Pour l’anniversaire de la chute du mur : une rapide histoire peu connue de sa construction et quelques idées sur l’Europe

novembre 9, 2009 at 3:45 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 2 Comments
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Pour l’anniversaire de la chute du mur : une rapide histoire peu connue de sa construction et quelques idées sur l’Europe

Mur de Berlin

Ce mur dont on commémore aujourd’hui la chute, c’était plus qu’un symbole du totalitarisme communiste ! Une nécessité économique vitale pour la RDA, l’ex-Allemagne de l’Est. Il s’agit bien évidemment du Mur de Berlin qui est tombé il y a tout juste vingt ans sous ce qu’il est convenu d’appeler « les coups de boutoir de la démocratie »… Ouais, admettons !! Mais comment tout cela a-t-il commencé et ne refaisons-nous pas un peu l’histoire dans tous les bords politiques ?

I :  Berlin avant le Mur :

Rappelons-nous ce que disait le numéro un de la RDA de l’époque, Walter Ulbricht, quelques mois seulement avant la construction de ce mur qui allait couper Berlin en deux : “Dans le combat économique et politique contre notre république, Berlin-Ouest joue le rôle de filière à l’aide de laquelle s’effectue ce commerce de chair humaine, et par laquelle aliments et autre produits s’échappent de notre république. Berlin-Ouest est par conséquent une énorme brèche au milieu de notre république, qui nous coûte plus d’un milliard de marks chaque année.”

Il fallait donc, selon Ulbricht, fermer la brèche de toute urgence. Ce sera fait le 13 août 1961 avec une promptitude tout à fait étonnante… La preuve que les communistes avaient programmé cette opération qui a semblé prendre par surprise les Occidentaux…  Il a « semblé » car à l’Ouest, beaucoup savaient. Il existe toute une gradation entre ceux qui ont simplement laissé faire et ceux qui souhaitaient ce mur. Cette affaire aura été l’un des sommets de la Guerre Froide.

Il fallait que « Le rythme continue »….The beat goes on !!

http://www.youtube.com/watch?v=JYOpInru-4o

De son côté, Nikita Khrouchtchev[1] qui avait conservé le parler cru de sa jeunesse ukrainienne aurait déclaré un jour : « Berlin, c’est la paire de couilles des occidentaux » !! Et, selon Nikita, il convenait bien sûr de les couper !!!

A l’époque, Berlin Ouest est complètement enclavé au sein de la RDA. Il est sous l’autorité des quatre vainqueurs de la seconde guerre mondiale. Le traumatisme de cette guerre fait que peu de responsables, y compris en Europe souhaitent une réunification allemande.

Certains, comme François Mauriac, aiment tellement l’Allemagne qu’ils préfèrent qu’il y en eût deux !!! François Mitterrand règlera un jour son compte à Mauriac en le qualifiant de : « notre grand écrivain régional » car ils étaient tous deux charentais !! Ceux qui accepteraient une réunification ne le voudraient au prix d’une neutralisation.

Des milliers d’allemands de l’Est viennent chaque jour travailler en zone Ouest où il est courant de dire qu’ils votent avec leurs pieds. Mais cette attrait exaspère l’Est car cela devient une véritable hémorragie.

carte-mur de Berlin

II : La préparation :

Walter Ulbricht prépare les esprits en proposant de prendre « des mesures de sécurité ». Dès 1957, la RDA instaure un « délit de fuite » et la crispation continue. Puis, il déclare que tout Berlin fait partie de la RDA. Khrouchtchev propose alors aux USA, la Grande-Bretagne et la France d’ouvrir des négociations en vue de faire de Berlin une « ville libre » sous peine de le voir signer un Traité d’amitié avec la RDA. C’est un ultimatum auquel les occidentaux réagissent vivement. Eisenhower qui préside encore aux USA pour peu de temps parle même d’utiliser l’arme nucléaire.

En 1959, à Camp David, Khrouchtchev déclare qu’il n’a jamais été question d’ultimatum mais maintient ses exigences. Il est cohérent, il attend son heure.

Fin 1960, John Kennedy est élu. Khrouchtchev lui rappelle que Berlin : « est une dent cariée dans une mâchoire et qu’il faut l’extraire »[2].

Côté Est, Ulbricht est pressé de « boucher les trous à rats » selon son expression. Il voit sa jeunesse « voter avec ses pieds » ! Les signes s’accélèrent :

-         La RDA impose des autorisations d’accès aux diplomates étrangers,

-         Elle renforce les contrôles aux check points et ferme certains d’entre-eux,

Ulbricht prépare méthodiquement son plan ; le nom de code est transparent : Muraille de Chine !!

Lors d’une réunion des dirigeants de l’Est à Moscou, il parle de « rangs de barbelés » ! Certains dirigeants s’indignent de l’image au regard de « l’internationalisme prolétarien ». Khrouchtchev feint de les entendre mais fournit à la RDA tout ce dont elle a besoin. N’oublions pas qu’il avait réprimé Budapest !

Kennedy_and_Khrushchev_in_Vienna_1961

En juin 1961, Kennedy et Khrouchtchev se rencontrent à Vienne. Entre temps, L’URSS a profité de l’affaire de l’avion espion U2[3][4], à Cuba. Khrouchtchev est en position de force ! Il prévient Kennedy qu’il est prêt à une guerre nucléaire mais les dés sont pipés : pour faire capoter une conférence sur Berlin. Entre temps aussi, les USA ont mené la désastreuse affaire de la Baie des Cochons

-         Kennedy sait par une taupe du KGB – Oleg Pulkowsky -  que la supériorité nucléaire de l’URSS est du bluff,

-         Khrouchtchev sait par un agent allemand infiltré dans les services de renseignement de la  RFA qu’en cas de coup de force à Berlin, les occidentaux n’interviendraient pas. Il s’agit peut-être de l’ancien officier nazi Heinz Pfeiffer, un membre de l’Organisation Gehlen .

-         Khrouchtchev dispose aussi d’une source côté français, au quartier Napoléon : un ancien légionnaire français (nom de code Bruno) qui travaille pour Markus Wolf ; il a ainsi confirmation que les alliés n’interviendront pas.

En quittant Vienne, Kennedy confie à se proches : « L’hiver sera froid » ! Il ne sait sûrement pas tout mais il prépare lui aussi le terrain. Il a déjà intégré une action soviétique unilatérale à Berlin.

Dans son discours à la Nation de juillet 1961 Kennedy annonce déjà, en quelque sorte, la couleur en déclarant que : « Les Etats-Unis n’abandonneront jamais la RFA et les citoyens libres de Berlin-Ouest ». Il dit bien : Berlin-Ouest. Ce qui signifie qu’il a déjà abandonné toute prétention sur Berlin- Est.

Cette position sera relayée par le sénateur Fulbright, Président de la commission des affaires étrangères du Sénat américain qui estime que les allemands de l’est ont tout-à-fait le droit de fermer leur frontière !

Ulbricht lâchera même maladroitement le morceau lors d’une conférence de presse à la mi-juin 1961. A un journaliste qui lui demande s’il a l’intention d’élever une frontière à Berlin ; Ulbricht répond qu’il n’est pas question de construire un MUR !!!

Des berlinois ont compris ! Les départs s’accélèrent. Le sort en est jeté, le Mur sera construit le samedi 12 Août 1961 à minuit. En pleines vacances, une veille de dimanche ! Les cadres communistes qui sont dans le confidence ont réussi à mobiliser : 8000 vopos[5], 4000 policiers, 4000 agents de la STASI[6] et 12000 hommes des « milices ouvrières ».

Dès 8 heures du matin, la coupure de Berlin est effective. Une véritable chasse à l’homme commence, tout ce qui ressemble de près ou de loin à un possible opposant est arrêté « préventivement », les habitants de immeubles proches de la frontière sont expropriés.

III – Les réactions :

Pas terribles dans la torpeur d’un été chaud où tous les dirigeants occidentaux sont en vacances…et les vacances, c’est sacré :

-         La CIA qui dispose de très nombreux agents à Berlin Est a, semble-t-il, choisi de ne pas voir !

-         Kennedy est en mer,

-         Le britannique Sir Harold Macmillan fusille la grouse en Ecosse,

-         De Gaulle est à Colombey. Il est le seul à être furax ! Il pense qu’il aurait fallu agir avant, à Vienne notamment, ou envoyer des blindés dès la pose des premiers barbelés.

-         La première réaction Etatsunienne lui donne raison. Un communiqué parle de « mesures est allemandes pour arrêter l’afflux de réfugiés » mais ne relève pas la violation des traités.

-         La seule réaction forte viendra d’un véritable homme de gauche : Willy Brandt, maire de Berlin Ouest. Il est en campagne électorale à l’Ouest. Il prend un avion, rentre précipitamment à Berlin et, le 13 août au soir, prend la parole. Il en appelle aux occidentaux. La veille, dans un discours prononcé à Nuremberg, il avait prévenu : « L’URSS prépare un grave attentat contre le peuple allemand » !

-         Kennedy reprochera à Brandt d’attiser le feu ! Il n’en est pas encore à « Ich bin ein Berliner » !!!!! Il envoie néanmoins Lyndon Johnson à Berlin.

-         La droite allemande reste molle ! Elle attaque aussi et surtout Willy Brandt…On est en campagne électorale….et Brandt est candidat à la Chancellerie !

Nous connaissons la suite !! Ulbricht mettra les bouchés doubles et le Mur, en dur, sera effectif à la fin de 1961.

Aujourd’hui, nous commémorons le vingtième anniversaire de sa chute.

IV : Alors, l’Europe aujourd’hui ???

- L’Europe et les USA :

L’excellent Rue 89 rend compte ces jours-ci d’un rapport publié par l’European Council on Foreign Relations. Nous citions un extrait :

Nous sommes entrés dans un monde post-américain et les Européens sont les seuls à ne pas s’en être aperçus. C’est la principale conclusion d’un rapport publié cette semaine par le European Council on Foreign Relations, un think tank basé à Bruxelles.

Les auteurs de ce document remarqué, Jeremy Shapiro et Nick Witney, respectivement américain et britannique, estiment que la plupart des gouvernements européens se bercent d’illusions sur la « relation spéciale » qui les unit aux Américains.

Si c’est comme pour Berlin , bonjour !!

Pour les Européens de l’Ouest, l’Otan a servi de rempart contre les ambitions supposées de l’Union soviétique après 1945. Pour les Européens de l’Est, ce sont les Américains qui ont provoqué la chute de l’URSS et qui les protègent désormais d’un éventuel réveil de l’impérialisme russe.

Idem ! Bon courage les slaves, roumains et magyars !!

Pour Obama, l’avenir du monde se joue désormais côté Pacifique

Mais pour Washington, l’Europe n’a plus le même intérêt stratégique que pendant la Guerre froide. Et ce n’est pas l’élection de Barack Obama, accueillie ici avec une incroyable ferveur, qui y changera quelque chose. Le locataire de la Maison Blanche n’a aucune attache particulière avec le Vieux Continent et n’a jamais caché que l’avenir du monde se joue désormais autour du Pacifique.

Pourtant, écrivent Shapiro et Witney, les Européens continuent d’attendre beaucoup des Etats-Unis, notamment en matière de défense, sans rien leur offrir d’autre qu’un soutien souvent irréfléchi. Dans bien des cas, cette « déférence excessive » à l’égard de Washington conduirait les Etats européens à négliger leurs intérêts stratégiques immédiats.

Un seul exemple : dans le conflit afghan, les gouvernements alliés semblent se préoccuper davantage de leur simple présence aux côtés de Washington que de l’influence qu’ils pourraient avoir sur les opérations militaires. La suite sur :

http://www.rue89.com/europe-europe-europe/2009/11/07/leurope-doit-comprendre-quelle-est-le-cadet-des-soucis-des-etats-uni

Pour lire le rapport ECFR complet (en anglais)

http://ecfr.3cdn.net/05b80f1a80154dfc64_x1m6bgxc2.pdf

Voici traduite la présentation que ce « conseil » fait de lui-même.

« L’ECFR le Conseil européen de Relations avec l’étranger (ECFR) est le premier groupe de réflexion paneuropéen. Lancé en octobre 2007, son objectif est de conduire la recherche et promouvoir le débat informé à travers l’Europe sur le développement de politique étrangère européenne cohérente, effective(efficace) et à base de valeurs.

ECFR a développé une stratégie avec trois éléments distinctifs qui définissent ses activités :

Un Conseil paneuropéen. ECFR a réconcilié dans un Conseil de plus de cent Membres – des politiciens, des décideurs, des penseurs et des hommes d’affaires des États membres de l’UE et des pays candidats – qui se rencontre(se réunit) deux fois par an comme en formation plénière. Par des groupes de travail géographiques et thématiques, les membres fournissent le personnel d’ECFR, le conseil et le retour d’information sur des idées de politique et l’aide aux activités de l’ECFR dans leurs pays propres. Le Conseil est présidé par Martti Ahtisaari, Joschka Fischer…. ».

Que des biens pensants mais qui n’ont pas tort sur tout !

-         L’Europe des 27 :

D’élargissements en élargissements, un Europe s’est formée qui ne ressemble pas à celle que nous voulons. A l’Est, dans les ex-pays de l’Est, refleurissent églises réactionnaires, mafias et sectes de tous poils, la faillite est quasi générale.

D’autres murs ont été construits, par nous ! Aux frontières de cette Europe, comme à Ceuta et Melilla, par exemple. C’est au Maroc….c’est si loin ??? En Palestine, aussi !!

La seule Europe qui fonctionne, c’est celle du fric !

Elle va se choisir bientôt un président. Il ne sera pas français, OUF !  Pourquoi ?

-         Chirac est un piètre européen,

-         VGE est trop vieux,

-         Villepin, Juppé et Raffarin sont plombés,

-         Jospin, Balladur et Rocard sont à la retraite,

-         Lamy est un crâne d’œuf mais pas politique,

-         Barnier manque de charisme

-         On voit là ce qu’il en coûte d’envoyer des seconds couteaux à Bruxelles en nous réservant nos supposés cadors pour nos délices franco-français !

Il paraît que, d’un cimetière de Colombey, monte une plainte : L’Europe, l’Europe, l’Europe !!!!!


[1] Après la mort de Staline, quatre des personnalités politiques en lice en URSS se disputent le pouvoir : Gueorgui Malenkov, Lavrenti Beria (chef du KGB), Molotov et Khrouchtchev. C’est Khrouchtchev qui l’emportera. Dès fin juin 1953, il joue un rôle fondamental dans la chute de Beria. Ce dernier sera destitué et arrêté sur ordre de ses collègues, puis fusillé. Malenkov lui ayant cédé la tête du PCUS dès le 14 mars pour se consacrer à la direction du gouvernement, Khrouchtchev sera confirmé en septembre 1953 comme premier secrétaire du parti communiste, ce qu’il restera jusqu’à son éviction en 1964. Il avait écarté Malenkov en 1955. En 1961 il sera exclu du PCUS et condamné à l’exil intérieur. Molotov s’opposera à la déstalinisation menée par Nikita Khrouchtchev et tentera avec d’autres partisans de la tendance stalinienne,un coup d’Etat dans le Parti communiste pour évincer Khrouchtchev. Quand cela rate,  Khrouchtchev le nommera à des postes subaklternes, comme ambassadeur en Mongolie de 1957 à 1960. Molotov sera aussi délégué soviétique permanent auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne de 1960 à 1961. En 1964 Molotov est exclu du parti qu’on l’autorise à réintégrer en 1984…un geste symbolique.

 

Histoire de Berlin Bernard Oudin et Michèle Georges

[2] In : « Histoire de Berlin »  par Bernard Oudin et Michèle Georges publié chez Perrin en 1995 et 2000.

[3] Le premier mai 1960, un avion de reconnaissance américain de type U2 (avion-espion)est abattu au-dessus du territoire soviétique. Le pilote Francis Gary Powers est arrêté et condamné le 17 août à 10 ans de prison pour espionnage. Le capitaine Gary Powers avait été recruté par la CIA pour piloter l’U2. Après deux ans de prison, il sera échangé au pont de Glienicke (reliant Berlin à Postdam sur la rivière Havel) contre l’espion du KGB Rudolph Abel et pourra rentrer aux USA.

Glienicker_Brücke1

pont de Glienicke


[4] Débarquement de la baie des Cochons : tentative d’invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961. Planifiée sous Dwight Eisenhower, l’opération est menée au début du mandat de John F. Kennedy. Objectif : faire débarquer à Cuba, le 17 avril 1961, environ 1 500 exilés cubains recrutés et entraînés par la CIA. But : renverser le nouveau gouvernement cubain de Fidel Castro, qui mène une politique économique hostile aux intérêts américains et se rapproche de l’URSS[. L'opération est un fiasco total !!

[5] VOPOS : abréviation de  volkspolizei (en allemand, la police du peuple) était la police nationale de l’Allemagne de l’Est.

[6] STASI :  ministère de la Sécurité d’État (Ministerium für Staatssicherheit, MfS), dit la Stasi, était le service de police politique, de renseignements, d’espionnage et de contre-espionnage du régime communiste de la République démocratique allemande (RDA),

Y’a piratage et piratage !!!

novembre 7, 2009 at 6:26 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 1 Comment
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Y’a piratage et piratage !!!

Cette nuit, nous vous parlions d’attentats en tout genre ! Hé ben, ça continue !!

Nom mais, franchement, dans quel monde vivons nous ?

Voilà-t-il pas que des informations nous parviennent de sources « bien informées », comme dirait Kouchner le toubib Folamour.

Boum

I : Menaces d’attentat en Europe :

Et pas n’importe-où ! Au choix : Allemagne – France – Belgique. On ne sait pas encore si les potentiels terroristes vont jouer à Pouf-Pouf : ce sera à toi que je feras sauter la gueuuuuuuuuuuuuuuule ! On sait pas !

Ce qu’on sait : c’est que la CIA et la NSA annoncent dans un rapport confidentiel avoir fourni des informations et une collaboration aux services de renseignements européens concernant un important groupe islamiste qui prépare un attentat “majeur”.Trois cibles pour ce groupe : La France, l’Allemagne ou la Belgique.
Possibilité d’action : entre maintenant et fin d’année. Joyeux Noël, les mecs !! Si vous voyez une caserne devant laquelle stationne un camion…changez vite de trottoir !!

- Problème : le rapport a été déclassifié aux USA pour une raison simple : nos “services européens” n’ont pas pris la menace au sérieux. Que voulez-vous, on ne peut pas tout faire !!

 

On ne peut pas satisfaire Boutefeux – pardon Hortefeux – dans sa recherche de potentiels terroristes de moins de 13 ans et s’occuper, en même temps des gens qui détiennent peut-être une soixantaine de kilos de C-4[1].

Les mêmes « milieux bien informés » estiment en effet qu’environ 65 kg de plastic C-4 se baladent quelques part dans la nature.

Résultat de cette non prise au sérieux : les 18 membres du groupe identifiés par les Ricains ont été “perdus” de vue et restent introuvables.

Les services américains se protègent donc en publiant cette nouvelle, même confidentiellement. En cas d’attentat en Europe, ils pourront dire : on vous l’avait bien dit !! Et, boum !!

attentat valise 15On vous en met une P’tite valise ????

II : Piratages à tous les étages !

Cerise sur le gâteau dans le merdier ambiant : Belgacom a été piraté mais pas lui seul.

http://unefois.be/2009/10/belgacom-pirate/

http://forum.astel.be/showthread.php?t=163347

http://www.lesoir.be/la_vie_du_net/actunet/2009-10-21/hacker-menace-dizaines-milliers-clients-belgacom-733715.shtml

piratage

On vous laisse le choix du support ! Encore que le célèbre journal Le Swar de Bruxelles (Le Soir en clair) soit connu pour son sérieux sinon pour ses engagements….comme Le Monde chez nous, quoi !!
En réalité, France Télécom et probablement d’autres sociétés de téléphonie et Internet européennes ont elles aussi été piratées depuis … La République Tchèque.
Les fichiers sont mis en vente depuis St Petersbourg en Russie.Belgacom a porté plainte et donc a rendu son affaire publique mais pas les autres sociétés européennes …Des suicides de dirigeants en vue ??? On n’ose y croire !!

 

Toujours est-il que le hacker serait un petit génie du clavier mais assez con ! En travaillant initialement pour la mafia russe, il risquait surtout une bastos dans le plafond !! En clair, une balle dans la tronche !

Son nom de code : « Vendetta » ! Rien à voir avec la Corse Ô Ile d’amour, on vous rassure. Le gugusse prétendait agir pour libérer la bande passante alors qu’il voulait juste du pognon !

Heureusement, aux dernières nouvelles, ils aurait été récupéré dans un hôtel tchèque miteux….Le hôtels tchèques sans provision sont bien connus !!!

Les « milieux bien informés » vont donc pouvoir utiliser ses talents.

En effet, son programme de pénétration chez Belgacom et consorts serait un joyau.


[1] Le C-4 est le plus célèbre et le plus courant des explosifs. Il a une texture identique à celle de l’argile, est blanc et on peut lui donner à peu près toutes les formes possibles. Bien qu’étant 1,5 fois plus puissant que la dynamite, il est très stable et ne peut exploser qu’avec un détonateur : il ne craint ni les hautes températures (il brûle) ni les chocs, même violents (il se déforme). Il résiste également à l’eau. UN bijou, on vous dit !!!

 

Quand un « attentat » chasse l’autre et que d’autre formes de guerre posent question.

novembre 7, 2009 at 3:00 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 20 Comments
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Quand un « attentat » chasse l’autre et que d’autre formes de guerre posent question.

Il s’en passe de belles, on vous jure ! Mais, pas sûr, que notre belle presse vous donne les éléments pour tout comprendre !! Essayons !

La tuerie sur la base de Fort Hood aux USA :

Major Nidal MalikhasanLe Major (commandant) Nidal Malik Hassan (photo Reuters)

Elle a fait 13 morts et 30 blessés.

Fort Hood est la plus grande base de l’armée des États-Unis situé à l’extérieur de Killeen, au Texas ; ainsi nommée en l’honneur du Général Confédéré John Bell Hood. Elle  est localisée à mi-chemin entre Austin et Waco, à environ 60 milles (100 km) de chacun. Le cantonnement principal de Fort Hood est évalué, par le Recensement américain 2000 a une population totale de 33,711 personnes.

Les faits se sont déroulés au centre de préparation des soldats, où les militaires qui doivent notamment partir en Irak et en Afghanistan subissent les derniers contrôles médicaux. La base de Fort Hood, maillon essentiel du dispositif de projection militaire américain, est la plus affectée par les suicides. 75 soldats y ont mis fin à leurs jours depuis 2003.

Les origines palestiniennes du tireur ont poussé le président Obama à demander à ses concitoyens de “ne pas tirer de conclusions hâtives”.

- «Prêt à rembourser l’Etat pour pouvoir quitter l’armée» !!

http://www.20minutes.fr/article/361617/Monde-Nidal-Malik-Hasan-un-non-violent-auteur-d-un-massacre-sur-une-base-militaire.php
La situation est devenue suffisamment pesante pour que le psychiatre s’attache les services d’«un avocat militaire pour tenter de résoudre le problème» selon Nader Hasan. «Il était prêt à rembourser l’Etat pour pouvoir quitter l’armée», raconte-t-il. D’autant que Nidal Malik Hasan avait appris récemment qu’il serait envoyé courant novembre en Irak.

Et si son cousin dément que le commandant Hasan ait été effrayé à l’idée de se retrouver sur le terrain, un policier assure que l’homme s’y serait fermement opposé. Il rapporte qu’aux cours de discussions animées avec d’autres soldats, le psychiatre aurait même pris position contre la présence américaine en Afghanistan et en Irak.

Le tireur, le commandant Nidal Malik Hassan, d’abord donné pour mort car touché de quatre balles, est en fait encore en vie. Inconscient, il serait placé sous respirateur artificiel. Reste à savoir s’il le restera ( en vie et/ou sous respirateur) car cette affaire pose question et pourrait bien n’être que la première d’une série. Un malheur est si vite arrivé !

L’officier était psychiatre. Il était chargé de s’occuper des hommes qui revenaient de théâtres d’opération et de préparer ceux qui s’apprêtaient à y partir. Autant dire qu’il vivait des choses terribles.
Le commandant qui a ouvert le feu est bien musulman mais non pratiquant. Il ne s’agit pas d’un attentat. Cet évènement renforce des rapports déjà parvenus au Pentagone. Cette base n’est pas n’importe laquelle, c’est la plus grande des USA (875 km2).

Depuis, les évènements, la désinformation est en marche.


Cela ne fait donc que commencer plutôt continuer surtout au niveau des officiers et sous-officiers. Les suicides se multiplient.
Ce fait risque bien de se reproduire : cet officier était un membre secret d’une association d’officiers qui se regroupent parce qu’ils estiment qu’ ils ne sont pas écoutés. Ils demandent à être réformés et le département de la Défense US refuse des les entendre. Ils préfèrent le suicide plutôt que de retourner dans l’enfer afghan ou en Iraq. Leur association secrète se donne le nom de “Black Eagle”.

Plusieurs anciens généraux du Pentagone feraient également partie de « Black Eagle ».

Quand on sait que 87 % des Lieutenants Colonels et Colonels US indiquent ne pas souhaiter la reconduction de leur contrat. On ne compte pas non plus les militaires qui se suicident aux USA (ces suicides sont classés Top Secret) plutôt que de partir en mission au Moyen Orient, le réseau “Black Eagle” semble avoir de beaux jours devant lui !!

Une seule vérité, aveuglante, celle-là : le commandant Nidal Malik Hassan est un pur produit de l’US Army et de sa politique actuelle !

D’ici à ce qu’on nous fasse passer cet officier supérieur psychiatre pour un terroriste, il n’y a pas des kilomètres.

Et puis, « Hood », en français, ça se traduit pas « capuchon » !! D’ici à ce que le Pentagone mette un gros capuchon là-dessus, y’a pas des kilomètres non plus ! Cela nous donnerait un Fort Capuchon !!!

Enfin…  « pas de conclusions hâtives » comme dirait Obama ; à supposer qu’il soit entendu par sa propre administration !!!!

Tension accrue au Moyen-Orient – Vers une guerre Arabie Saoudite-Yémen ?

La machine continue de se gripper au Moyen Orient !

L’Arabie Saoudite a commencé des bombardements dans la région montagneuse de Jebel al-Doukhan contre le Yémen.

http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=IG&num=1437255

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/636968/La_rebellion_accuse_l%27aviation__saoudienne_de_bombarder_ses_positions.html

Les rebelles yéménites ont accusé hier l’aviation saoudienne d’avoir mené des raids sur leurs positions dans le nord du pays, près de la frontière commune. « L’aviation saoudienne a mené mercredi une vingtaine de raids en territoire yéménite et elle a poursuivi ses bombardements ce (jeudi) matin », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la rébellion zaïdite (chiite), Mohammad Abdessalam, joint au téléphone depuis Dubaï.
L’Arabie saoudite n’a pas répondu officiellement à ces accusations, mais à Riyad, une source saoudienne sous le couvert de l’anonymat a toutefois confirmé à l’AFP les bombardements sur les positions rebelles à l’intérieur du Yémen, en réponse à une attaque des combattants zaïdites sur le territoire saoudien qui a tué un garde-frontière.
Des avions de type F-15 et Tornado participent à des raids près de la zone frontalière, selon cette source qui a estimé que les rebelles avaient été « durement frappés ». « Ce n’est pas une opération éclair, c’est une action qui va durer et qui peut inclure une incursion terrestre » au Yémen pour « nettoyer les camps rebelles », en coordination avec les autorités yéménites, a poursuivi cette source.(selon l’Orient Le Jour)

Or, ce serait pas une opération éclair et elle devrait se poursuivre : deux divisions saoudiennes seraient en mouvement vers la frontière.

Côté des rebelles, tous seraient équipés par l’Iran et certains cadres iraniens se trouveraient dans des camps d’entrainement yéménites.

Nouvelle source de tension donc, dans cette région qui n’avait pas besoin de ça depuis l’annonce du retrait d’Abou Mazen, nom de guerre de Mahmoud Abbas, qui a annoncé jeudi soir qu’il ne souhaitait pas briguer un nouveau mandat à la présidence de l’Autorité palestinienne, en faisant part de sa déception face à l’attitude des Etats-Unis, trop sensibles à ses yeux aux arguments d’Israël sur les conditions d’une relance des négociations de paix.

D’autres informations à décrypter en provenance du Sud Soudan :

Le Sud-Soudan est confronté à une hausse “sérieuse” des cas de fièvre noire ou “kala azar”, une maladie tropicale mortelle mais négligée, a prévenu vendredi l’organisation Médecins sans frontières (MSF).

http://www.france24.com/fr/20091106-sud-soudan-hausse-s-rieuse-cas-dune-maladie-tropicale-mortelle

Une montée en flèche des cas de “kala azar” a été recensée dans les Etats sudistes de Jonglei et du Haut-Nil, avec un total de 380 patients traités depuis le mois dernier soit plus du triple par rapport à l’ensemble de l’année dernière, a indiqué l’ONG internationale dans un communiqué.

Une grande majorité de la population du Sud-Soudan, région sous-développée aussi vaste que la France, n’a pas accès à des soins de santé de base. Les villageois dans les zones reculées peinent souvent à se rendre dans les cliniques à temps pour un traitement.

“Nous craignons que le nombre de personnes atteintes par le kala azar qui se sont rendues dans une clinique ne constitue que le sommet de l’iceberg”, a souligné David Kidinda, coordonnateur médical de MSF au Sud-Soudan.

La leishmaniose viscérale -ou kala azar- se transmet par la piqûre d’une petite mouche des sables à l’origine de symptômes comme la fièvre, la diarrhée ou l’anémie.

Si elle n’est pas traitée rapidement, cette maladie entraîne la mort dans 100% des cas. “Sans traitement, les personnes infectées peuvent mourir en quelques semaines seulement si leur système immunitaire est déjà faible”, a précisé M. Kidinda. Mais si les patients sont traités à temps, le taux de survie est de 95%.

“Avec tous les problèmes auxquels sont confrontés les Sud-Soudanais – absence d’infrastructure, peu de routes praticables, manque de personnels et de structures de santé, montée en flèche de la violence et de l’insécurité- la simple survie est un obstacle à ceux qui ont besoin d’un traitement vital” contre cette maladie, regrette l’ONG.

OUI, MAIS !

Des combats entre des membres armés de différentes tribus ont fait ( officiellement) quelque 2.000 morts depuis le début de l’année au Sud-Soudan. Les États du Haut-Nil et surtout de Jonglei ont été les plus touchés par ces violences.

La situation, selon de bonnes sources, ne serait pas très « naturelle ». Il faut savoir, en effet que le Kala Azar est considéré comme un excellent vecteur de guerre biologique. Par ailleurs, les chinois sont extrêmement présents au Sud Soudan.

De là à penser que le Kala Azar serait un « anti-fièvre jaune », il y a un pas que nous ne franchirons pas en l’absence d’information plus sûre. Mais il y a de quoi s’interroger tout de même !!! Pas besoin de prendre …la mouche !

Et en Europe ?

- Le gaz Russe :
La Russie vient de nous demander de payer les notes de gaz de l’Ukraine !!! Ce n’est pas la guerre, direz-vous ? Voire ! Décryptons !
Aider un pays n’est pas, en soi, condamnable. MAIS il ne faudrait pas oublier que Vladimir Poutine s’oppose farouchement à l’entrée de l’Ukraine dans la CEE et qu’il utilise largement ce pays, notamment en matière de guerre électronique !

Mais surtout, les russes menacent : “S’il y a des problèmes (avec les paiements ukrainiens), nous demandons à nos partenaires européens d’aider l’Ukraine”, a déclaré le chef du gouvernement russe à l’issue d’une rencontre à Moscou avec son homologue danois Lars Loekke Rasmussen.
“Que l’Europe leur file un petit milliard. Qu’elle ouvre son porte-monnaie, elle a de l’argent”, a-t-il ajouté.
L’Europe n’a toujours pas réglé ce problème : 25 % de notre gaz provient de Russie et 80% transite par l’Ukraine. Pendant ce temps, nos merveilleuses centrales nucléaires dépriment sévère comme encore aujourd’hui au Tricastin.
Au lieu de “refiler un petit milliard aux ukrainiens”, nos politiques
seraient mieux inspirés de l’utiliser pour changer de fournisseur ou d’exiger de la Russie une garantie de transport de leur gaz. Lorsque l’on commande un article, on s’assure sa livraison. D’autant plus qu’elle est payante, comme pour le gaz russe.
Malheureusement, l’Europe risque de ne pas faire ce choix. Pourquoi ? Parce que ce  problème ne touche que les nouveaux adhérents, les ex-pays de l’Est, de la CEE.

Si cela tourne mal, ce n’est pas la vieille Europe qui risque d’avoir froid cet hiver !

Il n’empêche que tout ceci a bien des relents de guerre froide !

- Mais pas que le gaz !!

Juste retour des choses, si l’on ose dire. Nous risquons tout de même un peu d’avoir froid en France, cette fois !

Le risque de rupture d’approvisionnement en électricité est modéré, sauf en cas de froid intense et durable, indique par euphémisme RTE, la filiale « transport d’électricité » d’EDF, toute à la joie de toucher bientôt son « multi-PDG Henri Proglio. En effet, du fait de des nombreux arrêts de production de nos centrales nucléaires – le parc nucléaire assure plus de 76% de la production d’électricité – la France va devoir importer massivement de l’électricité à partir de mi-novembre, et ce pendant plus de deux mois, ajoute le réseau RTE.

Quinze réacteurs sont actuellement à l’arrêt sur les 58 existants, a indiqué Pierre Gadonneix, dont le mandat s’achève le 22 novembre et qui doit être remplacé par le susnommé Henri Proglio, actuel PDG de Veolia Environnement et qui va le rester !!!

RTE, qui gère le réseau de lignes à haute tension, estime que la France va devoir importer 4.000 mégawatts (MW) d’électricité «durant plusieurs semaines de novembre 2009 à janvier 2010». Cela équivaut à la production de quatre réacteurs nucléaires.

Donc, en cas de « froid intense », couic, on devra couper ! Surtout dans les régions mal desservies.

Faudrait donc, non seulement « refiler un petit milliard » à Poutine mais, par surcroît, lui demander d’arrêter l’hiver sur sa frontière occidentale !!

Ce devrait être possible quant on sait que notre président-cadeau-Bonux avait, en son temps, contribué à arrêter le nuage de Tchernobyl à nos frontières !!! Qu’il ait fait enlever cet exploit de sa biographie ne change rien à l’affaire !!

Mais, alors, ce monde, c’est le serpent qui se bouffe la queue ? A peu près, les ami-e-s.

Un conseil pour vos longues soirées d’hiver : relisez Kafka !! Cela fait presque un an qu’on vous le dit !!

Le coin des bons bouquins : Relire Kafka !

Les films à ne pas voir : Le syndrome du Titanic !

novembre 5, 2009 at 12:48 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Le coin des bouquins à ne pas acheter, Les films à ne pas voir, Politique, Société, sarkosy, social | Leave a Comment
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Les films à ne pas voir : Le syndrome du Titanic !

Le_syndrome_du_titanic le livre

Bon, camarade ou camaradesse, je vais te rendre un service ! Si tu as du temps à perdre, envie d’une bonne toile, y’a un truc qu’y faut pas faire c’est aller voir « Le Syndrome du Titanic ».

Je viens de le faire pour toi et, comme dirait un ami belge : « ça, il faut pas faire, une fois ! »

Faut dire que notre Hulotte a fait très fort !Hibou mobile

Et en plus il s’est fait aider par un certain Lièvre ! Le lièvre, c’est bien connu depuis Jeannot de la Fontaine, ne brillant pas par son esprit !clin d'oeil

Le résultat est là …..LA- MEN-TA- BLE !!!

Remarquez qu’en partant d’un triste bouquin pour faire « mode » du même Hulot et en se faisant sponsoriser par : SNCF et EDF, L’Oréal –Fondation Bettencourt Schueller ou Studio 37 (la filiale cinéma d’Orange – la fabrique à suicides) et le tout coiffé par la Fondation Nicolas Hulot…ça sentait la pompe à fric à plein nez !!!! Pas encore le suicide mais allez savoir ! Quand on sort de la salle on a envie de se flinguer !

Sur la présence de l’Oréal au générique, rien de plus normal ! C’est Lascad, filiale du précité qui fabrique les produits Ushuaia

Même qu’une polémique a éclaté récemment sur ces possibles saloperies !

C’est Greenpeace-France qui s’y est collé ! Tout en ramenant l’affaire à de plus justes proportions, Greenpeace déclare que le problème c’est l’utilisation de quelques 100.000 molécules chimiques dans la fabrication des cosmétiques et juge que la polémique sur les produits Ushuaia est “l’arbre qui cache la forêt”.

Peut-être….n’empêche que Lascad “confirme utiliser dans la fabrication des produits Ushuaia deux muscs polycycliques et ne garantit pas l’absence de phtalates[1]“, relève Yannick Vicaire, responsable de la campagne des toxiques de l’organisation écologiste.

“Or ces substances sont soupçonnées d’interférer avec le système hormonal”, ce qui pourrait poser un problème pour les femmes enceintes, ajoute-il dans le communiqué.

Donc, si tu te laves les fesses avec Ushuaia, rien n’interdit de penser qu’il est possible qu’à tes vieux jours, tu te retrouvas avec un cul de singe …. un peu comme si tu avais posé lesdites fesses sur un canapé chinetoque de chez Conforama !!!

Mais revenons au naufrage de ce Titanic !

Manque de rien, même pas d’air !! Tous les lieux communs, tous les poncifs y sont !

Quand je pense que certains plumitifs ont osé titrer « Ecolo-choc » !! Ecolo toc, je dis ! Et je suis sympa !

A voir ce film au premier degré, Nicolas Hulot serait donc anticapitaliste et écologiste radical ? Ben voyons ! Qu’on  en juge par ses vertus sur le plan environnemental : avions de chasse, hélicos, Paris-Dakar…tout ceci aurait dû nous convaincre depuis des lustres de sa tendance anticapitaliste !
Ses sponsors, revenons-y : EDF, Vinci, Norauto, Rhône-Poulenc, l’Oréal, SNCF, France Telecom.

La Hulotte est un peu comme Jean-Pierre Coffe, le roi de l’anti- malbouffe, qui fait la pub pour le hard-discount !

Nicolas Hulot, l’ami de Sarkozy, n’aime pas la capitalisme mais ne déteste pas le pognon !! Filiation ????

La chose se confirme quand on observe son empire personnel. Certes, il ne le dirige pas mais il touche des droits sur chaque vente et peut refuser la mise sur le marché de ses : gels douches, déodorants, sacs à dos, lunettes de soleil, serviettes de bain, pull-overs, montres, émission de télé à succès, chaîne diffusée par satellite, magazine, jeu de société, best-sellers et j’en passe et des pires.

Evidemment avec de tels sponsors et de telles activités financières comment pourrait-il ne pas être opposé au capitalisme !!

Foutage de gueule, je dis ! Escrologiste !

Touché, le Titanic ? Coulé !

Bébé fait un doigt


[1] Phtalates sont un groupe de produits chimiques apparentés du point de vue structural à l’acide organique connu sous le nom d’acide phtalique.
Ils sont composés d’un noyau benzénique et de deux groupements carboxylates placés en ortho et dont la taille de la chaîne alkyle peut varier. Les phtalates sont couramment utilisés comme plastifiants des matières plastiques (en particulier du PVC, pour former par exemple des plastisols) pour les rendre souples. Les effets secondaires provoqués par phtalates en concentrations relativement élevées chez les animaux en laboratoire sont : la baisse de la fertilité, l’atrophie testiculaire, la réduction du poids du fœtus, la mortalité fœtale, et des malformations. Certains phtalates possèdent également un effet perturbateur endocrinien et peuvent provoquer des anomalies du développement sexuel chez le jeune rat mâle exposé in utero.

 

Les effets toxiques des phtalates dépendent de leur type et de leur concentration. Lorsque toutes ces expositions sont combinées, l’exposition individuelle est nettement plus élevée qu’on ne le pensait. Chez les enfants, on considère qu’ils sont plus exposés parce qu’ils absorbent une plus grande quantité d’aliments que les adultes par rapport à leur poids corporel et parce qu’ils portent des objets en plastique à la bouche.

Pakistan, Afghanistan, Israël, Obama, où en sommes-nous au Moyen-Orient ?

novembre 2, 2009 at 7:37 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société | 6 Comments
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Pakistan, Afghanistan, Israël, Obama,

où en sommes-nous au Moyen-Orient ?

Pakistan – Afghanistan :

Il n’aura fallu que quelques jours pour que tout s’écroule sur la diplomatie mondiale américaine. C’est le “un pas à droite, un pas à gauche” qui a mis à jour les incompétences de l’équipe du Président Obama.Notons que la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton était contre ce type de politique.

 

Cela commence par la visite catastrophique d’Hillary au Pakistan : plusieurs dizaines d’attentats ont eu lieu et ce malgré une offensive de l’armée pakistanaise sur la région Waziristân.

Tout stratège et même une personne civile qui a un peu de bon sens s’accorderait à dire que cette offensive est vouée à l’échec et au massacre.

 

 

 

Pourquoi ? La première offensive dirigée sur la vallée du Swat n’est pas terminée et cette région est plus propice à une armée conventionnelle.

Ce n’est pas le cas  de la région du Waziristân : celle-ci est très

 

 

 

montagneuse, truffée de coupes gorge et il est impossible d’y déplacer le moindre blindé lourd.

 

Autre erreur, on est aux portes de l’hiver dans la région. Seul résultat, négatif, 250 000 déplacés selon le HCR mais en

réalité, 350.000 personnes fuient les combats (le HCR ne comptabilise que les réfugiés déjà dans des camps d’accueil).On continue avec la Commission indépendante électorale d’Afghanistan (IEC)  qui a décidé que le second tour de l’élection présidentielle prévu samedi n’aurait pas lieu, après le retrait d’un des deux candidats en lice.

Bien qu’Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine, affirme le contraire, la reconduction dans ces conditions du président Karzaï, affaibli, à la légitimité entamée et dont le régime est tenu pour corrompu dans les milieux politiques de Washington, est un coup dur pour le président Barack Obama, à l’approche de sa décision sur l’envoi éventuel de renforts en Afghanistan.IRAN :

 

L’Iran a appelé lundi à un réexamen du projet d’accord international de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) portant sur la fourniture à Téhéran par des pays tiers d’uranium enrichi à partir de carburant iranien. Les iraniens déclarent : “Nous avons étudié la
proposition, nous avons quelques remarques techniques et économiques à son sujet”.Les “quelques remarques” sont autant de points importants qui modifient l’accord et qui, soit retarderont la signature d’un accord, soit feront qu’il n’y aura pas d’accord !

 

ISRAËL : Le “pas de danse” a continué côté américain. Lors d’une visite à Jérusalem où Mme Clinton a plaidé en faveur d’une relance des négociations “dès que possible” et sans condition préalable et s’est rangé sans ambiguïté du côté du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en saluant ses propositions “sans précédent” sur une limitation de la colonisation.

 

Jusqu’à récemment, l’administration Obama – comme la majeure partie de la communauté internationale- avait demandé à Israël de geler totalement la colonisation avant un redémarrage des pourparlers de paix.Face au refus des palestiniens de reprendre les négociations, les américains essayent de “rattraper” leur bourde : l’opposition américaine aux colonies israéliennes “n’a pas changé”, mais l’offre de restriction du gouvernement Netanyahu “aurait un effet significatif” pour la paix, a insisté lundi la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.

“La position de l’administration Obama sur les colonies est claire, sans équivoque. Elle n’a pas changé: les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité de la poursuite des implantations israéliennes”, a déclaré à Marrakech (sud du Maroc) Mme Clinton avant une rencontre avec son homologue marocain Taieb Fassi-Fihri.

 

 

Qui faut-il croire ? Faut-il croire “l’Hillary de Jérusalem” ou “l’Hillary du Maroc” ? Il est important de noter que Madame Clinton a annoncé en Russie plusieurs “raz le bol” à propos des positions changeantes de l’équipe de politique internationale de son Président Obama.

 

 

La situation pour les Etats-Unis :

On est très loin d’un résultat favorable suite au coup de pouce de
l’attribution du Prix Nobel de la Paix.Et les américains ? Si l’on en croit les véritables sondages mais aussi l’indice de confiance des consommateurs, on vient de passer la barre de 60% de mécontents. Il faut dire que : tous les budgets d’aides à la relance intérieure viennent à terme (automobile et immobilier), les taxes augmentent et les expulsions suite aux surprimes ont repris.

Le groupe de service financier CIT a déposé son bilan dimanche.

 

 

 

http://www.rfi.fr/actufr/articles/119/article_86189.asp

http://www.rtbf.be/info/economie/le-groupe-financier-americain-cit-depose-le-bilan-156763

Selon le site RTBF.be : « Les actifs de CIT étant évalués à 71 milliards de dollars, il s’agit de la cinquième plus grosse faillite de l’histoire des Etats-Unis, après celles de Lehman Brothers (2008), Washington Mutual (2008), WolrdCom (2002) et General Motors (2008)… »

Avec cette faillite, c’est environ un million de P.M.E américaines qui se trouvent fragilisées.

Depuis le début de l’année, 116 banques de toutes tailles ont mis la clé sous le paillasson aux Etats-Unis.

Obama salueSigne qui ne trompe pas : c’est la première fois que le Président Obama se déplace pour saluer les cercueils des victimes du Moyen Orient. Il faut dire que 25 corps d’un coup (chiffre réel), cela commence à faire beaucoup.

Il faut dire aussi que le Ministère d’État à la Défense a du soucis à se faire :

 

-   des Etats des Etats-Unis se rebellent et couvrent leurs citoyens qui ne veulent pas aller en Afghanistan.

-    87 % des Lieutenants Colonels et Colonels US indiquent ne pas souhaiter la reconduction de leur contrat.

-   On ne compte pas non plus les militaires qui se suicident aux USA (c’est classé Top Secret) plutôt que de partir en mission au Moyen Orient.

  • Et il y a un gros problème : la majorité des victimes ont été victimes des troupes américaines,

  • Le suicide d’un pilote d’hélicoptère a été transformé par les autorités en “accident”.

En fait, les Taliban se retirent pour l’hiver sur leurs bases arrières. A part des attentats dans des zones urbaines (qui ne touchent que très peu les soldats américains), les Taliban ne se lancent plus dans des offensives.En auront-ils encore besoin ? Karzaï est corrompu et n’a plus de légitimité. L’Afghanistan des occidentaux risque bien de se séparer en deux groupes et de voir se développer une guerre civile de chefs. Contrairement à ce que nous annonçaient , encore cet après-midi, nos radios françaises, Hamid Karzaï est reconduit SANS ELECTION NOUVELLE ! La nouvelle a été confirmée par Belga, AFP et la RTBF : http://www.rtbf.be/info/index.php?q=monde/afghanistan/afghanistan-hamid-karzai-officiellement-reelu-president

 

abdullah-abdullah_photo l'express.fr  481Abdullah Abdullah photo l’Express.fr


Des sondages officieux donnaient Abdullah Abdullah vainqueur avec 55 % dans le ces d’élections sincères !!! Il est à craindre, pour les USA que les anglais ne donnent plus suite à l’envoi de 5000 militaires supplémentaires ….quand à l’OTAN, plus personne ne veut mettre le doigt dans le bourbier afghan.

Les USA risquent donc de se retrouver seuls dans les conditions que nous venons de voir !

Obama, Prix Nobel de la Paix ?

Non, vraiment, ce n’était pas une bonne idée.

Trêve hivernale Elle a commencé. Pas pour tout le monde.

octobre 31, 2009 at 2:27 | In Altermondialisme, Economie, Politique, Société, Solidarité, social | 6 Comments
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Trêve hivernale Elle a commencé. Pas pour tout le monde.

Le blog de nos amis du DAL Nord-Pas-de-Calais reprend un article du Monde concernant la trêve hivernale des expulsions : http://dalnpdc.org/wp/2009/10/31/treve-hivernale/

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Dans la région lilloise, il était prévu pour le mois d’octobre une centaine d’expulsions.

A la fin de la trêve, on va redémarrer sur les chapeaux de roue:  autant en prévision dans les jours qui suivent la fin de la trêve !

Bien entendu, quand on expulse, on s’occupe de placer les animaux, on laisse dehors les humains !

On sent un durcissement ; on l’a vu dans la région dunkerquoise.

Dernier exemple connu dans l’Ouest (mais il y en a d’autres) :

Deux squatteurs délogés par les policiers du GIPN

Mardi, la police a été prévenue de la présence de squatteurs dans un pavillon, situé boulevard de Vitré, à Rennes. L’habitation était occupée depuis deux jours environ. Deux hommes de 21 et 23 ans se trouvaient à l’intérieur lorsque la police a débarqué, mardi en fin de journée. Tous deux ont refusé de sortir et se sont  réfugiés dans les combles. Il a fallu l’intervention du GIPN  (groupement d’intervention de la police nationale) pour les déloger !

Placés en garde à vue, les deux hommes – « des anarchistes »,  selon la police – ont refusé de donner leur identité et de se  soumettre à un test ADN. Ils seront poursuivis en mars prochain    devant le tribunal correctionnel.

Dans notre région, pour éviter que les logements vides soient occupés, un bailleur bien connu de la région minière met des alarmes. Ce qui fait que, cinq minutes après un squat, on peut voir arriver la police !

Il ne faut se faire d’illusion : la trêve hivernale est très courte. Elle ne dure que jusqu’au 15 mars inclus. Pendant ce temps, les huissiers, propriétaires et bailleurs préparent leurs « dossiers » pour être opérationnels dès le 16 mars.

De plus, la trêve ne concerne pas les squatteurs. Connaissant la pugnacité de notre gouvernement actuel, on peut être persuadé qu’il ne va pas se gêner … que ce soient des sans-papiers ou des avec-papiers.

Par ailleurs, JL Borloo,  chiraquien du temps où il était ministre du logement, a fait voter une trêve hivernale pour les énergies. Le problème est que les décrets d’application ne sont pas sortis !!!

On sait la situation actuelle : hausse des loyers, hausse importante des charges, malhonnêteté de certains propriétaires et bailleurs ! On n’est pas étonné que les expulsions sont plus importantes qu’avant.

Il ne faudra pas s’étonner que le nombre de morts de la rue augmente en fin d’année !

Que font les organisations politiques opposées à l’équipe sarkozyste ? On ne les voit pas beaucoup sur ce domaine. Peut-être  attendent-elles 2017 ?

Que font les mairies pour empêcher ces situations dramatiques ?

Pas de trêve hivernale pour les Roms ?

Groupe tzigane avec violon

A la veille de la trêve hivernale, Médecins du Monde, la Fondation Abbé Pierre et le Secours Catholique rappellent que l’accompagnement notamment sanitaire des Roms, déjà très insuffisant, est encore davantage entravé par les expulsions à répétition. Elles demandent que la trêve hivernale soit appliquée aux habitats précaires, dont les camps roms et qu’il leur soit proposé un habitat digne et durable ainsi qu’un accompagnement.

Les données sanitaires de Médecins du Monde illustrent à quel point les familles roms vivent en situation de grande précarité : une mortalité néo-natale précoce de 19‰ (pop française : 2,2‰ en 1996), une mortalité infantile de 23,5‰ (pop française : 4,8‰ en 1996), une espérance de vie entre 50 et 60 ans (soit 15 ans de moins que l’espérance de vie moyenne d’Europe de l’Est) et une couverture vaccinale à jour pour seulement de 8 à 12% des patients rencontrés (15% des moins de 7 ans, 5% des adultes). La prise en charge sociale et médicale, notamment des enfants, est insuffisante et se trouve limitée par les expulsions à répétition qui entraînent des ruptures du suivi, de la scolarisation et des soins ainsi que des difficultés pour les équipes humanitaires à prendre en charge ces personnes.  En mai dernier, MdM, avec l’aide de la Fondation Abbé Pierre et du Secours Catholique, avait ainsi installé un « camp de déplacés » d’urgence à St-Denis pour une centaine de Roms, épuisés par les expulsions à répétition et choqués par un incendie ayant coûté la vie d’un enfant.  L’Etat avait alors porté plainte contre MdM pour occupation illégale d’un terrain. Le 20 juillet, le tribunal de Bobigny a rejeté la demande d’expulsion, reconnaissant la situation d’urgence humanitaire. Médecins du Monde avait indiqué dès l’installation du camp que les tentes n’avaient pas vocation à rester en place au-delà de quelques mois. Elles ont donc été retirées mais l’association maintient sur le camp une consultation médicale hebdomadaire. La situation en Ile-de-France apparaît aujourd’hui bloquée alors même que dans les Bouches-du-Rhône et en Gironde, les associations travaillent déjà avec les autorités locales à des pistes de solutions plus pérennes.

A l’approche de l’hiver, MdM, le Secours Catholique et la FAP demandent que la trêve hivernale des expulsions locatives soit également appliquée pour les habitats précaires, en particulier pour les camps roms, de manière à garantir une continuité du travail des structures d’aide associatives et locales, permettant le suivi médical des familles et la scolarisation des enfants. Cette trêve doit être l’occasion pour les pouvoirs publics de dresser un état des lieux des conditions de vie des Roms avec les acteurs institutionnels et associatifs, au travers notamment, de la tenue d’une table ronde régionale sur la question.

Contacts presse : Médecins du Monde : Florence Priolet / Annabelle Quénet – 01 44 92 14 31 / 32 – 06 09 17 35 59 Fondation Abbé Pierre : Mighelina Santonastaso – 01 55 56 37 45 Secours Catholique – 01 45 49 73 23

La position de la Fondation Abbé Pierre :

Selon la Fondation, 11 294 expulsions effectives avec le concours de la force publique auraient eu lieu en 2008. « A ce chiffre, il faut ajouter celles qui se font lors de la venue de l’huissier et les personnes qui partent d’elles-mêmes après avoir reçu leur jugement. Au total, chaque année, selon M. Doutreligne, entre 50 000 et 60 000 locataires sont en réalité mis à la porte de leur logement.»

Pour l’association, ce nombre pourrait encore augmenter en 2009. La Fondation Abbé-Pierre redoute, en raison de la crise, une hausse du nombre de personnes qui peinent à s’acquitter de leur loyer et une envolée des impayés. Avec une trentaine d’associations qui s’occupent du mal-logement, elle avait demandé, en septembre, un moratoire des expulsions locatives, pour « les personnes de bonne foi» . Le gouvernement avait accusé une fin de non-recevoir.

La Fondation juge cette décision en contradiction avec les lois récentes du gouvernement, notamment la loi Boutin de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion du 25 mars 2009, qui rend obligatoire la mise en place dans les départements de commissions de prévention des expulsions.

« Déni du droit» , d’après le comité de suivi DALO !

La dénonciation du non-respect de la loi sur le droit au logement opposable (DALO) du 5 mars 2007, qui impose à l’État de trouver un logement ou un hébergement aux personnes qui en font la demande et qui sont reconnues comme prioritaires – autre cheval de bataille des associations -, a été relayée, jeudi 29 octobre, par Xavier Emmanuelli, président du comité de suivi du DALO.

A l’occasion de la remise du troisième rapport du comité sur la mise en place du droit opposable, M. Emmanuelli, par ailleurs président du SAMU social, a alerté le gouvernement sur le fait que « ce droit n’est pas assumé partout, et notamment en Ile-de-France» .

Depuis le 1er décembre 2008, les personnes prioritaires qui n’ont pas obtenu la moindre offre de logement peuvent saisir le tribunal administratif. « Au 30 juin dernier, au moins 7 250 ménages désignés prioritaires pour un logement par les commissions de médiation, dont 6 500 Franciliens, n’avaient pas reçu d’offre dans le délai légal« , souligne M. Emmanuelli. « Ce chiffre ne cesse de croître, faute d’une mobilisation effective de l’offre. Cette situation (…), qui n’est évidemment pas acceptable, constitue, de ce fait, un déni du droit qui met en cause la crédibilité de la loi« , prévient-il.

Le comité de suivi, qui comprend des représentants de l’Etat, des associations et des bailleurs, demande au gouvernement de « conduire la bataille de l’offre» . Il rappelle à cet égard que les ménages prioritaires, y compris en Ile-de-France, pourraient être logés « si les préfets utilisaient tous les outils réglementaires dont ils disposent» .

Il exhorte aussi les pouvoirs publics « à arrêter et à faire appliquer un programme de production de logements sociaux comportant des objectifs pour chaque commune d’Ile-de-France» .

Le monde

Nous ne saurions trop vous conseiller la lecture du Blog du Dal Nord-Pas-de-Calais dont deux animateurs sont des amis du RESEDA ;  voyez : http://dalnpdc.org/wp/

Féminisme La présence très limitée des femmes dans le monde économique

octobre 30, 2009 at 11:04 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Féminisme, Politique, Société, social | 3 Comments
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Féminisme La présence très limitée des femmes dans le monde économique

Il ne faudrait pas que l’arbre cache la forêt. Pour une Parisot à la tête du MEDEF, combien de femmes à des postes de responsabilité dans l’économie ?

Dans son rapport sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, remis le 8 juillet 2009 au ministre des Relations sociales Xavier Darcos, Brigitte Grésy[1] pointe la grande misère de la France en ce domaine.. Faut-il imposer des quotas de femmes dans les conseils d’administration des entreprises ? C’est ce que propose Brigitte Grésy, dans son rapport. « Faire entrer les femmes dans les instances de décision se justifie simplement parce qu’elles sont présentes, bien formées, prêtes à s’investir et que les compétences n’ont pas de sexe », souligne l’auteure.

En 2008, les femmes ne représentaient que 7,6 % des membres des instances de décision des 300 plus grandes entreprises françaises.

Vous pouvez lire le rapport Grésy sur le site du ministère au moyen du lien ci-dessous :

http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/RAPPORT_DE_BRIGITTE_GRESY.pdf

Ce rapport propose notamment que la France s’inspire de ce qui a été fait en Norvège. La proportion de femmes dans les conseils d’administration est passée de 7 % en 2003 à 40 % en 2008. Le moyen :  un système de quotas imposé aux entreprises publiques d’abord et aux sociétés privées cotées en Bourse ensuite.

Signalons aussi un excellent article sur ce sujet de Guillaume Duval dans Alternatives Economiques intitulé : CAC 40 Où sont les femmes ?

http://www.alternatives-economiques.fr/cac-40—ou-sont-les-femmes-_fr_art_633_44737.html

Nous reprenons de cet article un tableau accablant intitulé :

Nombre de femmes et d’hommes dans les instances de direction du CAC 40, au 1er août 2009

Tableau Femmes dans le CAC 40

Vous pouvez vous faire une opinion.


[1] Brigitte Grésy est agrégée de grammaire, énarque et, actuellement, Inspectrice générale des affaires sociales après être passée par différents cabinets ministériels.

 

Au revoir Hamida

octobre 30, 2009 at 12:11 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | 1 Comment
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Au revoir Hamida

Hamida ben Saida

Nous avons appris ce soir une bien mauvaise nouvelle.

Hamida ben Saida est décédée des suites de la grave maladie contre laquelle elle luttait.

Hamida, il m’est arrivé de la croiser car elle a été des combats de la gauche mais je ne peux pas dire que je la connaissais très bien.

Plutôt que de parler d’elle, je vous parlerai donc de son livre : « Itinéraire d’une femme française : Clamart, Bab El-Oued, Epinay-sur-Seine »[1].

Itinéraire d'une femme française

Un sacré grand livre, plein d’humanisme que nous aurions déjà du vous présenter dans notre « coin des bons bouquins »

Ce récit d’Hamida Ben Sadia est un livre rare. Elevée par des parents venus d’Algérie, parfaitement intégrés en France et pas religieux pour deux sous.

Ce sont pourtant ces mêmes parents qui ne résisteront pas à la pression culturelle de la famille restée « au bled ». Le mariage forcé de leur fille en Algérie conduira à son malheur et au leur.

Ce n’est pas un livre de revendication. C’est l’histoire d’une femme qui aujourd’hui a digéré, elle est apaisée. Pour en arriver là, il lui aura fallu s’opposer avec force aux traditions, imposer un divorce à son mari, puis revenir en France en étant obligée d’abandonner ses enfants.

Elle finira par les retrouver après s’être battue très dur. Il faut dire qu’elle y a mis l’énergie d’une mère et la force de la militante politique et associative qu’elle est devenue.

Avec ce livre, c’est, à ma connaissance, la première fois qu’une représentante de cette génération de femmes issues de l’immigration raconte.

« Elles n’ont pas vécu dans la soumission comme leurs mères, elles ne se sont pas révoltées dans la violence contre leurs pères, elles ont dû, par leur seule ténacité et en combattant toutes les dominations, trouver une place entre deux cultures qui ne parvenaient pas à se rencontrer. » disait le texte de son éditeur ; c’est profondément juste. J’ai connu quelques « Hamida » du côté d’Hautmont !

Hamida est de celles qui ont ouvert la voie de l’émancipation à nos ” beurettes ” actuelles.

Le mieux est encore de vous montrer Hamida qui parle de son livre.

http://oumma.com/spip.php?page=oummatv-article&id_article=3343

Hamida ben Saida était signataire de « L’appel à Gauche » ; elle était aussi membre du comité central de la Ligue des Droits de l’Homme.

A sa famille, ses amis et amies, à la Ligue, nous présentons nos condoléances

A toi, Hamida, salut et fraternité Camarade !

Guy Dutron

29 octobre 2009


[1] Mai 2008 – 240 pages – 19.00 €  chez Bourin Editeur http://www.bourin-editeur.fr/livre/itineraire-d-une-femme-francaise-clamart-bab-el-oued-epinay-sur-seine.html

 

Un peu de tout du secret défense à l’identité nationale et aux subprimes ou comment on nous roule dans la farine

octobre 29, 2009 at 12:27 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 1 Comment
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Un peu de tout du secret défense à l’identité nationale et aux subprimes ou comment on nous roule dans la farine

Les grandes manœuvres sont parties ! Régionales oblige !

Pasqua, condamné à un an ferme balance ! Et la suite n’est pas triste non plus.

top-secret

I : LE SECRET DEFENSE :

Ce n’est pas qu’il veuille savoir quoi que ce soit, le vieux crabe, il sait tout des arcanes de la République. Seulement, il a décidé de ne pas plonger tout seul. Il a revêtu un costume de maître-chanteur arrosé au pastis et tout le monde y passe : Mitterrand, Chirac ; Balladur, Juppé. Il est d’ailleurs symptomatique que les deux derniers aient jugé bon, hier, de monter au créneau médiatique. Ils sont sur la même ligne ! NOUS NE SAVIONS RIEN !! Ben tiens ! Nous devons en déduire qu’à leur époque au pouvoir il n’y avait ni Renseignements généraux ; ni DST ni DGSE ! FOUTAGE DE GUEULE !

Intéressant tout de même, nous avons appris de la bouche d’Edouard Balladur le concentrique que le secret défense ne couvre souvent, ni des secrets ni des sujets de défense ! Il couvre quoi alors, Grand Ballamouchi ???? Serait-ce des turpitudes ? Des financements inavouables ? Des loupés dramatiques ?

Citons en vrac :

-         Les frégates de Taiwan,

-         L’angolagate,

-         L’attenta de Karachi,

-         L’incrimination italienne dans la mort de soldats français en Afghanistan ???

Sur tous ces sujets, il convient de cacher ce sein que nous ne saurions voir ! Il faut rester entre soi ! Sauf que c’est exactement le contraire d’une démarche citoyenne !

Il faut donc lever cette saloperie de secret défense sur tous ces sujets…et bien d’autres. La justice n’est-elle pas libre en France ??? Bien sûr qu’elle est libre, tellement libre qu’elle vient de classer l’affaire des biens de nos amis les chefs d’Etat africains ! Sasso N’Guesso (congolais), Teodoro Obiang (équato-guinéen) et bébé Bongo (gabonais) peuvent dormir sur leurs deux oreilles et leur matelas de billets de banque : c’est beau, c’est grand, c’est généreux la France ! Tellement que l’UMP vient d’ouvrir tout à fait officiellement des relations avec le PC Chinois …paraîtrait que ça passe mal dans le Parti Talonnettes ! On ne dit plus « godillot » sous le règne du nano vagal ! Si ça fait désordre, parlons d’autre chose.

Sarko la France tu l'aimes mais tu vas la quitter

II : L’IDENTITE NATIONALE :

Même a droite, ça passe mal aussi ! Joignant leurs voix à celles de l’opposition, des personnalités de la droite dénoncent le débat sur l’identité nationale relancé par Nicolas Sarkozy.

-         Alain Juppé a  pris le contrepied du chef de l’Etat, en appelant à Ernest Renan dont la définition de la Nation reste “indépassable” à ses yeux. Sur son blog, l’ancien Premier ministre empile une série de citations du philosophe et historien français pour qui “une nation est un principe spirituel, une famille spirituelle, non un groupe déterminé par la configuration du sol”.

-         Dominique de Villepin a de son côté accusé le président de mener “une politique qui fait peur” au détriment de mesures concrètes qui pourraient aider les Français en cette période de crise. “Quand je vois Eric Besson le lundi reconduire trois Afghans (en Afghanistan-NDLR) et que le mardi on ouvre un débat sur l’identité nationale, je me dis qu’il y a quelque chose qui ne va pas”, a déclaré l’ancien Premier ministre sur France Inter. Tu l’as dit bouffi !

-         François Bayrou, cite également Ernest Renan ! Copieur !  La résurgence de ce thème met “mal à l’aise” au vu de la politique menée par le chef de l’Etat depuis deux ans et demi selon le péquenaud de Bordères. Mais, faut bien « se border »…à Bordères !

Sego aime les FrançoisSégo aime les François !

-         Il n’est guère que la Dame aux Caméras qui se distingue ! Pour la Royal, l’identité nationale est un bon débat ! «J’ai été d’ailleurs la première à poser la question de la nation et de l’identité nationale» déclare-t-elle. On le sait, Dadame ! T’es la première en tout ! C’est facile. On sait surtout que fille de militaire, ça esquinte !!

  • Dans son cas, il s’agit surtout de se démarquer du P.S !!! Comme quoi, on n’est pas sorti de l’auberge espagnole « socialiste ».
  • Dans le cas de Sarko, il s’agit de chasser sur les terres F.N en prévision des régionales !

III : LES SUBPRIMES :

Rien à voir direz-vous …Voire ! C’est reparti comme en 14 ! Ces malheureux ce sont ces familles américaines ont été baptisées «ninja» («no income, no job, no asset», soit «pas de revenu, pas d’emploi, pas de patrimoine») admirez l’humour involontaire parce que les tortues, même ninja, portent leur maison sur leur dos…eux, sont à la rue.

Ils ont été gavées de crédits subprimes par des établissements financiers sans scrupule jusqu’à l’implosion financière….et l’explosion de la bulle financière de la globalisation mondialisée.

Loin d’avoir disparu, les subprimes font un retour en force. Une étude de la Fed dévoile que la part de marché des nouveaux prêts immobiliers accordés à des ménages au profil financier risqué est revenue à son pic de 2006. Un économiste de la Fed, précise que la part des emprunteurs non éligible à un creditprime, c’est à a dire sans solides garanties de remboursement, a dépassé à nouveau la barre des 20 %. De quoi frémir !  On attend la suite des événements.

Fannie_Mae_logofreddie mac_20logoGinnie_Mae_logo

Cette fois, les prêts hypothécaires sont distribués par trois organismes parapublics (Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae). Trois organismes qui ont bien failli en crever en septembre 2008, pour avoir été complices des établissements bancaires en revendant à d’autres les crédits qu’ils rachetaient aux banques. Nationalisés, Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae détiennent ou garantissent près de 95 % des nouveaux prêts hypothécaires résidentiels.

Bref ont prend les mêmes et on recommence ! Sauf que, instruits tout de même par la crise, les banques ne titrisent plus ces nouveaux crédits ! Encore heureux !

IV : QUESTIONS :

A travers les rideaux de fumée multiples dont nous venons de parler, est-ce cela qu’il s’agit de cacher ?

Ou bien est-ce des folies des grandeurs du P’tit qui nous gouverne ?

Sarko président de l’Europe !

A la demande de la commission des finances du Sénat, la Cour des comptes a enquêté sur l’utilisation des crédits alloués pour la présidence française de l’Union européenne. Dans son rapport, présenté mardi 20 octobre aux sénateurs, elle évalue à 150 millions d’euros les crédits consommés.

Si l’on y ajoute les dépenses « externalisées » l’addition grimpe à 175 millions d’euros. Un montant comparable à celui dépensé lors de la dernière présidence allemande, mais largement supérieur à ceux engagés par les autres pays européens, qui oscillent entre 70 et 80 millions. Cela fait cher la paire de talonnettes.

Plus grave : la présidence française de l’UE a pris ses aises avec les règles des marchés publics. Pas moins de douze marchés ont été conclus hors procédure réglementaire, vingt-deux négociés sans mise en concurrence et neuf marchés, seulement, avec mise en concurrence.

Sommet franco – méditerranéen « hors normes »

La Cour épingle aussi les conditions d’organisation du sommet de l’Union pour la Méditerranée le 13 juillet à Paris. Un sommet « hors normes », comme le qualifie le rapport, qui a coûté la bagatelle de 16,6 millions d’euros :

-         Aménagement du Grand Palais pour accueillir les délégations de 43 Etats et les 1 900 journalistes accrédités, soit près de 3 000 personnes. La Cour des comptes détaille poste par poste l’ensemble des équipements réalisés dans l’urgence et dans des conditions rocambolesques :

  • plus de 10 millions d’euros pour les seuls aménagements du Grand Palais, pour une après-midi d’utilisation.
  • « 16 monolithes et jardinières » de décoration (194 977 euros).
  • « climatisation de l’ensemble » (653 703 euros) !
  • Mobilisation de 500 ouvriers.

La réalisation des aménagements a été confiée à une entreprise spécialisée qui bénéficiait déjà d’un contrat avec le ministère des affaires étrangères, plafonné à une dépense maximale de 6 millions. Le 27 juin 2008, par lettre, il lui est demandé d’assurer cette prestation complémentaire. Les travaux ont lieu la première quinzaine de juillet, mais ce n’est que le 20 août qu’un nouveau contrat est signé, pour un montant forfaitaire de 11,960 millions d’euros. Au vu du dossier, le contrôleur budgétaire refuse de donner son visa. Plusieurs pièces nécessaires au paiement, notamment un document certifié attestant la réalité de la prestation, font défaut. La signature et la notification de l’engagement sont postérieures à l’exécution des travaux. Le trésorier payeur général suspend le paiement. Le ministère des affaires étrangères demande alors la réquisition du comptable public.

La Cour détaille encore :

-         pour le dîner des chefs d’Etat qui réunit 200 personnes le 13 juillet au Petit Palais, “le coût total pourrait avoisiner 62 181 euros pour la restauration (soit 310 euros par invité), auxquels s’ajoutent 1 010 256 euros d’aménagements, soit… 5 367 euros par invité“.

-         Le déjeuner des chefs d’Etat organisé le lendemain dans les jardins de la Résidence Marigny fait figure de parent pauvre !!! : 780 782 euros.

“Par son ampleur, le caractère irrégulier des procédures suivies et son impact massif pour les finances publiques, ce sommet constituera une forme de record“, conclut la Cour des comptes. Faut pas prendre Philippe Seguin pour une chèvre scrogneugneu !

Au Quai d’Orsay, on est fiers !

L’événement, par sa dimension politique et diplomatique, était tout à fait exceptionnel, explique le Quai d’Orsay. En l’absence de centre de conférences international digne de ce nom, on a fait avec ce qu’on avait sous la main. Forcément, cela a un coût sur le plan de l’organisation et des engagements financiers. On a quand même fait oeuvre utile au bout du compte.”

Sacré Bernard ! On espère que le vieux docteur folamour en a profité pour signer quelques juteux contrats !

Douche même pas écossaise !

Cerise sur le gâteau de ce sommet, l’installation d’une douche à l’usage du président, pour un prix de 245.772 euros.

Qu’est-ce qu’on fait chef ? On classe secret défense et la boucle est bouclée ?

La Cour des Comptes ne révèle pas le prix du montage de la tente de Kadhafi dans les jardins élyséens…. Mais nous sommes entre démocrates, n’est-ce pas ?

On va savoir….si la justice ne classe pas sans suite !

Vous ne sentez rien, les ami-e-s ! Nous on trouve que ça pue !!

Compte – rendu de la réunion constitutive de AdOC Belgique le dimanche 18 octobre à Bruxelles.

octobre 24, 2009 at 12:41 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment

Compte – rendu de la réunion constitutive de AdOC Belgique

le dimanche 18 octobre à Bruxelles.

C’est donc à Bruxelles, dans les locaux de l’Université que c’est tenue cette réunion.

Les Objecteurs de Croissance français étaient représentés par Christian Sunt (pour l’AdOC France) et Guy Dutron (pour le RESEDA signataire de la plate-forme AdOC).

Première constatation : ce fut un gros succès ! Environ 350 personnes le matin et plus de 500 l’après-midi !

Facile à évaluer, nous étions dans un amphi de 500 places et il n’y  avait pas de places assises pour tout le monde.

Nos amis belges étaient dans une démarche un peu différente de l’AdOC France. En France, nous avons adopté une plate-forme à Beaugency et, maintenant, nous approfondissons.

Nos amis Belges ont lancé leur débat interne en début d’année 2009. La réunion du 18 était donc un premier aboutissement.

La matinée fut consacrée à l’adoption de la plate-forme et à débattre des premières actions s’y rapportant.

L’après- midi nous avions droit à une première partie théâtrale avec le superbe Jean-Luc Piraux.

« Faut y aller » qu’il dit Jean-Luc. Il a fondé le Théâtre Pépite : http://www.theatrepepite.be/bio.html

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Si jamais il passe par chez-vous : COURREZ-Y !!!

Son histoire de cette vieille dame iconoclaste, pleine de bon sens qui élève ses poules et, pour tout dire, révolutionnaire est un petit chef-d’œuvre.

En plus, Jean-Luc est un quasi voisin puisqu’il est de Maredsous. Si vous voulez faire passer un bon moment à votre groupe, organisation, etc., et surtout si vous n’êtes pas un amoureux forcené de Sainte Croissance, voici une adresse en or :

Contact : Théâtre Pépite

Brigitte Petit et Jean-Luc Piraux
17, rue de Maredret
5537 Denée (Belgique)
Téléphone : +32 (0)71 79 86 93
theatrepepite@skynet.be

Il sera :

·  Au Botanique (Bruxelles), le lundi théâtre, le 26 octobre à 20h30
(02 / 226 12 11)

·  Au CC de Hotton, 55 rue des Écoles, le vendredi 26 février 2010 à 20h (084/41 31 43)

·  Au CCR de Verviers à l’Espace Duesberg, 7 Bld de Gerardchamp – 4800 Verviers, le 05 mars 2010 à 20h 30(087/39 30 30

COURREZ-Y OU VOUS MOURREZ IDIOT !

Jean-Luc Piraux photo Théatre PépiteJean-Luc Piraux – Photo Théâtre Pépite

Après ce Buster Keaton moderne qui a enchanté son public, deux débats introduits par :

- Christian Arnsperger. Docteur en sciences, économiques, chercheur au FNRS. Christian Arnsperger enseigne à la Chaire Hoover d’éthique économique de l’Université Catholique de Louvain. Son travail porte sur les fondements existentiels de l’économie, sur l’analyse critique du capitalisme, ainsi que sur l’épistémologie de la science économique. Il est l’auteur de différents ouvrages, parmi lesquels « Ethique économique et sociale » (2000) écrit avec Philippe Van Parijs, « Critique de l’existence capitaliste » (2005) dans lequel il prône une rupture avec le système économique en vigueur et « Ethique de l’existence post-capitaliste » (2009) où il propose des pistes individuelles et collectives en vue de cette rupture.

- Romain Felli, licencié ès Lettres en géographie, détenteur d’un master de recherche en pensée politique et diplômé de Sciences-Po (master), Romain Felli, est un spécialiste de l’histoire et de la philosophie de l’écologie. Il a écrit notamment « Les deux âmes de l’écologie. Une critique du développement durable », publié chez L’Harmattan et enseigne à l’université de Lausanne.

Inutile de dire qu’avec 500 personnes dans la salle, tout le monde n’a pu avoir la parole. Notre amie Martine Dardenne, voisine de la région de Couvin et chargée d’organiser les prises de paroles, n’a pas eu la tâche facile mais a assuré l’essentiel.

Au total, une journée riche en idées et propositions, conviviale, ouverte comme savent l’être nos amis belges quand ils ne sont inféodés à rien.

Merci pour leur accueil aux « historiques » :  Michèle Gilkinet, Martine Dardenne et Paul Lannoye …toujours « vert » à près de 70 balais !

Nul doute que nous nous reverrons.

Guy Dutron

Rencontre AdOC[1] – FASE[2] du 19 Octobre 2009 Compte – rendu

octobre 24, 2009 at 11:58 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Politique, Société, Solidarité, social | 2 Comments
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Rencontre AdOC[1] – FASE[2] du 19 Octobre 2009

Compte – rendu

Depuis l’origine, notre blog a une ligne de conduite : tout faire publiquement. Nous continuons.

Deux délégations de nos organisations se sont rencontrées le lundi 19 Octobre au siège de la FASE.

Elle comprenaient :

-         Pour la FASE : Gilles Monsillon et Pierre Laporte,

-         Pour l’AdOC : Anne Isabelle Veillot, Philippe Cathelain, Christophe Degennes, Vincent Liégey, Jean-Luc Pasquinet, Rocca Simon, Christian Sunt, Guy Dutron (RESEDA, signataire de la Plate-Forme de l’AdOC)

1) Point sur la FASE (Réunion de ADS, ACU, CNCU, Mai, Ecologie Solidaire, Alterekolo, Les Alternatifs) :

Il y a d’abord eu une rapide présentation de la FASE et de l’AdOC, toutes deux, jeunes mouvements politiques en construction.

La FASE nous indique qu’elle vient de décider de signer l’Appel de Miremont, pour le Rassemblement de l’Ecologie Radicale

2) Convergences-divergences :

-POUVOIR : La FASE souhaite arriver à fédérer les forces de la gauche de la gauche (du PCF au NPA, du PG à la Décroissance) afin de créer un mouvement politique suffisamment fort pour prendre le pouvoir.

La démarche de l’AdOC s’inscrit dans une critique radicale de cette illusion héritée de la gauche traditionnelle qu’il suffirait de prendre le pouvoir pour changer la société. Là où la FASE souhaite fédérer pour ensuite construire un projet commun, l’AdOC privilégie plutôt la démarche contraire, de construire un projet radical, donc cohérent, et ensuite de le proposer au débat public et le soumettre au mouvement social

-STRATEGIE : La FASE a questionné l’AdOC, sur les limites de sa stratégie politique face à l’urgence sociale et environnementale de la crise actuelle, en prenant l’exemple des quartiers défavorisés. L’AdOC a mis en avant l’importance de sortir de l’argument de la nécessité pour arriver à proposer un projet qui a du sens. Elle a aussi rappelé qu’elle mettait en avant un certain nombre de propositions concrètes permettant de répondre à ces problèmes (dotation inconditionnelle d’autonomie par exemple). Enfin l’AdOC rappelle l’importance, et ainsi la pertinence du mot Décroissance, d’ouvrir des débats de fond face à cette crise anthropologique inédite qui ne trouvent pas de solutions dans les vieux schémas de pensée.

-REGIONALES 2010 : La démarche unitaire pour les élections régionales lancée par le NPA, à laquelle participe la FASE et qui s’inscrit dans une stratégie politique proche de celle de la FASE a été  critiquée par l’AdOC. Toutefois l’AdOC va publier prochainement un appel d’ouverture pour les élections régionales dans une démarche inverse, c’est-à-dire en proposant un tronc commun de propositions “pour sortir les régions du capitalisme et du productivisme ,et y vivre mieux”. Néanmoins l’AdOC souhaite suivre de près les débats de fond qui suivront la démarche  fédérative.

3) La FASE et l’AdOC se sont mis d’accord :

- Pour débattre ensemble sur le fond dans le cadre des élections régionales.

- Pour organiser des débats communs, ouverts et publics sur différentes thématiques, comme par exemple leurs divergences en terme de stratégie politique.

-   Pour répondre aux invitations de la FASE dans toutes les régions concernant les Ateliers Forum


[1] AdOC : Association des Objecteurs de Croissance.

[2] FASE : Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique

Plus de 200.000 visites sur notre blog.

octobre 24, 2009 at 11:37 | In Altermondialisme, Caisse des dépots, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 2 Comments
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Plus de 200.000 visites sur notre blog.

Il y a peu, le 12 août de cette année, nous titrions :  150 000 lectures sur notre blog

Depuis cette date, notre blog a continué sa progression. De 500 à 600 visites par jour d’abord, nous sommes passés à 700, puis à 800.

Les chiffres de ces derniers mois parlent d’eux-mêmes :

-         13.300 en avril,

-         15.000 en Mai et Juin,

-         15.600 en Juillet (malgré les vacances),

-         19.400 en août,

-         22.400 en septembre

-         ce mois-ci, nous dépasserons les 25.000 visites.

Depuis une dizaine de jours, notre blog dépasse régulièrement les 1.000 visites par jour.

Ce soir 24 octobre à minuit ou dans la nuit, notre blog passera les 206.000 visites. Il en est, à l’heure où nous écrivons à 205.949 ….et le compteur tourne.

L’article le plus lu : Tout est bon dans l’cochon sauf les dioxines mais s’il n’y avait que ça !! l’a été 5720 fois. Ben, mon cochon ! La grippe dite porcine doit y être pour quelque chose ou alors, vous voulez nous signifier que notre blog n’est pas ….cochon !!!

Les articles les plus populaires reflètent bien ce que nous voulions faire : un blog divers, généraliste, qui explique et donne à penser.

Avec 3800 lectures : Crise Economique USA Japon Espagne Allemagne Belgique France de la stagflation à la récession.

Mais Sarkozy n’est jamais bien loin et Dédicacé à Nicolas Sarkozy : Napoléon le Petit par Victor Hugo affiche une belle santé avec près de 2500 lectures. A la tienne, le P’tit !!

Vous aimez aussi, l’Histoire, les évènements historiques et les chansons :

Il y a 68 ans, le 10 mai 1940, Hitler envahit la Belgique

a été lu 1710 fois.

Quand on jumelle les deux cela fait 1200 lectures en peu de temps pour : L’Histoire en Chansons

Bref, vous nous faites plaisir et nous encouragez à continuer de vous parler aussi :

- de géopolitique : plusieurs articles lus plus de 1500 fois dont : Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU La première : Nom de Code Genesis Project

- de la crise de la social démocratie : plus de 1500 fois aussi, avec : En France, en Belgique, en Europe, la social démocratie va mal …. Je fus, tu fus, Donfut !!!

-        d’alter mondialisme : L’URGENCE ALTERMONDIALISTE a été lue plus de 1000 fois,

-        de Féminisme : en quelques jours Féminisme : Louise Michel grande figure de la Commune de Paris et du Mouvement ouvrier à été lu 700 fois !

-        Même le Vatican se prend une avoinée avec 1500 lectures pour : Benoît XVI veut béatifier Pie XII une inquiétante dérive de l’église catholique officielle se poursuit.

Bien fait pour le papy réactionnaire !

Enfin, vous aimez aussi les informations plus pointues ou plus locales ; par exemple :

-         Les turpitudes de notre « Val Joly » Val Joly stop ou encore ? Naturiste ou à poil ???? ont intéressé 750 lecteurs,

-        Celles de la Caisse des Dépôts dépassent les 1200 lectures avec notamment : Avec la vente de 34000 logement d’ICADE et le projet de scission de Dexia la Caisse des Dépôts toujours aux ordres vend les bijoux de famille.

Mais notre blog vous distrait aussi comme en témoignent les centaines de lectures sur les articles concernant Joan Baez, Bechet, Armstrong, Kid Ory, Boris Vian ou Myriam Makeba …avec les liens vers leurs œuvres, bien sûr.

Merci encore aux ami-e-s qui publient aussi sur ce blog : à Geneviève, à Hélène, à Dominique, à Michel, à Monique…..

Ils, elles nous aident à en faire ce qu’il est, finalement : un outil de communication politique et d’éducation populaire en ces temps de vaches maigres où nous ne pouvons guère compter que sur nous-mêmes.

Guy Dutron

25 – 10 – 2009

Il y a 80 ans le Krach du Jeudi Noir 24 Octobre 1929

octobre 23, 2009 at 11:01 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Mémoire et histoire, Politique, Société, social | 1 Comment
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Il y a 80 ans le Krach du Jeudi Noir 24 Octobre 1929

- I :  Les Roaring 20’s : Les années 20 rugissantes :

Durant les années 1920, les États-Unis connaissent une période de prospérité mal répartie : dans l’agriculture les salaires et les prix chutent. Dans le même temps, de nouvelles industries (radio, cinéma, automobile et chimie) sont florissantes grâce une consommation soutenue.

Le secteur aéronautique s’installe essentiellement dans les états de l’Ouest, Californie en tête. Les premières grandes compagnies aériennes américaines se développent : (TWA, American Airlines, United Airlines). Charles Lindbergh est le premier à traverser l’océan Atlantique sans escale. Il relie New York à Paris les 20 et 21 mai 1927, à bord du Spirit of Saint Louis. La modernité et la confiance en l’avenir sont symbolisées par la tendance Art Déco dans les gratte-ciel de New York : Chrysler Building, Empire State Building et Rockefeller Center.

Toutes les régions ne profitent pas de cet essor économique : le standard de vie dans les zones rurales chute incroyablement derrière celui des zones urbaines et périphériques. Dès 1920, la majorité des Américains vit en ville. Celles-ci connaissent des améliorations très importantes dans la planification urbaine et du logement. Le boom se ressentit dans l’augmentation du niveau des crédits ainsi que dans les marchés boursiers, qui atteignent des niveaux dangereusement élevés et spéculatifs. En 1929, un ouvrier américain peut s’acheter une voiture alors qu’il faudra attendre les années 1955 – 60 en France pour voir pareil pouvoir d’achat

- II : Les premiers signes de la crise :

La crise américaine de 1929 ne date pas du Krach.

Malgré une grande prospérité, dans les années 20, le pays se referme sur lui-même. Les barrières douanières protectionnistes sont renforcées (tarif Fordney- McCumber, 1922) tandis que la xénophobie (limitation de l’immigration, activités du Ku Klux Klan) et le mouvement de prohibition se développent.

Vers 1925, développant une production industrielle de masse, les États-Unis fournissent 44% du charbon et 51% de l’acier mondial, grâce à une forte concentration de l’industrie et à de nouvelles méthodes de rendement et d’organisation du travail- le Fordisme[1]. La crise est certes brutale dans l’enchaînement des évènements, mais les premiers signes sont antérieurs à 1929.

• Le XXème siècle débute sur une hégémonie américaine, à la suite du soutien logistique et en armement, à la première guerre mondiale, les États-Unis ont assuré la victoire aux Alliés. Les Américains sont confiants et consomment de plus en plus à crédit. Les résultats des entreprises s’envolent. Les titres boursiers montent inexorablement. Certains Américains investissent des milliards de dollars en Bourse, après avoir emprunté aux banques et gagé leur maison

• A la suite du plan Dawes en 1924, l’Allemagne paie bien les réparations de 1925 à 1930, et la France utilise ces sommes pour rembourser les États-Unis. Le plan Young de 1929 détermine les paiements de l’Allemagne désormais échelonnés jusqu’en 1988 ; mais ce projet s’effondre du fait de la crise économique mondiale qui se déclenche le jeudi 24 Octobre 1929 à Wall Street.

• Depuis 1925, la mécanisation de plus en plus forte de l’agriculture, entraîne la réapparition d’une surproduction, qui de plus est concurrencée par de nouveaux pays producteurs. Les plus petits agriculteurs américains dont les salaires sont en baisse quittent leurs terres au rythme de 600.000 par an.

• Les banques se sont regroupées en trois grands groupes: Mellon, Morgan, Rockfeller. Cette concentration si elle est une preuve de dynamisme, montre également les faiblesses de l’économie américaine, en effet moins il y a d’établissements bancaires plus le risque est grand d’encourir des difficultés financières

• A partir de 1925, la production industrielle stagne, si le marché intérieur semble saturé, les exportations permettent aux entreprises de conserver un certain dynamisme. En 1928, l’industrie automobile est en surproduction.

• Dès 1926, la croissance trop rapide de la production, le développement anarchique du crédit, et une confiance excessive dans le libéralisme favorisent une importante spéculation.

• A partir de 1927, les taux d’intérêts montent de 4,06% à 7,6%. Cette hausse s’explique à la fois par l’augmentation des achats à crédit tant pour l’investissement en actions que pour l’achat de biens d’équipement. La seconde cause de cette hausse des taux est l’exportation par les États-Unis d’importantes masses de capitaux à l’étranger.

Même en 1929, après près d’une décennie de croissance économique, plus de la moitié des foyers américains vivent près ou sous le seuil de subsistance : ils sont trop pauvres pour prendre part au grand boom de la consommation des années 20, pour acheter voitures, maisons et autres biens que l’économie industrialisée produisait, trop pauvres même pour se payer nourriture et logement minima. Tant que les entreprises étendent leur arsenal de production (usines, entrepôts, équipements lourds et autres investissements), l’économie est florissante. A la fin des années 20, cependant, les investissements ont créé plus d’espaces de production que nécessaire, et les usines produisent plus que les consommateurs ne peuvent acheter.

L’économie de la nation a commencé à montrer des signes de mauvaise santé plusieurs mois avant octobre 1929. Les stocks de produits de tous types étaient trois fois plus importants qu’une année avant (indication que le public n’achetait pas les produits aussi rapidement que par le passé); d’autres indicateurs – production industrielle, prix du gros, fret – étaient à la baisse.

Entre 1926 et 1929, les dépenses en construction chutent de 11 milliards de dollars à moins de 9 milliards. Les ventes d’automobiles commencent à chuter plus tard, mais dans les neuf premiers mois de 1929, elles déclinent de plus d’un tiers. Une fois que ces deux industries cruciales commencent à faiblir, les autres secteurs ne sont pas assez forts pour absorber le manque de diversification.

Dans toutes ces industries, la surproduction tire les prix et les profits vers le bas. Les salaires ne montent pas assez vite pour permettre aux consommateurs d’acheter tous les nouveaux logements et produits domestiques disponibles. Le commerce extérieur est restreint par un protectionnisme grandissant dans le monde industrialisé. Ceux qui le peuvent spéculent. En 1929, il y a un peu plus d’un million de boursicoteurs à Wall Street. Mais, ce qui décuple la spéculation c’est l’achat à crédit.

Si vous voulez acheter des actions, il vous suffit d’en payer 10% cash ; les banques vous prêteront les 90 % restants à court terme. C’est dans cette pratique que réside le mécanisme du Krach de 1929 et, surtout, sa diffusion à la sphère économique et sociale.

- III : Le KRACH :

Le jeudi 24 octobre 1929, Jeudi Noir ou “Black Thursday” la bourse baisse, 13 millions d’actions sont vendues dans la journée, sans trouver d’acquéreurs. Un nouvel afflux d’ordres de vente trouve son paroxysme le mardi 29 octobre. Alors que les séances précédentes ont été relativement calmes, les volumes du 29 Octobre touchent un nouveau plus haut avec 16 millions de titres échangés.

Pour tenter de freiner la chute de la bourse de Wall Street, les grandes banques dirigées par Morgan rachètent toutes les actions en circulation. La bourse se redresse mais s’effondre de nouveau quand les banques essaient à leur tour de revendre ces actions. Leur situation financière devient très difficile surtout lorsque les particuliers décident de retirer leurs dépôts en banques. Certains établissements bancaires font faillite.

Au 1er Janvier 1930, les principales valeurs ont perdu 25% de leur valeur. Des titres comme Du Pont de Nemours ont abandonné 90% de leurs valeurs, 96% pour Daimler Chrysler.

Pour écouler leurs stocks, de nombreuses entreprises baissent leurs prix, ce qui entraîne une baisse des salaires et une réduction du pouvoir d’achat. La plupart des entreprises qui vivaient à crédit se retrouvent dans l’incapacité de rembourser leurs emprunts, et sont obligées de fermer.

-                     1) Les boursicoteurs détiennent des grandes masses d’actions achetées à crédit ; des entreprises ont aussi de gros crédits dans leurs comptes ….

-                     2) Le Krach boursier retire toute la confiance restant aux consommateurs, aux entreprises et  aux institutions financières dont les créanciers ne peuvent rembourser les prêts accordés en Bourse.

-                     3) Les banques entrent dans le rouge et sont extrêmement réticentes à investir.

-                     4) L’économie sombre dans une dépression très grave, connue par les Américains sous le nom de “Grande Dépression”. Elle est marquée par des niveaux extrêmes de chômage, des investissements négligeables, et des prix et salaires en chute libre.

En réponse à la dépression, le Congrès et l’Administration Hoover déclenchent une politique douanière plutôt isolationniste et par décrets tente de maintenir les prix pour les fermiers, et de lancer un programme de grands travaux publics, pensant que le gouvernement fédéral se devait de maintenir le niveau de l’emploi. Ces efforts sont sans précédents, mais la Dépression en a raison: les indices des prix, profits, production, et chômage empirent.

- IV : Les leçons aujourd’hui :

Le Krach de 1929 a des points communs avec la crise actuelle mais il a aussi de grandes différences et notamment, aujourd’hui, l’existence des banques centrales qui ont su jouer un rôle d’amortisseur à la crise.

Il n’en reste pas moins que nous n’avons toujours pas tiré les leçons de la crise actuelle. Cette crise est évidemment la crise de la bulle spéculative issue de la Mondialisation et de la Globalisation financière qui l’a accompagnée. La crise dite « des subprimes » ne fut que le détonateur.

Avec la crise actuelle, la bulle initiale a perdu une partie de son ampleur ; disons environ 50 % de son volume.

Mais la spéculation est déjà repartie de plus belle, gonflant une nouvelle bulle et préparant de la sorte une nouvelle crise.


[1] Le fordisme est un mode de développement de toute entreprise (ou d’organisation du travail) qui apparait en 1908, inventé par Henry Ford (1863 – 1947), fondateur de l’entreprise du même nom, et reprenant les principes d’une autre organisation du travail, le taylorisme ou organisation scientifique du travail (ou OST) en y ajoutant d’autres concepts comme notamment le travail des ouvriers sur convoyeur. Le travail à la chaîne.

Rassemblement pour la commémoration des massacres du « 17 octobre 1961 » Communiqué de presse du Réseau Féministe « Ruptures »

octobre 17, 2009 at 12:30 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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Rassemblement pour la commémoration des massacres

du « 17 octobre 1961 »

Communiqué de presse du Réseau Féministe « Ruptures »


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Paris, Pont Saint Michel, 17 octobre 2009

Signataires de l’appel au rassemblement organisé chaque année par le Collectif 17 octobre 1961, les membres du réseau féministe « Ruptures » tiennent à témoigner leur soutien.

La mémoire se réfère aux plus humbles des dominés et des opprimés. Jamais le nom des victimes d’un passé colonial sans gloire n’a eu la reconnaissance publique de voir leur nom sur la plaque d’une rue, d’un square. Et si parfois leur disparition est mise en avant ce n’est que pour en faire des martyrs d’une cause qui en définitive les instrumentalisent car le plus souvent l’oubli leur sert de linceul. C’est pour ne pas oublier que nous sommes ici, ensemble.

Les femmes ont longtemps été colonisées par le système patriarcal, durant des siècles, elles ont dû lutter pour obtenir une juste égalité qui n’est pas encore totalement acquise. C’est pourquoi nous avons été solidaires de tous ceux et celles qui ont été colonisés opprimés et dominés et à ceux et celles qui en refusent encore aujourd’hui la reconnaissance de ce passé douloureux. C’est au grand jour que doit se dire, s’inscrire ces moments noirs d’histoire où des hommes et des femmes ont souffert pour la joie d’autres hommes qui se croyaient leur maître. Ce n’est pas tant le repentir de ces puissants du temps passé que nous souhaiterions, ce qui est bien plus important c’est la reconnaissance des esclaves, des dominés, des colonisés dans leur dignité d’hommes et de femmes, c’est-à-dire leur dignité d’êtres humains.

Pour celles et ceux qui, comme moi, ont vécu ces tragiques heures du 17 octobre 1961, résonne encore l’écho de la brutalité intolérante, intolérable et injuste de cette triste journée. Nous nous sommes construits, et nous avons construit depuis, notre combat militant pour refuser que tout cela se reproduise.

Toutes celles et ceux qui ont eu la dignité de se révolter, de s’insurger à cette époque se sont souvent retrouvés à travers les luttes dans des mouvements différents. Ce souvenir partagé nous a permis de tisser des solidarités. Ces liens qui nous unissent sont porteurs de souvenirs gravés dans nos cœurs. Il est temps que l’action de se soutenir soit aussi inscrite au fronton des lieux publics en l’honneur de ceux et celles qui ont injustement péri et souffert.

Souvenir de toutes les violences commises dans ces moments tragiques dans les offices de polices, dans les rues, sur les quais de la Seine ou dans les bouches de métro, ou entre autres, encore aujourd’hui dans les camps de rétention dont aucune condamnation de responsable ne pourra plus atténuer le deuil. Pour les générations à venir, ces souvenirs de nos sœurs et de nos frères doivent ouvrir nos yeux, nos cœurs et nos consciences et les chemins d’une possible égalité, juste et partagée.

Paris, 17 octobre 2009.

Contact : Monique Dental

Animatrice du Réseau Féministe « Ruptures »

Tél : 01 42 23 78 15 – 06 73 44 78 65

courriel : monique.dental@orange.fr

Mise au point  du Réseau Féministe « Ruptures »

Concernant le déroulement du rassemblement du Collectif Vérité et Justice

pour la commémoration des massacres du « 17 octobre 1961 »

Le Réseau Féministe « Ruptures », signataire de l’Appel du Collectif 17 octobre 1961 Vérité et Justice depuis plusieurs années, a commémoré cette année encore, sur le pont St Michel à Paris, le 17 octobre 2009, l’assassinat par la police française de centaines d’Algériens venus manifester pacifiquement le 17 octobre 1961.

Comme cela était prévu par les organisateurs, Monique Dental, en tant que fondatrice et animatrice de l’association devait intervenir pour rappeler le rôle des femmes algériennes pendant ces terribles heures. Après les trois premières interventions de Mehdi Lallaoui, de représentants du MRAP et de la LDH écoutées dans le calme, alors que Monique Dental venait de commencer la lecture de la déclaration, elle a d’abord été brutalement interrompue par les Indigènes de la République et d’autres personnes. Ensuite, sa voix a été entièrement couverte par un chant diffusé par la sono dont cette association s’est emparée.

Cette censure brutale d’une parole de femme militante évoquant d’autres femmes résistantes, cette attitude liberticide, voire terrorisante ont eu pour résultat de saccager la cérémonie et de bafouer les raisons pour lesquelles nous nous réunissons depuis de nombreuses années. Elles nous interrogent sur les motivations réelles de la présence de cette association qui n’était pas signataire de l’Appel du Collectif 17 octobre 1961 Vérité et Justice.

Nous condamnons ces pratiques inquiétantes qui instrumentalisent la mémoire des victimes algériennes du 17 octobre 1961. Depuis de nombreuses années, nous avons su nous rassembler dans l’unité et la dignité et nous entendons continuer dans cet esprit jusqu’à ce que l’Etat français satisfasse nos demandes.

Fait à Paris, le 21 octobre 2009.


Sarkozy père et fils dans la tourmente !

octobre 17, 2009 at 1:29 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Politique, Société, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 4 Comments

Sarkozy père et fils dans la tourmente !

Sarkozy pere_et_fils_1

Au nom du Père d’abord :

La cote de popularité de Sarkozy en baisse à 38%, selon Ifop !

La cote de popularité de Nicolas Sarkozy perd un point en octobre à 38% d’opinions positives, selon le baromètre Ifop pour Le Journal du Dimanche à paraître samedi.

Au total, 61% des personnes interrogées jugent défavorablement l’action du chef de l’Etat (contre 60% en septembre).

Faut dire qu’il y met de la constance, le P’tit ! Vous le verrez plus bas !

Au nom du Fils ensuite :

Son installation à la tête de l’Epad a pour cadre un simulacre d’élection.

51% des sympathisants de droite estiment que la probable arrivée de Jean Sarkozy à la présidence du conseil d’administration de l’Epad (Etablissement public d’aménagement de La Défense) constitue « plutôt une mauvaise chose », selon un sondage CSA pour Le Parisien.

Le clan des sarkosiens

Pourquoi le « clan du 92 », toujours emmené par Nicolas Sarkozy, prend-il un tel risque à cinq mois des élections régionales ?

Une nomination et non une élection :

Peut-on parler de nomination ? Selon les textes, non. Le décret qui régit l’Epad est limpide : « Le président est élu pour la durée de son mandat d’administrateur. » Et d’ailleurs la quasi totalité de la majorité UMP, qui a fait bloc -face aux caméras tout du moins- derrière Jean Sarkozy, n’a pas manqué de le rappeler, François Fillon en tête, mardi sur RTL :

« Ce président du conseil d’administration est élu. Il n’est pas nommé, il est élu. J’entends toute la journée sur les ondes depuis hier [lundi] soir, dire que le président est nommé. Le président n’est pas nommé. Il est élu et il est choisi, c’est la loi qui le dit, parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine. »

Le Premier ministre se trompe et force un peu sur la carabistouille !! En effet, le président de l’Epad peut être élu parmi les 18 administrateurs. D’autre part, en regardant ledit décret de plus près, on s’aperçoit qu’il est usurpé de parler d’élection au sujet de Jean Sarkozy vu les électeurs en question.

- 1) Il a été désigné pour devenir administrateur par les membres du groupe UMP-Nouveau Centre-Associés du conseil général des Hauts-de-Seine, dont le président de groupe est lui-même. Autant dire que cela a commencé par une formalité.

-2) Le 4 décembre, lors du conseil d’administration de l’Epad qui devra élire le prochain président de l’établissement public, Jean Sarkozy n’aura qu’à réunir sur son nom « la majorité absolue des membres présents » pour être élu, soit au moins 10 administrateurs si les 18 sont présents.

-3) Or, ce Conseil d’administration comprend neuf représentants des ministères compétents qui sont nommés par le gouvernement, en fonction de leur docilité donc ! Si vous ajoutez la voix de Monsieur Fils lui-même et celle de Patrick Devedjian, ça fait : 9 +2 = 11 CQFD.

Ni vu ni connu, j’t’embrouille !! Franchement, heureusement qu’on est là !!!

ça commence à sentir le fromage

Et ce n’est pas fini, nous vous promettons quelques gratinées sur les projets avortés de l’EPAD et des finances en grand deuil !!

Au nom du Saint-Esprit alors ??

Carrrrrramba !! Encore rrrrrraté, Alcazar !!

Car ces branquignols, c’est pas l’Esprit qui les étouffe !

Monsieur Fils n’en finit pas de finir son droit. Déjà deux ans de droit tout de même ….et tout le reste de travers , peut-être ?????

L’heureux papa n’est pas en reste !

Sur le SMIC :

Nicolas Sarkozy a déclaré que 50 % des français sont au SMIC. clin d'oeil

En l’absence de bases adéquates (seuls l’INSEE ou le ministère du travail les détiennent), le chiffre brut français de smicards en 2006 = salariés temps pleins et partiels, salaire de base au 1er juillet dans le secteur privé non agricole  soit 15,1%. C’est déjà pas mal mais quel petit nul, ce petit !!

Sur les prélèvements obligatoires :

Nicolas Sarkozy déclare “Si je suis au pouvoir, en dix ans, je baisse les prélèvements obligatoires de quatre points“. Or Thomas Piketty, expert économique et professeur à l’EHESS, explique que cela correspond à 68 milliards d’euros en moins, c’est à dire la somme de l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les successions, et l’impôt sur la fortune.top secret clignotant

COUPABLES !

Depuis les States, lors de l’interview devenue célèbre, il juge coupables des gens qui ne sont que PREVENUS !singe qui applaudit

LE TROU ! singe clin d'oeil

Moins remarquée vue l’énormité de la précédente : dans la même interview, le Nano vagal affirme que le CO² (gaz à effet de serre) provoque le trou dans la couche d’ozone !!! Pfffffffffffffffff ! On en pisse dans notre froc !

En fait, il y a bien un trou dans une couche et nous, on sait bien où l’une et l’autre  se trouvent !!!

smiley avec loupe

A l’ère du néolibéralisme la liquidation des Biens Publics en France

octobre 16, 2009 at 2:33 | In Altermondialisme, Caisse des dépots, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | Leave a Comment
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A l’ère du néolibéralisme la liquidation des Biens Publics en France

Crise terre en lambeaux

En France la liquidation des biens publics se poursuit depuis une trentaine d’années dans la ligne de la mondialisation capitaliste et de la globalisation financière.

La liquidation est mondiale : privatisations massives imposées aux pays du Tiers-Monde par le F.M.I, mainmise sur les anciens pays de l’Est, bradage des biens publics en France.

L’EXEMPLE Français :

De 1933 à 1982 : période de constitution du Bien Public en – - France

– 1933 : Air France ;

-         1937 : SNCF ;

-         1944-45 : Charbonnages de France ;

-         1945 : Renault, Banque de France, BNCI, CNEP, Crédit Lyonnais, Société Générale ;

-         1946 : assurances, création d’EDF-GDF, AFP, Compagnie Générale Transatlantique

-         Fin 1980, le secteur public productif comprend les 32 groupes :

  • Industrie : Aquitaine chimie, Bureau de recherches géologiques et minières, Charbonnages de France, Commissariat à l’énergie atomique, Compagnie française des pétroles, EDF, GDF,
  • Entreprise minière et chimique, Entreprise recherche activité pétrolière, Institut de développement industriel, Renault, Société nationale d’étude et de construction de moteurs d’aviation, Société nationale industrielle aérospatiale, Société nationale des poudres et explosifs,
  • Transports, communications : Agence Havas, Air France, Compagnie française des câbles sous-marins et de radio, Compagnie générale maritime et financière, RATP, SNCF, Société nationale des entreprise de presse, Société nouvelle de radiodiffusion, Télédiffusion de France,
  • Banques et assurances : Banque nationale de Paris, Caisse des dépôts et consignations, Caisse nationale des marchés de l’Etat, Centrale assurances générales de France, Crédit Lyonnais, Société centrale du GAN, Société centrale-Union des assurances de Paris, Société financière pour le développement des équipements collectifs, Société générale.

En 1981-1982 : les effectifs des groupes du secteur public, hors Seita et PTT, représentent 1 763 000 salariés (contre 1 088 000 en 1980) soit 16% des salariés et 40% des immobilisations des sociétés soumises à l’imposition sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux.

Avec les nationalisations, 14 groupes s’ajoutent aux précédents :

-         Industrie : Alsthom-Atlantique, Compagnie des machines Bull, Compagnie générale d’électricité, Saint Gobain Pont-à-Mousson, Thomson Brandt, Usinor, Péchiney Ugine Kuhlmann, Rhône-Poulenc, Sacilor),

-         Banques et assurances : Banque industrielle et immobilière privée, Compagnie financière de Suez, Crédit chimique, Crédit commercial de France, Financière de Paris et des Pays-Bas.

-         Il convient d’ajouter 6 groupes où les participations publiques deviennent majoritaires :

  • Industrie : ITT- Société de produits industriels, Matra, Roussel Uclaf, Société centrale d’étude Marcel Dassault,
  • Banques : Banque Rothschild, Banque Worms.

De 1986 à 2006 : L’ère des dénationalisations  totales ou partielles :


En 1986-88 : gouvernement Chirac 13 milliards d’euros :

-         Industrie : Saint Gobain, Compagnie générale de constructions téléphoniques, Matra,

-         communications : Agence Havas, TF1, Sud radio,

-         Banques et assurances : Mutuelle générale française accidents, Mutuelle générale française vie, Banque du bâtiment et des travaux publics, Banque industrielle et immobilière privée, Société générale, Compagnie financière du crédit commercial de France, Compagnie financière de Paribas, Compagnie financière de Suez.

En 1992 : gouvernement Bérégovoy : Industrie Total,


En 1993-97 : (gouvernements Balladur et Juppé : 26,4 milliards d’euros

-         Industrie : Elf, Rhône-Poulenc, Seita, Usinor, Péchiney, Renault, Bull),

-         Banques et assurances : BNP, BFCE, UAP, AGF

En 1997-2002 : gouvernement Jospin : 50 milliards d’euros

-         Industrie : Thomson, Aérospatiale, EADS, Renault ;

-         Communications : France-Telecom, Air France, Autoroutes du Sud de la France, SMC, RMC, SFP, TDF,

-         Banques et assurances : CIC, Crédit Lyonnais, Banque Hervet, CNP, GAN,


En 2002-2006 : gouvernement Raffarin puis De Villepin : de l’ordre de 100 milliards d’euros :

-         Industrie : EDF-GDF, Snecma, GIAT Industries, Areva, Direction des Chantiers Navals, Arsenaux,

-         Transports et communications (France Telecom, SNCM, ASF, Aéroports de Paris, Air France,

-         Banques et assurances : Caisse centrale de réassurance.

Cette liste ne prend pas en compte les opérations en cours qui sont souvent le prélude à la privatisation :

-         à la SNCF,

-         à la RATP,

-         à La Poste,

-         à la Banque de France,

-         à la Caisse des Dépôts et Consignations

En 2007, il ne reste plus rien du secteur public industriel.

Le secteur public social en voie de destruction massive :

-         Le patrimoine administratif : terrains, infrastructures, immeubles, monuments historiques – soit 1100 milliards d’euros -  est en cours de vente,

-         En 2004  commence la vente :

  • la vente du patrimoine des Hôpitaux de Paris – hôpital Laennec, classé monument historique, et hôpital Boucicaut,
  • la vente des immeubles du Quai d’Orsay à des fonds de pensions américains,
  • l’immeuble de l’Imprimerie nationale, elle-même en cours de démantèlement, est vendu en 2004 à la société américaine Carlyle,
  • Une agence est créée : l’Agence des propriétés immobilières de l’Etat à statut d’E.P.I.C ; elle acquiert les biens, les reloue à l’Etat (sic) avant la revente à des investisseurs privés.

Le patrimoine historique se délabre entre « décentralisation » et musées que l’on détruit : Musée de l’Homme, Musée national des arts africains et océaniens, Musée des arts et traditions populaires, et que l’on vide.

La protection sociale : – assurance maladie, accidents du travail, retraites -  est démantelée au profit de l’épargne individuelle et des assurances privées. Le chômage devient également source de profits substantiels pour le privé.

-  l’ANPE perd le monopole du placement ouvert aux agences privées. Il s’agit des sociétés d’intérim, notamment, qui obtiennent des ASSEDIC de mirobolants contrats de « promesses de placement »

Les biens d’usage collectif :

sites, espace public, eau, écosystèmes, subissent dégâts et privatisation :

-         destruction de bâtiments et de quartiers historiques,

-         bétonnage des côtes : le déjà faible budget du Conservatoire du littoral a été divisé par trois en 20 ans,

-         défigurations des paysages,

-         multiplication des autoroutes et autres voies de « contournement »,

-         mainmise sur l’eau par les entreprises privées,

-         baisse du financement et privatisation en cours de l’archéologie préventive depuis 2004 : les entreprises privées effectuent les fouilles,

-         pollution de l’air et du sous-sol,

-         augmentation des risques majeurs du nucléaire civil par l’introduction en Bourse en 2004 de 35% du capital d’Areva – ex COGEMA et Framatome -  Sarkozy était alors Ministre de l’Economie.

COMMENT FAIT-ON ?

-         corruption des responsables politiques et administratifs et impunité,

-         modifification de la législation :  le décret du 23/12/98 permet au musée du quai Branly, dit des « arts premiers » de vendre ses collections,

-         la loi du 11/12/2001 permet la cession des biens immobiliers de l’Etat au privé. Le ministre de l’économie, Sarkozy l’ami des patrons, accentue, par ordonnance du 19/08/2004 le mouvement qui permet la vente au privé des immeubles de bureaux sans avoir à respecter la procédure de déclassement.

  • Cession à prix bradés,
  • abandon de créances,
  • frais fictifs,
  • tout cela est possible ! Les infractions sont légion : abus de biens sociaux, pots-de-vin, faux-bilans.
  • Les responsables impunis, sont souvent récompensés  par des parachutes dorés, indemnités et des retraites douillettes.

-         Les privatisations sont précédées, quand elles risquent d’être impopulaires, par le laisser aller voire le creusement volontaire des dettes de groupes qu’on laisse comme dans le privé faire des investissements aventureux et/ou délictueux : Crédit Lyonnais, EDF, France Telecom..).

-         Quand ça ne suffit pas, le gouvernement s’abrite derrière les directives européennes :

  • « libéralisation » du fret ferroviaire,
  • des marchés publics de l’eau, des transports, des télécommunications, de l’énergie, des services portuaires,
  • Mais ces directives sur lesquelles il verse des larmes de crocodile, il LES A ADOPTEES !!!!
  • Et l’O.C.D.E fournit les modes d’emploi !

-         La sous-évaluation des biens publics livrés aux copains et aux coquins est systématique,

  • en surestimant l’endettement par exemple
  • Pour EDF : en 2005, 20% des actions GDF ont été vendues 4,5 milliards d’euros pour une valeur de 6 milliards,
  • le GAN a été vendu à un tiers de sa valeur,
  • ASF a été vendue à 49% par Jospin en 2002 pour 1,8 milliards d’euros alors que ces autoroutes étaient estimées à 6,3 milliards,
  • Total bradé pour quelques milliards d’euros par Bérégovoy vaut aujourd’hui 125 milliards d’euros,
  • La vente des 1300 appartements de la Banque de France est réalisée en bloc et non à la découpe…gros profits en vue pour les repreneurs,
  • la Snecma est bradée en 2004 à General Electric,
  • la SNCM renflouée par l’Etat est vendue pour une bouchée de pain à la Connex – filiale de Vivendi- et à un fonds de pension contrôlé par un ami du premier ministre De Villepin

-        Les techniques utilisées :

  • la vente totale ou partielle des entreprises publiques,
  • le démantèlement par filialisation avant vente des filiales les plus rentables,
  • le recours massif à la sous-traitance (informatique, communications, distribution, transports, maintenance, nettoyage, restauration…) et à la délocalisation.
  • Pour mieux vous entuber, on appellera ça « externalisations »
    • On peut vendre les murs pour les louer ensuite : c’est le cas à France-Telecom désormais locataire de 95% de ses surfaces, à la SNCF (gares), et dans les hôpitaux !
    • On peut aussi vendre les véhicules de transport pour les louer après : La Poste (60000 véhicules), France-Telecom (48000 véhicules), EDF (50000 véhicules, SNCF (13000 véhicules), et aussi Bercy, les collectivités locales, les HLM…tout cela au profit d’une société de location comme Leaseplan, filiale de la banque ABN AMRO qui achète à prix réduit et loue à prix maximum. ABN AMRO a été acquis par un consortium de trois banques – Fortis, RBS et Santander – en octobre 2007. Le 3 octobre 2008, l’Etat néerlandais rachetait les intérêts d’ABN AMRO détenus par Fortis, remplaçant Fortis au sein du holding RFS et prenant la direction des activités d’ABN AMRO
    • la technique de l’asphyxie budgétaire qui conduit la recherche publique à se soumettre aux demandes des groupes privés en échange de financement. On vous concocte de jolis OGM !

QUI SONT LES PREDATEURS ?

Ces requins qui tapent gaiement dans les bancs de menus fretin que nous sommes sont :

-         Pour l’essentiel de grandes sociétés multinationales :

  • celles qui ont leur siège en France : Vivendi, Lyonnaise des eaux, Bouygues, Bolloré, Total, Lagardère, Dassault, Crédit agricole, Carrefour,
  • de grands groupes financiers multinationaux. En 2004 les fonds spéculatifs d’investissement – les actifs sous gestion de fonds d’investissement – représentaient 6200 milliards d’euros aux E.U et 4000 milliards en Europe.
  • les fonds de pension (actionnaires dans 3600 entreprises françaises pour 8% du PIB et 1000000 de salariés).
  • Les Hedge Funds et les Fonds Souverains asiatiques et du Golfe.

En comptant tous les actionnaires, concentrés à 90% en Amérique du Nord, en Europe et au Japon, on compte selon l’orfèvre Jean Peyrelevade « environ trois cent millions de personnes, femmes et enfants compris » soit 5% de la population mondiale sous domination financière.

Au sein des actionnaires, on peut différencier :

-         les « vraiment riches » qui ont au moins un million de dollars en actifs financiers), très peu nombreux. Ils concentrent la richesse :  dix à douze millions d’individus (0,2%de la population mondiale) contrôlent la moitié de la capitalisation boursière de la planète et, vraisemblablement, une proportion à peine plus faible du patrimoine marchand de l’humanité.

-         à l’intérieur des « vraiment riches », une toute petite fraction, les « ultra-riches », 77 000 ménages (0,0025%de la population mondiale) détiennent environ 15% de la richesse mondiale.

Rappelons, pour conclure, que les P.D.G. gagnent en moyenne 500 fois le salaire moyen des ouvriers aux Etats-Unis (contre 44 fois en 1965) et en France 200 à 400 fois le SMIC pour les P-D.G des sociétés du CAC 40

Si vous voyez un logique à finalité humaine dans ce monde, faites nous signe. Plus que jamais un autre monde est possible, un autre monde est nécessaire.

IRAN ça grenouille – Afghanistan le chef du contingent canadien juge la situation “désespérée” – Français tuéS et l’Italie ??

octobre 15, 2009 at 5:51 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 3 Comments
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IRAN ça grenouille – Afghanistan le chef du contingent canadien juge

la situation “désespérée” – Français tués  et l’Italie ??

15.10.09 – 11:24

http://www.rtbf.be/info/economie/afghanistan-le-chef-du-contingent-canadien-juge-la-situation-desesperee-151153
La situation militaire en Afghanistan est “grave et désespérée” et constitue une “urgence majeure”, a estimé le chef du contingent canadien déployé dans ce pays, le général Jonathan Vance, dans une interview diffusée mercredi par  le réseau public CBC.

QUE DIT LA HIERARCHIE MILITAIRE CANADIENNE ?

Le haut gradé a confié que l’un des aspects les plus difficiles de sa mission était d’assurer une bonne communication avec les Afghans, mais aussi d’informer les Canadiens. Un récent sondage indiquait que 52% des Canadiens désapprouvent la mission militaire canadienne en Afghanistan, au cours de laquelle 131 soldats sont morts, contre 33% qui y sont favorables.

“Il ne s’agit pas de vernir quoi que ce soit, ni de faire croire que la mission se déroule mieux qu’en réalité: la situation est grave et désespérée, c’est une urgence majeure”, a lancé M. Vance à la fin d’une interview d’environ 20 minutes.

“J’essaie de tout mettre en contexte de telle sorte que les gens, qu’ils approuvent ou non notre présence là-bas, puissent au moins comprendre”, a poursuivi le général, qui dirige les quelque 2.800 soldats canadiens déployés dans la région de Kandahar (sud-est), foyer du mouvement taliban.

Entamée en 2002, la mission canadienne doit s’achever en 2011, conformément à un vote du parlement canadien. Le porte-parole du Premier ministre Stephen Harper a toutefois avoué récemment que des militaires resteraient en Afghanistan au terme du mandat, mais uniquement une poignée qui sera cantonnée à des opérations de formation ou de reconstruction.

Autre information : Des agents de renseignement étaient au courant AVANT l’attaque contre les militaires français en 2008 :

Les soldats français tués dans une embuscade en Afghanistan près de Kaboul en 2008 seraient morts parce que les Italiens n’avaient pas avertis les Français qu’ils payaient les talibans pour maintenir la région en paix, selon The Times.

L’Italie dément, bien sûr !

http://www.rtbf.be/info/economie/francais-tues-en-afghanistan-en-2008-litalie-mise-en-cause-selon-un-quotidien-151090
Selon le quotidien britannique, les services secrets italiens avaient versé des dizaines de milliers de dollars aux commandants talibans et aux seigneurs de guerre locaux pour maintenir en paix la région de Saroubi, dont les militaires italiens avaient la responsabilité avant d’être remplacés par les Français.

Les soldats français étaient déployés depuis à peine un mois quand dix d’entre eux furent tués en août 2008 dans une des embuscades les plus meurtrières tendues par les insurgés contre des forces de pays membres de l’Otan.

A l’époque, notre blog avait titré : Soldats Français morts pour des pipe-line en Afghanistan Nouvelle arme en Irak L’horreur est en marche

http://dutron.wordpress.com/2008/09/21/soldats-francais-morts-pour-des-pipe-line-en-afghanistan-nouvelle-arme-en-irak-l%E2%80%99horreur-est-en-marche/

Nous ne retirons rien du fond de cet article mais il semblerait bien qu’il y ait eu dans cette affaire des circonstances aggravantes italiennes.

L’OTAN au courant, mais pas les Français !!

Selon The Times, les responsables militaires occidentaux étaient au courant des paiements mais les troupes françaises nouvellement arrivées n’en avaient pas été informées.

Les forces italiennes qu’elles remplaçaient n’avaient subi qu’un mort au combat dans les mois précédents et les troupes françaises ont fait une “évaluation incorrecte des risques aux conséquences catastrophiques” dans la zone parce qu’elles ignoraient les paiements effectués, affirme le quotidien.

Cela explique, ajoute-t-il, qu’elles étaient relativement peu équipées et comptaient sur une couverture aérienne insuffisante quand elles ont été prises dans une embuscade par 170 insurgés lourdement armés. Les talibans et la faction insurgée de Hezb-e-Islami avaient revendiqué l’attaque.

Défaut d’information: “une folie” !

“Cela peut se justifier d’acheter des groupes locaux et d’utiliser la non-violence pour baisser le niveau de violence. Mais c’est de la folie de ne pas en informer vos alliés”, a affirmé un haut officier de l’Otan cité par le quotidien.

Les dix soldats français qui effectuaient une patrouille de reconnaissance avaient été tués lors de combats de deux jours consécutifs à l’embuscade. 21 autres avaient été blessés.

La majorité d’entre eux appartenait au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) de Castres.

Démenti formel là aussi du gouvernement italien

Dans un communiqué, le Palais Chigi ( siège de la présidence du Conseil italienne ) qualifie ces “accusations (de) totalement infondées”.

“Le gouvernement Berlusconi n’a jamais autorisé ni consenti aucune forme de paiement d’argent aux membres de l’insurrection talibane en Afghanistan, et n’a pas connaissance d’initiatives de ce type du gouvernement précédent”, indique le texte.

Que Berlusconi ne paie pas de mine, c’est bien clair mais qu’il ne paie pas tout court, rien n’est moins sûr !!!

“Il suffit de rappeler que dans la première moitié de l’année 2008, les contingents italiens déployés en Afghanistan ont subi de nombreuses attaques, dont une spécifiquement dans la zone du district de Saroubi, le 13 février 2008, a coûté la vie au sous-lieutenant Francesco Pezzulo”, poursuit le texte.

Sur ce dernier paragraphe de la déclaration italiennes, il y a déformation de la vérité : il n’y a pas eu d’attaque mais un accident qui a coûté la vie à des militaires italiens.
Pire, les italiens ont fournis des armes aux Taliban de la région en
espérant “les retourner” à la cause de l’ISAF, sans succès. Berlusconi va encore avoir un pif à la Pinocchio !!

ET EN IRAN ???

Pour l’Iran,  on sait que un, le mollah Sadr s’entraine pour
envahir les deux tiers de l’Iraq après le retrait définitif des américains et que plusieurs factions des Talibans sont ravitaillées par l’Iran.
Malgré nos informations sérieuses publiées récemment : http://dutron.wordpress.com/2009/09/28/l%E2%80%99attaque-de-l%E2%80%99iran-serait-programmee/

Il semblerait bien que les choses aient changé

Personne n’osera probablement plus empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Rahm Emmanuel (chief adviser de la Maison Blanche) et Joe Biden, Vice Président, surnommé au USA “l’ami des Mollah” sont contre une intervention militaire.
Hillary Clinton en aurait réellement marre.

Et voilà Obama en costume d’homme de paix après son prix Nobel !


Pendant ce temps,  il y aurait comme de la rébellion dans l’air du côté de la hiérarchie militaire américaine engagée sur le terrain.

Tout ceci ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices !!!

Enfin ….  pour nous français, nous avons Sarkozy …à La Défense !!

IRAN ÇA GRENOUILLE – AFGHANISTAN LE CHEF DU CONTINGENT CANADIEN JUGE LA SITUATION “DESESPEREE” – FRANÇAIS TUES ET L’ITALIE ?? 15.10.09 – 11:24 La situation militaire en Afghanistan est “grave et désespérée” et constitue une “urgence majeure”, a estimé le chef du contingent canadien déployé dans ce pays, le général Jonathan Vance, dans une interview diffusée mercredi par le réseau public CBC. QUE DIT LA HIERARCHIE MILITAIRE CANADIENNE ? Le haut gradé a confié que l’un des aspects les plus difficiles de sa mission était d’assurer une bonne communication avec les Afghans, mais aussi d’informer les Canadiens. Un récent sondage indiquait que 52% des Canadiens désapprouvent la mission militaire canadienne en Afghanistan, au cours de laquelle 131 soldats sont morts, contre 33% qui y sont favorables. “Il ne s’agit pas de vernir quoi que ce soit, ni de faire croire que la mission se déroule mieux qu’en réalité: la situation est grave et désespérée, c’est une urgence majeure”, a lancé M. Vance à la fin d’une interview d’environ 20 minutes. “J’essaie de tout mettre en contexte de telle sorte que les gens, qu’ils approuvent ou non notre présence là-bas, puissent au moins comprendre”, a poursuivi le général, qui dirige les quelque 2.800 soldats canadiens déployés dans la région de Kandahar (sud-est), foyer du mouvement taliban. Entamée en 2002, la mission canadienne doit s’achever en 2011, conformément à un vote du parlement canadien. Le porte-parole du Premier ministre Stephen Harper a toutefois avoué récemment que des militaires resteraient en Afghanistan au terme du mandat, mais uniquement une poignée qui sera cantonnée à des opérations de formation ou de reconstruction. AUTRE INFORMATION : DES AGENTS DE RENSEIGNEMENT ETAIENT AU COURANT AVANT L’ATTAQUE CONTRE LES MILITAIRES FRANÇAIS EN 2008 : Les soldats français tués dans une embuscade en Afghanistan près de Kaboul en 2008 seraient morts parce que les Italiens n’avaient pas avertis les Français qu’ils payaient les talibans pour maintenir la région en paix, selon The Times. L’Italie dément, bien sûr ! Selon le quotidien britannique, les services secrets italiens avaient versé des dizaines de milliers de dollars aux commandants talibans et aux seigneurs de guerre locaux pour maintenir en paix la région de Saroubi, dont les militaires italiens avaient la responsabilité avant d’être remplacés par les Français. Les soldats français étaient déployés depuis à peine un mois quand dix d’entre eux furent tués en août 2008 dans une des embuscades les plus meurtrières tendues par les insurgés contre des forces de pays membres de l’Otan. A l’époque, notre blog avait titré : Soldats Français morts pour des pipe-line en Afghanistan Nouvelle arme en Irak L’horreur est en marche http://dutron.wordpress.com/2008/09/21/soldats-francais-morts-pour-des-pipe-line-en-afghanistan-nouvelle-arme-en-irak-l%E2%80%99horreur-est-en-marche/ Nous ne retirons rien du fond de cet article mais il semblerait bien qu’il y ait eu dans cette affaire des circonstances aggravantes italiennes. L’OTAN AU COURANT, MAIS PAS LES FRANÇAIS !! Selon The Times, les responsables militaires occidentaux étaient au courant des paiements mais les troupes françaises nouvellement arrivées n’en avaient pas été informées. Les forces italiennes qu’elles remplaçaient n’avaient subi qu’un mort au combat dans les mois précédents et les troupes françaises ont fait une “évaluation incorrecte des risques aux conséquences catastrophiques” dans la zone parce qu’elles ignoraient les paiements effectués, affirme le quotidien. Cela explique, ajoute-t-il, qu’elles étaient relativement peu équipées et comptaient sur une couverture aérienne insuffisante quand elles ont été prises dans une embuscade par 170 insurgés lourdement armés. Les talibans et la faction insurgée de Hezb-e-Islami avaient revendiqué l’attaque. DEFAUT D’INFORMATION: “UNE FOLIE” ! “Cela peut se justifier d’acheter des groupes locaux et d’utiliser la non-violence pour baisser le niveau de violence. Mais c’est de la folie de ne pas en informer vos alliés”, a affirmé un haut officier de l’Otan cité par le quotidien. Les dix soldats français qui effectuaient une patrouille de reconnaissance avaient été tués lors de combats de deux jours consécutifs à l’embuscade. 21 autres avaient été blessés. La majorité d’entre eux appartenait au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) de Castres. Démenti formel là aussi du gouvernement italien Dans un communiqué, le Palais Chigi ( siège de la présidence du Conseil italienne ) qualifie ces “accusations (de) totalement infondées”. “Le gouvernement Berlusconi n’a jamais autorisé ni consenti aucune forme de paiement d’argent aux membres de l’insurrection talibane en Afghanistan, et n’a pas connaissance d’initiatives de ce type du gouvernement précédent”, indique le texte. Que Berlusconi ne paie pas de mine, c’est bien clair mais qu’il ne paie pas tout court, rien n’est moins sûr !!! “Il suffit de rappeler que dans la première moitié de l’année 2008, les contingents italiens déployés en Afghanistan ont subi de nombreuses attaques, dont une spécifiquement dans la zone du district de Saroubi, le 13 février 2008, a coûté la vie au sous-lieutenant Francesco Pezzulo”, poursuit le texte. Sur ce dernier paragraphe de la déclaration italiennes, il y a déformation de la vérité : il n’y a pas eu d’attaque mais un accident qui a coûté la vie à des militaires italiens. Pire, les italiens ont fournis des armes aux Taliban de la région en espérant “les retourner” à la cause de l’ISAF, sans succès. Berlusconi va encore avoir un pif à la Pinocchio !! ET EN IRAN ??? Pour l’Iran, on sait que un, le mollah Sadr s’entraine pour envahir les deux tiers de l’Iraq après le retrait définitif des américains et que plusieurs factions des Talibans sont ravitaillées par l’Iran. Malgré nos informations sérieuses publiées récemment : http://dutron.wordpress.com/2009/09/28/l%E2%80%99attaque-de-l%E2%80%99iran-serait-programmee/ Il semblerait bien que les choses aient changé Personne n’osera probablement plus empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Rahm Emmanuel (chief adviser de la Maison Blanche) et Joe Biden, Vice Président, surnommé au USA “l’ami des Mollah” sont contre une intervention militaire. Hillary Clinton en aurait réellement marre. Et voilà Obama en costume d’homme de paix après son prix Nobel ! Pendant ce temps, il y aurait comme de la rébellion dans l’air du côté de la hiérarchie militaire américaine engagée sur le terrain. Tout ceci ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices !!! Enfin …. pour nous français, nous avons Sarkozy …à La Défense !!

octobre 15, 2009 at 4:41 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | Leave a Comment
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Les incohérences de Christine Lagarde sur le crédit.

octobre 12, 2009 at 6:54 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Politique, Société, sarkosy, social | 1 Comment
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Les incohérences de Christine Lagarde sur le crédit.

Attention, ça va barder !!

lagarde on ne dit pas rigueur

ACTE I : Lagarde veut un « crédit responsable » !

La ministre de l’Economie veut compléter le projet de loi contre les abus du crédit aux particuliers. Elle espère son adoption début 2010.

Dans un entretien au Journal du dimanche, elle dit désirer favoriser un crédit “responsable”..

Christine Lagarde veut par ailleurs interdire aux banques de facturer des frais à des particuliers dont le plan de désendettement est terminé….encore heureux !

lagarde-bnp-paribas

Alors que le nombre de dossiers de surendettement a explosé de 17% depuis le début de l’année, la ministre de l’Economie espère l’adoption début 2010 du projet de loi sur le crédit à la consommation examiné en juin par le Sénat.

« L’Assemblée nationale devrait discuter du texte fin décembre. Je souhaite qu’il soit définitivement voté début 2010 », dit-elle.

ACTE II : Lagarde hostile à la suppression du crédit revolving

La ministre de l’Economie se dit en revanche hostile à la suppression du crédit revolving, ou renouvelable ; celui qui est pourtant le plus souvent mis en cause pour son rôle dans le surendettement des ménages.

Mme Lagarde désapprouve ainsi la proposition de loi du député socialiste François Brottes, en vue de supprimer le crédit renouvelable. « Interdire le crédit revolving, c’est la facilité », affirme la ministre, en expliquant « qu’il y a des milliers d’emplois à la clé ». Et Lagarde Nationale n’est pas une femme facile !

Lagarde réhabilitation de la valeur pognon

« Le crédit est utile et nécessaire. Interdire peut aussi être dangereux: 40% des achats par correspondance à La Redoute ou aux Trois Suisses sont réglés avec des cartes de crédit revolving », souligne-t-elle. « Je préfère rendre le crédit responsable plutôt que de le supprimer ».

Le crédit revolving ou renouvelable est une forme de crédit, souvent assorti d’une carte de crédit, consistant à mettre à disposition d’un consommateur une somme d’argent de façon quasi-permanente. En effet, au fur et à mesure des remboursements de l’emprunteur, l’enveloppe de crédit qui lui est accordée se renouvelle.

D’autre part, et tous ceux qui s’intéressent au surendettement le savent, certains ménages pris à la gorge souscrivent plusieurs crédits revolving, un crédit remboursant les mensualités des autres : 9 cas de surendettement sur 10 comportent des crédits revolving !!!

ACTE III : VIVENT LES ENTREPRISES !!

Mme Lagarde ne souhaite pas davantage, «actuellement », autoriser les « actions de groupe » (sur le modèle des « class actions » américaines) qui permettraient aux consommateurs de saisir collectivement la justice. Selon elle, les entreprises « sont déjà durement frappées par la crise ». Ha ! Les malheureuses entreprises ! Et elles n’y ont pas participé à la crise, des fois ??? N’est-il pas vrai que de nombreuses entreprises ne faisaient plus, depuis des lustres, que des profits financiers ? Et comment, s’il vous plait ? Mais par la spéculation, pardi !

Et puis, elles font super bien leur boulot, les entreprises !!!

Un Mauritanien sans papiers venu retirer de l’argent dans une agence de la Société générale à Boulogne (Hauts-de-Seine) samedi 3 octobre a été dénoncé à la police par le guichetier et se trouve en rétention au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), a indiqué jeudi 8 octobre la Cimade. Voilà qui fleure bon son petit Vichy !

Sarko Pétain c'est reparti comme en 40

C’est pas une bonne entreprise, ça ?? La Société Générale celle de Kerviel mais aussi celle de Daniel Bouton, son ex-patron, viré certes avec zéro indemnité…pas de parachute doré le pauvre Bouton qui s’était fait précédemment des couilles en or en vendant ses stocks options ? Non ! Pas de parachute, l’air du temps ne s’y prêtait pas mais une gentille petite retraite de 730.000 €/an tout de même….Les sacrifices ont des limites, voyons !

Et les chômeurs, et les exclus, qu’en faites vous Lagarde ??? Des fainéants, sans doute ???

« Quand la reprise se confirmera, il sera temps de réfléchir aux actions de groupe », promet Lagarde. Ben voyons ! C’est à dire quand les poules auront des dents.

lagarde- le gros de la crise est derrière nous

On voit ainsi bien clairement qui Lagarde nationale entend privilégier : les copains et les coquins ! En clair, les associations de consommateurs iront se brosser et le surendettement se poursuivra !

Ces propositions de Lagarde c’est l’application même de la politique du Petit Chef qui culmine à 41% de satisfaits, alors qu’il serait plus juste de dire que 52 % n’en veulent plus !!! http://fr.news.yahoo.com/3/20091006/tpl-sarkozy-fillon-sondage-cfb2994.html

D’esbroufe en effets d’annonce, personne ne s’attaque à la racine des problèmes et cela se voit ! RIDEAU !

Féminisme : Louise Michel grande figure de la Commune de Paris et du Mouvement ouvrier

octobre 12, 2009 at 2:28 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société, social | 7 Comments
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Féminisme : Louise Michel grande figure de la Commune de Paris et du Mouvement ouvrier

Louise Michel est née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte en Haute-Marne. Elle est morte le 9 janvier 1905 à Marseille.

Militante anarchiste et figure importante de la Commune de Paris, elle sera la première à arborer le drapeau noir et à le populariser au sein du mouvement anarchiste.

Très jeune, elle enseigne avant de se rendre à Paris en 1856.

Arrivée à Paris, à 26 ans, elle a une intense activité littéraire, pédagogique, politique et activiste et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes du Paris des années 1860. elle publie plusieurs textes, et notamment des poèmes qu’elle signe sous le pseudonyme d’Enjolras. A cette époque, elle rencontre :  Jules Vallès[1], Eugène Varlin[2], Raoul Rigault[3] et Émile Eudes[4]. Elle collabore à des journaux d’opposition comme Le Cri du peuple. En 1862, elle devient sociétaire de l’Union des poètes ; en 1869, elle est secrétaire de la Société démocratique de moralisation, ayant pour but d’aider les ouvrières. À ce moment, Louise est blanquiste[5].

En août 1870, à 40 ans, en pleine guerre franco prussienne, elle manifeste contre l’arrestation de militants blanquistes.

En septembre, après la chute de l’Empire, elle participe au Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris dont elle est élue présidente ; elle y rencontre Théophile Ferré[6] dont elle tombe passionnément amoureuse. Dans un Paris affamé, elle crée une cantine pour ses élèves. Elle rencontre Georges Clemenceau, maire de Montmartre. On assiste alors à d’étonnantes manifestations : femmes, enfants, gardes fédérés entourent les soldats qui fraternisent avec cette foule joyeuse et pacifique. Louise Michel fait alors partie de l’aile révolutionnaire la plus radicale aux côtés des anarchistes, et pense qu’il faut poursuivre l’offensive sur Versailles pour dissoudre le gouvernement d’Adolphe Thiers qui n’a alors que peu de troupes. Elle est même volontaire pour se rendre seule à Versailles et tuer Thiers. Elle n’est pas suivie et le projet avorte.

Louise Michel. communarde jpgLouise Michel Communarde

En 1871, elle participe activement à la Commune de Paris, autant en première ligne qu’en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie.

Embarquée sur le Virginie en août 1873 pour être déportée en Nouvelle-Calédonie, elle chante avec d’autres communards Le temps des cerises en regardant s’éloigner la côte. À bord, elle fait la connaissance de Henri Rochefort, célèbre polémiste, et de Nathalie Lemel, elle aussi grande animatrice de la Commune ; c’est sans doute au contact de cette dernière que Louise approfondit son anarchisme. Elle reste sept années en Nouvelle-Calédonie, refusant de bénéficier d’un autre régime que celui des hommes. Elle crée le journal Petites Affiches de la Nouvelle-Calédonie et édite Légendes et chansons de gestes canaques. Elle cherche à instruire les autochtones kanaks et, contrairement à certains Communards qui s’associent à leur répression, elle prend leur défense lors de leur révolte de 1878. Elle obtient l’année suivante l’autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés, puis dans les écoles de filles.

Louise-MichelLouise Michel durant sa déportation

Clemenceau qui admirait Louise, continue de lui écrire durant sa déportation et lui adresse des mandats.

En hommage, ce « Chant des Transportés » écrit par Pierre Dupont pour les déportés de la révolution de 1848 mais qui fut aussi chanté en 1871  :

http://www.youtube.com/watch?v=9jfEUXhurPw

Louise Michel revient en France en 1880 ; elle multiplie les manifestations et réunions en faveur du prolétariat. Elle reste surveillée par la police et elle est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit inlassablement un activisme politique important dans toute la France jusqu’à sa mort à l’âge de 74 ans.

Elle représente une figure importante de la Commune de Paris et de l’enseignement révolutionnaire des années 1860. Nous avons placé cet article dans la rubrique « Féminisme », à notre avis à bon droit mais Louise Michel doit aussi être considérée comme une figure du Mouvement Ouvrier.

Rien de mieux, nous semble-t-il, que cet article pour annoncer et vous appeler à la :

Manifestation pour les droits des femmes
samedi 17 octobre Paris Bastille-République-Opéra
RENDEZ VOUS FASE
à 14h angle boulevard Richard Lenoir/place de la Bastille
métro Bastille

Les Œuvres de Louise Michel :

  • Fleurs et ronces, poésies, Paris.
  • Le claque-dents, Paris.
  • Lueurs dans l’ombre. Plus d’idiots, plus de fous. L’âme intelligente. L’idée libre. L’esprit lucide de la terre à Dieu… Paris, 1861.
  • Le livre du jour de l’an : historiettes, contes et légendes pour les enfants, Paris, 1872.
  • Légendes et chansons de gestes canaques, 1875, Nouméa
  • Le Gars Yvon, légende bretonne, Paris, 1882.
  • Les Méprises, grand roman de mœurs parisiennes, par Louise Michel et Jean Guêtré, Paris, 1882.
  • La Misère par Louise Michel, 2e partie, et Jean Guêtré 1re partie, Paris, 1882.
  • Ligue internationale des femmes révolutionnaires, Appel à une réunion. Signé : Louise Michel, Paris, 1882.
  • Manifeste et proclamation de Louise Michel aux citoyennes de Paris, Signé Louise Maboul, Paris, 1883.
  • Le Bâtard impérial, par L. Michel et J. Winter, Paris, 1883.
  • Défense de Louise Michel, Bordeaux, 1883.
  • La Fille du peuple par L. Michel et A. Grippa, Paris, 1883.
  • Contes et légendes, Paris, 1884.
  • Légendes et chants de gestes canaques, par Louise Michel, 1885.
  • Les Microbes humains, Paris, 1886.
  • Mémoires, Paris, 1886, t. 1., rééd. Sulliver
  • L’Ère nouvelle, pensée dernière, souvenirs de Calédonie (chant des captifs), Paris, 1887
  • Les Crimes de l’époque, nouvelles inédites, Paris, 1888.
  • Lectures encyclopédiques par cycles attractifs, Paris, 1888.
  • Le Monde nouveau, Paris, 1888
  • Prise de possession, Saint-Denis, 1890.
  • À travers la vie, poésies, Paris, 1894.
  • La Commune, Histoire et souvenirs, Paris, 1898.
  • Le Rêve, (dans un ouvrage de Constant Martin) Paris, 1898.

Œuvres posthumes :

  • Vol. I. Avant la Commune, préface de Laurent Tailhade, Alfortville, 1905.
  • Les Paysans, par Louise Michel et Émile Gautier, Paris, Incomplet.
  • Je vous écris de ma nuit, correspondance générale, 1850-1904, édition établie par Xavière Gauthier, Édition de Paris-Max Chaleil, 1999.
  • Histoire de ma vie, texte établi et présenté par Xavière Gauthier, 180 pages, Presses Universitaires de Lyon, 2000,
  • Lettres à Victor Hugo lues par Anouk Grinberg, cédérom, Frémeaux, 2008
  • Le livre du bagne, précédé de Lueurs dans l’ombre, plus d’idiots, plus de fous et du livre d’Hermann, texte établi et présenté par Véronique Fau-Vincenti, 200 pages, Presses Universitaires de Lyon.
  • Légendes et chansons de gestes canaques (1875), suivi de Légendes et chants de gestes canaques (1885) et de Civilisation, texte établi et présenté par François Bogliolo, 238 pages, Presses Universitaires de Lyon, 2006.
  • La Misère roman de Louise Michel et Marguerite Tinayre, texte présenté par Xavière Gauthier et Daniel Armogathe, 1203 pages, Presses Universitaires de Lyon, 2006

[1] Jules Vallès (de son vrai nom : Jules Vallez, qu’il transforme en “Vallès”. Fondateur du journal Le Cri du Peuple, il est un des élus de la Commune de Paris. Condamné à mort, il doit s’exiler à Londres de 1871 à 1880. Il est notamment l’auteur de laTrilogie autobiographique de Jacques Vingtras.

  • L’Enfant 1879
  • Le Bachelier 1881
  • L’Insurgé 1886

[2] Eugène Varlin militant socialiste, membre de la Commune de Paris et de la Première Internationale. Le 28 mai, au dernier jour de la Semaine sanglante, terrible répression menée par l’armée des Versaillais, Eugène Varlin reconnu par un prêtre rue Lafayette est arrêté et amené à Montmartre où il est lynché, éborgné et finalement fusillé par les “lignards”.

[3] Raoul Rigault est une personnalité de la Commune. Pendant la Semaine sanglante, le 24 mai, il se bat, en grand uniforme, au Quartier latin. Il est abattu à bout portant par un officier versaillais, des soldats le dépouillent et des passants outragent son cadavre.

[4] Emile Eudes est une personnalité de la Commune surnommé « le général Eudes » et un militant Blanquiste. Il réussit à se réfugier en Suisse puis à Londres. Il est condamné à mort par contumace par le 3e Conseil de Guerre en août 1872. Revenu en France après l’amnistie de 1880, il collabore au journal d’Auguste Blanqui Ni Dieu ni Maître, puis à L’Homme Libre qu’il fonde avec Édouard Vaillant.

[5] Le blanquisme est un courant politique dont le nom vient de la personne d’Auguste Blanqui, socialiste français du XIXe siècle. Blanqui pensait que la révolution devait être le résultat d’une impulsion donnée par un petit groupe organisé de révolutionnaires, qui donneraient le « coup de main » nécessaire à amener le peuple vers la révolution.

[6] Théophile Ferré : militant blanquiste de longue date, il est condamné à quatre reprises sous le Second Empire pour ses opinions politiques. Impliqué dans le procès des blanquistes de juillet-août 1870, il est acquitté faute de preuves ; il se fait aussi expulser du tribunal de Blois pour insultes à la Haute Cour. Chargé de toutes les calomnies, il rédige une lettre dans laquelle il se défend, mais que le tribunal ne lui permettra pas de lire. Il est condamné à mort le 2 septembre 1871 et exécuté, en même temps que Louis Rossel à Satory le 28 novembre.

Le coin des bons bouquins : « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde » de Fabrice Nicolino

octobre 10, 2009 at 8:22 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Environnement OGM, Europe, Le coin des bons bouquins, Politique, Société, social | 1 Comment
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Le coin des bons bouquins : « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde » de Fabrice Nicolino

Bidoche

Fabrice Nicolino écrit des livres pour enfants, des polars, des enquêtes. L’une de ces dernières, signée avec son ami François Veillerette, a été un best-seller. Il s’agit de « Pesticides, révélations sur un scandale français » (Fayard) http://www.amazon.fr/Pesticides-R%C3%A9v%C3%A9lations-sur-scandale-fran%C3%A7ais/dp/221362934X

Nicolino récidive, le mécréant, avec un livre sans concession : Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde (LLL).

“Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde”, est en librairie  depuis le 30 septembre 2009 (Editions LLL – les liens qui libèrent).. Voici l’introduction du livre pour vous faire une idée :

Je suis né pour ma part dans le sous-prolétariat urbain de la banlieue parisienne. Ce n’est pas un lieu rieur. Ce ne fut pas un temps calme. Il m’arriva plus d’une fois de rêver meilleur destin. Mais qui choisit ? Il reste que, dans les meilleures années de cette époque engloutie à jamais, ma mère préparait le dimanche midi un roast-beef, un rosbif farci à l’ail qui déclenchait chez nous tous, les enfants de cette pauvre nichée, une émeute de papilles.

Un repas peut-il rendre heureux ? Oui. Un morceau de viande peut-il faire croire, le temps d’une tablée familiale, que tout va bien, que tout va mieux ? Oui. J’ai mangé beaucoup de viande. J’ai pris un grand plaisir à mastiquer, à partager avec les miens ce qui était davantage qu’un mets. Je suis mieux placé que d’autres pour comprendre que manger de la viande est un acte social majeur. Un comportement. Une manière de se situer par rapport au passé maudit de l’humanité, et de défier le sort promis par l’avenir.

Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j’ai changé d’avis et de goût. Modifier ses habitudes est l’une des vraies grandes libertés qui nous sont laissées. Je l’ai fait. Derrière la viande, peu à peu, les morceaux, hauts et bas, se sont reformés, comme dans les dessins animés de mon enfance, qui ignorent tout de la logique triviale de la vie ordinaire.

Derrière une côte de bœuf, j’ai fini par voir un bœuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon. On peut parler d’un choc, immense et lent. L’histoire que je vais vous raconter n’est pas simple, et j’en suis le premier désolé. Elle peut d’autant plus paraître compliquée qu’elle l’est en réalité. Mais ce n’était pas une raison pour faire un livre pesant. Celui-ci ne devrait pas l’être. On y verra beaucoup d’hommes en action, prenant en notre nom des décisions plus ou moins réfléchies. Avec des conséquences majeures que la plupart ignorent.

Cela explique les tours, détours, ruses et contorsions d’une affaire profonde, qui nous concerne tous. Ce livre sur la viande commande du temps, et de la réflexion. Peut-être est-ce une mauvaise idée de le signaler d’entrée, à l’heure d’Internet et du zapping tous azimuts. Mais c’est ainsi. Au moins ne serez-vous pas trompé sur la marchandise. Il reste que cet ouvrage peut aussi se lire pour ce qu’il est : une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n’était inévitable. Où tout aurait dû être pesé. Ou tout aurait pu être contrebalancé. Une histoire pleine de bruit et de fureur, emplie jusqu’à déborder de qualités qui sont souvent de pénibles défauts. Laissez-vous porter par cette vague venue des temps les plus anciens, et posez-vous les bonnes questions, qui vous rendront fiers d’être des humains dignes du mot.

Comment des animaux aussi sacrés que le taureau Hap de la plus haute Antiquité sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en notre nom, de nouvelles méthodes pour « fabriquer » de la « matière » à partir d’êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-il aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l’industrie de la bidoche est-elle dotée d’une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? À la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l’élevage industriel ? Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d’antibiotiques et d’hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver dans des proportions étonnantes la si grave crise climatique en cours ?

Qui est responsable ? Et y a-t-il des coupables ? La réponse n’a rien d’évident, mais elle existe, dans les deux cas. Ce livre vous convie à une plongée dont vous ne sortirez pas indemne. À la condition de le lire pour de vrai, vous ferez ensuite partie d’une tribu en expansion, mais qui demeure on ne peut plus minoritaire. La tribu de ceux qui savent. Et peut-être même rejoindrez-vous celle qui ne veut plus. A-t-on le droit de se révolter ? On en a en tout cas le devoir.

Je mange encore de la viande. De moins en moins, et désormais si peu que j’entrevois le moment où je cesserai peut-être de le faire. Je ne suis pas un exemple. Je suis exactement comme vous. J’espère en tout cas que nous nous ressemblons assez pour que le dialogue commence. Mais avant cela, il fallait vous faire découvrir le tumulte des relations que nous entretenons avec notre sainte bidoche. Si ce livre devait servir à quelque chose, il me plairait qu’il permette à ses lecteurs de se demander ce qu’ils mangent. Et pourquoi. Et comment.

Nous, gens du Hainaut, savons bien que :

- les anabolisants sont en vente quasiment libre en voisine Belgique,

Bovin source Fermier du Hainaut

Un taureau parfaitement naturel – source Fermier du Hainaut

- un gros chevilleur de l’Avesnois fut jadis condamné pour ses pratiques coupables,

-                     Le numéro deux des services vétérinaires belges fut descendu au pistolet mitrailleur devant son domicile. La Belgique est considérée comme une plaque tournante du trafic d’hormones, organisée selon la police par une véritable « mafia », surtout localisée en Flandre, au nord du pays. Cette mafia est soupçonnée d’avoir fait exécuter en 1995, un inspecteur vétérinaire belge, tué par balles devant son domicile. On apprenait ensuite, au moment de la « vache folle » que 1.600 tonnes de viande importées de Grande-Bretagne étaient « blanchies » en Belgique, par des trafiquants déjà connus de la justice, avant d’être réexportées.

Les soupçons se précisaient autour de trois sociétés, belge, française et espagnole, spécialisées dans l’import-export de viande, au lendemain de l’annonce par la Commission européenne d’un trafic illicite de viande de bœuf britannique, frappée d’embargo depuis mars 1996. « L’enquête porte sur un opérateur belge au centre du trafic, et des importateurs espagnol et français », déclarait alors un porte-parole de la Commission européenne, en précisant que le trafic découvert portait sur 1.600 tonnes de viande. L’une des sociétés, Tragex-Gel, située à Wingene, en Flandre, dont les dirigeants étaient déjà inculpés pour trafic d’hormones, avait alors fait l’objet d’une perquisition. Tragex-Gel, fut visitée à cinq reprises par l’inspection vétérinaire belge, on sait qu’elle entretenait des liens étroits avec la société Bero NV qui, avait elle-même été perquisitionnée. Il s’agissait alors de découvrir des abats importés illégalement en provenance des Etats-Unis. Bero a depuis fait faillite. Tragex-Gel était dirigée par les mêmes dirigeants que Bero, à savoir Dirk Desoete, Kristiaan Dierickx et Rudy De Kock, soupçonnés tous les trois par la justice belge d’appartenir à « la mafia des hormones ».

blancbleubelge

Nous savons aussi que ces hormones passent facilement notre frontière qui est tout sauf étanche et viennent arrondir le cul de nos bœufs !

-   Mon prochain bouquin, « Mémoires de Connard » à paraître prochainement aux Editions du Bout de la Rue à Vanves évoque notamment ce sujet.

Autant de bonnes raisons pour vous recommander cet excellent bouquin de Nicolino.

Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde

Editions LLL – les liens qui libèrent.

386 pages, format 14 x 22 cm, port offert, 21 euros.

Guy Dutron 10 – 10 – 2009

Soutenons GAZA FREEDON MARCH

octobre 9, 2009 at 12:43 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Politique, Société, Solidarité, social | 3 Comments
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Soutenons GAZA FREEDOM MARCH

Affiche Gaza Freedom march

La “Gaza Freedom March“, coalition internationale initiée aux États-Unis, et visant à réunir des milliers de volontaires pour dire NON AU BLOCUS DE GAZA, est désormais lancée ! De tous les pays, des femmes et des hommes s’inscrivent pour participer à cette très belle aventure, qui nous amènera à célébrer le changement d’année en montrant attachement aux Droits de l’Homme et au Droit International.

L’opération débutera le 27 décembre 2009, un an jour pour jour après le début des bombardements israéliens à la sortie des écoles de la bande de Gaza, afin d’exprimer notre refus de ce siège inhumain, qui affame 1,5 million de personnes depuis plus de trois ans.

Des milliers d’Américains, d’Européens, d’Africains, vont se retouver à la frontière égyptienne de la bande de Gaza (Rafah), tandis que les Israéliens Contre le Blocus convergeront au check-point israélien de Erez. L’objectif est de se retrouver et de marcher dans Gaza pour y fêter avec les familles meurtries, endeuillées, une année que nous nous emploierons, ensemble, à rendre plus juste, plus humaine.

Les initiatives courageuses du Free Gaza et de Viva Palestina ont donné l’exemple. Nous devons être encore plus nombreux, à la fin de cette année, à montrer, qu’en l’absence de volonté de nos dirigeants, il y a des femmes et des hommes qui relèvent la tête, et qui disent NON à l’injustice, OUI à la liberté. Il s’agit d’une manifestation pacifique, qui s’inspire de décennies de résistance palestinienne non violente.

Cet objectif est à notre portée. Pour la France, nous espérons bien atteindre rapidement un premier cap de 100 inscriptions.

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De nombreuses associations en France sont parties prenantes de ce projet, avec CAPJPO-EuroPalestine, qui vous propose, si vous pouvez vous libérer du samedi 26 décembre 2009, au samedi 2 janvier 2010, une prise en charge complète, en coordination avec les organisateurs (notamment américains) au niveau international. Le coût total de ce voyage est de 800 euros, comprenant le vol aller-retour de Paris au Caire, le transport jusqu’à Rafah, l’hébergement et l’alimentation durant la semaine. Un acompte de 150 euros est demandé pour l’inscription. Le reste de la somme est à verser au plus tard le 10 décembre 2009.

Les personnes qui approuvent cette initiative, mais sont dans l’incapacité de se joindre à la marche, peuvent la soutenir et contribuer à son succès par leur aide financière. Leurs dons permettront à davantage de volontaires de participer au voyage. Ils peuvent les adresser également à :

CAPJP0-EuroPalestine  16 bis rue d’Odessa   75014 Paris

Merci bien inscrire au dos des chèques : “marche pour Gaza“, et préciser “inscription” ou “soutien“.

Un reçu fiscal, pouvant donner lieu à une déduction fiscale de 60 % sur la déclaration d’impôt de 2010 sera envoyé à chaque donateur avant la fin de l’année 2009. De nouvelles précisions seront régulièrement disponibles sur le site europalestine.com concernant aussi bien le programme, le nombre d’inscrits au niveau international et français, le montant des dons recueillis, les noms des personnalités qui nous accompagneront, les démarches à faire pour l’obtention des visas… Pour toute question complémentaire, vous pouvez aussi écrire à info@europalestine.com

logo-gaza freedom-march-2010

Notre feuilleton de l’été “Les récoltes du siècle futur” Par Hélène Lacheret Cinquième partie :

octobre 8, 2009 at 11:37 | In Altermondialisme, Culture - Livres, Politique, Société, social | Leave a Comment
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Notre feuilleton de l’été

“Les récoltes du siècle futur”

Par Hélène Lacheret

Cinquième partie :

La violence ou l’espérance ?

I

Mais dès le mois de janvier, les catastrophes s’accumulèrent. Ils ne pensaient même pas à des choses terribles comme le naufrage de l’Érika, la marée noire provoquée, le cynisme du dirigeant de Total proposant, en dédommagement, le salaire d’une de ses journées : 22000 francs, quand la course au profit menée par sa compagnie avec son aval avait conduit tant de petites gens à la ruine et au désespoir. Non, tout vint de Kader, le premier janvier…

Comme la journée était fériée et la maison emplie des jeunes prêts à l’aider, Fathia avait libéré Sonia qui était partie à la recherche d’une cabine téléphonique. Elle voulait essayer d’appeler sa mère et jamais elle ne se serait permis de le faire de chez Ali. Elle avait maintenant un petit pécule et une conversation téléphonique vers la région lyonnaise, même un peu longue, était une folie qu’elle pouvait se permettre. Elle marchait, toute à ses pensées, ce qu’elle dirait à sa mère, la joie de l’entendre… Elle avait résolu de ne pas parler la première au cas où son père décrocherait. Mais c’était peu probable, il devait être au café et sa mère horriblement seule, comme d’habitude. A cette pensée, elle allongea le pas. Elle ne vit pas Kader. D’un seul coup, elle fut devant lui et recula, effrayée. Il la regardait avec ironie :

“ Wesh, Sonia, bien ou bien ?

- Euh, si, bien… bredouilla Sonia. Bonne année.

- Ah ouais, bonne année. On la fête ?”

Il s’approcha pour l’embrasser. Visiblement, il n’avait pas dessoûlé. Il vacilla. Son haleine empestait. Il s’agrippa à son épaule avec une force terrifiante et, l’obligeant à tourner la tête, mordit ses lèvres à pleine bouche. Elle crut s’évanouir sous l’effet de la douleur et du manque d’air. Quand il relâcha enfin son étreinte, après quelques secondes où elle reprit son souffle, elle se mit à hurler : “À l’aide, à l’aide…” mais fut interrompue par une énorme gifle. Elle ne vit pas arriver Ibrahim qui revenait de la loge où il était allé porter quelques gâteaux algériens aux Maheu. Il se précipita :

“Kader, c’est quoi, c’délire ? T’es ouf ! Laisse-la ou quoi !

- Wesh, je suis ouf ! J’la kiffe trop, c’te karba…”

Et il chercha à nouveau à la faire ployer, se saisit, au travers du blouson, d’un de ses seins qu’il pelota brutalement. Rouge de honte et de colère, Sonia se débattait mais elle manquait de forces. Ibrahim s’interposa pour essayer de les séparer :

“ Mais t’as bu, mon salaud ! Kader, stop ! Quand t’auras dessoûlé, tu vas regretter !

- Regretter ! C’est toi qui va regretter, sale merdeux !”

Ils étaient tellement proches, tellement mêlés qu’ils ne virent rien, ne comprirent rien. Kader s’éloigna en remettant quelque chose dans la poche de son pantalon. Mais ils ne virent pas quoi. Il jurait :

“Connard, enculé de ta race…” Le reste des injures se perdit. Sonia et Ibrahim restaient face à face, interloqués. Tout n’avait duré que quelques secondes :

“Merci, Ibrahim, dit Sonia. Sans toi, je ne sais pas comment j’aurais fait… Mais… Mais…  c’est quoi, là, sur ton blouson ?” Sur le vêtement, deux grosses déchirures apparaissaient, l’une vers le milieu du thorax, l’autre plus sous le bras.

“ J’ai tout vu les jeunes, j’ai tout vu ! Sale arabe, ce Kader ! La honte de sa race. Je peux vous aider ? Et s’il faut aller à la police témoigner, moi ça m’ fait pas peur, la police, j’ai rien à me reprocher, moi…” Celui qui parlait ainsi était M. Ulcert, le voisin craint par Catherine. Un peu chauve, rabougri, teigneux, il n’inspirait pas la sympathie.

“ J’ai mal, oh, j’ai mal, geignit soudain Ibrahim.

- Mais… il est blessé ! Alors, c’était bien un chlass qu’il tenait à la main, ce saligaud. On devrait tous leur faire la peau ! Les renvoyer dans leur pays ! Sales arabes !

- Monsieur, la question n’est pas là. Mon ami perd tout son sang. Aidez-moi à le ramener à l’hôtel, ce n’est pas loin. Mais toute seule, je ne vais pas y arriver.

- A l’hôtel ! Quel hôtel ? Chez le bougnoule, là ? Me dites pas que vous aussi, vous en êtes. Sale race, va. Ça m’étonne pas, tiens. Et ben, démerdez-vous, je vais pas salir mon beau costume du nouvel an pour des bicots, non !”

Et là-dessus, il tourna les talons. Sonia se sentit terriblement seule et responsable car elle savait que chaque minute comptait. Ibrahim geignait, à la limite de l’inconscience. Une immense tache rouge marquait son blouson bleu marine et commençait à couler sur son pantalon. Jamais elle n’arriverait à le soutenir seule pendant les quelques huit cents mètres qui les séparaient de l’hôtel. “Ibrahim, tu m’entends ? On va t’allonger, là. Et je vais courir chercher des secours.

- La loge est plus près”, murmura Ibrahim d’une voix à peine audible. C’était vrai mais elle était tellement perturbée qu’elle n’y avait pas pensé. Elle l’aida à se coucher sur le trottoir, le couvrit de son blouson, glissa son pull sous sa tête et courut chez Catherine.

La loge embaumait le café.

“Oh, Catherine, vite, vite, le téléphone ! Ibrahim ! Les garçons, courez vers lui, c’est Kader…” Personne ne comprit rien mais l’urgence de sa voix était telle et sa tenue si singulière pour un mois de janvier que tous obéirent. Elle prit le téléphone et composa le 15. Elle essayait de discipliner son souffle :

“Allô, c’est urgent ! Un jeune homme… Deux coups de couteau dans la poitrine. Il y a dix minutes environ… Rue des Coquillards. Il perd énormément de sang, s’il vous plaît, dépêchez-vous. J’y retourne. J’appelle de la loge du gardien de la cité. Maheu, c’est ça. Madame Maheu me connaît. Oh, s’il vous plaît, dépêchez-vous ! Ah, ils sont partis, merci, merci…”

Pendant l’échange, Catherine et Gaëlle avaient blêmi mais elles s’étaient bravement préparées. Elles passèrent un pull à Sonia et prirent les blousons des garçons car, dans leur précipitation, ils étaient partis sans.

Autour d’Ibrahim, en plus de Xavier et Michaël, quatre personnes se tenaient, commentant l’événement. Sonia leur fit signe de se taire et de s’écarter. Maintenant, une large flaque rouge s’étalait sur le trottoir autour du blessé. Gaëlle pâlit et dut s’appuyer au mur. Xavier était accroupi à côté de son ami inconscient, il lui massait les mains comme pour y retenir la vie qui les fuyait, il lui parlait d’une voix douce. Sonia se pencha et comprit qu’il parlait de la fête. Michaël s’était éloigné et tournait comme un lion en cage :

“Qu’est-ce qu’ils font, mais qu’est-ce qu’ils font… ça fait au moins une heure…

- Mais non, ça fait même pas un quart d’heure, lui dit sa mère. Tiens, on les entend. Je vais aller prévenir Ali et Fathia, maintenant que les secours sont là. Sonia, qu’est-ce qui s’est passé ?

- C’est Kader, il m’a agressée et Ibrahim, en revenant de chez vous, m’a vue et m’a défendue. On n’a pas compris tout de suite, pour le couteau, on n’a rien vu !”

Pendant qu’elle parlait, Catherine avait observé la jeune fille : elle avait une joue tuméfiée et des morsures autour de la bouche

“ Viens avec moi, ça sert à rien que tu restes dans le froid après le choc que tu as subi. Ibrahim est bien entouré, il va être soigné, il va s’en sortir. D’ailleurs, voilà le SAMU.”

Elle attendirent néanmoins que la fourgonnette s’arrête. Des hommes en descendirent en hâte. L’un deux demanda : “Quelqu’un a assisté à l’agression ?

- Moi, dit Sonia, mais ça s’est passé tellement vite que je n’ai presque rien vu.

- Qu’est-il arrivé à votre visage ?

- J’ai été agressée et c’est en prenant ma défense que mon ami Ibrahim a été blessé.

- Il faut désinfecter rapidement ces morsures ! Dites, il n’y est pas allé de main morte. Et croquez ça, c’est du glucose, vous allez tourner de l’œil.”

Pendant qu’ils parlaient, Catherine et Michaël s’étaient éloignés vers l’hôtel. Les urgentistes avaient couché Ibrahim sur une civière, ils avaient branché une perfusion, mis un masque à oxygène, pris le pouls, étanché le sang et maintenant, ils semblaient attendre.

- Pourquoi qu’ils font rien ? murmura Xavier à l’oreille de Sonia.

- Oh, Xavier, j’ai peur ! j’ai si peur ! Il ne va pas mourir ? dit-elle en s’agrippant à son bras. Ils étaient accrochés l’un à l’autre comme deux enfants perdus, elle avec son visage tuméfié ravagé de larmes et lui, la gorge nouée à la pensée de l’arrivée imminente de Fathia et d’Ali. Il murmurait tout bas, avec des sanglots dans sa grosse voix :

“Crève pas, Ibrahim, crève pas ! Accroche-toi, Ibrahim, nous laisse pas. Pense à tes parents ! Pense à nous, Ibrahim…” Et cette litanie infinie coulait, confuse et douce, comme une berceuse pour apaiser la douleur lancinante qui les rongeait : voir leur ami mourir sous leurs yeux et se sentir tellement impuissants. Soudain, ils comprirent : la sirène déchira l’air et le camion des secours pila devant l’attroupement. Aussitôt, la civière fut soulevée, glissée, les portes refermées. Un médecin s’approcha des deux jeunes gens :

“Maintenant, nous allons pouvoir l’examiner plus précisément. Avant, nous n’avions pu faire que des gestes de conservation. Ça risque d’être long, vous devriez aller vous mettre au chaud. De toute façon, on va le transfuser, il a perdu beaucoup de sang. Il habite loin ? Vous ne savez pas s’il a une carte de groupe sanguin ?

- Non, il habite tout près, j’y cours,” cria Xavier, soulagé de se sentir enfin utile.

Lorsqu’il fut parti, Sonia se sentit soudain abandonnée. Ses forces la lâchaient, la vie était une lutte vraiment trop inégale. Elle avait beau être vaillante, elle ne faisait pas le poids !

II

Lorsqu’elle reprit conscience, elle était allongée sur le trottoir, la tête sur les genoux de Gaëlle, agenouillée au sol. Celle-ci lui mettait des petites tapes sur les joues pour tenter de la faire revenir à elle :

“Oh ! ça va mieux ? Tu nous as fait peur !”

Sonia regardait autour d’elle sans comprendre. Puis elle aperçut Ali et Fathia, debout l’un contre l’autre, très dignes, à quelques mètres du SAMU. Ils se taisaient, ils attendaient, comme pétrifiés, le verdict des médecins ou celui d’Allah… Le savaient-ils eux-mêmes, dans cette glaciation d’horreur qui les avaient figés ? Les Maheu étaient près d’eux, sauf Gaëlle et Xavier qui entouraient Sonia.

“Alors, Sonia, ça va mieux ? demanda Xavier d’une voix presque inaudible.

- Oui, oui, ça va. C’est l’émotion. Et Ibrahim ? Comment va Ibrahim ?

- Toujours rien. À un moment, y en a un qui est sorti pour aller dans la cabine. On a entendu comme la radio, mais on comprenait rien. En ressortant, il nous a fait un signe, comme pour nous encourager, mais il a rien dit. C’est long !

- Ça fait combien de temps à peu près ? interrogea Sonia.

- Peut-être une demi-heure, murmura Gaëlle. C’est long !”

Ils parlaient à voix basse comme si la vivacité des voix eut été indécente. Sonia regarda autour d’elle. De nombreuses personnes s’étaient réunies, restant à une distance respectueuse, se parlant doucement, hochant la tête. Sonia se redressa péniblement et Xavier lui proposa son aide. Elle était encore toute cotonneuse et elle resta appuyée contre lui. Soudain, la porte du fourgon s’ouvrit. La tension était sensible chez ceux qui attendaient. Tous avancèrent de quelques pas :

“ Où sont ses parents ?” questionna le médecin.

Ali et Fathia s’approchèrent, Fathia paraissait transparente :

“ Soyez rassurés, il est sauvé. Nous allons l’hospitaliser mais il n’y a aucune lésion grave. Seulement il a perdu beaucoup de sang et il est très faible. Il a repris conscience, vous pouvez entrer à tour de rôle mais ne vous attardez pas. Vous pourrez le voir plus longtemps à l’hôpital.”

Ali et Fathia étaient comme transfigurés. Fathia monta la première. Lorsqu’elle sortit, dès qu’Ali fut monté à son tour, ses nerfs craquèrent et elle se mit à pleurer à gros sanglots. Aussitôt Catherine entoura ses épaules de ses bras, posa la tête fatiguée sur son épaule et la berça de mots tendres :

“Il est sauvé, Fathia, ton fils est sauvé et il n’aura pas de séquelles, pleure, va, laisse-toi aller, nous sommes là.”

Derrière elles, un policier se tenait immobile. Il toussota :

“Excusez-moi, mesdames, je dois vous poser quelques questions.” Il fit son métier, releva les identités, interrogea sur les circonstances… et dit qu’il passerait à l’hôpital voir Ibrahim pour le convaincre de porter plainte. Quand il fut parti, Fathia s’exclama :

“Mais que faire… S’il porte plainte, Kader va aller en prison et quelle honte pour ses parents… Mais s’il ne porte pas plainte, Kader va continuer et qui sait s’il va pas tuer la prochaine fois ? Ah, quelle folie ! Quelle misère !”

Quelques jours plus tard, dans la cuisine de l’hôtel, Ibrahim, revenu parmi les siens, se reposait. Les amis, les voisins les avaient entourés d’un tel courant de chaleur qu’ils se sentaient apaisés, comme si ces ondes bienfaisantes avaient chassé le traumatisme de l’agression. Comme toujours, Fathia et Sonia épluchaient.

“Comment ça va, mon fils ?” demanda Fathia d’une voix inquiète. Elle avait eu si peur qu’elle ne parvenait toujours pas à croire que c’était fini, qu’Ibrahim ne garderait de l’aventure que les cicatrices au thorax et le choc moral de ce qu’il avait subi, ce long moment où il s’était senti mourir en voyant son sang se répandre ainsi sur l’asphalte. “Tu sais, l’inspecteur est revenu. Il veut savoir si tu porteras plainte. Il dit que tu devrais faire comme Sonia, ça ferait un dossier en béton, et on pourrait le punir une bonne fois.

- Tu as porté plainte, toi, demanda Ibrahim avec une pointe d’agacement dans la voix.

- Oui, mais ça ne peut pas avoir de conséquences. Les faits reprochés ne sont pas assez graves. Je l’ai fait surtout pour me protéger. Kader a l’air de penser que les femmes sont sa propriété et qu’il n’a qu’à se servir. Il faut lui rappeler la loi et qu’il sache bien que le viol est un crime avant que n’arrive un malheur.

- C’est vrai, vu comme ça, tu as raison, admit Ibrahim. Mais si moi j’obéis à l’inspecteur, c’est la prison directe pour Kader et je ne crois pas que ça arrangera les choses. Et pourtant, on ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé.

- Bonjour ! je viens prendre des nouvelles du blessé… et l’on vit la bonne vieille tête de Pierre s’encadrer dans le chambranle.

- Entre, mon ami, entre, s’exclama Fathia. Regarde, il va bien, mon fils. Il est juste ennuyé parce qu’il peut pas reprendre encore son B.T.S. et qu’il a peur de prendre du retard et de manquer son examen. Mais il est encore trop fatigué et le docteur l’a interdit à cause de la fatigue des transports.

- Pour l’instant, je n’ai pas manqué beaucoup grâce à la rentrée reculée. J’ai appelé des copains, mais le problème en B.T.S., c’est qu’on vient tous d’endroits différents. Et puis, dans mon secteur, le bâtiment, il y a beaucoup de pratique, et ça, ils ne peuvent pas me le dire par téléphone.

- Écoute, Ibrahim, pour l’instant ça marche bien ? Tu es bien vu de tes enseignants ? Ils savent ce qui t’est arrivé ? Moi, je te garantis qu’ils auront à cœur de te soutenir. Et puis ton arrêt maladie sera bientôt fini. On récupère vite à ton âge. Essaie juste de ne pas décrocher au niveau théorique et, pour certaines choses, si je peux t’aider, compte sur moi.” Pierre reprit son souffle. “Au fait, je voulais aussi vous parler de Kader. J’ai appelé mon fils, Alain. Vous savez qu’il était l’entraîneur de Kader au foot. Il avait beaucoup de sympathie pour lui et il est catastrophé par ce qui arrive. Il dit qu’il faut absolument l’éloigner du quartier, qu’il s’est mis dans un rôle dont il ne peut plus sortir et que forcément, un jour ou l’autre, les flics vont le faire tomber. Alors ça sera la prison, et la prison, ça arrange rarement les choses, au contraire. Presque tous ceux qui y passent en sortent plus amochés et recommencent. Alain propose de le faire venir en Italie pour qu’il travaille dans l’entreprise. Il a besoin d’un bras droit et il pense que Kader est suffisamment débrouillard pour comprendre très vite ce qu’il y a à faire.

- Mais Kader ne parle pas italien ! l’interrompit Sonia.

- Alain non plus ne parlait pas italien. Ça s’apprend très vite. Non, ce n’est pas l’obstacle le plus important. Il m’a chargé d’aller lui parler et je pense que je vais avoir du mal à le convaincre à cause de l’image qu’il veut donner de lui. Aura-t-il le courage et l’intelligence de sortir de ce rôle, nul ne peut le dire. Et puis, surtout, j’ai besoin de savoir où vous en êtes avec la police. As-tu porté plainte, Ibrahim ?

- Non, je ne l’ai pas encore fait. Nous étions en train d’en parler. Je ne veux pas qu’il aille en prison et, en même temps, je ne veux pas faire comme si rien ne s’était passé, parce que, s’il reste impuni, il est capable de croire que je n’ai pas porté plainte parce que j’ai peur de lui. Vraiment, je ne sais pas quoi faire. Sonia a porté plainte, elle.

- Oui, mais, dit Sonia, c’est tout à fait formel. Je n’ai même pas donné de certificat médical. C’est plus pour lui dire que je ne me laisserai pas faire.

- Écoutez, ça m’arrange ce que vous me dites. Voilà ce que je vous propose : je vais essayer d’aller lui parler. Si tu es d’accord, Ibrahim, je lui dirai que tu n’as pas encore porté plainte et pourquoi.

- Mais tu peux aussi lui dire que je le ferai s’il ne quitte pas définitivement le quartier dans un délai de deux semaines. Ça le fera peut-être réfléchir dans le bon sens. S’il acceptait, mes parents seraient très soulagés car ils sont très très ennuyés pour les parents de Kader et ils ne savent plus comment les aborder. Pierre, ça serait vraiment une chance pour nous tous si Kader acceptait. Tente le coup et viens nous dire ce que ça a donné.”

III

Kader était appuyé contre la portière de sa B.M. blanche, impeccable dans ses vêtements de marque dernier cri, fumant nonchalamment une cigarette, entouré de sa cour et Pierre ne savait pas trop comment l’aborder. Il s’approcha, hésitant :

“Bonjour, Kader. Comment ça va ?” L’autre ne répondit pas, il le regardait avec un petit sourire ironique et soufflait volontairement sa fumée dans la direction du visage de Pierre qui ne s’en offusqua pas et s’approcha encore d’un pas :

“Je voulais te parler, Kader, parce que j’ai eu longuement Alain au téléphone et il m’a demandé de venir te faire une proposition de sa part.” Au nom d’Alain, l’attitude de Kader changea. Il jeta sa cigarette avant de l’écraser et dit :

“Venez, on va trouver un endroit pour causer tranquilles.” Il se redressa pour le suivre. Il fit un geste de la main pour saluer les copains puis fit demi-tour, ils s’éloignèrent mais en fait, ils ne savaient pas vraiment où aller.

“ Accepterais-tu de venir chez moi, demanda Pierre. Ma femme est à son travail et nous serions au calme pour parler.”

Kader hésita, il finit par grogner quelque chose d’incompréhensible que Pierre décida d’entendre comme un acquiescement. Ils se turent pendant le trajet :

“Entre, installe-toi, dit gentiment Pierre, je te prépare un café.” Pendant qu’il s’activait dans la cuisine, Kader regardait cet appartement où il était venu si souvent, où il s’était senti si bien et où il n’avait pas remis les pieds – depuis combien d’années déjà ? Le départ d’Alain avait été un rude coup. Pourquoi celui-ci réapparaissait-il à un moment où tout avait de nouveau basculé ? Malgré l’air d’assurance qu’il affichait devant ses potes, Kader savait qu’il était allé trop loin. Il s’attendait à chaque instant à voir une voiture de police s’arrêter à sa hauteur. Il était étonné que cela n’ait pas déjà eu lieu. Il avait choisi de vivre de trafics pour ne pas subir l’humiliation de son père, une vie broyée par l’usine et puis se faire jeter comme un malpropre parce qu’on est trop vieux, plus rentable, trop cher avec un SMIC à peine amélioré… Il n’avait aucune qualification, il avait grillé tous ses fusibles à l’école, à cause de cette pétasse de prof qui l’avait humilié en cinquième et tout le monde lui avait donné tort, à lui, en lui disant que son indiscipline était notoire. Il savait qu’il ne pourrait pas mieux faire que son père s’il voulait rester honnête. Alors, il avait choisi la fuite dans le deal, avec une prudence de renard, trop malin pour y toucher lui-même, mais astucieux dans son commerce pour constamment échapper aux filets de la BAC, la brigade anti-criminalité, pas des tendres, ceux-là. Mais au fond, il savait que, tôt ou tard, il se ferait prendre, que cette fuite en avant ne le mènerait à rien… Et puis il s’en voulait comme un fou pour ce qui s’était passé avec Sonia. Tout de suite, il avait eu le coup de foudre et il s’y était pris comme un imbécile. Il savait qu’il l’avait définitivement perdue en agressant Ibrahim. Seulement, vis à vis des autres, il ne pouvait plus sortir de cet engrenage dans lequel il était. Il était Kader, le leader, le crack, celui qui niquait la police, qui ramassait les filles, qui roulait en B.M., qui flambait.… Et même s’il était las de ce personnage, c’était un piège dont il ne pouvait sortir. En fait, il était mûr à point pour la proposition d’Alain. Mais l’avouerait-il si facilement devant le vieux Pierre débonnaire ? Comment ne pas perdre la face ? Et qu’allait-il lui dire, l’autre ? S’il se mettait à lui faire la morale, il partirait. Déjà, il était de nouveau sur la défensive, s’il lui parlait de l’agression, il répliquerait : d’accord, il n’aurait pas dû sortir le couteau. Mais Ibrahim n’avait rien eu de grave, c’était juste pour lui apprendre à rester à sa place, à ce petit con qui se mêlait de ce qui ne le regardait pas. Et puis, qu’on ne vienne pas lui dire quelque chose sur ses trafics ! Est-ce qu’on le prenait pour un imbécile ? Est-ce qu’on croyait qu’il ne voyait pas autour de lui des trafics bien pires : ces poulets nourris aux boues d’épuration qu’on servait dans les cantines, ces trafics de farines animales, ces lots de sang contaminés qu’on avait délivrés en toute connaissance de cause pour des questions de fric ! Ces cargos bons pour la ferraille qu’on envoyait sur les mers, malgré les risques, pour s’en mettre plein les poches ! Est-ce qu’ils étaient en taule, tous ces responsables qui causaient des dommages bien plus graves qu’une malheureuse bagarre ? Et tous ces politiques qui trempaient dans des affaires toutes plus scabreuses les unes que les autres et qui se défilaient devant leurs responsabilités ? Et le plus illustre de tous, le chef de l’état, pas mieux que les autres, qui n’avait même pas le courage d’aller témoigner, protégé par son immunité… Et on venait faire la morale aux jeunes des banlieues qui se donnaient un niveau de vie décent en vendant du shit ou de l’extasy à des petits bourges qui voulaient connaître des sensations ! Mais il les forçait pas à l’acheter, sa camelote ! Alors que les gosses n’avaient pas le choix de ce qu’on leur servait dans les cantines… Enfin, il en était à s’absoudre lorsque Pierre revint avec les cafés. Il avait très bien fait les choses, comme pour honorer son hôte : plateau, tasses en porcelaine, sous-tasses, petites cuillères, sucrier et pince à sucre, petits carrés de chocolat… Il posa délicatement le plateau devant Kader :

“Sers-toi !” Ils burent quelques gorgées en silence, puis Pierre dit :

“Voilà, Alain est ennuyé. Tu sais qu’il a repris l’entreprise de son beau-père. Ça marche très fort. Il a trop de travail, il aurait besoin d’être secondé. Mais il ne veut pas embaucher n’importe qui, quelqu’un en qui il n’aurait pas entièrement confiance ou quelqu’un qui serait toujours en train de pinailler sur les horaires. Il y a des moments de bourre et des moments plus calmes. Il faut quelqu’un qui en veut, quelqu’un sur qui il puisse vraiment s’appuyer. Le salaire est confortable et on vit bien en Italie. Il y a le soleil, les baignades, les soirées à la fraîche sur la place…

- Mais pourquoi vous me parlez de ça, à moi ?

- Parce qu’Alain a pensé à toi, il a confiance en toi. Il sait que tu es très débrouillard.” Kader en resta sans voix. Il s’attendait vraiment à tout : Pierre lui faisant la morale avec l’aval de son fils, le suppliant de s’amender, lui donnant des conseils bidon, comme si on pouvait facilement changer de personnage quand on a un blaze… Et voilà que l’autre lui demandait son aide. Mais bien sûr qu’il allait l’aider, en souvenir du passé, tous ces moments partagés sur les stades, comme Alain lui faisait confiance, comme il l’encourageait… Il reprit cependant :

“Mais je parle pas italien.

- Ce n’est pas un problème, Alain s’est débrouillé en trois mois. Les deux langues sont très proches.

- Et ça consiste en quoi, ce travail ?

- Il faut suivre les commandes, ne pas se faire arnaquer par les fournisseurs, aller chez les clients et arranger les choses s’il y a un problème, avoir du doigté, de la présence d’esprit, beaucoup de rigueur. Alain est persuadé que tu sauras très rapidement faire à merveille.

- Et c’est où ?

- C’est à Milan, tiens, je vais te montrer sur la carte, si tu veux.

- Non, c’est bon, je sais, il y a le club de Milan AC, un bon club !

- Au début, si tu acceptes, il t’accueillera chez lui en attendant que tu trouves un appartement.

- Il a des gosses ? Ils font du foot ?” Kader se voyait déjà jouant pour les enfants d’Alain le rôle que celui-ci avait joué pour lui.

“ Tu sais, ils sont encore petits ! L’aîné vient de commencer…” Il y eut un blanc, puis Kader dit, en baissant les yeux :

“ Alain sait comment je suis devenu ?

- Je ne lui ai jamais rien caché.

- Et il n’a pas peur de mettre cette brebis galeuse dans sa famille, dans son travail ?

- Qui sommes-nous pour juger, Kader ? Alain a peur pour toi, il pense que tu dois quitter le quartier sinon tu vas finir en prison et ça lui ferait mal. Mais il a surtout besoin de quelqu’un en qui il peut avoir confiance.

- Il croit qu’il peut avoir confiance en moi. Le dealer ? L’agresseur ?

- Tu ne l’as jamais trahi, Kader. Tu es malin, rusé, tu ne te laisses pas faire, c’est un caractère qui lui plaît. Et puis il pense que tu peux te refaire une virginité là-bas où personne ne te connaît. Il est sûr que si tu acceptes, il pourra se reposer sur toi et il est grand temps, il est à bout, des fois il a du mal à supporter ses gosses tellement il est fatigué.”

Kader resta songeur. On ne le jugeait pas, on lui faisait confiance, et surtout Alain, qu’il considérait comme son grand frère et dont il pensait qu’il l’avait oublié maintenant qu’il était adulte, avait besoin de lui. Il finit posément son café :

“Vous pouvez lui dire qu’il peut compter sur moi. Et je vous jure qu’il aura jamais à regretter et que bientôt mes parents pourront redresser la tête. Demandez lui quand je peux lui téléphoner pour qu’on se mette d’accord, plus vite je serai là-bas, mieux ça vaudra.

- C’est une sage décision, Kader et je te remercie pour mon fils, je commençais à être inquiet pour lui. Il se surmène trop.

- Me dites pas merci, Pierre. Je sais ce que je vous dois. Je voulais encore vous poser une question.

- Quoi donc, Kader ?

- Pourquoi Ibrahim est pas allé à la police ?

- Il a beaucoup hésité. En même temps, il ne voulait pas que tu puisses croire qu’il a peur de toi et que c’est pour ça qu’il n’a pas porté plainte. Et en même temps, il pense que la prison est la pire des solutions pour aider quelqu’un à comprendre ses erreurs. La prison n’éduque pas, elle renforce dans la haine et on ne change pas dans la haine mais dans l’affection.

- Je comprends pas bien…

- Je veux dire qu’Ibrahim et sa famille ont de l’affection pour toi et pour ta famille. Et que nous tous avons été terriblement inquiets pour toi ces dernières années et qu’en même temps, nous ne savions pas comment intervenir. Si ce n’est pas indiscret, sais-tu toi même ce qui a provoqué de ta part un tel rejet de la société ?

- C’est mon père, je crois. Je le voyais broyé comme ça, exploité, pas foutu de se faire respecter par son patron, parce qu’à l’usine, c’est plus un homme précis, tu sais pas qui est responsable et contre qui protester. Même les grèves, il les faisait pas pour pas risquer de perdre sa place. Il disait qu’il faisait ça pour nous, pour que nous manquions de rien. Ben j’aurais préféré avoir faim et un père dont j’aurais pas eu honte. Et puis, comme il se faisait pas respecter à l’usine, c’est sur nous ou sur ma mère qu’il gueulait à la maison. Il cherchait pas à comprendre, il sortait la ceinture. Après, y a eu cette histoire en cinquième, avec cette prof qui m’accusait de l’avoir injuriée. Mais c’était une expression toute faite, comme tu dirais “zut !” ou quelque chose comme ça. Ça a fait une histoire et moi, je savais que j’avais pas tort, et j’ai pas voulu qu’on m’humilie comme mon père, j’ai pas voulu m’écraser. Et après, j’étais, comment on dit, le bouc émissaire. D’accord, j’étais pas un ange, mais ils m’ont fait ce que je suis devenu à cause de cette injustice.

- Mais que lui as-tu dis ?

- Elle a dit que je regardais sur le voisin, pendant un contrôle, alors que c’était pas vrai, je réfléchissais. Alors je lui ai dit “Non madame, vous m’accusez et c’est faux.” Alors elle a voulu mettre un mot sur mon carnet et moi je savais que ce serait la ceinture alors je voulais pas lui donner. Alors elle m’a forcé, alors, quand je lui ai donné, j’ai dit “Vas-y !” avec la haine et elle est allée dire au principal que je lui avais dit d’aller se faire mettre. Après j’ai été exclu et puis je voulais plus aller au collège et quand j’y allais, exprès, je faisais rien, pour les punir. Mais c’est moi que j’ai puni. J’ai compris trop tard et après, j’avais pas le choix, je pouvais pas avoir la honte. Mais ça me touche qu’Ibrahim a pas voulu m’envoyer en prison. Pourtant, c’était mérité, je me suis vraiment conduit comme un con. Vous lui direz ?

- Tu devrais aller lui dire toi-même, Kader. Tu ne seras pas mal reçu et je suis sûr que ça aidera Ibrahim et Sonia à guérir plus vite.

- Qu’est-ce qu’elle a, Sonia, c’est quand même pas ma gifle ?

- Non, c’est moral. C’est comme si elle doutait de la nécessité de se battre pour vivre.

- Vous savez, Pierre, ça me coûte parce que je sais pas ce qu’on va en dire, mais après tout, je vais partir… Je vais aller m’excuser. Je leur dois ça. Merci encore, et oubliez pas d’appeler Alain. Ciao, Pierre.”

Quand il fut parti, Pierre alla soigneusement faire la petite vaisselle et tout ranger. Décidément, le truc de l’abbé Pierre est vraiment une idée de génie, se disait-il. Dis à un homme que tu as besoin de lui et tu le sauveras. Enfin, Kader, aussi, n’attendait que ça. Et il se mit à chantonner.

IV

Kader se rendit immédiatement à l’hôtel. Dans la grande salle, Ibrahim regardait la télévision d’un air désabusé. Kader toussa discrètement.

“Ah, salut, Kader !

- Wesh, mec. Bon, euh, enfin… Je suis venu m’excuser. J’ai été con, excuse-moi. Et puis j’avais bu. Excuse-moi, mec, c’est vraiment trop con.

- Ça, pour être con, c’était con et j’ai drôlement eu les j’tons. C’est fini, Kader, on en parle plus mais essaie d’être moins impulsif, ça aurait pu mal se finir.

- Je voudrais parler à Sonia, avec elle aussi, j’ai été con. Je peux lui parler ?

- Ah, tu tombes mal, Kader. Elle est à la cuisine avec ma mère, à essayer de consoler Catherine.

- Qu’est-ce qui se passe ?

- Catherine a reçu sa lettre d’expulsion aujourd’hui. C’est comme si ça avait cassé un ressort en elle. Elle n’arrête pas de pleurer. Pourtant, elle le savait que ça allait venir. Mais de voir ce papier officiel avec tous ces tampons !

- C’est terrible, qu’est-ce qu’elle va devenir avec ses gosses ?

- On va se battre, Kader, on peut pas laisser faire ça. Catherine, le quartier, c’est toute sa famille. Les décideurs pensent pas à ça. Pour eux, un trois pièces, c’est un trois pièces. Mais ils ne pensent pas que les humains, c’est d’abord tout un tissu de relations. Si on arrache les Maheu d’ici alors qu’ils n’ont pas digéré la perte d’Étienne, ils vont en crever. En tous les cas, Catherine va en crever et ses gosses seront tout cassés.

- Et moi, est-ce que je peux faire quelque chose ?

- Tu vois, j’avais l’air de regarder la télé, mais en fait, je réfléchissais. Il faut faire une lettre à la société de H.L.M. et dire qu’on ne peut pas laisser faire ça et pourquoi. Et puis être très nombreux à signer. Et toi, Kader, tu connais beaucoup de jeunes et ils te respectent. Si tu leur demandes de signer, ils le feront.

- Promis, mais toi, tu dis à Sonia que je suis venu. Que je veux m’excuser. Tu lui dis vite cause que je vais m’tirer.

- Ah bon, comment ça ?

- Pierre m’a dit qu’Alain avait besoin de moi alors je vais aller en Italie pour l’aider, c’est une chance pour moi, frère, je te r’mercie de pas être allé tout de suite chez les flics. Si tu l’avais fait, j’aurais pas pu partir. Maintenant je sais que j’ai vraiment d’ la chance d’être dans ce quartier. Les gens s’inquiétent des autres. C’est con que je l’aie pas vu avant. Tu peux compter sur moi pour aider les Maheu. Wesh, mec !

- Good luke, Kader ! On est avec toi et sans rancune, bye !”

Quand Kader fut parti, Ibrahim se leva. Il se sentait encore très fatigué mais cette visite lui avait fait du bien. De temps en temps, les cicatrices tiraient et la plaie sur le sternum lui faisait mal. Mais il était tellement heureux de s’en tirer si bien qu’il ne se plaignait jamais. Et puis ce drame avait suscité tant de manifestations de sympathie qu’il se sentait comme porté par ces liens d’amitié. Il se dirigea vers le téléphone pour appeler Pierre.

“Allô, Pierre ? Ibrahim. Ben, euh, bravo ! Kader sort d’ici et ce n’est plus le même Kader. Mais c’est aussi pour autre chose que je vous appelle. Catherine a reçu un commandement à quitter les lieux pour le 15 mars. Elle est effondrée. J’ai pensé qu’on devrait faire une sorte de pétition et l’envoyer aux H.L.M.… Bon d’accord, dès qu’Odile rentre. D’accord ! Je vais rédiger un brouillon. Oui, à ce soir.”

“Allô ?… Cher répondeur de Marine, il y a une urgence, il faudrait passer à l’hôtel ce soir et prévenir Julien de la part d’Ibrahim. A ce soir !”

“Allô ? Gérard ? C’est Ibrahim à l’appareil. On a besoin de vous, les Maheu ont reçu leur lettre d’expulsion. On se voit ce soir à l’hôtel. Merci, Gérard, à ce soir.”

“Allô ?… ma chère sœur, dès que tu écoutes ton répondeur, rappelle l’hôtel, il y a une urgence pour les Maheu. Bye !”

Et il alla se rasseoir, exténué. Sonia parut à la porte de la cuisine et vint s’avachir à ses côtés.

“Alors ? demanda Ibrahim.

- Alors, ta mère m’a demandé d’appeler le docteur. Catherine pleure tellement qu’elle en perd le souffle. Et puis nous lui trouvons drôlement mauvaise mine. Elle a fini par accepter mais je crois qu’elle a peur pour l’argent, aussi. Après, il faut que j’appelle l’assistante sociale, elle ne s’est pas manifestée depuis sa première visite. Je sais bien qu’elles sont débordées, mais enfin, là, il y a urgence. Et puis enfin, il faut que je te demande un service.

- Ah bon, et quoi donc ?

- Si je t’apporte les pommes de terre, pourrais-tu les éplucher ? Ta mère s’occupe de Catherine, et moi, si je donne tous ces coups de fils, on ne sera jamais prêtes pour le dîner. Surtout que ta mère a prévu des galettes de pommes de terre et c’est terriblement long à cuire.

- Apporte, j’imagine qu’il vaut mieux que je n’aille pas à la cuisine pour le moment…

Joindre le médecin ne fut pas difficile, c’était celui du quartier, il était très disponible, il connaissait les familles et promit de passer le plus vite qu’il le pourrait. Entrer en contact avec l’assistante sociale fut une autre paire de manches. Au bureau central, on dit à Sonia que ce jour-là, elle tenait la permanence au centre social. Au centre social, il lui fut répondu qu’elle était en entretien et qu’elle rappellerait dès la fin de celui-ci. Comme elle ne rappelait pas, Sonia se permit un nouvel appel. On lui dit qu’elle avait dû sortir pour une urgence mais que le message lui avait bien été transmis et qu’elle rappellerait dès qu’elle le pourrait. Entre temps, Sonia avait réussi à se procurer les coordonnées du groupe du droit au logement, le DAL, le plus proche, et ce n’était pas tout près. Restait à découvrir quand avait lieu la permanence mais elle n’osait pas occuper la ligne trop longtemps au cas où, justement, l’assistante sociale se déciderait à rappeler. Et, évidemment, ce jour-là, Xavier passait enfin son bilan de compétences et il était injoignable.

Lorsque les pommes de terre furent épluchées, Sonia les emporta pour les laver et les râper. Alors Ibrahim prit une feuille et écrivit :

Les habitants

du quartier des Coquillards

77 Perthuis                                                                                      Direction des HLM

de la Cité des Coquillards

Monsieur le Directeur,

nous venons par la présente vous alerter sur la situation de la famille Maheu. Monsieur Maheu était gardien d’immeubles dans votre cité et il est décédé brutalement fin Août. Depuis, sa femme, Catherine Maheu, et ses enfants s’occupent du mieux qu’ils le peuvent de l’entretien des immeubles en échange de la conservation de l’habitation de fonction. Jamais aucun locataire ne s’est plaint du service rendu. Au contraire, tous louent le caractère très serviable de la famille, la tenue très soignée des locaux communs et la très grande honnêteté des Maheu. Certes, madame Maheu n’est pas votre employée mais elle ne demande qu’à le devenir pour pouvoir conserver son logement et surtout, les liens qu’elle a établis dans le quartier et qui sont vitaux pour sa famille en cette période de deuil. Vous arguez du fait qu’elle n’est pas habilitée à s’occuper de la chaufferie et de l’ascenseur. Mais la tâche de monsieur Maheu, dans ces domaines, consistait pour l’essentiel à donner l’alerte en cas d’incident, ce que sa femme peut tout à fait accomplir. Quelques très rares fois, Monsieur Maheu a redescendu légèrement l’ascenseur au treuil afin de permettre à des locataires bloqués par une panne de pouvoir sortir au palier inférieur. Nous pensons que le fils aîné est tout à fait capable de le faire à condition qu’on lui explique la manœuvre. Nous vous demandons donc, nous tous signataires, habitants des immeubles ou du quartier, de bien vouloir reconsidérer votre position. Nous serions heureux de conserver madame Maheu, dont nous apprécions les qualités, comme gardienne quitte à ce que vous embauchiez une autre personne à qui madame Maheu s’engage à laisser le local professionnel, pour accomplir les tâches qu’elle ne peut pas remplir. Après tout, y a-t-il un texte de loi qui interdise d’être gardien d’immeuble à temps partiel ?

Nous restons à votre disposition pour de plus amples informations, et nous vous prions…

Il relut sa lettre, plutôt content de lui et s’apprêtait à reprendre son Précis du bâtiment, lecture quelque peu aride, lorsque le médecin s’annonça.

V

Fathia avait laissé sa chambre afin que le médecin puisse examiner Catherine tranquillement. Lorsqu’il reparut, il avait l’air très soucieux :

“Madame Maheu est à bout, physiquement et moralement. Et surtout, il y a quelque chose qui m’inquiète. S’est-elle plainte de douleurs au ventre ?

- Oh, Docteur, Catherine se plaint jamais de rien.

- Je voudrais la faire hospitaliser. Être prise un peu en charge lui ferait du bien. Et puis je voudrais faire des examens complémentaires mais elle refuse. Comment la persuader ?

- Qu’est-ce qu’il y a, Docteur ? Je sais que vous êtes tenu par le secret mais vous savez bien qu’on est comme une grande famille. Moi, je pourrais rien faire si je sais pas de quoi vous avez peur, dit Fathia.

- Outre son immense fatigue et une tension très basse et puis cette espèce de crise nerveuse mais qui est sans doute due aux événements, il y a une grosseur en bas du ventre. C’est sûrement un kyste sans gravité mais je ne peux pas me permettre de passer à côté de quelque chose de plus important. Il faut l’examiner et vous savez que je vois très rarement madame Maheu pour elle-même. Ce n’est sans doute pas grave, mais il faut en être sûrs. Pour l’instant, je lui ai administré un sédatif qui va la calmer. Je repasserai dans la soirée, d’ici là, gardez la au lit et essayer de lui reparler de l’hôpital. Elle n’y resterait pas longtemps, juste le temps de se remettre un peu et de faire les examens. Je sais qu’elle a peur des hôpitaux depuis la mort de son mari mais c’est important de la raisonner, surtout qu’elle assure seule la charge de ses enfants, à présent.

- Je vais essayer, Docteur, je vous promets, reprit Fathia. Dites-moi combien je vous dois.

- Laissez cela, nous verrons ça ce soir, et surtout, pensez bien à ce que je vous ai demandé. Au revoir, Madame ; mademoiselle ; au revoir, Ibrahim. Au fait, comment ça va, toi ?

-Ça va, Docteur, je suis encore fatigué, mais vraiment, ça va.”

Le médecin parti, ils se regardèrent tous, atterrés. Ils savaient bien qu’il n’était pas du genre à multiplier les examens pour rien. C’était un médecin de quartier populaire qui savait combien ses malades vivaient chichement et comme ils hésitaient déjà à se faire soigner à cause du coût. S’il parlait d’hôpital, c’est qu’il avait une crainte grave. Sonia se rappela que, plusieurs fois, elle avait trouvé le teint gris à Catherine mais qu’elle n’avait pas voulu inquiéter ses enfants en en parlant.

“Aïe, que vont dire les jeunes ? s’inquiéta Fathia. Vraiment, cette famille a pas de chance. Sonia, peux-tu aller finir de préparer les galettes, il faudrait commencer à les faire cuire. Je vais remonter près de Catherine. Ibrahim, s’il te plaît, quand Rachid rentre du lycée, tu l’envoies à la loge prévenir que Catherine est ici. Mais surtout qu’il les affole pas ! Et dire qu’il y a tout ce monde qui vient ce soir !”

Finalement, Catherine avait cédé : elle devait bien reconnaître qu’elle n’avait plus aucune énergie et que cette lettre l’avait achevée. Elle savait bien aussi qu’elle avait remarqué quelques troubles, elle les avait mis sur le compte de la ménopause proche. Et surtout, elle devait reconnaître qu’elle n’avait pas voulu savoir comme si cela pouvait chasser le danger. Avant, quand la sécurité sociale remboursait un frottis par an, elle se faisait suivre très régulièrement par la gynécologue, sur les conseils de Leïla, qui avait bien insisté auprès d’elle et de Fathia sur l’importance de la prévention. Mais cette loi était passée qui n’autorisait plus qu’un examen remboursé tous les trois ans. Et puis, avec les événements liés à la mort d’Étienne, elle avait encore traîné. Et maintenant, elle avait peur. Elle avait décidé de se laisser soigner lorsqu’elle avait vu des larmes dans les yeux de Fathia. Celle-ci lui avait promis qu’elle veillerait sur Michaël, que les jeunes ne seraient pas livrés à eux-mêmes, qu’il était important pour tous qu’elle s’occupe d’elle.

Xavier, rentré de sa journée de bilan, et Michaël, revenu du collège, assistèrent au départ de leur mère en véhicule sanitaire léger. Ils essayaient tous d’être braves. Comme les transports en commun jusqu’à l’hôpital étaient fort peu pratiques, Ali avait promis d’emmener un des jeunes voir sa mère, tous les jours, avec sa fourgonnette. Ils essayaient d’être braves mais ils étaient tristes et inquiets : c’était trop de coups du sort, l’un après l’autre… Seule Sonia se disait que tout cela avait bien peu à voir avec le sort, que c’étaient les conséquences de la pauvreté, cette habitude de ne pas s’occuper de soi, comme si on n’avait pas de besoins, comme si on n’était pas important.

Vers dix-huit heures, l’assistante sociale rappela enfin. Les clients étaient rentrés et Sonia avait bien du mal à l’entendre dans le brouhaha de la salle. Elle finit par tirer le téléphone vers la cuisine et referma comme elle put la porte vers elle. L’assistante sociale s’était beaucoup occupée du dossier des Maheu. Elle annonça l’arrivée imminente du capital-décès. Par contre, en ce qui concernait le relogement, impossible d’avancer. On lui opposait toujours le manque de ressources. Elle avait beau arguer du fait que Catherine avait de fortes chances d’être embauchée comme assistante maternelle, les bailleurs voulaient des certitudes, et puis il n’y avait pas de logements vacants, ou alors beaucoup trop loin, ou trop petits et ne correspondant pas aux normes d’attribution. Elle était visiblement désolée et disait qu’elle ne renonçait pas. Elle annonça aussi qu’il fallait saisir la commission de conciliation et expliqua la procédure à Sonia. Celle-ci prit bien soin de tout noter mais demanda comment faire, pratiquement, maintenant que Catherine était malade. L’assistante sociale dit qu’elle se renseignerait et qu’elle pensait qu’il y avait une possibilité de faire une procuration aux enfants majeurs.

“Que de tracas ! pensait Sonia. On ne pourrait pas simplifier un peu tout ça ? Catherine a bien besoin de s’angoisser avec des procédures, en ce moment.”

Gaëlle, enfin prévenue, réagit très mal à l’hospitalisation de sa mère. Peut-être le fait de ne pas l’avoir vue, peut-être la tension de sa période de stage en maison de retraite, pendant laquelle elle accomplissait des services de douze heures d’affilée, qui, ajoutés aux temps de transport, avaient complètement désorganisé son rythme de vie, elle s’effondra complètement. L’hôtel était dans le rush de la préparation finale du repas, il fallait servir au bar, Ibrahim et Fathia accusaient très nettement la fatigue née de toutes ces péripéties… Il y eut comme un vent de panique :

“Xavier et Michaël, venez donner un coup de main, Xavier au bar et Michaël au couvert. Vous mangerez avec nous. Être occupés vous empêchera de trop penser. Ibrahim, emmène Gaëlle à côté et occupe-toi d’elle, donne lui à boire, mets-lui de l’eau sur le visage… Fathia, va t’asseoir un peu à la cuisine, tu vas finir par tomber,” décréta Ali, et tous se sentirent rassurés par son esprit de décision.

Ibrahim était bien embarrassé. Certes, Gaëlle était comme une petite sœur, mais que fallait-il dire ? Hannah vint à son secours. Elle parla gentiment à Gaëlle, elle lui passa la main doucement dans les cheveux, elle la serra si tendrement par le cou que les sanglots finirent par s’estomper :

“Ne t’inquiète pas, Gaëlle. Ta maman est très fatiguée, mais le docteur veut surtout faire des examens. Il faut attendre le résultat avant de paniquer. Fais confiance à Allah, il ne vous veut pas de mal. Espère et pense que pendant ce temps, ta maman se repose et que ça va lui faire du bien.” Elle lui en dit tant que Gaëlle reprit le dessus et qu’elle parvint même à avaler un peu des délicieuses galettes de pommes de terre, accompagnées de salade verte.

Après le repas, les amis, appelés au secours, arrivèrent petit à petit. Tous étaient affligés par l’impression que le destin s’acharnait sur les Maheu. Mais ils firent bonne figure pour protéger les jeunes. On trouva la lettre d’Ibrahim très juste, à la fois ferme et diplomate et on décida d’en faire une pétition. Odile promit de la faire taper à son travail par une secrétaire amie. Elle irait en tirer quelques photocopies chez le marchand de journaux et les apporterait le lendemain soir. Tous seraient chargés de récolter le plus possible de signatures de gens du quartier. Odile et Pierre dirent aussi aux enfants Maheu de ne pas hésiter à faire appel à eux. L’hospitalisation serait sûrement brève et on pouvait parfaitement s’organiser pour quelques jours.

Quel soulagement d’être ainsi entourés, se disaient les jeunes. Si on nous avait relogés dans un autre quartier, comment aurions-nous pu faire face à la maladie de maman ?

VI

Les choses s’organisèrent sans trop de mal. La pétition avait beaucoup de succès et Kader faisait preuve d’un zèle intense comme pour se faire pardonner son attitude passée. Il préparait aussi son départ et ne pouvait s’empêcher de frimer devant les copains, faisant des envieux chez ces gosses condamnés à l’inaction, qui n’arrivaient pas à trouver leurs marques dans l’encadrement proposé par la M.G.I., la mission générale d’insertion de l’éducation nationale. Curieusement, l’engagement concret pour empêcher l’expulsion des Maheu était beaucoup plus mobilisateur et l’on voyait très fréquemment les jeunes, le soir, dans le hall de l’immeuble, remettre les vieilles chaises en cercle et élaborer des plans de bataille pour contraindre les bailleurs à garder les Maheu. Ils étaient d’autant plus véhéments qu’il se confirmait, même si on en parlait à mots couverts, que Catherine était sérieusement malade. C’était un cancer de l’utérus, hélas, déjà bien avancé. Elle avait été transférée à Villejuif et c’était encore plus compliqué pour ses enfants d’aller la voir. Mais un élan de générosité incroyable était né, comme s’il fallait se serrer les coudes dans le danger, comme si, symboliquement, ce qui arrivait aux Maheu concernait intimement tous les membres du quartier. Xavier, Michaël et Gaëlle n’eurent pas leur mot à dire sur l’intendance : tous les repas étaient pris à l’hôtel et quand l’un ou l’autre faisait part de ses scrupules, la famille d’Ali, unanime, disait : “C’est si peu de choses…” ou “Laisse ça, t’inquiète pas de ça… ” ou “Allah voit tout, occupe-toi de tes études, occupe-toi de ta mère…”

Tous avaient décidé de ne pas abandonner la lutte pour un autre monde possible. Lorsqu’ils allaient voir Catherine à l’hôpital, ils l’associaient à l’avancée de leurs travaux. Ils lui parlaient le moins possible de sa maladie, de l’opération qu’elle avait subie, de rayons, de chimio, de ce qui la faisait constamment vomir, de son amaigrissement impressionnant et de leur peur. Non, ils avaient résolument décidé de la tourner vers la vie, vers le monde ; ils l’avaient abonnée au Canard Enchaîné, il lui faisaient la lecture et ils riaient avec elle des dessins critiques : “Quand même, faut oser !” disait-elle souvent, avec un petit sourire coquin. Elle trouvait sa nouvelle situation étrange : elle s’était toujours occupée des autres et voici qu’elle était réduite à la dépendance la plus totale, bien obligée de se laisser prendre en charge. Elle n’avait pas peur de la mort : là-bas, dans une espérance confuse, Étienne l’attendait. Non, quoiqu’elle s’en défendît, malgré la douleur, elle trouvait un certain répit dans son état de malade. La seule chose qui la rongeait, bien qu’elle n’en parlât jamais, c’était la pensée de ses gosses : elle avait eu tant de bonheur à les mettre au monde, à les bercer, les pouponner, les voir s’éveiller à la vie. Elle se sentait si forte, si pleine d’énergie, elle savait qu’elle surmonterait tous les obstacles pour eux… et la vie semblait avoir raison d’elle. Mais elle ne s’avouait pas vaincue : tant qu’elle respirerait, elle espérerait et elle ferait ce qui était dans ses capacités pour qu’ils aient une vie meilleure que la sienne. Bien sûr, elle n’était pas dupe, elle savait bien qu’ils étaient mal engagés, mais ils étaient si entourés… Avec la maladie, elle, si peu tournée vers la foi, parlait de plus en plus souvent à Dieu, le soir, dans sa solitude, et c’était toujours pour le remercier d’avoir mis Ali et Fathia, Pierre et Odile sur son chemin et pour lui confier ses enfants.

Pierre, avec l’aide de Quentin, avait pris particulièrement Michaël en main. Ils réfléchissaient aux besoins fondamentaux. Ils avaient de grands débats :

“La chose la plus importante, c’est de préserver la santé, disait Michaël.

- Oui, mais pas n’importe comment ! réagissait Pierre. N’oubliez pas que les gens en bonne santé “naturellement” ne rapportent rien aux firmes pharmaceutiques, ce qui rapporte, c’est la maladie des gens solvables. Les firmes n’ont aucun intérêt à ce qu’on développe la prévention. Or nous, notre objectif, c’est de faire en sorte que les gens tombent le moins malades possible, pas qu’ils avalent des tonnes de petites pilules roses ou blanches. Et pour cela, il faut changer complètement notre façon de vivre, c’est une vraie révolution.

- Pour ça, il faut s’occuper en priorité de la qualité de l’eau et de l’alimentation,” ajoutait Quentin. Et ils lisaient des articles ou des livres sur l’agriculture : ils avaient découvert René Dumont, ils suivaient avec attention le travail de la Confédération paysanne, ils s’informaient sur la question des O.G.M., les organismes génétiquement modifiés :

“Certains disent que ça sauvera l’humanité de la famine. Qu’est-ce que tu en penses, Pierre ? demandait Quentin.

- Je n’y crois pas. Je crois que l’argumentaire des firmes agro-alimentaire n’a pas d’autre objectif que d’étendre leur territoire de chasse et de nous fourguer des semences dont nous verrons trop tard les effets néfastes. Je me souviens parfaitement de la révolution verte, dans les années 60, c’était la panacée ! Résultat : à court terme, un accroissement des rendements. Mais à long terme, des effets désastreux à plusieurs niveaux : une dépendance des paysans contraints de s’endetter pour l’achat d’engrais, de pesticides ou de tracteurs, si bien que beaucoup ont fait faillite et sont allés grossir les bidonvilles, particulièrement dans le tiers-monde. Et puis, surtout, ce qu’on sait trop peu, c’est que ces productions présentaient des graves carences en minéraux qui ont entraîné des déficiences intellectuelles chez de très nombreuses personnes. Le risque, avec les O.G.M., c’est les résistances qui peuvent passer à d’autres plantes, d’une part, et le fait qu’on ne sait absolument pas, quoi qu’en disent les firmes, comment on va réagir à ces nouveaux produits.

- Comment ça  ? questionna Michaël.

- Et bien, par exemple, on introduit un gène de hamster dans une variété de céréales. Bon, et quel effet ça aura sur notre santé dans dix ou vingt ans ? Quand on voit que les réactions allergiques sont de plus en plus fréquentes, il y a de quoi avoir des sueurs froides. C’est trop facile de dire que c’est les passéistes rétrogrades qui s’opposent aux O.G.M… Tant que cette recherche dépendra de firmes dont l’objectif est de faire du profit à n’importe quel prix, moi je n’aurai aucune confiance. Qu’on confie cette recherche à des organismes d’état, strictement d’état, contrôlés par des citoyens mandatés en raison de leurs compétences scientifiques et obligés de rendre des comptes à la population dans un langage clair ; et qu’on avance à pas de fourmi, voilà mon opinion, et surtout en milieu confiné. Quant à la faim dans le monde, l’occident a une énorme responsabilité car il a désorganisé l’agriculture vivrière. Au siècle dernier, comparativement et malgré la colonisation, on n’avait pas faim en Afrique. D’ailleurs, on a de quoi nourrir tout le monde, actuellement, mais on ne sait pas répartir les richesses.

- Et que penses-tu de l’eau ? demanda Quentin.

- Je pense que c’est un des problèmes les plus graves que nous avons à affronter. L’eau potable est en train de devenir un bien de luxe.

- C’est vrai, dit Michaël, j’ai entendu Vladimir raconter qu’en Russie, dans les grandes villes, l’eau sort des robinets, jaune et sentant l’œuf pourri, et les Russes, qui gagnent pourtant à peine de quoi survivre, sont obligés d’acheter de l’eau en bouteille.

- La pauvreté, c’est une notion toute relative, songea Quentin.

- Que veux-tu dire par là ? interrogea Pierre.

- Je me souviens d’un film qui s’appelait “Les Dieux sont tombés sur la tête.” Ça se passait chez les Buschmen, dans le désert du Kalahari et ces gens paraissaient parfaitement heureux. Ils avaient de quoi manger, une nourriture saine qui leur convenait, ils trouvaient à boire dans les feuilles, ils partageaient tout. Et puis un jour, une bouteille vide est tombée du ciel et a semé la zizanie entre eux. Enfin c’était une fable. Bon, ils sont sûrement classés parmi les très très pauvres, puisqu’ils n’ont pas d’argent. Mais ont-ils besoin d’argent ?

- Tu as raison, dit Pierre, on se trompe en faisant de l’argent la mesure de toute chose. Il y a des tas de choses qui ne passent pas par l’argent. En Afrique, toujours, pendant longtemps, être pauvre, c’était être isolé socialement.

- Ils ont raison, les Africains, s’exclama Michaël. Nous sommes pas dans la détresse totale parce que nous sommes entourés. Et même si nous avions un appartement plus grand, et un peu plus d’argent, mais dans un quartier où personne nous connaîtrait, nous serions beaucoup plus démunis. Ça se compte pas en argent, l’amitié, pourtant c’est une richesse essentielle.”

Un silence suivit ces propos pleins de sagesse et de pudique reconnaissance. Pierre toussota :

“Je crois que l’autre besoin fondamental de l’humanité, c’est l’éducation. Il faut être informé, capable de réfléchir sur les choses importantes, pour ne pas subir sa vie. Par exemple, lorsque les filles vont à l’école, elles deviennent capables de se projeter dans l’avenir et de faire des choix raisonnés. En Inde, dans deux provinces, le Kerala et le Tamil Nadu, on a observé une baisse massive de la démographie grâce à la scolarisation volontaire de toutes les filles, même celles des villages éloignés. C’est plus facile d’assurer une vie moins misérable à la famille quand il y a moins d’enfants et c’est une charge moins lourde pour les femmes. Je crois vraiment que l’éducation, quelque soit la forme qu’elle prenne, est un des défis majeurs du siècle à venir. Mais il va y avoir beaucoup de résistances à lever car elle est contraire aux intérêts des multinationales.

- Pourquoi ? demanda Quentin.

- Les multinationales n’ont pas intérêt à avoir en face d’elles des gens qui réfléchissent dans une autre direction que celle qu’elles ont choisie et qui sont armés pour argumenter. Ils représentent un danger. Ce qu’elles veulent, c’est du personnel malléable et docile.

- Mais pourquoi sont-ils si inhumains ? ajouta Quentin

- Ce n’est pas la question, répondit Pierre, ils sont tout simplement dans une autre logique. Leur but, c’est de faire de l’argent, d’agrandir leur territoire de chasse, d’écraser leurs concurrents. Ils fonctionnent encore selon la loi de la jungle : que le plus fort gagne. Vous savez, comme l’avait déjà dénoncé La Fontaine, dans Le loup et l’agneau : “La raison du plus fort est toujours la meilleure.” C’est aux peuples de leur imposer d’autres priorités : miser sur la coopération au lieu de toujours prôner la compétition, par exemple, et obliger les états et les élus à réoccuper leur place, remettre le politique à la première place. Pour ça, on est obligé de réfléchir à nos valeurs, à pourquoi on vit. C’est un sacré débat. Mais je suis optimiste, le débat est ouvert et les peuples, de plus en plus nombreux, redressent la tête. Alors, pour l’instant, on dit qu’ils n’ont pas de légitimité, ceux qui manifestent à Seattle ou ailleurs. Mais moi, je crois qu’ils ont la seule vraie légitimité car ils sont au service de la vie alors que les multinationales, dans leur fuite en avant, sont dans une logique de mort.”

Quand Sarkozy vire Kazakh !

octobre 6, 2009 at 6:24 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 1 Comment
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Quand Sarkozy vire Kazakh !

Nous aurions pu tirer Sarkozy tourne Kazakh mais Libé a été plus rapide !! N’empêche ! Voici que le P’tit qui allait révolutionner le capitalisme se mue en commis voyageur pour se mettre au pied du président Noursultan Nazarbaïev, à Astana.

Sarko Mr Bricolage

Nous sommes prêts à parier n’importe quoi contre tout ce que vous voudrez que jusqu’à présent, pour vous, « Astana », c’était le nom d’un ramassis de possibles drogués qui jouaient de la pédale sur notre si beau et si grand Tour de France de mes deux.

Astana est, en effet le nom d’une équipe cycliste financée par les richesse Kazakhs qui a l’horreur de compter dans ses rangs, un certain Armstrong qui, pour n’être ni astronaute ni trompettiste connaît quand même sacrément la musique !! Cette équipe connaît actuellement de sérieux soucis avec les instances du dopage.

Va falloir vous y faire : Astana, c’est aussi la capitale d’un démembrement de l’ex-URSS : le Kazakhstan !

Jusqu’à il y a peu, la richesse principale du Kazakhstan c’était l’esturgeon de la Caspienne dont les œufs donnaient le caviar.

caviar

Aujourd’hui, les casse-pieds de la Caspienne ayant fait leur oeuvre, il ne reste plus guère d’esturgeons !  Rassurez-vous, il nous reste la politique caviar qu’elle soit de droite, de gauche ou du “milieu”.

Dans le cadre d’un partenariat stratégique éventuellement dopé à l’EPO de la dernière génération, ce foutu pays va compter à son tour parmi les « meilleurs amis de la France » ..comme la Lybie de Kadhafi, par exemple !!

Des contrats pour un peu plus d’un milliard d’euros ont été conclus dans la capitale de ce pays d’Asie centrale, auxquels s’ajoute l’ouverture de négociations sur d’autres d’un montant potentiel de près de 2,5 milliards, dont 1,5 milliard revenant à des entreprises françaises.

Les deux pays se sont également mis d’accord sur le transit au Kazakhstan de matériels et personnels militaires à destination du contingent français en Afghanistan.

Absente d’Asie centrale, la France Sarkosienne souhaite nouer avec le Kazakhstan des relations fructueuses ! Ben, tiens donc !!

Quand nous vous aurons dit que « fructueux » signifie que ce pays est riche en hydrocarbures et en minerais et tutti quanti, vous comprendrez tout « l’intérêt » qu’il représente pour Total, Areva ou EDF !!

En revanche, le Noursultan ne serait pas frappé de tendresse selon nos dernières informations….Il a d’ailleurs de faux airs de Léonid Brejnev, les yeux un peu bridés en plus. Mais, si ses yeux sont bridés, sa manière d’exploiter serait plutôt du genre débridée.

Noursultan Nazarbaïev

Déjà au plan politique, c’est quelqu’un le lascar !! Pendant l’époque soviétique, il est président du Conseil des ministres de la République socialiste soviétique kazakhe de 1984 à 1989 et premier secrétaire du Parti communiste kazakh de 1989 à 1991.

Il est président du Kazakhstan depuis le 24 avril 1990. Il fut, à l’origine, élu pour une présidence de quatre ans, mais en 1998 il promulgue un décret qui lui permet de rester à ce poste pour sept ans de plus. L’élection du 4 décembre 2005 est fort critiquée par l’OSCE comme ne respectant pas les standards internationaux démocratiques. Noursultan s’en fout comme de son premier baril : Il a prêté serment le 11 janvier 2006 pour un mandat de sept ans !! Donc, concrètement, il y a au Kazakhstan, un mur qui n’est jamais tombé !!

Le 6 juillet 2005, la célébration des 65 ans du petit Timonier local valait son pesant de pétrole et de gaz réunis !! C’est qu’il cultive le culte de la personnalité comme au bon temps de Papy Joseph, l’animal !!

Il tient tout son pays sous sa coupe et il y a peu de chances que ce Kazakh ne se prenne un jour une veste !!

Mais il y a pire et nous ne prendrons qu’un exemple parmi 100 : le 22 juillet 2009, une mission d’enquête de la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) au Kazakhstan et au Kirghizistan a établi l’existence de graves violations des droits des travailleurs migrants et des réfugiés. La FIDH s’inquiète particulièrement de l’extrême vulnérabilité des demandeurs d’asile et des réfugiés dans les deux pays, en particulier les Ouïgours de Chine, les Ouzbeks et les Tchétchènes, et appelle les autorités à prendre des mesures immédiates pour assurer leur protection en conformité avec leurs obligations internationales. http://www.fidh.org/Kazakhstan-Kirghizistan

Voici donc avec qui, avec quoi, la France va traiter, cela nous rappelle la tente de Kadhafi dans les jardins de l’Elysée !

Mais la raison d’Etat a ses raisons que la raison ne connaît pas.

Sarkozy nous dira certainement que nous n’avons pas de leçons à donner ….IL A RAISON !!

Quand on a été le premier à féliciter chaudement le bébé Bongo pour sa brillante réélection alors que les conditions de cette élection font hurler la communauté internationale : au Total, si l’on ose dire,

ON FERME SA GUEULE !!!!

sarkozy pour un capitalisme nouveau

Le coin des ziques qu’on aime bien La Bolduc

octobre 6, 2009 at 1:12 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Le coin des ziques qu'on aime bien, Mémoire et histoire, Société, social | 1 Comment
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Le coin des ziques qu’on aime bien La Bolduc

Bolducwithfellowbandmembers1928La Bolduc à ses débuts avec un orchestre d’amis

La Bolduc, née Mary Rose Anna Travers en 1894 à Newport – Gaspésie – Québec. Elle est morte à Montréal en  1941.  C’est une auteure-compositeure-interprète québécoise. Musicienne autodidacte, considérée comme la première véritable « chansonnière » du Québec, elle remporte un succès extraordinaire auprès du public québécois et la consécration par le disque.

Ses contemporains, sans être dénués de talent, singeaient les chansonnettes françaises à la mode ou adaptaient des chansons américaines.

La Bolduc a donné à la chanson québécoise des années 1920-1930 un vent de frais et de renouveau : elle racontait le quotidien des petites gens au cœur de la crise économique et de la Grande Dépression des années 1930. Le tout dans la langue du peuple, avec optimisme et beaucoup d’ironie.

La Bolduc - mary_traversLa Bolduc Jeune

La « marque de fabrique » de La Bolduc : « Le Turlutage », n’y voyez pas malices bande de malfaisants ! Les refrains de la plupart de ses chansons sont turlutés ; la turlute étant un  jeu de langue qui ponctue les mélodies et leur donne un rythme particulier  un peu comme ce que suisses ou tyroliens appellent « Yodler ». Les ponts musicaux sont joués à l’harmonica. Nous retrouverons ceci, bien plus tard dans les gigues de Gille Vigneault.

Si, à mon tour, je devais singer ceux qui parlent « aux Etats », je vous dirais, Madame Bolduc : « You were a great folk singer »

labolduc_1935La Bolduc en 1935

Quelques succès de La Bolduc : c’est le moment d’giguer les enfants !!

-         sur les petites gens simples :

-         Sur la Dépression et l’optimisme, la vie quotidienne :

-         Un peu de satire et d’ironie :

Et pour finir en beauté, une horreur qui nous pend au nez à tous ! Enfin …y’en a aussi de très chouettes ….Ouf, j’me suis bien rattrapé !!!!!!!

Les Belles-Mères duo avec La Bolduc et les paroles : Un air qui ressemble à plusieurs airs du folklore français et aussi à My Darling Clementine …qui n’a rien à voir avec Miss Autain !!!

http://www.youtube.com/watch?v=68OqMdud_bo

Tu m’demande pourquoi je suis triste
Ma belle-mère est rendu à la maison
Elle est forte et rien ne lui résiste
Quand elle parle elle à toujours raison

Si t’étais pas mou comme une chique
Elle s’metrait pas le nez dans tes chaudrons
A ta place je prendrais une brique
J’y en donnerais cinq six coups sur l’citron

Turlutage

On voit qu’tu connais pas ma belle-mère
Elle m’fais peur rien qu’a la regarder
Elle à d’l'air d’une vieille sorcière
On dirait d’une vieille fille enragée

Puisqu’elle la si mauvais caractère
Si t’avais pas d’l'air aussi tata
J’aurais dit mêle toé dont de té affaires
J’aurais montré de quel point tu chaussais

Turlutage

Tous cela c’est bien facile à dire
Si y’en a qui veulent se marier
Faite pas comme moé pauvre martyre
Croyez moi chu bien mal amanché

Dans la vie chacun à ses misères
Moi je prend la vie du bon coté
Si tu veux pour oublier ta belle-mère
Tous les deux nous allons turluter

turlutage

Comme c’était hier sa fête
Elle ma demandé pour l’embrasser
Comme elle prise et qu’elle sent la vieille pipe
J’ai manqué d’mourir empoisonné

Veux tu que je te donne la manière
Si tu veux viens t’en débarrasser
Met s’y dont une bonne pilule dans sa théière
Elle viendrait plus jamais t’achaller

Le coin des bons bouquins « Changer le monde sans prendre le pouvoir » de John Holloway plus un appendice sur Daniel Bensaïd

octobre 5, 2009 at 4:42 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Europe, Le coin des bons bouquins, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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Le coin des bons bouquins « Changer le monde sans prendre le pouvoir » de John Holloway

plus un appendice sur Daniel Bensaïd

JohnHolloway-Portrait

“Changer le monde sans prendre le pouvoir”, de John Holloway, chez Syllepse part de l’hypothèse que nous sommes séparés de notre pouvoir-faire par la séparation introduite par le capitalisme entre le faire et le produit du faire, qui devient objet et marchandise appropriée par le possesseur des moyens de production, et étalonné par l’argent
Il cite de manière très originale et acérée Marx et le lit de manière très différente de celles d’Engels ou Lénine

« Il présente la révolution comme une urgente et quasi-impossible nécessité, et qu’il donne des arguments pour la considérer comme un processus jamais achevé, toujours à reconstruire

Cela l’amène à se démarquer totalement de la conception du Parti omniscient et guide qui doit prendre le pouvoir, d’où le profond mépris que lui témoigne (comme à tant d’autres) Bensaid dans son livre « Eloge de la politique profane », tissu d’attaques, livre que bien évidemment je ne vous conseille pas car vous n’y apprendrez rien » . Ce qui précède, c’est l’avis d’Evelyne Perrin que je partage. Mais nous y reviendrons !

John Holloway, né en 1947, est économiste et philosophe marxiste d’origine irlandaise dont le travail est associé au mouvement zapatiste de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Il réside et enseigne à Puebla au Mexique depuis 1991.

Holloway avait déjà publié, en février 2003 «  Douze thèses pour l’anti-pouvoir » repris par le site Europe Solidaire Sans Frontières

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article4498

QUE DIT HOLLOWAY ?

- 1 : Qu’il ignore la réponse à sa propre question. Peut-être pouvons-nous changer le monde sans prendre le pouvoir. Peut-être pas. Le point de départ c’est l’incertitude, le fait de ne pas savoir, la recherche collective d’une piste pour avancer.

- 2 : Que nous recherchons cette piste car le capitalisme est une catastrophe pour l’humanité. Un changement radical dans l’organisation de la société, une révolution, est plus urgent que jamais. Elle ne pourra qu’être mondiale si elle doit servir à quelque chose.

- 3 : Qu’il est peu probable qu’elle intervienne d’un seul coup. Cela signifie que nous pouvons uniquement concevoir la révolution comme « interstitielle », comme une révolution qui occuperait les interstices du capitalisme, qui occuperait des espaces dans le monde alors que le capitalisme existe encore. Comment nous concevons ces interstices : s’agirait-il d’Etats ou d’autres types d’espaces ?

Deux approches sont envisageables :

- La prise du pouvoir étatique est moins une question d’intentions futures que d’organisation présente. Comment devrions nous aujourd’hui nous organiser ? Devrions-nous joindre un parti, une forme organisationnelle qui concentre nos mécontentements vers la conquête du pouvoir d’Etat ? Ne devons-nous pas plutôt nous organiser autrement ?

L’argument contre la première de ces conceptions : elle s’oriente dans la mauvaise direction ! L’Etat n’est pas une chose, un objet neutre : c’est une forme de relations sociales, d’organisation, une manière de faire les choses élaborée pendant des siècles : son objectif : maintenir et développer le règne du capital

- La seconde manière est la suivante : envisager l’expansion et la multiplication des insubordinations qui ne soient pas ficelées ensemble pour former un parti.  Elles devront se développer  librement et aller dans la direction où la lutte les entraîne. Cela ne signifie pas l’absence de coordination, il s’agit d’une coordination légère et souple. Le principal ce n’est pas l’Etat mais la société que nous souhaitons créer.

- 4 : Qu’il y a une question clé dans l’histoire de la gauche étatiste : la trahison. De tous temps ses leaders ont trahis le mouvement tout simplement parce que l’Etat sépare les leaders du mouvement et les aspire dans un processus de réconciliation avec le capital.

La trahison est donc une donnée de départ Si l’Etat est la forme d’organisation.

Pouvons-nous résister ? Evidemment !

  • A nous de refuser de laisser l’Etat identifier les meneurs ou les représentants permanents du mouvement,
  • A nous de refuser de laisser des délégués négocier en secret avec les représentants de l’Etat.
  • A nous de comprendre que l’Etat est une organisation où l’on agit pour le compte de, alors que ce que nous sommes pour une organisation reposant sur l’autodétermination,
  • A nous d »inventer une forme d’organisation qui nous autorise à articuler ce que nous voulons, ce que nous décidons.

- 5 : Que le troisième problème tient à l’organisation de l’autodétermination sociale. Comment organiser un système de démocratie directe à une échelle qui dépasse le niveau local dans une société qui se complexifie sans cesse ? La réponse classique c’est la constitution de conseils reliés ensemble par un conseil des conseils auquel chaque conseil mandate des délégués révocables. C’est le mandat impératif !

Si cette proposition est cohérente,  il apparaît que, même dans un petit groupe, le fonctionnement de la démocratie pose toujours problème. La seule manière de concevoir la démocratie directe est de l’incorporer à un processus permanent d’expérimentation et d’auto éducation.

Pouvons-nous changer le monde sans prendre le pouvoir ? La seule manière de le savoir serait de le faire !!!

Changer le monde sans prendre le pouvoir John Holloway

Lisez le livre d’Holloway et, si vous le voulez bien, rapprochez-le des « Trois pieds politiques de l’Objection de Croissance » de notre ami Michel Lepesant …vous y trouverez comme des similitudes !!

http://reseda.ouvaton.org/index.php?post/2009/08/14/tripode

Cela révèle, en tout cas, une pensée qui court le vaste monde et cherche les voies et moyens de changer le monde de manière révolutionnaire sans passer par cette « quasi-impossible révolution » dont parle Holloway.

Changer le monde sans prendre le pouvoir : 19 € à la FNAC :

http://livre.fnac.com/a2050580/John-Holloway-Changer-le-monde-sans-prendre-le-pouvoir

ou aux Editions Syllepse pour 20 €

69, rue des Rigoles  75020 Paris

Métro Jourdain (ligne 11)

Téléphone : 01 44 62 08 89

http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_76_iprod_362-Changer-le-monde-sans-prendre-le-pouvoir.html

Revenons à Daniel Bensaid et à son  « Eloge de la politique profane ». En général, sur ce blog, il existe une rubrique pour ce genre c’est « Le coin des livres à ne pas lire » !!! Mais, comme Je pense la même chose qu’Evelyne Perrin, je ne ferai pas l’honneur à Môssieur Bensaid, ci-devant penseur de la LCR puis du NPA, d’écrire une critique de son indigeste pavé ! C’est un tissu de vacheries, de rigidités, de basses attaques duquel vous ne tirerez rien…et, en plus, ce bouquin est cher : 22 € mais il fait près de 400 pages pour une livre de papier ! Ou alors achetez-le chez Amazon ou un autre car il doit bien se trouver …en solde !!

Que ce Bensaid là attaque Holloway fait honneur à l’auteur de « Changer le monde sans prendre le pouvoir » ! Cours, camarade Daniel, le vieux monde est derrière toi !!

Guy Dutron

5 – 10 – 2009

OCTOBRE MOIS MAUDIT DE L’ECONOMIE ?

octobre 4, 2009 at 1:43 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société, social | 1 Comment

OCTOBRE MOIS MAUDIT DE L’ECONOMIE ?

Octobre est-il un mois maudit pour la bourse ? Il est vrai que l’histoire économique a été marquée par le « jeudi noir » de 1929 et le « lundi noir » de 1987. L’an dernier, c’est encore un lundi 6 OCTOBRE que le krach s’est produit : voir http://dutron.wordpress.com/2008/10/07/crise-economique-et-financiere-le-crack-du-lundi-noir-6-octobre-2008/

Flèche rouge récession

Or, avec la venue d’Octobre, les indices boursiers de Paris, Londres, Tokyo ou New York, qui consignaient des hausses spectaculaires depuis le printemps de 2009, ont eu une jolie faiblesse.

Du lundi 28 septembre au vendredi 2 octobre, le CAC 40 a cédé 2,39 % pour tomber à 3 649,9 points. A Londres, le Footsie a perdu 1,84 %. A New York  le Dow Jones a baissé 1,84 % et, à Tokyo, le Nikkei chute de   5,20 %.

L’économiste John Kenneth Galbraith dans son livre « The Great Crash of 1929 » tentait déjà d’expliquer pourquoi les marchés chutent en octobre. « Peut-être l’automne a-t-il une influence psychologique particulière sur l’humeur des milieux financiers : l’hiver approche » notait-il.

the-great-crash-of-1929- JK Galbraith png

Certes, la psychologie des investisseurs doit jouer un rôle, aujourd’hui comme précédemment, dans la récente baisse des marchés. Mais les états d’âme des brookers ne peuvent justifier, à eux seuls, la chute actuelle.

Les dernières nouvelles macroéconomiques en provenance des States avaient de quoi rafraîchir les investisseurs. Pour le secteur industriel américain deux indices posent problème. L’indice des directeurs d’achats (PMI) de Chicago, qui mesure de l’activité économique dans la région du Midwest et l’ISM, indice manufacturier, de septembre, qui mesure les commandes industrielles, sont tous deux très mauvais.

Mais, ce qui inquiète le plus c’est la progression continue du chômage dans les pays occidentaux. En zone euro, selon les chiffres officiels dont on cannait le décalage avec la réalité, 9,6 % de la population active est sans emploi.

Aux Etats-Unis, les destructions d’emplois augmentent toujours en septembre, le taux de chômage grimpe à 9,8 %.

Les ménages américains perdent confiance en l’avenir et répugnent à dépenser. L’indice du Conference Board, qui mesure le moral des ménages, a ainsi reculé en septembre à 53,1 points, contre 54,5 en août

Ce vendredi 2 octobre, Robert Zoellick a prévenu son monde : « On en a fini avec la crise financière, mais il est certainement trop tôt pour déclarer victoire. 2009 va continuer à être une année difficile et 2010 (…) une année fortement incertaine”. C’était à Istanbul où se tenait un G7 finances. Et, ce n’est pas n’importe qui Zoellick ! C’est le prédécesseur de ce traître de Lamy à la tête de la Mondialisation par OMC interposée.

Face à une « reprise » riquiquite et fragile, en France et ailleurs, les investisseurs obéiront donc à leurs vieux réflexes : ils délaisseront les valeurs cycliques -  actions du secteur automobile (Michelin, Peugeot, etc.) ou de la construction (Vinci, Lafarge, etc.) -  ils  se rabattront sur des valeurs dites « défensives », comme les télécommunications ou la pharmacie. Encore des suicides en perspectives tant sera forte la pression des actionnaires.

Faute de croissance vigoureuse en Occident, le rebond des marchés pourrait être nourri par la poursuite du mouvement de fusions et acquisitions. Aux Etats-Unis, l’équipementier en télécommunications Cisco a fait une offre d’achat amicale de 3 milliards de dollars (2 milliards d’euros), jeudi 1er octobre, sur le spécialiste norvégien de la vidéoconférence Tandberg. A Londres, l’opérateur de la Bourse, le London Stock Exchange, a annoncé, jeudi, être en négociations exclusives pour racheter la plateforme alternative Turquoise.

Mais qui dit « fusions acquisitions » ou rachat dit aussi restructurations au détriment de l’emploi, évidemment !! C’est donc l’histoire du serpent qui se bouffe la queue côté emplois. Les travailleurs vont continuer de payer la crise !

Si vous aimez les cocorico, c’est un Français, Xavier Rolet, qui va prendre la direction du London Stock Exchange, après avoir mené sa carrière dans des banques d’affaires internationales. Il a , notamment, dirigé la filiale parisienne de Lehman Brothers au moment de la faillite ! Un gage de compétence donc !! L’ homme est mince, un brin guindé, généralement vêtu comme pour un enterrement. Il n’a rien d’un joyeux drille. Lisse, poli, sélect, le langage parfait du technocrate, Xavier Rolet, 49 ans, a tout pour plaire à la City.

Xavier Rolet source business timesonline

Xavier Rolet source Business timesonline

Une dernière opportunité est possible. Les investisseurs pourraient se rabattre sur le marché chinois.

Là-bas, personne ne doute que la reprise prendra la forme d’une courbe en V.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une grimpette du produit intérieur brut (PIB) de 9 % en 2010 en Chine…de quoi faire pâlir nos économies européennes atones.

La Bourse de Shanghai, qui a déjà progressé de plus de 50 % depuis le début de l’année, devrait donc prolonger son ascension.

En cette occurrence, la boucle serait bouclée sur la malédiction d’Octobre : La République populaire de Chine fut proclamée le 1er OCTOBRE 1949

OFRTP-CHINE-ANNIVERSAIRE-20091001

La Poste France – Belgique même combat !

octobre 3, 2009 at 8:50 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 1 Comment
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La Poste France – Belgique même combat !cest-plus-ecrit-la-poste

logo_Poste belge gif

Côté France :

Les initiateurs de la votation citoyenne dont nous sommes -  espèrent bien sûr un “non” massif au projet gouvernemental. Le dépouillement des bulletins a commencé ce soir ; les résultats devraient être annoncés lundi.

La mobilisation a été massive… D’ores et déjà, les organisateurs montrent leur satisfaction : cette votation citoyenne – où chacun était appelé à donner son avis sur le changement de statut de La Poste – est un succès. Depuis lundi, et jusqu’à ce soir, ce sont des centaines de milliers de Français qui se sont prononcés.

Sans attendre que les bulletins soient tous dépouillés – les résultats seront annoncés pour lundi – les organisateurs estiment que le succès est déjà au rendez-vous. “C’est un véritable mouvement social, un mouvement de fond, parce qu’on a des chiffres qui nous reviennent de partout en France avec au minimum 10 à 15.000 expressions de la volonté populaire par département”, déclare ainsi le porte-parole du comité contre la privatisation de La Poste, notre camarade syndicaliste SUD Nicolas Galepides.

Affiche votation citoyenne La Poste

Quoi qu’il en soit, cette votation, on le sait, n’a pas valeur légale… mais elle donne des arguments à tous ceux qui sont opposés au changement de statut de La Poste. Et puis, comment ne pas tenir compte d’une expression populaire massive, légale ou pas ? Mais cette votation ne touche pas que ses organisateurs, ni même ceux qui ont pu voter :  selon un sondage Ifop pour Sud-ouest Dimanche, 59% des Français souhaitent désormais que le gouvernement organise un référendum national sur l’avenir de l’entreprise. Un vrai référendum, donc. CHICHE ?

Les syndicats et la gauche dénoncent une privatisation rampante remettant en cause la mission de service public de l’entreprise, qui sera confrontée à la concurrence européenne dès janvier 2011.


Le gouvernement assure que La Poste restera “à 100%” publique et conteste la légitimité de la consultation. Ben voyons ! Les promesses sont faites pour ceux qui les croient, c’est bien connu ! Que nous montre, dans les faits, ce gouvernement de réaction ? Des régressions sociales et politiques dans tous les domaines, l’esbroufe permanente comme politique, des effets d’annonce suivis de reculs tactiques mais qui maintiennent de réels reculs. Le fait que cela soit « moins pire » qu’annoncé ne nous console de rien !!

Côté Belge :

Depuis le début de la semaine, des bureaux de poste situés en Wallonie et à Bruxelles ont entamé un mouvement de grève afin de protester contre l’embauche de « facteurs de quartier », surnommés les facteurs « low cost » car ils seront moins payés et moins bien couverts par la sécurité sociale que les agents de la poste actuels.

Facteur belge source La Meuse.beFacteur Belge source La Meuse.be

Les actions s’amplifient et depuis le jeudi 1er octobre, le mouvement de grogne touche de plus en plus de bureaux et de centres de tri.

La région liégeoise est particulièrement touchée mais la grève se généralise et à présent des arrêts de travail sont signalés dans le Hainaut, à Bruxelles, dans la province de Luxembourg et dans le Brabant wallon.

Les syndicats prévoient que cette situation devrait durer plusieurs jours et des opérations de sensibilisation du monde politique sont annoncées pour la semaine prochaine.

Il est vrai que la Belgique a une vieille tradition de « low cost » avec la présence de Ryan Air à Gosselies où sévit aussi l’ineffable Edmée de Groeve ! Voir : In the groove …de Groeve !

En revanche, côté élus, notamment socialistes, ce serait plutôt le « High cost » !!! voir : Des deux côtés de la frontière, le Hainaut a mal à la crise mais ce n’est pas la crise pour tout le monde !!

Unifier les luttes :

Unifier les luttes, cela ne concerne pas que la France !! Si nous restons franco-français, nous irons au casse-pipe !

Comment ne pas voir que ce qui arrive à La Poste française est le résultat d’une politique délibérée de l’Europe néolibérale, de son bras armé l’OCDE. Des ses élus réactionnaires et de leurs alliés y compris sociaux-libéraux. Des gens qui n’ont rien compris de la crise actuelle, rien appris ; des gens qu’il faut foutre à la porte à moins que, cédant à la loi des séries, ils ne se suicident …mais ce serait trop beau !!

Nous, gens du Hainaut, avons des relations de longue date avec des amis belges : si nous pouvons aider à la globalisation des luttes face à la globalisation financière, nous y sommes prêts.

Prenons conscience une bonne fois pour toutes que NOUS SOMMES LE POUVOIR !

Guy Dutron

3 octobre 2009

Mai 68 Nous sommes le pouvoir

Premiers résultats en Région Parisienne :

64 837 votants, dont 62 962 NON (97,8%)

Ville et entreprise

Votants

Pour

Contre

Nul

Tremblay

4 186

207

3 973

6

Aubervilliers

3 056

42

3 008

6

St-Ouen

2 433

61

2 360

12

Villepinte

689

17

672

0

Bagnolet

1 876

25

1 841

10

Sevran

1 270

8

1 259

3

Ile-St-Denis

1 102

28

1 072

2

Conseil général

1 566

185

1 165

216

Education nationale

839

12

818

9

Neuilly/Marne

1 376

23

1 339

14

Gournay

304

13

288

3

Les Lilas

1 982

21

1 956

5

Pantin

4003

79

3 889

35

Neuilly-Plaisance

1 849

48

1 796

5

Montreuil

14 847

231

14 569

47

Bondy

2 584

34

2 537

13

Pavillons-sous-Bois

659

3

656

Saint Denis

9 367

165

9 140

62

Aulnay

2 560

56

2 503

1

Pierrefitte

972

30

930

12

Noisy-le-Grand

2 298

69

2 215

14

Rosny-ss-Bois

590

8

576

6

Blanc-Mesnil

1 521

5

1 516

0

Bobigny

2 908

24

2 884

0

Total

64 837

1 394

62 962

481

Une conférence de presse du comité national se tiendra en mairie du 2ème arrondissement lundi 5 à 11h30.

On remarquera les excellents résultats de Montreuil et Saint-Denis

La France bloque de nouveau l’affaire Ben Barka !

octobre 3, 2009 at 3:43 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Mémoire et histoire, Politique, Société, Solidarité, sarkosy | 4 Comments
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La France bloque de nouveau l’affaire Ben Barka !

benbarka au micro photo yabiladi .com

Mehdi Ben Barka au micro Photo Yabiladi.com

Relancée ce jeudi avec la diffusion par Interpol de quatre mandats d’arrêts signés en octobre 2007, l’affaire Ben Barka est, à nouveau, bloquée. Le Parquet de Paris a annoncé hier soir avoir demandé la suspension de la diffusion de ces mandats d’arrêt, en attendant les précisions demandées par Interpol au juge d’instruction “afin de les rendre exécutables”. Ouais, on verra bien !!!!!

Ces quatre mandats avaient été signés le 22 octobre 2007 par le juge d’instruction Patrick Ramaël, à l’encontre du général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine, Abdelkader Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, l’un des membres présumés du commando marocain qui aurait enlevé Ben Barka, et Abdlekak Achaachi, agent du Cab 1, l’une des unités des services marocains. L’avocat de la famille Ben Barka, en charge du dossier depuis 44 ans, estime qu’on a de nouveau bloqué l’affaire.

Qu’est-ce que « l’affaire Ben Barka » ?

Pour les plus jeunes d’entre-nous, Ben Barka ne dit, hélas, plus grand chose. Raison de plus pour rappeler quelques vérités.

-         Qui était Ben Barka ?

  • Mehdi Ben Barka est né en janvier 1920 à Rabat, Maroc. Il a disparu le 29 octobre 1965 à Fontenay-le-Vicomte. Homme politique marocain, principal opposant socialiste au roi Hassan II et leader du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste de l’époque.

L’affaire Ben Barka, reste le symbole :

  • de la politique clientéliste franco-africaine ; la fameuse France-Afrique symbolisée par en son temps par Jacques Foccart fort bien remplacé depuis.

  • des années de plomb sous le roi Hassan II, politique qui a longtemps gelé les relations franco-marocaines.

  • des dysfonctionnements graves des pouvoirs exécutif, judiciaire et médiatique, tant en France qu’au Maroc.

  • Représentant de l’aile gauche d’un parti qu’il juge trop conservateur, il provoque une scission et fonde en 1959 l’Union nationale des forces populaires du Maroc (gauche), qui se place dans l’opposition au régime du roi Hassan II. Il devient professeur de mathématiques. Il fonde, en septembre 1959, l’Union nationale des forces populaires (UNFP), principal parti de gauche opposé au régime royal. Il préside l’Assemblée consultative mise en place après l’indépendance. Le 16 novembre 1962, il échappe déjà à un attentat fomenté par les services du général Oufkir et du colonel Dlimi. Le 22 novembre 1963, il est condamné à mort par contumace pour complot et tentative d’assassinat contre le roi.
  • Mehdi Ben Barka s’exile alors, devenant un « commis-voyageur de la révolution », selon l’expression de  Jean Lacouture.
    • Il part d’abord pour Alger, où il rencontre Che Guevara, Amílcar Cabral et Malcolm X. Il s’en va ensuite pour Le Caire, Rome, Genève et La Havane. Il essaie de fédérer les mouvements révolutionnaires du tiers-monde en vue de la Conférence Tricontinentale qui doit se tenir en janvier 1966 à La Havane. Il affirme dans une conférence de presse : « les deux courants de la révolution mondiale y seront représentés : le courant surgi avec la révolution d’Octobre et celui de la révolution nationale libératrice ». Présidant la commission préparatoire, il définit les objectifs, parmi lesquels l’aide aux mouvements de libération, le soutien à Cuba soumis à l’embargo américain, la liquidation des bases militaires étrangères et l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud… Pour l’historien René Galissot : « c’est dans cet élan révolutionnaire de la Tricontinentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka ».[1]
    • Ben Barka est intercepté peu après son arrivée à Paris devant la Brasserie Lipp, le 151 boulevard Saint-Germain, le 29 octobre1965, par deux policiers français l’inspecteur principal Louis Souchon (chef du groupe des stupéfiants à la Brigade mondaine) et son adjoint Roger Voitot, qui le font monter dans une voiture où se trouve également un membre de la pègre parisienne, Julien Le Ny. On ne reverra jamais Mehdi Ben Barka.
    • Brasserie Lipp
    • Cette « interpellation » pour le moins illégale est commanditée par Antoine Lopez, chef d’escale d’Air France à l’aéroport d’Orly et ci-devant « Honorable correspondant » du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Elle implique également à des degrés divers trois autres personnages obscurs : Georges Boucheseiche (ancien membre de la Gestapo française sous l’Occupation. Un homme qui rallia le gang des Tractions Avant à la Libération, qui fut également, dans les années 1960, un barbouze anti-OAS, puis un actif militant du Service d’action civique cher à Charles Pasqua. Un homme proche de Jo Attia[2]. Participent aussi Jean Palisse et Pierrot Dubail, hommes de mains de Boucheseiche.
    • Lors du procès Ben Barka, Lopez fut fortement soupçonné d’avoir agi sur instructions du général Oufkir, et le 7 juin 1967, le verdict fut ainsi prononcé : les deux policiers furent condamnés à 8 ans et 6 ans de réclusion criminelle, Antoine Lopez à 8 ans.
    • Le général Oufkir et les quatre membres de la pègre parisienne quant à eux réfugiés au Maroc où ils avaient ouvert des bordels, furent condamnés à la perpétuité par contumace. Le roi Hassan II refusa toujours d’appliquer les condamnations ou d’extrader les condamnés. Le général Oufkir se suicidera ou sera suicidé quelques années plus tard après un coup d’État manqué contre le roi du Maroc (voir : Gilles Perrault, Notre ami le roi).
    • MOROCCO-OUFKIR
    • SIPA/00005269/000002Successivement : le général Oufkir et le colonel Dlimi source Maroc Hebdo Press
    • Le compagnon de Ben Barka : Mohamed Lahrizi, est un homme dont tout le monde évite de parler. Il  faisait pourtant partie de la garde rapprochée de Mehdi Ben Barka, a connu un sort encore plus dramatique que son ami Mehdi. L’homme a non seulement été sauvagement assassiné mais, de surcroît, sa femme, une ressortissante suisse et sa petite fille de 8 ans ont été kidnappées et portées disparues depuis les années 60. Depuis, ce dossier ne figure pas dans les instructions des juges français !!
    • Sur ces sujets, voir, en complément : « AFFAIRE BEN BARKA : Ce que l’on ne vous a jamais dit » in La Gazette du Maroc : http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=852&n=552&id_artl=15313

Les révélations de Lucien Aimé-Blanc :

De 1956 à 1959, Mehdi Ben Barka est président de l’Assemblée consultative.

L’ex-commissaire Lucien Aimé-Blanc, connu pour avoir participé à la traque de jacques Mesrine, fut numéro deux de la « Mondaine », de la brigade antigang, de l’office des stups, puis chef de l’office central de répression du banditisme de 1977 à 1980.

En avril 2006, il publie L’Indic et le Commissaire et révèle que la totalité des agents impliqués dans l’enlèvement de Mehdi Ben Barka était écouté par le SDECE. De fait, Aimé-Blanc publie dans son livre ces écoutes téléphoniques :

«  Adjoint de la brigade antigang en 1966, j’ai trouvé dans le coffre du patron une liasse de transcriptions d’une écoute téléphonique répertoriée « Orion 113 » et posée par un service de la Sûreté nationale sur la ligne d’un hôtel de rendez-vous de l’avenue Niel à Paris (XVIIe). À la lecture de ces 40 feuillets, j’ai été stupéfait de constater que c’était le point de ralliement de toute la bande identifiée comme étant les ravisseurs de Ben Barka. Ils apparaissent tous sur ces écoutes, le chef d’escale d’Air France à Orly et indic du Sdece (ancienne DGSE, les services secrets, ndlr), Antoine Lopez, comme les truands Boucheseiche, Figon, Palisse… Il transparaît en filigrane de ces conversations, enregistrées tout le mois précédant la disparition de Ben Barka, que ces individus liés à un général Marocain projettent l’enlèvement d’un homme qui doit arriver à Orly. Il est donc clair que la brigade centrale de recherche criminelle, qui surveillait cet hôtel de passes sans avoir de compétence sur Paris, était au courant de ce projet. À l’époque, ces écoutes remontaient également au ministère de l’Intérieur et au conseiller de Matignon. J’en déduis que le service de la Sûreté nationale qui a branché cet hôtel savait ce qui se tramait, et s’il n’est pas intervenu pour déjouer cet enlèvement, c’est soit par négligence coupable, soit sur ordre.»

Les écoutes en question, indique Lucien Aimé-Blanc, n’ont pas été communiquées au juge Zollinger, chargé de l’enquête sur la disparition de Ben Barka. L’Express écrit ainsi que « ces écoutes prouvent, en tout cas, que le ministre de l’Intérieur – au moins – savait qu’une mauvaise action se préparait contre Ben Barka. En outre, les doubles de ces écoutes étaient automatiquement transmis au cabinet du Premier ministre de l’époque, Georges Pompidou.

Comme on le voit, cette affaire trouve des ramifications au plus haut sommet de l’Etat ! C’est vraisemblablement là qu’il faut trouver la cause profonde des manœuvres de retardement que connaît « l’affaire ben Barka » depuis plus de 40 ans !!

Cet article se veut d’éducation populaire. Qu’il nous permette aussi d’exprimer notre solidarité à la famille de Mehdi Ben Barka et, tout particulièrement à son fils Bechir qui lutte inlassablement pour la vérité et la justice.

matriochka_présidents françaisMatriochka des présidents français qui ont bloqué l’affaire

Voir aussi : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/histoire/chronologie-de-l-affaire-ben-barka_484113.html

Fils Ben Barka: la suspension des mandats, “cynisme de la raison d’Etat” : http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-02/fils-ben-barka-la-suspension-des-mandats-cynisme-de-la-raison-d/924/0/382573

Les écrits politiques (1957-1965) de Mehdi Ben Barka, un recueil de textes qui permet de mieux comprendre l’action du grand opposant marocain disparu en octobre 1965, sont publiés aux Editions Syllepse.


[1] Historien, spécialiste du Maghreb colonial

Engagé à gauche, appartenant à la génération intellectuelle de la guerre d’Algérie, René Gallissot a enseigné à l’université d’Alger à l’Indépendance en 1962. Il revient pour Mai 68 à la Sorbonne, passe de l’université de Vincennes à l’Institut Maghreb-Europe de l’Université de Paris VIII.

René Gallissot est professeur émérite à l’université de Paris VIII. Il a dirigé l’ouvrage Mouvement ouvrier, communisme et nationalismes dans le monde arabe (Éditions de l’Atelier, 1978); il est aujourd’hui le directeur de la série Maghreb du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier (Le Maitron).

[2] Jo Attia, ancien des Bataillons d’Afrique, les Bat’ d’Af’, de son vrai nom Joseph Brahim Attia est un truand parisien des années 1940 à 60, patron du Gavroche à Paris (rue Joseph de Maistre). Il fut membre du gang des Tractions avant. Il est impliqué dans l’enlèvement de Ben Barka mais aussi dans l’affaire du colonel Antoine Argoud (ancien patron de l’OAS enlevé en 1963 à Munich par des barbouzes, condamné à la réclusion à perpétuité et libéré en juillet 1968). Toutes ces  opérations controversées sont imputées aux Services Spéciaux français sous l’ère gaulliste.

La mort d’Hakim Djelassi à Lille

octobre 1, 2009 at 9:36 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Politique, Société, Solidarité, social | 1 Comment
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La mort d’Hakim Djelassi à Lille

Les faits :

Dans la rue Paul-Ramadier et dans le quartier du Vieux Lille, la mort de Hakim Djelassi, 31 ans, fait jaser, c’est le moins qu’on puisse dire.

La cause : la mort, samedi 26, à l’hôpital, d’Hakim Djelassi.  La thèse officielle c’est l’arrêt cardiaque. Cette version ne passe pas dans le quartier. On parle de bavure, de violences policières ou de tabassage. Le directeur départemental de la sécurité publique précise que si la police est intervenue c’est parce qu’elle a été appelée « par le gardien de l’hôtel et par la compagne de cet homme ».

L’enquête révèlerait que le veilleur de nuit et la compagne d’Hakim ont précisé que sa prise en charge aurait eu lieu sans violence.

Des voitures brûlent :

Pour les tenants des violences policières, elles auraient eu lieu dans le fourgon de police. Une thèse que la police rejette en bloc.

Dans la nuit de samedi à dimanche, sept véhicules sont incendiés. La police conserve un dispositif serré de surveillance du quartier. Le père d’Hakim appelle au calme. Une autopsie doit être pratiquée..

Marche blanche dans le vieux Lille le 29

Un peu plus de deux cents personnes participent, le 29 au matin dans le Vieux-Lille à une marche silencieuse, en mémoire d’Hakim Djelassi. Il habitait une tour HLM de la rue Paul-Ramadier.

Le cortège marche silencieusement jusqu’au palais de justice. La famille qui a passé la nuit à faire des tee-shirts et l’avocat, Me Guilhem D’Humières, rencontrent le procureur de la République. “L’ouverture d’une instruction va nous permettre d’accéder au dossier”, explique Me D’Humières. D’après lui, la famille n’est pas convaincue de la version des services de police et du procureur. Le rapport d’autopsie est évidemment très attendu.

Premiers résultats et analyses en cours

A ce moment, une seule chose est sûre Hakim a été interpellé et il est mort. La famille se porte partie civile. » Le parquet annonce que les premiers résultats de l’autopsie pratiquée lundi ne livrent  pas « de cause évidente de la mort ». Il ajoute qu’ils excluent « tout traumatisme » ayant pu provoquer le décès. Le corps d’Hakim porte des hématomes, mais ce ne sont pas des coups qui ont pu le tuer. Des analyses toxicologiques se poursuivent pour déterminer les autres causes possibles de son arrêt cardiaque.

En l’état, l’avocat de la famille d’Hakim refuse d’écarter la bavure ; il estime que : « ces allégations largement prématurées et pas confirmées. Le parquet va vite en besogne » et rappelle que des « investigations complémentaires » sont en cours. « S’il advenait qu’il n’y avait eu aucun coup mortel », l’avocat une question : « Hakim Djelassi a été maintenu au sol à l’arrière du fourgon par un policier. Est-ce que cette prise a eu des conséquences sur son état de santé ?

Le corps d’Hakim Djelassi sera rapatrié demain en Tunisie, pays d’origine de ses parents, où il sera enterré.

En l’absence d’information plus précise, nous ne pouvons guère en dire davantage ; juste nous joindre à sa famille, ses amis, son quartier pour que toute la lumière soit faite.sur la mort d’Hakim.

Communiqué de la FASE sur la mort d’Hakim Djelassi dans un fourgon de police

« Alarmés par la succession de décès dans un fourgon de police de personnes interpellées, nous demandons l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances du décès dans un fourgon de police de Hakim Djelassi, 31 ans, le samedi 26 septembre à Lille. Nous  exprimons notre solidarité et nos condoléances à la famille. »

La Fédération pour une Alternative sociale et écologique (FASE)

Le 30 septembre 2009

Des deux côtés de la frontière, le Hainaut a mal à la crise mais ce n’est pas la crise pour tout le monde !!

septembre 29, 2009 at 4:06 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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Des deux côtés de la frontière, le Hainaut a mal à la crise mais ce n’est pas la crise pour tout le monde !!

Nous ne reviendrons pas sur ThyssenKrupp, CBS, Myriad, Nexans, les salariés du social et de la santé, ceux de Stibus, de la fonction publique… nous en avons déjà parlé voici, hélas, la suite

Des projets de recrutement en berne dans la région Nord-Pas-de-Calais !

La crise n’est certainement pas derrière nous. Selon la dernière enquête sur les besoins en main-d’œuvre, menée par Pôle emploi, le nombre d’intentions d’embauche dans les entreprises régionales est en chute de 30 %.

Réalisée au cœur de la crise, auprès de 76 000 entreprises de la région, l’enquête « Besoins de main-d’œuvre » est sans ambigüité : plus de 45 000 projets de recrutement ont été signalés par les entreprises du Nord – Pas-de-Calais pour 2009. C’est 30 % de moins que l’année dernière !!

Le chômage explose en Sambre-Avesnois : selon la Voix du Nord

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Secteur_Avesnes_sur_Helpe/2009/06/17/article_plus-qu-ailleurs-le-chomage-explose-en-s.shtml

- Nous citons l’article de Vincent Tripiana

…. Cela fait plusieurs semaines que la rumeur s’amplifiait : une fois de plus, le chômage explosait en Sambre-Avesnois, plus qu’ailleurs. Jean-Paul Demailly, chargé de mission à la direction du Pôle Emploi, confirme : avec 22,5 % d’augmentation en un an, la progression du chômage, dans l’arrondissement, est la plus importante du Nord – Pas-de-Calais. Fin avril, la Sambre-Avesnois comptait 18 555 demandeurs d’emploi.

C’est la dégringolade : «  On trouve le plus fort taux national alors qu’on était sorti de l’auberge l’année dernière, se crispe Jean-Paul Demailly. Il y a eu beaucoup d’embauches de CDD et d’intérimaires, en 2007, et jusqu’en septembre 2008, c’était exceptionnel. À partir de fin août, ça a commencé à plonger. » Fin août, «  c’est la fin des contrats d’emploi temporaire dans l’automobile. Il n’y a pas que MCA : Sevelnord et Toyota, aussi, et tous les sous-traitants ». Il n’y a pas que MCA, en effet : chaque jour, quatre mille personnes quittent l’arrondissement pour aller travailler ailleurs. Dont plus de la moitié (2 400) qui vont en Belgique !

Ce sont les jeunes Sambriens (moins de 25 ans) qui payent le prix fort : 39 % d’augmentation de demandeurs d’emploi, soit «  la plus forte du Nord – Pas-de-Calais ». Cela aurait pu être pire : «  Ce qui a amorti, un peu, c’est que les entreprises ont utilisé plusieurs dispositifs : RTT, chômage partiel, 35 heures. » 73 entreprises sont touchées par le chômage partiel un chiffre qui clignote en rouge, sur les tableaux de bord de l’économie du secteur. S’y ajoutent 54 entreprises touchées par des mesures de suppression d’emplois. «  Essentiellement des entreprises de moins de dix salariés », ajoute J.-P. Demailly. Mais l’actualité nous montre, avec Vesuvius par exemple, que les plus importantes sociétés sambriennes sont elles aussi touchées. Tout le monde croise les doigts pour qu’en Sambre-Avesnois la situation économique se redresse un peu, après l’été. Et si ça ne va pas mieux ? Là, même le regard des plus confiants s’assombrit .

Suite à une faillite 173 emplois sont menacés à Saint-Ghislain – Belgique

Le fabricant de matériaux réfractaires Preiss-Daimler Refractories (Ex-Belref) de Saint-Ghislain a déposé son bilan lundi matin, ont indiqué les syndicats. 173 emplois sont menacés (136 ouvriers et 37 employés).

Le tribunal de commerce de Mons a prononcé lundi 28 – 09 la faillite de la société, filiale du groupe industriel allemand Preiss-Daimler. A la grande surprise des syndicats qui connaissaient les problèmes de l’entreprise mais s’attendaient plutôt à un plan de restructuration. L’actionnaire principal a toutefois décidé de ne plus financer les pertes. Au terme d’un conseil d’entreprise extraordinaire convoqué lundi après-midi, l’une des curatrices, Me Blondiaux, a promis aux travailleurs de faire le maximum pour assurer la reprise des activités.

Preiss-Daimler connaissait de graves difficultés dues, entre autres, à la chute des commandes issues de l’industrie verrière et sidérurgique. Un important chômage économique était mis en place depuis plusieurs mois, expliquent les syndicats, et un manager intérimaire avait été désigné par la Région wallonne en début d’année.

Pour une fois, la délocalisation de la production se fera vraisemblablement vers ….L’Allemagne !!! Un bel exemple de l’inexistence de l’Europe !

Bridgestone Frameries – Belgique : une grève déterminée, un bilan en demi-teinte

La grève des 140 ouvriers de Bridgestone Aircraft Tire (Frameries) a pris fin ce vendredi 07 aout 2009, après 58 jours de résistance. Le projet d’accord approuvé par 57% des 111 travailleurs présents à la dernière assemblée générale répond partiellement aux revendications de départ mais n’annule pas les huit licenciements à l’origine du mouvement.

La hausse du diesel se précise – Belgique

Il semble désormais acquis que le gouvernement fédéral compte trouver des moyens budgétaires du côté des usagers du diesel. Le ministre du Budget, Guy Vanhengel, a indiqué qu’il y avait un consensus en ce sens au gouvernement. Bernard Clerfayt, secrétaire d’État à la fiscalité environnementale, l’a confirmé ce matin à la RTBF : la hausse des accises sur le diesel pourrait atteindre près de 20 %, « progressivement ».

Ceux qui avaient l’habitude de faire leur plein Outre-Quiévrain vont devoir déchanter ! Le Diesel va se rapprocher du prix de l’essence.

Et pendant ce temps là ……

Côté français :

-                     Nos élus de l’Avesnois ne trouvent pas mieux que de vouloir faire passer le RN2 à 4 voies ; ils n’ont pas le premier sou, rien n’est inscrit au plan Etat – Région ….il font de la Com’ ! Nous allons les aider ! Notre article sur le Val Joly : Val Joly stop ou encore ? Naturiste ou à poil ???? a déjà été lu par 764 admirateurs passionnés !!

-                      Parmi les « petits » faits divers à attribuer à nos « petits » élus :

-                     Alain Poyart a trouvé un remède à la crise !! Il veut mettre des caméras partout …il fait son cinéma

affiche video surveillance

-                     A Ferrière la Grande, le maire PS veut toujours construire des HLM en zone inondable, protégée par un PPRI (Plan de prévention des risques d’inondation). Trois arrêtés de catastrophe naturelle dans la vallée de la Solre, ça ne suffit donc pas ? Et non, ce serait Parténord (PS) qui construirait ! CQFD !

-                     A La Longueville, la lutte continue contre la centrale à bitume du sieur Robert Lorban et son centre de retraitement de déchets bitumineux dont les hollandais ne veulent sous aucun prétexte….Tu veux nous pourrir la vie, Bob ; on va bien être obligés de te pourrir la tienne !!

-                     Tous ces dossiers sont suivis par notre association Hainaut Avenir Environnement Contact : 4 route de Ramousies 59440 Sémeries ou g.dutron@yahoo.fr

Côté Belge :

-                     Didier Donfut (PS) intègre l’assemblée générale de l’intercommunale gazière du Hainaut (IGH) :

cri de mons.Munch jpg

Le “CRI” de Mons inspiré de Munch …en Elio Gravure, évidemment !!!clin d'oeil

-                     Il était au cœur de l’affaire qui avait conduit à la démission de cet ex-ministre wallon. Voir sur notre blog : En France, en Belgique, en Europe, la social démocratie va mal …. Je fus, tu fus, Donfut !!! Un article déjà lu : 1.000 fois tout rond à l’heure où nous écrivons. Quel succès, Donfut !! Voilà qui mérite une bonne crasse pinte, hein Fieu !!

-                     Didier Donfut récupère, au sein de cette assemblée, un siège réservé à la commune de Frameries et qui était occupé jusqu’ici par une autre socialiste, Marie-Paule Bury, laquelle devra également être remplacée en tant que présidente de l’intercommunale, annonce La Province (Sud Presse). L’annonce de ce jeu de chaises musicales a été fait jeudi soir au cours du conseil communal de Frameries, où Didier Donfut, ex-bourgmestre, siège désormais en tant que simple conseiller. Didier Donfut ne sera pas payé pour ce simple mandat de membre de l’assemblée générale, précise le journal. Il devient cependant éligible à une fonction d’administrateur ou à la présidence de l’intercommunale.

-                     Cette « réintégration n’est que le prélude à la nomination de Donfut à la présidence de l’Intercommunale précitée !! On est en droit de penser qu’il y a quelque chose de pourri au Royaume de ….Belgique ! Mais, il se murmure que Donfut serait un homme de …dossiers !! Suivez notre regard !!

- Une convention d’expertise passée entre Didier Donfut et l’IGH avait contraint le politicien bien en cour auprès du Roi Elio à démissionner de ses mandats de ministre wallon et de bourgmestre de Frameries. Au début du mois le conseil d’administration de l’IGH avait rompu la convention, imposant le payement d’une indemnité de 141.000 euros.

La suspension de Francine De Tandt prolongée d’un mois

Source RTL-Info Belgique – Faits divers lun 28 sep, 18:08

La suspension de la présidente du tribunal de commerce de Bruxelles a été prolongée d’un mois à la suite d’une décision de la cour d’appel de Bruxelles, indique lundi la VRT.
Mme De Tandt, qui est l’objet d’une enquête disciplinaire et une instruction pénale, avait été suspendue de ses fonctions fin août. Elle est notamment soupçonnée d’avoir entretenu des liens trop étroits avec des hommes d’affaires et leurs avocats. Le parquet général examine actuellement si elle s’est rendue coupable de corruption.

Edmée de Groeve :

Proche du PS, elle joue actuellement profil bas et tente de se faire oublier ; voir In the groove …de Groeve !

221 personnes se sont intéressées au sort que nous faisions à cette « chère » Edmée ….pas vraiment un bide …disons un succès « d’estime » !! Mais l’histoire ne dit pas à combien on l’estime !

Charleroi : détournement d’argent à Versant Est :

Source RTBF 24.09.09 – 18:35

Un nouveau scandale dans les logements sociaux à Charleroi: le directeur-gérant de la société Versant Est – proche du PS, bien sûr – a avoué avoir détourné de l’argent pour un montant de près de 30 000 euros. Il a agi par le biais de factures gonflées, mais aussi en puisant directement dans la caisse de la société…..

24.09.09 – 18:35

Un nouveau scandale dans les logements sociaux à Charleroi: le directeur-gérant de la société Versant Est a avoué avoir détourné de l’argent pour un montant de près de 30 000 euros. Il a agi par le biais de factures gonflées, mais aussi en puisant directement dans la caisse de la société.

Eric Van Roozendael, le directeur-gérant, avait durant plusieurs années manipulé les chiffres de la société afin de puiser dans la caisse. Il avait notamment gonflé les factures d’achat de cadeaux de fin d’année : il achetait chez un maroquinier de luxe des foulards, sacs et autres mallettes qu’il offrait aux membres du conseil d’administration et aux cadres de la société, tout en faisant gonfler le montant de la facture. Versant Est gère 1 637 logements sociaux, répartis sur les communes de Gilly et de Montignies-sur-Sambre.

Nouvelles révélations dans le dossier de La Carolorégienne

Source 7 sur 7 : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/991589/2009/09/10/Nouvelles-revelations-dans-le-dossier-de-La-Caroloregienne.dhtml

Le tribunal correctionnel de Charleroi, qui poursuit l’examen -du dossier de “La Carolorégienne”, a entendu ce jeudi Luc Frère, qui fut directeur gérant de la société de logements sociaux.

- De l’audit à l’audition


Luc Frère, aujourd’hui prévenu, avait presté dans un premier temps des misions ponctuelles pour « La Carolorégienne ». Il y avait conduit une mission d’audit interne au nom de la firme Coreva dont il était le responsable. Il avait ensuite été engagé comme directeur gérant de la société de logements.

Poursuivi lui aussi pour utilisation de personnel à des fins privées, il a nié mais a dit avoir constaté ce genre de dysfonctionnements au profit d’autres responsables de « La Carolorégienne ». De même, a-t-il dit, de nombreux vols s’y commettaient, le personnel compensant ainsi le fait qu’il était sous-payé. Les seuls frais de fonctionnement dont il aurait bénéficié auraient été ceux d’une voiture de fonction. Fin 2004, il a découvert l’existence de l’audit de 2002 de la SWL sur la situation de « La Carolorégienne ». Il a évoqué son existence, dit-il, mais sans résultat interne.

- “Mafieux”


Interrogé à propos du coûteux licenciement du directeur des travaux Jean-Pol Tison, avec une indemnité de 295.000 euros, il a expliqué que la procédure était en cours quand il est arrivé et qu’il était d’abord question de 750.000 euros d’indemnité de départ. La somme a fait l’objet de discussions, avant d’être soumise à Jacques Van Gompel, alors bourgmestre PS qui était dans les faits le véritable patron de La Carolo, a expliqué Luc Frère. Il a finalement été décidé d’accorder 295.000 euros à Tison, aujourd’hui co-prévenu.

Selon Frère, il existait un climat particulier au sein de la société de logements sociaux : Jean-Pol Tison était au courant de malversations commises par Alain Carlier, directeur gérant quand Luc Frère a mené son audit.

Le climat était alors tel, à l’intérieur de « La Carolorégienne, que « Claude Despiegeleer parlait de Tison en le traitant de mafieux ».

- Transferts


Pour Luc Frère, le modèle de subventionnement mis en place entre « La Carolorégienne » et l’asbl L’Ecrin ne pouvait tenir. L’Ecrin, qui avait une mission de réinsertion, était incapable de tenir seule, financièrement. Quand de l’argent manquait, on s’adressait à La Carolorégienne qui effectuait un transfert, sans aucune convention.
J’ai donc fait faire une convention, explique Luc Frère qui a reconnu l’avoir fait antidater, comme une des préventions le lui reproche.

De même, le mécanisme de distribution en interne des timbres postaux achetés par « La Carolorégienne » était l’occasion d’excès qui ont été corrigés par la mise en place de l’audit. On savait bien que La Carolorégienne était l’endroit où n’importe qui, dans l’administration communale, pouvait venir se procurer des timbres sans aucun contrôle, a commenté le prévenu. Les cartes d’essence ont également fait l’objet d’un contrôle qui a permis d’établir qu’il y en avait 48 pour 16 véhicules.

- Parquet ou pas?


« Quand on s’est rendu compte des malversations diverses, il a été question de les signaler au parquet, ce qui n’a pas été fait. Je suis resté pour relever le challenge et redresser la société.

Selon Luc Frère, La Carolorégienne était alors en état de faillite virtuelle et la SWL était anormalement absente. « J’ai demandé un rendez-vous que le directeur général Alain Rosenoer ne m’a accordé que des mois après, un soir à 22 heures. J’étais seul avec Claude Despiegeleer et le président de « La Carolorégienne » ne s’y trouvait pas ».

- Marché truqué


Luc Frère a également reconnu que le marché lui attribuant l’audit avait été truqué. Il avait lui-même pris part à l’élaboration des conditions de marché, avec René Boucheron, alors comptable à la Coreva, et qui s’est également porté candidat, ainsi qu’une troisième personne qui a été priée de modifier son offre. « Quand nous avons eu l’accord officiel du conseil d’administration nous accordant cette mission, il y a des mois que nous l’exercions », a-t-il indiqué.

Interrogé sur la mutualisation des charges locatives, reprochée tant aux administrateurs qu’à lui-même, Luc Frère a expliqué que le principe en avait été voté en conseil d’administration, avant d’être admis par le comité de locataires. La SWL était informée, et n’y a vu aucune objection.

Création de comités de gestion illégaux contrôlés uniquement par le PS, rémunérations exorbitantes, comptabilité au doigt mouillé, frais de représentation grassement généreux et non justifiés, violation systématique de la législation sur les marchés publics, emplois bidon,  sont quelques menus ”défauts” repérés au sein de la société de logements sociaux “La Carolorégienne » dans un rapport d’audit élaboré par la Société wallonne du logement…

La Carolorégienne, une société « socialiste » comme plein d’autres ?

Et ailleurs ????????

On arrête, on n’en jette plus, la cour est pleine !!! Il semblerait que, crise ou pas crise, certains fussent plus égaux que d’autres !!

Hainaut Avenir Environnement sera présent au Festival Cœur de Faune à Mers les Bains

septembre 29, 2009 at 3:34 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Solidarité, social | Leave a Comment
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Hainaut Avenir Environnement sera présent au

Festival Cœur de Faune

à Mers les Bains

Un intéressant  Festival se déroule du 1er au 4 Octobre à Mers les Bains.

Notre ami Jacques Lainet[1] co-président de Hainaut Avenir Environnement y représentera notre association. Jacques a, par ailleurs, un problème d’hébergement pour la nuit du 2 au 3 et peut-être celle du 3 au 4 – 10.

Si vous pouvez lui rendre ce service, contactez :

jcqs.lainet@gmail.com ou le 03.27.59.72.13

à défaut : g.dutron@yahoo.fr ou le 09.65.35.56.45

Vous trouverez ci-dessous les documents d’information communiqués par le Festival Cœur de Faune.

Contact Festival : Patrick Rannou  06.78.08.95.91affiche.festival coeur de faunejpg

déliant Festival Coeur de Faune jpg


[1] Jacques est, par ailleurs, membre du RESEDA et co-anime notre collectif de l’Avesnois.

L’attaque de l’Iran serait programmée !

septembre 28, 2009 at 9:30 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Europe, Politique, Société, sarkosy | 14 Comments
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L’attaque de l’Iran serait programmée !

On aura beau dire et beau faire, l’Iran l’a bien cherché ! Avec les provocations en tous sens de son président Mahmoud Ahmadinejad :

-         qui nie le génocide juif,

-         qui organise des manœuvres et des essais militaires tous azimuts.

-         Ainsi, dernièrement :

  • Téhéran a tiré deux missiles de courte portée le dimanche 27 septembre en ouverture d’exercices militaires ; d’après la télévision d’Etat Al-Alam. Il s’agit de missiles Tondar et Fateh 110.missile iranien air mer ijpgPrésentation d’un missile iranien air-mer
    Si ces exercices n’ont rien d’exceptionnel, ils ont lieu alors que les tensions grandissent entre l’Occident et l’Iran à propos de son
    programme nucléaire, notamment à cause de la révélation de la construction d’un second site d’enrichissement d’uranium.
  • Aujourd’hui même, le tir de missile Sejil a été un succès, selon les médias officiels iraniens. D’une portée théorique de 2.000 km, il peut donc atteindre l’ennemi juré du pays, Israël… qui célèbre aujourd’hui Yom Kippour ; on remarquera que la date n’a pas été choisie par hasard !!!! Mais, 2000 km, cela place aussi l’Europe sous le feu potentiel.Sejil 2 à deux étages portée 2000 km
  • Tir d’un missile iranien Sejil 2
  • Entre surenchères et provocations, l’Iran a franchi ce matin une nouvelle étape dans son escalade solitaire. Après avoir occupé l’actualité avec sa nouvelle usine d’enrichissement d’uranium dont nous parlions précédemment,
  • L’Iran, au total, n’est pas un pays comme un autre mais une puissance régionale contrôlée par une fraction de fanatiques religieux dont le président s’est maintenu au pouvoir à la suite d’élections truquées et pour qui la bombe doit effectivement servir à détruire un voisin encombrant : Israël.

  • Or, si nous mettons en cause la politique israélienne au moyen Orient, si nous sommes pour un État Palestinien, nous ne sommes pas prêts à cautionner de près ou de loin la remise an question de l’existence d’Israël et encore moins si c’est de sa disparition physique qu’il s’agit.

I – Ce que nous sommes en mesure de dire :

-         A propos de ce nucléaire iranien qui a occupé une partie du G.20 :

  • Cette information fut une demi double supercherie ; en effet, les occidentaux connaissaient, depuis plusieurs semaines l’existence de cette « nouvelle » centrale d’enrichissement. L’ancien ambassadeur de France à Téhéran le confirmait récemment sur une radio française.
  • Simplement, les occidentaux étaient divisés sur la conduite à tenir. L’Iran a su que les occidentaux savaient et à déclaré cette centrale à la hâte à l’AIEA ; cette « déclaration » lui permettait de jouer les chevaliers blancs en accusant les occidentaux d’enfoncer les portes ouvertes puisqu’il avait dûment déclaré ses installations.
  • Sur le G.20 proprement dit : une décision secrète aurait été prise : CELLE D’INTERVENIR MILITAIREMENT EN IRAN ; ELLE AURAIT ETE PRISE PAR 16 VOIX POUR – 2 ABSTENTIONS FRANCE ET RUSSIE – DEUX VOIX CONTRE dont celle de la Chine
  • C’EST VRAISEMBLABLEMENT CETTE QUESTION ET LE SENS DE CE VOTE QUI ONT MOTIVE L’ALGARADE ENTRE NOTRE PETIT NATIONAL ET SON MINISTRE KOUCHNER ; IL EST BIEN CONNU QUE LE CONTRACTUEL AFRICAIN EST, DEPUIS LONGTEMPS FAVORABLE A UNE INTERVENTION EN IRAN.
  • La France, pour satisfaire les ambitions méditerranéennes du Petit, La France s’est donc abstenue ce qui accentue encore l’isolement de l’Europe. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que :
    • Avec des fusées d’une portée de 2000 km, cela place l’Europe sous le possible feu iranien
    • D’autant plus que, dans le même temps, les USA et la Russie négocient l’abandon du bouclier anti-missiles !
    • La décision personnelle du Nano vagal, si elle se confirme, devra donc être interprétée comme une haute trahison puisqu’il choisit délibérément de placer son peuple sous le possible feu nucléaire iranien !
    • La Chine a voté contre : elle vient de commencer ses livraisons de pétrole raffiné à l’Iran qui n’a pas de raffinerie pour sa production…
    • La Russie est foncièrement contre une intervention mais ne contrôle plus grand chose !
    • Le second site n’a pas été livré par la Russie. Lorsqu’on connait Poutine, même s’il est contre, le fait d’être impuissant fait qu’il se rangera du côté d’une intervention ; c’est la seconde abstention.
    • Russie et Chine sont deux puissances qui se haïssent …. cordialement bien sûr !! C’est donc de la Russie que viendra le “feu vert” définitif.

Pour toutes ces raisons, ce n’est donc pas, comme l’indiquait récemment Slate.fr, une attaque seulement Israélienne qui est à l’ordre du jour mais bien une attaque coordonnée : http://www.slate.fr/story/10495/iran-une-attaque-israelienne-imminente-AIEA-G20-Pittsburgh

En effet, Tsahal n’a pas le vent en poupe en ce moment

II : Notre crédibilité dans cette affaire :

Nous vous prions de croire que nous disposons d’informations sérieuses qui nous permettent de publier cet article.

Autre information : il y aurait en Iran cinq centres d’enrichissement et pas deux !

La seule chose que nous ignorons, c’est la date de l’intervention et si la Russie donnera son feu vert final.

De même les incertitudes internationales font que nous ne pouvons assurer totalement qu’elle aura lieu. Nous publions donc pour prendre date et informer.

Si elle a lieu, nous savons qu’elle ne sera pas terrestre ; donc, elle sera certainement aéronavale. Nous savons qu’elle sera coordonnée entre l’OTAN, les USA et Israël. Lorsque la Russie aura donné son feu vert.

Tir d'un anti-missile balistique SM-3 par le Destroyer USS Paul Hamilton DDG 60 source US Navy

USS Harry S Truman en escale à Marseille

Tir d’un missile SM 3 par le destroyer USS Paul Hamilton

USS Harry S. Truman en escale Marseille

Nous rappelons trois articles de ce blog qui évoquaient déjà tout ou partie de ce sujet :

Vers la constitution de six forces militaires mondiales sous égide ONU La première : Nom de Code Genesis Project

Confirmation de l’accord secret sur des missiles entre la Russie et l’Iran. Livraison des premiers S-300 8 Août 2009 Un sous marin reconverti part pour la zone du Moyen-Orient

Quand Sarkozy fait un caca nerveux à New-York, l’Europe y laisse des plumes !

Si vous voulez bien croiser toutes ces informations, vous aurez une idée du sérieux de nos analyses et de nos informations et, en tout cas, des questions qu’il est permis de se poser.

Compte rendu de la Réunion FASE Aquitaine à AGEN le 26 septembre 2009

septembre 28, 2009 at 6:12 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Politique, Société, Solidarité, social | 2 Comments
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Compte rendu de la Réunion  FASE Aquitaine

à AGEN le 26 septembre 2009

Notre ami Roland Alibert a représenté le RESEDA à la réunion du 26 septembre en Aquitaine. Noos lecteurs trouveront ci-dessous son compte-rendu.

Guy Dutron co-porte-parole du RESEDA

*

* *

Assemblée d’une cinquantaine de personnes, constituée principalement des représentant locaux et régionaux d’organisations comme indiqué dans l’ordre de mes souvenirs, Front de Gauche, P.G, Attac, appel Politis, FASE, C.U.,  O.C, RESEDA, Alter écolo, N.P.A, un militant du P.C.F. mais il nous a dit qu’il était présent à titre personnel. Je dois en oublier, j’espère qu’ils ne m’en tiendront pas rigueur.

De prime abord, des participants dont la volonté affichée était de construire quelque chose à gauche dont les limites était le P.S. ; j’ai fait remarquer à ce sujet qu’il était temps d’arrêter de dire la Gauche de la Gauche, car cela sous entend implicitement qu’il y aurait deux Gauche en France et que pour moi il y a belle lurette que le P.S. n’est plus à gauche. Le cadre de la discussion étant posé en ce qui concernait le P.S. il n’y avait pas lieu de parler tactique dans l’esprit de chacun pour au moins la majorité. S’il y a une tactique à mettre en place ce sera la notre, encore qu’il nous faudra en définir les principes. N’étant pas totalement naïf, je pense qu’il y avait les maîtres à danser habituel des appareils, mais ils sont restés discrets, d’où ma réflexion de dire que si nous voulons que les choses changent, cela viendra des militants, de la base.

Très bonne ambiance quant au déroulement, je pense qu’il était du au fait que les gens étaient venus pour construire et non pour casser, il m’apparaît nécessaire d’attirer l’attention sur ce fait pour les réunions à venir.

Comme il s’agissait quant même avant tout des régionales, nous avons décidés qu’il sera nécessaire de faire une évaluation de ce qui c’est fait en Aquitaine, mais nous avons replacé au sein des débats d’adopter un calendrier de réunions de confiance dans la discussion d’enjeux Régionaux et Nationaux. De créer une dynamique de structuration politique, de faire passer les principes avant  la tactique. Parler efficacement au-delà des organisations, de générer une dynamique de refonte afin de conduire à la constitution de quelque chose de complètement nouveau.

Un élément qui nous est cher au RESEDA à Marcel et moi-même, c’est de construire une démocratie radicale efficace, marre de cette démocratie par délégation sans contrôle par le citoyen. Il est sorti des débats qu’il y en avait marre d’être dépossédé de la vie politique par des appareils.

Du débat a émergé  qu’il y avait un réel enjeu Régional susceptible d’enclencher une dynamique Nationale. Pour ce faire, il faudra des éléments concrets, afin de pouvoir engager le débat public Citoyen.

A cette journée quelque chose c’est mis en route, je ne sais pas jusqu’ou, jusqu’à quand, mais cela va au-delà des appareils, quoiqu’il en soit, les appareils politiques ne pourrons pas ne pas en tenir compte. L’humain, le social, l’environnement, la volonté de construire une démocratie Citoyenne ont retrouvé modestement, mais de façon formelle leur place.

Un calendrier a été mis en place, quatre chapitres de travail préparatoire à des commissions ont été mis en place.

-         Biens communs et service public,

-         Les droits à la solidarité et luttes contre les inégalités,

-         L’environnement.

-         La démocratie et la Citoyenneté.

Voilà la machine est en route .

Roland Alibert

Assemblée constitutive de l’Association des objecteurs de croissance, du 18 au 20 septembre 2009, à Beaugency, point de vue critique du RESEDA

septembre 28, 2009 at 6:09 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Environnement OGM, Politique, Société, Solidarité, social | 4 Comments

Assemblée constitutive de l’Association des objecteurs de croissance,

du 18 au 20 septembre 2009, à Beaugency,

point de vue critique du RESEDA

Forte de ma participation récente à l’université d’été de la FASE : Première université d’été de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Aubagne, du 27 au 30 août 2009, point de vue critique du RESEDA

je disposais de nombreux points de comparaison. Je = Hélène Lacheret, co-porte-parole du RESEDA (depuis peu…) et objectrice de croissance, de Nyons dans la Drôme, présente à Beaugency avec Guy Dutron qui n’a pu venir que le samedi. Cette semaine était chargée pour moi, voici mon compte-rendu qui se pointe à dos d’escargot.
Nous avons pleinement participé, Guy et moi et je répète que critique n’est pas un mot négatif mais un mot qui invite au débat :

° Première impression :

le prix, nettement plus abordable que celui de la FASE y compris pour les fauchés. Mutualisation des frais d’hébergement, ceux qui le peuvent paient plus pour que ce qui n’ont pas les ronds (dont moi) puissent quand même participer. Et les repas ! Locaux, végétariens, équilibrés, bios, proposés à 5 euros. J’ai eu du mal à m’immiscer dans l’équipe vaisselle tant il y avait de volontaires.

° Deuxième impression :

le prix ayant sans doute une influence aussi sur l’âge des participants, il y avait beaucoup de jeunes et de joie.

° Le fonctionnement :

d’abord, je dirais que la démocratie réside aussi dans la prise de parole. Certains (dont moi) ont pris la parole sept ou huit fois en une séance quand d’autres ne la prenaient pas du tout et il ne me semble pas que les certains (pas moi) en question avaient forcément pris la peine de lire les textes travaillés en amont.
Nous ne nous sommes pas donné le temps de faire l’historique de l’Adoc, c’est une erreur à ne plus commettre car elle a engendré incompréhension et perte de temps, les “certains” ne semblant pas savoir que les textes proposés résultaient d’un travail en commun préalable d’un groupe de travail qui s’est constitué à Notre-Dame des Landes l’été dernier. J’ai regretté que les interventions ne soient pas toujours constructives au regard du travail de très grande qualité déjà effectué, notamment par rapport à la plate-forme.
En ce qui concerne les trois ateliers, celui qui a vraiment bien fonctionné est celui sur la plate-forme où les participants étaient assez peu nombreux. L’atelier “statuts” a mal fonctionné : je sais, j’y étais, au soleil, et au bout de quinze minutes passées à savoir si l’article 7 devenait 6 ou 8, mes neurones ont déclaré forfait et décidé de faire la sieste à l’insu de mon plein gré. Mais je pense qu’il ne fallait pas partir de statuts-type pour faire du résolument neuf car les statuts “adoptés” refont de la pyramide, à mon avis. Je m’en expliquerai plus loin. Quant au dernier atelier, j’ai compris que les participants étaient vraiment très nombreux et je me suis de nouveau endormie le soir pendant le compte-rendu (chômeuse, ça fatigue !) vers dix heures – quelle idée aussi de travailler encore à cette heure-là ! Ça me rappelle la CNCU et ses Assises à Saint-Denis où la démocratie consistait à tenir jusqu’à 4 heures du matin pour avoir encore son mot à dire. Cette démocratie-là, très peu pour moi.
A propos de démocratie, une chose encore : “dramatiser”, je parle du ton, pas du sujet qui est dramatique, hélas, comme plein d’autres, pour obtenir ce que l’on veut n’est pas démocratique. Faire changer une formulation à cause d’une forte charge émotionnelle me pose problème quant à notre capacité à être vraiment dans l’écoute du travail en cours. Nous aurons sûrement l’occasion d’en parler et, je répète, ce n’est pas sur le fond mais sur la manière de dire.

Le positif :

l’élaboration de la plate-forme ; la jeunesse et l’énergie des participants (même les plus âgés – sauf moi qui avait besoin de dormir – étaient très actifs et passionnés) ; la bonne ambiance et la maturité dans les échanges + tout ce que dit Thierry Brulavoine dans son faire-part de naissance.

• Le négatif :

à notre corps défendant, à cause des statuts, je crains que nous soyons en train de refaire de la pyramide, du centralisme et toutes ces sortes de choses mortifères à terme.
La matinée du dimanche : fouillis total, finalement, je n’ai pas l’impression que nous ayons décidé quoi que ce soit.

• Le travail à faire :

1.  modifier les statuts
Proposition :
Article 1 : Nom : une association nommée Adoc (Association des objecteurs de croissance) est fondée entre les membres. Son animal totem est un escargot.
Article 2 : Elle a pour objet de promouvoir l’objection de croissance en tant que mouvement politique afin de sortir de la société capitaliste. Ses buts sont définis dans un texte fondateur qui est une plate-forme, disponible sur le site de l’association.
Article 3 : Sont adhérents à l’association toutes les personnes qui se reconnaissent dans cette plate-forme et qui paient leur cotisation annuelle telle qu’elle est définie dans le réglement intérieur.
Article 4 : Afin de promouvoir la constitution de réseaux, tous les groupes déjà constitués qui se reconnaissent dans la plate-forme et qui la signent sont autorisés à accoller l’escargot de la décroissance à leur nom.
Article 5 : Le siège social de l’association se situé à …
Article 6 : L’association est gérée collectivement par un collège de volontaires qui ne peut pas cumuler de mandats et qui est renouvelable par tiers tous les ans. Ce collège désigne en son sein deux représentants légaux.
Article 7 : En cas de conflit mettant gravement en danger la vie et l’image publique de l’association, la ou les personne(s) en cause doivent rencontrer trois membres du collège de façon formelle afin qu’une solution soit trouvée à la difficulté, et un compte-rendu de cette rencontre doit figurer sur le site de l’association. Les rencontres se poursuivent jusqu’à obtention d’une solution satisfaisante pour les deux parties.
Article 8 : L’assemblée générale se réunit une fois par an, elle est convoquée par courriel au moins quinze jours avant et par courrier uniquement pour les personnes qui en font la demande écrite, par une lettre envoyée au siège de l’association.
Article 9 : Cette assemblée générale peut être suivie d’une assemblée générale extraordinaire, convoquée dans les mêmes conditions, en cas de modification des statuts envisagée.
Article 10 : Lors de sa dissolution…
C’est une proposition à améliorer : j’ouvre le débat sur les moyens à notre disposition pour ne pas refaire de la pyramide tout en arrivant à travailler rapidement et avec le minimum de tension. Il me semble que cette autonomie donnée aux groupes déjà existants est un moyen d’atteindre plus rapidement la fameuse “masse critique” .
2. Clarifier notre position par rapport aux régionales, aux “alliances”, aux discussions et ne pas oublier notre allure d’escargot, seule garante, à terme, d’un véritable changement.
Hélène Lacheret

Tecteo Ogéo Fund les liégeois et toute la Wallonie découvrent les turpitudes de leurs socialistes devenus libéraux

septembre 26, 2009 at 12:17 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | 1 Comment
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