeune femme. </strong></p>
<p><strong>La préposée dit : “Elle vient juste de partir.” </strong></p>
<p><strong>Je dis : « Je suis venue tout de suite à l’accueil quand j’ai compris que j’avais enfin trouvé le bon emploi mais vous ne m’avez pas écoutée ».<br />
- Je ne pouvais pas savoir… suit une longue liste de justifications dont je vous épargne les détails, pendant l’énumération desquels je me murmure à moi-même : bien sûr, à force de prendre les chômeurs pour des demeurés qui ne savent pas ce qu’ils font ! </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Je finis par comprendre qu’elle bouge, la dame aux CRP. Si elle bouge, pourquoi ne vient-elle pas au pôle-emploi de Nyons, sous-préfecture, la ville où j’habite ?<br />
- Vous n’avez pas vu les locaux, si vous les aviez vus, vous sauriez que ce n’est pas un endroit pour recevoir, argumente la préposée.</strong></p>
<p><strong><br />
Et si, je les ai vus, je sais que des demandeurs d’emplois (je pense que, vu comme on les traite, ils se contenteraient de la tune pour assurer l’essentiel sans les corvées qui vont avec, si on leur demandait leur avis) y sont reçus tous les jours. </strong></p>
<p><strong>De deux choses l’une : </strong></p>
<p><strong>- </strong><strong>soit les CRP sont une catégorie très très au dessus du panier des demandeurs d’emplois habituels, et on les couvre d’égards pour cette raison. Mais je ne le crois pas vraiment.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>- </strong><strong>soit on pouvait me recevoir à Nyons et il était inutile de me faire dépenser les sous que je n’ai pas pour aller dans un autre pôle-emploi.</strong></p>
<p><strong><br />
Je m’en retourne contente d’avoir fait pipi. Néanmoins, avoir parcouru 88 km pour faire pipi contribue à me persuader de l’absurdité totale de ce système. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Quand mettons-nous la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie en pratique ?</strong></span></h2>
<hr size="1" /><strong><a href="#_ftnref1">[1]</a></strong><strong> Aide sociale à l’enfance – La redoutable sollicitude – sous le pseudonyme de Maria Ivik &#8211; <strong>Chez L’Harmattan – Février 1998 – 270 pages – 20 €</strong></strong></p>
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			<media:title type="html">Coquelicot</media:title>
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			<media:title type="html">aide-sociale-maria-ivik-helene-lacheret</media:title>
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			<media:title type="html">Hélène devant chez elle</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Quand un ami du RESEDA arrête le petit train-train des élus de l’Avesnois !</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/09/21/quand-un-ami-du-reseda-arrete-le-petit-train-train-des-elus-de-l%e2%80%99avesnois/</link>
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		<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 23:20:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Culture - Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire et histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Quand un ami du RESEDA arrête le petit train-train des élus de l’Avesnois !]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand un ami du RESEDA arrête le petit train-train des élus de l’Avesnois !
Selon la Voix du Nord : « Lassés de voir l&#8217;aménagement complet à quatre voies de la RN2 prendre du retard, les élus des communes traversées par cette nationale l&#8217;ont bloquée hier matin à la circulation, de manière festive, pour signifier à l&#8217;État leur colère et [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5211&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Quand un ami du RESEDA arrête le petit train-train des élus de l’Avesnois !</strong></span></h1>
<p><strong>Selon la Voix du Nord : <em>« Lassés de voir l&#8217;aménagement complet à quatre voies de la RN2 prendre du retard, les élus des communes traversées par cette nationale l&#8217;ont bloquée hier matin à la circulation, de manière festive, pour signifier à l&#8217;État leur colère et faire avancer un dossier vieux de plus de 40 ans. ».<br />
</em></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.lavoixdunord.fr/actualite/L_info_en_continu/Hainaut/2009/09/20/article_la-rn2-devenue-l-axe-prioritaire-des-eac.shtml">http://www.lavoixdunord.fr/actualite/L_info_en_continu/Hainaut/2009/09/20/article_la-rn2-devenue-l-axe-prioritaire-des-eac.shtml</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Quarante ans !! Vous vous rendez-compte ? Voilà quarante ans qu’ils nous la promettent leur foutue 4 voies !! Si on compte une moyennes de 4 élections tous les 5 ans avec 10 candidats ; cela fait, selon notre arithmétique sommaire : 5X4X8&#215;10 = 1600 promesses de faux culs !! Et nos confessionnaux qui sont désert !! Y’a plus de justice, fut-elle divine ! Pourtant que de pècheurs et pècheresses !!</strong></p>
<p><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5212" title="tete_du_train" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/09/tete_du_train.jpg?w=400&#038;h=385" alt="tete_du_train" width="400" height="385" /></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong>In cauda venenum !<br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Ce que ne dit pas (pas encore ?) La Voix, c’est que tout le monde ne voit pas cela de cet œil là ! Aux dernières législatives, cantonales et municipales, nous fumes les seuls à nous prononcer clairement contre cette fabrique à CO² ! </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Depuis, nous nous sommes exprimés sur la RN 2 sur ce blog mais, comme nous y allumions un plumitif de la Voix du Nord, nous n’y sommes peut-être pas en odeur de sainteté !! Voir :</strong></p>
<h2><a title="Permanent Link to Le désenclavement… la Sambre attendra…Lionel Maréchal repassera et Paul Raoult a " href="../../../../../2008/06/03/le-desenclavement%e2%80%a6-la-sambre-attendra%e2%80%a6lionel-marechal-repassera-et-paul-raoult-aussi/">Le désenclavement… la Sambre attendra…Lionel Maréchal repassera et Paul Raoult aussi !!</a></h2>
<p><strong>C’était le 3 juin 2008, le délit n’est donc peut-être pas encore prescrit !!</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Aujourd’hui, donc, c’était dimanche ! Contrairement à la jolie mais cruelle chanson de Francis Blanche, il n’y avait pas de généraux à vendre mais des élus qui se vendaient dans une communion touchante !! </strong></p>
<p><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5210" title="le-petit-train-du-cap-d-agde-792" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/09/le-petit-train-du-cap-d-agde-792.jpg?w=550&#038;h=366" alt="le-petit-train-du-cap-d-agde-792" width="550" height="366" /></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong>Tant qu&#8217;à faire de vous refiler un p&#8217;tit train : autant celui du Cap d&#8217;Agde en clin d&#8217;œil à une copine !<br />
</strong></p>
<p><strong>Un petit train-train remontait la RN2 de la frontière Belge vers Paris ; à bord, tout le gratin politique et larvaire de l’Avesnois&#8230; des petits wagons !</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Voilà –t-il pas que sur le chemin de la route, comme dirait Cabrel, deux voitures s’insinuent entre la 4X4 rutilant et polluant qui ouvre la voie et le ch&#8217;tit train-train !!! C’était notre copain au bob qui avait encore choisi de faire le Jacques accompagné de la présidente de l’association des propriétaires fonciers de Beaufort qui s’estiment spoliés par le nouveau tracé.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Arrive le gorille de service ; il interdit le déploiement de nos banderoles. Rémy Pauvros, cumulard-maire de Maubeuge arrive tous sourires dehors pour serrer la main de l’auteur de la Jacquerie !  C’est qu’il nous a déjà fait le coup le Pauvros ! Il vous serre la cuiller, un photographe municipal mitraille et vous vous retrouvez copains comme cochons dans une publication subventionnée par les empoisonneurs de l’incinérateur de la cité du Clair de Lune. </strong></p>
<p><strong>Cette fois, pas de photographe en vue ! Le Jacques en serre cinq au Pauvros à ronger qu’il reste au PS Maubeugeois ! Au moins, la Voix du Nord rendra compte de notre action :<a href="http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Secteur_Avesnes_sur_Helpe/2009/09/21/article_de-bettignies-a-etroeungt-la-rn2-devenue.shtml"> http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Secteur_Avesnes_sur_Helpe/2009/09/21/article_de-bettignies-a-etroeungt-la-rn2-devenue.shtml</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Ensuite, à Dourlers, la Jacquerie continue ; le Jacques y va de ses slogans poético-provos qui arrachent des sourires au public clairsemé ; car, à part les zeureux  zélus et une fanfare convoquée pour la circonstance, c’est pas la grande mobilisation pro-bitume !</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Y’en a qu’un qui ne sourit manifestement pas ! C’est le petit Alain Poyart, le petit secrétaire de mairie devenu le petit maire de la petite sous-préfecture d’Avesnes-sur-Helpe,  partisan déclaré d’une concertation de petit niveau ! </strong></p>
<p><strong>Lui aussi, nous venons de l’allumer à propos des caméras qu’il compte installer à l’intérieur de ce qu’il reste de ses remparts passablement écroulés. Il n’a pas aimé ! Pas le sens de l’humour, le petit ….comme son petit patron ….nous prend pour des « pov&#8217;cons » !! Nous le lui rendons bien d’ailleurs !!! Voir : </strong></p>
<h2><a title="Permanent Link to Vidéosurveillance à Avesnes sur Helpe : Jacques Lainet s’adresse " href="../../../../../2009/09/16/videosurveillance-a-avesnes-sur-helpe-jacques-lainet-s%e2%80%99adresse-a-l%e2%80%99observateur-de-l%e2%80%99avesnois/">Vidéosurveillance à Avesnes sur Helpe : Jacques Lainet s’adresse à l’Observateur de l’Avesnois</a></h2>
<p><strong>On ne peut s’empêcher de penser à la déchéance qui frappe notre bonne Cité des Mouches<a href="#_ftn1">[1]</a> ! Elle qui vit passer tant de monarques : de  Louis XI à Louis XIV, cette ville où dormit l’Empereur en personne à l’avant-veille de Waterloo ; la voici gouvernée par un chef de gare cinéaste amateur suivi par sa petite armée de petits wagons !</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Comme dit un vieux copain wagon, c’est un peu boogie-woogie mais pas très rock’n’roll !!</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pendant ce temps là, se déroulait, au Quesnoy, la nième Fête du Lait ! C’est vrai que c’est sa fête, en ce moment, au Lolo !!</strong></p>
<p><strong>Une fête fort morose d’ailleurs attendu qu’un déversement blanc laiteux avait eu lieu dès le matin même !! La FNSEA jouait profil bas quoique  fort bien nantie en cruches au lieu de parader comme à l’accoutumée et les copains de la Conf’ semblaient tout requinqués !!</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Figurez-vous que, sur le trajet du train-train des tout-tristes routiers, il y avait aussi des vaches ! Elles avaient entendu braire un veau, on ne sait dans quelle étable, selon lequel il devait y avoir concertation avec les petits nids veaux …un lapsus lactis, en quelque sorte ! Olé !!!</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Ha, les vaches !! A propos de vaches, peu de poulets de sortie ! Une nouvelle épidémie de dioxine se préparerait-elle côté Belge ! On n’ose y croire ! Cela mettrait fin à la guerre police-justice qui mine l’ancien royaume minier, mine de rien !</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>En attendant, tant sur le dossier RN2 que sur le dossier cinématographique à la Poyart, nous continuerons d’aller au charbon !!! </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Rigolez pas, malfaisants d’Avesnes, c’est vous qui payerez la note !! Entre caméras, charbon et pognon, c&#8217;est votre braise qui est en jeu !</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1"><strong>[1]</strong></a><strong> Pour vous, bande d’ignorants, nous précisons que si Avesnes est dénommée « Cité des Mouches », ce n’est pas parce que son maire sent mauvais ce qui ferait que les mouches changeassent d’âne !! C’est qu’à l’époque bénie où l’on s’étripait ferme entre maudits François et estrangers tous plus ou moins barbares, n’est-ce pas, Avesnes n’étant pas encore en territoire Français, ces maudits François tentèrent une incursion du plus pur style commando venant de La Capelle ! L’ennemi François fut repoussé par de vaillantes petites abeilles que nous nommons « mouches à miel » ! En fait, ces andouilles militaires durent renverser quelques ruches dans le crépuscule du petit matin !! L’évêque de Cambrai qui n’était pas à une bêtises près, certifia quasiment le miracle. Voici donc notre sous-préfecture élevée à la quasi-sainteté par la grâce du « Miracle des Mouches » ! Ceci n’empêche toutefois pas nos bonnes mouches à miel de crever comme ailleurs des pesticides et autres saloperies épandues par la confrérie organisatrice de la Fête du Lait précitée !! </strong></p>
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	</item>
		<item>
		<title>Il y a 50 ans discours de De Gaulle sur l’autodétermination en Algérie</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/09/16/il-y-a-50-ans-discours-de-de-gaulle-sur-l%e2%80%99autodetermination-en-algerie/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 13:32:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Culture - Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire et histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Il y a 50 ans discours de De Gaulle sur l’autodétermination en Algérie]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a 50 ans discours de De Gaulle sur l’autodétermination en Algérie
De Gaulle pendant son discours à Valenciennes source INA

 
Depuis le début de l&#8217;année 1959, la pacification militaire s&#8217;est poursuivie en Algérie sous le commandement du général Challe. La mise en oeuvre du plan de développement économique et social, précisé le 3 octobre [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5184&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">Il y a 50 ans discours de De Gaulle sur l’autodétermination en Algérie</span></h1>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><img class="aligncenter size-full wp-image-5185" title="De Gaulle à Valencienne source INA" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/09/de-gaulle-a-valencienne-source-ina.jpeg?w=256&#038;h=192" alt="De Gaulle à Valencienne source INA" width="256" height="192" /><strong>De Gaulle pendant son discours à Valenciennes source INA</strong><br />
</span></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p><strong>Depuis le début de l&#8217;année 1959, la pacification militaire s&#8217;est poursuivie en Algérie sous le commandement du général Challe. La mise en oeuvre du plan de développement économique et social, précisé le 3 octobre 1958 à Constantine par le général de Gaulle, s&#8217;opère sous l&#8217;impulsion de M. Paul Delouvrier, Délégué général du gouvernement en Algérie. Mais aucun progrès n&#8217;a lieu dans l&#8217;ordre  politique, la majorité des Européens d&#8217;Algérie réclamant l&#8217;&#8221;intégration&#8221;, alors que les chefs de l&#8217;insurrection revendiquent l&#8217;indépendance. Le général de Gaulle prononce alors un discours radiotélévisé par lequel il énonce le principe fondamental de sa politique à l&#8217;égard de l&#8217;Algérie : celui de l&#8217;autodétermination.</strong></p>
<p><strong>Texte du discours : </strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>« Notre redressement se poursuit. Certes, il ne faut pas nous vanter. Dans le domaine technique, par exemple, nous n&#8217;en sommes pas encore au point de lancer des fusées dans la lune. Cependant, depuis quinze mois, nos affaires ont avancé.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>L&#8217;unité nationale est ressoudée. La République dispose d&#8217;institutions solides et stables. L&#8217;équilibre des finances, des échanges, de la monnaie, est fortement établi. Par là même, la condition des Français et, d&#8217;abord, celle des travailleurs industriels et agricoles, échappe au drame de l&#8217;inflation et à celui de la récession. Sur la base ainsi fixée et à mesure de l&#8217;expansion nouvelle, on peut bâtir le progrès social et organiser la coopération des diverses catégories dont l&#8217;économie dépend, poursuivre la tâche essentielle de formation de notre jeunesse, développer nos moyens de recherche scientifique et technique. D&#8217;autre part, la Communauté est fondée, entre la France, onze États d&#8217;Afrique et la République malgache. Enfin, au milieu d&#8217;un monde où il s&#8217;agit tout à la fois de sauvegarder la liberté et de maintenir la paix, notre voix est écoutée.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>Pourtant, devant la France, un problème difficile et sanglant reste posé : celui de l&#8217;Algérie. Il nous faut le résoudre. Nous ne le ferons certainement pas en nous jetant les uns aux autres à la face les slogans stériles et simplistes de ceux-ci ou bien de ceux-là qu&#8217;obnubilent, en sens opposé, leurs intérêts, leurs passions, leurs chimères. Nous le ferons comme une grande nation et par la seule voie qui vaille, je veux dire par le libre choix que les Algériens eux-mêmes voudront faire de leur avenir.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>A vrai dire, beaucoup a été fait déjà pour préparer cette issue. Par la pacification, d&#8217;abord. Car rien ne peut être réglé tant qu&#8217;on tire et qu&#8217;on égorge. A cet égard, je ne dis pas que nous en soyons au terme. Mais je dis qu&#8217;il n&#8217;y a aucune comparaison entre ce qu&#8217;était, voici deux ou trois ans, la sécurité des personnes et des biens et ce qu&#8217;elle est aujourd&#8217;hui. Notre armée accomplit sa mission courageusement et habilement, en combattant l&#8217;adversaire et en entretenant avec la population des contacts larges et profonds qui n&#8217;avaient jamais été pris. Que nos soldats, en particulier les 120 000 qui sont musulmans, aient fléchi devant leur devoir, ou bien que la masse algérienne se soit tournée contre la France, alors, c&#8217;était le désastre ! Mais, comme il n&#8217;en a rien été, le succès de l&#8217;ordre public, pour n&#8217;être pas encore imminent, se trouve désormais bien en vue.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>La deuxième condition du règlement est que tous les Algériens aient le moyen de s&#8217;exprimer par le suffrage vraiment universel. Jusqu&#8217;à l&#8217;année dernière, ils ne l&#8217;avaient jamais eu. Ils l&#8217;ont, à présent, grâce à l&#8217;égalité des droits, au Collège unique, au fait que les communautés les plus nombreuses, celles des Musulmans, sont assurées d&#8217;obtenir dans tous les scrutins la grande majorité des élus. Ç&#8217;a été là un changement de la plus vaste portée ; littéralement une révolution.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>Le 28 septembre dernier, les Algériens ont, par référendum, adopté la Constitution et marqué leur intention que leur avenir se fasse avec la France. Le 30 novembre, ils ont élu leurs députés ; le 19 avril, leurs Conseils municipaux ; le 31 mai, leurs sénateurs. Sans doute ne manque-t-il pas de gens pour prétendre que, dans la situation on se trouvaient les électeurs, pressés par les forces de l&#8217;ordre et menacés par les insurgés, ces consultations n&#8217;ont pu être sincères que dans une mesure limitée. Cependant, elles ont eu lieu, dans les villes et dans les campagnes, avec une grande masse de votants. Et même, lors du référendum, le concours fut général, spontané et enthousiaste. En tout cas, la voie est ouverte. Dès que viendra l&#8217;apaisement, elle pourra être utilisée encore plus librement et encore plus largement. L&#8217;an prochain, aura lieu l&#8217;élection des Conseils généraux, d&#8217;où seront tirés, par la suite, certains grands Conseils administratifs, économiques et sociaux, qui délibéreront, auprès du Délégué général, du développement de l&#8217;Algérie.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>Car, résoudre la question algérienne, ce n&#8217;est pas seulement rétablir l&#8217;ordre ou donner aux gens le droit de disposer d&#8217;eux-mêmes. C&#8217;est aussi, c&#8217;est surtout traiter un problème humain. Là végètent des populations qui, doublant tous les 35 ans, sur une terre en grande partie inculte et dépourvue de mines, d&#8217;usines, de sources puissantes d&#8217;énergie, sont, pour les trois quarts, plongées dans une misère qui est comme leur nature. Il s&#8217;agit que les Algériens aient de quoi vivre en travaillant, que leurs élites se dégagent et se forment, que leur sol et leur sous-sol produisent bien plus et bien mieux. Cela implique un vaste effort de mise en valeur économique et de développement social. Or, cet effort est en cours.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>En l959, la France aura dépensé en Algérie, pour ne parler que des investissements publics et des frais de gestion civile, environ 200 milliards. Elle en dépensera davantage durant chacune des prochaines années à mesure que se réalisera le plan de Constantine. Depuis dix mois, une centaine d&#8217;usines ont demandé à s&#8217;installer. 8000 hectares de bonnes terres sont en voie d&#8217;attribution à des cultivateurs musulmans. 50 000 Algériens de plus travaillent dans la métropole. Le nombre de Musulmans occupant des emplois publics s&#8217;est augmenté de 5 000. A l&#8217;actuelle rentrée, les écoles reçoivent 860 000 enfants, au lieu de 700 000 lors de la rentrée précédente et de 560 000 l&#8217;année d&#8217;avant. Dans six semaines, le pétrole d&#8217;Hassi-Messaoud arrivera sur la côte, à Bougie. Dans un an, celui d&#8217;Edjelé atteindra le golfe de Gabès. En 1960, le gaz d&#8217;Hassi R&#8217;Mel commencera d&#8217;être distribué à Alger et à Oran, en attendant de l&#8217;être à Bône. Que la France veuille et qu&#8217;elle puisse poursuivre avec les Algériens la tâche qu&#8217;elle a entreprise et dont elle seule est capable, l&#8217;Algérie sera dans quinze ans un pays prospère et productif.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>Grâce au progrès de la pacification, au progrès démocratique, au progrès social, on peut maintenant envisager le jour où les hommes et les femmes qui habitent l&#8217;Algérie seront en mesure de décider de leur destin, une fois pour toutes, librement, en connaissance de cause. Compte tenu de toutes les données, algériennes, nationales et internationales, je considère comme nécessaire que ce recours à l&#8217;autodétermination soit, dès aujourd&#8217;hui, proclamé. Au nom de la France et de la République, en vertu du pouvoir que m&#8217;attribue la Constitution de consulter les citoyens, pourvu que Dieu me prête vie et que le peuple m&#8217;écoute, je m&#8217;engage à demander, d&#8217;une part aux Algériens, dans leurs douze départements, ce qu&#8217;ils veulent être en définitive et, d&#8217;autre part, à tous les Français d&#8217;entériner ce que sera ce choix.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>Naturellement, la question sera posée aux Algériens en tant qu&#8217;individus. Car, depuis que le monde est le monde, il n&#8217;y a jamais eu d&#8217;unité, ni, à plus forte raison, de souveraineté algérienne. Carthaginois, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes syriens, Arabes de Cordoue, Turcs, Français, ont tour à tour pénétré le pays, sans qu&#8217;il y ait eu, à aucun moment, sous aucune forme, un État algérien. Quant à la date du vote, je la fixerai le moment venu, au plus tard quatre années après le retour effectif de la paix ; c&#8217;est-à-dire, une fois acquise une situation telle qu&#8217;embuscades et attentats n&#8217;auront pas coûté la vie à 200 personnes en un an. Le délai qui suivra étant destiné, à reprendre la vie normale, à vider les camps et les prisons, à laisser revenir les exilés, à rétablir l&#8217;exercice des libertés individuelles et publiques et à permettre à la population de prendre conscience complète de l&#8217;enjeu. J&#8217;invite d&#8217;avance les informateurs du monde entier à assister, sans entraves, à cet aboutissement décisif.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>Mais le destin politique, qu&#8217;Algériennes et Algériens auront à choisir dans la paix, quel peut-il être ? Chacun sait que, théoriquement, il est possible d&#8217;en imaginer trois. Comme l&#8217;intérêt de tout le monde, et d&#8217;abord celui de la France, est que l&#8217;affaire soit tranchée sans aucune ambiguïté, les trois solutions concevables feront l&#8217;objet de la consultation.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>Ou bien : la sécession, où certains croient trouver l&#8217;indépendance. La France quitterait alors les Algériens qui exprimeraient la volonté, de se séparer d&#8217;elle. Ceux-ci organiseraient, sans elle, le territoire où ils vivent, les ressources dont ils peuvent disposer, le gouvernement qu&#8217;ils souhaitent. Je suis, pour ma part, convaincu qu&#8217;un tel aboutissement serait invraisemblable et désastreux. L&#8217;Algérie étant actuellement ce qu&#8217;elle est, et le monde ce que nous savons, la sécession entraînerait une misère épouvantable, un affreux chaos politique, l&#8217;égorgement généralisé et, bientôt, la dictature belliqueuse des communistes. Mais il faut que ce démon soit exorcisé et qu&#8217;il le soit par les Algériens. Car, s&#8217;il devait apparaître, par extraordinaire malheur, que telle est bien leur volonté, la France cesserait, à coup sur, de consacrer tant de valeurs et de milliards à servir une cause sans espérance. Il va de soi que, dans cette hypothèse, ceux des Algériens de toutes origines qui voudraient rester Français le resteraient de toute façon et que la France réaliserait, si cela était nécessaire, leur regroupement et leur établissement. D&#8217;autre part, toutes dispositions seraient prises, pour que l&#8217;exploitation, l&#8217;acheminement, l&#8217;embarquement du pétrole saharien, qui sont l&#8217;oeuvre de la France et intéressent tout l&#8217;Occident, soient assurés quoi qu&#8217;il arrive.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>Ou bien : la francisation complète, telle qu&#8217;elle est impliquée dans l&#8217;égalité des droits ; les Algériens pouvant accéder à toutes les fonctions politiques, administratives et judiciaires de l&#8217;État et entrer dans tous les services publics, bénéficiant, en matière de traitements, de salaires, de sécurité sociale, d&#8217;instruction, de formation professionnelle, de toutes les dispositions prévues pour la métropole ; résidant et travaillant où bon leur semble sur toute l&#8217;étendue du territoire de la République ; bref, vivant à tous les égards, quelles que soient leur religion et leur communauté, en moyenne sur le même pied et au même niveau que les autres citoyens et devenant partie intégrante du peuple français, qui s&#8217;étendrait, dès lors, effectivement, de Dunkerque à Tamanrasset.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>Ou bien : le gouvernement des Algériens par les Algériens, appuyé sur l&#8217;aide de la France et en union étroite avec elle, pour l&#8217;économie, l&#8217;enseignement, la défense, les relations extérieures. Dans ce cas, le régime intérieur de l&#8217;Algérie devrait être de type fédéral, afin que les communautés diverses, française, arabes, kabyle, mozabite, etc., qui cohabitent dans le pays, y trouvent des garanties quant à leur vie propre et un cadre pour leur coopération.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>Mais, puisqu&#8217;il est acquis depuis un an, par l&#8217;institution du suffrage égal, du Collège unique, de la représentation musulmane majoritaire, que l&#8217;avenir politique des Algériens dépend des Algériens ; puisqu&#8217;il est précisé formellement et solennellement qu&#8217;une fois la paix revenue, les Algériens feront connaître le destin qu&#8217;ils veulent adopter, qu&#8217;ils n&#8217;en auront point d&#8217;autre et que tous, quel que soit leur programme, quoi qu&#8217;ils aient fait, d&#8217;où qu&#8217;ils viennent, prendront part, s&#8217;ils le veulent, à cette consultation, quel peut être le sens de l&#8217;insurrection ?</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>Si ceux qui la dirigent revendiquent pour les Algériens le droit de disposer d&#8217;eux-mêmes, eh bien ! Toutes les voies sont ouvertes. Si les insurgés craignent qu&#8217;en cessant la lutte ils soient livrés à la justice, il ne tient qu&#8217;à eux de régler avec les autorités les conditions de leur libre retour, comme je l&#8217;ai proposé en offrant la paix des braves. Si les hommes qui constituent l&#8217;organisation politique du soulèvement entendent n&#8217;être pas exclus des débats, puis des scrutins, enfin des institutions, qui régleront le sort de l&#8217;Algérie et assureront sa vie politique, j&#8217;affirme qu&#8217;ils auront, comme tous autres et ni plus ni moins, l&#8217;audience, la part, la place, que leur accorderont les suffrages des citoyens. Pourquoi donc les combats odieux et les attentats fratricides, qui ensanglantent encore l&#8217;Algérie, continueraient-ils désormais ?</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color:#0000ff;"><em>A moins que ne soit à l&#8217;oeuvre un groupe de meneurs ambitieux, résolus à établir par la force et par la terreur leur dictature totalitaire et croyant pouvoir obtenir, qu&#8217;un jour, la République leur accorde le privilège de traiter avec eux du destin de l&#8217;Algérie, les bâtissant par là même comme gouvernement algérien. Il n&#8217;y a aucune chance que la France se prête à un pareil arbitraire. Le sort des Algériens appartient aux Algériens, non point comme le leur imposeraient le couteau et la mitraillette, mais suivant la volonté qu&#8217;ils exprimeront légitimement par le suffrage universel. Avec eux et pour eux, la France assurera la liberté de leur choix. Au cours des quelques années qui s&#8217;écouleront avant l&#8217;échéance, il y aura beaucoup à faire pour que l&#8217;Algérie pacifiée mesure ce que sont, au juste, les tenants et les aboutissants de sa propre détermination. Je compte moi-même m&#8217;y employer. D&#8217;autre part, les modalités de la future consultation devront être, en temps voulu, élaborées et précisées. Mais la route est tracée. La décision est prise. La partie est digne de la France. »</em></span></strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>LA REPONSE DE FERHAT ABBAS &#8211; 28 Septembre 1959 -<br />
</strong><em><br />
<span style="color:#ff0000;"><strong>Au seuil de la sixième année de guerre, alors que l&#8217;Assemblée générale des Nations unies s&#8217;apprête à discuter de nouveau de la question algérienne, et que de grandes confrontations internationales laissent entrevoir un espoir de paix dans le monde, les regards se tournent vers l&#8217;Algérie. Tous les peuples appellent de leurs vœux le retour à la paix dans cette terre africaine om se déroule encore une guerre qui a fait déjà près d&#8217;un million de victimes.</strong></span></em></p>
<p><em><strong>Le peuple algérien a été contraint par le colonialisme à prendre les armes. Tout en réaffirmant sa volonté de lutte jusqu&#8217;à la libération nationale, le gouvernement provisoire de la République algérienne déclare qu&#8217;il n&#8217;entend négliger aucune occasion pour donner toutes ses chances à la paix.</strong></em></p>
<p><em><strong>Le président de la République française a solennellement reconnu, au nom de la France, dans sa déclaration du 16 Septembre 1959 le droit des Algériens à l&#8217;autodétermination.</strong></em></p>
<p><em><strong>Le droit de disposer librement de son destin est enfin reconnu au peuple algérien. Cette évolution n&#8217;a été possible que parce que depuis cinq années le peuple algérien résiste victorieusement à l&#8217;une des plus sanglantes guerres de reconquête colonialiste.</strong></em></p>
<p><em><strong>Elle n&#8217;a été possible que parce que le Front de Libération Nationale et l&#8217;Armée de libération nationale poursuivent et poursuivront s&#8217;il était nécessaire le combat libérateur. Elle n&#8217;a été possible, enfin que grâce au soutien de tous les peuples frères et amis et à l&#8217;appui de l&#8217;opinion publique internationale.</strong></em></p>
<p><em><strong>Le droit des peuples à disposer d&#8217;eux-mêmes, inscrit dans le proclamation du Front de Libération Nationale, a toujours été un objectif fondamental de la révolution algérienne. Il constitue un moyen démocratique et pacifique pour le peuple algérien d&#8217;aboutir à l&#8217;indépendance nationale.</strong></em></p>
<p><em><strong>Inscrite dans la charte des Nations unies, l&#8217;autodétermination, c&#8217;est-à-dire le droit des peuples à disposer d&#8217;eux-mêmes, restitue au peuple algérien l&#8217;exercice de la souveraineté nationale qu&#8217;une conquête militaire &#8211; d&#8217;où ne saurait découler aucune légitimité &#8211; lui a momentanément ravi.</strong></em></p>
<p><em><strong>L&#8217;entité nationale que constitue l&#8217;Algérie et l&#8217;unité sociologique de son peuple sont des éléments objectifs essentiels. Une application de l&#8217;autodétermination qui ne tiendrait pas compte de ces réalités et qui viserait à un éclatement de cette entité en communautés raciales ou religieuses est illusoire.</strong></em></p>
<p><em><strong>Le gouvernement provisoire de la République algérienne rappellent, en outre, le principe intangible de l&#8217;intégrité du territoire national et exprime la détermination inéluctable du peuple algérien de s&#8217;opposer à toute tentative de partition.</strong></em></p>
<p><em><strong>Il attire l&#8217;attention de l&#8217;opinion internationale sur le danger que constitue toute atteinte à cette unité et à cette intégrité. une tentative de cette nature, loin de contribuer à la solution, ne ferait que l&#8217;aggraver et constituerait une menace permanente à la paix et à la sécurité internationale.</strong></em></p>
<p><em><strong>Quant aux richesses du Sahara, leur prospection et leur exploitation ne sauraient en aucun cas se muer en droit de priorité. Source de progrès humain, d&#8217;abord pour l&#8217;Algérie et l&#8217;Afrique de Nord, ces richesses ne peuvent dans l&#8217;intérêt général que susciter une large et fructueuse coopération.</strong></em></p>
<p><em><strong>Sur un autre plan, subordonner le libre choix du peuple algérien à la consultation du peuple français serait la négation même de l&#8217;autodétermination et à la démocratie.</strong></em></p>
<p><em><strong>L&#8217;indépendance qui résultera d&#8217;une libre consultation du peuple algérien ne sera pas une source d&#8217;anarchie et de misère, bien au contraire, cette indépendance conditionne tout progrès réel. Elle garantira la liberté des individus et assurera la sécurité des personnes. Enfin, elle facilitera l&#8217;édification du Maghreb et la libre coopération avec tous les pays. Ce sont là les deux discours prononcés par le Général De Gaulle et Le Président du GPRA sur l&#8217;autodétermination de l&#8217;Algérie.</strong> </em></p>
<p align="center"><span style="color:#ff0000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong>Un point d’histoire d’abord : ce discours fut prononcé ici, chez nous, en Hainaut : à Valenciennes.</strong></span></p>
<p><a href="http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/decolonisation/video/CAF90041769/discours-du-general-de-gaulle-a-valenciennes.fr.html"><strong>http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/decolonisation/video/CAF90041769/discours-du-general-de-gaulle-a-valenciennes.fr.html</strong></a></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>De Gaulle arrive à pied. Au premier plan, des hommes portant des casques de mineurs.  De Gaulle entre dans l&#8217;Hôtel de Ville. &#8211; De Gaulle à la tribune dit : <em>&#8220;merci&#8230; merci.. .A Valenciennes, de tout mon cœur merci de l&#8217;accueil magnifique, preuve de l&#8217;unité française que vous offrez à tous. Je me permets également de dire merci de votre patience.. tout le long de la route j&#8217;ai rencontré beaucoup de témoignages émouvants et c&#8217;est pourquoi je suis un peu en retard… »</em></strong></p>
<p><strong>Les témoins de l&#8217;époque, ont tous ou presque témoigné : le Premier ministre Michel Debré, le président du Conseil constitutionnel Léon Noël, le gendre de De Gaulle Alain de Boissieu, le directeur de <em>L&#8217;Écho d&#8217;Alger </em>Alain de Serigny. Mais aussi les généraux  Massu et  Salan, …. du côté algérien, les leaders Ferhat Abbas, Saad Dahlab ou Ali Kafi, acteurs et témoins  de la lutte fratricide au sein du FLN. Tous répondent de manière différente.</strong></p>
<p><strong> De Gaulle à choisi l&#8217;indépendance de l&#8217;Algérie, alors qu&#8217;il a été porté au pouvoir au mois de mai 1958 par les partisans de l&#8217;Algérie française. Certains opposants racontent une histoire de plan tenu secret et appliqué par de Gaulle une fois revenu aux affaires. C’est le conspirationnisme classique de l’extrême droite !</strong></p>
<p><strong>Comment comprendre la politique du général de Gaulle face à la guerre d&#8217;Algérie : </strong></p>
<p>-                     <strong>A-t-il appliqué un programme conçu de longue date par lui seul ?</strong></p>
<p>-                     <strong>A-t-il évolué au fil de l’eau, naviguant à vue, dans une eau tempétueuse et farcie de bombes bien réelles ?</strong></p>
<p>-                     <strong>Voulait-il :</strong></p>
<ul>
<li><strong> Maintenir l&#8217;Algérie sous domination française ? </strong></li>
<li><strong>S&#8217;en débarrasser ? </strong></li>
<li><strong>S’en servir pour revenir au pouvoir et puis vogue la galère ? Quand on connaît ce retour de 1958, les 13 complots du 13 mai 1958, l’attitude de De Gaulle en pompier incendiaire pour être plus sûr d’être appelé à éteindre le feu !</strong></li>
</ul>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong>Il est permis de se poser la question ! Ce qui est sûr, c’est que la « grand Charles » en a cocufié pas mal !!! Mais, selon lui, les français étaient « des veaux » !! Alors &#8230;.<br />
</strong></span></p>
<p><strong>Parmi les cocus citons : Léon Delbecque, Jacques Soustelle, Lagaillarde, Ortiz, Susini, les généraux Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller aidés par les colonels Argoud et Gardes, le commandant Hélie Denoix de Saint-Marc commandant le 1<sup>er</sup> Régiment étranger de parachutistes (1<sup>er</sup> REP) , ils tenteront leur putsch le 21 avril 1961.</strong></p>
<p><strong>Le 23 avril 1961, De gaulle prononcera un autre discours célèbre : </strong></p>
<p><span style="color:#ff0000;"><strong>« <em>Un pouvoir insurrectionnel s&#8217;est établi en Algérie par un</em> pronunciamiento <em>militaire. […] Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite. Il a une réalité : un groupe d&#8217;officiers, partisans, ambitieux et fanatiques. Ce groupe et ce quarteron possèdent un savoir-faire expéditif et limité. Mais ils ne voient et ne comprennent la Nation et le monde que déformés à travers leur frénésie. Leur entreprise conduit tout droit à un désastre national…. Voici l&#8217;État bafoué, la Nation défiée, notre puissance ébranlée, notre prestige international abaissé, notre place et notre rôle en Afrique compromis. Et par qui ? Hélas ! hélas ! hélas ! par des hommes dont c&#8217;était le devoir, l&#8217;honneur, la raison d&#8217;être de servir et d&#8217;obéir.</em><em><br />
Au nom de la France, j&#8217;ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer partout la route à ces hommes-là, en attendant de les réduire. J&#8217;interdis à tout Français et, d&#8217;abord, à tout soldat, d&#8217;exécuter aucun de leurs ordres…..<br />
Devant le malheur qui plane sur la patrie et la menace qui pèse sur la République, ayant pris l&#8217;avis officiel du Conseil constitutionnel, du Premier ministre, du président du Sénat, du président de l&#8217;Assemblée nationale, j&#8217;ai décidé de mettre en cause l&#8217;article 16 de notre Constitution. À partir d&#8217;aujourd&#8217;hui, je prendrai, au besoin directement, les mesures qui me paraîtront exigées par les circonstances…<br />
Françaises, Français ! Aidez-moi !</em> »</strong></span></p>
<p><strong>On peut penser, au total, que De Gaulle, qui avait toujours eu « une certaine idée de la France », qui voulait une grande politique mondiale comme le montrera le discours de Phnom-Penh le 1<sup>er</sup> septembre 1966, a délibérément sacrifié les sort de nombreux algériens et de certains des ses soutiens à sa vision politique. Après tout, il avait déjà couvert de son ombre tutélaire les massacres de Sétif en 1945 et ceux de Madagascar en 1947 !!</strong></p>
<p><strong>Voir sur ce point sur ce blog : <a href="../../../../../2008/08/10/pour-defendre-les-droits-de-l%E2%80%99homme-partout-dans-le-monde-en-chine-en-russie-et-ailleurs-balayons-devant-notre-porte-en-occident-en-belgique-et-en-france/">http://dutron.wordpress.com/2008/08/10/pour-defendre-les-droits-de-l%E2%80%99homme-partout-dans-le-monde-en-chine-en-russie-et-ailleurs-balayons-devant-notre-porte-en-occident-en-belgique-et-en-france/</a></strong></p>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Ici, sur l’affaire algérienne, il couvrira ou laissera faire le massacre des Harkis par le nouveau pouvoir algérien.</strong></span></h2>
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Cela fait beaucoup de honte accumulée, mon Général !!</strong></span></h2>
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			<media:title type="html">De Gaulle à Valencienne source INA</media:title>
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	</item>
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		<title>Notre feuilleton de l’été “Les récoltes du siècle futur” Quatrième Épisode Le jugement ou  l’encouragement ? Par Hélène Lacheret</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/09/14/notre-feuilleton-de-l%e2%80%99ete-%e2%80%9cles-recoltes-du-siecle-futur%e2%80%9d-quatrieme-episode-le-jugement-ou-l%e2%80%99encouragement-par-helene-lacheret/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 19:01:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Culture - Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Notre feuilleton de l’été “Les récoltes du siècle futur” Quatrième Épisode Le jugement ou  l’encouragement ? Par Hélène Lacheret]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Notre feuilleton de l’été 
“Les récoltes du siècle futur”
Quatrième Épisode
Le jugement ou  l’encouragement ?
Par Hélène Lacheret
 
 
Le jugement ou l’encouragement ? 
I
Le lendemain, Michaël et Quentin retournèrent voir Pierre après l’école. Ils voulaient encore le remercier, ils étaient tout gonflés de la joie de leur réussite, comme si celle-ci annonçait qu’un avenir était [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5176&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p align="center"><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><em>Notre feuilleton de l’été </em></span></h1>
<h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><em>“Les récoltes du siècle futur”</em></span></h1>
<h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><em>Quatrième Épisode</em></span></h1>
<h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">Le jugement ou  l’encouragement ?</span></h1>
<h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;"><em><strong>Par Hélène Lacheret</strong></em></span></h1>
<p align="center"><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<p align="center"><strong><span style="text-decoration:underline;"> </span></strong></p>
<p align="center"><strong><span style="text-decoration:underline;">Le jugement ou l’encouragement ?</span></strong><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>I</strong></p>
<p>Le lendemain, Michaël et Quentin retournèrent voir Pierre après l’école. Ils voulaient encore le remercier, ils étaient tout gonflés de la joie de leur réussite, comme si celle-ci annonçait qu’un avenir était possible. Pierre mit rapidement fin aux remerciements et entreprit de leur parler des bibliothécaires :</p>
<p><strong>“À force de me voir tout le temps et comme je leur posais beaucoup de questions pour trouver les bons documents, ils m’ont demandé dans quel but je faisais toutes ces recherches. Au début, je leur ai parlé de votre exposé. Et puis, petit à petit, j’ai commencé à évoquer notre groupe de résistants. Ils étaient très intéressés. Il y en a une, Marie, qui m’a dit qu’elle faisait partie d’Attac. C’est elle qui m’a parlé de Bougainville et de la réponse que lui avait faite Diderot. C’était au dix-septième siècle et certaines questions que nous nous posons se posaient déjà à l’époque. Elle m’a aussi prêté un livre à elle qui s’appelle <em>Travailler deux heures par jour </em>et qui a été écrit par un collectif dans les années 70. Pour en revenir à Bougainville, c’était<em> </em>un capitaine de vaisseau du roi qui fit le tour du monde de 1766 à 1769<em>.</em> Il prit, entre autres, possession de Tahiti au nom de Louis XV. Dès son retour, en 1771, il publia son <em>Voyage autour du Monde</em>. La description qu’il fit de Tahiti enthousiasma les lecteurs de l&#8217;époque car l’île semblait un paradis sur terre. Je vais vous en lire un bout, tenez, j’ai marqué la page :</strong></p>
<p><strong> “J&#8217;ai plusieurs fois été […] me promener dans l&#8217;intérieur. Je me croyais transporté dans le jardin d&#8217;Éden : nous parcourions une plaine de gazon, couverte de beaux arbres fruitiers et coupée de petites rivières qui entretiennent une fraîcheur délicieuse, sans aucun des inconvénients qu&#8217;entraîne l’humidité. Un peuple nombreux y jouit des trésors que la nature verse à pleines mains sur lui. Nous trouvions des troupes d&#8217;hommes et des femmes assises à l’ombre des vergers ; tous nous saluaient avec amitié ; ceux que nous rencontrions dans les chemins se rangeaient à côté pour nous laisser passer ; partout nous voyions régner l&#8217;hospitalité, le repos, une joie douce et toutes les apparences du bonheur.”</strong></p>
<p><strong> Bougainville est d’autant plus étonné par les mœurs des Tahitiens que ceux-ci n’ont pas l’esprit de possession. Ils vont même jusqu’à offrir leur femme ou leurs filles comme compagnes à l’hôte de passage pour l’honorer.<em> </em></strong></p>
<p><strong> La réponse que lui fit Diderot, l&#8217;année suivante, dans un prétendu supplément à ce voyage qu’il appela <em>Supplément au Voyage de Bougainville</em>, mais qui ne fut publié qu’en 1796, fut cinglante par rapport à l’arrogance manifestée par les Français. Elle interrogeait sur le bien-fondé de nos mœurs, de nos idées et de nos lois, à travers un vénérable vieillard, mentionné par Bougainville, qui attaquait celui-ci au moment où il s&#8217;apprêtait à rentrer en France. Écoutez bien :</strong></p>
<p><strong> “Pleurez, malheureux Tahitiens ! pleurez ; mais que ce soit de l&#8217;arrivée, et non du départ de ces hommes ambitieux et méchants […] Nous sommes libres ; et voilà que tu as enfoui dans notre terre le titre de notre futur esclavage. Tu n&#8217;es ni un dieu, ni un démon : qui es-tu donc, pour faire des esclaves ? Orou ! toi qui entends la langue de ces hommes-là, dis-nous à tous, comme tu me l&#8217;as dit à moi, ce qu&#8217;ils ont écrit sur cette lame de métal : “Ce pays est à nous.” Ce pays est à toi ! et pourquoi ? parce que tu y as mis le pied ? Si un Tahitien débarquait un jour sur vos côtes, et qu&#8217;il gravât sur une de vos pierres ou sur l&#8217;écorce d&#8217;un de vos arbres : Ce pays appartient aux habitants de Tahiti, qu&#8217;en penserais-tu ? […] Tu es venu ; nous sommes-nous jetés sur ta personne ? avons-nous pillé ton vaisseau ? t&#8217;avons-nous saisi et exposé aux flèches de nos ennemis ? t&#8217;avons-nous associé dans nos champs au travail de nos animaux ? Nous avons respecté notre image en toi.” </strong></p>
<p><strong> Vous entendez, les jeunes, ce qu’il écrivait, Diderot ? “Nous avons respecté notre image en toi.” “Laisse-nous nos mœurs ; elles sont plus sages et plus honnêtes que les tiennes ; nous ne voulons point troquer ce que tu appelles notre ignorance contre tes inutiles lumières. Tout ce qui nous est nécessaire et bon, nous le possédons.” Écoutez bien: “Sommes-nous dignes de mépris, parce que nous n&#8217;avons pas su nous faire des besoins superflus ? Lorsque nous avons faim, nous avons de quoi manger ; lorsque nous avons froid, nous avons de quoi nous vêtir. Tu es entré dans nos cabanes, qu&#8217;y manque-t-il, à ton avis ? Poursuis jusqu&#8217;où tu voudras ce que tu appelles les commodités de la vie ; mais permets à des êtres sensés de s&#8217;arrêter, lorsqu&#8217;ils n&#8217;auraient à obtenir, de la continuité de leurs efforts, que des biens imaginaires.” Ce type était génial ! “Si tu nous persuades de franchir l&#8217;étroite limite du besoin, quand finirons-nous de travailler ? Quand jouirons-nous ? Nous avons rendu la somme de nos fatigues annuelles et journalières la moindre qu&#8217;il était possible, parce que rien ne nous paraît préférable au repos. Va dans ta contrée t&#8217;agiter, te tourmenter tant que tu voudras ; laisse-nous reposer : ne nous entête ni de tes besoins factices, ni de tes vertus chimériques. Regarde ces hommes ; vois comme ils sont droits, sains et robustes. Regarde ces femmes ; vois comme elles sont droites, saines, fraîches et belles. […] Malheur à cette île ! Malheur aux Tahitiens présents, et à tous les Tahitiens à venir, du jour où tu nous a visités !”.</strong></p>
<p><strong> Il y eut un moment de silence, puis Pierre dit : “Cette idée de besoins factices m’a beaucoup trotté dans la cervelle. Je crois que ce qui qualifie notre époque imbécile, c’est que nous sommes en train de sacrifier un avenir possible sur cette planète à des quantités de besoins superflus créés beaucoup par la publicité et que nous perdons notre vie à nous encombrer de choses inutiles.</strong></p>
<p><strong>- Mais tous les progrès ne sont pas inutiles, répliqua Quentin. Regarde, le portable, c’est bien pratique ! </strong></p>
<p><strong>- Dans quelques cas d’urgence absolue, oui. Mais quand je vois des gens pendus à leur téléphone entre les gondoles du supermarché, pour demander à leur conjoint ce qu’ils doivent acheter, je pense que la bonne vieille liste suffisait bien. Ça coûte cher, ces communications à distance. Quand on pense que beaucoup font un travail aliénant, fatigant et mal payé pour dépenser aussi stupidement leur argent juste pour être comme les autres ! Et puis les ondes ont peut-être des effets nocifs sur la santé, qu’est-ce qu’on en sait ? Mais il faut toujours aller vite, prendre le marché à l’autre, alors on n’a plus le temps de réfléchir, d’être prudent. Le livre de Marie, qu’elle m’a prêté, parle de la même chose : comment on se laisse entraîner vers de faux besoins parce que notre vie ne nous convient pas. J’ai bien envie de vous en parler mais je ne veux pas vous ennuyer avec ça.</strong></p>
<p><strong>- Mais ça nous embête pas du tout, Pierre, tu sais ! dit Michaël. Au contraire, avec toi, on apprend à penser. Par exemple, il y a des copains qui me demandent comment je peux vivre sans télé. Au début, ça m’ennuyait de pas l’avoir. On l’a pas parce que ça coûte cher et puis, chez nous, c’est si petit qu’on saurait pas où la mettre. Mais quand ils racontent ce qu’ils ont vu, finalement, j’aime autant aller bavarder avec les copains chez Ali, aider ma mère ou jouer aux cartes avec la famille. On a fait des sacrées parties de tarot, à cinq !</strong></p>
<p><strong>- Ce texte date de 1977, il a été rédigé par le collectif Adret composé de sept auteurs. Ils l’ont intitulé <em>Travailler deux heures par jour</em>, murmura Pierre. Ça serait le rêve, non ! Je vous rappelle que le chômage a recommencé de croître à partir de la crise de 1973, lorsque les prix du pétrole ont augmenté de 300 % et le million de chômeurs a été atteint en 1975. Ça semble bien peu, comparé au nombre actuel ! À l’époque, il y avait beaucoup d’emplois très répétitifs, comme trier les chèques, écrire cinquante fois la même lettre à quelques variantes près ou travailler à la chaîne. Les gens étaient aliénés par de tels emplois. Alors, ils se laissaient charmer par les fausses promesses de la pub : si tu achètes tel produit, avec, tu obtiens la belle lumière dans la forêt ou le sourire câlin du petit enfant. En fait, le livre dit que les gens cherchent dans la consommation à combler tout ce qui leur manque par ailleurs quand ils ont des emplois où ils sont plutôt des machines que des hommes.</strong></p>
<p><strong>- Mais c’est toujours vrai, non ? l’interrompit Quentin.</strong></p>
<p><strong>- C’est très vrai. D’ailleurs je l’ai constaté avec un ancien collègue, contrôleur à la S.N.C.F. On faisait souvent le trajet ensemble : je conduisais, il contrôlait. Aux étapes, on discutait. C’est un métier ingrat, contrôleur, il n’était vraiment pas fait pour ça. Son père était agriculteur dans la Drôme et il avait voulu que son fils fasse un boulot où on ne se salit pas les mains. Il ne me parlait que de bagnoles, leurs prouesses, les techniques, les pointes de vitesse… une conversation qui me gonflait vraiment. C’était comme si rêver de voitures ça lui donnait la liberté qui manquait dans son train-train. Et puis son père est mort d’un coup et, du jour au lendemain, il a décidé de reprendre l’exploitation. Il m’a extorqué la promesse de venir le voir. Je n’étais pas très chaud : moi, les bagnoles… C’est Odile qui m’a forcé à tenir ma parole. Vous ne pouvez pas savoir les moments inoubliables qu’on a passés là-bas depuis, avec lui et sa femme, Claudine. Il s’appelle Bernard. Ce n’est plus le même homme. Il vit de rien dans un paysage exceptionnel. Chaque matin te remplit d’énergie devant la splendeur de la nature. Il travaille des heures sans avoir l’impression de travailler, il aime la terre et ses bêtes, il aime le contact avec les gens, il est créatif, il invente toujours des choses nouvelles. Tiens, son dernier truc, c’est de créer une ferme pédagogique pour les enfants des villes. Depuis qu’il se réalise dans son métier, c’est devenu un ami…</strong></p>
<p><strong>- Mais toi, ton métier était pénible, aussi ? demanda Michaël.</strong></p>
<p><strong>- Moi, j’étais à fond dans le syndicat. J’avais toujours une bonne raison de me lever le matin, une lutte à mener, quelque chose sur quoi je ne voulais pas céder. Pour en revenir au livre, il distingue dans le travail, ce qui est une corvée et ce qui comporte une part de gratification ou de création. Travailler deux heures par jour serait possible si on partageait les tâches rebutantes. Mais, depuis cette période, beaucoup de choses ont changé notamment grâce à l’informatique et à la technologie. Maintenant, pour travailler tous, il faudrait diminuer le temps de travail de ceux qui ont un emploi. Mais ça n’arrange pas le grand capitalisme car, plus il y a de chômage, plus les gens ont peur et plus les patrons peuvent faire pression sur les salaires à la baisse. Moi, j’ai trouvé très révolutionnaire l’idée qu’on consomme pour échapper à une vie frelatée. Il va nous falloir beaucoup de travail pour revenir à une vie qui ne soit pas une éternelle fuite en avant dans la consommation…</strong></p>
<p><strong>- Moi, je trouve qu’il y a quelque chose de profondément injuste dans notre société, soupira Quentin. Le travail de la maison n’est pas reconnu. Je vois ma mère, elle est assistante maternelle, elle n’arrête pas une minute et elle est très mal payée. Et je me dis que toutes les femmes assument ce travail gratuitement pour leur famille et sans aucune reconnaissance de la part de la société. Et bien, c’est pas juste. Je me demande comment font celles qui travaillent à temps plein, qui ont des temps de transport et qui font tout ça en plus en rentrant à la maison. Elles doivent être mortes de fatigue.</strong></p>
<p><strong>- C’est une sorte de cercle vicieux, répondit Pierre. Les femmes craignent que leur mari soit au chômage, ou qu’il les abandonne. Il y a quand même un mariage sur trois qui se termine par un divorce. Quand elles ont acquis une qualification, elles ne veulent pas la perdre. Mais elles ont quand même envie d’avoir des enfants. Alors, elles essayent de tout concilier et elles se sentent obligées d’être parfaites car elles savent qu’elles doivent faire leurs preuves. Alors elles s’épuisent et cela crée des tensions dans le couple qui rejaillissent sur les enfants…</strong></p>
<p><strong>- Il y a quand même des hommes qui aident leur femme, l’interrompit Michaël.</strong></p>
<p><strong>- Hélas, beaucoup moins qu’on croit, dit Pierre. Je sais que des études ont été faites, et quand on parle de double journée pour les femmes, c’est beaucoup trop souvent vrai. Sans compter que ce sont presque toujours elles qui se retrouvent seules à élever les enfants quand le couple se sépare. Moi, je n’ai pas été un mari exemplaire de ce côté-là. D’abord, j’étais souvent absent, ensuite je rentrais claqué et puis je me sentais très maladroit. Heureusement qu’Odile a pu ne pas travailler quand Alain était petit. Mais nous nous sommes arrêtés à un enfant par prudence. Parfois je le regrette un peu.</strong></p>
<p><strong>- Comment ça, par prudence ? questionna Quentin.</strong></p>
<p><strong>- Eh bien Odile avait peur de ne pas pouvoir faire face s’il m’arrivait quelque chose. Elle n’a pas eu une enfance rose, alors elle a toujours été plutôt anxieuse. Mais je sais qu’elle regrette beaucoup de ne pas avoir eu de fille, surtout maintenant qu’Alain est si loin.</strong></p>
<p><strong>- Dis, Pierre, pour parler d’autre chose, madame Léonor nous a dit d’être attentifs à Davos. Tu sais ce que c’est ? demanda Michaël.</strong></p>
<p><strong>- Davos, c’est une station de ski pour riches, en Suisse, où se réunissent les décideurs de la planète tous les mois de janvier depuis plusieurs années. Le droit d’entrée est inaccessible, du coup le public est trié sur le volet. La prochaine fois que j’irai à la bibliothèque je demanderai à Marie  si elle a des documents sur le phénomène. Pour revenir à notre conversation du début, que diriez-vous si nous réfléchissions ensemble à ce qui est vraiment nécessaire à la vie et aux priorités que nous devrions imposer pour préserver l’avenir du monde ? Comme ça, nous pourrions lancer un débat chez Ali…</strong></p>
<p><strong>- Préserver… c’est un drôle de mot, gloussa Quentin. Il fait penser à préservatif !</strong></p>
<p><strong>- Le préservatif préserve… la santé, par exemple, ou de faire un enfant non voulu. Mais si ça vous choque, cherchez un synonyme !” les encouragea Pierre et là-dessus, ils se quittèrent.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>II</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p><strong> Madame Léonor était debout devant le tableau. Elle n’aimait guère la disposition traditionnelle de cette classe car elle savait que certains élèves en profitaient pour se cacher derrière leurs camarades afin de s’échapper mentalement, mais elle n’avait pas le choix puisqu’elle partageait cette salle avec d’autres collègues satisfaits de la situation tant que les élèves restaient calmes. Mais elle n’eut pas à s’inquiéter de la motivation de la classe, ce jour-là. Dès qu’elle eut dit : “Reprenons le débat interrompu au dernier cours…” une nuée de mains s’éleva.</strong></p>
<p><strong>“Pourquoi les gens ne se révoltent pas ? demanda une adolescente avec aplomb.</strong></p>
<p><strong>- À votre avis ? questionna madame Léonor.</strong></p>
<p><strong>- Et bien, ils ont peur, ils ont trop à perdre si ça tourne mal, proposa une autre adolescente.</strong></p>
<p><strong>- Ou bien ils sont trop mal en point, ils n’ont plus la force, ils veulent juste survivre encore un peu et les autres, ils ne se trouvent pas si mal que ça. Chacun défend ses intérêts, ajouta un jeune noir.</strong></p>
<p><strong>- Vous êtes sûrs qu’ils ne se révoltent pas ? interrompit une élève. A Seattle, les manifestants ont empêché l’O.M.C. de se réunir. Ils avaient appris des techniques de non-violence pour résister pacifiquement à la police. Et ils ont gagné.</strong></p>
<p><strong>- Peut-être ont-ils aussi gagné parce que les représentants des pays-membres n’arrivaient pas à se mettre d’accord entre eux, suggéra madame Léonor.</strong></p>
<p><strong>- Comment ça, Madame ? s’enquit un jeune garçon.</strong></p>
<p><strong>- Et bien l’Europe avait demandé l’introduction d’une clause sociale pour interdire le travail des enfants mais les pays du sud ont refusé. Pour l’instant, ils ne sont pas prêts. Si on leur interdit de vendre leurs produits à l’étranger parce qu’ils ne respectent pas les règles occidentales du droit du travail, leurs pays vont être plongés dans une misère encore plus grande. Et puis, attirer l’attention sur les clauses sociales, c’était un moyen pour les pays du nord d’éviter qu’on parle des subventions qu’ils accordent à leur agriculture et qui sont très nocives pour l’agriculture des pays pauvres. Ceux-ci ne peuvent pas proposer des produits aussi compétitifs sur leurs marchés et quantité de petits agriculteurs de là-bas font faillite. Et c’est un cercle vicieux puisqu’ils sont contraints à leur tour d’envoyer leurs enfants travailler pour pouvoir survivre.</strong></p>
<p><strong>- Mais alors, ne devrait-on pas supprimer les subventions dans nos pays, demanda une petite brune.</strong></p>
<p><strong>- J’ai lu qu’il y a beaucoup d’agriculteurs en France qui se sont tellement endettés pour avoir une ferme aux normes qu’ils n’arrivent pas à vivre de leur métier et qu’ils sont obligés d’avoir une autre activité pour s’en sortir, précisa Quentin.</strong></p>
<p><strong>- Au fait, Quentin et Michaël, pourquoi avez-vous choisi ce sujet ? leur demanda une camarade.</strong></p>
<p><strong>- Euh, c’est que… enfin, on s’est demandé si <em>Germinal</em>, les conditions terribles des mineurs, c’était de l’histoire ancienne ou pas, répondit Michaël.</strong></p>
<p><strong>- Et on est accablé de voir qu’en l’an 2000, il y a plein d’endroits sur la terre où c’est bien pire ; on a même lu quelque part qu’il y a des parents qui vendent leurs enfants tellement ils sont pauvres, en Afrique, si je me souviens bien, enchérit Quentin.</strong></p>
<p><strong>- Mais c’est horrible ! s’exclama leur voisin de derrière. Moi qui croyait que l’esclavage était aboli depuis cent cinquante ans !</strong></p>
<p><strong>- Mais comment en sommes-nous arrivés là, demanda la jeune fille qui avait parlé en premier. Et qu’est-ce qu’on peut faire ?</strong></p>
<p><strong>- Comment on en est arrivé là, c’est drôlement calé pour comprendre les mécanismes, dit Michaël. Il faudrait faire un autre exposé, n’est-ce pas, Madame ? Ce que je sais, parce que Julien, un copain de mon frère, il fait des études d’économie et me l’a dit, c’est à cause de la déréglementation. Ça veut dire qu’on a éliminé progressivement toutes les lois contraignantes qui limitaient le profit. Et les gens qui placent de l’argent, enfin ceux qui peuvent, ils ne participent pas équitablement à la vie du monde parce qu’ils ne paient pas des impôts à la hauteur de ce qu’ils gagnent.</strong></p>
<p><strong>- Mais les impôts, c’est pas bien, l’état te pique ton fric… l’interrompit un élève.</strong></p>
<p><strong>- Les impôts, ça te permet de pouvoir aller à l’hôpital quand tu en as besoin, lui expliqua Quentin. C’est les impôts qui permettent de financer l’école, les routes, tous les services publics, en fait tout ce qui nous appartient à nous tous en commun et qu’on partage quand on en a besoin. Tu n’as pas besoin d’un hôpital tous les jours pour toi tout seul, mais le jour où tu te casses la jambe bien comme il faut, tu es content que les impôts aient permis d’installer un bel hôpital performant pas trop loin de chez toi.</strong></p>
<p><strong>- C’est vrai, il y a des choses qui nous appartiennent à nous tous et qu’il faut protéger : les services publics, mais aussi la nature, l’eau, l’air, sans lesquels la vie n’est pas possible, murmura une élève au premier rang. Madame Léonor l’entendit et dit :</strong></p>
<p><strong>- Ce que vient de dire votre camarade est très juste. Dommage qu’elle n’ait pas parlé plus fort. Nadia a parlé de biens communs, de ce qui est notre bien à tous. Les services publics, mais aussi la nature que nous devons tous protéger.</strong></p>
<p><strong>- Mais maintenant, on est en train de les saccager, dit Quentin. Dans de nombreux endroits, les gens meurent parce que l’eau n’est pas potable, surtout les enfants. Et dans nos villes, il y a des pics de pollution qui accroissent la mortalité chez les gens fragiles.</strong></p>
<p><strong>- Et les services publics s’ouvrent à la concurrence, France Télécom n’a plus le monopole du téléphone, par exemple, compléta Michaël. En Angleterre, le train est devenu un service privé et il y a de plus en plus d’accidents graves car les entreprises préfèrent donner de l’argent aux actionnaires plutôt que d’entretenir les voies correctement. Je crois que pour faire quelque chose, il faut déjà comprendre ce qui se passe, ne plus se laisser raconter d’histoires. Par exemple avec les marques : nous nous croyons tous obligés d’en porter pour faire comme tout le monde et les fabricants en profitent pour vendre très cher ce qu’ils font fabriquer à bas prix dans les pays pauvres. Un ouvrier qui confectionne une paire de chaussures de sport est payé six francs. N’est-ce pas scandaleux ? Maintenant, moi, je cherche à comprendre, j’écoute plus attentivement les informations, je lis les journaux au C.D.I.…</strong></p>
<p><strong>- Je vous propose de faire pareil, continua madame Léonor. Toutes les semaines, nous réserverons un peu de temps à nous communiquer les informations importantes. Et commencez à vous renseigner sur Davos, c’est emblématique de notre époque.”</strong></p>
<p><strong> Elle écrivit ce nom propre au tableau. Puis elle se tourna vers son bureau et y reprit ses notes : “J’ai pensé utile de vous communiquer quelques informations à propos de <em>Germinal </em>: il s’agit de travaux d’élèves faits dans le cadre d’un projet d’action éducative, en 93 et 94, au lycée Gambier de Lisieux. Je ne vais pas tout vous lire, je laisserai les documents à votre disposition et vous les ferez tourner. On peut les trouver sur internet, j’en ai parlé à la documentaliste. Pour revenir à ce travail, quelques passages m’ont paru faire écho au travail de vos camarades. À propos de l’actualité du roman, cette réflexion à méditer de deux jeunes filles à peine plus âgées que vous. Elle est un peu longue mais je vais vous la lire malgré tout, vous verrez, même si elle date de quelques années déjà, elle n’a malheureusement rien perdu de son actualité : </strong></p>
<p><strong> “Avec la crise actuelle (licenciements, chômage, fermetures d&#8217;usine), le roman a pris aujourd&#8217;hui une forte signification. Même si les conditions de travail et les conditions de vie des mineurs ont évolué, le roman reste d&#8217;actualité. Le fond du problème est identique. […] Tandis que le Capital, incarné par la Bourse, prospère, le flot des chômeurs, des familles en situation précaire ne cesse de croître. <em>Germinal</em> devient alors le grand roman populaire d&#8217;un monde en prise avec la mémoire ouvrière de la fin du XIXème siècle.</strong></p>
<p><strong> Ce roman du XIXème siècle montre bien la crise économique actuelle mais aussi une crise sociale. On retrouve encore aujourd&#8217;hui le rapport fondamental de l&#8217;exploitation et de la lutte des classes. […]</strong></p>
<p><strong> Cependant, il faut noter que dans certains pays, plus particulièrement dans les pays sous-développés, les conditions de travail et de vie n&#8217;ont même pas évolué. Par exemple en Turquie, aujourd&#8217;hui quatre cents mineurs turcs viennent encore de mourir dans un accident de la mine et récemment un reportage télévisé montrait des enfants travaillant dans des mines de charbon en Colombie dans des conditions proches de celles décrites par Zola. En conclusion, si après plus d&#8217;un siècle le roman <em>Germinal</em> de Zola a encore une telle résonance, c&#8217;est que cette œuvre raconte une histoire qui s&#8217;inscrit dans L’HISTOIRE. La protestation séculaire est toujours actuelle, celle de l&#8217;esclave contre le maître.”</strong></p>
<p><strong> Je crois qu’on ne pouvait pas mieux conclure. Il est incroyable qu’entre nous, humains, nous soyons toujours incapables de sortir de rapports fondamentalement violents, basés sur l’exploitation. D’ailleurs, pour le prochain cours, je vous propose d’étudier la démonstration de Souvarine dans la troisième partie, chapitre un de : “Augmenter le salaire…” jusqu’à “ bagne de la faim.” D’abord, quel est l’objet de cette démonstration ? Ensuite, sur quel type de relation logique simple Souvarine s’appuie-t-il pour convaincre et enfin cette démonstration est-elle convaincante ? Quels mots, extraits du paragraphe suivant, vous permettent de répondre ? A bientôt. Michaël, viens me voir avant de quitter la salle.”</strong></p>
<p><strong> Et tandis que les camarades rangeaient leurs affaires, Michaël, un peu ému, s’approcha du bureau.</strong></p>
<p><strong>- Michaël, j’ai fait un peu le tour de ta situation avec chacun de mes collègues. Je souhaiterais rencontrer ta mère avant le conseil de classe. C’est important de réfléchir dès maintenant à ton orientation. Y as-tu pensé ?</strong></p>
<p><strong>- Euh, non…</strong></p>
<p><strong>- Ta sœur peut venir si elle le veut, je crois que ta maman est un peu intimidée par le collège…</strong></p>
<p><strong>- C’est vrai, ça ! sourit Michaël.</strong></p>
<p><strong>- Donne-moi ton carnet, je vais proposer un rendez-vous, tu me diras la prochaine fois si c’est possible pour ta mère. Quels sont les horaires qui l’arrangent ?”</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>III</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p><strong> Catherine et Gaëlle se dirigeaient d’un pas vif vers le collège où Michaël les attendait. Finalement, Catherine avait vaincu ses réticences, fortement pressée par ses enfants, et avait accepté de rencontrer le professeur principal de son fils. Mais elle n’en menait pas large. Pour elle, l’école était le lieu de son humiliation, elle était toujours trop bête, trop inculte, trop démunie et on lui avait trop fait sentir qu’on ne croyait pas en elle et qu’elle ne ferait jamais rien de bien de sa vie, rien qui compte, rien qui vous amène le respect. Elle craignait à nouveau de se sentir gauche et d’être encore méprisée. Mais madame Léonor l’accueillit avec un gentil sourire et une poignée de main chaleureuse :</strong></p>
<p><strong>“Bonjour, madame, je suis ravie de vous rencontrer et je voulais vous dire que je suis très satisfaite du travail de Michaël. Il ira loin même s’il est un peu fragilisé en ce moment par les événements douloureux que vous traversez. Je voulais aussi vous faire part de mes sincères condoléances…</strong></p>
<p><strong>- Oh ma… m’dame, Catherine bafouillait d’émotion, vraiment, elle ne s’attendait pas à un tel accueil, ce que vous me dites est bien gentil. Si j’avais su…</strong></p>
<p><strong>- Mais venez, madame Maheu, ne restons pas dans ce hall plein de courants d’air. Nous avons une petite salle pour recevoir.” Et elle les guida dans l’escalier. Lorsqu’ils furent tous installés, elle reprit :</strong></p>
<p><strong>“Je trouve que Michaël a beaucoup de qualités. Son dernier travail noté, l’exposé, était remarquable et même si votre fils a été aidé, la manière dont il s’est approprié sa partie et dont il a su mener son public montre qu’il est très capable. Malheureusement, Michaël, tu n’as pas fait tes preuves partout et plusieurs collègues te reprochent de manquer d’attention et d’apprendre tes leçons superficiellement. Je suis sûre que tu es troublé par les événements que vous traversez et que tu reprendras le dessus. Tes résultats des années précédentes, sans être brillants, étaient honorables, ce qui prouve que tu ne te désintéresses pas de tes études. Mais je ne te cache pas que certains de tes professeurs doutent de tes capacités à suivre en seconde l’année prochaine. Pas à cause de toi : dans d’autres circonstances, tu aurais tout à fait le niveau. Mais tu es bouleversé, peu apte à te concentrer actuellement et la seconde est une classe terriblement exigeante. Si encore nous étions sûrs que tu puisses rester dans la même classe que Quentin ! Mais rien n’est moins certain et nous n’avons aucun pouvoir là-dessus. Nous voudrions t’éviter les déconvenues que Gaëlle a connues…</strong></p>
<p><strong> Michaël, comme abasourdi devant cette réalité qu’il croyait lointaine et qui, soudain, le rejoignait brutalement, restait sans voix.</strong></p>
<p><strong>- Tu comprends, reprit madame Léonor de sa voix chaleureuse, c’est important de commencer à y réfléchir. Certains collègues pensent qu’un doublement pourrait être une chance pour toi. D’autres proposent que tu ailles plutôt en seconde professionnelle, en B.E.P., où tu pourrais briller, quitte à aller ensuite en bac professionnel, voire en première d’adaptation si tu t’en sens capable. Et vous, qu’en pensez-vous ?” continua-t-elle en se tournant vers les femmes. Ni l’une ni l’autre n’osait se prononcer. Finalement Catherine se lança :</strong></p>
<p><strong>- Moi, madame, je suis bien peu au courant de ce qui est le mieux. C’est sûr que nous traversons une période difficile et que Michaël a des soucis. Mais je voudrais pas qu’il se retrouve comme son frère, coincé dans un métier qui lui convient pas et, en plus, il trouve même pas de travail. C’est trop important. Maintenant, j’ai rien contre le B.E.P., Gaëlle prépare un B.E.P. sanitaire et social par le GRETA et elle est très contente. Mais je crois que Michaël a pas du tout réfléchi à ce qu’il aimerait faire, n’est-ce pas, Michaël ?</strong></p>
<p><strong>- Non, c’est vrai, ça me paraissait si loin. Je suis pas si vieux, quoi !</strong></p>
<p><strong>- Et alors, Michaël, qu’est-ce qui t’intéresse ? lui demanda le professeur.</strong></p>
<p><strong>- En ce moment, c’est comprendre le monde, comment il fonctionne. Pourquoi il y a des riches et des pauvres. Pourquoi certains, tout leur réussit et d’autres qui échouent partout. Mais on fait pas un métier avec ça !</strong></p>
<p><strong>- Qui sait ? dit madame Léonor. Ce dont je suis sûre, c’est qu’on réussit quand on est motivé et qu’on échoue quand ce qu’on fait semble ne pas avoir de sens. D’après ce que tu me dis, c’est la filière économique et sociale qui te conviendrait le mieux. Je pense que c’est ce qu’a dû faire ton copain dont tu m’as parlé l’autre jour. Demande lui ce qu’il en pense. S’il y a trouvé son compte, peut-être y trouveras-tu le tien. Mais je ne te cache pas qu’il va falloir faire des progrès à l’écrit : la structure de tes phrases est parfois désastreuse. Mais rassure-toi, ça se travaille.”</strong></p>
<p><strong> Michaël, soulagé de voir que toutes les portes ne se refermaient pas déjà complètement, lui sourit :</strong></p>
<p><strong>- Ah ça, madame, je suis prêt à faire dix exercices de grammaire tous les jours si ça peut me permettre de faire quelque chose qui m’intéresse.</strong></p>
<p><strong>- Et bien, si tu veux, je peux t’indiquer un petit livre très bien fait pour progresser seul, lui répondit madame Léonor. Il contient les corrigés des exercices alors tu peux avancer à ton rythme. Et il n’est pas trop cher : une quarantaine de francs, je crois.” Devant l’air catastrophé de Catherine, elle eut conscience d’avoir gaffé et reprit très rapidement : “Il doit y en avoir quelques exemplaires au C.D.I., je demanderai à la documentaliste de t’en prêter un. Bien, alors, qu’est-ce que je dis au conseil de classe ?</strong></p>
<p><strong>- Que je veux essayer de continuer et que je vais faire tout mon possible pour m’accrocher. Et dites à mes professeurs qu’ils n’hésitent pas à me secouer si je me mets à rêvasser : il faut que je réussisse et je réussirai.”</strong></p>
<p><strong> Lorsqu’ils furent sortis du collège, un long silence suivit, chacun poursuivant seul sa réflexion : Catherine avait peur. Elle se sentait horriblement démunie, incapable de savoir ce qui était le mieux pour son fils, obligée de faire confiance à l’institution sans être sûre du résultat. Certes, cette madame Léonor lui avait fait très bonne impression… mais elle avait eu de telles déconvenues pour les deux aînés ! Et encore, heureusement, ils n’étaient pas aigris, ils ne s’étaient pas réfugiés dans l’arrogance comme Kader. Elle pensait souvent à Kader, il était en classe avec Xavier. C’était un beau petit garçon souriant, très turbulent. Sur les conseils de l’enseignante, ses parents l’avaient inscrit au club de football pour qu’il apprenne à canaliser son énergie. Il y avait eu un petit mieux mais en cinquième, tout avait de nouveau basculé. Il se mettait tous les professeurs à dos, il voulait toujours avoir raison, il s’était mis en retrait, ne participant à la vie de la classe que pour mettre la zizanie, usant les meilleures volontés. Après la troisième, il s’est retrouvé sans rien, à traîner, au lit jusqu’à deux, trois heures de l’après-midi puis dehors, insultant ses parents que c’en était une pitié de le voir. Comment en était-on arrivé là ? Et comment être sûre que ça n’arriverait pas à Michaël si, tout à coup, les choses se mettaient à mal tourner au lycée ? </strong></p>
<p><strong> Gaëlle, elle, pensait à son espoir lorsqu’elle avait su qu’elle était admise en seconde et à sa terrible descente en vrille par la suite. Maintenant, seulement, elle commençait à reprendre un peu confiance en elle, mais, pendant plusieurs mois, elle avait été comme dans un trou noir, incapable de se projeter dans l’avenir, persuadée qu’elle ne pourrait rien réussir. Pourvu qu’une telle mésaventure n’arrive pas à son petit frère… Michaël, lui, ne savait pas s’il avait raison de vouloir essayer quand même. Il connaissait bien ses limites et ses fragilités. Mais en même temps, il se sentait tenu dans un réseau d’amitié, il voulait espérer quand même. Il se promit d’en parler avec Pierre, en qui il avait une grande confiance.</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>IV</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p><strong>Lorsque la famille fut partie, madame Léonor alla se réfugier dans la salle des professeurs. La partie n’allait pas être simple, quelques collègues étant certains que Michaël ne pouvait réussir. À leur décharge, c’est ce qu’elle avait cru jusqu’à ce fameux exposé. Ah, bon sang, que ce système, avec toutes ses lourdeurs, était mal fait ! Pourquoi ne pouvait-on pas laisser un moment de répit à ce gosse, au moins jusqu’à ce qu’il ait un peu digéré la mort de son père ! Et sans recourir à la solution du doublement qui est trop souvent mal vécue par l’élève et par sa famille ! Il faudrait des classes paliers, dans chaque collège, pour ne pas ajouter une rupture supplémentaire, à tous petits effectifs, pour les gosses qui ont besoin de souffler quelques temps, qui ne donnent plus de sens à ce qu’ils apprennent. Des classes où l’apprentissage se ferait à partir de projets dans lesquels les élèves seraient acteurs. Des classes où les enseignants, deux au moins en même temps pour éviter les effets d’affrontement personnel, feraient feu de toutes les brindilles porteuses d’espérance pour regonfler ces jeunes, les revaloriser afin qu’ils se remettent à croire en leur avenir. Ah, ça serait trop beau si cela existait et elle ne verrait sûrement jamais un tel dispositif fonctionner au cours de sa carrière. </strong></p>
<p><strong> Au contraire, on allait exactement dans le sens inverse : celui de la rentabilité immédiate. Les taux de doublement de chaque collège étaient étroitement surveillés, comparés à ceux des collèges de même profil. Et cette promesse d’AGCS, le fameux accord général sur le commerce des services, qui visait à ouvrir les services publics au marché, ne lui disait rien qui vaille. Quel cynisme chez les décideurs ! Elle avait même recopié une phrase extraite d’un rapport de l’OCDE, l’Organisation de Coopération et de Développement Économique, comme quoi, les beaux noms sont souvent des pièges, qu’elle avait affichée sur le panneau de liège de la salle des professeurs afin de prévenir ses collègues. Elle se leva pour la relire : </strong></p>
<p><strong>“Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement.“ </strong></p>
<p align="right"><strong>(C. Morrisson ; La faisabilité politique de l’ajustement ; </strong></p>
<p align="right"><strong>Cahier de Politique Économique n°13, p. 30, OCDE, 1996) </strong></p>
<p><strong> Pourquoi n’était-ce pas crié partout ? Pourquoi cela ne faisait-il pas les gros titres des quotidiens ? Si les gens savaient, laisseraient-ils faire ? Mais au lieu de les mettre en garde, on les distrayait en consacrant l’essentiel des infos aux résultats du sport ! Ça leur ferait une belle jambe, aux gens, de savoir qui avait gagné contre qui en telle année, quand leurs gosses n’auraient plus d’école digne de ce nom. Mais voilà, on en était toujours aux vieilles recettes : “Du pain et des jeux”, comme si le “peuple” était trop sot pour savoir où se trouve son intérêt !</strong></p>
<p><strong> Pour revenir à Michaël, elle avait encore quelques jours avant le conseil de classe pour affûter ses arguments. Mais hélas, il n’était pas le seul à se trouver en difficulté…</strong></p>
<p><strong> Le lundi suivant, à dix-huit heures trente, toute l’équipe des professeurs de la classe était réunie sous la houlette du principal. Après un tour d’horizon général, on aborda les cas particuliers. Vint celui de Michaël : effectivement la discussion fut rude. Seule madame Léonor défendait mordicus le gamin. Quelques collègues, dont le professeur de maths et celui de sport, manifestaient de la sympathie tout en doutant de la possibilité, pour Michaël, de suivre en seconde. </strong><strong>Madame Millevich  s’acharna : </strong></p>
<p><strong>“Cet élève ne travaille pas ; il n’est pas à ce qu’il fait. Certaines fois, il est tellement en décalage que je me demande s’il a tous ses esprits. Vraiment, ce serait cruel de l’envoyer en seconde !”</strong></p>
<p><strong> Un jugement aussi définitif mit madame Léonor en colère et, du ton le plus calme qu’elle le put, elle attaqua :</strong></p>
<p><strong>“Sans indiscrétion, as-tu encore tes parents ?</strong></p>
<p><strong>- Oui, mais je ne vois pas bien…</strong></p>
<p><strong>- Michaël vient de perdre son père. Sans que rien ne l’ait laissé prévoir, celui-ci est mort subitement fin août. Peux-tu essayer deux secondes de te mettre dans la peau de cet adolescent ? Et ce n’est pas tout : sa mère est sans travail, son frère aîné aussi. Ils risquent d’être expulsés. Aurais-tu la tête à apprendre une langue étrangère, toi, avec de tels soucis qui te rongent ? Ne peut-on pas essayer de le soutenir au lieu de lui enfoncer encore davantage la tête dans l’eau ? Que je sache, il n’est pas perturbateur, il ne vous empêche pas de faire cours… Moi je vous dis que cet élève est remarquable, il a une sensibilité et une pugnacité rares chez un enfant de son âge. Je pense que, si nous savons comprendre ce qui se joue pour lui en ce moment et si nous adoptons la bonne attitude, cet élève sera une de nos fiertés d’enseignants.”</strong></p>
<p><strong> Un silence suivit cette déclaration que madame Millevich, fâchée d’avoir été mouchée publiquement, rompit d’un ton aigre :</strong></p>
<p><strong>“Et selon toi, quelle serait la bonne attitude ?”</strong></p>
<p><strong>Madame Léonor, consciente d’avoir marqué un point, sourit :</strong></p>
<p><strong>“Je crois qu’il faut l’apprivoiser. S’il sent que nous le soutenons au lieu de le juger, il sera plus confiant. Il retrouvera cette mémoire qui lui fait défaut et surtout, il redeviendra peu à peu capable de donner du sens à votre enseignement. Pour le moment, il souffre trop, alors il se protège comme il peut en s’évadant mentalement. Mais je sais qu’il veut bien faire et qu’il rage de ne pas y parvenir. Il faut l’encourager, c’est essentiel pour lui et pour sa famille.</strong></p>
<p><strong>- Alors, dit le principal, que dois-je écrire en bas du bulletin ? “Élève sérieux qui mérite nos encouragements malgré ses difficultés passagères” vous conviendrait-il ?</strong></p>
<p><strong> Madame Millevich, vaincue, se taisait ostensiblement tandis que ses collègues approuvaient. Madame Léonor souriait intérieurement : peut-être un qu’on arriverait à sauver…</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>V</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p><strong> Pendant ce temps, dans la loge, Michaël, vautré sur la banquette de la cuisine, dévorait <em>Germinal</em>. Il s’était pris de passion pour ce texte. Plusieurs fois, il avait repensé à la démonstration de Souvarine et à sa terrible logique : “Augmenter le salaire, est-ce qu’on peut ? Il est fixé par la loi d’airain à la plus petite somme indispensable, juste le nécessaire pour que les ouvriers mangent du pain sec et fabriquent des enfants… S’il tombe trop bas, les ouvriers crèvent, et la demande de nouveaux hommes le fait remonter. S’il monte trop haut, l’offre trop grande le fait baisser…. C’est l’équilibre des ventres vides, la condamnation perpétuelle au bagne de la faim.” </strong></p>
<p><strong> Il lui semblait que, à présent, les choses avaient un peu changé : le salaire minimum permettait de s’offrir un peu plus que le strict nécessaire. On pouvait s’acheter une télé ou une voiture à crédit. Mais cela mettait encore plus dans la dépendance du patron puisque, après, il fallait honorer les traites. Il prenait conscience que ces vies à crédit, nées des tentations de la publicité, entraînaient une réelle servitude. Et, ce qui le troublait encore plus, par rapport à l’époque de Germinal, c’était ce bataillon de fins-de-droits ou de érémistes à qui, effectivement, on donnait juste assez pour ne pas mourir de faim. Mais dans quel but puisqu’on n’avait plus besoin d’eux ? Car il avait bien compris que, dans ce nouveau monde, le droit à l’existence était lié à l’utilité. Dans cette logique, pourquoi conserver la vie de gens qui ne servaient à rien ? Pourquoi ? Juste pour se donner bonne conscience ? Pour ne pas afficher trop ouvertement la barbarie de ce système ? </strong></p>
<p><strong> Mais alors, comment les gens pourraient-ils vouloir se battre pour changer les choses, comme au temps de <em>Germinal</em> et même si cette lutte n’était pas équitable, si la main qui les broyait était aussi celle qui leur donnait les miettes pour ne pas mourir ? Ou plutôt, si l’état qui devait les protéger, qui était l’expression de leur volonté, se faisait le complice ou le servile valet des entreprises qui les dépeçaient ? Ah, il faudrait qu’il parle de ça avec le groupe. Ces minima sociaux, que fallait-il en penser ? </strong></p>
<p><strong> Pour l’instant, il était arrivé à un point crucial du roman : Le Voreux, cette fosse tant haïe, que son nom même transformait en ogre, en monstre dévorateur, était en train de s’enfoncer sous terre après l’explosion provoquée par Souvarine et il en ressentait l’agonie dans toute sa chair. On aurait dit un animal blessé, dont les membres cédaient l’un après l’autre tandis que le peuple des mineurs, sidéré, assistait à son trépas : “Et l’on vit alors une effrayante chose, on vit la machine, disloquée sur son massif, les membres écartelés, lutter contre la mort : elle marcha, elle détendit sa bielle, son genou de géante, comme pour se lever ; mais elle expirait, broyée, engloutie.” C’était terrifiant, comme si le Capital s’était incarné dans cette machine à l’agonie, comme s’il allait enfin céder, vaincu, et laisser la place à une société plus fraternelle.</strong></p>
<p><strong> Michaël n’entendait plus rien, il était là-bas, dans le cercle des mineurs, assistant à cette fin d’un monde d’oppression et de misère, espérant avec eux l’avènement d’un monde de justice. Mais celui-ci ne venait toujours pas ! Il pensait aux discours enflammés d’Étienne Lantier, qui portait le même prénom que son père. Ah, il aurait tant voulu y croire ! “Une armée poussait des profondeurs des fosses, une moisson de citoyens dont la semence germait et ferait éclater la terre, un jour de grand soleil. […] Oui ! le travail demanderait des comptes au capital, à ce dieu impersonnel, inconnu de l’ouvrier, accroupi quelque part, dans le mystère de son tabernacle, d’où il suçait la vie des meurt-la-faim qui le nourrissaient ! On irait là-bas, on finirait bien par lui voir sa face aux clartés des incendies, on le noierait sous le sang, ce pourceau immonde, cette idole monstrueuse, gorgée de chair humaine !” Mais le temps avait passé et rien n’avait changé. Il y avait eu l’immense espérance de l’expérience communiste, comme l’avait expliqué le professeur d’histoire, et cela avait été un tel fiasco ! Qu’est-ce que les hommes cherchaient par l’exercice du pouvoir ? Qu’est-ce qu’ils voulaient se prouver en écrasant les autres ? Quelle blessure secrète voulaient-ils apaiser en se noyant ainsi dans l’image de leur puissance, comme s’ils étaient sans limites, des presque dieux ? Les hommes ordinaires avaient fort à faire à se défendre d’une part contre ces assoiffés de pouvoir et d’autre part contre ce dieu impersonnel qu’est l’argent. Pourquoi tant d’hommes ne pouvaient-ils admettre leurs failles, leur finitude et jouir tranquillement de ces précieux instants que la vie leur donnait ? Pourquoi cette fuite en avant dans cette volonté de toute puissance comme si le fait d’écraser tout sur son passage allait rendre invulnérable ? Bien sûr, Michaël ne se disait pas les choses aussi clairement, simplement, il avait une conscience aiguë, depuis la mort de son père, de l’importance des moments partagés et de son besoin des autres. Il aurait fallu une grande voix pour clamer cela très fort, pour dire aux hommes qu’ils se trompaient en refusant de reconnaître leur fragilité, que la seule chose qui valait, c’était la vie, la vie de chaque être humain, car les hommes sont comme une grande chaîne solidaire, une harmonie qu’une seule fausse note peut briser et qu’il importait de rendre chaque maillon plus solide pour étendre cette harmonie, écho du bonheur de vivre, si revivifiante quand, rarement, elle surgissait. Ah, pourquoi Zola n’était-il plus là, avec lui, pour réveiller la conscience des hommes ? Il se voyait, digne fils moral de Zola, avançant masqué, comme Zorro, pour défendre la justice. Il serait sur une tribune et, de sa voix claire, encore enfantine, il dirait aux gens de se lever contre ces nouveaux voleurs des grands chemins. Robin des Bois n’était pas loin : les multinationales leur volaient leur vie ? Ils devaient s’unir pour imposer d’autres règles. Il n’y a pas de fatalité ! Il martèlerait : il n’y a pas de fatalité ! Un autre monde est possible ! Il nous suffit de le vouloir très fort et de nous mettre tous ensemble au travail, patiemment mais d’extrême urgence…</strong></p>
<p><strong> Il fut dérangé dans sa rêverie par le bruit des assiettes posées sur la table : encore des assiettes à soupe ! Encore de la soupe ! Une lassitude de soupe !</strong></p>
<p><strong>“ N’as-tu pas honte de protester quand tant d’autres n’ont rien à manger ? lui dit sa petite voix intérieure.</strong></p>
<p><strong>- M’en fiche ! J’en ai marre de la soupe, tous les soirs de la soupe ! Ce soir, je me serais bien enfilé une grosse platée de frites avec un énorme steak. J’ai faim moi, à force d’avaler autant d’eau.”</strong></p>
<p><strong> Mais, se tournant vers sa mère, il s’exclama : “Hum, elle sent bon, ta soupe. C’est que j’ai faim, moi !” Et il alla l’embrasser.</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>VI</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p><strong> Le 27 décembre, vers vingt heures, Ali ouvrit sa porte, comme prévu, à ses amis. De nombreux clients, des habitués, trop loin de leur famille, ou sans famille, ou sans congés pour rentrer chez eux, s’étaient joints à eux. Tous étaient encore abasourdis par la violence de la tempête de la veille. Avec la menace d’une nouvelle marée noire en plus, une atmosphère de fin du monde régnait sur ces derniers jours avant l’an 2000.</strong></p>
<p><strong> “Ne vous laissez pas impressionner par les événements, claironna Julien, Edgar Morin a dit que l’an 2000 avait commencé à Seattle. Et remerciez le ciel que la tempête ait eu lieu un dimanche à l’aube, un lendemain de fête, alors que presque tous étaient encore à l’abri dans leur lit. C’est un coup de semonce, un avertissement de ce qui nous attend si nous ne changeons pas et si nous continuons à mépriser la nature. Imaginez quel carnage cela aurait été, un jour de semaine, un peu plus tard dans la matinée, quand tant de gens se rendent au travail !</strong></p>
<p><strong>- Julien a raison, reprit Ali, nous sommes ici pour nous réjouir d’être tous vivants, tous ensemble, tous réunis. Remercions Allah de nous avoir épargnés. Ou votre Dieu, si vous préférez, car quel que soit le nom qu’on lui donne, il s’agit du même esprit, celui de l’amitié entre les hommes, de la compréhension, du respect et de l’attention à ce qui nous entoure. D’où qu’ils viennent et quelles ques soient leurs croyances, les humains sont tous frères. Alors, bienvenue, mes frères, mes sœurs, réjouissons-nous et régalons-nous.”</strong></p>
<p><strong> Sur la table, Fathia, ses filles et Sonia avaient déposé la chorba, les bricks parfumés à la coriandre, le couscous garni d’agneau et de raisins. Les clients, qui ne pouvaient pas cuisiner, s’étaient chargés de la boisson : ils avaient choisi les grands vins avec soin, avaient mis le champagne à rafraîchir et n’avaient oublié ni les jus de fruits, ni le thé à la menthe pour ceux qui ne buvaient pas d’alcool et qui étaient nombreux. Vladimir avait confectionné des pirojki au chou qui embaumaient l’aneth ; Pierre et Odile, Marine et Julien, Quentin et ses parents, Catherine et sa famille s’étaient mis en quatre pour fabriquer une ronde de desserts tous plus appétissants les uns que les autres et dont le clou était la bûche préparée par les Maheu et qui avait demandé des prodiges d’ingéniosité pour être réalisée dans la minuscule cuisine. </strong></p>
<p><strong> Catherine avait cuit les biscuits roulés dans son petit four tandis que Gaëlle tournait le glaçage sur le feu doux de la cuisinière. Les garçons étaient chargés d’étaler la crème au beurre, parfumée à la noisette et à l’amande, sur le biscuit sortant du four et de le rouler sans le casser et sans se brûler. Sur la table microscopique, cela relevait de l’exploit et provoquait des fous rires. Lorsque deux biscuits avaient été posés bout à bout sur le grand plateau recouvert d’aluminium, prêté par Fathia et installé sur le lit des parents, Gaëlle devait les souder grâce au glaçage, sans en mettre trop pour ne pas dénaturer le goût. Ils accolèrent ainsi six biscuits qu’ils recouvrirent de glaçage au chocolat. La casserole étant trop petite, Gaëlle dut faire fondre plusieurs fois du chocolat. Pendant qu’elle touillait sa préparation, ses frères s’amusaient comme des enfants à tracer des sillons à la fourchette dans le chocolat tiède. Catherine, elle, découpait artistement des roses colorées dans la pâte d’amande. Et ils étaient tous emplis de joie et de fierté à l’idée de la surprise et du plaisir qu’ils allaient faire à leurs amis.</strong></p>
<p><strong> Que l’atmosphère était douce et amicale chez Ali ! Des petits groupes s’étaient formés au gré des places libres à table ; chacun allait se servir, ainsi Fathia et les filles pouvaient aussi participer au repas. Parfois l’un des convives déplaçait sa chaise pour se rapprocher d’une autre table. A la fin du repas, au moment de manger la bûche, ils ouvrirent le champagne et portèrent des toasts :</strong></p>
<p><strong>“A vous tous, dit Fathia, vous êtes comme ma famille en France quand je suis triste d’être loin de ma famille algérienne. Qu’Allah vous donne une longue et heureuse vie à tous.</strong></p>
<p><strong>- A tous mes amis qui m’honorent de leur présence, ce soir particulièrement, et tant d’autres fois. Que le nouveau siècle qui arrive pour les Chrétiens apporte la sagesse à l’humanité.</strong></p>
<p><strong>- A tous bien sûr, mais surtout à Catherine et à ses enfants éprouvés par un deuil que nous ressentons tous. Ce soir, Étienne est parmi nous malgré son absence et si vous me le permettez, j’aimerais vous offrir ce poème de Benoît Marchon que j’ai appris en pensant à nous tous et à cette absence qui est si cruelle, dit Marine. Et elle récita dans le silence respectueux de chacun :</strong></p>
<p align="center"><strong>“Quelqu’un meurt et c’est comme des pas qui s’arrêtent.</strong></p>
<p align="center"><strong>Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ?</strong></p>
<p align="center"><strong>Quelqu’un meurt et c’est comme une porte qui claque</strong></p>
<p align="center"><strong>Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages ?</strong></p>
<p align="center"><strong>Quelqu’un meurt et c’est comme un arbre qui tombe</strong></p>
<p align="center"><strong>Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle ?</strong></p>
<p align="center"><strong>Quelqu’un meurt et c’est comme un silence qui hurle…</strong></p>
<p align="center"><strong>Mais s’il nous aidait à entendre la musique de la vie ?”</strong></p>
<p><strong> Un long silence suivit et les larmes glissaient lentement sur les joues de Gaëlle. Elle essayait maladroitement de les contenir en frottant ses joues dans le creux de son bras.</strong></p>
<p><strong>“Laisse tomber, Gaëlle, lui fit remarquer Yamina. Il n’y a pas de honte à éprouver des émotions, c’est dans notre nature. Si les hommes acceptaient d’être plus sensibles à leurs émotions, nous vivrions peut-être dans un monde moins inhumain. En attendant, félicitations ! votre bûche est délicieuse.</strong></p>
<p><strong>- C’est vrai, on est là, et on a le sentiment qu’on a le temps devant soi, dit Fathia. Et puis on regarde par dessus son épaule, on était là, avec un petit accroché au cou et qui gênait les mouvements. Et, fou qu’on était, on avait hâte qu’il galope, pour être un peu plus libre. Mais maintenant, ils courent tous tout seuls. Et nous, on s’assoit plus souvent, on s’essouffle, on pense à ceux qui sont partis et qu’on partira bientôt aussi. Ce jour se rapproche et on se sent si bête de voir la vie se gâcher pour des choses usantes, des choses qui devraient aller de soi. Je parle pas du travail. J’aime le travail sauf quand il est trop pénible. Je suis fière de ce que je sais faire. Non, je parle de toutes ces tracasseries, ce temps perdu à faire valoir nos droits, ces kilomètres de textes de loi auxquels personne de normal peut comprendre quelque chose. Ça serait bien plus simple : dès qu’un enfant naît, voilà : tu as droit à trois mille francs par mois, toute ta vie. C’est la base, et t’as pas besoin de les quémander. C’est comme les fruits qu’on ramassait au bord des chemins dans les premiers temps de la vie. Est-ce qu’on te demandait de remplir tant de papiers avant de t’autoriser à tendre la main ?</strong></p>
<p><strong>- Mon père, il disait que nous verrions ça, au moins en France, songea Catherine. Et c‘est presque vrai. C’est un début, le R.M.I. Un jour, les politiques vont comprendre que ça coûterait moins cher de le donner à tout le monde. Regardez : combien coûte une place en crèche ? Si les parents ont chacun trois mille francs et le bébé aussi, avec ça, on peut vivre. Il y en a un qui peut s’occuper du bébé. Ça fait des gens plus détendus et moins de problèmes de société.</strong></p>
<p><strong>- Mais où on le trouve, cet argent ? questionna Ibrahim.</strong></p>
<p><strong>- On l’a, répondit Julien. Regarde combien coûtent les services sociaux ! D’ailleurs, le revenu minimum d’existence, d’autres en ont parlé avant nous. On ne pourra sans doute pas supprimer tous les services sociaux. Mais on pourra drôlement les réduire…</strong></p>
<p><strong>- Moi, je parle toujours de mon père et jamais de ma mère, confessa Catherine. Elle est morte quand j’avais onze ans peu après la naissance de son sixième enfant. A part mon frère qui avait treize ans et moi, les autres ont tous été placés. Je me souviens que c’était très loin, et qu’ils étaient pas tous au même endroit. Mon père y allait en train le dimanche, parce qu’il travaillait aussi le samedi. Il a pas tenu le coup longtemps : trop cher, trop fatigant, trop frustrant aussi : tant d’attente sur des quais de gare et des petits qui vous reconnaissent à peine, qui sont dérangés dans leurs jeux. Un jour, y en a un qui s’est mis à hurler quand il a voulu l’embrasser. Alors il a arrêté d’y aller. Mais il s’en voulait terriblement. Il s’est mis à boire : il parlait à ma mère, il imaginait les reproches qu’elle lui faisait. Il avait le vin triste, c’était pas gai à la maison. Mon frère s’est engagé dans l’armée à seize ans. Au début, on l’a un peu vu, et puis il a trouvé une fille, là-bas, vers Metz et il est resté. On est pas des gens à écrire. Alors on s’est perdus de vue. On était six et c’est comme si j’avais jamais eu de frères ou de sœurs. Je sais pas ce qu’ils sont devenus et mon père est mort sans avoir revu ses enfants, à part moi. Et moi, j’ai souvent pensé que si on lui avait donné à lui l’argent qu’on a donné aux nourrices pour élever ses enfants, il aurait pu s’arrêter de travailler pour s’occuper de nous. Il nous adorait et je suis sûre qu’il se serait débrouillé. Et maintenant j’aurais encore une famille.”</strong></p>
<p><strong> Un long silence suivit cet aveu. Catherine n’avait jamais parlé de son enfance et ses enfants étaient abasourdis de se découvrir tant d’oncles et de tantes perdus, quelque part, inconnus, ignorant peut-être même l’existence de leur sœur ou n’en ayant que de trop vagues souvenirs…</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>VII</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p><strong> “Puisque tout le monde a fini de manger, on pourrait repousser les tables et mettre les chaises en cercle, proposa Ibrahim. Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai tenu mes engagements et je vous ai préparé quelque chose. Vladimir, tu me prêtes ta guitare ? Bon, soyez pas trop sévères, je débute…”</strong></p>
<p><strong> Et pendant que tous se levaient pour débarrasser, repousser les tables et mettre les chaises en cercle, il se fourra dans un coin pour répéter. Il avait fait quelques photocopies des paroles, espérant n’être pas le seul à chanter. Quand tous furent assis, il dit :</strong></p>
<p><strong>“En l’honneur de notre lutte, j’ai choisi de vous interpréter <em>Clandestino</em>…</strong></p>
<p><strong>- Oui, oui, parfait, crièrent quelques voix.</strong></p>
<p><strong>-… de Manu Chao. Si parmi vous, il y en a qui veulent chanter, faites passer les paroles.” Il attendit quelques instants et commença :</strong></p>
<p><strong>“Solo voy com mi pena, Sola via mi condena…” Et les plus jeunes chantaient avec lui, même ceux qui ne parlaient pas espagnol, même mal, mais de tout leur cœur.</strong></p>
<p><strong>“Et que dit-elle, cette chanson si entraînante ? demanda Ali.</strong></p>
<p><strong>- Elle parle d’un clandestin, des clandestins, de ceux qui n’ont pas de papiers. Je l’ai choisi à cause du vers “Mi vida va prohibida Dice la autoridad” qui, si j’ai bien compris, signifie : “Ma vie est interdite, ont dit les autorités.” Mais comment peut-on arriver à un tel degré d’absurdité ? Quand un animal a faim, quand il se sent en danger, se soucie-t-il des frontières ? C’est bien une invention des hommes, ça. Ici on détruit les surplus agricoles, on jette, on gaspille et on interdit à ceux qui ont faim et qui ont encore la chance d’arriver à partir de venir prendre leur part ! Ce soir, nous sommes réunis parce que deux fêtes, dans deux religions importantes, tombent presque en même temps. Quand je vois la folie des hommes, je ne sais vraiment plus ce que je dois penser du message des religions. Mais j’affirme qu’aucun homme ne peut être illégal où que ce soit sur terre, pas plus qu’une goutte d’eau ne peut l’être dans l’océan. Et je fais la promesse de me battre toute ma vie pour qu’aucun homme ne se sente de trop sur cette terre.</strong></p>
<p><strong>- C’est curieux, dit Odile, j’avais choisi de vous lire un texte anonyme qui date de 1692. La fin surtout retiendra votre attention : “Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence […] Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles. Vous avez le droit d’être ici […]” </strong></p>
<p><strong> Un silence suivit cette lecture comme si tous réfléchissaient à cette idée fondamentale : nous avons le droit d’être ici et personne ne peut s’arroger la liberté de s’accaparer ce qui est nécessaire à notre vie. Nous avons le devoir de lutter pour faire reconnaître ce droit de tous à la vie. Le silence fut interrompu par Leïla :</strong></p>
<p><strong>“Prends ta guitare, Vladimir, s’il te plaît et soyons gais. Il y a tant de chansons que nous aimons.” </strong></p>
<p><strong> Et l’on vit des carnets de chants apparaître. On discutait un peu pour se mettre d’accord sur un titre, puis ceux qui pouvaient, chantaient et les autres étaient sous le charme. On chanta les grands classiques : Brassens, Brel, Ferrat, Ferré, Gainsbourg, quelques chants plus anciens encore : La foule, Mon amant de la Saint-Jean, la butte rouge… Et quelques chants plus récents, notamment du raï qu’Ali, sa famille et quelques habitués entonnèrent à pleine voix. Puis Vladimir les berça de chants russes, beaucoup de mélodies connues dont ils fredonnaient la musique et quelques trésors plus récents. Une chanson particulièrement nostalgique amena des commentaires :</strong></p>
<p><strong>“De qui est cette chanson ? demanda Sonia.</strong></p>
<p><strong>- D’un chanteur très populaire : Boulat Okoudjava. Elle s’appelle “La chanson de ma vie”. On pourrait la traduire ainsi : </strong></p>
<p><strong>“Le premier amour vous brûle le cœur. Le second amour se blottit contre le premier. Et au troisième amour la clé tremble dans la serrure. On a la valise à la main.</strong></p>
<p><strong>La première guerre &#8211; c’est la faute à personne. La seconde guerre &#8211; c’est la faute à quelqu’un.. Et la troisième guerre n’est guère que ma faute, et ma faute à moi, tout le monde la voit.</strong></p>
<p><strong>À la première tromperie &#8211; la brume cache l’aurore. À la seconde tromperie &#8211; on titube, pris de vin. La troisième tromperie, elle est plus noire que la nuit, plus terrible que la guerre.”</strong></p>
<p><strong>Oh, ce n’est pas très gai. L’âme slave… Si nous chantions Kalinka ? Tout le monde connaît ?” Et il les entraîna dans un chant endiablé dont ils reprirent tous le refrain en chœur.</strong></p>
<p><strong> Ils avaient prévu de danser, mais, finalement, ils étaient trop bien dans l’intimité de ce cercle d’amitié. Personne n’avait le courage de bouger et ils étaient envoûtés par la beauté des chants russes et tziganes. Vladimir avait une voix chaude et Leïla fredonnait les musiques doucement, en sourdine. Ils se laissaient bercer par ces mélodies tour à tour nostalgiques et gaies, comme leur vie… Vers deux heures du matin, certains commencèrent à montrer des signes de somnolence. Ali proposa d’aller dormir.</strong></p>
<p><strong>“Avant que nous nous séparions, dit Sonia, j’avais préparé un poème et j’aimerais bien vous le dire…” Et elle récita :</strong></p>
<p align="center"><strong>“Je veux saluer ici</strong></p>
<p align="center"><strong>Ceux qui n&#8217;ont jamais trahi</strong></p>
<p align="center"><strong>Ceux que révolte l&#8217;injustice</strong></p>
<p align="center"><strong>Ceux qui rament dans les coulisses</strong></p>
<p align="center"><strong>Militants bleus des matins gris</strong></p>
<p align="center"><strong>Ceux qu&#8217;on méprise et qu&#8217;on oublie</strong></p>
<p align="center"><strong>Ceux qui n&#8217;ont pas baissé les bras</strong></p>
<p align="center"><strong>Là devant l&#8217;ampleur des dégâts</strong></p>
<p align="center"><strong>Les sans-grade les anonymes</strong></p>
<p align="center"><strong>Qui n&#8217;ont pas vécu pour la frime.</strong></p>
<p align="center"><strong>Je veux saluer ici</strong></p>
<p align="center"><strong>Ceux qui n&#8217;ont jamais trahi.</strong></p>
<p align="center"><strong>Ceux qui sont dans l&#8217;axe du chant</strong></p>
<p align="center"><strong>Toujours du poème vivant</strong></p>
<p align="center"><strong>Les fidèles qui restent debout</strong></p>
<p align="center"><strong>Qui résistent encore malgré tout</strong></p>
<p align="center"><strong>A colmater toutes les fissures</strong></p>
<p align="center"><strong>D&#8217;un rêve qui a la vie dure</strong></p>
<p align="center"><strong>Compagnons d&#8217;une rive à l&#8217;autre</strong></p>
<p align="center"><strong>Que cette chanson soit la vôtre.</strong></p>
<p align="center"><strong>Je veux saluer ici</strong></p>
<p align="center"><strong>Ceux qui n&#8217;ont jamais trahi.</strong></p>
<p><strong> C’est un texte de Jean Vasca, en hommage aux militants. Je vous l’ai recopié à plusieurs exemplaires. J’espère qu’il y en aura au moins un par famille et un pour chaque célibataire. C’est mon cadeau pour vous remercier de cette fête et de m’avoir si gentiment accueillie. </strong></p>
<p><strong>On sentait l’émotion poindre dans la voix. </strong></p>
<p><strong>- Tu sais, lui répondit Catherine, toi aussi, tu nous as accueillis, réconfortés par le choix que tu as fait pour ta vie. Tu nous as rappelé qu’on doit pas tout permettre, tu t’es jointe à nous… euh, je sais pas comment dire. Enfin, tu nous aides à voir plus clair dans nos vies.</strong></p>
<p><strong>- Mes amis, merci. C’est une fête inoubliable. Elle va nous donner des forces quand nous douterons. Nous étions tous en harmonie et pourtant nous venons de partout, nous n’avons pas la même culture mais nous nous sommes si bien compris, conclut Ali.</strong></p>
<p><strong>- C’est aussi la musique, rajouta Michaël. Je savais pas que chanter ensemble, ça rapproche tellement les gens. Merci à vous tous. Je suis fier d’être votre ami. Notre cadeau, c’était d’être ensemble en vrais amis. C’était un super Noël de partage et d’espoir et je crois que si Jésus nous voit, ça doit lui faire chaud.</strong></p>
<p><strong>- C’est drôle que tu parles du Christ, lui dit sa mère. On en parle jamais.</strong></p>
<p><strong>- Oui, mais ce soir, parmi vous tous, j’ai compris ce qu’il était. Enfin des choses que j’avais entendues et qu’avaient pas de sens, ce soir je les ai vécues. Merci !”</strong><strong> </strong></p>
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	</item>
		<item>
		<title>De la Turquie d’Atatürk à la pieuvre Ergenekon le Gladio Turc</title>
		<link>http://dutron.wordpress.com/2009/09/12/de-la-turquie-d%e2%80%99ataturk-a-la-pieuvre-ergenekon-le-gladio-turc/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Sep 2009 15:18:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Coquelicot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Culture - Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire et histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[social]]></category>
		<category><![CDATA[De la Turquie d’Atatürk à la pieuvre Ergenekon le Gladio Turc]]></category>

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		<description><![CDATA[De la Turquie d’Atatürk à la pieuvre Ergenekon le Gladio Turc
 
Avec ce titre, nous avons bien conscience que le sujet dépasse largement le format imposé par un article de blog. Mais l’affaire est si importante que nous allons tout de même tenter de la traiter : c’est que la Turquie frappe à la porte de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=dutron.wordpress.com&blog=1830090&post=5153&subd=dutron&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><h1 style="text-align:center;"><span style="color:#ff0000;">De la Turquie d’Atatürk à la pieuvre Ergenekon le Gladio Turc</span></h1>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><em><strong>Avec ce titre, nous avons bien conscience que le sujet dépasse largement le format imposé par un article de blog. Mais l’affaire est si importante que nous allons tout de même tenter de la traiter : c’est que la Turquie frappe à la porte de l’Europe et que nous sommes européens même si nous ne voulons pas de l’Europe actuelle qui est bien assez grande pour se saborder elle-même comme le montre l’actualité autour du dossier Opel.</strong></em></span></h2>
<h2><span style="color:#ff0000;"><em><strong>D’autre part, malgré la difficulté de synthèse compréhensible, comme nous nous intitulons « réseau euro-méditerranéen », il est de notre devoir de connaître les pays de cette euo-méditerranée.</strong></em></span></h2>
<p align="center"><strong>*</strong></p>
<p><strong> *     *</strong></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>La Turquie moderne doit beaucoup à Ataturk (Mustafa Kemal  dit Atatürk). Après la Première Guerre mondiale et l&#8217;occupation alliée de l&#8217;Empire ottoman, ce militaire de carrière refuse de voir l&#8217;Empire ottoman être démembré par le traité de Sèvres<a href="#_ftn1">[1]</a>. Accompagné de partisans, il se révolte contre le gouvernement impérial et crée un deuxième pouvoir politique à Ankara. C’est de cette ville qu’il mène la guerre contre les occupants à la tête de la résistance turque.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5159" title="Kemal_Ataturk" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/09/kemal_ataturk.jpg?w=440&#038;h=576" alt="Kemal_Ataturk" width="440" height="576" /></strong></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#000000;"><strong>Atatürk<br />
</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Sous son commandement, les forces turques ont vaincu les armées arméniennes, françaises et italiennes. Puis il défait les armées grecques qui occupent la ville et la région d’Izmir, la Thrace orientale et des îles de la mer Égée (Imbros, aujourd&#8217;hui Gökçeada, Ténédos, aujourd&#8217;hui Bozcaada et Moschonisi, aujourd&#8217;hui Alibey). Après la bataille du Sangarios (aujourd&#8217;hui Sakarya), la Grande assemblée nationale de Turquie lui donne le titre de Gazi (le victorieux) ; il parvient à repousser définitivement les armées grecques hors de Turquie. Suite à ces victoires, les forces britanniques choisissent de signer un premier armistice avec lui et s’engagent aussi à quitter le pays.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Mustafa Kemal affirme également une volonté farouche de rupture avec le passé impérial ottoman et de réformes radicales pour son pays.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Inspiré par la Révolution française, il profite de ce qu&#8217;il considère comme une trahison du sultan lors de l’armistice de Moudros<a href="#_ftn2">[2]</a>, pour mettre un terme au règne du Sultan le 1<sup>er</sup> novembre 1922. Il instaure ainsi la laïcité : séparation entre le pouvoir politique (sultanat) et spirituel (califat).</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Après la proclamation de la République, il déplace la capitale d’Istanbul à Ankara et il occidentalise le pays à travers plusieurs réformes. Notamment, il inscrit la laïcité dans la Constitution, donne le droit de vote aux femmes et remplace l’alphabet arabe par l’alphabet latin avec les lettres spéciales &#8220;ğ Ğ ı ş Ş&#8221;. Sous sa présidence autoritaire, la Turquie a mené une révolution sociale sans précédent, qu’on appelle généralement <em>révolution kémaliste</em>. Le 24 novembre 1934, l’Assemblée lui donne le nom d’Atatürk « père des Turcs. »</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Il meurt d’une cirrhose du foie le 10 novembre 1938. Au cours des funérailles nationales il est enterré au musée ethnographique d’Ankara. Sa dépouille repose aujourd’hui dans le mausolée dit de l’Anıtkabir. </strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Cherchant à limiter l&#8217;influence de l&#8217;islam sur les établissements politiques et culturels turcs, il avait décidé de supprimer le Califat le 3 mars 1924, responsable à ses yeux du ralentissement du développement de la Turquie. Il avait adopté le système de la laïcité française ; la religion n&#8217;est pas contestée, mais elle se limite à la sphère strictement privée.</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Deux citations particulièrement révélatrice d’Atatürk :</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;">-         <strong>&#8220;L&#8217;homme politique qui a besoin du secours de la religion pour gouverner n&#8217;est qu&#8217;un lâche. Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l&#8217;Etat.&#8221;</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;">-         <strong>&#8220;Notre religion n’a jamais demandé que les femmes restent derrière les hommes &#8220;</strong></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#000000;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-5160" title="Anitkabir Le mausolée d'Atatürk" src="http://dutron.files.wordpress.com/2009/09/anitkabir-le-mausolee-dataturk.jpg?w=550&#038;h=365" alt="Anitkabir Le mausolée d'Atatürk" width="550" height="365" />Anitbakir : Le mausolée d&#8217;Atatürk<br />
</strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color:#000000;"><strong>Après la mort d’Atatürk, la Turquie connaîtra une histoire tourmentée :</strong></span></p>
<ul>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1939 : La Turquie      déclare sa neutralité dès le début de la Seconde Guerre mondiale. En fait,      elle est très proche du fascisme allemand et, c’est de cette époque que      date les développement de la pieuvre Ergenekon et de son bras armé :      les Loups Gris. En fait, ce nom vient d’une légende qui veut que l’origine      du peuple turc, en Asie centrale, ait tenu à une louve grise un peu comme      pour Romulus et Remus à Rome.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1945 : La Turquie      finalement, change de camp dans la Seconde Guerre mondiale contre      l&#8217;Allemagne, deux mois avant la capitulation de celle-ci. Elle devient      l&#8217;un des 51 membres fondateurs de l&#8217;ONU</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1945 : Fin du      système de parti unique.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1946 : Création      du Demokrat Parti par Celal Bayar</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1948 :      Participation au plan Marshall. Ici la CIA entre en scène plus largement      d’ou la ressemblance entre Ergenekon et le Gladio<a href="#_ftn3">[3]</a></strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1949 : Cooptée (en      même temps que la Grèce) par les membres fondateurs du Conseil de l&#8217;Europe      trois mois après la signature du traité de Londres.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1950 : Le      Demokrat Parti gagne les élections législatives du 14 mai. Adnan Menderes      devient premier ministre et Celal Bayar président de la République. Nombre      d&#8217;interdictions religieuses datant d&#8217;Atatürk sont abandonnées. L&#8217;appel à      la prière est de nouveau récité en arabe, qui est désormais la langue      liturgique officielle de l&#8217;État Turc. Le parti remporte les élections de      1954 et 1957 et reste au pouvoir jusqu&#8217;au coup d&#8217;État de 1960.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>18 février 1952 :      La Turquie devient membre de l&#8217;OTAN. Dominée par les USA, elle est le      poste avancé du glacis européen face au monde arabe et l’URSS..</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>6 septembre 1955      &#8211; 7 septembre 1955: La communauté grecque orthodoxe d&#8217;Istanbul      est attaquée et ses biens sont pillés.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1959 : La Turquie      pose sa candidature pour devenir membre associé de la CEE.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>27 mai 1960 :      Coup d&#8217;État militaire. Adnan Menderes et deux autres figures importantes      du Demokrat Parti sont jugés par un tribunal spécial et pendus pour haute      trahison en septembre 1961.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1961 : Nouvelle      constitution adoptée par référendum (61% pour). Arrivée au pouvoir du      Cumhuriyet Halk Partisi. İsmet İnönü redevient premier ministre, tandis      que le chef des putschistes, Cemal Gürsel, est élu quatrième président de      la République. Antalya devient siège du gouvernement Turc.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>22 février 1962 :      Tentative de coup d&#8217;État du colonel Talat Aydemir. Le putsch a été avorté      sans faire de victimes par la résistance énergique du premier ministre      İnönü. Aydemir s&#8217;est rendu à condition de ne pas être jugé.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>21 mai 1963 :      Seconde tentative de coup d&#8217;État du colonel Talat Aydemir. Des accrochages      ont eu lieu dans les rues d&#8217;Ankara entre les forces d&#8217;Aydemir et celles      restées fidèles au gouvernement, faisant 8 morts. Talat Aydemir s&#8217;est      finalement rendu. Il est jugé et condamné à mort en 1964.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Décembre 1963 :      Première crise chypriote.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1963 : Un accord      d&#8217;association entre la Turquie et la CEE est signé.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1965 : Arrivée au      pouvoir de Adalet Partisi. Süleyman Demirel est nommé premier ministre.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1966 : Cevdet      Sunay devient le cinquième président de la République.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1967 : Visite du      Pape Paul VI.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1970 : Crise      économique ; climat de violence ; attentats d’extrême gauche.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>12 mars 1971 :      Démission de Süleyman Demirel suite à une déclaration musclée de      l&#8217;État-major ; répression violente des mouvements de gauche ;      limitation de la liberté de la presse et des droits syndicaux. La      Parlement reste en fonction et des gouvernements technocrates sont formés      par des hommes politiques « indépendants », proches de      l&#8217;État-major.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1973 : Fahri      Korutürk est élu le sixième président de la République. Élections      législatives remportées par le Cumhuriyet Halk Partisi de Bülent Ecevit      qui devient premier ministre.</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color:#000000;"> </span></p>
<ul>
<li><span style="color:#000000;"><strong>20      juillet 1974 : Début de l&#8217;opération Attila. À la suite d&#8217;un coup      d&#8217;État des nationalistes grecs contre le gouvernement chypriote en place      visant à rattacher l&#8217;île à la Grèce, et en s&#8217;appuyant sur le traité de      garantie de la Constitution de 1960, la Turquie intervient militairement à      Chypre, et occupe le nord de l&#8217;île en deux jours. Cette rapide victoire de      l&#8217;armée turque aboutira à la division de l&#8217;île et à la chute de la      dictature des colonels en Grèce ; embargo militaire américain.</strong></span></li>
</ul>
<ul>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1975 : Premiers      attentats terroristes de l’Armée secrète arménienne de libération de      l&#8217;Arménie ; jusqu’en 1997, 120 attentats et 22 assassinats contre des      diplomates turcs seront menés par l&#8217;ASALA qui cherche par là à forcer le      gouvernement turc à reconnaître le génocide arménien &#8211; et, à défaut,      attirer l&#8217;attention internationale sur la question arménienne. Au total,      le bilan des attentats imputés à l&#8217;ASALA se monte à 46 morts et 299      blessés.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1977 : Le défilé      traditionnel du 1<sup>er</sup> mai attaqué par des militants de l&#8217;extrême-droite,      faisant 27 morts. Ce carnage marque le début d&#8217;une quasi-guerre civile      entre les fractions de gauche et de droite qui feront plus de 5 000      morts jusqu&#8217;en 1980.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Novembre 1979 :      Visite du Pape Jean-Paul II.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Mai 1980 : Grève      générale contre les violences de l&#8217;extrême droite.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>12 septembre 1980 :      Coup d’état militaire ; 30 000 arrestations ; dissolution      du parlement et interdiction des partis politiques. Le chef d&#8217;état-major      Kenan Evren devient président de la République.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Le 13 mai 1981, Mehmet      Ali Ağca, membre des Loups gris, tente d&#8217;assassiner le pape Jean-Paul II      sur la place Saint-Pierre à Rome.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Novembre 1982 :      Nouvelle constitution ; les anciens partis restent interdits. Le      gouvernement reprend sa place à Ankara au Palais des Ottomans.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Décembre 1982 :      Crise des banques, des dizaines de milliers d&#8217;épargnants perdent leurs      économies.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>15 novembre 1983 :      La République turque de Chypre du Nord est créée, mais elle est uniquement      reconnue par la Turquie.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Décembre 1983 :      Retour au régime civil. L&#8217;Anavatan Partisi, nouvellement créé, gagne les      élections législatives et Turgut Özal est nommé premier ministre. Virage      néolibéral (vague de privatisations) et islamique (les cours de religion      deviennent obligatoires dans l&#8217;éducation primaire et secondaire).</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>10 janvier 1984:      L&#8217;avortement légalisé.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>15 août 1984: Début de      la guérilla menée par le PKK d’Abdullah Öcalan. Les affrontements avec les      forces gouvernementales qui s&#8217;ensuivent feront plus de 37 000 morts      jusqu’en 2008 et de très nombreux déplacés (les chiffres varient de      40 000 à un million de personnes). Durant plusieurs années ; les      Loups gris vont donner toute la mesure de leur sauvagerie face aux      Kurdes : Le total des morts Kurdes est actuellement estimé à 100.000.</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<ul>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Avril 1987 : La      Turquie demande son adhésion à l’Union européenne.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>18 juin 1988:      Tentative d&#8217;assassinat contre le premier ministre Turgut Özal lors du      congrès de son parti. Il est légèrement blessé. Le tireur, Kartal Demirağ,      un ultranationaliste, affirme avoir agi seul.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Décembre 1989 :      La Commission européenne déclare la Turquie éligible à la candidature,      mais elle diffère l&#8217;examen du dossier.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1989 : Turgut Özal est      élu président. Yildirim Akbulut est nommé premier ministre.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1990 : Vague      d&#8217;assassinats politiques attribués aux islamistes mais nous verrons      plus loin qu’il y a beaucoup à dire dans le cadre du complot Ergenekon :      l&#8217;universitaire Muammer Aksoy le 31 janvier, le rédacteur en chef du      journal <em>Hürriyet</em> Çetin Emeç le 7 mars, l&#8217;essayiste Turan Dursun le      4 septembre et l&#8217;universitaire et députée Bahriye Üçok le 6 octobre.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1990 : Début des      premières diffusions radiotélévisées privées. Le monopole de l&#8217;État sur      l&#8217;audiovisuel ne sera levé officiellement qu&#8217;en 1993.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1991 : Mesut      Yılmaz devient premier ministre.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1991 : Süleyman      Demirel, est nommé premier ministre suite aux élections législatives.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>24 janvier 1993 :      Assassinat d&#8217;Uğur Mumcu, chroniqueur du journal Cumhuriyet. Ses      funérailles se transforment en une grande manifestation en faveur de la      laïcité.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>17 avril 1993 :      Mort du président Turgut Özal, remplacé par Süleyman Demirel, qui devient      ainsi le neuvième président de la République.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Juin 1993 : Tansu      Çiller (Doğru Yol Partisi) 1<sup>re</sup> femme à occuper le poste de      premier ministre.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Juillet 1993 : 37      intellectuels alévis<a href="#_ftn4">[4]</a> meurent dans un incendie criminel à Sivas, attribué encore et toujours aux      islamistes.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Mars 1994 :      Élections municipales massivement remportées par les islamistes du Parti      de la Prospérité (Refah Partisi, créé en 1983).</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>12 mars 1995 :      Emeutes dans le quartier défavorisé de Gazi à Istanbul, majoritairement      alévi, faisant 17 morts.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Décembre 1995 :      Élections législatives, dont le parti islamiste Refah sort vainqueur.:      L&#8217;union douanière entre l&#8217;Union européenne et la Turquie entre en vigueur.      La Turquie abolit les taxes d&#8217;importation sur les produits venant de      l&#8217;Union européenne.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Juillet 1996 :      Gouvernement islamiste du chef de Refah Partisi Necmettin Erbakan. Il est      poussé à démissionner 11 mois plus tard, en Juin 1997, sous la pression de      l&#8217;armée et de la société civile (médias, milieux d&#8217;affaires et      universités) ; Mesut Yılmaz       redevient premier ministre.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Octobre 1998 :      Pression politico-militaire sur la Syrie pour forcer cette dernière à      extrader Abdullah Öcalan, le chef du PKK. Damas résiste, mais sous la      pression de la communauté internationale, elle accepte finalement de      l&#8217;expulser. Öcalan se rend d&#8217;abord en Russie, puis en Italie via la Grèce.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Janvier 1999 :      Bülent Ecevit est nommé premier ministre d&#8217;un gouvernement minoritaire.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Février 1999 : le chef      du PKK, Abdullah Öcalan, est arrêté au Kenya. Il est jugé et condamné à      mort en Juin 1999, mais sa peine est commuée en prison à vie lors de      l&#8217;abolition de la peine capitale quelques années plus tard.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Mai 1999 :      Élections législatives anticipées, le DSP (parti d&#8217;Ecevit) en sort vainqueur.      Bülent Ecevit devient premier ministre d&#8217;une coalition rassemblant la      gauche (DSP), le centre-droit (ANAP) et l&#8217;extrême-droite nationaliste      (MHP).</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>17      août 1999 : Tremblement de terre dévastateur au nord-ouest du      pays faisant 17 000 morts.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>21 octobre 1999 :      Assassinat d&#8217;Ahmet Taner Kışlalı, professeur des sciences politiques à      l&#8217;Université d&#8217;Ankara. Une organisation terroriste islamiste revendique le      crime.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Décembre 1999 :      L&#8217;Union européenne accepte officiellement la candidature de la Turquie      lors du sommet d&#8217;Helsinki et souligne la « vocation européenne »      du pays, mais elle fixe à son entrée dans l&#8217;UE des conditions que la      Turquie accepte.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>16 mai 2000 :      Ahmet Necdet Sezer devient le dixième président de la République.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Février 2001 :      Grave crise financière ; dévaluation de 50 % de la livre turque,      des centaines de milliers de gens perdent leur emploi.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Octobre 2001 : La      Turquie modifie radicalement sa constitution pour remplir les critères      politiques fixés par l&#8217;Union européenne.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong><a title="Août 2002" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ao%C3%BBt_2002">Août      2002</a> : Abolition officielle de la peine de mort, sauf en temps de      guerre (abolition totale en 2004) ; la dernière exécution date en      fait de 1984.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>3 novembre 2002      : Arrivée au pouvoir du parti AKP ; Recep Tayyip Erdoğan devient      premier ministre en mars 2003.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1<sup>er</sup> mars 2003 :      le Parlement turc refuse de permettre le stationnement des troupes      américaines sur le sol turc lors du déclenchement de la guerre en Irak.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>2003 : Attentats à la      voiture piégée d&#8217;Al-Qaida à Istanbul, les 15 et 20 novembre, contre des      intérêts juifs et britanniques, 60 morts.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>2004 :      Autorisation de la diffusion audiovisuelle des langues minoritaires.      Premières émissions en langue kurde à la télévision publique, la TRT.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>2005 :      Introduction de la nouvelle livre turque (YTL) ; 1 YTL =      1 000 000 TL</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1<sup>er</sup> juin      2005 : Adoption d’un nouveau code pénal accordant plus de libertés      individuelles et plus conforme aux exigences européennes.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>3 octobre 2005 :      Début des négociations d&#8217;adhésion avec l&#8217;Union européenne.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Novembre 2006 :      Visite du pape Benoît XVI.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>19 janvier 2007 :      Assassinat de Hrant Dink, rédacteur en chef du journal Agos (publié à      Istanbul en turc et en arménien). 200 000 personnes assistent à ses      funérailles le 23 janvier.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>Avril-Mai 2007 :      Crise politique au tour de l&#8217;élection du nouveau président par l&#8217;Assemblée      nationale, ce qui déclenche les élections anticipées. Malgré la fin de son      mandat le 16 mai, le Président Sezer garde son poste en attendant son      successeur.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>22 juillet 2007 :      Elections législatives anticipées, où l&#8217;AKP obtient 46,7 % des voix.      Recep Tayyip Erdoğan conserve le poste de premier ministre.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>28 août 2007 :      Abdullah Gül est élu onzième président de la République grâce à la      majorité parlementaire de l&#8217;AKP.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>21 octobre 2007 :      Amendement constitutionnel par référendum (70 % pour). Le président      de la République sera désormais élu au suffrage universel.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>9 février 2008 :      Amendement constitutionnel pour la levée de l&#8217;interdiction du foulard      islamique à l&#8217;université. Cet amendement est annulé par la Cour      constitutionnelle le 5 juin 2008 sur la base de l&#8217;article 2 de      la Constitution, qui garantit la laïcité.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>30 juillet 2008:      La Cour constitutionnelle rejette une demande d&#8217;interdiction du Parti de      la Justice et du Développement (AKP), au pouvoir, accusé d&#8217;activités      antilaïques. La Cour avait été saisie le 14 mars 2008 par le procureur en      chef de la Cour de cassation.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>1<sup>er</sup> janvier 2009:      La Turquie devient membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations      unies pour deux ans.</strong></span></li>
<li><span style="color:#000000;"><strong>29 mars 2009:      Elections municipales. L&#8217;AKP, au pouvoir, perd des voix mais reste la      première formation politique du pays.</strong></span></li>
</ul>
<p><span style="color:#000000;"><strong> </strong></span></p>
<h2><span style="color:#ff0000;"><strong>Les Loups Gris (<em>Bozkurtlar</em> en turc) :</strong></span></h2>
<p><span style="color:#000000;"