Pour votre réveillon : Hommage à Claude Luter !

décembre 31, 2009 at 10:20 | In Culture - Livres, Le coin des ziques qu'on aime bien | 3 Comments
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Pour votre réveillon : Hommage à Claude Luter !


Nous n’allions tout de même pas finir 2009 sur les élucubrations du P’tit avec des talonnettes ni même sur les gravissimes questions internationales !! Y’a pas que ça dans la vie !!

Cette nuit, vous allez bâfrer et danser !

Voici un florilège de l’un des plus grands jazzmen français : Claude Luter !

L’essentiel de cet article et des morceaux qu’il contient viennent d’une soirée exceptionnelle : une soirée d’hommage à Claude Luter enregistrée le 6 octobre 2007 au centre culturel Jean Vilar de Marly-le-Roi. Je ne me consolerai jamais de l’avoir raté !!

L’orchestre composé pour l’occasion sous la houlette du trompettiste Eric Luter, le fils de l’autre, se composait de :

-         l’inoxydable Benny Vasseur, notre quasi voisin du Cambrésis

-         Fred Guitton à la clarinette,

-         Michel Marcheteau au tuba,

-         Alain Marcheteau au banjo,

-         Fabrice Zammarchi à la clarinette et au sax. Soprano,

-         Lou Lauprêtre au piano.

Nous alternerons swings et blues à seule fin que vous puissiez soit vous trémousser, soit « frotter » !!

C’est parti !!!!

Avec Créole Jazz : une composition de Louis Armstrong qui fut l’indicatif de l’orchestre de Claude….ça swingue !

Dans ce morceau vedette, nous vous signalons un exceptionnel contre-chant de Benny Vasseur au trombone durant tout le morceau. Egalement trois magnifiques soli ! Celui du même Benny relayé à la clarinette par Fred Guitton et Michel Marcheteau qui swingue au tuba…allez, vous swinguer au tuba !!!

http://www.youtube.com/watch?v=92f-sJZetx8&feature=PlayList&p=8AFDF7EBE78C3486&index=1&playnext=2&playnext_from=PL

On continue avec : New Orleans blues – ça frotte et Zammarchi a pris le sax soprano !! Comme c’est un blues qui sent bon le delta du Mississipi, personne ne s’étonnera d’y trouver un solo du banjo d’Alain Marcheteau

http://www.youtube.com/watch?v=GRNtM-lSM_U&feature=PlayList&p=8AFDF7EBE78C3486&index=2&playnext=3&playnext_from=PL

Nouveau swing avec une composition de Claude Luter ; un morceau que Claude qualifiait de “très nourrissant” : Pain d’épice ! ça swingue ! Beaux soli de Benny, Eric Luter et tout l’orchestre avec encore une mention au tuba !

http://www.youtube.com/watch?v=gCwRZ-4pPDw&feature=PlayList&p=8AFDF7EBE78C3486&index=3&playnext=4&playnext_from=PL

Vous pouvez reprendre votre souffle avec le morceau suivant joué un peu comme un vieux rag pour fainéants ! Vous pouvez vous trémousser les fesses en cadence les « lyrics » de cette chansons ne disent-ils pas :

If I could shake it like my sister Kate
Shake it like a bowl of jelly on a plate
My momma wanted to know last night
How sister Kate could do it oh so nice
Now all the boys in the neighborhood
Katie could shimmy ass mighty good

Now It may be late but I’ll be up to date
When I can shimmy like my sister Kate
Oh yeah, shake it like my sister Kate

Alors ! Si Sister Kate bouge bien son cul, vous pouvez bien bouger le vôtre !!

Voici Sister Kate !!

http://www.youtube.com/watch?v=2yHbUfbz3sk&feature=PlayList&p=8AFDF7EBE78C3486&index=4

Allez, on swing à nouveau et là, c’est du rapide ! C’est l’histoire d’un tout petit chinois !! China Boy !

http://www.youtube.com/watch?v=6Rt96C1VX8c&feature=PlayList&p=8AFDF7EBE78C3486&index=5

Revenons à des rythmes moins échevelés avec une composition du p’tit Kid, le grand Kid Ory…à première vue, il s’agirait du dandinement rythmé du rat Musqué dans quelque bayou de Louisiane. Kid était un créole de la Nouvelle-Orléans.

Ce morceau contient un morceau de bravoure de Benny Vasseur et même plusieurs !

C’est parti pour le Muskrat Ramble !

http://www.youtube.com/watch?v=6Rt96C1VX8c&feature=PlayList&p=8AFDF7EBE78C3486&index=5

Bon, ça suffit comme ça le calme et le recueillement !! That’s a plenty !!

Ce qui signifie, en gros, “ça va comme ça” !!

On rebouge SVP !!

http://www.youtube.com/watch?v=6Rt96C1VX8c&feature=PlayList&p=8AFDF7EBE78C3486&index=5


Faut qu’on se calme !! Avec une composition de Sydney Bechet : Petite fleur. Un duo royal du sax soprano et du trombone.

On frotte svp !

http://www.youtube.com/watch?v=lSgQAVEKh_o&feature=PlayList&p=8AFDF7EBE78C3486&index=8

Je vous propose de finir en farandole sur une autre composition de Sydney, un peu comme ….Dans les rues d’Antibes !! Avec tout l’orchestre …au top !! Rappelons que, pour l’occasion, l’orchestre s’appelait : Eric Luter and his father’s friends !!

http://www.youtube.com/watch?v=X2FLliK68sA&feature=PlayList&p=8AFDF7EBE78C3486&index=9

Avec tout l’orchestre …au top comme vous l’aurez remarqué !! Rappelons que, pour l’occasion, l’orchestre s’appelait : Eric Luter and his father’s friends !!

Bonne année et bonne santé à tous et à toutes !!

Guy Dutron

Iran, Afghanistan : que nous réserve 2010 ??

décembre 31, 2009 at 10:06 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Europe, Politique, Société | 1 Comment
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Iran, Afghanistan : que nous réserve 2010 ??

côté Iran :

Il est maintenant pratiquement officielle, non pas que deux membres de l’opposition iranienne aient été « déplacés » vers le Nord, mais bien d’une mise en résidence surveillée, à Téhéran ou dans une autre ville.

Contrairement à la désinformation officielle que nous subissons, il se confirme que tous les services officiels sont sereins et qu’ils
contrôlent la situation.

La mobilisation nationale (obligée ou spontanée) s’est confirmée par des manifestations et cette fois dans tout le pays.

La montée subite du cours du pétrole, juste avant une longue fermeture des cours (quatre jours), indique qu’effectivement, l’Iran sera bien capable de fournir ses barils, même si l’effet est à contre courant. Car, en fait, cette hausse est spéculative.

Au sein du Conseil de la Révolution, les Mollahs parlent de sanctions exemplaires et d’exemples d’exécutions en place publique. Il est envisagé de « museler » et même de traduire en justice de hauts responsables politiques de l’opposition.

Dommage ! Dirons-nous en Occident ! Hé bien pas tant que ça !  N’oublions pas que le candidat battu des dernières élections est celui qui a mis en place le programme nucléaire iranien. Alors le Président actuel ou lui, cela ne changerait pas grand chose.

Des analystes pensent que les images que nous recevons sont un nouvel écran de fumée monté de toutes pièces par le pouvoir en place et qu’ils ont probablement utilisés les manœuvres de la CIA et ou d’autres nations occidentales.

-              Ces images sont complaisamment diffusée alors que l’Iran est totalement verrouillé hormis les communications par téléphone satellite crypté ! Alors, ces images viennent d’où si non du pouvoir Iranien lui-même ??

-              Ces images sont du même type que celles des manifestations qui suivirent les élections,

-              Pourtant d’autres sources signalent des centaines de morts (de 300 à 700) ; des morts écrasés par des camions blindés !! Mais de ceci, point d’image !! Qui peut penser que « l’opposition » ne ferait pas ses choux gras de telles images ?? Si elle ne le fait pas c’est qu’en réalité elle ne peut rien faire passer !

Avantages de cette désinformation du pouvoir Iranien :


- les autorités iraniennes peuvent affirmer que les manifestations sont orchestrées par les occidentaux. Vrai et faux à la fois ! Car orchestrées oui mais contrôlées, non.

-  la purge contre l’opposition était trop dangereuse lors des manifestations consécutives aux élections. De plus, au plan international, cela aurait été un aveu de trucage des élections. Et, le contrôle par le pouvoir aurait peut-être dérapé.

- par contre, il va y avoir des vagues prochaines de sanctions
internationales qui vont toucher la population et rendre le pouvoir moins sympathiques.

Le guide suprême et le conseil de la révolution ont donc pu décider de faire le ménage et d’effectuer les purges nécessaires dans l’opposition AVANT les effets des sanctions.

- La date du début des émeutes étaient connues depuis plus d’un mois par des sections des gardiens de la révolution. Ce n’est une date choisie au hasard :

-         fin d’un sommet de l’ONU (ou tous les grands se sont déchirés),

-         fêtes de fin d’années,

-         un attentat qui devait aboutir sur un vol américain,

-         un président américain en vacances : les vacances de fin d’année pour l’occident et les fêtes religieuses musulmanes.

-         La meilleure période pour agir sans que le monde
international ne puisse trop protester.

CONSTAT :

-         La CIA a encore été bien baladée sur ce coup. Il est vrai qu’il ne peuvent compter sur aucune source fiable : juste sur l’ambassade anglaise mais qui, selon certaines sources est totalement manipulée par les iraniens.

ET, COMME TOUT EST LIE :


- huit morts côté CIA et cinq morts canadiens en Afghanistan alors que l’on est en plein hiver : du jamais vu !

-         Disparition, aujourd’hui même de deux journalistes de FR3 en Afghanistan !

-         les milieux très fermés du hacking se remuent, et cette fois on
commence à avoir des confirmations d’une cyber attaque qui n’épargnerait peut-être pas l’Europe. Une sorte de manifestation internationale contre l’échec de Copenhague. Inutile de dire que les services chinois poussent à la roue et que, depuis peu, des services russes prennent le relai (à confirmer).

- 71 vêtements piégés sont aux mains d’individus intégristes. Des Individus totalement autonomes et n’ayant aucun contact avec une communauté musulmane voire un réseau. Autant dire qu’il faudra chercher une aiguille dans une botte de foin pour tout service officiel. Et comme personne n’est réellement infiltré au Yémen ou en Somalie, on est mal partis.

Des analystes pensent que ces terroristes ont déjà et les ordres et les dates d’action . Ils n’ont donc plus besoin d’avoir des contacts avec l’extérieur.

- Des interceptions signalent beaucoup d’allusions dans des messages à « un bouquet final international ». Il existe aussi les mouvements d’explosifs.

-         Ce sont bien les compagnies de frets aériens qui pourraient
servir « de fusées ». Ici, c’est le haut du panier du label Al Qaïda qui dirige la manœuvre et il y a encore des échanges codés.

L’OCCIDENT PEUT-IL AGIR ?

-          La CIA est évidement informée et surtout le Centre national d’antiterrorisme (NCTC) américain. Encore une fois, les américains n’ont que « les vagues intentions des terroristes », ils exigent toujours la seule main mise sur toutes les
informations et, surtout, sur les décisions !!  Bref, ils se considèrent comme les meilleurs, ni le 11 Septembre, ni les nouvelles mesures n’ont changé leur comportement.

Actuellement, Le centre (NCTC) qui doit actualiser la liste des personnes suspectées de terrorisme, reçoit 8000 messages par jour et semble ne pas y parvenir.

-         Si, maintenant, les USA sont dans l’incapacité de traiter 8000 messages par jour, il n’y a plus lieu de fantasmer sur
CIA et de la NSA réunies. Le temps que l’on t’écoute, que le message «arrive », qu’il soit « traité », les informations ne sont déjà plus d’actualité!

En fait, nous vivons un temps de bureaucratie triomphante qui ne triomphe de rien du tout ! C’est peut-être ce qui a motivé le coup de gueule d’Obama contre ses services !

Il serait un peu temps de s’apercevoir qu’une bureaucratie centralisée ne peut pas grand chose contre une organisation en réseau !!

Nucléaire, Dette, Taxe carbone, ce que Sarkozy va nous dire pour ses vœux de 2010.

décembre 31, 2009 at 3:56 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 3 Comments
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Nucléaire, Dette, Taxe carbone, ce que Sarkozy va nous dire pour ses vœux de 2010.

Ce soir, Sarkozy va parler ! Ce n’est pas un scoop ! Il ne cesse de parler ! Ô racle (les fonds de tiroir), ô désespoir !!

Mais ce soir, Sarkozy nous présentera ses vœux. Comme c’est la saison des prédictions, on s’y essaie.

1 – LA PERTE DU CONTRAT NUCLÉAIRE DANS LE GOLFE :

Peu de chance qu’il s’appesantisse sur le mirifique contrat nucléaire perdu dans le Golfe.

Après l’avoir claironné partout, après avoir signé ici ou là des « lettres d’intention » qui sont à l’économie réelle ce que la communication est à la démocratie, notre pays a loupé un contrat présenté comme celui du siècle pour la fourniture d’usines nucléaires.

Outre notre aversion bien connue pour le nucléaire, répétons que, même dans ce système, cette « perte » est une excellente chose :

- d’une part ce contrat n’était que la moitié du marché total de 40 milliards de $,

- d’autre part, le premier comme le second étaient assortis de délais de paiement tels que notre pays y aurait perdu sa culotte,

- Enfin, la solidité actuelle de la finance du Golfe est sujette à caution comme l’a montré la récente crise de Dubaï.


2 – LA DETTE EXPLOSE :

La dette publique de la France a atteint à la fin du troisième trimestre un nouveau sommet à 75,8% du produit intérieur brut (PIB). C’est là une jolie ascension réussie par Sarkozy dans sa version varappe qui dérape !! Comme on ne change pas une équipe…qui perd, notre dette devrait se poursuivre sa grimpette dans les prochaines années.

Calculée selon les critères européens de Maastricht et qui recouvre les comptes de l’Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités locales, la dette publique de la France s’établit donc 75,8% du PIB. Elle se montait, fin septembre à 1.457,4 milliards d’euros, en hausse de 29,4 milliards en trois mois, a annoncé mercredi l’Institut national de la statistique (Insee). Ces 75,8% du PIB, représentent tout de même 1,9 point de plus qu’à la fin juin et ils explosent le seuil de 60% autorisé par le pacte de stabilité européen.

D’après la loi de finances pour 2010, la dette publique devait passer de 67,4% fin 2008 à 77,9% du PIB au terme de cette année. Le gouvernement tablait sur une dette à 84% du PIB pour l’an prochain. Mais c’était avant d’annoncer son grand emprunt, qui devrait la faire monter encore d’environ un point. Cette progression devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2013 (91%).

Un déficit public énorme :

Le déficit public français atteint aussi un niveau record: il est officiellement attendu à 8,2% du PIB cette année et à 8,5% en 2010.

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que nous rappellerons que la Commission européenne a demandé à la France de ramener son déficit sous le seuil autorisé de 3% du PIB d’ici 2013. Ce délai a d’abord été jugé « irréaliste » par Paris mais la France a fini par accepter de s’y plier. Le gouvernement français prévient toutefois qu’il ne pourra respecter cette échéance qu’à condition de renouer avec une croissance forte dès 2011, répétant qu’il est hors de question pour lui d’augmenter les impôts.


Là, on voit des tas de nez qui s’allongent !! Passer de 8,5 % en 2010 à 3 % en 2013 est strictement impossible !

Quant à la croissance dont on nous rebat les oreilles, on l’attend toujours !! Les chiffres rikiki annoncés actuellement laissent prévoir une « croissance » de l’ordre de « 0,quelque chose % » !! Les déficits vont donc continuer, l’explosion de la dette itou : autre explosion attendue, hélas, LE CHÔMAGE !! Car, en France, pour que la destruction d’emploi s’arrête, il faut une croissance de l’ordre de 2,5 %

LE P’TIT EST DONC DANS LA NASSE SAUF ……S’IL NOUS MENT ENCORE !!

Car, en effet, Sarkozy a annoncé l’organisation en janvier d’une conférence nationale sur les moyens de résorber les déficits et la dette, afin de respecter les engagements européens de la France.

Objectif : les retraites !!

Cette fois, on va y avoir droit ! En dépit de toute réalité économique, les retraites vont ressortir du chapeau !

Car c’est le clou du spectacle Sarkozyen : « Travailler plus pour gagner moins » !! En effet, quant on allonge le temps de vie au travail alors que l’on sait que le chômage va augmenter, il est sûr que de nombreux travailleurs seront contraints d’arrêter leur carrière avant l’âge fatidique.

C’EST Là LE PIÈGE !!


La vérité c’est qu’ils partiront avec une retraite amoindrie n’ayant plus la possibilité d’obtenir suffisamment d’annuités !

N’empêche que nous prenons les paris que la question des retraites sera au menu des vœux et du réveillon présidentiels !

LA TAXE CARBONE :

Sale cadeau de fin d’année, le Conseil Constitutionnel retoque cette huitième merveille du Sarkozysme !! La baffe !!

Nous ne pouvons bouder ce plaisir de vous citer « nos sages » !!

Dans sa décision n° 2009-599 DC ( cliquez pour la lire) du 29 décembre 2009, le Conseil constitutionnel motive en effet sa décision d’annuler la contribution carbone de manière imparable.

Considérant le système d’exonération proposé, le point 82 insiste sur une rupture caractérisée devant les charges publiques : nous vous le citons :

« Considérant que des réductions de taux de contribution carbone ou des tarifications spécifiques peuvent être justifiées par la poursuite d’un intérêt général, tel que la sauvegarde de la compétitivité de secteurs économiques exposés à la concurrence internationale ;

que l’exemption totale de la contribution peut être justifiée si les secteurs économiques dont il s’agit sont spécifiquement mis à contribution par un dispositif particulier ;

qu’en l’espèce, si certaines des entreprises exemptées du paiement de la contribution carbone sont soumises au système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’Union européenne, il est constant que ces quotas sont actuellement attribués à titre gratuit et que le régime des quotas payants n’entrera en vigueur qu’en 2013 et ce, progressivement jusqu’en 2027 ;

qu’en conséquence, 93 % des émissions de dioxyde de carbone d’origine industrielle, hors carburant, seront totalement exonérées de contribution carbone ; que les activités assujetties à la contribution carbone représenteront moins de la moitié de la totalité des émissions de gaz à effet de serre ; que la contribution carbone portera essentiellement sur les carburants et les produits de chauffage qui ne sont que l’une des sources d’émission de dioxyde de carbone ;

que, par leur importance, les régimes d’exemption totale institués par l’article 7 de la loi déférée sont contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créent une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques. »

En clair, Sarkozy qui est monté en première ligne sur ce texte a exonéré ses potes : les patrons et quelques lobbies bien votants comme les péquenauds de la FNSEA, les transporteurs et tout le poujadisme ambiant !!

Sarkozy, vraisemblablement profil bas et démocrate en diable nous annoncera donc une nouvelle loi qui tiendra compte, bla, bla, bla, bla, bla, bla….

Ce soir regardez bien votre écran ! Sarkozy sera ….VERT !!

Notre « couille » de fin d’année : Miss Paris destituée !!

décembre 29, 2009 at 5:35 | In Citoyenneté, Culture - Livres, Féminisme, Mémoire et histoire, Politique, Société | 4 Comments
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Notre « couille » de fin d’année : Miss Paris destituée !!

Une précision d’abord, urbi et orbi et couleur pourpre cardinalice, puisque c’est la saison des papes qui se frottent la frimousse par terre !

Dans notre parler local, du Hainaut comme de Wallonie,  une « couille » ce n’est pas du tout ce à quoi vous pensez, dégoûtants !! Une couille, chez nous, c’est l’équivalent d’une couillonnade dans le midi.

Cela étant dit, il ne nous est point interdit de parler de fesse !! Ni obligatoire d’aller à con fesse !

C’est que, sur ce point, l’injustice est patente même si on n’a pas dit combien (la patente, suivez- SVP).

Je n’ai jamais pu supporter l’injustice ! Cela fera 50 ans en 2010 que ça dure et ça durera jusqu’à ce que mort s’ensuive ! Na !

Or, il appert que, profitant lâchement de la trêve des confiseurs, entre augmentations diverses et contrats nucléaires perdus, voilà qu’une vieille aigrie nous destitue notre Miss Paris !!

La bourreaude se nomme Geneviève de Fontenay !! Jusqu’alors, mes racines paysannes ne m’avaient permis de connaître que « La Belle de Fontenay » et il se trouve que c’est une variété de patate !!

Mais me voilà con traint de m’intéresser à une autre légume !

L’autoproclamée patronne du comité Miss France a encore frappé !!

Une certaine Kelly Bochenko a fauté mes frères !! Prions !

On l’a vue dans les gazettes en tenue d’Eve. Moi, naïvement, je croyais que la tenue d’Eve était bien adaptée à la période de Noël mais non !! Parce que, chez nous, il se murmure dans les campagnes que la période de Noël est propice à mettre le P’tit Jésus à la crèche !! Jugez vous mêmes !!


Voici, si j’ose dire, le corps du délit !! Comme vous pouvez le voir en surimpression, c’est paru, notamment, chez ce grand journaliste d’investigation que l’univers nous envie : Jean-Marc Morandini

L’appréciation de la patate en chef fut pourtant sans appel : « Dégoûtante », qu’elle a dit la vieille !!

Honnêtement…Je ne sais pas  ce que vous en pensez mais, pour ce qui me con cerne, je ne la trouve pas dégoûtante du tout la petite Kelly !!

Et puis, allons au fond des choses, si j’ose dire encore !! Tirons les choses au clerc comme on dit dans le notariat à propos de « couilles » !!

NOUS SOMMES EN FRANCE ! MERDE !

Et dans notre devise nationale, il y a LIBERTÉ, et dans LIBERTIN itou !!

Et c’est quoi, les libertins ?? Ceux qui dès le XVIème siècle remirent en cause les dogmes et l’ordre établi. En Italie d’abord (Cardan, Paracelse, Machiavel), en France (Gassendi qui réhabilita Epicure) et aussi de grands noms tels que nos poètes athées du XVIIème siècle : Boisrobert, Tristan L’Hermite, Saint-Amant et Théophile de Viau… Et au XVIIIème : Crébillon, Sade ou Laclos ! Autant d’auteurs appartenant au siècle dit « des Lumières ». Les Lumières ! Les contraire de l’obscurantisme, patate !!!

Alors !!  Allons-nous continuer longtemps à encenser un vieux dictateur coupeur de têtes sadique nommé Robespierre alors que nos vouerions le Divin Marquis aux gémonies ?

Faut-il aussi rappeler à La Fontenay qui doit avoir une fesse qui dit merde à l’autre, entre deux pater et deux Ave, que c’est aussi en France que, depuis François Villon, des potaches, carabins et autres escholiers composent des flopées de chansons dites « paillardes » :

-         une qui veut de trois orfèvres à la Saint Eloi firent des misères con sidérables au chat qui en l’occurrence était une chatte et se prénommait « Minette »,

-         Une qui décrit une charmante jeunette prénommé Charlotte qui fait des choses « dégoutantes » (selon Fontenay) dans son boudoir en faisant rimailler Charlotte avec Carotte,

-         D’autres donzelles encore, natives de Camaret,  qui font subir des choses innommables au curé du Saint Lieu. Putain de moine !

-         Je vous passe les partouzes sous les ormeaux !!!

-         Des comme ça, j’en ai des flopées à ton service Fontenay ….bien plus de 69 !!

Et puis, vous l’avez vue La Fontenay ? Non mais ? Je prétends que toute offerte et amouillante qu’elle fût, faudrait être martien pour lui faire un mouflet !

Tiens, voici sa photo !

Alors, mes frères, qu’en dites vous ? Je prétends, moi, sain de corps et d’esprit, qu’entre la Kelly entrevue plus haut et sa patronne, …..y’a pas photo !

Pour finir cette péroraison en défense de la P’tite Kelly, comme il l’aurait dit lui-même : j’en appelle à Brassens, à Brassens j’en appelle ( lui, c’était Bacchus !!).

Qu’il nous chante donc les aventures ô combien scabreuses et peu catholiques de Mélanie qui s’introduit des cierges sacrés je n’ose même pas vous dire où ! Non de Dieu : à la tienne Fontenay !

http://www.youtube.com/watch?v=fpihvPZMHHM&feature=PlayList&p=094019ECBB1A07CC&playnext=1&playnext_from=PL&index=40

Guy Dutron

La prochaine crise financière se prépare !

décembre 28, 2009 at 1:06 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Politique, Société, social | 1 Comment
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La prochaine crise financière se prépare !


La plupart des errements de la Finance mondiale qui, depuis deux ans, ont conduit à la crise actuelles trouvent leur origine dans les « produits dérivés »[1] à travers un mécanisme nommé « titrisation ».

La crise des «subprimes», qui ne fut que le détonateur qui fit exploser la bulle financière née de la Mondialisation et de la libéralisation à outrance des transactions, impliqua très fortement, elle aussi, le marché des produits dérivés.

Les marchés de produits financiers dérivés représentent plus de 600 000 milliards de dollars de transactions annuelles, soit rien moins que dix fois le PIb (Produit intérieur brut) mondial! Selon certaines estimations, le risque ultime que représentent ces marchés est compris entre 1 000 et 4 000 milliards de dollars.

Or, selon les informations actuellement disponibles, on peut estimer que 90 % des transactions sur produits dérivés sont opérées sur des marchés dits de «gré à gré»[2].

A l’inverse des marchés boursiers, où l’ensemble des offres et des demandes sont standardisées est centralisées, les marchés de «gré à gré» sont des échanges entre deux parties. Ils sont assis sur des opérations non standardisées. Ces opérations ne souscrivent donc pas à des normes qui offriraient une image d’ensemble des transactions et des risques.

Cette façon de faire réduit, de fait, la liquidité des produits en fragmentant à l’extrême les produits ainsi créés.

La principale critique que l’on puisse faire à ces opérations c’est que ces opérations bilatérales n’assurent pas le risque de contrepartie de ces transactions.

Ce risque de contrepartie est déporté ailleurs ! C’est ni plus ni moins que ce qui est advenu à Lehman Brothers ou AIG… avec les résultats en chaîne que nous connaissons.

C’est pour cette raison que, depuis quelques temps, les Etats et les autorités financières poussent à une organisation qui ne mette plus le «gré à gré» au premier rang. Ces autorités tendent à privilégier la compensation sur des marchés réglementés, dans le but de supprimer le risque de contrepartie.

Si cette politique se généralise, le risque de voir naître de nouveaux AIG, Lehman Brothers sera fortement atténué pour les dérivés de crédit compensés de cette manière.

Les nouveaux risques :

Si ce système semble opératoire, il fait naître de nouveaux risques systémiques.

L’explication principale tient à deux choses :

-                     il existera plusieurs chambres de compensation[3] en concurrence entre-elles,

-                     chacune de ces chambres n’aura pas la surface financière suffisante en cas de crise grave, son actionnariat ne l’aura pas davantage !

Très concrètement, à quoi conduisent les choix actuels :

-                     à la démutualisation des Bourses,

-                     à leur fragilisation :

  • en les incitant à la création de plateformes de négociation,
  • en les incitant au traitement des ordres en interne,
  • en leur demandant d’être les garantes, en dernier ressort, des risques de marché et de contrepartie.

Pourquoi ces risques ?

Les chambres de compensation actuelles sont contrôlées de deux manières :

-                     soit par un actionnaire majoritaire (Deutsche Borse, Nyse Euronext,…),

-                     soit par des consortiums associant des Bourses,  des grandes banques, des fonds d’investissement et des courtiers. Des investisseurs peuvent ainsi être actionnaires de Bourses et/ou de chambres concurrentes !

Il apparaît dès lors que ces deux formes de contrôle/actionnariat comportent un très grave risque systémique.

En cas de crise majeure sur un ou plusieurs marchés, les chambres de compensation n’auront pas d’actionnaires financièrement aptes à faire face à leurs obligations.

De plus, ces chambres de compensation new look ne dotées que de fonds propres assez limités.

Face à un problème de liquidité ou en cas de défaillance(s), sans  actionnaires en mesure d’assumer leurs obligations, les chambres de compensation, clé de voute du nouveau système seront en faillite.

Ces chambres, en effet, ne sont pas des banques centrales qui peuvent prendre des risques pratiquement sans limite du fait de leur pouvoir de création monétaire.

Les choix actuels conduisent donc les chambres de compensation à prendre des risques sans rapport avec leur surface financière. Ils ne leur permettent pas davantage un refinancement à hauteur des besoins auprès des banques centrales.

Avec ces mesures, le système financier mondial est entré dans une fuite en avant à grande vitesse et en plein brouillard !!

Nous pouvons donc nos retrouver un jour dans un environnement institutionnel et financier de type Fannie Mae et Freddy Mac que le Trésor américain a dû pratiquement nationaliser durant la crise de l’automne 2008.

Dans le système actuel, la seule parade serait de mettre en place un système de réassurance obligatoire ou de créer un Fonds de garantie. Mais l’énormité des masses financières en jeu sont telles que cela ne se fera pas !

Le serpent va donc continuer à se bouffer la queue !

In fine, en cas de crise, nos apprentis sorciers se retourneront, comme à l’accoutumée, vers ce pelé, ce galeux …L’ ÉTAT !!

A VOS PORTEFEUILLES CITOYENS !!


[1] Un produit dérivé ou contrat dérivé ou encore derivative product est un instrument financier :

  • dont la valeur fluctue en fonction de l’évolution du taux ou du prix d’un produit appelé sous-jacent ;
  • qui ne requiert aucun placement net initial ou peu significatif ;
  • dont le règlement s’effectue à une date future.

Il s’agit d’un contrat entre deux parties, un acheteur et un vendeur, qui fixe des flux financiers futurs fondés sur ceux d’un actif sous-jacent, réel ou théorique, généralement financier. (source wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_d%C3%A9riv%C3%A9_%28finance%29

[2] gré à gré signifie à l’amiable, d’un commun accord. Une transaction de gré à gré est une transaction entre deux parties libres de contracter et « normalement » informées..

Un marché de gré à gré [ou Over The Counter (OTC) en anglais (hors Bourse) ] est un marché sur lequel la transaction est conclue directement entre le vendeur et l’acheteur. Il s’oppose à un marché organisé (ou en Bourse), où la transaction se fait avec la Bourse. Les opérations y sont souvent moins standardisées et moins normalisées ou dans un cadre réglementaire plus souple.

[3] La compensation (clearing en anglais) est un mécanisme permettant à des banques et des institutions financières, membres de la chambre de compensation, de régler les montants dus et de recevoir les actifs correspondants aux transactions qu’elles ont effectuées sur les marchés. Une transaction, matérialisée par l’achat d’une part, la vente d’autre part, a toujours un débiteur et un créditeur. La compensation s’exerce par l’agrégat de toutes les positions (d’achats et de ventes) par type de produit/actif détenu par chaque teneur de compte, et se matérialise par un solde net dû ou à recevoir ainsi que par des flux nets de titres à livrer ou à recevoir vis-à vis de la chambre de compensation. Ainsi, les établissements, membres compensateurs, pour les opérations qu’ils font compenser via la chambre, n’ont de flux financiers et de titres qu’avec la chambre de compensation, et non plus face à leurs contreparties initiales sur les marchés. Le risque de contrepartie est assumé alors par la chambre de compensation. Source wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Compensation#Chambre_de_compensation

OUF ! La fête va finir ! J’aime pas les fêtes !

décembre 28, 2009 at 1:28 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Politique, Société, sarkosy | 5 Comments
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OUF ! La fête va finir ! J’aime pas les fêtes !

Sérieux, j’aime pas les fêtes !! J’aime pas d’abord parce qu’on est obligé ! J’aime pas qu’on m’oblige !

J’aime pas, ensuite, parce qu’il y a des produits « obligatoires ». J’aime pas ce qui est obligatoire !!

Face à ces contraintes multiples, mon grand âge ne me conseille qu’une seule thérapeutique : me fendre la gueule ou encore « faire déjanté » comme dirait ch’Pierre du Pas-de-Calais !!

C’est parti, accrochez-vous !

Donc, j’aime pas les produits obligatoires !

A savoir :

-         Le foie gras : cette saloperie de succédané d’oie ou de canard a qui on a foutu une cirrhose sans que la pauvre bête ne boive un seul p’tit coup ! C’est une vraie vacherie ce truc ! D’autant que, de nos jours, y’a des filous qui nous vendent des « blocs de foie gras » dans lesquels y’a surtout « du bloc » et « du gras » !! Imbouffable !!

-         Le saumon fumé : La plupart du temps d’élevage ce saumon. On peut d’ailleurs se demander ce que contiennent les granulés dont on le gave. Avec les filous qui peuplent les industries agro-alimentaires, vous verrez qu’un jour y’aura des saumons fous comme il y eut des vaches folles !!

-         Les fruits exotiques : je les adorerais si je ne savais pas qu’ils sont avant tout une manifestation du néocolonialisme ambiant ! Mangue plus que ça que j’en bouffe !!

-         Les cadeaux : Ha, ceux-là, j’ai envie de me les faire !! Plus ça va et plus c’est la course au plus gros, au plus con, au plus cher…des fois les trois en même temps ! Dans ma petite enfance, mes cadeaux c’était une orange, des noix, des noisettes…pas une play-station PS-mes couilles ou une autre saloperie qui a coûté des morts à la pelle en Afrique pour s’y procurer les matières premières !

-         Le Père Noël ! Ha le salingue de macho !! Oui ! Macho ! La preuve ? Vous avez déjà entendu parler de la Mère Noël ??? Lui aussi faut que je m’le fasse !! Je lui ai écrit une lettre qui a fait un tabac sur ce blog et qui dit bien tout le mal que je pense de cette grosse outre-baudruche qui n’a de rouge que l’apparence ! Dès que vous grattez un brin, y’a le pognon qui suinte !! Lettre au père Noël !

-         Les embouteillages : Je ne parle pas ici de la sacro-sainte mise en bouteille de vins et autres spiritueux de qualité ! Le soir de Noël, j’écoutais la radio : elle annonçait des bouchons monstres du côté de Vos Cressons ( ou Vaucresson..j’sais pus) !! Encore un coup de la mode exotique ! Le cresson n’est pas une plante hivernale, bon sang ! Il poussait jadis dès le printemps dans les moindres ruisseaux d’eau pure autour de ma ferme natale. Ensuite, j’en ai vu dans les cressonnières de l’Essonne qui ont fermé les unes après les autres. Maintenant que l’eau est pourrie-dégueulasse, faut être suicidaire pour avaler ces salades…et pas que celles-là d’ailleurs. Quand je pense à Lagarde qui nous gave et la Bachelotte qui étale sa viande pour se faire enfiler …une aiguille, je précise ! …passons !

Non, décidément, rien dans ces fêtes ne peut trouver grâce à mes yeux ! Là, on est entre les deux …pas les yeux, les fêtes, suivez, merde !

Faudrait une bonne nouvelle pour me remonter le moral !

Ben, figurez-vous que j’en tiens une !!

Ce soir du 27 décembre, France-Info vient à mon secours !! EDF et tous ses acolytes du Con Sortium ( y’a pas de faute) s’est planté sur quatre contrats mirobolants avec les Emirats du Golfe !! Ha les bédouins !!

Qu’est-ce qui a merdé ??? Le P’tit avait pourtant fait une tournée du Golfe en Janvier 2009, puis il était revenu y parler canons : http://www.lefigaro.fr/international/2009/05/25/01003-20090525ARTFIG00233-la-defense-au-c339ur-du-voyage-de-sarkozy-a-abu-dhabi-.php

Les Emirats, c’était la fine fleur de la politique arabe du minus !

Citons, pour le fun, la bande des branleurs-pantoufleurs battus : EDF, GDF Suez, Total, Areva, Vinci et Alsthom, tous tapis dans l’ombre de l’E.P.R !! Tapis et au tapis !

Enfoncés par des jaunes, scrogneugneu !! Car ce sont les coréens (du sud, bien sûr ) qui l’emportent ! Le contrat a été signé en présence du président des Emirats arabes unis, cheikh Khalifa Al-Nahyane, et de son homologue sud-coréen, Lee Myung-bak !

Remarquez, vu  ce que nous savons de la situation à Dubaï, il n’est pas sûr que le cheikh ne soit pas…sans provision !!! Mais bon…y’en avait tout de même pour 20,4 milliards de $ comme première tranche sur 40 mds de $ au total !!

Moi, je sais qui a merdé !! Allez, hop , je dénonce ! C’est encore cette technocrate surfaite de Lauvergeon, l’ex-sherpa à Tonton qu’à déjà fait une bien belle carrière !

Ouais, mais quand on veut faire carrière, faut savoir aller au charbon ! Or, c’est encore par AREVA que la panade arriva !

Ces jours derniers, Anne est allée faire de la lèche au chinois avec Fillon !! Erreur stratégique Anne ! Comme ta sœur, tu n’as encore rien vu venir !! Juste la Grande Muraille qui poudroie et le Fillon qui merdoie !

Si au lieu d’aller faire les yeux doux au centre de l’Empire du Milieu, t’étais allée voir les patrons du milieu…du Golfe, ça changeait tout !

Dans le Golfe, c’est bien connu, faut de la fesse, faut du cul ! Faute de quoi ils rappliquent chez nous du côté de Monaco ! Oui, ben c’est comme ça ! Faut savoir ce qu’on veut dans la vie !! Déjà qu’ils te promettent mille vierges si tu te fais sauter le caisson…c’est un signe du priapisme qui les afflige !

Imagine, Anne …. Tu arrivais, toutes rotondités dehors ! Soit façon Raphael :


Soit, au pire façon Merkel :


Puis, vêtue en mousmé… tu leur faisais la danse des sept voiles… et tu leur chantais « La Fille du Bédouin » façon Georges Milton !! La Fille du Bédouin …. créée en 1929, c’est tout dire !

http://www.dailymotion.com/video/xqzjw_la-fille-du-bedouin-georges-milton_fun

Et hop ! Sœur Anne, tu repartais avec un joli contrat dans ton petit couffin …ou ailleurs…peu importe, l’important c’est de participer !! De payer de sa personne !! Tant qu’on a la santé !!

Jean-Claude Trichet a encore tout faux !

décembre 27, 2009 at 9:00 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, social | 1 Comment

Jean-Claude Trichet a encore tout faux !

On a beau savoir que « c’est les fêtes », on a beau avoir tout entendu, on a beau savoir qu’il est dans son rôle de « vedette américaine, l’ineffable Trichet nous étonnera toujours !

Profitant des vacances des autres pour être un peu audible, Trichet s’exprime !! Alors là !! On s’attend au pire ! Mais non, le Trichet ronronne ses vieilles recettes !

« Afin de défendre la confiance dans les finances des Etats, les déficits budgétaires dans la zone euro devront être réduits au plus tard en 2011 et dans certains pays dès 2010″, déclare M. Trichet.

Le président de la Banque centrale européenne, appelle donc ce dimanche dans la presse allemande les pays de la zone euro à réduire leur déficit « au plus tard en 2011″, dans une tribune publiée dans « Bild am Sonntag ».

« En Europe et dans le monde, nous devons tirer les leçons de la crise financière pour rendre le système financier plus résistant », a-t-il ajouté. La Grèce, qui fait avec 15 autres pays de l’UE – dont l’Allemagne – partie de la zone euro, a été sanctionnée par les agences de notation pour l’ampleur de son déficit budgétaire et de sa dette.

La dégradation de ses notes sur sa capacité à rembourser ses emprunts a fait plonger le taux de change de la monnaie unique et ébranlé les Bourses européennes à la mi-décembre. Athènes a doublé récemment la prévision officielle de son déficit public et l’estime maintenant à 12,7% du PIB cette année. D’autres pays ont également vu leurs déficits grimper avec la crise.

Last but not least !!

Les quatre « PIGS » sont en train de « mettre le bazar » dans l’union monétaire européenne !  Ils sèment la pagaille sur le marché mondial de la dette ! Ha les cochons !!  PIGS (cochons en langue anglaise) est en effet l’acronyme peu agréable que les investisseurs ont choisi pour désigner le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne ( Spain). Quatre pays aux finances publiques peu orthodoxes. En fait, ils sont dans une situation désastreuse.

En Grèce, la dette publique atteint 120 % du produit intérieur brut (PIB). Pour mémoire, les critères de Maastricht fixaient à 60 % le maximum autorisé. Quiconque dérogeait à cette règle était considéré comme « un vilain petit canard » de l’Europe. C’est fini ! Le canard s’est fait cochon !! Et le porcher en chef, c’est Trichet !!

C’est dans les cités de la Grèce antique que la dette publique a vu le jour !  Athènes, Délos et d’autres eurent recours à l’emprunt pour financer leurs guerres. Nous vivons peut-être un autre moment historique de l’endettement des Etats et c’est encore la Grèce qui nous le ferait vivre !  Le premier défaut de paiement d’un pays de la zone euro !

Les agences de notation, chargées d’évaluer la solvabilité des emprunteurs, viennent en effet de mettre en garde les investisseurs contre la dérive des comptes publics grecs. Fitch a même abaissé la note de la dette à long terme du pays de A- à BBB, bref, la cata !

C’est, entre-autres, ce qui motive la sainte trouille de Trichet !

Nouvelles bulles – Nouveaux krachs ?

Regardons les choses en face :

-         Les banques centrales ont inondé les marchés de liquidités,

-         les États, de leur côté, ont été contraints de s’endetter dans des proportions jamais vues. Pour sauver « leurs » banques de la faillite et aider « leurs » entreprises à boucler leurs fins de mois. Ils ont dû dépenser des milliers de milliards de dollars qu’ils ne possédaient pas.

-         Bilan ? D’après l’agence de notation financière Moody’s, la dette souveraine mondiale devrait atteindre 49 500 milliards de dollars (33 755 milliards d’euros) d’ici la fin de 2009.

Et 2010 ne devrait pas montrer d’amélioration ! Pour financer les déficits budgétaires, les Etats vont devoir massivement emprunter. La zone euro devrait ainsi émettre près de 1 000 milliards d’euros de titres souverains et les Etats-Unis plus de 2 000 milliards de dollars. Le cas typique, en Europe, c’est la France où notre petit Président, tout en disant le contraire, a décidé de « laisser filer » la dette !

Dette publique de la France en Euros courants et en % du PIB

– QUESTIONS :

- Les investisseurs seront-ils en mesure d’absorber de telles quantités de titres ? Car, une dette ce sont des titres ! Rien n’est moins sûr. S’ils commençaient à anticiper un resserrement des politiques monétaires, on risquerait alors d’assister à un krach obligataire, comme en 1994.

- La zone euro est-elle menacée d’explosion ? C’est le genre de « scénario catastrophe » dont personne n’ose parler.

Les difficultés de la Grèce, endettée à hauteur de 113 % de son produit intérieur brut (PIB), a mis sur la place publique les profondes divergences entre pays de la zone euro. D’un côté les mauvais élèves : la Grèce, le Portugal, l’Irlande et l’Espagne, cruellement surnommés les « PIGS » (voir plus haut). De l’autre : les pays aux finances publiques en meilleur état, avec, au premier rang, l’Allemagne….D’où l’expression de Trichet …en Allemagne.

Sur les marchés, les investisseurs ont su faire la différence. La dette grecque fut jugée comme « un produit à risque » et, en fin d’année, les emprunts grecs à dix ans devaient offrir aux investisseurs une rémunération de 2,5 % supérieure aux emprunts allemands.

Pas vraiment la meilleure manière de redresser la Grèce !! C’est un peu avec ces méthodes que, dans le temps, le F.M.I mit a genoux des pays entiers.

Ces turbulences ont contribué à faire fléchir l’euro. Il est passé de 1,50 à 1,43 dollar en cette fin d’année.

Si les difficultés croissaient et embellissaient, les bons élèves seraient-ils prêts à sauver les mauvais, ces sales PIGS ? Rien n’est moins sûr !

Pour le moment, Trichet, tout en sommant la Grèce de mettre en place une politique de rigueur, a laissé entendre qu’une dislocation de la zone euro était inenvisageable ! Ben tiens !! Ce serait la fin de sa sinécure ad vitam aeternam !!

Que personne ne laisserait tomber personne…

Alors… solidaire l’Europe ??? Si c’était vrai cela se saurait !!

Bonne année économique tout de même ! Nos « penseurs » restent scotchés à leurs solutions néolibérales, rien n’indique une « reprise » réelle mais tout indique que le chômage va grimper !

Allons, l’Euro est grand et Trichet est son prophète ! Ha, misère !!

Les films qu’il faut voir absolument : Les Chats persans !

décembre 27, 2009 at 4:02 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Les films qu'il faut voir absolument, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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Les films qu’il faut voir absolument : Les Chats persans !


Un film formidable! Une énergie débordante ! Suivre tous ces jeunes dans le Téhéran underground est un étonnement continu ; comment imaginer, vu d’ici, que cela existe.

Jamais on n’avait montré Téhéran filmé de la sorte à ma connaissance. Le film est aussi totalement musical, toutes les formes de la musique moderne iranienne sont abordées dans des séquences, toutes originales. Le réalisateur à la fois contourne et respecte la censure et notamment les interdits concernant les femmes et les chanteuses avec beaucoup d’intelligence ! Ce Bahman est un sacré petit malin !!

Les jeunes acteurs sont magnifiques. C’est un film qui la pêche. Il nous rappelle aussi que la liberté en Iran sera une combat long et difficile. On ne peut qu’aimer ces personnages attachants. Un film qui m’a totalement conquis, un sujet fort et captivant. C’est pour des films comme « les chats persans » qu’il faut aimer le cinéma !!

L’Histoire :

A leur sortie de prison, une jeune femme et un jeune homme, tous deux musiciens, décident de monter un groupe. Ils sillonnent Téhéran à la rencontre d’autres musiciens underground et essayent de les convaincre de quitter l’Iran. N’ayant aucune chance de se produire à Téhéran, il rêvent de sortir de leur clandestinité qui les étouffe et de jouer en Europe. Comment faire sans argent et sans passeport ??? ….

Titre original : Kasi az gorbehaye irani khabar nadareh
Long-métrage iranien. Genre : Drame
Durée : 1h41 min Année de production : 2009

Réalisé par Bahman Ghobadi : Né le 1 février 1969 à Baneh, Kurdistan Iranien

Bahman Ghobadi :


Après avoir réalisé quelques courts métrages dans un centre de jeunes cinéastes lors de son service militaire, Bahman Ghobadi arrive à Téhéran pour étudier le cinéma. Il obtient un Bachelor of Art à l’Iranian Broadcasting College. Il tourne d’abord des courts métrages et des documentaires en 8 mm, Betacam et 16 mm.

La dizaine de courts métrages qu’il réalise entre 1995 et 1999 reçoivent de nombreux prix dans différents festivals nationaux et internationaux : par exemple, le Prix spécial du jury au festival de Clermont Ferrand pour Vivre dans le brouillard, tourné en Betacam en 1997. De nouvelles opportunités s’offrent à lui. Il collabore aussi à de nombreux films iraniens en tant qu’assistant réalisateur. Il travaillera notamment sur « Le Vent nous emportera » de son compatriote Abbas Kiarostami. Il collabore aussi à « Le Tableau noir » de Samira Makhmalbaf, tourné au Kurdistan.

En 1999, il met en scène son premier long métrage « Un temps pour l’ivresse des chevaux », qui raconte le destin de cinq frères et sœurs orphelins livrés à eux mêmes. C’est une date pour le cinéma kurde : il s’agit du premier film kurde à voir le jour en Iran. Il marque la reconnaissance d’une population ignorée et persécutée. Ce film est couronné par la Caméra d’Or au Festival de Cannes 2000. En 2002, il revient avec un second long métrage : « Les Chants du pays de ma mère » et fait partie du jury de la Caméra d’Or à Cannes. Avec « Les Tortues volent aussi », un film qui décrit le destin d’enfants ramassant et revendant des mines, Ghobadi confirme son attachement au monde de l’enfance.

Bahman Ghobadi est dès lors considéré sur la scène internationale comme le réalisateur, à la fois pionnier et numéro un en Iran. Le festival de San Sebastian confirme la qualité de ses réalisations en lui décernant en 2004 le Grand Prix pour « Half Moon ».

Cinq ans plus tard, le Bahman Ghobadi nous revient dans nos salles avec son cinquième film.

Avec « Les Chats persans », il  a décidé de quitter l’enfance pour défendre la jeunesse, la musique et la liberté.

Si ça passe chez vous !! Ne le ratez pas !!

Guy Dutron

critique de cinéma occasionnel

La Caisse des dépôts et Icade : du social au commercial et la suite !

décembre 27, 2009 at 3:14 | In Altermondialisme, Caisse des dépots, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | Leave a Comment
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La Caisse des dépôts et Icade : du social au commercial et la suite !

En 2009, les investissements dans l’immobilier d’entreprise ont été divisés par deux : 6 milliards d’euros, contre 12,7 milliards d’euros en 2008,

Or, il existe, sur le marché de l’immobilier d’entreprise, deux catégories de propriétaires :

-                     des acheteurs qui ont reconstitué un « trésor de guerre,

-                     des fonds d’investissement et des foncières dans la mouise et qui vont être vendeurs.

L’année 2010 s’annonce donc comme celle de la grande foire d’empoigne des nantis du milieu !

C’est Icade, filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qui, sonne la charge après son conseil d’administration du mercredi 23 décembre.

Icade annonce qu’il achète une foncière : la Compagnie La Lucette.


La Lucette appartient à 94,5 % à la banque d’affaires américaine Morgan Stanley, elle est cotée juste assez pour pouvoir bénéficier du statut fiscal avantageux des sociétés immobilières d’investissement cotées (SIIC),

Mais surtout, La Lucette va mal. Elle dispose pour 1,5 milliard d’euros d’immeubles de bureaux et d’entrepôts acquis à prix d’or dans les années 2006-2007. Sa dette est de 1,05 milliard d’euros selon les chiffres au 30 juin 2009.

Elle n’ a que jusqu’au 31 décembre pour appliquer la règle qui veut que l’actionnaire principal d’une SIIC ne détienne pas plus de 60 % du capital.  Avec ce rachat, la Caisse des Dépôts et Icade offrent à Morgan Stanley une solution ric-rac.

Icade fait apparemment une bonne affaire et acquiert un joli pactole !!

Bonne gouvernance dira-t-on !! Tu parles !!

Ce serait admissible si le financement de l’opération La Lucette n’était pas permis par 2 milliards d’euros tirés de la cession, actuellement en cours, de 25 000 de ses logements sociaux à un pool de bailleurs sociaux. Voir sur ce sujet sur ce blog : Avec la vente de 34000 logement d’ICADE et le projet de scission de Dexia la Caisse des Dépôts toujours aux ordres vend les bijoux de famille.

Cet article a déjà été lu plus de 2050 fois (MàJ au 18 – 3 – 2010) ! Merci les lecteurs !

Morgan Stanley deviendra, au passage, le deuxième actionnaire d’Icade, après la CDC, à hauteur de 4,5 %. Dans cette affaire, le groupe de la Caisse des dépôts, déjà mis à toutes les sauces sur ordre de l’Elysée, fait un pas de plus dans l’abandon de son rôle social !

Cette transaction montre aussi comment le marché immobilier d’investissement, va « digérer la crise » !

On estime, en général, qu’il existe sur la place de Paris une bonne soixantaine de SIIC alors qu’une trentaine suffirait ! De grandes foncières comme Gécina, avec des actionnaires espagnols endettés, ou la Société foncière lyonnaise, contrôlée également par des banques espagnoles, doivent changer de propriétaire.

Il est vrai que financièrement l’Espagne va mal ! C’est même, avec le Portugal, le prochain Etat Européen dont la crise nous pend au nez !!

Et les autres ???

D’autres bonnes affaires sont en préparation dans le grand Monopoly de l’immobilier d’entreprise :

-                     Les « fonds ouverts » allemands, ( un produit d’épargne populaire), comme ceux de Commerz Bank, ou encore Deka et Kanam, ont accumulé de l’ordre de 12 milliards d’euros pour faire leur marché dans immobilier. Or ces fonds s’intéressent à la France où ils sont très présents.

  • Union Investment, basé à Hambourg, doté d’un patrimoine de 2,8 milliards d’euros en France, a deux autres milliards d’euros de cash. Il a déjà acquis pour 177 millions d’euros un immeuble  dans le 13e arrondissement de Paris.

  • Commerz Bank a acheté à la Société foncière lyonnaise le siège de Crédit Suisse, sis avenue Kléber, pour 117,6 millions d’euros.

-                     Chez les vendeurs dans la mouise HSBC a annoncé, le 21 décembre, avoir signé une promesse de vente de son siège, avenue des Champs-Elysées avec le Fonds privé French Properties Management, pour la bagatelle de 400 millions d’euros.

-                     Parmi les autres sucreries convoitées en cette trève des confiseurs : Les centres commerciaux. En tout cas ceux des centre-ville qui tiennent mieux le coup face à la baisse de la consommation.

  • Unibail-Rodamco : la plus grosse foncière européenne, propriétaire de 104 centres commerciaux, vise le rachat des centres commerciaux de l’américain Simon Property : 5 en France et 1 en Pologne. Cette affaire devrait bordailler 2 milliards d’euros, avec 550 millions pour Arkadia au centre de Varsovie.

  • Une autre SIIC, la franco-anglaise Hammerson prépare l’acquisition de cinq projets au hollandais Foruminvest qui se retrouve à poil en pleine construction !!

    • Quatre projets dans le Nord de la France,

    • Les « Terrasses du Port », à Marseille.

    • Selon le PDG d’Hammerson France c’est une affaire de 900 millions d’Euros sur quatre ans :

    • Jean-Philippe Mouton source Business Immo

Ce PDG, c’est Jean-Philippe Mouton : Il a débuté sa carrière, en 1987, à la Standard Chartered Bank avant d’arriver chez Hammerson, il a travaillé pour Disneyland Paris de 1990 à 2003, où il a été notamment directeur planification stratégique. Un sacré « Mickey » donc !
Il est, par ailleurs, vice-président du Conseil national des centres commerciaux (CNCC) ….tiens, tiens !!! S’il te plait, Jean-Philippe, dessine-moi un (gros) mouton !!

Un peu plus discrètement pour ne pas dire secrètement des Hedge Funds, se préparent dans l’ombre à la curée ! Ces requins, dont Carlyle – un ramassis de bébés-Bush –

et GE Real Estate[1] profitant de leur statut de « Fonds Privé » ne sont en effet pas tenus aux mêmes règles de « transparence » que leurs petits copains !

Vous avez dit CHANGEMENT ????

Guy Dutron

Ancien directeur de l’Immobilier d’entreprise à Agifrance

Prédécesseur d’Icade


[1] GE Capital Real Estate France détient un portefeuille de plus de 5 milliards d’euros et couvre directement une grande partie des métiers de l’immobilier : http://www.gecapitalrealestate.com/cms/servlet/cmsview/global/prod/fr/local_presence/Europe/France/index.html

Cette lettre au père Noël qui fait le BUZZ sur notre blog !

décembre 25, 2009 at 1:07 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Politique, Société, sarkosy, social | 3 Comments
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Cette lettre au père Noël qui fait le BUZZ sur notre blog !

Ha, les amis, on est bien peu de chose !!

Je croyais pourtant avoir pris toutes les précautions : j’avais publié l’article le 17 novembre pour ne pas me faire taxer de récupérateur et d’opportunisme !! On est bien assez taxés comme ça sauf ceux qui ont un bouclier comme dirait l’Astérix qui trône à l’Elysée !!

Tiens ! Puisqu’on parle du loup qui ne pense qu’à sa queue….il me revient aux oreilles que le qualificatif « nanovagal » concernant le P’tit et initié sur ce blog fait florès[1] comme l’homme du même nom !!

C’était sans compter, en effet, avec ce joujou nommé INTERNET, les nénettes !! Pardon, les féministes !!

Voici donc qu’à la veille de Noël, tout un chacun tape sur l’américain ( bien fait ! ) gogole et le chacun tape donc : « Noël », « Père Noël » et tout le toutim bien commercial qui caractérise nos civilisations dites « développées » …

Développées, peut-être mais surtout pas du bulbe Non de Dieu de putain de moine !!

Donc, l’article de mi-novembre intitulé : Lettre au père Noël ! se met à faire le BUZZ, comme on dit dans la novlangue médiatico-politique qui caractérise également les « civilisations » précitées !!

Résultats, des milliers de lectures de cet article irrespectueux pour le « petit papa noël qu’il descend du ciel » !!

588 lectures le 23 décembre et 1557 visites, 1321 ce 24 et 2876 depuis sa récente parution !!!

Du coup, notre compteur implose et, avec 2083 visites aujourd’hui, le record est estourbi comme une dinde de Noël !

J’espère que vous vous êtes marrés !! Je soupçonne même certains de se l’être refilé !!

Sans compter que l’illustration de l’article montrant cette grosse andouille de Santa Klaus en train d’essayer d’enfoncer un cadeau trop gros dans une cheminée a été copiée des centaines de fois !!!

Je vais finir par croire que les lecteurs de ce blog sont nettement moins cons que notre moyenne nationale et même internationale puisque des commentaires nous viennent aussi de l’étranger ( Ho ! le vilain mot…Hein, Hortefeux-Boutefeux !!).

Franchement, vous n’êtes pas raisonnables, ami lecteurs…mais ça fait plaisir tout de même !!!

Fidèle à notre ligne iconoclaste et destructrice des « valeurs » les mieux établies, je vous annonce  que j’ai pris une grave décision !! Toutes les télés, toutes les radios nous balancent leur rétrospectives de l’année 2009 !

Comme ils me gonflent tous sévère, voici la mienne : Jouez hautbois, résonnez musettes :

RETROSPECTIVE COMMENTEE de notre blog : roulez petits bolides !

Barack Hussein Obama :

Il entre en fonctions en début d’année! Les States sont dans la mouise, le chômage explose, deux guerres sur les bras… un boulot de titan l’attend.

Et voilà, les boulots de merde c’est encore pour les noirs !!

Berlin :

Ouf, ç’aurait pu être à Munich ! On l’a échappé belle…Usain Bolt bat tous les records ! Encore un Hussein/Usain …Franchement ils charrient tous ces blacks américains à prendre des prénoms arabes !!

Selon la presse déchaînée, le grand Jamaïcain aurait « reculé les limites humaines » ! Ouais ! P’tèt qu’il a juste reculé la contenance de la seringue …

Europe :

Habemus Président !!! Ha !!!! fait la foule…

Un belge…Hooooooooo !!

S’appelle Van Rompuy, le boyscout cul béni…Un flamand !! Alléluia

Comme c’est Nloël, rappelons les Evangiles : « Jésus prit le vin, le pain et le rompit » …Le « Rompit » est donc un fromage ??? Ben oui, quoi ! Avec du pain et du vin, vous bouffez quoi, vous !! Rompez, rompit Van Rompuy…on ne va pas en faire un fromage !!

Susan Boyd :

Britains got Talent !!! Un vulgaire, c’est le cas de la dire, crochet télévisé !

Elle a une voix superbe !! Regardez les tronches avant qu’elle ne chante et pendant qu’elle chante !! Y’a un jeune crétin d’interviewer qui vaut son pesant d’or ! Elle ne gagnera pas malgré le plébiscite du public ! Pas assez belle, pas assez minette sans doute ! http://www.youtube.com/watch?v=RxPZh4AnWyk&NR=1

Messieurs les roastbeef de service, vous êtes des connards !!

NEUILLY :

Allez, un p’tite dernière pour la route ! C’était aujourd’hui même ! Pas vraiment un conte de Noël !

Une violente altercation entre des opposants au régime iranien et d’autres membres de la communauté iranienne en France a eu lieu mercredi soir au cours d’une cérémonie funéraire dans une annexe de l’ambassade d’Iran à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), a-t-on appris jeudi de source proche du dossier, qui a requis l’anonymat.

Encore un héros qui s’ignore !!

Ces incidents ont donné lieu au dépôt d’une plainte pour violences.

Mais merde, Nico !! Des iraniens ?? A Neuilly ??? Où as-tu planqué ton Karcher de banlieue ??? Tu baisse mon vieux !! Et pas que dans les sondages !

Après cette trop courte rétro 2009, j’en reviens à notre Père Noël que mon copain Pierre avait trouvé « déjanté » !!!  Il a encore raison le boyau rouge qui se reconnaîtra !!

Par fidélité donc, au « déjanté » de Pierre, je vous dis à tous :

JOYEUX NOËL ….BORDEL !!

Eteignez vos décorations si vous voulez éviter la grosse panne de jus dont parle aussi ce blog : Electricité en France : à quand la grosse panne ?

Mais surtout, sortez couverts !!

Toute autre attitude montrerait que vous croyez…au Père Noël !!

Bon, c’est pas tout ça ! Faut tout de même que je m’occupe un peu de moi !! C’est pas parce qu’à force de faire chier la terre entière, je me retrouve seul et sur endetté que je dois me laisser abattre !!

V’la l’menu !!

-         Apéro : un vin de noix de ma fabrication

-         Entrée : Un foie cirrhotique de canard sur des toast grillés dans ma cheminée qui ronronne actuellement comme une batteuse de péquenaud productiviste.

-         Entre toast et foie gras, y’aura un charmant chutney de figues. Evidemment, béotiens que vous êtes, vous ne connaissez pas le chutney !! Ha nous v’la bin pourvus avec des internationalistes pareils !!

-         Adonc, le chutney est une sauce aigre douce typique de la cuisine indienne. Dans le chutney de figues qui nous occupe, il s’agit de figues archi mûres longuement macérées dans du vinaigre de vin que je fabrique perso (pas trop – le vinaigre), avec une pointe de sel, du curry et du poivre, le tout additionné de sucre de canne…Après, faut compoter le tout ! Vous arrosez tout ça d’un Château des Deux Lions – Sainte Croix du Mont 1993 qui tape ses 13,5° et commence à madériser….et le P’tit Jésus vous apparaît !!!

Message à Marcel et Roland (des RESEDISTES girondins : si vous me trouvez le sieur Gérard Despujols (publicité gratuite) – propriétaire à Cénons – Gironde …Vous z’y collez une bise de ma part. Son pinard est à tomber par terre !!

-         Entrée ! J’ai pas dit « Entrez » !! Y’aura de la frisée ( non pas une africaine jeunette, bande de salingues) adjointe pour la circonstance de gésiers et foies de canard confits par mes soins !! Je pense qu’en cette occurrence, un p’tit (50 cl ) Gewurztraminer vendangé tardivement fera l’affaire !!

-         Plat principal !

Ce sera un faisan surprise et, comme c’est une surprise, vous n’en saurez rien. Mais, je délivre la recette, plus vite qu’une prisonnière des mollahs, à quiconque me la demande sur : g.dutron@yahoo.fr

-         Avec le faisan surprise, compte-tenu de la diversité des goûts qui composent la surprise, je conseille un vieil Anjou rouge, de 10 ans par exemple. Un pinard que me fit jadis découvrir une copine angevine ( de poitrine – merci Bobby Lapointe)

-         Au dessert :

Y’aura du yaourt maison fabriqué avec du lait cru du dernier éleveur de vaches de ma région et du fromage de même origine : blanc mais vieux, bien égoutté, gras et amoureusement fermenté sur des feuilles de noyer séchées, (je délivre la recette itou sur demande). Ce nectar sera gratiné sur des tartines préalablement grillées sur le feu de bois qui ronronne comme…bon ! Vous savez !!

Avec ces « rôties », spécialités de l’Avesnois, il appert qu’un Vosne-Romanée ( Les Petits Monts par exemple) finira de m’achever !!  Et, en l’honneur de la Bourgogne !!

http://www.youtube.com/watch?v=pflh0a4FheQ&feature=PlayList&p=996300301DAE1CEE&playnext=1&playnext_from=PL&index=13

Le premier qui cafte à mon cardiologue, j’y plombe le cul comme au Père Noël précité !

Mon cher Pierre du Pas-de-Calais, t’as loupe le coche !! C’est ce soir que t’aurais du venir bouffer chez moi !!

Allons les amis ! Hauts les cœurs ! Allah est grand et Jésus est son prophète !!

Guy DUTRON

25-12-2009


[1] L’« Homme de Florès » ou Homo floresiensis est une espèce d’hominidé disparu. Un tout petit bonhomme mesurant environ un mètre et dont le premier squelette fossile a été découvert en septembre 2003, dans une grotte de l’île indonésienne de Florès. Sa qualification d’espèce à part entière fait débat. Pour une fois qu’un petit bonhomme de pas plus d’un mètre permet le débat, on ne va pas se mettre à chialer !!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_de_Flor%C3%A8s

Electricité en France : à quand la grosse panne ?

décembre 24, 2009 at 2:41 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Politique, Société, social | 1 Comment
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Électricité en France : à quand la grosse panne ?

On le voit bien, la fable de l’indépendance énergétique de la France a vécu !!

Après avoir dû importer massivement de l’électricité en octobre 2009 pour la première fois depuis vingt-sept ans, la France va connaître un record en décembre.

Nous irions même vers une gigantesque panne, en particulier en Bretagne et en Provence-Alpes-Côte d’Azur : la cause, la très faible autosuffisance de ces régions.

Le cas de PACA est symptomatique : une seule ligne à très haute tension l’alimente..Si elle « tombe », c’est la panne générale.

RTE vous racontera que tout ça, c’est la faute aux écologistes qui se sont opposés au doublement de cette ligne qui aurait fait tache dans le paysage ! C’est exact ! Cette ligne aurait détruit des paysages provençaux superbes !

Mais le fond de l’affaire c’est que notre « tout nucléaire, tout électrique » a entraîné des investissement colossaux ! Que cet argent bloqué pour cette raison n’a pu être utilisé pour les recherches et le développement de l’enterrement des lignes !!!

La situation en PACA est donc la conséquence de toutes les politiques menées depuis les années 60 : par la droite mais aussi par la gauche : PS et PC compris !!

Alors, aujourd’hui, nous payons la note !!

Ce lundi 21 décembre, deux millions de personnes se trouvaient prives d’électricité de PACA (Provence-Alpes- Côte d’azur) suite à une coupure « préventive » organisée par RTE (Réseau de Transport d’Electricité – filiale d’EDF) !! http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-12-22/grand-froid-pres-de-deux-millions-de-personnes-plongees-dans-le-noir-en/920/0/407052

Quand je pense que l’on reproche aux Objecteurs de Croissance de vouloir revenir à la bougie !!! C’est bien sous ce système productiviste que la bougie revient à la mode !!!

Cette situation actuelle troue son origine dans les nombreux arrêts de réacteurs nucléaires (18 sur 58 début novembre) pour incidents divers et opérations de maintenance.

Mais cette situation s’explique surtout par le gaspillage massif de l’électricité en France ; ce gaspillage est d’ailleurs dénoncé par de nombreuses associations écologistes.

Le sur dimensionnement du parc nucléaire français a eu des effets dévastateurs, tout comme le blanc seing donné, à l’époque, à EDF ! On se souvient tous du « TOUT ELECTRIQUE » !!

Ce monopole technocratique a entraîné l’absence d’actions pour économiser l’énergie et poussé à l’équipement massif en chauffage électrique : celui-ci est présent dans un quart des logements français et équipe 70 % des logements neufs.


Comme l’illustre parfaitement le graphique publié par l’association négaWatt, c’est le chauffage électrique qui est responsable du pic de consommation observé pendant l’hiver.

Le problème, c’est que le nucléaire fournit par nature une énergie constante et ne peut répondre aux pics de consommation liés aux vagues de froid. Il est alors nécessaire de recourir à d’autres sources d’énergie, comme l’hydraulique mais aussi les centrales fonctionnant au gaz ou au charbon…

Comme quoi, quand on nous serine que le nucléaire améliore notre « bilan carbone », on nous raconte des fadaises !!!

Les études menées sur le réchauffement climatique montre qu’à l’évidence, ce sont les économies d’énergie qui sont de loi la principale source de gain en matière de pollution.


Et la « big one » nous pend au nez !!

Tout le reste n’est que littérature !!

Guy Dutron

Il était une fois KARL MARX

décembre 23, 2009 at 6:07 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Culture - Livres, Economie, Mémoire et histoire, Politique, Refonder la Gauche, Société, Solidarité, social | 2 Comments
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Il était une fois KARL MARX

Karl Marx en 1875

« Que les classes dirigeantes tremblent à l’idée d’une révolution communiste ! Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Prolétaires de tous les pays, unissez vous ! » Karl Marx

Pour certains, tout était dit et l’on pouvait ranger l’icône Marx au magasin des accessoires, tout en s’en réclament, bien sûr !

Et puis, vingt ans après la chute du mur de Berlin et l’effondrement du communisme, on ne parlait plus guère de Marx sauf pour accentuer les échecs d’un système qui se réclamait de lui.

On avait soigneusement oublié la vie et l’œuvre de celui qui, plus que n’importe quel autre philosophe avait bouleversé l’histoire du XX° siècle.

Mort dans l’oubli en 1883, bien avant les révolutions russes et chinoises, Karl Marx n’avait même pas connu le fabuleux destin de ses livres qui, dans le monde entier étaient devenus, pour des centaines de millions d’hommes et de femmes, la nouvelle bible de la dernière grande religion de l’histoire.

Comme toutes les religions, le marxisme avait ses fidèles, sa liturgie, son catéchisme, et ses grand-messes que les soviétiques célébraient autrefois tous les premiers mai, sur la Place Rouge, devant un immense portrait de Karl Marx. La voix du speaker crait alors : « Vive le communisme – Vive la solidarité Internationale des travailleurs » … « Hourra ! » … « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! ». Tel était le rituel de la grand messe moscovite !

Voilà pour l’image d’Epinal !

Et puis la crise économique mondiale s’est répandue et tout le monde redevient marxiste : un peu moins ou un peu plus mais Marx redevient une référence.

Voyons cela de plus près.

L’HOMME :

Karl Heinrich Marx, né le 5 mai 1818 à Trèves en Rhénanie. Il est le second d’une fratrie de huit enfants. Son père, Herschel Marx est un avocat issu d’une famille de rabbins et de marchands. Il a du se convertir au protestantisme en 1816 ou 1817 pour pouvoir exercer sa profession et a changé son prénom en Heinrich.

D’abord étudiant en droit à Bonn, Karl part à Berlin, à partir de mars 1836 où il se consacre davantage à l’histoire et à la philosophie. Il finit ses études en 1841 par la présentation d’une thèse de doctorat rédigée en grec ancien : Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Épicure (Differenz der demokritischen und epikureischen Naturphilosophie). Marx est reçu docteur de la faculté de philosophie de l’université de Iéna en 1841.

À Berlin, il appartient au cercle des « Hégéliens de gauche » qui sont aussi appelés « Jeunes hégéliens»,avec Bruno Bauer[1] et d’autres qui cherchent à tirer des conclusions athées et révolutionnaires de la philosophie de Georg Hegel[2]. Les positions politiques de Marx se heurtent à la politique du gouvernement prussien qui domine alors. Ce gouvernement avait enlevé sa chaire à Feuerbach  en 1832, puis lui avait interdit de revenir à l’université en 1836. Pour finir, les mêmes autorités interdisent à Bruno Bauer, autre grande figure de l’hégélianisme de gauche, d’enseigner à Bonn en 1841.

Marx, après avoir obtenu son diplôme universitaire, part pour Bonn avec l’espoir d’y devenir professeur. Mais face à cette politique du gouvernement, il abandonne l’idée d’une carrière universitaire.

En 1842, des bourgeois radicaux de Rhénanie, en contact avec les Hégéliens de gauche, créent à Cologne un journal d’opposition au gouvernement, la Rheinische Zeitung (Gazette Rhénane). Ils proposent à Marx et Bruno Bauer d’en devenir les principaux collaborateurs. En octobre 1842, Marx en devient le rédacteur en chef et s’installe à Cologne.

La tendance démocratique révolutionnaire du journal s’accentue sous la direction de Marx.

Un jour, écrivant dans la Rheinische Zeitung un article en forme de reportage consacré aux conditions de vie des vignerons de la vallée de la Moselle, il prend conscience de ses insuffisances en matière d’économie politique. Il se lance alors dans des études économiques approfondies.

Il est philosophe, économiste, théoricien socialiste et communiste allemand. Il est connu et reconnu pour sa conception matérialiste de l’histoire[3], sa description des rouages du capitalisme, pour son activité révolutionnaire au sein des organisations ouvrières en Europe. il a  participé à l’Association internationale des travailleurs[4], eu une grande influence sur le développement ultérieur de la sociologie. Il polémiqua avec ses contemporains Proudhon[5], Stirner[6] et Bakounine[7].

LA RENCONTRE AVEC FRIEDRICH ENGELS

En septembre 1844, Marx rencontre Friedrich Engels à Paris ; c’est le début d’une grande amitié. Engels avait dû quitter le lycée pour devenir employé de commerce à Brême. Étudiant la philosophie en autodidacte, il était devenu partisan de Hegel tout en rejetant le soutien qu’il avait apporté à l’État prussien.

En 1842, il avait quitté Brême pour prendre un poste dans une firme commerciale de Manchester dont son père était l’un des propriétaires.

Là, il avait rencontré la misère prolétarienne dans toute son ampleur et en avait étudié systématiquement les conditions ( in : La condition des classes laborieuses en Angleterre, 1845). Cette rencontre avec Marx n’est donc pas un hasard.

Peu après celle-ci, Marx et Engels travaillent ensemble à leur première œuvre commune : La sainte famille où ils s’attaquent à la philosophie critique de Bruno Bauer dont ils avaient été proches. Vient ensuite L’Idéologie Allemande (essentiellement rédigée par Marx) principalement axée autour d’une critique très virulente de Max Stirner affublé de l’auréole de « Saint Max ».

Dans les années 1840, Marx et Engels sont très actifs dans les groupes révolutionnaires parisiens. Beaucoup sont plus particulièrement influencés par les doctrines que Proudhon exprimées dans Philosophie de la misère. Marx en fait une critique rigoureuse dans Misère de la Philosophie.

L’avant-propos de ce livre révèle le caractère polémique et ironique du style de Marx : « En France, il [Proudhon] a le droit d’être mauvais économiste, parce qu’il passe pour un bon philosophe allemand. En Allemagne, il a le droit d’être mauvais philosophe, parce qu’il passe pour être économiste des plus forts. Nous, en notre qualité d’Allemand et d’économiste, nous avons voulu protester contre cette double erreur. »

Sur la demande soutenue du gouvernement prussien, Marx, considéré comme un dangereux révolutionnaire, est chassé de Paris en 1845.

Il arrive à Bruxelles. Il habite au 50 de la rue Jean d’Ardenne à Ixelles entre janvier 1847 et février 1848. Sa maison sert de point de ralliement à tous les opposants politiques. Marx participe à l’Association Démocratique de Bruxelles. Il en est élu vice-président.

Au printemps 1847, Marx et Engels rejoignent un groupe politique clandestin, la Ligue des Communistes. Ils y prennent une place importante lors de son second congrès à Londres en novembre 1847. Il leur est alors demandé de rédiger le Manifeste de la Ligue, connu sous le nom de Manifeste du Parti communiste, qui paraît en février 1848.

Les Révolutions de 1848 :

Avec le début de la Révolution de février 1848, Marx quitte la Belgique pour revenir à Paris.

L’extension de la révolution à l’Allemagne le fait partir pour Cologne. Il y devient rédacteur en chef de la Neue Rheinische Zeitung (La Nouvelle Gazette Rhénane) publiée du 1er juin 1848 au 19 mai 1849.

Avec la victoire de la contre-révolution, Marx est poursuivi devant les tribunaux, notamment pour avoir publié dans la Gazette une proclamation du révolutionnaire en exil Friedrich Hecker[8]. Il se défend devant le jury en déclarant : « Le premier devoir de la presse est donc de miner toutes les bases du système politique actuel ». Il est acquitté le 9 février 1849, mais le gouvernement l’expulse le 16 mai de la même année, bien qu’il soit citoyen prussien.

Il retourne alors à Paris dont il est de nouveau chassé après la manifestation du 13 juin 1849[9].

Il part pour Londres où il résidera le restant de ses jours.

La vie de Marx en exil est extrèmement difficile comme en témoigne sa correspondance. Malgré l’aide financière d’Engels, Marx et sa famille doivent faire face à une extrême misère : « Ma femme est malade, la petite Jenny est malade, Léni a une sorte de fièvre nerveuse. Je ne peux et je ne pouvais appeler le médecin, faute d’argent pour les médicaments. Depuis huit jours, je nourris la famille avec du pain et des pommes de terre, mais je me demande si je pourrais encore me les procurer aujourd’hui » (à Engels, 4 septembre 1852). L’un de ses enfants, Edgar, meurt d’ailleurs de faim.

Marx écrit alors une série de sept articles, rassemblés sous le titre Le 18 brumaire de Louis Bonaparte, décrivant les débuts de la deuxième République française et son évolution vers le coup d’État du 2 décembre 1851 qui amènera le Second Empire. Jusqu’à la fin de l’année 1862, alors qu’il vient d’entamer la rédaction du Capital, la situation reste critique malgré l’aide d’Engels, lui-même en difficulté financière.

En 1859, il rompt son isolement politique pour participer au journal germanophone Das Volk, en lien avec les regroupements qui se réalisent dans le mouvement ouvrier allemand. Ils déboucheront sur la constitution par Ferdinand Lassalle[10] du premier véritable parti ouvrier allemand (ancêtre du SPD).

Marx en 1861

En 1864 la situation financière de Marx s’améliore grâce à l’héritage de sa mère, qui avait toujours refusé de lui verser la part qui lui revenait de celui de son père et ne lui aura fait grâce que de quelques dettes anciennes, mais le train de vie de la famille Marx reste d’un niveau très modeste.

En 1867 Marx publie enfin, après plus de 20 ans de travail, la première partie de son ouvrage Le Capital. Il continue son travail pour achever les deux tomes suivants mais, il est malade et manquant de temps, il ne laissera que des brouillons inachevés.

Marx en 1867

Ecrits et activité politique :

Marx consacre les années 1850 à rédiger des centaines d’articles « alimentaires » pour des journaux comme le New York Tribune tout en menant des recherches approfondies en économie, en histoire, en politique, etc.

Il reste en correspondance avec les révolutionnaires du continent et rédige des brochures politiques en lien avec l’actualité. Il passe alors, aux yeux des gouvernants prussiens, pour être le chef d’une organisation de conspirateurs, alors que la Ligue des Communistes n’existe plus depuis son autodissolution en 1852. En fait, Marx est isolé et sa situation  précaire ralentit son travail.


En 1864, il rédige l’Adresse Inaugurale de l’Association internationale des travailleurs[11], (AIT) en cours de fondation. Cette adresse inaugurale devient l’âme de cette Première Internationale. Tout l’effort de Marx dans la rédaction de cette inauguration tend à unifier le mouvement ouvrier qui connaît toutes sortes de formes de regroupements se réclamant du socialisme sur des bases diverses et contradictoires (Mazzini en Italie, Proudhon en France, Michel Bakounine en Suisse, syndicalisme britannique, lassalliens en Allemagne, etc.).

La Commune de Paris est écrasée en 1871. Voyez ce document et voyez-le jusqu’au bout s’il vous plait. Il dure 18’30’’ les commentaires sont de Bernard Langlois : http://www.dailymotion.com/video/x1ohis_la-commune-de-paris-33_news

Marx rédige un texte qui est adopté par l’Internationale : La Guerre civile en France. Karl Marx tire la conclusion que le prolétariat ne peut pas se contenter de s’emparer de la machine d’État pour la faire fonctionner à son profit : il devra la détruire de fond en comble. Marx salue la nouvelle démocratie apparue avec la Commune : le principe de l’éligibilité et la révocabilité des responsables à tous les niveaux de la société (exécutif, législatif, judiciaire). Ce texte fait grand bruit, et le nom de l’auteur est alors révélé : Karl Marx acquiert pour la première fois une certaine renommée, y compris au sein du mouvement ouvrier.

Des divergences importantes apparaissent au sein de l’Internationale. En 1872, les bakouniniens sont exclus, pour constitution d’une fraction secrète mais aussi à cause de la dégradation des rapports entre Marx et Bakounine. S’y ajoutant la quasi-disparition du mouvement ouvrier en France du fait de la répression de la Commune, l’AIT cesse pratiquement d’exister en Europe (une partie importante des militants de l’Internationale ont préféré suivre les principes fédéralistes prônés notamment par Bakounine). Le Conseil général de l’AIT de Londres est transféré à New-York, et une internationale ouvrière fédéraliste réunissant des exclus se constitue la même année.

Idées reçues, billevesées et verites :

La fin des régimes « communistes » de l’Est seraient un échec du Marxisme ainsi que le régime chinois par exemple !

Rien n’est plus faux !! Ce n’est pas parce que 70 ans de propagande ont associé Marx et Engels à Lénine, Staline ou Mao que ces régimes avaient beaucoup à voir avec la pensée marxiste ! C’est même l’une des plus belles escroqueries de l’Histoire !! La révolution bolchevique fut une trahison de la pensée de Marx.

Marx, c’est la critique et l’autocritique ! Il n’a cessé de réclamer, tout au long de sa vie, que l’on critique son travail !! Ceux qui le présentent comme une icône ou un quasi-dieu n’y ont rien compris !

Un autre trait important de son œuvre c’est ce qu’il tire de la pratique de la Commune de Paris : la désignation démocratique et la révocabilité des dirigeants. Aujourd’hui, cela s’appelle le socialisme autogestionnaire !

Marx est l’auteur d’une analyse ANTICIPEE  du capitalisme. Ainsi Marx discerne une évolution vers la Mondialisation qui n’existait évidemment pas à son époque…même Jacques Attali le reconnaît dans sa dernière biographie !!!!!

La Fin de sa vie :

La santé de Marx est minée par son travail politique inlassable d’organisation de l’Internationale et la rédaction encore plus épuisante de son œuvre.

Il laisse pour l’essentiel à Engels le soin de suivre les développements du SPD, En 1875 Marx écrit une critique très sévère du programme de Gotha du SPD. Karl Marx se consacre ensuite essentiellement à l’achèvement du Capital, pour lequel il collecte une masse considérable de nouveaux matériaux et, en plus des langues vivantes qu’il maîtrisait déjà (français, anglais, italien et allemand), apprend le russe. Toutefois, sa santé chancelante l’empêche d’achever les deux derniers volumes du Capital. Engels se chargera par la suite de rassembler et mettre en forme ses notes afin de publier des matériaux partiels.

Jenny, sa femme qui l’a fidèlement soutenu, décède le 2 décembre 1881. En 1882, suite à son voyage en Kabylie (Algérie), il rédige Lettres d’Alger et de la Côte d’Azur où il y décrit l’organisation villageoise kabyle comme un exemple concret du socialisme de ses rêves. Après ce séjour en Algérie, Marx s’éteint paisiblement dans son fauteuil le 14 mars 1883. Il est enterré près de sa femme dans le cimetière de Highgate à Londres. Les deux époux avaient rompu avec leur milieu social et sont restés fidèles, dans l’adversité comme dans la misère, à leur idéal d’émancipation humaine.

Tombe de Karl Marx à Londres

Karl et Jenny ont eu plusieurs enfants mais seules trois filles parviendront à l’âge adulte : Jenny Caroline (1840-1883) épouse Charles Longuet, personnalité de la Commune qui sera le père de Jean Longuet député de la Seine et notamment de Bagneux.

Charles Longuet et Jenny Marx

Laura (1845-1911) et Jenny Julia Éléanor (1855-1898). Laura épousera Paul Lafargue , socialiste français qui laisse dans ses Souvenirs personnels sur Karl Marx une biographie intimiste du philosophe. Paul Lafargue, est cher au gens du Nord ; il est l’auteur, entre autres, du pamphlet fameux Le Droit à la paresse (1880) dans lequel il écrit : « Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traine à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture… »

Il est incarcéré en 1883. Il devient député de Lille en novembre 1891 alors qu’il était à nouveau emprisonné à la suite d’une condamnation pour « provocations au meurtre » après la fusillade de Fourmies (1er mai 1891) qui avaient fait neuf morts chez les ouvriers ; voir sur ce sujet : http://dutron.wordpress.com/2008/07/07/sarko-la-greve-le-tolle-et-apres/

Allons donc pisser sur le Sacré-Cœur de Montmartre, cet ignoble pain de sucre érigé en expiation des « crimes de la Commune » et demeurons Marxiste …tendance Groucho tout de même. Car Marx c’est aussi la libre expression des idées, la polémique qui fait avancer les choses et la critique !!

Guy Dutron


[1] Bruno Bauer : théologien, philosophe et historien allemand. Outre son engagement politique, parmi ses travaux critiques on peut citer une critique des évangiles et une histoire de leur origine, un livre sur les Actes des Apôtres et une critique des épîtres de Paul. Son livre : « La question Juive » a fait l’objet d’une critique de Marx qui porte le même titre..

[2] Georg Wilhelm Friedrich Hegel :  philosophe allemand. Son œuvre qui suit historiquement celle de Kant, est l’une des plus caractéristiques de l’Idéalisme allemand et a eu une influence importante sur la philosophie contemporaine.

Hegel enseigne la philosophie comme un système de tous les savoirs suivant une logique dialectique. Le système est présenté comme une « phénoménologie de l’esprit » puis comme une « encyclopédie des sciences philosophiques », qui sont les titres de deux de ses ouvrages. Il englobe l’ensemble des domaines philosophiques, dont la métaphysique et l’ontologie, la philosophie de l’art  et de la religion, la philosophie de l’histoire, la philosophie morale et politique ou encore la philosophie du droit.

[3] Le matérialisme historique est une conception matérialiste de l’histoire, inspirée des écrits de Karl Marx. On entend par « conception matérialiste de l’histoire » l’idée que les évènements historiques sont influencés par les rapports sociaux, en particulier les rapports entre classes sociales, donc par la situation réellement vécue par les êtres humains plus que par les idéologies.

[4] L’Association internationale des travailleurs est le nom officiel de l’organisation également connue sous le nom de Première Internationale, fondée le 28 septembre 1864 à Londres au Saint-Martin’s Hall. Cette organisation a disparu suite à une scission intervenue en 1872. Sa devise : «  L’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes »

[5] Pierre-Joseph Proudhon : polémiste, publiciste, économiste, philosophe et sociologue français. Il fut le premier à se qualifier d’anarchiste. Voir sur ce blog : http://dutron.wordpress.com/2008/06/21/le-21-juin-1848-revolte-des-ouvriers-parisiens/

[6] Max Stirner, de son vrai nom Johann Caspar Schmidt :  philosophe allemand appartenant aux Jeunes hégéliens, considéré comme un des précurseurs de l’existentialisme, du nihilisme, de l’anarchisme particulièrement de sa version individualiste, bien que Stirner ait toujours refusé le qualificatif d’anarchiste. Il est l’auteur de L’Unique et sa propriété, qui connut un grand succès à sa sortie avant de tomber assez vite dans l’oubli. En fait, ce livre est surtout connu à cause de la polémique engagée par Marx : une féroce polémique engagée par Marx !!! Cette polémique à propos de L’Unique et sa Propriété permet de mieux comprendre le marxisme. La critique de Stirner constitue près des trois quarts de L’Idéologie allemande de Marx. Ce travail de Marx est décisif pour le détachement du marxisme de la philosophie humaniste de Feuerbach, des thèses de Proudhon et pour sa rupture définitive avec le socialisme utopique.

[7] Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine, francisé en Michel Bakounine :  révolutionnaire,  théoricien et philosophe de l’anarchisme. On considère que ses écrits établissent les fondements du socialisme libertaire.

[8] Friedrich Franz Karl Hecker : homme politique et un révolutionnaire allemand du milieu du XIXe siècle.

C’est le pendant badois de Garibaldi. Défenseur d’une unité allemande autour d’un idéal démocratique, il tente de promouvoir ses idées dans le cadre parlementaire et légal. Lors de la Révolution qui touche les États allemands au début du printemps des peuples, il mène l’insurrection républicaine d’avril 1848 dans le sud du grand-duché de Bade. Après la défaite, il s’exile aux États-Unis et il prend part à la guerre de Sécession.

[9] 13 juin 1849 : Journée révolutionnaire à Paris, dirigée par Ledru-Rollin contre l’expédition lancée en Italie pour soutenir le pape Pie IX contre le républicain Giuseppe Mazzini. Ecrasée par l’armée, Ledru-Rollin, chef des Montagnards est contraint à l’exil.

[10] Ferdinand Lassalle : homme politique allemand d’origine juive, penseur, socialiste et écrivain. Mort en Août 1864 près de Genève.

[11] L’Association internationale des travailleurs est le nom officiel de l’organisation également connue sous le nom de Première Internationale, fondée le 28 septembre 1864 à Londres au Saint-Martin’s Hall. Cette organisation a disparu suite à une scission intervenue en 1872.

Il y a 20 ans la « Révolution de Palais » Roumaine.

décembre 22, 2009 at 12:13 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Mémoire et histoire, Politique, Société | 2 Comments
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Il y a 20 ans la « Révolution de Palais » Roumaine.

Le drapeau de la « Révolution roumaine » au musée militaire de Bucarest

C’était il y a vingt ans ! La révolution roumaine. La révolution en direct, comme on l’a appelée ! La « révolution » où les caméras de télévision, qui ont joué un grand rôle, rythment son déroulement. Une profusion d’images et de commentaires…Pourtant certaines images étaient particulièrement mensongères. Quant aux commentaires, s’ils n’étaient pas approximatifs, ils étaient tout simplement fantaisistes. Il suffit de rappeler la fable des 60.000 morts surabondamment transportée par les télévisions du monde entier…

Mais comment s’en étonner ? La « révolution » roumaine fut aussi une révolution en trompe-l’œil, une superproduction mise en scène de main de maître par des membres du pouvoir en place avec l’aide ou, à tout le moins, la bénédiction de Gorbatchev et la neutralité bienveillante de l’Occident.

Avant fin 1989, des faits curieux annonçaient la fin : la chute du dictateur Ceausescu.

Le Conducator ou le « Génie des Carpates », comme la presse aux ordres le nommait, avait été dûment prévenu des menaces. Il n’a pas voulu les prendre en compte. Il était certain que la Roumanie anesthésiée et sur laquelle il régnait depuis 1965 ne se révolterait jamais… Il comptait essentiellement sur sa police, la fameuse Securitate de sinistre mémoire, qui surveillait et terrorisait toute la population.

Mais, le ver était dans le fruit et une révolution de palais était en marche… L’affaire. était préparée de longue date.

Tout commence en 1989 :

Le 17 mars 1989, six anciens membres du Parti communiste roumain critiquent dans une lettre ouverte la politique économique de Nicolae Ceausescu. On est alors dans une configuration proche de celle du « Printemps de Prague ».

Mais peu de temps après, Ceausescu obtient une victoire qui redore son blason : la Roumanie parvient à rembourser toute sa dette extérieure et il est réélu président le 26 novembre 1989 : un signal ?

Dans les derniers mois de 1989 commence une rébellion à Timisoara : celle du pasteur László Tökés vraisemblablement manipulé au passage. Sur ordre du pouvoir, sa hiérarchie le prie d’aller planter ses choux ailleurs mais le pasteur refuse. Il faut dire qu’entre temps, il a été « pris en mains » par des activistes anti-communistes qui dirigent de fait son mouvement. Il se retranche dans son temple mais, très étrangement, on lui fait savoir que la Securitate va venir l’arrêter.

D’habitude, la Securitate ne prévient pas !!

Il y a donc eu une « fuite » en haut lieu et certainement organisée.

La « Révolution » :

Le 16 décembre, a lieu à Timişoara, une manifestation de soutien contre l’évacuation de ce pasteur protestant de la minorité hongroise, László Tökés, que la Securitate veut expulser. Cette manifestation est totalement pacifique ; c’est une chaîne humaine autour du temple.

Mais, dans le même temps, des heurts se produisent en ville avec des dégradations. Il faut insister : les heurts en ville de Tilisoara sont totalement distincts de la manifestation autour du temple !

Il y a échange de coups de feu et vraisemblablement des morts. Mais ce n’est pas, hélas, le plus important. L’important, c’est le retentissement donné à l’événement.

Sur ordre du pouvoir, la Roumanie est alors bouclée.

Les seules sources d’informations sont donc les médias hongrois et yougoslaves relayés par la voix de l’Amérique : Radio Free Europe.

La manifestation change de nature et la foule commence à chanter des chants anti-communistes. La Securitate réagit par des gaz lacrymogènes et des canons à eau. La manifestation reprend le lendemain. L’armée intervient : des combats de rue, des voitures incendiées, des coups de feu. L’armée envoie des blindés. On ne saura jamais, encore aujourd’hui, qui a tiré.

Tout simplement parce qu’on n’a pas cherché ! La manifestation prend fin. Le 18 décembre, un groupe de 30 jeunes gens arbore encore des drapeaux tricolores sans l’insigne communiste et chante l’ancien hymne national.

Très vite, les médias annoncent des milliers de morts et le « clou », ce sera le fameux « charnier de Timisoara » : en fait quelques cadavres extraits de la morgue !!

Le faux charnier de Timisoara – source Le Grand soir info

Des journalistes sérieux auraient pu voir qu’aucun de ces corps ne portait de traces de balles et que leur état témoignait de l’ancienneté de leur décès. L’autre « clou » macabre fut ce cadavre de femme sur lequel on avait posé un « fœtus » comme si on avait éventré une femme enceinte….Hélas, si on peut dire, ce « fœtus » était un bébé de plusieurs mois !!

Tout concourt donc a faire de Ceausescu un monstre assoiffé de sang !

FAIT troublant :

Quelques temps avant les « évènements de Timisoara », on avait vu arriver dans la région de curieux touristes ! Des hommes jeunes entreprenants et athlétiques de nationalité soviétique disposant d’un visa de touriste : des membres, en fait, des forces spéciales russes qui ne seront pas étrangers aux affrontements en ville.

Les chiffres des victimes ne cessent d’enfler et sont  très complaisamment relayés par les médias occidentaux dont Radio Free Europe. Manifestement, la CIA joue de jeu de la rébellion en vertu du vieil adage : les ennemis de mes ennemis sont mes amis !! Mais pas seulement, nous verrons aussi pourquoi ci-dessous.

Désormais, à Timisoara, les manifestants campent dans la rue et l’armée a fraternisé avec eux. La question se déplace à Bucarest où Ceausescu ne voit rien venir à moins « qu’on » ne lui dise pas tout enfermé qu’il est dans son palais !!

Il refuse de remettre une visite en Iran et, à son retour, tente une reprise en mains de l’armée mais compte d’abord sur son charisme.

La manifestation de Bucarest :

Le 21 décembre, Ceausescu organise une gigantesque manifestation. La place du Comité Central est noire de monde…un monde que l’on est allé chercher par camions entiers car la manifestation est, bien évidemment, obligatoire.

Mais, ce jour là, la belle organisation habituelle connaît quelques ratés !!

Les premiers orateurs prononcent les discours habituels et les manifestations de Timisoara sont décrites comme le fait d’éléments fascistes instrumentalisés par l’Occident. Rien que du classique. La foule ne réagit guère : elle attend le Conducator !!

Dès le début de la prise de parole de Ceausescu, la foule s’agite, certains manifestants partent et les hauts parleurs relaient soudain des cris et des tirs d’armes automatiques.

La foule pense qu’on lui tire dessus comme à Timisoara !

Or il s’agit d’une bande enregistrée ! Et qui avait la haute main sur l’organisation de la manifestation ? La Securitate bien sûr qui, en l’occurrence, trahit délibérément Ceausescu !

Le Conducator est dépassé par les évènements ! Il a beau promettre tout ce qu’il veut, la foule le conspue et des pancartes hostiles apparaissent, la foule crie : « Changez le dictateur ! » !

Du jamais vu à Bucarest ! Les manifestants tiennent la rue ; l’armée tente d’intervenir puis fraternise.

Ceci grâce à une nouvelle manipulation :

le lendemain de la manifestation, les médias annoncent le « suicide » du Général Milea ministre de la défense ; c’est un gros choc pour tous les officiers roumains chez qui Milea est populaire et qui sont convaincus que Milea a été suicidé par Ceausescu !

Or, Milea était un fidèle parmi les fidèles de Ceausescu et il pourrait tout aussi bien avoir été suicidé par ceux qui voulaient renverser le régime.

Encore aujourd’hui, on ne connaît pas la vérité. On n’a pas cherché !

Mais, à qui profite le crime ???

Le remplaçant de Milea sera le général Nicolae Militaru – le bien nommé !! – formé dans une grande académie militaire soviétique. Or, Militaru avait connu un grave « accident de carrière » auparavant. Il a été accusé d’être un agent des services de renseignement de l’armée rouge et mis au placard pour cette accusation.

Si cette information est exacte, c’est donc un agent soviétique qui prend la tête de l’armée roumaine !!

Sans le soutien de l’armée et d’une partie de la Securitate, Ceausescu est condamné. Sa fuite sera peut-être une nouvelle fable pour accréditer la noirceur du personnage …s’il avait vraiment voulu fuir, Ceausescu le pouvait ! Il a plus vraisemblablement été arrêté discrètement et mis au frais en attendant son procès et quel procès !!! 55 minutes avec des avocats de la défense qui se comportent en accusateurs publics. Le procès est suivi de l’exécution sommaire de Ceausescu et de sa femme.

Nicolae Ceausescu mort

Nouveau suicide étrange :

Celui de l’accusateur du Conducator devant le tribunal qui a jugé Ceausescu : le général Popa en mars 1990 !! Pourquoi se serait-il suicidé trois mois plus tard alors que son camp était victorieux ?? Remord ou secret à garder bien enfoui dans une tombe ??

Autre événement troublant, même après la mort du couple Ceausescu, il faut maintenir la pression pour que la population fasse bloc autour du nouveau pouvoir. On parlera alors de terroristes arabes, de snipers, des coups de feu seront entendus à Bucarest…..Une partie de la vérité est connue : certains tirs seront ceux de simulateurs de tir militaires chargés de balles à blanc !! Difficile de ne pas y voir la patte de la Securitate … et du nouveau pouvoir ! !

Le nouveau pouvoir :

Après la « fuite » de Ceausescu, le chaos s’installe à Bucarest. Les révolutionnaires envahissent le bâtiment du Comité central et ses bureaux sont vandalisés. Les portraits du dictateur sont arrachés. La télévision roumaine recommence à émettre. Mircea Dinescu et Ion Caramitru apparaissent avec un groupe de personnalités et annoncent la fuite du dictateur.

La suite n’est pas vraiment claire.

Un nouveau gouvernement se forme avec des membres du parti communiste. Mais la foule demande un gouvernement sans communistes. Partout, apparaissent de mystérieux assassins cachés qui tirent sur la population. Ils sont appelés « terroristes ».

On demande à l’armée de défendre la télévision. Celle-ci transmet des informations contradictoires. Il y a des nombreux morts et des dégâts matériels. À l’aéroport Otopeni, deux compagnies de l’armée luttent l’une contre l’autre, en disant qu’elles luttent contre les terroristes.

Dans l’après-midi, Iliescu, Roman et Voican établissent un gouvernement provisoire. Ion Iliescu (ancien haut dignitaire du régime communiste) annonce à la télévision la création du « Front du Salut national ». On annonce aussi que les « terroristes » attaquent des lieux importants de la vie sociopolitique – la radio, la télévision, le centre de presse, les aéroports et le ministère de la défense. La nuit du 22 au 23 décembre, les citoyens restent dans les rues et dans les zones de siège pour protéger les institutions libérées.

Le monde médiatique est agité par les rumeurs les plus folles : la toute puissante Securitate aurait construit un gigantesque labyrinthe sous la ville de Bucarest, qui lui permettrait de se transporter secrètement et d’intervenir par surprise n’importe où. La presse internationale relaie ces rumeurs avec complaisance : le téléspectateur occidental assiste alors à des progressions en caméra subjective dans des couloirs souterrains toujours déserts, mais susceptibles de receler des compagnies entières de jusqu’au-boutistes de l’ancien régime…

Elle diffuse des images horribles d’orphelinats-mouroirs !

En 1990, Ion Iliescu, fondateur du Front du Salut national, dignitaire du régime communiste reconverti dans la démocratie à l’occidentale, remporte la première élection présidentielle de l’ère postcommuniste.

Or, tous ces hommes avaient été des notables très haut places de l’ère communiste mais ils étaient devenus … Gorbatchéviens !!

Or, toujours, Gorbatchev voulait éliminer Ceausescu à condition que le parti communiste reste au pouvoir et avait passé un « deal » avec Georges Bush père. C’est ce qui explique au fond l’attitude de Radio Free Europe !!

Une question se pose à propos de ce nouveau pouvoir :

Pourquoi la Securitate qui terrorisait les roumains sous la dictature n’a-t-elle pas été épurée sous Iliescu ???

Dans les ex-« démocraties populaires », l’épuration politique est nommée « Lustration[1] » ! Il n’y aura pas de « lustration » en Roumanie !

Moscou rejettera toute participation et essaiera d’accréditer la thèse de la révolution spontanée.

Qui était Iliescu ??? Un homme qui a fait ses études à Moscou où il a très bien connu Gorbatchev   Mais il le niera lors de son accession au pouvoir…Pourquoi ? Ce n’était pas une infamie, c’était même très bien vu à l’époque !! N’était-ce pas pour couper apparemment le cordon avec le soutien soviétique ??

Iliescu gravira tous les échelons du pouvoir avant une disgrâce sous Ceausescu !

D’autres questions se posent côté Securitate :

-                     Dès 1990, Dimitru Masilu, l’un des flics les plus redoutés, expert des interrogatoires « poussés », deviendra « expert de l’ONU pour les droits de l’Homme » puis ambassadeur !! Pas mal pour un ex-tortionnaire !!

-                     Il faudra attendre 1999 pour qu’une loi permette l’accès aux archives de la Securitate avec la  création d’un conseil national pour l’étude des archives de la Securitate….mais, cela dépend du SRI …successeur de la Securitate….pas d’accès  facile donc !!

Il faudra attendre 2006 et la campagne de Basescu pour que ces questions soient posées ouvertement et que quelques dossiers soient sortis.

Hélas, les archives de l’ex-Securitate sont entreposées dans un hangar ouvert à tous les vents !! On voudrait qu’elles y pourrissent qu’on ne s’y prendrait pas autrement !!

Bilan (à peu près crédible) :

De tous les pays de l’Est ayant renversé le régime communiste après la chute du mur de Berlin au cours de l’automne et l’hiver 1989-1990, la Roumanie a été le seul où cette métamorphose s’est faite dans le sang : 1 104 morts (dont à Bucarest 564, Timişoara 93, Sibiu 90, Braşov 66, Cluj-Napoca 26) et 3 321 blessés (dont 1 761 à Bucarest) – source wikipédia croisée avec d’autres –

Au total, la « Révolution roumaine » fut un coup d’Etat, une révolution de palais, une pièce dont le livret a été écrit et préparé bien à l’avance, y compris à Moscou, dont la mise en scène fut impeccable et avec d’excellents acteurs !!

Ces acteurs sont toujours là aujourd’hui …Ils contrôlent pour une large part l’économie roumaine ; en faillite d’ailleurs !!

Guy Dutron


[1] La lustration, du latin lustratio, ou le lustre, de lustrum, était une cérémonie de purification de la Rome antique. Elle s’effectuait en versant de l’eau, ou en aspergeant de l’eau au moyen d’un rameau de laurier ou d’olivier, ou encore à l’aide d’un instrument appelé aspergillum.

Compte-rendu Cercle du Silence Avignon + Soutien + Vidéos sur un piquet de grève de sans papiers à Paris + Déclarations du HCR de l’ ONU.

décembre 21, 2009 at 12:53 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | Leave a Comment
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Compte-rendu  Cercle du Silence  Avignon + Soutien + Vidéos sur un

piquet de grève de sans papiers à Paris + Déclarations du HCR de l’ ONU.

Tout ceci en provenance de l’amie Hélène Lacheret de Nyons que nous remercions.

De Pascale Arraou

Bonjour,

Nous étions une trentaine à participer au Cercle de Silence ce samedi, malgré le mistral glacial et les absences dues à la période des fêtes : des fidèles, rejoints par des membres de l’association « Couleurs Espoirs » du Pontet, ainsi que par des passants. 4 journalistes (La Provence, Vaucluse Matin, La Marseillaise) étaient présents (merci à ceux qui peuvent nous transmettre les articles, par mail ou en les déposant à la MAS). Le mistral n’a pas permis que nous déroulions la banderole, et la présence du panneau a été d’autant plus appréciée (un 2e panneau serait nécessaire).

Il est plus que jamais nécessaire de dénoncer la situation des sans-papiers et des migrants en France et en Europe !
Prochain Cercle de Silence
Samedi 9 janvier, 11h30, Place Pie.

Pascale
Pour le collectif du Cercle de Silence d’Avignon

1/ Pour rappel : les 6000 grévistes sans-papiers ont besoin de soutien financier +++. + vidéos dans le mail ci-dessous
2/ Déclarations du Haut Commissaire aux Réfugiés de l’ONU qui demande aux responsables politiques de « cesser de raconter des mensonges à leurs électeurs » (cf. le mail de Jean-Pierre Alaux, du Gisti, ci-dessous).

Les 25 grévistes dont il est question dans les vidéos ci-dessous, sur le chantier du tramway de la Porte des Lilas, comptent parmi les 6 000 sans papiers en grève à travers le pays (le plus grand nombre en Ile de France pour le moment.) Mouvement commencé pour la plupart d’entre eux le 12 octobre. A ce sujet, je me permets de vous mettre à nouveau en PJ le tract unitaire de soutien.

Merci de diffuser le plus largement possible autour de vous ces informations afin de  rompre la chape de silence qui entoure ce mouvement au niveau des médias.
Le besoin de soutien est immense, car la lutte pour obtenir une circulaire digne sera longue. Pendant ce temps ils doivent tenir : manger, faire vivre leurs familles, se soigner en cas de besoin, payer leur loyer pour ne pas se retrouver SDF. L’argent est donc le nerf de la grève, ce qui nous rend tous coresponsables du succès de leur lutte.

Le soutien financier est à adresser par chèque, à l’ordre de « solidarité sans papiers », à envoyer à : la CGT, service comptabilité, 263 rue de Paris 93100 Montreuil
Toutes informations pratiques et adresses des piquets de grève sur les site : www.travailleurssanspapiers.org <http://www.travailleurssanspapiers.org/>

Marie-Odile
Il y a 2 vidéos consultables en ligne. La plus récente (la première) a
été tournée le 18/12 pendant la chute de neige: elle est impressionnante et à diffuser sans modération. Elle a été faite par 2 copains du PCF 20ème:

http://www.dailymotion.com/video/xbjzzs_grevistes-les-lilas_news

La seconde est un interview plus ancien :

http://www.google.com/url?sa=X&q=http://www.blinkx.com/watch-video/les-sans-papiers-de-la-porte-des-lilas <http://www.google.com/url?sa=X&amp;q=http://www.blinkx.com/watch-video/les-sans-papiers-de-la-porte-des-lilas>

Hier après-midi, malgré le froid, de nombreux soutiens sont passés et beaucoup d’habitants du quartier se sont arrêtés. Il faut toujours du bois, du charbon de bois, des vêtements chauds (en particulier des bottes style après-ski).


De : Jean – Pierre Alaux (GISTI)

Chut ! Le patron du HCR dit en ce moment des choses fort intéressantes. Un peu inquiétantes pour son avenir sans doute. En attendant son licenciement, gravons ses paroles dans le marbre…

jp

TRADUCTION PARTIELLE

Selon le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, António Guterres, lundi 14 décembre 2009 à Paris, les nations européennes font le jeu des trafiquants d’êtres humains en durcissant leurs politiques d’immigration à un moment où leurs économies dépendent de plus en plus du travail des migrants, notamment à un moment où des facteurs nouveaux comme le changement climatique grossissent les rangs des besoins de migrer.
(…)

Il a exhorté les responsables politiques occidentaux, en particulier européens, à cesser de raconter des mensonges à leurs électeurs. « Les politiciens n’ont pas le courage de dire aux gens que nous avons besoin de davantage de migrants », a déclaré M. Guterres, soulignant que « si vous avez une population vieillissante, une population qui manque de dynamisme, il est très facile de jouer avec la peur ».

« Les passeurs répondent aux besoins [des migrants] », a-t-il expliqué. « Il est très difficile de les neutraliser. Si le marché nécessite davantage de bras, ils viendront de toute façon. Si vous fermez la porte, ils passent par la fenêtre ».

(…)

« New York Times », 15 décembre 2009
HCR : LA FERMETURE DE L’EUROPE AUX MIGRATIONS FAIT LE JEU DES PASSEURS
E.U. URGED TO OPEN DOORS TO MIGRANTS

by Katrin Bennhold & Caroline Brothers

PARIS — European nations are playing into the hands of human traffickers by tightening immigration policies at a time when their economies increasingly depend on migrant labor and when new factors like climate change are swelling the ranks of those eager to come, the United Nations high commissioner for refugees said Monday.

The official, António Guterres, who was in Paris for a debate on the effects of global warming on migration, expressed concern about opinion polls showing a growing intolerance toward foreigners across the Continent and warned that rising unemployment would probably amplify the hostility.

He urged Western, and especially European, officials to stop what he called misleading statements to voters. “Politicians do not have the courage to tell people that we need more migrants,” Mr. Guterres said, noting that “if you have an aging population, a population that lacks dynamism, it is very easy to play with fear.”

“Smugglers respond to a need,” he said. “That’s why it’s so difficult to fight them. If the market requires more people, they will come. If you close the door, they will climb through the window.”

>From the recently dismantled encampments in Calais, in northern France, where illegal migrants awaited opportunities to cross into Britain, to the many boats full of Africans washing up on the Mediterranean coast, immigration has been a hot-button issue in Europe for some time.

As public opinion has hardened, so has legislation. Under a European Union pact on immigration signed last year, governments pledged to deport illegal immigrants from European territory and strengthen border controls. More recently, E.U. governments agreed to start penalizing employers who use workers without papers.

Migrant groups and, increasingly, corporate lobbies assert that many sectors, like construction and the restaurant business, could not operate without immigrants, who often pay taxes and social security contributions under someone else’s name.

“What we need is more meaningful opportunities for legal migration,” Mr. Guterres said. In a spirited presentation at the Forum for New Diplomacy, co-hosted by the International Herald Tribune and the Academie Diplomatique Internationale, he spoke of his own experience in his native Portugal. Only two of the seven people caring for his father, who died at 95 a few months ago, were Portuguese. Without immigrants, Mr. Guterres said, Europe cannot care for its elderly.

If there is a growing demand for migrant labor in Western economies, there is also a growing supply — and not just because of poverty and growing income inequalities in the world, he said.

Climate change is expected to unseat conflict as the main driver of mass migration in coming years, Mr. Guterres predicted, calling on rich nations to provide financial aid to poorer nations most affected by global warming. Even if the current climate talks in Copenhagen are successful, he said, the impact of hotter weather caused by cumulative greenhouse gas emissions already in the atmosphere is likely to increase the number and scale of phenomena displacing populations: natural disasters, food scarcity, water shortages and conflicts.

The classic distinction between economic migrants and refugees is becoming increasingly blurred, further complicating the immigration question in Western societies, Mr. Guterres said.

“At a time when more and more people are forced to move, it is more and more difficult for people to move,” he said. “It is one of the contradictions of our times.”

But like climate change, Mr. Guterres said, mass migration is a reality that governments need to face up to.

“All our societies will become multiethnic, multireligious and multicultural,” he said, “whether we like it or not.”

http://www.nytimes.com/2009/12/15/world/europe/15iht-migrants.html

Pour les personnes intéressées, nous vous conseillons un excellent traducteur en ligne : http://www.reverso.net/text_translation.asp?lang=FR

Guy Dutron

Pour finir en chansons Abd Al Malik : Gibraltar !!!

http://www.youtube.com/watch?v=zLMr3DdCZNc


Copenhague : Comment on nous ment !!

décembre 20, 2009 at 1:52 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 5 Comments
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Copenhague : Comment on nous ment !!

Voici, en guise de conclusion et de source AFP, un excellent résumé des différents extraits des déclarations faites aux citoyens de différents pays du monde : hormis deux véritables protestations, c’est de la désinformation pure et simple !!

Ceux qui disent vrai :

Les ONG environnementales ont immédiatement dénoncé à l’unisson un véritable fiasco : « Pas de contrainte, aucun objectif à 2020 ni à 2050: difficile d¹imaginer pire conclusion pour la conférence de Copenhague », déplore Greenpeace. Nous ne disons pas autre chose !!

Nnimmo Bassey, président de l’ONG Les Amis de la Terre, a dénoncé un « échec abject »: « En retardant le passage à l’action, les pays riches ont condamné des millions de pauvres à la faim, la souffrance et la mort avec l’accélération du changement climatique ».

Le président des Amis de la Terre, Nnimmo Bassey, a affirmé dans un communiqué: « Nous sommes écoeurés de l’incapacité des pays riches à s’engager sur les réductions d’émissions de gaz à effet de serre qu’ils savent être nécessaires, en particulier les Etats-Unis qui sont historiquement le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre ».

« C’est une panne du système onusien », a lâché l’expert français Pierre Radanne, qui conseille depuis plusieurs années les pays africains dans les négociations climat.

Les autres réactions oscillent entre optimisme et protestations


USA: Le président américain Barack Obama a affirmé qu’un accord
« significatif » et « sans précédent » sur le climat avait été obtenu vendredi soir à Copenhague mais les progrès enregistrés dans la capitale danoise sont « insuffisants ».

FRANCE: Le président français Nicolas Sarkozy a estimé vendredi soir que l’accord de Copenhague sur la lutte contre le réchauffement climatique n’était « pas parfait » mais que c’était « le meilleur accord possible ».

BELGIQUE: A l’instar des autres Etats-membres de l’Union européenne, la Belgique s’est ralliée dans la nuit de vendredi à samedi à la déclaration finale de Copenhague sur le climat, faute d’alternative. « (C’est) mieux que rien », a commenté le Premier ministre Yves Leterme. Le chef de gouvernement belge a souligné que « les Etats-Unis, la Chine et l’Inde n’étaient visiblement pas prêts à des avancées courageuses ».

Et Leterme, c’est mieux que pas grand chose ???? (ndlr)


CANADA: Le Premier ministre du Canada Stephen Harper a qualifié vendredi l’accord de Copenhague sur la lutte contre le réchauffement climatique de « complet et réaliste », lors d’une conférence de presse avec des médias canadiens dans la capitale danoise.

Harper, au moins, ne craint pas le ridicule !! (ndlr)


GRANDE-BRETAGNE: Dans une interview à la TV britannique Sky News, le Premier ministre britannique Gordon Brown a qualifié le sommet sur le climat de Copenhague de « premier pas » dans la voie d’un traité légalement contraignant que les pays devront rapidement accepter.

Mais oui, mais oui …quand Brown ne sera pls aux affaires ??? (ndlr)


UNION EUROPEENNE:
« Ce n’est pas un accord parfait, il n’est pas de nature à répondre à la menace climatique », a déclaré le Premier ministre suédois Fredrick Reinfelt dont le pays assure la présidence européenne jusqu’au 31 décembre.

Au moins un qui dit la vérité ! (ndlr)


AUSTRALIE: Le Premier ministre australien Kevin Rudd a qualifié samedi de « progrès » les conclusions du sommet sur le climat de Copenhague, soulignant que les discussions avaient failli échouer. « Il y avait un risque que ces négociations échouent et on aurait eu un triomphe de l’inaction sur l’action », a-t-il déclaré dans la capitale danoise à la presse.

Fort bien Rudd ! L’Australie peut donc continuer à cramer !!!!!(ndlr)


SOUDAN: L’accord climat obtenu vendredi soir à Copenhague est « le pire de l’histoire », a estimé samedi à Copenhague le délégué soudanais Lumumba Stanislas Dia-Ping, dont le pays préside le G77 (130 pays en développement).

No comment !!


PAYS DU SUD: Plusieurs délégués de pays du Sud ont vivement protesté samedi matin en ouverture de la séance plénière de la conférence de l’Onu sur le climat contre le projet d’accord présenté vendredi, le jugeant « irrespectueux » du processus onusien.

Oui, mais qui les écoute ???

Tout le monde (celui qui compte !!)  s’accorde pour donner une note « Satisfaisant » dans le monde politique.

Mais ce ne sont pas aux mauvais « élèves » de s’octroyer des notes mais bien aux experts. Mais ceux-ci, il leur a été conseillé dès ce jeudi de ne plus s’exprimer publiquement au risque de se voir supprimer tout subside public !!!

89 lobbyistes avaient été dépêchés par la C.E.E. Non pas pour faire évoluer les négociations favorablement en faveur du climat, mais exclusivement pour « informer » tout scientifique du climat, y compris le GIEC, de se taire. La CEE « n’accepterait pas de discours discordants ».

Vous avez dit EUROPE ????

D’ailleurs aucun journal télévisés, ni aucun organe de presse (AFP, Reuters, etc…) n’a publié des dépêches complètes d’organisations du climat.

Le comble :

« Obama a été humilié deux fois par son homologue chinois » : il s’est présenté deux fois en retard ! Mais alors, combien de chefs d’Etats ont été humilié à ne pas être même convié à ses réunions.

Il faut dire que si l’on enlève les pro-USA et les pays pro-Chine, il ne
reste pas beaucoup d’Etats pour protester.

Autre information :

-                     Mais que faisaient des spécialistes de l’attribution de ressources alimentaires au sommet de Copenhague ?

-                     Pourquoi deux d’entre eux ont-ils agressé deux journalistes et détruit les bandes filmées ?

En fait, il y a eu plus de négociations globales que de négociations sur le climat.
Du genre, tu laisses le climat et nous ont continue à te fournir une aide alimentaire. Grave dérapage et première pour l’ONU : des pressions alimentaires et humanitaires !!!

Ziegler va encore hurler !

D’ailleurs Obama et le premier Ministre chinois viennent de conclure un réel accord : ils ont tous deux indiqué dans leur discours que dorénavant, les discussions climatiques ou toute autre devant réunir 119 pays devenaient impossible et seraient de fait réglées de façon bilatérale.

Question : A quoi va encore servir l’ONU ?


Et le gagnant est ? The winner is :

La Russie (l’Inde s’étant trop opposée à chaque proposition). Les russes polluent beaucoup (mais moins qu’avant), il produisent du gaz et du pétrole (polluants). Mais jamais ils n’ont dit quoi que ce soit à Copenhague et se sont bien gardés de demander à être invités à la table des grands, une première !!!!

La Russie n’a ainsi du s’opposer à rien : l’Inde s’est opposée aux réductions de pollution, la Chine au contrôle sur son territoire et Obama a essayé de jouer le jeu du compromis sans y parvenir.

Et puis, mettre en place une commission de contrôle internationale de pollution s’était de fait s’introduire dans les entreprises chinoises et sur tout son territoire. Bref, la C.I.A. n’a pas réussi à donner une couverture à ses agents en Chine et d’y installer des réseaux d’espionnage industriel.

CONCLUSION :

On se fout de nous : comment peut-on aujourd’hui donner des chiffres scientifiques sur chaque pays pollueur sans cette commission ? Ce serait pourtant simple, par des satellites et autres moyens internationaux. Donc, pourquoi avoir demandé
l’instauration de groupes d’inspecteurs de « terrain » ? Soit les chiffres donnés sont de pures inventions (minimisés ou amplifiées), soit on a des outils relativement fiables pour des mesures et donc pas besoin de contrôles de terrain.

Comme enfumage, on ne fait pas mieux !!!

Cerise sur le gâteau du Prix Nobel de la Paix !!

19.12.09 – 15:44 Source Belga corroborée par : http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/294632/obama-a-donne-son-feu-vert-aux-raids-yemenites-contre-al-qaida

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-12-19/obama-a-donne-son-feu-vert-aux-raids-yemenites-contre-al-qaida/924/0/406652


Le président américain Barack Obama a donné son feu vert aux raids des forces yéménites cette semaine contre les combattants d’Al-Qaïda, écrit samedi le New York Times.

Le ministère yéménite de la Défense a annoncé jeudi que les forces de sécurité avaient tué au moins 28 membres d’Al-Qaïda et en avaient capturé 17 dans des opérations simultanées qui ont permis de déjouer des attentats suicide contre des intérêts étrangers. L’offensive la plus importante visait un camp d’entraînement d’Al-Qaïda dans la région d’Abyane (480 km au sud-est de Sanaa). Mais des témoins ont rapporté que les bombardements aériens avaient atteint des civils. La région d’Abyane est devenue une zone de
regroupement de combattants islamistes dont des vétérans d’Afghanistan, qui échappe au contrôle des forces de sécurité.

Des raids ont également eu lieu dans la capitale Sanaa et le district voisin d’Arhab, vers le nord-est, a indiqué un responsable du ministère de la Défense.

Allez ! Joyeux Noël !!

Iran : Clotilde Reiss n’est pas sortie de l’auberge à Mollahs !

décembre 19, 2009 at 5:56 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Politique, Société, Solidarité, sarkosy | 1 Comment
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Iran : Clotilde Reiss n’est pas sortie de l’auberge à Mollahs !

Procès Clotilde Reiss – Source 20 minutes

Au petit jeu de la langue de bois Iranienne, Ahmadinejad vient encore de faire très fort !!

Clotilde Reiss, jeune universitaire de 24 ans “est accusée par la justice. Elle a été libérée sous caution et se trouve à l’ambassade de France. Le gouvernement français nous avait demandé un geste et nous l’avons fait . Mais la réaction du gouvernement français n’a pas été bonne”, a déclaré le président Ahmadinejad.

Et Sarko, notre limiteur forcené de l’effet de serre a répondu dans un langage tout aussi boisé !! Ben ouais, faut pas non plus être trop déforesteur, bon sang de bois !!

«  Cette déclaration prouve l’innocence de Clotilde Reiss » ! Qu’il a dit le P’tit !

La pauvre Clotilde Reiss, lectrice de français à l’université d’Ispahan a été arrêtée le 1er juillet pour avoir soi-disant participé à des manifestations contre la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin. C’est ce qu’on appelle, en bonne diplomatie, un abcès de fixation !!

Libérée sous caution le 16 août, à condition de rester à l’ambassade de France à Téhéran, elle est accusée d’avoir participé à des rassemblements et à des troubles les 15 et 17 juin et d’avoir rassemblé des informations et des photos qu’elle aurait refilées à un attaché de l’ambassade de France…..le genre « d’attaché » qu’il vaut mieux traiter avec …détachement, sans doute !
En août, elle avait“ reconnu” avoir participé “pour des motifs personnels” à des manifestations et avoir rédigé un rapport pour un institut dépendant du service culturel de l’ambassade de France, selon des médias officiels iraniens. Elle avait demandé “pardon” en espérant être “graciée”. Bref, la traitresse avait avoué son forfait !!

Procès de Clotilde Reiss vu par Plantu

Faut dire que Clotilde parle parfaitement le persan dénommé farsi[1].

Nous aussi, on parle parfaitement le Farsi même s’il faut se le …. …. …. farcir !!! Mais nous ne le parlons que sous la torture !!

Si après ça, y’a pas un allumé du turban qui nous balance une fatwa dans la tronche, c’est que Marie était vraiment vierge et que l’ange Gabriel[2] n’était pas qu’un vil suborneur de la jeunesse palestinienne !! Ce fait est d’autant plus condamnable que ledit Gabriel récidiva plus tard en subornant aussi Mahomet. Franchement, il attige cette tête d’icône !

Icône Ange Gabriel – Origine Novgorod


Les autorités françaises se tiennent à une version, réaffirmée donc par notre petit Maître en personne : Clotilde Reiss est innocente.

Notre diplomatie, un vieux docteur en tête, attend donc qu’Ahmadinejad, touché par une grâce d’où qu’elle vienne, vienne aussi à Canossa !! Chez un Pape ! Vous rendez-vous compte, bande de branleurs ? Vous pouvez toujours attendre ! En attendant, justement Clotilde Reiss sera broyée par la raison d’Etat !

Car, hélas pour Clotilde, l’affaire peut durer encore longtemps ! Qu’est-ce que ça fait du bien de savoir qu’on est gouvernés !! C’est comment la devise, déjà ???

Ha oui …. Liberté, Egalité, Fraternité, Poils au nez !!


[1] Le Persan est appelé farsi (فارسی) en Iran et en Afghanistan ; c’est une forme arabisée de parsi — l’alphabet arabe ne comportant pas de consonne p)

[2] L’Ange Gabriel est, selon les Saintes Ecritures, celui qui pratiqua, on ne sait dans quelle position d’ailleurs « l’Annonce faite à Marie » !! Ce récidiviste fut aussi le cafteur qui révéla selon l’Islam, les versets du Coran à Mahomet ….Comme disait ce cher Julos Beaucarne : « C’est tout de même malheureux….même dans les anges, on ne peut pas avoir confiance »…Joyeux Noël tout de même !!!!

Le fiasco de Copenhague !

décembre 19, 2009 at 3:58 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, sarkosy | 22 Comments

Le fiasco de Copenhague !

Avoue, cher lecteur que nous ne nous étions guère trompés il y a deux et trois jours en écrivant : Copenhague après le jeu pervers de l’Union Européenne : du durable au soutenable !

Et aussi : Sarkozy de Copenhague à Karachi : CHAUD DEVANT !!!!!!!!!

COPENHAGUE EST BIEN UN FIASCO ! Pourquoi ?

-         Parce que les USA et la Chine n’y sont venus que pour y montrer leurs gros biceps !

o      Obama n’avait rien à faire de l’effet de serre ; seul comptait son effet médiatique sur une Amérique en crise qui veut d’abord du travail et de la consommation !

o      Les Chinois veulent de la croissance,

-         Parce que Pays du Golfe et russes sont fauchés,

-         Parce que, le Tiers-monde peut crever, aux yeux du capitalisme mondialisé ! Ce n’est pour eux qu’un réservoir de matières premières !

ET L’EUROPE ? Ha, la belle et bonne Europe qui rime ici avec salope !!

Elle en est restée, malgré les rodomontades Sarkozystes, à ses positions d’il y a un an !!

Sarkozy, Brown et Merkel n’étaient venus à Copenhague pour préparer, chacun, ses échéances électorales ; pour montrer leurs trombines devant les caméras ! On pouvait se demander où étaient passés Barroso et notre tout nouveau Président Belge !! Hélas Van Rompuy a rompu ! Rompez ! Hé, hé !

Revenons à notre mouton…Le P’tit !!

Soyons un peu cruel attendu que « qui aime bien châtre bien » !!

Notre Lider Minimo avait eu la maladresse de fixer, du haut de sa petitesse les critères de réussite de Copenhague !!!

Pour qu’il y ait succès, il aurait fallu, selon Nicolas Sarkozy :

-         « que tout le monde soit d’accord sur l’objectif des 2 °C d’augmentation de la température de la planète,

-         que tout le monde soit d’accord sur la limitation à 50 % en 2050 des émissions de gaz à effet de serre,

-         que tout le monde soit d’accord sur la mise en place de financements innovants pour aider l’Afrique et les pays plus pauvres à se développer

-         et, enfin, que tout le monde soit d’accord sur la création d’une organisation mondiale de l’environnement pour vérifier les engagements ».

« Si on a ça, ce sera un succès », avait estimé le chef de l’État, qui promettait de « batailler chaque minute ». http://fr.news.yahoo.com/3/20091216/twl-onu-climat-france-sarkozy-1be00ca.html

Faut bien admettre que Sarkozy a perdu « sa » bataille !!!

La Hulotte est larmoyante, faut dire, à sa décharge, que la Hulotte n’a qu’une vision nocturne alors, forcément …ça limite ! Hulot juge Copenhague « affligeant et consternant ». On peut compter sur lui pour se refaire la cerise à grands coups de produits dérivés de sa fondation !!! L’effet de serre, ça sert !!

J’ai entendu aussi quelques « écolos européanisés dont Yannick Jadot ! Pas jouasse le breton ex-Greenpeace !

Restent de ce Copenhague quelques questions :

-         La mobilisation citoyenne y fut très forte : va-t-elle retomber ou se maintenir ?

-         Face à cette mobilisation, la brutalisé de la police danoise n’a pas été assez soulignée : manifestant à terre et menottés dans le dos et tabassés comme plâtre, officiels (brésilien en l’occurrence) bloqués par la flicaille….etc.

  • Question :

    • Ordres ou pas ordres ?

    • Infiltration de la police par l’extrême droite danoise ?

Si vous avez des informations, nous publions, comme d’habitude !

Guy Dutron

Sarkozy de Copenhague à Karachi : CHAUD DEVANT !!!!!!!!!

décembre 18, 2009 at 2:47 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 4 Comments
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Sarkozy de Copenhague à Karachi : CHAUD DEVANT !!!!!!!!!


Mais non, nous n’allons pas reparler climat !! Pas deux fois de suite tout de même ! Enfin…si… tout de même un peu vu qu’on n’en a parlé qu’une fois…

Cette fois, il s’agit de Copenhague mais aussi de l’attentat de Karachi. Si vous êtes lecteur/trice attentif de notre blog, vous en savez déjà quelques bribes. Si non, révisez vos classiques avec cet article de juin dernier : http://dutron.wordpress.com/2009/06/19/onze-morts-francais-pour-une-gueguerre-chirac-%E2%80%93-balladur/

Nous n’avions pas si mal vu à l’époque car « l’affaire » progresse !

Ce que nous pouvions entrevoir se précise. Il faut se replacer dans le contexte de la guerre entre : à ma droite, « Le Grand » alias Jacques Chirac et, à ma droite toujours, Edouard le Concentrique dit le Grand Ballamou qui voulait être calife à la place de l’autre.

Quelles étaient à l’époque les faiblesses en présence : les voici en vrac !

- 1- Le clan Balladur-Sarkozy :

le Premier ministre Edouard Balladur,
son directeur de cabinet : Nicolas Bazire,
le ministre du Budget Nicolas Sarkozy,

le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy : Brice Hortefeux,
le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua,
le ministre de la Défense François Léotard,
le directeur de cabinet de François Léotard : Renaud Donnedieu de Vabres,
le conseiller de François Léotard : Hervé Morin.

- 2- Le clan Chirac-Villepin :

le patron du RPR Jacques Chirac,
le ministre des Affaires Etrangères, Alain Juppé,
le directeur de cabinet d’Alain Juppé : Dominique de Villepin.

Rien que du beau linge ! Certes ! On voit bien en relisant ces quelques noms que ce linge continue de se laver…c’est qu’ils ont la haine tenace les sagouins !

Sauf que les porteurs de beau linge du clan Chirac se voyaient fort bien , à l’époque, en train d’assécher les finances du potentiel candidat Balladur…

LA PLAINTE QUI RELANCE !

Six familles de victimes de l’attentat de Karachi contre des salariés de la Direction des constructions navales (DCN) en 2002 ont déposé plainte à Paris pour « corruption » contre le club politique créé en 1995 par Edouard Balladur ( la dénommée « Association pour la Réforme »), ont annoncé ces parties civiles ce mercredi à l’AFP.

La plainte, déposée lundi par six familles de victimes auprès du procureur de Paris, pour « corruption active et passive » vise nommément l’Association pour la réforme, club politique créé en 1995 par Edouard Balladur dont Sarkozy allait être le directeur de campagne. « Passive et active » ! C’est encore la banane ou quoi ??

Une note intitulée « Nautilus », commandée par la DCN après l’attentat et versée au dossier, relève que « l’annulation de ces commissions avait été décrétée en 1995, à la suite de l’alternance politique en France, et visait à assécher les réseaux de financement occultes de l’Association pour la réforme d’Edouard Balladur » : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-12-16/attentat-karachi-plainte-pour-corruption-contre-l-association-de/920/0/405387

QUI OSERA DIRE ?

Vos avez tous entendu la péroraison Sarkozienne de Copenhague ! Qui osera dire ceci, qui osera dire cela, qui osera dire mon cul !

Nous, nous allons oser dire !

1) Nous disons donc qu’il n’y aura pas d’accord à Copenhague ou un accord bidon parce que :

  1. a. Obama y est venu à poil et sans un rond, avec une opinion publique totalement inversée depuis un mois. Ce que veut maintenant l’opinion américaine c’est sortir de la crise, faire de la  croissance et tant pis pour le climat !!
  2. b. La Chine est sur la même longueur d’onde et il y aurait même un accord Chine-USA sur ce point : pas question de ralentir la reprise économique espérée à partir de 2010-2011,
  3. c. L’Asie, l’Inde et leur développement passent par une reprise économique de l’Occident sinon, plus de clients, autant dire qu’ils sont aussi un accord secret avec la Chine et les USA.
  4. d. Le Moyen Orient est en quasi faillite comme on vient de le voir dans le golfe !!! Comme nous venons de le voir : avec l’article : http://dutron.wordpress.com/2009/11/27/dubai-vive-la-crise alors baisser l’extraction des énergies fossiles pour cause de climat, soyons sérieux….M’sieurs-dames !  C’est leur unique source de richesse !
  5. e. Pour la Russie, même topo ! Elle a beaucoup investi sur les ressources pétrolières et gazières !
  6. f. Reste l’Afrique, la pauvre Afrique ! On peut faire confiance à la majorité de ses dirigeants pour se laisser acheter tout en protestant de leur bonne foi, évidemment !
  7. g. Reste enfin …L’Europe !! Ha la belle Europe de l’après Lisbonne !! L’Europe va donc pouvoir DIRE ! ELLE PEUT DIRE CE QU’ELLE VEUT PUISQU’ELLE SAIT QU’IL N’Y AURA PAS D’ACCORD !!!! ELLE PEUT MÊME PROMETTRE DES BAISSES DE 50 OU 60 % DE SES EMISSIONS !!!!! TOUT LE MONDE S’EN FOUT !!!

ALORS QUI OSERA DIRE, SARKO ????

OUI ! QUI OSERA DIRE que tu étais à la base du pacte de corruption qui a foiré et fait des morts à Karachi ! Aujourd’hui, ce sont tout simplement les avocats des familles des victimes qui le disent ! http://www.france-info.com/france-justice-police-2009-12-17-karachi-sarkozy-accuse-d-etre-au-coeur-de-la-corruption-382385-9-11.html

Ben, ça craint ça, mon P’tit !! On appellerait ça une affaire d’Etat que cela ne nous étonnerait qu’à moitié !

Oui, décidément, de Copenhague à Karachi, CHAUD DEVANT !


Copenhague après le jeu pervers de l’Union Européenne : du durable au soutenable !

décembre 17, 2009 at 5:44 | In Altermondialisme, Caisse des dépots, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, social | 1 Comment

Copenhague après le jeu pervers de l’Union Européenne : du durable au soutenable !


Alors que l’échéance approchait, l’Union européenne jouait, la semaine dernière, un sale jeu tout en se réclamant d’un pseudo rôle dirigeant sur la question du climat.

Tout en se voyant dans la peau d’un leader, l’U.E revoyait à la baisse ses promesses antérieures.

Lors d’une conférence de presse au Bella Center le 14  décembre, l’Union européenne ramenait à de plus justes proportions les espérances des plus optimistes et de ceux qui n’avaient pas encore intégré que les promesses ne sont faites que pour ceux qui les croient !

Il faudrait donc attendre, comme nous le pensions depuis l’origine, la phase finale des négociations ; c’est la raison pour laquelle nous n’avons pas parlé « climat » récemment sur ce blog.

Alors qu’elle était primitivement favorable à la préservation d’un accord contraignant qui prescrirait une deuxième période d’engagements de réduction d’émissions aux pays industrialisés, l’UE se range de fait aujourd’hui derrière la position des États-Unis qui refusent un traité contraignant pour les pays riches.

Cette position est en opposition frontale avec les demandes renouvelées du G77 soucieux d’obtenir des garanties explicites de la part des pays riches qui ont si souvent trahi leurs promesses antérieures : Objectifs du millénaire, lutte contre le sida, lutte contre la faim. Ces mêmes pays riches qui reprennent de l’autre main dix fois les sommes dérisoires concédées du bout des lèvres : remboursement de la dette ou évasion fiscale…. Pour tenter de justifier l’injustifiable, l’Union européenne déclare qu’elle ne peut s’engager seule alors que les Etats-Unis, ou d’autres telle l’Australie, demeureraient en dehors de tout système contraignant.

L’U.E a aussi annoncé qu’elle s’engagerait sur une diminution des émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 23% entre 1990 et 2020. Elle abandonne ainsi sa promesse de passer à 30% de réduction si d’autres pays s’y engageaient.

Face à cela, les propositions nouvelles du G77, appuyées sur les recommandations des scientifiques, se chiffrent à 52% de réduction d’émissions entre 1990 et 2017. Le G77 propose une réduction de 80% pour 2030 et 100% en 2050, ce qui correspondrait à un réchauffement maximum de plus 1,5°.

Enfin l’Union européenne propose un financement d’urgence de 2,4 milliards d’euros d’ici 2012 qui déclenche la colère des pays du Sud.

Ces pays ne demandent pas une aumône de dame patronnesse mais bien la reconnaissance d’une dette écologique. Aucune solution de financement à long terme n’est avancée. Cette faiblesse des financements publics illustre la priorité donnée aux marchés du carbone pour assurer le financement de la lutte contre le changement climatique.

C’est le sens de la proposition, notamment française , du conglomérat rassemblé autour de la Caisse des Dépôts qui se voit bien en leader de ce marché à se faire du gras. En effet, lorsque le « Fonds privé Carbone Européen » (European Carbon Fund ou ECF), qui regroupe 13 institutions financières[1] de 8 pays présente, en marge du sommet de l’ONU sur le climat de Copenhague, les premiers résultats de son portefeuille de projets de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, il suffit de regarder la composition de ce « Fonds privé » pour comprendre qu’il n’est que le faux nez de la CDC et de CNP Assurances sa principale filiale !

Nous devons continuer à nous opposer, à l’inverse, aux marchés du carbone :  ils sont inefficaces, contre-productifs et ne sont que les marchés des DROITS A POLLUER EN CHOEUR. Ils offrent de surcroît, de nouvelles opportunités de spéculation aux acteurs financiers.

Enfin, par les mécanismes pervers de compensation, ces marchés permettent aux pays riches d’atteindre leurs objectifs « environnementaux »  sans rien changer à leurs modèles de développement. C’est toute l’escroquerie actuelle du « développement durable » que nous vendent toutes les publicités les plus productivistes !

A ce rythme, chacun aura bientôt sa bagnole « durable » qui roulera sur une quatre voies « durable » avec un carburant « vert durable », (pourquoi pas du diester de colza transgénique !!!), un jour, chacun s’écrasera la gueule sur un vilain poteau « durable » au pied d’une HLM HQE donc « durable » et finira par être mis en terre dans un cercueil « durable »…mais tout ceci aura fait, au passage, augmenter le PIB et la « croissance durable » cautionnée par des « verts » que nous souhaitons aussi peu « durables » que possible !!

Si l’Union européenne qui a joué un rôle important au moment de la signature du protocole de Kyoto veut continuer à revendiquer sa couronne de laurier de leader dans la lutte contre le changement climatique, il va falloir qu’elle invente autre chose que cette fable du « durable » mis à toutes les sauces !

Qu’elle invente donc de vraies conceptions qui pour n’être pas « durables » auront le mérite d’être SOUTENABLES !!!!

Parce que la croissance n’est pas l’objectif mais bien le problème !!

Guy Dutron



[1] Caisse des Dépôts, Fortis Banque SA (BNP), CNP Assurances, Caja Madrid, UniCaja, Citadel, Dexia, Allianz, UniCredit, BPCE, Société Générale, Fondazione CRC, Caixa Geral de Depositos). La gestion financière est assurée par Natixis Environnement & Infrastructures.

Il faut traduire Nadine Morano en justice et placer les problèmes où ils sont !!

décembre 16, 2009 at 12:21 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité, sarkosy, social | 5 Comments
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Il faut traduire Nadine Morano en justice et placer les problèmes où ils sont !!


« Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers » : Nadine Morano !

L’article 1 de la Loi n°90-615 du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe (toujours en vigueur) réaffirme, après la loi du 1er juillet 1972 relative à la lutte contre le racisme, que

« Toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite. »

La discrimination, la diffamation, l’incitation à la haine, etc., fondées sur l’appartenance (réelle ou supposée) à une religion relèvent bien du racisme selon la loi, et sont bien passibles de poursuites.


Sources :

Nous le devons à nos frères morts dans ce qu’il faut bien appeler une GUERRE SOCIALE ET RACIALE !

Xavier Dem, tué par balle à Dammarie-les-Lys (77) [mai 2002]

Mohamed Berrichi, mort en scooter lors d’une poursuite à
Dammarie-les-Lys (77) [mai 2002]

Georges Mondésir, mort plaqué au sol à Châtenay-Malabry [septembre 2002]

Ricardo Barrientos, étouffé à Roissy dans un avion lors d’une
expulsion [décembre 2002]

Getu Hagos, Éthiopien, mort lors d’une expulsion dans un avion
[janvier 2003]

Manikkavasakar Kanavathipphillai, mort lors d’une garde à vue
Saint-Ayber [février 2003]

Mourad Belmokhtar, 17 ans, une balle dans la nuque à Nîmes [mars 2003]

Aurélien Joux, 24 ans, meurt tué par balle à Feurs (Gers) [mars 2003]

Léon, 50 ans, meurt pendant qu’il est «maitrisé» sur le trottoir [août
2003]

Sofian, 18 ans, meurt dans la prison de Pontet (Vaucluse) [décembre 2003]

Abdelkarim, meurt dans un commissariat de Marignan [février 2004]

Un jeune de 20 ans, meurt dans la maison d’arrêt d’Elsau [mars 2004]

Hassan, mort d’une balle dans la tête à Strasbourg [mars 2004]

Mickaël, grapheur de 19 ans, noyé dans la Marne (94) lors d’une
poursuite [avril 2004]

Ibrahim Diakite, 7 ans, meurt d’une balle à Paris [juin 2004]

Abdelhafid Rouag, mort après un passage dans le commissariat de Paris
17e [octobre 2004]

Abou Bakari Tandia, meurt des suites de sa garde à vue au commissariat de Courbevoie [janvier 2005]

Un jeune de 17 ans, tué en scooter lors d’une poursuite à
Aubervilliers (93) [avril 2005]

Samir Abbache, 26 ans, meurt à la prison de Mulhouse [octobre 2005]

Zied et Bouna, morts électrocutés dans un transformateur à
Clichy-sous-Bois [octobre 2005]

Éric Blaise, meurt dans des conditions plus que suspects au mitard de Fleury-Mérogis [novembre 2005]

Éric Mourier, 28 ans, mort au mitard de la prison Saint-Joseph
[janvier 2006]

Nicolas Billotet, 23 ans, tué par balle à Lyon [mars 2003]

Nourredine, poursuivi par la police, sa moto aura percuté un mur à
Montpellier [mai 2006]

Fethi Traoré, 31 ans, noyé dans la Marne (94) lors d’une poursuite
[juin 2006]

Vilhelm Covaci, 20 ans, noyé dans le canal de Saint-Denis (93) lors
d’une poursuite [juin 2006]

Deux réfugiés, un Afghan et un Érythréen poursuivis, écrasés sur une autoroute à Calais [juillet 2006]

Jonathan, 24 ans, grapheur, meurt en tombant d’un toit voulant
échapper à la police à Montpellier [janvier 2007]

Deux jeunes de 15 et 17 ans, meurent lors d’une poursuite à
Saint-Fons, près Lyon [février 2007]

Un homme de 58 ans, mort dans la cellule de dégrisement du
commissariat à Bordeaux [juin 2007]

Lamine Dieng, 25 ans, trouvé mort entre les mains de la police, Paris 20e [juin 2007]

Nelson, 14 ans, fauché par une voiture de police sur un passage clouté à Marseille [juin 2007]

Elmi Mohammed, 23 ans, poursuivi par la police, se noie dans la Saône [juin 2007]

Ait Brahim Moulay Mohamed, 27 ans, a été retrouvé pendu dans les
douches du centre de rétention administrative, au commissariat à
Bordeaux [juillet 2007]

Un homme de 37 ans, meurt lors de sa garde à vue à Rouen [juillet 2007]

Un Algérien de 45 ans, tué de six coups de feu à la gare du Nord,
Paris [août 2007]

Un homme de 48 ans, mort dans la cellule de dégrisement au
commissariat de Dieppe [septembre 2007]

Chulan Liu, sans papiers de 51 ans, saute par la fenêtre à l’arrivée
de la police [septembre 2007]

Larami et Mushin, meurent à Villiers-le-Bel suite à un choc avec une
voiture de la BAC [novembre 2007]

Lucilia, 28 ans, décède à la prison de Fresnes suite à un refus de
soins [janvier 2008]

Reda Semmoudi, sans-papiers tombé du 9e étage lors d’une perquisition [janvier 2008]

Baba, Malien de 29 ans, se noie dans la Marne (94), poursuivi par la
police [avril 2008].

2009 :

Mercredi 8 avril, un homme de 22 ans meurt lors de sa garde à vue au commissariat de Rouen (Seine-Maritime).

Jeudi 21 mai, un homme de 19 ans en moto meurt en tentant d’échapper à un contrôle de police municipale à Amiens (Somme).

Mardi 9 juin, [Ali Ziri] un homme de 69 ans meurt à la suite d’un
contrôle policier à Argenteuil (Val-d’Oise).

Dimanche 14 juin, [Rabah Bouadma] un homme de 38 ans meurt à la suite d’une garde à vue à Delle (Territoire de Belfort).

Mercredi 8 juillet, [Mohamed Benmouna] un homme de 21 ans meurt à la suite d’une garde à vue au commissariat de Firminy (Loire).

Vendredi 10 juillet, [Jason] un homme de 18 ans en mini-moto meurt à un barrage de gendarmerie à Louviers (Eure).

Dimanche 9 août, [Yacou Sanogo] un homme de 18 ans en moto meurt en tentant d’échapper à un contrôle de police à Bagnolet
(Seine-Saint-Denis).

Jeudi 24 septembre, [Hakim Djelassi] un homme de 31 ans meurt à la suite d’un transport en fourgon de police à Lille (Nord).

Dimanche 25 octobre, [Mohamed El Matari] un homme de 21 ans en moto meurt en tentant d’échapper à un contrôle routier à Fréjus (Var).

Dimanche 1er novembre, un homme de 22 ans en voiture meurt en tentant d’échapper à un contrôle de gendarmerie à Gray (Haute-Saône).

Jeudi 12 novembre, [Mohamed Boukrourou] un homme de 41 ans meurt dans un fourgon de police à Valentigney (Doubs).

Le soi-disant débat lancé par le gouvernement sur l’ « identité nationale » vise à confondre cette notion avec le concept politique de souveraineté nationale.

Or, depuis le 1er Décembre de cette année, cette souveraineté est gravement menacée par le traité de Lisbonne, ou le rachat des entreprises françaises par les fonds de pension et autres investisseurs institutionnels anglo-saxons.

source Cpolitic

Cette manœuvre idéologique tente de cacher et de discréditer les luttes sociales au profit de leurres sociétaux.

Battage médiatique sur : Grippe A, Johnny Halliday, identité nationale, tout sécuritaire : même combat ! Celui de l’écran de fumée dispersé par le P’tit avec des talonnettes !!

En attendant que Copenhague accouche d’une souris ….mais la souris sera verte, soyons en sûrs, comme dans la chanson !

Sauf que nous ne sommes plus des enfants ! Et puisque Morano s’insurge, voici la preuve de sa bouche !!

http://www.dailymotion.com/video/xbib1q_casquette-et-verlan-la-polemique-mo_news

Ajoutons que cela se passait à Charmes, dans les Vosges : ville natale de Maurice Barrès écrivain nationaliste et anti-dreyfusard !! Un hasard, peut-être !!!

Vous vous foutez de nous Morano !!!!

Développement et nouvelle corsitude Par Dominique Taddei

décembre 15, 2009 at 1:20 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Féminisme, Politique, Société, social | Leave a Comment

Développement et nouvelle corsitude

Par Dominique Taddei



Ce texte est celui de la conférence inaugurale du Forum de la société civile corse (29 organisations, dont la plupart des syndicats, sous la houlette de la LDH ) et l’Université de Corte

Il avait été demandé à Dominique Taddei pour les Assises citoyennes du développement.

Avec tout ce qu’on raconte sur la Corse , voici une analyse plus dialectique, quoique sans concession sur les valeurs corses. Ajoutons enfin que les propositions d’intégration  euro-méditerranéenne de ce texte rejoignent les valeurs que défend le RESEDA.

Guy. Dutron.

*   *

Depuis près de 50 ans, la Corse change, très vite, plus vite sans doute qu’elle ne l’a jamais fait, plus vite que la plupart des autres régions proches, françaises ou non, riveraines de la Méditerranée occidentale[1].

Car la Corse attire : les touristes dont on critique justement la concentration dans le temps et dans l’espace ; mais aussi les retraités[2], Corses ou non Corses ; mais également la population active, plus française d’ailleurs qu’étrangère, et provenant surtout de Provence Alpes, Côte d’Azur et d’Ile de France, régions qui étaient jadis les premières destinations des émigrés corses[3].

C’est que la Corse dispose d’atouts exceptionnels dans le monde d’aujourd’hui et de demain. : le soleil, la mer, sa position géographique, son environnement, certes menacé, mais qui demeure sans doute le moins abîmé de toute cette région du monde.

Notre croissance démographique et économique, indéniable sur un plan quantitatif, fait qu’on ne peut plus parler d’un « pays qui se meurt », ni même d’un pays sous développé[4], même s’il en conserve bien des stigmates.

Mais, d’un point de vue qualitatif, de quel développement s’agit-il jusqu’à présent ? Si on laisse se poursuivre les tendances passées, pire si on les encourage, comme le proposait le projet de PADDUC « à 18 trous », que la société civile a victorieusement combattu, ce type de développement n’est certainement pas durable.

Le mal développement de la Corse n’est pas durable

Il n’y a pas, en Corse, de développement durable, ni sur le plan environnemental, ni sur le plan social, ni sur le plan démocratique, ni sur le plan culturel.

Le mal développement actuel n’est pas durable sur le plan social et éthique. Il en est certes de même partout ailleurs dans le monde, mais il se manifeste dans notre île de manière spécifique, attisant des contradictions sociales souvent pires qu’ailleurs :

- Les inégalités de revenus et encore plus de patrimoines se creusent. Toutes les statistiques et toutes les enquêtes le montrent, sans parler de leur face inavouable, mais cependant de plus en plus visible. On pourrait d’ailleurs construire des indicateurs « identitaires » pour les mesurer : ainsi, la corrélation existante entre d’une part, la longueur des yachts et/ou le nombre de Porsche et, d’autre part, la longueur des files d’attente au Pôle Emploi et aux Restaurants du cœur !

-                     La précarité ne cesse de s’étendre, entraînée par 4 circonstances aggravantes qui se conjuguent dans notre île : premièrement, une hyperspécialisation dans des secteurs d’activité (cafés-hôtels-restaurants ; BTP), où, comme partout, le droit du travail est particulièrement faible. Deuxièmement, la prépondérance écrasante des très petites entreprises qui facilite, ici comme ailleurs, les situations de non droit. Troisièmement, la surexploitation de la main d’œuvre étrangère, qui en vient à défier tout notre supposé humanisme. Quatrièmement, la saisonnalité entraînée par la concentration touristique.

-                     Enfin, on aura garde de ne pas oublier la régression de la plupart de nos services publics, notamment dans le milieu rural, c’est-à-dire la plus grande partie de notre territoire, avec une mention toute particulière pour les carences dans le domaine sanitaire et celui des logements sociaux.

Cet ensemble grandissant d’injustices n’offre trop souvent à notre jeunesse, particulièrement aux jeunes filles, pourtant plus diplômées que la moyenne, trop souvent que le choix entre l’exil et une « nouvelle domesticité »[5].

Le mal développement actuel n’est pas durable sur le plan écologique :

Ceci résulte d’abord d’une contradiction qu’on ne peut feindre d’ignorer : vouloir se développer grâce à un territoire « préservé » complique inéluctablement cette préservation : quoi de plus artificiel, ou du moins volontariste, que l’extension de « réserves naturelles » ? Mais, en plus de ces difficultés universelles, nous avons, ici encore, nos propres contradictions :

- L’aggravation du dualisme entre deux Corses : d’un côté un littoral, en voie de « bétonisation » croissante : comment ne pas faire aujourd’hui ce que les Baléares prétendent maintenant défaire ? De l’autre, une désertification croissante de tout l’intérieur de l’île, dès lors qu’on s’éloigne de plus de plus de 10 kilomètres de la côte.

- La multiplication de grands travaux, souvent plus spectaculaires qu’efficaces pour notre bien commun. N’est-il pas temps d’engager une renégociation transparente du P.E.I., avant que tous les espoirs et les financements ne disparaissent dans un tunnel (de préférence ferroviaire) ?

La tendance générale à un « déménagement du territoire », à travers son mitage accéléré, près  des villes côtières et le long des principaux axes routiers, pose crucialement la question de la maîtrise citoyenne du foncier, également décisive pour la préservation d’une agriculture de qualité.

Face à ces contradictions croissantes, il existe en Corse, peut être plus encore qu’ailleurs, une prise de conscience collective de la nécessité d’une transformation radicale de nos modes de production, de transport et de communication, débouchant sur plus d’identité et plus de proximité. Mais cette prise de conscience se heurte encore aux intérêts immédiats des promoteurs immobiliers et des grandes surfaces, de même qu’aux énergivores inconscients, adeptes des piscines privées, des 4×4 et de la « clim ».

C’est pourquoi, la société civile, en liaison avec l’université, devrait prendre l’initiative de la rédaction d’un nouveau PADDUC, à partir de la base : c’est-à-dire tout à la fois à partir des citoyens actifs, mais aussi à partir des territoires pertinents. C’est ce qui a conduit le nouveau Forum des Citoyens Actifs de Balagne (FCAB) à se lancer dans un projet de Paddub (Balagne), qui a vocation à s’articuler avec tous les autres, qui pourraient être élaborés dans l’île.

Le mal développement actuel n’est pas durable sur le plan démocratique :

Tout n’est cependant pas de la faute de Paris, Bruxelles et Wall Street, unis dans on ne sait quelle conjuration contre la « pauvre Corse », pour reprendre l’expression favorite des auteurs du XVIIIème siècle ! La pulitichella, a l’usu corsu, demeure, plus que les chèvres, et autant que les incendies, une des plaies majeures de l’île. Ce qui est sans doute plus nouveau est que la perpétuation de ces mœurs politiques exaspère un nombre croissant de nos compatriotes ! Ainsi, les palinodies actuelles des trois grandes familles politiques interdisent tout débat sérieux sur les urgences, les programmes à 4 ou 5 ans, ou les perspectives à plus long terme. Adeptes du bel canto, la plupart des élus ne s’intéressent qu’à la musique de leurs propos, manifestement peu sensibles au vide de leurs paroles.

Le fait est que le clientélisme règne plus que jamais : l’ancien consistait à intercéder pour obtenir des faveurs à Paris, mais aujourd’hui les caisses y sont vides (enfin, pas pour tout le monde…). Dès lors, le nouveau clientélisme repose sur une pratique autocratique de la décentralisation, multipliée par la confusion des fonctions et l’accumulation des mandats, qui assure la réélection automatique de la plupart des sortants pendant toute une vie et au-delà durant trois ou quatre générations successives : c’est l’hérédité républicaine que préserve l’absence de contenu politique.

La démocratie demeure une idée neuve en Corse[6]. Sa concrétisation exige de mettre en œuvre parallèlement :

- une démocratie participative et délibérative, sur le modèle de Porto Alegre (mais aussi de Berlin et d’ailleurs), mais adaptée à nos qualités relationnelles propres, et qui devrait être de la responsabilité collective de tous les citoyens actifs de cette île.

- une démocratie plus représentative, dont les mesures principales sont simples à énoncer, mais qui représentent autant de combats pour la démocratie : stricte parité femmes-hommes à tous les niveaux (y compris exécutifs), ce qui impose la généralisation des scrutins de liste ; droit de vote et éligibilité des immigrés extracommunautaires[7] ; interdiction du cumul des fonctions parlementaires et locales ; limitation du cumul des mandats[8] ; élection au suffrage direct des communautés de communes…

On rappellera enfin qu’il n’y a aucune difficulté à la mise en œuvre de telles mesures et qu’il suffit pour le faire de bien  vouloir utiliser l’actuel statut particulier !

Le développement actuel n’est pas durable sur le plan culturel :

Sans doute, dans ce domaine, le bilan est-il plus contrasté :

- S’appuyant sur la riacquistu, la Corse connaît une véritable renaissance artistique, qui s’étend à une partie croissante de notre patrimoine, matériel et immatériel.

- Mais, dans le même temps, malgré tous les efforts entrepris, la pratique quotidienne de la langue corse poursuit sa régression ;

- L’influence des médias, anciens et nouveaux, américanisés, s’étend ;

- malgré tous les efforts de l’université, l’enseignement supérieur et la recherche sont encore en retard de développement, par rapport à nos voisins et par rapport à nos besoins.

Globalement, si on prend une définition anthropologique de la culture, la Corse est menacée d’une acculturation irréversible. Ce n’est évidemment pas une raison pour se complaire dans la nostalgie trop facile d’un âge d’or, qui n’a jamais existé, ni chez nous, ni ailleurs. Au rebours, la Corse et sa société civile doivent combattre le « mal développement », avec leur génie propre, capable de créer une alliance inédite entre valeurs ancestrales et modernité. Ceci est possible si l’ensemble de ceux qui vivent sur cette île et partagent une communauté de destin, inventent tous ensemble une nouvelle corsitude. En d’autres termes, il s’agit de pouvoir répondre à une question difficile :

Comment peut on être corse ?

La renaissance corse, c’est-à-dire un développement durable fondé sur la construction collective d’une nouvelle corsitude, sera multidimensionnelle ou bien elle ne sera pas : elle sera culturelle, mais aussi démographique avec sa composante migratoire et les métissages qu’elle implique, économique, sociale, écologique, politique, etc. : l’affirmation de la corsitude, comme processus politique (au sens large) débouche donc sur une stratégie de transformation générale de la société insulaire qu’il s’agit d’envisager, puis de mettre en oeuvre collectivement. Cette stratégie dessine des perspectives à long terme qu’il nous faut démocratiquement élaborer avec toutes les forces sociales, culturelles et politiques  insulaires qui pensent que la politique française d’alternance (depuis un quart de siècle), toujours conduite par les mêmes « élites républicaines », au nom des mêmes intérêts (surtout financiers), pas plus que la pulitichella (depuis presque toujours), ne pourront le faire par elles-mêmes.

L’enjeu, c’est que la population, croissante, de cette île exerce pleinement son droit à la différence et aux différences en son sein, et invente une corsitude pour les décennies à venir, une corsitude qui devra être sociale, écologique, citoyenne, anti-discrimination (qu’elle soit de provenance, de religion ou de sexe) et altermondialiste (et par conséquent alter-européenne).

Cette démarche n’est pas celle de la facilité. Elle renvoie à la question soulevée, dès 1721, par Montesquieu, le premier philosophe des Lumières et un des pères de la démocratie contemporaine : comment peut être persan ? Autrement dit, comment peut on être corse au XXIème siècle ? Au delà d’une langue et d’une mémoire collectives, si difficiles à sauver, il ne suffit pas de l’exprimer de façon provocante, en précisant : peut-on encore être corse, si on extirpe, concrètement, au-delà des mots, le racisme et la xénophobie, la violence et le machisme, le clanisme et le clientélisme ? Si on n’a pas le courage d’apporter des réponses concrètes aux questions d’actualité, qui permettent de répondre aux principales déclinaisons de ce questionnement :

* Que reste t’il de corse, quand on a extirpé le racisme et la xénophobie ?

Nous savons maintenant que l’interjection Fora, taguée dans toute notre île, nous a fait marcher sur la tête, en ce qu’elle se présentait comme une volonté d’expulsion violente des « autres ». Nous devons la remettre sur ses pieds, comme le propose courageusement la revue de ce nom, lancée par quelques jeunes intellectuels insulaires. Nous devons pouvoir affirmer que la renaissance de l’identité corse, la corsitude de demain, passeront nécessairement par le dialogue et parfois par l’hybridation des civilisations et des cultures. Mais ses belles et nécessaires déclarations doivent se concrétiser dans les dossiers concrets de l’heure. C’est pourquoi je mentionnerai ici deux questions qui fâchent, parce que le consensus mou est le principal risque de paralysie de la société civile :

La politique de l’Union européenne vis-à-vis de la Méditerranée.

Au-delà de l’évidente géographique (la Corse est au milieu de la Méditerranée) se pose la seule question qui vaille : comment faire pour qu’elle soit au cœur de celle-ci ? Or, il faut admettre qu’il existe à cet égard deux stratégies manifestement antagonistes.) :

- celle, néo-colonialiste, de l’Union euro-méditerranéenne, du processus de Barcelone et de N. Sarkozy, qui a pour principale fonction de faire de l’argent, en évitant toute intégration entre des pays et des peuples égaux en droit et en fait.

- celle, progressiste, d’une Union Européenne et Méditerranéenne, par l’entrée progressive de tous les pays demandeurs dans l’actuelle Union. Pour que les choses soient claires, il s’agit, en priorité de la Turquie et du Maroc, en attendant d’ici 10 ou 20 ans, Israël et la Palestine et les autres pays du Maghreb. Utopiste ? Mais qui pensait 20 ans plus tôt, du temps de Brejnev, que les pays Baltes, membres de l’Union Soviétique, deviendraient, sans tirer un coup de fusil, membres de l’Union européenne ? Et, pour les corses de demain, existe t’il de meilleures perspectives, s’ils veulent être effectivement au cœur de la Méditerranée, et particulièrement entre le Maghreb et l’Europe du sud. Mais, bien sûr, pour que cette perspective fasse réellement sens pour l’ensemble des intéressés, encore faut-il que notre comportement actuel, à commencer par celui des plus hautes autorités[9], permette :

- Les droits de vote et d’éligibilité pour tous les résidents extracommunautaire

Ceci concerne dans notre île au premier chef les Marocains. Cette citoyenneté de résidence, réclamée dans toute l’Europe par de très nombreuses associations de la société civile, devrait être accordée, après 3 années de présence dans l’île, car tout le monde a bien compris que ceux qui prônent des durées beaucoup plus longues s’inscrivent par là-même dans des processus d’exclusion civique. Bien au contraire, de quelle démocratie parle t’on, si 10 à 20% des habitants de cette île sont exclus des droits civiques, y compris pour les élections professionnelles ? Ne sommes pas en train de générer un apartheid de fait ?

* Que reste t’il de Corse, quand on a extirpé la violence ?

Peut-on collectivement expliquer à nos compatriotes et, en particulier, aux plus jeunes d’entre eux, que la désobéissance civile peut être légitime ? Mais qu’elle doit alors refuser de le faire clandestinement, sur le modèle colombien, mais avec le visage découvert de Gandhi ou de Mandela. Aucun de ceux qui prétendent exercer des responsabilités ou, du moins une influence dans cette île, ne devrait, après plus de trente ans de drames, alors que le grand banditisme fait sans cesse la une de notre quotidien, continuer de tenir des discours ambigus à cet égard. Mais, comme l’ont démontré les femmes corses, à travers des prises de position publiques exemplaires, cela ne va sans doute pas sans répondre à une troisième question :

* Que reste t’il de Corse, quand on a extirpé le machisme ?

En fait, la lutte séculaire pour la parité entre les sexes, désormais gagnée sur le plan de la Constitution se poursuit partout ailleurs. Nous sommes pourtant à une époque où l’on prétend s’acheminer vers une société de la connaissance. Or, les enseignants vérifient tous les jours que le niveau moyen d’éducation des femmes dépasse de plus en plus nettement celui des hommes. Pourtant, le combat pour la parité concrète continue. D’abord dans les foyers, dans la lutte contre les violences conjugales, bien sûr, mais bien plus largement dans la division sexuelle des tâches ménagères. Dans la société civile elle-même, dont le Forum devrait éviter de proposer un ordre du jour dont les 10 principales responsabilités sont confiées à des hommes : on se croirait au Conseil Général ou, pire, dans une enceinte religieuse ! Ce combat pour la parité est évident contre les projets de réforme territoriale, dits Balladur, qui, derrière le retour à un scrutin à 80% uninominal, s’apprêtent à revenir à moins de 10% de femmes dans les futures assemblées ! Face à cette formidable régression, il faudrait qu’au-delà de cette journée se créée, toute tendance politique confondue, gauche et droite, nationalistes et jacobins, un comité pour la parité électorale, qui exigerait des pouvoirs nationaux et territoriaux l’adoption d’une loi électorale garantissant celle-ci au niveau régional et départemental, tant au niveau des conseils que des exécutifs. Sinon, la démocratie dont nous parlons n’aura pas seulement refusé le droit de vote de vote à 20% d’étrangers, elle aura de fait retiré le droit à l’éligibilité à plus de 50% des citoyens, qui sont des citoyennes ! Ce sera alors une démocratie réduite à moins de 40% des adultes vivant dans l’île, parmi lesquels un nombre croissant d’abstentionnistes.

* Que reste t’il de Corse, quand on a extirpé le clanisme et le clientélisme ?

Une formidable capacité relationnelle, la richesse de nos relations interpersonnelles, voici sans doute la principale vertu qu’on nous envie sur le continent et ailleurs dans le monde. Mais cet esprit de coopération, tirée de notre géographie et de notre histoire, cette capacité de faire vivre une société fondée sur la réciprocité, cette prédisposition à une économie de services et de réseau, qui est à l’évidence l’avenir de l’humanité, peut dans notre île se révéler la pire ou la meilleure des choses. La pire, quand elle s’organise de façon hiérarchique, sous la forme ancestrale du clan et, celle, à peine plus moderne, du néo-clientélisme, qui prétend se légitimer sur une décentralisation, dont on a vu qu’elle débouchait sur des pratiques autocratiques. Depuis 30 ans, tous les nouveaux candidats la dénoncent, avant de la perpétuer à leur tour, s’ils deviennent califes à la place du calife ! La solution est pourtant, on l’a vu, d’une extrême simplicité : il suffit, comme dans tous les autres pays européens, d’interdire le cumul des fonctions exécutives et  parlementaires, à la fois dans l’espace et de la limiter dans le temps à deux mandats.

*    *

Aujourd’hui, à tous les niveaux, au niveau mondial, comme au niveau insulaire, en passant par les niveaux européens et français, nous sommes, confrontés à une crise systémique. Celle-ci nous oblige désormais à penser en termes de transformation et non pas seulement en termes de réformes ; elle nous contraint à agir en termes d’alternative et non plus seulement d’alternance. De même que la société civile a su, dans le monde entier, générer un mouvement altermondialiste, il devient indispensable qu’ici même, société civile et intellectuels, sachent susciter un alter-corsisme : son ambition ne peut être médiocre, elle est que la nouvelle corsitude puisse, comme le fit, il y a deux siècles, l’ancienne, à son tour étonner le monde !

Domi Taddei



[1] Le signe le plus incontestable est la complète inversion du flux migratoire, à partir de la fin de l’empire colonial : en 50 ans, la Corse a retrouvé le niveau de population qu’elle avait perdu en 70 ans, depuis la fin du XIXème siècle.

[2] Si un touriste demeure en moyenne 10 jours, un retraité représente en moyenne 35 touristes, sans aucun pic de saisonnalité : on est bien ici en présence d’une « économie présentielle ».

[3] C’est pourquoi la part des  « ré émigrants », Corses d’origine, de première, deuxième ou troisième génération, reste à étudier, comme elle l’a été en Espagne et au Portugal, où une même inversion migratoire s’est produite durant la même période.

[4] Le revenu par tête se rapproche aujourd’hui de la moyenne des autres régions françaises de province, même si on ne tient pas compte de la part de « l’économie souterraine », qui dépasse vraisemblablement cette moyenne.

[5] Suivant la formule d’André Gorz, visant particulièrement les conditions d’exercice de gré à gré des emplois de proximité.

[6] Sans doute, existait-elle il y a deux siècles et demi, au temps de la Révolution anti-génoise. Mais, il s’est passé entre temps beaucoup de choses. Est-il trop cruel de rappeler que Napoléon le petit, suivant le mot de Victor Hugo, a vu plébisciter en Corse son coup d’état militaire par 99,9% de nos compatriotes, le 2 décembre 1851 ?

[7] A ce sujet, on rappellera que la « citoyenneté de résidence » (en tant que modalité du droit du sol) est une bonne chose dans son principe. Mais dans sa pratique, elle devient, telle la langue d’Esope, la meilleure ou la pire, suivant les modalités qu’on en fait : portée à 10 ans, c’est une disposition xénophobe, qui prive de citoyenneté le nouvel arrivant (même Corse, parti quelques années sur le continent ?) pendant une décennie ; limitée à 3 ans (pour éviter les manœuvres d’inscription), il s’agit incontestablement d’une mesure progressiste d’intégration, déjà réclamée par de nombreux mouvements civiques en Europe, sous le nom de « citoyenneté européenne de résidence ». Mais l’ambiguïté entre les deux n’est guère tenable : entre extrême droite et extrême gauche, il faut savoir choisir !

[8] « Deux mandats successifs » est généralement considéré comme une disposition raisonnable. Peut être, dans le cas de quelques familles insulaires, faudrait-il l’étendre à quatre générations ?

[9] Ce texte a été rédigé avant que le débat irresponsable sur l’identité nationale ait pris la forme nauséabonde que l’on sait. Ne voulant pas modifier, pour des raisons déontologiques, notre texte communiqué au colloque de Corte, nous nous contenterons d’y ajouter que les propos tenus depuis lors sur les minarets sont pour nous l’exact contraire de ce qu’il convient de faire et de dire.

Il y a 65 ans : La Bataille des Ardennes.

décembre 14, 2009 at 1:28 | In Belgique, Citoyenneté, Europe, Mémoire et histoire, Société | 2 Comments
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Il y a 65 ans : La Bataille des Ardennes.

La Bataille des Ardennes c’est le nom de l’ensemble des opérations militaires qui se sont déroulées dans les Ardennes belges et le nord du Grand-duché de Luxembourg pendant l’hiver 1944-1945.

La bataille commence le 16 décembre 1944 par une attaque surprise allemande à laquelle les allemands donnent le nom d’« Offensive von Rundstedt ». Ironie de l’histoire, le vieux Maréchal y est opposé : il estime que l’objectif était trop ambitieux. Les Anglo-américains l’appellent « Battle of the Bulge » (Bataille du Saillant) vu la forme de coin que la ligne de front a prise lorsque la pénétration allemande est arrêtée.

L’objectif de cette contre-offensive désespérée d’Hitler c’est d’enfoncer le front allié, de repasser la Meuse et de foncer jusqu’à Anvers pour couper les approvisionnements alliés venant de ce grand port.

LE FRONT EN DECEMBRE 1944

LE PLAN ALLEMAND :

Fin septembre 1944, Hitler charge un état-major réduit sous le contrôle du général Jodl de préparer une offensive en Ardennes. Cette opération reçoit le nom de « Wacht am Rhein » (Garde au Rhin). Des mesures drastiques sont prises pour le maintien du secret. Les maréchaux von Rundstedt et Model sont informés le 24 octobre. Contrairement à von Rundstedt, Model est un fidèle du régime ; il commande le Groupe d’Armées B qui sera chargé de l’attaque et dont les unités auront du nord au sud les objectifs suivants :

Plan de l’offensive « Wacht am Rhein »

  • La 15e Armée fixera l’ennemi en front.
  • La 6e SS Pz[1] Armée (neuf divisions) sera chargée de l’effort principal. Nouvellement constituée, elle sera mise en place au dernier moment. Elle franchira la Meuse au sud-ouest de Liège, protègera elle-même son flanc nord, coupera les forces alliées du nord de leur ligne de communication et s’emparera d’Anvers.
  • La 5e Pz Armée (sept divisions) franchira la Meuse dans la zone de Namur et avancera jusqu’à Bruxelles pour protéger le flanc sud au-delà de la Meuse.
  • La 7e Armée (onze divisions) attaquera pour protéger le flanc sud à la hauteur d’Arlon jusqu’à la Meuse.

L’opération sera appuyée par :

  • Le parachutage de nuit au nord de Malmedy de l’unité du colonel von der Heydte chargée de bloquer les routes venant du nord (Opération Stösser).
  • L’infiltration en Ardennes de l’unité spéciale du colonel Skorzeny composée de militaires allemands en uniforme américain parlant l’anglais et chargée de créer la confusion dans les lignes américaines (Opération Greif). L’unité Skorzeny déplace les panneaux routiers et utilise mille stratagèmes ; comme elle combat sous l’uniforme américain, ceux qui seront pris seront fusillés sur le champ.

LA BATAILLE :

Samedi 16 décembre 1944

-         05h30, une importante préparation d’artillerie est déclenchée.

-         06h00, des patrouilles de combat allemandes s’infiltrent entre les points d’appui américains afin de s’emparer de quelques passages obligés.

-         08h00, couverte par un épais brouillard, la véritable offensive allemande commence :

  • À la 6e SS Pz Armée
    • Au nord, l’avance est rapidement bloquée, suite, principalement, à l’action de la 2e Division d’infanterie US et à la réaction de l’artillerie américaine.
    • Au sud, la progression de l’infanterie est freinée par l’ouverture des champs de mines et la résistance des points d’appui américains. Les blindés « piétinent » d’impatience, surtout la 1re SS Pz Division qui dispose de 164 chars dont 45 « Tigre royal » et 38 « Panther ». Sa colonne principale est commandée par le jeune lieutenant-colonel SS Peiper (29 ans). Fin d’après-midi, fatigué par l’attente, il traverse volontairement un champ de mines en perdant quelques blindés, et continue sa progression de nuit.
  • Devant la 5e Pz Armée, quatre malheureuses divisions du VIIIe Corps US déployées sur un front de 120 km résistent mais elles sont attaquées par des forces largement supérieures.
  • Plus au sud, la 7e Armée pénètre dans Echternach mais ne réalise qu’une percée de 5 km ; la 4e Division d’infanterie US, solidement appuyée par l’artillerie, parvient à se maintenir.

En fin d’après-midi, Eisenhower et Omar Bradley sont en réunion à Versailles ; ils sont informés de l’attaque mais n’en mesurent pas toute l’ampleur. Le mauvais temps empêche les reconnaissances aériennes. Néanmoins, Bradley donne des ordres à la 9e et à la 3e Armée pour envoyer respectivement les 7e et 10e Division Bl vers la 1re Armée. Ces unités commenceront leur mouvement dans la nuit.

Dimanche 17 décembre 1944 :

Vers 03h00, des Junkers 52 larguent un millier de Fallschirmjäger (parachutistes allemands) sous le commandement du colonel von der Heydte sur le plateau des Hautes Fagnes au nord de Malmedy. La dispersion est très forte ; les colis avec l’armement lourd sont perdus. Beaucoup d’hommes seront capturés assez rapidement. Non rejoints, les derniers se rendront aux Américains le 23 décembre.

Les hommes de l’unité Skorzeny (Allemands habillés et équipés à l’américaine) coupent les lignes téléphoniques et créent la confusion, surtout dans les mouvements US. Ils n’auront toutefois pas l’effet espéré.

Au nord de la pénétration, la colonne Peiper qui a déjà fait de nombreux prisonniers, s’empare vers 07h00 d’un dépôt US à Bullange et peut faire le plein de carburant. Elle reprend ensuite sa progression vers l’ouest. La 7e Division Bl US qui descend vers Saint-Vith passe quelques kilomètres devant la tête de la colonne allemande. À 12h30, Peiper capture, à Baugnez près de Malmedy, une centaine d’artilleurs de la colonne de la Division US. Ceux-ci sont rassemblés dans une prairie mais, vers 14h00, avec les troupes SS qui suivent, un officier déclenche la tuerie des prisonniers. Plusieurs peuvent s’enfuir et pour certains même rejoindre leurs lignes. L’information du « massacre de Baugnez[2]» parviendra rapidement aux unités US qui, au lieu d’être terrorisées, penseront surtout à venger leurs camarades. Le soir, la 1re SS Pz Division rejette vers le nord la jeune 99 Division d’Infanterie US et la colonne Peiper arrive devant Stavelot.

Le massacre de Baugnez (Malmédy)

Au centre, soumis à l’attaque de la 5e Pz Armée :

  • à Saint-Vith, la 106 Division d’Infanterie US composée de jeunes recrues résiste comme elle peut. Presque encerclée, elle attend avec impatience le renfort de la 7e Division Bl US dont les premiers éléments arrivent vers 16h00. Il faut bien se rendre compte que le mouvement d’une Division Bl avec plus de 1000 véhicules dont des chenillés, dans les conditions qu’on imagine, constitue à lui seul une véritable opération.
  • En avant de Clervaux, la 28e Division d’Infanterie US, commandée par le major général Cota (célèbre depuis son action à Omaha Beach) est déployée sur un large front. Ce sont des vétérans mais ils sont attaqués par des forces cinq fois supérieures. Les points d’appui sont encerclés mais ils résistent et freinent ainsi la progression allemande.

Au sud, le flanc de la pénétration allemande est contenu sur la ligne Echternach-Diekirch.

À Reims, vers 20h30, les 82e et 101e Division Airborne reçoivent leurs ordres de mouvement et partent dans la nuit.

Les 18 et 19 décembre 1944

Au nord :

Avec les renforts qui arrivent, le commandant de la 1re Armée US organise sa ligne de défense de la région d’Elsenborn vers le sud-ouest.

Le 18, la colonne Peiper prend Stavelot mais ne peut s’emparer d’un dépôt US qui est incendié à son approche. Elle s’engage dans la vallée encaissée de l’Amblève, prend La Gleize et s’avance vers Stoumont. Elle est immobilisée par une attaque aérienne, ce qui permet au génie US de faire sauter un pont devant les premiers chars, les obligeant à faire demi-tour. Dès le 19, des unités US dont la célèbre 82e Division Airborne qui vient d’arriver, la stoppent à Stoumont et attaquent même ses arrières.

Au centre :

Dans la région de Saint-Vith, isolés, deux des trois régiments de la 106e Division d’Infanterie ont été faits prisonniers mais la 7e Division Bl tient solidement une position en forme de fer à cheval. Elle oblige les Allemands à adapter leurs plans et à engager prématurément des renforts.

Du nord de Clervaux à Diekirch, les points d’appui de la 28e Division US luttent jusqu’à l’extrême. Les rescapés des deux régiments nord s’exfiltreront vers Saint-Vith et Bastogne où ils continueront le combat.

À Bastogne, le 18 à 16h00, le groupement blindé B de la 10e Division Bl US et un bataillon antichar se sont déployés. À partir de 22h30, venant de Reims, la 101e Division Airborne les rejoint. Le lendemain, ils subiront les premières attaques sérieuses.

Au sud :

Le 109e Régiment de la 28e Division, commandé par le colonel Rudder (le chef des rangers de la pointe du Hoc) mène le combat de retardement depuis Diekirch. Il tiendra jusqu’à l’arrivée des renforts.

Au haut commandement allié :

Le 19, Eisenhower réunit les commandants de groupes d’armées et d’armées. Il prescrit à Devers d’étendre le front de son 6e Groupe d’armées vers le nord afin de permettre à Patton de regrouper des unités en vue d’une attaque sur le flanc sud du saillant. Il charge Bradley d’agir de manière similaire au nord. Ces directives du commandant en chef auront pour effet le déplacement de centaines de milliers d’hommes. Lorsque Ike demande à Patton le temps qui lui sera nécessaire pour tourner son armée de l’est vers le nord, ce dernier répond promptement 3 jours. Ce délai irréaliste fait sourire les généraux présents; surtout Montgomery qui prévoyait 6 jours pour une manœuvre similaire venant du nord . Ce qu’ignorent ses détracteurs, c’est qu’avant de recevoir les instructions de Ike, Patton a anticipé et donné des ordres pour préparer le mouvement. Malgré les routes gelées, la vitesse de la 3e Armée sera étonnante ; l’attaque de Patton aura lieu dans les 3 jours annoncés ! Tête de cochon mais sacré gaillard ce Patton !

Les 20, 21 et 22 décembre 1944

Depuis le 19 et jusqu’au 22, le temps bouché empêche toute action importante de l’aviation.

Au nord

Peiper est coupé de ses arrières. À Stoumont, le 20 et le 21, la bataille est féroce. La nuit, on combat au corps à corps, au couteau, entre les parachutistes et les SS. Peiper doit se replier sur La Gleize.

La 6e SS Pz Armée est définitivement arrêtée et les Américains ont même repris Stavelot.

Au centre

À Saint-Vith, les Allemands attaquent en force et prennent la ville le 21 vers minuit. La 7e Division Bl se rétablit à l’ouest mais reçoit l’ordre de se replier. Sa remarquable défense de Saint-Vith a brisé la marée allemande et a surtout permis aux autres unités américaines de venir former la digue nord du saillant.

Entre Saint-Vith et Bastogne, les 116e et 2e Pz Division de la 5e Pz Armée, après avoir attendu un ravitaillement en carburant, atteignent le 22 respectivement Hotton et Marche. Elles se heurtent à la 84e Division US qui y a pris position la veille.

À Bastogne, dès le 20, les « Panzer » allemands contournent par le nord et par le sud. La nuit du 21 au 22, la ville est complètement encerclée. Les Allemands mènent successivement mais infructueusement plusieurs attaques pour s’emparer de ce nœud routier particulièrement important. La place est défendue par 18 000 Américains comprenant la 101e Division Airborne, un groupement blindé de la 10e Division Bl, un bataillon antichars, deux bataillons d’artillerie et des rescapés de la 9e Division Bl et de la 28e Division. La 101e Division est normalement commandée par le général Taylor mais il est aux États-Unis. C’est le brigadier général Anthony Mc Auliffe qui assure l’intérim. On lui a confié le commandement de toutes les unités encerclées. Officier d’artillerie, il utilise de manière remarquable le feu des sept bataillons d’obusiers dont il dispose (cinq organiques, deux en renfort). Le 22 à 12h00, les Allemands exigent la reddition de la ville sous menace de destruction. La réponse de Mc Auliffe est ferme et brève : « Nuts » ( Nuts = noix traduite dans ce contexte par « Des clous ». En étant un peu plus trivial, on peut aussi traduire par « Mes couilles » !!

Au sud

Le 22, la Pz Lehr Division qui a contourné Bastogne par le sud, s’empare de Saint-Hubert.

Plus au sud

Depuis le 20, la 4e Division Bl US s’est déployée dans la région d’Arlon. Le 22 à 06h00, sans attendre l’arrivée de toutes ses unités, Patton démarre sa contre-attaque en direction de Bastogne.

Au haut commandement allié

Le 20 décembre, Eisenhower décide de confier le commandement temporaire des unités US nord du saillant, soit la 9e Armée et la 1re Armée (sauf son VIIIe Corps), à Montgomery. Vu la situation, Ike juge que ces forces échappent désormais au contrôle de Bradley. Il estime aussi que c’est la meilleure manière d’obtenir un engagement franc du XXXe Corps britannique, seule grande réserve tactique disponible.

Le XXXe Corps se porte en effet rapidement vers le sud afin de garantir d’abord la sûreté des passages sur la Meuse.

La décision de « Ike » sera mal accueillie par Bradley et d’autres généraux américains qui n’apprécient pas l’orgueilleux maréchal britannique.

Les 23, 24 et 25 décembre

Des soldats américains de la 101e Airborne surveillent la route qui mène à Bastogne

Dès le 23, le temps s’éclaircit et l’aviation alliée passe à l’attaque. Le 24, il y a 5 000 sorties alliées contre seulement 1 000 sorties allemandes.

Au nord

La ligne de défense alliée est fermement installée.

Le 24, avant l’aube, Peiper, abandonné, fait sauter ses véhicules et s’exfiltre à travers bois. Il laisse à La Gleize ses blessés et des prisonniers US. Tous ses chars sont perdus, la 1re SS Pz Division n’existe plus.

Au centre

Bastogne subit de violentes attaques. Les défenseurs, qui disposent de moyens de communication, guident les attaques aériennes rapprochées. Chaque jour, plus de cent tonnes d’approvisionnement (surtout des médicaments et des munitions d’artillerie) leur sont parachutées.

Plus à l’ouest, les blindés allemands ont progressé dans la trouée entre Marche et Dinant mais avec lenteur car ils manquent de carburant et subissent sur leur flanc nord le harcèlement d’une brigade blindée britannique. Le 24, la 2e Pz Division prend Celles ( à 8 km à l’est de Dinant) ; la Meuse est en vue. Hasard d’appellation, en face se trouve la célèbre 2e Division Bl US surnommée « Hell on wheels » (l’enfer sur roues) renforcée par une brigade blindée britannique.

Le jour de Noël, la percée atteint son point extrême ; elle n’ira pas plus loin. La 2e Division Bl US débute une manœuvre en tenaille et, dans les trois jours qui suivent, avec l’appui de l’artillerie et de l’aviation, mettra fin au rêve de la 2e Pz Division d’atteindre la Meuse.

Au sud

Les unités de Patton attaquent et la 4e Division Bl pousse sur la route Martellange – Bastogne. Le 24, elle est bloquée à 10 km au sud de Bastogne et doit effectuer un débordement par l’ouest. Elle ne pourra pas atteindre Bastogne pour la Noël comme espéré.

Quelques tragédies :

-         La veille de la Noël, une tragédie s’accomplit à Bande (commune de Nassogne, à 10 km de Marche-en-Famenne). Chargée par Himmler de missions de représailles, la Gestapo arrête 35 hommes (de 16 à 32 ans) et les abat un par un ; un seul parvient à s’échapper.

-         Les 23, 24 et 25 décembre, la ville de Malmedy est bombardée, par erreur, par des avions alliés. Il y a plusieurs centaines de tués parmi la population belge et les militaires américains.

-         De nouveaux massacres de prisonniers américains sont encore rapportés à Stavelot, Cheneux, La Gleize et Stoumont les 18, 19 et 20 décembre. Enfin, le 19 décembre 1944, dans la région comprise entre Stavelot et Trois-ponts, alors que les Allemands essayent de reprendre le contrôle du pont sur l’Amblève à Stavelot, essentiel pour que les renforts et les approvisionnements puissent atteindre le Kampfgruppe, les troupes de Peiper se rendent coupables de massacres qui entraînent la mort de plus de 100 civils, dont nombre de femmes et enfants.

Le correspondant de guerre Jean Marin regarde les corps des civils massacrés à la maison Legaye à Stavelot (Belgique)

Joachim Peiper[3]

Char et infanterie de la 82e Airborne Division avancant vers leur objectif en Belgique

Du 26 au 31 décembre 1944 :

Chaque jour l’aviation alliée fait des milliers de sorties. Le 26, Saint-Vith considéré comme un objectif capital est complètement détruit. Les sorties allemandes sont de moins en moins nombreuses ; elles dépassent rarement quelques centaines.

Sur le bord nord du saillant

Dix divisions alliées sont en ligne et deux en réserve. Le XXXe Corps britannique peut intervenir à bref délai et la 6e Division Airborne UK est arrivée à Dinant.

À Bastogne,

Les ravitaillements par air continuent. Plusieurs planeurs atterrissent dont un amenant une équipe de chirurgiens.

Le 26, l’avant-garde de la 4e Division Bl US parvient à réaliser la jonction. Le couloir est extrêmement étroit et les combats seront très durs pour l’élargir.

Le 27, un convoi d’ambulances peut évacuer des blessés. Le général Taylor a rejoint sa division. Après avoir remercié et félicité Mac Auliffe, il reprend le commandement.

Les jours suivants, munitions, équipements chauds, cigarettes et même, avec un peu de retard, dindes de Noël arrivent à Bastogne.

À Celles,

La 2e Pz Division, encerclée par la 2e Division Bl US, laisse 1 500 prisonniers et de nombreux véhicules.

À l’OKW,

Le 28, Hitler finit par admettre qu’Anvers ne peut être atteint et change la mission : détruire les forces alliées dans les Ardennes.

Le 30, la 5e armée de von Manteuffel lance une attaque importante pour essayer de couper le corridor vers Bastogne.

Janvier 1945

Le 1er janvier, la Luftwaffe exécute une riposte bien conçue et exécutée par surprise; il s’agit de l’opération Bodenplatte. Volant en rase-mottes, l’aviation allemande attaque une trentaine de bases alliées. Selon certaines sources, 800 avions sont détruits ou endommagés ; 300 selon d’autres, mais pour ne pas inquiéter la population, les services d’information alliés ont minimisé les faits. La Luftwaffe perd toutefois dans ce raid 277 avions et beaucoup de ses derniers pilotes chevronnés. Elle ne sera plus en mesure de combler ses pertes et de jouer un rôle dans la fin de la guerre. Les Alliés qui n’ont presque pas perdu de pilotes dans cette opération remplaceront les avions perdus en deux semaines.

Le même jour, profitant du déforcement du groupe d’armées Devers, les Allemands lancent une attaque de diversion en Alsace. Cela n’aura toutefois aucune répercussion en Ardennes.

En ce mois de janvier 1945, les conditions atmosphériques sont épouvantables. Dans les Ardennes, il y a beaucoup de neige et la température est tellement basse qu’il faut faire tourner régulièrement tous les moteurs pour que l’huile ne gèle pas. C’est dans ces conditions que démarre le 3 janvier la contre-attaque de Montgomery. En fait, il s’agit de l’attaque du VIIe corps US du général Collins qui a été relevé sur ses positions par le XXXe Corps britannique. Elle démarre de la région de Hotton en direction de Houffalize. Elle sera appuyée sur sa droite, à partir du 6 janvier, par des unités britanniques (Welsh Division et la 6e Airborne  Division). La jonction avec la contre-attaque de Patton qui a commencé 12 jours plus tôt est prévue dans la région d’Houffalize. Les opérations sont lentes car les journées sont courtes et les Allemands se sont bien retranchés derrière des canons antichars et de nombreux champs de mines. La jonction aura lieu le 16 janvier. À la même date, le XXXe Corps britannique retourne vers le front de Hollande.

Le 17 janvier, la 1re armée US est replacée sous le commandement de Bradley mais la 9e reste sous celui de Montgomery.

Le Commandement suprême allemand (OKW) ordonne le repli car, après trois mois d’arrêt, les Soviétiques ont repris l’offensive.

Le 24 janvier, Saint-Vith est repris et le 30, les Allemands sont rejetés au-delà de leur ligne de départ.

Conséquences :

Les historiens militaires estiment que les Américains ont commis deux erreurs :

  • sur le plan du renseignement, malgré le remarquable secret du plan allemand, les Alliés disposaient d’informations qui auraient dû les mettre en garde mais ils les ont parfois ignorées, parfois mal interprétées ;
  • sur le plan du dispositif, le déploiement en Ardenne constituait un sacré coup de poker.

Quant aux Allemands qui avaient connu un succès foudroyant sur le même terrain en mai 1940, ils n’ont pas tenu compte (Hitler, du moins) des conditions qui avaient changé :

  • un hiver rigoureux au lieu d’un printemps magnifique ;
  • la supériorité aérienne a changé de camp ;
  • la coordination char-artillerie-aviation de la blitzkrieg n’existe plus ;
  • le ravitaillement, particulièrement en carburant, n’est pas assuré.


La bataille des Ardennes aura des conséquences militaires majeures pour les Allemands puisqu’ils y épuiseront leurs meilleures unités. Elle aura aussi des conséquences politiques importantes car en attaquant sur le front occidental, Hitler a fait le jeu de Staline. L’Armée rouge pourra franchir rapidement l’Oder et atteindre l’Elbe avec les suites que l’on connaît.

Le vainqueur de la Bataille des Ardennes, c’est le général Eisenhower qui, de nouveau, a assumé avec compétence les énormes responsabilités qui lui étaient confiées. Le véritable héros reste néanmoins le soldat américain qui, dans des conditions extrêmement difficiles (mais elles l’étaient peut-être encore plus pour le soldat allemand !), a rempli sa mission avec courage et avec la conséquence, pour beaucoup d’entre eux, d’y perdre la vie. Pour témoigner leur reconnaissance, les Belges ont érigé à Bastogne un énorme monument sur la colline de la ville appelée Mardasson. Au cœur de ce mémorial, on peut lire la phrase latine « Populus belgicus memor liberatoribus americanis » (Le peuple belge se souvient de ses libérateurs américains).



BILAN HUMAIN :

Les villes de Saint-Vith, Malmédy et La Roche en Ardenne sont totalement détruites.

Les pertes varient – comme toujours – selon les sources.

Selon le SHAEF, les pertes américaines seraient de 75 685 hommes dont 10 733 tués. Il est toutefois certain que les pertes ont été supérieures à celles du débarquement de Normandie (10 000 dont 2 500 tués).

Selon L’OKW, les Allemands auraient perdu 110 000 hommes en tenant compte du fait qu’ils ont laissé plus de 28 000 prisonniers.

Une autre source donne les chiffres suivants :

Touchés Morts Disparus Blessés Total
Allemands 17 236 16 000 34 439 67 675
Américains 8 607 21 144 47 139 76 890
Civils 2 501 Belges 350 ? ?


[1] Pz = Panzer = Division de cavalerie blindée

[2] Le Massacre de Baugnez est un crime de guerre commis le 17 décembre 1944 par une unité allemande, le Kampfgruppe Peiper qui a assassiné des prisonniers de guerre américains à un carrefour situé à quelques kilomètres au sud de la ville de Malmedy en Belgique.

Les autopsies des corps montrent que vingt au moins des soldats tués présentaient, outre des blessures faites par des tirs d’armes automatiques, des blessures fatales à la tête provoquées par des tirs à bout portant. Vingt autres présentaient également des blessures à la tête faites au moyen d’armes de petit calibre, sans qu’il soit toutefois possible de déterminer s’il s’agissait de tirs à bout portant. Enfin, une dizaine d’autres portaient à la face des ecchymoses apparemment provoquées par des crosses de fusils allemands. Autre élément, certains des corps ne présentent qu’une seule blessure, à la tempe ou derrière l’oreille

En définitive, 72 corps sont relevés dans le champ les 14 et 15 janvier 1945. Douze autres corps, plus éloignés de la pâture, sont retrouvés entre le 7 février et le 15 avril 1945

[3] Joachim Peiper : officier de la division blindée 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler. Obersturmbannführer lors de l’offensive des Ardennes en décembre 1944, il fut condamné à mort pour crime de guerre par le tribunal militaire américain de Dachau en 1946, essentiellement pour le massacre de Baugnez commis par le « Kampfgruppe » dont il avait le commandement. Sa peine fut suspendue puis commuée en un emprisonnement de trente-cinq ans. Libéré en décembre 1956, il se retira en France en 1972 et trouva la mort en 1976 dans l’incendie criminel de sa villa. Un « souvenir » de Baugnez ou d’ailleurs ?????

La crise n’est pas derrière nous : les bourses le montrent à l’évidence !

décembre 14, 2009 at 1:09 | In Belgique, Caisse des dépots, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, sarkosy, social | 2 Comments
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La crise n’est pas derrière nous : les bourses le montrent à l’évidence !

A peine la crise de Dubaï peut-être jugulée, les Bourses européennes ont connu, cette semaine, une série d’alertes sur la solvabilité de la Grèce et de plusieurs autres pays de la zone euro, dont le Portugal, l’Irlande et l’Espagne. Côté Roumanie, les élections contestées n’arrangent rien non plus.

Ces inquiétudes ont été à l’origine d’une chute générale des marchés d’actions européens.

A la Bourse de Paris, trois séances de baisse consécutives ont ramené le CAC 40 sous le seuil des 3 800 points. Un sursaut en fin de semaine a permis de limiter le recul hebdomadaire à 1,12 %, à 3 803,7 points. Les autres places européennes ont également chuté : Francfort a perdu 1,05 %, Londres 1,14 %.

Après de fortes tensions en début de semaine, notamment sur les marchés obligataires et les changes, l’euro a été sanctionné. Jeudi, Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, a exclu une faillite de la Grèce : que pouvait-il dire d’autre ?? De son côté, la chancelière allemande, Angela Merkel, préconisait la solidarité des Etats de la zone euro vis-à-vis de ce pays en difficulté. On l’a connue moins « solidaire » sur le dossier Ford !

Ce week-end, en Belgique, Alexander De Croo, fils d’Herman vieux kroumir de la politique flamande, a été élu à la présidence de l’Open Vld (les libéraux flamands – népotisme pas mort en Belgique non plus). Samedi, lors du deuxième tour de l’élection présidentielle, il a recueilli 54,95 pc des voix contre son concurrent Marino Keulen – pourtant soutenu par Guy Verhofstadt -  qui a récolté 45,05 pc. Voici les libéraux flamands coupés en deux. C’est le moment qu’à choisi la droite flamande pour un nouveau chantage communautaire. La Flandre, à l’initiative de son ministre de l’Emploi Philippe Muyters (N-VA – droite nationaliste), a menacé vendredi d’enclencher une procédure ridicule en conflit d’intérêts contre certaines mesures d’activation du plan de la ministre fédérale de l’Emploi, Joëlle Milquet. L’une d’elles vise à stimuler l’embauche des jeunes. Il va y avoir du sport à la prochaine réunion de conciliation !!

Au lendemain des déclarations Juncker, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, disait faire confiance au gouvernement grec pour prendre les mesures « audacieuses et courageuses » pour résoudre la crise budgétaire. Même langue de bois que Juncker …Trichet jouait son rôle de clown triste.

Après Dubaï, cette situation souligne la fébrilité des marchés d’actions. Pour les investisseurs le mot d’ordre semble être : finissons l’année sans y laisser trop de plumes !!

Pour les marchés financiers, le scénario noir serait un relèvement trop rapide des taux directeurs des banques centrales, qui viendrait « casser » un retour vers la croissance très fragile.

Tirée par les pays émergents, la croissance mondiale pourrait atteindre 3 % en 2010. Cette reprise met la pression sur les banques centrales, mais le durcissement des politiques monétaires devrait être très progressif. Pas de hausse de taux avant 2011, probablement.

Même si leurs répercussions ont finalement été assez limitées, les difficultés de la Grèce, après celles de Dubaï, viennent rappeler que la crise immobilière et financière est loin d’être terminée. Le secteur foncier, qui avait nettement rebondi récemment, en a fait les frais. Sur cinq séances, l’action Nexity a chuté de 8,6 %, Icade ( filiale de la Ca         isse des Dépôts) de 6,5 %, Gecina de 4,9 %, Eiffage de 4,8 %, Foncière des régions de 5,1 %, Unibail-Rodamco de 5,3 %, Klépierre de 3,6 %, Bouygues de 3,3 %. Logiquement, les valeurs financières ont été sanctionnées. Le titre AXA a cédé 6 %, CNP Assurances ( autre filiale de la Caisse des Dépôts) 4,1 %, Dexia 4,6 %.

Crédit agricole, très exposée en Grèce via sa filiale Emporiki, a perdu 4,4 %.

2010 devrait encore être une année noire pour l’emploi. En effet, une croissance mondiale de 3 % signifie environ 1 % en Europe et en France or, sous les 2,5 % à 3 %, l’économie continue de détruire des emplois.

Le tandem Sarkozy-Fillon, déjà au plus bas dans les sondages, a bien du souci à se faire en vue de régionales qui se profilent.

Où est donc passé le « candidat du pouvoir d’achat » ????????


Gordon Brown et Sarkozy se rabibochent sur le dos des bonus bancaires !

décembre 11, 2009 at 2:05 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Economie, Europe, Politique, Société, Sur Sarkozy, sarkosy, social | Leave a Comment
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Gordon Brown et Sarkozy se rabibochent sur le dos des bonus bancaires !

Il y a quelques jours encore rien n’allait plus entre Paris et Londres ! Les Britanniques digéraient mal une séries d’initiatives françaises au sein de l’UE.

Une semaine après les fâcheries provoquées par la nomination de Michel Barnier au poste de commissaire au Marché intérieur, Paris en remettait une couche en ne conviant pas les Britanniques à une réunion prévue jeudi dernier sur la politique agricole commune (PAC). Vingt-deux pays invités à Paris par Bruno Le Maire pour plancher sur le renforcement de la PAC, un sujet qui fait habituellement figure de provocation en Albion :. «Cette réunion n’est tournée contre personne», affirmait le ministre de l’Agriculture, à l’origine d’un texte sur la régulation des marchés agricoles que n’ont pas signé, outre le Royaume-Uni, les pays de l’UE réputés les plus libéraux, le Danemark, la Suède, les Pays-Bas et Malte.

«Les déclarations de Nicolas Sarkozy vantant la nomination de Michel Barnier comme une victoire française ont été perçues ici comme infantiles», juge Charles Grant, directeur du Centre for European Reform, un think tank basé à Londres. «Cette tension franco-britannique est avant tout une affaire de mots», estime cet expert. «En matière de régulation, Paris et Londres sont largement sur la même longueur d’ondes, mais le président français veut toujours donner l’impression qu’il en fait plus que les autres» , conclut-il. Vlan ! Dans les dents du P’tit !

Du coup Bruno Le Maire remontait au créneau à propos des pays non invités. Ces pays «n’ont pas le même statut», garantissait Bruno Le Maire, qui proposait à Londres d’envoyer un observateur…on pouvait rêver mieux ! Des explications loin d’apaiser les inquiétudes des Britanniques qui redoutent d’être marginalisés alors que se profile l’ouverture, l’an prochain, des négociations sur le renouvellement du budget de la PAC pour les années 2014-2020. Le plaidoyer de Bruno Le Maire en faveur d’une «forte» politique agricole commune, dont la France est le premier bénéficiaire, suscite l’agacement au Royaume-Uni, où l’on dénonce notamment son poids, jugé excessif, dans les finances de l’Union (56 milliards d’euros, soit 52 % des dépenses). Côté Britannique on n’a pas oublié non plus le précédent de 2002, lorsque, face au Royaume-Uni, la France et l’Allemagne avaient passé un accord de dernière minute pour défendre la PAC.

Autre sujet de frictions franco-britanniques, la régulation des marchés met Londres en transes. L’annonce faite mercredi par le ministre des Finances, Alistair Darling, d’une taxation des bonus a provoqué l’émoi à la City, dont les flagorneurs se sont pressés à la télévision et dans les colonnes des journaux pour proclamer que «les profits des banques sont nécessaires à la relance» de l’économie britannique. Ben tiens !!

La vérité, c’est qu’après des années de néo-libéralisme symbolisées par Tony Blair, Gordon Brown voit venir des élections calamiteuses ; du coup, il redevient « socialistes » !!

Aujourd’hui jeudi, Brown et Sarkozy se sont rencontrés à Bruxelles dans le cadre européen. C’est que Sarkozy aussi aura bientôt besoin de voix aux régionales et qu’il est au plus bas dans les sondages ! Du coup la crise lui découvre des raisons que la raison ne connaît pas ! Embrassons-nous Folle ville ! On se refait des risettes.

Les bonus bancaires feront donc les frais d’une réconciliation franco-britannique ! Ironie de l’histoire, c’est sur ce sujet que Gordon Brown et Nicolas Sarkozy ont décidé de se rabibocher, après la brouille déclenchée par la nomination de Michel Barnier et les propos peu habiles du président français sur la City londonienne.

Les deux hommes publieront aujourd’hui une tribune conjointe dans le Wall Street Journal, dans laquelle ils appelleront à taxer les bonus bancaires : les consistantes primes aux traders et aux dirigeants des banques.
La France suivra la Grande-Bretagne qui a annoncé qu’elle joindrait le geste à la parole, à titre provisoire pour l’instant. Hier, le gouvernement Brown a révélé qu’il taxerait les bonus versés par les banques à leurs salariés seraient taxés à hauteur de 50% quand qu’ils dépasseront 25.000 livres sterling (27.600 euros). Cette taxation a été qualifiée d’exceptionnelle par Londres. il s’agira des bonus 2010, taxés au titre de l’année 2010.

La France a décidé d’embrayer en prenant la même direction, mais sans en dévoiler les modalités : “Il y aura une taxation exceptionnelle sur les bonus payés en 2010 au titre de l’exercice 2009. Les aspects techniques restent à définir. Le quotidien économique Les Echos annonce que cette taxation serait également à hauteur de 50% quand le montant dépasserait 27.000 euros : http://www.lesechos.fr/info/france/300396211-la-france-va-aussi-taxer-lourdement-les-bonus-des-banquiers.htm

La Fédération bancaire française (FBF), l’association qui défend en France les intérêts particuliers des établissements bancaires, se tait mais n’en pense pas moins. Elle devrait bientôt donner de la voix, d’autant qu’Angela Merkel, juge l’idée d’une taxation des bonus “très charmante”. Charmante Angela !

Loin de nous l’idée de défendre ici les banques ! Ces sagouines se sont assez goinfrées durant des années !

Mais Standard & Poor’s a dégradé la note de la dette britannique et les USA sont dans le collimateur ! Elle n’est pas la seule ! http://www.jdf.com/taux-devises/2009/05/28/02009-20090528ARTJDF00009-usa-la-dette-publique-americaine-garde-sa-note-aaa.php

Au moment où les agences mondiales de notation s’interrogent sur la validité des notations favorables de la dette des grands états face à leurs déficits abyssaux, au moment où de nombreux pays européens menacent faillite – des ex-pays de l’est à la Grèce en situation catastrophique où encore l’Espagne où la pression monte – ces gesticulations à finalité électorale sont tout sauf une politique !

Le Ministère des finances n’a pas payé les fichiers HSBC, la terre est plate et le soleil tourne autour d’elle !

décembre 9, 2009 at 9:07 | In Altermondialisme, Belgique, Citoyenneté, Economie, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Sur Sarkozy, sarkosy, social | 3 Comments
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Le Ministère des finances n’a pas payé les fichiers HSBC, la terre est plate et le soleil tourne autour d’elle !


Franchement, il y a des jours comme ça où on a du mal à se retenir : de rire ou de pisser dans son froc !

Voilà l’histoire :

en août, Eric Woerth dévoile une affaire d’évasion fiscale de France vers HSBC private bank. Aujourd’hui, Le Parisien dévoile qu’une partie de la liste des 3.000 personnes soupçonnées d’évasion fiscale révélée en août par le ministre du Budget aurait été volée par un ex-cadre du service sécurité informatique d’HSBC.

Quand on vous connecte avec le monde, faut pas s’étonner de se faire pirater !

Toute la presse s’emballe. Un ex-employé de HSBC Private Bank aurait en fait volé, fin 2008, une partie de la liste des 3.000 personnes soupçonnées d’évasion fiscale remise aux autorités françaises.

L’homme en question serait un franco-italien de 38 ans, dont le nom est gardé secret, et aurait donc réussi à pirater le système informatique de la banque et se réfugier dans le sud de la France où il a donné ses informations au fisc.

Depuis, une enquête a été ouverte. HSBC Private Bank indique à nos confrères du Parisien qu’ « en l’état de nos connaissances », le vol ne concerne « pas plus de 10 clients » et que « les données concernées sont anciennes et pas de nature sensible ».

Voir : http://www.leparisien.fr/economie/evasion-fiscale-la-liste-secrete-volee-a-la-suisse-09-12-2009-737856.php

Donc, tout le monde minimise ! Woerth jure qu’il n’a pas déboursé un radis et HSBC assure que le vol ne porte que sur quelques dix comptes !!

Non mais ! Vous nous prenez pour des billes les duettistes ???

Alors comme ça, le pirate entrant dans les systèmes n’aurait presque rien pris et il aurait offert ça à la France par grandeur d’âme !! Hé, hé !! Un maladroit doublé d’un altruiste…vous en connaissez beaucoup vous ??

Notre Lagarde nationale se garde bien d’intervenir et envoie son sous-ministre au charbon. Cela lui évite des joyeusetés du genre :

Ce qui est rigolo, c’est que pas plus tard qu’hier, dans une affaire similaire et colossale, la justice belge nous a encore fait un caca nerveux !


Hier, en effet, était jugé l’affaire KB LUX, une colossale affaire d’évasion fiscale vers le Luxembourg avec un Grand Duc dans le rôle de rapace nocturne !

Le président du tribunal correctionnel de Bruxelles, M. Hendrickx, a estimé que les poursuites étaient irrecevables.

Il a sévèrement jugé la manière dont l’enquête avait été menée. Dans un jugement longuement motivé, le président a insisté, à plusieurs reprises, sur les « procédures déloyales » utilisées par les enquêteurs. Il a parlé de faits d’une « extrême gravité » qui « portent atteinte à la dignité de la justice ». « Les graves déloyautés affectent gravement les droits de la défense ». Il a fustigé l’attitude « plus qu’ambiguë du ministère public » et a estimé que l’attitude du juge d’instruction ( Jean-Claude Leys) « laisse perplexe ». Il a aussi relevé que le parquet avait été « impuissant à lever les doutes » sur la manière, conforme à la loi, dont les pièces litigieuses sont entrées en possession des autorités policières et judiciaires belges.

Côté des potentiels fraudeurs, on bénit le « retour à l’état de Droit » !! Ben voyons !

On bénit doublement d’ailleurs attendu que KB Lux c’est aussi KBC, la banque du Boerenbond (la FNSEA flamande), et de l’épiscopat local, « nazi pendant les guerres et catholique ente-elles ». (Brel dixit in Les Flamingants …chanson comique précise-t-il)  ! Benedicat vos, donc les culs bénis !

Il n’en reste pas moins qu’il est permis de ce demander ce que dira la justice française face à des pièces à charge possiblement volées.

En Suisse, on ne dit pas grand chose : les suisses, tout comme les flamandes du même Brel, ça n’est pas causant !!!

Nous restons donc dans le flou !

Ho, pardon, y’a des trucs pas flous  du tout :

-         1) Le Pape supprime la messe de Minuit ! C’est vrai que la nuit toutes les chattes sont grises et qu’il y aurait peut-être non assistance à personne en danger à lâcher dans la nature des escouades de jeunes curés dans un pays où le « leader minimo » collectionne les minettes. http://www.lalibre.be/actu/international/article/548288/le-pape-supprime-la-messe-de-minuit.html

-         2) Les cotes de Nicolas Sarkozy (39%) et de François Fillon (44%) sont à leur plus bas niveau depuis l’élection présidentielle de 2007, selon le tableau de bord politique IFOP à paraître jeudi dans l’hebdomadaire Paris Match. A la question « approuvez-vous ou désapprouvez-vous l’action de Nicolas Sarkozy comme président de la République », 39% approuvent, soit autant qu’en novembre, mais 61% désapprouvent (+1). Selon l’institut de sondages Ifop, c’est le plus haut niveau d’opinions défavorables depuis mai-juin 2007.

A moi le ciel !!

C’est pourquoi nous devons nous attendre à des tas de nouvelles du genre de celle évoquée plus haut dont le but n’est que de faire diversion !

Allons, tout va bien !

A Copenhague, on attend avec impatience que la montagne accouche d’une souris !


Chez nous, fille ainée de l’Eglise, pas de messe de minuit et la banane est blette !

Joyeux Noël les  P’tits pères

Décidément Habitat du Nord les accumule !!

décembre 9, 2009 at 4:57 | In Citoyenneté, Economie, Politique, Société, Solidarité, social | 2 Comments
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Décidément Habitat du Nord les accumule !!

Après l’affaire du possible licenciement de sa secrétaire générale pour cause de syndicalisation non conforme aux yeux du Président du Directoire : http://dutron.wordpress.com/2009/12/05/en-passant-par-l%E2%80%99avesnois-ou-il-s%E2%80%99en-passe-de-belles-l%E2%80%99affaire-habitat-du-nord/

voici que des locataires se rebiffent !

Pour éviter de nous entendre dire que nous critiquons tout, nous laisserons cette fois la parole à La Voix du Nord : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Maubeuge/actualite/Secteur_Maubeuge/2009/12/09/article_regularisation-des-charges-aux-president.shtml

Nous citons :

C’est l’un des sujets à polémique de cette fin d’année. Les locataires d’Habitat du Nord, quartier des Présidents à Maubeuge, n’en démordent pas  : « Payer les 500 E en moyenne que nous réclame Habitat du Nord ? On ne peut pas ! » Retour sur des mois de contestation.

En août, les locataires des Présidents se réunissaient salle des Hêtres pour demander des explications à leur bailleur social, Habitat du Nord, par rapport aux sommes (parfois conséquentes, certains se voient réclamer 500 E) qui leur étaient demandées au titre de la régularisation des charges pour l’exercice 2008

Suite à cette première réunion, l’association de consommateurs CLCV s »était engagée à vérifier que les factures correspondaient à une réalité et que le cadre légal avait été respecté. Chose faite en novembre. Jacques Lombard, correspondant CLCV, a assuré, lundi soir, que les montants réclamés correspondent effectivement à la hausse du chauffage par rapport aux années précédentes. Mais il a également pointé des dysfonctionnements : la chaudière serait défectueuse. Ce que réfute le bailleur social, par la voix de Mme Kudlaszyk. Mais Jacques Lombard n’en démord pas : « Habitat du Nord nous dit que les bâtiments ne sont pas « énergétivores ». Pourtant, des travaux sont envisagés pour réduire leur consommation énergétique. C’est paradoxal. » Des travaux thermiques et phoniques seront effectivement réalisés d’ici 2015, dans tout le parc de logements du bailleur. Mais d’après Mme Kudlaszyk, c’était prévu depuis longtemps.

Autre procédure pointée du doigt : le bailleur avait imposé aux locataires la TNT, sans consultation préalable. Il a donc été convenu que les cotisations versées au titre de la TNT soient remboursées, soit… 3 ou 4 E par habitant (versés en janvier). Montant que les locataires jugent « dérisoire vu ce qu’on doit payer. Moi, je dois 450 E, vous vous rendez compte ? » Une première somme à laquelle viennent s’ajouter deux fois 35 E, en prévision pour le chauffage de novembre et décembre. De façon, précise Habitat du Nord, à diminuer la somme qui sera demandée à l’été 2010 au titre de la régularisation pour 2009.

Lundi soir, la colère des locataires ne faiblissait pas, d’où la proposition de Jacques Lombard d’« élaborer une stratégie ».

Pétition et manifestation devant le siège du bailleur sont envisagées. Mais certains sont sceptiques et résignés : « Ça changera rien, on va devoir payer, c’est tout. » Jacques Lombard promet d’organiser rapidement une nouvelle réunion pour fixer les modalités de la manifestation.

La régularisation des charges des locataires des Présidents, un sujet dont on sera sans aucun doute amené à reparler. • EM. B.

Ainsi donc sous la gestion « socialiste » d’Habitat du Nord, les économies d’énergie ce sera …peut-être …pour 2015 !!

Copenhague, connais pas !!!

Carton le Royaliste du Nord va encore se faire cartonner !

Cet apparatchik doit confondre « effet de serre » et « effet dessert » ! A la Réunion par exemple !

Un seul mot d’ordre à notre avis : CARTON DEMISSION !!!

Notre feuilleton de l’été “Les récoltes du siècle futur” Septième partie : La mort ou la germination ? Par Hélène Lacheret

décembre 8, 2009 at 10:59 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Politique, Société, social | Leave a Comment
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Notre feuilleton de l’été

“Les récoltes du siècle futur”

Septième partie : La mort ou la germination ?

Par Hélène Lacheret

Notre amie Hélène nous livre ici le septième et dernier épisode de notre feuilleton que nous avions appelé « de l’été » et qui se termine à l’approche des fêtes de fin d’année ! Mais l’actualité fut riche.

Cette occurrence a donné une idée à Hélène et elle m’a envoyé son feuilleton complet en PDF.

Si vous avez été un lecteur fidèle de ce feuilleton, si vous l’avez aimé comme nous, ce texte peut devenir un cadeau pour les fêtes.

Le texte PDF des « Récoltes du siècle futur » vous sera envoyé sur simple demande à g.dutron@yahoo.fr

Merci à Hélène et bonne lecture à tous.

Guy Dutron

Septième partie : La mort ou la germination ?

I

Pour une belle fête, ce fut une belle fête. Le téléphone arabe fonctionna à plein. Jamais on n’avait vu tant de monde dans l’hôtel. La foule joyeuse se répandit même dans la rue, malgré la fraîcheur de la soirée. Ali avait tenu à ce que l’on mît une affiche ainsi rédigée sur la porte de la loge :

“À compter du premier mars 2000, le nouveau gardien d’immeubles sera Xavier Maheu. Tous ceux qui s’en réjouissent sont invités à venir partager notre joie, ce soir, Chez Ali. Que chacun apporte quelque chose pour rendre cette fête improvisée encore plus conviviale.”

Le seul qui râla fut, bien entendu, M. Ulcert, mais il n’osa pas le faire à voix haute. Il avait bien espéré le départ des Maheu, car il trouvait que ceux-ci avaient trop d’emprise sur le quartier et qu’ils ne savaient pas rester à leur place de gardiens. Et puis, tous ces étrangers qu’ils traînaient derrière leurs basques ! À cause d’eux, on ne se sentait plus chez soi, dans cet immeuble. Et ce fut le seul aussi qui passa une soirée solitaire devant sa télé. Tous les locataires avaient filé chez Ali, et ils ne regrettaient qu’une chose : l’absence de Catherine. On chanta, on mangea, on dansa jusque tard dans la nuit mais personne ne se plaignit du bruit, même ceux qui se levaient tôt le lendemain pour partir au travail. Les gens passaient, rentraient, causaient, sortaient, causaient encore. Même la police, peu appréciée à cause des tensions nées de son comportement habituel envers les jeunes, fut reçue aimablement lorsqu’elle s’enquit de la raison qui provoquait une telle affluence à l’hôtel et dans la rue :

“ C’est qu’on garde nos gardiens et qu’on en est contents, disait l’un.

- C’est qu’on est pas encore dans un monde complètement pourri, disait l’autre.

- Vous voyez qu’ c’est un bon quartier où y a pas de caillera, disait un jeune, provocateur.

- L’entente est bonne aux Coquillards, dit Pierre. Vous pouvez partir tranquilles, il n’y aura pas d’incident et cette fête va regonfler le moral des troupes pour plusieurs semaines. Des vraies vacances pour vous.”

Cette fête fut belle et simple. On dansa avec plaisir, on prenait le temps de se causer, de se connaître, on partageait gaiement ce que chacun avait apporté. Et lorsque le dernier fut parti, la rue semblait apaisée par rapport à ses habitudes.

“C’est incroyable comme le fait d’avoir pris la défense des Maheu, ça a soudé le quartier, se dit Ali. Comme si de s’occuper des autres, ça faisait passer ses propres problèmes au second plan. Et donc, aussi, les raisons de manifester de la mauvaise humeur. Vraiment, Allah m’a guidé vers un bon quartier !” Et disant cela, il oubliait toute la part qu’il avait prise à faire de ce quartier un endroit où il faisait bon vivre.

Le lendemain, vers onze heures, Pierre descendit à la loge :

“Bonjour, les jeunes. Bien dormi ?

- Et comment, dit Xavier en levant son nez de son bol. Tu veux un café ? C’est fête, aujourd’hui. Et puis je vais avoir un salaire. Et puis Maman a touché le capital-décès, ça la tranquillise. Elle l’a mis à la caisse d’épargne.

- Comment va-t-elle ? demanda Pierre.

- Il y a longtemps que je ne l’avais pas vue aussi souriante. Elle a décidé de garder l’appartement parce qu’il y avait trop longtemps qu’on vivait les uns sur les autres. Elle était très optimiste, elle disait que maintenant, elle était sûre d’être embauchée à la crèche familiale avec l’appui de l’assistante sociale et qu’elle allait vite guérir.

-C’est toi que je viens voir Michaël, dit Pierre en ce tournant vers celui-ci. Vacances ou pas vacances, il va falloir s’y mettre. Ce serait dommage d’interrompre la série des bonnes nouvelles. Or, j’ai calculé ta moyenne : tu arrives juste en dessous de neuf. Il faut prendre des mesures énergiques. Ton énorme point faible, c’est l’anglais.

- J’aime pas c’te prof, elle me casse !

- Tu ne travailles pas pour la prof, mais pour toi. Alors voilà ce que je te propose : tous les matins, vers onze heures, on se met au travail, surtout en anglais, pendant une heure et demie. Ensuite, pause-déjeuner et après, récréation : il me semble me souvenir que tu as un un sujet de réflexion passionnant. Quentin m’en a déjà reparlé. Si vous pouviez avoir un seize ou un dix-sept, ça remonterait les moyennes !

- Et pourquoi on commencerait pas par le plus intéressant ?

- Chacun est libre, mais moi, c’est une règle que j’ai adoptée : je commence toujours par ce ce qui me casse les pieds. De toute façon, il faudra le faire. Alors, autant le faire quand on est plein d’énergie et être tranquille après. Pour les choses qui intéressent, on trouve toujours de l’énergie. Allez, va me chercher ton livre d’anglais, on va commencer par une dizaine de verbes irréguliers.

- Déjà ?

- Les vacances passent vite, Michaël. Tu vas rentrer, les profs vont encore vous noter pendant une semaine puis ils vont sortir leurs calculettes et ce sera trop tard.

- C’est vrai, je n’y avais pas réfléchi, j’avais l’impression qu’on avait encore le temps. Bon, on s’y met. Mais vraiment, je vois pas l’utilité d’apprendre l’anglais alors que je sortirai jamais d’la banlieue.

- Qu’est-ce que tu en sais ? Tu es devin pour savoir ce que l’avenir te réserve ? Regarde, moi : qui aurait pu dire que je serais amené à aller si souvent en Italie ? Et puis, demande à Julien si ce n’est pas indispensable de comprendre l’anglais quand c’est devenu la langue internationale des hommes d’affaires ? Crois-tu qu’Attac aurait ce rayonnement sans son armée de traducteurs bénévoles ? L’information est devenue la matière de notre résistance et comment se l’approprier si elle est dans une langue qu’on ne connaît pas ?

- Ben, y a les traducteurs…

- Michaël, plus tu sauras faire de choses par toi-même et plus tu seras fort et utile à tous. Et, s’il faut encore te convaincre, dis-toi que ton cerveau est en plein développement et que c’est à ton âge qu’il faut le “muscler”, lui apprendre la souplesse, l’adaptation… S’exprimer dans une autre langue est un excellent exercice.”

Michaël, vaincu, alla chercher son manuel sans trop de mauvaise volonté.

II

L’après-midi fut beaucoup plus intéressante que la matinée. Quentin était venu aussi et ils s’étaient attelés à leur commentaire de la citation d’Antoine de Saint-Exupéry, tirée de Terre des hommes.

“Relis-la, Quentin, proposa Pierre. Pour nous la remettre en mémoire.

- “Être homme, c’est précisément être responsable. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde.” lut lentement Quentin.

- Moi, j’ai plein d’idées, mais elles sont complètement dans le désordre, constata Michaël.

- Lesquelles, par exemple ? demanda Pierre.

- Eh ben je crois pas que les hommes soient fondamentalement mauvais mais je pense que, quand ils agissent, ils pensent pas aux conséquences de leurs actes pour les autres.

- C’est vrai, dit Quentin, ils ont la vue courte. Même les politiques. Ils pensent à leur réélection, enfin c’est l’impression qu’ils donnent, pas aux conséquences à long terme de leurs décisions. Les décideurs, politiques ou chefs d’entreprise, s’ils avaient conscience que leurs décisions créent l’enfer sur terre pour beaucoup de gens, croyez-vous qu’ils les prendraient tout de même ?

- Oui, répondit Pierre, car ils sont enfermés dans une logique de concurrence destructive. Dans le cadre de leur boulot, ils se comportent avec un cynisme qui les rend odieux. J’ai vu un reportage à la télé, l’autre jour. Une entreprise du nord de la France avait prévu depuis longtemps de délocaliser sa production. J’ai vu comment les administrateurs s’y prenaient pour préparer leur coup en douce. Les chefs sont venus en grande pompe féliciter les ouvriers pour leur travail, sous un prétexte quelconque et, quelques semaines après cette “fête”, ils ont envoyé les lettres de licenciement. Si c’est pas du mépris, cette manière d’agir !

- Il y a une idée importante, chez Saint-Exupéry, glissa Quentin : c’est celle de la responsabilité que nous avons les uns envers les autres. C’est ce que nous avons vécu ces derniers mois dans le quartier, qui m’a permis de comprendre ce qu’il voulait dire. Quand ton père est mort si brutalement, Michaël, nous avons été plusieurs à réagir en nous disant : il faut faire quelque chose. On ne savait pas bien quoi, mais on se sentait en quelque sorte responsables de vous. Et puis, quand Sonia est arrivée à bout de forces, ta mère, puis Ali et Fathia, auraient pu se contenter de lui faire la charité et de la remettre à la rue. Après tout, ils ne la connaissaient pas. C’est ce qu’auraient fait la plupart des gens.

- Mais ils ont fait un autre choix, un choix risqué, dit Pierre. Ils ont en commun d’avoir connu des situations très difficiles et de se sentir solidaires de ceux qui souffrent. Peut-être, sûrement même, lorsqu’on fait ce genre de choix, est-on parfois déçu. Mais Catherine, Ali et Fathia n’attendent rien en retour. Ils le font parce qu’ils ont une conception morale qui leur interdit le manque de compassion. Ils se contentent de peu et tout ce que la vie leur apporte en plus, ils le considèrent comme un cadeau et ils en sont reconnaissants.

- Vous croyez pas qu’on s’éloigne du sujet ? s’enquit Michaël.

- Je ne crois pas, déclara Quentin. La responsabilité, c’est aussi une question d’attitude face à la vie. Trop de gens considèrent certaines choses comme un dû et quand elles leur échappent, ils deviennent hargneux, aigris. Ils pensent à leurs droits, ils oublient leurs devoirs. Je me demande si ce n’est pas lié à l’éducation.

- Il faut quand même qu’on avance le travail, suggéra Michaël. On pourrait peut-être justement partir de nos devoirs pour bâtir le plan…

- Que veux-tu dire ? demanda Pierre.

- Que la responsabilité implique des devoirs pas seulement envers les autres ou envers l’environnement, mais d’abord de nous-mêmes, parce qu’on sait que tout ce qu’on fait, même des petites choses en apparence, multiplié par le nombre de gens qui le font, finit par avoir des conséquences. Par exemple, toutes ces petites négligences par rapport à la santé qui finissent par coûter très cher à la Sécu. Moi, je dis qu’on doit d’abord se montrer responsable de son comportement. Puis on peut être solidaire de ceux que la vie malmène. C’est la somme de ces deux attitudes qui contribue à construire une humanité humaine. Bon, c’est pas très bien dit, mais c’est ce que je voudrais exprimer.

- Et c’est la somme des attitudes inverses qui nous fait régresser vers la loi du plus fort. Mais apprend-on ça dans les écoles ?” s’interrogea Quentin.

Ils travaillèrent encore longuement, cherchant des exemples, ébauchant des plans qu’ils finissaient par rejeter, en élaborant d’autres. Ils furent interrompus par le retour de Gaëlle et ils se séparèrent, satisfaits d’avoir eu l’impression de progresser même si le commentaire était loin d’être achevé. De toute façon, à partir de là, chacun des deux élèves devait travailler seul car il n’était pas question de rendre le même texte en deux exemplaires à Mme Léonor. Elle avait bien dit : “travail personnel.”

III

Le lendemain après-midi, c’était au tour de Michaël d’aller à l’hôpital. Tous les jours, Catherine avait une visite, ce qui représentait un gros effort pour les habitants du quartier qui se déplaçaient majoritairement en transport en commun. Ali n’avait pas trahi sa promesse, il raccourcissait sa sieste et emmenait à tour de rôle les enfants Maheu, en général tous les deux jours. Gaëlle, à cause de sa formation, y allait le samedi ou le dimanche, sauf quand elle était en stage, car il lui arrivait de travailler aussi ces jours-là.

Michaël n’aimait vraiment pas l’hôpital. Ce lieu l’intimidait. Et puis, voir sa mère ainsi créait une pudeur inexplicable entre eux. Mais le personnel était si gentil avec eux dans l’ensemble… Même quand elles avaient l’air débordées, les aides-soignantes écoutaient toujours ce qu’ils demandaient et s’efforçaient de leur apporter satisfaction. Elles avaient pris Catherine en sympathie.

Ce jour-là, celle-ci était endormie quand ils arrivèrent :

“Je vais aller me chercher un café au distributeur, dit Ali, j’ai une petite fatigue.” Et, en effet, les cernes sous ses yeux montraient qu’il disait vrai. “Tu viens avec moi ?

- Non, non ; je vais rester… si Maman se réveille…

- Tu ne veux rien ?

- Non, merci Ali. Ali…

- Qu’y a-t-il ?

- Fais attention à toi, tu travailles trop ! Et nous, en plus…

- Laisse, mon fils, c’est rien. À tout de suite !”

Ali sorti, Michaël se plongea dans la contemplation de sa mère. Comme elle avait changé ! Incroyablement, ainsi endormie, elle avait à la fois l’air d’une petite fille et d’une femme très âgée. Guérirait-elle ?

Il s’en voulait de ne pas pouvoir la soulager davantage. Pas la guérir, bien sûr, il avait trop conscience de la réalité pour s’autoriser à caresser un rêve aussi chimérique. Non, la soulager un peu du fardeau de les avoir mis au monde et élevés. Lui offrir des douceurs, des fleurs, lui apporter un lecteur-C.D. avec un casque afin qu’elle pût écouter la musique qui lui faisait tant de bien, malgré la promiscuité de la chambre. A quoi occupait-elle ses journées, puisqu’elle avait tant de difficultés à lire et que le bavardage de la télévision, auquel elle n’était pas habituée, lui donnait mal à la tête ? La musique, ç’aurait été si bien, si apaisant. Mais il n’avait pas un sou, il n’était qu’une charge. Bien sûr, il l’embrassait, bien sûr, il entourait ses épaules de son bras et elle semblait retrouver un peu de courage. Mais cela n’améliorait pas son quotidien.

Il lui avait apporté Germinal, parce que c’était devenu son plus précieux trésor. Quand il venait, il lui faisait la lecture et elle avait une mémoire incroyable des situations et des personnages, comme s’ils avaient fait partie de sa famille.

Michaël posa la paume de sa main sur la couverture cornée du gros livre et songea qu’il n’était qu’un des arrière-petits enfants de la Maheude et qu’il était donc logique qu’il n’y ait pas d’autre place pour lui en ce monde que la place des déshérités et des surnuméraires. Il s’interdisait de telles pensées, à cause du réseau d’amitié dont ils étaient entourés, mais elles s’insinuaient malgré tout dans les interstices laissés vacants. Parfois, il se disait : “Et si cela avait été moi qui avais attrapé cette saloperie ? Si c’était à moi qu’on avait fermé les yeux et moi qui reposais maintenant en terre ?” Bien sûr, sa mère et son père auraient vidé leur corps de leurs larmes. Mais ils n’auraient pas eu à traverser toutes ces épouvantables épreuves qu’avaient été la pauvreté extrême, l’incertitude du lendemain et la crainte d’être séparés. Et surtout, Catherine ne serait sans doute pas tombée malade à son tour. Il était intimement persuadé que la maladie de sa mère était le résultat de ces jours et ces jours d’angoisse. Oui, il aurait été plus utile que son père vive et que lui meure. Bien sûr, la situation s’éclaircissait. Mais sa mère guérirait-elle ? Il semblait à Michaël qu’il ne pourrait pas survivre à son décès, que c’était trop de malheurs accumulés sur ses jours, en trop peu de temps. Et Michaël se jura, comme pour conjurer le sort, qu’il serait le dernier des Maheu, qu’avec lui s’éteindrait le peuple des damnés de la terre.

Ali revint à temps pour le tirer de ses pensées moroses :

“Alors, mon fils, on philosophe ?

- Je réfléchissais, c’est tout.

- Et à quoi pensais-tu donc, pour avoir l’air aussi pensif ?

- Oh, c’est bête…

- Dis toujours…

- Je me demandais comment les événements auraient tourné si c’est moi qui avais attrapé cette saloperie, au lieu que ce soit mon père.

- “La vie ne va pas en arrière”, mon fils. C’est un grand poète libanais qui l’a dit. On en a jamais parlé à personne, Fathia et moi, alors je te demande de garder le secret. On a perdu un fils à la naissance qui avait deux ans de moins que Leïla. Hocine, on l’avait appelé. Il est né avec le cœur de travers et il n’a vécu que quelques heures. Je ne crois pas que Leïla se rappelle quelque chose, elle était si petite. Mais Fathia et moi, trente ans après, on a encore le regret de ce fils. Allah nous a comblés, mais celui-là, il manque toujours. Quand je vois les autres réunis, je pense à lui qui n’est pas parmi nous. Mon premier fils et je l’ai pas vu vivre. Même si ta mère ne devait pas guérir, Michaël, elle s’endormirait entourée de ses enfants vivants et c’est le plus grand bonheur qui puisse arriver à une mère. Ce que vous avez vécu est terrible, mais bénis le ciel d’avoir permis à ta mère de ne pas voir mourir ses enfants.”

Ils chuchotaient et ces paroles avaient apaisé Michaël. Catherine avait émergé doucement du sommeil en sentant la présence de son fils, mais, lorsqu’elle avait compris l’importance du dialogue entre Michaël et Ali, elle était restée abandonnée, comme endormie. Elle remua doucement. Ils se turent. Elle ouvrit les yeux, les regarda et dit :

“Comme je suis heureuse de vivre, aujourd’hui ! Comment ça va, vous deux ?” Et elle souriait. Alors Michaël reprit espoir.

Pendant tout le trajet du retour, Ali respecta le silence de Michaël qui songeait à ces quelques mois : même pas le temps d’une grossesse et ils avaient enfanté une personne différente. Quoi de commun entre ce qu’il était un an plus tôt et ce qu’il était devenu ? Il avait appris à mesurer son impuissance relative, il savait dorénavant ce qui était important et ce qui ne l’était pas. Il avait compris qu’il avait une place à occuper dans le monde et qu’elle n’était pas anodine car maintenant, il se sentait solidaire des autres hommes. Il s’en sentait aussi responsable. Il avait perdu l’insouciance de l’égoïsme, mais il avait gagné en compréhension du jeu de la vie. Il avait l’impression qu’il avait bien plus appris dans la cité qu’à l’école. Mais il reconnaissait que c’était l’école qui lui avait fait découvrir Germinal et la lutte des classes. Que c’était grâce à elle et à l’exposé, qu’il avait fait cette recherche sur le travail qui lui avait prouvé la persistance de l’esclavage. Que c’était le professeur d’histoire qui avait attiré son attention sur les méfaits du militarisme en lui faisant découvrir la réalité de la guerre de 14-18, encore lui qui l’avait alerté sur les dangers de la spéculation en l’informant sur la crise de 1929, toujours lui qui lui avait appris à se méfier de ces hommes qui se prennent pour des dieux et qui veulent imposer une société parfaite. C’était toujours au nom d’un idéal, mais les Staline, Hitler, Pol Pot et ceux qui les avaient laissés faire n’avaient oublié qu’une chose : nous ne sommes que des hommes et l’homme est faillible, la perfection n’est pas de ce monde.

Ces mois extraordinaires l’avaient amené à se demander : qu’est-ce que c’est, être un homme ? Et, s’il n’avait pas de réponse, il savait maintenant parfaitement ce que c’était que d’être inhumain : tout ce qui écrase, tout ce qui avilit la vie est inhumain. La seule chose qui ait du sens, tant qu’on ne sait pas pourquoi on vit, c’est de préserver la vie, de tout faire pour que toute vie s’épanouisse, même si elle semble ingrate et difficile. Il finit par se tourner vers Ali :

“Dis, Ali, pourquoi tu crois qu’on vit, toi ?

- Ah, c’est une question importante et tout le monde n’a pas la même réponse. Tu demanderas à Pierre, je sais qu’il n’a pas la même réponse que moi. Je crois qu’il y a presque autant de réponses qu’il y a de gens et encore plus. Parce qu’on change, on construit toute sa vie sa réponse. Parfois, je me dis que quand on meurt, c’est parce qu’on sait au fond de soi qu’on a trouvé sa réponse. Moi, je suis profondément religieux. C’est mon éducation qui m’a fait comme ça. Je pense que je suis ici parce qu’Allah l’a décidé. Je croyais avoir trouvé ma réponse. Et puis tu vois, avec tout ce qui se passe dans mon pays depuis quelques années, je ne sais plus : tous ses massacres commis au nom d’Allah, ces femmes, ces enfants égorgés, des villages entiers assassinés… Et en Afghanistan, ces femmes soumises, laissées sans soin, à qui on interdit l’école ou d’avoir un métier, même celles qui étaient docteurs… Je ne sais plus, je suis profondément troublé : Allah, celui qui guide ma vie, je ne le reconnais plus dans toute cette violence. Vous ne parlez pas de religion chez les Maheu et pourtant, je me sens plus proche de vous que de certains qui fréquentent la mosquée. Pourtant, ce sont des bons musulmans, ils font les prières, le jeûne… mais ils ont le cœur sec. Alors que toi, à l’Aïd, quand tu as parlé du Christ, j’avais l’impression que tu parlais d’Allah, celui que je porte en moi. C’est une grande et douloureuse question, mon fils. Parles-en avec Pierre, si tu veux mon conseil.”

Et Michaël se trouva tout étonné devant cet adulte qui lui paraissait si empli de solides convictions et qu’il découvrait en plein doute.

IV

Le soir, il mit longtemps à trouver le sommeil. La question du sens de la vie ne lui laissait pas de répit : non, on ne vivait pas pour s’acheter des choses, ça, il en était sûr. Mais pour beaucoup, on aurait dit que c’était la seule réponse qu’ils avaient trouvée. Vivait-on alors pour fonder un foyer et faire des enfants ? Mais à quoi bon transmettre la vie, quand elle se montrait si difficile, si on ne savait pas à quoi servait de vivre ? Peut-être que vivre ne servait à rien. Mais alors, tout était permis ? Pourquoi ne pas écraser mon voisin et lui prendre ce qu’il a et qui me fait envie, si vivre ne sert à rien ? Qu’a-t-il à faire de sa vie ? Et moi, qu’ai-je à craindre de risquer la mienne si elle n’a pas de sens ? Et pourtant, toute difficile qu’elle soit, il tenait à sa vie, à ses affections, au simple fait de se lever le matin, vivant.

Dans le rêve dans lequel il sombra, une longue silhouette souple marchait, s’éloignant dans la plaine sur l’interminable route coupant droit dans la nuit. S’approchant, il reconnut Sonia qui s’en allait en frissonnant dans ce sweat mince qu’elle portait en arrivant. Sonia avançait la tête basse et semblait ne rien voir. Alors, flottant près d’elle, il lui parla : “Vers quelle espérance fuis-tu, Sonia ? Pourquoi quittes-tu ainsi ceux qui t’aiment ? N’as-tu plus d’attaches et plus de foi ?

- Je vais, répondit-elle d’une voix ferme et haute, je vais prêcher. Je vais convertir mes sœurs et même les inconnues et même mes ennemies, celles qui m’ont foulée aux pieds, ignorée, bafouée. Je vais prêcher pour l’innocence. Nous seules, femmes, pouvons limiter l’abominable pouvoir du Voreux, le néolibéral Moloch qui détruit l’avenir. Nous seules avons le pouvoir de l’empêcher de nuire. Je vais prêcher la grève des ventres. Nous ne fournirons plus les agapes de ce monstre. Il se croit tout puissant, mais quand il se verra seul, sans plus personne à écraser de son pouvoir et à broyer au nom de ses intérêts, il devra bien comprendre qu’il n’est rien sans les autres, que son pouvoir ne vaut plus rien s’il ne domine rien et que toutes ses richesses ne sont rien si personne n’est là pour les lui envier. Il est comme un enfant gâté qui saccage ses joujoux. Bientôt, il aura détruit sa chambre puis sa maison. Alors il sombrera pour l’éternité dans sa grandiloquence ridicule. Viens avec moi. Nous ne serons pas trop de deux pour sauver l’innocence.

Pense à ta mère. Si vous ne viviez pas, comme elle pourrait accepter son sort sans le maudire. Bien sûr, vous êtes sa joie. Mais vous êtes aussi, tous les jours, son tourment. Elle se culpabilise de vous avoir mis au monde et de ne pas être capable de vous protéger. Elle pense qu’elle est responsable et qu’elle n’a pas fait pour vous tout ce qu’il fallait. Elle le pense à en mourir. Elle rougit de remords quand elle repense au plaisir qu’elle a pris à vous bercer, à vous caresser, à vous nourrir, à vous voir grandir.

Viens avec moi, il nous faut convaincre toutes les femmes du monde de faire la grève des ventres. Toutes ! Toutes ensemble : plus d’argent pour les couches-culottes, les petits pots, les jolis vêtements des entreprises délocalisées. Plus de voitures familiales et de grands appartements, plus de frigidaires ni de machines à laver. Nous dépensons trop ? Il faut faire des économies ? Arrêtons de fabriquer des consommateurs. Plus de consommateurs, plus de besoins. La première année, le monstre croira que c’est une lubie. Il consentira à des rabais pour nous appâter et nous laisser croire qu’un avenir est encore possible pour nos petits consommateurs. Mais nous avons déjoué ses plans. La deuxième année, il sera comme les paysans avec leurs surplus de porcs ou de choux-fleurs. Il ne saura plus quoi faire de tout ce qu’il aura fabriqué pour nous et dont nous ne voudrons pas car nous n’en aurons plus besoin. Surproductions au rayon puériculture. Soldes, soldes monstres qui ne trouveront pas preneurs ! Il pourra brûler les caisses d’allocations familiales pour réclamer son dû, nous n’y serons plus. Il y aura sur les routes des embouteillages de chaises hautes et de poussettes, tout juste sorties des usines et dont même les supermarchés ne voudront plus faute de client. La troisième année, le Voreux sera pris de panique devant la situation sans issue.

Beaucoup de grèves ont échoué jusqu’à présent, vois-tu, car les gens se battaient pour l’avenir de leurs gosses. Mais s’il n’y a plus de gosses ? Autant prendre les devants. Puisque, de toute façon, le Voreux dévorera nos enfants, autant refuser tout de suite, de nous-mêmes, de lui préparer des réserves. Viens avec moi, Michaël, seule, j’ai peur de ne pas avoir assez de temps et de forces pour convaincre tant de femmes en âge d’enfanter de s’abstenir de le faire.

- Alors, il n’y a plus d’espérance ? demanda Michaël.

- L’espérance renaîtra de la panique du monstre. Il s’est bâti une forteresse dont il croit que les fondations, qui reposent sur les besoins des peuples, sont solides. Mais si ces fondations s’effritent, il va commencer à avoir peur pour son empire. Il n’est pas tout à fait stupide. Il va réfléchir et comprendre qu’il n’y a pas d’avenir hors du partage et du respect.

- Mais c’est une forme de mort que tu veux prêcher, Sonia ?

- L’hiver, lorsque les graines sont en terre et que rien ne paraît, on pourrait croire que la nature est morte. Ces mois lugubres, ces sillons vides, ces branches nues… Le ventre semble n’être plus fécond. Viennent les boues de mars et soudain, une herbe, un brin vert et l’espoir renaît. Ne rêve pas, Michaël, le dévorateur ne se laissera pas abattre sans convulsions. Il suffit d’avoir la patience, de couver les braises de la vie, de faire preuve de vigilance. Un jour, il comprendra qu’il n’a pas d’avenir possible hors du partage. Sinon il mourra et nous avec. Mais au moins, nous ne serons pas torturés par la culpabilité à l’idée de nos gosses.”

Et derrière elle, il voyait tous ces visages qui l’avaient hanté, ces enfants d’Afrique de l’affiche contre la faim dans le monde, ces visages émaciés découverts lorsque les Alliés étaient arrivés dans les camps de concentration, les massacres du Rwanda, les massacres d’Algérie, ce mur au Cambodge qui contenait tous ces crânes alignés des sacrifiés de Pol Pot, ces mères qui appelaient leurs enfants disparus, tous les jeudis, sur la place de Mai, et dont on disait qu’elles étaient folles, ces mères russes dont avait parlé Vladimir, refusant que leurs fils partent mourir en Afghanistan, cette mère algérienne, cette pietà pleurant ses assassinés… tant d’horreur, tant d’horreur, tant d’horreur ! Pourquoi vivre ?

Michaël se réveilla en sueur, épouvantablement troublé par ce rêve étrange. Sonia avait l’air si déterminée que si on lui avait annoncé qu’elle était partie, il n’en aurait pas été étonné. Il grelottait et transpirait en même temps. Il finit par reprendre ses esprits et se lever pour aller boire un verre d’eau : quel étrange destin d’être sur cette terre. Et il répétait comme une litanie cette phrase entendue, il ne savait où : “Le seigneur m’est témoin que je n’ai pas voulu cela… Le seigneur m’est témoin que je n’ai pas voulu cela… Le seigneur m’est témoin que je n’ai pas voulu cela…”

“Bon, ça va aller, maintenant, se dit-il en se secouant ; et qu’est-ce que tu veux ?

- Comprendre, comprendre comment on en est arrivé là. Ces actionnaires, qui réclament leurs quinze pour cent comme un dû, veulent-ils vraiment ces familles dans la misère, l’environnement saccagé… ou bien sont-ils bouchés ? Je peux pas croire que des gens normalement constitués puissent vouloir la misère des autres et la destruction de la planète. Mais pourtant, rappelle-toi, c’est pas si vieux : ce Papon qui a envoyé tant de gens à la mort a-t-il manifesté le moindre remords ? Pourtant, obéir aux ordres était un crime comme c’est à nouveau un crime, la mort de millions de personnes décrétée au nom de la solvabilité. Est-ce que ça voudrait dire qu’il y a des gens incapables de penser qu’ils sont en train de commettre un crime, juste parce qu’ils n’ont pas d’arme à la main ? Il n’y a pas que les armes qui tuent… Mais alors, que faut-il faire pour empêcher cela ?”

Il finit par aller se recoucher en prenant bien garde de ne pas réveiller Xavier et Gaëlle. Le lit parental était vide et c’était une incongruité. “C’est peut-être parce que les parents sont pas là que je me sens si bizarre. On a pas été habitués à être séparés, on a jamais été séparés, avant.”

V

Le lendemain, quand Pierre arriva à onze heures, le livre d’anglais était ouvert à la bonne page et Michaël répétait rageusement, à voix haute, les verbes irréguliers.

“Salut, dit Pierre. Ben ça n’a pas l’air d’aller, aujourd’hui ! Pourtant, pour une fois qu’il ne pleut pas…

- Mais si ça va. C’est pas ça ! C’est ce rêve !” Et il entreprit de raconter en vrac des bouts de rêves, sa conversation avec Ali, ses cogitations sur le sens de la vie, ses réflexions devant Catherine endormie. Pierre comprit que c’était sérieux.

- Bon, laisse tes verbes irréguliers pour aujourd’hui, t’as pas la tête à ça. On va causer.

- Ah bon, tu veux bien ! Je croyais que tu voudrais pas.

- Mais enfin Michaël, savoir l’anglais, c’est un outil, rien d’autre. Alors que là, tu as, comme on dit, un problème existentiel et il y a de quoi. Alors inutile de mettre la charrue avant les bœufs. Occupons-nous d’abord de ton existence, on verra après l’utilité des outils à mettre à ton service quand tu seras persuadé d’être bien vivant et pour un moment. Qu’est-ce qui te tracasse ?

- Je vois pas à quoi ça sert de vivre. Note qu’avant, je me posais pas la question, je vivais et puis c’est tout. Mais depuis que je me la pose, c’est infernal, ça me laisse jamais en paix. Tu as trouvé une réponse, toi ? Puis pas comme Ali, parce que je sais bien, moi, que le bon dieu, tu peux l’appeler comme tu veux, c’est pas ma réponse. D’ailleurs, même Ali doute, c’est te dire.

- Et bien oui, j’en ai une de réponse. Pour le moment, du moins. J’ai mis longtemps à me la forger, mais tu sais, quand on dort souvent loin de chez soi, la nuit, on a le temps de réfléchir. La voilà, ma réponse : la vie, c’est comme un jeu dont le seul but est de nous permettre d’exercer notre libre-arbitre.

- Ça veut dire quoi ?

- Ça veut dire que, quand tu vis, tu es tout le temps en train de faire des choix. Tu as tout le temps le choix : être odieux ou être sympa ; aider ou écraser ; chercher à comprendre ou t’abriter derrière tes préjugés, dormir avec la barbe dessus ou dessous la couverture…” Michaël sourit légèrement. “Devenir adulte, c’est être conscient que tu as ces choix à faire et ne pas les fuir.

- Oui, mais pourquoi, puisqu’à la fin on meurt ?

- Ça c’est le grand mystère, Michaël. Il faut accepter de ne pas avoir de réponse à tout, c’est ce qui fait notre humanitude.

- Notre quoi ?

- C’est un mot inventé par un de mes amis pour dire que nous sommes à la fois humains, avec toute la conscience que cela implique, et finis, avec toute l’ignorance que cela implique.

- Mais tu crois à la vie après la mort, toi ?

- Il y a beaucoup d’hommes qui y croient, c’est une consolation à la peur de mourir ou à la difficulté d’accepter le deuil. La vie est un éternel mouvement, les cellules disloquées par la mort reprennent vie ailleurs, dans la terre. Mais console-toi, ça ne doit pas être si désagréable d’être poussière ; le vent t’emporte, tu vois du pays et, comme disait Brassens, t’as plus jamais mal aux dents. Trêve de plaisanterie : as-tu déjà observé une fourmilière ?

- Oui…

- Quand un godillot marche dessus, crois-tu que les fourmis, tout organisées et efficaces qu’elles soient, sachent que c’est une chaussure qui leur a shooté dedans ?

- Ben non…

- Et tu ne crois pas que nous, à l’échelle de l’univers, on est comme des fourmis, aussi aveuglés et aussi ignares ? On pédale le nez sur le guidon et on s’étonne de rien comprendre au paysage. Note que je dis ça, mais quand je bossais, j’étais bien comme les autres. C’est depuis que je prends le temps, que je me cultive et que je me forge une philosophie de la vie.

- Pour revenir à ça, tu n’as pas répondu…

- La vie après la mort ? Et bien je n’en sais rien et ça ne m’intéresse pas plus que ça de savoir. Quand j’étais dans le ventre de ma mère, est-ce que je me demandais de quelle couleur seraient mes culottes ? Non, je n’imaginais même pas qu’il pourrait y avoir autre chose que ce liquide tiède. Nous sommes dans le même état Michaël, nous ne savons pas et nous ne saurons, peut-être, que quand nous serons morts. Et il faut accepter les choses comme ça et s’occuper du présent : comment vivre ?

- Mais nos morts ?

- Ils vivent en toi, Michaël, et tant qu’ils sont présents dans ton affectivité, ils ne sont pas morts. Les humains, c’est étonnant comment ils fonctionnent, comme une grande chaîne de sentiments.

- Mais alors pourquoi y a-t-il tant de gens qui font du mal aux autres ?

- Je vais te décevoir, Michaël, mais il n’y a pas de réponse simple. Je crois quand même que la raison essentielle, c’est que bien peu de gens ont été construits suffisamment solidement dans leur petite enfance, pour être capables d’affronter la lucidité.

- Qu’est-ce que tu veux dire ?

- Qu’il faut drôlement avoir l’assurance d’avoir été désiré, d’occuper sa place, mais sans être étouffé ou “déguisé”, c’est-à-dire forcé de rentrer dans le désir de ce que les parents veulent qu’on soit – ce qu’on n’est pas forcément – pour pouvoir regarder les choses en face et cesser de se mentir : c’est un fait, nous sommes mortels, nous allons nous faner, nous ne savons pas tout, nous ne sommes pas tout puissants. Mais nous vivons dans une société schizophrène qui nous dit d’être éternellement jeunes, beaux, solides, séduisants, malins… Par le biais de la publicité, elle nous envoie cette injonction des milliers de fois chaque jour. Comment veux-tu que nous ne devenions pas fous ?

- Oh, Pierre, excuse-moi, il y a trop de mots que je n’ai pas compris : injonction et…

- Une injonction, c’est un ordre. Je pense que l’autre, c’est schizophrène. C’est une forme de maladie mentale dans laquelle deux personnalités occupent l’esprit d’une seule personne. Personne ne peut survivre très longtemps à des injonctions contradictoires sans adopter un comportement de survie complètement fou. Mais comme celui-ci a généralement l’air d’être adapté socialement, on ne s’en aperçoit pas et c’est tout le groupe humain qui devient malade.

- Alors, il n’y a rien à faire ?

- Bien sûr que si. Il faut déjà que tous ceux qui sont lucides et il y en a plus qu’on ne croit, unissent leurs forces pour obliger le monde à devenir enfin adulte : on ne repoussera pas les limites de la planète. Apprenons à vivre avec cette planète, respectons-la comme nous respectons notre mère quand nous comprenons que c’est d’elle que nous tenons la vie. Et puis, quand nous aurons obligé les plus terribles à se discipliner dans l’intérêt de tous, occupons-nous des enfants. Donnons aux parents des conditions qui leur permettent de mener leur projet de mettre un nouvel être au monde dans la sérénité. Comment donner aux enfants cette assurance première quand la plupart des mères sont elles-mêmes complètement surmenées ? Je ne te parle même pas des pays où les mères consacrent toute leur énergie à survivre et à faire survivre leurs enfants.

- Alors moi, quel sens je peux donner à ma vie ?

- Toi, t’es plutôt dans une direction sympathique : tu ne te racontes pas d’histoire, tu te poses des questions, tu n’es pas frileusement centré sur ta petite personne, mais ouvert aux autres, prêt à découvrir, à te remettre en cause. Tes parents t’ont donné cette assurance première qui fait les fondations solides d’une vie et tu sais qu’il n’y a pas de bonheur sans partage. Bref, je crois que, pour ton âge, tu as trouvé ta réponse. Tu verras qu’elle se modifiera légèrement au cours de ton existence. Le seul vrai risque, pour toi, c’est le découragement. Tu as eu vraiment beaucoup d’épreuves coup sur coup et tu es un peu fatigué. C’est normal. Il te reste à apprendre la patience. Puisque tu as tant d’estime pour Zola, essaye de te mettre à sa place : crois-tu qu’il a écrit Germinal en un jour ? Penses-tu qu’il n’a pas tâtonné ? Qu’il n’a pas connu des moments de découragement où il ne voyait plus comment son texte allait trouver son équilibre ? Je suis sûr qu’il a connu de tels moments. Et qu’il a persévéré. Persévère, Michaël. Les choses prennent un éclairage différent selon le moment où on les regarde. Il en sera de même pour ta vie. Et n’oublie pas de cultiver tes valeurs, c’est-à-dire de réfléchir à ce qui est important pour toi. Ça aide à vivre. Bon, la leçon de philosophie est terminée pour ce matin, et, cette après-midi, j’ai rendez-vous chez le dentiste, tu as campo ! Pour mon salaire, tu m’apprendras vingt verbes irréguliers, parfaitement, pour demain.

- Campo ?

- Repos.

- Merci, Pierre, j’y vois plus clair ! T’es un chic type, tu sais !

- Je sais et toi aussi. Salut.

VI

L’après-midi, il en profita pour aller à l’hôtel. Il avait besoin de voir Sonia comme pour dissiper définitivement le rêve. Il la trouva en grande discussion avec Julien, qui buvait un café au comptoir. Ibrahim faisait mine de s’affairer mais il était bien plus occupé par la conversation que par l’essuyage de ses verres :

“Le prof d’économie nous a sorti ces propos d’Adam Smith, qui datent de 1776, pour justifier que le capitalisme est le seul modèle réaliste, disait Julien en sortant un papier de sa poche, il défroissa et il lut : “Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme et ce n’est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c’est toujours de leur avantage.” Vous pensez si j’ai pris soin de noter ça soigneusement. Il l’a répété trois fois, dès fois qu’on ne soit pas attentifs !

- C’est irréfutable, dit Sonia, et la voilà, notre solution !

- Comment ça ? interrogea le chœur unanime des présents.

- Adressons-nous à leur égoïsme ; prouvons-leur que nous ne nous inquiétons que de leur avantage, développons nos arguments dans ce sens. Ah, il faudrait trouver un moyen de pression assez fort pour leur faire vraiment peur, pour qu’ils se disent que même eux vont être entraînés dans la catastrophe. Mais lequel ?

- Zola parlait des “récoltes du siècle futur”, dit Michaël. Et moi, je pense qu’on a rien récolté à l’échelle du monde.

- Entre récolte et révolte, il n’y a qu’une lettre de différence, glissa, mine de rien, Ibrahim en triturant son torchon. Il faut leur faire comprendre qu’il est temps, grand temps ! Ou les grands de ce monde révisent leurs priorités et leurs objectifs rapidement, ou nous courons vers la catastrophe, soit par épuisement de la planète, soit par accumulation de haine. Quand trop de misères et d’humiliations font que les gens n’ont plus rien à perdre, ils deviennent dangereux.

- Et si nous dressions la liste des récoltes que nous attendions, proposa Sonia. Ça leur donnerait une base pour établir les priorités du prochain siècle…

- Bonne idée, dit Julien, mais nous en ferons quoi ?

- On pourrait l’afficher à l’hôtel, si Ali est d’accord et puis on verra les réactions des gens, murmura Sonia. Je sais bien qu’on se sent très petits, très impuissants ; est-ce une raison pour ne rien faire ? Et puis on pourrait la diffuser dans les associations, auprès de journaux… Les gens bougent, toutes les initiatives pour préserver le monde sont importantes.

- Bon dit Julien en sortant un carnet et un stylo de sa poche, et il écrivit ostensiblement le titre. Qui commence ?” demanda-t-il.

Une grande effervescence s’empara des quatre jeunes : on proposait, on barrait, on rectifiait.

- Ton papier est trop petit, dit Ibrahim, je vais chercher des A3. Lorsqu’il revint, le texte commençait à prendre nettement forme.

LES RÉCOLTES DU SIÈCLE FUTUR

“A la fin du siècle dernier, Zola, dont on a dit qu’il fut “un moment de la conscience humaine”, terminait Germinal par ces mots : “Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait bientôt faire éclater la terre.”

Nous, la jeune génération du monde, nous demandons à nos gouvernants, qui sont mandatés par nous, et aux organismes issus des différentes nations ou de l’union de ces nations : où sont passées ces récoltes ? Au regard de l’histoire, vous avez des comptes à nous rendre et, à présent, nous vous les demandons.

Après l’apocalypse qu’a été la seconde guerre mondiale, les hommes ont réfléchi à ce qu’engendre leur folie. Ils se sont donnés une base pour vivre ensemble. C’est la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Vu que la majorité des pays l’ont ratifiée, vue l’immense richesse spoliée au peuple humain, voici les récoltes que nous devons recevoir maintenant, en l’an 2000 du calendrier chrétien, en l’an 1471 de l’hégire, en l’an 2545 du calendrier bouddhiste et en l’an 5760 du calendrier hébraïque, pour ne citer que les plus utilisés :

- Plus aucun être humain ne doit avoir faim.

- Plus aucun être humain ne doit être privé d’eau potable.

- Plus aucun territoire ne doit être colonisé jusqu’à ce que s’établisse la grande fraternité des hommes et que les frontières disparaissent.

- Plus aucun civil ne doit être mêlé à une guerre, mieux, les armes doivent être interdites, aucune violence n’étant légitime, celle-ci doit progressivement être éradiquée.

- Plus aucun être humain ne doit être privé de l’accès à la culture et pour cela, l’enseignement de la lecture doit devenir une priorité mondiale, gratuit pour tous.

- Plus aucun malade ne doit être laissé sans soin, dès lors que les remèdes à sa maladie existent.

- Tous les êtres humains doivent disposer d’informations vraies, solides et utiles pour pouvoir décider en conscience de ce qui les concerne.

- Le travail doit être partagé entre tous, équitablement. Plus personne ne doit être soumis à une situation d’esclavage. Plus personne ne doit faire de double journée de travail, donc le travail domestique doit être reconnu.

- Plus personne ne doit être sans logis, sans droit ou sans papiers. La libre circulation des personnes est prévue par l’article 13 de la Déclaration. Cet article est le garant de notre liberté fondamentale de pouvoir résister à un régime d’oppression ou de pouvoir tenter d’échapper à la misère.

- Plus aucun être humain ne doit être laissé seul, sans affection, sans communication avec ses semblables, particulièrement les personnes âgées et les malades.

- Notre planète, garante de la possibilité de la poursuite de la vie, doit être l’objet prioritaire de tous nos soins pour sa préservation et sa dépollution.

Nous exigeons des gens qui ont accepté des responsabilités politiques qu’ils remplissent ce mandat.

Pour cela, nous déclarons illégaux :

Toute prise d’intérêt supérieure à 0,5% par an, afin de freiner cette croissance exponentielle qui nous entraîne vers la destruction de la vie.

Tout enrichissement personnel supérieur à 50% du salaire médian de tous les pays, par an.

Tout refus de fournitures de base à un prix décent – c’est-à-dire supportable par le client, particulièrement les plus pauvres – sous prétexte d’insolvabilité.

Nous demandons que les dettes des pays pauvres soient annulées, elles ont déjà été largement remboursées.

Nous exigeons l’application d’une taxe minime sur toutes les transactions financières, pour freiner la spéculation. L’application de cette taxe, par son effet boule de neige, est seule à même de détruire ce cancer qu’est la course à l’argent.

Nous exigeons qu’une taxe de 4% l’an, reconductible, soit prélevée sur les cinq cents plus grandes fortunes. Elle servira, avec le produit de la taxe précédente, à couvrir tous les besoins fondamentaux des plus pauvres.

Nous exigeons que l’on commence à mettre progressivement en œuvre, partout dans le monde, le revenu minimum d’existence.

Nous exigeons que les entreprises peu respectueuses de l’environnement soient très lourdement et rapidement sanctionnées et que l’argent ainsi récolté serve à la dépollution.

Nous exigeons que la charge de la dépollution revienne aux entreprises qui ont causé la pollution et pas aux contribuables et que l’on donne davantage de moyens à la justice afin qu’elle puisse faire respecter la loi par tous.

Nous exigeons que le tribunal international reconnaisse le crime économique dès lors que des personnes ont été gravement lésées dans leurs droits fondamentaux à cause de raisons financières.

Nous sommes maintenant entrés dans l’urgence, nous ne pouvons plus attendre et nous n’attendrons plus. Ce manifeste est imparfait mais il est une base pour imposer aux prédateurs, aux carnassiers, une société humaine où la vie puisse se poursuivre. Nous avons le droit de vivre et nous avons le devoir de vous obliger à permettre que la vie reste possible pour tous sur notre planète.

Prenez garde,

si la moisson ne peut se faire, que la récolte ne se transforme en révolte ;

nous ne vous laisserons plus nous piller impunément et gaspiller notre possibilité de vivre sur une planète vivable.

“Bon, dit Julien, on y va fort, mais qu’est-ce qu’on risque, au point où on en est ?

- Rien à côté de ce qui va se passer si on ne fait rien., remarqua Sonia.

- Mais quatre, pour rédiger un manifeste… émit Michaël.

- Ben quoi, Marx et Engels n’étaient que deux pour rédiger Le manifeste du parti communiste. Et le nôtre, de manifeste, il a l’avantage d’être court, réagit Ibrahim.

- Et puis, ce n’est qu’un premier jet, précisa Sonia. On va bien voir comment les gens réagissent.

- On se mouche un peu du coude, non ? demanda Julien.

- Sûrement, mais est-ce qu’on a le choix ? questionna Sonia. Est-ce qu’on peut continuer à laisser ce capitalisme débridé tout détruire sur son passage sans réagir, sans essayer de résister ?

- Non, évidemment, dit Ibrahim, l’heure est trop grave, le danger trop grand, il n’y a plus de place pour les tièdes, les indécis. Maintenant, il faut choisir son camp : ou accepter d’être broyés par le totalitarisme du fric, ou essayer de bâtir la démocratie universelle. Et pas forcément sur le modèle de nos lourdes institutions occidentales. On peut aussi regarder ce qu’on a trouvé dans d’autres pays pour gérer les affaires publiques et s’en inspirer. Au Brésil, j’ai entendu parler d’une ville où les citoyens participent à l’élaboration du budget. Je suis sûr qu’il y a des idées à prendre.

- Tu as l’air songeur, Julien, remarqua Sonia.

- Oui, je pensais à tous ceux, comme d’habitude, qui vont rester au bord de l’arène à regarder ces deux conceptions du monde s’affronter, et qui ne descendront que plus tard, pour ramasser les fruits et les cadavres et je me demandais ce qu’on peut faire.

- Oh, Bertold Brecht parle de ça très bien, dit Sonia. Attendez, je vais chercher la citation dans ma chambre. Pendant ce temps, ça serait bien de taper le texte, j’irai acheter une ramette de papier et une cartouche d’encre et on pourrait commencer à le diffuser. Par exemple, j’aimerais bien avoir l’avis de la prof de français de Michaël. Après tout, c’est grâce à elle qu’on s’est remis dans Germinal et qu’on a commencé à établir des comparaisons peu flatteuses pour notre siècle.

- C’est encore les vacances, grogna Michaël.

- Bon, bon, je vais chercher cette feuille,” dit Sonia.

Pendant son absence, Ali redescendit, sa sieste terminée. On lui fit lire ce qu’on appelait pompeusement Le Manifeste et on lui demanda l’autorisation de l’afficher avec la citation qu’était partie chercher Sonia.

“Et bien mes enfants, c’est du bon travail. Si votre texte est repris et surtout pris au sérieux, ça va faire du bruit. Je ne verrai pas un monde pareil de mon vivant, mais si votre génération parvient à faire changer les priorités des grands de ce monde dans cette direction, je mourrai heureux. Fais voir ce papier, dit-il à Sonia qui revenait et il lut à voix haute :

“Qui reste au coin du feu quand la lutte commence, et laisse d’autres défendre sa cause, qu’il prenne garde car s’il n’a pris part à la lutte, il partagera la défaite.

Il n’échappera même pas à la lutte en voulant l’éviter, car il luttera pour la cause ennemie, celui qui n’a pas lutté pour la sienne.”

- Il faut que nous parvenions à diffuser notre texte accompagné de la citation de Brecht, déclara Julien. Il y a énormément de gens qui pensent dans le même sens que nous. Tout ce qui peut permettre de nous rallier, de nous reconnaître, est essentiel. Et ceux qui ne pensent pas encore comme nous, il faut les informer de la réalité et leur donner à réfléchir. Je me sens tout regonflé à l’idée que nous ne sommes plus dans la résignation. Nous ne sommes plus sur la défensive, à parer les coups. Maintenant nous entrons dans l’offensive. Nous allons nous battre pour faire appliquer La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Elle nous concerne tous. Elle est précieuse. C’est notre devoir de la faire respecter sinon la folie nous détruira à nouveau.

- La défendre, c’est une raison valable pour se lever le matin et pour vouloir vivre !” conclut Michaël.

En passant par l’Avesnois où il s’en passe de belles : L’affaire Habitat du Nord

décembre 5, 2009 at 6:18 | In Citoyenneté, Economie, Féminisme, Politique, Société, Solidarité, Solidarité Pétition, social | 26 Comments
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En passant par l’Avesnois où il s’en passe de belles :

L’affaire Habitat du Nord


Il était une fois une société de H.L.M dénommée Habitat du Nord.

Habitat Du Nord avait alors plus de 50 ans d’existence et jamais aucun syndicat n’y avait vu le jour. C’est là que le cocasse commence car Habitat du Nord est une création socialiste !!! Or, à notre connaissance, les statuts du Parti socialiste font obligation à ses membres de se syndiquer ! Rigolo, non ?

Une jeune femme va bousculer tout ce cirque : Pourquoi ?

-         Beaucoup de choses ne lui paraissaient pas « justes ».

-         La direction fait et défait à tout va, sans aucun contre pouvoir…

-         Les seuls représentants du personnel existants se refusent toujours très agilement à s’opposer à la direction…

-         Et puis, elle estime qu’une boîte de plus de 100 salariés a légitimité à avoir un syndicat.

Elle prend sa décision à l’époque où son ancienne Directrice d’Agence se comporte, selon elle, en véritable tortionnaire !

A cette époque, une collègue et amie subit son harcèlement, cautionné par la hiérarchie.

Sa collègue a été littéralement mise à terre. Elle n’en est toujours pas remise aujourd’hui, plus de deux années s’étant écoulées…

Suite à son licenciement « arrangé », elle dit STOP !

C’est aussi qu’elle en a vu des vertes et des pas mûres en moins de cinq ans, sur sa seule agence d’environ 15 salariés :

-         12 ou 13 personnes parties (licenciements, démissions, non conclusion de la période d’essai, abandons de poste…..

-         Un taux de jours d’arrêts maladie qui dépasse tout entendement.

Hélas, le cas de Maubeuge n’est qu’un échantillon de la SA, reflétant tristement la réalité de la boîte toute entière…. TOUT CECI SOUS UNE GESTION ASSUREE PAR DES ELUS « SOCIALISTES » !!

QUELQUES EXEMPLES :

-         Un CHSCT qui répond à un problème de chauffage (14° dans certains bureaux), avec un simple « cela n’entre pas dans les compétences du CHSCT » !!!!!

-         La salariée évoquée précédemment raconte ses problèmes de harcèlement à l’un des membres du même CHSCT qui ne  trouve rien de mieux à faire que de la balancer à la direction dans la minute qui suit …

-         La délégation unique du personnel (DUP) totalement dupe ! Pour eux, il ne se passe jamais rien, tout va bien……

Notre jeune femme prend la résolution de créer une section syndicale (SSE) en février 2008. Cette pétroleuse choisit une organisation éminemment révolutionnaire : la CFDT !

C’est pourtant là que les ennuis commencent !

-         Embauchée en CDI depuis 2005 mais à 20h/semaine, elle ne cesse de demander et frapper à toutes les portes pour obtenir un temps plein… Jamais aucune réponse, ni positive, ni négative… Vous pensez !! Elle est déléguée syndicale !!

-         Jusqu’au jour où il y a eu une 1ère création de poste dans son agence et relevant de ses compétences… En même temps qu’elle, il y a avait aussi une intérimaire (à temps plein) pour faire un travail équivalent au sien… C’est, bien évidemment, elle qui obtient le poste.

-         Elle continue ses demandes de passages à temps plein, en vain …

-         Un second poste est créé… Idem.

-         L’activité s’accroissant et des postes restants vacants, il fallait compléter son mi-temps. La direction a alors recours à plusieurs CDD et intérimaires, qui plus est, QU’ELLE DEVAIT FORMER !!!!!!!!!!!

Bernard Carton source Conseil général du Nord

-         En décembre 2008, le patron se prend un carton….Faut dire qu’il se nomme …Carton et qu’il est conseiller général du Canton de Roubaix Est (Roubaix-Wattrelos). Le Carton bientôt cartonné est un adorateur de la Dadame aux caméras, la Royal !!

-         Notre déléguée syndicale se prend le Carton en 4 yeux, lui balance tout son dossier en s’appuyant sur la discrimination syndicale. Il bafouille qu’il n’est pas au courant le salingue….

-         Mon œil pense notre amie et le dit ! Qui signe les décisions de directoire pour recrutement ? C’est elle, peut être ? Soit, elle obtient son temps plein.

Sa SSE n’ayant toujours aucun moyen afin de remplir sa charge syndicale, elle le sollicite plusieurs fois afin qu’il  lui alloue des moyens normaux.

Un jour, en CE, elle remet la question sur le tapis : on lui propose de lui allouer un espace sur un serveur alors qu’elle demande l’autorisation d’utiliser la messagerie électronique… Ce serveur était une magnifique idée des DUP, sachant très bien que les salariés n’iraient jamais y chercher l’information !!

Elle crée un e-mail depuis son domicile…

Alors, on l’appelle « Arlette », on sabote ses résultats de Négociation Annuelle Obligatoire (NAO). On a fait courir des rumeurs, des quolibets, sur son poids (notre amie est un peu ronde !), sa façon de s’habiller, etc.

Tout ceci sous la houlette de sa directrice tortionnaire de l’époque : elle craque !

En arrêt de travail depuis 3 mois, elle dénonce ses agissement à la direction et au CHSCT. Comme d’habitude, le CHSCT ne réagit pas. Mais la direction chope une Sainte Trouille !! Cette directrice est mise à pied de manière conservatoire exploit d’Huissier. Elle sera ensuite virée comme une malpropre : ce n’était pas faux mais, humainement, notre amie ne cautionne pas cette méthode.

Le climat se détend mais ce n’est que pour mieux exploser par la suite !

Voilà –t-il pas qu’un jour la Secrétaire générale du groupe adhère à la CFDT !! Carton se chope une mine de papier mâché !

Carton commence à balancer des mails très désobligeants à ladite Secrétaire Générale dès qu’il connait son appartenance à la CFDT.

Ses propos sont très poussés, même en réunion et en public. Carton jaune, Carton ! Le jaune te va si bien !!

Durant mon séjour en Avesnois, la Secrétaire générale est mise à pied en attendant un éventuel licenciement pour faute grave !

En creusant un peu, notre D.S découvre sur Internet que Carton a envoyé sa secrétaire très personnelle à un congrès habitat-francophonies sur l’Ile de la Réunion !! Ce qui n’entre pas de manière évidente dans son contrat de travail. C’est que, selon vox populi, le Carton aurait une vie sentimentale assez compliquée …cela ne nous regarde évidemment  pas : tu baises qui tu veux Carton, tu peux même partouzer mais ne touche pas « tes » salariés », bonhomme !

Notre D.S saisit G. Delbecque, Président du Conseil de Surveillance, de se voyage trop bien organisé ainsi que les salariés à qui on avait refusé une augmentation.

Elle réactive aussi plusieurs délits d’entrave restés sans réponse … Tu parles !!  Ils ont servi d’excuse pour licencier également la DRH…

Mais l’affaire commence à faire du bruit !! Des élus sans étiquette, ça commence à faire désordre !! On va donc sortir une de ces élues de la naphtaline et FO pointe le bout de son nez !! L’ancienne élue sans étiquette devient subitement déléguée FO …Tiens, tiens, comme à Lille ou Martine de Flandres soutient outrageusement FO qui a la charge éminemment syndicale d’empêcher SUD d’exister !! Le « mal est » dans la place puisque l’heureuse élue de FO s’appelle Mallet.

Rappelons que tout ceci se passe dans la petite agence de Maubeuge où il ne se passait jamais rien , où ça ronronnait en rond chez les petites chattes à Carton !! Pourquoi pas la même chose à Saint Pol sur Mer, à Ronchin ou à Villeneuve d’Ascq ?

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire,  FO a droit à une adresse e-mail « @habitatdunord.fr ». Pour tous ceux qui connaissent la boite, il est évident que la déléguée syndicale FO a été suscitée par le directeur, grand ami de Bernard Carton, avec qui il siège à l’ADIL.

Et voilà ! Roulez jeunesse ! Tout va bien en terre socialiste du Nord !!

Non mais ! Vous vous foutez de notre gueule les sociaux traitres ?

Nos lecteurs trouveront ci-dessous ceux qui cautionnent ou ont cautionné ce cirque !

LE CONSEIL DE SURVEILLANCE DE LA SA HABITAT DU NORD

au 01.01.2008

M. Marcel NAEYE, Président (Récemment décédé)

M. Gérard DELBECQUE, Vice-président


M. Gérard HAESEBROECK : né le 02.04.1923 à Armentières (Nord) – Député de la 10 éme du Nord depuis le 11-03-1973 – maire d’Armentières de 1959 à 1999. …40 ans !!! Il a depuis refilé la ville à son fils …hé oui, comme Sarkozy !!! Salement amorti le Gérard mais toujours utile !!

Marcel Dehoux source Assemblée nationale

M. Marcel DEHOUX : né le 4 septembre 1946 à Wignehies (Nord). Censeur de lycée, il a été député du Nord de 1981 à 2007. Il faisait partie du groupe socialiste. Maire de Wignehies (Nord) de 1977 à 2001.

Aux dernière municipales, sa fifille était deuxième de liste (battue) à Fourmies et son gendre tête de liste (battue) à Wignehies. Comme je l’ai dit lors du meeting unitaire de premier tour de l’ami Alain Berteaux (PC) qui a regagné sa mairie de Fourmies : « Il ne manquait que la technicienne de surface à Marcel » !!! La salle a aimé !!

M. Philippe NOUVEAU : l’homme de Delebarre ! Philippe Nouveau   est polytechnicien, économiste. Il  a été directeur de l’agence d’urbanisme, responsable du pôle de conversion de la région Flandre-Dunkerque, adjoint au maire de Dunkerque chargé de l’urbanisme puis des finances. Il préside aujourd’hui l’agence d’urbanisme.

ALEFPA représentée par M. Christian DUFOUR

Caisse d’Epargne de Flandre représentée par Mme Chantal WAROUX

M. Arnaud LESOURD

SA Coopérative de production d’HLM Notre Cottage représentée par M. Jean-Pierre RENE

Association Un Toit Pour Vivre Autrement représentée par M. Jean-Pierre D’HAENE

AIDA représentée par M. Christian GOGUILLON

AFEJI représentée par M. Daniel FOUILLOUSE

Lille Métropole Communauté Urbaine représentée par M. Joël TURPIN

Communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre représentée par M. Jacques MONTARON

Communauté Urbaine de Dunkerque représentée par M. Henri LOORIUS

M. Gustave DUTRIEUX, représentant des locataires (AFOC)

M. Didier CHAUVIN, représentant des locataires (CNL)

Mme Colette LEMETTRE, représentante des locataires (CLCV)

Mme Isabelle ACHILI et M. Arnaud MARCHAND, Membres du Comité d’entreprise (en alternance)

Mme Pascale MALLET, Membre du Comité d’entreprise

M. Erik LECROCQ, Commissaire aux comptes

LE DIRECTOIRE DE LA SA HABITAT DU NORD

M. Bernard CARTON, Président du Directoire

Mme Bernadette DELAFORGE, Membre du Directoire

M. Alain PLATTEAU, Membre du Directoire

…………………………………………………………………….

Comme ça, vous avez tous les gugusses en cause !!

Une anecdote pour finir qui vaut son pesant d’enveloppes de financement politique : les 28 et 29 novembre, j’étais au salon d’Etroeungt avec mes bouquins. La D.S dont je parle était là. Arrive Marcel Dehoux, ex-député P.S mais toujours roi des tireur de ficelles….Je l’interpelle :

- Hé Marcel, viens donc là que je te présente la Déléguée syndicale d’Habitat du Nord où on vire la Secrétaire générale !

- Je suis contre, je suis contre ! bafouille Marcel assez affolé.

- Ouais, t’es contre, dis-je ! Comme lorsque, il y a dix ans, je suis venu te raconter à ta permanence les turpitudes du Val-Joly ! Tu avais même évoqué la possibilité d’user de ton pouvoir d’alerte en tant que député ….Tu l’as fait ???

- Je suis contre ….je suis contre …m’interrompt Marcel !

- Si tu es contre, dis-je, tu l’écris ! Tout de suite et tu signes !!

Courageux mais pas téméraire, Marcel Dehoux s’est barré !!!! Il y avait des témoins, heureusement avec ce loustic …

Tu veux que je te dise, Marcel, toi et tes copains, vous êtes pourris jusqu’à l’os !  Vous avez renié toutes vos valeurs ! Tout cela à Wignehies et à Fourmies où des jeunes hommes et femmes sont morts pour que vive le Mouvement Ouvrier !! Je vous conchie mes seigneurs à moins que je ne doive écrire « mes saigneurs » !!

Face à cette discrimination syndicale flagrante chez Habitat du Nord, si vous en êtes d’accord, signez la pétition ci-dessous : à l’heure qu’il est, 168 signatures sont prises en compte, il faut faire mieux !!

http://www.mesopinions.com/Non-a-la-discrimination-syndicale-chez-Habitat-du-Nord-petition-petitions-63e77f0a3d3c174c6a5ca8c1e0b45e02.html

Maintenant, voyons ce qui peut arriver : Bernard Carton n’est pas en odeur de sainteté ! Partisan de Royal dans le Nord, mon petit doigt me dit que les apparatchiks adverses vont utiliser cette affaire pour l’écrabouiller…politiquement bien sûr parce qu’en tendant mes grandes oreilles vers ce PS où j’ai encore quelques antennes, j’ai entendu comme un bruit d’enveloppe que l’on froisse !! Franchement, de Carton, je m’en tape ! Ce qui peut lui arriver m’indiffère ! Vous pouvez même l’encadrer ce Carton Royaliste ..entre Georges Frêche et Julien Dray par exemple !!

Ce qui compte c’est de mettre fin à cette iniquité : qu’il s’agisse de la secrétaire générale d’Habitat du Nord ou du sort fait à la déléguée syndicale CFDT de cette boite pourrie.

Avec toute notre amitié et notre soutien à Jessica Wattiez Déléguée Syndicale CFDT à Habitat du Nord et à la secrétaire générale du Groupe.

GRAPPE – Belgique : Communiqué de presse du jeudi 3 décembre 2009

décembre 3, 2009 at 8:14 | In Altermondialisme, Belgique, Environnement OGM, Europe, Politique, Société, Solidarité | 2 Comments
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GRAPPE – Belgique : Communiqué de presse

du jeudi 3 décembre 2009


Le nucléaire pour contrer les gaz à effet de serre ? Le lobby du pire vient de gagner une étape au Parlement européen, avec l’aide des écologistes !

Quelle mouche a donc piqué les eurodéputés verts au Parlement européen, et notamment nos deux élus belges écolos, Isabelle Durant et Philippe Lamberts ?

C’est la question qu’on est en droit de se poser à l’issue de la publication des votes sur la Motion for a resolution – Preparation of the Copenhagen summit on climate change en d’autres termes la motion que le parlement européen a voté le 25 novembre 2009 en préparation de Copenhague et que les élus écologistes ont approuvée à l’exception notoire de José Bové et de Michaël Tremopoulos (élu grec). .

En effet cette résolution comporte la phrase suivante : « Une économie à faible intensité de carbone conférera à l’énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme. » Certes, dans un premier temps, le texte ne comportait pas ce passage qui a été ajouté par amendement proposé par le PPE (la droite européenne). Mais cet amendement ayant été intégré ne convenait-il pas de s’opposer au texte ? C’est en tout cas notre avis.

Alors que, dans la préparation du  sommet de Copenhague, les manœuvres en faveur du nucléaire se multiplient, le vote en faveur de cette résolution cautionne le retour du nucléaire. C’est donc une faute politique grave ! Incohérente par rapport aux positions historiques défendues par les écologistes. Elle entretient – au prix inadmissible d’accepter le nucléaire comme énergie d’avenir – l’illusion qu’il est possible de sauver le climat en adaptant le système productiviste actuellement répandu sur toute la planète alors qu’il faut en sortir.

Nous rappelons que :

* Le nucléaire est totalement inapproprié pour réduire les émissions de gaz à effet de serre : sa contribution ne peut être que très faible et très inférieure à celle des économies d’énergie et des énergies renouvelables. Or le nucléaire est très coûteux et prive de financement les vraies solutions. Y recourir, c’est donc compromettre la mise en place des technologies propres et sans risques.

* Le nucléaire est une technologie dangereuse et polluante. Le risque d’accident majeur est bien réel. Il s’accroit notamment avec le nombre de réacteurs, en particulier quand il s’agit de vieux réacteurs dont on prolonge la durée de vie. Les rejets de radioactivité constituent un problème sanitaire grave, et la gestion des déchets radioactifs demeure un casse-tête sans solution.

L’actuel Protocole de Kyoto exclut à juste titre le nucléaire des solutions de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’introduire à Copenhague dans le prochain accord sur le climat  constituerait une régression dangereuse !

Lorsqu’un système va dans le mur, il ne faut plus le soutenir mais changer de direction. Ce changement passe avant tout par la relocalisation économique, l’efficacité énergétique, la sobriété et le développement des énergies renouvelables, toutes mesures qui ensembles peuvent répondre au défi mondial que représente l’objectif d’une réduction des émissions des GES suffisante pour empêcher les dérèglements climatiques.

Pour le Grappe : Paul Lannoye et Michèle Gilkinet

Pour en savoir plus : http://bit.ly/5PpHjX


En tournée dans l’Avesnois où il s’en passe de belles : L’affaire Thérèse-Marie Cardon

décembre 1, 2009 at 5:42 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Culture - Livres, Féminisme, Politique, Solidarité Pétition, Sur Sarkozy, social | 1 Comment
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En tournée dans l’Avesnois où il s’en passe de belles :

L’affaire Thérèse-Marie Cardon

Thérèse-Marie manifeste devant le Tribunal d’Avesnes sur Helpe

Thérèse-Marie est l’une de nos amies très proches : militante syndicale, animatrice de notre collectif du Cambrésis et faucheuse volontaire d’OGM. Notre amie n’étant pas du genre à mettre son drapeau dans sa poche, l’Education nationale lui cherche des poux dans la tête depuis plusieurs années. Son cas vient de connaître une accélération violente après la réunion de sa commission paritaire, siégeant en formation disciplinaire, devant laquelle l’administration a demandé rien moins qu’une mutation d’office. Cette sanction, dans l’échelle des sanctions administratives, constitue une sanction lourde généralement appliquée dans des cas graves.

Or, le dossier de Thérèse-Marie est vide !!

-         I : Le procès contre Thérèse-Marie Cardon : Une vieille histoire !

  • L’histoire commence par un petit incident anodin à la fin du siècle dernier. Thérèse-Marie enseigne alors les arts plastiques au Lycée Paul Duez de Cambrai et elle a demandé des photocopies à sa direction. Ne recevant pas le nombre de copies demandées, elle envoie deux élèves les réclamer successivement mais les jeunes reviennent bredouilles. Elle décide alors d’aller chercher elle-même ces photocopies et s’absente cinq minutes son cours. Le scrogneugneu proviseur de service jugera cette absente très momentanée comme un « abandon de cours » !!!!!!!!! Charmant vieillard !


  • A la même époque, Thérèse-Marie assure deux heures par semaines et huit heures supplémentaires par mois au Musée Matisse de Le Cateau. Elle y assure la formation / information de ses collègues, créée des dossiers pédagogiques et accueille des classes en visite au musée Matisse. Notre amie s ‘y montre tellement mauvaise que la conservatrice du Musée Matisse propose le 25 juin 1996 que Thérèse-Marie devienne professeure détachée à plein temps auprès du Musée !

  • Aucune suite n’est évidemment donnée à cette demande attendu que la culture, hein…. Passons !

  • A la rentrée de 2003, Thérèse-Marie s’inquiète de ne pas avoir de nouvelles de ses heures au Musée. Elle s’en inquiète auprès d’un inspecteur de la commission action culturelle qui, après avoir manifesté son étonnement, lui apprend que ces heures sont supprimées !! L’origine de cette suppression relève de son proviseur et de son inspecteur de l’époque un certain et obscur Vieaux. On notera que le patronyme « Vieaux », dans notre dialecte local, se traduit par « Les veaux ». On ne se refait pas ! Le Vieaux en question fera une belle carrière puisqu’il est aujourd’hui directeur du  Centre Régional de Documentation Pédagogique (CRDP) , chemin logique d’un collabo !

-         II : La période récente :

  • En 2006, Thérèse-Marie atteint le 8ème échelon de son grade à l’ancienneté car elle n’a pas été inspectée depuis 10 ans ! Elle a alors 50 ans. Entre temps, notre amie a participé activement à la grève reconductible de 2003 et milite tout aussi activement à la CGT Educ’Action. Ce militantisme doit réveiller les méninges assoupies du Vieaux de tout à l’heure qui décide alors une nouvelle inspection…une date est fixée, Thérèse-Marie prépare sérieusement cette inspection avec la classe concernée Mais le Vieaux ne vient pas, le goujat !

  • Durant la période de latence, certains indices montrent que cette inspection manquée n’a pour autre but que d’instruire un dossier à charge.

  • Lorsqu’une autre inspection est fixée, c’est avec une autre classe plus difficile. Le but est bien clair : affaiblir Thérèse-Marie et la sanctionner.

  • Thérèse-Marie refuse alors cette inspection cousue de fil blanc ! Elle en refusera une autre en 2007/2008.

  • Là, y’a urgence, il faut sévir !

  • Le rectorat de Lille monte alors un dossier exclusivement à charge. Etre autre joyeusetés on peut y lire que, lorsqu’un événement légèrement pénalisant se produit une ou deux fois, cet événement se produit « DÉLIBÉRÉMENT » !! Bonne vieille tactique vichiste et réactionnaire appliquée à l’administration française !!

  • Hier, 30 novembre, 70 personnes ont manifesté devant le lycée Dupleix de Landrecies où enseigne Thérèse-Marie Cardon. Il y avait là : des collègues dont certains venus de Lille et Valenciennes, des amis du RESEDA et d’autres militants venus soutenir Thérèse-Marie qui milite aussi à RESF.

  • Mobilisation devant le lycée Dupleix à Landrecies le 30 11 2009

Une pétition de soutien est en cours et, en deux jours, elle avait recueilli 238 signatures. Elle en est maintenant à 280 !

Cette pétition, signez-là en cliquant sur le lien ci-dessous, s’il vous plait.

http://www.lapetition.be/en-ligne/zero-sanction-pour-thrse-marie-cardon-5700.html

  • Pour la petite histoire, une autre affaire de discrimination syndicale à l’encontre de militants CFDT touche en ce moment la Société Habitat du Nord dirigée par le « spécial » Bernard Carton : fidèle soutien de La Royale en terre Aubriste !!

  • Petite histoire toujours, hier, à Longjumeau, le groupe SFR plaidait la non représentativité de SUD-SFR en tant que syndicat antirépublicain !!!! Faut le faire !!

  • Tout ceci montre que la campagne d’affaiblissement des organisations syndicales orchestrée par le Pouvoir allié aux réactionnaires de tous bord touche tout le monde ! Il serai grand temps que se constitue un collectif unitaire contre la répression antisyndicale !

  • MISE A JOUR : Cet article de la Voix du Nord du 11 mars 2010 :

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Secteur_Avesnes_sur_Helpe/2010/03/10/article_deux-semaines-d-exclusion-pour-therese-m.shtml?posted=true#forums_reagir_wrapper_posted

    Guy Dutron 1er Décembre 2009

    Mobilisation devant le Lycée Dupleix à Landrecies Au centre en rouge Thérèse-Marie Cardon 30 11 2009

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