Si Ségolène avait gagné…par Dominique Taddei
novembre 28, 2008 at 2:50 | In Politique | 5 CommentsTags: Si Ségolène avait gagné…par Dominique Taddei
Si Ségolène avait gagné…par Dominique Taddei
La gauche de gauche aurait vu un boulevard s’ouvrir devant elle. Dans le cas de Delanoë aussi d’ailleurs. Oui, mais c’est Martine Aubry qui a pris les clés du camion.
Or, ce serait une grave erreur de sous-estimer son intelligence, qui est grande, et son caractère qui est pour le moins difficile. Elle sait qu’elle ne peut s’éloigner du « massacre de Reims », qu’en transfigurant le PS, qui n’est plus qu’une association à but électoral. A cet égard, le départ d’un député et d’un sénateur, Dolez et Mélenchon, est un phénomène marginal, quand on possède plusieurs centaines de parlementaires : plus de 40% des adhérents avaient voté non, lors du vote interne sur le TCE et cette clarification aurait du intervenir bien plus tôt pour avoir une importance réelle. Aubry n’est pas non plus du genre à partager le pouvoir, et elle sait que les vieux éléphants n’ont pas d’autre choix que d’en passer par ses quatre volontés, du moins d’ici les élections européennes : il y va de leur survie. Elle va donc relooker la baraque, rajeunir, colorier, féminiser, au point de ne laisser à Ségolène que son sourire. Elle va faire adopter des textes à gauche toute, que la crise justifie, suivant Gordon Brown, qui est en train de réussir son virage à 90 degrés. Les socialistes seront dans les manifs. Et colleront à toutes les revendications syndicales, en phase avec le caractère dramatique de la situation sociale.
Ceci étant, rien n’est réglé pour Aubry, ni pour l’ensemble de la gauche : le PS va logiquement reculer aux européennes et, plus grave pour lui, ne pourra garder la plus grande partie des régions qu’en acceptant de renoncer à son hégémonie intolérable sur l’ensemble de l’opposition. C’est alors que tous les adversaires intérieurs, anciens (ils sont déjà majoritaires) et nouveaux (car elle s’en fera beaucoup) de Martine Aubry pourront tenter leurs révolutions de palais, les seules qu’ils soient capables d’assumer…
En présence d’un PS aubryste, l’urgence, pour la gauche de gauche, est d’accélérer sa propre mutation : avant toute chose, des listes électorales uniques pour les européennes, mais il faudrait pour cela que les nouveaux adhérents du NPA parviennent à en convaincre la direction sectaire de la LCR ! Ensuite, que se manifeste la capacité d’inventer une nouvelle forme d’organisation politique, qui dépasse la forme « parti » traditionnelle, qui sache militer en réseau et établir une véritable dialectique avec l’ensemble des mouvements sociaux, écologiques, citoyens et culturels dans une dimension altermondialiste.
Et cela dépend de nous tous.
27 – 11 – 2008 Domi Taddei,
Ancien secrétaire national du PS,
membre du collectif corse de la gauche alternative
Le réchauffement climatique l’Avesnois et ses élus
novembre 27, 2008 at 1:19 | In Environnement OGM, Politique | 1 CommentTags: Le réchauffement climatique l’Avesnois et ses élus
Le réchauffement climatique l’Avesnois et ses élus
Le bocage Avesnois avant réchauffement climatique
Un excellent article de la Voix du Nord (Avesnes) fait le compte-rendu du projet Avesnois de lutte contre le réchauffement climatique.
A propos d’excellent article, celui-ci est de Barbara Fircowicz de l’agence d’Avesnes. Nous avons dit la même chose récemment d’un article de Nathalie Waroux sur la crise en Sambre-Avesnois. Ceci est dit pour répondre à quelques atrabilaires qui prétendent que nous « dirions du mal ». Il est exact que nous taillâmes naguère un costume au plumitif alors intérimaire à l’agence de Maubeuge. Nous le fîmes seulement parce que le Monsieur s’était départi de son objectivité pour soutenir au delà du raisonnable le projet que RN2 à 4 voies auquel nous nous opposons. Comme nous ne sommes inféodés à personne, nous l’avons écrit et taillé ce joli costume à l’impétrant que nous ne nommerons plus désormais ! Faut dire qu’il a également omis, depuis, de parler, dans son édition de Fourmies de l’ocupation d’une agence du Crédit Agricole à Signy le petit, le Môssieur !!
Cela étant bien clair pour tout le monde, revenons à ce bon article ce La Voix du 26 – 11 – 2008 ci-dessous :
Nous y en apprenons de belles, chers lecteurs.
L’Avesnois va avoir un plan climat ! Vache ! Voilà qui en jette, non ?
Le drame c’est qu’en lisant l’article, ça jette déjà un peu moins en lisant les noms de leaders de l’affaire.
- Le Sénateur –Maire du Quesnoy : Paul Raoult.
Photo Voix du Nord
On ne veut pas sa mort à Paul ! Il aurait même eu bien du courage jadis lorsqu’il osa s’opposer au tout puissant Derosier pour la Présidence du Conseil Général du Nord. Paul a d’ailleurs payé fort cher ce courage. Il y perdit toutes ses fonctions départementales sauf celle de Président du Parc naturel régional de l’Avesnois que Derosier ne pouvait lui enlever. Même à l’époque, c’était déjà la tendritude !!
Royal aime les “françois” !!
Ce petit hommage lui étant rendu, faut pas non plus pousser. La présidence du Parc ne fait pas de Paul un écolo radical, n’est-ce pas Paul ?
Ta fête du Lait, au Quesnoy, tu l’organises bien avec les usines à lait les plus productivistes de l’Avesnois – Thiérache, non ?
Voilà, comme ça, c’est clair aussi, Paul ne devant pas encore être remis du mauvais mélo que viennent de nous jouer éléphants et éléphanteaux nationaux, nous n’allons pas l’accabler non plus notre mayeur du Quesnoy ! D’autant que, sur le dossier climat, voici Paul nanti d’un duettiste !
- Jean-Marie Allain :
Maire de Marpent de vice-président de l’Agglomération Maubeuge Val de Sambre (AMVS)
Intéressant l’itinéraire de Jean-Marie Allain ! Anciennement à l’extrême gauche ou proche de celle-ci, Jean-Marie conquit en 2002 sa bonne commune de Marpent ; il rejoignit ensuite les Verts et pas les plus rouges selon nous ! Aux dernières échéances, il rejoignit Bayrou et le Modem.Hé oui, on tombe toujours du côté où l’on penchait déjà !
Joli parcours de l’extrême gauche au Modem qui lui valut certainement sa place de vice-président de l’AMVS.
Oui, mais ! Pour obtenir cette jolie place, Jean-Marie a très certainement du faire allégeance à Pauvros, Maire (PS) de Maubeuge et qui a réussi le tour de force « unitaire »(sic) de virer le communiste Bernard Baudoux de la présidence de l’agglo.
Le même Pauvros qui , par la personne interposée de Yves Renaud contrôle la première vice-présidence du SMIAA pudiquement appelé « Syndicat Mixte de l’Arrondissement d’Avesnes ».
Syndicat Mixte de qui, de quoi ?? On sait pas !! Ne croyez pas lecteur lointain que le « MI » du sigle ne veuille dire que « mixte », que nenni !
Le « I », c’est surtout pour Incinération sauf qu’on ne le dit pas. Cachez ce sein cancéreux que nous ne saurions voir ! Le lecteur non averti et non Avesnois ne saura jamais que le SMIAA gère l’incinérateur de Maubeuge, tout comme il ne saura jamais combien il y a des cancers en Avesnois vu que les statistiques sont inconnues au bataillon, tout comme il ne saura jamais s’il existe, en Avesnois, un nombre anormal de cancers atypiques mais bien typiques des incinérateurs selon les meilleurs scientifiques honnêtes , tout comme il ne saura pas, le malheureux, s’il est atteint de l’un de ces sarcomes que ceux-ci aiment à se développer chez ceux qui inhalent les dioxines et autres cochonneries sorties des incinérateurs !
L’incinérateur de Maubeuge qui, pour tout arranger, jouxte le Lycée Pierre Forest
Qu’est-ce que tu en dis, Jean-Marie ?? Dans le temps, tu ne l’aimais pas trop ce foutu incinérateur ! Mais maintenant que te voici vice-président, possible que tu tolères !!!
Nous, nous ne changeons pas ! Ce que nous disions aux législatives et aux municipales, nous allons continuer de le dire. Nous allons même le dire un peu plus fort avec notre association Hainaut Avenir Environnement récemment créée.
Parce que, des personnes mortes de ces saloperies de cancers, nous en connaissons partout de Rousies à Cousolre et dans tout le Val de sambre ! Parce que, indépendamment de leur personne, compter sur les deux duettistes que nous venons de décrire pour lutter contre l’effet de serre, franchement, nous on ne parierait pas un radis(même bio) là-dessus !!
Ah ça, des « paroles verbales » on va en avoir ! Et le développement durable par ci et le développement durable par là, jusqu’à plus soif qu’on va y avoir droit ! Sauf, que votre développement, soit –disant durable, Messieurs, on s’en tape ! On s’en fout ! Vous savez où vous pouvez vous le mettre ? Non ? Tiens, une suggestion, vous pouvez même vous l’incinérer, ça vous réchauffera par ces temps de neige !
Tout le monde sait maintenant que notre planète va droit dans le mur, que notre modèle de développement est déjà condamné ; alors, vous pouvez toujours vous l’appeler « durable » entre vous si ça vous excite !
Nous, ce que nous voudrions, ce serait que ce développement soit SOUTENABLE que cela soit étudié, clarifié et même que si décroissance il fallait, décroissance il y aurait.
Cette conception, cher lecteur, aucune chance de la trouver ni chez Paul Raoult ni chez Jean-Marie Allain qui ont tout deux, chacun à leur manière, rejoint le camp de ceux qui accompagnent le système actuel, le SYSTEME CAPITALISTE PRODUCTIVISTE !!
Comme nous le disions plus haut, les « paroles verbales » sont pour nous nulles et de nul effet. Seuls comptent vos choix concrets Messieurs et ces choix là, vos choix politiques, dès maintenant, répondent à votre place.
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
26 – 11 – 2008
L’appel pour déterrer l’écologie politique
novembre 26, 2008 at 5:15 | In Environnement OGM, Politique | Leave a CommentTags: L'appel pour déterrer l'écologie-politique
L’appel pour déterrer l’écologie-politique
La compréhension (enfin !) de l’urgence environnementale s’accompagne d’une ignorance toujours plus grande des propositions que l’écologie-politique fait à la société depuis les années 1970, entre les premières vélorutions, les Amis de la Terre, les écrits d’Ivan Illich et le verre d’eau de René Dumont. La recomposition du paysage électoral apportera-t-elle du nouveau ? Nous sommes jeunes et impatient-e-s, nous préférons agir dès maintenant pour faire renaître une culture à proprement parler écologiste.
La révolte commence dans l’imaginaire
Travailler-consommer est un impératif majeur dans notre société. C’est surtout le fruit de l’imaginaire capitaliste sur lequel notre civilisation est basée. Il nous impose une façon unique de penser, de s’accomplir, bref d’exister. Mais il ne s’agit pas d’un horizon indépassable, puisque tous les imaginaires sont possibles pour construire une société. L’écologie-politique a pour ambition de ré-inventer une utopie émancipatrice pour tou-te-s.
Elle souhaite mettre fin à toute forme de domination : racisme, sexisme, (néo-)colonialisme, nationalisme… C’est que l’hétérogénéité de ces phénomènes sociaux n’est qu’apparente. Toutes ces formes d’oppression nous apparaissent indissociables de la domination de l’être humain sur son semblable (aujourd’hui par le capitalisme), elle-même inséparable de la domination de l’être humain sur la nature. L’écologie-politique mène ces deux combats de front.
L’autonomie à la base
L’une de ces dominations, et la moins mise en cause, est celle des États sur les peuples. L’élection a créé une classe politique qui s’auto-entretient et prétend nous représenter. Mais nous ne débattons plus. Les classes dominantes s’appliquent à ce que nous n’ayons plus que des idées préconçues qui guideront ensuite l’action politique. Aucun temps à consacrer à la vie de la cité, des médias manipulateurs : cela concourt à confisquer le pouvoir au peuple.
Sur la question environnementale par exemple, nous sommes tenu-e-s d’accepter la mise en place d’une gestion autoritaire, centralisée et technicienne des ressources naturelles et des contraintes qui l’accompagnent. La contrainte est soit subie à travers les politiques publiques (de l’énergie nucléaire, de l’agriculture…), la fiscalité « verte », etc. Soit elle est intériorisée, avec le renforcement d’une « éco-citoyenneté » bien-pensante. N’est-ce pas seulement ralentir la vitesse à laquelle on dégrade l’environnement, pour se donner bonne
conscience ?
L’écologie-politique passe par une démocratie directe. Elle n’accepte pas que le désastre environnemental justifie un renforcement de l’autorité. L’autonomie et la liberté, qui sont au cœur de notre pensée, nous permettent non seulement de garder notre humanité mais aussi de construire une société écologique.
Remettre l’économie à sa place
Le fonctionnement de la société productiviste nous impose le travail comme rouage central de notre vie : organisation de notre temps, éducation, situation et reconnaissance sociale, accès aux besoins vitaux comme à ceux créés artificiellement.
Ce travail fonctionne sur des relations de domination. C’est donc une activité imposée, aliénante, spécialisée, contrainte par un système extérieur. Plutôt que d’être partagées, les tâches les plus pénibles sont peu rémunérées et réservées à une population mise à la marge.
Ce travail aliénant, nous le refusons. Nous lui préférons l’activité autonome et librement choisie, dans laquelle plaisir, émancipation et reconnaissance de chacun s’équilibrent avec satisfaction des besoins de tou-te-s. Pour répondre à ces besoins, remettons l’économie à sa place, en tant qu’activité de production et de répartition des richesses et des ressources. Cette activité humaine ne doit pas faire l’objet d’un dogme postulant la croissance comme un but en soi.
La prédominance de cette vision totalisante de l’économie engendre des désastres sociaux et environnementaux que les dominants tentent de résoudre par des solutions techniques, sans remettre en cause nos modes de vie et de production. De surcroît, une croissance infinie, impossible sur une planète aux ressources finies, repose en grande partie sur l’exploitation des pays du Sud.
L’écologie-politique, au contraire, invite à une relocalisation de la production, et de la décision collective qui doit l’accompagner. Cette démarche permet de décider localement, démocratiquement et en toute connaissance de ce que l’on produit et comment, en fonction des besoins réels, des ressources disponibles et des possibles nuisances.
Graines d’alternatives
L’écologie-politique s’oppose aux violences physiques, psychologiques et symboliques : violence militaire internationale exportée, explosion des inégalités de pouvoir et de conditions socio-économiques, imposition d’un modèle de bonheur marchand. La dénégation du conflit, de la contestation, le refus de laisser place à la minorité et à l’« anormalité » sont autant de violences que nous rejetons.
Le conflit est humain, il résulte de l’altérité. Réhabilitons le conflit, son expression et sa régulation. Moteur de notre action collective, il est un point essentiel de la démocratie.
La jeunesse, notamment, ne doit pas réprimer son esprit critique. Elle est porteuse d’un regard nouveau, conciliant curiosité, convivialité et enthousiasme. Elle est une force indispensable à la construction d’une société écologique. Cette force doit rester indépendante des pouvoirs et des bureaucraties, afin de conserver ses qualités intrinsèques pour participer à l’essor de l’écologie-politique.
Et après ?
Nous n’appelons pas à la formation d’une nouvelle organisation centralisée, qui épuiserait nos énergies et effacerait notre diversité. Mais l’écologie-politique risque, sous les coups de boutoir du développement durable à la mode et du capitalisme « vert », de voir sa grille d’analyse oubliée au profit de celles, réductrices à nos yeux, de l’extrême-gauche traditionnelle ou de la simplicité volontaire. Elle a besoin, pour gagner en visibilité, d’être portée plus fortement que par les groupes atomisés dont nous faisons partie. A nous de créer un espace propre à l’écologie-politique ; réseau ou « désorganisation », cela dépendra de nos envies communes.
Faisons vivre cet appel ! Réunissons-nous localement pour le discuter, le compléter, le faire évoluer, le diffuser, l’afficher, le déclamer… Et préparons une rencontre nationale, le samedi 24 janvier (lieu à définir ensemble). Prenons contact avec les jeunes d’autres groupes écologistes, et aussi avec nos potes pas forcément militant-e-s mais convaincu-e-s qu’il faut faire vivre cette idée.
Appel initié par des jeunes se reconnaissant de l’écologie-politique, parlant en leur nom propre et militant pour certain-e-s dans les groupes (par ordre alphabétique) :
Chiche ! jeunes écolos alternatifs solidaires, Déboulonneurs, EcoRev’, Fac verte, Groupe décroissance de Lille, Jeunes alternatifs, Jeunes verts, Le Pas de côté (groupe décroissance de Bordeaux), Mouvement de la paix, Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC), Rêvolutives, Souris verte Picardie, Sud-Solidaires, Vélorution !, Virage-énergie en Nord Pas-de-Calais… et toi ?
ecologie-politique@ouvaton.org
http://ecologiepolitique.wordpress.com
C’est bien volontiers que nous relayons cet appel – illustré par nous - d’autant qu’il correspond parfaitement à nos valeurs fondamentales
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
26 – 11 – 2008
Crise économique et financière malgré les milliards des Etats la débâcle des banques continue
novembre 25, 2008 at 6:23 | In Economie, Politique | 2 CommentsTags: Crise économique et financière malgré les milliards
Crise économique et financière malgré les milliards des Etats la débâcle des banques continue
Malgré les mesures de soutien massives des Etats, malgré une purge comptable drastique, les banques du monde entier continuent leur descente aux enfers. La valeur boursière des plus grands établissements a fondu de moitié en moins d’un an. Le secteur bancaire est loin d’être stabilisé, comme le montre le sauvetage public, extrêmement symbolique, du géant financier américain Citigroup, lundi 24 novembre, pour 306 milliards de dollars (237 milliards d’euros).
L’ex-numéro un mondial a fini par lâcher sous le poids de ses actifs toxiques liés aux crédits immobiliers à risques américains (les subprimes), estimés à 50 milliards de dollars !
Pourtant, par leurs interventions, les Etats pensaient avoir éliminé le risque systémique (le risque d’un écroulement du système bancaire).”
La décrépitude de ces anciens fleurons de l’économie mondiale s’inscrit dans le contexte de krach boursier depuis la mi-septembre.
Aucune valeur n’échappe à la baisse, dans un marché dépassé par les ventes massives d’actions, de la part de fonds spéculatifs (hedge funds) et des compagnies d’assurances forcées de rembourser leurs clients ou d’éponger leurs pertes.
Les valeurs bancaires sont parmi les premières sacrifiées dans ce “flux vendeur”.
Quelques exemples :
Valeur………………………Perte valeur boursière depuis janvier 2008
BNP Paribas - 46,41 %
Société Générale - 68,61 %
Crédit agricole - 64,91 %
Natixis - 82,76 %
Fortis - 96,69 %
Dexia - 80,30 %
ING Groep - 77,01 %
Citigroup INC - 80,00 %
Mais la chute des banques a aussi des raisons toutes simples : Les investisseurs n’ont pas apprécié l’abandon, aux Etats-Unis, des programmes de rachats d’actifs compromis, prévus par le plan Paulson.
Ce plan de sauvetage, chiffré à 700 milliards de dollars, devait initialement soulager les bilans des grandes banques, en les débarrassant de leurs produits financiers toxiques, invendables sur le marché. Il a été brutalement réorienté, au profit de recapitalisations directes des établissements, suivant le schéma retenu en Grande-Bretagne.
De plus, les investisseurs en Bourse s’attendent à des mois très difficiles pour les banques, à mesure que la crise financière se propagera à l’économie réelle. Les défaillances d’entreprises devraient se multiplier, les demandes de crédit diminuer, autant de risques en plus et de recettes en moins dans les comptes des établissements de crédit.
Déjà, de premiers signes de la dégradation de l’économie apparaissent aux USA, avec la multiplication des défauts de paiement dans les crédits à la consommation.
Les statistiques publiées par la Réserve fédérale (Fed) américaine, pour le troisième trimestre, montrent un taux de défaut de paiement en nette augmentation dans l’ensemble des banques, à 3,69 %, au lieu de 3,58 % au deuxième trimestre. Ce taux s’établissait encore à 2,95 % au premier trimestre 2007.
Le constat n’est pas meilleur en matière de crédits immobiliers. Le taux d’impayés a atteint 4,84 % au troisième trimestre, toujours selon la Fed, contre 4,22 % au trimestre précédent. Il évoluait sous la barre des 3 % en 2007 et sous celle des 2 % en 2006.
On peut donc s’attendre à ce que la prochaine crise qui frappera le système bancaire américain et diffusera dans le monde sera celle du non remboursement des crédits à la consommation qui viendra s’ajouter au non remboursement des crédits immobiliers.
Plus que jamais, n’en déplaise à notre Lagarde nationale, la crise n’est toujours pas derrière nous mais bien devant ; et pour longtemps.
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
25 – 11 – 2008
Pour en finir avec le capitalisme nécessité d’un projet politique crédible et désirable comment y aboutir ?
novembre 25, 2008 at 1:25 | In Refonder la Gauche | Leave a Comment
Pour en finir avec le capitalisme nécessité d’un projet politique crédible et désirable comment y aboutir ?
Les méfaits de la société actuelle tant sur le plan social qu’environnementale ont été largement décris et leur conséquences font consensus.
La crise actuelle n’a peut être pas encore été décortiquée dans toutes ses conséquences et devrait l’être si nous devons en tirer toutes les leçons et déchiffrer les manœuvres générales et leur orientations menées par les capitalistes.
Ce que nous pouvons dire c’est que si c’est vraisemblablement la fin de l’hyper-néo-libéralisme, ce n’est certainement pas celle du capitalisme, pour lequel ces crises ne sont que des façons de se renouveler, comme une mue, avec maintenant une nouvelle aggravation pour la grande majorité de la population à chaque fois qu’il change de peau.
Le capitalisme ne tombera que lorsque les populations en aurons décidé ainsi.
Cette crise met en lumière d’une façon crue aux yeux de tous la virtualisation totale de la monnaie, qui n’est plus qu’une convention depuis 1971à laquelle on a rajouté une dérégulation totale alors que bien au contraire il fallait que la convention qu’est devenue la monnaie soit assortie d’un mode d’emploi extrêmement précis et rigoureux pour compenser cette dématérialisation complète. C’est donc le contraire qui a été fait, et la création de la monnaie a été laissée sans plus aucun garde-fou aux mains des particuliers les plus rapaces.
Mais cette virtualisation de la monnaie devenue pure convention supprime la nécessité de l’accumulation privée, même dans ce système.
Les taux d’intérêt sur de l’argent non pas existant préalablement et prêté par un organisme, mais créé dans ce but et détruit une fois remboursé, n’ont plus aucune justification, même si certains ont pu penser qu’ils en aient eu un jour.
Avec ces constatations les justifications morales et matérielles du capitalisme s’effondrent. Le système apparaît crûment aux yeux de tous pour ce qu’il est : un monde et ses habitants mis en coupe réglée d’une façon inhumaine et catastrophique pour la satisfaction indécente d’une poignée de rapaces et de leurs serviteurs.
Conscients de la fragilité de leur position, ils mettent en place, globalement et dans chaque pays où ils le peuvent des moyens de contrôle plus « physique »
En effet ils n’ont plus aucune justification, si tant est qu’ils aient pu en avoir un jour pour perpétuer le système, leur ultime argument moral c’est « il n’y a pas d’alternative ».
Ce dernier argument c’est nous même qui leur fournissons, en étant incapables jusqu’à présent d’élaborer un projet qui puisse créer cette alternative.
Le PS actuel y a définitivement renoncé en affichant le réformisme comme choix politique, le PC est dans un coma idéologique prolongé et n’est plus actuellement préoccupé que par la survie de son appareil et de ceux qui en vivent, les verts sont passés directement de leur création au stade du PC. En bref la gauche plurielle a failli.
Cette responsabilité historique de créer un projet pour une alternative est celle des forces qui luttent actuellement pour un véritable changement.
Quel doit être ce projet ?
Sa première qualité, bien évidemment sera sa crédibilité, la deuxième d’être désirable.
Crédible.
Que veut dire être crédible, ça veut dire non seulement de créer un projet réalisable, mais que les français d’aujourd’hui, c’est à dire ceux élevés dans et conditionnés par la société actuelle jugent effectivement réalisable, avec leur vision contemporaine du monde et de leur semblables, réalisable dans le monde tel qu’il est et à partir de quoi il doit changer.
Ce projet ne doit pas viser une émancipation particulière de l’humanité, trop lointaine et trop inaccessible physiquement et intellectuellement, mais créer les conditions favorables pour que l’humanité réellement existante puisse s’émanciper elle-même.
Désirable.
Notre projet doit être réaliste, on ne peut pas promettre le beurre et l’argent du beurre, et d’ailleurs si c’était le cas il cesserait immédiatement d’être crédible aux yeux de la majorité de ceux qui devraient le soutenir.
Il va donc nécessairement proposer des changements dans la manière de vivre actuelle, dans les buts que se donnent, faute de mieux, la plupart de nos concitoyens, mais auxquels ils sont habitués, et il est difficile de changer de vieilles habitudes, même si elles sont mauvaises, pour des nouvelles même si elles sont bien meilleures.
Mais nos arguments ne sont pas négligeables, et la résolution de la crise à la façon capitaliste peut nous les renforcer.
Comme carotte le capitalisme ne propose que la consommation, à outrance. Posséder, utiliser, montrer des objets. Carotte qui peut sembler dérisoire, mais qui est pourtant extrêmement puissante quand, au bas de l’échelle on est dans le dénuement, et quand en haut elle s’accompagne du pouvoir.
Nous, nous avons tout le reste et d’abord la sécurité matérielle, sociale, morale; le temps libre et la solidarité; pour tous une façon de vivre digne et dans un confort décent compatible avec les limites de la planète.
Pour conclure ce sujet, nous n’avons pas à imaginer un monde parfait, mais un monde susceptible d’évolution positive, nous n’avons pas à imaginer la fin de l’histoire, mais les conditions pour qu’elle puisse se poursuivre.
Une fois ce projet établi, il faut le diffuser. Il n’est évidemment pas question de rester l’arme au pied en attendant, mais il faut avoir conscience que toutes les luttes que nous pouvons mener sans ce projet ne peuvent être que des luttes défensives, de plus en plus difficilement gagnables, et ou chaque victoire sera remise en cause aussitôt, seul un projet alternatif pourra nous rendre l’offensive.
La lutte politique est une bataille d’idées, mais elle se déroule concrètement dans les conditions dictées par la classe dominante: la démocratie représentative.
Ce choix qui a été fait par la bourgeoisie au XVIIIème siècle ne doit rien au hasard ou à une évolution « naturelle » des sociétés, elle a été un choix qui s’est avéré particulièrement judicieux de son point de vue pour asseoir son pouvoir sur un plan politique, et si une des premières tâches de la gauche altermondialiste sera de proposer une autre démocratie, où le peuple décidera par lui même et non plus par l’intermédiaire d’une classe de professionnels et « d’experts ». Pour pouvoir le faire, il faudra gagner du pouvoir par l’influence des idées que nous proposerons, et prendre le pouvoir quand la diffusion de ces idées sera telle qu’elles pourront être appliquées avec un consentement largement majoritaire.
Mais cette bataille devra être menée avec les règles actuelles et dans les conditions concrètes de la démocratie représentative. Il est donc important d’en évaluer les dangers pour nos mouvements.
Le plus grand danger qui guette un mouvement radical, c’est d’accéder à une portion de pouvoir sans que les conditions idéologiques soient réalisées. L’expérience de ces quarante dernières années et de la gauche plurielle est particulièrement instructive.
Dans une coalition, avant ou après qu’elle accède au pouvoir c’est toujours ceux qui proposent le plus petit changement qui deviennent le centre de gravité.
Comment contourner cet obstacle?
D’abord en ne faisant pas du champ électoral le lieu privilégié de la bataille. Le moment des scrutins est un moment important, car il permet de s’adresser à un grand nombre de gens à un moment où ils sont disponibles pour écouter un discours politique. Mais nous ne pourrons jamais faire passer un message un peu complexe en un ou deux mois, et l’impact réel de la campagne est déjà joué avant qu’elle ne commence, le résultat du scrutin dépend bien davantage de la présence et des explications quotidiennes des militants tout au long de l’année, que des programmes et des discours des candidats. De plus les résultats d’un scrutin sont toujours à analyser comme une photo de l’opinion à un moment donné, en tenant compte des circonstances et des motivations des électeurs, pour ne donner qu’un exemple, un vote sur nos candidats qui serait un vote de protestation plutôt qu’un vote d’accord ne signifie pas du tout la même chose.
Oublier cette vérité conduit immanquablement à la politique spectacle, à la peopolisation et à la personnalisation de nos mouvements.
Cette personnalisation amène automatiquement la professionnalisation des « cadres » du mouvement sous couvert de pragmatisme et d’efficacité. Les premiers succès électoraux sont accompagnés de subventions non négligeables, que l’on ne peut quand même pas refuser on y a droit autant que les autres, mais dont les formations deviennent rapidement dépendantes et qui peuvent entraîner des réactions partisanes ou l’intérêt immédiat de la formation et des professionnels qui en vive prime sur le combat réel à plus long terme. Ces déviations ne sont pas délibérées et peuvent s’abriter derrière la meilleure volonté et la plus grande honnêteté, c’est ce qui les rends d’autant plus perverses. Les exemples ne manquent pas hier et aujourd’hui, dans les partis, les syndicats ou tout autre organisation humanitaire ou écologique. C’est l’ornière qui menace le NPA à l’heure actuelle. Dire que nous nous n’y succomberons pas c’est faire preuve de beaucoup de présomption et il est nettement préférable de prendre des précautions avant que cela n’arrive. Les alpinistes s’encordent non pas qu’ils n’ont pas confiance en eux, mais parce qu’un dérapage peut toujours arriver
Quelles précautions peut on prendre pour lutter sur le plan constitutionnel sans courir le risque de dérapages et de détournement des combats.
La première c’est de ne jamais perdre de vue que nous ne faisons pas de politique politicienne, mais que notre combat se situe au plan des idées, que ce qui compte n’est pas un siège de plus ou de moins mais la réponse à cette question: cette action va-t-elle faire avancer nos idées dans l’esprit des gens ou non?
La deuxième c’est de ne partager des responsabilités uniquement quand le rapport des forces idéologiques le permet, si nous formons une coalition ce doit être sur nos bases politiques et non pour gagner un strapontin en espérant « peser » sur les décisions d’un allié plus puissant. Cela ne marche jamais et on peut même dire que c’est le véritable trou noir des formations radicales.
La troisième c’est la rotation des cadres, des mandats les plus courts possibles non cumulables et non renouvelables immédiatement. Il est important que l’exercice d’une fonction élective ou non ne soit pas la cause d’un changement durable dans la vie d’un militant, même le meilleur.
La bataille politique que nous voulons mener ne pourra se mener qu’avec des militants, c’est pour cela que nous devons nous unir dans notre diversité et dans le respect des autres, fonder un projet commun, recruter chacun sur ses bases, le renforcement de l’un étant le renforcement de tous. Notre diversité est aussi notre force, elle nous rends plus clairvoyants, plus adaptatifs. Et pour dire la vérité toute nue notre union sur des bases claires est la seule façon de faire vivre un mouvement radical ayant pour but l’élimination du capitalisme, le progrès social et la restauration et la préservation de l’environnement nécessaire à la vie humaine.
François Montbellet
24 – 11 – 2008
Nous avons reçu ce texte de notre camarade François Montbellet de Lodève.
François est membre du MAI comme certains membres de notre collectif Sambre-Avesnois. Son texte nous a semblé intéressant et frappé au coin du bon sens : nous le relayons bien volontiers
Crise économique et financière et si Sarkozy vouait à ses appétits la mort de la Caisse des Dépôts
novembre 22, 2008 at 10:33 | In Caisse des dépots, Economie, Politique, sarkosy | Leave a CommentTags: Crise économique et financière et si Sarkozy vouait
Crise économique et financière et si Sarkozy vouait
à ses appétits la mort de la Caisse des Dépôts
Selon Le Monde.fr, Nicolas Sarkozy a dévoilé, jeudi 20 novembre, lors d’un déplacement à Montrichard (Loir-et-Cher), les détails du fonds souverain “à la française”, qu’il entend créer pour défendre les entreprises nationales.
Doté de 20 milliards d’euros – mais de seulement 6 milliards de liquidités immédiatement disponibles –, ce “fonds d’investissement stratégique d’intérêt national” est censé prendre des participations minoritaires dans de grandes entreprises du CAC 40, pour dissuader tout raid boursier hostile conduit par des investisseurs étrangers. Acquérir des participations un peu plus fortes dans des groupes moyens présentant un intérêt stratégique particulier. Ou investir dans les petites et moyennes entreprises (PME) à fort potentiel de croissance.
Voilà l’information brute !
Pour notre hyper président, cette annonce sonne comme un aveu ; un aveu d’impuissance mais, également, un aveu de son pouvoir de nuisance.
Un aveu d’impuissance :
Il y a peu encore, Augustin de Romanet de Beaune, D.G de la CDC, se faisait fort de rassembler 60 milliards d’€.
On frisait déjà le ridicule car, à notre connaissance, un Fonds Souverains, ce serait plutôt entre 150 et 600 Milliards que 60. Mais il fallait bien donner des gages à l’agité du Faubourg Saint Honoré !
Pour réaliser 60 « petits » milliards d’Euros, encore aurait-il fallu râler les fonds de tiroir. A l’époque, pour trouver 60 Mds d’€ , il fallait :
- trouver 20 Mds dans les fonds propres de la CDC,
- Kidnapper le fonds de réserve pour les retraites, d’une manière ou d’une autre, disons 33 Mds, en étant large et avant pertes américaines – voir ci-dessous –
- Vendre la participation de la CDC dans sa principale filiale : CNP assurances. Soyons larges, ça peut faire entre 7 et 9 Mds , plus ou moins selon les cours.
- 20 +33+8 = 61 Mds mais c’est un chiffre extrêmement optimiste. Tintin de Romanet, le hobereau de Bellême est donc un optimiste !
Cela faisait à peu près le compte
Aujourd’hui, la crise est passée par là : Le problème c’est qu’en très peu de temps, la manne a fondu.
- La CDC y a perdu sa culotte : Le résultat net semestriel de la Caisse des Dépôts a chuté de 57% en raison de la baisse des marchés boursiers.
La CDC a divisé par deux ses gains réalisés sur les portefeuilles d’actions par rapport à une période comparable
- S’agissant du FRR (fonds de réserve pour les retraites) celui-ci a « réalisé » de grosses pertes en laissant Lehmann Brothers placer la modique somme de 284 millions de $ sur le marché pourri du « non coté » américain !
- Sur les 680 millions d’euros qui lui ont été confiés, Lehmann en a investi 40 % dans de ces fonds dans le non-coté nord-américain.
http://www.lesechos.fr/info/finance/300293473-le-frr-met-lehman-brothers-sous-surveillance.htm
Nous ne noterons que pour le fun qu’on peut se demander ce qu’ont foutu dans cette affaire les syndicalistes présents dans le conseil de surveillance du FRR ; le pire, c’est que, parmi eux sévit un certain qui se pique d’économie ! Conservateur des hypothèques qu’il est devenu l’économiste !! Vous avez dit « intérêts des travailleurs » ??
- Côté CNP,
c’est pas terrible non plus ! La tempête boursière frappe indistinctement parfois.
L’action CNP assurances a perdu, depuis le premier janvier la bagatelle de 40 % ; certes, c’est à peu près comme le CAC 40 qui a plongé, à ce jour, de 5750,92 au 11_12_2007 à 2881,26 points ce soir à la clôture de Paris (source Les Echos - CNP ASSURANCES
Paris, vendredi 21 novembre 2008 – 17h35 – Bourse de Paris – Action – [CNP] – [FR0000120222]
Il n’en reste pas mois qu’avec une décote de près de 30%, ce n’est pas le moment de vendre et ce d’autant que la CNP est entrain de racheter les secteur assurances de Natixis ; laquelle Natixis s’est écroulée de 82,72 % ; avec une action tombée à 1,34 € on peut même se demander si, boursièrement parlant, Natixis existe encore ! Il y a un an, son action valait encore 10€ ; le 10 – 12 – 2007 !
C’est d’autant moins le moment de vendre que CNP assurances, bien obéissante, ma foi, négocie toujours avec Guillaume Sarkosy (le frère de l’autre) , la création d’une filiale commune avec son groupe Médéric pour réaliser de juteux profits dans le domaine des retraites privées !
Comment, dès lors, satisfaire le petit frère en mécontentant le grand ! Vogue la galère, on continue !
Mais toutes ces infos ne sont pas les seules à inquiéter ; car, en ces temps de disette, on met la CDC à toutes les sauces ; on lui fait cracher 2 Mds d’€ pour Dexia et, comme cela ne suffit pas, on lui demande « d’avancer » le milliard de l’Etat dans la dèche.
Voir sur ce point :
octobre 18, 2008 at 1:25 | In Economie, Politique | | Edit this post
Tags: En pleine crise financière petits arrangements entre a
Voici donc, pour clore le mauvais feuilleton du fonds Souverain « à la française » quelques ordres de grandeur de fonds souverains dans le monde :
- Abu Dhabi : 625 Mds de $ ; le plus gros à notre connaissance
- Koweït : 215 Mds de $
- Russie : entre 150 et 200 Mds de $
- Chine : China Investment Corp a récemment vu le jour, doté de 200 milliards de dollars ; une somme qui pourrait croître rapidement, car le montant total des réserves chinoises est astronomique (1.400 milliards de dollars).
- Au total, on estime que les fonds souverains détiennent aujourd’hui 2.200 milliards de dollars, une somme à peu près égale au PIB français.
- Notons encore que la technique des fonds souverains consiste à emprunter aux banques 3 pour 1 ou 4 pour un. Grace à ce multiplicateur, on voit bien que, plus le fonds est gros, plus son « pouvoir d’achat » et de nuisance est immense !
Au total, on voit bien la raison de l’appellation de notre danseuse Elyséenne qui, avec 20 Mds dont seulement 6 de cash (Tintin avait donc bien été optimiste) méritera bien son nom : « à la Française » !
Trente ans après la mort de Brel, nous y revenons « à la française » : « Faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou » !!
Mais ce n’est pas tout , toute cette affaire sonne aussi comme un aveu du pouvoir de nuisance de notre monocrate au pouvoir.
Voir sur ce point “Sarkosy le monocrate” par Dominique Taddei:
Sarkosy le monocrate
octobre 8, 2007 at 10:19 | In sarkosy | | Edit this post
Tags: Uncategorized
Nous reprendrons ici, (en italique bleue ou rouge pour les parties les plus importantes) les termes d’un excellent article paru sur le journal électronique Mediapart intitulé “La Caisse des Dépôts menacée de démantèlement » dont nous partageons à la fois les analyses et les conclusions :
« Quand Nicolas Sarkozy a annoncé le 23 octobre dernier lors d’un déplacement à Annecy (Haute-Savoie), la création d’un fonds stratégique d’intervention, pour défendre les entreprises françaises sensibles, l’annonce a été plutôt bien accueillie. Dans la panoplie des mesures concoctées par l’Elysée, semaine après semaine, pour limiter les effets de la crise financière ou contenir les turbulences folles du capitalisme, cette disposition est sûrement l’une de celles qui a été le mieux reçue. »…. « De fait, l’idée d’un tel fonds a, dans un premier temps, fait l’unanimité pour des raisons évidentes. Plus ouvert que d’autres – avec un taux de détention par les investisseurs étrangers du capital des grandes entreprises françaises du CAC 40 qui atteint près de 46% –, le capitalisme français est par voie de conséquence l’un des plus instables; l’un de ceux qui sont le plus soumis aux diktats des grands fonds, notamment anglo-saxons »….
Un peu seul, l’ancien directeur général de la CDC, Francis Mayer – aujourd’hui décédé –, avait certes joué les éclaireurs, faisant en sorte que son établissement quitte son ancienne politique de neutralité, et devienne un investisseur plus actif de la place de Paris. Mais à l’époque, il n’avait guère été épaulé par la puissance publique. Dans un passé pas très lointain, de grands groupes français, tel Pechiney, avait pu ainsi être croqué par un investisseur étranger, sans que le gouvernement ne s’en inquiète. En clair, des grands fonds souverains ont vu le jour aux quatre coins du monde, et ont commencé à faire leurs emplettes à la bourse de Paris; mais la France, elle, s’est longtemps interdit d’imiter cet exemple et même d’organiser un système de défense, pour assurer un meilleur enracinement français ou européen des grands groupes.
·Dérives napoléoniennes
Quand il a annoncé la création de ce fonds stratégique d’intervention, c’est donc avec cette ancienne politique que Nicolas Sarkozy a fait mine de rompre. Le cheminement semblait donc tout tracé: il semblait couler de source que, confortant les choix stratégiques faits par l’ancien patron de la CDC, Francis Mayer, le gouvernement allait apporter des moyens complémentaires à la Caisse, de sorte que celle-ci se transforme en un véritable fonds souverain ou stratégique – peu importe l’appellation – , ou abrite une structure de ce type, pour aider un jour une industrie, interdire le lendemain un projet d’OPA agressive, stimuler le surlendemain des projets technologiques majeurs. Et ces moyens complémentaires, chacun devinait ce qu’ils pouvaient être: détenues par l’Agence de participations de l’Etat (APE), c’est-à-dire directement par l’Etat, des participations pouvaient venir en apport, pour compléter les moyens propres de la CDC, qui est le principal investisseur de long terme de la Place de Paris ».
« Mais en fait, ce n’est pas le schéma qui se dessine, et dont ont eu connaissance plusieurs députés et sénateurs de la majorité, ainsi que les responsables syndicaux de la CDC. Le projet à l’étude viserait non pas à renforcer les moyens de la CDC, mais au contraire à l’appauvrir. Ce projet qui a été sommairement présenté le 12 novembre au conseil de surveillance de la Caisse, et dont Nicolas Sarkozy devrait dévoiler les détails le 20 novembre, viserait en effet à créer un fonds soit à l’extérieur de la Caisse, soit dans le cadre d’une structure très clairement filialisée.
On mesure là le premier danger. Alors que la CDC est une institution qui joue un rôle singulier dans la démocratie du fait de son statut de relative indépendance, placée qu’elle est sous la protection du Parlement, le Fonds pourrait échapper concrètement à son contrôle effectif et serait placé sous la tutelle directe de l’exécutif. Et pour être plus clair encore: sous la tutelle de l’Elysée. » ….
·Un fonds Sarkozy
« L’inquiétude de ces parlementaires est d’autant plus forte que, dans le même temps, Bercy rechigne à apporter des moyens, et pousse pour que ce soit la CDC, et seulement elle, qui soit mise à contribution, dans des proportions absolument considérables, puisque l’on parle d’une somme comprise entre 10 et 15 milliards d’euros. Et peut-être même 20 milliards.
A ceux qui l’interrogent, Augustin de Romanet – qui n’a pas souhaité répondre aux questions de Mediapart – minimise le danger, et évoque deux pistes complémentaires: une affectation d’une grande partie du portefeuille de participations de l’APE, et des liquidités trouvées grâce à d’autres fonds souverains. Mais la vérité, c’est qu’à Bercy et l’Elysée, ce raisonnement n’est pas validé.
Beaucoup de parlementaires craignent donc qu’en réalité, le projet contribue à siphonner la CDC. Or, jusqu’à présent, la politique de la Caisse s’inscrivait dans une philosophie très précise, celle dite des trois tiers: un tiers des résultats de la Caisse est versée en dividende à l’Etat, un tiers sert aux investissements de la Caisse, et un tiers va au financement des missions d’intérêt général (bonification des prêts au logement social; bonification des prêts pour les projets d’infrastructures publiques, plan université…). Or, si la CDC est siphonnée, c’est tout ce système qui pourrait imploser.
Plus grave, l’Elysée semble désireux que cette réforme – qui risque donc d’affecter les équilibres mêmes de la Caisse et ses missions historiques – ne fasse pas même l’objet d’un projet de loi. Sous des apparences vertueuses, ce fonds présente donc de nombreux dangers. Et l’Elysée avance en ce domaine avec d’autant moins de précautions que l’actuel directeur général, ancien collaborateur de Jacques Chirac, n’ose guère parler fort ni défendre les missions historiques de sa maison. Ceci explique donc cela: en dehors de tout contrôle du Parlement, le fonds stratégique qui va naître s’apparente chaque jour un peu plus à un fonds Sarkozy… »
Voilà donc bien la vérité toute nue et toute crue ! La dérive bonapartiste se poursuit ! L’une des plus vieilles institutions financières de notre pays est menacée de pillage, menacée de devenir le terrain de chasse privilégié des nouveaux copains et – cela se peut-il ? – des possibles nouveaux coquins.
Après l’affaire EADS : voir ici l’article de Guy Dutron sur le site d’Attac intitulé : « Une affaire d’État : l’intervention de la Caisse des dépôts dans le dossier EADS »
http://www.france.attac.org/spip.php?article7785
Après les errements du FRR, l’affaire Eiffage, les accointances de la CDC avec le Carlyle Group Européen déclaré en faillite depuis, après la crise du livret A durant laquelle on a plumé une ressource nationale pour la livrer aux appétits des banques dont nous voyons bien aujourd’hui le peu de crédit qu’il faut leur accorder.
Après …après … Après….Nous n’en finirions plus de dénoncer les turpitudes qui prévalent dans la gestion sous haute surveillance interventionniste Élyséenne d’une Institution dont la marque de fabrique fut longtemps la neutralité et la « foi publique » ; nous voyons, sous nos yeux, cette institution devenir le champ clos de l’expression de leur « foi punique » ; celle des appétits privés d’une monocratie de type napoléonien de la deuxième moitié du XIX ème siècle avec pour seule devise celle du « Napoléon le petit » d’alors :
ENRICHISSEZ-VOUS !
Il devient urgent de demander au “socialiste” Jean-Pierre Balligand, notre voisin de Vervins, membre de la commission de surveillance de la CDC de prendre ses responsabilités ! De compromis en compromis, Jean- Pierre, tu vas sombrer dans la compromission !
Guy Dutron ancien administrateur civil à la Caisse des Dépôts
pour la partie technique et économique et la
coordination Gauche Alternative du Hainaut
pour les positions politiques exprimées ici.
21 – 11 – 2008
Le billet de Christian de Sète Boycottons les élections européennes : José ! N’y vas pas !
novembre 21, 2008 at 2:17 | In Le billet de Christian de Sète, Politique | 6 CommentsTags: Le billet de Christian de Sète Boycottons les électi
Le billet de Christian de Sète
Boycottons les élections européennes : José ! N’y vas pas !
Décidément, notre blog attire ! Après le billet de Lionel de Cahors, voici que notre ami Christian de Sète s’y colle aussi.
Il prend ici une position qui est la sienne ; il a le droit de l’avoir.
Les billets n’engagent que leurs auteurs mais nous ne censurons rien ! Comme dans le domaine de l’écologie, notre richesse c’est notre diversité
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
21 11 2008
Après l’adoption par le Parlement Européen de la directive de la honte, les états pourront maintenir en « rétention » les immigrés clandestins pendant dix-huit mois. C’est autant de petits Guantanamo qu’il va falloir « vincenniser »…
Une première décision s’impose : Le Plan B comme Boycott !
Boycottons à 60% les prochaines élections européennes.
On ne peut pas radoter sur le mercantilisme, le néo-libéralisme, l’anti-démocratie d’une construction européenne que 54% des français ont rejettée, et puis se précipiter sur toutes les illusions électoralistes qu’elle propose.
Pour y disperser nos maigres forces militantes et épuiser nos maigres forces financières.
Le parlement européen n’a aucun pouvoir législatif. C’est un placard à balais dorés (15 000 euros par mois) pour des politicards recyclés. Certains ont acheté leur siège. D’autres s’apprêtent à le faire.
Qui est votre député européeen ?
Gérard Honesta
Vous a-t-il jamais présenté le budget européen ?
Non !
La commission et son président sont pratiquement irresponsables.
La moitié du maigre budget est consacré à subventionner les pauvres « agriculteurs » : c’est la Reine d’Angleterre qui reçoit le plus gros chéque (un million d’euros pour ses forêts et ses chasses) suivie par un riziculteur camargais (600 000 euros).
A vot’bon coeur, m’sieu’dam’ !
Toute l’administration européenne pèse moins que la Mairie de Paris. La moitié de son budget de fonctionnement est consacré à des déménagements fréquents entre les trois sièges et avec son armée de traducteurs.
6000 lobbies y sont enregistrés et font l’essentiel du travail de rédaction des futurs textes européens avec le désintéressement que l’on imagine.
Qu’ont fait le parlement-croupion, la grosse Commission et le repris de justesse Tricheur, président de la Banque Contre l’Europe pour protéger l’Europe de la crise ?
Rien.
Que peuvent-ils ?
Rien
Voulez-vous de cette Europe-là ?
Non !
Plan B, vous dis-je !
cual de Sète
Université Buissonnière
Dédicacé à Nicolas Sarkozy : Napoléon le Petit par Victor Hugo
novembre 21, 2008 at 1:25 | In Refonder la Gauche | 7 CommentsDédicacé à Nicolas Sarkozy : Napoléon le Petit par Victor Hugo
Que peut-il ? Tout.
Qu’a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance,
en huit mois un homme de génie
eût changé la face de la France,
de l’Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène :
il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ;
ne pouvant créer, il décrète ;
il cherche à donner le change sur sa nullité ;
c’est le mouvement perpétuel ;
mais, hélas ! Cette roue tourne à vide.
L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère
est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes,
les grands mots, ce qui sonne,
ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse.
Quand on mesure l’homme
et qu’on le trouve si petit
et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme,
il est impossible que l’esprit
n’éprouve pas quelque surprise.
On y ajoutera le cynisme
car, la France, il la foule aux pieds,
lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue !
Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde,
d’un homme médiocre échappé.
Victor HUGO,
« Napoléon, le petit »
Ce texte ne vous rappelle rien ? Ne vous dit rien ?
Nous, on le trouve d’une brûlante actualité !
Merci Père Hugo, tu es toujours vivant dans nos cœurs.
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
21 11 2008
Le billet de Lionel de Cahors Le FMI au secours des USA pourquoi pas
novembre 21, 2008 at 12:41 | In Le billet de Lionel de Cahors | 2 CommentsTags: Le billet de Lionel de Cahors Le FMI au secours des USA
Le billet de Lionel de Cahors Le FMI au secours des USA pourquoi pas
Nous inaugurons aujourd’hui une nouvelle rubrique de notre blog intitulée : « Le billet de Lionel de Cahors ».
Lionel est un ami qui écrit de petits billets, très courts mais savoureux ! Il y dénonce les incohérences de ce monde en folie.
Nous lui donnons aujourd’hui la parole et la lui donnerons de temps en temps sur ce blog.
C’est parti pour les petits billets cà dégobiller de Lionel de Cahors ! Avec nos remerciements à Lionel pour sa confiance
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
21 11 2008
“Vous n’avez pas une petite pièce, SVP ? Non !
Alors un petit billet pour la semaine…”
Le FMI au secours des USA !!!
Pourquoi pas ?
La crise financière internationale, avec pour origine les fameux “subprimes”, a révélé avant tout, l’immense déficit de l’économie américaine. Cette crise financière glisse maintenant vers une crise économique qui risque de plonger les USA, comme bien d’autres pays, dans une récession sans précédent.
Le plan Paulson, qui envisageait d’abord le rachat des diverses créances douteuses des banques pour un montant de 700 milliards de dollars, s’est transformé peu à peu en un plan d’apports de fonds propres aux plus grandes banques, pour être aujourd’hui pratiquement gelé.
Les Américains risquent donc de se retrouver dans une situation économique un peu semblable à celle connue des Jamaïcains après la crise du premier choc pétrolier en 1973.
Et c’est le FMI, verrou incontournable pour corriger l’instabilité financière, qui est venu “parachever” le redressement de l’économie jamaïcaine…
Il est donc grand temps que le FMI intervienne alors dans l’économie américaine pour lui proposer sa Politique d’Ajustement Structurel : réduction des programmes sociaux, suppression des subventions aux produits de première nécessité, forte dévaluation sans hausse des salaires, hausse des impôts, hausse des tarifs publics…, enfin tout l’attirail proposé à tant de pays d’Afrique, d’Amérique Centrale ou du Sud.
Un plan d’inspiration libérale proposé par le FMI devrait sans conteste, séduire les dirigeants américains, qui n’en demanderont peut-être pas tant…
Et que le “saigneur” soit avec eux…
Et fric, et krach…
L.G. “Des petits billets a dégobiller “
Semaine 47
Selon Le Monde.fr en 2007 les salaires des patrons du CAC 40 ont ignoré la crise
novembre 21, 2008 at 3:13 | In Economie, Politique | Leave a CommentTags: Selon Le Monde.fr en 2007 les salaires des patrons du C
Selon Le Monde.fr en 2007
les salaires des patrons du CAC 40
ont ignoré la crise
LE MONDE | 20.11.08 | 11h17 • Mis à jour le 20.11.08 | 13h50
En 2007, avant que la crise financière ne dégénère, les patrons des groupes du CAC40 se sont enrichis. Selon les données collectées par le cabinet de conseil aux investisseurs Proxinvest, la rémunération globale (fixe, variable, avantages en nature, stock-options et actions gratuites) des dirigeants du CAC 40 a augmenté de 6,36 % par rapport à 2006, à 4,7 millions d’euros en moyenne. Soit l’équivalent de 275 smic. Celle du patron de L’Oréal, Jean-Paul Agon, avec 14 millions d’euros, figure en tête de liste. La rémunération des dirigeants du SBF 120 s’est appréciée, elle, de 3,4 %, à 3,07 millions.
Depuis 2001, à la suite de multiples scandales et sous la pression des gouvernements, la rémunération moyenne des dirigeants français avait pourtant reculé, passant de 7,5 millions d’euros en 2001 à 4,4 millions en 2006. Cette nouvelle hausse, qui semble illustrer un “relâchement” des bonnes pratiques, n’est pas jugée “choquante” par Pierre-Henri Leroy, le fondateur de Proxinvest. Selon lui, la hausse des profits des sociétés en 2007 légitime cette progression “modérée”. D’autant que les rémunérations, de plus en plus indexées sur les performances de la société via l’attribution d’actions gratuites ou de stock-options, devraient décroître en 2008 avec la crise.
LES ACTIONNAIRES “NE JOUENT PAS LEUR RÔLE”
Proxinvest relèvent quelques abus. En particulier concernant l’octroi de “parachutes dorés”, ces indemnités de départs versées aux dirigeants. “La rémunération de l’échec est encore possible”, signale M. Leroy, citant les 6 millions d’euros versés à Patricia Russo, partie du groupe Alcatel-Lucent en pleine déconfiture. Et le cabinet de regretter que les assemblées générales aient approuvé 92,3 % de ces parachutes dorés, malgré “des conditions de performances peu exigeantes et un montant moyen prévu de 3,5 millions”.
Les actionnaires “ne jouent pas leur rôle”, souligne M. Leroy. Sans doute, explique-t-il, parce que beaucoup d’entre eux, anglo-saxons, jugent ces émoluments décents au regard des dizaines de millions de dollars versés outre-Atlantique.
Le cabinet dénonce aussi les rémunérations des présidents non exécutifs, “totalement incontrôlées”. Depuis la loi TEPA (travail, emploi et pouvoir d’achat) du 21 août 2007, les rémunérations de la plupart des équipes dirigeantes sont soumises à l’approbation des actionnaires, mais pas celle des présidents. Alors que douze d’entre eux, souvent d’ex-PDG, comme Jean-François Dehecq (Sanofi-Aventis), Lindsay Owen-Jones (L’Oréal) ou Thierry Desmarest (Total), ont touché plus d’1 million d’euros en 2007.
Claire Gatinois
Merci, Madame Gatinois ! On s’en doutait tout de même un peu.
Il y a peu de chances que les pratiques changent si le système ne change pas.
Tout le déroulement de cette crise à surabondamment montré qu’il est bien difficile de se dispenser de se sucrer.
Des gueuletons obscènes chez Dexia, Fortis ou AIG en pleine privatisation de fonds publics pour leur éviter la faillite, en passant par la vraie fausse abstention de parachute doré pour Mérindol ou Milhaud, on en finirait pas de la litanie de ceux qui nous regardent de haut en nous disant : « J’y suis j’y reste et j’en profite jusqu’à plus soif » !!
Mes camarades du MAI ont trouvé un « truc en or » ; le voici ; les illustrations sont ajoutées par nous
Guy Dutron
21 – 11 – 2008
Quelques liens sur ce sujet ordre chronologique décroissant :
La Crise économique le président la crise de l’écureuil et les vahinés
novembre 2, 2008 at 5:10 | In Economie, Politique | | Edit this post
Tags: La Crise économique le président la crise de l’écu
Selon Le Monde.fr, en pleine crise financière : Après Fortis, Dexia offre un raout à 200 000 euros
octobre 19, 2008 at 5:29 | In Economie, Politique | | Edit this post
Tags: Dexia offre un raout à 200 000 euros, en pleine crise financière : Après Fortis, Selon Le Monde.fr
Durant la crise économique et financière les obscénités se poursuivent et les dirigeants se rincent la gueule !!
octobre 10, 2008 at 11:16 | In Economie, Politique | | Edit this post
Tags: Durant la crise économique et financière les obscéni
Crise de l’industrie automobile américaine des raisons multiples
novembre 20, 2008 at 1:16 | In Economie, Politique | 1 CommentTags: Crise de l’industrie automobile américaine des raiso
Crise de l’industrie automobile américaine
des raisons multiples
Le monstrueux HUMMER H1 de chez G.M.
L‘industrie automobile, aussi bien européenne qu’américaine, est la grande victime de la crise financière ; elle n’est que la première, d’autres suivront.
La rapidité de la diffusion de la crise au secteur automobile est ahurissante. Les ventes s’effondrent partout. Les annonces de fermeture d’usines se multiplient. Aucun constructeur n’y échappe
Plusieurs raisons globales :
- 1) – L’industrie automobile est d’une extrême réceptivité aux changements de laconsommation.
Quoi de plus facile pour les ménages ou les entreprises de retarder de six mois, ou plus, l’achat d’un véhicule, alors qu’il s’agit d’un poste qui grève lourdement un budget.
- 2) – L’industrie automobile subit en plein la crise du crédit.
Dans les pays riches, les trois quart des voitures sont achetées à crédit. Lorsque le crédit se raréfie, l’impact sur les ventes est immédiat.
- 3) L’organisation en flux tendu du secteur.
Il suffit que les visiteurs viennent moins dans les halls d’exposition pour que les usines soient obligées de réduire les cadences, voire de fermer proportionnellement
- 4) Le roi pognon :. Le stockage de véhicules fabriqués, mais non vendus est plus coûteux que la mise en chômage partiel d’une partie des salariés. Pas de sentiment, on chôme !!
Des directions incompétentes aux USA :
Posé le problème global, la situation de l’industrie automobile aux Etats-Unis et en Europe n’a rien de comparable. L’Europe, la France et le Nord-Hainaut, nous en avons parlé dans un article précédent.
Aux Etats-Unis, ces problèmes conjoncturels viennent en effet se greffer sur une crise structurelle. Une tendance longue et lourde d’erreurs stratégiques !.
- 1) – Les problèmes des constructeurs américains étaient connus bien avant la crise des subprime.
Depuis des années, les erreurs stratégiques se sont accumulées :en gros, depuis les années 80
General Motors (GM), Ford et Chrysler se sont précipités sur le marché prétendument juteux des 4X4, laissant le champ libre aux japonais sur les petites voitures.
Le Hummer H1 version motormax … pour jouer à la guerre un max !!
Aujourd’hui que, du fait de l’envolée du prix de l’essence, les consommateurs américains ne veulent plus de 4X4, les “Big Three” se retrouvent dans la nasse car il ne pourront jamais regagner le terrain perdu depuis 15 ans face aux constructeurs asiatiques.
- 2) – .Les directions ont fait preuve d’incompétence :
. Malgré 50 milliards de pertes et une chute terrible des parts de marché, jamais le conseil d’administration de GM n’a remis en cause les choix de son PDG Rick Wagoner. On encaisse les jetons de présence et on la ferme !
Chez Ford, les inconstances se sont payées au prix fort. Bill Ford, l’héritier de la famille n’était pas l’homme de la situation. Un petit tour de quelques mois et puis s’en va remplacé par Allan Mulally.
Chrysler, pour sa part, paie sa fusion ratée avec Daimler !
- 3) – Depuis des lustres, GM, Ford et Chrysler paient une structure de coûts inadaptée.
Obligés de pourvoir aux retraites et aux frais de santé de leur salariés, les américains ont un surcoût moyen par voiture de 1 400 dollars par rapport aux concurrents japonais.
Un accord avec les syndicats a bien été signé l’an dernier pour se débarrasser du boulet, mais trop tard : ses effets commenceront en 2010. Les Big Three ont le temps de crever

La crise des Big Three n’est que le révélateur d’une série de choses différentes : erreurs stratégiques, incompétences diverses, manque d’anticipation, gestion hasardeuse … La liste serait longue ! Quand on pense que c’étaient « ces gens là » qui prétendaient nous dicter ce que nous devions penser, on a bien raison de penser ce qu’on pense : qu’un autre monde est possible et que ses ennemis se sont discrédités tout seuls.
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
19 – 11 – 2008
Arrêtez nous nous sommes des terroristes de l’ultra gauche !!
novembre 19, 2008 at 11:59 | In Politique, Solidarité Pétition | Leave a CommentTags: Arrêtez nous nous sommes des terroristes de l’ultra
Arrêtez nous nous sommes des terroristes de l’ultra gauche !!
Nous aussi, nous avons manifesté dans notre vie,
Nous avons même manifesté contre la guerre et pour la paix dans le monde,
Certains d’entre nous ont même manifesté à l’étranger, et certains aux Etats-Unis,
Nous aussi, nous habitons ou aimerions habiter un village de 300 habitants,
Nous avons même imaginé vivre et habiter à la campagne et devenir épiciers,
Certains d’entre nous aimeraient reprendre une vieille ferme et planter des carottes,
Nous aussi avons des ordinateurs portables et des connexions Internet,
Nous avons même créé des blogs politiques et associatifs,
Certains d’entre nous connaissent même des sites libertaires ou anarchistes,
Nous aussi, nous possédons une carte des chemins de fer et de destinations de la SNCF,
Nous avons, pour les plus jeunes, une carte 12-25 ans pour voyager moins cher,
Certains d’entre nous ont même été importunés par les voies ferrés dans leur promenade du dimanche,
Nous aussi, nous avons des livres à la maison,
Nous avons même des livres politiques qui expliquent comment renverser le système capitaliste,
Certains d’entre nous ont même écrit des livres subversifs expliquant comment organiser une action militante
Nous aussi, nous aimons la nature,
Nous avons même toutes et tous pensé faire de l’escalade pour profiter des paysages de montagne,
Certains d’entre nous ont même, dangereux qu’ils sont, des mousquetons et un casque d’escalade,
Nous aussi, nous sommes allés à l’école,
Nous avons même essayé de faire des études, voire beaucoup d’études,
Certains d’entre nous ont même obtenus leur diplôme BAC+5.
Nous sommes toutes et tous des terroristes de l’ultra-gauche : Arrêtez-nous !
Trouvé sur le net et relayé et illustré par Gauche Alternative Sambre Avesnois
19 – 11 – 2008
Sur la crise économique mondiale : Pour une relance altermondialiste, sociale et écologique à tous les niveaux par Domi Taddei
novembre 17, 2008 at 1:22 | In Economie, Politique | Leave a CommentSur la crise économique mondiale :
Pour une relance altermondialiste, sociale et écologique
à tous les niveaux
par Domi Taddei
Résumé :
Le pire de 1929 sera sans doute évité : nous sommes en 1933. Le pire de la décennie suivante doit aussi être évité : il y va de la démocratie et de la paix dans le monde. Pour cela, il faut prendre en compte ce qui a réussi au milieu des années 30 et à Bretton Woods en 1944 et les dépasser pour assumer les exigences altermondialistes, sociales et écologiques de notre temps.
A cette fin, il faut tout à la fois mettre en œuvre un plan de relance de la demande mondiale, sociale et écologique et refonder le système financier et monétaire mondial ; pour financer l’ensemble, il faut à la fois recourir à une fiscalité réellement redistributrice et à la création monétaire.
Le pire de 1929 a été évité
On doit et on peut sauver d’urgence le système bancaire : l’effondrement en chaîne de toute l’économie avec ses drames sociaux et ses métastases d’extrême droite est au coin de la rue. En même temps que cela, le moins qu’on puisse attendre des gouvernements qui, partout dans le monde, tentent d’assurer ce sauvetage, c’est qu’ils mettent en place toutes les mesures de contrôle et de régulation pour que cela ne puisse plus se reproduire. Ils prétendent vouloir le faire ; le mouvement social doit les harceler pour qu’ils tiennent parole, en s’appuyant sur le nouveau rapport de force qui s’est brutalement établi. Pendant de longues années et peut être des décennies, tous les investisseurs potentiels ne risqueront à nouveau leur argent que s’ils ont la quasi-certitude de ne pas mettre leur épargne dans des « affaires » dopées par la spéculation : pression de l’opinion publique et bon sens économique sont désormais alliés contre toutes les aventures et les féodalités financières. Cet assainissement drastique des mœurs de la finance est la première condition pour que l’offre de crédit puisse être restaurée. Mais désormais, c’est la demande de crédit qui menace de s’effondrer. Or, il est plus facile d’empêcher un âne de boire que de le forcer !
Nous sommes en 1933
La question essentielle n’est pas celle de la récession, phénomène cyclique transitoire. C’est celle de la dépression et de la déflation. Autrement dit, personne ne sait jusqu’où l’économie productive va chuter, mais surtout personne ne peut prétendre sérieusement qu’elle pourra redémarrer d’elle-même[1] : dans les années 30, il fallut une seconde guerre mondiale ; au Japon, à partir de la crise financière de la fin des années 80, plus de dix ans et, encore la croissance n’est elle timidement repartie, que parce que le reste de l’Asie et du monde connaissait une forte croissance.
Un plan de relance social et écologique
Pendant que s’ouvre, à partir de la première réunion du G20, la nécessaire négociation pour un nouveau système économique et financier, la première urgence est la relance de la demande, partout dans le monde. Il ne s’agit plus de sauver seulement les banques, mais l’ensemble de l’activité économique. L’urgence est désormais admise et commence (depuis début novembre) à être mise en œuvre (USA, Chine, Allemagne, Russie, Royaume Uni, pays pétroliers[2]), mais elle pose trois questions essentielles :
* la première est celle que ces relances soient aussi coopératives que possible. A tout le moins, elles doivent absolument éviter, à la différence des années 30, de chercher à repasser le mistigri de la crise au reste du monde. Il est légitime de vouloir protéger les producteurs nationaux, quand ils produisent pour le marché intérieur (en raisonnant à l’échelle continentale), mais il est inadmissible de continuer à les subventionner quand ils exportent et tentent de prendre des parts de marché à leurs concurrents. Ceci signifie le caractère prioritaire d’un système mondial multipolaire, où l’OMC et le FMI, réformés et soumis à la charte des Nations Unies interdiraient, pour la première, toute forme d’aide aux exportations et, pour le second, toute manipulation de changes, par une intervention conjointe avec les pays dont la monnaie se réévalue[3].
* La deuxième question, est celle de la nature de ces politiques de relance. C’est ici que les choix politiques font toute la différence ; la droite préférera les dépenses militaires et sécuritaires. Or, cette relance ne pourra trouver la base citoyenne nécessaire pour rétablir la confiance sans laquelle les dépenses privées ne repartiront pas, que si elles correspondent aux aspirations du plus grand nombre, c’est-à-dire que si elles répondent aux urgences sociales et écologiques incontestables. Ceci peut revêtir un caractère différent suivant les continents et les pays – en France, il faudrait commencer par le relèvement des minima sociaux (pour la même somme, ce sont par nécessité leurs prestataires qui dépensent le plus et le plus vite) ; la construction de logements sociaux et des mesures drastiques d’économies d’énergie, qui anticipe sur l’après Kyoto ; les dépenses de santé, d’éducation et de recherche -, à la condition qu’ils agissent de manière complémentaire.
Le financement d’une relance de la demande mondiale
* La troisième question est celle de son financement. Pour atteindre sa pleine efficacité, il doit être à la fois budgétaire et monétaire.
- Sur le plan budgétaire, la suppression de tous les allègements et exonérations consentis depuis 10 ans aux 5% les plus aisés de la population doit être immédiat : 5% est évidemment un pourcentage arbitraire, mais qui a été validé, après un grand débat démocratique, par la majorité de la population dans le plus puissant pays du monde. Le retour à une fiscalité rigoureuse (excluant toute forme de « niche », qu’il faut laisser aux chiens) en faveur de l’impôt progressif et de droits de succession, réduisant dans le même temps les cotisations salariales et les plus injustes des impôts locaux, doit compléter ce retour à un système authentiquement redistributif.
Ceci suppose notamment qu’en Europe, on commence par constater honnêtement que, compte tenu des circonstances évidemment exceptionnelles d’ailleurs prévues par le texte, le pacte de stabilité est caduc : on pourra d’ailleurs négocier un nouveau Pacte de coopération économique et social (PACES), soumis à la délibération de l’ensemble des citoyens, comme le demande le collectif des associations du GH, puis à l’approbation de l’ensemble des électeurs européens, lors du renouvellement du Parlement[4].
- Sur le plan monétaire, la question est très simple pour l’ensemble des pays qui ont accumulé des masses d’exo-dollars. Elle l’est tout autant pour les USA, qui profitant, au moins encore pour un temps, du privilège de monnaie de référence du dollar, vont se permettre un déficit d’au moins 8% de leur budget et se dirigent vers un taux d’endettement de 100%[5].
A la vérité, la question ne se pose que pour l’Europe et l’ensemble des pays hors G 20. Pour la première, un plan massif d’emprunts de la Banque Européenne d’Investissement, libellé en euros, doit venir financer l’ensemble des pays les moins avancés de la zone, les autres pays, dont la France, par le truchement de la Caisse des Dépôts, empruntant pour leur propre compte. Pour l’ensemble des autres pays du monde, avec leurs gigantesques besoins dans les domaines alimentaires, sanitaires, écologiques, d’infrastructures, d’éducation, etc., la création des moyens de financement ne peut être mise en œuvre que par un FMI, complètement transformé[6].
En fait, l’instrument existe – les droits de tirage spéciaux, inventés au tournant des années 70 pour faire face aux besoins de l’administration Nixon – et il peut être mis en œuvre du jour au lendemain par simple décision du conseil d’administration, comme l’avait proposé le prix Nobel J. Stiglitz au lendemain du 11 septembre. Ces DTS devraient être mis à la disposition des banques régionales de développement, avec la participation active, aux côtés des gouvernements nationaux de l’ensemble des sociétés civiles et des ONG concernés, afin de minimiser les risques de mal gouvernance et de corruption.
On objectera que tout cela est terriblement inflationniste. La double réplique va pourtant de soi : premièrement, si nous sommes en 1933, du fait des politiques néolibérales et monétaristes, l’inflation potentielle est moins grave que la déflation effective ; deuxièmement, l’effet de relance doit être transitoire : dès lors que l’économie réelle commencera à se rapprocher de son potentiel de production, le mix de politique budgétaire et monétaire devra être plus équilibré, et il suffira alors que la masse salariale revienne à son pourcentage des années 70 et qu’ensuite le pouvoir d’achat des salaires progresse au rythme des gains de productivité. Bien entendu, le nouveau système économique et financier mis en place, en réponse à cette grande crise de l’impérialisme , doit être pérenne au plan mondial.
En réalité, plus qu’une question théorique ou technique, c’est la question géopolitique de la composition du FMI, qui est désormais prioritaire. La première réunion du G20 a admis cette nécessité. Il faut aller désormais plus loin, en intégrant l’ensemble des instituions économique mondiales (FMI, Banque Mondiale, OMC, BRI, OCDE,…) dans le système des Nations Unies, lui-même rénové, et le respect scrupuleux de sa charte.
La balle est donc précisément dans le camp de la prochaine administration Obama. Pendant quelques semaines, le magnifique symbole qu’a représenté son élection peut lui permettre d’imposer à l’opinion et surtout à l’establishment américains, ce que n’a jamais fait dans l’histoire un pouvoir hégémonique, accepter de passer pacifiquement d’un leadership à un partnership. Formidable bond en avant de l’humanité ou retour à la banalité belliciste : les africains n’auraient finalement eu pour seule satisfaction que la réussite d’un de leurs émigrés de la deuxième génération.
Pour mener à bien, une telle stratégie de transformation mondiale, le temps est venu de constituer un large front progressiste mondial, capable de réussir là où les fronts populaires d’antan échouèrent.
Domi Taddei
Relayé par coordination gauche Alternative du Hainaut
[1] Les modèles de prévision demeurent corrects dans leurs structures, mais les paramètres chiffrés qu’ils utilisent sont obsolètes, puisqu’ils sont calculés sur la moyenne des résultats antérieurement observés, qui correspondent à des comportements collectifs qui ont qualitativement changé : en particulier, l’aversion pour le risque a augmenté brutalement et durablement. Ce changement n’est pas de degré, mais de nature. Il représente une non linéarité sytémique, dont ne peuvent rendre compte des modèles, linéaires par construction ; en termes imagés, les animal spirits ont fait un virage à 180 degrés.
[2] C’est à cette aune que l’imposture des discours de Sarkosy et de Barroso éclate : ils prétendent donner des leçons au reste du monde, mais soutiennent dans les faits des budgets de rigueur !
[3] Rappelons que si un pays est limité par le montant de ses réserves de change, quand sa monnaie se dévalue, il dispose de moyens illimités quand cette monnaie est très demandée : de nos jours, la « planche à billets » est électronique et il suffit d’un clic (c’est-à-dire d’une volonté politique) pour refuser sa réévaluation, et par là-même le danger de dumping monétaire, qui est le pire de tous puisqu’il peut atteindre des pourcentages quasi illimités en quelques jours.
[4] Sur le contenu possible d’un tel PACES, cf. l’avis adopté par le Conseil Economique et Sociale en 2003
[5] Il est formidablement comique de voir que ces mesures se préparent à Chicago à quelques centaines de yards du plus grand rassemblement au monde de Prix Nobel, tous plus monétaristes les uns que les autres. Ayant moins d’humour, nous autres en France, quand on voulait mettre fin à l’Ancien Régime, on ramenait Louis XVI de Versailles à Paris !
[6] Comme pour l’ensemble des autres institutions internationales, si on en conserve les sigles, c’est par simple commodité, parce qu’on doit montrer que l’avenir est à une coopération multipolaire et non aux replis souverainistes et parce qu’on doit pouvoir atteindre plus vite ainsi les but recherchés qu’en repartant de zéro.
Lille réquisition d’un immeuble vacant depuis 4 ans puis évacuation par la police
novembre 16, 2008 at 3:36 | In Politique, Société, Solidarité Pétition | Leave a CommentTags: Lille réquisition d'un immeuble vacant depuis 4 ans p
Lille réquisition d’un immeuble vacant depuis 4 ans puis évacuation par la police
14 novembre
Le DAL Nord/Pas-de-Calais, AC, Robin des bois, All United, Handiman et Que du soleil ont soutenu la réquisition d’un immeuble ayant appartenu au ministère de l’environnement.
La réquisition a eu lieu dimanche 9 novembre à 5 heures du main. Elle pouvait permettre à plus de trente familles (SDF essentiellement) de trouver un toit.
Une conférence de presse a eu lieu jeudi 13 novembre en fin d’après midi avec la présence de Jean-Baptiste EYRAUD, porte parole de la Fédération DAL.
De nombreux journalistes étaient présents. Ils ont pu entendre les explications des différents responsables. Ils ont pu aussi connaitre les explications de personnes qui squattent à Libercourt dans des logements vacants appartenant à Maisons et Cités.
Tout ceci pour montrer la gravité de la crise dans le logement : pas assez de constructions, des logements vacants. Tout ceci est scandaleux et ne peut pas laisser indifférentes des associations responsables.
Bien entendu, le nouveau préfet ne pouvait pas ne pas montrer son beau visage et sa détermination à faire respecter la loi : IL A FAIT INTERVENIR LA POLICE POUR L’EVACUATION DE L’IMMEUBLE REQUISITIONNE.
CECI EN TOUTE ILLEGALITE.
En effet, le préfet ne savait pas que l’immeuble avait été acheté par un particulier qui veut faire construire des logements !
Cela signifie que le préfet ne pouvait intervenir que sur la demande du propriétaire et après une décision de justice !!!
Nous avons distribué un tract aux alentours de l’immeuble réquisitionné. Cela a permis d’expliquer pourquoi on ne peut pas admettre que des personnes dorment dehors alors qu’il y a des immeubles vacants. Il faut savoir que, dans la communauté urbaine de Lille, plus de 500 familles dorment tous les soirs dehors !
Il faut savoir que notre région est la dernière en matière de santé sociale ; par ailleurs, il y a un taux de chômage parmi les plus élevés de France ; nous subissons aussi plus que d’autres régions la crise du logement, notamment à cause du nombre de construction de logements insuffisants.
Compte tenu du contexte économique et politique, les bailleurs « sociaux » durcissent leur position. Cela se caractérise notamment par un plus grand nombre d’expulsions (310% d’augmentation en un an). Les loyers dans le secteur « social » augmentent plus que le coût de la vie.
60 000 logements vacants, 140 000 demandes de logements : voilà la réalité !
La sortie de l’immeuble ne s’est évidemment pas faite dans le silence. Nous voulions montrer notre détermination à continuer cette lutte importante.
Bien entendu, nous allons attaquer en justice pour action illégale.
Bien entendu, nous n’allons pas en rester là ; d’autres actions seront à l’ordre du jour dans un délai le plus court possible.
Extrait du site du DAL Nord-Pas-de-Calais
http://www.dalnpdc.fr/fr/regi.php
Relayé par Coordination Gauche Alternative du Hainaut solidaire
15 – 11 – 2008
Jean Ziegler : Cet ordre du monde n’est pas seulement meurtrier, il est absurde
novembre 15, 2008 at 9:10 | In Economie, Politique, Solidarité Pétition | Leave a CommentJean Ziegler : Cet ordre du monde
n’est pas seulement meurtrier, il est absurde
Paru dans L’Humanité – International – Article du 14 novembre 2008
Pourfendeur des déséquilibres du monde, dans la Haine de l’Occident, il plaide pour un nouveau contrat social planétaire fondé sur la solidarité et le dialogue entre le Sud et l’Occident.
Ex-rapporteur spécial des nations unies pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler est aujourd’hui membre du comité consultatif du conseil des droits de l’homme de l’ONU. Son dernier livre, la Haine de l’Occident (Albin Michel),
est un réquisitoire sans appel contre « le capitalisme globalisé et de l’ordre cannibale qu’il impose à la planète ».
Le débat s’aiguise quant à la nature de la crise. D’aucuns considèrent que, plus qu’une crise du système financier auquel il faudrait apporter des corrections, nous sommes face à une crise pluridimensionnelle, certains la qualifiant même de civilisationnelle. Partagez-vous ce point de vue ?
Jean Ziegler. Oui. C’est le démasquage du capitalisme de la jungle. Il y a, d’une part, la souffrance des travailleurs américains : 25 millions de familles expulsées de leur logement depuis mars auxquels s’ajoutent 10 000 locataires expulsés chaque jour depuis septembre. Des milliers de fonds de pensions sont partis en fumée. En France, le chômage augmente rapidement. Les budgets sociaux vont se réduire. Il faut prendre la mesure de ces désastres inadmissibles qui vont s. Dans le même temps, nous assistons à un fait extraordinaire : les masques du néolibéralisme sont tombés. Les théories de légitimation du capitalisme actuel sont en miettes, à savoir l’autorégulation du marché, la libéralisation de tous les mouvements de capitaux, de services et de marchandises, la privatisation de tous les secteurs publics, la prétention selon laquelle les lois économiques sont des lois de la nature, la diffamation de l’État national et de sa force normative. Cet ultralibéralisme, qui réduit à l’impuissance les travailleurs, est aux abois. Sont apparus les vrais acteurs de la « main invisible » contre laquelle, nous disait-on, nous ne pouvions rien : les prédateurs, les spéculateurs, les oligarchies du marché financier dont le seul moteur est l’avidité, le cynisme, un goût obsessionnel du pouvoir. Ce démasquage ouvre la voie à une prise de conscience sur la véritable nature du capitalisme globalisé et de l’ordre cannibale qu’il impose à la planète.
À vos yeux, a-t-on pris la mesure de l’impact de cette crise sur les pays du Sud ?
Jean Ziegler. « Lorsque les riches maigrissent, les pauvres meurent », dit un proverbe. La faim dans le monde augmente d’une façon vertigineuse. Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim dans le monde et 100 000 personnes meurent chaque jour de la faim ou de ses suites immédiates. 923 millions d’êtres humains, plus d’un homme sur six, sont en permanence gravement sous-alimentés. Ce massacre quotidien de la faim s’intensifie. Dans le même temps, le président Nicolas Sarkozy a réduit massivement les aides publiques au développement. En Afrique, les projets sont suspendus. L’ONU a identifié huit tragédies à éliminer prioritairement. Ce sont les objectifs du millénaire à réaliser d’ici à 2015 : éradiquer l’extrême pauvreté et la faim ; assurer à tous les enfants en âge scolaire un enseignement de base ; promouvoir l’égalité entre les sexes et l’autonomie des femmes ; réduire la mortalité infantile, améliorer la santé des mères ; combattre le sida, la malaria et d’autres épidémies ; garantir la protection de l’environnement ; établir un pacte mondial pour le développement. Ces objectifs ont été chiffrés à 82 milliards de dollars annuels sur cinq ans. Depuis 2000, l’Occident dit qu’il n’a pas d’argent. Or, le 12 octobre dernier, à l’Élysée, en trois heures et demie, les 27 pays de l’Union européenne ont libéré 1 700 milliards d’euros pour le crédit interbancaire et pour augmenter le plancher du capital propre des banques de 3 % à 5 %. Pour éliminer les huit tragédies qui frappent les pays du tiers-monde, il suffirait de 1 % de ces 1 700 milliards. Cet ordre du monde n’est pas seulement meurtrier, il est absurde.
Le sommet du G20 à Washington prétend élaborer des réponses à cette crise mondiale. On le sait, les pays du Sud y seront les grands absents. Cette exclusion ne risque-t-elle pas d’accroître « la haine raisonnée » du Sud contre l’Occident que vous évoquez dans votre dernier ouvrage ?
Jean Ziegler. Sans aucun doute. « Ils ont enlevé le casque mais, en dessous, leur tête est restée coloniale », dit Régis Debray. L’Occident mène une politique suicidaire. Depuis cinq cents ans, les Blancs, qui ne représentent aujourd’hui que 13 % de la population de la planète, ont dominé le monde à travers des systèmes d’oppression successifs : le génocide des Indiens avec la conquête de l’Amérique, le commerce triangulaire des puissances esclavagistes pour le pillage des ressources premières, la déportation de 400 millions d’Africains, puis l’occupation coloniale et ses massacres et, finalement, l’ordre du monde du capitalisme globalisé. Edgar Morin écrit : « La domination de l’Occident est la pire de l’histoire humaine dans sa durée et son extension planétaire. » La haine de l’Occident a essentiellement deux sources. D’abord cette mystérieuse et formidable renaissance mémorielle à laquelle personne ne s’attendait. L’esclavage a été aboli il y a cent vingt ans, le dernier pays à l’avoir fait étant le Brésil en 1888. Le colonialisme également, il y a environ cinquante ans. Et c’est pourtant seulement maintenant que cette mémoire blessée, cette mémoire des horreurs subies, devient conscience. Elle devient revendication de réparation et revendication de repentance. Souvenons-nous de cette scène extraordinaire de décembre de 2007 où Nicolas Sarkozy arrive pour signer un certain nombre de contrats en Algérie. Le président Bouteflika lui dit en préalable : « D’abord vous vous excusez pour Sétif », ce massacre du 8 mai 1945 où des milliers d’Algériens, femmes et enfants, ont été exécutés par l’armée française alors qu’ils manifestaient pacifiquement. Nicolas Sarkozy lui répond qu’il n’est pas venu pour la « nostalgie ». Bouteflika lui rétorque : « La mémoire avant les affaires. » Et les accords ne seront pas signés. Il y a irruption d’une force radicalement nouvelle dans l’histoire : la revendication mémorielle. En Bolivie, en 2006, l’élection démocratique d’un Indien à la présidence pour la première fois depuis cinq siècles est le pur fruit de cette renaissance mémorielle. La deuxième source est le rejet total du capitalisme globalisé dont sont victimes les peuples du Sud. Renaissance mémorielle et refus absolu du dernier système d’oppression sont à l’origine de cette haine raisonnée.
Vous affirmez dans votre livre que « les peuples de l’hémisphère Sud ont décidé de demander des comptes ». À qui vont-ils les adresser ?
Jean Ziegler. À l’Occident bien sûr. Mais l’Occident reste sourd et aveugle aux revendications mémorielles du Sud. Voyez le scandaleux discours de Sarkozy à Dakar en juillet 2007 ou l’échec de la Conférence mondiale sur le racisme à Durban en 2001.
En responsabilisant ainsi l’Occident, cela ne revient-il pas à dédouaner les gouvernements des pays du Sud, qui sont eux aussi acteurs du capitalisme, de leur propre responsabilité ?
Jean Ziegler. Oui, l’exemple de l’effroyable régime nigérian, dont je parle longuement dans mon livre, en atteste. Le Nigeria est le huitième producteur de pétrole au monde, le premier en Afrique. C’est le pays le plus peuplé du continent avec 147 millions d’habitants. L’espérance de vie n’y est que de quarante-sept ans. Plus de 70 % de la population vit dans une situation d’extrême pauvreté. La sous-alimentation est permanente. Il y a absence d’écoles, de services sanitaires. Tout cela en raison de la corruption endémique des dictateurs militaires qui se sont succédé au pouvoir depuis 1966. Le lien de confiance entre les citoyens et l’État est brisé par la corruption et le pillage. Mais les responsabilités sont partagées. Les sociétés pétrolières qui exploitent les immenses richesses du pays, Shell, ELF, Exxon, Texaco, Repsol…, sont les complices actifs des généraux. Les sociétés pétrolières favorisent la corruption parce qu’elle les sert. Lorsqu’on négocie le partage des richesses et des biens, il est infiniment plus favorable d’avoir des corrompus en face de soi qu’un gouvernement démocratiquement élu qui défend l’intérêt public. Je condamne la corruption. Les généraux d’Abuja sont des truands mais, dans le même temps, il convient de voir l’origine du fléau et la manière dont les complices maintiennent en place les corrompus.
Vous affirmez que la barbarie capitaliste montre son vrai visage. Sur quoi cela peut-il déboucher ?
Jean Ziegler. La conscience collective va entrer dans un processus d’apprentissage et d’analyse. La riposte sociale va s’organiser. Nous vivons actuellement une situation très favorable au mouvement. La France est certes socialement injuste, mais c’est une démocratie vivante. L’information circule. La liberté de la presse est garantie. Donc, la raison analytique peut se mettre en marche. Les délocalisations, par exemple, trouvent leur origine dans le dumping social. Face à cela, la réaction des salariés a souvent été la résignation : « On ne peut rien faire, c’est le marché qui décide. » Il y avait une aliénation très profonde des classes travailleuses face à la « main invisible » du marché. Beaucoup de travailleuses et de travailleurs avaient fini par croire inéluctables le chômage, la dérégulation et la flexibilité du travail. Pendant ce temps, ces dix dernières années, la protection sociale des salariés a fondu comme neige au soleil. Or ces mensonges se sont effondrés. La main invisible est finalement devenue visible : c’est celle des prédateurs. Comment va s’organiser cette riposte sociale ? Nous ne le savons pas encore, mais c’est la question centrale.
Au rang des mesures d’urgence à prendre face à la crise, est-il possible de créer une réglementation des paradis fiscaux ?
Jean Ziegler. Il faut les éliminer totalement. C’est l’une des mesures les plus urgentes à prendre. Il faut également abolir le secret bancaire et rétablir la prééminence du secteur public lorsqu’il s’agit de services publics, renverser les privatisations, imposer une normativité stricte aux capitaux, interdire les délocalisations et réguler la Bourse pour éviter la spéculation. Il est certain que les oligarchies financières qui fonctionnent exclusivement à la maximalisation du profit doivent être soumises à la normativité de l’État. Le libre-échange est un mal quand l’État perd sa force normative. L’intérêt du pays, ce sont la justice sociale, la sécurité de l’existence, une fiscalité progressive garantissant une redistribution du revenu national, la priorité absolue à la sécurité de l’emploi, à la distribution équitable des ressources et à la démocratie sociale.
Croyez-vous qu’un front commun des peuples du Sud et de l’Occident soit possible ?
Jean Ziegler. Je suis certain que ce processus va déboucher sur un nouveau contrat social planétaire. Le contraire du marché autorégulé est la loi. Jean-Jacques Rousseau écrit dans le Contrat social : « Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui libère. » Je suis absolument certain que les peuples occidentaux vont comprendre que l’inhumanité infligée aux autres détruit l’humanité qui est en eux. Nous sommes doués d’impératifs moraux, de conscience d’identité. Cet ordre cannibale du monde, ce règne des prédateurs, reconnaissable au massacre quotidien de la faim, n’est plus acceptable pour les citoyennes et citoyens de l’Occident. La preuve est faite, avec la mobilisation de fonds colossaux pour les banques, qu’il existe une disponibilité énorme de richesses pour faire front à la surexploitation et à la misère abyssale de tant de peuples du Sud. Un nouveau contrat de solidarité et de dialogue entre le Sud et l’Occident va s’élaborer par des peuples libérés de leur aliénation.
Les risques que cette crise n’approfondisse les inégalités déjà existantes ou ne favorise la réaction sont réels. N’est-ce pas là faire preuve de trop d’enthousiasme ?
Jean Ziegler. Je connais l’argument. Le krach boursier de 1928 et la crise économique mondiale ont donné naissance au fascisme dans plusieurs pays européens. Mais le fascisme est né de l’humiliation d’une défaite, celle de l’Allemagne au sortir de la Première Guerre mondiale, d’un désir de revanche. Les vainqueurs occidentaux ont laissé faire, préférant le fascisme au bolchevisme et à la révolution, dont les élites bourgeoises avaient une peur panique. Le monde était encore largement colonial. Nous ne sommes pas du tout dans cette configuration. Ce qui menace aujourd’hui, si l’Occident ne se réveille pas, c’est la haine pathologique de groupuscules issus du Sud et le racisme violent se développant en Occident. Mais ces dangers peuvent être conjurés. Dans le Talmud de Babylone, il y a cette phrase mystérieuse : « L’avenir a un long passé. » Il faut que l’Occident accueille la résurgence mémorielle du Sud, reconnaisse les crimes commis, pratique la réparation. Et puis, surtout qu’il consente à démanteler l’ordre cannibale du monde, à passer du capitalisme à la civilisation. Barack Obama arrive au pouvoir dans un empire agressif, surarmé, revendiquant l’hégémonie militaire, économique et politique de la planète. Pourra-t-il démanteler les structures impériales et inaugurer une politique internationale basée sur la réciprocité, la complémentarité entre les peuples, en bref, une politique soumise aux normes du droit international ? J’en doute. La mobilisation des forces sociales en Europe et dans le Sud, la résistance à la restauration du capitalisme de la jungle seront indispensables pour qu’une civilisation humaine naisse sur notre planète. Mais la formidable résurgence mémorielle des Afro-Américains, qui a rendu la victoire électorale d’Obama possible, constitue déjà à elle seule un espoir.
Entretien réalisé par Cathy Ceïbe
Relayé par coordination Gauche Alternative du Hainaut
Crise économique crise automobile le Monde l’Europe et le Hainaut durement touchés
novembre 15, 2008 at 12:08 | In Economie, Politique | Leave a CommentTags: Crise économique crise automobile le Monde l’Europ
Crise économique crise automobile
le Monde l’Europe et le Hainaut
durement touchés
AUX ETATS – UNIS :
La faillite des “Big Three” pourrait provoquer une catastrophe économique aux Etats-Unis
Aux USA, les « big three, ce sont :Général Motors, Ford et Chrysler
Les défenseurs de l’industrie automobile aux Etats-Unis craignent sérieusement qu’une faillite des trois grands constructeurs du pays, voire du seul General Motors , ne provoque une réaction en chaîne catastrophique pour l’économie américaine, susceptible de détruire trois millions d’emplois et de priver l’Etat de 150 milliards de dollars de recettes fiscales.
Le Congrès américain pourrait décider de venir en aide aux “Big Three” -General Motors, Ford, Chrysler- frappés par la pire crise économique depuis des décennies aux Etats-Unis. “Nous devons agir car le coût de l’inaction serait très élevé pour les populations, les ouvriers et les sociétés”, avertit le sénateur démocrate Sherrod Brown, un des nombreux parlementaires redoutant de graves conséquences en cas d’effondrement des trois géants.
Automobile Américaine : Obama appelle à traiter la crise
Le futur président des Etats-Unis Barack Obama souhaite que le gouvernement sortant s’attaque à la crise de liquidité qui frappe le secteur automobile aux Etats-Unis, a indiqué mardi le co-président de son équipe de transition. “Il espère que le gouvernement saura trouver l’autorité supplémentaire pour traiter la crise de liquidité à court terme (…) et envisager un programme et un plan qui permettraient de faire en sorte qu’il puisse continuer à y avoir des sociétés indépendantes dans le secteur automobile”. Le futur président américain envisage de désigner un « Monsieur Automobile pour traiter globalement le problème.
EN EUROPE :
Le marché auto européen s’enfonce dans la crise
Les ventes ont plongé de 14,5% en octobre après avoir déjà reculé de 8,2% le mois précédent. PSA tombe de 16,3% et Renault réalise -19,1%.
Jusqu’où ira la chute ? Sans grande surprise tant le secteur automobile paye un lourd tribut à la crise économique, les ventes de voitures neuves se sont encore effondrées en Europe le mois dernier. Résultat ? Un plongeon de 14,5% en octobre après une chute de 8,2% en septembre et déjà –15,6% en août. C’est même la sixième baisse consécutive selon l’ACEA, l’Association des constructeurs européens d’automobiles.
Le cocktail dépressif est toujours le même, conjuguant à la fois un resserrement du crédit, des carburants encore chers en dépit d’une récente détente des prix à la pompe et des perspectives globales de croissance peu réjouissantes (l’OCDE et le FMI prévoient une récession pour la zone euro en 2009). « Le consommateur n’a pas d’appétit. Il fait le dos rond. Aussi les constructeurs sont dans l’obligation de couper leur production afin de traverser la crise avec une base de coûts fixes la plus faible possible, confie à L’Expansion.com un analyste spécialisé dans les valeurs autos. Toute la question est maintenant de savoir si ce décrochage de 14-15% perdurera en novembre et décembre ou s’il s’accentuera. Si tel était le cas, les constructeurs se retrouveraient alors avec un volume de stocks intenable… On aborderait 2009 dans la pire des situations ».
Outre-Rhin, Daimler est tout aussi accablé par la perspective de la surproduction : « Nous n’avons jamais connu une crise aussi grave, a admis Dietez Zetsche, le patron. Cela n’a pas de sens de produire des voitures pour les laisser au parking ». Et le fabricant de Mercedes d’envisager une réduction forcée du temps de travail pour pallier une demande en berne. En Allemagne encore, Opel se retrouve dans une posture plus délicate encore, puisque la filiale de GM a été contrainte d’appeler au secours Berlin et quatre Länder, afin qu’ils se portent caution de son financement. Sa maison-mère américaine est tout simplement au bord de l’asphyxie car en manque urgent de liquidités.
Au total ,en Europe, Novembre sera catastrophique

En Novembre, le plongeon est de -25,8 % en Europe
Les deux “champions” français, eux, n’ont pas de quoi se vanter. PSA glisse de 16,3% quand son rival Renault abandonne 19,1%. Le premier est plus particulièrement plombé par sa marque Peugeot (-18,4%) et le second, coulé par sa marque au losange, -23,8%. Aussi, à la lumière de ces résultats calamiteux, l’annonce de ce dernier de fermer temporairement en novembre et/ou décembre cinq de ses usines française et européenne se confirme. L’urgence étant pour lui de liquider ses stocks. Il y a peu, Renault et Peugeot Citroën avaient indiqué qu’ils allègeraient respectivement de 20% et 30% leur production au 4ème trimestre.
Et chez nous, dans le Nord et en Hainaut ?
Le site mca maubeuge
A Douvrin, La Française de Mécanique entre dans la tourmente de l’automobile
La Française de Mécanique commence à ressentir les baisses des ventes enregistrées par ses commanditaires. Le fabricant de moteurs installé à Douvrin (Pas-de-Calais) a de nouveau décrété des jours non travaillés pour novembre et décembre.
Filiale à 50 % de PSA-Citroën et à 50 % de Renault, la Française de Mécanique, 3 792 employés, avait réussi à maintenir son activité. D’abord en jouant avec les stocks, puis en ne renouvelant pas les contrats de plus d’une centaine d’intérimaires. Mais en octobre, elle a diminué le temps de travail de trois jours. Idem pour novembre, en fonction des sections, tandis que l’activité sera suspendue en majeure partie du 15 décembre au 5 janvier, alors que la trêve de Noël ne débute habituellement qu’au 24 décembre. Un accord sur la flexibilité permet de conserver les salaires. « Mais s’il n’y a pas d’embellie avant fin 2009, il faudra penser aux jours chômés », d’après la direction.
À Béthune, Bridgestone accumule les jours d’arrêt
Photo La voix du nord – Pascal Gérard
Les stocks s’accumulent chez Bridgestone à Béthune. Dans la seule usine française du géant du pneu, l’arrêt de production se compte en jours. Vingt-six entre le mois d’octobre et la fin de l’année.
En juillet, chez Bridgestone, on comptait sur des embauches futures. Cinquante d’ici à la fin 2009. En novembre, dans la même usine, on a gardé la calculette mais pour un autre usage : pour additionner les jours d’arrêt de production d’ici à la fin d’année : 21 plus les 5 annoncés qui font 26. La faute aux ventes qui baissent. Résultat : les stocks s’accumulent. La crise est passée par là. Au lieu des 70 camions qui sortent chaque semaine, il y en sort aujourd’hui une quinzaine
À Onnaing, l’usine Toyota à l’arrêt une semaine
Dans le discours, on n’en est pas encore à lutter contre la crise économique. On l’anticipe, on fait le dos rond. Aux week-ends prolongés planifiés, est venu se greffer un problème d’approvisionnement de pièces moteur. L’usine d’Onnaing est à l’arrêt une semaine.
À la CGT, qui n’est plus majoritaire chez Toyota, on a la très nette impression que les salariés paient les pots cassés du délabrement du marché automobile. La chute vertigineuse des bénéfices prévisionnels annoncés la semaine dernière par le constructeur japonais, au niveau mondial, ne fait pas seulement grincer les dents des actionnaires. « Ce n’est pas aux travailleurs de payer pour garantir leurs profits », assène la centrale syndicale dans un tract.
Chez Sevelnord à Hordain. - Sevelnord, le plus gros employeur du Valenciennois (4 400 salariés dont 10 % d’intérimaires), a pris des mesures drastiques.
Cette entreprise, qui construit les monospaces et les utilitaires Peugeot, Citroën et Fiat, a annoncé lors d’un comité d’entreprise, le 30 septembre, qu’elle baissait sa cadence quotidienne de 721 véhicules jour à 564 à partir du 1er décembre. Vingt jours plus tard, la direction a annoncé une nouvelle baisse de 84, soit une cadence de 480 véhicules jour.
D’autres mesures ont été prises : des arrêts de production ponctuels, la suppression de l’équipe de montage de nuit, ainsi que deux demi-équipes de nuit au ferrage et en peinture. Enfin, le nombre de 400 intérimaires sera réduit progressivement.
MCA Maubeuge : des jours d’arrêts supplémentaires…
Carlos Ghosn par Daulle
Ça ne s’améliore pas, à MCA. Mardi, la direction a annoncé de nouveaux arrêts de production, qui s’ajoutent aux vingt-cinq jours non travaillés décidés en septembre. Il est également question d’une nouvelle organisation du travail, en janvier, pour produire moins de voitures. Le chômage technique menace.
Selon la direction : « C’est au-delà du produit. Le Kangoo fonctionne très bien, les clients sont satisfaits. » La faute à la crise, donc !
Résultat : en cette fin d’année, il manque 8 000 véhicules par rapport aux prévisions. Du coup, la direction a annoncé, mardi lors d’un comité d’entreprise, qu’elle allait davantage imposer d’arrêts de production.
En septembre, déjà, cette direction avait décidé d’arrêter la production pendant vingt-cinq jours, jusqu’en janvier. Ces arrêts sont insuffisants : au moins une semaine supplémentaire (la semaine 48) ne sera pas travaillée (1), en novembre. En décembre, l’usine fermera ses portes le 17 et ne rouvrira que le 7 janvier.
Dès le 8 janvier, la direction veut instaurer une nouvelle organisation du travail. Il convient de baisser la cadence, de produire 45 véhicules par heure (au lieu de 60 actuellement). 2009 pourrait donc commencer avec d’autres arrêts de production.
Les intérimaires (ils sont encore quelques centaines) ne reviendront pas, en janvier. Les 174 salariés de Douai, venus en renfort à Maubeuge, pourraient ne pas être réintégrés en 2009. Retour à Douai, où la situation est pire qu’à Maubeuge !!!!
Chômage technique ?
Et les titulaires ? Pour le moment, ils sont encore rémunérés à 100 %. Mais les jours de congés s’amenuisent et les salariés n’en auront bientôt plus un seul à poser. « On s’attend à un CE extraordinaire, s’inquiète un syndicaliste, pour une demande de chômage partiel. »
Ça change tout : dans ce cas, les rémunérations baisseraient d’au moins 25 %.… Ce serait une catastrophe majeure pour le Val de Sambre où MCA (Maubeuge construction automobile sans compter les suppressions d’emplois déjà programmées par Carlos Ghosn dans son plan de « cost killer » !!
Les sous-traitants ne sont pas épargnés. Les usines qui alimentent MCA connaissent elles aussi des jours d’arrêt de production, du chômage technique. Et elles n’ont pas les reins aussi solides qu’un groupe comme Renault. Tout le monde se cemande comment ils vont supporter le choc.
Ainsi, ce n’est plus seulement financièrement que les travailleurs paient la crise à travers la privatisation de fonds publics généreusement offerts aux banques pourtant coupables de gestion hasardeuse.
Maintenant, c’est sur le bulletin de paie que la crise va se faire sentir ! Nos fêtes locales ou nationales, la Saint Nicolas encore vivace pour les enfants ou les fêtes de fin d’année pour tous risquent de se résumer à la portion congrue.
Nos traditionnelles coquilles de Noël, nos quegnoles, nos cougnous selon nos dialectes locaux, risquent d’avoir un goût amer
Nous n’en finirions pas de répéter que ce monde n’est pas, ne peut pas être le nôtre.
Qu’un autre monde, une autre Europe sont possibles, qu’il faut nous attacher à les construire et que ça URGE !!
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
15 – 11 – 2008
Crise économique et financière nous sommes entrés dans une nouvelle Grande Dépression
novembre 14, 2008 at 4:33 | In Economie, Politique | Leave a CommentTags: Crise économique et financière nous sommes entrés da
Crise économique et financière nous sommes entrés dans une nouvelle Grande Dépression
A la suite de la publication hier des analyses de François Morin, il nous a semblé utile de faire le point sur les faits économiques les plus importants dans notre si mouvante actualité.
A la suite de la réunion du G20 de ce week-end, nous produirons une analyse plus fondamentale à la lumière de ce que nous saurons : publication prévue certainement lundi prochain.
Voyons d’abord la question au plan théorique et nous empruntons ici les analyses de François Morin publiées aujourd’hui (en vert italique, ce que dit François Morin ; en bleu , nos illustrations et commentaires)
“Comme cela commence sous nos yeux, une vaste recapitalisation des banques de l’oligopole financier est engagée grâce aux capitaux publics avec, en contrepartie, l’apurement de leurs actifs toxiques. Cette recapitalisation exigera des appels massifs aux marchés financiers qui, à leur tour, entrainera des tensions sur les taux d’intérêt à long terme. La hausse de ces taux, doublée du crédit crunch actuel, tarira la croissance des pays du monde entier avec des taux de croissance nuls ou négatifs pour les pays les plus développés et légèrement positifs pour les pays en développement.
Le chômage est alors appelé à se développer massivement ; une fois l’apurement des bilans des banques réalisé, celles-ci retournent au secteur privé”.
Que constatons-nous ??
A tout seigneur tout honneur : LES USA
Les demandes d’allocation chômage à leur plus haut niveau depuis sept ans aux Etats-Unis
http://fr.news.yahoo.com/3/20081113/tbs-usa-economie-chomage-f8250da.html
Le ralentissement économique a frappé de plein fouet les échanges des Etats-Unis avec le reste du monde en septembre, avec une contraction d’une ampleur jamais vue de leurs importations, mais aussi une forte baisse des exportations qui soutenaient naguère leur croissance.
Les importations ont enregistré le plus grand recul mensuel jamais constaté dans les données du département au Commerce, baissant de 5,6%, à 211,9 milliards de dollars, selon les chiffres publiés jeudi par le ministère.
Les exportations, à 155,4 milliards de dollars, n’avaient quant à elles jamais autant baissé (-6,0%) depuis septembre 2001, un mois marqué par des attentats à New York et Washington.
L’action Général Motors s’est encore écroulée aujourd’hui : 
General Motors Cor Nyse, jeudi 13 novembre 2008 – 22h06 – Var. % - 4,22 %
Variation sur 1 an - 90,67%
L’action G.M est tombée ce soir à 2,95 $ et la question que se posent les spécialistes c’est si elle sera à 1 ou 0 $ dans un ou deux mois ; chez GM, on est au bord du dépôt de bilan or, Général Motors, c’est
Vendredi, Rick Wagoner, PDG de General Motors (GM), prononçait pour la première fois les mots impensables : “risque de faillite”. Certes, il entendait presser le gouvernement américain de débloquer en urgence une aide financière pour éviter au géant de l’automobile américaine une insolvabilité d’ici cinq à six mois. Mais, l’espace d’un week-end, on n’en est déjà plus là. Lundi 10 novembre, GM a annoncé 5 500 réductions de postes, au lieu des 3 600 indiqués vendredi. Surtout, son cours plongeait de 22,9 %, au plus bas depuis soixante ans. Motif : selon la Deutsche Bank, l’entreprise pourrait se retrouver à court de liquidités dès janvier 2009. La banque a ramené son objectif de cours à… zéro, estimant qu’un sauvetage public ne profiterait pas aux actionnaires.
Un effondrement de GM ou de l’autre grand du secteur, Ford (potentiellement insolvable d’ici huit à douze mois), serait un “cataclysme” entraînant la destruction de 2,5 millions d’emplois aux États-Unis, selon une étude publiée lundi par le Centre de recherche automobile (CAR) d’Ann Arbor, dans le Michigan.
Nous nous en tiendrons là de peur de vous saper totalement le moral
Reprenons ce que dit François Morin :
« On ne voit pas en effet ce qui empêcherait un tel scénario de se reproduire dans un nouveau cycle avec, à la clé, la formation d’une nouvelle bulle d’actifs encore plus gigantesque. Plusieurs raisons militent en ce sens. D’une part, des liquidités énormes ont été déversées par les Banques Centrales sur les marchés, et d’autre part celles-ci font tout pour tirer vers le bas les taux d’intérêt. Bref, on est en train de recréer les conditions de formation d’une nouvelle bulle financée par le crédit. Mais une raison plus fondamentale permet d’entrevoir la reconduite d’un scénario analogue. Il n’est pas envisagé de revenir sur la double libéralisation des taux de change et des taux d’intérêt qui sont pourtant bien à l’origine de l’hypertrophie de la sphère financière actuelle et des pratiques spéculatives. Il est alors fortement probable qu’une nouvelle crise systémique surviendra au moment de l’éclatement de cette nouvelle bulle, avec des effets encore plus ravageurs que ceux de l’actuelle crise. »
Et chez nous en Europe ?
Sachant qu’une dépression américaine produit son plein effet chez nous environ six mois plus tard, on voit bien dans quelle mouise nous sommes !!
L’ Allemagne est entrée en récession au 3e trimestre
http://fr.news.yahoo.com/4/20081113/tts-allemagne-recession-ca02f96.html
Le produit intérieur brut (PIB) a diminué de 0,5% au troisième trimestre par rapport au second, a annoncé jeudi l’Office fédéral de la statistique, après une contraction de 0,4% au deuxième trimestre (0,5% annoncé initialement).
L’économie allemande ne s’était pas repliée durant deux trimestres consécutifs – la définition technique de la récession – depuis le premier semestre 2003.
Venons-en à la France et à notre région du Nord et du Hainaut :
La crise dépasse largement les frontières de l’automobile
Selon Nathalie Waroux, dans ce très bon article du 8 novembre
: « ….Et enfin s’expliquer sur une crise qui se propage à des sous-traitants peu prolixes quand il s’agit de l’évoquer. À Lear Corporation on préfère donc rester muet et chez Daher se cacher derrière un éventuel devoir de réserve vis-à-vis du client. Pourtant, personne n’est dupe, localement les deux sous-traitants vont mal. La crise est là ! Elle dépasse même le simple cadre de l’automobile pour se répercuter sur des secteurs d’activités moins cycliques. Aux Tôles perforées de Maubeuge où travaillent plus de 60 personnes, Thierry Prissette explique que le premier trimestre 2009 risque d’être « difficile ». Car l’activité est présente, mais elle est décalée budgétairement. « Le problème ne porte pas sur les contrats engagés car ils seront honorés ; mais sur ceux à venir, car les clients les décalent. » L’homme se prépare « à travailler le prix de revient plutôt que le prix de vente » tout en gardant confiance, « il suffit d’un changement de climat de confiance, pour que tout redémarre » et en pariant sur l’avenir.
L’usine Dembiermont ( à Hautmont ndlr) a encore deux mois de visibilité devant elle. « Nous nous organisons pour passer le cap du premier semestre 2009 qui risque d’être difficile », explique la responsable des ressources humaines, Florence Galland. ».
Déjà au début du mois d’octobre, la même Voix du Nord nous annonçait, (ce que nous savions déjà par nos amis dans l’entreprise)
Baisse d’activité et sombres prévisions à l’entreprise Myriad de Louvroil
vendredi 03.10.2008, 04:56 – La Voix du Nord
En clair, salariés du Val de Sambre, préparez-vous à vous serrer la ceinture ! Si toutefois vous n’êtes pas virés !
Bref, l crise est partout, du plan mondial au plan local. Et les actuelles prévisions seront à coup sûr dépassée ; ce n’est pas 0,5 % de récession qu’il faut envisager mais bien de 1 à 2 % car les modèles informatiques de l’OCDE contiennent des calculs de correction qui, cette fois, n’interviendront pas !!
Revenons à l’ami François Morin et à son troisième scénarion de sortie de crise :
« Un dernier scénario que l’on appellera « alternatif » peut encore s’envisager. Mais sa probabilité d’occurrence est pour l’instant très faible. Son intérêt est cependant d’ouvrir, pour nos consciences, et ensuite pour nos pratiques, un espace sur des chemins moins sombres que les deux précédents.
On peut reprendre ici le même scénario que le précédent, mais au moment des explosions et des luttes sociales, on observe une prise de conscience des enjeux globaux liés à la globalisation financière par des citoyens organisés ou par un ou plusieurs peuples.
Alors, ici ou là, pour le Nord, les prises de participations au capital ou les nationalisations bancaires peuvent être consolidées dans la durée grâce à une action politique. Par exemple, des pôles financiers publics pourraient alors émerger et fonctionner comme investisseurs de long terme dans les secteurs les plus vitaux de l’économie. Dans une perspective de développement durable, ces pôles seraient d’un apport considérable pour promouvoir, à grande échelle, la finance solidaire, les énergies renouvelables et le commerce équitable.
Pour le Sud, et pour les plus grands pays, il peut y avoir des marges pour changer de politique interne, dans un sens qui pourrait permettre la réduction des grands déséquilibres et des inégalités. De même, on pourrait imaginer des formes d’intégration régionale beaucoup plus poussées que celles qui existent aujourd’hui, pas seulement sur le plan commercial ou économique, mais également sur un plan monétaire. Ces regroupements seraient essentiels à la formation d’un monde multipolaire, gage de plus grande stabilité internationale …. On reprendrait alors une vieille utopie, mais actualisée à la lumière des événements les plus récents, d’une « monnaie commune » vers laquelle il faudrait aller, certes par étapes, mais considéré finalement comme un patrimoine commun de l’humanité. On aurait là le moyen le plus efficace pour dégonfler la sphère financière, lutter contre les spéculations de toute sorte, et notamment des prix alimentaires, et retrouver ainsi les fondamentaux de la vie économique en société. »
C’est évidemment ce combat et ce scénario que notre mouvement politique et ses alliés doivent privilégier et essayer d’impulser.
Dans un article de ce blog du 15 Mars, nous posions cette question :

Sommes-nous à la veille d’un nouveau 1929 ??
mars 15, 2008 at 1:26 | In Economie | | Edit this post
Tags: Refonder la Gauche
Puis, le 20 septembre, nous affirmions :
Aujourd’hui, nous pouvons dire : nous sommes dans les années 30 avec tous les risques que l’Histoire nous a enseigné de cette période. C’est dire la responsabilité de ceux qui ce réuniront ce week-end en G20 !
De plus, l’Amérique est « en panne » et Obama ne sera pas opérationnel avant Janvier.
Il a la possibilité de bloquer Bush avec sa majorité au Congrès mais pas la possibilité de lui éviter un nouveau « Bushisme » !! Ce soir, cette nuit, l’illuminé de la Maison Blanche appelle les dirigeants du G20 à « ne pas trop contrôler l’économie et à respecter le libre marché ».
Rien compris le cow-boy !!
Avec de pareilles conceptions, il est foutu de laisser crever Général Motors et Ford réunis !! Au nombre de ses échecs, ce serait la cerise sur le gâteau ! En plus, la C.I.A nous apprend que son copain Ben Laden (de chez Carlyle Group) est au plus mal et très isolé ….même plus l’excuse de « faire la guerre au terrorisme » !!
Avec de pareils pingouins, d’ici le printemps prochain, la Grande Dépression va s’installer et elle ne durera pas un an comme le sous-entend l’OCDE.
Elle va durer deux ou trois ans parce que la diffusion de la crise financière à l’économie réelle va détruire des pans entiers de celle – ci.
Et la récession ne sera pas de –0,5 % par an mais de –1 à –2 % et la seule proposition de notre magicien de Président consisterait à travailler le dimanche !! Pitoyable !
Même avec des mesures bien capitalistes, il faut trois ans pour reconstruire une économie réelle et, on ne voit pas d’où viendrait le salut !
Tout dépendra de ce que fera Obama en Février-Mars.
Quel « deal » passera-t-il avec la Russie, la Chine, les pays du golfe ?
Acceptera-t-il de dépasser les prétentions actuelles de l’impérialisme américain ?
Ou alors, restera-t-il dans le flou ? Dans ce cas, nous serons très mal et la Grande Dépression aura de beaux jours devant elle ! Avec toutes les conséquences géopolitiques que nous ne connaissons que trop.
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
13 – 11 – 2008
La crise financière et après ? François Morin*
novembre 13, 2008 at 4:54 | In Economie, Politique | Leave a CommentTags: La crise financière et après ? François Morin*
La crise financière et après ?
François Morin*
1 er Novembre 2008
Nous sommes d’autant plus heureux de publier sur ce blog cet article de François Morin que beaucoup des articles économiques que nous avons écrit sont inspirés de ses travaux, de ceux de Michel Aglietta, Dominique Taddei. Nous nous étions un jour retrouvés lors d’un colloque organisé dans l’hémicycle du Conseil régional d’Ile de France par le Forum de la Gauche citoyenne dont notre camarade Guy Dutron faisait partie du collectif national d’animation. C’était en 2007, François venait de livrer un important travail sur la « Financiarisation de l’économie à l’ère de la globalisation financière ».
Tout ce qui nous arrive aujourd’hui était déjà inscrit dans les données économiques la crise était évidente, nous ne savions pas quand elle se produirait mais sa survenue était certaine.
Ceux qui, aujourd’hui jouent la surprise, surtout s’ils sont économistes sont, soit inféodés au néolibéralisme soit des mauvais ! Pas d’illustrations rigolotes cette fois, respectons son travail et laissons la parole à François Morin.
Qui peut douter que la crise financière actuelle entre dans une nouvelle phase, celle bien prévisible de la crise économique et sociale ? La question qui doit nous interpeller fortement est celle de savoir jusqu’où cette crise emmènera les citoyens de notre planète ; vers un régime économique avec davantage de régulation où les Etats reprendront progressivement la main par rapport à une finance en pleine dérive ? Ou bien, au contraire, vers plus de désordres, de ruptures, avec des conséquences qui pourraient être dramatiques sur un plan politique ? Ou encore, pourquoi pas, vers un sursaut des consciences qui pourraient ouvrir des chemins alternatifs à ceux que nous connaissons actuellement ? La réponse à ces interrogations fondamentales repose probablement, en grande partie, sur le diagnostic qu’il faut mener sur cette crise et surtout sur ses racines.
Si l’on veut tenter un tel diagnostic, il faut d’abord écarter certainement deux interprétations extrêmes, l’une minimaliste, l’autre maximaliste, qui cherchent pourtant à s’imposer dans les débats. Ramener la crise financière à celle liée seulement au développement des crédits subprime, ce segment très particulier du marché immobilier américain, semble un peu court, car cette vision est contradictoire avec les moyens considérables mis en œuvre par les gouvernements occidentaux pour conjurer la crise ; celle-ci vient évidemment de plus loin, elle est globale et succède à d’autres crises ayant déjà eu un caractère systémique. Par ailleurs, autre interprétation, mais à l’opposé, voir dans la crise actuelle la crise finale du capitalisme serait bien hasardeux, car bien des crises ont déjà émaillé les 19 ème et 20 ème siècle et donc l’histoire de ce mode de production, sans qu’aucune n’entrave réellement le développement ultérieur de ce système. Là aussi, l’ampleur des moyens mis en œuvre par les pays développés peuvent laisser penser que cette crise sera surmontée. Mais, reconnaissons qu’il est cependant légitime de se demander jusqu’à quand.
Dès lors, il est possible d’interpréter cette crise comme celle d’une finance, qui depuis qu’elle est globalisée, est en proie à des crises systémiques de plus en plus graves. Cette globalisation de la finance et de ses fractures est par conséquent le phénomène nouveau qu’il nous faut examiner de près non seulement dans sa forme contemporaine, mais aussi dans les causes qui en sont à l’origine. La globalisation concerne évidemment les marchés monétaires et financiers, leur architecture interconnectée mondialement, leur logique exponentielle de développement, ainsi que leurs secousses systémiques. Mais ce processus implique tout autant les grands acteurs qui interviennent sur ces marchés. C’est clairement les plus grands groupes bancaires qui sont aujourd’hui au cœur de la finance globale ; leur influence est telle qu’on doit comprendre leur rôle comme celui d’un oligopole exerçant ses pouvoirs non seulement sur les marchés de la finance globale, mais aussi sur les régulateurs et les États. Nous allons examiner comment cet oligopole est à la manœuvre pour conjurer la crise financière actuelle et surtout pour canaliser les contradictions qui pourraient entraver les logiques de développement qui sont les siennes. Toutefois, nous allons montrer que d’autres forces pourraient entrer en jeu et conduire à des scénarios de rupture, voire alternatifs.
La finance globale avant la crise
La financiarisation de l’économie mondiale est somme toute un phénomène récent marquée par plusieurs étapes dont on peut légitimement faire remonter à 1944 le tout début avec les accords de Bretton Woods. A cette conférence, les américains imposent le dollar comme monnaie internationale. Cette hégémonie américaine va cependant rencontrer une première limite avec la création du marché de l’eurodollar en 1958 qui permet à la place de Londres de s’affirmer progressivement sur la scène internationale.
Mais, c’est avec la rupture des accords de Bretton Wloods, en 1971, et un dollar qui brise son lien avec l’étalon or, qu’une étape essentielle vers la globalisation financière est franchie. Cette rupture est tout d’abord le signe particulièrement visible d’un nouvel affaiblissement du dollar, qu’il faut relier, à l’époque, à un taux de profit en recul aux Etats-Unis, lui-même consécutif à la défaite des américains au Vietnam. Elle est surtout la marque d’une première grande libéralisation, celle des taux de change ; cette déréglementation fondamentale, impulsée par une pensée néolibérale en plein essor, entraîne dans la foulée le développement d’un marché de couverture des risques. Il faut en effet que les entreprises puissent s’assurer contre les variations incessantes des prix des monnaies entre elles car ces variations sont génératrices de très fortes incertitudes pour le commerce international. Mais, évidemment, le risque de change ne disparaît pas pour autant. Il est assumé par ceux qui vendent les produits de couverture qui, dans la terminologie des marchés financiers, ne sont autres que des spéculateurs.
Après les chocs pétroliers de 1973 et 1979 qui transforment profondément les circuits financiers mondiaux avec le recyclage des pétrodollars, le début des années 80 est ponctué par des réformes des systèmes bancaires et monétaires dans les principaux pays développés avec la création de vastes marchés obligataires où les Etats sont amenés à émettre des emprunts pour financer les déficits publics, moyennant le paiement d’intérêts. Ces réformes engagent la deuxième grande libéralisation de prix fondamentaux pour la finance, celle des taux d’intérêt à long terme. Cette deuxième déréglementation est, comme la première, un choc considérable pour l’économie réelle. Là aussi, il faut générer pour les entreprises des produits de couverture pour s’assurer contre les variations de ces taux qui sont dorénavant soumis à la loi de l’offre et de la demande. A la fin des années 1980, les marchés de produits dérivés prennent véritablement leur essor avec leur pendant inévitable, le développement de pratiques spéculatives, car là aussi le risque de taux ne disparaît pas.
La crise boursière de 1987, comme les graves crises du SME en 1992 et 1993, trouvent fondamentalement leur source à la fois dans de vastes mouvements spéculatifs de capitaux entre les deux rives de l’atlantique, mais aussi dans la nécessité de briser définitivement les anticipations inflationnistes peu favorables aux investisseurs financiers.
Si bien qu’à partir du milieu des années 90, le constat peut être fait d’une globalisation des marchés monétaires et financiers. La finance devient globale car c’est à ce moment là en effet qu’aux Etats-Unis, les fonds de retraite à cotisations définies l’emportent sur les fonds à prestations définies. Après avoir été observé aux Etats Unis et en Angleterre, ce renversement provoque sur les places financières du monde entier l’hégémonie de la valeur actionnariale; c’est aussi à ce moment là que les premières crises à caractère systémique se manifestent dans les pays en développement (crise mexicaine, puis crise asiatique, russe, brésilienne etc), mais également dans les pays du centre en prenant la forme de bulles spéculatives liées aux produits dérivés (avec en 1998, l’effondrement de LTCM), ou de bulles de prix d’actifs financées par le crédit qui éclatent ensuite (crise internet en 2001, puis crise immobilière en 2007).
A la veille de la crise financière de 2007, le poids de la sphère financière apparaît totalement démesuré par rapport à la sphère réelle. Sur les marchés monétaires, les transactions concernant l’économie réelle représentent moins de 3% des échanges interbancaires du monde entier. Le reste des échanges sont des opérations de couverture contre des variations de prix (25% pour se protéger contre les variations de change, 60% pour se protéger des variations des taux d’intérêt, le reste pour s’assurer contre les variations des cours boursiers ou de celles des prix de matières premières).
Dernier trait : sur le marché des changes comme sur le marché des produits dérivés, les plus grandes banques mondiales exercent des pouvoirs de marché considérables. C’est en ce sens que l’on peut parler d’un oligopole bancaire mondial. Avant la libéralisation, les taux de change et les taux d’intérêt étaient régulés par les Etats ; avec la libéralisation, ces taux ont pu être momentanément contrôlés par les grandes banques centrales ; mais, avec la globalisation financière, ce sont des pouvoirs privés, ceux de l’oligopole bancaire, qui sont maîtresses en grande partie de leur évolution.
L’oligopole bancaire face à la crise Les principales étapes de cette crise qui a éclaté en août 2007 sont connues : à l’origine, des prêts à des ménages américains fragilisés (subprimes), puis un retournement du marché immobilier et la hausse des taux d’intérêt aux Etats Unis à la fin de l’année 2006. Les défauts de paiement se sont alors multipliés entrainant la dévalorisation des créances immobilières qui avaient été titrisées entre temps. Cette titrisation a pris des formes complexes mélangeant dans des titres structurés de bonnes créances avec de moins bonnes. Si bien que la « toxicité » de ces titres est très diffuse, car débordant les seules créances subprimes. Personne ne peut évaluer précisément l’étendue des pertes potentielles (Le FMI les a estimées dernièrement à 1400 milliards de dollars, mais ce chiffre a été régulièrement revu à la hausse).
Deux traits sont frappants dans le déroulement de la crise. D’une part, les injections de liquidité des banques centrales sur les marchés monétaires n’ont eu aucun effet dans la résolution de la crise ; les marchés monétaires à échéance de trois mois sont toujours bloqués. D’autre part, on a pu observer une accélération brutale de la crise surtout durant les dernières semaines, à partir notamment de la faillite de Lehman Brothers, un des membres éminent de l’oligopole bancaire mondial.
Dès lors, les moyens pour lutter contre la crise ont complètement changé de nature et de dimension. Le plan Paulson, qui envisageait, dans une première mouture, de racheter les créances toxiques aux banques pour un montant de 850 milliards de dollars, s’est transformé partiellement en un plan d’apports de fonds propres aux plus grandes banques. Notons que c’est sur les conseils des cinq plus grandes banques américaines que ce changement est proposé. De leur côté, les européens bâtissent également des plans pour le rachat d’actions de leurs banques. Dans l’esprit des Gouvernements occidentaux, il est dit explicitement que ces prises de participations ne concerneront que les plus grandes banques et ne seront que temporaires. Les autres sont destinées à être rachetées ou à tomber en faillite. Enfin, partout, on met en place des systèmes plus ou moins sophistiqués de garantie d’Etat sur les crédits interbancaires afin de restaurer la confiance sur les marchés monétaires.
Pour terminer, signalons qu’en cas de nouvelles faillites, un danger très grand guette le système financier, c’est l’activation des fameux CDS (Credit Default Swap), qui sont des produits de couverture contre le risque de défaut. Si leur activation devait avoir lieu à une grande échelle, hypothèse qu’on ne peut écarter, il faudrait alors procéder à la nationalisation quasi intégrale de toutes les banques des pays développés, car les chiffres sont ici gigantesques : leur encours s’élève en effet à 55 000 milliards de dollars..
La sortie de crise : trois scénarios
Les réunions internationales prévues à partir du 15 novembre prochain permettent d’anticiper un premier scénario de sortie de crise : celui d’une reconduction, avec plusieurs aménagements, du système financier international tout en maintenant les logiques actuelles. Mais d’autres scénarios peuvent également être envisagés selon que des ruptures liées au mouvement social puissent perturber fondamentalement ce premier scénario ; ces ruptures pourraient conduire, ou bien à des chocs dramatiques notamment sur un plan politique, ou bien encore à des recompositions économiques et sociales à caractère alternatif.
1 – En l’état actuel, le scénario de reconduction du capitalisme financier avec aménagements est probablement le scénario le plus crédible, mais on peut se poser légitimement la question de savoir jusqu’à quand.
La séquence serait la suivante. Tout d’abord, et cela a déjà commencé, une vaste recapitalisation des banques de l’oligopole sera engagée grâce aux capitaux publics avec, en contrepartie, l’apurement de leurs actifs toxiques. Cette recapitalisation exigera des appels massifs aux marchés financiers qui, à leur tour, entrainera des tensions sur les taux d’intérêt à long terme. La hausse de ces taux, doublée du crédit crunch actuel, tarira la croissance des pays du monde entier avec des taux de croissance nuls ou négatifs pour les pays les plus développés et légèrement positifs pour les pays en développement. Le chômage est alors appelé à se développer massivement ; une fois l’apurement des bilans des banques réalisé, celles-ci retournent au secteur privé.
Ce scénario intègre les aménagements qui seront discutés lors des prochaines réunions internationales. Il s’agit, pour l’essentiel, d’introduire de nouvelles règles du jeu concernant l’architecture du système financier international et sa stabilité. La nouvelle régulation porterait sur les agences de notation, les règles comptables qu’il faudrait assouplir, une meilleure transparence des Hedges Funds et des paradis fiscaux, et enfin une révision des règles sur les bonus, les parachutes dorés et les stocks options.
Toutefois, la phase finale de ce scénario est problématique. On ne voit pas en effet ce qui empêcherait un tel scénario de se reproduire dans un nouveau cycle avec, à la clé, la formation d’une nouvelle bulle d’actifs encore plus gigantesque. Plusieurs raisons militent en ce sens. D’une part, des liquidités énormes ont été déversées par les Banques Centrales sur les marchés, et d’autre part celles-ci font tout pour tirer vers le bas les taux d’intérêt. Bref, on est en train de recréer les conditions de formation d’une nouvelle bulle financée par le crédit. Mais une raison plus fondamentale permet d’entrevoir la reconduite d’un scénario analogue. Il n’est pas envisagé de revenir sur la double libéralisation des taux de change et des taux d’intérêt qui sont pourtant bien à l’origine de l’hypertrophie de la sphère financière actuelle et des pratiques spéculatives. Il est alors fortement probable qu’une nouvelle crise systémique surviendra au moment de l’éclatement de cette nouvelle bulle, avec des effets encore plus ravageurs que ceux de l’actuelle crise.
2 – Un scénario de rupture brutale doit également être envisagé, mais sa probabilité d’occurrence est moins élevée que celle du scénario précédent. Toutefois, cette probabilité augmente avec la poursuite d’un cycle de bulles suivis de leur éclatement.
Le point de départ est identique au scénario précédent (ou à un cycle ultérieur de ce même scénario), mais avec une explosion sociale violente dans plusieurs pays tenant à la baisse du pouvoir d’achat, et au développement d’un chômage de masse. On ne peut exclure que les luttes sociales puissent avoir des effets de contagion à une large échelle.
Il y aurait alors confrontation entre le pouvoir financier, notamment de l’oligopole bancaire, (appuyé le plus souvent par les pouvoirs politiques) et le pouvoir des citoyens. Cela pourrait déboucher sur des dérives de toute sorte, notamment des dérives totalitaires ou bien des replis identitaires exacerbés (de type fasciste), avec de possibles confrontations armées entre pays.
Ajoutons que dans un tel scénario, on ne peut également exclure une confrontation de type économique entre la zone dollar et la zone euro ; dans cette confrontation, on sait que l’euro ne partira pas dans une position de force en raison de la fragilité de la gouvernance politique européenne.
3 – Un dernier scénario que l’on appellera « alternatif » peut encore s’envisager. Mais sa probabilité d’occurrence est pour l’instant très faible. Son intérêt est cependant d’ouvrir, pour nos consciences, et ensuite pour nos pratiques, un espace sur des chemins moins sombres que les deux précédents.
On peut reprendre ici le même scénario que le précédent, mais au moment des explosions et des luttes sociales, on observe une prise de conscience des enjeux globaux liés à la globalisation financière par des citoyens organisés ou par un ou plusieurs peuples.
Alors, ici ou là, pour le Nord, les prises de participations au capital ou les nationalisations bancaires peuvent être consolidées dans la durée grâce à une action politique. Par exemple, des pôles financiers publics pourraient alors émerger et fonctionner comme investisseurs de long terme dans les secteurs les plus vitaux de l’économie. Dans une perspective de développement durable, ces pôles seraient d’un apport considérable pour promouvoir, à grande échelle, la finance solidaire, les énergies renouvelables et le commerce équitable.
Pour le Sud, et pour les plus grands pays, il peut y avoir des marges pour changer de politique interne, dans un sens qui pourrait permettre la réduction des grands déséquilibres et des inégalités. De même, on pourrait imaginer des formes d’intégration régionale beaucoup plus poussées que celles qui existent aujourd’hui, pas seulement sur le plan commercial ou économique, mais également sur un plan monétaire. Ces regroupements seraient essentiels à la formation d’un monde multipolaire, gage de plus grande stabilité internationale, mais aussi pour chaque pays participant.
En relation avec ce dernier point, ne faut-il pas ajouter à ce dernier scénario une utopie monétaire qui peut éclairer cependant l’avenir. Si l’hypertrophie de la sphère financière actuelle tient pour l’essentiel, à la déréglementation des taux de change et des taux d’intérêt, ne faut-il pas sur ce plan-là apporter une réponse globale ? Ne faut-il pas alors, à l’instar de la crise climatique dont les solutions passent par des mesures à la fois locales, nationales et internationales, imaginer un dispositif analogue, et notamment des règles internationales sur la formation des taux d’intérêt et des taux de change ?
On reprendrait alors une vieille utopie, mais actualisée à la lumière des événements les plus récents, d’une « monnaie commune » vers laquelle il faudrait aller, certes par étapes, mais considéré finalement comme un patrimoine commun de l’humanité. On aurait là le moyen le plus efficace pour dégonfler la sphère financière, lutter contre les spéculations de toute sorte, et notamment des prix alimentaires, et retrouver ainsi les fondamentaux de la vie économique en société.
Relayé par la Coordination Gauche Alternative du Hainaut
13 – 11 – 2008
· François Morin est professeur de sciences économiques à l’université de Toulouse I. Il a été membre du Conseil général de la Banque de France et du Conseil d’analyse économique.
· Liste de ses ouvrages :
o La Structure financière du capitalisme français (Calmann-Lévy, 1974)
o Le Capitalisme en France (Cerf, 1976)
o Le Cœur financier européen (en collaboration, Economica, 1993)
o Le Modèle français de détention et de gestion du capital: analyse prospective et comparaisons internationales (Éditions de Bercy, 1998)
o Le nouveau mur de l’argent : Essai sur la finance globalisée (Seuil, 2006)
Lu dans politis Vive Obama !
novembre 13, 2008 at 11:38 | In Textes de Politis | Leave a CommentTags: Lu dans politis Vive Obama !
Lu dans politis Vive Obama !
PAR Bernard Langlois
jeudi 13 novembre 2008
Dans la dernière livraison de Politis, notre cher Nanard (qui n’en est pas un) fait encore une fois preuve de lucidité ; cet article est le complément idéal du nôtre :
Présidentielles américaines OBAMA IS PRESIDENT AND HE IS BLACK !
novembre 5, 2008 at 10:47 | In Politique | | Edit this post
Tags: Présidentielles américaines OBAMA IS PRESIDENT AND HE
Oh, nous ne sommes pas sans entrailles, non, non, croyez pas ça ! Car il faudrait assurément un cœur de pierre pour n’être point sensible à l’élection de Barack Obama, pour ne pas vibrer avec ces foules en liesse, rester indifférent à ces pleurs de joie sur le visage du vieux combattant Jesse Jackson, et sur tant d’autres visages connus ou inconnus, noirs, blancs, cuivrés, jeunes, vieux, entre deux âges, hommes ou femmes : un peuple, le plus bigarré qui soit. En tout cas, une partie de ce peuple, qui s’est retrouvée majoritaire dans l’urne, et de façon incontestable, pour choisir le renouveau.
Le renouveau ? Sans doute, si l’on veut bien considérer que les États-Unis d’Amérique nous ont imposé, durant les deux mandats de George Dubbleyou, ce qu’ils avaient de pire en magasin. C’est à cet héritage désastreux que l’électorat américain a tourné le dos, plus qu’il ne l’a tourné à McCain, l’héritier malgré lui.
Plus qu’il n’a choisi Obama ? Diriez-vous que, contre l’éléphant républicain, n’importe quel âne porteur des reliques démocrates aurait été élu ? C’est bien possible, et ce constat doit aviver l’amertume d’Hillary Clinton et de son clan. Car, en fait, c’est bien la primaire démocrate qui constitue le vrai triomphe du sénateur de l’Illinois, celle d’un outsider contre l’appareil du parti, ses barons, sa nomenclature. On n’ira pas jusqu’à dire que ce n’était plus, après, que formalité et promenade de santé : tout a été dit sur l’excellence de la campagne elle-même, la sophistication de la machine de guerre mise en place par un entourage performant, et (c’est le plus troublant…) cette avalanche d’un fric qui ne venait pas majoritairement de la tirelire du militant de base, tant s’en faut. Le charisme du candidat a fait le reste, et son habileté à jouer à la fois sur sa spécificité métisse et à la faire oublier par un discours largement consensuel. Barack Obama a joué et gagné sur tous les tableaux, dans le registre humaniste dont les excès et les crimes des sortants lui avaient garanti l’usage exclusif. Fort bien. Alors, tous ensemble : « Viva Obama ! » ; et que personne ne nie que cette victoire d’un homme de couleur au pays de l’esclavage, de la ségrégation raciale et du Ku Klux Klan soit un formidable symbole.
SAUVEUR
Mais rien qu’un symbole. Consentez, je vous prie, dans votre joie sympathique et encore sous la douche de tous ces bons sentiments qui dégoulinent des antennes, qu’on jette un peu du froid de la raison. Sans même avoir à énumérer tous les obstacles qui attendent le nouvel élu sur la voie d’un renouveau (de la guerre à la crise, ils sont présents dans tous les esprits), et à supposer même qu’il entende les surmonter, faire d’Obama une sorte de messie planétaire capable de sauver l’humanité en crise serait du plus haut comique, si ce n’était inquiétant quant à la lucidité de l’espèce, toujours en quête d’un sauveur suprême. Comment dit la chanson, déjà ? Ah ! oui : « Ni Dieu, ni César, ni Tribun ! »
DE L’ÉMOTION
La politique de l’émotion [1] est rarement pertinente. Tout citoyen doté d’un certain âge et d’une mémoire encore en état de marche devrait en être vacciné. Pour n’en prendre que deux exemples choisis dans le temps de ma génération, en France (et à rebours) :
– 21 avril 2002 : Jospin éliminé de la présidentielle à l’issue du premier tour. C’est pour la gauche un traumatisme, non pas sans précédent (en 1969, déjà, la déroute du tandem Defferre-Mendès laissait face à face Pompidou et Poher, c’est-à-dire la droite et le centre-droit), mais inédit depuis trente ans. Circonstance aggravante : ce n’est pas un brave pépère sénateur en pantoufles qui allait disputer son trône au sortant (Chirac), mais le représentant honni de l’extrême droite, le président du Front national, le Borgne satanique, l’incarnation du Mal : Jean-Marie Le Pen. Comme si ça ne suffisait pas d’être viré du premier tour en la personne de son représentant, tout le PS comme un seul homme [2] – et bien d’autres encore, sur sa gauche comme sur sa droite – se donnait le ridicule d’appeler, dès la classique soirée télévisée du 21, à voter Chirac pour « faire barrage » à l’Affreux ; les médias faisaient chorus, avec France Inter pour donner le la. Et nous vécûmes la manif’ la plus unanimiste depuis des lustres, qui rassembla tous les « antifascistes » dans la rue, en appelant « le Chi » de ses vœux. On s’en souvient peut-être, j’avais personnellement dans ces colonnes défendu l’abstention, dans un premier papier à chaud, assurant que le danger Le Pen était imaginaire et arguant que Chirac n’avait nullement besoin de nos voix pour être réélu ; sur la double pression de la rédaction et de nombreux lecteurs, j’ai dû la semaine suivante me rallier au vote Chirac, sur le thème : « On ne va pas se fâcher pour ça », en ajoutant mezzo voce, en Galilée du pauvre, mon : « Et pourtant elle tourne… » Combien ont regretté par la suite, s’étant ainsi laissés aller à l’émotion, d’avoir voté à droite pour la première fois de leur vie ? – 10 mai 1981 : je n’ai pas participé à la liesse (humide) de la Bastille, pour la bonne raison que je couvrais alors l’événement – le deuxième tour de la présidentielle et la victoire attendue de Mitterrand sur Giscard – à Château-Chinon, en compagnie du candidat de la gauche et de sa suite. Dès 18 heures, scènes d’allégresse et champagne sur la place devant Le Vieux Morvan. « On a ga-gné ! » C’est peut-être à ce souvenir-là que nous renvoie avec le plus de pertinence l’avènement de Barack Obama. Derrière ce beau produit (bronzé, comme dit l’autre) de la méritocratie américaine vont en effet entrer à la Maison Blanche tous les exclus, les laissés-pour-compte, les humiliés, les « minorisés » de la société américaine, et au-delà, de l’Empire. Vont entrer, ou plutôt : croient qu’ils vont entrer, toute l’ambiguïté de la politique émotionnelle est là. En France, le 10 mai 1981, c’est la classe ouvrière qui allait au paradis : rendez-vous compte, un quart de siècle que la gauche était exclue du pouvoir ! Et François Mitterrand avait eu le bon goût (l’habileté…) de réunir toute la gauche et même de faire leur place aux communistes, on n’allait tout de même pas bouder notre plaisir ! Nous en étions persuadés, quelques réticences que nous avait inspirées le parcours sinueux du nouveau président : derrière ce grand bourgeois transcendé par sa fonction et pénétré de la grandeur de sa tâche, c’était le peuple de France, celui des chaumières et des humbles travaux, qui entrait à l’Élysée. Pour être juste, il y eut quelques beaux mois et des avancées qu’on ne regrette pas, ne serait-ce que l’abolition de la peine de mort. Puis, assez vite, tout partit en quenouille, d’un recul l’autre, d’un scandale l’autre : de Pelat en Tapie, de Nucci en Barril… Affaires de fric, affaires d’État, basse police, suicides. Le mitterrandisme – deux fois sept ans, quand même ! – n’avait eu besoin de personne, pas même de la presse, pour être jeté aux chiens.
Ainsi va la politique de l’émotion, qui nous exalte parfois, ou parfois nous révulse. Dans un cas comme dans l’autre, rarement à bon escient.
P.-S. : Un lecteur de toujours, par ailleurs ardent défenseur de la chanson française de qualité, me demande de vous faire savoir que le Forum Léo-Ferré, lieu d’excellence sis à Ivry-sur-Seine, programme six soirées de récital de Jacques Bertin (avec Laurent Desmurs au piano et Guy Raimbault à l’accordéon, les 14, 15, 21, 22, 28 et 29 novembre). Forcément, ça va être très beau, et si vous êtes dans le coin, ne loupez pas ça. Attention : mieux vaut retenir vite, c’est déjà affiché complet pour le 22 et le 29. www.forumleoferre.com
Notes
[1] Comme la géopolitique du même métal. C’est le titre d’un essai qui vient de sortir, du politologue Dominique Moïsi : la Géopolitique de l’émotion, Flammarion, 268 p., 20 euros. L’auteur, qui tient que « sans reconnaître l’influence cruciale des émotions, il est tout bonnement impossible de comprendre le cours de l’histoire », en choisit trois – l’espoir, l’humiliation et la peur – pour imaginer, selon celle des trois qui l’emporte, les scénarios heureux ou catastrophiques du futur… Le scénario pessimiste de 2025 (qui serait volontiers le mien) fait froid dans le dos !
[2] Lionel Jospin fut un des rares à ne pas se précipiter dans les bras de Chirac, mais finit par s’y résoudre sous la pression de ses amis.
Relayé par Coordination Gauche Alternative du Hainaut
13 – 11 – 2008
Deux nouvelles associations pour défendre le Hainaut nos idées mais aussi nous opposer aux productivistes et aux éco tartuffes !!
novembre 11, 2008 at 5:35 | In Environnement OGM, Politique, Solidarité Pétition | Leave a CommentTags: Deux nouvelles associations pour défendre le Hainaut n
Deux nouvelles associations pour défendre le Hainaut nos idées mais aussi nous opposer aux productivistes et aux éco tartuffes !!
Le jeudi 30 octobre, nous avons déposé, en Sous préfecture d’Avesnes sur Helpe, les statuts de deux associations :
- Le coquelicot du Hainaut qui aura pour fonction de gérer notre mouvement politique « Coordination Gauche Alternative du Hainaut », en Hainaut, justement.
- Hainaut Avenir Environnement qui reprend toutes les valeurs que nous défendons et nous permettra d’ester en justice le cas échéant ou encore de nous joindre à des associations locales en leur apportant notre expérience, notre expertise ou nos conseils juridiques.
Si nous avons voulu deux associations, c’est pour éviter des confusions. Des gens du Hainaut peuvent avoir envie de nous rejoindre sur nos valeurs sans vouloir, pour autant, rejoindre notre mouvement politique.
C’est cette séparation déontologique que nous avons voulue : nous ne sommes pas des « sergents recruteurs »
Les objectifs de nos associations :
Voici le début des statuts du Coquelicot du Hainaut
Article 1 – Formation : Il est créé, entre les membres soussignés l’Association dénommée :
Le Coquelicot du Hainaut
Son symbole est le Coquelicot joint en en-tête de ce document et qui peut être de taille différente selon les supports de communication ou les moyens techniques utilisés.
Les membres des collectifs formant la coordination Gauche Alternative du Hainaut sont membres de droit de l’Association s’ils versent une cotisation de 5 € par an.
Toute autre personne physique ou morale peut être membre de l’association à la condition d’en partager l’objet
Article 2 – Objet : L’objet de l’association est :
- la gestion du Mouvement politique intitulé « Coordination Gauche Alternative du Hainaut » qui regroupe les collectifs Gauche Alternative de Sambre-Avesnois, du Cambrésis et du Valenciennois.
§ La gestion des campagnes et des comptes électoraux de tout candidat ou liste de candidats présentés ou soutenus par la Gauche Alternative,
§ la défense matérielle et morale des membres dûment reconnus de nos collectifs et/ou de l’association,
- La défense des valeurs portées par les collectifs et leur coordination, à savoir :
lutter pour la transformation politique, sociale, économique, antiraciste, féministe et altermondialiste de notre société, ……..
Voici l’introduction des Statuts de Hainaut Avenir Environnement
Article 1 – Formation : Il est créé, entre les membres soussignés l’Association dénommée :
Hainaut Avenir Environnement
Ses adhérents sont membres de droit de l’Association s’ils versent une cotisation de 5 € par an.
Toute autre personne physique ou morale peut être membre de l’association à la condition d’en partager l’objet qui suit .
Article 2 : Symbole : Le symbole de l’association est le logo figurant en tête de ces statuts.
Article 3 : Objet :
- La défense contre toute atteinte aux droits humains
§ l’opposition à toutes atteintes aux principes de précaution et de responsabilité par tout individu, personne morale ou physique, représentant de services ou entreprises spécialisées ou non, organismes, collectivités publiques, territoriales, et leurs services dans le respect des réglementations nationales, Européennes ou mondiales,
§ la défense des droits des femmes, l’égalité homme-femme, l’opposition par tous moyens légaux aux atteintes physiques ou morales qu’elles subissent, la lutte contre les violences faites aux femmes,
§ la lutte contre toute forme de racisme et toute manifestation de xénophobie, d’atteinte, physique ou morale, aux personnes, en raison de leur ethnie, origine, couleur, religion, préférence sexuelle ou opinion.
· Notre association s’opposera, notamment à la mise en fiche sous toute forme technique connue ou inconnue de ces critères d’appartenance,
o L’association s’opposera aux possibles atteintes à la dignité et la liberté, à la personne humaine au moyen de technologies nouvelles : biométrie, iridologie, génie génétique, nano technologie, implants et puces électroniques, ou tout autre moyen non connu d’oppression à l’époque de la rédaction des présents statuts
- La lutte contre les atteintes à l’Environnement sur notre territoire et partout où ces atteintes à notre territoire ou ses habitants peuvent se faire sentir :
§ dans le cadre de la défense de l’écologie, de l’environnement ou de la santé,
· Les incinérateurs, centrales à bitume, centre de traitement de déchets de toute nature, les stockages présents ou passés de déchets ménagers ou industriels dont les anciennes décharges qui couvrent notre territoire.
§ dans la lutte, contre le non respect, par les organisations ou administrations en charge de ces questions, des lois, règlements, chartes et autres textes qui en définissent le cadre ou le détail,
§ l’opposition, par tous moyens légaux, aux atteintes à la santé, aux atteintes aux espèces et à toutes les formes de vie ou aux conditions de leur existence, aux éléments naturels, aux pollutions de toute nature, matérielle ou immatérielle,
· Les nuisances produites par l’agriculture productiviste
o Utilisation de pesticides ou produits chimiques en tous genre, les cultures OGM et manipulations génétiques sur le vivant, l’appropriation du vivant.
· Les nuisances produites par les conditions de vie et de production de notre société technicienne
o Les routes, quatre-voies, autoroutes, leur construction et les matériaux utilisés
o L’extraction de ses matériaux, les carrières et les atteintes aux nappes phréatiques et/ou à la qualité des eaux,
o La mise en place de moyens nouveaux de déplacements et leurs conditions de réalisation
· Les nuisances physiques ou morales produites par les moyens de communication et / ou de production d’énergie
o Installations faisant appel aux technologies de la fission ou de la fusion nucléaires, au stockage et au traitement de leurs déchets,
o Les nuisances produites par l’éolien industriel,
o Les risques liés aux émetteurs de toutes fréquences
o Les moyens d’écoute et de contrôle des citoyens
§ l’opposition à toutes atteintes aux principes de précaution et de responsabilité par tout individu, personne morale ou physique, représentant de services ou entreprises spécialisées ou non, organismes, collectivités publiques, territoriales, et leurs services dans le respect des réglementations nationales, Européennes ou mondiales,
La lutte contre le productivisme et les Ecotartuffes
La société de consommation est aveugle, il n’y a pas de croissance et de développement économique infinis possibles sur une planète dont les ressources sont limitées.
Nous extrayons aujourd’hui deux fois trop de ressources fossiles, et nous émettons dans l’atmosphère plus de deux fois plus de gaz carbonique que la planète ne peut en absorber. La biodiversité s’effondre.
C’est aujourd’hui que l’extraction du pétrole entre en déclin. La société de consommation engendre un pillage et l’injustice : 20 % de la population de la planète, les pays riches, consomment plus de 80 % des ressources planétaires.
Notre niveau de consommation a un cout : l’esclavage économique de populations entières.
La société de consommation est mortifère, elle réduit l’humain à n’être qu’un agent économique : producteur-consommateur.
Elle nie nos dimensions politique, culturelle, philosophique, poétique ou spirituelle qui sont l’essence même de notre humanité.
Nous devons nous libérer de cet obscurantisme qui consiste à croire en la toute-puissance de la techno-science et à nous défausser sur elle de nos responsabilités.
La science repose sur le doute et non sur la foi.
L’espoir est de réanimer notre conscience et de traduire nos idées au quotidien dans nos actions.
Voici pour les productivistes qui, chez nous ont nom : FNSEA et AGROBUSINESS.
Nous n’avançons pas masqués : vous disons ce que nous ferons et ferons ce que nous disons, toujours publiquement sous votre contrôle citoyen !
Notre monde connaît aussi des lobbies dont celui que nous appelons les ECOTARTUFFES : voir sur ce point le film ci-dessous :
http://www.dailymotion.com/video/k4u7qDDi0emtVHLCJc
VOUS POUVEZ NOUS CONTACTER
POUR REJOINDRE NOS ASSOCIATIONS
JACQUES LAINET : co-président des deux associations :
Téléphone : 03.27.59.72.13
GUY DUTRON : co-trésorier 06.78.65.32.92 ou g.dutron@yahoo.fr
Jacques Lainet (à gauche) – Guy Dutron photo Géraldine Beys Voix du Nord
Nous tenons nos statuts à la disposition de toute personne qui en fera la demande
Voir ci-dessous l’article paru dans la Voix du Nord Edition d’Avesnes que nous remercions :
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
11 – 11 – 2008
Il y a 90 ans le 11 novembre 1914 à 11 h on sonnait l’armistice à Haudroy ici chez nous
novembre 11, 2008 at 5:15 | In Mémoire et histoire | 1 CommentTags: Il y a 90 ans le 11 novembre 1914 à 11 h le caporal, Il y a 90 ans le 11 novembre 1914 à 11 h on sonnait l, ntier
Il y a 90 ans le 11 novembre 1914 à 11 h
on sonnait l’armistice
à Haudroy ici chez nous
La guerre de 14 se terminait : « Le 9 novembre, il avait appris qu’à l’ouest, les alliés avaient dépassé la route La Capelle – Avesnes, et se battaient sur les bords du Thon.
Le 10, il se battait sur la Sormonne en bordure de la route d’Hirson à Mézières ; il savait que non loin de là, au Nord, c’était la forêt de Signy le Petit et, plus haut, la forêt de Chimay ; un peu plus haut encore, c’était chez lui.
S’il avait pu les voir ces belles forêts, il n’aurait rien retrouvé des très vieux chênes et des hêtres anciens. Les Allemands avaient installé une scierie à côté de la gare de Rance et, avec une main-d’œuvre de prisonniers russes, ils avaient pillé la quasi-totalité de la vieille futaie et une part importante du taillis. La vieille forêt avait disparu ; elle était devenue bois de mine, étais de tranchées.
Le 11, après 11 heures, les clairons sonnèrent et le silence se fit ; il était lourd ce silence après la bataille » ….
extrait de « Un jour je mangerai du Pain Blanc » - Roman – par Guy Dutron
C’est en effet, ici, chez nous que tout c’est terminé.
A Haudroy, hameau de la commune de La Flamengrie (02), juste à la sortie de la Capelle en allant vers Avesnes sur Helpe
Sur cette carte obtenue grâce à Google Earth, vous voyez la ville de La Capelle ; au nord, sur la RN 2, vous tournez à droite, là où vous voyez D 285, vers Rocquigny, Wignehies et Fourmies, un autre lieu où l’on assassina ! Voir sur ce sujet cet article qui parle aussi du premier Mai de Fourmies et de ces fleurs d’ églantier que l’on appelait chez nous LE MAI
SARKO, LA GREVE, LE TOLLE ET APRES ??
juillet 7, 2008 at 2:10 | In Mémoire et histoire, Politique, sarkosy | | Edit this post
Tags: LA GREVE, LE TOLLE ET APRES ??, SARKO
qui parle aussi du premier Mai de Fourmies
Dans la courbe, à quelques centaines de mètres, un monument rappelle que c’est ici que cela c’est passé le 11 novembre 1918, à 11 h du matin.
Le caporal-clairon Sellier sonna d’abord le premier “cessez le feu” le 7 novembre puis ce fut l’armistice, le 11 à 11H
Le Caporal Clairon Pierre Sellier
Notre belle mais malheureuse région du Nord aura connu 300 ans de guerres, sans remonter à César, aux Francs, à Charlemagne dont nous étions le fief, aux Vikings, aux « Hongrois », à Charles le Téméraire et Louis XI.
Il y eut les guerres entre Louis XIII, Louis XIV et Charles Quint - Malplaquet 11 septembre 1709 – puis les guerres révolutionnaires avec Jemappes 6 novembre 1792 Wattignies La Victoire 16 Octobre 1793 – , Fleurus – 8 messidor an II (26 juin 1794).
A cette époque, on s’étripait tous les ans dans notre région !!
Il y eut encore le fleuron de Waterloo, à 80 bornes d’ici où l’aigle courba définitivement la tête
Puis 1870, qui se termina tout près d’ici, à Sedan, dans les Ardennes !
14-18, en plein chez nous !
39-45, rebelote !
Comment voulez-vous qu’on ne soit pas copains avec les allemands , ils venaient nous visiter tous les 30 ans !!
C’est pourquoi, nous, gens de l’Avesnois et plus largement du Hainaut, français ou belge, avons un devoir particulier.Peut-être de “mémoire”, en tout cas, d’éducation !
Parce que, comme l’écrivit Montéhus, « c’qu ‘elle en a vu du beau sang cette terre, sang d’ouvriers et sang de paysans, car les bandits qui sont cause des guerres ne meurent jamais, on n’tue qu’les innocents ! »
Ecoutez la, cette « Butte rouge » de Montéhus chantée par les Motivés !
http://www.dailymotion.com/relevance/search/La%2Bbutte%2Brouge/video/x51vj0_la-butte-rouge_music
La Butte Rouge
Paroles de Montéhus et musique de Georges Krier.
Sur c’te butt’là y’avait pas d’gigolettes
Pas de marlous ni de beaux muscadins.
Ah ! C’était loin du Moulin d’la Galette,
Et de Panam’ qu’est le roi des pat’lins.
C’qu’elle en a bu du beau sang cette terre,
Sang d’ouvriers et sang de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
N’en meurent jamais, on n’tue qu’les innocents !
Refrain
La Butt’ Rouge, c’est son nom, l’baptême s’fit un matin
Où tous ceux qui montaient roulaient dans le ravin.
Aujourd’hui y’a des vignes, il y pousse du raisin.
Qui boira ce vin là, boira l’sang des copains.
Sur c’te butt’là on n’y f’sait pas la noce
Comme à Montmartr’ où l’champagne coul’ à flots;
Mais les pauvr’s gars qu’avaient laissé des gosses
Y f’saient entendre de terribles sanglots !
C’qu’elle en a bu des larmes cette terre,
Larm’s d’ouvriers, larmes de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
Ne pleurent jamais, car ce sont des tyrans !
Refrain
La Butt’ Rouge, c’est son nom, l’baptême s’fit un matin
Où tous ceux qui montaient roulaient dans le ravin.
Aujourd’hui y’a des vignes, il y pousse du raisin.
Qui boit de ce vin là, boit les larmes des copains
Sur c’te butt’là, on y r’fait des vendanges,
On y entend des cris et des chansons ;
Filles et gars doucement y échangent
Des mots d’amour qui donnent le frisson.
Peuvent-ils songer, dans leurs folles étreintes,
Qu’à cet endroit où s’échangent leurs baisers,
J’ai entendu la nuit monter des plaintes
Et j’y ai vu des gars au crâne brisé !
Refrain
La Butt’ Rouge, c’est son nom, l’baptême s’fit un matin
Où tous ceux qui montaient roulaient dans le ravin.
Aujourd’hui y’a des vignes, il y pousse du raisin.
Mais moi j’y vois des croix portant l’nom des copains !
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
11 – 11 – 2008
Le coin des ziques qu’on aime bien Miriam Makeba voix de l’Afrique est morte
novembre 10, 2008 at 8:01 | In Altermondialisme, Le coin des ziques qu'on aime bien | Leave a CommentTags: Le coin des ziques qu’on aime bien Miriam Makeba voix
Le coin des ziques qu’on aime bien
Miriam Makeba voix de l’Afrique est morte
Miriam Makeba au festival de jazz du Cap en 2006
Miriam Makeba, voix légendaire du continent africain et mondialement connue comme “Mama Africa”, est morte dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 novembre, à 76 ans, près de Naples, en Italie. Elle avait également chanté avec les plus grands du Jazz.
Ici avec Dizzy Gillespie
Elle est morte comme elle a vécu : en militante ; elle a été victime d’une crise cardiaque, juste après être sortie de scène, à la suite d’un concert de soutien à l’écrivain Roberto Saviano, auteur de Gomorra, menacé de mort par la Mafia.
Ecoutez « The Click Song » : « isn’t a noise, it’s my language” disait-elle ; c’est en effet le langage des Bushmen du Kalahari et ceux qui se souviennent du Film « Les Dieux sont tombés sur la tête » s’en souviendront aussi.
http://fr.youtube.com/watch?v=eWJh94iwuzU&feature=related
The Click Song :
Enregistré en 1978 en Hollande
http://fr.youtube.com/watch?v=2Mwh9z58iAU&feature=related
Devenue symbole de la lutte contre l’apartheid, la chanteuse sud-africaine, née à Johannesburg le 4 mars 1932, ne cessera de nous alerteret de nous appeler, dans ses chansons, à l’amour, la paix et de la tolérance. Son immense succès “Pata, Pata” a fait le tour de la planète.
Pata Pata version 1967 :
http://fr.youtube.com/watch?v=Pygqt0uwnuc
A 27 ans, elle quitte l’Afrique du Sud pour les besoins de sa carrière, elle ne sait pas encore qu’elle sera bannie de son pays pour ses prises de position contre la ségrégation.
A ses débuts, elle chante cette chanson des Townships : Khawuleza, écoutez :
http://fr.youtube.com/watch?v=V74f9eIi9c0
Un exil de trente et un ans fera d’elle une citoyenne du monde, de l’Europe aux Etats-Unis.
La chanteuse connaît un succès universel, même si son mariage en 1969 avec le leader des Black Panthers Stokely Carmichael – dont elle se séparera en 1973 – n’est pas du goût des autorités américaines et la pousse à émigrer en Guinée.
Après l’un des drames de sa vie, la mort de sa fille unique en 1985, elle revient vivre en Europe.
En 1990, Nelson Mandela réussit à la convaincre de revenir en Afrique du Sud.
Miriam Makeba était commandeur des Arts et des Lettres depuis 1985, elle avait acquis la nationalité française en 1990.
Chapeau bas, Madame Makeba ! Nous écoutons votre dernier concert.
http://fr.youtube.com/watch?v=9vuWhG0o41U
Rest in peace MAMA AFRICA
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
10 – 11 2008
Allemagne commémoration de la Nuit de Cristal
novembre 9, 2008 at 6:40 | In Mémoire et histoire, Politique | 1 CommentTags: Allemagne commémoration de la Nuit de Cristal
Allemagne commémoration de la Nuit de Cristal
Il y a 70 ans, le 9 novembre 1938, un pogrom a marqué une nouvelle étape dans la politique anti-juive du régime nazi, avec l’arrestation de milliers de Juifs. Des centaines de synagogues étaient incendiées, tandis que les vitrines des magasins juifs étaient brisées, les commerces et les maisons pillées.
Le nom “la Nuit de Cristal” s’explique par les dizaines de milliers de vitrines brisées cette nuit là. Des évènements longtemps occultés dans la mémoire collective allemande.
La nuit de Cristal (en allemand Reichskristallnacht ) est le nom donné au pogrom contre les Juifs du Troisième Reich qui se déroula dans la nuit du 9 novembre 1938 au 10 novembre 1938. Présenté par les responsables nazis comme une réaction spontanée de la population suite à l’assassinat d’un conseiller de l’ambassade allemande à Paris par un jeune Juif, Herschel Grynszpan,
Herschel Grynszpan emmené par la police Française sera livré aux nazis
le pogrom est « mis en œuvre par le ministre de la Propagande du Reich, Joseph Goebbels, ordonné par le chancelier du Reich, Adolf Hitler, perpétré par des bandes composées de SA, de SS, de membres du la Jeunesse hitlérienne et d’autres organisations du parti national-socialiste, surveillé et soutenu par le SD, la Gestapo et d’autres forces de police. Ecoutez, sur France Inter :
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/2000ansdhistoire/
Ernst Rohm Patron des SA
Par un joli mais cruel retour de l’Histoire, les SA seront éliminés au cours d’une autre nuit : La nuit des longs couteaux , la nuit du 29 au 30 juin 1934.
Sur tout le territoire du Reich, plus de 250 synagogues furent détruites, 7 500 commerces et entreprises exploités par des Juifs saccagés; 91 Juifs furent assassinés, des centaines d’autres se suicidèrent ou moururent suite à leurs blessures et près de 30 000 furent déportés en camp de concentration. Point culminant de la vague antisémite qui submergea l’Allemagne dès l’arrivée des nazis au pouvoir en janvier 1933, la « nuit de cristal » est l’une des prémices de la Shoah.
Rapport d’une brigade S.A. de Darmstadt
11 novembre 1938
Le 10.11.1938, à 3 heures, je reçus l’ordre suivant :
« Sur ordre du chef de groupe, il faut faire sauter ou incendier immédiatement dans la brigade 50 l’ensemble des synagogues juives.
Les maisons voisines qui sont habitées par une population aryenne ne doivent pas être endommagées. L’action doit être menée en civil. Les mutineries et les pillages sont proscrits.
La notification d’exécution doit parvenir pour 8 heures 30 au chef de brigade ou à ses services. »
(Suit un rapport circonstancié où sont répertoriées les synagogues ayant été incendiées ou détruites)
Hitler et Goering profitent de l’occasion pour lancer une nouvelle série de mesures antijuives. Tout d’abord, une amende d’un milliard de marks est imposée aux Juifs « pour payer les dégâts » !
Ensuite, commence un vaste plan d’aryanisation de toutes les entreprises appartenant à des Juifs en Allemagne. Le 12 novembre 1938, tous les commerces de détail reçurent l’ordre de fermer avant le 31 décembre. Puis le 23 novembre, une circulaire signée Brinkmann, secrétaire d’Etat à l’Economie, ordonne la liquidation de tous le commerce de détail juif : les entreprises sont dissoutes, leurs stocks doivent être remis au groupement professionnel de leur branche d’activité. Les artisans sont rayés des registres professionnels et n’ont plus le droit d’exercer.
Le 3 décembre 1938, Funk et Frick étendent par décret l’aryanisation aux entreprises industrielles et aux possessions immobilières. Les Juifs sont alors totalement dépossédés.
Certains Juifs peuvent encore fuir l’Allemagne. Le but avoué des nazis est de vider l’Allemagne de ses Juifs.
Carte des incendies, assassinats et destructions de la Nuit de Cristal
Au même titre que nous nous souvenions ce matin de l’armistice de 14-18, nous devons nous souvenir d’autant que nous sommes entrés dans une « grande dépression » comparable à celle des années 30 qui permit l’avènement du nazisme !
Nous sommes anti sionistes, nous condamnons la politique d’Israël à l’égard du Peuple Palestinien.
Mais nous ne serons jamais antisémites !
Guy Dutron
9 – 11 -2008
11 Novembre 2008 quatre-vingt dixième anniversaire de la fin de la grande boucherie
novembre 9, 2008 at 9:12 | In Mémoire et histoire, Politique | Leave a CommentTags: 11 Novembre 2008 quatre-vingt dixième anniversaire d
11 Novembre 2008 quatre-vingt dixième
anniversaire de la fin
de la grande boucherie
Cadavres à Jonville (Meuse)
Chers lecteurs de plus en plus nombreux, cet article, pour une fois, sera un peu plus personnel. J’espère que vous en comprendrez les raisons en le lisant.
Il sera également très long ; pas en textes mais en photos et illustrations.
La raison en est simple : il se trouve que, passionné d’histoire, je détiens la collection complète du journal Le Miroir du 9 Août 1914 jusqu’à ce qu’il devienne « Le Miroir des Sports » en 1920.
Le Miroir
Le Miroir voit le jour en 1910. Jusqu’en 1912 il est imprimé sur du papier journal. Puis sa nouvelle formule est publiée le 4 avril 1912 sous la forme d’un « hebdomadaire entièrement illustré par la photographie » ; il prend alors la succession du supplément littéraire illustré du Petit Parisien. En 1917, un million d’exemplaires se vend chaque semaine. En 1920, Le Miroir devient Le Miroir des Sports.
La Une du Miroir le 9 Août 14 – Joffre
La particularité de ce périodique est de mettre en place une politique iconographique novatrice pour laquelle le contexte de la guerre 1914-1918 est montré sous un angle particulièrement favorable. C’est même un euphémisme !! Il glorifie Généraux et têtes couronnées d’Europe , enfin, celles qui sont nos alliées, bien sûr, parce que pour les autres ….
Le Miroir – le 2 août 14, on se presse pour partir ; c’est malheureusement vrai historiquement
Les photos d’allemands morts sont souvent prises dans des positions péjoratives ou dégradantes ;
en revanche, les morts français sont présentés sous un angle favorable quand il ne s’agit pas de photomontages !!
Ceci est un photomontage – une photo posée
C’est qu’il faut, dans le contexte d’union sacrée que la guerre fut fraîche et joyeuse, voyons !!
La photographie semble, pour Le Mirroir, le seul support capable de restituer la réalité de la guerre. Techniquement, rien à dire ; non seulement la qualité des reproductions est excellente grâce au procédé de l’héliogravure rotative, mais les thèmes abordés et le choix des clichés sont inédits. Dès le numéro du 14 mars 1915, le miroir lance un appel aux amateurs sous la forme d’un concours photographique permettant aux soldats munis d’appareils photos de révéler leur vie quotidienne sur le front. Cette revue de facture luxueuse s’adresse tout comme L’Illustration à des lecteurs éduqués et de classes sociales élevées. Le papier est d’excellente qualité et 90 ans plus tard, il a juste un peu jauni, enfin, vous allez en juger par vous même.
Septembre 14 Senlis après l’occupation
Panique à la Caisse d’épargne de Paris – encore un broker fou ???
Petit clin d’œil aux colonies
Le Matin du 3 12 1918 Hommage d’Anna de Noailles à Edmond Rostand – les poètes meurent aussi
Dessin du wagon de Rethondes
Douai après l’armistice
Journal le Matin du 12 11 1918
Entrée triomphale des Britanniques à Lille
Élisabeth reine des belges à Liège
Entrée triomphale des alliés dans Spa
Guillaume II “statufié” à Metz
Le Président américain Wilson et Madame en France
L’autre raison pour laquelle cet article sera un peu plus long, c’est mon grand père, Georges Dutron, qui passa quatre ans à Verdun quand il n’était ni blessé ni malade.
Je suis le seul de ma génération à l’avoir connu ; il est mort en 1950, j’allais avoir 5 ans et je me souviens de lui comme s’il était mort hier. C’est à ce titre d’ainé des petits enfants que je détiens ses papiers militaires, ses médailles …
C’est qu’il avait de quoi rester dans la mémoire enfant, mon grand père aveugle avec sa canne blanche.
« Sa » guerre, il me l’a racontée sous toutes les coutures, tellement que j’ai l’impression de l’avoir vécue.
Son histoire est édifiante !
En 1912, il avait été « ajourné » pour trop faible constitution ! Il n’était pas du tout faiblard, le papy, c’était même un paysan noueux mais il était tout petit, il ne mesurait que 1m, 52 !! Et le règlement stipulait 1m,53 !
Mais, au conseil de révision de 1913, on se doutait qu’il allait falloir de la chair à canon ; alors, il fut déclaré « Bon pour le service » et pour trois ans.
En Août 14, il était en perm’ pour la moisson ; le tocsin sonne, direction la gare d’Avesnes-sur-Helpe et le train pour Givet, le fort de Charlemont qui domine le goulet par lequel la Meuse entre en Belgique
La forteresse militaire de Charlemont fut construite en 1555 par Charles Quint – d’où son nom – et agrandie par Vauban en 1678.
Au début des hostilités, Georges monte en ligne vers Dinant pour soutenir les Belges qui craquent puis, c’est la retraite par Mouzon – Stenay – Montmédy pour arriver à Verdun !
Là, première galère : le Typhus , il sera soigné dans un hôpital à Beaumont du Périgord.
Sitôt remis, retour au front pour la bataille de Verdun ; je vous passe les détails, il sera blessé deux fois par éclats de grenade dans la poire et par balle dont il en avait gardé une en souvenir dans la carcasse.
Comme cela ne suffisait pas, il sera aussi gazé à l’Ypérite.
Il sera aussi cité trois fois : à l’ordre du régiment, et de l’armée comme ne témoignent les trois étoiles de sa croix de guerre.
Sa dernière citation est savoureuse ; il avait commencé la guerre comme mitrailleur aux manettes d’une hotchkiss ;
en 1916, le fusil mitrailleur fut introduit.
Un engin d’un poids du diable ! Hé bien, la citation du nabot de 1912, à la fin de la guerre, pendant l’offensive qui amènerait l’armistice fut la suivante : « Fusil mitrailleur d’élite ayant toujours donné à ses camarades d’admirables exemples de calme et de vigilance. Le 19 et 20 octobre 1918, devant Vouziers, a puissamment soutenu et protégé la progression de sa section ; a de nouveau montré le 21 octobre 1918, au cours de violentes contre-attaques allemandes, tirant en marchant, les plus belles qualités de discipline et de dévouement au feu. »
Tirer en marchant ! Avec l’engin de 1916 ! Il fallait avoir la rage au ventre ; et il l’avait le pépère ! Il s’était mis dans la tête de reculer le front car il avait une bonne raison dont on ne parle jamais.
Bien sûr, tous les poilus ont souffert le martyre mais il en est une partie pour qui c’était pire ! Ils étaient du Nord, du Pas-de-Calais, de l’Aisne, des Ardennes …et ils ont passé quatre ans du mauvais côté du front !!
Alors que les copains avaient quelques perm’ pour rentrer au pays, ils ont passé quatre ans avec leur famille de l’autre côté, sans même savoir si leurs proches étaient morts ou vivants ! De quoi avoir envie de le reculer, ce maudit Front !!
Il m’a raconté tout ça, et même pire : les cadavres qu’on écrabouillait en montant à l’attaque, les corps à corps, les gaz, les mutineries de 17 et les fusillés pour l’exemple, du coup, j’ai parlé d’eux !
TOUS MUTINS !!
mai 20, 2008 at 3:17 | In Le coin des poèmes qu’on y tient, Mémoire et histoire | | Edit this post
Tags: Add new tag, TOUS MUTINS
Un jour, il m’a appris « La chanson de Craonne » et je la chante encore. Je la twisterais même s’il fallait la twister, comme chantait Ferrat !
C’est en pensant à lui que je l’ai mise sur ce blog !
LA CHANSON DE CRAONNE
mai 20, 2008 at 9:34 | In Le coin des poèmes qu’on y tient, Mémoire et histoire | | Edit this post
Tags: Add new tag, LA CHANSON DE CRAONNE
Il m’a aussi parlé de Pétain que, contrairement à ce que voudrait la légende, il n’a jamais pu encadrer et surtout pas entre 39 et 45 ; il était gaulliste le Georges !
Au départ, c’était parce que Pétain avait inventé le « Tourniquet » !
Pas le joli manège qu’on voit sur nos ducasses du Nord, non ! Une technique qui consistait à ne pas laisser trop longtemps les régiments au front pour qu’il reste au moins 50 % de poilus valides qui pourraient apprendre l’art de massacrer au bleus qui arriveraient pour leur ration d’hémoglobine.
Georges, il appelait ça : L’égalité dans le massacre !
Alors, on va commémorer ! On va nous sortir de beaux cocoricos bien saignants ! On va nous recasser nos vieilles roubignoles avec nos hauts faits d’armes, ce sera sans moi !
Vous, mes beaux messieurs, vous les sabreurs, les bourgeois, les gavés, cette putain de guerre, parlez-en comme j’en parle ici ou alors, couvrez-vous la tête de cendres et taisez-vous par simple respect pour ceux dont je vous interdis de récupérer les os !
Parce que mon grand père est mort aveugle, les poumons bouffés par vos saloperies, détruit !
Messieurs les sabreurs, les tortionnaires, les docteur Folamour de tout poil, depuis 1950, depuis 58 ans, je vous hais !
Guy Dutron
10 – 11- 2008
En Belgique un sénateur FN contraint de démissionner pour apologie de la SHOAH !!
novembre 7, 2008 at 9:54 | In Belgique, Politique | 2 CommentsTags: En Belgique un sénateur FN contraint de démissionner
En Belgique un sénateur FN contraint de démissionner pour apologie de la SHOAH !!
Le pedigree de l’impétrant :
Michel Delacroix au Sénat Belge
Michel Delacroix est un homme politique belge vice-président du Front National depuis 2005. Avocat jusqu’à une date récente de Daniel Féret , ancien président de ce parti.
Lorsque Daniel Féret (ex – président) est exclu du Front National en septembre 2007, Michel Delacroix devient président, faisant fonction, du parti.
Il a été vice-président de La Ligue Braille entre 1990 et 1995, année où cette organisation le prie de démissionner. Lors des élections de 2003, ses tracts électoraux font un usage abusif de ce titre, ce qui provoque de très vives protestations de la Ligue Braille. Michel Delacroix ne cache pas son intérêt pour le nazisme ainsi que son ancienne sympathie pour Léon Degrelle, fondateur du rexisme qu’il a pu rencontrer plusieurs fois avant son décès, bien au chaud chez Franco ! Ce Degrelle, combattant sur le front de l’Est avec la 28e division SS Wallonie, termina la guerre en tant que SS–Obersturmbannführer et Volksführer der Wallonen. Exilé en Espagne en 1945 et naturalisé espagnol en 1954, il y vécut près de quarante années. Construisant sa propre légende et s’érigeant en défenseur ardent du nazisme et des thèses négationnistes.
Lépn Degrelle au temps de sa “splendeur”
En 1994, lors d’une perquisition, on a retrouvé chez lui un véritable arsenal guerrier ainsi que de nombreux documents montrant l’intérêt du personnage pour l’extrême-droite, tels que des livres révisionnistes. Suite à ces perquisitions, Michel Delacroix a été condamné en 1999 à un an de prison avec sursis.
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/demission-du-president-du-fn-2008-11-06-658503.shtml.
Sa « carrière » politique :
Il a été coopté sénateur le 19 juin 2003 et il est le seul représentant du Front National au Sénat. Le 10 juin 2007, il a été réélu directement.
En tant que sénateur, il a déposé, une proposition de loi sur la nationalité, basée sur le droit du sang (jus sanguinis). ; il est vrai que le rouge sang lui va bien compte tenu de ses amitiés espagnoles passées!!
Le 6 novembre 2008 il démissionne de son poste de président du FN et de toutes ses fonctions exécutives (au sein du parti) après la divulgation d’une vidéo privée dans laquelle il ironise au sujet de la Shoah au moyen d’une chanson sur une « petite juive brulée vive à Dachau ».
Voici un extrait du communiqué de la Ligue Braille publié en 2003 : « A la suite de l’usage abusif de sa dénomination par un candidat aux élections législatives de ce 18 mai 2003, la Ligue Braille asbl tient à rappeler énergiquement sa neutralité sur le plan politique et son attachement aux valeurs démocratiques.
Elle s’indigne de ce qu’un candidat d’un parti non-démocratique se soit présenté comme ‘Vice-président de la Ligue Braille’ et dément formellement cette information. En effet, si par le passé, Maître Michel Delacroix a occupé cette fonction à la Ligue Braille, celle-ci l’a prié de démissionner, ce qui fut fait dès 1995. Depuis lors, Maître Delacroix n’exerce plus aucun mandat au sein de la Ligue Braille. ».
Conclusion :
Cette démission obligée d’un cadre du FN belge est à relier avec la quasi banqueroute du nôtre ; en effet, le FN va vraisemblablement être contraint de vendre son « Paquebot », le fleuron immobilier de Saint Cloud. Lire ci-dessous :
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200743/le-fn-vend-son-paquebot_67485.html
Sur les hauteurs de Saint-Cloud : à “saisir” !! photo JDD
Notre vieux blond avec deux bottes noires aurait aussi vendu récemment sa bagnole, une 605 blindée, sur e.bay !! Comme un prolo !! Lire également :
http://www.rue89.com/mon-oeil/apres-le-paquebot-le-pen-vend-sa-605-blindee-sur-ebay
Gross malheur, mein Führer !! Mais, si Le Pen est borgne, Delacroix est aveugle d’où il s’ensuit qu’il braille ! Du coup Le Pen fait sien l’adage qui veut qu’au royaume des aveugles, les borgnes sont rois !! Celle-là, ça fait un moment qu’on l’avait à l’œil !! De l’humour noir ! Un comble pour ces fachos !
Quel est l’autre adage, déjà, dans ce cas ? Ha oui, ça nous revient :en direct du front russe !
« PETITESSE ET DÉCADENCE » !!
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
7 – 11 – 2008
Le FMI prévoit une contraction historique des PIB des pays développés
novembre 6, 2008 at 9:37 | In Economie, Politique | Leave a CommentTags: Le FMI prévoit une contraction historique des PIB des
Le FMI prévoit une
contraction historique des PIB
des pays développés
Selon LEMONDE.FR avec AFP | 06.11.08 | 15h53 • Mis à jour le 06.11.08 | 15h59
« Actualisant ses perspectives économiques mondiales, le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, jeudi 6 novembre, que les pays développés devraient connaître l’an prochain la première contraction (- 0,3 %) de leur produit intérieur brut depuis 1945 et que la croissance mondiale ne devrait pas dépasser 2,2 %. Il y a un mois, le FMI prévoyait 0,5 % de croissance dans les pays développés et 3 % dans le monde pour l’année 2009.
L’organisation a nettement revu à la baisse sa prévision de croissance pour les Etats-Unis en 2009, l’activité devant s’y contracter de 0,7 %, contre une croissance de 0,1 % prévue il y a un mois. Elle a également abaissé celle pour la zone euro en 2009, avec un recul du PIB de 0,5 %, contre + 0,2 % annoncés il y a un mois. La France devrait aussi connaître une récession en 2009, avec une activité en recul de 0,5 %, alors que le fonds estimait jusqu’ici qu’elle pourrait rester modestement en croissance de 0,2 %. Le pays le plus durement touché par la crise devrait être la Grande-Bretagne, avec 1,3 % de contraction de l’activité en 2009.
Dans les économies en développement, le FMI prévoit une croissance de 5,1 % en 2009, contre 6,1 % prévus il y a un mois. La Chine devrait rester l’un des moteurs de la croissance mondiale, avec 8,5 % de croissance en 2009. Selon le FMI, l’inflation devrait revenir à des niveaux raisonnables en 2009, à 1,4 % dans les pays développés après 3,6 % en 2008, et 7,1 % dans les pays en développement en 2009 après 9,2 % en 2008.
“Les perspectives pour la croissance mondiale se sont détériorées sur les derniers mois, le mouvement de désendettement du secteur financier s’étant poursuivi et la confiance des producteurs et consommateurs ayant chuté, estime le FMI, pour qui, ces prévisions sont basées sur les politiques économiques actuelles. Une action mondiale pour soutenir les marchés financiers et fournir une relance supplémentaire et une détente monétaire peut aider à limiter la baisse de la croissance mondiale.” ».
Enfin ! Nous y venons ! Ce que nous répétons sur ce blog depuis le mois de Mars est enfin avoué !
Le 16 mars, nous écrivions :
Crise financière internationale : un système sans contrôle
mars 16, 2008 at 1:14 | In Economie | | Edit this post
Tags: Refonder la Gauche
Le 30 mars, nous disions ce qui suit
Crise Financière internationale : Le Pire est devant nous !
mars 30, 2008 at 12:55 | In Economie | | Edit this post
Tags: Crise Financière internationale : Le Pire est devant n
Le 10 Mai :
La crise financière est-elle derrière nous ??
mai 10, 2008 at 10:22 | In Economie | | Edit this post
Tags: La crise financière est-elle derrière nous ??
Le 17 Août :
Crise Economique USA Japon Espagne Allemagne Belgique France de la stagflation à la récession.
août 17, 2008 at 1:00 | In Economie, Politique | | Edit this post
Tags: Crise Economique USA Japon Espagne Allemagne Belgique F
Arrêtons là, des articles économiques qui expliquent la crise, ses conséquences, ses origines, il y en a 69 à ce jour sur notre blog !
Nos analyses n’ont jamais été démenties par les faits.
Les prévisions du F.M.I montrent bien le peu de crédit qu’il faut accorder aux propos lénifiants de Lagarde nationale !!
Notre ministresse, qui nous ment depuis le début de la crise, qui pratique la méthode Coué ne peut plus tromper personne.
La attitude sérieuse à avoir aujourd’hui c’est de prendre les paris sur la date à laquelle elle se fera jeter.
Alors que le FMI prévoit une croissance mondiale de 0,5 % pour les pays développés et 7,1% pour les pays pour les pays en développement avec une Chine encore au dessus des 8 %, on voit bien où nous allons.
0,5 % pour l’ensemble des pays développés, ça fait moins quelque chose pour la France qui est parmi les plus mal placés derrière la Grande-Bretagne.
Pourquoi ? Parce que, avec ses cadeaux aux plus riches dont le célèbre « paquet fiscal », Sarkozy et sa triste conseillère de Bercy ont pompé toutes les marges de manœuvre.
Donc annoncer 0.2 à 0.5 % de croissance aujourd’hui devrait faire relever notre pauvre ministresse de la qualification de faux et usage !!
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
6 – 11 – 2008
Paradis fiscaux : les « trous noirs » de la finance dans le collimateur des pays occidentaux
novembre 6, 2008 at 4:37 | In Economie, Politique | Leave a CommentTags: Paradis fiscaux : les « trous noirs » de la finance d
Paradis fiscaux : les « trous noirs » de la finance dans le collimateur des pays occidentaux
Relayé de l’excellente liste de diffusion dénommée « Les barons masqués »
LES BARONS MARQUES > Argent > Paradis fiscaux, judiciaires et bancaires |
Les Echos, Mardi 21 Octobre 2008
Paradis fiscaux : les « trous noirs »
de la finance dans le collimateur
des pays occidentaux
La France et l’Allemagne organisent aujourd’hui à Paris une réunion au sommet sur la lutte contre les paradis fiscaux. Un thème sensible en ces temps de crise financière, car, si les États veulent lutter contre la fraude fiscale, ils accusent désormais les paradis d’alimenter les bulles spéculatives, immobilières ou boursières.
(…) Non seulement les Etats veulent lutter contre la fraude fiscale qui assèche leurs ressources et dont le montant est estimé à 100 milliards de dollars par an aux seuls États-Unis, mais ils accusent désormais les paradis fiscaux d’alimenter les bulles spéculatives, immobilières ou boursières, dont l’explosion a provoqué la crise mondiale actuelle. En effet, les « hedge funds » sont domiciliés dans des centres offshore afin de profiter d’une imposition quasi nulle sur les plus-values.
Sont-ils pour autant responsables de tous les maux dont on les soupçonne ? Si un opérateur anticipe une hausse, ou une baisse du cours d’une action, d’un taux d’intérêt, du prix d’une matière première, ou joue d’un fort effet de levier, il agira en conséquence, qu’il se trouve à New York ou dans les îles Caïmans.
Mais « on ne peut pas résoudre la crise financière en introduisant plus de régulation et laisser dans le même temps prospérer des poches de non-régulation, estime Pascal Saint-Amans, responsable de la lutte contre les paradis fiscaux à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). On ne peut bâtir un système financier sain si on ne résorbe pas les poches d’opacité, car tous les produits toxiques s’y concentreraient ».
Relayé et illustré par Coordination Gauche Alternative du Hainaut
6 – 11 – 2008
OBAMA UNE EQUIPE SE DESSINE
novembre 6, 2008 at 3:38 | In Politique | Leave a CommentTags: OBAMA UNE EQUIPE SE DESSINE
OBAMA UNE ÉQUIPE SE DESSINE
D’après le site de France-info
Les rumeurs, de plus en plus insistantes, emmènent à la Maison Blanche des personnalités comme Al Gore, John Kerry ou Robert Gates, dans le staff du nouveau président des Etats-Unis.
Parmi les étrangetés dont recèle le système de vote américain, cette fameuse “pause” de 77 jours entre l’élection présidentielle et la cérémonie d’investiture. Plus de deux mois au cours desquels le président sortant fait ses cartons, et l’heureux élu esquisse sa méthode, et son entourage.
Même pas 48h après l’annonce de l’élection de Barack Obama, plusieurs noms de personnalités fleurissent dans les médias, comme autant d’hommes (et femmes) forts de la prochaine équipe entourant le 44e président des USA.
Kerry et Gore, retour en grâce ?
Tordant le coup à l’insolent adage voulant qu’un candidat perdant à la présidentielle disparaisse du paysage politique, on reparle fortement des deux derniers challengers du parti démocrate.
John Kerry, secrétaire d’Etat potentiel
A 64 ans, le sénateur du Massachusetts a de lui-même fait savoir au néo-président qu’il se verrait bien comme son ministre des Affaires étrangères.
Le candidat déçu du scrutin 2004 possède son expérience du Vietnam, son siège à la commission des “foreign affairs” au Sénat, et une présence importante au long de la campagne d’Obama.
Ce dernier pourrait néanmoins nommer un autre sénateur démocrate, Christopher Dodd, ou le gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson.
Al Gore, Mister Green ?
Ex vice-président de Bill Clinton (de 93 à 2001), et battu à la présidentielle controversée de l’an 2000, Al Gore s’est depuis reconverti dans le militantisme “écolo” cool, avec notamment sa réalisation d’un documentaire environnemental, Une vérité qui dérange. Il a ensuite été lauréat du Nobel de la paix.
Passionné par les dangers qui guettent la planète, et les thèmes autour de la pollution et du réchauffement climatique, il pourrait devenir “ambassadeur sur le changement climatique”.
Son défi premier pourrait être de faire entrer les USA dans le ballet de Kyoto.
Les autres postes : ouverture et symboles ?
Il s’agit, là encore, seulement de rumeurs mais Robert Gates
pourrait bien conserver son poste de secrétaire à la Défense.
Républicain, certes, mais modéré, il bénéficie d’un grand respect à Washington, et dans le monde diplomatique.
Ses idées, d’ailleurs, ne sont pas si éloignées de celles d’Obama. Il s’est montré sceptique sur la poursuite de la guerre en Irak, et il a surtout fait l’unanimité dans les deux camps politiques lorsqu’il a remplacé Donald Rumsfeld en 2006.
Enfin, on évoque aussi les possibles arrivées de Patrick Deval 
(gouverneur noir du Massachusetts) à la Justice,
Caroline Kennedy
(fille du président) comme éventuelle ambassadrice à l’ONU, ou encore Jesse Jackson,
figure historique du militantisme “pro-black” se verrait bien secrétaire au Logement, malgré un soutien fluctuant à Obama au cours des derniers mois.
Matteu Maestracci
Relayé par Coordination Gauche Alternative du Hainaut
6 – 11 – 2008
HONTE SUR LE DANEMARK ! LA PIRE DES BETES SUR LA PLANETE EST BIEN L’ETRE HUMAIN !!!
novembre 6, 2008 at 1:35 | In Environnement OGM, Société | 2 CommentsTags: HONTE SUR LE DANEMARK ! LA PIRE DES BETES SUR LA PLAN
HONTE SUR LE DANEMARK !
LA PIRE DES BÊTES SUR LA PLANÈTE EST BIEN L’ÊTRE HUMAIN !!! .
BIEN QUE ÇA SEMBLE INCROYABLE, CHAQUE ANNEE, CE MASSACRE BRUTAL ET SANGUINAIRE SE REPRODUIT DANS LES ILES FEROE, QUI APPARTIENNENT AU DANEMARK.
LE DANEMARK, UN PAYS SUPPOSE ‘CIVILISE’, MEMBRE DE L’UNION EUROPENNE.
TROP PEU DE PERSONNES SUR TERRE CONNAISSENT CET ÉVÉNEMENT HORRIBLE ET DÉPOURVU DE SENSIBILITÉ QUI SE RÉPÈTE CHAQUE ANNÉE. CE MASSACRE SANGUINAIRE EST LE FRUIT DE JEUNES HOMMES QUI Y PARTICIPENT POUR DÉMONTRER QU’ILS ONT ATTEINT L’AGE ADULTE !!!!!!!!!!.
C’EST ABSOLUMENT INCROYABLE QUE RIEN NE SOIT FAIT POUR QUE CETTE BARBARIE CESSE. UNE BARBARIE CONTRE LE ‘CALDERON’, UN DAUPHIN SUPER INTELLIGENT QUI A LA PARTICULARITE DE S’APPROCHER DES GENS PAR CURIOSITE.
Voir aussi sur Daily motion
http://www.dailymotion.com/video/x79by4_halte-aux-massacres-des-calderons_animals
Si vous partagez notre point de vue,
Vous contactez l’ambassade du Danemark et vous gueulez !
Bloquez leur standard, inondez-les de mails !!
Ambassade du Danemark
77, Avenue Marceau
75116 Paris
Tél. +33 1 44 31 21 21
Fax +33 1 44 31 21 88
paramb@um.dk
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
6 11 2008
Des milliers de paysans indiens se suicident après avoir utilisé des OGM
novembre 5, 2008 at 12:37 | In Economie, Environnement OGM, Politique, Solidarité Pétition | Leave a CommentTags: Des milliers de paysans indiens se suicident après avo
Des milliers de paysans indiens se suicident après avoir utilisé des OGM
Les partisans des OGM nous expliquent que ces “plantes extraordinaires” aident à lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde. Au lieu de se contenter de lire les revues ou les rapports de l’industrie, Andrew Mallone est allé sur le terrain. Dans cet article, il nous raconte ce quil a vu en Inde : “En fait, comme le montre cette enquête, c’est encore PIRE que ce que lon craignait.”
C. BERDOT
Article de Andrew Malone, paru dans le Daily Mail, le 3 novembre 2008
Lorsque le Prince Charles affirma que des milliers de paysans indiens se suicidaient après avoir utilisé des OGM, il lui fut reproché de jouer sur la peur. En fait, comme le montre cette enquête, cest encore PIRE que ce que lon craignait.
Les enfants étaient inconsolables. Prostrés dans le silence, sous le choc, et luttant pour retenir leurs larmes, ils se blottissaient contre leur mère, tandis que les amis et voisins préparaient le corps de leur père pour la crémation sur le bûcher embrasé, situé sur le sol craquelé et nu des champ derrière leur maison.
Labh Singh paysan indien s’est suicidé en buvant des pesticides
Tandis que les flammes consumaient le cadavre, l’avenir qui attend Gajanan, 12 ans et Kalpana, 14 ans est très sombre. Alors que Shankara Mandaukar avait espéré que son fils et sa fille auraient une vie meilleure grâce au boom économique que connaît l’Inde, ce qui les attend, c’est un travail d’esclave pour quelques centimes par jours. Désormais sans terre et sans toit, ils feront partie des plus pauvres, parmi les pauvres.
Carte des suicides paysans dans l’ État de Vidarbha
Shankara était un paysan respecté, un bon mari et un bon père, mais il sest suicidé. Moins de 48 heures auparavant, et confronté à la perte de ses terres pour cause de dettes, il a bu un pesticide chimique.
Dans l’incapacité de payer l’équivalent de deux années de revenus, il était désespéré et ne voyait plus aucune issue
Sur le sol, on pouvait encore voir les traces qu’il avait laissées lorsqu’il se tordait, agonisant. D’autres paysans avaient regardé – sachant par expérience que toute intervention serait vaine – plié en deux sur le sol, hurlant de douleurs et vomissant.
Gémissant, il avait rampé jusque sur un banc devant sa petite maison située à 180 km de Nagpur en Inde Centrale. Une heure plus tard, tout son cessa et sa respiration sest arrêtée. A 5 heures, ce dimanche la vie de Shandakar Mandaukar avait cessé.
Alors que les voisins se rassemblaient pour prier devant la maison familiale, Nirmanan Mandaukar, 50 ans, leur raconta comment elle était revenue précipitamment des champs pour trouver son mari mort. « C’était un mari aimant et attentionné » dit elle en pleurant. « Mais il n’en pouvait plus. L’angoisse psychologique était trop forte. Nous avons tout perdu. »
La récole de Shankara a été mauvaise deux fois. Bien sûr la famine et les épidémies font partie de la vieille histoire de l’Inde. Mais la mort de ce paysan respecté est due à quelque chose de bien plus moderne et sinistre : les plantes modifiées génétiquement.
On a promis à Shandakar comme à des millions d’autres paysans comme lui, des récoltes et des rentrées d’argent incroyables, sil passait de la culture de semences traditionnelles à la culture de semences GM. Séduit par ces promesses de richesses futures, il a emprunté l’argent afin d’acheter des semences transgéniques. Mais les récoltes ne furent pas au rendez-vous et il se retrouva dans la spirale de l’endettement et sans revenu.
Shankara n’est qu’un de ces fermiers on estime leur nombre à 125 000 – à se suicider à cause de cette offensive brutale qui utilise lInde comme champ d’essais pour OGM.
Cette crise appelée « Génocide OGM » par les militants a reçu un coup de projecteur lorsque récemment, le Prince Charles affirma que la question des OGM était « une question morale mondiale » et que le moment de mettre une fin à son avancée inexorable était venu.
S’adressant par vidéo à une conférence qui se tenait dans la capitale indienne New Delhi, il provoqua la colère des dirigeants des biotechnologies et de certains politiciens en condamnant « le taux vraiment effroyable et tragique de suicides chez les petits paysans indiens ayant pour cause l’échec de nombreuses variétés d’OGM ».
En face du Prince, on trouve de puissants lobbyistes pro-OGM et des homme politiques importants qui prétendent que les plantes modifiées génétiquement ont transformé l’agriculture indienne en donnant des rendements plus élevés que jamais. Le reste du monde devrait choisir « l’avenir » et suivre cet exemple.
Alors qui dit la vérité ? Pour le savoir, je suis allé dans la « ceinture des suicides », dans l’état de Maharashtra.
Ce que j’ai découvert est extrêmement dérangeant et a de profondes implications pour les pays y compris la Grande-Bretagne où l’on débat pour savoir si on autorise ou pas la culture de semences manipulées par des scientifiques pour contourner les lois de la nature
Car même les chiffres officiels du Ministère Indien de l’agriculture confirment que, dans un contexte de crise humanitaire immense, plus de 1000 paysans se suicident chaque mois.
Des petites gens de zones rurales, qui meurent dans une lente agonie. La plupart ingurgite de l’insecticide une substance bon marché dont on leur avait pourtant promis lorsqu’ils furent obligés de cultiver des plantes GM coûteuses, qu’ils n’en auraient plus besoin.
Il apparaît qu’ils sont très nombreux à être endettés massivement auprès des prêteurs de fonds locaux, après avoir sur-empruntés pour acheter les semences OGM.
Pour les pro-OGM, les vraies raisons de ce chiffre épouvantable sont la pauvreté rurale, l’alcoolisme, les sécheresses et le « désespoir agraire ».
Mais comme jai pu le découvrir lors de mon voyage de 4 jours dans l’épicentre de la catastrophe, ce nest qu’une partie de histoire.
Dans un petit village que je visitais, 18 paysans s’étaient suicidés après avoir été engloutis dans les dettes dues aux OGM. Dans certains cas, les femmes ont repris le ferme de leur mari défunt, mais pour finalement se suicider elles-mêmes.
Latta Ramesh, 38 ans but de l’insecticide, après une mauvaise récolte deux ans après que son mari ne disparaisse lorsque les dettes OGM étaient devenues trop importantes. Elle a laissé un fils de 10 ans, Rashan, confié à des parents. La tante de la défunte, assise sans énergie à l’ombre près des champs, raconte « qu’il pleure lorsqu’il pense à sa mère ».
Village après village, des familles me racontent comment elles se sont endettées après qu’on les ait convaincues d’acheter des semences GM au lieu des semences de coton traditionnelles. La différence de prix est vertigineuse : 15 euros pour 100 grammes de semences OGM, par rapport à moins de 15 euros pour 100 kilos fois de semences traditionnelles
Mais les vendeurs ainsi que les représentants du gouvernement avaient promis aux paysans qu’il s’agissait de « semences magiques » avec de meilleurs plantes, sans parasites ni insectes.
En fait, dans une tentative pour promouvoir l’adoption des semences OGM, les variétés traditionnelles ont été interdites dans de nombreuses banques de semences gouvernementales.
Les autorités avaient un intérêt matériel dans la promotion de cette nouvelle biotechnologie. En essayant désespérément d’échapper à l’extrême pauvreté des années qui succédèrent à l’indépendance, le gouvernement avait accepté d’autoriser les nouveaux géants des biotechnologies comme le numéro un du marché, l’ États-unien Monsanto à vendre leur nouvelles créations semencières
Déjà dans les années 80 et 90, l’Inde qui avait autorisé l’accès au marché du second pays le plus peuplé de la planète avec plus d’un milliard d’habitants, s’était vu garantir en contrepartie des crédits du fond Monétaire International, ce qui la aidé à lancé une révolution économique
Mais si des villes comme Mumbay et Delhi ont vécu un boum économique, la vie des paysans est retombée dans une période sombre.
Bien que la surface indienne plantée en OGM ait doublé en 2 ans passant à 17 millions d’ha pour de nombreux paysans, le prix à payer est terrible.
Les semences de coton GM, garanties protégées contre les parasites, se sont révélées ne pas être les semences magiques promises, mais ont été infestées par le vers de la capsule, un parasite vorace.
Toujours plus d’une eau qui n’existe pas !
On n’avait pas prévenu les paysans non plus que ces variétés nécessitaient deux plus d’eau. C’est ce qui a fait la différence entre la vie et la mort. Avec l’absence de pluie, ces deux dernières années, les plantes GM ont tout simplement séché et sont mortes, laissant les paysans paralysés par les dettes et sans moyen pour les rembourser.
Comme l’argent a été emprunté à des prêteurs locaux à des taux d’usuriers, des centaines de milliers de petits paysans se sont vus perdre leurs terres lorsque les semences coûteuses ont été un échec.
Dans le passé, lorsqu’une récolte était mauvaise, les paysans pouvaient toujours conserver des graines et les replanter l’année suivante.
Par contre cela n’est pas possible avec les semences GM qui contiennent la technologie « Terminator », ce qui signifie quelles ont été modifiées génétiquement afin que la plante ne puisse plus produire de semences viables.
De ce fait, les paysans doivent chaque année acheter de nouvelles semences au même prix exorbitant. Pour certains il s’agit là aussi de la différence entre la vie et la mort.
Prenez le cas de Suresh Bhalasa, un autre paysan qui était incinéré cette semaine, laissant derrière lui une femme et deux enfants.
Lorsque la nuit fut tombée après la cérémonie et que les voisins se regroupèrent dehors, tandis que les vaches sacrées étaient ramenées des champs, il ne faisait aucun doute pour sa famille que tous les ennuis avaient commencé au moment où on les avait encouragés à acheter du coton Bt, une plante modifiée génétiquement par Monsanto.
« Nous sommes ruinés maintenant » dit la femme du défunt, âgée de 38 ans. « Nous avons acheté 100g de coton Bt. Notre récolte a été mauvaise deux fois. Mon mari est devenu dépressif. Il est parti dans les champs, s’est allongé et a bu de l’insecticide. »
Les villageois le mirent sur un rickshaw et se dirigèrent sur des chemins ruraux cahoteux, vers l’Hôpital. Alors que sa famille et les voisins s’amassaient dans la maison pour lui rendre un dernier hommage, elle racontait : « Il a crié qu’il avait pris de l’insecticide et qu’il était désolé ».
Interrogée pour savoir si le défunt était un ivrogne ou souffrait de « problèmes sociaux » comme l’affirment les responsables pro-OGM, cette assemblée calme et digne explosa de colère. Un des frères du défunt nous expliqua « Non ! Non ! Suresh était un brave homme. Il envoyait ses enfants à l’école et payait ses impôts ».
« Ce sont ces semences magiques qui l’ont étranglé. Ils nous vendent ces semences en nous disant quelles n’ont plus besoin de pesticides coûteux, mais ce n’est pas vrai. Nous devons acheter les mêmes semences aux mêmes compagnies chaque année. ça nous tue. Sil vous plait, dites au monde ce qui se passe ici. »
Inde : Habitation de paysan sans terre
Monsanto a reconnu que la croissance de la dette était « un facteur de cette tragédie ». Mais, en pointant sur le fait que la production de coton avait doublé ces 7 dernières années, un porte-parole ajoutait qu’il y a d’autres raisons pour la crise récente, comme « des pluies au mauvais moment » ou des sécheresses, soulignant que les suicides avaient toujours fait partie de la vie de l’ Inde rurale.
Les responsables soulignaient aussi le fait que de nombreuses études d’opinions montraient que les paysans indiens voulaient des semences GM sans aucun doute encouragés qu’ils sont par des stratégies de marketing agressive
Durant le cours de mes enquêtes au Maharashtra, je rencontrai trois observateurs « indépendants » parcourant les villages pour se renseigner sur les suicides. Ils insistèrent sur le fait que les semences GM n’étaient que 50% plus chères mais admettaient plus tard que la différence était de 1000%.
Inde ; carte des suicides au Maharashtra
(Un porte-parole de Monsanto insistait ensuite, affirmant que leurs semences ne coûtaient que le double du prix « officiel » des semences traditionnelles, mais admettait que la différence pouvait être beaucoup plus grande, si les semences traditionnelles étaient vendues par des marchands « sans scrupules » qui vendent souvent aussi de « fausses » semences GM qui sont sujettes aux maladies.)
Alors qu’il y des rumeurs comme quoi le gouvernement proposerait de façon imminente des compensations pour stopper la vague de suicides, de nombreux paysans disaient qu’ils ont un besoin désespéré de toute forme d’assistance. « Nous voulons juste nous sortir de nos problèmes. Nous voulons de l’aide pour que plus aucun d’entre nous ne doive mourir ».
Le Prince Charles était si frappé par la détresse des paysans qui se sont suicidés qu’il a lancé une association caritative, la Fondation Bhumi Vaardan, pour aider ceux qui sont touchés et afin de promouvoir des plantes biologiques indiennes au lieu des OGM.
Les paysans indiens commencent aussi à se battre. Alors quils ont pris en otage des distributeurs de semences et organisé des protestations de masse, un gouvernement attaque Monsanto en justice à cause du prix exorbitant de ses semences.
Tout cela arrive trop tard pour Shandakar Mandaukar qui devait 80 000 roupies (1 500 euros) lorsqu’il sest suicidé. « Je lui ai dit que nous pouvons survivre » nous dit sa veuve, ses deux enfants toujours à ses côtés, alors que la nuit tombe. « Je lui ai dit qu’on trouverait un moyen de sen sortir. Il a juste répondu qu’il valait mieux qu’il meure ».
Mais la dette ne meurt pas avec lui : à moins quelle ne trouve un moyen de la rembourser, elle ne pourra plus payer l’éducation des enfants. Ils vont perdre leur terre et rejoindre les hordes que l’ont voit mendier par milliers, le long des routes de ce pays immense et chaotique.
Le film “La Marche des Gueux” : pour en savoir plus, cliquez ci-dessous
http://www.lianescooperation.org/IMG/pdf/Dossier_de_presse_Rajagopal.pdf
Il est cruel de voir que ce sont les jeunes qui souffrent le plus de ce « génocide OGM », cette même génération censée pouvoir sortir de cette vie dure et miséreuse, grâce aux « semences magiques ».
Ici, dans la ceinture indienne des suicides, le coût de l’avenir modifié génétiquement est meurtrièrement élevé.
Traduction : C. Berdot pour les Amis de la Terre
3 novembre 2008
http://www.amisdelaterre.org/Le-genocide-OGM.html
En relayant cet article traduit par « Les amis de la Terre » , nous posons la question suivante : les pratiques imposées par Monsanto ne sont-elles pas constitutives d’une nouvelle forme de crime contre l’Humanité ? Il serait utile que ce type de crime soit défini rapidement et que les dirigeants des semenciers soient jugés comme tels.
Guy Dutron et la Coordination Gauche Alternative du Hainaut
5 – 11 – 2008
Crise financière des ONG du monde entier exigent de l’Union européenne une gouvernance mondiale enfin démocratique
novembre 5, 2008 at 11:14 | In Economie, Politique, Solidarité Pétition | Leave a CommentTags: Crise financière des ONG du monde entier exigent de l
Crise financière des ONG du monde entier exigent de l’Union européenne une gouvernance mondiale enfin démocratique
Nous relayons ici un texte issu de la coordination d’un nombre considérable d’ONG qui nous paraît la bonne voie à suivre dans la période actuelle et constitue un appel pressant à L’Europe.
Paris, le lundi 3 novembre 2008 - Dans un contexte de crises financière, climatique et alimentaire sans précédent et à la veille du sommet du G20 le 15 novembre à Washington, les représentants de 10 000 ONG de 82 pays s’organisent pour la première fois en Forum international des coalitions nationales d’ONG. A cette occasion, les participants appellent l’Europe à défendre une réforme de la gouvernance mondiale qui soit au service des populations les plus vulnérables.
Réunis à Paris le jeudi 30 octobre, à l’appel de Coordination SUD, la coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale, les représentants de 10 000 ONG* ont remis à M. Joyandet, Secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie , une feuille de route pour une Europe solidaire & responsable dans les négociations internationales.
A l’heure où les Etats s’interrogent sur la nécessité de réguler la mondialisation par une réforme des institutions financières internationales (Banque mondiale, Fond Monétaire International, etc.), les ONG du monde appellent l’Europe à garantir une participation réelle des pays les plus pauvres dans les instances internationales.
Pour Henri Rouillé d’Orfeuil, président de Coordination SUD , le besoin de régulations justes et démocratiques doit conduire l’Union européenne à proposer « la mise en place d’un cahier des charges social, environnemental et culturel susceptible d’encadrer les stratégies des acteurs économiques lors des discussions sur la refonte des institutions internationales».
Dans leurs « Messages du monde à l’Union européenne », les ONG appellent l’UE à revoir l’ensemble de ses politiques commerciales, agricoles, environnementales et économiques afin qu’elles contribuent à un véritable développement durable, au nord comme au sud, et à la lutte contre les inégalités.
En effet, selon Bakary Doumbia, président de la FECONG (Plate-forme des ONG du Mali), « La coopération au développement européenne privilégie la lutte contre l’immigration illégale, la promotion des intérêts des entreprises européennes et la lutte contre le terrorisme, au lieu de renforcer les politiques d’éducation, de santé et d’égalité entre les hommes et les femmes. »
Pour Mike Mathias, président du forum politique de CONCORD (Confédération européenne des ONG d’urgence et de développement), « le modèle européen de développement doit être remis à plat. La planète ne peut pas assumer le mode de consommation des classes aisées mondiales. Ce modèle basé sur la seule croissance économique ne permet pas de mieux répartir les richesses. »
*issus des coalitions régionales Mesa de Articulacion (Amérique latine), REPAOC (Afrique de l’Ouest), REPONGAC (Afrique centrale), PIANGO (Océanie), National Platforms Coalition of Asia (Asie du Sud et du Sud- Est), SADC Council of NGOs (Afrique australe) et CONCORD (Europe).
Relayé par Coordination Gauche Alternative du Hainaut
5 – 11 – 2008
Présidentielles américaines OBAMA IS PRESIDENT AND HE IS BLACK !
novembre 5, 2008 at 10:47 | In Politique | Leave a CommentTags: Présidentielles américaines OBAMA IS PRESIDENT AND HE
Présidentielles américaines OBAMA IS PRESIDENT AND HE IS BLACK !
Né le 4 août 1961, à Honolulu (Hawaii), Etats-Unis. Son père était originaire du Kenya, Barack Hussein Obama était le fils d’un guérisseur kenyan de l’ethnie Luo et sa mère du Kansas. Ils ont divorcé quand Barack Obama était enfant. Ils sont tous les deux décédés. Obama est diplômé en sciences politiques et en relations internationales de l’Université Columbia de New York et a également rejoint la prestigieuse faculté de Harvard.
Obama a d’abord été enseignant en droit constitutionnel à l’Université de Chicago avant d’entrer dans un cabinet juridique spécialisé dans la défense des droits civiques. C’est là qu’il rencontre Michelle Robinson, qu’il épouse en 1992.
Ils ont deux filles, Malia Ann, née en 1998, et Natasha, née en 2001.
Un événement historique considérable : pour cette partie historique, vous pouvez lire leur détail en cliquant sur les mots soulignés qui vous donnent accès à Wikipédia
L’élection d’un noir à la tête des Etats-Unis est en soi un événement considérable même si Obama est « métis ». Ce terme n’est d’ailleurs pas utilisé aux USA qui utilisent le terme « afro-américain ».
Il n’en reste pas moins que lorsque naquit Obama, en 1961, dans de nombreux états du Sud, la ségrégation battait son plein, un noir ne pouvait pas épouser une blanche, les noirs, au mieux circulaient à l’arrière des autobus, l’avant était réservé aux blancs.
Rosa Parks en 1955
Rosa Parks est devenue célèbre parce que le 1er décembre 1955, à Montgomery (Alabama), elle refusa de céder sa place à un passager blanc dans un bus. Arrêtée par la police, elle se vit infliger une amende de 10 dollars (plus 4 dollars de frais de justice) le 5 décembre; elle fit appel de ce jugement. Un jeune pasteur noir inconnu de 26 ans, Martin Luther King, avec le concours de Ralph Abernathy, lança alors une campagne de protestation et de boycott contre la compagnie de bus qui dura 381 jours. Le 13 novembre 1956, la Cour suprême cassa les lois ségrégationnistes dans les bus, les déclarant anticonstitutionnelles.
Sur ce plan, la vistoire d’Obama est donc celle d’une longue lignée ! D’un lignage qui part d’Abraham Lincoln qui abolit l’esclavage en passant par Martin Luther King qui amplifia le combat de Rosa Parks.
Martin Luther King en 1964
Le point d’orgue de ce combat de Martin Luther King est son illustre discours « I have a dream », où il manifeste sa volonté et son espoir de connaître une Amérique fraternelle. Cette déclaration est considérée comme un des meilleurs discours de l’histoire américaine avec le Gettysburg Address d’Abraham Lincoln.
The Gettysburg Address d’Abraham Lincoln
Un raz de marée électoral :
A l’heure où nous écrivons, tous les résultats ne sont pas connus mais, à 2h21 GMT le vote des Etats donnait déjà à Obama une très large majorité de grands électeurs : 338 contre 160 à Mac Cain.
Bien sûr, le système électoral américain amplifie fortement le nombre de voix recueillies puisque le candidat qui gagne un Etat emporte la totalité de ses grands électeurs.
Voici le résultat provisoire publié à 2h21 sur TV5 Monde
http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp/francais/animation/UsaElecLiveFR0411/start.swf
En ce moment – 8h 22 – les résultats publiés sur le site du Nouvel Obs donnent 364 pour Obama et 158 pour Mac Cain et il ne manque plus que le le Missouri ; la majorité requise étant de 270 grands électeurs.
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/la_presidentielle_americaine_2008/20081023.OBS7430/
Si en pourcentage, la victoire d’Obama n’est pas considérable, elle le sera en voix car la participation fut énorme.
En général, les Etats américains votent à 50 % environ ; cette fois, des Etats ont voté à 65 voire 80 % ; ce événement a surtout été le fait des jeunes, des noirs, des latinos et même des immigrés cubains de Floride qui, jusqu’alors, votaient Républicain. Cette fois ils ont voté Démocrate ! Ils ont compris que 40 ans de boycott et d’embargo de Cuba ne menait à rien et qu’il valait mieux se parler, ce que propose Obama.
Mais ne nous leurrons pas politiquement :
Contrairement à ce que semblent croire certains adeptes de l’Obama -mania mondiale, Barak Obama n’est pas un homme de gauche ; même pas un homme de la gauche de son propre parti.
En effet, au sein du Parti Démocrate, Obama est un centriste. Il a certes le mérite de nous débarrasser du Docteur Folamour Georges W. Bush qui semble déjà avoir rejoint les oubliettes de l’histoire puisque ni Mac Cain, ni Obama n’ont prononcé son nom dans leurs discours ; mais, il faut se souvenir que, durant la crise des subprimes, Obama a tenu des propos teintés de la pensée « Chicago school » et, tout dernièrement, dans son avant dernier face à face avec Mac Cain, Le nouveau Président s’est montré très protectionniste.
N’oublions pas qu’Obama sera d’abord le Président des Etats-Unis, le garant de leurs intérêts.
Il va falloir attendre le 20 janvier 2009 pour qu’il prenne ses fonctions ; en attendant une période de recouvrement va s’ouvrir durant laquelle la future équipe d’Obama et l’actuelle de Bush vont, en principe, cogérer les affaires.
Il est évident que les tâches urgentes qui attendent le nouveau Président américain seront dans l’ordre :
- La crise économique
- Les guerres en Irak et en Afghanistan.
Ensuite, plus tard, après les élections israéliennes du 10 février, il aura à s’occuper de la crise israélo-palestinienne. Là encore, les élections seront déterminantes car, si comme l’indique les sondages actuelles, Obama a en face de lui Netanyahou, ce sera plus difficile que dans le contexte d’un tandem Tzipi Livni – Obama.
Pour le moment, la crise est là et va s’approfondir, nous en saurons plus au vu des actes et des premières décisions du nouveau Président et de la composition de son équipe.
Guy Dutron
5 – 11 – 2008
Mairie de Lille Force ouvrière un syndicat de combat… contre SUD Martine Aubry complice.
novembre 4, 2008 at 2:17 | In Politique, Solidarité Pétition | Leave a CommentTags: Mairie de Lille Force ouvrière un syndicat de combat..
Mairie de Lille Force ouvrière un syndicat de combat…
contre SUD Martine Aubry complice.
Le samedi 11 octobre 2008, l’excellent journal collectif et citoyen « La brique » publiait l’article qui suit et que nous soutenons :
Force ouvrière veut éliminer SUD. Dans une lettre que nous nous sommes procurée, le syndicat FO menace de contester leur représentativité dans toutes les collectivités aux élections professionnelles. A Paris, Nantes, Angers ou Lyon, les mairies PS barrent la route à SUD. A Lille, SUD Collectivités Territoriales attaque au Tribunal Administratif la mairie « socialiste » qui refuse leurs listes. Y’a de l’esbroufe dans les hautes sphères !
C’était devenu un secret de Polichinelle. Force Ouvrière met des bâtons dans les roues de SUD pour qu’il ne se présente pas aux élections professionnelles du 6 novembre prochain dans les collectivités territoriales. Dans cette lettre de menace, le cabinet d’avocats de FO s’adresse aux présidents des Centres départementaux de gestion, établissements publics qui assurent un certain nombre de missions pour les collectivités locales, comme l’organisation des élections professionnelles des petites communes. La direction de FO conteste la représentativité des syndicats SUD, UNSA, FSU et SNDGCT. Ils mettent en cause les « accords de Bercy » sur la « rénovation du dialogue social » signés le 2 juin 2008. Ces accords n’auraient, disent-ils, « aucune valeur juridique ».
Intimidations de FO en coulisses
FO agite le chiffon jaune et joue la division syndicale : « L’acceptation de l ’un de ces syndicats non représentatifs au premier tour des élections du 6 novembre 2008 sera systématiquement contestée devant les juridictions administratives ». Position que l’organisation n’assume évidemment pas publiquement. Le syndicat est majoritaire à la ville de Lille. Qui s’en accommode très bien. Les revendications de FO, comme la journée de congés demandée après la victoire de Martine Aubry, sont très souvent honorées par la maire. Aujourd’hui il semble clair que FO fait pression sur la mairie pour rejeter les listes SUD. D’autant qu’à la charge du PS, on trouve moult exemples de différends avec les syndiqué.es SUD.
Quand SUD débarque, le PS voit rouge
On se souvient des propos de François Hollande pendant les grèves des cheminots de l’an passé : « Le syndicalisme à combattre, c’est le syndicalisme de SUD ». Au moins un point sur lequel Aubry et Hollande se retrouveront lors du prochain congrès du PS. Interpellé par l’Union Syndicale Solidaires, Hollande avait démenti à la hâte prétextant que le journaliste avait mal compris. A Dunkerque, le maire « socialiste » Michel Delebarre préside une association d’insertion et d’action sociale de 1800 salarié.es : l’AFEJI. Quand un syndicat SUD s’était formé il y a plus d’un an, l’employeur Delebarre le mettait au tribunal en contestant sa représentativité. Les agents territoriaux avaient eux-mêmes élu des délégués SUD.
SUD se mobilise
À Lille, les militant.es de SUD contre-attaquent. Leur communiqué informe que la ville de Lille est la seule collectivité du Nord à avoir refusé une liste SUD. Ces syndicalistes en appellent à « toutes les personnes soucieuses de la démocratie et de la liberté d’expression » à signer leur pétition de soutien. On compte aujourd’hui 1200 signatures. À l’occasion de leur conférence de presse de vendredi 10 octobre, les militant.es se permettaient cette petite leçon de syndicalisme aux autoritaires socialistes : « Ce n’est pas les employeurs qui décident à la place des salarié.es de qui va les représenter ». Les fondamentaux sont parfois bons à rappeller, pour les employeurs, comme pour les syndicats d’accompagnement. Avant d’ajouter à l’encontre des dirigeant.es socialistes : « Montrez que vous êtes de gauche, que votre ennemi c’est le patronat, pas les organisations syndicales ».
Où sont les bases ?
Sur le site d’Indymedia Lille, Eric Dussart, syndicaliste CNT et signataire de la pétition de SUD, rappelle la répression qu’avait subie la CNT-PTT elle aussi en 2006. Un accord sur lequel la CGT et SUD s’étaient abstenus durcissait les conditions de représentativité à La Poste. Après 20 ans de présence, les délégué.es syndicaux CNT devaient arrêter leurs activités : plus de délégué.es, plus de panneaux syndicaux. Mais il leur en faudra sans doute plus pour se taire. Reste à savoir si les bases syndicales de FO, la CGT ou de SUD, régulièrement amenées à lutter côte à côte contre les attaques patronales, sont au fait de ces hautes manœuvres. La division syndicale a encore de beaux jours devant elle. A moins que les militant.es de base se rebiffent. Et qu’ils se rappellent que l’union fait la force…ouvrière.
Thomas Jorand
La Voix du Nord du 30 octobre confirmait la collusion :
Nous citons : « La mairie de Lille a invalidé les listes de la toute jeune section Sud Collectivités territoriales, qui prétendait participer aux élections du personnel de novembre.
Le syndicat veut saisir le tribunal administratif. »
Depuis, le T.A.de Lille a tranché et débouté Sud.
Ces informations pourraient suffire mais nous sommes un blog politique et nous devons à nos lecteurs (8.620 en Octobre – record pulvérisé) de donner notre opinion.
La vieille Mairie de Lille, acquise à la vieille SFIO sous Augustin Laurent, fut gagnée en 1896 par Gustave Delory membre du Parti Ouvrier Français de Jules Guesde.
Par la suite, ce fut la vieille SFIO atlantiste à laquelle appartenait Léon Jouhaux Président de FO jusqu’à sa mort ;
on sait maintenant que la CGT-FO fut créée avec l’aide financière et logistique des syndicats belges et danois mais surtout avec l’appui de l’AFL-CIO américaine sous l’égide d’Irving Brown, membre notoire de la CIA.
http://fr.wikipedia.org/wiki/CGT-FO
http://fr.wikipedia.org/wiki/Irving_Brown
Nous avons nous-mêmes connu pareille aventure à la CNP, principale filiale de la Caisse des Dépôts où, dans les premiers mois du syndicat Sud-CNP, nous sommes allés 7 fois au Tribunal (le tribunal d’instance du XV ème arrondissement de Paris).
Nous y avons constaté que l’avocat de F.O. y faisait cause commune avec la Direction.
Aujourd’hui encore, alors que notre syndicat a été reconnu par le TGI de Paris, FO, mais pas seulement lui fait le maximum pour qu’aucune intersyndicale comportant Sud-CNP ne puisse voir le jour.
Ce n’est pas seulement un combat d’arrière garde, les boutiquiers veulent garder leur petit pouvoir !! C’est aux travailleurs de choisir leur syndicat ; non au monopole syndical.
Guy Dutron
4 – 11 – 2008
Sommet de Vichy sur l’immigration Provocation envers notre Mémoire nationale
novembre 4, 2008 at 12:47 | In Politique, Solidarité Pétition | 1 CommentTags: Sommet de Vichy sur l’immigration Provocation envers
Sommet de Vichy sur l’immigration Provocation envers notre Mémoire nationale
LES NOUVELLES VALEURS DES RACISMES D’ ÉTAT EUROPÉENS RAPPELLENT LES HEURES SOMBRES DE L’ EUROPE !
Nous relayons ici un texte de la coordination nationale « SANS PAPIERS en lutte » ; les illustrations intercalées dans le texte sont de la rédaction de notre blog.
SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Miron, 75004, Paris – tél : 01.44.61.09.59 fax : 01.44.61.09.35 e-mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr –
SOMMET EUROPÉEN DE VICHY SUR L’IMMIGRATION ORGANISE PAR SARKOZY/HORTEFEUX : LES NOUVELLES VALEURS DES RACISMES D’ ÉTAT EUROPEENS RAPPELLENT LES HEURES SOMBRES DE L’ EUROPE !
Après l’incroyable « directive de la honte » votée le 18 juin dernier par le Parlement européen, voilà le sommet de Vichy, capitale de la collaboration pétainiste avec l’occupant Nazi, sur l’immigration à l’initiative de la Présidence Française de l’UE.
Les symboles sont des insultes provocatrices : 18 juin appel de Londres du Général De Gaulle contre la capitulation Pétainiste et Vichy capitale de la trahison nationale française. Deux symboles utilisés aujourd’hui pour prendre à l’échelle européenne des mesures xénophobes, racistes, répressives contre l’immigration, notamment les noirs, les maghrébins, les asiatiques et les latino-américains.
Le 18 juin 2008, 68 ans après l’appel à la résistance et les sacrifices des communistes, des patriotes et des étrangers résidents et recrutés en Afrique et en Asie colonisées pour libérer la France, voilà comment certains « descendants Français » au pouvoir déshonorent la mémoire de ceux et celles qui devraient être nos héros nationaux.
Les mêmes renouent en réalité avec les antivaleurs qui ont conduit à l’humiliation et à la trahison nationale de 1940. Dans les années d’avant guerre pour diviser et affaiblir les luttes du monde du travail, pour éviter que les patrons ne payent la crise, les gouvernants avaient fait exactement ce que fait Sarkozy aujourd’hui : mettre en branle le racisme détat, réprimer les luttes de l’immigration, traquer, chasser les immigré(e)s.
Ainsi pouvait on lire dans le Nouvelliste du 30 avril 1935 : «Avis aux étrangers : Dans l’intérêt de l’ordre public, le Préfet du Rhône rappelle que tout étranger surpris à manifester sur la voie publique se verra immédiatement appréhendé et reconduit à la frontière, quelle que puisse être sa situation personnelle tant au regard des autorités françaises qu’au regard des autorités de son pays d’origine. Cette mesure trouvera son application particulièrement rigoureuse dans les jours qui vont venir, spécialement le 1er mai et pendant la période électorale où les étrangers n’ont rien à voir».
Voyez vous, Sarkozy na fait que dépoussiérer la vieille politique raciste qui a conduit la France à la défaite de 1940. Les gouvernants européens de l’actuelle crise de la société de consommation basée sur le crédit n’ont d’autres recettes que celles qui ont conduit à l’avènement du fascisme au pouvoir dans les années 30 : le poison du racisme et de la répression tyrannique du mouvement revendicatif des travailleurs.
En d’autres termes le Ministère raciste de l’identité française réduite aux européens, aux religions juive, protestante ou catholique, la politique bassement pécuniaire dite « d’immigration choisie » qui fait des étrangers des marchandises, celle des quotas ethniques et des chiffres d’expulsions, la directive votée par le parlement européen permettant d’emprisonner durant 18 mois un étranger, même un mineur pour défaut de papiers, le choix provocateur de Vichy pour un sommet européen sur l’immigration, l’entretien permanent de la parole raciste dune partie de l’intelligentsia et des médias et les mesures discriminatoires et attentatoires au code du travail comme celles qui pour régulariser un sans papiers lui imposent un apartheid en matière d’embauche et de contrat de travail sont autant de faits qui nécessitent une réaction massive de tous ceux et celles qui refusent le retour de la barbarie de la ségrégation raciale, religieuse, culturelle comme gouvernance au profit des patrons.
Tout dépendra de la prise de conscience de la majorité des travailleurs que l’enjeu est de savoir QUI VA PAYER LA CRISE ? LES PATRONS AMIS A SARKOZY OU LES TRAVAILLEURS? FAISONS EN SORTE QUE LES PATRONS PAYENT COMME EN 1936 LA CRISE DE 1929.
Pour obtenir cela, il faut rejeter le piège de la division comme l’illustre ce scandale de la dénonciation d’une famille de sans papiers lors de l’inscription de leur enfant et donc unifier l’ensemble des travailleurs et leurs organisations de lutte. La CNSP appelle tous les Collectifs de sans papiers à agir dans ce sens tout en maintenant fermement la visibilité collective des sans papiers, condition sine qua non de toute régularisation.
Fait à Paris le 1er novembre 08
Tous les mercredis à Lille,
Place de la République
Parvis des Droits de l’Homme :
Manifestation !
Relayé et illustré par Coordination Gauche Alternative du Hainaut
La Crise économique le président la crise de l’écureuil et les vahinés
novembre 2, 2008 at 5:10 | In Economie, Politique | 3 CommentsTags: La Crise économique le président la crise de l'écu
La Crise économique
le président
la crise de l’écureuil
et les vahinés
Selon l’agence Reuters, « Charles Milhaud, contraint le 19 octobre à la démission de son poste de président des Caisses d’épargne après une perte en trading de 751 millions d’euros, va conserver dans le groupe le poste du président du conseil de surveillance de sa filiale Oceor.
La direction a confirmé une information du site internet Mediapart, tout en assurant que Charles Milhaud n’aurait pas de rôle opérationnel. “La direction confirme qu’il restera président non exécutif du conseil de surveillance d’Oceor”, a dit une porte-parole du groupe samedi.
L’Elysée et Bercy avaient demandé des sanctions après l’épisode qui survenait alors que l’Etat venait d’annoncer un plan d’aide de 360 milliards d’euros aux banques. Charles Milhaud, 65 ans, avait dû quitter la tête de “l’Ecureuil” qu’il occupait depuis 1999, et avait été contraint de renoncer au “parachute doré” d’indemnités de départ qu’il demandait.
La filiale Oceor regroupe des établissements en Nouvelle-Calédonie, à Tahiti, à l’Ile Maurice, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à la Réunion, dans les Antilles (où la France dispose avec les Pays-Bas du paradis fiscal de Saint-Martin), au Luxembourg, également considéré comme un paradis fiscal, en Tunisie et au Maroc. Il ne s’agit que “de banques commerciales de détail”, précise la direction de la Caisse nationale des caisses d’épargne (CNCE).
Charles Milhaud est conseiller municipal UMP à Marseille depuis les élections de mars dernier. Nicolas Sarkozy pourrait bientôt lui confier une mission dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, croit savoir Mediapart.
Les deux autres dirigeants de “l’Ecureuil” limogés après la perte de trading, son directeur général Nicolas Mérindol et Julien Carmona, chargé des finances et des risques, pourraient aussi retrouver des postes dans le groupe, selon la presse.
Il est question selon plusieurs médias économiques spécialisés que Nicolas Mérindol prenne la tête du Crédit foncier, tandis que Julien Carmona retrouverait un autre poste dans la direction.
Les dirigeants sont critiqués dans un rapport interne d’inspection sur l’affaire, publié par la presse mercredi, qui leur reproche des défauts de contrôle et des négligences dans le suivi du service qui misait les fonds propres de “l’Ecureuil” sur des marchés en pleine crise, alors que l’arrêt de cette activité avait pourtant été décidé en avril.
Jeudi soir, le trader que le groupe rend responsable de l’affaire, Boris Picano-Nacci, 33 ans, a été mis en examen pour “abus de confiance” et placé sous contrôle judiciaire, à la suite d’une plainte de sa société. Il fait l’objet d’une procédure de licenciement. »
Parce qu’il en faut tout de même une dans ce panier de crustacés aux grosses pinces!
On se fout de nous !!
On va faire payer le lampiste qui a certes déconné grave.
Mais :
Après les gueuletons des déconfits de chez AIG, Fortis et Dexia, les duettistes belges, nous apprenons successivement ceci :
Le “recasé” Mérindol
- Nicolas Mérindol démissionnaire de caisses d’épargne est recasé au Crédit Foncier, tenu par Natixis dans la plus pure logique d’auto contrôle !!
On vous l’avait déjà dit : dans Mérindol, il y a DOL !!
Les célèbres duettistes Mérindol (à gauche) et Milhaud (à droite, évidemment)
- Charles Milhaud va pouvoir caresser du regard (seulement du regard ?) vahinés polynésiennes ou doudous antillaises. On risque de le voir assez peu à Saint Pierre et Miquelon en revanche, à l’ile Maurice, faut voir
Photo extraite du Site “Vahiné Nui” animations et danses polynésiennes
Si, comme le susurrent les mauvaises langues, le Charles se retrouve nanti d’une Mission présidentielle sur l’Union pour la Méditerranée, ce nouveau missi dominici pourra également visiter Lesbos, et la cité de Mytilène où naquit la tendre Sapho voire même l’ile de Milo où l’on découvrit sa Vénus éponyme !! Et, il y a sur Milo de charmants petits coins
Le havre de paix de Klima Syrma sur l’ile de Milo
En attendant, ceux qui ont cru que notre agité du Boulevard Saint Honoré allait réformer le capitalisme, tombent de Charybde en Scylla !!
Ulysse devant Charybde par Heinrich Füssli (1794-1796)
Soucieux de la santé de Charles, nous proposons que Vincent Bolloré qui n’a pas donné depuis un moment lui prête un joli bateau que l’on baptiserait « Argo » et dont la gestion totalement informatisée et copieusement sécurisée serait confiée aux « Argonautes » des salles de marché de l’écureuil
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
02 – 11 – 2008
;
Rappelons, pour « mémoire » que Charles Milhaud est ou a été
- Président du conseil de surveillance de la Financière Oceor
- Membre du conseil de surveillance de CNP Assurances
- Représentant permanent de la CNCE et Administrateur de la Banque de Tahiti
- Représentant permanent de la CNCE et Administrateur de la Banque de Nouvelle-Calédonie
- Administrateur de Sopassure
- Président de Sas Erixel
- Représentant permanent et Administrateur de Sogima
- Président du conseil d’administration du Centre National d’Enseignement à Distance
- Administrateur de la banque des Mascareignes
- Membre du conseil de surveillance de Véolia Eau (Compagnie générale des eaux)
- Président de la SAS et du conseil d’administration de la SAS GCE Maroc
- Administrateur de Massira Capital Management
- Représentant permanent de la CNCE et président de SAS GCE Participations
- Membre du conseil de surveillance de SAS IDF Tele
- Président du conseil de surveillance de Natixis
- Vice président du conseil de surveillance du Crédit Immobilier
- Administrateur de Coface
- Membre du conseil de surveillance d’Europacorp
- Président du conseil d’administration de GCE Domaines
- Vice président du conseil d’administration de Nexity
- Membre du conseil d’administration de Sodexho Alliance
- Administrateur de la Caisse des Dépôts Développement
- Membre du conseil de surveillance de Cetelem
- Membre du Conseil d’Administration de Douja Promotion Groupe Addoha, le premier groupe d’immobilier au Maroc.
- Administrzateur de Ecureuil Participations
- Administrateur de la Société Nouvelle d’Exploitation de la Tour Eiffel
- Administrateur de l’ Université René Descartes (Paris V)
- Président du conseil d’administration de Sicp
- Vice président du conseil de surveillance de CDC Finance – CDC Ixis
- Président de l’Université du Groupe Caisse d’Epargne
- Vice président du conseil de surveillance de GCE Immobilier
- Vice président du conseil de surveillance de Perexia
- Membre du conseil de surveillance de Ixis Corporate & Investment Bank
- Membre du conseil de surveillance de Ixis Asset Management Group
- Membre du conseil de surveillance de Natixis Global Asset Management
- Président du conseil de surveillance du Crédit foncier de France (CFF)
- Membre du conseil de surveillance de de CDC Entreprise
- Membre du conseil de surveillance de GCE Habitat
- Président du conseil de surveillance d’Issoria
- Représentant permanent de la CNCE et Administrateur de la Banque de La Réunion
Autres Fonctions
- Vice président du Groupement Européen des Caisses d’Epargne
- Membre du comité exécutif de la Fédération bancaire française
- Membre du conseil d’administration du Groupement National de la Coopération
- Trésorier de la Fondation Belém
- Président de la Fondation des Caisses d’Epargne pour la Solidarité
Source wikipédia vous pouvez donc compléter mais fermez la porte en partant
Le coin des ziques qu’on aime bien Joan Baez éternellement folk
novembre 1, 2008 at 11:14 | In Le coin des ziques qu'on aime bien | Leave a CommentTags: Le coin des ziques qu’on aime bien Joan Baez étern
Le coin des ziques qu’on aime bien
Joan Baez éternellement folk
Joan Baez à Bratislava en Juillet 2008
Le 4 novembre, jour de l’élection présidentielle américaine, Joan Baez sera toujours en tournée.
Elle ne chantera pas sur le campus de Berkeley en Californie, où elle avait pris la tête du Free Speech Movement en 1964, mais à Boston (Massachusetts), au très célèbre Berklee College of Music, où s’éduquèrent Quincy Jones, Charles Mingus, Diana Krall ou Donald Fagen.
Joan Baez passe insensiblement de la politique à l’art depuis une dizaine d’années. Peut-être est – elle lassée d’être l’éternelle muse de la gauche américaine, au détriment de ce qui compte au moins autant pour elle que la liberté d’expression : la musique.
Le 13 octobre, au Palais des congrès à Paris, pas discours politique.
Au public de lire entre les lignes !
Un public fidèle et ardent, qui sait qu’elle est revenue au combat en 2003 à cause de la guerre en Irak, un pays où elle a vécu étant enfant.
En scène, elle se tait, mais dédie à son candidat ( Barak Obama) Joe Hill, offerte dans sa tournée précédente, en 2006, au documentariste Michael Moore et à Cindy Sheehan, mère d’un soldat mort en Irak.
Joe Hill Woodstock 1969
Ce Joe Hill (Joël Emmanuel Hägglund, 1879-1915) était un syndicaliste anarchiste né en Suède et qui fut exécuté sans preuves après un double meurtre commis à Salt Lake City.
Son histoire fait partie intégrante du corpus du folk song américain, au même titre que les anarchistes Sacco et Vanzetti, exécutés en 1927, et dont Joan Baez fit une chanson, Here’s to You, en 1971, sur une musique d’Ennio Morricone, toujours à son programme.
Sacco et Vanzetti bande du film d’Ennio Morricone
http://fr.youtube.com/watch?v=6P_JbAtKWUs
Ainsi le folk continue. Exemplaire Joan Baez, qui ne renie rien de ses amours musicales et place en entrée de son récital Lily of the West, allégorie de l’immigration irlandaise aux Etats-Unis et classique de la ballade américaine, née au XIXe siècle.
Elle est accompagnée d’un trio folk pur jus ! John Doyle à la guitare, un Celte d’Irlande à qui on a envie d’offrir une Guinness ; Dirk Powell, un jeune des Appalaches, au banjo, au violon, à l’accordéon pur folk lui aussi un brin blue brass ; Todd Philips, un as du blue grass, pour le coup, avec son béret noir, à la guitare basse.
Ils jouent et chantent en acoustique et leur “père” spirituel à tous, Woody Guthrie, est appelé à la barre et au micro par une chanson de Steve Earle, le rebelle country de Nashville, Christmas in Washington.
Joan Baez & Steve earle “Christmas in Washington live 2004 at the folk awards.
http://fr.youtube.com/watch?v=xmb9DcterR0
Rigoureuse et droite comme un « I », Joan Baez, à 67 ans, dénoue le problème de sa voix par une maîtrise musicale parfaite.
Joan ne renie pas son âge, elle le revendique musicalement ! Elle le revendique en réduisant son ancien un vibrato puissant qui fut longtemps sa spécialité. Elle ne renonce pas à chanter a capella (Swing Low, Sweet Charriot). Elle revient libre comme l’air, seule à la guitare (Long Black Veil, l’histoire d’un amoureux suspecté de meurtre, 1959 ; Fennario, ballade irlandaise enregistrée en 1963, Farewell Angelina, de Bob Dylan, 1965).
Farewell angelina 1966
http://fr.youtube.com/watch?v=Z3RkxFr0Fe4
Joan Baez Gracias A La Vida en consert à Bielefeld le 20. Märs 2007.
Mais Joan Baez a actualisé ses sources. Son nouvel album, Day After Tomorrow, produit par Steve Earle, porte le titre d’une chanson pacifiste que lui a écrite Tom Waits. Et entre John Lennon (Imagine) et Mercedes Sosa (Gracias a la vida), voici qu’elle glisse Wonderful World, de Sam Cooke, champion agité du R & B des origines.
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
Un petit cadeau pour finir : les paroles de
« We Shall Overcome »
ce que nous souhaitons à tous nos lecteurs
We shall overcome
http://fr.youtube.com/watch?v=RkNsEH1GD7Q
We shall overcome
We shall overcome
We shall overcome someday
O deep in my heart I do believe
We shall overcome someday
We’ll walk hand in hand
We’ll walk hand in hand
We’ll walk hand in hand someday
O deep in my heart I do believe
We’ll walk hand in hand someday
We are not afraid
We are not afraid
We are not afraid someday
O deep in my heart I do believe
We are not afraid someday
We shall live in peace
We shall live in peace
We shall live in peace someday
O deep in my heart I do believe
We shall live in peace someday
Publié sur WordPress. | Theme: Pool by Borja Fernandez.
Entries and comments feeds.
































































































































































