Le plan de relance de Sarkozy c’est pas le New Deal et la crise est toujours devant nous

décembre 4, 2008 at 10:20 | In Economie, Politique | Leave a Comment
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Le plan de relance de Sarkozy c’est pas le New Deal et la crise est toujours devant nous

A LA FRANCAISE ! C’est devenu le maître mot de la politique à Sarko ! Nous avions déjà un « fonds souverain à la française » …lisez un fonds souverain rikiki ; nous voici nantis d’un plan de relance du même tonneau.

Ho, ce n’est pas rien 26 Mds d’€ mais ce n’est pas tout.

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Pour illustrer, cher lecteur, disons que 26 Mds, c’est à peu près 0,6 % du PIB français à comparer avec les 2,5 % que représente le plan de relance américain ! C’est à dire, proportionnellement 4 fois moins !!

D’où notre affirmation : « Ce n’est pas le new deal » !!

Non seulement ce n’est pas le new deal mais ce plan constitue également un AVEU ! A notre connaissance, Sarkosy préside encore pour un mois aux destinées de l’Europe or, annoncer seul son tout petit plan, c’est aussi avouer que cela coince au niveau européen.

D’autre part, certains mauvais esprits demandent où notre omniscient président va bien trouver ce pognon !!

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Mais il ne va pas le trouver voyons puisqu’il ne l’a pas ! Il va juste augmenter la dette qui n’est jamais que de l’ordre de 1250 à 1300 mds d’€ ; cela ne fera que 26 mds de plus

ET LA CRISE, MONSIEUR ? ELLE VA MONSIEUR !!!!! VOYONS D’ABORD DE QUELLE CRISE NOUS PARLONS

La crise économique, LA RECESSION sont désormais au cœur des préoccupations, mais la crise financière est-elle réglée définitivement ?

Tout dépend des mesures que la communauté internationale prendra pour construire un autre système financier mondial.

Pour l’heure, les interventions publiques semblent avoir calmé l’affolement, mais le marché du crédit est toujours paralysé.

Il y a un peu plus d’un mois, c’était la panique.

A la suite de la faillite de Lehmann Brothers, le système de crédit tout entier était paralysé dans tous les pays du monde, l’Islande déposait son bilan et la Hongrie était proche de le faire. L’on mesurait l’ampleur des pertes probables produites par la crise des subprime, et au-delà de cette crise, la bulle produite par une finance mondiale prête à toutes les spéculations pour arrondir encore ses bénéfices : on parlait de 2000 milliards de dollars au moins.

De peur de découvrir des cadavres dans les placards, au jeu du mistigri, plus aucune banque ne prêtait à quiconque,

C’est Gordon Brown qui a trouvé la solution, en proposant – et en appliquant chez lui – la nationalisation partielle des banques, assortie d’un apport de fonds propres et d’un approvisionnement en liquidités : l’apport de fonds propres pour renforcer la solidité des banques, l’apport de liquidités (prêts de la Banque centrale) pour permettre que le crédit reprenne son cours normal.

Cette intervention massive, et plus ou moins coordonnée, a permis d’enrayer le processus de défiance bancaire qui menaçait ; il fallait rétablir la confiance et Gordon Brown a au moins réussi cela.

Nulle part, on n’a vu de ruées vers les guichets, comme cela avait été le cas en 1929. Des épargnants ont bien retiré leurs fonds de certains établissements ; d’autres ont liquidé une partie de leurs positions sur des produits à risque, comme les actions, pour la placer en titres d’Etat, jugés plus sûrs, provoquant une forte baisse des cours des premiers (en Bourse notamment) et une hausse sensible des cours des seconds sur le marché de l’occasion. Mais, dans l’ensemble, le système bancaire ne suscite plus de défiance exacerbée.

Et après ?

Dans ce contexte, les objectifs du G 20, qui s’est réuni à New York le 15 novembre, étaient clairs :

• Les banques devront assumer les risques qu’elles prennent de façon plus importante que ce n’est le cas aujourd’hui : en clair, si elles achètent des produits d’épargne sophistiqués, pour leur compte ou celui de leurs clients, il leur faudra faire évaluer les risques pris et garantir une fraction accrue de ces risques sur leurs fonds propres.

• Les organismes qui interviennent sur ce que l’on appelle le « marché des produits dérivés » (en pariant sur la hausse – ou la baisse – des taux d’intérêt, des taux de change, des cours en Bourse, etc.), seront davantage encadrés et surveillés que ce n’est le cas aujourd’hui. On verra bien ….

• Enfin, les paradis fiscaux feront l’objet de mesures tendant à limiter leur impact et à leur imposer un minimum de transparence. Mais, là encore, l’affirmation reste très floue, et l’on ne sait ni quelles places financières sont visées, ni quelles mesures seront prises.

Dans ce domaine, nous demanderons donc également à voir, concrètement, les mesures prises !

Sur le plan des principes, un pas en avant a donc été franchi, puisque la période de l’autorégulation des marchés est officiellement abolie ; comprenez (dans ce jargon où tout est falsifié) la dérégulation totale, c’est fini … on verra bien là aussi !

Mais surtout, il restera à évacuer définitivement les cadavres qui continuent de pourrir dans les placards et dans les bilans des institutions financières en général, et de certaines banques en particulier.

Du coup, la crise du crédit risque donc bien de se prolonger retardant d’autant toute solution à la crise économique.

Mais enfin ! Nous avons l’inspecteur Sarko qui mène l’enquête à la manière d’un nouvel inspecteur « gadget » ! Hauts les cœurs !

sarko-pave-heritage-de-mai-68

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

4 – 12 – 2008

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