Les manifs du premier MAI en Nord – Pas-de-Calais
avril 29, 2009 at 12:14 | In Politique | 1 CommentTags: Les manifs du premier MAI en Nord – Pas-de-Calais
Les manifs du premier MAI en Nord – Pas-de-Calais
Dins l’Nord !!
ARMENTIERES 10 H 00 Place Jules Guesde Cgt, Cfdt, Fo
AULNOYE 11 h 00 Place de l’Hôtel de Ville Cgt
CAMBRAI 10 h 30 face à l’Hôtel de Ville
Attention: la manifestation initialement prévue à Caudry se déroule à CAMBRAI Cgt
DENAIN 9 H 30 Place Tolstoï Cgt, Cfdt, Fo
DOUAI 10 H 00 Place Carnot Cgt, Cfdt, Fo, Cgc, Fsu
DUNKERQUE 9 h 00 – St Pol sur Mer, devant la Mairie10 h 00 -
Dunkerque, salle de l’Avenir Cgt, Cfdt, Fo, Cftc, Cgc, Fsu, Unsa, Solidaires
FOURMIES 9 H 00 Place Georges Coppeaux Cgt, Cfdt, Fo, Cftc, Cgc
HAZEBROUCK 10 h 00 face au Tribunal Cgt
LILLE 10 H 30 Porte de Paris Cgt, Cfdt, Cftc, Cgc, Fo, Fsu, Solidaires, Unsa
MAUBEUGE 10 h 00 Place de la Mairie Cgt, Fo, Cfdt
ROUBAIX (UL Roubaix et Tourcoing) 10 h 30 devant le Centre Mercure à Tourcoing
puis manifestation sur Roubaix Cgt
SECLIN 10 h 00 Place St Piat Cgt
VALENCIENNES (UL Valenciennes, Onnaing, St Amand)
10 h 30 Place d’Armes Cgt, Cfdt, Fo, Cgc
Et pis dins ch’Pas-d’Calais
Arras – 10h, devant la Gare
Boulogne-sur- Mer – 10h, place Danton
Calais – 10h, devant la Bourse du Travail
Saint-Omer – 10h, Grand Place
Avion – 10h, Rond Point Barbusse
Béthune – 10h, Mairie
Fouquières Lez Lens – 9h45, Mairie
Grenay – 10h30, Salle Mercier
Henin Beaumont – 10h, Mairie
Labeuvrière – 11h, Place
Lens – 10h, Hôtel de Ville
Montigny en Gohelle – 9h15, Mairie
Rouvroy – 10h30, Place Tamboise
Vendin Le Vieil – 9h45, Cité 8H
Bourgeoisie française Bayrou Royal Villepin les grandes manœuvres ont-elles commencé ?
avril 28, 2009 at 10:21 | In Altermondialisme, Economie, Europe, Politique | Leave a CommentBourgeoisie française Bayrou Royal Villepin les grandes manœuvres ont-elles commencé ?
Les grandes manœuvres ont-elle commencé ?? That’s the question !
EN FRANCE
Quand Royal présente les « excuses de la France » à Zapatero, elle fait hurler certains du PS et les proches de Sarkozy ! Certes mais qu’en pensent les autres, tous les autres ? Qu’en pense notamment la fraction de la bourgeoisie française qui ne supporte plus Sarkozy et ses frasques ??? Il n’est pas sûr qu’elle désapprouve !
Ne sous-estimons pas Royal ! Elle n’est pas « que Bécassine » !!
Quand Hollande amorce un rapprochement avec Bayrou, vous croyez qu’une mouche l’a piqué ?? Vous pensez que ce vieux renard part au combat sans biscuits ???
Erreur, comme toujours chez Hollande, il y a un calcul !
Quand Villepin annonce sa future candidature aux élections présidentielles, vous pensez que ce n’est qu’une question d’égo ?
Nouvelle erreur, lui non plus ne se mouillerait pas sans aucune garantie.
AU PLAN MONDIAL
Quand on imagine les grandes manœuvres en cours au plan géopolitique mondial, on se dit que les grandes puissances ont toutes intérêt actuellement à s’entendre !
Toutes ?? Pas tout à fait !! Il en est une, qui pourrait l’être mais ne l’est pas : l’Europe !!
Une Europe divisée, incapable de s’organiser face à la crise.
Une Europe dont dix pays (ex-pays de l’Est) sont en faillite donc fragiles et à vendre au plus offrant !!
QUAND ON VOIT TOUT CECI : On se dit deux choses :
Au plan intérieur français : Ne sommes-nous pas à la veille de grands changements et notamment d’une grande alliance au centre regroupant l’aile « éclairée de la bourgeoisie française » représentée par Villepin, le Modem et une bonne partie du PS.
On commence à le voir avec le matraquage des sondages, dont un sondage du Journal Le Point complaisamment relayé par Yahoo
http://fr.news.yahoo.com/73/20090427/tpl-65-des-sympathisants-socialistes-pou-1198b37.html
http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-04-27/sondage-65-des-sympathisants-socialistes-pour-une-alliance-ps-modem/917/0/338372
Au plan mondial : Ne sommes nous pas à la veille d’une grande alliance des grandes puissances et de leurs satellites , sous égide ONU, qui serait à la fois militaire et économique ; un manière d’assurer une nouvelle forme de relance mondiale.
Dans ce contexte, on peut être sûr que les dix pays Européens, aujourd’hui en faillite et qui ont été nourris, pendant la période communiste, aux mamelles de la radio US (Radio Free Europe) se rallieront.
Les seuls qui resteront sur le carreau seront les anciens de l’Europe de 15, incapables de s’organiser, de s’harmoniser, inexistants politiquement.
Evidemment, tout ceci ne risque pas de sortir fort et clair avant le 7 juin !!
Aux urnes les veaux !!
Votez d’abord, on vous expliquera après !!
Nous, nous boycotterons cette mascarade !
http://boycott.ouvaton.org/Bienvenue.html
L’avenir dira si nous nous trompons, franchement, nous ne le croyons pas.
Coordination Gauche Alternative du hainaut
28 avril 2009
POUR UN GRAND 1er MAI DE CONVERGENCE DES LUTTES
avril 26, 2009 at 1:08 | In Politique | 1 CommentPOUR UN GRAND 1er MAI DE CONVERGENCE DES LUTTES
Après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars, c’est un 1er mai exceptionnel qui se prépare dans toute la France. Pour la première fois depuis longtemps, en effet, toutes les organisations syndicales y appellent ensemble et prévoient plus de manifestations qu’il n’y en a eu le 19 mars. Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l’emploi et le refus des licenciements sont à l’origine de conflits de plus en plus nombreux. Des secteurs comme l’université et l’éducation, la santé ou la Poste sont mobilisés depuis des mois. D’autres comme EDF-GDF intensifient leurs actions. Le 1er Mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l’efficacité.
Bien que les choix politiques du gouvernement soient de plus en plus largement mis en cause, celui-ci refuse d’entendre les exigences sociales qui se sont exprimées, entre autres, au travers de la plate forme intersyndicale du 5 janvier et dans les journées des 29 janvier et 19 mars. Le gouvernement loin d’apporter une quelconque réponse aux urgences sociales du pays, une quelconque réponse efficace à la crise, laisse faire les plans de licenciement, continue de mettre en œuvre des choix qui font payer aux populations l’addition de la crise et s’enfonce à tous les niveaux dans un autoritarisme et un mépris insupportables. Tous les clignotants de la situation sociale et économique du pays restent au rouge. Il faut mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l’exigence d’autres choix de justice et de solidarité
Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l’augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites; la défense et le développement des services et de l’emploi publics ; l’annulation des lois Bachelot et Pécresse, la réorientation des richesses vers le développement de productions et de services susceptibles d’engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.
La réunion du G20 présentée par Nicolas Sarkozy comme un grand succès n’a fait que conforter les choix qui sont à l’origine même de la crise. Aucun des mécanismes d’accumulation financière à l’origine de celle-ci n’est mis en cause, l’essentiel pour N. Sarkozy comme pour les dirigeants des grandes puissances étant la sauvegarde même de ces mécanismes.
De plus en plus en difficulté, le gouvernement semble aujourd’hui tenté par une stratégie de la tension dans laquelle il agite à nouveau le thème de l’insécurité. Il renforce sa volonté de criminaliser l’action sociale et collective, tente d’instrumentaliser les « séquestrations de patrons » que soutient une majorité de la population et lance une nouvelle loi sécuritaire stigmatisant les jeunes. Les enquêtes d’opinion ont montré que l’exaspération sociale était largement partagée. Nous refusons toutes atteintes aux libertés qui visent à museler la contestation sociale et politique.
La question de l’emploi devient cruciale. Face à des groupes qui sacrifient leurs salariés au profit de la rémunération des actionnaires et des plus hauts dirigeants patronaux, il est temps de stopper au plus vite les licenciements et d’éliminer toute conséquence du chômage partiel pour les salarié-e-s. Nous agirons dans ce sens aux côtés de celles et ceux qui sont concerné-e-s.
Nos organisations, comme elles l’ont fait lors des précédents rendez-vous de mobilisation sociale, appellent à la réussite d’un 1er mai 2009 historique. Elles seront aux côtés des salarié-e-s, de tous les travailleurs, de toute la population pour amplifier la mobilisation populaire afin d’obtenir les changements de cap politiques nécessaires.
Signataires : Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, MRC , La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), L’Association des communistes unitaires (ACU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire, La Gauche Unitaire
Le G8 de l’agriculture sans agriculteur/trices : la faim et la pauvreté en hausse
avril 23, 2009 at 1:39 | In Altermondialisme, Economie, Politique, Solidarité | Leave a CommentTags: Le G8 de l'agriculture sans agriculteur/trices : la faim et la pauvreté en hausse
Le G8 de l’agriculture sans agriculteur/trices : la faim et la pauvreté en hausse
Communiqué de Presse – La Via Campesina
Regardez les vidéos sur www.wsftv.net
(Trévise, 21 Avril 2009) La déclaration finale du premier G8 sur l’agriculture qui a pris fin le 20 avril à Cison di Valmarino, admet son propre échec dans le passé et laisse entrevoir un avenir plein de contradictions. Le G8 ne pourra jamais réduire la faim dans le monde en prenant ses décisions à porte close en l’absence des principaux acteurs du débat global sur l’agriculture – les millions de paysans et de paysannes qui nourrissent le monde.
L’affirmation du G8 que “les paysans doivent être les tout premiers protagonistes” sonne particulièrement faux quand on sait que la réunion de ce weekend à été explicitement conçue pour limiter l’accès des organisations paysannes et pour réduire leur visibilité. Les membres du G8 ont tenu leur réunion dans un château isolé dans la montagne, et le ministre Italien de l’agriculture a refusé de rencontrer les représentants des organisations de la société civile italiennes et internationales qui désiraient lui présenter leurs opinions.
Le texte final du G8 est extrêmement contradictoire. S’il reconnaît bien le rôle des producteurs de denrées alimentaires ainsi que la crise qui affecte les zones rurales, il ne réussit pas à définir une vraie stratégie qui puisse surmonter cette crise. D’une part la déclaration parle de mettre “agriculture et développement rural…au centre de la croissance économique durable en renforçant le rôle des familles de paysans et des petites fermes ainsi que leur accès à la terre” et souhaite d’autre part la conclusion des « accords de Doha d’une manière équilibrée, complète et ambitieuse”. Or ces deux politiques sont incompatibles – l’OMC ayant montré que la libéralisation des marchés agricoles et la privatisation des ressources naturelles qu’elle préconise ont eu des effets catastrophiques sur l’agriculture paysanne. Par ailleurs, la déclaration du G8 soutient la proposition du Partenariat Global pour l’Alimentation et l’Agriculture, tout en reconnaissant en même temps le rôle central de la FAO,- deux positions irréconciliables. Les Institutions existantes des Nations Unies doivent être au centre de la solution de la crise actuelle, – et non pas la Banque Mondiale et le FMI représentés par le Partenariat Global.
Indépendamment de la nature de leur déclaration, les membres du G8 ont au moins reconnu une évidence flagrante pour le reste du monde depuis de nombreuses années – que le monde a échoué lamentablement dans ses efforts pour réduire de moitié le nombre des affamés pour 2015 comme prévu dans les objectifs de développement du Millénaire. Ce sont bien les politiques du G8, imposées aux pays du Sud durant des décennies, qui en sont responsables.
Toute vraie politique visant à mettre les paysans, les paysannes et l’agriculture familiale au centre du scénario rejetterait automatiquement l’agenda du libre marché ainsi que le Partenariat Global et permettrait aux états de protéger le droit de leurs citoyens à travailler et à manger. Les paysans et les paysannes qui représentent environ la moitié des travailleurs du monde sont les premiers à souffrir la faim et la sous-alimentation. Les représentants du mouvement paysan international La Via Campesina se sont rassemblés à Trévise ce weekend pour faire entendre leurs propositions.
Leurs demandes son simples – autoriser les peuples et les pays à définir et à protéger leurs propres systèmes d’agriculture sans affecter négativement les autres. Transformer le modèle d’exportation agricole tant dans le Nord que le Sud en un modèle basé sur une production agricole locale et durable basée sur une agriculture paysanne durable. Au cours d’un séminaire organisé par la Plateforme Italienne pour la Souveraineté Alimentaire, Ibrahim Coulibaly, président de la CNOP au Mali l’a exposé très clairement – “L’Afrique est capable de se nourrir” – “elle n’a nul besoin des politiques agricoles globales qui lui sont imposées par un groupe illégitime de pays riches… ce n’est pas le rôle du G8 de décider de la politique agricole internationale!”
Pour en savoir plus: www.viacampesina.org
Sarko enquête: BHO marche-t-il sur l’eau?
avril 23, 2009 at 1:44 | In Politique, Société, sarkosy | Leave a CommentSarko enquête: BHO marche-t-il sur l’eau?
D’après l’excellent Dedéfensa.org : http://www.dedefensa.org/article-sarko_enquete_bho_marche-t-il_sur_l_eau_17_04_2009.html
17 avril 2009 – Faisons comme tout le monde, intéressons-nous aux confidences de l’Elysée et de Sarko, nécessairement destinées à faire quelques “fuites” de bonne polémique, – ce qui fut fait, et prestement fait. Libération en a profité en priorité, le 16 avril 2009, sous le titre un peu court de «Sarkozy se voit en maître du monde».
On connaît les circonstances, – un déjeuner du “G24″, groupe informel et volontiers causeur constitué à l’automne dernier pour réfléchir sur/causer de la crise, groupe qui ne manque pas d’originalité ni de sel, réunissant épisodiquement le président Sarkozy recevant à l’Elysée et des parlementaires des deux chambres représentant les divers partis, dont les “piliers” sont Hervé Mariton (UMP), Jean-Pierre Brard (apparenté communiste), Jean-Pierre Chevènement (MRC), Henri Emmanuelli (PS) Nicolas Perruchot (Nouveau Centre); avec, pour la réunion et les “fuites” dont nous parlons, comme plat de résistance le G20, ses à-côtés et ses anecdotes en plus du principal; avec des échanges divers, assez lestes, surtout de Sarko notamment sur les dirigeants étrangers. Selon Libé, un «[f]estival de “moi je”» (de Sarko, of course).
Un passage désormais célèbre:
«En plat de résistance, les premiers pas de Barack Obama sur la scène internationale. “Obama est un esprit subtil, très intelligent et très charismatique. Mais il est élu depuis deux mois et n’a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n’a pas de position”, assure Nicolas Sarkozy. Et il “n’est pas toujours au niveau de décision et d’efficience”, dont lui-même ferait preuve. Exemple : la taxe carbone. Compte rendu, version Sarkozy, de son échange avec Obama sur le sujet : “Je lui ai dit : ‘Je crois que tu n’as pas bien compris ce qu’on a fait sur le CO2. Tu as fait un discours, il va falloir des actes.’ Le pack énergie-climat que j’ai fait adopter sous la présidence française [de l'Union européenne, ndlr] prévoit en 2020 une baisse de 20 % des rejets de 1990. Nous, en Europe, il y a des sanctions contre les Etats et les entreprises. Lui, il s’engage seulement à revenir au niveau de 1990 et il n’y a pas de sanction.”
»Nicolas Sarkozy tape aussi sur José Manuel Barroso, le président de la commission européenne, “totalement absent du G20″. Angela Merkel? “Quand elle s’est rendu compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à ma position”, s’auto-congratule le Président.»
Plus, quelques autres amuse-bouches, dont le “il n’est pas très intelligent” balancé à l’intention de Zapatero, que Sarko va rencontrer dans quelques jours. Pour l’artiste, cela doit être assez drôle, – une sorte de challenge, comme on dit dans les officines de la communication, – de sortir cela en sachant qu’on en parlera en ville, que Zapatero saura, quelques jours avant une rencontre officielle avec le même Zapatero, où l’on parlera officiellement de l’avenir du monde. Cela ne dépare pas le niveau général, pour Sarko mais aussi pour les autres, de la politique occidentale du moment.
…Ou encore, l’un-peu plus drôle “BHO marche sur l’eau”, de L’Express du 16 avril 2009: «Le président français, qui accueillera son homologue américain sur les plages de Normandie le 6 juin, pour le 65e anniversaire du Débarquement, ironise sur l”obamania’ des médias : “Je vais lui demander de marcher sur la Manche, et il va le faire, vous verrez…”»
Dans la presse étrangère, ce sont les Britanniques qui font leurs choux gras de l’affaire. Rien que pour le Times de Londres, “recordnewspaper” du lot, on ne décompte pas moins de cinq articles en deux jours sur le sujet. Il y a deux approches dans tous ces articles: l’approche ironique, sarcastique, etc., avec tous les poncifs anti-français et, surtout, anti-Sarko; tout cela, assez facile, pas mal justifié, sans grand intérêt, etc.; l’affaire par le petit bout de la lorgnette… La question étant: y a-t-il un autre bout de la lorgnette que le “petit” pour observer la chose? Pourquoi pas?
Les journaux britanniques répondent implicitement “oui”, avec la deuxième approche, qui concerne la signification politique qu’ils donnent à cette attitude, ces confidences, dont ils ne doutent pas un instant que Sarko les a faites en comptant bien qu’elles seraient rendues publiques (quitte à jouer sur tel ou tel démenti, – vieille méthode, méthode éprouvée). Tout cela n’est pas inintéressant, sans être d’une fulgurante intelligence; encore une fois, nous intéresse ce que cela révèle des attitudes, des mœurs, des psychologies, enfin des politiques éventuellement, de nos pays européens, de nos dirigeants civilisateurs…
• Un rapide commentaire de Charles Bremner, correspondant du Times à Paris, résume le cas politique (ce 17 avril 2009). Sur les faits, c’est un peu “beaucoup de bruit pour pas grand’chose” (plutôt que le trop définitif “Much Ado for Norhing“) mais il y a quelques parcelles de vérité intéressantes.
«Nicolas Sarkozy displays a cartoon in his office that helps to explain why he is picking quarrels with Barack Obama. It shows Super Sarko standing between George W. Bush and Mr Obama. The caption reads: “I’ve prepped to be interim master of the world.” The French President played stand-in statesman during a dynamic turn in the EU’s rotating chair last year. He saw himself giving a paternal hand to the new superpower leader but was then wounded by Mr Obama’s failure to grant his wish of a new Washington-Paris axis.
»The new antagonism is personal and strategic. Mr Sarkozy’s alpha-male mix of charm and aggressiveness has not worked with Mr Obama. The American flattered him when they met two weeks ago, but offended him with a double-edged compliment, saying of Mr Sarkozy: “He is courageous on so many fronts, it’s sometimes hard to keep up with him.”
»Mr Sarkozy is annoyed by the adulation for an unproven US leader whose stardom has eclipsed his own record as a world troubleshooter. On a deeper level, he has calculated that it makes sense to strike a distance from a superpower discredited by its financial troubles.
»Mr Sarkozy remains a big admirer of the US but he is reverting to the old Gaullist model of prickly US ally – much as Jacques Chirac did by appointing himself the world advocate against Bush’s invasion of Iraq. He believes that he can maximise French influence by playing moral power to America’s superpower – or Aristotle to Obama’s Alexander the Great, as L’Express news magazine put it yesterday.»
Dans un autre texte du même Bremner, on frappe encore sur le clou de la France redevenue plus gaullienne que jamais: «The end of the short-lived Franco-American honeymoon also reflects a decision to swing France back towards its traditional role as counterbalance to US power, a shift that began with tension over the London economic summit. In the Élysée account Mr Sarkozy played the pivotal role as upholder of principle in the face of ineffectual US leadership. He had telephoned Gordon Brown on the eve of the summit and threatened not to turn up at all if the leaders refused his demand to name and shame tax havens, according to the leaks.»
• Dans le Times du 15 avril 2009, déjà, des considérations sur la mise en cause du leadership US, mais sur un sujet plus précis… D’abord, les considérations personnelles, toujours omniprésentes, sur fond de dynamitage du leadership US: «Mr Sarkozy is pouring cold water on President Obama’s efforts to recast American leadership on the world stage, depicting them as unoriginal, unsubstantial and overrated. Behind leaks and briefings from the Elysée Palace lies Mr Sarkozy’s irritation at the rock-star welcome that Europe gave Mr Obama on his Europan tour earlier this month. [...] Behind the policy argument, it is easy to detect disappointment over Mr Obama’s failure to respond to the Sarkozy charm offensive.»
Mais il y a surtout, dans ce texte, l’argument sur la question de l’intervention à propos la Turquie. Il met en évidence le mécontentement de Sarko, plus ou moins soutenu par Merkel, comme une des causes de la mauvaise humeur française contre le président US.
«Again, according to the Sarkozy version, at the Nato summit in Strasbourg, Mr Obama was meekly yielding to Turkey’s refusal to endorse Anders Fogh Rasmussen as the alliance’s new Secretary-General. It took pressure from Mr Sarkozy and Chancellor Merkel of Germany to stiffen him up and change his mind, say the French.
»Mr Obama’s favour for Ankara has irked but also helped Mr Sarkozy as his Union for a Popular Movement campaigns for European Parliament elections in June. Mr Sarkozy slapped down the US President on French TV after he publicly called for Turkish entry to the European Union. Permanent refusal of Turkish membership is one of Mr Sarkozy’s policy planks and one of his most popular with voters. Mr Obama’s venture into EU affairs has enabled Mr Sarkozy to make political capital. He has shown that France can still stand up to the United States despite rejoining the Nato command last week.
»It sounded like old Franco-American business as usual this morning when Bruno Le Maire, Mr Sarkozy’s Europe Minister, accused Washington of backing the northern and eastern EU members by wanting to turn the union into a mere free-trade zone. France and Germany are sticking to their vision of the “political” Europe that others do not want, he said.»
Une remarque de notre cru, sur ce point précis. Cette mobilisation contre l’”ingérence” US dans les affaires européennes est une bonne chose, comme est bon tout ce qui attise l’opposition USA-Europe sur le principe de l’ingérence US. Cela dit, nous sommes persuadés que le procès fait à Obama est infondé. Obama n’a pas conçu tous ses appels autour de la Turquie et du monde musulman en fonction des affaires européennes et de la sensibilité européenne, au nom de l’habituelle tactique US à ce propos, mais dans le seul but de tenter d’enterrer l’antagonisme de l’Occident (des USA) avec le monde musulman. De ce point de vue, l’adhésion de la Turquie à l’UE, thème par ailleurs suggéré aux USA par les Turcs qui connaissent leurs affaires et ont en plus une dent contre l’UE (bon moyen de relancer la polémique), était pour Obama un argument de plus à présenter au monde musulmans en faveur de l’apaisement entre l’Occident (les USA) et le monde musulman. L’absence du sens des nuances, même grosses, de la part des USA lorsqu’il s’agit de l’Europe a fait le reste.
• Encore un autre commentaire, toujours de Bremner … Toujours question de la distance que Paris veut prendre des USA, avec, cette fois, un sujet où nous baignons dans le paradoxe le plus complet, – l’Iran. (Du 16 avril 2009) …
«Commentators say that Mr Sarkozy has decided to re-cast France and himself back in its old role of counter-balance to American power after two years in which he brought Paris closer to Washington than any French president for decades. France has been needling America on several fronts over the past week, calling for the first time for a headquarters in Brussles for a new European defence force and leaking a complaint by a US Under-Secretary of State to Paris about Mr Obama’s excessively “soft” approach to Iran.»
Ici et, en passant, on reste sans voix de voir les Français défendre la ligne dure, “bushiste”, contre l’Iran, face aux USA tout miel et tout sourire vis-à-vis de l’Iran. Comme c’est un cas où, au contraire de l’OTAN et de l’Europe, les USA sont très sérieux parce que l’enjeu (l’Irak, l’Afghanistan) est essentiel pour eux, ils feront triompher leur ligne. La démonstration est faite, heureusement sans trop de frais, de l’incohérence à contre-courant de la politique française dans ce domaine, sous les vastes intelligences combinées de Kouchner et de Sarko. Le résultat, hautement comique, est d’installer les Français encore plus dans une position anti-US. Le diable en rit encore (et nous, un peu avec lui, avouons-le).
Capharnaüm et foire aux vanités
Il y a dans ce capharnaüm décrit ci-dessus un impressionnant mélange de traits d’humeur, de réactions irresponsables, d’interprétations politiques abusives et ainsi de suite. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits mais nul n’a jamais dit que le G20 a été réuni pour que la chatte y retrouve ses petits, non plus la réintégration de la France dans l’OTAN d’ailleurs, encore moins les relations de Sarkozy avec BHO. (Tout de même, la capharnaüm ne vaut pas une déclaration de guerre, ni le titre tonitruant de EUObserver du 17 avril 2009: «Sarkozy insults EU colleagues and US leader at lunch.»)
Au départ, il y a quelques faits fondamentaux, propres à bouleverser l’histoire du monde.
• Le G20 a bien été ce qu’il devait être: une réunion-Potemkine, où les hommes politiques qui mènent le monde se sont rencontrés en étant persuadés qu’ils allaient changer le monde, mais étant également persuadés qu’ils n’ont aucun moyen pour changer le monde (ce qui est faux mais ils le croient, c’est ce qui compte) et, d’autre part et pour faire court, en étant bien en peine de savoir comment et vers où changer le monde si l’opportunité en surgissait soudain. Le résultat est qu’ils ont tous proclamé que le G20 avait changé le monde, chacun laissant entendre in fine qu’il était celui qui avait réussi à activer ce changement, et on est passé à autre chose (dito, changer l’OTAN comme on change le monde). Certains, aujourd’hui, ne supportent pas que d’autres s’attribuent la paternité de ce changement du monde qui n’a pas eu lieu. On se crêpe donc le chignon, ce qui a un vrai avantage politique: celui de nous faire bien comprendre que ce G20 a été un montage complet et qu’il faut s’attendre à des manœuvres de plus en plus agressives hors de ces sentiers battus et encore contrôlés par l’establishment anglo-saxons. Peut-être même Sarko, irrité par BHO qui prétendrait être le héros du G20, finira-t-il par affirmer qu’on n’a pas fait assez au G20 et, pour embêter Obama, proclamera-t-il à nouveau qu’il faut continuer changer le système de fond en comble pour changer le monde. Toutes ces agitations affaiblissent le système. Tout ce qui contribue à discréditer les structures anglo-saxonnes en place est un formidable avantage politique.
• Sarko a choisi BHO comme cible principale parce qu’il lui fait un autre reproche. La France a regagné l’OTAN et BHO s’en est à peine aperçu. Cela, Sarko ne supporte pas. Plus encore, – pire; il s’avère que BHO ne s’intéresse pas vraiment à l’OTAN, ni à l’Europe, et cela se sent au niveau de l’OTAN. Les Français entrent dans une OTAN où les USA tiennent leurs positions acquises et prépondérantes mais sans plus, et n’exercent plus guère leur dictature agressive, voyante et grossière d’avant. Le rêve de Sarko était de rentrer dans l’OTAN (bon élève, atlantiste), pour remettre les pendules à l’heure en bon élève atlantiste, notamment en disant à l’”ami américain” qu’il ne doit pas exagérer dans l’exercice de sa dictature, mais en collaborant avec lui pour faire de l’OTAN une magnifique machine atlantiste rénovée. Mais rentrer dans l’OTAN avec des Américains qui pensent à autre chose? N’est-ce pas presque comme si les Français y entraient alors que les Américains en sortent? Conséquence à prévoir: la France va faire flèche de tout bois pour reprocher cette sorte de laxisme américaniste des Américains par rapport à leurs attitudes impérialistes habituelles, nous aurons des corridas mémorables, débilitantes pour l’unité de l’OTAN, avec les Français dans le rôle du perturbateur-en-chef. L’OTAN en sortira meurtri. Bravo, – “tout ce qui contribue à discréditer les structures anglo-saxonnes en place est un formidable avantage politique“.
Tout cela se traduit par des pitreries de Sarko, entrecoupées d’ailleurs de bons mots acceptables (arrivera-t-il à faire marcher BHO sur l’eau? La Manche, avec ses bourrasques continuelles, est autrement plus difficile à arpenter que la Mer Rouge). Au-delà, on aboutit à des conclusions absolument surréalistes de nos amis britanniques, avec Sarko ressuscité (toujours la référence biblique) en mini-de Gaulle et en pseudo-Chirac. Nos amis britanniques ont encore quelques siècles devant eux avant de comprendre le caractère français.
Sarko a des bons mots et des postures qu’on croirait anti-US mais il n’est en l’occurrence que vanité blessée, ce qui est courant dans le milieu de nos dirigeants actuels. La chose est aussi simple à expliquer. Mais les conséquences sont vastement intéressantes. Voilà à nouveau la France propulsée comme anti-américaniste, contestatrice et ainsi de suite, dix jours après être rentrée dans l’OTAN. Belle manœuvre. On notera que c’est à l’occasion d’une tournée où le brave BHO entendait montrer le visage avenant d’une Amérique qui, effectivement, fait patte blanche, une tournée qualifiée d’un mot par le néo-conservateur Frank Gaffney: “soumission” de BHO à tous ses interlocuteurs.
Qui fait de la politique dans tout cela? Personne. On n’a que la valse à mille temps de diverses médiocrités, images, vanités, concurrences de communication, etc. Le sel de la comédie est qu’au bout du compte, on a des effets vraiment politiques. La popularité US propulsée par BHO aussitôt mise en question, même si les arguments sont bien plus que douteux, et le leadership US encore plus contesté; le système encore plus discrédité avec l’accumulation de preuves et de témoignages que le G20 a été un cirque type “foire aux vanités” sans que quiconque s’occupe sérieusement de cette crise systémique fondamentale provoquée par ce même système; la France renouvelée dans sa position anti-US, cette fois à l’OTAN de plein droit, ce qui va installer un climat délétère au sein d’une Organisation dont la santé florissante n’avait pas besoin de ça.
Vous voyez bien qu’ils font tous, malgré tout, de la politique. Heureusement, on ne leur donne ni le script, ni le dialogue, ni la fin de l’histoire. On fait confiance à ce qu’ils sont et l’on sait bien qu’à force d’erreurs et de maladresses pour soutenir un système dont ils n’imaginent pas une seconde, ni la perversité, ni l’obsolescence, ils finiront effectivement par rendre publiques, officielles et éclatantes la perversité et l’obsolescence du système.
Question un peu iconoclaste de notre part : Et si Obama décidait de quitter
l’O.T.A.N ???? Sarkozy serait enfin le petit chef de quelque chose …
UNE COQUILLE VIDE !!!!!!
Yes, he can !!!
Rions un peu …des déclarations sur la crise !!!
avril 22, 2009 at 1:10 | In Economie, Politique | 2 CommentsTags: Rions un peu ...des déclarations sur la crise !!!
Rions un peu …des déclarations sur la crise !!!
Nous avons maintenant un peu de recul et, cette crise, nous la scrutons, nous l’avions même annoncée dès mars …2008 !!
Revenons à nos moutons …de panurge, a nos Coué « méthodiques » et autres néocons pourtant bien actuels !!!!
Affublez-vous d’un gros nez rouge …c’est parti !
Nous sommes début 2008 ; l’ineffable Guy Sorman trouve que « L’économie ne ment pas » ; le pire, c’est que c’est vrai ; en revanche, ses vulgaires vulgarisateurs, qu’est-ce qu’ils nous mettent !!
Citons donc Sorman : « Le temps des grandes crises semble passé parce que les progrès de la science permettent de mieux les comprendre et de mieux les gérer”.
Au tour d’un p’tit Djeuns maintenant : David Thesmar, élu “Meilleur jeune économiste” en 2007, David Thesmar est diplômé de l’École polytechnique, promotion 1992 (crâne d’œuf donc). Il suit à sa sortie un master à l’ENSAE et à la London School of Economics, un fief néolibéral s’il en est, là où sévit jadis John Jewkes , l’un des fondateurs de la secte du Mont Pèlerin !!! En 2000 il obtient un doctorat d’économie à l’école des Hautes Etudes en Sciences Sociales.
Il devient conjoncturiste au Ministère des Finances, chez Lagarde Nationale, donc ; Il est chroniqueur au quotidien français Les Échos. Ha bon !! On a compris !!
Vraisemblablement galvanisé par le scientisme Sormanien, le gamin y va de la sienne : “Grâce à des instruments innovants comme la titrisation et les dérivés de crédit, chaque risque de défaut, au lieu d’être porté par une seule banque, est ventilé par un grand nombre d’acteurs”. Il nous sort la sienne juste avnt la grande cata !!
Pauvre petit, va !! Couvre-toi la tête de cendres, malheureux !! Il en reste encore du mercredi 25 février, c’est pas très loin et, ce jour là, le CAC 40 approchait de son plus bas, malheureux !! 2696,92 points, exactement et, selon nous, c’est pas fini !!!
22, v’la l’marché !!
Comme Sorman a publié son pavé, Alain Minc, ne peut être en reste !!
Dans son pensum “www . capitalisme . fr”, publié en 2000, Minc confine à la révélation ; la « main invisible du marché existe, il l’a rencontrée !! “La main invisible existe. Nous l’avons tous rencontrée. Le marché … s’énerve, s’émeut, mais globalement ne se trompe guère. Ni sur les devises, ni sur les actions des sociétés, ni sur le crédit des Etats”.
Mais tais-toi, malheureux, imagine que quelqu’un te lise !!
Vous reprendrez bien un doigt de ….Subprimes !!
Avril 2005, c’est Alan Greenspan, alors président de la Banque Centrale américaine (FED), qui s’y colle !! Y’a bon discours, Alan !!
Un discours prémonitoire, à rebours sur l’”innovation”, les “avancées technologiques” financières lesquelles ont permis, évidemment, une “croissance rapide du prêt hypothécaire” !! In English, prêt hypothécaire, ça se dit ……… Subprimes ! Elle est pas belle, la vie, Alan ???
En février 2007, Ben Bernanke (président de la FED) se fait oracle et prédit qu’un “renforcement de l’économie aux alentours du milieu de l’année”. Va nous tomber dessus !!!
O.K. !! Rajoute Henry Paulson, secrétaire d’état américain au trésor, au mois de mars de la même année : “L’économie américaine est en bonne santé et sa transition vers un taux de croissance modéré et durable est couronnée de succès”. “Dans les deux dernières années, l’économie s’est montrée plus forte que je ne l’ai vu dans toute ma vie”. Dormez en paix bonnes gens !! Il est minuit et tout va bien !! Les “niveaux de liquidité sont hauts” ; c’est Paulson qui vous le dit !!
Quelques histoires Belges !!
Septembre 2008. Jean-Paul Servais, le président de la Commission bancaire belge, y va de la sienne : les banques belges n’ont “aucun problème de solvabilité, ni de liquidité” !! Bravo, Jean-Paul !!
Côté officiel : le ministre Reynders compare le risque de faillite d’une banque belge à “celui que le ciel nous tombe sur la tête”. Une semaine après, Reynders passe ses nuits sur le sauvetage des Fortis et Dexia & Co. Parlez-z-en donc à pierre richard, Tintin de Romanet de la CDC qui vient de perdre sa culotte et toute la Sainte clique !!
Pas d’affolement brâme David Naudé, économiste senior à la Deutsche Bank, en janvier 2008 : “Aux Etats-Unis, l’embellie arrivera certainement mi-2008. Pas de krach cette année, donc ! Tu l’as dit bouffi !!
Alain Minc, qui n’ne rate pas une, en remet une couche et même une louche ou plutôt une couche louche en octobre 2008 : du calme les « victimes » le “marché ne se trompe guère” : “La crise n’est que trivialement psychologique”. Ouf !! on se sent tout de suite mieux !! T’as un bon psy, Alain ??
“Triomphe complet, total, sans appel” !! Y’a d’la Triche !!
En janvier 2008, c’est Jean-Claude Trichet qui cartonne !! “au niveau mondial, nous avons la confirmation que la croissance continue à un rythme plutôt robuste, même s’il y a un léger ralentissement”. Pour faire dans la lèche, en mai 2008, Pierre-Antoine Delhommais, journaliste économiste libéral du Monde, décrète le “triomphe complet, total, sans appel”. Habemus Papam !! trichet est en voie de béatification, non de dieu !!
La preuve : la “cadence quasi chinoise” de la croissance en Allemagne. Sacré Trichet !!
Quelques-unes qui vous avaient peut-être échappé :
25 janvier 2008, la Tribune titre sur dix colonnes : “Les stratèges actions privilégient pour 2008 un scénario plutôt optimiste”. Dit Monsieur La Tribune, dessine-moi un mouton …pessimiste !!
Mars 2008, l’agence de notation Standard & Poors attribue la note A+ (Le maxi !!) à Lehman Brothers… 6 mois avant sa faillite. Dis, M’sieur G.20, c’est quand qu’on note ….les notateurs !!
2 octobre 2008, Eric Woerth fin dialecticien s’il en est : “Par nature, la France n’est pas en récession”. Ben mon colon !!
C’est rien, ça va aller !!!!!
Mai 2008, Strauss-Kahn, directeur du FMI : “Les pires nouvelles sont derrière nous”.
Christine Lagarde en octobre de l’année dernière : “Je pense qu’on a le gros de la crise derrière nous”. Là, christine, j’ai pensé furieusement à Pierre Dac « Monsieur a son avenir devant lui ; il l’aura dans l’dos à chaque fois qu’il fera demi tour » !!!
13 septembre 2008, le Journal des Finances titre : “CAC 40, le pire est passé”. Deux jours plus tard, le CAC se casse salement la gueule !.
Septembre 2008, dans Capital, l’économiste Daniel Cohen, fait sa B.A !! “Nous allons en effet vivre une année horrible, jusqu’à mi 2009 la croissance sera nulle ou quasi nulle [...] La bonne nouvelle c’est que cela ne durera pas plus longtemps”. On y va Cohen, on y va !!! Cohen caha !!
Après une telle énumération, on se prend à repenser à Michel, vous savez, le gros en salopette, Coluche, quoi ! Qui disait : « Quand un mec, sur un sujet, il en connaît pas plus que ça ….il a qu’à fermer sa gueule !!
Merci, gros ! Je transmets Jean-Marc Sylvestre, Jacques Marseille et même le p’tit Minc !!!
Nous, on se sent « clear » …on n’a pas dit Cleartream !!!
Disons « clean » pour être clairs !!
Il suffit de nous relire : Sur la crise financière puis la crise économique, qui vous a dit et vous dit encore la vérité ? Un an du « roman » de la crise !!
On dit merci qui ????
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
22 avril 2009
Conseils d’Amérique en souvenir de Thomas Jefferson
avril 21, 2009 at 1:18 | In Culture - Livres, Economie, Politique | Leave a CommentConseils d’Amérique en souvenir de Thomas Jefferson
Il y a fort longtemps, un homme avait déjà compris beacoup de choses ; il s’appelait Thomas jefferson.
Originaire de Virginie, philosophe et érudit, il symbolise l’homme américain démocrate et tolérant. Il est à l’origine de la déclaration établissant la liberté religieuse en Virginie en 1776.
Il est considéré comme l’auteur de la déclaration d’indépendance de 1776 et comme le fondateur du Parti Républicain-démocrate.
Ambassadeur à Paris de 1785 à 1789, il exprime sa sympathie à l’égard de la Révolution Française.
Ministre des affaires étrangères de Georges Washington, il sera vice-Président de John Adams ; il devient Président des Etats-Unis de 1801 à 1808.
Il négociera notamment l’achat de la Louisiane auprès de Napoléon Ier pour 80 millions de francs de l’époque.
C’est ainsi grâce à lui que nos cousins Cajun et le Jazz, sont nés américains !!
Mais Jefferson avait aussi compris l’économie !!
En 1802, il écrit au Secrétaire au Trésor Albert Gallatin :
« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le Peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques, priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise. »
Une déclaration prémonitoire !!

Guy Dutron 21 avril 2009
Sarkozy déclenche une bronca médiatique internationale
avril 17, 2009 at 4:14 | In Citoyenneté, Politique, sarkosy | 1 CommentTags: Sarkozy déclenche une bronca médiatique internationale
Sarkozy déclenche une bronca médiatique internationale
D’après le site « Les mots ont un sens »
Dans son édition de jeudi, Libération a lâché une bombe. La veille, Nicolas Sarkozy recevait des parlementaires de toutes tendances pour un dîner à l’Elysée. Le chef de l’Etat y a violemment critiqué ses homologues étrangers : Obama, limite incompétent ; Barroso, “totalement absent” ; Zapatero, “peut-être pas très intelligent”…
Selon Libération, qui cite plusieurs élus présents lors de la petite sauterie, Nicolas Sarkozy s’était livré à un festival de “moi je” lors d’un retour d’expérience sur le G20 qui a rapidement viré à la critique généralisée de ses homologues internationaux. Des propos tenus en privé mais devant des parlementaires, Nicolas Sarkozy savait parfaitement qu’ils seraient rapportés à la presse. Tout le monde en a pris pour son grade.
Barack Obama : “un esprit subtil, très intelligent et très charismatique. Mais il est élu depuis deux mois et n’a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n’a pas de position [...] il n’est pas toujours au niveau de décision et d’efficience“. José Manuel Barroso : “totalement absent du G20“. Angela Merkel, simple suiveuse : “Quand elle s’est rendu compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à ma position“. Jose Luis Zapatero : “Il n’est peut-être pas très intelligent. Moi j’en connais qui étaient très intelligents et qui n’ont pas été au second tour de la présidentielle [...] L’important dans la démocratie, c’est d’être réélu. Regardez Berlusconi, il a été réélu trois fois“. En fait, deux fois, mais c’est un détail.
“Stupide, immature, hors de propos”
La presse internationale s’est immédiatement saisie de l’affaire, comme un seul homme. Bien obligé, l’Elysée a mollement démenti… au sujet de Zapatero, qu’il doit rencontrer dans 10 jours. Pour le reste, silence radio.
“Stupide, immature, hors de propos : le jugement de Sarkozy sur ses homologues” titre en Une The Guardian, incendiant littéralement Nicolas Sarkozy, qui avait “déjà irrité ses homologues avec sa vantardise, les avait épuisé avec son hyperactivité et offensé avec sa tendance à envoyer des textos lors des réunions“, mais cette fois-ci, note le quotidien britannique, il s’est “surpassé“. En l’espace d’un déjeuner, “le président français s’est débrouillé pour rabaisser Barack Obama, traiter Angela Merkel avec condescendance et insulter” le premier ministre espagnol conclut le quotidien.
“Nicolas Sarkozy insulte les leaders mondiaux”
“Nicolas Sarkozy insulte les leaders mondiaux autour d’un déjeuner” titre le Telegraph, pour qui “Sarkozy n’est pas connu pour son tact” mais plutôt pour sa “réputation de personne grossière“. Le Times note que pour Nicolas Sarkozy, “le président Obama est faible, inexpérimenté et mal informé sur le changement climatique” et décrète la “fin de la brève lune de miel franco-américaine“. Le New-York Times, incisif, décrit un Nicolas Sarkozy toujours prompt à “se vanter et descendre ses homologues“. “Dans le monde de Sarko, le président Obama est faible, inexpérimenté et mal conseillé, Angela Merkel n’a pas compris les problèmes économiques de son pays…” résume le quotidien.
L’Espagne polémique
Côté espagnol, la polémique a rapidement pris de l’ampleur. El Pais reste sceptique quant aux démentis de l’Elysée et cite la réaction de responsables politiques nationaux qui prennent la défense de leur premier ministre. Même Esteban González Pons, vice-secrétaire de la communication du Parti populaire (opposition), a exprimé sa “gêne“. “Je ne me réjouis pas de ces déclarations, même s’il a parfois raison. Zapatero est notre chef d’Etat, c’est comme ça, s’il est attaqué, nous devons le défendre” a-t-il déclaré. Le Diario de Noticias titre que “Sarkozy ridiculise les autres leaders“. Et ABC (de droite) insiste sur “le complexe de supériorité” du dirigeant français.
Bienvenue en Sarkozye…

Où en est la commission Stiglitz ?
avril 15, 2009 at 9:39 | In Economie, Politique | Leave a CommentTags: Où en est la commission Stiglitz ?
C’est la question que pose Jean Gadrey sur son blog d’Alternatives Economiques.
IL NE S’AGIT ÉVIDEMMENT PAS DE LA « COMMISSION STIGLITZ » A QUI L’ONU A DEMANDE UN RAPPORT ! Ce rapport est rendu depuis un moment.
Il ne s’agit pas non plus du texte intitulé : « Situation et perspectives de l’économie mondiale 2009 » de cette même ONU ; il est en ligne :
http://www.un.org/esa/policy/wess/wesp2009files/wesp09es_fr.pdf
Version intégrale : http://www.un.org/esa/policy/wess/wesp.html
Il ne s’agit pas de tout ceci mais de notre commission bien de chez nous : « une commission nommée par la présidence française travaille depuis un an, sous la codirection de Joseph Stiglitz et Amartya Sen, et avec pour coordinateur Jean-Paul Fitoussi, pour la mise au point de nouveaux indicateurs de progrès économique et social supposés supplanter le PIB et sa croissance. J’en ai parlé à deux reprises sur mon blog l’an dernier (15 janvier et 11 avril). »
Nous rappelle Jean Gadrey sur son blog :
« Si les gens, y compris les spécialistes, se posent cette question en étant dans le brouillard, c’est tout simplement que, à l’opposé des engagements formels que cette commission avait pris au départ en matière de transparence et de contacts avec la société civile, pratiquement rien n’a été fait, en dépit de mes demandes répétées (je suis membre de cette commission, que j’ai intégrée sur la base des engagements précédents). Le site mis au point à cet effet n’est plus alimenté depuis… l’été dernier, et la seule source d’information publique sur les travaux en cours est un dossier du… Financial Times publié en janvier sur la base d’entretiens avec Joseph Stiglitz, Amartya Sen et Jean-Philippe Cotis ! Vous devez vous dire : mais pourquoi cette absence de transparence ? » . Demande Jean Gadrey …..
Un début de réponse sur :
http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/04/15/ou-en-est-la-%C2%AB-commission-stiglitz-%C2%BB/
La question posée par Jean Gadrey n’a pas tardé à touver une réponse par un entrefilet laconique du FIGARO :
“Le rapport final de la commission Stiglitz, qui doit proposer des indicateurs modernes pour mesurer la richesse, devait être rendu à Nicolas Sarkozy à la fin du mois. L’échéance pourrait être repoussée, l’Élysée ne jugeant pas opportun de se pencher sur une nouvelle façon de mesurer le PIB en pleine crise.” Le “Candidat du POUVOIR D’ACHAT A ENCORE FRAPPE !!!!!! 
L’Europe – Le G20 – La Géopolitique – Analyses :
avril 11, 2009 at 3:36 | In Altermondialisme, Economie, Europe, Politique, sarkosy | 2 CommentsTags: L'Europe - Le G20 - La Géopolitique - Analyses :
Nous appelons au boycott des Européennes mais nous sommes profondément Européens et voulons prendre notre place dans ce débat de la campagne …et après. Or, ce site “Boycott” devrait mourir le 7 juin !!!
Nous ne voulons pas faire un « coup politique » ; Ce n’est pas notre optique. C’est pourquoi, nous lancerons, la semaine prochaine, (nous l’espérons) un site baptisé : “POUR UNE AUTRE EUROPE”. Son but : Ouvrir le débat sur l’Europe que nous voulons. Car, si nous ne voulons pas de l’Europe actuelle (et c’est le sens profond de notre boycott) il ne suffit pas, comme certains, de dire que nous voulons “une autre Europe” sans jamais dire laquelle !!!! C’est un peu facile, non ??? C’est surtout une escroquerie politique !!
Personnellement, je peux vous dire, à peu près, l’Europe que je voudrais, j’y ai travaillé ; j’ai même écrit un pamphlet qui s’appelle “A mort l’Europe ?”. Non pas que je veuille la mort de l’Europe ! L’important dans ce titre c’est le point d’interrogation !! C’est que je considère, dans la pratique, que dans ses décisions (ou son absence de décision), dans son inexistence politique, dans sa soumission à la mondialisation et à la globalisation financière qui nous a conduit là où nous sommes, cette Europe a failli gravement. Ceux qui la dirigent depuis des lustres, grassement rémunérés comme l’écrit Geneviève Sabathé (L’autre initiatrice de notre démarche), SONT EN TRAIN DE TUER L’IDEE EUROPEENNE !!!
Mais ce n’est pas à moi de dire qu’elle Europe il nous faut. Notre futur “PROJET EUROPEEN” doit être le fruit d’un travail collectif, transfrontalier et transeuropéen. C’est l’objectif du futur site “POUR UNE AUTRE EUROPE”.
Car il faut remettre au cœur du débat, le DEBAT CITOYEN !! C’est pourquoi, avec Geneviève (les initiateurs), nous avons voulu réintégrer le collectif des signataires pour le boycott
SI VOUS VOULEZ UN CHEF, CE NE SERA PAS MOI !! SI VOUS CHERCHEZ UN ANIMATEUR, JE SUIS LA et avec d’autres. On en crève, des chefs, grands ou petits …regardez, tout en haut, ces grands banquiers qui tenaient le haut du pavé et n’étaient que des moutons de Panurge avides d’accumulation financière.
Regardez, tout en bas, ces petits chefs de leurs petits partis !! Ils vont battre les trottoirs pendant deux mois, ils vont RACCOLER !!
Cette position que je prends est aussi liée à une ancienne et longue réflexion sur LA Politique. Ce dont a besoin ce XXIème siècle qui commence et que vivront presque totalement mes petits enfants, ce n’est plus de Partis !
Le système partidaire est déjà mort dans les têtes, il est mort mais les partis ne le savent pas encore ; ou bien, ils s’accrochent aux oripeaux de leur minable pouvoir !! “Encore une minute, Monsieur le bourreau”.
Les partis, tous les partis, sont devenus le champ clos des affrontement d’intérêts, de pouvoir et d’égos !!
L’avenir est aux RESEAUX ; aux réseaux qui s’interpénètrent, qui se renforcent mutuellement, qui globalisent nos luttes, qui enrichissent nos vies ; mais, par-dessus tout :
- Un réseau, on ne le conquiert pas !
- Un réseau, on y est admis et on y a le droit à l’expression divergente
- Un réseau , on n’y vote pas à 50 % des voix plus une !!! Et la pensée des 49,9 % alors ??? Elle serait perdue à tout jamais ??? Elle n’aurait même pas existé ??? Quel déni d’humanité !! Et qui dit que les minoritaires d’aujourd’hui ne sont pas les majoritaires de demain ?? Souvenez-vous du parcours d’un paysan andin ; il s’appelle Evo Morales. A sa première élection, il a fait 5 % des voix …la fois suivante, il était président de la République !!
- Un réseau, enfin, ça N’EXCLUT PAS ; ça ne construit ni goulags, ni Guantanamo !! Parce que le pouvoir y est partagé. Mais, ce n’est pas la panacée !! Je ne suis pas un gourou qui vient vous vendre une nouvelle idée miracle. Un vrai réseau, c’est aussi un énorme travail car il faut bien aussi trancher, décider, avancer et cela nécessite du débat et puis, un jour , il faut trancher. Mais il faut être pénétré de l’idée qu’on ne tranche jamais que provisoirement. Que les idées minoritaires aujourd’hui ne le seront peut-être plus demain ; donc, les idées, on LES GARDE, elles ne sont pas mortes, le débat , comme le show “must go on” !!
POUR FINIR QUELQUES INFORMATIONS OU ANALYSES SUR LA PERIODE RECENTE …..TRES RECENTE
Ces informations vont toutes dans le sens de ce qui précède et de l’Europe :
- G.20 de Londres : pas un G.20 pour rien, comme certains l’ont dit ! 5.000 milliards de dollars, ce n’est pas rien ; ce n’est pas tout, c’est le minimum de ce qu’il fallait mais grâce à qui ? A Barak Obama !!
Et, dès le lendemain, à La Haye, se réunissent les ministres des finances de l’Europe pour décider du partage de la part Européenne ….ET ILS NE DECIDENT RIEN !!! Conclusion, l’Europe actuelle est, plus que jamais un nain politique !!
- Sommet OTAN de Strasbourg : Obama, toujours lui, propose un plan de reconstruction et de retrait d’Afghanistan : que propose l’Europe ? RIEN !! Sauf, pour certains, un peu plus de bellicisme !
Le nain bouge encore mais il est bien mort !!
Certains Européens ont même osé parler de victoire militaire, les malades !! Personne n’a jamais conquis l’Afghanistan !!
La première fois que cela s’est produit, c’était Alexandre le Grand et il n’y est pas resté longtemps ; le grand Gengis Khan, non plus, n’y a pas tenu !!
Supposons un instant que tout ceci aie déçu voire énervé le Président OBAMA, beaucoup d’options s’ouvrent à lui.
- Il se rapproche des Russes et va discuter désarmement nucléaire (START) et bouclier antimissiles. N’est-ce pas un comble que ce soit un Président américain qui lance le désarmement nucléaire alors que nos forces de contestation ont déserté ce terrain !!
- Les chinois se sont dégelés également car ils sont les plus gros détenteurs de dollars et ont intérêt à s’entendre avec les américains. Il est bien là l’événement capital de ce G20
Dans ce contexte, l’Europe sort totalement isolée de ce dernier week-end et la presse nous parle de la Gibson de Carla Bruni !!! Ha les cons !!
- Que se passe-t-il si, demain, Obama déplace son bouclier anti missiles de Pologne ….en Ukraine, par exemple ? Le bouclier est hors Union Européenne et des régions entières de Pologne qui en vivent, en meurent !!
- Que ce passe-t-il si Obama, devant l’apathie des autres, accélère sont retrait d’Afghanistan ?? Il en a parfaitement le droit !! Il y a en ce moment deux forces en Afghanistan :
- La force ISAF, que l’on dit , à tort, sous mandat ONU. Il n’y a jamais eu de mandat !! L’ONU n’a fait que tolérer G.W. Bush
- La force CONDOR, purement américaine, chargée de la “guerre au terrorisme”. Elle intervient par elle-même et Obama peut la retirer à tout moment ; elle représente à peu près 50 % des troupes d’Afghanistan sans compter celles qui sont dans l’ISAF !!
Dans ce cas, avec les bellicistes européens actuels, vous verrez les cercueils revenir !!
Mais, ils seront Européens !!
Vous pensez que je fabule …attendons un peu, nous en reparlerons.
Avant de vous quitter, je m’aperçois qu’étant français, je ne vous ai pas encore parlé de notre hyper Président que cet idiot de Cohn – Bendit ose trouver bon Président de l’Europe ….au royaume des aveugles peut-être !!
Mais, concrètement, il sort discrédité une fois encore de ces sommets …. Le dimanche des Rameaux, un nain est mort !! Une information, en passant : il avait un jour arrêté le nuage de Tchernobyl à nos frontières…rien n’arrêtera sa décrépitude.
Guy Dutron
11 avril 2009
Dangereuse insuffisance de la réaction européenne face à la crise, par Paul Krugman
avril 11, 2009 at 11:37 | In Economie, Europe, Politique | 1 CommentTags: Dangereuse insuffisance de la réaction européenne face à la crise, par Paul Krugman
Paul Krugman, ce n’est pas n’importe qui ! C’est le Nobel 2008 d’économie. Certes, c’est un américain mais ce n’est pas un homme « de droite »
Il est devenu réellement célèbre depuis son entrée au New York Times, dans lequel il écrit un éditorial deux fois par semaine ; il s’y est illustré comme l’un des critiques les plus virulents de George W. Bush et de la “grande divergence”, l’accroissement des inégalités des revenus et des fortunes.
Voir un récent article de Krugman :
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2588
Ce qu’il écrit dans ce papier du N.Y Times (16 mars 2009) rejoint ce que nous pensons : l’Europe est un nain politique, il le dit poliment : « L’Europe se révèle structurellement faible en temps de crise ».Ce ne sont pas les suites du dernier G20 qui vont le faire changer d’avis ! Après les promesses faites à Londres, à la réunion du lendemain, à La Haye, les ministres de finances de l’Europe ont décidé …..de ne rien décider !!! Oui, vraiment, il nous faut une autre Europe. Nous vous en parlerons bientôt avec le lancement d’un site Internet ; son nom : Pour une autre Europe.
Guy Dutron
A nouveau, Krugman met en garde les européens. Les mesures prises contre la crise, tant au niveau de la BCE que des plans de relance, sont insuffisantes, juge-t-il, et en tout cas sans commune mesure avec l’ampleur de celles qui ont été décidées aux USA. S’il pointe du doigt la déficience des responsables, et se montre particulièrement sévère à l’encontre du ministre des Finances allemand, les raisons profondes de ce manque de réaction sont autres, selon lui. L’Europe « se révèle structurellement faible en temps de crise », diagnostique-t-il, en raison de l’absence de centre de décision qui soit aussi intégré que ne le sont les économies interdépendantes de la zone euro. A la lumière du cas de l’Espagne, qui aurait grand besoin aujourd’hui d’une dévaluation compétitive, il s’interroge : la monnaie unique est-elle une erreur, en passe de se transformer en un insupportable lit de Procuste, trop grand pour les uns, trop petit pour les autres, mettant tout le monde à la torture et signant ainsi son échec ? Il est encore temps de donner tort aux sceptiques, conclut-il, mais à condition que les décideurs européens fassent enfin preuve de leur sens des responsabilités.
Par Paul Krugman, New York Times, 16 mars 2009
Je suis préoccupé par l’Europe. En fait, je suis préoccupé pour le monde entier : il n’existe pas de refuge contre cette tempête économique mondiale. Mais la situation en Europe m’inquiète plus encore que celle des Etats-Unis.
Soyons clair. Il ne s’agit pas de réitérer la critique américaine habituelle de l’Europe déplorant que les impôts y soient trop élevés et les avantages sociaux trop généreux. L’importance de ses Etats-providence n’est pas la cause de la crise actuelle en l’Europe. De fait, ils sont un facteur réel d’atténuation de cette crise.
Le danger immédiat et manifeste pour l’Europe à l’heure actuelle réside ailleurs, dans l’incapacité du continent à réagir efficacement à la crise financière.
L’Europe agit trop peu en termes de politique budgétaire et monétaire : elle fait face à une crise au moins aussi grave qu’aux États-Unis, mais elle fait beaucoup moins pour lutter contre le ralentissement économique.
Sur le plan budgétaire, la comparaison avec les États-Unis est frappante. Nombre d’économistes, dont moi-même, ont fait valoir que le plan de relance de l’administration Obama était insuffisant, compte tenu de l’ampleur de la crise. Mais les mesures prises aux Etats-Unis surpassent de loin tout ce que font les Européens.
La différence en matière de politique monétaire est également frappante. La Banque centrale européenne a été beaucoup moins dynamique que la Réserve Fédérale. Elle a été lente à réduire les taux d’intérêt (et les a relevé en juillet dernier), et a hésité à prendre des mesures fortes pour dégeler les marchés du crédit.
Le seul élément qui travaille en faveur de l’Europe est celui pour lequel elle est le plus critiquée : la taille et la générosité de ses Etats-providence, qui ont amorti l’impact de la crise économique.
Ce n’est pas peu de chose. La garantie de l’assurance maladie et des prestations de chômage généreuses assure que, du moins jusqu’à présent, il n’y aura pas autant de souffrance humaine en Europe qu’il n’en existe en Amérique. Et ces programmes permettront également de soutenir la consommation durant le marasme.
Mais ces « stabilisateurs automatiques » ne peuvent se substituer à l’action.
Pourquoi l’Europe est-elle loin du compte ? La déficience des responsables y participe. Les responsables publics en charge du secteur bancaire européen, qui ont complètement sous-estimé la profondeur de la crise, semblent étrangement complaisant. Et pour entendre aux USA des diatribes aussi ignorantes que celles du ministre allemand des Finances, il faut prêter l’oreille…. aux Républicains.
Mais il existe un problème plus profond : L’intégration économique et monétaire européenne a pris trop d’avance par rapport à ses institutions. Les économies de nombreux pays de l’Europe sont presque aussi étroitement liées que les économies des Etats des USA – et la plupart des pays européens partagent une monnaie commune. Mais contrairement à l’Amérique, l’Europe ne dispose pas des institutions à l’échelle du continent nécessaires pour faire face à une crise qui frappe le continent en son entier.
C’est l’une des principales raisons de l’absence de mesures financières : il n’existe pas de gouvernement qui soit à même de prendre la responsabilité de l’économie européenne dans son ensemble. Au lieu de cela l’Europe a des gouvernements nationaux qui sont peu enclins à s’endetter fortement pour financer une relance qui produira la plus grande partie – sinon tous – de ses résultats pour les électeurs d’autres pays.
On pourrait s’attendre à ce que la politique monétaire soit plus énergique. Après tout, s’il n’y a pas de gouvernement européen, il existe une Banque Centrale Européenne. Mais la BCE ne ressemble pas à la Fed, qui peut se permettre de sortir du cadre établi, car elle est soutenue par un gouvernement national unifié – un gouvernement qui a déjà agi afin de partager les risques induits par l’audace de la Fed, et ne manquera pas de couvrir les pertes de la Banque Centrale si ses efforts pour débloquer les marchés financiers tournent mal. La BCE, qui doit répondre de ses actes devant des gouvernements qui se querellent souvent, ne peut pas compter sur le même niveau de soutien.
L’Europe, en d’autres termes, se révèle structurellement faible en temps de crise.
Le plus grand problème est celui du sort de ces économies européennes qui ont connu un boom du à l’environnement de l’argent facile existant il y a peu, telle l’Espagne, en particulier.
Durant la majeure partie de la dernière décennie, l’Espagne a été la Floride de l’Europe, et son économie a été dopée par un énorme boom immobilier spéculatif. Comme en Floride, ce boom s’est transformé en faillite. Aujourd’hui, l’Espagne doit trouver de nouveaux secteurs d’emplois et sources de revenus pour remplacer les destructions d’emplois dans le secteur de l’immobilier.
Par le passé, l’Espagne aurait tenté d’obtenir une amélioration de sa compétitivité par une dévaluation de sa monnaie. Mais aujourd’hui, avec l’euro, la seule façon d’améliorer sa situation semble résider dans le processus destructeur des réductions de salaires. Ce processus aurait été difficile dans le meilleur des cas, il sera presque incroyablement douloureux si, comme cela semble très probable, l’économie européenne dans son ensemble est déprimée et se dirige vers la déflation pour les années qui viennent.
Cela veut-il dire que l’Europe a eu tort de laisser grandir une intégration si étroite ? Est-ce que cela signifie, en particulier, que la création de l’euro a été une erreur ? Peut-être.
Mais l’Europe peut encore prouver que les sceptiques ont tort, si ses hommes politiques commencent à faire preuve de plus de responsabilité. Le feront-ils ?
Lettre à Joseph Ratzinger dit Benoit XVI
avril 11, 2009 at 1:38 | In Citoyenneté, Politique, Société | Leave a CommentTags: Lettre à Joseph Ratzinger dit Benoit XVI
Salut Joseph ! Ce soir c’est vendredi saint !!
Si mes souvenirs d’enfant de chœur sont exacts, le vendredi Saint, c’est la commémoration du supplice d’un Juif nommé Jésus.
Pour certaines populations andines dont le catholicisme est mâtiné de traditions préhispaniques, c’est un jour spécial. À partir de la nuit du Mercredi Saint, début du Calvaire du Christ, et jusqu’au Dimanche de Pâques, Dieu est mort. Il ne voit pas. Il ne surveille pas. Il y a trois jours pour pécher. C’est l’occasion de nombreuses fêtes des plus peccamineuses, à l’alcoolisme et la sexualité débridées. (merci wikipédia !)
Donc Joseph, ça baise à couilles rabattues, en ce moment dans les Andes !! Cela réjouit le mécréant que je dois être, selon tes critères dont je me bats l’œil, évidemment.
J’ai entendu à la radio que tu as assuré de ta compassion les sinistrés d’Italie. Une chose m’a frappé : tu n’as pas osé y aller toi-même ! Tu y as envoyé ton larbin. Tu te terres Joseph et tu as raison car après tes nombreuses frasques de ces derniers mois, tu es en train de devenir « Persona non grata » sur la Terre entière.
Pourtant, je te tutoie ! Ouais ! Hé bien, je t’explique : nous, gens du Nord, tout comme nos voisins belges avons le tutoiement facile, c’est une marque d’amitié immédiate ; ce soir, rien que pour toi, CE SERA UN TUTOIEMENT DE MÉPRIS.
Je dois encore te faire une confidence : je suis anti clérical ! Je suis d’une tolérance totale envers toutes les religions mais je n’aime pas les curés ; un vieux souvenir d’enfance, un souvenir du gros porc de curé de mon village. Il a tenté de me pourrir la vie ; ho, il n’était point sodomite, celui-là ; non, il vivait avec sa sœur et je te laisse deviner dans quelles conditions. Lorsque nous étions requis par le gros pour quelques corvées, la chambre voisine émettait parfois des cris et des chuchotements qui ne laissaient aucun doute. Ce ne pouvait être des soupirs d’anges.
Celui-là, si jamais il se trouve dans ton paradis, je veux bien qu’on me les coupe ….saut si, par extraordinaire, je me trouvais dans les Andes un vendredi Saint, bien sûr !
C’était juste un emmerdeur ordinaire, l’andouille en soutane ; ma petite bande de mécréants en herbe de l’époque lui avons rendu la monnaie de sa pièce au centuple !!
On lui picolait son vin de messe !! Du Montlouis, Joseph ! Vingt Dieux qu’il était bon !
Un blanc liquoreux et gouleyant à souhait qui m’a rendu accroc à vie au Val de Loire, ad vitam aeternam Amen !!
On buvait un bon tiers de la bouteille et on refaisait le plein avec l’eau croupie d’une mare voisine, bien jaune, une eau à refiler la chiasse … Donc je suis anticlérical !
En ce moment, alors que je t’écris, il y a un Monsignore qui cause dans le poste ! Vingt Trois qu’il s’appelle ; quelle preuve de prétention congénitale alors que les apôtres n’étaient que douze !
Mais revenons à notre mouton puisque tu perds de jour en jour ta condition de berger :
- après tes Piedouzeries,
- après tes bêtises brésiliennes,
- après tes réintégrations douteuses,
- après tes déclarations africaines sur la capote,
Voici que nous vient d’Autriche un vent mauvais qui prétends que tu y aurais soutenu il n’y a pas si longtemps des presque fachos et, en tout cas, des ennemis de la démocratie !!
Là tu commences à faire fort, Joseph !!
Tu vas finir par nous persuader qu’après une jeunesse de nazillon à laquelle tu ne pouvais guère échapper, les preuves s’accumulent comme quoi, tu le serais resté !
Je ne vais pas te coller trois pater et trois Ave, je n’en ai ni le pouvoir, ni la qualité.
Je me consolerai gauloisement en me tapant une bouteille de Montlouis dimanche avec une intense jubilation en pensant que , pendant ce temps, à Rome, il y aura au moins ….. une cloche !!
Une manifestation, des faits, mon témoignage, des interrogations fortes …
avril 10, 2009 at 11:35 | In Altermondialisme, Citoyenneté, Politique | 1 CommentTags: des faits, des interrogations fortes ..., mon témoignage, Une manifestation
Une manifestation, des faits, mon témoignage, des interrogations
fortes …
Strasbourg, samedi 4 avril 2009
Notre camarade Claude Ganne était à Strasbourg à la manifestation anti OTAN, en quasi direct. Nous publions son envoi en respectant sa volonté ; c’est à dire, dans son intégralité et avec son accord.
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
Avertissement : ce texte envoyé sur le net avec les photos que j’ai choisies parmi toutes celles que j’ai fait sur le tas, ce texte peut être relayé sans pb ;
En revanche, je ne veux pas qu’il soit tronqué ou partiellement repris par un ou une quelconque média sans mon accord explicite et préalable ;
Je ferai procès à tout média ne respectant pas cette volonté ; merci
Prologue :
Strasbourg : jeudi 2 avril 2009 je vois par hasard à la télé des images qui suggèrent des violences ; le soir au meeting du front de gauche, Marie Georges Buffet dit dans son intervention à la tribune que 10 000 gendarmes et CRS ont été mobilisés pour assurer l’ordre public ;
Du coup je décide d’aller à la manif samedi ;
Auparavant, nous avions relativisé cette manif, très pris que nous étions par ailleurs, un débat difficile et douloureux à propos des européennes des taches pratiques de mise en route d’un collectif santé …et puis localement c’est le mouvement de la paix qui était à l’initiative ; et personnellement j’étais noyé dans un dilemme : celui d’arriver à une action unitaire avec le mouvement de la paix, et par ailleurs une compréhension différente de la problématique de la paix ;
pour moi aujourd’hui il ne s’agit plus seulement d’entente et de coopération entre les peuples ;
il s’agit d’abord de s’opposer, de résister à la machine de guerre la plus puissante au monde, l’OTAN, machine dirigée et organisée par les gouvernements occidentaux, eux mêmes fidèles serviteurs de l’économie ultra libérale, laquelle n’hésite pas à provoquer les destructions au plus grand bénéfice des grands groupes occidentaux qui aujourd’hui constituent le capitalisme du désastre ( voir entre autres Naomie Klein : la stratégie du choc ) ;
du coup nous avions laissé filer, pris dans le quotidien ; jeudi soir changement de cap, décision est prise d’y aller et vendredi soir, après le boulot, nous partons dans la nuit en voiture à plusieurs de façon à pouvoir être à Strasbourg au petit matin ;
mais qu’on me comprenne bien, je vais ici relater des faits et poser des questions du point de vue d’un militant clairement engagé dans l’objectif de la manif : faire savoir que nous ne voulons pas de l’OTAN !
Sélestat, 9 heures, samedi : à une cinquantaine de kms au sud de Strasbourg, devant nous tout est bouclé, aussi bien sur l’ A 35 que sur la N 83 ; on décide d’essayer de contourner le barrage, on trouve un chemin agricole s’enfonçant dans les terres cultivées puis dans les bois vers le Nord, on tombe sur un blocage sans personne constitué par un tracteur et une benne calée par terre, mais en passant à coté à moitié sur la terre labourée ma vieille 305 franchira avec succès ce barrage, puis plus loin devra traverser un champ et une zone humide pour retrouver chemin puis goudron puis villages proches, puis rues dans la banlieue, toujours vers le Nord, pour arriver par Illkirch à Strasbourg Meinau, puis avenue Aristide Briand ;
Nous sommes contents, on a réussi à passer à la barbe des flics, et on est tout près du pont de l’Europe, proche du lieu de rassemblement, on se dit alors qu’on aura pas de kilomètres à faire en plus de ceux de la manif ;
Environ 11 heures devant nous sur un pont les CRS ont installé un barrage avec les véhicules qui ont devant eux des barrières hautes costaudes et grillagées ; face à ce dispositif des manifestants, le plus grand nombre reprend des slogans classiques et une autre part est constituée de jeunes vêtus de noir, cagoulés, ou encapuchonnés avec un foulard noir masquant le visage ; ces jeunes lancent des pierres sur les CRS, qui lancent des lacrymos et des « bombes » assourdissantes ;
Un peu en retrait d’autres jeunes dépavent la voie du tram cassent les pavés en les jetant contre la bordure du trottoir ;
Un autre groupe s’occupe à casser puis à faire tomber une caméra vidéo ;
Et puis les CRS reculent et lèvent leur barrage et s’en vont en véhicules ; certains jeunes crient victoire – amusant, non ? – et nous partons alors très nombreux vers le lieu de rassemblement ; il doit être midi et demi, à peu près ;
En chemin à gauche, une station Elf bleue ( celles où l’essence est la moins chère en France) ; alors surgit un groupe de ces jeunes vêtus de noir et en très peu de temps la station est saccagée et pillée ; les bouteilles de coca passent de main en main ;
Puis arrive de l’arrière une belle voiture noire, avec une grande étiquette « états unis » écrit de suite ;
temps de réaction plutôt lent et puis des jeunes caillassent le pare brise et le conducteur a le bon réflexe il met la marche arrière et s’enfuit ainsi sans plus de dégât ;
13h : nous arrivons an lieu de rassemblement : discours, la plupart en anglais, je me concentre pour comprendre, rien de spécial, merguez, repos ; il fait beau, relativement chaud, mon tee shirt vert « Palestine vaincra », « boycott Israël » au dos a du succès et me vaudra plusieurs prises de contact durant la journée ; tant mieux ! vive Olivia, et j’indiquerai souvent son site d’Euro Palestine …
et puis en face, une colonne de fumée ; je vais voir ; à environ 500 mètres au bord d’un accès à un pont un bâtiment grand visiblement en bon état prend feu, les jeunes en noir s’en vont, pas de CRS aux abords ; je demande : « c’est la direction régionale des douanes » ;
aucun doute la manif vient de changer de registre ; d’une part je me dis que ces jeunes sont bien plus organisés que je l’avais cru, visiblement le feu est du à des cocktails Molotov, d’autre part je vois déjà la propagande sécuritaire que les grands médias vont tirerde cet « exploit » ; ça devient emmerdant !
à peine plus loin un pont est bloqué par les policiers allemands devant les quels une bande de jeunes , ordinaires, visages découverts, se sont allongés sur le goudron ; du banal … ;
je repars faire des photos des douanes en feu et soudain 100 mètres plus loin, un autre incendie démarre : l’office du tourisme et la pharmacie attenante ; là les CRS arrivent de la rue derrière, à pied, peu nombreux ;
puis 200 mètres plus loin un autre feu démarre, l’hôtel Ibis lui aussi a été la cible de cocktails Molotov dont les premiers ont atteints des étages hauts ;
je vois des CRS stationnés et en attente sur une petite place face à l’hôtel en flamme et la vue de cette situation très étrange fait alors naître en moi l’interrogation suivante : ne suis je pas en présence d’une énorme manipulation ?
je refais le tour des incendies pour faire des photos : la presse est là en grand nombre, mais aucune force de l’ordre à proximité : vraiment étrange non ?
Convaincu que nous sommes face à une manipulation, je me dis alors qu’il faut rejoindre la tête de la manif pour au moins essayer de discuter avec les responsables, voir s’ils sont informés, prendre la température, etc .
Je remonte la manif, aperçois au passage Wurtz avec des personnes du PCF, puis Sabado en tête du cortège NPA, personnellement je n’ai pas vu Besancenot alors qu’il était là ;
j’arrive au grand pont bloqué par les CRS, la manif tourne sur sa droite, je la remonte, je remonte pour rejoindre la tête de la manif avec le camion sono tenu par des militants de la CGT au moment où la manif se retrouve bloquée par un autre barrage de CRS ;
Là mon inquiétude grandit : des CRS devant, derrière, mauvais, de vieux souvenirs me reviennent en mémoire ;
Je cherche le carré de tête : n’existe pas, quelqu’un me dit « ils vont arriver », aucun service d’ordre de manif, c’est visiblement le bordel ;
Devant nous un barrage de CRS, derrière eux des voies ferrées, une principale surélevée, sous laquelle passe la rue que la manif suit, des voies qui desservent des entrepôts ; derrière le talus voies ferrées on voit des bâtiments d’habitation à gauche et des colonnes de fumées ; à main droite un bassin, probablement un bout de port fluvial, à main gauche des entrepôts hermétiquement clos ; une config « piège »…
En tête de manif, le speaker demande aux personnes de s’asseoir et d’avoir la patience d’attendre que les responsables aillent discuter avec les CRS pour obtenir le passage de la manif : et dans un premier temps ça semble marcher ; une responsable « fsu », une élue à écharpe tricolore, un responsable « vert », un dirigeant du NPA que je connais ont obtenu que les CRS lèvent leur barrage et s’en aillent ;
Pour la 2ème fois de la journée, je les vois remonter dans leurs véhicules, pour partir, mais 1er moment bizarre : il faudra que ce soient une douzaine de personnes de la manif qui fassent une haie improvisée pour que les véhicules puissent s’en aller sans aucun affrontement !
les CRS probablement chargés de la protection de leurs collègues partant n’arriveront que une fois le dernier véhicule parti derrière la haie de manifestants ! le bordel ! encore !
Puis, tout change , les CRS ont réinstallé un barrage à 20 métres au delà du « tunnel » sous la voie ferrée ;
nouvelles discussions : sur les conseils de personnes habitant le quartier nous leur demandons de laisser la manif partir dans la rue à gauche après le tunnel : ils refusent, nous montrent les colonnes de fumée derrière eux et nous disent que les pompiers sont en train d’éteindre les incendies ; effectivement je suis au contact du barrage CRS et je peux voir la grande échelle des pompiers à environ 50 mètres derrière déployée face à l’immeuble de l’autel Ibis ; alors je demande au commandant des CRS ( j’ai fait l’armée et je sais distinguer les grades) de nous faire une proposition de sortie pour la manif ;
il ne répond pas des sottises, il dit « bon je vais me renseigner et je reviens » ; ça me donne l’impression qu’il ne connaît pas les lieux qu’il est lui même hésitant ;
Mais voilà bingo, alors que je suis assis dans un renfoncement d’immeuble à 2 mètres du barrage et des CRS un groupe de jeunes vêtus de noir est monté sur la voie ferrée et jette des pierres( il y en a un énorme tas de plusieurs mètres de long) et des cocktails sur ce groupe de CRS ; ceux ci ripostent, organisent un groupe qui monte par la droite d’une maison sur la voie ferrée, les jeunes descendent dès 2 cotés de la surélévation voie ferrée, du coup les CRS montés balancent des lacrymos partout y compris sur leurs collègues qui reculent à toutes pompes et nous qui sommes là prenons en pleine poire des lacrymos et aussi des pierres lancées par les jeunes dans leur bagarre avec les CRS montés sur la voie ferrée ;
Confusion très grande un certain temps :
– de l’autre coté de la rue un groupe de badauds les habitants du quartier venus voir la bagarre ;
– des CRS qui arrivent en courant pour monter sur les voies ferrées ;
– le groupe des jeunes en noir qui recule sur la voie ferrée à notre gauche mais toujours en jetant pierres et cocktails donc attention, ça continue à voler …
bref, un bon quart d’heure plus loin, retour au calme, les CRS sont sur la voie, contrôlent le tunnel, je demande à traverser pour rejoindre la manif, le chef accepte, je rejoins la manif et les responsables qui négociaient ont disparu, seul le dirigeant du NPA est encore là : retour vers le commandant pour re demander une solution ;
réponse : « vous avez dans la manif des gens qui jettent des pierres, donc aucune solution, vous restez où vous êtes, point barre »
Puis se produisent 3 autres évènements :
1/ nous voyons arriver vers la tête de la manif, dans la manif, des jeunes vêtus en noir ; très vite nous constituons 2, puis 3 chaînes humaines pour empêcher tout passage vers les CRS , pour empêcher tout affrontement de la manif vers les CRS ;
je le dis ici ce réflexe a été conduit et concrétisé par de nombreuses femmes présentes qui ont eu le courage d’oser empêcher ceux qui voulaient l’affrontement avec les CRS de le faire de l’abri des manifestants ;
ce n’était pas si simple, rien ne garantissait qu’on ne prendrait pas des coups ; ils n’ont pas osé : merci aux dizaines de femmes courageuses qui alors se sont organisées pour empêcher cela ; on leur disait : « allez sur les cotés, peut être pourrez vous passer » ;
très vite j’ai quitté la chaîne devant pour aller justement sur le coté : et là ça poussait fort : là des jeunes hommes, plutôt genre étudiants en EPS, faisaient corps et résistaient aux poussées cris et invectives de ces « black blocks » ;
bon on a invité au calme, on a fait appel à des renforts sur le mode « demande 2éme ligne, voir 1ère ligne pour mêlée costaude » et au final ils ne sont pas passés ;
de ce coté là répit donc ; ça n’a pas duré ;
2/ n’ayant pas pu mettre en place un affrontement de ce coté, ils l’ont fait en queue de la manif, caillassant les CRS qui étaient sur le pont, ce qui a entraîné la riposte par lacrymos et assourdissantes et a alors provoqué l’éparpillement de la manif, le gros refluant vers son point de départ et les véhicules en passant à travers des jardins ouvriers, un bout se trouvant repoussé vers la tête de la manif, coincée entre le bassin et la voie ferrée ;
3/et puis toujours dans l’optique de créer un affrontement impliquant ce qui restait de manifestation dans cette rue ( entre 1000 et 2000 personnes environ ) les mêmes « black blocks » se mirent à empiler pèle mêle des barrières métalliques et des palettes de bois en travers de la rue où stationnait le bout de manif restant ;
du coup nouvelle charge des CRS avec lacrymos et assourdissantes ;
il devait être aux environs de 16h30, on était très nombreux à avoir subi les lacrymos dans les yeux et la gorge, beaucoup étaient fatigués et la peur devenait palpable ;
la charge des CRS a eu alors deux effets : les « black blocks » toujours très disciplinés se sont dirigés vers les entrepôts le long du bassin entraînants les CRS chargeant à leur suite et le restant de la manif est allée stationner le plus loin possible de la charge vers le pied du talus de la voie ferrée ;
j’ai alors pris seul l’initiative d’aller voir le capitaine qui commandait les CRS qui étaient sur la voie ferrée et lui ai demandé de laisser partir les manifestants vers la droite le long et en bas de la voie ferrée ; il a accepté ;
la fin : il fallut alors aller voir tous ces manifestants ; ce fut facile de convaincre ceux qui parlaient français qui partirent par petit groupe en longeant voie ferrée et CRS qui ne bougèrent pas ;
ce fut plus difficile avec le gros groupe d’anglais et le très gros groupe de grecs qui s’étaient assis et visiblement ne voulaient plus bouger ;
enfin après des minutes de palabre, de preuves données de confiance possible, ils bougèrent et nous pûmes partir et chacun put regagner au bout d’un long chemin de retour son véhicule en passant devant et au contact de rangs de CRS qui ne bougèrent pas …il était alors 18 h, longue et dure journée, mais au final sans « casse humaine ».
Questions, interrogations :
1/ les responsables de cette manifestation n’ont pas été à la hauteur ; sur la 2ème moitié de la manif ils n’ont été à aucun moment en mesure d’assurer un minimum de sécurité aux manifestants ; ils ont été débordé politiquement, débordés par les actions déterminées des « black blocks », perdant même le contact avec les CRS ;
2/incontestablement, 2 orientations très différentes étaient présentes dans la rue ce jour là : une orientation classique d’expression de refus de l’OTAN, et une orientation « militariste » de volonté d’affrontement immédiat avec les forces de répression de l’état ;
il ne s’agit plus de casseurs pilleurs que nous avons connu à d’autres reprises mais bien de groupes organisés disciplinés entraînés avec une logistique présente sur les lieux qui cherche à lier affrontement violent minoritaire et implication des manifestants ;
c’est bien une orientation non démocratique, manipulatrice, visant au pire : des charges « revanchardes » des CRS contre les manifestants, et de la « casse humaine » au final ;
3/ je ne pense pas que les CRS étaient présents avec la volonté du pire, avec une volonté de charges violentes, « massacrantes » ;
je ne dis pas que cela ne sera pas possible, je dis qu’à Strasbourg il m’a semblé que les CRS ont été presque autant désorientés que les responsables de la manif ;
bien sur ils étaient équipés de pied en cap, bien sur ils ont systématiquement riposté avec les lacrymos et les assourdissantes, mais du point de vue de leur logique je trouve qu’ils ont fait beaucoup de faute, ils semblaient très mal connaître le terrain urbain de leurs évolutions, et les commandants en situation ont souvent hésité ;
en tout cas à plusieurs reprises ils ont largement subi les attaques des « black blocks » avant de reprendre le contrôle ; est ce voulu de la part des cercles de commandement ? je n’ai pas de réponse à cette question …
4/ voilà, je ne suis pas parisien , je ne suis qu’un provincial, un militant – citoyen ordinaire, mais il me semble qu’après Strasbourg, tout organisateur de grande manif, mettant en jeu les 30000 à 50000 personnes venues à cette manif devront envisager la question des « black blocks » et y donner une réponse politiquement satisfaisante ;
ce n’est pas à moi de répondre à cette question, je n’ai de leçon à donner à personne, je ne joue pas dans le registre des yaka – faucon, j’ai écris ce texte pour que d’autres puissent avoir le réflexe de penser à la sécurité des manifestants et de faire ce qu’il faut pour y contribuer en cas de besoin ;
je termine en disant que c’ était bien la 1ère fois de ma vie que je suis allé « négocier » avec des CRS, ce n’est pas du tout dans ma culture ;
mais sur le terrain, en situation concrète, convaincu à un moment donné que manipulation il pouvait y avoir, il était plus efficace de faire ainsi que de balancer des généralités sur les forces répressives tout en restant passif et ainsi rendre possible le pire ;
je sais, je vais déplaire aux tenants de la possible grosse bavure débouchant sur une situation de grève avec barricades, à tous ceux qui ne la provoqueront pas mais applaudiront si elle a lieu, tant pis ! pour moi, le projet de transformation sociale ne se prépare que dans le partage démocratique de l’alternative, même et surtout radicale ;
Claude Ganne le 5 avril 2009
Cher Papa, chère Maman, Lettre aux parents du Cambrésis
avril 10, 2009 at 4:47 | In Citoyenneté, Solidarité | Leave a CommentTags: chère Maman, Cher Papa, Lettre aux parents du Cambrésis
Cher Papa, chère Maman,
Bientôt ce sera Pâques et il faudrait arrêter de me prendre pour une Cloche…
Tu sais que nous ne sommes pas entendus par M Darcos Ministre de l’ Education Nationale malgré les mobilisations massives d’actions et de pétitions notamment pour sauver les R.A.S.E.D, la maternelle, les I.U.T. …. Alors nous te demandons à toi Madame la Cloche, que tous les enfants de France :
- puissent bénéficier de l’aide spécifique d’un enseignant spécialisé du RASED s’il en a besoin au cours de ses années d’école et ainsi ne plus aller au soutien, rattrapage pendant les vacances de Pâques et d’été et à l’Accompagnement scolaire,
- puissent aller à la maternelle et non dans des structures communales payantes appelées « Jardin d’éveil »,
- que leurs enseignants aient suivi une formation en alternance, la seule qui puisse attester de leur qualification à enseigner
- le démantèlement des écoles de proximité au profit de gros groupes dits EPEP
- aient un véritable professeur remplaçant et non une personne recrutée par le pôle emploi,
- puissent bénéficier d’un meilleur encadrement aux collèges et lycée avec le recrutement de surveillants
- continuent à bénéficier de cours en ½ groupes notamment pour l’enseignement des langues vivantes,
- puissent suivre une classe de seconde BEP afin de lui permettre de sortir de l’école diplômée,
- aient un véritable Baccalauréat non délivré au rabais.
- et que nos parents et nos professeurs soient concertés lors de la reprise du chantier de la Réforme du Lycée,
- puissent fréquenter les IUT en préparant un DUT…. Et la liste est loin d’être complète !!!!
-
Merci Madame La Cloche de nous aider à défendre une certaine idée de l’école de la République, l’école pour tous, gratuite, laïque et défendant l’égalité des chances.
Le collectif Parents/Enseignants pour la défense de l’école maternelle au lycée auxquels se rallient les différents personnels des entreprises du Cambrésis durement touchées par la crise propose
U N E M A R C H E A U X F L A M B E A U X
MARDI 14 AVRIL 2009 à 19H30
R E N D E Z – V O U S Place du Général de Gaulle à Caudry
(face à la Mairie)
P R E N E Z V O S D E G U I S E M E N T S (œufs de Pâques, cloches, lapins ou autres…), D E S F L A M B E A U X ou
D E S L A M P E S et D E S O B J E T S
qui font D U B R U I T
Après le G20 de Londres, une sortie de crise par le haut nécessite de nouvelles règles dans bien d’autres domaines Par Domi Taddei
avril 9, 2009 at 3:22 | In Altermondialisme, Economie, Politique | 1 CommentTags: Après le G20 de Londres, une sortie de crise par le haut nécessite de nouvelles règles dans bien d’autres domaines Par Domi Taddei
Après le G20 de Londres,
une sortie de crise par le haut nécessite de nouvelles règles dans bien d’autres domaines
Par
Domi Taddei
Ni cette indignité, ni cet excès d’honneur…
Ni cette indignité : un nombre croissant de citoyennes et de citoyens à travers le monde souhaitent une toute autre gouvernance mondiale que celle du passé ou même du présent. Ce n’est cependant pas une raison suffisante pour perdre, devant le déferlement médiatique du G20 de Londres, tout sens dialectique des contradictions présentes, en adoptant une posture qui semble trop souvent se confondre avec celle d’un anti-mondialisme primaire :
- il est tout de même préférable que les « chefs » des plus grandes puissances du monde se rencontrent que si elles ne le faisaient pas.
- Il est même préférable qu’ils le fassent à 20 (et même un peu plus) plutôt qu’à 5 ou 7, parce que la prise en compte de l’avis des dirigeants de la moitié de la planète, qui a jusqu’ici été victime du colonialisme et de l’impérialisme, est évidemment essentiel. Et malgré l’illégitimité formelle de la réunion de Londres, les rendez vous de septembre, avec une Assemblée générale de l’ONU, qui se tiendra la veille du troisième G20, offre une formidable opportunité que l’on serait bien avisé de saisir dès maintenant (cf. infra).
- Il est aussi préférable qu’il sorte de Londres des textes qui affirment la volonté de coopération des décideurs plutôt que leur volonté d’en découdre d’une façon ou d’une autre, sinon à quoi servirait de faire justement le parallèle avec les tragédies des années 30 ?
- Il est non moins préférable que les actuels dirigeants du monde affirment qu’un autre monde est possible et qu’ils critiquent sans vergogne, une bonne partie de ce qu’ils ont hier adoré… et mis en œuvre. Cela représente autant d’hommages que le vice (des puissances en place) rend à la vertu (des altermondialistes et autres représentants des mouvements sociaux et civiques). Et, préférant bouder notre plaisir, on se priverait des moyens d’exploiter cette victoire idéologique contre le libéralisme et le capitalisme financier, alors que l’essentiel de la bataille reste encore à mener !
Ni cet excès d’honneur : il est vrai que l’autosatisfaction affichée par les principaux protagonistes ne pouvait prétendre se justifier que par leur conviction qu’une partie de la crise avait une dimension psychosociologique et qu’il était de leur devoir de rétablir la « confiance » : après tout Keynes lui-même n’invoquait-il pas les « animal spirits » ?
Mais les décisions annoncées, et dont on verra bien d’ici la fin de l’été dans quelle mesure elles sont exécutées, ne peuvent évidemment résoudre les questions objectives qui ont plongé le monde entier dans la dépression actuelle.
- Ce ne peut être le cas des nouvelles « régulations », qui sont, non pas minimes, mais évidemment minimalistes : l’application de certaines d’entre elles (contrôle du hors bilan ; meilleure supervision, ce qui ne serait pas difficile, compte tenu de la complaisante régnante ; agences de notation ; normes comptables ; sanctions contre les paradis fiscaux, si ceux-ci ne se sont pas évaporés dans l’éther céleste entre temps, etc.) pourraient sans doute réduire les effets aggravants de la dérégulation sans frein poursuivie avec acharnement depuis trente ans. Mais elles représentent le strict minimum au dessous duquel le G20, et, en particulier, les dirigeants d’Europe continentale, Merkel et Sarkozy, auraient été définitivement discrédités au point d’accélérer le dévissage en cours de l’activité mondiale.
- Quant à la relance économique voulue par l’administration Obama, elle se contente, à travers les moyens supplémentaires donnés au FMI, de lui permettre de financer le sauvetage d’un nombre croissant de pays au bord de la banqueroute, sans que la question des conditions d’octroi de ces crédits soit vraiment éclaircie : on notera que cela a permis au passage de lever un tabou supplémentaire, en se décidant à créer des Droits de Tirage Spéciaux, ce qu’avec J. Stieglitz, nous étions bien seuls à réclamer depuis 2001 : la brèche est désormais ouverte, on verra comment s’y engouffrer ! Mais, comme pour tous les plans nationaux déjà mis en œuvre, il ne s’agit en rien de relance, au mieux de sauvetage, ce qui n’est pas toujours négligeable pour les victimes immédiates. De plus, en dehors des pays-continents (USA et Chine, notamment), où l’effet de fuite vers les exportations est limité par l’importance de la demande interne, les autres pays se savent trop petits, y compris l’Allemagne et la France, pour ne pas être tentés par des comportements de passagers clandestins : la coexistence de la mondialisation et de la conception ancienne de la souveraineté nationale engendrent une pratique imbécile de la compétitivité, sur le modèle de vulgaires capitalistes privés.
Comment en sortir ?
Pour toutes ces raisons, la question de la date de la reprise économique, confondue avec celle de la sortie de crise, est à proprement parler hallucinante, alors que l’activité mondiale, suivie comme toujours avec un semestre de retard par l’emploi et le chômage, continue de décroître à un rythme sans précédent depuis trois quarts de siècle, malgré les efforts de freinage des politiques monétaires et budgétaires. La question est, pour l’instant celle de savoir jusqu’à quel niveau, ou si on préfère pendant encore combien de temps, l’activité productive baissera. Mais, dans la mesure où la présente crise est évidemment systémique, même quand le fond sera atteint il n’y aura, par définition pas de relance, du moins dans le cadre du système actuel : c’est le schéma, non pas en V (relance forte), ni même en U (relance progressive), mais en L (pas de relance du tout), déjà vécu dans les années 30 ou, dans les années 90, au Japon, même si des pseudo-reprises (de type rebond technique) se produisent de temps en temps, comme autant de spasmes d’un moribond. Une preuve supplémentaire de l’imprédictibilité actuelle nous est donnée par l’incongruité de l’annonce d’une sortie de crise, dès le premier semestre de l’année 2010, par D. Strauss-Kahn, qui s’était pourtant depuis un an distingué par un pessimisme justifié. Cette reprise viendrait des Etats-Unis, ce qui supposerait donc un nouveau recul de l’épargne américaine, déjà ridiculement faible, ce qui ne manquerait alors d’aggraver les déséquilibres mondiaux…
En fait, le diagnostic désormais universel sur la responsabilité du secteur financier dans la crise actuelle repose sur un dramatique quiproquo, qu’il est urgentissime de lever. Pour la majorité des commentateurs, il s’agirait de la cause première qu’il suffirait d’éradiquer : la crise systémique étant celle de la finance, la nouvelle régulation de celle-ci, accompagnée du « cantonnement » des actifs toxiques (on croirait que l’on parle des déchets nucléaires…) et de la relance budgétaire, de préférence pratiquée par les autres, pour avoir moins de mal à gérer ses propres dettes, devrait permettre de tourner une page de l’histoire du capitalisme. On suppose ainsi que la dérégulation n’a été qu’un dérèglement (les mots sont si proches…) qu’avec un peu de « morale » à la mode Sarkozy, on pourrait conjurer. Mais, pour nos bons apôtres, les raisons qui ont conduit à ces comportements financiers restent étrangement superficielles : il s’agirait, en quelque sorte d’une simple myopie collective…, agrémentée par quelques vices personnels (la cupidité…). Mais il s’avère que le rôle incontestable de transmission et d’amplification de la finance tient à des causes plus profondes, les banquiers et autres spéculateurs n’étant, suivant leur vocation historique que les intermédiaires, grassement rémunérés, d’intérêts plus lointains, qui demeurent toujours aussi présents. C’est pourquoi le « système », dont on est bien obligé d’admettre la situation de crise, devrait être changé bien plus profondément, et c’est cela que tendent à éviter les optimistes zélateurs du G20 de Londres.
Ce système, en amont des pratiques financières, est celui du partage des fruits de l’activité humaine, principalement (pour faire court) entre profits et salaires. C’est donc le capitalisme, diront ceux qui n’ont pas renoncé à une variante ou à une autre de l’inspiration bolchevique. Mais c’est oublier que, pendant 30 ans, ce système a fonctionné, sous hégémonie américaine, quitte à piller les deux tiers de l’humanité, sans même parler encore de la pollution irresponsable de toute la planète : c’est ce qu’on appelle rétrospectivement les « trente glorieuses », sur fond de guerre froide et de luttes de décolonisation… Quand les deux chocs pétroliers ont révélé aux élites occidentales que la part de la valeur ajoutée que l’on pouvait se partager, au sein des pays les plus développés, était plus restreinte du fait de la « facture pétrolière », après avoir un moment (entre les deux chocs) consenti à une baisse de la part des profits, leur ligne de fuite a consisté à restaurer celle-ci, par le recours « classique » au commerce extérieur : c’est ce que proposait déjà David Ricardo au début du XIXème siècle, face à la baisse tendancielle du taux de profit.
Depuis les années 80, les politiques de libéralisation accélérée des échanges internationaux de marchandises se sont trouvées renforcées par de fortes chutes des barrières non tarifaires, liées à des innovations techniques majeures concernant le fret maritime pour les matières très pondéreuses et les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour les services. Il en a résulté, avec le concours des manipulations monétaires, la course au moins disant fiscal, l’absence de régulations sociales et écologiques, un chantage permanent exercé sur le monde du travail des pays développés, sous la forme du chômage de masse, du recul des droits sociaux, de la précarisation et de la paupérisation croissantes. Facilité par une offensive idéologique permanente du « néo-libéralisme » et un matraquage médiatique permanent, cette contre-réforme, dans laquelle les réformes consistent à supprimer les réformes réellement progressistes de la période antérieure, n’a rencontré qu’une seule vraie limite objective : le manque de revenu disponible de la grande majorité de la population constituant le monde du travail pour absorber une production croissante. Dès lors, le recours à un endettement inconsidéré permettait de retarder l’heure où cette contradiction deviendrait insoutenable. A cet égard, les banquiers et financiers, aujourd’hui vilipendés, n’ont été que les complices des tenants du « libre échange », qui aujourd’hui encore entendent sauver l’essentiel de leur stratégie à travers une dénonciation déclamatoire du « protectionnisme ».
Le Fair Trade, où la lutte contre les « quatre dumpings » :
La tentative persistante de l’ensemble des autorités officielles de maintenir le débat sur la mondialisation des échanges à un niveau purement idéologique entre libre échangistes et protectionnistes et ses traductions concrètes comme l’achèvement du « cycle de Doha » et l’absence de soumission de l’OMC à la charte des Nations Unies, ne peut pas permettre une sortie par le haut de l’actuelle dépression. Elle risque même, la crise sociale se développant, de conduire à des replis unilatéraux sur soi, lourds de régressions économiques, mais aussi politiques, géopolitiques et culturelles.
Il est donc grand temps de prendre toute la mesure du mot d’ordre « un autre monde est nécessaire », dans lequel les échanges de marchandises, biens et services, comme ceux des capitaux, relèveront non d’une pseudo-liberté, dont tout le monde peut désormais constater tous les méfaits, mais de rapports loyaux entre l’ensemble des protagonistes : non pas du free trade, mais du fair trade.
Ce dernier n’est pas un vague slogan de compromis entre les protagonistes historiques des deux thèses, qui s’opposent depuis des siècles. Il résulte de toutes les expériences concrètes vécues durant ces dernières décennies, à travers le monde, par d’innombrables acteurs, trop souvent victimes de pratiques déloyales. Pour ne s’en tenir ici qu’à l’essentiel, le fil conducteur d’un authentique fair trade repose sur des échanges sans dumping dans, au moins, quatre domaines majeurs : les changes, la fiscalité, le social et l’écologie :
- la forme la plus ample de dumping relève des variations de change : pendant que l’on discute de chiffres derrière la virgule dans le domaine de la fiscalité ou des salaires, le cours des monnaies peut varier de 10% en une semaine ou d’un tiers en quelques mois, sans même parler des cas de banqueroute ! A cet égard, il n’est pas utile de s’encombrer d’un débat de doctrine monétaire : à l’expérience, entre un système de change fixe, mais qui admet non seulement des marges de fluctuations importantes (par exemple plus ou moins 15% à la fin du système monétaire européen), et qui de plus peut être ajusté, comme le faisait celui de Bretton Woods, d’une part, et, d’autre part, un système de change flexible, où la coordination des principales banques centrales, et éventuellement d’un FMI rénové et relégitimé, se chargerait de contrer la spéculation à court terme par des actions symétriques des pays créditeurs et débiteurs, il n’y a guère de différences pratiques. La seule question essentielle est celle du pouvoir de décision au FMI (qui doit être théoriquement réglé avant la fin 2010) et de l’abandon du monopole de veto américain, avec 17% des droits de vote, alors que les décisions se prennent à la majorité de 85% ! D’où l’importance cruciale des relations bilatérales entre la Chine et les Etats-Unis, dont la reprise est peut être la nouvelle la plus importante issue du sommet de Londres. A partir du moment, où le principal créancier et le principal débiteur trouve un modus vivendi sur le moyen terme, la question de la création nécessaire de liquidités internationales pour financer le développement durable de toutes zones mondiales de la planète qui ne se trouvent pas dans l’une des 4 grandes régions dont la monnaie est encore crédible (dollar, euro, yen, yuan), se règlera évidemment par la création de Droits de Tirage Spéciaux, dont la pondération ne manquera pas d’évoluer graduellement. La question n’est donc pas de remplacer le dollar par une seule autre monnaie (DTS ou autre), hypothèse absurde par laquelle on a cherché à retarder la réponse à la question posée, mais d‘organiser, dans un monde multipolaire, la nécessaire complémentarité entre une monnaie mondiale et une multiplicité d’autres monnaies, dont les parités seront à l’abri des spéculations de marché et des manipulations d’Etats.
- Le dumping fiscal doit être combattu de la façon la plus inflexible qui soit : pas de commerce avec les trafiquants du moins disant fiscal et les poursuites pénales aussi bien que civiles doivent également toucher les donneurs d’ordre que les sous-traitants, en vertu du principe général de droit qui veut que le complice soit puni de la même peine que l’auteur principal d’un délit. A cet égard, la distinction entre évasion et fraude fiscale doit être abolie, pour les marchandises comme pour les capitaux ; la traçabilité de toutes les transactions doit être assurée, ce qui est par ailleurs indispensable pour des raisons sanitaires et écologiques : puisque la transparence est heureusement à la mode, incluons son principe dans les règles fondamentales de la nouvelle organisation mondiale, placée sous l’égide des Nations Unies et soumise à sa charte.
- Le dumping social constitue sans doute le primum movens de la grande crise en cours : parce que les comportements d’affectation de leurs revenus sont d’une nature différente entre les bénéficiaires d’un revenu du capital[1] et ceux qui vivent essentiellement de leur travail et jouent, par conséquent, un rôle essentiel dans l’évolution respective des dépenses d’investissement et de consommation. Parce que la masse des salaires n’avait cessé de baisser par rapport à la part des profits, les dépenses de consommation des ménages avaient de plus en de plus mal à absorber tous les flux de marchandises générées par une masse trop gigantesque d’investissement, même en partie gaspillés : tous les dépenses « bling bling » des plus riches finissaient par ne plus suffire ! La réponse à cette contrainte est connue depuis au moins un demi siècle : c’est celle de la règle d’or, suivant laquelle les salaires doivent progresser au même rythme que l’augmentation des gains de productivité. Bien entendu, une telle règle ne s’impose pas spontanément : elle résulte nécessairement d’une négociation explicite ou implicite, centralisée ou décentralisée, avec ou sans l’état, voire même la société civile (en Irlande) : à cet égard, l’idée de transposer les règles d’un pays à l’autre est illusoire et même franchement contre-productive : pour ne donner qu’un exemple, face à la terrible réalité du travail des enfants, commençons plutôt par obtenir partout la mise en oeuvre de la scolarité à mi-temps, plutôt que d’interdire toute importation, au motif, parfois hypocrite, d’imposer nos propres normes : derrière le fair trade, veillons à ce que les pays qui se veulent les plus « blancs » ne cachent pas trop de noirs dessins. Or, dans la plupart des pays, le chantage à la mondialisation du patronat et des gouvernements qui lui étaient favorables, ont conduit à l’adoption d’un comportement de « passagers clandestins ». C’est comme cela que nos sociétés ne sont pas seulement devenues de plus en plus injustes, mais en même de plus en plus inefficaces et/ou fragilisées par l’endettement, ce qui à la longue revenait au même.
C’est pourquoi les confédérations internationales de travailleurs (CIS, CES) et le BIT doivent obtenir la mise en place de règles de négociations internationales, qui fixeront la façon dont chaque pays fera évoluer la masse salariale globale suivant cette rêgle d’or, en fonction de sa situation conjoncturelle, puis en fonction de ses propres préférences collectives (salaire et/ou temps de travail, salaire direct et/ou indirects, etc.) et, bien entendu, en suivant ses propres procédures
- Le dumping écologique est par trop criant, sur la plus grande partie de la planète, pour nécessiter une longue explication. De plus, la question dépasse largement les enjeux du commerce loyal : même répartis équitablement, les droits à polluer s’additionnent, alors que tout l’enjeu est de les réduire, voire de les supprimer. C’est pourquoi, la prochaine conférence essentielle de Copenhague devrait conclure que les volets commerciaux et écologiques doivent être simultanément traités dans les grandes négociations internationales, ce qui fournit une justification supplémentaire au passage sous l’égide des Nations unies de l’OMC et de l’ensemble des autres organisations économiques et financières.
Une mise en œuvre dans les prochains mois
La prolongation et donc l’approfondissement de la dépression créent une urgence inédite. Sans faire aucune concession aux fausses idées en vogue, il est du devoir de tous les citoyens responsables de proposer des solutions immédiatement applicables, ne serait ce que parce qu’elle bénéficient déjà sur le plan militant ou, a fortiori sur le plan institutionnel d’une base importante de consensus :
- sur le plan militant, nous disposons de deux textes, qui, à la lumière de ce qui précède, se complètent largement : d’une part, il s’agit de « la Déclaration Syndicale de Londres » émanant de la Confédération internationale des Syndicats (CIS), publiée à l’occasion du G20 ; d’autre part, il s’agit du document de référence sur déclaration de Belém du Forum Social : « Pour un nouveau modèle économique et social. Mettons la finance à sa place » . On ne saurait trop inviter les uns et les autres à se rapprocher pour rédiger une plate-forme commune, sur la base de laquelle pourrait se réunir d’ici au début septembre toutes les démarches militantes, syndicales et « mouvementistes » : il s’agirait de démontrer à l’opinion mondiale et, par conséquent, aux principaux décideurs mondiaux qu’ils sont devant une alternative claire : ou bien, continuer à ruser avec l’histoire, quitte à sacrifier de façon plus symbolique que réelle quelques uns de leurs anciens fétiches, mais au risque de provoquer les pires errements incontrôlables dans des délais qui pourraient être très courts ; ou, bien assumer dans toutes ses dimensions une mondialisation d’un type nouveau, afin de réellement « tourner la page des années dominées par la cupidité», comme ils prétendent vouloir le faire. De la qualité de cette convergence entre forces syndicales et mouvementistes, dépend à l’évidence la seconde convergence qui, des textes et des mobilisations, devrait se traduire dans la réalité des décisions.
- Sur le plan institutionnel, il existe en effet également deux autres textes de référence qui, avec les précédents, peuvent jouer un rôle crucial dès le mois de septembre : d’abord celui de l’Organisation Internationale du Travail, avec sa proposition phare d’un « plan mondial pour l’emploi » ; ensuite, celui de la commission Stieglitz, commandé par le président de l’Assemblée Générale des Nations Unies, sur la réforme du système monétaire et financier international. Avec les textes précédents et les mobilisations qu’ils peuvent susciter, il y a matière à placer d’abord l’ensemble des états du monde réunis formellement en Assemblée générale, ensuite, le groupe des 20, réunis le lendemain, devant la nécessité de trancher entre les voies ouvertes.
L’heure des faux semblants s’achève !
Domi Taddei
8 Avril 2009
[1] Pris au sens large, qu’il soit financier, foncier, culturel, relationnel. Dans tous les cas, la part de ce revenu, généralement plus élevé, qui est permanente est plus faible et conduit à plus d’épargne : il comporte donc une plus grande vocation à s’investir. A contrario, celui du travail, généralement plus faible, comporte une plus grande composante permanente : il correspond donc à une plus forte propension à consommer.
La Caisse des Dépôts aurait perdu 1,5 milliard d’euros en 2008 (selon Reuters)
avril 9, 2009 at 5:43 | In Caisse des dépots, Economie, Europe, Politique | Leave a CommentTags: Economie Finance - Caisse des Dépôts - Politique
http://fr.news.yahoo.com/4/20090408/tbs-france-caisse-des-depots-perte-7318940.html
Pour la première fois depuis 1816 !!!!!!
Citation des Echos : « La Caisse des Dépôts a subi en 2008 une perte de près de 1,5 milliard d’euros, la première perte depuis sa création en 1816, rapporte le quotidien Les Echos à paraître jeudi.
Le journal économique précise que cette perte s’explique par l’effondrement des marchés et les moins-values sur son portefeuille de participations, ainsi que ses interventions dans plusieurs dossiers stratégiques comme Dexia »
Qu’est-ce qu’on vous dit à longueur de colonnes sur ce blog ???
On vous dit ceci : http://dutron.wordpress.com/2009/02/25/dexia-caisse-des-depots-sarkozy-gouvernement-belge-il-faudra-bien-un-jour-demander-des-comptes-a-nos-dirigeants/
Nous vous citons l’une des conclusions de cet article : c’était le 26 décembre 2008, nous écrivions ceci : « comme, dans le contexte de crise financière, il n’est pas exclu que la Caisse soit dans le rouge pour la première fois de son histoire ou , qu’en tous cas, ses résultats 2008 fussent calamiteux, on se laisse aller à un peu de spéculation immobilière avec des biens immobiliers acquis ou construits avec fonds publics. Un racket légal en quelque sorte !! »
Pas trop mal vu, non ? Les nuls qui nous gouvernent !!
Tiens ! Cela me rappelle l’un de nos plus beaux chants : L’INTERNATIONALE !!
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours !
Je ne vais pas vous assurer, comme certains en cette période électorale « que le soleil brillera toujours » ni que, demain, on rasera gratis !!!
Mais une chose est sûre : Les corbeaux et les vautours, DEHORS !!
J’aurais même un moyen à suggérer : même que c’est une copine qui me l’a soufflé !!
Grève Générale !
Grève des Urnes !
Vous signez, ici, SVP
http://www.digitmaking.com/boycott/Boycott/Bienvenue.html
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
9 avril 2009
Deux documents exceptionnels La vidéo qui mouille la police anglaise et celle qui mouille Benoit XVI
avril 9, 2009 at 4:21 | In Citoyenneté, Mémoire et histoire, Politique, Société | Leave a CommentTags: anglaise, pape, police, vidéos
Vous vous souvenez ! Ce n’est pas si vieux ! Un homme est mort pendant le G.20 à Londres.
De sa « belle mort » selon la thèse officielle !!
Tiens, mon œil !! Un document vidéo montre que l’homme à été violemment heurté volontairement dans le dos par un policier anglais, s’est écroulé par terre peu avant de décéder.
L’homme est mort mais la police court toujours !! Les images ci-dessous.
http://www.zoomin.tv/videoplayer/index.cfm?id=312731&mode=normal&pid=lalibre&quality=2&ftvplayer=yes
Une autre vidéo, pour sa part nous parle de Ratzinger, encore Cardinal, lorsqu’il soutenait les dérives antidémocratiques d’une certaine église.
- Après son passé de jeune nazi, jamais démenti, regretté et encore moins condamné et son ballon d’essai avec la béatification possible de Pie XII :
- Après le scandale de la réintégration des intégristes et des négationnistes
http://dutron.wordpress.com/2009/01/28/3095/
- Après les propos scandaleux sur le préservatif !!
- Après l’affaire d’un avortement brésilien bien peu marqué par la charité chrétienne :
- Voici que le journal belge « La Libre.be » nous livre une vidéo qui relance l’affaire autrichienne : http://www.zoomin.tv/videoplayer/index.cfm?id=312774&mode=normal&quality=2&pid=lalibre
« La revue autrichienne Die Aula est connue en Autriche pour avoir apporté son soutien aux propos négationnistes de Walter Lüftl. Un mini-scandale qui avait obligé le parti d’extrême droite autrichienne FPÖ de Jörg Haider à prendre ses distances par rapport au magazine, qu’il subsidiait jusque-là.
Le 16 mars dernier, l’hebdomadaire Der Spiegel publie cette information, passée jusqu’ici plus ou moins inaperçue au-delà des frontières allemande et autrichienne. L’Eglise y a cependant déjà réagi par l’intermédiaire du diocèse de Vienne qui a affirmé que le Cardinal, entre-temps devenu Pape, n’avait pas donné son accord à la publication de son texte, paru dans un premier temps dans la revue Communio.(……) Der Spiegel publie un morceau de ce courrier à l’en-tête du secrétariat de Joseph Ratzinger. “Le 18 septembre 1997, écrit l’hebdo allemand, Reisegger a demandé à son Eminence Joseph Cardinal Ratzinger la ‘permission de reproduire’ un article qui avait été publié dans la revue Communio en 1995 [...] Douze jours plus tard, le secrétaire de Ratzinger, Mgr Joseph Clemens, a donné à Reisegger le feu vert: ‘En réponse à votre courrier amical [...] je peux vous informer, au nom du Cardinal Ratzinger, qu’il a approuvé la publication de son essai [...] dans le mensuel Aula. Essai intitulé: Critique de la démocratie. » (n.d.l.r. : souligné par nous)
Deux choses qui n’ont rien à voir entre-elles, direz-vous ???
Ho, que si !! Elles montrent, toutes deux, une inquiétantes dérive droitière très dangereuse en ces temps de dépression mondiale propice à tous les extrémismes !!
Nous avions bien raison d’écrire, dès le 18 septembre dernier :
Vade retro papanas !!
http://dutron.wordpress.com/2008/09/18/le-pape-en-france-vade-retro-papanas/
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
8 avril 2009
La fin des paradis fiscaux?
avril 6, 2009 at 12:41 | In Economie, Politique | 1 CommentTags: La fin des paradis fiscaux?
La fin des paradis fiscaux?
http://www.alternatives-economiques.fr/la-fin-des-paradis-fiscaux_fr_art_831_42539.html
Reprise de l’article d’ « Alternatives économiques », notre revue économique préférée, qui précise notre article précédent : Ces paradis qu’on dit Fiscaux
Poussés par la nécessité de réguler la finance et de renflouer leurs caisses vides, les Etats veulent mettre au pas les centres offshore. Une avancée nécessaire, mais insuffisante, pour juguler les dérapages financiers.
Qui aurait dit, il y a seulement quelques mois, que la lutte contre les paradis fiscaux serait l’un des dossiers politiques phares de la régulation financière de l’après-crise? Que les principaux dirigeants des pays riches, jusque-là plutôt discrets sur le sujet, allaient les désigner comme l’ennemi à abattre? La réponse est simple: nos dirigeants ont besoin de sous. Les aides massives accordées aux banques, les plans de relance destinés à limiter les effets de la crise sur la croissance et l’emploi font exploser les déficits budgétaires. D’où l’idée de tenter de récupérer les recettes fiscales qui s’évaporent grâce à ces territoires, un manque à gagner évalué à au moins 50 milliards d’euros pour la France seule, soit 10% des rentrées d’impôts!
Mais une autre raison plaide en faveur d’une mise au pas des centres financiers offshore. Ils permettent en effet aux acteurs de la finance de développer en toute liberté des activités à haut risque et autres paris financiers insensés. Certes, ils n’ont pas inventé les subprime, mais ils en ont été les facilitateurs, un rôle jusque-là complètement sous-estimé. Un rapport du Government Accountability Office, l’équivalent de la Cour des comptes aux Etats-Unis, a montré qu’une partie du système bancaire fantôme, construit par les banques américaines pour jouer avec les titres financiers complexes à l’origine des dimensions prises par la crise, était établie aux îles Caïman. Qu’il s’agisse des déboires de la banque britannique Northern Rock, de l’américaine Bear Stearns, de l’allemande Hypo Real Estate, des banques islandaises, des fraudes de Bernard Madoff et de “Sir” Allen Stanford, et on en oublie, les principaux événements de cette crise passent par les paradis fiscaux.
Réguler la finance demande donc de s’attaquer à ces territoires. Le G20 du 02 avril s’y est attelé de manière certaine mais insuffisante. Il faudra aller plus loin.
De plus, combattre les paradis fiscaux ne suffira pas à mettre fin aux dérives de la mondialisation financière. Tout aussi importantes sont les mesures que les banquiers centraux semblent désormais prêts à mettre en oeuvre pour mieux contrôler la façon dont les banques prennent des risques et mieux encadrer les marchés de produits financiers sophistiqués.
Le G20 d’avril a été très loin en la matière. La mise au pas des centres offshore est une condition de l’efficacité de ces mesures, en empêchant qu’elles ne soient rapidement contournées via l’utilisation des facilités qu’ils proposent.
Mais, inversement, il ne suffira pas de faire de l’esbroufe médiatique anti-paradis fiscaux pour régler toutes les causes possibles de dérapage de la finance. C’est tout l’enjeu de ce qui, au-delà d’un G20 insuffisant sur ce plan-là, va se jouer dans les mois qui viennent.
Article d’ « Alternatives économiques » relayé par Coordination Gauche Alternative du Hainaut
Ces paradis qu’on dit Fiscaux
avril 5, 2009 at 9:55 | In Altermondialisme, Economie, Politique | 2 CommentsTags: Ces paradis qu’on dit Fiscaux
Ces paradis qu’on dit Fiscaux
Un paradis fiscal, c’est quoi ?
Un paradis fiscal est un territoire à la fiscalité très basse comparé aux niveaux d’imposition existant dans les pays développés. En anglais, le concept correspondant est celui de « tax haven » (« refuge fiscal ») ; en allemand on emploie le terme d’« oasis fiscale » (« Steueroase ») ou comme en français pour « Steuerparadies ».
Mais un paradis dit fiscal est aussi très souvent un paradis financier ou un paradis bancaire ; ils sont caractérisés par un fort secret bancaire hormis en cas d’injonction de la justice du pays
Le paradis fiscal lui est un pays où la règlementation monétaire et la fiscalité plus souple, plus favorable que dans le reste du monde, attirent les capitaux étrangers (Petit Robert). Il est caractérisé par une fiscalité très basse comparée à d’autres pays. Il possède, bien sûr, d’autres caractéristiques :
- Faible niveau d’imposition et des dépenses publiques réduites
- Liberté des changes
- Impunité judiciaire pour le contournement des lois d’autres États
En général, les paradis fiscaux sont de petits territoires, souvent des îles, qui compensent un faible taux d’imposition par un très grand volume d’opérations au niveau mondial.
Qui s’en sert ?
Aujourd’hui pratiquement toutes les banques, toutes les sociétés multinationales ont des filiales dans des paradis fiscaux. Ce sont des pays et territoires offrant des avantages fiscaux considérables par la non imposition ou la faible imposition des revenus et des bénéfices. C’est la principauté de Monaco qui inventa la taxation zéro en 1868 en supprimant toute imposition personnelle afin d’augmenter l’attractivité de son casino. Par ailleurs, les premiers territoires à fiscalité privilégiée furent les îles anglo-normandes (Jersey et Guernesey) ainsi que l’île de Man qui obtinrent leurs avantages contre la soumission à la Couronne d’Angleterre et le renoncement au soutien de la contrebande et de la piraterie.
Ce qu’ont permis les paradis fiscaux
Par ailleurs, la globalisation financière désigne la constitution d’un marché mondial intégré des capitaux. La globalisation comporte trois dimensions : géographique (mobilité des capitaux d’un pays à un autre), fonctionnelle (le marché de capitaux est compartimenté : marché monétaire, marché boursier, etc.) et temporelle (les marchés fonctionnent aujourd’hui 24/24 H et en temps réel).
Les flux financiers étant le secteur le plus bouleversé par l’inter-opérabilité mondiale et les technologies de l’information, ils ne restent pas indifférents. D’où l’apparition du terme globalisation financière.
Cette globalisation financière a permis, pendant 20 ans la constitution d’une gigantesque bulle financière ; c’est bien cette globalisation financière qui est à l’origine de la crise actuelle dont la crise des subprimes ne fut que le détonateur.
Voir sur ce sujet, sur notre blog :
La crise financière et après ? François Morin*
Et aussi :
La mondialisation en crise et ses issues : Conflits inter-impérialistes ou nouvelles régulations
Les paradis fiscaux , financiers ou bancaires sont les outils qui ont permis le développement de la globalisation financière et même qui ont aidé puissamment à la mondialisation.
Quoiqu’il en soit, le débat est enfin lancé au plan mondial : le G.20 a enfin publié des listes de paradis fiscaux :
Les listes du G.20
Sont répertoriés sur une liste noire des Etats ou territoires qui ne se sont pas engagés à respecter les standards internationaux :
le Costa Rica, la Malaisie (Labuan), les Philippines et l’Uruguay.
Deux listes “grises“ désignent des Etats ou territoires qui se sont engagés à respecter les standards internationaux mais ont à ce jour signé moins des douze accords requis.
Une liste “gris clair” de paradis fiscaux comprend
l’Autriche, la Belgique, le Brunei, le Chili, le Guatemala, le Luxembourg, Singapour et la Suisse.
La liste “gris foncée” de pays ou territoires correspondant à la même définition mais déjà identifiés en 2000 par l’OCDE contient 32 noms :
Andorre, Anguilla Antigua, Barbade, Aruba, Bahamas, Bahreïn, Belize, les Bermudes, les iles vierges anglaises, les iles Cayman, les iles Cook, la Dominique, Gibraltar, Grenade, Liberia, le Liechtenstein, les Iles Marshall, Monaco, Montserrat, Nauru, les Antilles néerlandaises, Niue, Panama, St Kitts and Nevis, Sainte Lucie, Saint Vincent et Grenadine, Samoa, San Marin, les iles Turks and Caicos et Vanuatu.
Dans la liste, dite « blanche », de ceux qui appliquent les normes de manières substantielle, on retrouve les grands pays (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Allemagne, …). Elle comprend aussi des petits territoires, comme Jersey, Guernesey ou encore l’Île de Man, qui ont signé ces dernières semaines de nombreux accords bilatéraux de collaboration fiscale.
La Chine figure aussi sur cette liste, dont l’OCDE a toutefois exclu ses régions autonomes que sont Hong Kong et Macao. Ces deux territoires se sont, en effet, simplement engagés à respecter les standards de l’OCDE.
Ceux qui n’y sont pas :
Il y a, sur ces listes des manques criants :
- Hong Kong et Macao pour la Chine
- Jersey – Guernesey et l’Ile de Man pour la Grande Bretagne
- Le Nevada et le Delaware pour les U.S.A
C’est malheureusement le résultat du « donnant-donnant » inhérent à toute négociation.
La Chine ne voulait pas que l’on touche aux siens, les anglais non plus donc, les USA on demandé qu’on enlève les leurs.
Un mouvement lancé ?
Ce qui nous semble important, c’est que le mouvement soit lancé après des années de campagne contre les paradis fiscaux, par ATTAC, notamment.
Mais, ne nous leurrons pas : si le mouvement est enfin lancé, il est plutôt le fait de la profondeur de la crise et de la sainte trouille des possédants.
En attendant, la bulle financière mondiale a perdu environ 50 % de sa taille avec la crise mais les ingrédients sont toujours présents
Malgré ses rodomontades, Sarkozy est toujours coprince d’Andorre et Michèle Obama a offert un guitare Gibson à Carla Bruni !!
De quoi penser qu’il y a toujours matière à se faire « de la gratte » !!
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
5 Avril 2009
Appel Européennes : Le boycott est l’arme de la démocratie directe !
avril 2, 2009 at 4:45 | In Citoyenneté, Europe, Politique, Solidarité Pétition | 3 CommentsTags: Appel Européennes : Le boycott est l’arme de la démocratie directe !
Appel Européennes :
Le boycott est l’arme
de la démocratie directe !
Les 6 et 7 juin, les Français et les électeurs des vingt-six
autres pays européens sont appelés à élire
« leurs » représentants au Parlement européen.
La participation à l’élection européenne rend les citoyens
européens complices des manipulateurs de Traité de
Lisbonne, cette lamentable copie du Traité
constitutionnel (TCE), rejeté par 55% des
électeurs français.
Et autant de Néerlandais. Sans compter
tous ceux à qui on n’a pas demandé leur avis.
Sous l’impulsion de Sarkozy, qui se croit toujours
président de l’U.E, les députés français se sont affranchis
de leur devoir de délégation et de représentation.
Ils nous ont trahis ! Accepter d’élire de nouveaux députés
européens, c’est accepter que les dénis de démocratie
deviennent une habitude. Par cet acte honteux, les
députés français ont franchi la ligne, ils ont choisi
le camp des notables contre celui des citoyens.
Nous, signataires de cet appel au boycott,
refusons de tendre l’autre joue.
Les députés français nous ont floués
a posteriori,
les députés européens font mieux :
ils nous préviennent que nous sommes
floués a priori.
En effet, ils nous appellent à voter pour un Parlement
sans pouvoir et des députés sans mission, quoique
grassement rémunérés.
Certains candidats de la gauche radicale ne sont
pas très à l’aise lorsqu’il s’agit de détailler leur actions
futures : l’un d’entre eux promet de favoriser
les référendums d’initiative citoyenne… Étonnante
reconversion pour quelqu’un qui s’est tant battu
contre le Traité de Lisbonne car cette possibilité
offerte aux peuples est une des nouveautés
du traité honni… s’il devient, un jour, applicable.
En plus, ces référendums
nécessitent au minimum un million de signatures
de citoyens européens et seront « proposés » à la
souveraine Commission laquelle statuera sur
leur opportunité. Autant dire que le référendum européen
devrait, assez rapidement, figurer sur la liste des
espaces démocratiques en voie de disparition.
Car la démocratie, quand il s’agit de l’Union européenne,
a des allures de dictature tranquille. Les peuples
résignés s’y sont habitués. Seul un boycott
politique, argumenté et revendiqué peut nous
sortir de la torpeur d’une élection sans enjeu.
Boycotter sans détour cette élection ! Boycotter est un acte de démocratie directe !
Boycotter ne nous empêche pas de faire campagne contre le totalitarisme de l’Union européenne.
Un autre candidat est encore plus fumeux. Il envisage
sereinement de mettre en place une Constituante
qu’il proposerait à… la Commission. Personne ne
sait comment ce spécialiste des fauchages volontaires
parviendra à attirer suffisamment de députés européens
pour adhérer à son idée et surtout comment il
convaincra la Commission. Par un référendum d’initiative
citoyenne, sans doute…
La majorité du Parlement européen serait-elle composé
de députés anarcho-communistes, ce qui ne risque
pas de se produire avant l’an 3050, que les technocrates
de la Commission ne devraient pas accepter
avec facilité cette idée de Constituante.
La Commission européenne est le bras armé des
capitalistes en Europe. Même si une « actio popularis »,
emmenée par un ramassis de salopards en salopette,
la visait, elle pourrait toujours compter sur la Cour de
Justice des Communautés européennes.
Bien planquée dans un véritable bunker au Luxembourg,
un paradis fiscal soit dit en passant, cette tanière
de super-juges symbolise le totalitarisme juridique
d’une construction européenne qui s’est faite sur le déni
des peuples. Les arrêts de cette cour suprême sont
inattaquables ou presque. Confessionnal ou conseil de
discipline, la Cour de Justice se la joue autoritaire.
Les représentants des États membres y défilent, la tête
basse, et en sortent, les fesses rougies.
La Cour de Justice des Communautés européennes
est sans doute l’instance la plus discrète mais aussi la
plus despotique. Une entité occulte, au service des
puissances de l’argent, en quelque sorte puisqu’elle n’a
cessé, en quarante ans, de promouvoir le libéralisme
le plus violent à coups d’interprétation fantaisistes des
traités lorsque les textes n’étaient pas suffisamment
précis. Ses pouvoirs ne cessent de s’étendre de
traités en traités, les États membres perdent de plus
en plus leurs prérogatives au bénéfice de cette
curieuse institution qui semble les narguer.
On dira que nous exagérons et que les menaces
sur la démocratie ne peuvent en être arrivées
à ce point critique, qu’il est possible de changer
encore la donne. Peut-être mais certainement
pas de l’intérieur !
Restent des solutions plus concrètes :
la grève générale reconductible dans tous les pays
européens dont nous souhaitons qu’elle émerge
du mouvement social.
Et le boycott comme arme de démocratie massive !
Une pétition qui recueillerait un million de signatures
pour le boycott sera une formidable claque aux petits
arrangements entre amis.
Le boycott permet de refuser le jeu
des élections dont la Commission a
pipé toutes les règles.
“Nous, les initiateurs et premiers
signataires de l’appel au boycott,
ne voulons pas changer les règles
du jeu mais changer le jeu”.
(André Breton)
Nous sommes les initiateurs
et premiers signataires de cet appel,
rejoignez-nous !
* Ce texte, libre de droits, peut être utilisé sur tous
les supports médias en vue de diffuser cet appel.
Initiateurs de l’appel :
- Guy Dutron et la coordination
Gauche Alternative du Hainaut (Membre de la CNA de
la Coordination des Collectifs Unitaires pour une
alternative au libéralisme - Militant SUD – Écrivain –
France)
– Geneviève Sabathé (Agde – Hérault –
(Ex- Porte parole des Collectifs Unitaires Antilibéraux de
l’Hérault – Docteure en Sciences de l’Education – France)
Premiers signataires : (Ordre de signature)
- Jacques Lainet (Militant altermondialiste et
écologiste radical – Avesnois – Coordination
Gauche Alternative du Hainaut – France) –
- Joëlle Dichi (Militante SUD – Paris -
France )
– Pierre Dutron (Président du Rassemblement
Populaire Wallon – Belgique et Roumanie)
– Thérèse-Marie Cardon (Enseignante –
CGT Educ’Action Nord – Coordination Gauche
Alternative du Hainaut – Cambrésis – France)
-- Michèle Barbier (Mère au foyer – Militante citoyenne
Colombières sur Orb – Hérault – France)
– Claude Le Guerranic (Objecteur de croissance –
Tarn – France)
– Katie Palluault (Militante Féministe –
Objectrice de croissance – Val d’Oise – France)
– Richard Ramaekers ( RPW –
Retraité des services publics – Mouscron – Belgique)
– Emeline Laurent ( Etudiante en Environnement –
Nord – France)
– Pascal Laurent (Demandeur d’emploi Bâtiment
Nord – France)
– Martine Hennecart (Demandeuse d’emploi
Nord – France)
– Cécile Pébereau (Militante Altermondialiste
Haute Garonne – France)
– Odile de Puthod (France)
– Robert Chamayou (Professeur de mathématiques
Colombières sur Orb – Hérault – France)
– Andy Leclere (Militante inter mondialiste
– anticapitaliste – Liège – Belgique)
– Gilbert Saillour ( Altermondialiste & ami
de la Confédération Paysanne – 72100
Le Mans – Sarthe – France)
– Thierry Fiata (Réceptionniste – Idéaliste
Île de la Réunion)
Autres signataires : (Ordre de signature)
A partir de ce jour à midi, rendez-vous sur :
http://boycott.ouvaton.org/Bienvenue.html
Vous pouvez déposer aussi vos signatures sur notre blog en commentaire :
merci de nous donner : Prénom – Nom – Engagements (facultatif) - ville – Département ou Région – Pays
Merci à vous
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