Crise économique et financière si on vous disait enfin la vérité sur les Prêts toxiques

octobre 31, 2008 at 11:53 | In Economie, Politique | Leave a Comment
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Crise économique et financière si on vous disait enfin la vérité sur les Prêts toxiques

Depuis quelques semaines, avec la crise, on entend parler de « prêts toxiques » ! Comme d’habitude en pareil cas, tout est fait pour que le commun des mortels n’y comprenne rien. On appelle « toxique » ce qui n’est que de l’ingénierie financière relativement simple. Voici ce dont il s’agit : ces prêts « toxiques » sont en fait des produits dits « structurés »


Qu’appelle-t-on un produit structuré ?



Les prêts structurés se définissent par opposition aux prêts classiques dont les intérêts sont calculés sur la base d’un taux fixe ou d’un index variable (par exemple l’Euribor*).

Un produit structuré est construit en plusieurs phases. Par exemple deux phases à taux fixe encadrent une phase à taux variable et la durée de ces phases à taux fixe peut être allongée en cours de vie du prêt.


Pourquoi ont-ils été souscrits très largement par les collectivités ?


Ils permettent, soit d’obtenir une couverture contre un risque financier (hausse des taux) ou économique (sensibilité budgétaire au prix de l’énergie ou à l’inflation), moyennant le paiement éventuel d’une surcote ; soit d’obtenir une décote du taux payé par rapport à un prêt classique, moyennant l’acceptation d’un risque de dégradation des conditions financières en cas d’évolution défavorable des marchés.

Cette seconde motivation fut la plus répandue durant des années.

Que sont les crédits toxiques et leurs dérivés « exotiques » ?



Les crédits ne sont pas créés « toxiques ». Ils n’ont pas connu les dioxines de l’incinérateur de Maubeuge ni les saloperies de la centrale à bitume de La Longueville ! Non, c’est très simple.

Ce qualificatif est utilisé depuis la crise pour les crédits qui comportent des éléments qui, du fait de la situation des marchés, sont susceptibles de dégrader très fortement les caractéristiques financières des prêts. Il s’agit, par exemple, des prêts indexés sur des matières premières, sur des devises étrangères, ou encore, sur l’inflation.

Avec l’évolution des index auxquels ils sont rattachés, ils peuvent être beaucoup moins avantageux que prévus. Parmi les produits structurés commercialisés auprès des collectivités locales, une seule catégorie semble vraiment très dangereuse : les produits à effet « boule de neige » dont le taux d’intérêt est calculé de manière cumulative.


Quand ces produits financiers sont-ils arrivés sur le marché ?


Avec la décentralisation et leurs nouveaux pouvoirs, les collectivités locales ont cherché à réaménager à moindre coût les prêts à taux fixe élevé (supérieurs à 10 %) contractés au milieu des années 1990.

Et puis, il fallait aussi emprunter ! Emprunter pour pouvoir « réaliser », surtout en fin de mandat d’ailleurs pour mieux se faire réélire !

En clair, prendre l’électeur pour un con !! Le « jeu politique » est ainsi fait !

Cette demande a favorisé l’essor de l’ingénierie financière et c’est sur le marché des produits structurés que l’on rencontre le plus grand nombre d’offres de la part des établissements bancaires, et ce segment est sans doute l’un des plus concurrentiels avec des produits rapidement copiés par les différents intervenants.

Dans cette démarche de réaménagement, les collectivités ont souvent eu recours à des cabinets de conseils financiers qui les « aident » dans leurs choix de produits en valorisant et comparant les politiques tarifaires des différentes banques mais parfois aussi en roulant des élus peu avertis dans la farine pour mieux encaisser leur commission !

Les offices publics HLM ou les hôpitaux peuvent être confrontés aux crédits toxiques.


Comme les autres collectivités locales, les hôpitaux et les offices publics de l’habitat ont été amenés à gérer « activement » leur dette et à recourir aux prêts structurés pour diversifier cette dette.

Tous touchés ??

C’est à craindre, en effet !! Beaucoup d ‘élus ont cédé au chant des sirènes financières, alléchés par la perspective d’emprunter plus pour réaliser plus, et élire plus !!

C’est qu’on ne fait pas dans la modestie quand on est élu et surtout un grand élu.

Ainsi Claude Bartolone a beau jeu de dénoncer les 97 % de « prêts toxiques » hérités de la gestion communiste de la Seine Saint Denis.

Mais l’éléphant socialiste ne voit que la paille du 93 et pas la poutre qui lui obstrue les mirettes !

Chez ses camarades socialistes, il n’y en aurait pas des « prêts toxiques » par hasard ?? Ben voyons !

Gilbert Roger le maire Ségoléniste de Bondy

A Bondy, par exemple, nos camarades élus d’opposition ont posé récemment des « questions qui fâchent » à Gilbert Roger, le Maire socialiste de Bondy (93) ; voici leur courrier :

Monsieur le Maire,

Lors du Conseil Municipal du 25 septembre 2008, ont été annoncés dans les décisions du maire des emprunts d’un montant de 4 millions d’euros auprès de la banque DEXIA, d’un million auprès de la Caisse d’Epargne Ile-de-France Paris et de 1.2 million d’euros auprès de la Caisse d’Epargne de Paris.

Je vous ai adressé un mail le 23 septembre pour avoir des précisions sur ces emprunts :

« Concernant les emprunts cités dans les décisions du Maire, nous regrettons une nouvelle fois d’avoir été les seuls à voter « CONTRE »  la possibilité pour le Maire de passer au-dessus du Conseil Municipal pour contracter des emprunts, ce sont tout de même 6.200.000 euros qui sont empruntés par la ville. Nous voudrions savoir leur taux, leur durée ainsi que leur affectation. »

Jusqu’à aujourd’hui vous n’avez pas répondu à ce mail.

Les citoyens sont inquiets de la crise actuelle et surtout de ses conséquences pour le monde du travail et je viens d’entendre le président du Conseil Général, Claude Bartolone  annoncer que 97% des emprunts du budget de la Seine-Saint-Denis sont « toxiques ».

Je me permets donc de reformuler ma question :

- Quels sont les prêts contractés par la Ville ?

- S’agit-il de ces prêts « sophistiqués », autrement appelés « toxiques » ?

Salutations citoyennes,

Nous sommes heureux de constater que notre petit camarade Vincent de Bondy a tout compris.

De plus Dexia et les Caisses d’épargne sont parmi les meilleurs pourvoyeurs de ce genre de prêts au collectivités locales.

La vérité dans tout ceci est, hélas, moins angélique que ne le suggère Claude Bartolone !

La vérité c’est que les élus de partis qui prônaient tous une autre société ou, à tout le moins un changement fondamental (dans leurs motions de Congrès surtout ….) ces élus donc, ont joué le jeu du système, le jeu du capitalisme financier qui nous dévoile aujourd’hui ses turpitudes.

Merci à nos camarades de Bondy autrement et à leur blog :

http://bondy-autrement.org//index.php?option=com_content&task=view&id=536&Itemid=153

Ils nous aident à illustrer cet article un peu théorique (mais comment faire autrement) sur les produits financiers.

Selon certaines informations, les prêts souscrits à Bondy seraient indexés sur Euribor (dixit le blog de Gilbert Roger) mais cela ne change rien à l’objection de nos camarades sur le pouvoir exorbitant qu’a le Maire de souscrire des emprunts et cela ne l’empêchait pas ni d’informer son conseil municipal ni de répondre à nos camarades qui l’interrogeaient !!

Comme Gilbert Roger avait Soutenu Ségolène Royal lors des « primaires » socialistes, il donne là un bien mauvais exemple de « démocratie participative » dont on sait bien ce qu’elle vaut chez la Dame aux Caméras !!


Pour demeurer constructifs et citoyens, nous proposons que les textes qui encadrent les collectivités territoriales interdisent (comme cela se pratique en Italie) les emprunts à risque pour toute entité locale, territoriale ou publique

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

31 – 10 – 2008

* L’Euribor est, avec l’Eonia l’un des deux principaux taux de référence du marché monétaire de la zone euro. Son nom est formé à partir de la contraction des mots anglais Euro interbank offered rate, soit en français : taux interbancaire offert en euro (Tibeur). Il fait partie des nombreux taux IBOR

L’Euribor 3 mois sert de base au deuxième plus grand marché de taux d’intérêt de la zone euro, où se traitent des maturités pouvant aller jusqu’à 50 ans, le marché des swaps..

Euribor est parfois traduit en français, par exemple dans certains contrats de prêts à taux indexés, par Tibeur.

Motion de la coordination du Hainaut pour la coordination nationale des 29 et 30 novembre à Grabels

octobre 29, 2008 at 11:49 | In Caisse des dépots, Economie, Politique | Leave a Comment
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Motion de la coordination du Hainaut pour la coordination nationale des 29 et 30 novembre à Grabels

Crise économique : le système capitaliste explose, changeons de système ; ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise.

Quand la Bourse allait bien…

Pendant des années de spéculation effrénée, le marché avait raison, c’était la loi suprême mise en avant par nos gouvernements de droite comme de gauche et par l’Union Européenne, jusqu’à l’écrire dans le projet de Constitution européenne et dans l’actuel Traité de Lisbonne, malgré les refus massifs des peuples consultés.

Pendant ces 20 dernières années, la part des profits dans la richesse produite a augmenté de dix points de PIB (180 milliards) au détriment des salaires. Nos gouvernements nous ont répété qu’il n’y avait pas d’argent pour augmenter les salaires, revaloriser les minima sociaux, garantir les retraites, développer les services publics et répondre aux besoins sociaux.

Quand la Bourse s’effondre…

D’un seul coup, le système capitaliste reposant sur la suprématie absolue de la finance explose, avec les faillites en cascade et le rachat des banques et fonds d’investissement par les gouvernements, américain d’abord, et maintenant européens : d’un seul coup, de l’argent, il y en a, jusqu’à 700 milliards aux Etats-Unis, pris dans les poches des contribuables (alors que quelques milliards de dollars suffiraient à assurer l’accès de tous à l’eau et aux moyens de base d’existence).

Combien en faudra-t-il en France ? Qui va payer ?

Ce n’est pas à nous de payer pour LEUR CRISE !

Pour nous, il ne s’agit pas replâtrer le système sur le dos des contribuables ! Ce système qui mène la planète à l’abîme, qui ne fait que développer les inégalités, les émeutes de la faim, la misère des uns alors que les profits des autres sont faramineux, ce système a fait la preuve de son incapacité à répondre à nos besoins, aux urgences sociale et écologique de la planète !

IL FAUT CHANGER DE SYSTÈME !!! La transformation sociale et écologique est une nécessité impérieuse, elle est à notre portée (ex de l’Amérique Latine) : imposons la !

Sur la crise financière, nous avons des propositions alternatives :

- Arrêter toutes les privatisations et renationaliser les services publics privatisés; l’eau, l’air, les ressources non renouvelables doivent être traités comme biens publics inaliénables, non privatisables, gérés publiquement et démocratiquement

- Créer un « bouclier social » par le maintien et l’augmentation des salaires et minima sociaux, afin que la part de richesses qui va aux travailleurs soit proportionnelle aux gains de productivité ; arrêt des expulsions locatives, moratoire sur les loyers et prêts relais, extension de l’assurance chômage (sécurité sociale professionnelle)

- Créer un pôle public bancaire et monétaire, supprimer les paradis fiscaux, interdire la spéculation sur les produits agricoles et matières premières

Plus généralement, nous sommes, en France, pour la constitution d’un pôle financier public qui apportera une contribution majeure au financement et à la réorientation du crédit vers les activités socialement utiles. Il devra être au minimum constitué de la Banque de France, de la Caisse des dépôts et consignations, du Groupe Caisses d’épargne, du Crédit foncier, de la Banque postale, d’ OSEO (financement des PME), d’UBI-France (aide aux entreprises sur les marchés étrangers), de la COFACE (Assurances crédit et investissement domestiques et internationales, gestion de créances, prospection et information commerciale), de la CNP (qui devra redevenir le service public « témoin » du marché de l’assurance de personnes) et de l’AFD (l’Agence française de développement est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres. Sa mission : participer au financement du développement.).

- Au niveau de l’agriculture, ce pôle public bancaire devrait aussi favoriser des coopératives de type nouveau, la constitution de circuits courts pour lutter contre la désertification rurale et la mainmise des concentrations capitalistiques de l’agro-alimentaire, le financement des AMAP, les projets se référant au concept « produire local pour consommer local », le soutien à l’agriculture biologique. L’orientation de l’alimentation collective (cantines scolaires et autres) devrait tendre à promouvoir ces circuits courts et l’agriculture biologique.

o Le tout ayant pour objet une nourriture saine et maintenant des emplois locaux.

- Redéfinir les institutions financières internationales afin de permettre la stabilité financière, des mécanismes redistributifs des richesses, et l’annulation de la dette du Tiers-Monde. Au minimum, ces institutions devraient être de type G20 augmenté d’une représentation de l’ONU et des forums sociaux mondiaux

o Rappelons brièvement que, très récemment, au moment des émeutes de la faim, le Docteur Jacques Diouf, prêchait dans le désert pour obtenir 30 milliards dollars pour les plus pauvres de notre monde.  Jacques Diouf est le directeur général de la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, (FAO) et, ces 30 milliards, nos dirigeants mondiaux ne les lui ont pas donnés. Aujourd’hui, ils osent donner des milliers de milliards de dollars aux spéculateurs !

- Mettre en place au niveau international trois types de taxes : sur l’ensemble des transactions financières ; sur les profits des multinationales ; sur les émissions de carbone et les déchets nucléaires. Taxer les dividendes à 50%

- Développer des travaux d’intérêt général tels que les infrastructures de transports en commun, l’isolation des bâtiments et l’habitat écologique, les énergies renouvelables.

Pour la coordination Coordination Gauche Alternative du Hainaut

Thérèse-Marie Cardon – Jacques Lainet - Guy Dutron

Contre l’immigration les 3 et 4 novembre la France a choisi VICHY !

octobre 29, 2008 at 11:43 | In Politique, Société, Solidarité Pétition | 4 Comments
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Contre l’immigration les 3 et 4 novembre la France a choisi VICHY !


A l’occasion de la conférence européenne sur la gestion de l’immigration

organisée par Hortefeux

Les 3 et 4 novembre prochains, le ministre de l’ Immigration et de l’identité Nationale, Hortefeux, organise une conférence européenne sur la gestion de l’immigration.

Dans le contexte de la Directive retour adoptée par le Parlement européen, le gouvernement français veut faire adopter un Pacte européen sur l’immigration et l’asile, pour faire de l’Europe une forteresse. Seront présents tous les ministres de l’intérieur et de la Justice de l’Union Européenne, et 200 autres députés, sénateurs, représentants de régions, etc.
Et pour accueillir tous les officiels européens de la chasse à l’immigré, la France a choisi Vichy ! Venant de la droite française décomplexée, affirmant vouloir casser l’héritage de la résistance, en finir avec la repentance, martelant que « le travail rend libre » (comme il était inscrit au fronton du camp d’Auschwitz), mettant en place la « rétention de sûreté », le choix de cette ville n’est pas un hasard.


A l’heure où les révoltes se multiplient dans les camps de rétentions (incendie de Vincennes par exemple), à l’heure où des militants sont emprisonnés pour avoir soutenu des sans-papiers, à l’heure ou RESF (Réseau Education Sans Frontière) est qualifié de menace pour l’ordre public et la sûreté de l’Etat, à l’heure où le fichage des individus devient systématique, il nous faut prendre acte de la gravité de la situation politique.
Sous nos yeux les sans-papiers sont pourchassés par la police nationale, à tel point qu’ils se jettent dans les fleuves, par les fenêtres, qu’ils se suicident pendant leur rétention. Quant aux personnes solidaires qui les soutiennent et les cachent, elles sont de plus en plus surveillées, font l’objet de perquisitions, gardes à vues, ou emprisonnement.
Nous devons trouver la force de réagir, ensemble.

Si en face, l’État renoue avec les pratiques vichystes (rafles, fichages, arrestations de militants, etc.), nous devons aussi renouer avec des pratiques de résistance. Ce sommet européen sur l’immigration est l’occasion pour toutes les personnes prêtes à dire non à la France nationaliste, non à la France du fric et des flics. Tout comme à l’échelle de nos villes, de nos rues, de nos écoles, nous devons empêcher la police de rafler, nous devons empêcher les chefs européens de se réunir pour planifier la chasse à l’homme généralisée.



A l’initiative de RESF et d’autres collectifs locaux, une mobilisation est prévue à Vichy. Organisons des départs de cars depuis toutes les grandes villes et rassemblons-nous pour opposer au racisme officiel un front uni de combat, une force d’action suffisamment puissante pour empêcher la tenue de cette conférence honteuse.

RESF prépare un grand rassemblement à Vichy

Tous et toutes à Vichy pour résister !

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

30 – 10 – 2008

Crise financière La Caisse des Dépôts n’a décidément pas la frite !

octobre 29, 2008 at 12:09 | In Caisse des dépots, Economie, Politique, Société | Leave a Comment
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Crise financière La Caisse des Dépôts

n’a décidément pas la frite !

A Reims, une mère de famille réclame 50.000 euros de dommages-et-intérêts à un restaurant Quick pour “manquement au devoir de sécurité”, car elle s’est brisé le genou en glissant sur une frite qui traînait par terre. Sa mésaventure a fait le tour de France…


Or, Quick avait déjà fait parler d’elle en 2006 – 2007 ; la Caisse des dépôts n’avait pas hésité , avec de l’argent public, a lancer une OPA « amicale » pour acheter ce Mac Do belge symbole de la malbouffe


http://www.easybourse.com/Website/article/1009-cdc-capital-veut-avaler-quick.php

Cette OPA, à l’époque, ne pouvait être qu’ amicale avec le cher Albert Frère que tant de liens belgo-français unissaient à nos « investisseurs » français.

L’affaire Quick Reims-La Neuvillette

Il n’y a pas que l’obésité ou l’infarctus qui guettent les adeptes du hamburger-frites. Nicole Borgnon l’a appris à ses dépens et elle se souviendra toute sa vie de ce 22 décembre 2007. Ce jour là, cette mère de famille de 38 ans pousse la porte du “restaurant” Quick de Reims-La Neuvillette (Marne) pour acheter des hamburgers à ses quatre enfants. En entrant dans le fast-food, son talon droit reste coincé dans le paillasson et son pied gauche glisse sur une frite. Nicole chute lourdement au sol. Bilan : quatre fractures au genou.

La malheureuse victime de cette gamelle peu ragoûtante est transportée d’urgence à l’hôpital, et opérée dès le lendemain. Six mois de plâtre, de la cheville au haut de la cuisse, et le risque de devoir marcher à l’aide d’une canne toute sa vie.

Un malheur n’arrivant jamais seul, quelques semaines plus tard, elle présente un risque d’embolie pulmonaire qui, selon les médecins, serait directement lié à son accident.

Une frite à 50.000 euros


Nicole Borgnon est bien décidée à obtenir réparation. Pour ce “manquement au devoir de sécurité” et son avocat réclame 50.000 euros de dommages-et-intérêts.

Bien sûr, même 50.000 euros ce n’est rien pour la « vieille dame de la rue de Lille » sauf que la vieille dame indigne souffre ces derniers temps d’une forte propension à perdre sa culotte !!

Nous vous avons déjà narré les brillantes opérations réalisées dernièrement à l’instigation de Sarkozy

En pleine crise financière petits arrangements entre amis Sarkosy Yves Leterme Caisse des dépôts Dexia aux frais de la princesse Marianne !!

octobre 18, 2008 at 1:25 | In Economie, Politique | | Edit this post
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Cette fois, c’est globalement « la crise » qui se fait sentir et les résultats semestriels de « la vieille » chutent de 57 %

http://www.latribune.fr/entreprises/banques–finance/industrie-financiere/20081013trib000182968/caisse-des-depots–la-crise-financiere-pese-sur-les-resultats-au-premier-semestre.html

Un malheur n’arrivant jamais seul, là non plus, voici que l’hôte de l’Elysée s’est mis dans la tête de faire de la CDC « un fonds souverain à la française » !


A la française ! C’est exactement le terme qui convenait car, aussitôt après, Augustin – dit Tintin, encore une histoire Belge – de Romanet de Beaune, Dg de la CDC se faisait fort de réunir 60 milliards d’euros !

Ce serait à se tordre, et pas que le genou, si ce n’était aussi ridiculement grave !

Car pour réunir ce pactole, encore faudrait-il « réaliser » le FRR (Fonds de réserve pour les retraites) qui vient, soit-dit en passant, de prendre une jolie gamelle ne confiant un mandat de gestion à Lehmann Brothers !

Il faudrait aussi que la CDC se défasse de sa très grosse participation dans CNP assurances, laquelle a perdu, aux dernières nouvelles 33.20 % de sa valeur et encore 3.77 % aujourd’hui alors que le CAC progressait de 1.55 % à la clôture de ce jour !

Il faut dire que les têtes pensantes du 11ème étage de Montparnasse, siège de la CNP, avaient cru bon, en pleine crise de Dexia de faire passer leur participation de 1.90 à 3 % dans cette histoire belge.

Chez des gens moins sérieux, on appellerait cela de la spéculation de bas étage mais, s’ agissant de la CNP, leader français de l’assurance vie, nous dirons qu’il s’agissait de regarder l’avenir avec… assurance !!

Avec une action à 58.70 € la CNP approche de son plus bas historique sur la dernière année et nous souhaitons cette guerre fraiche et joyeuse à ceux qui, dans son personnel, ont cru au « capitalisme populaire » tant vanté par notre Président qui toutes affaires cessantes, veut maintenant le révolutionner !


Que voulez-vous on change !! On change même de discours comme de chemise au gré de la dureté du temps !

Bref, voici notre Tintin bien mal parti pour rassembler ses 60 milliards d’euros bien imprudemment avancés il y a peu.

Ajoutons, histoire de tourner un peu le couteau dans la plaie que l’ordre de grandeur d’un « fonds souverain », ce serait plutôt 600 milliards d’euros que 60 et force est donc d’en déduire que c’est vraisemblablement pour cette raison que nos huiles ont crû bon d’y accoler le qualificatif « d’à la française » ».

Selon nos dernières informations, la situation « trahit des inquiétudes » à la CNP. Elle ne trahit pas que cela d’ailleurs !

Joëlle Dichi Secrétaire générale de SUD-CNP sanctionnée malgré un avis défavorable du Conseil de discipline !!

octobre 12, 2008 at 1:10 | In Refonder la Gauche | | Edit this post


Le responsable des relations sociales a été limogé, peut-être pour manque d’empressement à faire la guerre à SUD-CNP, la DRH peine à le remplacer et des rumeurs d’affolement bruissent au 11ème étage du n°4 place Raoul Dautry. Il faut dire qu’avec son « affaire » précitée, la direction de la CNP s’est mise dans un mauvais cas et qu’elle risque bien de se retrouver devant le TGI de Paris avec un dossier un peu faiblard.


Bref, en un mot comme en cent, de quelque côté que l’on se tourne, comme nous vous le disions en commençant, La Caisse des dépôts n’a pas la frite !

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

29 – 10 – 2008

Crise économique et financière 25 000 milliards de dollars évanouis ils n’en meurent pas tous mais tous sont atteints

octobre 27, 2008 at 1:43 | In Economie, Politique | Leave a Comment
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Crise économique et financière 25 000

milliards de dollars évanouis

ils n’en meurent pas tous

mais tous sont atteints

La situation boursière actuelle nous fait penser à Jean de La Fontaine et aux « animaux malades de la peste » : « Ils n’en mouraient pas tous mais tous étaient atteints »

Octobre restera dans l’histoire financière mondiale comme un mois maudit.

Après 1929, 1987 et 1989 : 2008. En trois semaines et demie, Wall Street et les autres places ont chuté de 25 %.

Le Vendredi 24 octobre marquait le 79e anniversaire du Jeudi noir, les Bourses ont connu une nouvelle journée noire. A Paris, l’indice CAC 40 a terminé la séance en baisse de 3,54 %, après avoir perdu plus de 10 % en cours de journée et être passé sous la barre des 3 000 points.

- Avant le dernier week-end :

Avant ce week-end, la situation était la suivante :

- Tokyo – 9,60 %,

- Bombay – 11 %.

- Wall Street, Dow Jones – 3,59 % à l’issue d’une séance marquée par des mouvements de panique. “De la peur à l’état pur”, déclare une spécialiste de Wachovia Securities.

Les chiffres donnent la mesure de la chute. Depuis le début de l’année, les grandes places boursières internationales ont perdu presque la moitié de leur capitalisation. Cela signifie qu’environ 25 000 milliards de dollars sont partis en fumée, soit près de deux fois le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis.

Certaines places ont pratiquement disparu.

- Reykjavik - 94 % de sa valeur,

- Moscou – 72 %, Bucarest aussi.

Rien n’y fait. Ni la mise en œuvre de colossaux plans de sauvetage bancaires, ni l’annonce de plans de relance économique massifs ou les appels au calme lancés par les dirigeants politiques et monétaires ne parviennent à enrayer la chute des Bourses.

Les investisseurs sont de plus en plus convaincus que l’économie mondiale n’échappera pas à une récession longue et douloureuse.

Le dernier espoir qui subsistait, celui des pays émergents résistant à la crise, est en train de s’écrouler.

En Chine, le marché immobilier donne des signes de faiblesse, ce qui risque de fragiliser l’ensemble du système bancaire. Les fermetures d’usines se multiplient car les entreprises se trouvent privées de leurs débouchés dans les pays occidentaux.

En Russie et dans tous les pays producteurs de pétrole, les revenus des ventes de brut fondent au fur et à mesure que le prix du baril s’écroule. Le cours du Brent est tombé vendredi à 62 dollars, soit une baisse de plus de 55 % en trois mois.

La crise des subprimes dégénère en crise économique globale comme nous l’écrivons dans ce blog depuis le mois de Mars

Cette crisemenace les pays les plus faibles. Vendredi, l’Islande, au bord de la faillite, a annoncé avoir signé un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un prêt de 2,1 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros). Et la liste des pays en grande difficulté ne cesse de s’allonger : Ukraine, Pakistan, Argentine, Hongrie, etc.

Aux Etats-Unis et en Europe, la contamination de “l’économie réelle » commence à se voir. Selon les chiffres publiés vendredi, l’économie britannique s’est contractée de 0,5 % au troisième trimestre, soit le recul le plus important depuis 1990. En Espagne, le taux de chômage est remonté à son plus haut depuis quatre ans. En France, le climat des affaires est tombé à son plus bas niveau depuis 1993. Quant au marché immobilier, il donne des signes inquiétants. Le nombre de transactions va chuter de 25 % en 2008, selon les notaires.

Certains secteurs vont très mal. Au premier rang,l’automobile. Renault va fermer ses usines en Europe de l’Ouest durant les vacances de la Toussaint. Le président du conseil de surveillance de Volkswagen, annonce “une traversée du désert”.

Au vu de cette détérioration du paysage économique, les opérateurs boursiers s’attendent à un effondrement des profits des entreprises. Tous les secteurs sont touchés. Selon une étude du courtier Cazenove, les plus exposés sont, dans l’ordre, la construction, les mines, les grands magasins, l’assurance-vie et la banque.

Les valeurs refuges habituellement « refuge » se réduisent à la portion congrue : produits de grande consommation, spiritueux… A la Bourse de Paris, la moins mauvaise performance revient à GDF Suez, qui affiche moins 21,66 % depuis le début de l’année. La plus mauvaise :Renault, dont l’action a baissé de 77,12 % depuis le1 er janvier.

L’inquiétude des investisseurs est d’autant plus grande que les marges de manœuvre monétaires et budgétaires commencent à s’assécher. En premier lieu, les taux d’intérêt s’approchent de leur plancher. Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) pourrait annoncer, mardi, une nouvelle baisse de son taux directeur, fixé aujourd’hui à 1,5 %. En Europe, les opérateurs s’attendent aussi à un geste de la Banque centrale européenne, dont le taux principal s’établit à 3,75 %.

Au Japon, la banque centrale est dans l’incapacité d’agir, son taux directeur se situant à 0,5 %.

Sur le plan budgétaire, les injections de fonds publics pour sauver les banques vont se traduire par une hausse sensible des dettes publiques et par un recours massif à l’emprunt de la part des Etats. Cet afflux d’obligations du Trésor sur les marchés financiers risque de provoquer une forte remontée des taux d’intérêt à long terme qui jouent un rôle majeur dans le financement de l’économie. “Les marchés broient du noir et imaginent le pire », notent les économistes du Crédit agricole. La question de la confiance reste centrale, et personne ne sait, aujourd’hui, quel élément catalyseur est susceptible de la restaurer de manière durable.”.

Aujourd’hui 27 octobre 2008 :

Ce midi, alors que nous écrivons ces lignes, la situation est la suivante à Paris et Bruxelles :

- CAC 40 : – 6,04 %

- BNP Paribas : – 8,79 %

- Société Générale : – 15,12 %

- Natixis : – 12 % ; l’action ne vaut plus que 1€50 et a perdu 85,20% de sa valeur en un an,

- Crédit Agricole : – 7,87 % et - 61,12 % en un an

- Fortis : – 3,69 % et – 96,17 % en un an ; l’action Fortis ne vaut plus que 0€86 !!! On en est à un point où les dirigeants de Fortis envisagent de changer le nom de leur banque ; c’est dire qu’ils n’y croient plus !!!

- Dexia : – 8,51% et – 80,95 % en un an ; on ne sait pas si Dexia va changer de nom ……..

- ING Groep s’effondre de 9,59 % et a perdu 78,94 % en un an malgré l’injection de 30 milliards d’€ par l’Etat Hollandais

Ce monde financier dérégulé à outrance ne sait plus où il va ; nos « spécialistes » assistent prostrés au mauvais film qui était parfaitement prévisible.

C’en est assez que les Etats paient, que les plus pauvres paient !

Que ceux qui s’en sont mis plein les poches pendant des années paient ! C’est votre tour messieurs !

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

Pour vous procurer les deux derniers livres de Guy Dutron

octobre 26, 2008 at 2:40 | In Culture - Livres | Leave a Comment
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Pour vous procurer les deux derniers livres

de Guy Dutron

Notre camarade Guy Dutron publie actuellement deux nouveaux livres.

Ces livres sont auto édités ; c’est à dire qu’ils sont tirés en belle photocopie couleur et dotés d’une reliure à spirale.

Ces deux livres sont vendus 10 € frais d’envoi compris au profit de l’association « Le coquelicot du Hainaut » dont les statuts seront déposés cette semaine en sous –préfecture d’Avesnes sur Helpe.

Le premier s’intitule « A mort l’Europe ? » ; c’est une essai de pamphlet politique dont le thème est le suivant : les politiques menées en Europe, les hommes et femmes politiques européens, dans leur grande majorité, par leur soumission au néolibéralisme et à la mondialisation, conduisent à la mort de l’ IDÉE EUROPÉENNE.

Le second livre intéressera les habitants du Hainaut : il s’agit d’une « Notice historique sur l’émergence de la frontière du Hainaut » que Guy écrivit quand il était Président du Musée de la douane et des frontières d’Hestrud.

Pour commander vous envoyez un mail à Guy : g.dutron@yahoo.fr

Il vous communiquera alors son adresse à laquelle vous enverrez un chèque à l’ordre de : Le Coquelicot du Hainaut.

Nous vous informons également que Guy sera présent avec ses trois livres actuellement édités aux :

Journées du livre régional d’ Etroeungt

Les 29 et 30 novembre

BONNE LECTURE

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

Le suicide du professeur à Saint-michel (02) près de chez nous demande réflexion et propositions

octobre 26, 2008 at 1:43 | In Société | 2 Comments
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Le suicide du professeur à Saint-michel (02) près de chez nous demande réflexion et propositions

Dès le 19 septembre, le syndicat Snes-FSU de l’Aisne dénonçait la « disproportion des moyens policiers » après le suicide d’un enseignant qui avait été placé brièvement en garde à vue à la suite d’une plainte d’un élève qui l’accusait de lui avoir donné un coup de poing.

« Une fois de plus, on peut s’interroger sur la disproportion des moyens policiers mis en œuvre avec la nature des faits reprochés à ce professeur » d’un collège près d’Hirson, s’interroge le syndicat enseignant.

Le professeur âgé de 38 ans, qui avait par ailleurs des problèmes familiaux, avait été retrouvé pendu à son domicile.

La veille, il avait été placé en garde à vue quelques heures à la gendarmerie à la suite d’une plainte déposée par un élève de 15 ans, selon qui l’enseignant lui aurait donné un coup de poing mardi dans une salle de classe, ce que l’enseignant niait.

Jacques Brel dans “Les risques du métier”

Aujourd’hui, l’adolescent se rétracte et sera poursuivi pour « dénonciation calomnieuse ». Déjà en 1967, un film d’André Cayatte dénonçait ce genre de risque. Il s’appelait « Les risques du métier »

Voir ci-dessous la fiche du film :

http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=8627

Il nous apparaît que les témoignages d’enfants ou d’adolescents devraient être entourés de précautions multiples et notamment d’une enquête approfondie concernant l’enfant. Cette enquête devrait, au minimum être sociale et psychologique.

Il faudrait pour cela que la justice en eût les moyens et ne soit pas conduite par des lois démagogiques au tout répressif et au tout carcéral !

Ce la permettrait d’éviter cet immense gâchis que représente la mort d’un homme innocent.

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

Lettre de Maputo Ve Conférence Internationale de La Vía Campesina

octobre 26, 2008 at 12:15 | In Economie, Politique, Solidarité Pétition | Leave a Comment
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Lettre de Maputo Ve Conférence Internationale de La Vía Campesina

Le lien avec le site de via campesina

http://www.viacampesina.org/main_fr/

Maputo, Mozambique, 19-22 octobre 2008

Agriculture Paysanne et Souveraineté Alimentaire face à la crise mondiale

Le monde entier est en crise, une crise aux dimensions multiples, à la fois alimentaire, énergétique, climatique et financière. Les solutions offertes par le pouvoir – plus de libre échange, semences transgéniques, etc.- ignorent que la crise est le produit du système capitaliste et du néolibéralisme et elles en aggraveront les impacts. Pour trouver de véritables solutions, il vaut mieux se tourner vers la souveraineté alimentaire que propose La Via Campesina.

Comment en est-on arrivés à cette crise?

Au cours des dernières décennies, nous avons vu l’avancée du capital financier et des entreprises multinationales, dans tous les aspects de l’agriculture et du système alimentaire des pays du monde entier. De la privatisation des semences et la vente d’agro-toxiques jusqu’à l’achat des récoltes, la transformation des aliments et leur transport, leur distribution et leur vente aux consommateurs, tout est entre les mains d’une poignée d’entreprises. Les aliments sont passés de l’était de droit pour toutes et tous à celui de simple marchandise. Les régimes alimentaires s’homogénéisent partout dans le monde, avec des aliments qui sont mauvais pour la santé, à des prix hors de portée des gens, entraînant la perte des traditions culinaires de nos peuples.

Nous assistons à une offensive du capital sur les ressources naturelles comme nous n’en avions pas vu depuis les temps coloniaux. La crise du taux de profit du capital les a poussés à lancer une guerre du secteur privé pour nous dépouiller, paysannes, paysans et indigènes. Nous assistons également au vol par le secteur privé de la terre, du territoire, des forêts, de la biodiversité, de l’eau et des minerais. Les peuples ruraux et l’environnement sont agressés. Les plantations d’agrocarburants sur de grandes surfaces de monocultures industrielles font partie de ce dépouillement, justifié par des arguments fallacieux sur les crises énergétiques et climatiques. La réalité cachée derrière cela est liée avec le système actuel de transport des biens sur de longues distances et le transport individualisé en automobiles, entre autres choses.

Aujourd’hui, l’apparition de la crise alimentaire et de la crise financière fait que tout s’aggrave. Cette même crise financière et les crises des aliments sont liées par la spéculation du capital financier sur les aliments et la terre, au détriment des gens. En ce moment, le capital financier revient plus désespéré et s’en prend aux biens publics pour son sauvetage, ce qui va conduire à des coupes budgétaires supplémentaires dans les pays et à plus de pauvreté et de souffrance. La faim dans le monde continue à croître. L’exploitation et toutes les formes de violence, notamment envers les femmes, augmentent. Avec la récession économique dans les pays riches, la xénophobie à l’encontre des travailleurs et travailleuses migrants augmente, tout comme le racisme et la répression. Enfin, le modèle dominant offre toujours moins d’opportunités pour la jeunesse dans les campagnes.

Pour synthétiser, tout va de mal en pis. Cependant, comme toute crise, des opportunités se font jour. Des opportunités pour le capitalisme qui utilise la crise pour se réinventer et trouver de nouvelles sources de profit mais également pour les mouvements sociaux. Ainsi, il est clair que les thèses du néolibéralisme sont illégitimes pour les peuples et que les institutions financières internationales (Banque mondiale, FLMI, OMC) démontrent leur incapacité à gérer la crise (en plus d’être à l’origine de cette même crise). Cela donne l’opportunité de les éliminer afin de construire d’autres institutions de régulation de l’économie mondiale qui ne servent pas d’autres intérêts. Il est bien clair que les entreprises multinationales sont les véritables ennemis qui se cachent derrière ces institutions. Il est bien clair que les gouvernements néolibéraux ne servent pas les intérêts de leurs peuples. Il est bien clair également que le régime mondial des aliments contrôlés par les entreprises multinationales n’est pas capable de nourrir la population mondiale alors que la souveraineté alimentaire fondée sur l’agriculture paysanne locale est plus que jamais nécessaire.

Que défendons-nous au sein de La Vía Campesina face à cette réalité?

· La souveraineté alimentaire : Mettre un terme au capitalisme financier et renationaliser la production et les réserves d’aliments constituent la seule issue à la crise alimentaire. Seule l’agriculture paysanne nourrit les peuples, alors que l’agrobusiness produit des exportations et des agrocarburants pour alimenter les automobiles en lieu et place des hommes. La souveraineté alimentaire fondée sur l’agriculture paysanne offre la solution à la crise.

· Face aux crises énergétiques et climatiques : la mise en place d’un système alimentaire local qui ne soit fondé ni sur l’agriculture industrielle, ni sur le transport sur de grandes distances, éliminerait jusqu’à 40% des émissions de gaz à effet de serre. L’agriculture industrielle réchauffe la planète et l’agriculture paysanne refroidit la planète. Un changement des modes de transport, passant du transport individuel au transport collectif et un changement des modes de consommation constituent les étapes supplémentaires nécessaires pour faire face aux crises énergétiques et climatiques.

· La réforme agraire véritable et intégrale et la défense du territoire indigène sont essentiels pour inverser le dépouillement des campagnes et pour que la terre serve à produire des aliments plutôt que des exportations et des carburants.

· L’agriculture paysanne durable : seule la production paysanne agroécologique peut déconnecter le prix des aliments du prix du pétrole, restaurer les sols dégradés par l’agriculture industrielle et produire des aliments sains et proches de nos peuples.

· L’avancée des femmes est l’avancée de tous : la fin de tout type de violence envers les femmes, notamment physique, sociale et autres. La réalisation d’une véritable parité dans tous les espaces internes et les instances de débat et de prise de décision constituent des engagements obligatoires pour avancer en ce moment en tant que mouvements de la transformation sociale.

· Le droits aux semences et à l’eau : Les semences et l’eau sont les sources de la vie et constituent le patrimoine des peuples. Nous ne pouvons pas permettre leur privatisation ni accepter les semences transgéniques ou de technologie Terminator.

· Non à la criminalisation de la contestation sociale, oui à la Déclaration des Droits des Paysannes et des Paysans à l’ONU proposée par La Via Campesina. Il s’agira d’un instrument essentiel dans le système légal international pour renforcer notre position et nos droits en tant que paysans et paysannes.

· La jeunesse dans les campagnes : Il est urgent d’ouvrir toujours plus les espaces dans notre mouvement pour l’incorporation de la force et de la créativité de la jeunesse paysanne, avec sa lutte pour se construire un avenir dans les campagnes.

· Finalement, nous, hommes et femmes, produisons et défendons les aliments de toutes les femmes et de tous les hommes.

Nous, tous les participants et participantes de la V Conférence de La Vía Campesina, nous nous engageons à défendre l’agriculture paysanne, la souveraineté alimentaire, la dignité et la vie. Nous offrons des solutions réelles à la crise mondiale qu’affronte le monde aujourd’hui. Nous avons le droit de continuer à être des paysans et nous avons la responsabilité de nourrir nos peuples.

Nous sommes les paysans et les paysannes du monde et nous refusons de disparaître.

Pour la souveraineté alimentaire! Unité et mobilisation des peuples!

Globalisons la lutte! ¡Globalisons l’espoir!

De Via Campesina – Maputo Mozambique

Relayé par le Coordination Gauche Alternative du Hainaut

A Signy Le Petit Ardennes une action unitaire et efficace face au Crédit Agricole et ses amis

octobre 23, 2008 at 3:47 | In Citoyenneté, Economie, Solidarité Pétition | Leave a Comment
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Nos camarades devant l’agence – Guy Wanderpeppen est le cinquième en partant de la gauche ; Jacques Lainet le troisième en partant de la droite avec casquette – Photo l’Ardennais -

A Signy Le Petit Ardennes une action unitaire et efficace face au Crédit Agricole et ses amis

Hier mardi, une quinzaine de militants occupent l’agence du Crédit Agricole de Signy le Petit à 11 heures du matin.

Il y a là :

- des militants de la Confédération paysanne du Nord et des Ardennes : Antoine Jean – porte parole Nord – Bernard Coquelle – Gaby Dewaele – Frédéric Lefebvre – etc.

- Des militants citoyens dont Guy Wanderpepen et Jacques Lainet, qui représente notre coordination

- Un paysan local qui connaît les mêmes problèmes

- La famille Varlet qu’il s’agit de soutenir

- Etc. Vous les verrez bientôt sur FR3 Champagne Ardenne

Jolie maison de la Thiérache Ardennaise à Signy ( source : le site de la commune)

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de soutenir la famille Varlet en butte à de grosses difficultés depuis longtemps.

Pendant plus d’un an, la Laiterie de Petit-Fayt (59) a refusé de collecter le lait de ce producteur. Le manque à gagner a conduit ce producteur laitier au redressement judiciaire.

De plus, le manque à gagner de la « paie du lait » interdit tout investissement aux Varlet et, par la même d’améliorer la qualité de sa production.

Comme toutes les petites exploitations, la famille Varlet est contrainte de travailler avec un matériel vétuste ; elle a besoin d’un prêt pour rénover un tracteur mais ce prêt lui est refusé par ce même Crédit Agricole qui ne s’interdit pas de spéculer gaiement ce qui a conduit sa filiale Calyon à y perdre sa culotte – 500 suppressions d’emplois prévues aux dernières nouvelles !

Le Crédit Agricole a levé 5,9 milliards d’euros en juin et recapitalisé, sous forme d’avance d’actionnaires, sa filiale à hauteur de 3,65 milliards d’euros.

On est bien loin des 15.000 malheureux Euros dont à besoin la famille Varlet et il y a quelque obscénité à les lui refuser !

Aujourd’hui, malgré les trois jolis milliards d’Euros accordés par l’Etat, l’action Crédit Agricole a perdu 4,05 % à la bourse de Paris et la Banque « verte » a perdu 56,11 % de sa valeur boursière en un an !

Bravo la FNSEA, la petite affaire ci-dessous ne vous suffit donc pas ??

Les dirigeants de la FNSEA embourbés dans une affaire de blé !!

octobre 12, 2008 at 5:05 | In Politique, Société | | Edit this post
Tags: Les dirigeants de la FNSEA embourbés dans une affaire

Car, c’est bien de cela qu’il s’agit, n’est-ce pas : d’une honteuse collusion de « la famille » pour faire disparaître un producteur respectable !

Nos camarades présents à Signy le Petit ont du occuper une agence de 11 h à 17 h ; ils ont du résister aux vieilles ficelles qui tendaient à leur faire quitter les lieux, les dirigeants du Crédit Agricole criaient à la « prise d’otage », voulaient que les militants aillent discuter à Charleville-Mézières , en hommage à Rimbaud, peut-être ! Ils appelaient la Gendarmerie ; finalement, la discussion a eu lieu dans le salon d’honneur de la Mairie.

Elle a permis de « bouger » sérieusement les huiles locales de la banque et une prise ne compte globale des problématiques auxquelles se heurte la famille Varlet.

Fr3 Champagne-Ardenne a rendu compte de l’action mais, désormais le JT de l’époque n’est plus disponible ….


Pourquoi avons-nous été contraints d’agir ?

- Parce que, comme partout ailleurs en Avesnois – Thiérache, les petits producteurs laitiers doivent disparaître !

- Parce que ça n’intéresse pas l’agro business de ramasser de petites quantités de lait !

- Parce que les dirigeants agricoles, entendez les plus gros, évidemment, travaillent la main dans la main pour faire disparaître les petits !

- Parce que, ce faisant, les plus gros, les usines à lait récupèreront les terres et les quotas laitiers !

- Peut-être aussi parce que le président de la caisse locale est un gros producteur que notre ami Guy Wanderpepen, l’un des plus vieux “bio activistes” de France – 74 ans-, a appelé plusieurs fois à la démission !

Le bilan :

- Le problème global de la famille Varlet à pu être posé,

- La Direction départementale de l’agriculture et de la Forêt semble avoir compris le problème,

- Le « problème », justement a été clairement posé et les responsables identifiés,

- Les responsables de la Conf’ Nord et Ardennes se sont montrés à la hauteur, comme dernièrement à la laiterie de Petit-Fayt ! Bravo Antoine, Gaby, Frédéric et les autres

- Merci aussi aux forces de gendarmerie locale qui ont su rester calmes même qu’une bonne discussion a eu lieu avec les gendarmes et nous nous sommes rendu compte que, eux aussi, tenaient à la qualité des produits agricoles. Cela nous change des deux flics mis en examen à Montfermeil !

L’article du Journal « L’ Ardennais » – Groupe « Union » de Reims :

http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/196291/Une_banque_occupee_par_des_paysans_en_colere

Nous apportons notre pierre en popularisant cette action dans notre blog, avec l’expression de notre totale solidarité.

Jacques Lainet – Guy Dutron et la coordination gauche Alternative du Hainaut

Crise économique et financière Lettre ouverte à Christine Lagarde

octobre 22, 2008 at 1:25 | In Caisse des dépots, Economie, Politique | Leave a Comment
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Crise économique et financière Lettre ouverte à Christine Lagarde

Ainsi donc, Madame, vous voici retombée du côté où vous penchiez déjà fortement.

Tout vous y poussait : votre passé et votre ancien métier – qui consistait à présider l’un des plus grands cabinets d’avocats d’affaires du monde, la firme américaine Baker & McKenzie - , vos précédentes déclarations et les décisions prises durant cette crise.

http://www.journaldunet.com/economie/organigramme/cabinet-christine-lagarde-ministere-economie/1-christine-lagarde.shtml

Vos déclarations durant la crise :

Nous aurons tout entendu de vous durant ces dernières semaines ! Que la crise était aux USA et pas chez nous, que la Société Générale était bien gérée, que les banques françaises étaient solides et (miraculeusement je suppose) à l’abri de la crise.

Le 20 septembre, vous nous dites que “le risque systémique est derrière nous”.

http://www.leparisien.fr/economie/lagarde-le-risque-systemique-est-derriere-nous-20-09-2008-240720.php

Le 20 octobre, vous dites à l’Assemblée que “la crise va durer” !

http://www.leparisien.fr/economie/lagarde-la-crise-va-durer-20-10-2008-282812.php

Entre les deux, vous avez fait quoi ? Vous avez pris des cours d’économie ?

A la veille des effondrements boursiers, le journal Aujourd’hui en France titrait en reprenant votre affirmation, avec votre photo à la une : « Ce n’est pas un Krach » !

Vous aviez partiellement raison , nous n’étions pas en 1929 ! Toutes les conditions de 1929 étaient réunies mais il existait une chose nouvelle : les banques centrales !

Elles ont évité le vrai Krach ; nous ne sommes donc pas en 1929 mais nous sommes passés en quelques jours de janvier 1930 à janvier 1934.

C’est à dire que nous sommes entrés dans une récession qui sera longue et dure !

Toutes vos précédentes déclarations auront été démenties par les faits ! Auriez-vous une propension au mensonge ? Je n’ose l’imaginer. Toutefois, en voyant les récentes décisions prises je me prends à imaginer que le mensonge ou l’omission, la manipulation verbale, s’érigent en méthode de gouvernement et de gouvernance.

J’entends Nicolas Sarkozy dire en Europe qu’il va réformer le capitalisme et, arrivé à Camp David, il dit qu’il faut réformer la finance mondiale ! Ce n’est pas tout à fait la même chose !

De même, vous nous parlez de « nationalisation » de banques en difficulté. La réalité est bien différente !

Fidèle en cela à votre idéologie néolibérale, vous privatisez les profits quand tout va bien et vous socialisez les pertes quand ça va mal.

Contrairement à ce que l’on laisse accroire aux français, vous n’injectez aucun argent frais au motif très simple que vous n’en avez pas.

Vous avez même fait avancer le milliard d’euros de l’ État à Dexia par la Caisse des Dépôts que je connais bien pour y avoir passé trente ans.

Les décisions récentes :

Vous apportez aujourd’hui des capitaux en accroissant la Dette de la France ce qui revient à dire que vous créez des impôts futurs que paieront mes petits enfants que j’aime !

Aujourd’hui encore, vous dites apporter 10,5 milliards à six banques mais vous n’en devenez pas actionnaire, vous l’ ÉTAT !

Vous passez par la mécanique d’une « avance conditionnée » ! Conditionnée à quoi ? Puisque vous n’aurez aucun droit de regard à l’intérieur de ces Établissements.

Mais il a pire où mieux, selon l’endroit d’où l’on se place.

La perte de 600.000.000 d’ Euros par les caisses d’épargne a fait couler beaucoup de salive.

Inacceptable ! A dit le Président de la République !

Vous-même, vous déclarâtes « découragée » ! On allait donc voir ce qu’on allait voir ….

Hé bien, on a vu ! Mérindol est recasé au Crédit Foncier !

http://www.leparisien.fr/abo-economie/le-credit-foncier-en-pleines-turbulences-02-10-2008-262123.php

Nicolas Mérindol, le stigmatisé de la CNCE, devient aujourd’hui Patron de Crédit Foncier en faisant hurler les syndicats !

http://www.leparisien.fr/abo-economie/bronca-contre-l-arrivee-de-merindol-au-foncier-21-10-2008-283409.php

Pas de parachute doré ! Qu’il a dit Mérindol ! Tu parles Charles ! Il vient au Crédit Foncier parce que le Crédit Foncier est adossé aux caisses d’épargne à travers Nexity que votre directeur de Cabinet, Stéphane Richard, sauva jadis du désastre ….. un hasard, sans doute ?

http://www.journaldunet.com/economie/organigramme/cabinet-christine-lagarde-ministere-economie/2-stephane-richard.shtml

On a le droit de penser « auto contrôle » et parachute doré interne !

De même Charles Milhaud : il a démissionné de la présidence mais pas du Directoire !

Pour qu’il parte du Directoire, il faut convoquer une assemblée Générale d’actionnaires sous 35 jours. Peut-être que, d’ici 35 jours, une information chassant l’autre, Charles Milhaud se verra attribuer, par l’AG, une petite compensation pour tous les services rendus d’autant qu’il bordaille l’âge de la retraite !

Et après ?

Après, on nous annonce l’arrivée, comme directeur général des caisses d’épargne, d’Alain Lemaire ! Mon ex-collègue Alain Lemaire administrateur civil de la Caisse des Dépôts ! J’en souris d’aise !

Alain Lemaire, à gauche, avec les nouvelles huiles des caisses d’épargne

Alors, Alain, ça Boume ? On dirait, ma foi !

Édifiant, le parcours d’Alain ! Administrateur civil à la CDC, directeur régional d’ Ile de France, un p’ tit passage chez Dexia ou il avait suivi son ancien patron, Pierre Richard – aujourd’hui démissionnaire – retour à la CDC, le temps de se faire bombarder au CENCEP, ancien nom des caisses d’épargne comme membre du Directoire.

De là, direction le Crédit Foncier ; comme Mérindol alors ? Hé oui, comme Mérindol !

Là, les mauvaises langues disent que cela se passa moins bien !

Charles Milhaud trouvait , paraît-il, la productivité d’Alain insuffisante !

Alain Lemaire devint donc Patron des caisses d’épargne de PACA-Corse et revient aujourd’hui par la grande porte !

On le connut jadis un brin soupe au lait, le « cher » Alain ; aujourd’hui, changement de programme, il en boit ….du petit lait.

Mais toi, Alain, tu vas nous la dire la vérité, n’est-ce pas ?

C’est combien, le trou des caisses d’épargne ? Parce que depuis quelques jours, le trou est passé de 600 millions à 640 et maintenant , il est à 680-700 millions d’€ !Ce n’est pas non plus un krach, mais ça craque tout de même !

Au vrai : c’est combien ?

Et, comme le résultat des Caisses d’épargne, au premier semestre de 2008 ne fut que de 21 misérables petits millions d’€, te voici à poil, mon camarade !

Tu vas faire comment, avec Natixis qui ne vaut plus rien ?

Tu vas vendre ta participation dans le CNP où je suis encore syndicaliste ? Toute la presse en parle et les dents s’aiguisent.

Et à qui vendras-tu ? A un fonds souverain chinois ou qatari ? Là, on risque de se retrouver, camarade ; et pas du même côté !

La vérité, Alain ! Nous voulons la vérité et j’espère que Christine Lagarde usera de tout ses pouvoirs pour que nous la connaissions.

Car précédemment, avec Mérindol, c’était impossible ! Il suffit de se souvenir comment il roula Jean Michel Aphatie dans la farine en affirmant sur RTL, contrairement au Canard Enchaîné qui se trompait de chiffre mais donnait une bonne information, qu’il n’y avait aucun problème aux caisses d’épargne ! C’était le 2 octobre. Ecoutez Mérindol, avec le recul, c’est édifiant !

http://www.lepost.fr/article/2008/10/02/1278496_la-caisse-d-epargne-se-porte-bien.html

Mais le temps passe et nous n’avons même pas pu parler d’un autre cas intéressant : celui de Julien Carmona ! Patience, nous en parlerons un jour !

Il faudra aussi reparler du soupçon d’entente entre les caisses d’épargne, le crédit agricole et les banques populaires connu depuis la fin Mars de cette année.

http://tf1.lci.fr/infos/economie/entreprises/0,,3790287,00-soupcons-entente-.html

Ces banques ont-elles passé des accords secrets entre elles sur les  taux des crédits immobiliers ? Des perquisitions ont eu lieu aux sièges de trois grandes banques « mutualistes » françaises, ont indiqué ces établissements, confirmant une information du site Mediapart faisant état d’une “entente sur des taux de crédit immobilier“.

Les groupes concernés sont donc les Caisses d’ Épargne, le Crédit Agricole et les Banques Populaires. Luc Chatel, secrétaire d’ État à la Consommation, avait alors réagi à l’annonce de cette enquête en déplorant que les consommateurs “paient la facture” de telles pratiques. Où en est cette « affaire » Madame Lagarde ?

Alors Madame, Lagarde meurt mais ne se rend pas !

Mais on joue à quoi ? Au poker menteur ou bien vous êtes devenue l’animatrice en chef d’un nouveau jeu des chaises musicales ?

Avec parachute doré incorporé, cela va sans dire !

Guy Dutron

21 – 10 – 2008

Le coin des poèmes qu’on y tient Victor Hugo Trochu participe passé du verbe Tropchoir.

octobre 21, 2008 at 2:17 | In Le coin des poèmes qu'on y tient | Leave a Comment
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Victor Hugo en 1883
 
Le coin des poèmes qu’on y tient Victor Hugo 

Trochu participe passé du verbe Tropchoir.

En politique comme ailleurs, nous vivons des temps de 

bienséance, 

de bien-pensance, 

il est redevenu à la mode d’être baba, 

bobo.

On atténue, on édulcore ! Faut pas dire du mal ! 

On peut dire un peu ce qu’on veut en général à la condition 

expresse de fermer son clapet en particulier, 

faut pas citer des noms !!

Y’en a pourtant des flopées qui rimeraient joyeusement 

avec 

« connard », « cossard » ou « flemmard ».

Voulez vous une rime en « esse », 

je vous propose « patronnesse »,

 avec Brel ou « ladresse » 

qui peut conduire à la « détresse ».

Je vous laisse les rimes en « on » !!!

La vie politique ne fut pas toujours lisse et morne, 

il fut un temps ou le pamphlet était à la mode. 

J’aime le pamphlet, je viens même d’en sortir un !

L’un des poèmes qui illustre le mieux ce propos, 

nous allons le demander à un géant incontestable : 

le Père Hugo , 

Victor soi-même et ne croyez pas que l’âge assagisse ! 

Victor Hugo était né en 1802, hé oui 

« Ce siècle avait deux ans ». 

Quand il écrivit le poème ci-dessous, il en avait 69 ; 

c’était en 1871, « L’année terrible ».

Dans cette charge vers ce militaire, le général 

Louis-Jules Trochu,

 « bon canon mais ayant un peu trop de recul »,

que Hugo fait rimer avec "nul" ! 

Hugo taille un magnifique costume à ce bel exemple 

de l’alliance classique du sabre et du goupillon.

Il nous en reste un paquet, de nos jours, 

de cette engeance ! 

Des généraux va-t-en guerre aux docteurs Folamour ! 

Il nous manque un autre « Hugo » pour leur dire 

leur fait et leur emballer leur paquet.

Guy Dutron
21 –10 - 2008

Allez, tu as la parole l’ancien ! Avec tout notre respect.

Participe passé du verbe Tropchoir ……..

Participe passé du verbe Tropchoir, homme
De toutes les vertus sans nombre dont la somme
Est zéro, soldat brave, honnête, pieux, nul,
Bon canon, mais ayant un peu trop de recul,
Preux et chrétien, tenant cette double promesse,
Capable de servir ton pays et la messe,
Vois, je te rends justice ; eh bien, que me veux-tu ?
Tu fais sur moi, d'un style obtus, quoique pointu,
Un retour offensif qu'eût mérité la Prusse.
Dans ce siège allemand et dans cet hiver russe,
Je n'étais, j'en conviens, qu'un vieillard désarmé,
Heureux d'être en Paris avec tous enfermé,
Profitant quelquefois d'une nuit de mitraille
Et d'ombre, pour monter sur la grande muraille,
Pouvant dire Présent, mais non pas Combattant,
Bon à rien ; je n'ai pas capitulé pourtant.
Tes lauriers dans ta main se changent en orties.
Quoi donc, c'est contre moi que tu fais des sorties !
Nous t'en trouvions avare en ce siège mauvais.
Eh bien, nous avions tort ; tu me les réservais.
Toi qui n'as point franchi la Marne et sa presqu'île,
Tu m'attaques. Pourquoi ? je te laissais tranquille.
D'où vient que ma coiffure en drap bleu te déplaît ?
Qu'est-ce que mon képi fait à ton chapelet ?

Quoi ! tu n'es pas content ! cinq longs mois nous subîmes
Le froid, la faim, l'approche obscure des abîmes,
Sans te gêner, unis, confiants, frémissants ?
Si tu te crois un grand général, j'y consens ;
Mais quand il faut courir au gouffre, aller au large,
Pousser toute une armée au feu, sonner la charge,
J'aime mieux un petit tambour comme Barra.
Songe à Garibaldi qui vint de Caprera,
Songe à Kléber au Caire, à Manin dans Venise,
Et calme-toi. Paris formidable agonise
Parce que tu manquas, non de cœur, mais de foi.
L'amère histoire un jour dira ceci de toi :
La France, grâce à lui, ne battit que d'une aile.
Dans ces grands jours, pendant l'angoisse solennelle,
Ce fier pays, saignant, blessé, jamais déchu,
Marcha par Gambetta, mais boita par Trochu.

Victor Hugo

L’année terrible (1871)

Les obsèques de Victor Hugo furent la première grande manifestation populaire après l’écrasement de la Commune de Paris de 1871; elle fut immense ! Les historiens s’accordent à dire que 3.000.000 de personnes vinrent rendre hommage au poète. C’est aussi en cette circonstance que la toute jeune Troisième République transforma l’ancienne église Sainte Geneviève en Panthéon.

La mondialisation en crise et ses issues : Conflits inter-impérialistes ou nouvelles régulations par Domi TADDEI

octobre 20, 2008 at 11:05 | In Economie, Politique | Leave a Comment
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Pour comprendre la crise son origine théorique ses implications pratiques et les régulations à mettre en place

Depuis un an, nous avons le « nez sur la crise et dans la crise », en tout cas ceux qui y réfléchissent. Mais il y a un temps pour tout et il nous semble que le temps est venu de faire une analyse d’étape, de comprendre d’où vient la crise, où elle peut nous mener et quels moyens et idées nous devons mettre en avant pour en sortir par la haut.

Pour cela nous avons besoin d’une analyse de fond/ Note ami Dominique Taddei travaille à cette analyse depuis longtemps. Il n’y travaille pas seul ; il synthétise ici le fruit de plusieurs mois de travail de colloques d’apports divers que vous trouverez en notes de bas de page.

Le texte que nous vous proposons est un texte important – 56 pages – nous n’en publions ici que le plan en espérant que sa lecture vous incitera à télécharger le texte intégral sur le site Révoltes.net

Pour cette fois, pas d’illustrations ; soyons sérieux !!

Bonne lecture

Guy Dutron

20 – 10 – 2008

La mondialisation en crise et ses issues :

Conflits inter-impérialistes ou nouvelles régulations
par Domi TADDEI, 23 03 2008

La mondialisation et l’idée de mondialisation dominent tous nos problèmes sociétaux et politiques de façon évidente.

Ainsi, l’idéologie dominante prétend faire de cette évidence un argument de soumission (par exemple, « prendre en compte les contraintes du marché mondial »), au nom duquel nous devrions accepter toutes les régressions sociales, écologiques, démocratiques, éthiques, culturelles, etc., au nom de cette mondialisation divinisée

Il est surtout essentiel de noter que ce processus de mondialisation est particulièrement instable, marqué par de nombreuses mutations, et frappé par des crises récurrentes, dont certaines ont manifestement un caractère systémique : nous voulons dire par là qu’elles affectent si ce n’est l’existence, mais du moins la nature présente de la dite mondialisation.

- La mondialisation, au moins au sens où on emploie généralement le terme, n’existe pas depuis très longtemps : elle a moins de 30 ans. Et si veut donner à ce terme un sens beaucoup plus large (par exemple, l’économie-monde, chère à F. Braudel),

- cette mondialisation ne cesse d’ailleurs de se transformer à une allure très impressionnante : on rappellera qu’elle en est ainsi déjà à la fin de sa troisième phase, chacune d’entre elle ne durant guère plus d’une décennie[2] ;

- chacune de ses phases se conclut par des crises, dont le déclenchement se situe à chaque fois sur des marchés et des continents différents, ce qui nous fait déjà pressentir que nous sommes en présence d’un phénomène particulièrement complexe.

Le constat que la mondialisation est un processus historique, en perpétuelle mutation, est surtout essentiel, parce qu’il doit nous dicter une inversion de nos comportements de citoyens, malgré le matraquage du système médiatique, au service des intérêts en place. Il ne s’agit pas de s’adapter, de façon contrainte ou de façon consensuelle, à la mondialisation telle qu’elle est ; au contraire, il nous faut agir pour que la future mondialisation s’adapte aux valeurs, que l’immense majorité des femmes et des hommes, sur cette planète, désire plus ou moins explicitement. Bien entendu, l’existence et la liste de ces valeurs universalisantes mériteraient un immense débat planétaire[3], mais d’une certaine façon, celui-ci se développe depuis une dizaine d’années au sein et autour du mouvement alter mondialiste. Pour ne pas être trop long, nous nous contenterons ici d’affirmer quatre de ces valeurs :

- la démocratie.

- la solidarité.

- le développement durable.

- le respect des identités multiples

Pour mener à bien la tâche gigantesque de promotion de ces valeurs universelles, personne n’est de trop, et il n’y a pas de combats mineurs.

1ère partie : La mondialisation néo-impérialiste et ses contradictions :

I-1 Les fondements de la mondialisation contemporaine relèvent du « néo-impérialisme »

Le processus contemporain de mondialisation s’appuie sur 2 piliers fondamentaux, qui en déterminent la nature bien particulière, et que nous qualifierons pour cette raison de « néo-impérialiste » :

* L’hégémonie nord-américaine est établie depuis les années 1940 :

* L’accumulation financière s’est mondialisée durant les années 1970.

Les autorités américaines ont mis en place unilatéralement les bases actuelles de la globalisation financière

* Le néo-impérialisme :

* L’exacerbation de la financiarisation, la création de l’euro et la concentration des déséquilibres aux Etats-Unis :

I-2 Les contradictions du néo-impérialisme et de la globalisation financière :

Cette mondialisation est toute à la fois :

1 porteuse de crises financières à répétition

2- essentiellement inégalitaire,

3- foncièrement prédatrice,

4- conflictuelle par nécessité,:

L’aggravation des inégalités est partout la règle, depuis près de 30 ans.

Le règne de la globalisation financière n’est pas seulement celui de la paupérisation relative pour le plus grand nombre, il est aussi celui de la paupérisation absolue pour une minorité, hélas croissante, d’exclus

Le déclassement du plus grand nombre est ainsi un effet mécanique de la globalisation financière,

La globalisation financière met en cause la vie sur la planète.

15% par an, même en ne laissant rien au plus grand nombre, cela ne peut pas être un rythme de développement durable

: l’altermondialisme, le social et l’écologie deviennent trois dimensions[4] d’un même combat contre la globalisation financière qu’il est vain de dissocier,

La globalisation financière  n’est pas compatible avec la démocratie politique :

Tous les mandataires de droit ou de fait de la globalisation financière ne peuvent que craindre l’expression simple du suffrage universel,

Afin d’éviter les vrais débats sociaux et écologiques, il s’agit d’inquiéter, voire en période électorale, d’affoler l’opinion et de désigner l’autre et les autres, comme boucs émissaires.

La peur de la démocratie et du suffrage universel traverse en fait tout notre continent :

La globalisation financière, comme jadis les maîtres de forges, porte en elle la guerre

Conclusion de la 1ère partie :

Il y a donc bien un lien structurel entre ces différents périls et ce lien n’est autre que celui de la globalisation financière débridée et de ses 15% de rendement exigés pour ses placements, au mépris de toute considération de leurs conséquences sociales, écologiques, démocratiques et sociétales et de la durabilité même du mal développement qu’elle engendre. Si cette globalisation n’est évidemment pas à l’origine de tous les maux de la planète, elle les aggrave dramatiquement.

Et la globalisation financière reconfigure même, avec une rapidité sans pareille, cette géopolitique, à l’heure même où la prise de conscience de l’unité du genre humain et des périls communs à l’ensemble de l’humanité n’a jamais été aussi forte. C’est de cette dernière que peuvent et que doivent naître, partout, les régulations citoyennes aptes à maîtriser notre destin commun.

IIème partie Au-delà de la crise : conflits ou nouvelles régulations

Les contradictions décrites dans la première partie n’ont cessé de s’aggraver durant ces dernières années, au point qu’il n’est plus exagéré de parler d’une mondialisation en crise. Pour en repérer les issues possibles, ou mieux souhaitables, on commencera par analyser l’état des forces mondiales qui en découlent, dans une première sous partie ;

II-1 L’état des forces mondiales

1 L’hégémonie nord-américaine est condamnée :

- Economiquement,

- Financièrement,

- Politiquement,

- Culturellement.

2 Les néo-impérialismes émergents de la Chine et de la Russie

3 Les autres grandes puissances : satellites ou modérateurs ?

4 Le rôle de la «  multitude » et du mouvement altermondialiste[5] :

Les institutions existantes ne doivent pas être niées dans leur principe, car elles ont vocation à créer les conditions d’une régulation concertée et anti-hégémonique des grands problèmes mondiaux. Mais, elles doivent être aujourd’hui critiquées, sans relâche et sans complaisance, pour leur absence ou leur insuffisance de légitimité et, par là-même d’efficacité, ce qui suppose, moins leur disparition que leur transformation.

Seul un ensemble de régulations citoyennes peut permettre de conjurer l’ensemble des périls contemporains, qui accompagnent la crise actuelle de la mondialisation.

II-2 : Les pistes d’une régulation citoyenne mondiale

1- La perspective d’un monde sans empire, ni souverainetés

A notre époque globalisée, l’internationalisme de la gauche ne peut être qu’altermondialiste : nous ne pouvons, ni ne voulons écrire l’histoire à l’envers par un retour vers les anciennes formes souverainistes, ni nous accommoder du processus de mondialisation en cours.

A l’origine de nos sociétés historiques, se trouve l’Empire, c’est-à-dire la vision d’un absolutisme universel,.

Quand l’abbé Seyiès, en janvier 1789, réinvente la nation[6], en tant que « communauté politique différenciée »[7], laquelle définit un cadre collectif de vie et de destin, il ne parvient qu’à retourner à l’avantage du Tiers Etat, ou de ce que l’on appellera bientôt le peuple, la notion de souveraineté et l’absolutisme qu’elle porte en elle :

Les autres peuples, européens au XIXème siècle, puis du reste du monde au XXème, n’ont fait que répéter le tragique exemple français, ne s’émancipant d’un absolutisme local ou étranger (notamment de forme coloniale) que pour forger un nouvel absolutisme intérieur :

Mais on n’a guère su dépasser jusqu’à présent,  la dimension contractuelle des relations entre souverains,

Un droit universel d’ordre public, qui abolirait la notion même de souveraineté, parce que, par définition, il serait au dessus de chacune d’entre elles, sans exception, est une idée neuve dans le monde.

Plus largement, c’est un emboîtement de ces communautés politiques, du village et du quartier jusqu’à la planète toute entière, qu’il nous savoir mettre en oeuvre, parce que les espaces de solidarité, de droits et de devoirs et d’identité collective d’appartenance ne sont jamais exclusifs les uns des autres,

2- Les 10 principes d’une régulation citoyenne mondiale :

Les institutions économiques, financières et commerciales sont subordonnées aux instances politiques légitimes.

Ces instances assurent une répartition multilatérale équitable à tous les peuples du monde.

La société civile et les mouvements sociaux mondiaux doivent être associés de façon permanente à toutes les décisions des instances mondiales

La primauté de l’Assemblée Générale des Nations Unies

Régulation mondiale et séparation des pouvoirs

Légitimité et cohérence de l’ensemble de la régulation mondial

Le monopole de l’utilisation légitime des forces armées appartient à l’ONU :

Le financement du développement durable est assuré par l’émission de Droits de Tirage Spéciaux (DTS) et de taxes globales.

9) Les échanges de marchandises (biens et services) sont régulés dans une perspective de développement durable de la planète et de justice pour tous les peuples.

10) Stratégie pour un développement planétaire durable

II-3 De la crise des subprimes à celle de la mondialisation ?

1- La montée récente des contradictions :

Dans les toutes dernières années, et avant même que n’éclate la crise des subprimes, durant l’été 2007, un certain nombre d’analystes relevaient une montée significative des contradictions, dans le domaine commercial, comme dans le domaine financier :

* Dans le domaine commercial, se dirige t’on vers une économie mondiale de BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine)… et de broc ?

* dans le domaine financier : Le fait est que les exo-dollars se concentrent de plus en plus sous la forme de fonds souverains.

2- La crise actuelle :

* L’immoralité particulière de son déclenchement revêt un caractère hautement symbolique

* Au-delà des malheureuses victimes de premier rang, qui se trouvent à la rue, les premiers effets induits frappent précisément les acteurs fondamentaux de la mondialisation, les financiers.

* D’ores et déjà, cette crise est en effet marquée par une triple contamination :

- la crise s’est étendue d’un marché financier particulier à l’ensemble de la finance ;

- Deuxième élément de contamination : cette crise est déjà passée de l’ensemble du système financier à l’économie réelle

- Troisième élément de contamination, enfin : la crise commence à passer de l’économie US au reste du monde,

3- Les principaux risques découlant de la crise actuelle

* A court terme :

1- Si l’effet négatif de la crise financière sur l’activité et sur l’emploi est malheureusement déjà évident et reconnu (même par les ministres européens et M. Trichet, qui continue systématiquement de le sous-estimer), son ampleur est encore incertaine. Pour schématiser, la majorité des économistes spécialisés considèrent qu’une récession est de plus en plus vraisemblable, mais qu’un effondrement (type 1929) est très improbable.

2- La flambée des prix et des pénuries de produits alimentaires

3- la spéculation contre le dollar risque de se déchaîner à tout moment :

- L’ampleur et la durée de la crise en cours sont absolument imprédictibles

* A plus long terme :

Sans jouer les devins, on en mentionnera seulement deux,

1- Une stagnation longue, accompagnée de déflation :

Ainsi, une aversion durable pour le risque pourrait déboucher sur des « esprits animaux » longuement déprimés : c’est pourquoi nous avons écrit que nous pourrions connaître les années 30, sans être passés par la case 1929. Or, une telle dépression ne pourrait évidemment qu’activer les tensions géopolitiques.

- La montée des conflits inter-impérialistes :

Le risque de militarisation des antagonismes

Conclusions très provisoires

Nous en proposerons trois :

1) La mondialisation en cours depuis un quart de siècle est caractérisée par l’hégémonie politico-militaire américaine et par une accumulation financière

Car, même si les dates, les lieux et les formes d’une crise fatale sont imprédictibles, toutes les analyses débouchent sur une conclusion tragiquement simple : plus l’actuelle mondialisation durera, plus elle finira mal ; par conséquent, plus il est urgent d’engager une stratégie de transformation de son cours, et cela dans l’ensemble de ses dimensions. A défaut d’être capable de décrire immédiatement cette stratégie, il convient, évitant tout nihilisme et toute politique du pire, de rechercher, là encore, dès maintenant, des régulations et les alliances susceptibles de les imposer : il s’agit donc d’esquisser les valeurs et les mécanismes d’une nouvelle mondialisation, débarrassée de tout « Empire » et de toute souveraineté, et qui serait fondée sur « l’accumulation des droits ».

2) La situation du monde est évidemment beaucoup plus grave que ce que prétendent les zélateurs de la mondialisation. La politique du pire s’étant toujours retournée contre ses adeptes, on peut simplement souhaiter que les péripéties actuelles n’entraînent pas un véritable chaos, alors qu’il n’y a plus, dans les mois qui viennent, d’autres pilotes dans l’avion américain qu’une poignée d’irresponsables, toujours prêts à nous jouer un remake du Docteur Folamour[8]

Autrement dit, plus on attendra pour mettre en place de nouvelles régulations mondiales, plus violentes seront les issues

3) Le progrès est une idée neuve à l’échelle planétaire et la mondialisation est un processus irréversible. Personne ne peut imaginer sérieusement un retour en arrière, par retour à la fragmentation antérieure en empires et états, jouissant, du moins formellement d’une totale souveraineté. D’abord, parce que l’histoire n’obéit jamais à cette analogie passéiste d’un film qu’il suffirait de tourner à l’envers. Ensuite et surtout, parce que si les temps présents ont une dimension tragique, le siècle dernier ne le fut pas moins et que pour celui-ci il est de notre responsabilité collective et individuelle que les progrès culturels, scientifiques et techniques ouvrent à toutes les femmes et à tous les hommes des possibilités d’épanouissement sans précédent[9]. Au XXIème siècle, on ne peut certes décliner le concept de progrès comme lors des trois siècles précédents, où il ne cessa d’ailleurs d’évoluer : il s’agit maintenant d’en définir la signification nouvelle, qui donne tout son sens à une nouvelle stratégie de transformation post-impérialiste, démocratique, sociale et écologique.

Annexes : ce document comporte aussi cinq annexes :

Annexe 1 : L’évolution de la financiarisation du monde conduit à des rivalités inter-impérialistes

Annexe 2 : Les stratégies politiques françaises, au stade du néo-impérialisme

Annexe 3 : Les altermondialistes l’ont rêvé, les néo-impérialistes l’ont fait !

Annexe 4 : Les exo-dollars

Annexe 5 : La transformation du système monétaire international

Article paru dans la revue Mouvements (janvier 2008).

Le dossier complet est téléchargeable sur le site « Révoltes.net au moyen du lien ci-dessous

http://www.revoltes.net/spip.php?article1444

Bonne lecture – Coordination Gauche Alternative du Hainaut


Selon Le Monde.fr, en pleine crise financière : Après Fortis, Dexia offre un raout à 200 000 euros

octobre 19, 2008 at 5:29 | In Economie, Politique | Leave a Comment
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Selon Le Monde.fr, en pleine crise

financière : Après Fortis,

Dexia offre un raout à 200 000 euros

Le MONDE Lundi 13 octobre, 17h25

Nous reproduisons ci-dessous l’article paru sur Le MONDE.fr du 13 Octobre ; nous vous avions déjà parlé des frasques d’AIG aux Etats-Unis et de Fortis à Monaco !

Durant la crise économique et financière les obscénités se poursuivent et les dirigeants se rincent la gueule !!

octobre 10, 2008 at 11:16 | In Economie, Politique | | Edit this post
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Voici que les Dexia-boys nous montrent la même obscénité ! Tout comme les traders des Caisses d’Epargne qui semblent ne rien avoir compris au film, les dirigeants de Dexia font la fête ! Est-ce leur chant du cygne ? Est-ce une manière de dire : « profitons-en pendant que nous sommes encore au pouvoir » ?

C’est, selon nous, une atmosphère de fin de règne ! Notre tâche est de tout faire pour que ce règne s’achève …VITE !

La fête à 150 000 euros organisée vendredi 10 octobre, à l’Hôtel de Paris de Monaco par la branche assurances de Fortis Belgium n’a pas fini de faire parler d’elle (Le Monde daté 12-13 octobre). Dénoncée, au mieux, comme une gigantesque erreur de communication, au pire comme “surréaliste et scandaleuse” – Jean-Michel Cappoen, un syndicaliste -, elle ne fut cependant pas la seule du genre.

Le groupe Dexia, qui a lui aussi dû être renfloué par les pouvoirs publics, avait organisé, la veille, un événement festif dans la salle Empire du même hôtel. Quelques heures après l’annonce du deuxième plan de sauvetage, consistant en l’octroi par Bruxelles, Paris et Luxembourg de leur garantie pour les prêts interbancaires contractés par l’établissement… Coût estimé, mais non confirmé, du dîner : 200 000 euros.

L’événement avait été prévu il y a plus de trois mois. Il était destiné à célébrer la naissance d’une filiale monégasque de Dexia Private Banking, la branche spécialisée dans la gestion de fortunes. Les péripéties récentes du groupe ont entraîné l’ajournement de ce projet mais, en revanche, pas le raout de Monte-Carlo.

“NOUS POUVONS ENCORE FAIRE LA FÊTE”

Des membres du comité de direction de Dexia et des cadres supérieurs de l’entreprise avaient tenu à être présents sur place. Et des journalistes du quotidien flamand De Morgen ont recueilli sur place quelques phrases qui feront sans doute plaisir à Pierre Mariani et Jean-Luc Dehaene, les nouveaux dirigeants de la banque.

“Venez boire un peu de champagne. Aujourd’hui, nous avons enregistré un succès. Cela va enfin mieux. Provisoirement. Nous pouvons encore faire la fête, mais demain ?”, interrogeait ainsi l’un des dirigeants de Dexia.

Une porte-parole du groupe a tenté de justifier ce dîner plutôt malvenu. “Lorsque vous ouvrez une banque, vous pouvez difficilement vous limiter à l’envoi d’un dépliant. Ce n’est pas une fête, mais une séance de travail”, a-t-elle ajouté. L’annulation de l’événement, précisait-elle, aurait été “un mauvais signal” envoyé au monde extérieur.

Des explications assez semblables à celles données par Fortis Insurance, qui affirme pour sa part avoir voulu démontrer que la société restait “solide et stable”. Yves Leterme, le premier ministre belge, a toutefois jugé “inadaptés” de tels coûts en cette période de déroute pour les actionnaires.

Ces derniers risquent de ne pas avoir les idées assez larges pour applaudir le menu en six plats servis aux convives lors de la fête, dont la “poitrine de pigeonneau des Alpes-de-Haute-Provence, foie de gras canard et pommes de terre nouvelles sur la braise”.

Nous, on l’aime plutôt bien Le Monde.fr mais il en vient tout de même à poser une réflexion iconoclaste !

Croit-il vraiment que tout ceci va choquer Jean-Luc Dehaene ?

L’ancien premier ministre belge n’est pas surnommé pour rien, en Belgique, le Taureau de Vilvorde ! Il en a la stature, tout comme jadis, le radical socialiste Daladier, radesoc version cassoulet, était surnommé le Taureau du Vaucluse !

Le Monde se fout profondément le doigt dans l’œil ! Si Dehaene se fâchait, ce serait l’hôpital qui se moquerait de la charité ! Si vous croyez, Le Monde, que Dehaene a acquis sa bedaine en suçant de la glace, vous êtes dans l’erreur !

Nous allons inventer un nouveau proverbe franco-belge pour la circonstance : « Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois et les buveurs de bière sont ….ronds !

Guy Dutron

19 – 10 – 2008

En pleine crise financière petits arrangements entre amis Sarkosy Yves Leterme Caisse des dépôts Dexia aux frais de la princesse Marianne !!

octobre 18, 2008 at 1:25 | In Belgique, Caisse des dépots, Economie, Politique | Leave a Comment
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En pleine crise financière petits arrangements entre amis Sarkozy Yves Leterme Caisse des dépôts Dexia aux frais de la princesse Marianne !!

L’histoire, telle qu’elle nous fut contée (ou comptée d’ailleurs), ressemble à un mauvais mélo ; dans le genre « porteuse de pain » sauf que ça fait cher le prix de la baguette !!

UN PEU D’HISTOIRE :

Nous sommes le 26 septembre au soir, Dexia est au plus mal et, à Bruxelles à la clôture, son action vaut 10 €. Chacun sait que le lundi suivant ce sera terrible ! Il faut donc mettre le week-end à profit (si l’on ose dire) pour traiter prestement cette affaire.

Pour ceux qui l’ignorent, Dexia est le nom, de l’ancien Crédit Local de France déjà partiellement privatisé sous le gouvernement de ce cher Rocard ( 5 avril 1991) selon le scénario qui suit :

  • 1987 – Création du Crédit Local de France qui succède à la CAECL (Caisse d’aide à l’équipement des collectivités locales), établissement public administratif, géré par la Caisse des dépôts. Le Crédit Local de France, institution financière spécialisée, pourra, selon ses promoteurs, répondre aux besoins des collectivités locales qui, devenues des acteurs économiques et majeurs avec la décentralisation, font appel au même titre que les entreprises, aux produits et services financiers offerts sur les marchés

  • 1990 – Le Crédit Local de France entame son « développement international ». Celui-ci commence par l’ouverture d’une succursale américaine, CLF New York Agency. Pour continuer ce développement sur le marché européen, une première zone d’action est déterminée, concernant la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie, puis une seconde zone incluant l’Autriche, la Scandinavie et le Portugal.
  • 1991 – Le Crédit Local de France est introduit en Bourse. Ainsi, l’actionnariat du Crédit Local se répartit en l’État (25,5 %), la Caisse des dépôts (25 %), et les investisseurs et particuliers français et étrangers (49,5 %).

De cette longue lignée naîtra DEXIA dont la capital, ce vendredi 26 septembre 2008, se répartissait comme suit :

Arcofin : 16,56%, Holding Communal : 16,22%, Caisse des Dépôts et Consignations : 10,08%, Ethias : 6,83%, Salaries: 4,82%, CNP Assurances : 1,86%

Un hybride franco-belge avec un peu de Luxembourg donc avec à sa direction : Pierre Richard ( 67 ans depuis les premières fraises) fondateur et président depuis 1987 de Dexia, leader mondial du financement des collectivités locales et services publics.

D’abord haut fonctionnaire, il a participé au projet de loi sur les décentralisations en 1981-1982. Il a notamment présidé le conseil d’administration de l’École nationale des Ponts et Chaussées (1994-1999) et préside actuellement entre autres Le Monde Investisseurs, structure de financement du journal Le Monde. Il est vice-président de l’Association française des banques (syndicat des banques privées françaises) après avoir été le patron du Crédit Local de France qu’il transforma en Dexia.

Pierre Richard est officier de la Légion d’honneur, officier dans l’ordre national du mérite et commandeur de l’ Ordre de Léopold II ! Ce même Léopold II qui génocida un petit peu l’ex Congo belge à la fin du XIXème siècle !

CE WEEK-END QUI VIT LA FRANCE PERDRE SA CULOTTE

Toujours selon nos informations soigneusement recoupées SUR LE NET ET AILLEURS, durant ce week-end des 27 et 28 septembre, il est vraisemblable que Nicolas Sarkosy et Yves Leterme (premier ministre belge) négocient directement. Leterme, s’il n’a pas inventé le fil à couper le beurre est connu pour être un rude négociateur.

On procèdera donc, dès le lundi 29 à l’aube, à une augmentation de capital de Dexia à la hauteur pharamineuse de 6,4 milliards d’€ dont 3 pour les Belges, 3 pour la France et 0,4 pour le Luxembourg.

Jusque là, rien que de très normal dans le cirque ambiant où personne ne sait plus à quel saint se vouer !

Là où les choses se gâtent, c’est que notre si brillant Président, souhaitant peut-être se faire le chevalier blanc de la lutte contre la crise, accepte de Leterme que l’augmentation de capital de fasse au prix de 9,9 € par action au motif qu’elle cotait 10 € le vendredi !

Personne ne lui a donc dit, à Sarkozy, que le lundi ce serait la cata ???

Même pas les brillants sujets réunis à l’Elysée le lundi 29 septembre à 5 heures du matin : avec le chef de l’Etat, le Premier Ministre, François Fillon, la ministre de l’ Économie, Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et le directeur général du Trésor et de la politique économique, Xavier Musca.

http://www.challenges.fr/actualites/entreprises/20080930.REU6875/la_banque_dexia_sauvee_pour_eviter_le_risque_systemique.html

Dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne Ornaise dont il est originaire, Augustin de Romanet de Beaune, ci-devant Directeur général de la Caisse des dépôts apprend (paraît-il par un conseiller de Christine Lagarde) que durant le week-end, son « cher » président lui a dépensé 3 milliards d’€.

C’est cher ! Et, comme le pense Marianne avec nous, redisons-le ; c’est très cher !

En plus, c’est Marianne (pas la même – la nôtre) qui va cracher au bassinet

http://www.marianne2.fr/Dexia,-tres-chere-banque-pour-la-France_a91802.html

Car, outre les 2 milliards attribués à la Caisse des dépôts, il semble bien que l’on demandera aussi à la CDC de payer le milliard de l’ État !

L’ Augustin s’exécute donc ! Fallait bien sauver la maison Dexia qui brûlait !

Parce que, c’est grand, c’est beau, c’est généreux, la France mais, en ces temps de vaches maigres et après le paquet fiscal généreusement octroyé aux riches, ça n’a peut-être pas sous le coude le milliard nécessaire à la grandeur de notre Président !!

C’est dans la journée du lundi 29 septembre que ça se corse !

Infographie de la chute de Dexia selon l’agence Reuters

L’action Dexia s’effondre à 7 €, Pierre Richard est conduit à la démission avec son collègue Axel Miller, laquelle démission sera rendue publique le 30 avec, à la clé, la polémique sur le parachute doré d’Axel Miller.

Ici, ouvrons une parenthèse : le dénommé Axel Miller n’a pas que des amis ; il aurait même possiblement un ennemi juré en la personne de Bruno Deletré qui connaît bien Augustin attendu qu’ils furent tous deux dans des cabinets aussi progressistes que ceux d’Alain Madelin ou de Jean Arthuis : des néolibéraux pur jus !!

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/les-deux-francais-qui-ont-eu-la-tete-du-patron-de-dexia_164832.html?xtor=RSS-123

Bruno Deletré, fut un temps directeur général de Dexia Crédit Local (depuis 2003), et responsable de toute l’activité des services financiers au secteur public, du financement de projet et du rehaussement de crédit (depuis 2006).

Il y défendit bec et ongles son indépendance au sein du groupe ! C’est qu’il était tout de même inspecteur des finances et polytechnicien, ce cher Deletré avant de rejoindre le directoire de Dexia en 2001, et Axel Miller, à ses yeux ne devait être qu’un « petit belge et ex-avocat d’affaires”. L’express dixit !

Bref, le courant passe mal entre les deux hommes et le dossier FSA (filiale américaine de Dexia) n’a rien arrangé. Cette filiale américaine par qui le malheur arrive est à l’époque sous la responsabilité de Bruno Deletré et se trouve être une branche pourrie au possible !

Il semblerait donc que ce soit l’alliance des deux ex collègues des cabinets précités – Deletré et Romanet – qui a fini par faire la peau de Miller tout en le privant de son golden parachute !!

Notons au passage que Deletré n’avait pas eu de ces pudeurs de jeunes filles belges puisque lorsqu’il fut invité à quitter le groupe Dexia, il négocia, lui, un très joli parachute doré – plus de 2 millions d’euros selon ce qu’en dit L’ Express.fr (voir plus haut) - et rejoignit rapidement le cabinet de la très libérale Dame Lagarde,

Fermons la parenthèse dorée sur tranche et faisons un peu le point

La Caisse des Dépôts a payé, au nom de la France, pour 3 milliards d’€ d’actions valorisées à 9,90 €

Aussitôt fait, l’action n’en valait plus que 7 € : la France avait donc perdu 700.000.000 d’ Euros

Ce soir, à la clôture de la bourse de Bruxelles, l’action Dexia ne vaut plus que 4,60 € ; elle a donc perdu 50,5 % depuis la brillante négociation de notre preux chevalier Élyséen.

Dans cette affaire lamentable, notre pays a déjà potentiellement perdu plus que sa mise : 1.515.000.000 d’ Euros exactement mais il y a pire : cette situation annule les effets de la précédente augmentation de capital !

Y’a justement un week-end qui se profile !!

Allo, l’Elysée ? Qu’est-ce qu’on fait chef ? On recommence ?

Ce serait bien que la presse s’intéresse à cette affaire : dès lundi par exemple !

Ce soir toujours, Sarkozy, entre Canada et States, fait la morale aux Caisses d’épargne qui n’ ont jamais perdu « que » 600.000.000 d’€.

INACCEPTABLE ! Qu’il a dit !

Jugement d’orfèvre s’il en est !

Et 1.515.000.000 d’€, vous trouvez ça “acceptable”, Monsieur le Président ? Et si Dexia continue de s’écrouler? Et si la Belgique est contrainte de “nationaliser” Dexia, elle le fera sur quelles bases ???

Tiens, pour finir sur une note rigolote, vous la connaissez la chanson des « Trois orfèvres » qui firent pis que pendre un jour de Saint Eloi y compris à un pauvre chat ?

A moi les orfèvres !

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

Dans le contexte de la crise économique et financière L’Ecureuil perd 600 millions d’euros sur les marchés !

octobre 17, 2008 at 3:07 | In Economie, Politique | Leave a Comment
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Dans le contexte de la crise économique et

financière L’ Écureuil perd 600 millions

d’euros sur les marchés !

L’affaire est tombée ce matin avec un article de La Tribune :

http://www.latribune.fr/actualites/20081017trib000184600/lecureuil-aurait-perdu-600-millions-deuros-en-bourse–.html

La commission bancaire devait se rendre au siège de la Caisse nationale des caisses d’épargne (CNCE), vendredi 17 octobre, pour enquêter sur une perte de 600 millions d’euros récemment déclarée par le groupe pseudo coopératif, dans ses activités de marchés pour son compte propre.

Merci à Bakchich info pour ce dessin prémonitoire !!

La Banque de France se refuse à commenter l’information ; la Commission bancaire a décidé d’ouvrir une enquête sur la façon dont ces pertes, constatées entre le 6 et le 10 octobre dans l’activité de dérivés actions, ont été réalisées.

Ha ! Les jolis produits dérivés hautement spéculatifs, quel bonheur !!

Les enquêteurs de la Commission bancaire chercheront à savoir pourquoi de tels investissements dans les produits dérivés actions – des produits financiers à haut risque –, ont été conduits depuis la CNCE, l’organe de tête du groupe, et pas chez Natixis la banque de marchés commune aux Caisses d’épargne et aux Banques populaires, comme cela aurait dû être logiquement le cas.

Bonne question, la commission merci de vous l’être posée !!

La Commission bancaire veut savoir aussi d’où vient la perte, s’il s’agit d’une perte « normale » ou d’une nouvelle “affaire Kerviel”, du nom du trader accusé d’avoir fait perdre 4,9 milliards d’euros à la Société générale.

Les systèmes de contrôle des risques de la CNCE seront vérifiés.

Dans son édition de vendredi, La Tribune explique que la CNCE, qui gère les excédents de ressources des caisses régionales, a essuyé de lourdes pertes “sur de classiques opérations de marché”.

Qu’en termes choisis ces choses là sont dites !!

A l’Ecureuil, on fait valoir que toutes les banques ont perdu de l’argent dans des marchés en folie. L’accident est imputé à un groupe de traders qui n’aurait pas respecté de nouvelles limites d’investissements fixées du fait de la volatilité des marchés.

Encore des incompétents grassement payés qui se sont laissé abuser par leurs logiciels aux martingales infaillibles !!

L’écureuil va encore y laisser ses noisettes

N’empêche que l’affaire tombe au plus mal pour l’écureuil, en plein mariage – de raison rassurez-vous - avec les Banques populaires.

En attendant, en ce moment (vendredi 17 à 14 H), l’action Natixix ne vaut plus que 2, 01 € et la Banque d’affaire commune aux caisses d’épargne et aux banques populaires a perdu 81,15 % de sa valeur boursière en un an !

Il est vraisemblable que l’affaire ne va pas arranger la cote de Natixix ! Lagarde diligente illico une mission de contrôle : Lagarde meurt mais ne se rend pas !!

Vous avez dit « Banques Mutualistes » ? Quand on vient d’en rire, il faudrait en pleurer !!

Guy Dutron

17 – 10 – 2008

Sur la crise économique et financière Le CAC 40 est en très forte hausse ! par Jean Gadrey*

octobre 17, 2008 at 2:18 | In Economie, Politique | Leave a Comment
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Sur la crise économique et financière

Le CAC 40 est

en très forte hausse !

par Jean Gadrey*

LE MONDE | 13.10.08 |

Nous publions aujourd’hui cet article de Jean Gadrey paru dans Le Monde parce qu’il est temps de refaire le point. Après la débauche d’informations diffusées sur « la Crise », y compris sur ce blog, on pourrait croire que tout s’effondre, que les actions ne valent plus rien alors que tout est relatif. A en croire l’information « grand Public », nous devrions pleurer sur le sort de ces « malheureux actionnaires » ! Cet article de Jean Gadrey fait judicieusement le point sur la valeur à long terme des placements boursiers dont l’évolution conserve, malgré la crise actuelle, un avantage colossal sur les revenus du travail avec, comme corollaire cette question : qui doit payer ?

Les illustrations ont été ajoutées par la rédaction du blog.

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

Si l’on reconstitue l’indice CAC 40 depuis sa création en 1988, on s’aperçoit qu’il a connu, y compris en tenant compte de son plongeon des derniers jours, une progression énorme, sans commune mesure avec celle des salaires, des minima sociaux et du PIB par habitant.

En 1988, le CAC 40 oscille entre 1 000 et 1 100 “points” (il a été défini avec une valeur de 1 000 points au 31 décembre 1987). Dans la première moitié des années 1990, il vaut entre 1 500 et 2 100. A partir de 1998, c’est l’envolée liée à la bulle Internet, qui le voit culminer début septembre 2001 au-dessus de 6 900, avant une plongée jusque mars 2003, où il descend à 2 400. Le rebond ultérieur va durer plus de quatre ans, jusqu’à juin 2007, avec un point haut à plus de 6 100. Au moment où j’écris ces lignes, le 10 octobre au matin, il est à 3 100. Catastrophe nationale ?

Si l’on adopte une perspective plus longue (ne dit-on pas que les actions ont à voir avec l’investissement ?…), on s’aperçoit que quelqu’un qui aurait détenu début 1988 un portefeuille d’actions conforme à la composition du CAC 40 à l’époque, et qui aurait procédé régulièrement à un minimum d’ajustements pour coller à la composition changeante de cet indice (il y a des produits financiers pour cela) aurait à ce jour une somme 3,1 fois supérieure s’il vendait. Or, en vingt ans, de 1988 à 2008, l’indice des prix à la consommation a progressé d’à peine plus de 40 %. Cela assure à notre détenteur d’actions une progression de 120 % du pouvoir d’achat de son portefeuille.

Pendant ce temps, comment ont évolué le pouvoir d’achat des salaires, des minima sociaux, et le PIB par habitant ? Ce dernier a progressé de 35 % en vingt ans. Le salaire annuel moyen des salariés à temps complet a progressé d’environ 60 % en euros courants, soit autour de 15 % à prix constants. Quant au pouvoir d’achat du RMI depuis sa création effective en 1989, c’est pire : + 5 % en dix-huit ans !

Récapitulons : en vingt ans, le portefeuille CAC 40 a vu son pouvoir d’achat progresser de 120 %, pendant que celui des salaires (à temps plein) peinait à atteindre les 15 % et que celui du RMI faisait pratiquement du sur-place. Pour que le CAC 40 enregistre la même progression que les salaires sur cette période, il faudrait qu’il plonge demain sous les 1 600 points.

Objection. Il est un peu excessif de faire débuter cet exercice en 1988, alors que la création du CAC 40 cette année-là faisait suite à un krach boursier, en 1987. 1988 est un point bas, cela peut fausser l’analyse. C’est vrai, mais si l’on prenait comme période initiale un point haut, hypothèse la plus défavorable pour cette démonstration, en se fondant sur les valeurs des mois précédant le krach de 1987, on partirait d’environ 1 500 points au lieu de 1 000.

Cela ne modifierait pas l’énormité de l’écart des progressions : au lieu d’une progression de 120 % du pouvoir d’achat des actions en vingt ans, on obtiendrait + 48 %, soit plus de trois fois la hausse correspondante pour les salaires.

Puisque la question se pose de savoir qui va payer les sommes gigantesques que les Etats vont engloutir pour tenter de sauver le système qu’ils ont créé, avec l’espoir de se désengager au plus vite ensuite (revendre plus cher au privé ce qu’on aura en partie nationalisé à bas prix, en se comportant comme des boursicoteurs), on peut au moins répondre : doivent d’abord payer ceux qui ont bénéficié de la déformation de la valeur ajoutée en leur faveur et ceux qui ont vu le pouvoir d’achat de leurs actifs progresser de 120 % en vingt ans.

Il faut remplacer le bouclier fiscal par un bouclier social et maintenir les revenus de l’immense majorité en réduisant les inégalités provoquées par la démesure de la finance spéculative.

*Jean Gadrey est économiste. Il est professeur émérite à l’Université de Lille I Critique de la théorie économique néo-classique et du « néolibéralisme », il se consacre, depuis quelques années, à des recherches sur les indicateurs de richesse et les limites de la croissance économique. Il est notamment membre du Conseil scientifique d’Attac Outre ses articles et livres scientifiques, il a publié de nombreux articles dans des revues de vulgarisation comme Alternatives économiques ou dans les journaux Le Monde et Politis.

Jean Gadrey a été membre du comité des 12 économistes pour le NON au projet de Traité constitutionnel Européen

Sarkosy et son équipe gouvernement des sondages mouvements du menton et démagogie.

octobre 16, 2008 at 1:13 | In Politique, Société | Leave a Comment
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Sarkosy et son équipe gouvernement des sondages mouvements du menton et démagogie.

Une série de propositions ou de décisions du pouvoir nous semblent aujourd’hui aller dans le même sens, toujours le même, l’esbroufe, la démagogie, la fermeté apparente qui n’est qu’effet d’annonce. Ainsi en est-il du travail dominical, des décisions spectacle parce qu’ « on a sifflé la Marseillaise », etc.

- Le travail du Dimanche : « Les français le demandent » claironnent Xavier Bertrand et Luc Chatel, vaguement secrétaire d’ État chargé de l’industrie et de la consommation, à Thiais dans le Val-de-Marne, chez les pauvres, donc ! Mais des demi-pauvres qui auraient voté à droite ce qui leur procure l’honneur de recevoir deux ministres d’un coup !

Pour bien enfoncer le clou, ils nous sortent un sondage selon lequel 67 % des français accepteraient de travailler le Dimanche ! Et alors ?

A supposer que ce fût vrai, depuis quand un sondage détermine-t-il « la politique de la nation » ? Mais, en plus, c’est faux !

Évidemment, si on demande à un smicard d’aujourd’hui s’il accepterait de travailler le dimanche, en étant payé 50 % plus cher, il vous dira oui ! Parce qu’avec un SMIC, on ne vit pas, on survit !

Prenons donc le même SMICARD, donnons lui un SMIC à 1500 € nets mensuels, vous verrez qu’il redeviendra accro à son repos dominical !

De surcroît, le travail du dimanche serait une erreur économique. Une étude non publiée avait déjà été faite sous Jospin sur ce sujet ; résultat : 100.000 emplois détruits dans le petit commerce et le commerce de proximité !

Le travail du dimanche, s’il intervenait serait donc fait pour satisfaire, par exemple, la famille Mulliez, classée cette année première fortune de France au classement du magazine Challenges (l’info est sur ce blog).

Fortunes Gérard Mulliez détrône Bernard Arnault

juillet 21, 2008 at 11:54 | In Economie, Société | | Edit this post
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Cette belle famille Mulliez, bien chrétienne sauf pour, peut-être la charité qui, comme chacun le sait, bien ordonnée commence par soi-même. Cette belle famille donc dont le siège d’Auchan et de sa galaxie de plus de 50 enseignes, se trouve à Croix, dans notre Nord.

L’avantage de Croix, c’est d’être tout près de la frontière belge et notre bonne famille Mulliez, bien chrétienne donc, s’en va « coloniser » un petit coin de Belgique pour y bâtir de jolies villas au motif principal, tout aussi chrétien, qu’en Belgique, il n’y a pas d’impôt sur la fortune.

Chrétiens donc mais pas trop partageurs, les Mulliez ; en tout cas pas fiscalement parlant ! Mais, que l’une de leurs caissières sous payée travaille le dimanche, jour du seigneur, alors là, OUI ! De toute manière, ces pécheresses potentielles ne foutent plus les pieds à l’église !

Le cher Brel se retourne dans sa tombe d’Hiva Hoa et nous entonne les « Dames Patronnesses » qui « tricotent tout en couleur caca d’oie, ce qui permet le dimanche à la grand messe de reconnaître ses pauvres à soi » !!

- Les sifflets de la Marseillaise : C’est pas bien ! D’accord, panpan cucul les p’tits djeuns !!

Mais, dites donc monsieur le président à qui je fis jadis une lettre, le 19 janvier, exactement, quand vous allâtes baiser l’anneau papal !

Lettre ouverte au Président de la République

janvier 19, 2008 at 9:45 | In sarkosy | | Edit this post
Tags: Lettre ouverte au Président de la République

Vous croyez que nos jeunes des cités, c’est en promettant de les karchériser que vous allez leur inculquer l’amour de la patrie !!

Du coup, grosse colère présidentielle et mouvement du menton, pour la galerie évidemment et, aux prochains sifflets, on …siffle la fin du match !! Et on évacue le stade !!

Irresponsable, je dis !! Allez donc évacuer 70.000 supporters en rogne et frustrés ! On s’en fout pense Sarko ! De toute manière, c’est le Maire de la ville considérée qui gèrera l’émeute et, s’il est « de gauche », tant mieux !! Retour au karcher à moins que ce soit le taser !! Proposition : si on arrêtait de jouer ces hymnes nationaux bien nationalistes ?? Possible non ??

Méfie-toi de la démagogie, cher lecteur ! Méfie-toi du simplisme !!

Pendant que j’écris ces lignes, Boutefeux …. pardon, Hortefeux passe sur France-Info : « L’Europe ne peut pas être une passoire » !! Qu’il dit le Boutefeux !!

Vous savez où il peut se la coller la passoire ?

Je vois que vous savez !!

Allons, il se fait tard, Monsieur, comme disait Brel ! La boucle est bouclée : de Sarko à Bachelot en passant par Laporte pour finir par l’économie CASINO !!

Je siffle la fin !! Dormez en paix, bonnes gens, il est minuit et tout va …mal !

Guy Dutron

15 – 10 – 2008

Le coin des bons bouquins JEUNES MAGHRÉBINS DE FRANCE La place refusée par Evelyne Perrin

octobre 15, 2008 at 10:28 | In Le coin des bons bouquins | Leave a Comment

Le coin des bons bouquins JEUNES MAGHRÉBINS DE FRANCE La place refusée par Evelyne Perrin

Evelyne, ceux qui visitent notre blog la connaissent car nous avons publié récemment son intervention lors de l’Université d’ATTAC.

Elle était également présente dernièrement au Forum Social de Malmö et seule l’intensité de la crise nous a empêchés de publier le compte-rendu qu’elle nous avait adressé.

Diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris et de sciences économiques, Evelyne PERRIN est une militante infatigable, depuis de nombreuses années, des mouvements de chômeurs et de précaires et mène des enquêtes sociologiques sur divers mouvements sociaux

Elle est aussi membre de notre mouvement politique et elle est l’une des animatrices de notre collectif de Champigny sur Marne.

Dans ce dernier livre, Evelyne a voulu montrer la face cachée du fameux modèle d’intégration à la française, et ses carences les plus criantes.

L’harmattan

Collection Logiques Sociales

19,50 -210 pages ISBN : 978-2-296-05681-7

commandez en ligne : http://www.editions-harmattan.fr

Vous pouvez aussi commander cet ouvrage chez votre libraire habituel

Ceux qui ont compris notre action locale et municipale à Hautmont et Maubeuge liront cet ouvrage. Pour tous les autres, à lire si vous voulez un jour y comprendre quelque chose !

Guy Dutron 14 – 10 – 2008

UIMM nouvelle audition de Denis Gautier-Sauvagnac

octobre 15, 2008 at 1:14 | In Politique, Société | Leave a Comment
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UIMM nouvelle audition de Denis Gautier-Sauvagnac

Denis Gautier Sauvagnac, aux côtés de L. Parisot, au temps de sa splendeur

Selon « LEMONDE.FR avec AFP » du 14.10.08 L‘ancien président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), Denis Gautier-Sauvagnac, a une nouvelle fois été entendu, mardi 14 octobre, par le juge chargé de l’enquête sur les retraits suspects des caisses du patronat de la métallurgie et sur une éventuelle subordination dans ce dossier.

Notamment mis en examen  pour abus de confiance, M. Gautier-Sauvagnac, est arrivé peu avant 15 heures au pôle financier du palais de justice de Paris accompagné de son avocat, Me Jean-Yves Leborgne, selon des sources proches du dossier. Il en est ressorti, deux heures plus tard, sans faire la moindre déclaration.

L’ancien président de l’UIMM a été questionné par le juge Roger Le Loire sur une éventuelle subornation visant à acheter son silence sur les bénéficiaires des quelque 16,5 millions d’euros, retirés en liquide sous son autorité, entre 2000 et 2007, selon l’une de ces sources. Le magistrat a également de nouveau interrogé, l’ancien président de l’IUMM sur l’identité de ces bénéficiaires, dont il tait le nom.

Il y a magots et magot !!

L’ UIMM ENTENDUE DANS LES PROCHAINS JOURS

Le juge cherche aussi à savoir si les avantages contractuellement consentis en décembre 2007 par l’UIMM à Denis Gautier-Sauvagnac, à l’occasion de son départ, avaient ou non pour contrepartie son silence sur le nom des bénéficiaires. Ce contrat, qui prévoyait à l’origine le versement d’une indemnité de 1,5 million d’euros, a finalement été divisé par deux, en juin, par l’organisation patronale qui a également supprimé une clause de confidentialité qui pouvait être “interprétée comme une clause de silence”, selon l’UIMM.

Cette audition précède celles, mercredi, de Michel de Virville, membre du bureau de l’ UIMM qui avait été mandaté pour négocier le départ de Denis Gautier-Sauvagnac, et de l’ UIMM entendue comme personne morale.

Premier commentaire affiché sur le site du « Monde.fr » : « Ne vous en faites pas, ces beaux messieurs s’entendent comme larrons en foire quand il s’agit d’acheter le silence de l’un des leurs. Ce qui me fait plaisir c’est que le juge a bien fait d’alerter les services fiscaux…Ouille, la note finale va être salée pour ce brave M. Gautier-Sauvagnac…à moins que la perspective de l’addition lui délie la langue…La suite risque d’être intéressante… »

Promis, nous nous y intéresserons !

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

14 – 10 – 2008

Crise économique et financière des mesures massives marquent la fin de la crise bancaire et après ??

octobre 14, 2008 at 1:15 | In Economie, Politique | Leave a Comment
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Crise économique et financière des mesures massives marquent la fin de la crise bancaire et après ??

Ce dernier week-end et les jours qui viennent marqueront sans nul doute une date historique.

Pour la première fois de son histoire, l’Europe s’est mise à parler vraiment d’une seule voix.

Des mesures d’une ampleur jusqu’alors inconnue en Europe et dans le monde :

Au plan Européen, sont actuellement annoncés :

- 480 Mds d’€ par l’Allemagne

- 360 Mds d’€ par la France

- 100Mds d’€ par l’Espagne

- 100 Mds par l’Autriche

- 62 Mds d’€ par la Grande Bretagne pour trois banques (50 Mds de £) et

A cela s’ajoutent :

- Les centaines de milliards mis sur les marchés par les banques centrales depuis le début de la crise des subprimes

- les 700 Mds de $ du plan Paulson aux USA

- Les milliards déboursés pour sauver l’Islande de la Faillite

- Les autres milliards qui vont arriver en Hongrie pour les mêmes raisons

Ce sont donc plusieurs milliers de milliards d’€ qui auront été mis sur la table par les Etats et les banques centrales depuis un an.

Mais, « mis sur la table » ne veut pas dire dépensé ! Les sommes annoncées en Europe sont pour l’essentiel des garanties d’Etat or la garantie ne devient une dépense qui si on la fait jouer.

Ceci explicite bien l’objectif annoncé : ramener la confiance !

Ce que cela révèle :

C’est que, lorsque la Sainte Trouille les taraude, nos dirigeants savent trouver de l’argent ! En attendant, les mêmes qui viennent la main sur le cœur nous jurer qu’ils ont fait ce qu’il fallait, ne trouvent toujours pas les quelques milliards de dollars qu’il faudrait pour traiter d’urgence le crise alimentaire mondiale qui est toujours bien présente.

Notons également, au passage, les contradictions internes du discours Sarkosien : il y a quelques jours encore, il paradait à Colombey les Deux Églises en se réclamant des valeurs du Gaullisme. Or, sauf erreur de notre part, c’est bien un certain Charles De Gaulle qui a dit un jour que « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille » ! N’étant pas gaullistes, nous laissons à ceux qui le seraient encore, le soin d’en tirer les enseignements !

Que signifient les mesures prises en Europe ?

L’accord de base consiste à forcer les banques à se prêter de nouveau entre elles

C’est l’objectif principal du plan Européen. Les Etats pourront offrir leur garantie aux banques qui se prêteront entre elles. Cette mesure ne concerne que les prêts nouveaux, d’une durée maximale de cinq ans et réalisés avant le 31 décembre 2009.

- Recapitaliser les banques : L’Eurogroupe appelle à une “recapitalisation suffisante des banques en difficulté”. Ces recapitalisations devront se faire “dans le respect des intérêts des contribuables”, en veillant à ce que “les actionnaires et le management assurent leur part de responsabilité”, avec des plans de restructuration à la clé.

- Les liquidités de la BCE : L’institut de Francfort acceptera que les banques lui donnent en garantie, en contrepartie de ses liquidités, des créances sur les entreprises industrielles. Cette mesure facilitera l’accès des banques au crédit. En revanche, elle a exclu de financer directement les entreprises non bancaires. Nul doute que les banques vont nous trouver vite fait des tas de créances douteuses à refiler à la BCE !

- Les normes comptables : Les règles européennes seront modifiées “dans les prochains jours”, pour permettre aux banques de ne pas dévaluer leurs actifs en fonction des cours de Bourse, et ce dès le troisième trimestre 2008. Les Américains disposent déjà de cette possibilité.

En clair, les banques valoriseront leurs placements boursiers AU COURS D’ACHAT et non au cours réel. En clair toujours, les Etats légalisent ainsi une pratique jusqu’ici condamnable : le faux bilan !!

- Gestion de crise européenne : Une cellule doit être mise en place d’ici à mercredi pour “renforcer les procédures permettant l’échange d’informations entre nos gouvernements, le président en exercice du conseil européen, le président de la Commission, le président de la BCE et le président de l’Eurogroupe”.

Cette décision remet en selle l’ultra libéral Barroso, ultra absent ces jours derniers !

Les effets vraisemblables de ces mesures :

- Au plan économique :

- Avec des mesures aussi massives, il est vraisemblable que la crise bancaire est derrière nous. Cela ne signifie pas que de nouvelles banques ne vont pas tomber, cela veut dire que le risque de contagion n’est plus imminent.

- Récemment, nous écrivions usr ce blog que nous étions en 1930 sans avoir connu 1929 car les injections massives des banques centrales ont évité le vrai krak.

- Après les mesures de ce week-end, nous sommes le 1er janvier 34 mais la crise est jours là. Car d’autres mauvaises nouvelles arrivent

Jeudi 10 Octobre, l’annonce par l’agence de notation Standard & Poor’s des difficultés de trésorerie probables des constructeurs automobiles américains General Motors et Ford a provoqué un plongeon de leur titre en Bourse.

Les deux géants américains de l’automobile,GM et Ford risquent de se retrouver le dos au mur avec un sérieux problème d’argent en 2009“. Cette annonce a jeté un froid glacial sur le marché boursier américain et General Motors et Ford ont connu un véritable, “jeudi noir” à Wall Street. Les actions des deux colosses de Detroit, déjà basses, ont chuté fortement. Le titre GM a clôturé en repli de 31,11% à 4,76 dollars, tandis que Ford a dégringolé de 21,81% à 2,08 dollars, des niveaux plus vus depuis les années 50. A ces cours, le numéro un de l’automobile américaine, GM, qui fête cette année son centenaire, ne vaut plus que 2,7 milliards de dollars. Ford, un peu moins mal loti, est valorisé 4,7 milliards de dollars par la Bourse.

Qu’adviendrait-il si GM ou Ford ou les deux se cassaient la figure ?? Quoiqu’(il en soit, il est trop tard, la crise est devenue systémique et la récession est en marche. Les belles paroles Sarkosiennes n’y changeront rien.

- Au plan politique :

La relative bonne nouvelle c’est que l’Europe existe enfin ; elle existe à coups de pied au cul mais elle existe ! Ceci coupe l’herbe sous les pieds de tous les souverainismes :

- les souverainistes de droite qui avaient beau jeu de moquer ces pays soit disant Européens qui se refilaient le mistigri à chaque crise. De même s’éloigne aussi, la tentation de l’extrême droite comme l’Europe la connut après la crise de 1929. Nous sommes donc le 1er Janvier 1934 avec moins de chance d’en connaître le 6 mai !

- Les souverainistes « de Gauche » qui ne cessent d’affirmer qu’ils veulent une « autre Europe » sans jamais vouloir dire laquelle en s’appuyant sur les divisions de l’Europe existante. Cette fois, si vous êtes vraiment pour « une autre Europe », il va falloir nous dire laquelle camarades ! Et, de surcroît, inscrire votre action dans une dynamique réellement Européenne.

Et la crise ? Elle va bien, Monsieur, Merci !

Les économies occidentales mais aussi Singapour et d’autres sont entrées en récession ; il est encore trop tôt pour dire comment la Chine ou l’Hinde seront touchées. Ce qui est déjà presque sûr, c’est que les oligarques russes ont perdu 50 % de leur gâteau !

Tout ceci aura des conséquences à court et moyen terme !

La monstrueuse bulle financière de la globalisation a peut-être perdu 50 % mais elle est toujours là ! Juste un peu moins prête à exploser.

Et après, et maintenant ?

Le danger immédiat et le danger souverainiste étant écartés, le capitalisme ayant fait la preuve de sa nocivité, les altermondialistes peuvent avoir une chance historique pour peu qu’ils sachent s’unir et se montrer responsables.

L’une des idées qu’ils défendent est celle de « transformation » : politique, sociale, écologique, économique …. Or, qui dit « transformation suppose des étapes.

Actuellement, l’urgence mondiale est celle de la mise ne place de nouvelles régulations. Nous en appelions récemment, sur ce blog, à un G 20 élargi à l’ONU et aux Forums sociaux.

Ceci rejoint la proposition d’ Inacio Lula Da Silva.

Certes Lula peut-être maintenant classé au Centre Gauche mais, que dit-il ?

Le 23 septembre 2008 , soulignant le lien inextricable qui existe entre la montée du prix du carburant et la crise alimentaire, le président du Brésil, Luis Inacio Lula da Silva, a réclamé à l’ONU une nouvelle architecture financière mondiale capable de damer le pion aux spéculateurs.

« Nous ne devons pas permettre que le fardeau de l’avidité sans limite d’une poignée de gens ne retombe sur les épaules de tous », a déclaré le président Lula da Silva lors de son intervention à l’Assemblée générale de l’ONU, citant l’économiste brésilien Celso Furtado.

« L’euphorie des spéculateurs est la cause de l’anxiété de peuples tout entier alors que se déroulent des désastres financiers qui menacent l’économie mondiale ». « L’intervention indispensable des autorités étatiques a défié les fondamentalistes du marché et montre que l’heure est aux décisions politiques », a-t-il lancé.

Affirmant que les « institutions économiques internationales n’ont ni l’autorité ni les instruments qu’il faut pour contenir l’anarchie spéculative », le président Lula a appelé à les « reconstruire sur des fondations entièrement nouvelles ».

« La nature mondiale de cette crise signifie que les solutions que nous adoptons doivent être aussi mondiales, décidées dans le cadre d’un forum légitime et digne de confiance, et non pas imposé », a plaidé le président du Brésil.

(Source « centre d’actualités de l’ONU)

Le moment est sans doute venu, pour nous, même à titre transitoire (toujours la transformation) de soutenir cette proposition qui n’a jamais eu autant de chance d’être acceptée, même par les américains dans leur panique, pour aller vers des régulations mondiales plus justes et plus citoyennes.

Guy Dutron

13 – 10 – 2008

Pour changer de la crise voyons les Présidentielles américaines ce monde ne respecte décidément plus rien !!

octobre 12, 2008 at 11:36 | In Politique | Leave a Comment
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Pour changer de la crise voyons les Présidentielles américaines ce monde ne respecte décidément plus rien !!

La crise qui nous occupe tous a un peu éclipsé la campagne présidentielle américaine pourtant, il s’en passe de belles !

D’abord, les sondages !

- En ce moment Obama caracole en tête avec 52 % contre 41 à Mac Cain qui, décidément n’a pas le frite ! Je sais, c’est facile !

- Si les choses restent en l’état, nous risquons d’avoir un Président ricain qui est un demi black !! C’est déjà pas mal comme nouvelle ! Les suicides risquent de se multiplier au sein du Ku Klux Klan !

Ensuite les emmerdes ; et Mac Cain les accumule !

- aux prises avec l’Amérique profonde, celle qui croit qu’Obama est arabe, ce pauvre vieux Mac Cain s’est vu contraint de prendre la défense de son rival ! Résultat, il se fait huer et déclenche une véritable hystérie chauvine anti-Obama. Là, j’aurais le choix mais voyons ce qu’en dit « LE SOIR » de Bruxelles.

http://www.lesoir.be/dossiers/elections_us_2008/article_648655.shtml

- Mais il y a pire que Mac Cain et c’est sa colistière Palin : la voici empêtrée dans le scandale du « Troopergate » !! L’ État dont elle est gouverneuse trouve qu’elle aurait un chouïa abusé de ses prérogatives !! Cette fois, direction Paris, c’est « Le Monde » qui s’y colle !

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/10/11/sarah-palin-rattrapee-par-le-troopergate_1105625_829254.html

Mais ce n’est pas tout, voilà que les concitoyens de Dame Palin n’apprécient pas et qu’elle se fait huer à son tour sur la glace d’un terrain de hockey !! Retour à Bruxelles par ces temps de grandes manœuvres européennes ; c’est encore « Le Soir » qui a cafté !!

http://www.lesoir.be/dossiers/elections_us_2008/article_648803.shtml

Tina Fey la caricature qui fait pâlir Palin

Et ce n’est pas tout, voici que la presse déchaînée nous apprend que Palin est caricaturée par une imitatrice qui fait fureur !

Cette fois, c’est l’ « Obs » qui colporte !! Selon lui :

« La comédienne Tina Fey campe une Sarah Palin plus vraie que nature dans l’émission à succès “Saturday Night Live”. Au point que la caricature se confond avec l’original.

L‘extraordinaire succès d’une imitatrice de Sarah Palin, colistière du candidat républicain John McCain dans la course à la Maison Blanche, risque de porter atteinte à son image de “vice-présidentiable”, apprend-on samedi 11 octobre. » …. Si vous ne me croyez pas, vous cliquez ci-dessous !

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/la_presidentielle_americaine_2008/20081011.OBS5360/sarah_palin_embarrassee_par_le_succes_dune_imitatrice.html

Vous voulez que je vous dise ? On vit une époque formidable !!

Allez, une dernière pour la route, avant de reprendre la boulot, à l’aube : Obama casse la Baraque !

Guy Dutron

12 – 10 – 2008

Les dirigeants de la FNSEA embourbés dans une affaire de blé !!

octobre 12, 2008 at 5:05 | In Politique, Société | Leave a Comment
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Les dirigeants de la FNSEA embourbés

dans une affaire de blé !!

Du 1er au 17 octobre, les anciens hauts dirigeants de la FNSEA défendent chèrement leur peau dans une affaire de subventions allouées à leur syndicat.

Depuis le 1er octobre, ce sont les quarante dernières années de la politique agricole française et de ses instruments de gestion que l’on juge à la 11ème Chambre du Tribunal Correctionnel de Paris. Peu connu du grand public, les huit prévenus sont pourtant les barons du monde paysan. Que du beau linge à la 11ème ! Dirigeants de l’établissement financier Unigrains et/ou de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’exploitants agricoles), tous comparaissent pour abus de biens sociaux, complicité et recel…….

Lire la suite sur Bakchich. Info …

http://www.bakchich.info/article5369.html

Joëlle Dichi Secrétaire générale de SUD-CNP sanctionnée malgré un avis défavorable du Conseil de discipline !!

octobre 12, 2008 at 1:10 | In Caisse des dépots, Solidarité | 3 Comments

Joëlle Dichi Secrétaire générale de SUD-CNP sanctionnée malgré un avis défavorable du Conseil de discipline !!

En juin dernier, notre camarade Joëlle DICHI, Secrétaire générale de SUD-CNP et membre de notre coordination, était menacée de sanction.


En juin, face à la demande faite dans la précipitation par la direction de la CNP, nous avions demandé et obtenu le report en précisant que nombre de nos témoins et notre avocat ne seraient pas libre avant la fin de l’été.

La direction de la CDC a tenu compte de nos arguments, et a convoqué un nouveau Conseil de discipline le 21 Août à 14h. Nous aurions préféré le mois de septembre, mais sans aucun doute, cette décision était déjà un pied de nez à l’enseigne de la CNP qui espérait bien se débarrasser de Joëlle et de SUD avant l’été, période qui, comme chacun sait, est toujours propice aux mauvais coups !

Par ailleurs, nous aurions pu, dès réception de la convocation en CAP disciplinaire, introduire une action en référé contre la CDC et la CNP devant le Tribunal administratif de Paris en produisant un document émanant de la DRH et qui constituait la preuve irréfutable de la répression syndicale dont Joëlle faisait l’objet et qui aurait dû conduire la Direction de la CDC à refuser la réunion de la CAP n°3.

Nous y avons volontairement renoncé pour permettre à la CAP (contre laquelle nous n’avions aucun grief en soi) de renvoyer la CNP dans ses buts.

Nous sommes donc allés, le jeudi 21 août devant de conseil de discipline avec les témoins présents. Les absents témoigneraient donc par écrit, leur témoignage n’en serait que plus fort !

Voici donc un extrait du dossier en défense ( sa conclusion seulement car le dossier compte 10 pages) transmis à la parité syndicale du Conseil de discipline de la Caisse des Dépôts. Nous tenons à la disposition de tous l’intégralité de ce dossier. Mais nous ne publions ici que ceux des faits les plus importants car ils sont significatifs du “montage d’un dossier à charge” dont est capable la Direction de CNP Assurances

« CONCLUSION

La Direction de CNP Assurances n’est pas en mesure de prouver ce qu’elle affirme dans son dossier de demande de sanction à l’égard de Joëlle DICHI, dont les 35 ans de carrière à la CNP n’ont jamais donné lieu à sanction et ont plutôt témoigné de son attachement à servir l’Etat et défendre le Service Public.

1) Le rappel à l’ordre concernant la formation coassurance/Réassurances était sans objet et la DRH le savait puisqu’elle a elle-même fixé les jours et heures des RV auxquels elle a reçu Joëlle DICHI ces 2 jours-là.

2) Joëlle DICHI a suivi ladite formation lors de la session des 15 et 16 octobre en remplacement de celle des 20 et 21 septembre, comme en témoignent les feuilles de présence du service formation

3) L’absence partielle du 15 octobre était liée à l’exercice de son mandat syndical, comme en témoigne l’état de pointage WorkFlow (ndlr : système de contrôle des présences à la CNP).

4) Depuis sa reprise d’activité en fin novembre 2006, Joëlle DICHI aurait dû bénéficier de l’accord sur les moyens syndicaux. Or la Direction LES LUI A REFUSES durant toute l’année 2007!

5) Depuis le reconnaissance de la représentativité du syndicat SUD-CNP, et malgré la demande de Joëlle DICHI, la Direction de l’entreprise refuse d’examiner une possibilité de décharge d’activité, alors que l’accord sur les moyens syndicaux le permettrait, mettant ainsi un terme aux préoccupations de l’intéressée, du service dans lequel elle est affectée et aux préoccupations de la DRH.

6) Enfin, et contrairement à l’attention plus que bienveillante qu’elle porte à des ex-élus en rupture de mandats depuis les dernières élections professionnelles, la DRH s’acharne sur Joëlle DICHI,….), et porte atteinte ainsi à sa probité et à la crédibilité de l’ensemble de l’action syndicale du syndicat SUD CNP.

Il ressort de tout cela qu’alors qu’elle voudrait faire croire à des “manquements graves à ses activités professionnelles” de la part de Joëlle DICHI, en réalité, la DRH de CNP Assurances a organisé de manière tout à fait préméditée l’inactivité de Joëlle DICHI dans le but bien précis d’établir un dossier en apparence crédible à une demande de sanction de deuxième niveau, lui permettant d’obtenir, peut-être son déplacement d’office.

En présentant un tel dossier devant la CAP n°3 et en demandant une sanction de 2ème niveau dont la première débattue doit être ” le déplacement d’office”, la Direction tente d’obtenir de la commission de discipline ce que le TGI de Paris lui a refusé : l’anéantissement du syndicat SUD-CNP.

La CAP n°3 de la CDC siégeant en formation disciplinaire avait donc à se prononcer, non sur une affaire disciplinaire, mais sur un procès politico-syndical monté de toutes pièces.

Elle le fit de belle manière !

Elle refusa la sanction demandée par les huiles de la CNP ; La CAP refusa également toute autre sanction à la suite de votes partagés : votes contre de la parité syndicale et abstention de la parité administrative.

Et par un vote à bulletins secrets, s’il vous plait : pas une seule voix POUR !

Comme bourre-pif adressé à P’tit Gillou ( Gilles Benoist – ci-devant DG de la CNP) et à Dame Pagant (DRH de la CNP) qui devra, au passage, s’expliquer sur son témoignage selon lequel elle n’aurait pas reçu Joëlle Dichi le jour où elle est accusée d’absence. Ce témoignage est, en effet, contredit par deux pièces irréfutables du dossier. La justice appréciera !

Heureusement, tous les représentants syndicaux de la CDC, toutes étiquettes confondues, ont fait preuve d’une solidarité sans faille avec Joëlle et ainsi fait honneur au syndicalisme de lutte.

Merci aux élus de la CFDT, la CGT et l’UAI qui ont siégé à la CAP n°3 de la CDC.

Cela étant, la CAP n’émettait qu’un avis consultatif et la balle revenant dans le camp d’Augustin de Romanet de Beaune, ci-devant patron de la CDC, nous nous sommes dans un premier temps gardés de tout commentaire sur l’avis de la CAP.


Tintin reçoit d’autres balles en ce moment et de tous les calibres :

- Sur l’affaire CDC – EADS, c’est pour qui les balles ? Pour Tintin !

- sur le FRR , c’est pour qui la rafale du FRR ? C’est pour Tintin !

- sur le  Fonds souverain “à la Française”, c’est qui qui crache au bassinet ? C’est Tintin !

- sur la faillite de Dexia, c’est pour qui la faillite ? Toujours Tintin. (Nous, on comprend que ça énerve à force !)


Et cette harceleuse de Lagarde dont le nez s’allonge de jour en jour qui chaque matin, au réveil, demande, comme récemment sur le plateau d’Europe 1 : « Combien avons nous perdu ce matin, très cher ? »

Ben tiens, justement : TRÈS CHER, tout cela nous coûte très cher, très chère !

C’est donc dans ce climat délétère et fortement démoralisant que ce cher Tintin se prononça ; autant dire qu’il n’était pas en pleine sérénité :

- ayant suspendue au-dessus de la tête l’affaire CDC – EADS,

- ne pouvant pas grand-chose contre la crise des subprimes,

- ne pouvant rien contre la camarilla de l’Elysée qui le marque à la culotte,

- se demandant à chaque p’tit’ dèj quelle cata va bien pouvoir encore tomber sur son auguste chef,

Il fallait bien qu’il se défoulât, le Tintin !!

Dans les chasses à courre de l’Orne (Tintin est de Bellême), quand on arrive à ce point d’agacement, on file un coup de tatane au premier clébard qui passe, ça soulage ! Mais…Point de clébard au 56 rue de Lille ! Ventre Saint Gris de Scrogneugneu, pensa l’ancien édile Ornais !

Et le blême de Bellême de penser:

” – Pif ! Paf ! Pouf ! Si je colle un blâme à cette pétroleuse de Dichi, ce faisant, je file en douce un coup de pied de l’âne à ce fourbe de Gillou et à sa clique d’incompétents, même pas foutus de monter un dossier disciplinaire crédible !!

Voici donc comment notre camarade Joëlle fût blâmée !!

Soulagé, Tintin s’en fut, peut-être avec un sourire carnassier, demander de ses nouvelles à son ami Pierre Richard qui était dans une mouise noire à Bruxelles au point d’être contraint de démissionner de Dexia ; nous n’aurons pas le mauvais goût de dire que Richard était dans les choux, à Bruxelles, mais y’a pas des kilomètres !!

Les suites

Tout ce petit monde pourrait bien se retrouver (la CNP, la CDC et SUD-CNP), un jour prochain, devant le TGI de Paris. Nous y parlerions de mots qui fâchent : harcèlement, répression syndicale et entrave à l’action syndicale !

Hou la la ! Voilà qui va encore faire désordre mais que voulez-vous, nous sommes ainsi faits : indépendants et irrespectueux au delà de tout quand ces voleurs de libertés essaient de faire leur loi.

Nous ne le ferons pas pour le plaisir mais pour défendre les intérêts du syndicalisme de lutte que représente SUD-CNP.


Joëlle a milité toute sa vie et ne laissera pas faire. Mais, pensez aux autres, à tous les autres, qui ne sont pas fonctionnaires et sont à la merci de l’arbitraire patronal, dans le privé mais aussi dans ce « public » de moins en moins public.

Plus que jamais, nous sommes convaincus que la vraie raison de cette opération de basse police, c’est la pugnacité de Joëlle dans son soutien aux salariés de la plateforme du GIE-GES en avril/mai derniers. Mais c’est aussi et surtout l’incontestable influence du syndicat SUD-CNP qui, au travers de ses actions militantes, mène chaque jour une lutte efficace contre toutes les décisions néfastes de la Direction. La dernière en date étant le projet de création d’une entité commune CDC/CNP/FONGEPAR avec le groupe Médéric de Guillaume Sarkozy.

Souvenons-nous en effet, qu’au Comité Exécutif du GIEGES, siège un dénommé MENEROUD pour le compte de CNP Assurances et FONGEPAR. Or, c’est ce même MENEROUD qui était en charge du projet RETRAITES au moment du conflit au GIEGES.

Nul doute donc qu’il lui fallait, à l’époque, déblayer la voie pour mettre en place ce projet.


Ceci dit, nous n’aurons pas la vanité de dire que “l’affaire DICHI” aurait à elle seule suffi à le faire capoter. Bien d’autres “mouvements de Cour” en sont à l’origine et c’est plutôt à eux que MENEROUD doit la disgrâce d’avoir été dessaisi du dossier.

Enfin ! Comme nous vous l’avons déjà dit, G. MENEROUD a été désigné par le MEDEF au Conseil d’administration de la CNAV. Et comme on peut s’en douter, c’est sûrement pour y confectionner des cocotes en papier… mais nous devons encore avoir là de mauvaises pensées !! Après tout, peut-être qu’il aime ça, les cocotes, le Gérard !

En tout cas, pour nous les choses sont limpides. Les “voleurs de retraites” de tous poils ont leur rond de serviette rue du Faubourg Saint Honoré. Et s’ils bouffent à la gamelle dorée de la République, il est grand temps que nous leur en fassions prendre une …de gamelle!

Hé oui, chers lecteurs, il faudra bien que nous nous mêlions de ce qui nous regarde. Car force est de constater que ceux à qui nous avions délégué ce pouvoir n’aiment guère que nous soyons réellement informés des grands enjeux sociaux et économiques, et que nous nous ré approprions le débat sérieusement.

Alors, ils nous poursuivent, en justice quand ils peuvent, ou ailleurs quand ils pensent avoir les moyens de s’en dispenser !

Aux États-Unis et au Canada, une nouvelle stratégie se répand à grande vitesse. Il s’agit des SLAPPs (Strategic Lawsuit Against Public Participation ). En Français, cela pourrait se traduire par “Poursuite-bâillon” (une action en justice intentée contre un individu ou un organisme dans le cadre d’un enjeu public, destiné à le paralyser politiquement, ou syndicalement).


Un “FERME-TA-GUEULE” juridique en quelque sorte! *

*(Source: SINE HEBDO n°4 du 1er octobre 2008 : HAPPY SLAPPING Texte de Normand BAILLARGEON)

Pour ses protagonistes, il s’agit en fait de mettre un terme à ce qu’ils appellent pudiquement “un surcroît de démocratie”!

Nous croyons qu’il est grand temps de dire à ces bellâtres bêlant en Cour,

que la démocratie, la vraie, ne saurait souffrir de “surcroît”.

Et voilà une bulle que nous nous ferons forts de leur faire éclater à la gueule!

Avec tous les hommages qu’il sied à leur fondement !

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

12 – 10 – 2008

MARINA PETRELLA NE SERA PAS EXTRADEE !

octobre 12, 2008 at 12:25 | In Solidarité Pétition | Leave a Comment
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MARINA PETRELLA NE SERA PAS EXTRADÉE !

Communiqué de presse des collectifs de soutien à Marina Petrella


« Nous apprenons avec joie et un grand soulagement la décision annoncée par le Président de la République française de renoncer à l’extradition de Marina Petrella en application de la clause humanitaire.

Cette juste décision permettra à Marina de retrouver sa famille, se soigner et, nous l’espérons, de reprendre le chemin d’une vie engagée en France depuis plus de 15 ans.

Nous remercions toutes celles et ceux que se sont engagés depuis le mois d’août 2007 et qui ont permis ce dénouement de la raison et du cœur.
Nous n’oublions pas la situation des autres réfugiés italiens en France. Cet espoir d’une vie retrouvée pour Marina doit indiquer la voie d’une solution politique qui reconnaisse définitivement leur présence en France.

Nous invitons toutes celles et ceux qui ont accompagné notre combat de nous retrouver pour un rassemblement de solidarité le 16 octobre à Beaubourg à 18h30 ».

Notre coordination se réjouit de cette bonne nouvelle.

Elle avait apporté sa pierre au soutien de Marina :

- en faisant paraître deux articles sur ce blog en soutien à Marina,

- en accueillant, durant ses deux campagnes électorales législatives et municipales, Fernanda Marrucchelli, l’une des actives animatrices des collectifs de soutien à Marina Petrella,


Vous pouvez, à cet égard, lire l’article de Fernanda paru dans l’Humanité et intitulé “Marina mon amie”

http://www.collectifdu29mai.org/Marina-mon-amie-par-Fernanda.html

- en diffusant les cartes postales de soutien à Marina lors de ses réunions,

- en incitant à signer la pétition de soutien.

Nous souhaitons à Marina que nous savons très éprouvée par son incarcération et la menace qui pesait sur elle de retrouver santé et vie active dans notre pays.

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

12 – 10 – 2008

Pendant la crise économique et financière la crise alimentaire continue !

octobre 11, 2008 at 12:25 | In Altermondialisme, Politique | Leave a Comment
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Pendant la crise économique et financière

la crise alimentaire continue

Alors que le monde a les yeux braqués sur les cours de bourses, la crise alimentaire se poursuit. L’ Éthiopie est cruellement frappée par la sécheresse et le prix des denrées alimentaires. Selon l’ONG britannique Oxfam, 6,4 millions d’ Éthiopiens ont besoin d’une aide d’urgence.

Comment ne pas rester rêveur au vu des moyens déployés par les États et les institutions internationales pour sauver la finance mondiale du naufrage, quand en juin dernier, le sommet de la FAO – l’organisation de l’ONU chargée de l’agriculture et de l’alimentation – qui devait trouver une solution à la crise alimentaire mondiale s’est soldé par un échec ! Jacques Diouf réclamait alors 30 milliards de dollars ! Une misère quand on voit les chiffres annoncé pour « lutter » contre la crise alimentaire.

On sait que Paulson a sorti son chiffre de 700 milliards de dollars, comme ça , au pif ! Beaucoup pensent que ce sera réellement 1.000 milliards de $ ! En fait, personne ne sait, personne ne connaît les « mauvaises nouvelles » planquées dans les comptabilités des institutions financières et AIG vient d’avouer avoir truqué des comptes !!

Quoiqu’il en soit, c’est pour l’ Éthiopie que l’ONG Oxfam demande aujourd’hui aux pays riches – ils le sont encore bien assez – de ne pas oublier la famine qui frappe. La sécheresse qui sévit dans ce pays rappelle celle qui l’a déjà touchée dans les années 80 et qui en avait fait un symbole de la malnutrition.

Depuis le mois de juin, le prix des denrées alimentaires a augmenté de plus de 40% du fait de la spéculation dont nous voyons aujourd’hui les résultats.

.Le nombre d’ Éthiopiens qui ont besoin d’aide alimentaire pour survivre a grimpé au rythme de la flambée des prix ; il est passé du chiffre déjà énorme de 4,6 millions à 6,4 millions, selon Oxfam, qui s’appuie sur des chiffres de l’ONU et du gouvernement éthiopien.

En mai dernier, l’Unicef comptabilisait déjà 126.000 enfants ayant besoin d’une aide alimentaire d’urgence, sous peine de risquer la mort par malnutrition. Des dizaines de milliers d’entre eux ont déjà subi ce sort. L’Ethiopie compte 80 millions d’habitants.

L’ONG demande aux “pays riches de redoubler leurs efforts d’aide pour éviter un désastre”, soulignant que “les rations de céréales fournies aux bénéficiaires ont été réduites d’un tiers parce qu’il n’y a pas assez de nourriture qui arrive dans le pays”.

Cet appel tragique parviendra-t-il à couvrir le vacarme des bourses qui s’effondrent ?

Le 22 septembre, le Programme alimentaire mondial de l’ONU (PAM), avait lancé un appel aux dons de 460 millions de dollars (318 millions d’euros) afin de venir en aide aux Éthiopiens. Le compte n’y est toujours pas.

Ce monde est sans morale, sans solidarité sauf quand il s’agit de fric, du sacro saint fric qu’il s’agit de sauver !

Un autre monde est, plus que jamais nécessaire

Guy Dutron

11 10 2008

Crise financière et économique and the looser is too …. la social démocratie !!

octobre 11, 2008 at 2:09 | In Economie, Politique, Refonder la Gauche | Leave a Comment
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Crise financière et économique and the looser is too …. la social démocratie !!

La social-démocratie européenne avait déjà le blues ! Il y a un peu plus de dix ans, elle était au pouvoir presque partout en Europe.

Le mini-sommet de crise réuni par Nicolas Sarkozy à l’Elysée samedi 4 octobre marque l’ampleur du recul historique : seul Gordon Brown l’y représentait et encore s’agit-il d’un travaillisme ramolli par l’usure du pouvoir.

Avec l’Espagne et le Portugal, la Grande-Bretagne est la dernière survivante de l’”Europe rose”.

Or le tremblement de terre qui mine le capitalisme financier et s’étend maintenant à l’économie mondiale risque bien d’accroître le malaise dont souffre le socialisme européen.

Le paradoxe est total : cette crise du libéralisme mondialisé devrait offrir à la gauche l’occasion de sortir de son blues et de relever la tête. Ne plaide-t-elle pas depuis toujours pour la défense de l’ État-Providence, pour le retour à l’ État, pour la régulation des marchés financiers, pour une politique européenne plus volontariste et pour une gouvernance mondiale plus rigoureuse.

Elle devrait triompher ; elle apparaît encore plus inaudible, comme paralysée.

Pour trois raisons.

D’abord la crise étrangle chaque jour un peu plus la croissance européenne, déjà atone depuis des années. Les politiques de redistribution et de solidarité (retraites, sécurité sociale, assurance-chômage, etc.) qui sont au cœur du modèle social-démocrate vont être encore plus menacées.

Ce soir, le CAC 40 a perdu 58,8 depuis fin Mai : qu’est ce qu’il lui faut ???

Ensuite, une droite décontractée est à l’offensive dans la plupart des pays européens. Depuis quelques jours, les critiques les plus virulents de la folie des marchés et les avocats les plus remuants du retour de la puissance publique sont à droite !!!

Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, pourtant ténors, récemment encore, du libéralisme le plus échevelé ! C’est de la poudre aux yeux, évidemment ! Sarko ne croit pas un mot de ce qu’il dit mais il s’adapte sans vergogne !

En face les socialistes font pâle figure et grise mine !

Très récemment, l’un des plus opportunistes et retouneur de veste des socialistes français, Julien Dray, a fait semblant de découvrir le problème en déclarant que les motions de Reims ne parlaient pas de la crise parce que celle-ci n’existait pas quand elles ont été écrites.

Quel aveu ! Dire cela c’est avouer qu’il y a quelques mois, alors que beaucoup (dont notre blog) prédisaient cette crise, le PS ne faisait aucune analyse sérieuse occupé qu’il était par son combat des chefs !

Mais de plus, ce que dit Dray est faux : la motion Aubry et surtout la motion de Benoît Hamon en parlent abondamment de cette crise. L’initiative Dray doit donc être analysée comme une tentative de dédouanement de sa propre motion, celle de la Dame aux Caméras du Poitou qui n’a joué que sur la pipolisation.

La motion Royal et Royal elle-même ont donné naissance à une nouvelle tendance au PS après le one woman show du Zénith !!

Dans le passé, un vieux socialiste iconoclaste disait qu’en plus des tendances connues, il y avait, au PS, la tendance Béluga (pour le caviar) et la tendance Lubéron (pour les résidences secondaires de standing).

De nos jours, Bécassine ajoute une nouvelle tendance à ce florilège : la tendance télévangéliste !!

Enfin, la gauche ne propose pas de modèle alternatif. Tiraillée entre la défense du modèle d’hier, elle apparaît conservatrice et son renoncement idéologique est vécu par beaucoup de ses électeurs comme une trahison !

Bien sûr, elle utilise maintenant l’ex gros mot d’ »alternative » alors qu’il y a peu, elle ne parlait que d’ « alternance », c’est à dire de conquête « des places » !!

La vieille gauche n’arrive pas à inventer la social-démocratie du XXIe siècle mais existe-t-elle ?? Incapable d’engager cette bataille intellectuelle elle est, de surcroît, sapée par les combats de chefs ; en France et ailleurs !

La Gauche radicale et anticapitaliste aurait un boulevard devant elle pour peu qu’elle sache s’unir. Encore faudrait-il qu’elle ne se contente pas d’opposition permanente !!

Pour les citoyens européens qui n’ont pas renoncé aux valeurs progressistes d’égalité, de solidarité et de justice, les temps sont difficiles et les vaches sont maigres pour les moutons noirs !

Il ne faudrait pas que « la gauche de la gauche » désespère la gauche citoyenne.

Guy Dutron

11 – 10 – 2008

Durant la crise économique et financière les obscénités se poursuivent et les dirigeants se rincent la gueule !!

octobre 10, 2008 at 11:16 | In Economie, Politique | Leave a Comment
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Durant la crise économique et financière les

obscénités se poursuivent et les dirigeants

se rincent la gueule !!

Ce soir, à la bourse de Paris, le CAC 40 a clôturé

à – 7,73 % depuis le 26 mai 2008, le CAC a perdu

58,8 % de sa valeur

En Belgique, Fortis est au fond du trou mais ses dirigeants se gobergent !

La cotation du titre Fortis ne reprendra très probablement pas avant le début de la semaine prochaine, selon le ministre des Finances belge Didier Reynders. Après Deminor, VEB, une association d’actionnaires néerlandais, a saisi le tribunal d’Amsterdam dans le but d’obtenir des éclaircissements sur la situation de Fortis. Tout va donc assez mal !

Le cabinet du ministre et la CBFA sont en train de plancher sur un mécanisme permettant aux actionnaires de récupérer la part qui leur revient dans les bénéfices du groupe et dans la plus-value réalisée lors de la revente de ses actifs par l’Etat, déduction faite des frais encourus par l’Etat, a expliqué Didier Reynders. Tant que ce mécanisme n’est pas arrêté et donc que sa valorisation n’est pas connue, la cotation ne reprendra pas.

C’est pendant ce marasme, alors que l’Etat a dû voler à son secours il y a quelques jours que Fortis invite 50 personnes à manger dans un des restaurants les plus chers de Monaco. Fortis se défend en expliquant que « de tels événements sont une pratique courante ». Apparemment, ses conneries financières aussi étaient « pratique courante » !

L’ Hôtel de Paris à Monaco

La branche assurances de Fortis, rachetée lundi par BNP-Paribas, a invité vendredi 50 personnes à participer à un « événement culinaire » dans l’hôtel le plus cher de Monaco, l’ Hôtel de Paris,pour un coût de 150.000 euros, rapporte le quotidien flamand De Morgen. Dans ce bel hôtel, il se trouve même un restaurant haut de gamme : Le Louis XV !

Le restaurant Louis XV d’Alain Ducasse à l’hôtel de Paris – Monaco -

C’est bien le moins et ce Louis XV dépend du grand Alain Ducasse. Sa troisième étoile au Michelin lui ayant valu récemment (23 juin 2008) de se voir naturaliser monégasque par Décret personnel de Bébert II de Monaco, le grand Ducasse est, de la sorte, à la fête mondialisée.

Pour ce qui est des “Ducasses”, nous en avons une autre conception dans notre  Nord et en Belgique que celle bien mondialisée du tenancier du Louis XV ce qui ne nous empêche pas de trouver sympathique que tout ce petit monde passât un jour au “Tourniquet”. (Tourniquet : nom d’un manège dans las ducasses du Nord).

$Finalement, tout bien pesé, il est normal que Fortis aille claqer son fric à Monaco, en effet, entre Bébert II de Monaco et Bébert II de Belgique, il y a comme un cousinage !! L’un sert les fraises et l’autre les sucre  !!

Ci-dessous, le tarif affiché à l’ Hötel de Paris de Monaco

Source : http://www.hoteldeparismontecarlo.com/-Rubrique-1-.html

Chambres et suites

Très haute saison

Haute saison *

Basse saison *

Junior suite cour

A partir de 980 €

A partir de 830 €

A partir de 740 €

Exclusive ville

755 €

625 €

A partir de 525 €

Exclusive mer

930 €

780 €

A partir de 675 €

Junior suite mer ou Casino

A partir de 1480 €

A partir de 1150 €

A partir de 1015 €

Simple suite

A partir de 2755 €

A partir de 2675 €

A partir de 2040 €

Exclusive Casino

930€

780€

A partir de 675€

Supérieure cour

620 €

515 €

A partir de 410 €

Appartement Churchill

Sur demande

Sur demande

Sur demande

Double suite

A partir de 3495 €

A partir de 3495 €

A partir de 2750 €

Suite Garnier

Sur demande

Sur demande

Sur demande

Si vous cherchez ce que signifie « sur demande », ne cherchez plus, c’est BEAUCOUP PLUS CHER ENCORE !!!!!

Aux États-Unis, AIG ne fait pas mieux

Il faut faire confiance à l’autorégulation“, scandent encore quelques néolibéraux toujours convaincus par l’infaillibilité d’un système qui vole pourtant en éclats sous leurs pieds sans se soucier du ridicule.

Mais l’affaire AIG se complique et certains commentateurs n’hésitent plus à parler d’une nouvelle affaire Enron. Depuis qu’AIG, la première compagnie d’assurances mondiale, a avoué, la semaine dernière, avoir truqué ses comptes et surévalué ses fonds propres de 1,7 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros), Wall Street a peur. Et pour cause. La principale activité de la société est la réassurance, c’est-à-dire qu’elle assure les compagnies d’assurances contre les risques qu’elles ne peuvent pas assumer seules. Une faillite représenterait donc un risque pour le système financier dans son ensemble. On est loin d’en être là, mais la Réserve fédérale américaine suit l’affaire de près.

Quand nous vous disions que bien des institutions financières planquaient leur misère dans les circonvolutions de leur comptabilité !!

St Regis, un petit coin de paradis … pour faussaires potentiels ??

Dans le même temps, l’assureur AIG, nationalisé aux frais de la princesse Contribuable, a offert, lui, un séminaire d’un demi million de dollars à ses cadres. Cette petite réunion informelle entre financiers géniaux s’est déroulée dans la station balnéaire de Saint Régis, au sud de Los Angeles.

Golf du Monarch Beach à St Regis

AIG, grand seigneur, a réglé sa note rubis sur l’ongle après avoir bénéficié d’un prêt de 85 milliards $ du gouvernement américain qui lui a permis d’éviter la faillite le mois dernier. Soit largement de quoi s’offrir les services de l’un des plus luxueux hôtel des États-Unis. Visiblement, même dans la crise, “la firme” demeure une famille unie.

L’autorégulation versus AIG !!

Dites donc, les nuls de haut niveau, vous ne trouvez pas que ça suffit comme ça, l’indécence et l’obscénité ?

Guy Dutron

10 – 10 – 2008

Crise économique et financière la proposition Accoyer est une manifestation moderne de la mentalité d’immigré !!

octobre 10, 2008 at 3:05 | In Economie, Politique | 2 Comments
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Crise économique et financière la proposition Accoyer est une manifestation moderne de la mentalité d’immigré !!

(en ce moment, le CAC 40 est à -9,11%)

Dans un entretien publié vendredi 10 octobre par Les Echos, le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, propose pour sortir de la crise bancaire et financière de lancer “un grand emprunt d’Etat” et de “réfléchir aussi à une amnistie fiscale pour nos compatriotes qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux, sous condition bien sûr de souscrire à cet emprunt d’Etat”.

Nous ne devons nous interdire aucune voie de réflexion afin que la France puisse sortir de cette crise et rebondir le mieux possible. S’agissant de l’amnistie, je pense à nos compatriotes, pas aux dirigeants qui ont pu être défaillants”, explique-t-il. “Même si son système bancaire est plus solide qu’ailleurs, la France aura quand même à faire face aux conséquences de cette crise. Donc nous devons mobiliser toutes nos forces. D’autant plus qu’il nous faut continuer à assainir nos finances publiques”, ajoute M. Accoyer.

Accoyer n’est qu’une version moderne de Louis V Joseph de Bourbon-Condé

À la Révolution française, Condé s’oppose au doublement du tiers état. Il est un des premiers à quitter la France et émigre juste après la prise de la Bastille aux Pays-Bas puis à Turin Il organise une armée à Worms, sur les bords du Rhin tandis que les frères du roi établissent leur quartier général à Coblence où naitra plus tard, ironie de l’histoire, un autre représentant de cette mentalité de soumission : un certain Valéry Giscard D’Estaing

Stationnée sur les bords du Rhin en 1794 et 1795, l’armée de Condé passe ensuite sous le contrôle de la Grande-Bretagne, de l’Autriche et de la Russie qui assurent successivement son entretien.

En 1797, après le traité de Campoformio, le prince de Condé et son armée passent au service du tsar de Russie.

Bernard Accoyer est Médecin oto-rhino-laryngologiste et, le moins que l’on puisse dire, c’est « qu’il ne manque pas d’air » !!

En faisant cyniquement la proposition d’amnistie qu’il vient de faire, pour faciliter le retour des milliards de la spéculation passés dans les paradis fiscaux se situe dans le droit fil de ces immigrés traitres à la France révolutionnaire.

C’est un nouveau « milliard des immigrés » que nous propose Accoyer, (en service commandé pour que Sarko puisse mieux refuser ? ) et, pour ce fait, devrait relever de la Haute Trahison !!

Puisque nous sommes en Europe, nous pourrions le juger …. A Koblenz !!

Guy Dutron

10 – 10 – 2008

Crise économique et Financière Les bourses replongent après la réouverture des ventes à découvert

octobre 10, 2008 at 1:55 | In Economie, Politique | 1 Comment
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Crise économique et Financière Les bourses replongent après la réouverture des ventes à découvert

La vente à découvert, après tout, vous n’êtes pas obligés de savoir ce que c’est ! Voici donc, ci-dessous une petite explication synthétique de cette technique financière hautement spéculative.

La vente à découvert

Mode d’emploi

Vendre un titre que l’on ne possède pas mais dont on suppose qu’il va baisser pour réaliser un bénéfice, c’est une VAD – vente à découvert. Celle-ci permet à l’investisseur de spéculer à la baisse ou de couvrir son portefeuille. Le point sur ce type d’opération.

DÉFINITION D’UNE OPÉRATION DE VENTE À DÉCOUVERT

La vente à découvert permet d’emprunter un titre à un intermédiaire financier pour le vendre sur le marché, avec la promesse de le racheter à une date ultérieure afin de le lui rendre. En somme, la vente à découvert ou VAD, est une opération SRD, permettant de vendre à crédit des titres que l’on ne détient pas encore.

LES INTÉRÊTS DE CE TYPE D’OPÉRATION
1. Réaliser des plus-values même sur des marchés ou des valeurs en baisse.
2. Profiter de l’effet de levier pour multiplier ses possibilités d’investissement et de gain.
3. Protéger son portefeuille boursier pour compenser une éventuelle correction du marché sur les autres titres possédés.

LES VAD EN PRATIQUE
Lorsqu’un investisseur a pris une position de vente à découvert avec SRD, deux possibilités s’offrent à lui :
- Déboucler sa position avant la liquidation, c’est-à-dire racheter les titres en Bourse avant d’avoir à les livrer. Il obtiendra alors la différence entre le prix de vente initial et le prix de rachat des titres. – Proroger sa position sur le mois suivant, au plus tard le jour de la liquidation, si le cours n’a pas suivi l’évolution escomptée.
Les titres sont alors automatiquement achetés et revendus au cours de compensation.

LA COUVERTURE ET L’EFFET DE LEVIER
Pour vendre à découvert, il est nécessaire de déposer une couverture : 20 % du montant de l’engagement SRD pour des espèces ou bons du Trésor’ ; 25 % pour des obligations’ et 40 % pour des actions’ (hors warrants). Ce montant est ré estimé après chaque prorogation en fonction du cours de compensation.
Ce mécanisme permet ainsi à l’investisseur de bénéficier d’un effet de levier très attractif coefficient multiplicateur de 5 pour les espèces. Une baisse de 5 du cours équivaut dans ce cas à une plus-value de 25 %’ sur le capital initial.

EXEMPLE : Si un investisseur possède 100 € en espèces, il peut investir jusqu’à 500 € à découvert. II vend 10 titres à découvert d’une valeur de 50 € le 10 septembre. Le 20 septembre, l’action ne valant plus que 47 € suite à une baisse de 6 %, il les rachète, pour un montant de 470 €
2. Le jour de la liquidation le 24 septembre, l’investisseur réalise un gain de 30 €,, soit une plus-value de 30 %.

LES RISQUES : les ventes à découvert constituent une stratégie de placement très spéculative et très risquée. Contrairement aux achats à découvert, Le montant de perte est illimité. Lors d’un achat à découvert, en cas de chute du marché, la perte ne peut excéder la valeur de l’action multipliée du nombre de positions détenues. Dans le cas d’une VAD, ce montant est sans limites si le cours du titre s’envole. Cet outil doit donc être employé avec vigilance et ne pas représenter une part importante d’un portefeuille boursier.

PETIT GLOSSAIRE DU SRD
SRD : Service de règlement différé.
Liquidation : cinquième séance de Bourse avant la fin du mois.
Déboucler sa position refermer sa position par une opération de vente ou d’achat de sens contraire à l’opération SRD initiale.
Prorogation : report d’une position jusqu’à la prochaine liquidation.
Cours de compensation cours de clôture de la séance précédant la liquidation.

Dans ce domaine, la FED vient de donner un exemple d’insigne irresponsabilité.

Après avoir interdit la vente à découvert, la FED les a ré autorisées hier ce qui explique l’effondrement de Wall Street, hier, à une heure de la clôture.

Cette nuit, ces ventes à découvert expliquent aussi l’effondrement de Tokyo car tout le monde s’est rué sur la première bourse à ouvrir.

Quand vous aurez compris le mécanisme des ventes à découvert qui sont une spéculation à la baisse, vous comprendrez aussi que le second crack en cours signifie que plus personne n’a confiance dans le système actuel.

Il en faut donc un autre et ce n’est pas le G7 actuel qui peut le décider.

Les pays membres du G 20

Il y a donc urgence à réunir un G20 en présence du groupe FMI-Banque mondiale et du Secrétaire général de l’ONU.

Les nouvelles régulations à mettre en place devront , en effet, être mondiales, démocratiques et citoyennes.

Le seul cadre possible et juste de définition de ces régulations devrait être une ONU rénovée intégrant les Forums Sociaux

Guy Dutron

10 – 10 – 2008

Benoît XVI veut béatifier Pie XII une inquiétante dérive de l’église catholique officielle se poursuit.

octobre 10, 2008 at 12:58 | In Politique, Société | 1 Comment

Benoît XVI veut béatifier Pie XII une inquiétante

dérive de l’église catholique officielle se poursuit.

Mon Dieu pourquoi suis-je tombé si bas !

Que nous ayons touché un pape réactionnaire, personne n’en doute plus ! Les bruits les plus fantaisistes ont circulé sur le « passé nazi de Joseph Ratzinger » , essayons de regarder cela sans passion excessive

Le passé de Joseph Ratzinger :

En 1939, Joseph Ratzinger a 12 ans. Il est décidé qu’il ira au séminaire, avec son frère aîné. Le 25 mars de la même année, l’État nazi promulgue une loi obligeant tous les enfants de 10 à 18 ans à rentrer dans les Jeunesses hitlériennes sous peine d’emprisonnement pour les parents. Le séminaire de Traunstein, obéit.

Les HJ ( Jeunesses Hitlériennes) étaient l’une des six branches du NSDAP (Parti national socialiste). L’objectif était de former les esprits dès l’enfance pour construire un Etat intégralement SS, car les nazis savaient qu’ils ne pouvaient pas emporter l’adhésion totale chez les allemands les plus âgés.»

La première génération de HJ, celle qui s’était engagée volontairement à partir de 1933 et formait l’ossature des SA et des SS, était dénommée Stamm HJ, les «Jeunesses hitlériennes de souche». La Pflicht HJ, la Jeunesse hitlérienne obligatoire ­ celle de Joseph Ratzinger ­ comprenait tous ceux qui ne s’étaient pas encore inscrits. Ces derniers n’étaient pas obligés de se faire confectionner un uniforme car leur «service» était beaucoup plus limité que celui des «vraies» Jeunesses hitlériennes

A l’époque Joseph Ratzinger ne se révolta pas

Dans ses écrits, le pape dit être entré dans les HJ en 1941, à l’âge de 14 ans. Au terme de la loi, il aurait déjà dû être membre des Jungvolk ; le groupe des «10-14 ans».

A partir de 14 ans, en revanche, la formation, qui comprenait aussi des cours sur les races, devenait plus intensive. Selon le dernier chiffre disponible, les HJ comprenaient en mai 1939 8,7 millions de jeunes Allemands, soit 85,1 % de la population de 10 à 18 ans. Parmi les 15% restants se trouvaient les non-inscrits, les dispensés et ceux que le Reich n’estimait pas assez forts.

Sur les sentiments de Ratzinger, sur ses pensées, le futur pape n’a pas écrit grand-chose. Aucune mention du sort fait aux Juifs. Pas de trace de révolte ou de nausée comme celle décrite par l’ écrivain autrichien Thomas Bernhard dans son roman autobiographique « Un enfant ».

En 1943, comme tous les élèves de sa classe, Joseph Ratzinger a été incorporé d’office comme auxiliaire de la DCA à Munich. En septembre 1944, il entre dans la Wehrmacht sous les ordres de la légion autrichienne qu’il qualifie dans ses écrits de «vieux nazis» et d’«idéologues fanatiques ». Une des rares notations critiques du futur Pape sur le nazisme.

Profitant du chaos qui règne dans les troupes à l’approche des Alliés, Joseph Ratzinger, 18 ans, quitte l’armée et rentre chez lui début mai 1945. Identifié comme soldat, les Américains l’internent dans un camp avant de le libérer le 19 juin 1945. Également fait prisonnier, son frère Georg revient un mois plus tard. Les frères Ratzinger n’étaient certainement pas des nazis. Mais, comme les millions d’ Allemands nés avant 1930, ils ont servi le IIIe Reich.

Benoit XVI relance la béatification de Pie XII !

Aujourd’hui, lors d’une messe au Vatican commémorant le cinquantième anniversaire de la mort de Pie XII, Benoît XVI a souhaité la poursuite du procès en béatification de ce pape qui fait l’objet d’une polémique pour son attitude jugée trop passive face à la Shoah et le nazisme. Benoît XVI a estimé que Pie XII s’était dépensé sans compter “pour la défense des persécutés sans aucune distinction de religion, d’ethnie, de nationalité et d’appartenance politique”, notamment pour les juifs menacés d’extermination, et regretté que le débat historique à son sujet n’ait “pas toujours été serein”.

En somme, selon Benoit XVI, Pie XII aurait fait, comme Pétain, don de sa personne à l’église et soulagé quelques malheurs ! Malheureusement, ce n’est même pas vrai !

Pie XII connaissait parfaitement la situation.

Le 14 juin 1942, l’archevêque de Fribourg, Mgr Gröber, informa le Saint-Siège des massacres de juifs dans les pays de l’Est. La même année, l’évêque d’ Osnabrück, Mgr Berning, s’adressa ainsi au Pape : “l’élimination totale des juifs subsiste clairement”, que peut-il arriver ? Les évêques peuvent-ils lancer depuis leur chaire une protestation publique ?”. Demande-t-il.

Le nonce apostolique de Suisse, Mgr Bernardini fut contacté par Gerhart Riegner, membre du congrès Juif Mondial, qui avait établi un recensement des persécutions sur les juifs dans toute l’Europe. Le Vatican ne fit rien !

En 1942, un résistant catholique polonais est sollicité par des juifs du ghetto de Varsovie pour témoigner auprès du Vatican. Ces résistants juifs pensent que les autres juifs ne se laisseront pas faire s’ils sont mis au courant, et que l’Eglise catholique est assez influente pour prévenir tout le monde des atrocités commises. Ils veulent aussi que Pie XII “ferme les portes du paradis à ceux qui les persécutent”. Le résistant polonais, Jan Karski, est rentré puis reparti clandestinement du ghetto où il a pu voir les conditions de traitement des juifs. Ensuite celui-ci a traversé l’Europe pour rejoindre le président polonais exilé à Londres. Ce dernier a prévenu le Pape des barbaries perpétrées sur les juifs en Pologne. Le Pape s’est alors contenté, à Noël 1942, d’exprimer ses “vœux pour ceux qui, pour simple question de race, sont condamnés”.

La vache !!!!! Quel courage ! Il ne se mouillait pas trop le Papy !!

Le 16 octobre 1943, 1259 juifs de Rome sont déportés sous les fenêtres du Vatican, le Pape ne tente pas d’empêcher, par sa présence, le départ du train. Il se contente de faire ouvrir les portes des couvents de Rome pour sauver, quand même, quelques centaines de juifs.

Le 20 juin 1944, le nonce apostolique de Tchécoslovaquie reçoit Rudolf Vrba, un évadé d’Auschwitz, qui lui décrit la situation dans ce camp et qui lui explique qu’une nouvelle ligne de train vient d’être créée pour augmenter les capacités d’extermination. Ces informations seront conservées précieusement par le Vatican ; les historiens d’aujourd’hui le savent

Malgré toutes les données récoltées par les alliés et l’Eglise catholique, personne n’a bougé.

Même les historiens catholiques reconnaissent que Pie XII n’a jamais condamné publiquement la politique antisémite des nazis. Le Vatican aurait pu, par exemple, excommunier les nazis et appeler les catholiques à résister.

Léon Degrelle faisant le salut nazi                                   Affiche de la Légion SS Wallonie

Un seul nazi a été excommunié, ce fut le Belge Léon Degrelle, le chef des fascistes belges, membre des SS. Celui-ci fut excommunié pour avoir porté l’uniforme pendant une messe et pour avoir agressé un prêtre. Ainsi le Pape a excommunié un nazi, non pas parce qu’il était nazi mais parce qu’il avait attaqué un membre du clergé !!! Tout de même pas parce qu’il était belge, n’exagérons rien !!

La situation aujourd’hui :

Dans son homélie d’aujourd’hui, Benoît XVI a déclaré que Pie XII a agi “souvent de façon secrète et silencieuse parce que, à la lumière des situations concrètes de ce moment historique complexe, il a eu l’intuition que c’était le seul moyen de pouvoir éviter le pire et de sauver le plus grand nombre possible de juifs”.

Benoît XVI n’a pas précisé dans quel délai il signerait le décret qui permettrait cette béatification. Mais il y a un hic ; pour être bouclé, le dossier de Pie XII attend toujours un miracle qui puisse lui être imputable !!!

Point de miracle à l’horizon pour le moment mais Habemus Papam et, bon Dieu, quel boulet !!

Nouvel article récent : Préservatif et autres conneries Il va pas fermer sa gueule Ratzinger ???

Guy Dutron

9 – 10 – 2008

Crise économique faillite Islandaise et indécence politique

octobre 9, 2008 at 2:34 | In Economie, Politique | 4 Comments
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Crise économique faillite Islandaise et indécence politique

Islande en Faillite !

« Au bord de la faillite » ! Le Premier ministre islandais n’y est pas allé de main morte pour retracer la situation financière.

Geir Haarde premier ministre

Après une euphorie économique sans précédent dans son histoire, l’Islande paie le prix de son engagement dans une économie intégralement dérégulée.

En novembre 2007, l’Islande était encore l’une des plus belles réussites économiques occidentales, témoin sa place en tête du classement des endroits où il faisait bon vivre sur la planète soigneusement médiatisée par les néolibéraux de tout poil.

.L’île avait éjecté la Norvège de la première place et dominait la liste de 177 pays établie par les Nations unies et qui compare le revenu par habitant, l’éducation, la santé et l’espérance de vie.

Le pays, qui ne compte que 320 000 habitants, avait accompli un prodige économique et tous les oracles officiels l’encensaient. Les Islandais soient également considérés comme les renards libres les plus heureux du monde dans le poulailler libre.

L’Islande avait connu l’explosion d’un système bancaire la plus rapide au monde. Nul ne pensait donc, parmi ses zélateurs, qu’à l’issue de cette expansion flamboyante le pays se retrouverait pris au piège de dettes dépassant les 100 milliards de dollars, des dettes qui font se décomposer un PIB aujourd’hui évalué à 14 milliards de dollars.

Hier mardi, la cotation des actions de six grandes institutions financières a été suspendue, tandis que le gouvernement s’efforçait d’éviter l’écroulement. Les taux d’intérêt ont été bombardés à 15,5 % dans l’espoir de contenir l’inflation.

La couronne islandaise est en chute libre sur le marché international des devises, et seule la devise zimbabwéenne, en pleine cata avec son vieux dictateur, est dans une situation plus grave ! Bravo les néocons !!

Glitnir, une des six banques du pays, a été nationalisée. Une autre réclame de l’argent à ses clients sans souci de l’indécence. Les devises étrangères s’épuisent, les banques internationales refusent de prêter.

Geir Hilmar Haarde est l’actuel Premier ministre de l’Islande depuis 2006

Geir H. Haarde est né à Reykjavík la capitale de l’Islande. Il a effectué ses études à l’Université de Brandeis, petite mais prestigieuse université du Massachusetts, aux États-Unis. Avant d’entrer à l’Althing ( le parlement unicaméral d’Islande), il a travaillé comme assistant spécial du ministre des finances de l’Islande, et comme économiste à la Banque centrale d’Islande. Un spécialiste, donc, versus néocon toujours !!

L’ultra libérale Islande devient dirigiste pour sauver son économie

L’ Islande a nationalisé ce mardi la deuxième banque de son pays. La veille, le Parlement a voté une série de lois permettant un contrôle total du gouvernement sur le système bancaire. Du jamais vu en Europe. L’ État qui prônait une politique ultra libérale depuis des années, opère un virage à 360° en décidant de reprendre en main tout son système bancaire.

Le Fonds monétaire international a décidé d’envoyer une équipe en Islande pour juger de l’étendue des dégâts et envisager une restructuration du système en profondeur.

Bref, en Islande comme ailleurs, le capitalisme débridé a fait pschitt comme font les jolis geysers du pays !

Eric le Rouge

Quand on pense qu’il y a 1020 ans qu’ Éric le Rouge quitta le pays pour être le premier à conquérir l’Amérique par son fiston interposé, il y a là comme un cruel retour du balancier historique !

D’ici à ce que l’Islande se retrouve sous tutelle du FMI comme un quelconque pays de basanés, y’a pas des kilomètres !

Si l’Islande est le pays des sagas, celle-ci n’est pas la meilleure qu’elle nous ait servi !

Guy Dutron

8 – 10 – 2008

Communiqué du collectif “NON A L’EDUCATION BIOMETRIQUE” de l’Hérault. N’hésitez pas à les contacter. Merci.

octobre 8, 2008 at 6:11 | In Politique, Société | Leave a Comment
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Communiqué du collectif “NON A L’EDUCATION BIOMETRIQUE” de l’Hérault. N’hésitez pas à les contacter. Merci.

Nous relayons bien volontiers, ce communiqué de nos camarades de l’Hérault membres de ce collectif

Nous, citoyens, parents d’élèves, organisations signataires de ce texte, dénonçons la mise en place de bornes biométriques dans certains établissements scolaires de l’Hérault où des machines destinées à reconnaître le contour de la main conditionnent l’accès des enfants aux cantines scolaires.

En dépossédant les enfants de l’usage de leur nom patronymique, cette technique réduit dangereusement l’identité de chacun à un simple code basé sur l’enregistrement d’une particularité physique.

Par ailleurs, nous nous interrogeons sur l’utilité de ces bornes pour le bien-être des élèves et sur leur place dans le projet pédagogique.

L’argument de la sécurité, de l’efficacité, mis en avant par les établissements, ne nous semble pas évident, bien au contraire.

Nos craintes sont décuplées par les liens éventuels de ces fichiers biométriques avec les autres fichiers utilisés dans l’ Éducation nationale (Base-élèves pour le primaire, Sconet pour le secondaire), de même qu’avec les autres outils dits de surveillance, telles les caméras de vidéo. Les entreprises commercialisant les logiciels biométriques argumentent d’ailleurs sur la possibilité de croiser les fichiers de présence, de notes et de comportement avec celui de la cantine. Dans le cadre de la loi de prévention de la délinquance, ces données détenues par l’éducation nationale peuvent être partagées, entre autres, avec les services de police, les collectivités territoriales (mairies, conseil généraux), les organismes publics ou para-publics (CAF, bailleurs sociaux).

De plus, l’annonce récente du fichage des enfants de plus de 13 ans via le fichier Edvige 2ème version montre bien qu’une politique globale de fichage de la population est en cours, dans la continuité du fichier de police STIC dans lequel 25 millions de français sont enregistrés.

Pour nous l’éducation doit permettre l’épanouissement des enfants, dans le respect de leur intégrité physique et morale. L’école a pour mission d’éduquer à l’exercice de la liberté et non pas d’habituer les enfants à un contrôle social permanent. Les rapports humains, qui sont le propre d’une vie en société n’ont pas à être subordonnés au rapport à la machine.

Nous nous sommes donc réunis en collectif pour dénoncer et combattre l’installation de bornes biométriques dans les communautés éducatives.

Nous appelons les familles partout où les bornes biométriques ont été installées à refuser que leurs enfants utilisent ce genre de dispositif et qu’un système de remplacement soit mis en place, comme le prévoit la déclaration unique de la CNIL n° AU-009 d’avril 2006.

Vous invitons toutes les personnes préoccupées par ces questions-là à prendre contact avec le collectif qui apporte son soutien aux diverses initiatives de refus déjà en cours.

Le 3 octobre 2008

Collectif « non à l’éducation biométrique »

Contact : nonaleducationbiometrique@gmail.com

Citoyens, parents, organisations membres du collectif :

Attac Cœur d’Hérault, CGA (Coordination des Groupes Anarchistes), CGT-SGPEN, CNT Éducation Santé-social 34, CUAL Montpellier, FCPE 34, FSU, Groupe Décroissance de Montpellier, LCR, LDH (Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen), le MAI, SAF (Syndicat des Avocats de France), SM (Syndicat de la Magistrature), SUD-Education 34, UD CGT 34

Crise Economique Le système capitaliste explose Changeons de système Ce n’est pas aux travailleurs de payer !

octobre 8, 2008 at 5:56 | In Economie, Politique | Leave a Comment
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Ce n’est pas aux travailleurs de payer !

Nos camarades des collectifs de Champigny – Saint-Maur (94) nous ont fait parvenir un projet de tract : nous l’avons légèrement amendé et le publions ensemble sur ce blog

Quand la Bourse allait bien…

Pendant des années de spéculation effrénée, le marché avait raison, c’était la loi suprême mise en avant par nos gouvernements de droite comme de gauche et par l’Union Européenne, jusqu’à l’écrire dans le projet de Constitution européenne et dans l’actuel Traité de Lisbonne, malgré les refus massifs des peuples consultés.

Pendant ces 20 dernières années, la part des profits dans la richesse produite a augmenté de dix points de PIB (180 milliards) au détriment des salaires. Nos gouvernements nous ont répété qu’il n’y avait pas d’argent pour augmenter les salaires, revaloriser les minima sociaux, garantir les retraites, développer les services publics et répondre aux besoins sociaux.

Quand la Bourse s’effondre…

D’un seul coup, le système capitaliste reposant sur la suprématie absolue de la finance explose, avec les faillites en cascade et le rachat des banques et fonds d’investissement par les gouvernements, américain d’abord, et maintenant européens : d’un seul coup, de l’argent, il y en a, jusqu’à 700 milliards aux Etats-Unis, pris dans les poches des contribuables (alors que quelques milliards suffiraient à assurer l’accès de tous à l’eau…). Combien en faudra-t-il en France ? Qui va payer ?

Ce n’est pas à nous de payer pour LEUR CRISE !

Pour nous, il ne s’agit pas replâtrer le système sur le dos des contribuables ! Ce système qui mène la planète à l’abîme, qui ne fait que développer les inégalités, les émeutes de la faim, la misère des uns alors que les profits des autres sont faramineux, ce système a fait la preuve de son incapacité à répondre à nos besoins, aux urgences sociale, écologique de la planète !

IL FAUT CHANGER DE SYSTEME !!! La transformation sociale et écologique est une nécessité impérieuse, elle est à notre portée (ex de l’Amérique Latine) : imposons la !

Sur la crise financière, nous avons des propositions alternatives :

- Arrêter toutes les privatisations et renationaliser les services publics privatisés; l’eau, l’air, les ressources non renouvelables doivent être traités comme biens publics inaliénables, non privatisables, gérés publiquement et démocratiquement

- Créer un « bouclier social » par le maintien et l’augmentation des salaires et minima sociaux, afin que la part de richesses qui va aux travailleurs soit proportionnelle aux gains de productivité ; arrêt des expulsions locatives, moratoire sur les loyers et prêts relais, extension de l’assurance chômage (sécurité sociale professionnelle)

- Créer un pôle public bancaire et monétaire, supprimer les paradis fiscaux, interdire la spéculation sur les produits agricoles et matières premières

Plus généralement, nous sommes, en France, pour la constitution d’un pôle financier public qui apportera une contribution majeure au financement et à la réorientation du crédit vers les activités socialement utiles. Il devra être au minimum constitué de la Banque de France, de la Caisse des dépôts et consignations, du Groupe Caisses d’épargne, du Crédit foncier, de la Banque postale, d’OSEO (financement des PME), d’UBI-France (aide aux entreprises sur les marchés étrangers), de la COFACE (Assurances crédit et investissement domestiques et internationales, gestion de créances, prospection et information commerciale), de la CNP (qui devra redevenir le service public « témoin » du marché de l’assurance de personnes) et de l’AFD (l’Agence française de développement (AFD) est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres. Sa mission : participer au financement du développement.).

- Redéfinir les institutions financières internationales afin de permettre la stabilité financière, des mécanismes redistributifs des richesses, et l’annulation de la dette du Tiers-Monde.

o Rappelons brièvement que, très récemment, au moment des émeutes de la faim, le Docteur Jacques Diouf, prêchait dans le désert pour obtenir 30 milliards dollars pour les plus pauvres de notre monde.  Jacques Diouf est le directeur général de la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, (FAO) et, ces 30 milliards, nos dirigeants mondiaux ne les lui ont pas donnés. Aujourd’hui, ils osent donner 1000 milliards de dollars aux spéculateurs !

- Mettre en place au niveau international trois types de taxes : sur l’ensemble des transactions financières ; sur les profits des multinationales ; sur les émissions de carbone et les déchets nucléaires. Taxer les dividendes à 50%

- Développer des travaux d’intérêt général tels que les infrastructures de transports en commun, l’isolation des bâtiments et l’habitat écologique, les énergies renouvelables.

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

Collectifs GAUCHE ALTERNATIVE Champigny et ses environs et Saint-Maur,

octobre 2008

Contact : gauchealterchampigny@free.fr

Coordination Gauche Alternative du Hainaut : g.dutron@yahoo.fr

IL Y A TRENTE ANS JACQUES BREL PARTAIT AUX FLEURS LA PAIX DANS L’AME .

octobre 8, 2008 at 3:40 | In Belgique, Culture - Livres, Mémoire et histoire | Leave a Comment
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IL Y A TRENTE ANS JACQUES BREL PARTAIT AUX FLEURS LA PAIX DANS L’AME .

UN vieux souvenir personnel, pour une fois ! Il y a trente ans, je militais déjà puisque cela dure depuis 47 ans, j’étais élu de Bagneux et je m’occupais alors, avec des copains d’Antony, d’un hebdomadaire aujourd’hui disparu : « Banlieue Sud L’Echo ».

Dans le numéro 24 du Vendredi 13 Octobre 1978, au lendemain de la mort de Brel, j’écrivis l’ édito du journal sur cet événement ! Brel n’était plus.

Tu reposes, vieux Don Quichotte, au cimetière d’ Atuona à Hiva Oa dans l’archipel des îles Marquises, à côté de Paul Gauguin.

Encore aujourd’hui, trente ans plus tard, de ce texte que j’écrivis à ton départ, je n’ai rien à en retirer. Le voici :

SALUT GRAND JACQUES « ON T’AIMAIT BIEN »

Toute la presse, tous les moyens d’information en ont parlé et reparlé alors pourquoi ces quelques lignes pour perler de toi ?

Sûrement parce que je suis triste et que j’ai besoin de le dire.

Sûrement aussi parce que j’ai la conviction qu’avec toi vient de disparaître un grand poète, une partie de la mémoire collective d’un peuple.

Feydeau disait que l’art de la comédie consiste à faire se rencontrer des gens qui, normalement, ne devraient pas se rencontrer.

Ton talent, c’était justement de nous faire rencontrer ce que trop souvent nous refusons de voir : NOTRE MONDE – NOUS-MÊMES :

NOTRE MONDE D’ABORD ;

Tout y passait en instantanés qui faisaient mouche.

L’église et ses bigotes, l’école avec ces Jules et ces Prosper qui seront pharmaciens parce que papa ne l’était pas, l’anonymat dans une société d’où disparaissent les rapports humains et « Au suivant » ! Ce conformisme dans lequel on s’installe parce que « des fenêtres nous guettent » et nous refusons de voir Amsterdam.

Vous refusez de voir tout cela, disais-tu ? Alors regardez ! L’armée et la guerre « aux ordres de quelques sabreurs qui exigent du bout des lèvres » !

NOUS-MÊMES, ENFIN :

Tu nous disais l’importance de nos racines car on a tous un « Plat Pays » mais tu nous disais aussi de prendre garde au chauvinisme et toi, Flamand du Royaume de Belgique, tu chantais « Vive la République et Merde aux Flamingants » !

Tu nous rappelais parfois notre révolte. C’est vrai tout de même « Pourquoi ont-ils tué Jaurès » ?

Tu nous parlais d’amour. Ah ! « Quand on n’a que l’amour » ! Mais soyez donc aussi un peu lucides de temps en temps, disais-tu car, par amour, un homme (ou une femme) peut aller jusqu’à abdiquer toute dignité et crier « Ne me quitte pas » !

Tu criais ton espoir dans l’homme même lorsqu’il a touché le fond et, soudain, tous les Jeff du monde se sentaient moins seuls.

Tu nous redisais sans cesse nos grandes interrogations : la peur de vieillir, la mort. Oui ! La mort que tu voulais tant nous faire regarder en face.

Pour toi qui l’as regardée le plus dur est fait. Hé oui, tu ne seras jamais ni à Knokke le Zout ni ailleurs ce « chanteur pour femmes vieillissantes » que tu redoutais d’être un jour.

Et puisque tu voulais qu’on rie et qu’on boive quand on te mettrait dans le trou, il faut rire car la vie continue.

Alors, la semaine prochaine, lorsque je passerai dans ton pays, j’irai dans ce bistrot qui sent la frite. Je sais que j’y rencontrerai ce garçon qui a ton accent et qui est là depuis si longtemps que tu pourrais croire qu’il attend encore Madeleine.

Alors, j’essaierai de rire en demandant une bière.

Mais je sais déjà qu’elle sera dure à avaler

Guy Dutron – 13 Octobre 1978

Le coin des poèmes qu’on y tient : Jacques Brel : Il neige sur Liège

octobre 8, 2008 at 1:37 | In Belgique, Le coin des poèmes qu'on y tient | 5 Comments
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Le coin des poèmes qu’on y tient : Jacques Brel : Il neige sur Liège

A la veille du trentième anniversaire de la mort de Jacques Brel, en complément de l’article qui sortira sur ce sujet, nous publions ci-dessous une des chansons peut-être les moins connues de Brel.

Elle ne fut pas éditée en disque ; elle fut composée pour un film de vues aériennes de la Belgique. Ce film s’appelle : « Belgique vue du ciel » ou « La Belgique par-dessus les toits »

Pour qui a vu la neige épaisse tomber en Ardenne, ce texte est presque un tableau impressionniste. Un magnifique poème, aussi.

G.D.

IL NEIGE SUR LIEGE

Il neige, il neige sur Liège
Et la neige sur Liège pour neiger met des gants
Il neige, il neige sur Liège
Croissant noir de la Meuse sur le front d’un clown blanc.
Il est brisé le cri
Des heures et des oiseaux

Des enfants à cerceaux
Et du noir et du gris.
Il neige il neige sur Liège
Que le fleuve traverse sans bruit

Il neige il neige sur Liège
Et tant tourne la neige entre le ciel et Liège
Qu’on ne sait plus s’il neige s’il neige sur Liège
Ou si c’est Liège qui neige vers le ciel.
Et la neige marie

Les amants débutants
Les amants promenant
Sur le carré blanchi
Il neige il neige sur Liège
Que le fleuve transporte sans bruit

Ce soir ce soir il neige sur mes rêves et sur Liège
Que le fleuve transperce sans bruit

Ce soir, il neige aussi dans nos mémoires. Merci Grand Jacques

Budget 2009 la France est en récession on nous propose un budget de rigueur

octobre 7, 2008 at 3:17 | In Economie, Politique | Leave a Comment
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Budget 2009 la France est en récession

on nous propose un budget de rigueur

Il semblerait bien que Fillon vienne

de nous inventer un nouveau Ni-Ni !

Ni plan de relance ni plan d’austérité. » C’est l’attitude affichée ouvertement par François Fillon à l’ouverture de la période budgétaire qui va venir bientôt : ce sera le débat sur le budget de l’Etat et celui du budget de la Sécurité sociale.

Malgré l’urgence de la situation économique, il n’y a en effet aucun plan de relance en vue.. Par contre, la rigueur sera au rendez-vous.

La France est singulièrement mal en point pour s’opposer au ralentissement de l’économie. Après les cadeaux fiscaux de 2007, l’Etat a brûlé ses cartouches. La note sera donc payée par les salariés et les retraités : plus de chômage, moins de pouvoir d’achat !

Nous reproduisons ci-dessous une partie de l’excellent article de Guillaume Duval dans « Alternatives économiques »

« Un budget de rigueur : montant des différents postes budgétaires (en milliards d’euros) et évolution (en  %)

2008

2009

évolution

Enseignement scolaire

59

60

1,7 %

Dette de l’Etat

42,8

46

7,5 %

Défense

36,9

37,4

1,4 %

Recherche et enseignement supérieur

23,4

24,2

3,4 %

Sécurité

15,9

16,2

1,9 %

Travail et emploi

12,5

11,8

-5,6 %

Gestion des finances publiques et des ressources humaines

11,2

11,4

1,8 %

Solidarité, insertion et égalité des chances

10,5

11,2

6,7 %

Écologie, développement et aménagement durable

9

10,1

12,2 %

Ville et logement

8,1

7,6

-6,2 %

Justice

6,5

6,7

3,1 %

Autres postes

35,3

35,7

1,1 %

Total

271,3

278,5

2,7 %

Source : Projet de loi des Finances 2009

Nouvelle baisse des effectifs publics

Le gouvernement entend également accentuer la baisse des effectifs de l’Etat malgré le retournement du marché du travail : 30 529 emplois devraient être supprimés en 2009 sur 2 201 000, contre 22 900 cette année. Principaux concernés : les enseignants. L’éducation nationale perdra 13 500 postes. L’enseignement supérieur et la recherche, soi-disant prioritaires, se voient eux aussi privés de 450 emplois. Le ministère de l’Ecologie, théoriquement chargé de tous les espoirs de « croissance verte », paie également un lourd tribut : - 1 400 postes. En proportion des effectifs, la saignée est même plus importante que dans l’Education. Seules exceptions : la Justice, qui gagne 512 postes, et… les services du Premier ministre.

Enfin, ce n’est pas grâce aux salaires qu’il va distribuer que l’Etat soutiendra l’activité économique : la masse salariale devrait passer de 85,8 milliards budgétés cette année à 86,1 milliards l’an prochain, soit 0,3   % de hausse. Même en prenant en compte les réductions d’effectifs, on n’aboutit qu’à une hausse moyenne par tête de 1,7   %. L’Etat ne prévoit manifestement même pas de maintenir le pouvoir d’achat de ses salariés…

Côté recettes, la fête des baisses d’impôts est bien finie. Seule nouveauté en la matière : la suppression sur trois ans de l’impôt forfaitaire annuel (IFA) sur les entreprises, une avance déductible de l’impôt sur les sociétés. L’impact en sera cependant très faible l’an prochain. Et dans le même temps, les entreprises devront financer l’extension à toute la France de la prime transports qui existe déjà en région parisienne : elles devront payer à leurs salariés la moitié des abonnements de transports en commun. Pour leur part les ménages employeurs verront la réduction des charges sociales dont ils bénéficient ramenée de 15  % à 10  %.

Quant au RSA, il sera financé par un prélèvement de 1,1   % sur les revenus du capital. Une mesure complétée par un plafonnement de ce qu’on appelle les « niches fiscales » : il s’agit des multiples dispositifs qui permettent de réduire substantiellement son impôt, au point que nombre des plus riches contribuables parviennent au final à ne payer aucun impôt sur le revenu [1]. Mais la barre sera placée très haut : il est question d’un plafond de réduction d’impôts à 50 000 euros… A ce niveau, seuls quelques milliers de personnes seront concernées et la mesure ne rapportera que quelques centaines de millions d’euros à l’Etat. Et comme elle ne s’appliquera qu’aux déclarations 2009, elle n’aura de toute façon aucun impact budgétaire l’an prochain. Même limitées, de telles mesures vont dans le bon sens en termes d’équité, après les multiples réformes qui ont profité surtout aux plus aisés ces dernières années. Elles n’en concourent pas moins à rendre aussi plus restrictive la politique budgétaire.

Sécu : ponctions autoritaires

L’Etat n’est toutefois plus le plus gros morceau en ­termes de politique budgétaire : les dépenses de la protection sociale pèsent 1,7 fois plus que le budget de l’Etat. A ce niveau également, la rigueur est à l’ordre du jour. Le gouvernement a déjà décidé unilatéralement d’une hausse des cotisations de retraite au 1er janvier 2009, pour récupérer de l’ordre de 1,5 milliards d’euros supplémentaires. Initialement cette hausse devait être compensée par une baisse des cotisations chômage, mais compte tenu de la dégradation du marché du travail, celle-ci n’est plus assurée. Au contraire, il est même probable que les conditions d’indemnisation des chômeurs se durcissent. De plus, la hausse des cotisations retraite n’empêche pas que les retraités continuent par ailleurs de perdre du pouvoir d’achat. Quant à la forte hausse du minimum vieil­lesse promise par Nicolas Sarkozy d’ici à la fin de son mandat, l’horizon de sa mise en œuvre effective ne cesse de reculer…

Côté maladie, les ­mutuelles et les assurances vont être taxées de 3   % de leur chiffre d’affaires, pour récolter 1 milliard d’euros supplémen­taires. Et de nouvelles restrictions dans la prise en charge des dépenses sont annoncées pour l’an prochain, après la mise en ­œuvre des franchises médicales cette année.

Enfin, les versements effectués par les entreprises au titre de la participation et de l’intéressement, jusqu’ici totalement exonérés de cotisations, vont commencer à être taxés pour renflouer la Sécu. S’attaquer aux « niches sociales », c’est-à-dire aux multiples dispositifs qui autorisent à verser des rémunérations sans payer de cotisations sociales, représente, là aussi, une rupture bienvenue avec les politiques menées jusqu’ici. Notamment avec le dernier dispositif en date, et un des plus coûteux pour la Sécu : la détaxation des ­heures supplémentaires décidée à l’été 2007. Mais, dans le contexte actuel, de telles mesures concourent également à une politique plus restrictive sur le plan macroéconomique…

Limitation des dépenses d’un côté et hausse des prélèvements de l’autre, il s’agit bien d’une politique de rigueur. Ceci dit, le déni gouvernemental n’est pas purement factice. La droite cherche à éviter un coup de frein trop brutal car elle a tiré les leçons des erreurs d’Alain Juppé et de Jacques Chirac en 1995. En voulant rétablir l’équilibre budgétaire à court terme en pleine période de marasme pour satisfaire aux critères de Maastricht, ils avaient à l’époque sensiblement freiné l’économie. Et, au final, alourdi les déficits publics au lieu de les alléger. Tout en facilitant également le retour de la gauche au pouvoir en 1997… Nicolas Sarkozy et François Fillon espèrent jouer plus fin.

Guillaume Duval »

De quoi atténuer singulièrement tout le bla-bla Lagardo-sarkosien que nous entendons actuellement. Le pire serait de nous taire !

Guy Dutron

7 – 10 – 200

crise economique et financiere le crach du lundi noir 6 octobre 2008

octobre 7, 2008 at 3:34 | In Economie, Politique | 1 Comment
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Crise économique et financiere le crach

du lundi noir 6 octobre 2008

Les marchés se sont effondrés ce lundi, alors que la crise financière continuait de frapper durement les banques européennes et que les gouvernements tentaient, en ordre dispersé, de rassurer les épargnants dans l’attente d’une problématique réponse européenne commune.

Après avoir perdu plus de 7% en séance, le Dow Jones a reculé de 3,58% à New York en clôture, tombant à son plus bas niveau depuis quatre ans.

En Europe les bourses ont terminé la séance sur de très fortes chutes, les actions des banques et des compagnies d’assurance affichant les plus fortes pertes.

Paris a décroché de 9,04%, le plus fort recul en une séance depuis la création de l’indice CAC-40 en 1988, tandis que Londres a chuté de 7,85%, alors que le ministre britannique des Finances n’a pas confirmé un plan de recapitalisation des banques. Francfort a perdu 7,07%, Milan 8,24% et Amsterdam 9,14%.

Moscou a plongé de 19,1%, une chute record.

Les marchés boursiers d’Asie-Pacifique, de la région du Golfe et d’Amérique latine ont également connu une journée noire.

Face au risque de panique chez les épargnants, plusieurs gouvernements européens ont annoncé des mesures de garantie des dépôts, à l’instar de l’Irlande, de l’Allemagne, de la France, du Portugal, de l’Espagne et de l’Islande –où le Premier ministre a annoncé que le gouvernement était prêt à prendre le contrôle de toutes les banques du pays pour faire face à la crise financière. L’Islande est, en effet, au bord de la faillite nationalement.

La mesure la plus spectaculaire est venue d’Allemagne, où Angela Merkel a annoncé dimanche la couverture par l’Etat de toute l’épargne des ménages, soit plus de 1.600 milliards d’euros.

Londres, qui avait sévèrement critiqué l’annonce de Dublin, a demandé à Berlin de “clarifier” son projet. Qu’en termes galants ces choses là sont dites !!

Au-delà des initiatives nationales, les Européens continuent de débattre, sans que rien de précis ne sorte, de la manière de répondre à la crise au niveau de l’Union après la réunion samedi à Paris d’un G4 qui n’est pas allée au-delà des déclarations d’intention. Et la réponse du lendemain fut cinglante.

Nos dirigeants voudraient nous avouer qu’ils ne dirigent rien du tout qu’il ne s’y prendraient pas autrement.

Nicolas Sarkozy, président en exercice de l’UE, a déclaré lundi que “les gouvernements des 27 pays de l’UE” sont “unis, solidaires et déterminés” face à la crise et que “chacun d’entre nous prendra toutes mesures nécessaires pour assurer la stabilité du système financier”. Si vous ne croyez pas celle-là, il va sûrement vous en dire une autre.

En France, les groupes Caisse  d’épargne et Banque Populaire ont annoncé envisager un rapprochement.

Le directeur général du Crédit Agricole Georges Pauget a affirmé que la situation des banques et des assureurs était “complexe” mais faisait “l’objet d’une coordination étroite entre les acteurs publics, les acteurs privés, les assureurs et les banquiers”, à l’issue d’une réunion autour de Nicolas Sarkozy.

En clair, traduisez : « On est dans une mouise noire et on ne sait plus à quel saint se vouer ; chacun se refilant la patate chaude »

Quelques exemples de chutes de valeurs financières à Paris :

- CNP Assurances : -4,55% et –21,95% en 1 an

- Société Générale : -11,82 et –52,64% en 1 an

- AXA : -13,09 et -37,83% en 1 an

- Crédit Agricole : -10,03 et –51,84% en 1 an

- Natixis : -16,04 et –79,41% en 1 an ce soir, avec une action tombée à 2,25€, Natixis n’existe pratiquement plus.

Souvenons-nous que, très récemment encore, notre Lagarde nationale prétendait que « le système bancaire français était solide » et son mentor Sarkozy reprenait en chœur que la crise, c’était aux States et pas pour nous.

Nous, dans un article de ce blog du 16 mars, nous écrivions ceci : « En effet, à tout instant, depuis l’Asie ou l’Amérique du Sud, ou de n’importe où, une série de faillites bancaires risque de tout déstabiliser… y compris les gros de la finance… ».

Ne cherchez plus qui dit la vérité et qui ment aux français ! Aujourd’hui, Sarkosy est allé à Sandouville sous la protection des flics, il a juré que Sandouville serait maintenu, comme il jurait jadis qu’il ne privatiserait pas GDF !!

Que de nez qui s’allongent !

Guy Dutron

6 – 10 – 2008

Crise Economique et financière : Les garanties de dépôts en Europe

octobre 7, 2008 at 1:20 | In Economie | Leave a Comment
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Crise Economique et financière : Les garanties de dépôts en Europe

LEMONDE.FR | 06.10.08 | 17h29   •  Mis à jour le 06.10.08 | 18h36

Pour votre information, amis visiteurs du blog, vous trouverez ci-dessous la carte de l’Europe et les garanties de dépôt actuellement en vigueur.

Les nombres posés sur chaque pays expriment les montants garantis en milliers d’ Euros.

Crise Économique ET financière ces derniers jours le libéralisme économique est mort

octobre 6, 2008 at 5:57 | In Economie, Politique | Leave a Comment
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Crise Économique ET financière ces derniers jours le libéralisme économique est mort

Un jour, nos enfants apprendront sûrement que le LIBÉRALISME ÉCONOMIQUE est mort en ce début de mois d’octobre 2008.

Pourquoi ?

La base du libéralisme économique, c’est le refus de l’interventionnisme de l’ État ; chez les néolibéraux de l’école de Chicago et de la secte du Mont Pèlerin, c’est pire : l’ État doit mourir et, avec lui, tout ce qui socialise : les entreprises publiques, les services sociaux, les services publics.

Au plan mondial, cela s’appelle la mondialisation et l’A.G.C.S

Or, ce que nous constatons depuis ce dernier week-end en Europe, dans le monde après les votes du Congrès américain, c’est que le monde entier est redevenu INTERVENTIONNISTE, donc, le libéralisme économique est mort.

A partir de ce constat : quelles sont les perspectives a court terme et que faire a plus long terme ?

1) Les perspectives :

a. D’une crise cyclique vers une crise systémique :

Nous sommes en droit de penser que de cyclique, la crise va devenir systémique.

Pourquoi ? Parce que la confiance est rompue : personne ne va plus vouloir emprunter et, personne ne va plus vouloir prêter.

Les décisions récentes de « nationalisations » qui ne sont que privatisation de fonds publics, règlent mal les problèmes à court terme et rien à long terme ; c’est la raison pour laquelle, à l’heure où nous rédigeons ces lignes, les bourses du monde entier s’effondrent.

Les sociétés les plus exposées perdent de 10 à 15 % de leur valeur.

Il y a donc rupture de confiance malgré le mini G4 de Sarkozy. Rentré chez soi, chacun reprend ses billes.

La Hollande laisse tomber la Belgique et le Luxembourg avec « les restes » du cadavre Fortis.

Merckel fait cavalier seul en Allemagne : les exemples sont légion !

Les Européens, après avoir rejeté l’idée d’un plan de sauvetage des banques se mettent, individuellement, à sauver ce qui peut l’être.

Nous pouvons donc penser que, de cyclique, la crise va devenir systémique faute d’initiative privée, donc aussi au plan mondial.

b. un interventionnisme défensif :

Pour le moment, cet interventionnisme général est DÉFENSIF ; il s’agit de colmater les brèches à mesure qu’elles apparaissent.

En Amérique, en Angleterre, en Italie, en France, au Benelux, etc., les noms de Lehmann Brothers, Dexia, Natixis et tant d’autres font la « UNE » des journaux télévisés et écrits.

Il est vraisemblable que cet interventionnisme défensif va le rester durant quelques mois encore. Disons jusqu’en Janvier- Février 2009 car il faudra bien que je futur président américain aie le temps d’installer sa nouvelle administration et que les pays puissent faire face aux mauvaises nouvelles qui nous attendent.

Car les sociétés apparemment saines aujourd’hui ne vont pas le rester. Actuellement, elles cachent leur misère dans les recoins de leurs comptabilités mais, bientôt, en fin d’exercice, il faudra bien faire les comptes et la note sera salée !!

2)- que faire a plus long terme ?

Passer a un interventionnisme offensif :

Il faudra bien réunir un jour une conférence internationale réunissant toutes les parties : le groupe FMI-Banque Mondiale, la Chine, la Russie, l’Europe, l’Inde, le Brésil et tant d’autres pour définir ce nouvel interventionnisme et les indispensables régulations nouvelles à mettre en place.

Car, ce nouvel interventionnisme peut revêtir plusieurs formes :

- Un interventionnisme de droite et d’extrême droite : par les guerres et les dépenses militaires massives comme en 1914 ;

- Un interventionnisme disons « d’extrême centre » : une sorte de new-deal du XXI ème siècle comme sous Franklin Delano Roosevelt ;

- Un interventionnisme de Gauche, la vraie, la nôtre, car les « vieilles gauches » sont aussi les victimes collatérales de la crise actuelle, interventionnisme qui peut se résumer comme suit :

o Au plan national, puisque nous redevenons interventionnistes : arrêter la casse des services publics, revenir en arrière sur les questions de santé, ne pas privatiser la Poste, donner, en bref, la priorité à la question sociale et aux 50 % de français qui forment ce que l’ont peut appeler la « classe des salariés ». Il faut revenir à la distribution de salaires différés. Soutenir tous les exclus, sans papiers, précaires au lieu de les expulse car, même sans papiers, ils contribuent à notre économie.

Appliquer, enfin, les décisions bien insuffisantes du Grenelle de l’ Environnement

o Au plan mondial, les seules questions qui sembleraient pouvoir faire consensus entre les parties, mobiliser les énergies et les opinions publiques tourneraient autour de dépenses massives pour l’écologie au sens le plus large et du soutien au Tiers Monde dont les pays ne sont pas « en voie de développement » mais bien en voie de sous développement croissant !

Il est donc de notre responsabilité historique de tout faire pour que ce soit cette troisième voie qui soit choisie.

Notre Projet de Fédération regroupant Alter-Ekolos – Communistes Unitaires – Alternatifs – Nos collectifs – Le MAI – etc. est l’une de ces chances historiques de pouvoir peser sur le cours de choses, en regroupant nos plus proches amis de « la gauche de la gauche » et en élargissant, ensuite, dans le bon sens.

C’est aussi pourquoi notre présence dans les multiples luttes qui se déroulent en ce moment est si importante, non pas pour les contrôler, comme certains mais dans le sens d’un contact dynamique avec nos concitoyens qui crée aussi sa propre dynamique.

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

Le coin des bons bouquins LES BROUETTES DE L’ESPOIR par André Vignau

octobre 5, 2008 at 10:51 | In Le coin des bons bouquins, Société | Leave a Comment
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Le coin des bons bouquins LES BROUETTES DE L’ESPOIR par André Vignau

« Solidarité », « humanitaire », « intégration », « prévention », « éducateurs », autant de concepts dont les politiciens de tous bords émaillent leurs discours et dont les télés font leurs choux gras allant jusqu’à créer des émissions qui les prennent pour thèmes . Mais ces concepts ne sont pas seulement prétextes à effets de manche en période électorale. Ils sont aussi opérationnels et mis en œuvre sur le terrain. Et ça marche !

Juillet 2006 : onze jeunes en difficulté – 16 à 25 ans – d’une cité des Yvelines arrivent à Tamatave (Madagascar) pour un séjour de trois semaines. Leur objectif : construire une école pour l’orphelinat « Enfants de Joie » dans un quartier déshérité de la ville. Comment donner de l’espoir quand on est soi même en rupture d’espérance?

André Vignau, écrivain, éditeur, ancien prof atypique, les accompagne car il parle couramment le malgache.

Un roman écrit avec la langue des jeunes des cités dont parle le livre, une ode à l’espoir qui nous arrive dans la gueule à pleines brouettes !!

Un témoignage aussi ; il faut lire les lettres « de motivation » maladroites, naïves ou touchantes de ces jeunes en rupture d’école et leur témoignage à leur retour de Tamatave.

Ce sont aussi des jeunes comme ceux-là qu’un apprenti monocrate veut Karchériser !!

Si vous ne deviez lire qu’un seul livre cette année, lisez celui-là mais ne vous attendez pas à en sortir indemne !

Un témoignage qui se lit comme un roman et qui fait réfléchir comme un essai.

La Presse en parle :

ATD Quart monde

Un récit vivant et chaleureux d’un chantier organisé pour onze jeunes en difficulté qui vont construire une école dans un quartier déshérité de Tamatave.

Alternatives et alternatifs

Ce serait l’histoire d’un bouquin inclassable, d’un essai qui se lirait comme un roman. D’une présentation géniale, d’un texte débordant d’humanisme, écrit comme parlent les jeunes.

Je vous préviens, si vous rentrez dedans, vous n’en sortez plus !! A faire lire dans nos banlieues et même à Neuilly, aux irresponsables qui veulent « Karchériser la racaille » !!

Lien social

Voilà un ouvrage à ne surtout pas rater. Il nous conte une superbe aventure, initiée par les éducateurs de l’association Passerelles, en juillet 2006 : l’action humanitaire menée à Madagascar par un groupe de onze jeunes en difficulté, âgés de 14 à 25 ans, issus d’une cité des Yvelines. André Vignau, romancier et dramaturge, présent dès le début du projet, en a tiré un récit écrit dans un style à l’humour ravageur et d’une émotion à fleur de peau. L’objectif consistait à construire une école dans la deuxième ville du pays, Tamatave, pour un orphelinat – les « Enfants de joie »- qui recueille des gamins des rues, des orphelins et de jeunes mères abandonnées. Deux équipes allaient tourner, assurant successivement la main d’œuvre pour édifier le bâtiment et une animation pour les enfants. Le départ fut précédé d’une préparation méticuleuse : pendant de nombreux mois une rencontre hebdomadaire, un premier chantier pour tester la vie de groupe, le suivi d’un stage Bafa pour apprendre les rudiments de l’animation … Avant de changer d’hémisphère, le groupe avait été prévenu du décalage auquel il allait être confronté. Ce fut néanmoins le choc. Presque autant de temps pour se rendre de l’aéroport jusqu’à Tamatave qu’il en avait fallu pour venir en avion, à cause de l’état des routes. Une impressionnante misère guère adoucie par un climat largement dominé par des pluies autant battantes qu’ incessantes. Une population analphabète à 70%, pour qui l’instruction n’est pas une corvée, comme pour tant d’enfants français, mais une chance. A côté de ces dures conditions d’existence, un sens de l’hospitalité qui fait tout donner, même et surtout si l’on n’a rien. Le chantier commence : tout ici se fait à la main. Pas de bétonneuse, mais des brouettes de sable que l’on doit charrier, la ferraille du béton armé que l’on doit fabriquer à la main. Et puis, il y a ces enfants qui s’approchent d’abord timidement, puis qui affluent, découvrant avec émerveillement, les perles qu’on leur propose pour confectionner bracelets et colliers ou les pots de peinture pour peindre une fresque murale, eux qui n’ont comme seuls jouets que de vieilles roues de bicyclette. Le chantier sera suffisamment avancé pour que la nouvelle école ouvre ses portes au 1er septembre. Au final, ce ne sont pas ceux que l’on pense qui bénéficieront le plus de ce chantier humanitaire. Onze jeunes occidentaux ont appris à se rendre utile et à se valoriser : « une fois dans ma vie j’aurais fait quelque chose de bien » commentera Antonio, l’un d’entre eux. De retour dans leur cité, ils ne réussiront pas à retraduire la richesse de ce qu’ils ont vécu face à des familles ou copains pensant qu’il ne s’agissait que de vacances. Une nouvelle fois, la démonstration est faite de la pertinence de l’action éducative. Un livre à se procurer et à lire sans délais, pour le plaisir de son écriture et la force de ce qu’il raconte .Voilà un ouvrage à ne surtout pas rater[...] un récit écrit dans un style à l’humour ravageur et d’une émotion à fleur de peau. [...] Un livre à se procurer et à lire sans délais, pour le plaisir de son écriture et la force de ce qu’il raconte.

Le courrier de l’éducation

Ce livre mérite l’enthousiasme par sa teneur de démonstration du potentiel énorme de la posture d’éducation et des projets dans le vrai de la vie, avec des enjeux véritables et non simulés ou du domaine des mots ; et l’on sait combien les mots sont faits aussi pour trahir et aliéner. C’est un livre qui devrait être décortiqué dans toutes les centres de formation et unités universitaire touchant à la philosophie de l’éducation. C’est un livre témoignage de la veine des “Lettres d’une maîtresse de Barbiana” ou des lettres de Makarenko, un livre d’une grande importance qui mérite de se déployer dans la réflexion des jeunes enseignants comme levier et point d’appui pour transformer la fatalité en un immense réservoir de potentialités inexploitées , d’accéder à une nouvelle naissance de l’humanité. Ce livre montre la force d’une poignée de praticiens philosophes qui démontrent effectivement qu’il est possible de soulever des montagnes, de déplacer le monde de quelques degrés sur son axe pour lui redonner de l’élan ! Un livre-témoignage à lire et à méditer séance tenante.

Les brouettes de l’espoir, André Vignau. 176 pages Prix 16 euros ISBN: 978-2-35262-001-3

Pour commander le livre :

http://www.le-lectambule.fr/cataloguelectambule.htm

Guy Dutron

5 – 10 – 2008

Crise Financière la presse Européenne sceptique sur la capacité de l’Europe de répondre à la crise

octobre 5, 2008 at 9:01 | In Europe, Politique, sarkosy | Leave a Comment


Crise Financière la presse Européenne sceptique sur la capacité de l’Europe de répondre à la crise

Les journaux européens s’interrogeaient, ce dimanche 5 octobre, sur la capacité de l’UE à répondre à la crise financière Au lendemain du sommet du G4 à Paris, la plupart s’inquiètent des risques de désunion pendant que d’autres relèvent l’absence de stratégie commune.

En Grande – Bretagne :

“Malgré la mobilisation de l’UE et l’approbation du plan de sauvetage américain, le chemin reste désespérément incertain. Des fonds d’urgence peuvent aider à éteindre le feu sur les marchés financiers, mais sur ce que nous devrons construire sur les cendres, la discussion a à peine commencé”, écrit The Observer.

“A en juger par le sommet” de samedi, les Européens “n’ont pas encore décidé s’ils lanceraient un plan de sauvetage coordonné ou s’ils s’attaqueraient à la crise pays par pays. Ils en arriveront très probablement à la deuxième solution”, estime le Sunday Telegraph.

En Suisse :

Nicolas Sarkozy, président en exercice de l’UE, qui aborde la crise financière comme “un challenge personnel”, pour le journal suisse Neue Züricher Zeitung.

A Paris :

“Sarkozy bouscule l’Europe”, titre, le Journal du Dimanche,

En Italie :

La Repubblica, qui relève que la bataille “était perdue d’avance puisque Angela Merkel et Gordon Brown y étaient catégoriquement opposés”.

Le Corriere della Sera souligne que “beaucoup dépendra de la suite qui sera donnée par l’Eurogroupe et l’Ecofin lundi, puis par la Commission européenne et la Banque centrale européenne”.

En Espagne, pays de l’UE absent du sommet, les grands journaux se montrent plus critiques après cette réunion limitée aux seuls Européens membres du G8, et qui apporte, selon El Mundo, une “réponse tardive et désunie de l’Europe à la crise”.

L’UE “a de nouveau montré sa cohésion précaire et son manque de cohérence”, ne parvenant pas à “dissiper le mal-être provoqué par cette réunion polémique”, explique le journal catalan El Periodico

ABC regrette lui que “tous les responsables des économies les plus importantes d’Europe n’aient pas été présents”.

“La crise financière semble plus profonde aux Etats-Unis” mais “au sein de l’UE, une crise moindre pourrait être plus dévastatrice en l’absence d’architecture institutionnelle et de volonté politique”, prévient El Pais.

Conclusion, le sacre de Sarkosy n’est pas encore pour aujourd’hui.

Nous verrons demain si la presse française aux ordres relaiera cette volée de bois vert ! Nous en serions agréablement surpris !

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

05 – 10 – 2008

Après les obsèques de Georges Debunne La semaine précédente à Uccle : l’adieu de Jef à Georges

octobre 5, 2008 at 8:10 | In Belgique, Mémoire et histoire, Politique | Leave a Comment
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Après les obsèques de Georges Debunne La semaine précédente à Uccle : l’adieu de Jef à Georges

Vous pourrez lire cet adieu de Jef Sleecks , ancien député socialiste flamand et un des fondateurs du Comité pour une Autre Politique (CAP) sur le site de nos camarades de CAP

http://www.autrepolitique.be/site/modules/news/article.php?storyid=516

Tout notre respect à la mémoire de Georges Debunne et nos condoléances à ses proches

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

5 – 10 – 2008

Crise financière quand les malheurs des banques font le bonheur des fonds

octobre 5, 2008 at 12:57 | In Economie, Politique | 3 Comments

Crise financière quand les malheurs

des banques font le bonheur des fonds

Pour les grands fonds d’investissement, puissamment capitalisés, la crise financière est une aubaine: les banques mises dans le rouge par leurs pertes à répétition, ils vont pouvoir racheter à vil prix d’énormes volumes d’actifs dont la valeur ne cesse de se casser la figure.

Ainsi, rien que chez nous, ce soir, malgré la remontée liée au soulagement du vote du Congrès américain,

- Crédit agricole perd : 45,56 % de sa valeur boursière sur un an

- Société générale perd : 44,80 %

- Natixis perd : 74,87 %

- Thomson perd : 81,86 %

« Quand les places financières sont malades, comme c’est le cas actuellement, nous achetons. Les opportunités se présentent, à nous de les saisir”, confie l’un des associés du fonds Blackstone.

“Nous sommes le nouveau pouvoir dans la finance”, lance-t-il.

Illustration de ces chemins composites: quand la célèbre banque d’affaires Merrill Lynch était une nouvelle fois obligée de tendre son écuelle pour assainir son bilan ravagé par le “subprime”, l’un des dinosaures des fonds : Kohlberg Kravis Roberts (KKR) annonçait son entrée prochaine à la Bourse de New York.

La crise des crédits immobiliers à risques a saigné les banques mondiales: entre dévalorisations massives et liquidations d’actifs, les établissements financiers ont été contraints de fermer le crédit.

Une ouverture que comptent investir les fonds, même si cela veut dire pour eux un changement de stratégie. Fini les opérations gigantesques financées par endettement. Plus d’acquisitions plus discrètes, financées sur leurs fonds propres. Une plus grande diversification des activités, particulièrement vers les marchés de la dette et de l’immobilier.

“Aujourd’hui, nombre d’investisseurs institutionnels se tournent vers les investissement alternatifs pour équilibrer leurs portefeuille. Un gestionnaire alternatif de poids comme KKR ne va pas manquer de bénéficier de cette évolution”, soulignait récemment l’un des co-fondateurs de KKR George Roberts.

Et son partenaire Henry Kravis de citer lors de la même conférence “les infrastructures, la dette « mezzanine » (non prioritaire lors du remboursement) et l’immobilier” parmi les nouveaux terroirs de chasse du célèbre fonds.

Le secteur immobilier, qui continue de s’enterrer dans la crise, est la nouvelle terre promise des fonds d’investissements : les banques, qui ont beaucoup investi dans ce secteur, sont contraintes de solder leurs actifs pour tourner la page une bonne fois pour toutes, estiment certains analystes.

En avril, les fonds TPG, Blackstone et Apollo Management ont racheté pour 12 milliards de dollars des prêts à la banque américaine Citigroup.

Le 29 juillet, le fonds américain Loan Star Funds a fait l’acquisition d’une partie des titres complexes (CDO) adossée à des prêts immobiliers de Merrill Lynch pour une bouchée de pain: à 22% de leur valeur nominale. Et de surcroît la banque s’est engagée à financer l’opération !!! C’est pas un beau coup, ça ?

“L’une des leçons de la crise c’est qu’un bien immobilier, quand il est bien géré et vendu au moment opportun, est un bon actif”, estime Marc Pado, analyste chez Cantor Fitzgerald.

Les fonds d’investissement rencontrent toutefois quelques résistances.

La politique de l’autruche d’abord :

“La plupart des PDG continuent de faire l’autruche: « Je pense que ma société vaut tant » ; « Je vais attendre quelque temps avant de vendre ». Après six à neuf mois, ils se rendent à l’évidence que leur société ne vaudra plus jamais autant qu’ils le pensaient.

Parfois, point n’est besoin d’attente, en treize jours, c’est râpé comme dans le cas de Bear Stream !

Mais, en général, c’est « du temps perdu!”, décrète David Rubinstein, l’un des fondateurs du fonds Carlyle, dans un entretien à l’Université de Pennsylvanie.

Encore une fois, le fondateur de l’enfant chéri qui gère les intérêts des familles Bush et Ben Laden réunies a tout faux !

Le temps, c’est de l’argent aussi dans ce domaine.

Toutes les banques se tiennent entre-elles par la barbichette , chacune détient des actions de l’autre.

Pour le moment, on planque la misère dans les circonvolutions bien pratiques des plans comptables mais, à l’heure des comptes… il va bien falloir avouer cette misère et le fonds qui aura su attendre raflera la mise.

Nous l’avons déjà écrit sur ce blog, souvenez-vous du Film Wall-Street, à la fin du film, le vieux brooker qui a tout compris depuis longtemps résume à son jeune élève : « Dis-toi bien fiston, y’a qu’une chose qui compte finalement : LE POGNON » !!

Attendons encore un peu, certains vont ramasser ! Y COMPRIS L’ARGENT PUBLIC QUE NOS DIRIGEANTS SANS SCRUPULES AURONT MIS DANS L’ESCARCELLE !!

Guy Dutron

4 – 10 – 2008

Crise Financière Henry Emmanuelli s’oppose mais au fond pas tant que ça !

octobre 4, 2008 at 4:30 | In Economie, Politique | 4 Comments
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Crise Financière Henry Emmanuelli s’oppose

mais au fond pas tant que ça !

L’ancien ministre socialiste Henri Emmanuelli vient de publier un communiqué dans lequel il «s’étonne » que ce soit Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg qui annonce une réunion de dirigeants européens pour la refondation du système financier international.

Le député PS des Landes fait en effet remarquer que “la réunion des quatre pays européens membres du G7 convoquée par M. Sarkozy pour la refondation du système financier international prend des allures étonnantes lorsque l’on sait qu’elle est annoncée par M. Juncker, premier ministre du plus grand paradis fiscal européen. Appeler les incendiaires pour jouer le rôle des pompiers est indécent”.

M. Emmanuelli poursuit en soulignant qu’“il est peu probable que M. Juncker soit prêt à accepter la moindre règle de transparence financière, son pays étant devenu le refuge d’une grande partie de la fraude fiscale en provenance de tous les pays d’Europe et le paradis de toutes les transactions anonymes. Beaucoup des vecteurs financiers qui ont largement contribué à la spéculation et au développement de la crise sont en effet basés dans le pays de M. Juncker pour des raisons fiscales et d’opacité financière” .

L’assaut de l’ancien ministre socialiste contre la réunion du G7 placée sous l’égide du Premier ministre du Luxembourg est à la fois cinglante et parfaitement légitime.

Cependant, si on la lit bien, on s’aperçoit que cette critique d’Henri Emmanuelli est au fond mignonnette et sans aucune suite. Elle s’arrête à mi-chemin, au milieu de gué, comme s’arrêtent toujours à mi-chemin tous les responsables politiques qui critiquent l’Union européenne sans jamais en tirer la moindre conséquence.

Benoît Hamon et Henry Emmanuelli


La présidence exercée par M. Juncker n’est pour nous qu’un tout petit détail. Les vrais problèmes sont beaucoup plus graves.

Les vrais problèmes, sont :

- 1) que l’Union européenne compte plusieurs paradis fiscaux – et pas seulement le Luxembourg – dans lesquels vont se réfugier les patrimoines malhonnêtement acquis (l’île de Man et les îles anglo-normandes) sans compter les Etats qui lui sont liés par des accords douaniers (Monaco, Liechtenstein).

- 2) que la construction européenne a été précisément le bras séculier de la finance mondiale sous les conseil de l’OCDE, pour solliciter la dépossession des Etats de leurs prérogatives régaliennes en matière de réglementation des mouvements de capitaux sans rien mettre à la place, ni au plan Européen, ni au plan mondial.

- 3) que la crise actuelle résulte de l’addition d’une suppression de toute réglementation des mouvements de capitaux d’une part, et du privilège exorbitant laissé aux Etats-Unis d’autre part : privilège qui consiste à pouvoir émettre des dollars sans aucune limitation internationalement vérifiée, ce qui a permis à Washington d’user et d’abuser du statut de monnaie internationale de règlement et de réserve.

M. Emmanuelli, comme les autres socialistes, devrait arrêter de faire de l’opposition de pacotille sauf s’il s’agit de faire semblant de s ‘opposer pour garder leurs « places » ou en conquérir de nouvelles.

Quant à Olivier Besancenot et ses déclarations sur la sortie du capitalisme, c’est une autre forme d’opposition dont on peut craindre la stérilité si ses tenants, en restant éternellement minoritaires, n’ont jamais l’occasion d’exercer le moindre pouvoir pour mettre leurs critiques en pratique.

La véritable opposition, consiste :

- à réclamer une restauration du contrôle des mouvements de capitaux et une taxation de ceux-ci, conçue de façon à décourager les opérations de spéculation par la mise en place de régulations nouvelles, mondialement et citoyennement acceptées et internationalement reconnues.

En particulier à surveiller très étroitement les mouvements de capitaux avec les paradis fiscaux, à commencer par le Luxembourg en effet. Avec pour objectif le démantèlement de ces paradis fiscaux.

Mais tout cela suppose que les Français et les Européens reprennent leur destin en mains et décident de ne plus se soumettre aux traités européens actuels.

C’est ce que nous proposons, parce que c’est impératif.

Or, c’est justement ce que ne proposent ni M. Emmanuelli, ni les « souverainistes » de complaisance de droite et de gauche.

En d’autres termes, ils critiquent mais ils ne proposent rien d’efficace pour faire cesser l’objet de leurs critiques.

Nous le savions bien, mais comme ça, c’est plus clair !

Ce qu’il nous manque, c’est une Europe citoyenne, une Europe Altermondialiste.

Une Europe altermondialiste et citoyenne – pour de vrai – CHICHE !!

Guy Dutron

4 – 10 – 2008

Crise économique USA Europe France Contexte géopolitique et responsabilités de la vraie Gauche

octobre 3, 2008 at 3:39 | In Economie, Politique | 2 Comments
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Crise économique USA Europe France Contexte géopolitique et responsabilités de la vraie Gauche

1 – Le contexte économique

La crise aux USA

« Les Etats-Unis vont connaître la pire récession depuis 40 ans. Moins trois pour cent pendant 18 mois. » Qui dit cela ? Un grand économiste américain, interviewé dans les Echos. La récession aux Etats-Unis parait assurée, pour une raison très simple : les Etats-Unis qui ne vivent que dans l’endettement doivent en ce moment apurer leurs dettes.

Donc l’économie américaine, à moins d’un miracle, va entrer en récession.

« Nous ne pensons pas que le plan Paulson changera beaucoup la donne ; l’économie américaine est en récession et va probablement le rester. » dit David Rosenberg, Chef économiste chez Merryl Lynch


D’où la question suivante : l’Europe va-t-elle entrer aussi en récession ?

Il faut dire que malgré tous les appels à la confiance, à la sérénité voire à l’union nationale – pourquoi pas l’Union Sacrée pendant qu’on y est – quelques signes laissent présager de lendemains qui déchantent. D’abord, la quasi faillite de Fortis, première banque belge, seconde banque néerlandaise, premier employeur privé en Belgique. Aujourd’hui… qui sait ce que valent ses actifs ! En Europe toujours, il y a la faillite de Bradford et Bingley, un fonds britannique spécialisé dans l’immobilier, que la Grande Bretagne devrait « nationaliser » après avoir « nationalisé », la Banque Northern Rock.

La France sera –t- elle épargnée ??


Évidemment, NON !!

Si l’Europe entre en récession, la France aussi y entrera. Les banques françaises sont-elles plus solides que les banques anglaises ou allemandes ? Oui, car elles sont plus polyvalentes et moins engagées dans l’immobilier. Mais elles sont très engagées dans les produits dérivés, les produits assurantiels : et si le marché des crédits hypothécaires fait sombrer le marché des produits dérivés… Ce sera une crise profonde.

Nous ne sommes pas en 29, nous l’avons déjà écrit sur ce blog, nous sommes en 1930.
En 29 on avait dit que seule la Russie isolée avait échappé à la crise.

Aujourd’hui aucune économie n’est isolée et certaines souffriront plus que d’autres : celles des pays pauvres notamment, déjà accablées par la hausse du pétrole et des matières premières.

Il existe aussi une autre circonstance aggravante pour la France : son absence de marges de manœuvre.

Nous sommes vraisemblablement entrés dans une phase de stagflation-récession du fait de l’absence d’investissements privés.

On a souvent parlé, depuis la crise, devant les difficultés des banques à prêter de risque de « Crédit-Crunch » : rien n’est plus faux !

Il y a « Crédit-Crunch » lorsqu’il y a demande de crédit et que le système financier ne peut répondre. C’est aujourd’hui le cas, il ne peut répondre.

Mais, force est de constater qu’il n’y a rien à répondre car, s’il n’y a pas d’offre de crédit, il n’y a pas non plus de demande des investisseurs, faute de confiance en l’avenir.

La fameuse croissance dont on nous rebat les oreilles, n’étant plus tirée par les investissements privés, pourrait l’être par les investissements publics mais, en France, les poches sont vides !

Sarkozy a vidé les coffres en arrivant avec son fameux paquet fiscal et autres cadeaux aux copains.

On mesure encore mieux aujourd’hui l’immensité de la responsabilité qu’il a prise.

2 – Le contexte géopolitique

Autriche : Législatives du 28 septembre 2008

Les deux “grands” partis sévèrement sanctionnés par les Autrichiens, l’extrême droite en progression.

Slovénie : Législatives du 21 septembre 2008

Les forces de gauche remportent les élections législatives slovènes

Les forces de gauche se sont imposées lors des 5e élections législatives organisées depuis l’indépendance en Slovénie le 21 septembre.
Oui mais, on oublie de dire qu’une foule de petits partis qu vont du populisme à la droite extrême totalisent à eux tous plus de 25 % des suffrages

Italie : Législatives et sénatoriales du 13 et 14 Avril 2008

Le leader de l’opposition Silvio Berlusconi remporte de façon nette les élections législatives et sénatoriales italiennes

Malte : Législatives du 8 mars 2008

Le Parti nationaliste remporte les élections législatives

Russie : Présidentielle du 2 mars 2008

Victoire sans surprise de Dmitri Medvedev à l’élection présidentielle russe

Dmitri Medvedev a remporté le 2 mars 2008 l’élection présidentielle russe dès le 1er tour de scrutin avec 70,28 %, une élection qui s’apparentait plus à une passation de pouvoir qu’à un véritable scrutin.

République Tchèque : Présidentielle du 8 février 2008

Vaclav Klaus est réélu Président de la République tchèque

Le Président sortant, Vaclav Klaus, a été réélu le 15 février 2008, pour un 2e mandat de 5 ans à la tête de la République tchèque.

3 – Notre responsabilité particulière et, avec nous, celle de toute la gauche de la gauche politique et syndicale :

Si nous tenons compte des analyses et des réalités qui précèdent, si, comme nous l’avons déjà démontré, nous « sommes en 1930 », souvenons-nous que la crise de 1929 et les années qui ont suivi ont donné : Hitler – Mussolini – Franco – Salazar !!

N’ayons pas la mémoire courte !!

Si la gauche « de gouvernement » apporte des « solutions » ou des analyses proches de celles de la droite, il y a tout lieu de penser que les peuples apeurés se tourneront encore, et nous le voyons déjà, vers « la loi et l’ordre », vers ceux qui crieront le plus fort.

On en voit bien les prémices en France lorsque l’on voit la gauche parlementaire voter comme un seul homme le sauvetage de Dexia !!

Qu’est-ce qui nous différencie – Que devons-nous dire ?

- Que ce qu’on nous présente comme des « nationalisations » est une escroquerie ! Il n’y a pas nationalisation mais bien privatisation de fonds publics !

- Que si les actionnaires et leurs dirigeants grassement rémunérés et lourdement lestés de parachutes dorés ont commis des fautes lourdes durant des années et s’en sont mis plein les poches, hé bien, maintenant qu’ils paient !

- Que c’est une obscénité que de venir aujourd’hui demander à de petits contribuables de venir renflouer ceux qui ont dilapidé des milliards tout en bénéficiant des paradis fiscaux et autre « niches fiscales » !

- Qu’il n’y a pas d’union nationale possible, qu’il n’y a pas nationalisation en ce moment et que, lorsqu’on vient demander aux pauvres de payer pour les riches, il y a problème social et que notre réponse doit être politique et sociale,

- Que faute de tenir ce discours et d’organiser la résistance, la vraie gauche laissera le champ libre au populisme et à la droite extrême.

- Que le temps n’est pas au pacifisme de 1938 mais bien à l’offensive unitaire et coordonnée en Europe contre le capitalisme et l’impérialisme.

Affiche de Mai 68

Guy Dutron

3 – 10 – 2008

Crise économique revenons à la base. Vous êtes vous jamais demandé : Comment crée –t-on l’ARGENT ??? Réponse ci-dessous

octobre 3, 2008 at 1:02 | In Economie, Politique | 1 Comment
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Crise économique revenons à la base. Vous êtes vous

jamais demandé : Comment crée –t-on l’ARGENT ???

Réponse ci-dessous

Souvenez-vous de 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État , et c’est pareil dans les autres pays européens, s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire.

Donc, l’État (c’est-à-dire nous tous, théoriquement !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

Souvenez-vous de la création et, surtout, du lancement de l’Euro ; souvenez-vous comment on vous a « vendu » l’euro.

On vous a tout dit, de la taille des billets, de leur couleur, du taux de change ; un compte a rebours et tout un barnum orchestré comme un thriller !!

Mais, vous souvenez-vous que l’on vous ait expliqué la base de tout ?

Le fond de l’affaire, c’est à dire, comment on crée

l’argent ?

Nous prenons les paris avec tous nos lecteurs : vous ne vous en souvenez pas et pour une raison simple : ON NE VOUS L’A PAS EXPLIQUE !!

Au lieu de nous lancer dans un cours d’économie bien pesant, nous vous proposons un film.

Il dure une heure, c’est comme une BD, il est PEDAGOGIQUE !

Vous pouvez le montrer à vos enfants, ils comprendront car si, en économie, certains mécanismes sont complexes, la base est très simple.

Quand vous aurez vu ce film, vous sous demanderez : « Pourquoi ne m’a-t-on jamais appris cela » ?

Car vous conviendrez qu’expliqué simplement comme dans ce film, ces notions sont accessibles à un adolescent du secondaire.

Pourquoi, alors ? C’est encore une fois très simple : parce que vous ne devez pas savoir !!

Parce que, si vous saviez, tous les vulgarisateurs grassement rémunérés, tous les Jean-Marc Sylvestre du monde, tous ces petits malins qui vous racontent n’importe quoi au nom de leur IDEOLOGIE seraient au chômage !!

Quand vous avez besoin d’argent, vous faites un prêt et vous croyez, pour la plupart d’entre vous, que votre banquier vous prête de l’argent !! C’EST FAUX !!

Votre banquier CREE l’argent qu’il va vous prêter.

Il n’a plus, depuis longtemps  de CONTREPARTIE à ce QU’IL VOUS PRÊTE ;

La seule contrepartie d’un prêt, c’est une dette !

Pour que le système fonctionne, il faut de plus en plus de prêts et de plus en plus de dettes. Mais il faut surtout que les citoyens ignorent ces mécanismes car ils ne peuvent fonctionner que si les citoyens ont CONFIANCE.

C’est là que se situe l’ ARNAQUE !

Certains appellent cela la CROISSANCE !

C’est une escroquerie, c’est UNE FUITE EN AVANT AU DÉTRIMENT DE LA PLANÈTE ET DES GÉNÉRATIONS FUTURES.

Les deux piliers du fonctionnement du système actuel sont : la croissance et la confiance.

De grâce ne faites plus CONFIANCE au RENARD LIBRE DANS LE POULAILLER LIBRE !

Informez-vous et informez les autres

S’il vous plait, regardez ce film, copiez son lien et faites-le voir à vos relations, vos amis, vos enfants : c’est une ŒUVRE DE SALUBRITÉ PUBLIQUE !!

http://www.vimeo.com/1711304

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

03 10 2008

Un petit bout du feuilleton Natixis

octobre 1, 2008 at 11:43 | In Economie, Politique | 2 Comments
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Un petit bout du feuilleton Natixis

Enlisée dans la crise du “subprime”, la banque française Natixis devrait annoncer jeudi la deuxième perte trimestrielle de son histoire, soulignant la fragilité de son modèle au moment où son projet d’augmentation de capital est vilipendé par plusieurs actionnaires.
La filiale commune des groupes mutualistes Banque Populaire et Caisse d’Epargne a déjà dévoilé une large partie de ses résultats à mi-juillet.. Elle a ainsi annoncé de nouvelles dépréciations de 1,5 milliard d’euros sur son portefeuille d’actifs.

« Groupes mutualistes » mon cul !! Qu’elle dirait Zazie. Machines à fric, oui ! Comme tout le monde !

Au total, la crise des crédits immobiliers à risque (“subprime”) aura coûté 3,9 milliards d’euros à la plus jeune des banques françaises, née de la fusion de Natexis et d’Ixis fin 2006.

Selon les analystes, ces dépréciations devraient conduire la banque à accuser une perte comprise entre 500 et 800 millions d’euros au deuxième trimestre. Ce serait la deuxième perte trimestrielle de Natixis en moins d’un an: elle avait déjà perdu 900 millions d’euros au quatrième trimestre 2007.
Ces mauvaises performances sont dues à la forte spécialisation de Natixis dans les domaines d’activité les plus touchés par la crise, notamment la transformation de crédits en produits financiers complexes (titrisation). Lors de sa naissance en 2006, la banque était en effet leader français dans la conception de CDOs (les produits les plus touchés par la crise) et dans les 10 premières banques à l’échelle mondiale, rappellent dans une note les analystes de la maison de courtage Keeffe, Bruyette & Woods.

Natixis brade ses actions pour réussir son augmentation de capital

La banque française Natixis, enlisée dans la crise du “subprime”, a annoncé que son augmentation de capital décidée mi-juillet serait réalisée à prix cassé et garantie par un syndicat de banques afin d’assurer le succès d’une opération à l’issue jusqu’ici très incertaine.
Pour combler ses pertes liées à la crise, la filiale des groupes Banque Populaire et Caisse d’Epargne va émettre, à partir de vendredi4 et jusqu’au 18 septembre au soir, 1,6 milliard d’actions nouvelles pour 2,25 euros par titre.

Quand tout le monde trinque sous l’œil de Lagarde

C’est un prix 61% en-deçà du cours de Bourse.
Par comparaison, la Société Générale avait réalisé son augmentation de capital avec une décote de 40% et Crédit Agricole S.A. de 37%.
Cette émission de titres à prix cassé intervient alors que les analystes doutaient jusqu’alors du succès de la levée de fonds de la plus jeune des banques françaises, d’un montant total de 3,7 milliards d’euros.


Comme ses deux maisons mères, qui détiennent 70% du capital, ont annoncé leur intention d’y souscrire à hauteur de leur participation,

Natixis n’aura à lever que 1,1 milliard d’euros environ.


Mais au regard de la chute de l’action, les analystes craignaient que les 1,5 million d’actionnaires individuels rechignent à remettre au pot.


Sévèrement frappées par la crise financière, les banques occidentales ont sollicité leurs actionnaires à répétition durant l’année écoulée, subissant parfois des revers. L’augmentation de capital de la banque britannique HBOS, lancée fin avril, n’a ainsi été souscrite qu’à 8,29%.


Deux actionnaires minoritaires de Natixis, notamment les fonds spéculatifs américains (“hedge funds”) Greenlight Capital et Royal Capital Management, avaient en outre exprimé publiquement leur opposition à une opération qu’ils jugent contraire à leurs intérêts financiers.

Natixis: l’autorité des marchés financiers enquête !

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L’Autorité des marchés financiers (AMF) a ouvert une enquête sur la chute du titre de la banque française Natixis lors de sa récente augmentation de capital, a déclaré son secrétaire général, Gérard Rameix, affirmant disposer “d’éléments précis”.

Gérard Rameix secrétaire général de l’autorité des marchés financiers

“J’ai décidé lundi d’ouvrir une enquête sur les conditions dans lesquelles certains grands acteurs ont contribué à la chute du titre Natixis lors de son augmentation de capital”, a indiqué M. Rameix dans un entretien aux Echos paru mercredi.


“Je dispose d’éléments précis sur des arbitrages forcenés réalisés dans des conditions suspectes et qui ont entraîné des suspens, c’est-à-dire l’impossibilité de livrer les titres à l’échéance, ce qui est strictement contraire à des règles françaises anciennes”, a-t-il ajouté.


Durement touchée par la crise des “subprime”, Natixis a procédé du 4 au 19 septembre à une augmentation de capital qui lui a permis de lever 3,7 milliards d’euros afin d’assurer son refinancement.
Pendant cette période, le titre a perdu plus d’un quart de sa valeur.
Depuis le début de l’année, l’action Natixis a chuté de plus de 70%.

A la clôture de ce soir, Natixis perd 77,32 % de sa valeur !

Un grand bravo les « mutualistes » !!!


Le nom de “mutualiste” accolé à ces affairistes est une honte pour le Mouvement mutualiste des origines


L’enquête lancée lundi est “distincte” de celles ouvertes il y a plusieurs semaines sur “la qualité de l’information relative aux subprime distribuée non seulement par Natixis mais également par la Société Générale et Crédit Agricole-LCL”, a précisé M. Rameix.
Les investigations sur la Société Générale devraient être bouclées “d’ici à la fin de l’année”, “les deux autres courant 2009″, a-t-il affirmé.


Par ailleurs, l’enquête sur la banque française Oddo sera achevée “très prochainement”, a-t-il ajouté.
Pendant l’été 2007, Oddo avait fermé plusieurs fonds de placements, ce qui aurait fait perdre à ses clients quelque 350 millions d’euros.


Interrogé sur la crise financière, M. Rameix a estimé que son impact sur le système français n’était “pas encore aisé à cerner”, prévoyant toutefois que les conséquences seront “importantes” et “plus difficiles à digérer” au niveau macroéconomique que dans leur seule dimension bancaire.


Afin de mieux réguler le marché, il souhaite notamment que l’AMF ait la possibilité de transmettre le résultat de ses investigations aux tribunaux civils saisis de plaintes d’épargnants.
“Nous ne pouvons (le) faire aujourd’hui pour des raisons de secret professionnel. Tout ne peut et ne doit pas être traité au pénal”, a-t-il ajouté.

A bon, pas au pénal ?? Vous ne trouvez pas que tout ceci frise l’abus de bien social ??

Mais on est « entre soi » n’est-ce pas ? On ne va pas envoyer tout ce petit monde bouffer à la gamelle de la République ?

Pourquoi pas ? Tant qu’on a la « Santé » !!

Guy Dutron

01 – 10 – 2008

Libre-Esprit, es-tu là ?

octobre 1, 2008 at 8:16 | In Culture - Livres, Mémoire et histoire | 1 Comment
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Libre-Esprit, es-tu là ?

AU MOYEN-ÂGE, les hérésies incarnent le seul mode de négation de l’ordre
féodal. À partir du XIIIème siècle, le mouvement du Libre-Esprit s’étend
comme une lame de fond libertaire. Comme les austères Cathares, les Frères
du Libre-Esprit1 prêchent la pauvreté volontaire, le mépris des biens
terrestres et le refus d’obéissance à l’Église romaine. Mais, contrairement
à ces culs-serrés, ils refusent l’abnégation et le renoncement aux plaisirs
de la chair en prônant plutôt une émancipation totale des corps.

Joachim de Flore 1132 – 1202

En 1200, les prédications de Joachim de Flore prophétisent l’imminence
d’une nouvelle ère : « Le premier temps a été l’obéissance servile, le
second la servitude filiale, le troisième sera la liberté… Le premier a
été la crainte, le second la foi, le troisième l’amour. Le premier a été
l’âge des esclaves, le second celui des fils, le troisième sera celui des
amis. » Inspirés par cette bien belle promesse d’un âge d’or égalitaire,
Almauriciens, Bégards et Béguines, Lollards, Fraticelles, Picards et autres
Turlupins vont propager la doctrine du Libre-Esprit des Flandres à la
Rhénanie jusqu’en Italie du nord. Ces confréries remettent non seulement en
cause les dogmes de l’Église, mais, par une audacieuse équation,
s’affranchissent de la religion même. « Dieu est d’une manière formelle
tout ce qui est, disent-ils, l’âme parfaite est Dieu. »

C’est d’une simplicité biblique, Dieu est partout, et si je sens Dieu en moi, je suis
Dieu. Pour atteindre cette perfection mystique, les subtils en esprit
doivent passer par plusieurs épreuves initiatiques, de l’ascèse à
l’illumination. Une fois atteint une sorte d’extase – on ignore à quoi ils
se défonçaient – , le « parfait » réintègre l’âme dans « l’état d’innocence
originelle », celle du paradis avant qu’Adam et Ève en fussent bannis. Dans
Le Miroir des simples âmes, écrit par Marguerite Porète (qui fut brûlée en 1310 à Paris), on peut lire : « l’âme qui s’est anéantie dans l’amour de
Dieu, peut accorder à la nature tout ce qu’elle désire, sans éprouver aucun remords ». En clair : fait ce qu’il te plaît.

Béguine telle Marguerite Porète imprimée à Lübeck en 1489


Au terme de l’illumination, il n’était pas rare qu’un adepte du Libre-Esprit prétende ne plus du tout avoir besoin de Dieu.

« Ce que l’œil convoite, que la main s’en saisisse. »

En 1310, l’évêque de Strasbourg décrit leur doctrine afin de la dénoncer au pape : « L’état de perfection dispense de la prière et du jeûne ; toutes choses sont communes à tous et il leur est permis de voler ; personne ne sera damné, ni les Juifs, ni les Sarrazins. Ils disent qu’ici-bas, l’homme peut être aussi pleinement heureux qu’il le sera dans le ciel. » Foin du châtiment divin, donc. Plus de péché, plus d’enfer, ou mieux, le seul purgatoire serait de ne pas réaliser ses désirs sur terre, ici et maintenant. Ce qui offense également l’Église, c’est que les initiés revendiquent la liberté en amour et la mettent en pratique : « la fornication n’est pas un péché », pas plus que l’infidélité, le divorce, l’homosexualité ou la nudité. Faut pas se gêner…

Les adeptes du Libre-Esprit, plutôt que de s’enfermer dans des pratiques sectaires, propagent leur style de vie scandaleux chez le bas peuple en le persuadant de quitter son pénible labeur pour se livrer au vagabondage et à la mendicité. Les « saints mendiants » se répandent comme des poissons dans l’eau dans les villes de Rhénanie au cri de « Du pain, pour l’amour de Dieu », formule qui sera proscrite par l’Église en 1317. Bégards et Béguines – beaucoup de femmes adhèrent à ce mouvement égalitariste – habitent des maisons communautaires, fuient tout travail manuel, portent de longues tuniques rouges ornées de grands capuchons, se livrent à de joyeuses sarabandes érotiques, etc.

Dès le début du XIVème siècle, l’Inquisition pourchasse et brûle les initiés, mais le Libre-Esprit continue à déployer un empire invisible durant quatre siècles… En 1545, Calvin évalue leur nombre à 10 000 dans le Brabant et les dénonce dans son traité Contre la secte phantastique et furieuse des Libertins qui se nomment Spirituels.

CALVIN, JEAN [MIRJAM VAN VEEN - ED.]. Contre la secte phantastique et furieuse des libertins qui se nomment spirituelz. Response à un certain holandois. {Ioannis Calvivi. Opera omnia. Series IV. Volume I].
Genève. Librairie Droz. 2005. Org. blue cloth hardback, gilt title spine, tall 8vo: [ij], 286pp. very fine copy – as new. Series IV. Scripta didactica et polemica. Volume I: Contre la secte phantastique et furieuse.. ISBN: 2-600-00966-3. (ajouté par le blog)

En 1640, on retrouve encore leur influence parmi les courants égalitaires de la Révolution anglaise, chez les Ranters ou les Divagateurs. Avec la propagation du Libre-Esprit s’opère un renversement de perspective philosophique qui va contribuer à placer l’homme au-dessus de toute soumission, de toute force extérieure à lui-même. C’est aussi l’émergence d’un mouvement dont la formule magique de 68 « Vivre sans temps mort et jouir sans entrave » résonne comme l’écho le plus proche.

Ci-dessous Raoul Vaneigem notre voisin belge né à Lessines en 1934 et l’un des ses livres

Anatole Istria
CQFD  – N° 59 – septembre 2008

À lire aussi sur ce sujet :
Raoul Vaneigem, Le Mouvement du Libre-Esprit (1986), Éd. L’Or des Fous,
2005.
Yves Delhoisie, George Lapierre, L’incendie millénariste, Os Cangaceiros,
1987.

Le hold-up du siècle, par Michael Moore

octobre 1, 2008 at 6:59 | In Economie, Politique | 2 Comments
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Le hold-up du siècle, par Michael Moore

C’est bien volontiers que nous relayons ce nouveau « coup de gueule de Michael Moore que l’on ne présente plus. Écoutons-le

Coordination Gauche Alternative du Hainaut : Traduction Guy Dutron

Permettez-moi d’aller droit au but. Le plus grand holp-up de l’histoire de ce pays se déroule au moment même ou vous lisez ces lignes. Aucune arme à feu n’est utilisée, mais 300 millions de personnes ont été prises en otages. Ne nous méprenons pas : Après avoir dérobé 500 000 milliards de dollars qui ont été empochés depuis 5 ans par leurs soutiens les profiteurs de guerre, après avoir garni de plus d’une centaine de milliards de dollars les poches de leurs amis les pétroliers depuis deux ans, Bush et ses potes – qui doivent bientôt quitter la Maison Blanche – sont en train de piller le Trésor américain de chaque dollar qu’ils peuvent récupérer. Ils prennent dans le coffre autant qu’ils pourront en emporter en se dirigeant vers la sortie.

Peu importe ce qu’ils disent, peu importe les mots terrifiants qu’ils emploient. Ils recourent encore une fois à leurs vieux trucs consistant à créer la peur et la confusion afin de rester parmi les 1% les plus riches. Il suffit de lire les quatre premiers paragraphes de l’article de la « UNE » lundi dernier dans le New York Times, pour comprendre la réalité du contrat proposé :

http://www.nytimes.com/2008/09/22/business/22lobby.html?_r=2&oref=slogin&oref=slogin

« Au moment même où les responsables politiques travaillent sur les détails d’un plan de sauvetage du secteur financier de 700 milliards, Wall Street commence à chercher le moyen d’en tirer profit.

Les entreprises financières ont exercé un lobbying afin que toutes sortes d’investissements en détresse y soient inclus, en plus de ceux qui sont liés aux prêts hypothécaires.

Dans le même temps, les firmes de gestion d’investissement intriguaient pour que leur soient confiés les actifs que le Trésor prévoit de sortir du bilan des établissements financiers, un rôle qui pourrait leur faire gagner des centaines de millions de dollars par an.

Personne ne veut rester à l’écart de la proposition du Trésor pour acheter les actifs douteux des établissements financiers. »

Incroyable ! Wall Street et ses soutiens ont créé ce gâchis, et maintenant, ils prétendent faire le ménage en s’en mettant plein les poches. Même Rudy Giuliani fait pression pour que son entreprise soit retenue (et payée) pour « consulter » durant le sauvetage.

http://www.nydailynews.com/news/politics/2008/09/25/2008-09-25_rudy_giulianis_crass_opportunism_reflect.html

Le problème, c’est que personne ne sait vraiment ce que cet « effondrement » signifie. Le secrétaire au Trésor Paulson a admis lui-même qu’il ne connaît pas le montant exact nécessaire (il tout simplement sorti ce chiffre de 700 milliards de sa tête !). Le responsable du Congressional Budget Office a déclaré n’avoir pas trouvé de raison à ce montant et ne pouvoir l’expliquer à quiconque.

Pour autant, ils crient que la fin est proche ! Panique ! Récession ! La grande dépression ! Le bug de l’an 2000 ! La grippe aviaire ! Il faut voter le projet de loi sur le sauvetage aujourd’hui ! Le ciel nous tombe sur la tête ! Le ciel nous tombe sur la tête !

Il tombe pour qui ? RIEN dans ce plan de « sauvetage » ne fera baisser le prix de l’essence que vous mettez dans votre voiture pour aller travailler. RIEN dans ce projet de loi ne vous protégera contre la perte de votre maison. RIEN dans ce projet de loi ne vous donnera une assurance maladie.

L’assurance maladie ? Mike, pourquoi en parler ? Qu’est-ce que cela a à voir avec l’effondrement de Wall Street ?

Cela a tout à voir. Ce soi-disant « effondrement » a été déclenché par les défaillances massives et les saisies provoquées par les crédits hypothécaires. Savez-vous pourquoi tant d’ Américains sont en train de perdre leurs maisons ? A en croire les Républicains, c’est parce que trop d’idiots de la classe ouvrière ont souscrit des prêts qu’ils ne pouvaient pas assumer. Voici la vérité : La raison numéro un pour laquelle les gens sont ruinés c’est à cause des DEPENSES DE SANTE.:

http://www.nytimes.com/2005/02/02/business/02insure.html

Permettez-moi de l’exprimer clairement : Si nous avions eu une assurance santé universelle, cette « crise » des crédits hypothécaires pourrait n’avoir jamais eu lieu.

Ce renflouement a pour mission de protéger la masse obscène de richesses qui ont été accumulées au cours des huit dernières années. C’est pour protéger l’élite des actionnaires qui possèdent et contrôlent l’entreprise Amérique. C’est pour s’assurer que leurs demeures, leurs yachts et leur « style de vie » ne soient pas remis en causes tandis que le reste de l’Amérique souffre et se bat pour payer ses factures. Laissez les riches souffrir, pour une fois. Laissez-les payer pour ce sauvetage. Nous dépensons 400 millions de dollars par jour pour la guerre en Irak. Qu’ils mettre fin à la guerre immédiatement et nous fassent économiser 500 milliards de dollars supplémentaires !

Je dois arrêter d’écrire et vous devez arrêter de me lire. Ils organisent ce matin un « coup » dans notre pays. Ils espèrent que le Congrès agisse vite avant qu’il ne prenne le temps de réfléchir, avant que nous ayons une chance de les arrêter nous-mêmes. Alors, arrêtez de lire et faites quelque chose et faites le MAINTENANT !

Merci Monsieur Moore, il valait mieux que ce fusse un américain qui dise cela !Nous nous contenterons d’images ! Dans le désordre !!

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

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