Le Rapport du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU épingle la France la FIDH et la LDH parlent d’un « Rapport cinglant » !
juillet 31, 2008 at 10:39 | In Citoyenneté, Société | Leave a CommentTags: Le Rapport du Comité des Droits de l’Homme de l’ON
Le Rapport du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU épingle la France la FIDH et la LDH parlent d’un « Rapport cinglant » !
La Fédération internationale des Droits de l’homme (FIDH) et la Ligue des Droits de l’homme (LDH) se sont réjouies ce mercredi que l’ONU leur donne raison dans son rapport du Comité des Droits de l’homme. Celui-ci s’avère critique avec Paris notamment sur le traitement des étrangers et la détention. Un rapport qu’elles estiment d’ailleurs «cinglant pour la France».
«La FIDH et la LDH, qui avaient saisi le comité des Droits de l’homme d’un rapport alternatif à celui déposé par le gouvernement français, se félicitent de la prise en compte des critiques adressées à ce gouvernement par plusieurs ONG françaises ou internationales», affirment la FIDH et la LDH dans un communiqué conjoint. que nous reproduisons ci-dessous
« 30 juillet 2008 – ONU : un rapport cinglant pour la France
Communiqué commun FIDH/LDH
Le comité des droits de l’Homme de l’ONU chargé de contrôler l’application du pacte international relatif aux droits civils et politiques vient de rendre un avis cinglant concernant le respect par la France de ses obligations.
Au nombre de vingt-six, les recommandations du comité concernent le sort des étrangers et des demandeurs d’asile, le recours à l’ADN pour les étrangers, la situation carcérale, les violences illégitimes commises par les forces de l’ordre, la législation anti-terroriste et certaines règles de procédure pénale, l’égalité homme-femme, la lutte contre les discriminations, le racisme et l’antisémitisme, la prolifération des fichiers (notamment le STIC et EDVIGE) et la récente loi sur la rétention de sûreté.
Pour chacun de ces sujets, le comité émet des recommandations qui illustrent l’irrespect par la France de plusieurs des dispositions essentielles du pacte et qui rejoignent l’avis d’autres instances internationales, notamment celles du Conseil de l’Europe en matière carcérale ou en matière de mauvais traitements.
La FIDH et la LDH, qui avaient saisi le comité des droits de l’Homme d’un rapport alternatif à celui déposé par le gouvernement français, se félicitent de la prise en compte des critiques adressées à ce gouvernement par plusieurs ONG françaises ou internationales.
Elles constatent, de plus, que les commentaires du comité sont identiques aux reproches qu’elles ne cessent de formuler.
Elles demandent instamment au gouvernement français de s’inspirer de ses recommandations pour modifier sa législation et la mettre en conformité avec les pactes internationaux dont la France est signataire.
Ainsi qu’elles l’avaient souligné auprès du comité des droits de l’Homme et que celui-ci le relève avec insistance, la FIDH et la LDH regrettent qu’il ait fallu attendre six ans pour que la France dépose son quatrième rapport périodique.
Comme le comité des droits de l’Homme, la FIDH et la LDH demandent au gouvernement français de respecter la prochaine échéance qui lui a été fixée (2012) et, dans l’intervalle, ne se contente pas, comme à l’habitude, d’ignorer les recommandations des instances internationales. »
Paris, le 30 juillet 2008
«Au nombre de vingt-six, les recommandations du comité concernent le sort des étrangers et des demandeurs d’asile, le recours à l’ADN pour les étrangers, la situation carcérale, les violences illégitimes commises par les forces de l’ordre,
la législation antiterroriste et certaines règles de procédure pénale, l’égalité homme-femme, la lutte contre les discriminations, le racisme et l’antisémitisme, la prolifération des fichiers (notamment le Stic et Edvige) et la récente loi sur la rétention de sûreté», précisent-elles.
Autant de recommandations que la FIDH et la LDH souhaiteraient voir adoptées par le gouvernement français…
Selon elles, ces «sujets illustrent l’irrespect par la France de plusieurs des dispositions essentielles du pacte et qui rejoignent l’avis d’autres instances internationales, notamment celles du Conseil de l’Europe en matière carcérale ou en matière de mauvais traitements».
Maître Jean-Jacques de Felice décédé le 27 juillet. Vous partez avec tout notre respect, Maître.
A l’heure où Jean-Jacques de Felice vient de nous quitter il y a trois jours, lui qui fut un grand dirigeant de la Ligue des Droits de l’Homme, lui qui, comme avocat, fut de tous les combats pour la Liberté, lui qui défendit les militants du FLN et tant d’autres causes, c’est un bel hommage que rend l’ONU au rapport alternatif remis pas la LDH et la FIDH en prenant largement en compte ce texte dans son Rapport concernant la France :
Voir le site de la LDH
http://www.ldh-france.org/index.cfm
Et le site de la FIDH
Aux dernières nouvelles, « le Gouvernement examine le Rapport ». Nous craignons d’en connaître la manière.
Guy Dutron
31 – 07 – 2008
Economie française ça ne va pas bien mais elle n’est pas la seule et l’OMC est en panne.
juillet 30, 2008 at 11:00 | In Economie, Politique | Leave a CommentTags: Economie française ça ne va pas bien mais elle n’es
Économie française ça ne va pas bien mais elle n’est pas la seule
et l’OMC est en panne.
Quelques indicateurs :
1) - Le moral des Français a chuté en juillet à un nouveau plancher depuis vingt ans, les craintes d’augmentation du chômage semblant désormais relayer celles d’inflation, nouveau signe annonciateur d’une consommation atone et d’une croissance en berne au second semestre. Au mois de juillet, l’opinion des ménages sur le niveau de vie en France a continué de se dégrader, qu’il s’agisse de son évolution passée ou future.
2) Le moral des consommateurs allemands devrait tomber à un plus bas cinq ans en août en raison des inquiétudes sur l’évolution des prix à la consommation et les incertitudes prévalant dans le secteur financier, montre l’enquête mensuelle publiée par l’institut GfK. L’inflation a atteint le mois dernier son plus haut niveau en Allemagne depuis 1993.
3) Les résultats du tourisme, en France, en juillet, montrent une baisse de 2% des nuitées. “Les premières tendances laissent entrevoir des taux d’occupation relativement stables dans l’hôtellerie par rapport à 2007, même si un léger recul est constaté dans certaines régions”, note l’UMIH. “Par contre, la baisse du pouvoir d’achat des vacanciers se fait ressentir dans les cafés et les restaurants pour lesquels la baisse de fréquentation peut atteindre -20% à -30%.”
La saison estivale 2008 est donc marquée par un “démarrage tardif”. “Pour la majorité des professionnels, elle n’a vraiment débuté qu’après le 14 juillet, voire à partir du week-end du 19/20 juillet”, souligne l’organisme patronal représentant le secteur de l’hôtellerie, de la restauration, des cafés et des discothèques en France.
En revanche, la baisse du pouvoir d’achat, surtout pour les vacanciers français, s’est fait davantage sentir chez les professionnels des cafés, bars, brasseries, restaurants, qui “sont plus inquiets”. “Le contexte actuel (augmentation du prix du carburant, augmentation du coût des matières premières, inflation) accentue la baisse du pouvoir d’achat des vacanciers, notamment de la clientèle française”, explique l’UMIH dans son communiqué de presse.
4) Les assurances privées et les mutuelles, qui vont verser un milliard d’euros à l’assurance maladie en 2009, devraient être “associées” à la “gestion” de la Sécu, ce qui suscite des critiques de syndicats et associations de malades dénonçant un “début de privatisation”. “Dès lors qu’elles seront associés plus étroitement à la gestion du risque santé”, le gouvernement “attend” qu’elles “fassent leurs meilleurs efforts” pour ne pas augmenter les cotisations de leurs adhérents, ont écrit les deux ministres dans un communiqué. Disent en cœur Bachelot et Woerth ! Espoir immédiatement douché par le président de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), Gérard de la Martinière. “Toute taxe sur le chiffre d’affaires est inévitablement répercutée sur le consommateur final à un moment ou à un autre”, a-t-il dit à l’AFP. Bref, nous allons payer plus pour gagner moins !!
Les demandes globale et étrangère adressées à l’industrie française ont sensiblement diminué au deuxième trimestre et un nouveau recul est anticipé par les entreprises en juillet-septembre, selon l’enquête trimestrielle de conjoncture dans l’industrie publiée mardi par l’Insee. La proportion d’entreprises manufacturières mentionnant des goulots de production a diminué de trois points au deuxième trimestre et le taux d’utilisation des capacités a diminué à 84,4% contre 85,3% en avril, se rapprochant de son niveau de longue période. Selon les chefs d’entreprise interrogés, la baisse des effectifs industriels s’est accentuée au cours du deuxième trimestre et, au vu de leurs anticipations, elle pourrait encore s’intensifier au cours des trois prochains mois”.
5) Démissions surprise, hier. Patricia Russo, directrice générale, et Serge Tchuruk, président du conseil d’administration, paient une série de mauvais résultats.
“Pat” et Serge !!
On les annonçait partants depuis plusieurs mois. Hier, l’équipementier en télécoms Alcatel-Lucent s’est séparé de ses deux dirigeants, « Pat » Russo et Serge Tchuruk. Ils démissionneront avant la fin de l’année. Dans la foulée, le groupe a publié une perte nette, pour le deuxième trimestre 2008, de 1,1 milliard d’euros. Des résultats qui ont précipité l’éviction du duo.
Depuis la fusion entre le français Alcatel et l’américain Lucent, en mars 2006, le groupe n’a cessé de plonger : - 60 % de sa valeur en Bourse, un recul des ventes de 2,5 % et une perte de 3,5 milliards d’euros l’an dernier. De lourds échecs qui ont coûté 16 500 suppressions d’emplois à travers le monde en dix-huit mois.
Depuis hier, le nombre de chômeurs est passé de 16.500 à 16.502 !! Mais si « Pat » et Serge sont tombés à l’eau mais c’est « Pince-moi » le Chômeur de base qui trinque tout de même.
Encore un exemple de gens grassement payés et incompétents : Fusion mal préparée, guerre des chefs, chute de 50% du titre en Bourse, un milliard d’Euros de pertes au second trimestre…La « totale » quoi !!
Mais ces deux ignares vont empocher combien ????
Une bonne nouvelles tout de même dans ce monde de brutes : après 9 jours de négociations à Genève, c’est l’échec à l’OMC et le « cycle de Doha » se retrouve avec du plomb dans l’aile pour plusieurs années.
Pascal Lamy
Un autre crâne d’œuf, le « socialiste » français Pascal Lamy a encore foiré !! Pourtant son compère, le « travailliste » anglais Peter Mandelson aura fait tout ce qu’il pouvait mais, les pays pauvres ou émergeants ne marchent plus dans la combine des pays riches.
Le “Travailliste” Peter Mandelson commissaire Européen au Commerce
L’urgence altermondialiste se reporte maintenant sur le Forum Social Mondial de Belém en 2009.
Voir notre article :
L’URGENCE ALTERMONDIALISTE
avril 14, 2008 at 1:07 | In Altermondialisme | | Edit this post
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Guy Dutron
30 – 07 – 2008
IL Y A 141 ANS NAISSAIT ENRIQUE GRANADOS.
juillet 29, 2008 at 4:49 | In Culture - Livres, Mémoire et histoire | 1 CommentTags: IL Y A 141 ANS NAISSAIT ENRIQUE GRANADOS.
Il y a 141 ans naissait Enrique Granados.
Né à Lerida, en Catalogne, Enrique Granados fait ses débuts comme pianiste à Barcelone à l’âge de 16 ans, gagnant sa vie en jouant dans les cafés.
De 1887 à 1890, il est élève au Conservatoire de Paris.
De retour à Barcelone, il connaît un grand succès comme pianiste et aussi comme compositeur: ses “Danzas espanolas” pour piano à quatre mains qui sont très appréciées.
En 1901, Granados crée sa propre école de piano, l’Academia Granados, qui acquiert très vite une très grande renommée.
Il écrit de nombreuses œuvres pour piano dans un style postromantique comparables à celles de Grieg ou de Brahms.
On lui doit également des opéras teintés d’hispanisme et des pièces pour chant et piano inspirés des zarzuelas, un genre typiquement espagnol qui s’apparente à l’opérette…
Mais son chef-d’œuvre demeure “Goyescas”, où il fait preuve d’une admiration passionnée pour Goya.
Parti aux Etats-Unis pour assister à une adaptation scénique de Goyescas, le compositeur périt en 1916 dans le bateau qui le ramenait, le “Sussex”, torpillé par un sous-marin allemand.
Granados réussit à gagner l’une des chaloupes de sauvetage mais, voyant sa femme dans l’eau, il y replonge.
Ils périront tous deux noyés.
Écoutez cette magnifique Danse Espagnole N° 5 de Enrique Granados :
http://fr.youtube.com/watch?v=17Fh7LMMzhc
et cet intermezzo tiré de Goyescas par Ida Presti et Alexandre Loagoya
http://fr.youtube.com/watch?v=oPXmEz1vE3E
Guy Dutron
29 – 07 – 2008
CRISE FINANCIERE LA TENSION PERSISTE SUR FOND DE FAILLITES AMERICAINES ET DE PETROLE CHER
juillet 28, 2008 at 8:09 | In Economie | Leave a CommentTags: CRISE FINANCIERE LA TENSION PERSISTE SUR FOND DE FAILLI
CRISE FINANCIERE LA TENSION PERSISTE SUR FOND DE FAILLITES AMERICAINES ET DE PETROLE CHER
Selon l’AFP – Paris : « Vers 16H00 GMT (18H00 à Paris), le baril de Brent pour livraison en septembre prenait 75 cents, à 125,27 dollars par rapport à la clôture de vendredi soir sur l’Intercontinental Exchange de Londres.
A la même heure, le baril de “light sweet crude” pour livraison en septembre gagnait 59 cents à 123,87 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
Alors qu’un signe d’apaisement était intervenu au cours du weekend avec la libération de huit salariés du secteur pétrolier enlevés dans la nuit de vendredi à samedi au large du terminal de Bonny, dans le sud du pays, les cours de l’or noir ont repris de l’allant lundi avec des craintes sur la production au Nigeria victime de troubles régionaux.
Même s’il n’atteint plus ses plus hauts historiques, le pétrole reste cher et toute mauvaise nouvelle ranime la spéculation.
La Bourse de Paris a terminé en recul lundi, le CAC 40 perdant 1,20% dans un marché peu animé, pénalisé par la faillite de deux banques régionales américaines ce week-end ….
Londres a abandonné 0,75%, Francfort 1,33% et l’Eurostoxx 50 1,12%.
“C’est un marché sans couleur évidente, faute de nouvelles majeures en provenance des Etats-Unis”… La place parisienne a réagi dès l’ouverture à la fermeture par le Trésor américain, pour cause de faillite, de la First National Bank of Nevada et la First Heritage Bank de Newport Beach, en Californie.
“Ces deux nouvelles faillites portent à sept le nombre de dépôts de bilan depuis le début de l’année dans le secteur bancaire et ne militent pas pour un retour rapide de la confiance des investisseurs dans le système bancaire américain”, ont commenté les économistes du courtier Aurel. »
Voir sur ce sujet notre article : Indymac Fannie Mae Freddie Mac Fortis Crédit Agricole ou La crise du « subprime » n’est pas finie.
juillet 13, 2008 at 9:20 | In Economie, Politique | | Edit this post
Tags: Indymac Fannie Mae Freddie Mac Fortis Crédit Agricole
En France, ce sont surtout les valeurs financières qui trinquent.
Ainsi l’action CNP Assurances perdait 2,85 % à 71,40 € ce lundi à 17H ; en baisse de 4,58% en une semaine et de 23,15 % sur un an.
Elle se rapproche de son plus bas historique depuis un an à 67 €.
Derrière nous la crise ?? Allons donc !
Guy Dutron
28 – 07 – 2008
Feu vert du Congrès américain pour un vaste plan de sauvetage immobilier
juillet 28, 2008 at 12:17 | In Economie, Politique | Leave a CommentTags: Feu vert du Congrès américain pour un vaste plan de s
Feu vert du Congrès américain pour
un vaste plan de sauvetage immobilier
AFP – Samedi 26 juillet, 18h40
« WASHINGTON (AFP) – Le Congrès américain a adopté samedi un vaste plan de sauvetage de l’immobilier, volant au secours à la fois des emprunteurs et des organismes de refinancement hypothécaires qui se sont retrouvés dans la tourmente ces dernières semaines.
Le texte, déjà adopté mercredi par la Chambre des représentants, a été approuvé au Sénat à 72 voix contre 13, par des élus réunis de façon relativement exceptionnelle un samedi.
Le plan de sauvetage, présenté par la presse américaine comme le plus ambitieux en une génération, doit désormais être transmis au président George W. Bush pour signature. Ce dernier, qui y était d’abord opposé, a indiqué qu’il y était désormais favorable et devrait rapidement signer le texte, selon son secrétaire au Trésor Henry Paulson.
Avant le vote, les sénateurs ont souligné que la loi, vitale pour colmater la crise immobilière, était le fruit d’une rare coopération entre les partis.
Provoqué par la plus grave crise de l’immobilier depuis la Grande Dépression de 1929, le plan a été conçu à la base pour aider les emprunteurs étranglés par leurs mensualités, en relevant notamment le plafond des prêts immobiliers qui peuvent obtenir une garantie publique.
Quelque 300 milliards de dollars d’emprunts immobiliers seront garantis par l’Etat et apporteront une bouffée d’air aux emprunteurs alors que les taux des emprunts fixes sur 30 ans sont à leurs niveaux les plus élevés en un an.
En outre 3,9 milliards de dollars seront accordés aux collectivités locales pour racheter et réhabiliter les logements saisis, un point auquel s’était opposé la Maison Blanche.
“C’est bien que le Congrès démocrate ait finalement agi”, a commenté un porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto, soulignant qu’il était temps que cette loi soit adoptée.
Le plan vise à débloquer le grippage du secteur immobilier qui voit la demande diminuer, le nombre de ventes plonger et les prix décliner inexorablement. Selon les derniers chiffres du bureau de surveillance fédéral de l’immobilier américain (OFHEO) publiés mardi, les prix des logements ont baissé en mai de 4,8% sur un an.
Les saisies immobilières continuent de se multiplier: au 2e trimestre elles étaient en hausse de 14% par rapport au trimestre précédent et sur un an, elles ont bondi de 121%.
Au total 2,2 millions procédures de saisies ont été lancées en 2007, selon le cabinet RealtyTrac.
“Derrière chacun de ces chiffres, il y a une famille, une mère, un père, des enfants essayant de faire face au chômage et à la perte de leur maison”, a déclaré samedi le sénateur démocrate Chris Dodd.
Le texte prévoit aussi un volet sur Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géants du refinancement hypothécaire qui ont frôlé l’implosion au début du mois. »
Voilà bien une jolie contradiction du néolibéralisme ; cette idéologie qui prétend tout privatiser, réduire le rôle des Etats au strict minimum.
Sauf que, quand tout va mal, quand leur sacro-saint pognon est en jeu, les mêmes changent d’avis, les mouches changent d’âne comme disent les copains du Midi !! 
ON PRIVATISE LES PROFITS MAIS ON NATIONALISE LES PERTES !!! LE CONTRIBUABLE PAIERA.
VOUS VERREZ QU’EN FRANCE LES MËMES CAUSES PRODUIRONT UN JOUR LES MËMES EFFETS.
Cela vient de se faire pour un certain Tapie !
Guy Dutron
28 – 07 -2008
Réforme des institutions ce soir 21 juillet 2008 la France a changé de Régime
juillet 22, 2008 at 12:10 | In Politique, Société, sarkosy | Leave a CommentTags: Réforme des institutions ce soir 21 juillet 2008 la Fr
Réforme des institutions ce soir
21 juillet 2008 la France
a changé de Régime
Combien vaut un élu de gauche ou de droite ?
On met la droite aux enchères :
Au lieu de s’occuper de la crise, le Président est à la manœuvre pour faire passer sa réforme de la Constitution au forceps. Au programme, menaces à droite et ouverture à gauche.
Les enchères sont ouvertes. Pour faire adopter son projet constitutionnel, Nicolas Sarkozy a besoin de trois cinquièmes des votes du Congrès, qui rassemble députés et sénateurs. A quelques jours du scrutin, les conseillers de l’Élysée avouent que le vote sera serré. Il faut donc à la fois rassembler la droite et «acheter» quelques députés de gauche.
Du côté de la droite, certains députés gaullistes ou villepinistes sont réfractaires à l’égard d’un projet qui finit d’achever les principes de la Ve République.
La politique de la carotte – Sarko a proposé à Villepin d’être tête de liste aux élections européennes. Bingo !!
On joue les maillons faibles à Gauche
Pour la gauche, on utilisera la vieille antienne de l’ouverture. Jack Lang a, le premier, confirmé qu’il ne valait pas cher. Le député socialiste a supplié le Président de lâcher quelques miettes supplémentaires de droits à l’opposition lui permettant de convaincre quelques amis socialistes de trahir la gauche.
Le Président a, dès le lendemain, indiqué qu’il avait « lu avec intérêt les propositions de Jack Lang » et qu’il était tout disposé à lui donner un hochet lui permettant de «bien voter». . Jusqu’où, en effet, n’irait pas la vieille coquette pour exister encore un peu ?
Roulez jeunesse !! Entre bling bling et Gauche caviar, on devrait bien pouvoir s’arranger, non ??
«Comment vous vous sentiriez si la réforme passait à une voix près, et si c’était la vôtre?» demandait-on à Jack Lang sur France Inter ce matin. L’intéressé s’est empressé de répondre à côté, pensant certainement que cette question ne lui serait, de toute façon, plus jamais posée… Raté !
En étant le seul député socialiste à voter pour la réforme des institutions, Jack Lang croyait sans doute donner un menu coup de main à Nicolas Sarkozy. En fait, il lui a fait un gros cadeau : le projet n’a été adopté par le Congrès qu’à 539 voix alors qu’il en fallait 538 pour atteindre la majorité des deux tiers. Deux petites voix ont fait la différence. Dont celle de Jack Lang.
Un peu de mauvais esprit nous ferait dire que Lang a inventé « la deuxième voix » !!
Les 18 élus PRG constituent un autre maillon faible de la gauche dont le prix n’est peut-être pas beaucoup plus cher que celui de l’ineffable Jack Lang. Selon le site Médiapart, le président des radicaux de gauche Jean-Michel Baylet a basculé en faveur du oui, l’abaissement à quinze du nombre de parlementaires requis pour créer un groupe semblant un habillage adéquat.
Habillage, peut-être mais, comme costume, on a vu mieux !!
A travers le vote sur la réforme des institutions, c’est une véritable bataille politique qui s’est jouée. A l’issue du scrutin, l’UMP ne plastronne pas, la gauche non plus. Et le centre gauche… bascule doucement à droite.
Ambiance plutôt morose, donc, à droite… mais guère meilleure à gauche. Arnaud Montebourg s’alarme à la sortie de la « dérive monocratique » qui découlera de cette réforme. Pour le PS, c’est tout de même une défaite. « On a fait le plein », tentent de se réjouir certains. Mais il y a quelques semaines, François Hollande assurait que les deux tiers du Congrès étaient impossible à réunir sans les voix de son parti. Même sans le facteur Jack Lang, l’équation se révèle aujourd’hui fausse.
Bayrou et la portion congrue :
Le centre gauche basculera-t-il à droite ? Côté Bayrou, on se compte sur les doigts d’une seule main : seuls deux sénateurs centristes ont voté contre la réforme, quatre se sont abstenus et deux députés Modem s’y sont opposés… dont François Bayrou lui-même.
L’OPA sur l’ex-UDF continue. Même s’il ne reste plus beaucoup d’élus sur qui exercer les fameuses pressions qui ont fait basculer, de justesse, le vote du Congrès ce lundi.
En réalité, la leçon à tirer de ce vote sur les institutions, c’est que tout le monde à perdu !! La droite, l’ex-« gauche » et le centre.
A commencer par le Peuple Français qui est entré, en ce triste 21 Juillet dans une MONOCRATIE d’un type nouveau.
Ceci nous ramène vingt ans en arrière, a la mort de Pierre Desproges :
« Est-il en notre temps rien de plus odieux, de plus désespérant, de plus scandaleux que de ne pas croire en la démocratie?
Et pourtant. Pourtant.
Moi-même, quand on me demande: «Êtes-vous démocrate?», je me tâte.
Attitude révélatrice, dans la mesure où, face à la gravité de ce genre de question, la décence voudrait que l’on cessât plutôt de se tâter. Un ami royaliste me faisait récemment remarquer que la démocratie était la pire des dictatures parce qu’elle est la dictature exercée par le plus grand nombre sur la minorité.
Réfléchissez une seconde: ce n’est pas idiot. Pensez-y avant de reprendre inconsidérément la Bastille. Alors que, en monarchie absolue, la loi du prince refuse cette attitude discriminatoire, puisqu’elle est la même pour les pour et pour les contre. Vous me direz que cela ne justifie pas qu’on aille dépoussiérer les bâtards d’Orléans ou ramasser les débris de Bourbon pour les poser sur le trône de France avec la couronne au front, le sceptre à la main et la plume où vous voudrez, je ne sais pas faire les bouquets.
Mais convenez avec moi que ce mépris constitutionnel des minorités qui caractérise les régimes démocratiques peut surprendre le penseur humaniste qui sommeille chez tout cochon régicide.
D’autant plus que, paradoxe, les intellectuels démocrates les plus sincères n’ont souvent plus d’autre but, quand ils font partie de la majorité élue, que d’essayer d’appartenir à une minorité. Dans les milieux dits artistiques, où le souci que j’ai de refaire mes toitures me pousse encore trop souvent à sucer des joues dans des cocktails suintants de faux amour, on rencontre des brassées de démocrates militants qui préféreraient crever plutôt que d’être plus de douze à avoir compris le dernier Godard. Et qui méprisent suprêmement le troupeau de leurs électeurs qui se pressent aux belmonderies boulevardières.
Parce que c’est ça aussi, la démocratie. C’est la victoire de Belmondo sur Fellini. C’est aussi l’obligation, pour ceux qui n’aiment pas ça, de subir à longueur d’antenne le football et les embrassades poilues de ces cro-magnons décérébrés qu’on a vus s’éclater de rire sur le charnier de leurs supporters.
La démocratie, c’est aussi la loi du Top 50 et des marnas gloussantes reconverties en dondons tisanières. La démocratie, c’est quand Lubitsch, Mozart, René Char, Reiser ou les batailleurs de chez Polac, ou n’importe quoi d’autre qu’on puisse soupçonner d’intelligence, sont reportés à la minuit pour que la majorité puisse s’émerveiller dès 20 h 30, en rotant son fromage du soir, sur le spectacle irréel d’un béat trentenaire figé dans un sourire définitif de figue éclatée, et offrant des automobiles clé en main à des pauvresses arthritiques sans défense et dépourvues de permis de conduire.
Cela dit, en cherchant bien, on finit par trouver au régime démocratique quelques avantages sur les seuls autres régimes qui lui font victorieusement concurrence dans le monde, ceux si semblables de la schlag en bottes noires ou du goulag rouge étoilé.
D’abord, dans l’un comme dans l’autre, au lieu de vous agacer tous les soirs entre les oreilles, je fermerais ma gueule en attendant la soupe dans ma cellule aseptisée. Et puis, dans l’un comme dans l’autre, chez les drapeaux rouges comme chez les chemises noires, les chefs eux-mêmes ont rarement le droit de sortir tout seuls le soir pour aller au cinéma, bras dessus, bras dessous avec la femme qu’ils aiment.
Les chefs des drapeaux rouges et les chefs des chemises noires ne vont qu’au pas cinglant de leurs bottes guerrières, le torse pris dans un corset de fer à l’épreuve de l’amour et des balles. Ils vont, tragiques et le flingue sur le cœur. Ils vont, métalliques et la peur au ventre, vers les palais blindés où s’ordonnent leurs lois de glace. Ils marchent droits sous leurs casquettes, leurs yeux durs sous verre fumé, cernés de vingt gorilles pare-chocs qui surveillent les toits pour repérer la mort. Mais la mort n’est pas pour les chefs des drapeaux rouges ni pour les chefs des chemises noires. La mort n’est pas aux fenêtres des rideaux de fer. Elle a trop peur.
La mort est sur Stockholm. ( Celle d’Olof Palme Ndlr) Elle signe, d’un trait rouge sur la neige blanche, son aveu d’impuissance à tuer la liberté des hommes qui vont au cinéma, tout seuls, bras dessus, bras dessous, avec la femme qu’ils aiment jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m’étonnerait qu’il passe l’hiver ».
Chroniques de la Haine ordinaire ©Seuil
Merci encore, cher Desproges !!
Je crains fort que ce mois de juillet non plus ne passe pas l’hiver.
Nous sommes entrés en Monocratie. La glaciation est en marche.
Ce soir, le vent souffle comme la bise sur mon Ardenne ; il fait froid, très froid
Guy Dutron
21 juillet 2007
Anne Lauvergeon AREVA TRICASTIN ou le cynisme à l’état pur !
juillet 21, 2008 at 10:24 | In Citoyenneté, Environnement OGM, Politique | 2 CommentsTags: Anne Lauvergeon AREVA TRICASTIN ou le cynisme à l’é
Anne Lauvergeon AREVA TRICASTIN ou le cynisme à
l’état pur !
Anne Lauvergeon est présidente du directoire d’Areva.
En 2006, elle est classée par le magazine Forbes comme la 8e femme la plus puissante au monde, la 2de en Europe et la 1re en France
Elle entre en 1978 à l’École normale supérieure. Elle obtient l’agrégation de sciences physiques avant de devenir ingénieur des mines.
En 1983, elle effectue son premier stage de formation dans la sidérurgie, chez Usinor. Son deuxième stage, en 1984, a lieu à l’Institut de protection et de sûreté nucléaire du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), où elle étudie les problèmes de sûreté chimique en Europe. De 1985 à 1988, elle a la charge de l’Inspection générale des carrières (IGC) à la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire) Ile-de-France. De 1988 à 1989, elle est adjointe du chef de service au Conseil général des mines.
En 1990, elle est nommée chargée de mission pour l’économie internationale et le commerce extérieur à la Présidence de la République, sous François Mitterrand.
L’année suivante, elle devient secrétaire général adjointe de l’Elysée. Elle est ensuite nommée « sherpa », c’est-à-dire représentante personnelle du président, chargée de préparer les sommets internationaux comme le G7.
En 1995, elle rejoint le secteur bancaire, et devient associée-gérante de la banque franco-américaine Lazard Frères.
En mars 1997, elle est nommée directrice générale adjointe d’Alcatel, avant d’entrer au comité exécutif du groupe.
En juin 1999, elle est nommée président-directeur général (PDG) du groupe Cogema.
En juillet 2001, la Cogema rejoint Framatome et d’autres sociétés pour créer Areva. Elle prend la tête du nouveau groupe, entrant ainsi dans le cercle très restreint des femmes dirigeant des groupes d’envergure internationale. Le Fortune 500 2006, édité par le magazine américain Fortune, la classe n° 2 des femmes d’affaires les plus puissantes au monde (États-Unis exceptés) derrière Patricia Russo, future présidente d’Alcatel-Lucent.
En 2006, elle reste la femme dirigeant le plus d’employés dans le monde.
Elle a été l’un des membres de la Commission pour la libération de la croissance française, dite Commission Attali, qui a remis son rapport au président de la République le 23 janvier 2008.
Ainsi, après avoir gentiment « pantouflé » sous la Gauche, la Dame s’accommode fort bien de la Droite !
Rien que de très normal jusque là ; nous en connaissons des palanquées de dirigeants passés par la Gauche pour atterrir brillamment … à droite.
Ce qui est moins normal, ce sont les déclarations de la sherpa du nucléaire après les accidents du Tricastin et de Romans ; tous causés par des filiales ou services d’Areva.
Le site du Tricastin
On aurait pu croire que, se retrouvant dans l’œil du cyclone, la Dame l’aurait jouée modeste !! Pas du tout !!
Bardée de ses certitudes et de sa suffisance, Mme Lauvergeon n’a rien trouvé de mieux que se dire “surprise”, dimanche 20 juillet, par l’ampleur de l’émotion et par la “réaction médiatique” survenue après l’incident sur le site du Tricastin. Elle regrette une certaine “confusion”.
“Nous avons sans doute sous-estimé l’amplitude de l’émotion. Nous avons également été surpris par la réaction médiatique”, déclare Areva Lauvergeon dans une interview au Journal du Dimanche.
En clair, ce qui gène considérablement Mme Lauvergeon, ce n’est pas tant qu’il y eût des fuites d’uranium !!
Que nenni ! Le pire, ce sont les fuites ….dans la
presse !!!
Si ce n’est pas du cynisme, il faudra nous
expliquer !!
En attendant, le Réseau « sortir du nucléaire »
demande la démission de Lauvergeon ;
nous, ont est d’accord d’autant que Madame
la Presidente doit avoir un parachute en or
massif et n’ira pas à la soupe populaire !!
Elle l’avait déjà en 2002 au point que
la très docte Cour des comptes s’en était
émue ;
alors, pensez … Ses avantages bassement
matériels n’ont pas dû baisser en 6 ans !!
Guy Dutron
21 juillet 2008
Fortunes Gérard Mulliez détrône Bernard Arnault
juillet 21, 2008 at 11:54 | In Economie, Société | Leave a CommentTags: Fortunes Gérard Mulliez détrône Bernard Arnault
Fortunes Gérard Mulliez détrône
Bernard Arnault
Le fondateur d’Auchan prend la première place du traditionnel classement de Challenges : voilà une nouvelle qu’elle est bonne !!
http://www.challenges.fr/actualites/20080709.CHA4019/
Déjà l’an dernier, nous avions salué comme il se devait l’accession des Mulliez à la deuxième place du classement :
Une nouvelle qui nous fait chaud au cœur !!! Le coup de gueule de la rédaction du Blog
octobre 16, 2007 at 4:59 | In social | | Edit this post
Tags: Une nouvelle qui nous fait chaud au coeur
Avec une fortune estimée à 21 milliards d’euros, Gérard Mulliez détrône, cette fois, le P-DG de LVMH, Bernard Arnault, de la première place du podium des plus grandes fortunes de l’Hexagone, établi par Challenges à paraître jeudi 10 juillet.
Un bouleversement dû au bond de près de 30% des bénéfices de l’enseigne de grande distribution Auchan, alors que la baisse des cours de LVMH et de Carrefour, dont Bernard Arnault détient respectivement 47% et 5% du capital, explique le recul de 18% de sa fortune.
La médaille de bronze revient à la première femme du classement, Liliane Bettencourt, fondatrice de L’Oréal, malgré une baisse de sa fortune de 2,5 milliards d’euros.
“Meilleures entrées” et “plus belles progressions”
Sur les trente premières places du classement, 17 sont occupées par des dirigeants ou des fondateurs de groupes, que ce soit dans le secteur de la distribution, de l’industrie ou de l’agroalimentaire. Parmi les meilleures entrées, la palme revient au P-DG du groupe de services pétroliers Schlumberger, Didier Primat, qui arrive à la 24ème place du classement avec une fortune estimée à 2,2 milliards d’euros.
La plus belle progression est le fait de Pierre Papillaud, du groupe Alma, avec une progression de 400% sur un an, notamment grâce à la prise de majorité du capital de son concurrent et numéro un français, Cristaline.
Les 10 premiers heureux gagnants sont :
http://www.challenges.fr/actualites/entreprises/20080709.CHA4021/les_10_premiers_du_classement.html
1. Gérard Mulliez et sa famille : 21 milliards d’euros
2. Bernard Arnault : 18,307 milliards d’euros
3. Liliane Bettencourt et sa famille : 13, 576 milliards d’euros
4. Romain Zaleski : 11,314 milliards d’euros
5. Robert Louis-Dreyfus et sa famille : 10 milliards d’euros
6. Bertrand Puech et familles Hermès : 7,423 milliards d’euros
7. François Pinault et sa famille : 7,329 milliards d’euros
8. Serge Dassault et sa famille : 6 milliards d’euros
9. Familles Duval et Aubert : 5, 851 milliards d’euros
10. Alain Wertheimer et sa famille : 5 milliards d’euros
Gérard Mulliez, qui pense que pour vivre heureux, il faut vivre caché (en Belgique notamment où il n’y a pas d’impôt sur la Fortune) n’en reste pas moins un chrétien fervent.
Il a accepté de donner une interview exceptionnelle à « Challenges »
Quelques perles du patriarche Mulliez :
«L’argent, c’est fait pour développer des entreprises, pas pour consommer» ou encore «J’estime que le plus grand patron qui ait existé sur terre, c’est Jésus-Christ : son entreprise existe toujours.»
La caissière d’Auchan, nonobstant ces bonnes paroles, peut continuer, elle, à tirer LE DIABLE PAR LA QUEUE !!
Elle fera plusieurs aller et retours entre son domicile et le saint des saints Auchan pour un salaire de misère !!
Pendant ce temps, le successeur de Jésus fait repentance aux antipodes lors de JMJ qui ont coûté la peau des fesses !!
AUCHAN LOUVROIL (59) On dit que les caissières travaillent pour les couilles du Pape !!!
Voyez ci-dessous, un petit florilège de l’Empire Mulliez et encore, nous vous en avons épargné quelques uns !!
La vie Auchan, elle change la vie !!
Allez en paix, bonnes gens !
Trois pater et deux Ave !
Amen !
Guy Dutron
21 – Juillet – 2008
Fusion GDF-Suez Les grandes manœuvres continuent EDF se replace dans la Belgique en crise
juillet 21, 2008 at 11:19 | In Economie, Politique | Leave a CommentTags: Fusion GDF-Suez Les grandes manœuvres continuent EDF s
Fusion GDF-Suez Les grandes manœuvres continuent EDF
se replace dans la Belgique en crise
Allez, on en remet une couche !!
Fusion GDF-Suez: GDF vend à EDF sa part dans le belge SPE
Gaz de France et EDF ont annoncé vendredi la vente de la part de GDF dans l’électricien belge SPE à l’électricien français EDF pour 515 millions d’euros, pour respecter l’une des conditions exigées par la Commission européenne pour la fusion GDF-Suez. “Gaz de France a conclu ce jour un accord avec EDF pour la cession de ses actions dans Segebel qui détient 51% du capital de SPE”, ont annoncé GDF et EDF dans des communiqués distincts. “Le montant de la transaction s’élève à 515 millions auxquels s’ajouterait un complément de prix après mise en œuvre des engagements pris par Suez Electrabel vis-à-vis de l’Etat belge”, ont précisé les groupes. Le groupe public GDF est entré depuis fin mai en négociation exclusive avec EDF pour lui céder ses 50% dans Segebel, qui contrôle le capital de l’électricien belge SPE, afin de se conformer à ses engagements auprès de la Commission européenne dans le cadre de sa fusion avec Suez, qui sera soumise au vote des actionnaires le 16 juillet. SPE est le deuxième producteur d’électricité en Belgique. En 2007, le chiffre d’affaires de l’entreprise s’est élevé à 2,2 milliards d’euros, rappelle EDF.
On se souvient qu’à une époque antérieure, EDF s’était intéressé à Distrigaz , la filiale gazière de SUEZ pour laquelle les négociations achopperaient actuellement avec ENI. Mais, à l’époque, les belges n’étaient pas fans d’EDF et Sarko soi-même « n’était pas convaincu » !! Vous savez que, chez nous, quand sa majesté n’est pas convaincue ……
Et si EDF revenait dans le jeu ??
Car l’entreprise pétrolière italienne est loin d’être seule en lice : EDF, E.ON, RWE, Enel, Gas Natural et Iberdrola sont bien décidés à remporter cette ‘pépite’ mise en vente par Suez.
La commission européenne avait demandé à celui-ci de vendre sa part dans Distrigaz pour permettre le mariage avec GDF.
Comme nous le voyons, ça grenouille ferme !! Cela doit donner aux belges, à la longue, l’impression que les français s’arrangent entre eux !!
Il est vrai que si EDF rachetait Distrigaz, après le « lapin » posé par Sarko avec la Golden Share liée à Electrabel, cela ferait un peu beaucoup pour la Belgique.
Mais, l’actuel Premier Ministre Belge est-il en mesure de parler fort en ce moment ??
Y pense-t-il seulement ??
Après le dernier feuilleton à la mode de sa démission refusée au Roi Albert II : « Majesté, je démissionne mais surtout vous n’acceptez pas » !! Avait dû susurrer Leterme !
Bébert II Roi des Belges
Leterme se retrouve maintenant flanqué de trois vieux crocodiles : MM. De Donnea, Langendries et Lambertz.
Leterme qui collectionne les échecs, dont les démissions successives ne se comptent plus, est reparti pour un nouveau tour de piste auquel personne ne croit avec, pendu au nez, déjà, un nouvel ultimatum de la droite extrême flamande en la personne de Bart De Wever (N-VA) qui réclame des résultats pour le 31 juillet faute de quoi son parti (en cartel avec le Parti de Leterme) entrera dans l’opposition !!
Bart de Wever dans le rôle de l’étrangleur !!
Et comme Didier Reynders (libéraux francophones) part en vacances et ne veut pas négocier en Août ….Bonjour la marge de manœuvre du nouvel ectoplasme mis remis en selle par Bébert II qui l’a flanqué de trois pages pour être plus assuré qu’il tienne encore debout !!
A la veille de la Fête nationale Belge (21 juillet) le Roi en appelle à l’Union …. On peut toujours rêver !! Quand on interroge son premier ministre sur l’hymne Belge, il confond la Brabançonne avec la Marseillaise !!
Exorcisme selon l’Opus Dei du Palais Royal !!
Leterme, le bien nommé finira bien par voir … le terme de la Belgique mais, pendant ce temps là, les pièces du mécano financier de l’énergie se mettent à place avec ou sans Leterme….
De quoi laisser penser que, en matière énergétique comme ailleurs, Leterme ne serait pas « une lumière » !!
Comme disait Julos Beaucarne : « Bah ! ça ne fait rien …ça n’a pas d’importance » !!
Mais si, Julos, ça en a beaucoup, pour les consommateurs d’énergie Belges et Français, notamment !
Guy Dutron
21 juillet 2008
Histoire locale et nationale ou quand notre histoire locale rejoint la grande à La Bataille de Wattignies
juillet 20, 2008 at 8:49 | In Culture - Livres, Mémoire et histoire | Leave a CommentTags: Histoire locale et nationale ou quand notre histoire lo
Histoire locale et nationale ou quand notre histoire locale rejoint la grande à La Bataille de Wattignies
Lazare Carnot à la Bataille de Wattignies peinture de Moreau de Tours
Nous venons de célébrer le 14 Juillet mais connaissons-nous ces batailles qui firent la France actuelle. Notre malheureuse région de Marche frontalière en connut beaucoup ; du temps ou elle n’était pas Française et aussi après.
Parlons aujourd’hui de l’une de ces batailles, peut-être pas la plus glorieuse mais l’une de celles où se joua certainement le sort de la Révolution Française
Vue du Bocage Avesnois
La bataille de Wattignies met aux prises pendant deux jours (15 et 16 octobre 1793) les armées révolutionnaires françaises commandées par Jean-Baptiste Jourdan et Lazare Carnot et les troupes autrichiennes dirigées par le prince Frédéric de Saxe-Cobourg près du village de Wattignies, de nos jours Wattignies-la-Victoire .
Le 14 octobre ont lieu les premières escarmouches entre les deux armées mais sans conséquences. Lazare Carnot, connu également sous le nom de « l’organisateur de la victoire », représentant du tout-puissant Comité de Salut Public, reconnait les positions ennemies en compagnie de Jourdan. Deux stratégies opposées se dessinent alors : Jourdan suggère de fixer le centre de l’armée autrichienne et d’attaquer avec les ailes, ce qu’il pouvait se permettre au vu de sa supériorité numérique ; Carnot, quant à lui, préconise une attaque frontale, somme toute assez classique. Finalement, le politique primant le militaire en France à cette époque, c’est la stratégie de Carnot, plus brute, qui est retenue.
Lazare Carnot
Jean-Baptiste JOURDAN
La bataille qui va durer deux jours, s’étendra sur un front de 20 kilomètres et prendra la forme d’une bataille parallèle, les deux armées se faisant face, comme précédemment aux batailles de Jemappes et de Neerwinden ou plus tard à la bataille de Fleurus.
Le 15 Octobre, les Français lancent l’assaut contre les positions autrichiennes mais sans succès probant. Le lendemain, sous les ordres du jeune général Florent Duquesnoy, un effort de l’aile droite française porté contre l’aile gauche autrichienne permet finalement aux troupes révolutionnaires de remporter la victoire et de contraindre le prince de Saxe-Cobourg à se replier. Ses propres canons ont été pris au village de Wattignies et sont retournés contre lui par les français de Duquesnoy. Il est pris en tenaille entre le Sud tenu par Jourdan, l’Est tenu par Duquesnoy et le Nord tenu par la place forte de Maubeuge.
Carte de Cassini de la Bataille de Wattignies
L’inertie de la garnison de Maubeuge fut sévèrement reprochée à son commandant car une sortie aurait permis d’écraser les troupes de Cobourg. Il est a remarquer que l’issue de cette bataille était perçue comme très incertaine à Paris au point de précipiter l’exécution de la reine Marie Antoinette ce même 16 octobre 1793.
Le succès français pour certains est peu glorieux puisqu’il fallu tout de même deux jours à 45 000 Français pour défaire 23 000 Anglo-autrichiens. Cependant, les hommes de Cobourg étaient des militaires professionnels, tandis que les troupes françaises étaient constituées de jeunes recrues encadrées par les soldats de métiers de l’ex armée royale. De plus les Français disposaient de peu d’équipement à l’exception des remarquables nouveaux canons de Gribeauval.
La citadelle de Maubeuge conçue par Vauban
In fine, cette victoire a permis de rétablir la situation militaire sur la frontière Nord-est de la France après les défaites de la première partie de l’année 1793, surtout celle de Neerwinden, et la trahison du général Dumouriez le 3 avril de la même année.
Après cette victoire, la Convention ordonne au général Jourdan de reprendre la Belgique aux coalisés mais celui-ci échoue, l’exploitation du succès obtenu à Wattignies n’ayant pu se réaliser faute notamment d’armes et de munitions qui faisaient alors cruellement défaut.
Napoléon considérait la bataille de Wattignies comme la principale de toute la révolution des années 1792/1793.
Si vous passez par le Nord de la France et que vous vous trouvez dans la région de Maubeuge, ne manquez pas de visiter le petit musée de Wattignies.
Wattignies la victoire, charmant village de 260 habitants environ, se trouve a 10 km de la ville de Maubeuge, pour vous y rendre, prenez la RN 2 en direction d’Avesnes Sur Helpe à la sortie de Maubeuge, après avoir parcouru quelques kilomètres, regardez les panneaux sur votre gauche vous y verrez la direction de Wattignies la V. c’est comme cela que c’est indiqué, suivez cette direction, vous passez par le village de Beaufort, continuez, en arrivant a Wattignies la victoire, la mairie est sur votre droite, le musée se trouve dans la salle d’honneur.
Remercions Philippe Palmiotti pour l’extraordinaire travail qu’il a réalisé sur la Bataille de Wattignies ; il est vrai que sa maison se trouve à 200 m du champ de bataille ! Merci Philippe !!
Voyez son blog ci-dessous et « son » musée de mémoire en Mairie de Wattignies, si vous passez par là.
http://wattignies1793.blog4ever.com/blog/index-80745.html
Guy Dutron
20 juillet 2008
Appel pour le livre !
juillet 19, 2008 at 9:18 | In Culture - Livres, Le coin des bons bouquins | Leave a CommentTags: Appel pour le livre !
Appel pour le livre !
Le site “Pour le livre“ a été lancé pour prolonger et amplifier la mobilisation des auteurs, des éditeurs et des libraires en faveur de la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre. La Société des gens de lettres, le Syndicat national de l’édition et le Syndicat de la librairie française ont dénoncé en commun les attaques dont cette loi a été la cible à l’occasion de l’examen au Parlement de la loi de modernisation de l’économie. Cette mobilisation, qui s’est élargie à des membres du Gouvernement, en premier lieu la Ministre de la culture et de la communication, à des élus locaux, aux bibliothécaires, aux traducteurs ou aux professionnels du livre en régions, a permis d’éviter que ces amendements ne soient adoptées par l’Assemblée nationale. Il est néanmoins impératif que cette mobilisation soit maintenue car ce débat a révélé au grand jour la volonté de quelques acteurs de remettre en cause à leur profit les équilibres économiques et culturels existants. Ce débat a également mis en avant la nécessité de mieux expliquer les vertus du prix unique du livre, pour la création littéraire, pour les équilibres d’un marché du livre ouvert et pour les lecteurs eux-mêmes. Ce site, qui s’enrichira régulièrement de nouveaux contenus, vise donc à être un lieu d’information et d’échange sur ce sujet, ouvert aux professionnels comme au public.
Des amendements proposés par des députés de la majorité parlementaire lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie ont ouvert un large débat sur la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, dite « loi Lang ».
Les professionnels du livre, auteurs, traducteurs, éditeurs et libraires, rejoints par les bibliothécaires et de nombreux acteurs du livre en régions, ont expliqué d’une même voix que ces amendements remettaient en cause la loi de 1981 et menaçaient les équilibres du marché du livre, ainsi que la diversité de la création et de l’édition françaises. Leur mobilisation a été relayée par des membres du gouvernement. Madame Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, a souligné combien cette loi restait un outil indispensable pour protéger la littérature. Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, quant à elle, a indiqué ne vouloir changer ni la politique du livre ni le système législatif actuel.
Les acteurs du livre sont néanmoins inquiets car beaucoup d’idées fausses sont colportées sur la loi par quelques multinationales du commerce culturel. Le lobbying qu’elles exercent auprès des parlementaires est à l’origine de ces amendements. Il vise à déréguler le marché du livre afin d’imposer un modèle commercial basé sur une volonté d’hégémonie et une stratégie purement financière. Derrière leurs arguments démagogiques mêlant modernité, défense du pouvoir d’achat et même écologie se cache un combat contre la création, la diversité, la concurrence et l’accès du plus grand nombre au livre.
Ce modèle culturel français, nous y sommes pour notre part indéfectiblement attachés. Ses vertus sont multiples. Avec plus de 2500 points de vente, le réseau des librairies est dans notre pays l’un des plus denses au monde. Il permet, aux côtés du réseau de la lecture publique, un accès au livre aisé et constitue un atout important pour l’aménagement du territoire et l’animation culturelle et commerciale des centres-villes. Ce réseau de librairies indépendantes cohabite avec d’autres circuits de diffusion du livre, les grandes surfaces culturelles, la grande distribution, les clubs de livres ou Internet. Depuis de nombreuses années et à l’inverse d’autres secteurs culturels comme le disque ou la vidéo, le marché du livre se développe sans qu’aucun circuit n’écrase ses concurrents. Chaque circuit joue son rôle et le consommateur bénéficie d’un véritable choix.
Pour la création et l’édition, cette densité et cette variété des circuits de vente du livre offrent à chaque auteur et à chaque livre le maximum de chances d’atteindre son public, qu’il s’agisse d’un premier roman, d’un ouvrage de recherche, d’un livre pour enfant, d’une bande dessinée, d’une œuvre traduite, du dernier roman d’un auteur connu, d’un livre pratique ou d’un ouvrage scolaire. Tous les livres pour tous les publics, voilà notre modèle.
Ce modèle, c’est la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre qui en est le pivot et le garant. En permettant d’infléchir les règles du marché afin de tenir compte de la nature culturelle et économique particulière du livre, elle passe aujourd’hui pour l’une des premières véritables lois de développement durable. Elle confie à l’éditeur la fixation du prix des livres qu’il publie. Les livres se vendent au même prix quel que soit le lieu d’achat, dans une librairie, une grande surface ou sur Internet, durant au moins deux ans. Ce système évite une guerre des prix sur les best-sellers qui ne permettrait plus aux libraires de présenter une offre de titres diversifiée ni aux éditeurs de prendre des risques sur des ouvrages de recherche et de création qui ont besoin de temps et de visibilité dans les librairies pour trouver leur public.
De surcroît, le prix unique fait baisser les prix. Contrairement aux idées reçues, les chiffres de l’INSEE montrent en effet que depuis une dizaine d’années les prix des livres ont évolué deux fois moins vite que l’inflation.
En favorisant la richesse, la diversité et le renouvellement de la création et de l’édition, en lieu et place d’une standardisation si courante dans de multiples secteurs aujourd’hui, en permettant une variété et une densité de points de vente du livre particulièrement remarquables, en privilégiant une véritable concurrence au détriment de la « loi de la jungle » et en maintenant des prix beaucoup plus accessibles que dans la majorité des autres pays développés, le prix unique du livre est une chance pour le consommateur, pour le lecteur et pour notre culture.
La loi du 10 août 1981 n’est ni obsolète ni corporatiste. Si elle mérite un débat, c’est pour la rendre plus vivante et plus forte encore.
Téléchargez l’appel pour le livre
appel-pour-le-livre
Téléchargez le dossier complet de l’appel pour le livre
pour-le-livre_le-dossier1
Accéder à la page des signataires
C’est avec plaisir que nous relayons cet appel. Un blog qui possède un « coin des bons bouquins », un « coin des poèmes qu’on y tient » et un de ses animateurs écrivains, un autre poète et une, enfin, professeure d’arts plastiques, ne pouvait laisser passer cette occasion.
Signez massivement et relayez cet appel, s’il vous plait.
Guy Dutron
19 – 07 – 2008
GDF Suez le feuilleton ETAT BELGE spolie CONSOMMATEURS AUSSI
juillet 18, 2008 at 9:03 | In Economie, Politique | Leave a CommentTags: GDF Suez le feuilleton ETAT BELGE spolie CONSOMMATEURS
GDF Suez le feuilleton ÉTAT BELGE spolie
CONSOMMATEURS AUSSI
Mestrallet et Cirelli
Annonce surprise du projet par le gouvernement
22 février 2006 : le groupe italien d’électricité Enel envisage une OPA sur Suez. Rejeté par Suez, ce projet est mal accueilli par le gouvernement français au nom du “patriotisme économique”.
25 février : le Premier ministre Dominique de Villepin convoque la presse un samedi à Matignon pour annoncer un projet de fusion entre Suez et GDF.
mars : gauche et syndicats dénoncent le projet, également contesté par certains à droite.
La Commission européenne pose des conditions
19 juin 2006 : Bruxelles ouvre une enquête, estimant que la fusion risque de poser des problèmes de concurrence.
14 novembre : Bruxelles donne son feu vert, moyennant la cession de Distrigaz, filiale gazière de Suez en Belgique, et de la SPE, deuxième électricien belge, dont GDF détient 25%.
29 mai 2008 : Suez cède sa part dans Distrigaz au groupe italien d’énergie Eni pour 2,7 milliards d’euros.
L’opposition parlementaire résiste
7 septembre 2006 : ouverture d’un débat parlementaire houleux sur le projet de loi de privatisation de GDF. L’opposition dépose 137.449 amendements, un record sous la Ve République.
8 novembre : adoption projet de loi par le Parlement.
Les syndicats de GDF bataillent contre la direction
20 décembre 2007 : le comité central d’entreprise (CCE) de GDF, consulté pour avis, refuse de se prononcer faute d’information suffisante à ses yeux.
22 janvier 2008 : la justice oblige la direction de GDF à fournir des informations complémentaires au CCE de GDF.
26 mai : le CCE de GDF rend son avis, négatif, mais purement consultatif et obligatoire pour la suite du processus.
Le Conseil constitutionnel gèle le projet
30 novembre 2006 : le Conseil constitutionnel valide la privatisation de GDF mais précise qu’elle ne pourra pas intervenir avant le 1er juillet 2007, date de la libéralisation totale du marché de l’énergie.
Un nouveau schéma de fusion est présenté en septembre 2007
3 septembre : le nouveau projet de fusion prévoit une mise en Bourse de la majorité de Suez Environnement, branche eau et déchets de Suez. L’Etat français sera le premier actionnaire, avec 35,6% du capital.
Naissance du nouveau groupe en juillet 2008
16 juillet : les actionnaires de chaque groupe devraient valider la fusion.
22 juillet : réunion du premier conseil d’administration et mise en Bourse de GDF Suez, en même temps que Suez
Ce que nous en disions à l’époque :
Fusion GDF SUEZ — Vous êtes tous consommateurs … Ceci vous intéresse : (Octobre 2007)
« 1 – UNE ABERRATION ECONOMIQUE :
- La fusion entraînera une hausse des prix :
La fusion entre Gaz de France et Suez aboutira sans aucun doute à une hausse des prix car les tarifs réglementés sont menacés. La loi ne garantit leur pérennité que jusqu’en 2010 ; au-delà, les entreprises seront libres de pratiquer les prix qu’elles veulent. D’autre part, on peut compter sur les actionnaires privés pour exiger une grosse part du gâteau. Enfin, la part de l’État (entre 35 et 40 % du capital seulement) et la nature réactionnaire que prend cet Etat de jour en jour ne permettent pas de penser qu’il imposera quoique ce soit en matière tarifaire.À plus long terme, on peut compter également sur la Commission européenne, toujours amoureuse de « concurrence libre et non faussée », pour venir fourrer son long nez dans le système gazier français. Dans la lettre de griefs qu’elle a déjà adressée aux deux groupes, elle pointe les contrats à long terme, estimant que ceux-ci donnent un avantage (forcément indu) au groupe issu de la fusion sur ses concurrents. Ces contrats conclus pour de longues périodes (vingt à trente ans), garantissent à GDF des prix inférieurs de moitié à ceux du marché. L’abandon de ces contrats sur pression de Bruxelles conduirait donc rapidement vers une hausse des prix du gaz aux particuliers comme aux entreprises.
- La fusion fait peser de lourdes menaces sur l’emploi :
Pour la CDC ça va …merci !!
Qui dit « fusion » ou « acquisition » dit immanquablement « restructurations » et destruction d’emplois. On les connaît les zoziaux, tous nourris aux mêmes mamelles … sous prétexte de « synergies », les directions réorganiseront leurs entreprises de manière à accroître la productivité au détriment de l’emploi. Chez Suez, la fusion menace particulièrement les salariés du pôle environnement, promis à la filialisation ; mais, par-dessus tout, le danger viendra de la Bourse puisque 65 % du capital doit être cédé. Nous connaissons par cœur les exigences de retour sur investissement qui conduisent systématiquement à licenciements ; c’est tellement vrai que notre époque a inventé une nouvelle locution : le « licenciement boursier ». Enfin, que vont devenir les 60 000 agents d’EDF-GDF Distribution ? Les deux entreprises étant désormais concurrentes, les menaces de démantèlement ne sont pas à exclure.
- EDF en porte à faux :
Le nouveau groupe né de la fusion entre GDF et Suez devient le principal concurrent à EDF. Implanté dans le gaz et l’électricité (Electrabel, Fluxys, CNR, SHEM,…), il sera capable de proposer des offres bi-énergie à ses clients. Pour contrer cette concurrence, EDF devra prendre pied dans le secteur gazier et pourrait être contrainte de rechercher des alliances
- L’approvisionnement menacé :
La fusion peut aller jusqu’à remettre en cause de la sécurité de nos approvisionnement. Les dirigeants du nouveau groupe n’ont jamais caché leur ambition de se lancer dans le commerce du gaz à l’échelle mondiale en développant leur flotte de méthaniers. En privilégiant ce transport, les deux groupes se donnent les moyens de mettre leur gaz aux enchères au plan mondial. Europe, États-Unis et Asie seront ainsi en concurrence pour satisfaire leurs besoins gaziers alors même que l’augmentation et la raréfaction du pétrole conduit au report sur le gaz naturel d’une partie de la demande énergétique jusque-là satisfaite par le seul pétrole. Cette spéculation qui s’annonce pourrait aboutir à la à la remise en cause des contrats à long terme. On voit mal comment les pays producteurs pourraient accepter de laisser échapper les sommes pharamineuses générées par le commerce du gaz alors que les revenus pétroliers vont décroître à terme.
2 – UNE ABERRATION POLITIQUE ET SOCIALE :
- La fusion nuira à l’environnement :
Suez-GDF va devoir accroître ses capacités de production d’électricité pour concurrencer EDF. Bien que présent dans le nucléaire (avec sa filiale belge Electrabel), le nouveau groupe va se lancer dans la construction de centrales thermiques classiques (à gaz ou à charbon) moins onéreuses en termes d’investissements et de mise en œuvre plus rapide. Or, ce mode de production d’électricité, outre sa médiocre efficacité énergétique, est fortement émetteur de gaz à effet de serre.
- L’Europe en panne … d’énergie ?
En privatisant GDF et en le plaçant en situation de concurrence avec EDF, Nicolas Sarkosy s’insère dans la déréglementation du secteur de l’électricité et du gaz en Europe. Cette décision va relancer la compétition que se livrent les différents opérateurs européens. Pour ne pas se laisser distancer par le nouvel ensemble, ils devront, à leur tour, procéder à de nouvelles fusions ou acquisitions. Ce triste jeu de Monopoly de l’énergie a déjà englouti, entre 2004 et 2006, 200 milliards d’euros sans que rien ne soit investi dans de nouvelles capacités de production, dans de nouvelles sources d’énergie ou dans les économies. A système constant, les besoins seront colossaux. L’OCDE chiffre à 1 000 milliards d’euros les investissements à réaliser dans le domaine de l’électricité sous peine de rupture d’approvisionnement à terme.
- Nous ne reviendrons pas sur les incidences sociales des problèmes tarifaires et d’emploi évoqués précédemment.
Comme ont le voit, peu de choses militent pour cette fusion excepté,
il est vrai, la soumission aux dogmes du néo-libéralisme en France, en Europe et dans le Monde. Mais, ce n’est pas tout !!
3 – LE PRECEDENT « ENRON » :
“C’est l’Amérique !!”
L’histoire est états-unienne pourtant son début ressemble fort à celle qui vient d’être lancée en France. Nous étions en 1985 : une grande société, spécialisée dans la distribution du gaz naturel, Houston natural gas, fusionne avec une autre firme du secteur de l’énergie, Internorth of Omaha. Ainsi nait Enron qui prospère très rapidement grâce à la libéralisation du secteur de l’énergie et fait main basse sur le très profitable marché californien. C’est le pied intégral !! Enron devient à la fin des années 1990 l’une des plus grandes entreprises des États-Unis par sa capitalisation boursière…une action qui explose et des bénéfices qui augmentent de 1750% en dix ans… Jusqu’au scandale de décembre 2001.Car cette orientation purement financière a un prix : ce sont des coupes claires dans les investissements lourds sur le réseau et dans la production… Jusqu’à provoquer des pénuries d’électricité qui ont déclenché, au tournant de l’an 2000, une incroyable série de pannes géantes en Californie. Dans la fuite en avant pour faire progresser la valeur de leur action, les dirigeants d’Enron ont organisé le rationnement de l’électricité afin de faire monter les prix qui, loin de baisser comme promis, a grimpé en flèche avec des factures en augmentation de 50 % à 70 %, voire 100 % sur les années précédentes. Il faudra que, pris à la gorge, ces dirigeants décident de maquiller les comptes de leur entreprise, toujours dans cette phobie de faire croître sa valeur boursière, pour que la « success story » se termine lamentablement sur les bancs des tribunaux.
La faillite d’Enron coûtera leur emploi à des milliers de salariés et leurs retraites à tous ceux qui avaient cotisé au fonds de pension de la firme, réduit à moins que rien. Cette faillite secoua, à l’époque, la planète Finance entraînant une crise dont le fond – la financiarisation de l’économie – est de la même nature que celui qui vient de donner naissance à la crise boursière de ces dernières semaines.
Voilà ce qu’il en coûte d’avoir le nez rivé sur la « shareholdervalue » – le gain à tout prix pour les actionnaires – des milliers de chômeurs, des retraités ruinés, des pannes géantes … qui a dit que le capitalisme était le seul système viable ???
L’ennui, avec les crétins, c’est qu’ils n’apprennent jamais rien et que, malgré leurs errements, ils reviennent à la charge nantis de leur morgue et de leur suffisance !!! »
Ce qui se passe aujourd’hui
Aujourd’hui, après 31 mois d’un feuilleton qui rappelle les romans noirs, on passe à l’acte à la hussarde : réunions d’actionnaires, réunions directoriales, introduction en Bourse.
Nous voulons rappeler avec force que, dans l’état actuel de la finance mondialisée, rayer d’un trait de plume une entreprise nationale comme GDF est une erreur économique et une infamie politique.
Erreur économique : nous pensons l’avoir montré ci-dessus
Infamie politique : Nous n’avons pas la mémoire courte et nous souvenons que Sarkozy avait pris l’engagement de ne jamais privatiser GDF.
Joyeux Noël !!
Mais, celui-là, nous savions déjà ce que valent ses paroles successives ! Ce n’est qu’une confirmation.
Autre reniement : l’Etat Belge grugé !!
Le président français, Nicolas Sarkozy, n’aura pas tenu la promesse faite à l’Etat belge, puisque celui-ci ne disposera pas d’une golden share dans GDF Suez.
Par ailleurs, Publigaz et ENI achoppent encore sur l’aspect «Distrigaz» du dossier. Tandis que Test-Achats dénonce le fait que le gouvernement Belge tente de «faire payer au consommateur les 250 millions d’Electrabel» (Filiale de SUEZ).
Malgré les promesses faites aux Premiers ministres belges successifs par les présidents français Chirac et Sarkozy, l’Etat belge ne disposera pas d’une golden share dans le nouveau groupe issu de la fusion de GDF et Suez, écrit mardi L’écho (Belgique).
Les promesses, encore une fois, sont donc faites pour CEUX QUI LES CROIENT !!
Le prospectus publié par les deux groupes à la veille de leur fusion précise que l’État belge ne peut «juridiquement» pas obtenir une telle action.
Y’a bon l’Etat :
La naissance du groupe d’énergie GDF Suez est une bonne nouvelle pour l’Etat, qui va engranger plus de 600 millions d’euros de dividende exceptionnel, mais pas pour les ménages, qui devraient subir une nouvelle hausse du prix du gaz à la rentrée.
L’État, avec 35,7% du capital sera le premier actionnaire du groupe de gaz, d’électricité, d’eau et de déchets, et donc le premier bénéficiaire du dividende exceptionnel que GDF Suez a prévu de verser cette année.
Ce dividende de 0,80 euro par action représentera entre 600 et 650 millions d’euros pour l’État, a-t-on appris jeudi au ministère de l’économie.
Le deuxième actionnaire du nouveau groupe, la société d’investissement Groupe Bruxelles Lambert, qui détient 5,3% du capital, a également exprimé son “énorme satisfaction” par la voix de son patron, Albert Frère, dans Le Monde daté de vendredi.
Or Albert Frère est belge ; il est donc « énormément satisfait » de voir son pays spolié dans cette affaire du moment que le pognon rentre dans ses propres caisses de Bruxelles Lambert !!
“Notre CNP qui détient 1.1 % du capital du nouveau groupe va aussi encaisser un joli paquet et c’est pain béni en ces temps de résultats en berne et d’effondrement de notre action en bourse (-27.67 % en 1 an au moment où nous écrivons ces lignes) : sûr que Gillou va encore faire brûler des cierges
Et les consommateurs ?
A quelle sauce serez-vous mangés ?
Si la fusion ravit les actionnaires, elle ne va pas sourire aux ménages qui devraient voir leur facture de gaz augmenter à nouveau, après avoir déjà subi une hausse de près de 10% des tarifs du gaz depuis janvier.
“Ce n’est pas la fusion (des deux groupes, ndlr) qui entraîne une augmentation des tarifs”, a toutefois rappelé la ministre de l’Economie.
De fait, le prix du gaz est indexé sur celui du pétrole, qui flambe actuellement sur les marchés mondiaux.
Reste que GDF est le seul fournisseur d’énergie à pouvoir vendre du gaz aux tarifs réglementés, comme EDF pour l’électricité.
Pourtant une réglementation, ça se change !!
Paraîtrait que Bercy « étudie » !! Allons, chère Lagarde Nationale, étudions donc et, pendant qu’on y est on pourrait créer une commission, bien grosse et grasse commission qui prendrait tout son temps ….le temps d’étudier les choses bien à fond et de pomper le pouvoir d’achat des consommateurs déjà en berne !!
Solidarité godillotte ?
Nicolas Sarkozy aura beau répéter que le nouveau Groupe assurera ses missions de service public – comme il assurait naguère qu’il ne privatiserait pas – personne ne pourra le croire car, si c’était vrai, dans le cas de GDF, pourquoi privatiser ??
Guy Dutron
18 – 07 – 2008
Madame Jeanne Moreau lit deux lettres à Brice Hortefeux.
juillet 14, 2008 at 7:43 | In Société, Solidarité Pétition | 2 CommentsTags: Madame Jeanne Moreau lit deux lettres à Brice Hortefeu
Madame Jeanne Moreau lit deux lettres à Brice Hortefeux.
Ecoutez-la
http://fr.youtube.com/watch?v=VRLM8n1KqWo
Jeanne Moreau Présidente du Festival de San Sebastian
Merci pour tout et pour tous, Madame Moreau
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
14 juillet 2008
MANIFESTE EUROPÉEN POUR L’EUROPE FÉDÉRALE DES RÉGIONS L’EUROPE DE LA DECROISSANCE !
juillet 14, 2008 at 5:33 | In Belgique, Citoyenneté, Politique | Leave a CommentTags: MANIFESTE EUROPÉEN POUR L'EUROPE FÉDÉRALE DES RÉG
En publiant ce texte, aujourd’hui 14 Juillet, Pierre et moi apportons notre contribution à la réflexion du MAI (Mouvement Altermondialiste Internationaliste) dont nous sommes membres, à celle de la Coorination des Collectifs Unitaires et à celle de tous les mouvements Européens qui voudront bien la saisir, la critiquer, l’approfondir.
Guy Dutron
MANIFESTE EUROPÉEN
POUR
L’EUROPE FÉDÉRALE DES RÉGIONS
L’EUROPE DE LA DÉCROISSANCE !
CRISE DE CIVILISATION – FAILLITE DE NOTRE SOCIÉTÉ
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Les pays d’ Europe demeurent attachés au brillant d’une civilisation qu’ils croient toujours existante ; il s’ensuit une rupture entre les faits et leur représentation. La seule crise de civilisation que nous connaissons localement est celle des pays d’Europe, la croissance comme vecteur unique économique est devenue insupportable pour notre planète, contraints ou forcés, la décroissance est notre menu du futur, à nous de le penser et de l’organiser.
Aux affronts et à l’aliénation, d’une classe possédante et gouvernante, depuis des siècles de pouvoir, qui ne répond que par l’entretien des illusions et des artifices. C’est à sa soumission et à son obéissance que l’Europe doit sa prolongation d’existence. Cette classe n’est pas libre, elle n’est qu’un otage entre les mains de la superpuissance américaine et des conflits entre impérialismes. Car c’est bien la caractéristique majeure ds temps que nous vivons.
Si nous définissons L’IMPÉRIALISME, (comme le firent Hobson en 1902, Rosa Luxembourg en 1913 et Lénine en 1917) comme l’alliance de la puissance financière et de la puissance militaire, force est d’identifier, au moins trois impérialismes concurrents : celui des États Unis, le Chinois et le Russe.
Tous trois sont des hyperpuissances militaires ; tous trois sont devenus des hyperpuissances financières : les USA avec ses “Hedge Funds” ; les russes et les chinois avec leurs “Fonds souverains”.
Très logiquement, cette classe dominante Européenne impose des mythes et modèles totalement étrangers à notre civilisation et à l’esprit européen, en particulier la société dite « de consommation » et plus exactement de production, société massifiée à l’extrême dans laquelle la communauté populaire a totalement disparu au profit de la machine, du papier-monnaie et de la matière en général.
Vu cet état de choses, il est logique que notre société se déshumanise de plus en plus, que la presse n’ait plus de vie et, finalement, que rien de sérieux ne soit jamais remis en question.
Remédier à cet état de fait, c’est donc découvrir les causes de cette faillite. L’important étant de redonner à l’Europe le Moral qui lui manque, l’Ethique et l’Esthétique qui lui font défaut, la question est simple à poser : il nous suffit d’être maîtres chez nous.
Contre les idéologies mondialistes, c’est-à-dire impérialistes, nous affirmons que les Etats-unis ont leur vie propre qui n’a rien à voir avec celle de l’Europe (ou qui ne devrait rien avoir). L’Europe doit donc se présenter comme une rupture altermondialiste à l’uniformisation entreprise.
Les sociétés n’échappent pas à certaines significations historiques ou à celles qui procèdent de l’analyse de la réalité. La liberté est le ciment qui doit unir l’Europe. L’Europe doit donc être aussi porteuse des idéaux internationalistes chers à ses grands penseurs Européens qui ont portés par le passé les espoirs de tant de travailleurs dans le monde.
LIBÉRATION DE L’EUROPE
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La Libération, cela signifie un désengagement complet et total des Américains en Europe, la fin de la colonisation de l’Europe par les Américains. Désengagement qui doit se faire tant au niveau militaire - retrait de l’Alliance atlantique - qu’au niveau économique – socialisation autogérée de toutes les firmes économiques américaines installées en Europe.
La Libération de l’Europe est un préalable indispensable à tout début d’unification européenne. Il ne peut y avoir unification tant que l’Europe sera sous la dépendance des Américains, et il ne peut y avoir indépendance de l’Europe aussi longtemps que notre territoire ne sera pas libéré de ses oppresseurs.
L’unification de l’Europe ne pourra se faire qu’à partir d’une volonté politique forte : – Un État fédéral européen, seul capable d’assurer la puissance et la force et par des moyens ayant la DIMENSION EUROPÉENNE.
UNE EUROPE SUPRANATIONALE
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Nous vivons à l’ère des grands ensembles politiques et il n’existe plus de petites nations réellement indépendantes. C’est une loi de physique politique, une question de DIMENSION, d’autant plus que les Etats nations sont souvent artificiels, notamment en matière culturelle et ethnologique . Il n’est plus question de compter avec la France, avec l’Allemagne ou avec l’Italie. Si nous voulons être libres, nous devons être forts et pour être forts, il nous faut faire l’Europe Sociale des régions naturelles. Cette vision européenne s’oppose radicalement aux nostalgies, aux partisans des anciennes nations et autres revanchards.
Par conséquent, nous condamnons :
Les nationalismes réducteurs et exacerbés qui agitent la gauche comme la droite, qui ne sont que diviseurs de l’Europe et donc, consciemment ou non, anti-européens. Les frontières des Etats nations d’Europe doivent être effacées pour faire place à un redécoupage réaliste des régions avec l’autodétermination des peuples à disposer d’eux-mêmes pour aboutir à une quasi supranationalité garante de l’indépendance politique de cette Europe fédérale.
A fortiori, nous devons favoriser les aspirations culturelles et socio-économiques régionales totalement unficatrices et proches du citoyen souvent hésitant face « à la cause européenne ».
Nous devons donc comprendre et rencontrer les motivations des peuples flamand, basque, corse ou breton ou wallon, il faut savoir que plus l’Europe des régions, sera le plus grand commun dénominateur des peuples qui la compose, et plus elle sera la garante de son unité , tendant ainsi à se libérer de ses « protecteurs », qu’ils soient Américains ou autres.
Notre Europe sera donc également une Europe de régions souveraines dans un cadre Fédéral.
Cette conception d’une Europe Fédérale des Régions Souveraines nous paraît également constituer le meilleur rempart contre les désordres et guerres ethniques actuelles.
Cette conception nous paraît aussi la seule qui puisse dépasser les “indépendantismes et les Rattachismes”
Nous sommes donc favorables aux formes de régionalismes capables de s’intégrer dans le cadre de cette EUROPE supra nationale et ce, pour le bien de tous.
L’ESPRIT COMMUNAUTAIRE EUROPÉEN
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Notre esprit communautaire européen est une volonté de libération par opposition aux expansionnismes. C’est celle des hommes qui ont eu et qui ont un destin en commun. Le cadre naturel où cette volonté doit s’exercer et le seul qui puisse la rendre efficace, c’est tout simplement l ’Europe Fédérale des Régions.
L’ESPRIT COMMUNAUTAIRE EUROPÉEN résume à lui seul notre originalité. Il est un projet politique et social global, total. Les Européens conséquents veulent la liberté de l’Europe, donc son indépendance, politique et économique, et la justice.
Il intègre donc le socialisme.
Notre ESPRIT COMMUNAUTAIRE EUROPÉEN est un PROGRESSISME DE RUPTURE dans la mesure où ne reniant en rien le passé des divers peuples de l’Europe, il tient compte des mutations et des réalités socio-économiques de cette fin de siècle et veut préparer le XXIème.
Tel est le projet que nous devons partout propager. Mais que serait ce projet s’il ne reposait sur une volonté politique, celle de créer par-delà l’Union Européenne un Fédéralisme d’Union et un Socialisme européens sur base d’une décroissance écologique et économique pensée, voulue et réfléchie? Un Fédéralisme altermondialiste intégrant les apports de Forums sociaux mondiaux et régionaux.
FÉDÉRALISME D’UNION ET SOCIALISME EUROPÉENS
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Le problème est de savoir si les peuples européens veulent vivre libres, ou si en ce 21ème siècle ils tolèreront encore d’être des esclaves dans une Europe dominée. Pour être maîtres de leur destin, disposer d’eux-mêmes, les Européens doivent être les artisans de leur Libération et les réalisateurs de l’Europe Unie, d’un Etat Fédéral européen unique. Ce qui signifie :
Un Gouvernement Européen UNIQUE – donc un EXÉCUTIF et un pouvoir législatif uniques – lequel gouvernement UNITAIRE aura pour charge minimale la défense, la politique extérieure, les finances et les grands secteurs de l’économie (des socialisations seront nécessaires), et la justice.
L’organisation de cet État européen en Régions (s’appuyant essentiellement sur des critères géo-économiques) disposant d’une autonomie de gestion dans les domaines économiques et culturels.
C’est seulement dans ce cadre que nous pourrons parler de Constitution Européenne que l’on veut aujourd’hui nous imposer pour mieux masquer notre soumission au néolibéralisme, uniquement si l’Europe devient UN ÉTAT FÉDÉRAL CAR CE SONT BIEN LES ÉTATS QUI ONT BESOIN D’UNE CONSTITUTION. L’EUROPE ACTUELLE N’A BESOIN QUE D’INSTITUTIONS.
C’est bien tout ceci que sous-tend le débat sur “constitution et institutions” et non un problème sémantique.
Le Socialisme Européen rénové, garant de l’Indépendance économique et de la Justice sociale implique et affirme la primauté du politique sur l’économique. Ce socialisme construira l’Europe comme l’un des piliers d’un nouveau multilatéralisme qui refusera la logique de l’affrontement entre impérialismes et sera, en cela porteur de Paix et d’alliance avec les autres Peuples du Monde ; il sera donc Altermondialiste.
Mais l’unification de l’Europe demeure avant tout un problème politique, et les technocrates de Bruxelles et Strasbourg montrent à quel point ils sont incompétents dans la réalisation de cette Europe politique que nous voulons. Ils ne sont compétents que dans la soumission.
L’instauration d’un POUVOIR POLITIQUE est un préalable à toute unification, économique et sociale, et tout débat, tout choix de société restent vains tant qu’il n’est pas atteint.
C’est ainsi que l’Union Européenne actuelle, dénuée de toute substance politique, consiste en une union douanière et un grand marché soumis à la Mondialisation capitaliste, à la globalisation financière qui l’accompagne et rien d’autre.
Elle s’est révélée être une formidable machine au service de la pénétration capitaliste américaine et mondiale.
L’affranchissement de l’Europe du capitalisme, des multinationales, des Fonds Privés et des Fonds Souverains passera par le socialisme européen, mais avant tout par la construction d’un État fédéral européen et de la lutte pour le démantèlement des paradis fiscaux qui permettent au système actuel de fonctionner.
DES MOYENS ET UNE ORGANISATION
UN MOUVEMENT EUROPÉEN
ALTERMONDIALISTE ET UNITAIRE
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L’instauration d’un Etat Fédéral européen, implique de tels changements que l’on peut parler, à juste titre, d’une REVOLUTION EUROPEENNE.
Le seul agent, qui nous semble actuellement susceptible de remplir ces objectifs est le Mouvement Altermondialiste Internationaliste.
Le M.A.I., en construction aujourd’hui, se doit de pouvoir mener dans un avenir rapproché une action de dimension continentale contre les représentants de l’impérialisme américain et des autres impérialismes, et de dénoncer les professionnels de la politique complices conscients ou non de ces impérialismes.
Le MAI que nous voulons construire sera le fer de lance de cette PRISE DE CONSCIENCE qui sera demain le point de convergence des bâtisseurs du 3ème millénaire.
“un peu d’internationalisme éloigne du patriotisme, beaucoup d’internationalisme en rapproche” Jean Jaurès
Si vous partagez ces idées, vous pouvez le manifester en signant ci-dessous :
http://www.petitionduweb.com/petition.php?petition=2028
Pierre DUTRON Président du Rassemblement Populaire Wallon (Wallonie) – Membre du MAI et Initiateur du MAI en Roumanie
Guy DUTRON co-animateur de la Coordination Gauche Alternative du Hainaut (France) – Membre du MAI -
14 jullet 2008
Indymac Fannie Mae Freddie Mac Fortis Crédit Agricole ou La crise du « subprime » n’est pas finie.
juillet 13, 2008 at 9:20 | In Economie, Politique | Leave a CommentTags: Indymac Fannie Mae Freddie Mac Fortis Crédit Agricole
Indymac – Fannie Mae – Freddie Mac
- Fortis – Crédit Agricole ou
La crise du « subprime » n’est pas finie.
Amis lecteurs, ce n’est plus le 14 Juillet,
c’est Waterloo !! Lisez plutôt.
Sauf que, contrairement à 1815, ici,
le tir est « en rafales » !!
Etats-Unis: la crise du subprime provoque
la plus grosse faillite bancaire en 24 ans
La banque californienne Indymac, l’un des plus gros prêteurs hypothécaires américains, a été mise vendredi sous tutelle des autorités fédérales, devenant le plus important établissement bancaire à faire faillite aux Etats-Unis depuis 24 ans.
Les autorités de régulation des caisses d’épargne, l’OTS, ont placé Indymac, aux actifs évalués à 32 milliards de dollars, sous le contrôle de l’institution fédérale garantissant les dépôts bancaires, la FDIC.
La banque rouvrira ses portes lundi sous le nom de Banque fédérale Indymac, dont la gestion sera assurée par la FDIC.
La fermeture de la banque est la conséquence du retrait en une dizaine de jours de 1,3 milliard de dollars de dépôts par ses clients, qui ont cédé à la panique après des commentaires du sénateur démocrate Charles Schumer, qui s’était publiquement inquiété de la solvabilité du groupe. (AFP New York)
Panique sur Fannie Mae et Freddie Mac,
le gouvernement cherche une issue
NEW YORK (AFP) – Dans un mouvement de panique boursière, Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géant américains du refinancement hypothécaire et piliers du marché immobilier, se sont effondrés en Bourse vendredi, obligeant les autorités fédérales à afficher leur soutien.
“doing business with Freddie Mac” le slogan qui tue
“Ils envisagent plusieurs solutions, dont la fenêtre d’escompte”, a-t-il dit, en évoquant ses conversations avec le président de la Fed Ben Bernanke et le secrétaire au Trésor Henry Paulson.
Mais la panique des marchés n’est pas fondée, a-t-il assuré, car “ces institutions sont solides et ont une capitalisation adéquate”.
Vendredi matin, dans une brutale accélération du mouvement de vente dont les deux groupes sont la cible depuis lundi, le titre Fannie Mae a perdu jusqu’à 50% sur son cours de clôture de la veille et Freddie Mac 51%, avant de se reprendre en fin de journée.
Des actionnaires de Fortis voudraient
le départ du président
Reuters – Dimanche 13 juillet, 16h59
AMSTERDAM (Reuters) – L’association néerlandaise de défense des actionnaires individuels VEB s’est déclarée insatisfaite du départ du directeur général de Fortis, Jean-Paul Votron, en estimant que s’il était justifié, le président du conseil d’administration du groupe, Maurice Lippens, devait lui aussi céder son siège, rapporte le quotidien Het Financieele Dagblad.
Fortis a annoncé vendredi soir la démission de Votron avec effet immédiat, son remplacement par son adjoint Herman Verwilst et le lancement du processus de recherche d’un successeur définitif.
Votron paie ainsi le prix de la chute du cours de Bourse de Fortis, conséquence de la crise financière mondiale mais aussi du rachat l’an dernier pour 24 milliards d’euros des activités néerlandaises d’ABN Amro.
La direction du Crédit agricole pourrait
démissionner Par Cyril Altmeyer et Sudip Kar-Gupta Reuters – Vendredi 11 juillet, 13h34
PARIS (Reuters) – Critiqués en interne pour leur gestion de la crise mondiale des crédits subprime, le président et le directeur général de Crédit agricole SA (Casa) pourraient présenter leur démission, écrit vendredi Le Monde.
Georges Pauget, le directeur général de Casa, la structure cotée de la “banque verte”, pourrait remettre son mandat en jeu lors d’un conseil d’administration qui doit se réunir mardi 15 juillet et son départ pourrait entraîner celui du président René Carron, précise le quotidien daté de samedi.
Une porte-parole de la première banque de dépôt française s’est refusée vendredi à tout commentaire sur l’article du journal. Elle a confirmé cependant la tenue d’un conseil d’administration mardi 15 juillet, mais sans préciser son ordre du jour.
L’action Crédit agricole, un temps réservée à la baisse, chute de 7,02% à 11,92 euros vers 13h10 après un plus bas de 11,65 euros, sous-performant le CAC-40 (-2,2%) et l’indice DJ Stoxx des bancaires (-2,3%).
Plusieurs analystes et traders mettent en avant le risque de nouvelles dépréciations d’actifs pour expliquer la chute du titre.
“Le manque de visibilité sur l’avenir du management et sur les montants en jeu entraîne un fort courant de ventes”, a souligné Alexandre Iatridès, gérant chez Richelieu Finance.
“Et si Crédit agricole annonçait une nouvelle salve de dépréciations, le risque serait que les autres banques suivent”, observe-t-il. “Dans un marché volatile comme celui-là, la sanction est immédiate”.
Société générale perd 4,11% et BNP Paribas 2,41%.
Depuis le début de cette crise, nous pensons vous avoir complètement et correctement informés. Vous pourrez trouver, en cliquant ci-dessous, les nombreux articles que nous avons consacrés à la crise financière née de la crise des « subprime ».
Regardez les dates de parution de ces articles et vous verrez que les analyses développées ont été, hélas, à chaque fois corroborées par les faits….
Sommes-nous à la veille d’un nouveau 1929 ??
mars 15, 2008 at 1:26 | In Economie | | Edit this post
Tags: Refonder la Gauche
Crise Financière internationale : Le Pire est devant nous !
mars 30, 2008 at 12:55 | In Economie | | Edit this post
Tags: Crise Financière internationale : Le Pire est devant n
La crise financière est-elle derrière nous ??
mai 10, 2008 at 10:22 | In Economie | | Edit this post
Tags: La crise financière est-elle derrière nous ??
Quelques nouvelles du front …de la crise financière.
juin 21, 2008 at 4:55 | In Economie, Politique | | Edit this post
Tags: Quelques nouvelles du front …de la crise financière.
Pas de quoi triompher pour autant car, ce qui se développe sous nos yeux, c’est la diffusion, comme nous l’avions prévu, de cette crise, financière au départ, à l’économie réelle.
La vérité c’est qu’il y aura encore de nombreux morts et combien de chômeurs ?
Au risque de nous répéter, CE MONDE MARCHE A L’ENVERS !
Guy Dutron
13 juillet 2008
Italie la chasse aux Roms est ouverte et aux autres également et chez nous ???
juillet 8, 2008 at 3:04 | In Mémoire et histoire, Solidarité Pétition | Leave a CommentTags: Italie la chasse aux Roms est ouverte et aux autres ég
Italie la chasse aux Roms est ouverte et aux autres également et chez nous ???
Voyez la vidéo ci-dessous
Effrayant… ou, quand la misère devient un délit !!
A notre connaissance, beaucoup de Roms sont Roumains ou des Balkans et la Roumanie est en Europe, d’autres pays des Balkans également et le principe de libre circulation doit aussi s’appliquer aussi aux Roms !!
Il nous semble que les capitaux circulent !! Merci pour eux !!
Et les êtres humains ?? Voici ce que nous leur faisons !
Nous devons aussi nous battre pour ce peuple admirable et sa culture
http://www.dailymotion.com/video/x1jgb4_gitanstziganesroms_creation
En réalité, la persécution des Fils du Vent commença avant l’arrivée des nazis au pouvoir, avec les lois de contrôle de la “plaie tsigane” dès 1926.
Deux ans plus tard, la surveillance devint spécifique et permanente.
Puis vint, dès 1933, la “stérilisation eugénique”, l’interdiction des mariages mixtes en 1934-35 et, enfin, les premiers enfermements au camp de Dachau, en 1936.
C’est à l’automne 1939 que les déportations deviennent massives et c’est sur deux cent cinquante enfants tsiganes que les nazis testèrent le zyklon B, au camp de Buchenwald, en février 1940.
La France a aussi pris sa part dans la « shoah » des Tziganes dont personne ne parle jamais !!
Fiche signalétique d’un jeune tzigane assigné à résidence dans le Rhone
Dès l’automne 1940, des Tsiganes sont internés dans des camps de concentration, à Argelès-sur-Mer et au Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales, camps créés à l’origine afin d’accueillir les réfugiés espagnols et les Juifs. Même logique d’exclusion, pour des populations pourtant différentes. Et ce sont près de trois mille Tsiganes qui auraient été internés dans l’ensemble de la France entre 1940 et 1946.
Le camp de SALIERS, Commune d’Arles, lors de sa construction en 1942 ; environ 700 Roms y furent internés en 1942-1944 ; beaucoup moururent de faim, de froid, de maladies ou de mauvais traitements.
Comme le dit l’émission connue : “C’est chez nous, c’est en France” !!
Aurons-nous la « mémoire » courte ??
Guy Dutron
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
8-08-2008
Le cours du brut se moque de la réalité des carburants
juillet 8, 2008 at 1:09 | In Economie | Leave a CommentTags: Le cours du brut se moque de la réalité des carburant
Le cours du brut se moque de la réalité des carburants
Par F William Engdahl
AsiaTimesOnline, publié le 24 mai 2008
article original : “Oil price mocks fuel realities”
Alors que les entreprises et les consommateurs évaluent ce que le brut à plus de 130 dollars le baril implique pour eux, il doivent garder en tête qu’au moins 60% de ce prix provient de la spéculation non-régulée sur les marchés à terme. Cette spéculation est orchestrée par des fonds spéculatifs, des banques et des groupes financiers, qui utilisent le London ICE Futures, le marché à terme du New York Nymex et les échanges interbancaires non contrôlés ou hors cote…
Les règles américaines sur les marges, fixées par la Commission gouvernementale des Echanges des Contrats à Terme sur les Matières Premières, permettent aux spéculateurs d’acheter des contrats à terme sur le brut au Nymex, en payant seulement 6% de la valeur du contrat. Au prix actuel d’environ 130 dollars le baril, cela signifie que l’opérateur sur ces contrats à terme n’a besoin de verser qu’environ 8 dollars pour chaque baril. Il emprunte les 120 dollars restants.
Cet “effet de levier” extrême, de 16 contre un, contribue à conduire les prix vers des niveaux follement irréalistes et efface les pertes des banques, occasionnées par les subprime et autres désastres, aux dépens de la population d’ensemble.
Le bobard du “pic de pétrole” — c’est à dire l’argument selon lequel la production de pétrole a atteint le point où plus de la moitié des réserves a été utilisée et où le monde est sur la pente descendante du pétrole bon marché et des quantités abondantes — a permis à cette escroquerie coûteuse de se poursuivre depuis l’invasion de l’Irak en 2003, avec l’aide des banques-clés, des opérateurs pétroliers et des majors pétrolières.
Washington essaye de faire porter le chapeau, comme toujours, aux producteurs arabes et à l’OPEP. Le problème n’est pas une offre de brut trop faible. En fait, le monde est actuellement en suroffre. Pourtant, le prix du baril grimpe toujours plus haut sans relâche. Pourquoi ? On trouve la réponse dans la politique clairement délibérée du gouvernement des Etats-Unis qui permet les manipulations effrénées sur le prix du pétrole.
La demande mondiale de pétrole est plate, les prix s’envolent
Le stratège en chef sur ce marché de l’une des premières banques mondiales de l’industrie pétrolière, David Kelly, de JP Morgan Funds, a admis récemment au Washington Post quelque chose qui en dit long : “L’une des choses que je pense est qu’il est très important de réaliser que la croissance de la consommation mondiale de pétrole n’est pas si forte”.
L’une des histoires utilisées pour soutenir les spéculateurs sur les contrats pétroliers à terme est l’affirmation que la demande chinoise de pétrole importé explose hors de tout contrôle, conduisant à des pénuries dans l’équilibre entre l’offre et la demande. Pourtant, les faits ne soutiennent pas la thèse de la demande chinoise.
L’EIA [l'Agence pour l'Information sur l'Energie] du gouvernement américain a conclu dans son tout dernier rapport “Perspectives Energétiques à Court Terme” que l’on s’attend à ce que la demande de pétrole des Etats-Unis décline cette année de 190.000 barils par jour. Ceci est principalement dû à la récession économique qui se creuse.
Selon l’EIA, on s’attend à ce que la consommation chinoise, loin d’exploser, s’accroisse cette année de seulement 400.000 barils par jours. C’est difficilement la “brusque montée de la demande” attribuée à la Chine dans les médias [qui justifie l'envolée des cours du brut]. L’année dernière, la Chine a importé 3,2 millions de barils par jour et sa consommation estimée était autour d’un total de 7 millions de barils/jour. Par contraste, les Etats-Unis consomment aux alentours de 20,7 millions de barils/jour.
Cela veut dire que la nation la plus consommatrice de pétrole, les Etats-Unis, connaissent une baisse significative de la demande. La Chine, qui consomme seulement un tiers de ce que consomment les Etats-Unis, ne connaîtra qu’une augmentation mineure de la demande d’importation, à comparer avec la production quotidienne mondiale de pétrole de quelques 84 millions de barils [actuellement], moins d’un demi-pour-cent de la demande totale.
Les prévisions de l’OPEP sur la croissance de la demande mondiale de pétrole sont inchangées à 1,2 millions de barils/jour, alors que le ralentissement de la croissance économique dans le monde industrialisé est compensé par une légère croissance de la consommation dans les pays en développement. L’OPEP prédit que la demande mondiale de pétrole en 2008 sera en moyenne de 67 millions de barils/jour, largement inchangée selon son estimation précédente. On prévoit que la demande de la Chine, du Moyen-Orient, de l’Inde et de l’Amérique Latine se renforce, mais la demande de l’Union Européenne et de l’Amérique du Nord sera plus faible.
Les plus gros consommateurs de pétrole au monde sont donc confrontés à une baisse brutale de la consommation, qui s’aggravera au fur et mesure que les effets économiques liés au logement et à la crise de la titrisation américaine dans les désendettements financiers se fera sentir. Sur des marchés normaux et transparents le cours du brut devrait plutôt baisser qu’augmenter. Aucune crise de l’offre ne justifie la façon dont le cours du brut est fixé aujourd’hui.
De nouveaux champs pétroliers importants entrent en service
Non seulement il n’y a pas de crise de l’offre pour justifier une telle bulle dans le cours du brut, mais plusieurs champs pétroliers géants doivent commencer à produire courant 2008, augmentant un peu plus l’offre.
Le plus gros producteur de pétrole du monde, l’Arabie Saoudite, finalise des projets pour accroître son activité de forage d’un tiers et augmenter ses investissements de 40%. Le projet de Saudi Aramco, qui court de 2009 à 2013, devrait être approuvé ce mois-ci par le conseil d’administration de cette société et le ministère du pétrole. Le royaume saoudien est en plein milieu d’un projet à 50 milliards de dollars d’expansion de sa production pétrolière pour satisfaire la demande croissante en Asie et sur les autres marchés émergents, et il est prévu qu’il accroîtra sa capacité de pompage à un total de 12,5 millions de barils/jour d’ici l’année prochaine, une augmentation d’environ 11% de la capacité actuelle, qui est de 11,3 millions de barils/jour.
En avril de cette année, le champ pétrolier Khoursaniyah en Arabie Saoudite a commencé le pompage et fournira bientôt 500.000 barils supplémentaires par jour de brut saoudien léger de haute qualité. De plus, le développement du champ pétrolier Khourais de ce pays, le plus gros projet de Saudi Aramco, propulsera la capacité de production des champs pétroliers saoudiens de 11,3 à 12,5 millions de barils/jour de brut léger arabique de haute qualité, accroissant ainsi la capacité d’exportation de l’Arabie Saoudite.
Le brésilien Petrobras est en dans les premières phases d’exploitation des réserves pétrolières offshore récemment confirmées dans son champ pétrolifère de Tupi, qui pourrait être aussi fabuleux, voire plus, que la Mer du Nord. Petrobras dit que le nouveau champ Tupi, ultra-profond, pourrait contenir jusqu’à 8 milliards de barils de brut léger récupérables. Lorsqu’il sera en service dans quelques années on s’attend à ce qu’il place le Brésil parmi les 10 premiers producteurs de pétrole du monde, entre le Nigeria et le Venezuela.
Aux Etats-Unis, aux côtés de rumeurs selon lesquelles les grosses compagnies pétrolières sont restées assises sur de vastes nouvelles réserves en Alaska, par crainte que les prix de ces dernières années ne plongent à cause d’une surproduction, le US Geological Survey [l'Agence américaine des Etudes Géologiques] (USGS) a récemment sorti un rapport qui confirmait de nouvelles réserves pétrolières dans une région qui s’appelle les Bakken, qui s’étendent sur le Dakota du Nord, le Montana et le sud-est du Saskatchewan<.i>. L’USGS estime qu’il y a jusqu’à 3,65 milliards de barils de pétrole dans les Bakken.
Il y a aussi les quelques confirmations des nouvelles réserves importantes de pétrole qui ne demandent qu’à être exploitées en Irak, où les Quatre Majors anglo-américaines salivent pour mettre la main sur les champs inexplorés. On pense que ceux-ci recèlent des réserves juste au deuxième rang derrière l’Arabie Saoudite. Le reste du monde est encore à explorer. A un prix au-dessus de 60% dollars le baril, les nouveaux potentiels immenses deviennent économiquement viables. Le problème essentiel auquel sont confrontées les Majors n’est pas de trouver un remplacement au pétrole mais de garder secrètes les découvertes de pétrole, afin de maintenir les prix actuels à un niveau exorbitant. Là, elles sont aidées par les banques de Wall Street et les deux principales bourses au pétrole — le Nymex et ICE Futures de London-Atlanta’s ICE.
Alors, pourquoi les prix continuent-ils d’augmenter ?
Il y a une preuve de plus en plus évidente que la récente bulle spéculative sur le pétrole, qui a suivi une asymptote depuis janvier, est sur le point d’éclater. Fin avril, à Dallas, au Texas, l’Association Américaine des Géologues Pétroliers a tenu sa conférence annuelle. Elle réunissait des dirigeants des Majors et des géologues. Selon l’un des participants, les patrons des majors, bien documentés, sont arrivés au consensus que “le prix du pétrole baissera bientôt spectaculairement et la croissance des prix à long terme se fera dans le gaz naturel”.
Juste quelques jours plus tôt, Lehman Brothers, une banque d’investissement de Wall Street, a dit que la récente bulle pétrolière touchait à sa fin. Michael Waldron, le stratège pétrolier en chef de cette banque, a été cité dans le Daily Telegraph britannique, le 24 avril. Voici ce qu’il a dit : “L’offre de pétrole dépasse la croissance de la demande. Les stocks se sont accumulés depuis le début de l’année”.
Aux Etats-Unis, selon le rapport mensuel de l’EIA sur les stocks, sorti le 7 mai, les stocks journaliers de pétrole ont grimpé depuis janvier de presque 12 millions de barils en avril, pour atteindre près de 33 millions de barils. En même temps, le rapport du 7 mai sur l’essence aux Etats-Unis, publié par MasterCard, a montré que la demande d’essence avait chuté de 5,8%. Et les raffineurs réduisent de façon spectaculaire les rythmes du raffinage pour s’ajuster à la demande d’essence en baisse. Les raffineries tournent actuellement à 85% de leur capacité, en baisse par rapport aux 89% de l’année dernière, dans une saison où la production est normalement de 95%. Les raffineurs essayent aujourd’hui clairement de tirer les stocks d’essence vers le bas pour faire monter le prix de l’essence. “C’est l’économie, idiot !”, pour paraphraser le trait d’esprit tristement célèbre que Bill Clinton a fait papa Bush. Cela s’appelle la récession économique.
Le rapport du 8 mai d’Oil Movements, une société britannique qui suit la progression des cargaisons de pétrole dans le monde entier, montre que le pétrole en transit en haute mer est aussi assez fort. Pratiquement toutes les catégories de cargaisons sont plus importantes que l’année dernière. Ce rapport fait remarquer, “En Occident, une grande partie de toute accumulation de pétrole, cette année, s’est produite au large, hors de la vue”. Certains initiés de cette industrie disent que l’industrie mondiale du pétrole, des activités et des stocks des Quatre Majors au véritable état des bateaux-citernes, au stockage et au levage des stocks, est l’industrie la plus secrète au monde, à l’exception possible du commerce des stupéfiants.
Goldman Sachs est encore une fois au centre
Le prix du pétrole aujourd’hui, contrairement à il y a 20 ans, est déterminé à huis clos dans les salles de marché des institutions financières géantes, comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Citigroup, Deutsche Bank ou UBS. La bourse-clé dans ce jeu est le London ICE Futures Exchange (anciennement l’International Petroleum Exchange — la Bourse Internationale du Pétrole). ICE Futures est une filiale à 100% d’Atlanta Georgia International Commodities Exchange. ICE a été fondé à Atlanta en partie par Goldman Sachs, qui se trouve être aussi l’indice des prix des matières premières le plus utilisé au monde, le GSCI, qui est sur-lesté par le prix du pétrole.
Ainsi que je l’avais fait remarquer dans mon article précédent, ICE a été le centre d’intérêt d’une enquête parlementaire récente. Cette société a été citée à la fois dans le rapport du 27 juin 2006 de la sous-commission permanente d’enquêtes du Sénat et dans les auditions de décembre 2007 de la Commission sur l’Energie et le Commerce de la Chambre des Représentants, qui a enquêté sur commerce non régulé des contrats énergétiques à terme.
Ces deux études ont conclu que la progression du prix du pétrole à 128 dollars le baril et plus est alimentée par les milliards de dollars des contrats à termes sur le pétrole et le gaz qui sont placés sur l’ICE. Au moyen d’une exception bien pratique de la régulation, accordée en janvier 2006 par l’administration de George W Bush, les échanges d’ICE Futures sur les contrats énergétiques à terme américains ne sont pas régulés par la Commission d’Echange des Contrats à Terme sur les Matières Premières (CFTC), même si les contrats pétroliers américains échangés par l’intermédiaire d’ICE Futures le sont dans des filiales d’ICE aux Etats-Unis. Et, à la requête d’Enron, le CFTC a exempté en 2000 les échanges de gré à gré de contrats pétroliers à terme.
Il n’est donc pas surprenant de voir dans un rapport que Reuters a sorti le 6 mai que Goldman Sachs annonce que le pétrole pourrait en fait être au bord d’un nouveau cours “super élevé”, pouvant conduire le prix du baril jusqu’à 200 dollars dans les six à 24 prochains mois. Ce gros titre “200 dollars le baril !” a fait la une des journaux pendant les deux jours qui ont suivi. Combien de lemmings incrédules ont-ils suivi cette annonce en plaçant leurs paris ?
Arjun Murti, le stratège énergétique de Goldman Sachs, a accusé ce qu’il appelle la demande “féroce” (sic) de la Chine et du Moyen-Orient, combinée avec son affirmation que le Moyen-Orient est proche de sa capacité maximum de production. La mythologie du “Pic de Pétrole” a une fois encore aidé Wall Street. Le degré de ce battage non fondé rappelle l’un des battages intéressés de Wall Street en 1999-2000 autour des actions des dot.com ou d’Enron.
En 2001, juste avant le crack des dot.com au NASDAQ, quelques firmes de Wall Street poussaient auprès d’un public crédule les ventes d’actions de sociétés, où leurs filiales bancaires avaient des intérêts financiers. En somme, comme cela est sorti des enquêtes parlementaires, des sociétés qui ont un intérêt particulier dans une certaine issue financière se sont servies des médias pour se remplir les poches et celles de leurs sociétés, sur le dos du public.
Il serait intéressant que le Congrès assigne Goldman Sachs et une poignée d’autres acteurs majeurs à présenter les registres de leurs contrats énergétiques à terme pour voir s’ils sont investis dans le but de bénéficier d’une augmentation supplémentaire du pétrole à 200 dollars. Sans oublier qu’un fonds spéculatif ou une banque peut acheter des contrats pétroliers à terme avec un effet de levier de 16 contre un.
On nous assène une série interminable d’arguments plausibles pour justifier le cours élevé du brut : une “prime pour le risque terroriste”, une augmentation “féroce” de la demande de la Chine et de l’Inde, les troubles dans la région pétrolifère du Nigeria, des pipelines qui sautent en Irak, une possible guerre avec l’Iran … et, par-dessus tout, le battage sur le pic de pétrole. Le spéculateur pétrolier T Boone Pickens aurait encaissé un profit énorme sur les contrats pétroliers à terme et il soutient, ce qui est bien pratique, que le monde se trouve au sommet du “pic de pétrole”. Tout comme le banquier d’investissements de Houston et ami du Vice-président Dick Cheney, Matt Simmons.
Ainsi que cela est noté dans le rapport sénatorial de juin 2006, Le Rôle de la Spéculation de Marché dans la Croissance des Prix du Pétrole et du Gaz, “Il y a quelques gérants de fonds spéculatifs qui sont passés maîtres pour savoir comment exploiter les théories du pic de pétrole et le sujet bouillant de l’offre et de la demande. Leurs prédictions assurées selon lesquelles les cours à venir connaîtront une ascension désastreuse ne font qu’alimenter un peu plus le feu haussier, dans une sorte de prédiction qui s’accomplit elle-même”.
Un Congrès Démocrate agira-t-il en année électorale pour changer les marchés des contrats pétroliers à termes, minutieusement élaborés de façon opaque, et risquer ainsi de faire éclater la bulle ? Le 12 mai, la Commission sur l’Energie et le Commerce de la Chambre des Représentants a déclaré qu’elle examinerait cette question en juin.
F William Engdahl a écrit “A Century of War: Anglo-American Oil Politics and the New World Order” (PlutoPress), et “Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation” (Global Research, available at www.globalresearch.ca).
copyright 2008 : Asia Times On Line / Traduction : JFG-QuestionsCritiques.
Bref, comme nous le disons à longueur de colonnes sur ce blog, comme pour les matières premières, comme pour les émeutes de la faim, le prix actuel du pétrole est purement spéculatif : c’est CHICAGO !!
Guy Dutron
8-08-2008
Document la position Via Campesina sur les agro carburants
juillet 7, 2008 at 12:05 | In Citoyenneté, Environnement OGM, Politique | Leave a CommentTags: Document la position Via Campesina sur les agro carbura
Document la position Via Campesina sur les agro carburants
Les petits paysans nourrissent le monde
Les agro-carburants industriels provoquent la faim et la pauvreté
Présenté aux médias le 24 juin dernier à Djakarta lors de la Conférence Internationale sur les Droits paysans. «Droit à cultiver, droit à nourrir, droit à manger »
L’actuelle vague massive d’investissements dans la production d’énergie issue de la culture et de la transformation industrielles de matières premières végétales comme le maïs, le soja, l’huile de palme, la canne à sucre, l’huile de colza, etc. ne résoudra ni la crise climatique, ni la crise énergétique. Elle aura des conséquences sociales et environnementales désastreuses, en créant une nouvelle menace très sérieuse pour la production alimentaire des petits paysans et la réalisation de la souveraineté alimentaire de la population mondiale.
Au cours des vingt dernières années, les politiques néolibérales adoptées mondialement ont échoué et n’ont su répondre aux besoins fondamentaux des peuples. Les promesses de la FAO en 1996, lors du Sommet Mondial de l’Alimentation, repris par les Objectifs du Millénaire pour le Développement, de réduire la pauvreté n’ont pas été tenues. De plus en plus de personnes souffrent de la faim.
On affirme que les agro-carburants aideront à lutter contre le changement climatique. En réalité, c’est l’inverse qui est vrai. L’expansion de nouvelles plantations de monocultures augmente les gaz à effet de serre par la déforestation, le drainage des zones humides et le démantèlement des terres communales. Si nous prenons en considération l’ensemble du cycle de production, de transformation et de distribution des agro-carburants, ils ne produisent pas moins de gaz à effet de serre que les carburants fossiles, à quelques exceptions près. De plus, les agro-carburants ne pourront jamais remplacer les carburants fossiles. Selon les dernières estimations, ils vont seulement couvrir l’augmentation de la consommation à partir de maintenant jusqu’à 2020. Il n’y a tout simplement pas assez de terres dans le monde pour produire le carburant nécessaire à une société industrielle dont les besoins pour le transport des personnes et des biens ne cessent d’augmenter. La promesse des agro-carburants crée l’illusion que nous pouvons continuer à consommer toujours plus d’énergie. La seule réponse aux changements climatiques est de réduire les dépenses énergétiques partout dans le monde et de réorienter le commerce international vers les marchés locaux.
Pourtant, les impacts sociaux et environnementaux du développement des agro-carburants vont être dévastateurs. La monoculture et l’agriculture industrielle, pour produire des agro-carburants ou n’importe quelle autre production, détruisent la terre, la forêt, l’eau et la biodiversité. Elles expulsent des familles de leurs terres. On estime que cinq millions de paysans ont été expulsés de leurs terres à la faveur des monocultures en Indonésie ; cinq millions au Brésil, quatre millions en Colombie… L’agriculture industrielle génère beaucoup moins d’emplois que l’agriculture paysanne familiale durable ; c’est une agriculture sans paysans.
L’expansion actuelle de la production d’agro-carburants contribue à la concentration massive du capital par les propriétaires, les grandes entreprises et les multinationales, provoquant une véritable contre-réforme agraire dans le monde entier. De plus, elle contribue à accroître la spéculation sur le prix des produits alimentaires et de la terre.
La production d’agro-carburants a déjà commencé à remplacer la production alimentaire. L’extension en cours poussera encore plus de petits paysans et de peuples indigènes à quitter leurs terres. Au lieu de consacrer l’eau et la terre à la production de nourriture, ces ressources sont utilisées pour produire de l’énergie sous forme de diesel ou d’éthanol. Aujourd’hui, les paysans et les petits producteurs, les peuples indigènes, hommes et femmes réunis, produisent une grande partie de la nourriture consommée mondialement. Si on ne les arrête pas maintenant, les agro-carburants vont occuper nos terres et la nourriture deviendra encore plus rare et plus chère.
Qui mangerait des agro-carburants?
Une nouvelle alliance composée de gouvernements et d’entreprises des secteurs automobile, chimique, pétrolier et agro-industriel soutient les agro-carburants dans le seul but de gagner de l’argent. La crainte du changement climatique et de la crise énergétique est utilisée pour développer la production d’agro-carburants de façon à maintenir et renforcer le modèle agro-industriel. Ceci tout en sachant que ce modèle est en soi une des causes majeure du changement climatique et un grand consommateur d’énergie.
Le contrôle de la technologie et des marchés par les multinationales renforce leur domination sur le secteur agricole. Les familles paysannes, dont la production vivrière était basée sur les semences traditionnelles, sont expulsées de leurs terres. Leur coexistence avec la biodiversité et leur mode de production de l’énergie à la force des hommes et des animaux sont bouleversées. Leur mode de vie utilisait bien moins d’énergie par unité d’aliment produit, et notamment, moins de carburants fossiles.
Les entreprises de l’agrobusiness sont conscientes que les agro-carburants produits à grande échelle ne sont pas viables économiquement. La course aux agro-carburants a été rendue possible par les énormes subventions directes et indirectes accordées par les gouvernements favorables et la spéculation sur les marchés financiers ; cette dernière étant également à l’origine de la hausse des prix alimentaires.
Les chiffres évoqués sont alarmants. Des millions d’hectares et des milliards de dollars sont en jeu : Le gouvernement indien prévoit de planter 14 millions d’hectares de « jatropha », la Banque Interaméricaine pour le Développement affirme que le Brésil dispose de 120 millions d’hectares prêts pour la production d’agro-carburants et un lobby d’affaires suggère qu’il y a encore 397 millions d’hectares disponibles dans 15 pays africains. Tout cela signifie un niveau d’expropriation sans précédent.
Alors que les multinationales et les fonds d’investissement augmentent leurs profits,
une grande partie de la population mondiale n’a pas assez d’argent pour s’acheter de la nourriture. On estime que les agro-carburants sont responsables, à hauteur de 30%, de la crise actuelle des prix des produits agricoles.
Tchad : La famille Aboubakar du camp de Breidjing
Coût de la nourriture pour une semaine : 685 CFA Francs ou $1.23
Quand les multinationales ne sont pas en mesure de trouver des terres agricoles pour la production d’agro-carburants, la déforestation avance dans des régions où les forêts sont nécessaires à la préservation de la vie sur terre.
Des milliers d’agriculteurs n’ont d’autre choix que d’accepter de cultiver des agro-carburants parce qu’il leur faut trouver un revenu pour subvenir à leurs besoins jusqu’à la prochaine saison.
Les politiques agricoles nationales et internationales imposées par les institutions financières internationales et les multinationales ont aggravé la dépendance des pays en développement, conduisant à la crise alimentaire, à la pauvreté extrême et à la faim partout dans le monde. C’est pourquoi les petits agriculteurs ne sont pas coupables d’avoir fait le mauvais choix ; ils sont les victimes du système actuel qui leur est imposé.
Les petits paysans et les travailleurs agricoles, qui travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, avec des conséquences néfastes sur leur santé et pour un très maigre salaire, n’ont pas leur mot à dire sur la manière dont leur production est utilisée. Beaucoup d’entre eux travaillent pour des entreprises de l’agrobusiness qui transforment, raffinent et vendent le produit. Ainsi, ce sont les entreprises qui décident d’orienter les produits vers les carburants plutôt que vers les marchés alimentaires. Les prix élevés des produits alimentaires payés par les consommateurs ne se reflètent pas dans les revenus des petits producteurs.
En réponse à la crise de l’énergie : production à petite échelle et consommation locale
L’agriculture durable à petite échelle est essentielle pour nourrir le monde. L’agriculture familiale durable et la souveraineté alimentaire consomment jusqu’à 80 fois moins d’énergie que l’agriculture industrielle.
La souveraineté alimentaire implique tout d’abord l’utilisation de ressources locales pour la production alimentaire. Il s’agit également de minimiser les importations de matières premières et le transport. Ainsi, la nourriture produite est consommée localement de sorte que le produit fini ne voyage pas loin. Il n’est pas logique de consommer en Europe des asperges qui arrivent de l’Altiplano ou des haricots verts frais en provenance du Kenya.
Tout au long de l’histoire de l’agriculture, les villageois ont tiré l’énergie de leurs terres agricoles pour leurs besoins quotidiens. Les familles paysannes utilisent les noix de coco et l’huile de tournesol, le biogaz, le feu de bois, le vent et l’eau pour produire l’électricité à usage local. De telles méthodes sont durables et intégrées au cycle de production alimentaire sur les terres agricoles.
Il est impératif de définir et d’adopter une attitude responsable pour la consommation alimentaire et d’adapter notre manière de manger, sachant que le modèle industriel de production et de consommation est destructeur alors que le modèle de production basée sur les paysans utilisent des pratiques énergétiques responsables.
C’est pourquoi Via Campesina continue sa lutte contre le pouvoir des grandes multinationales et les systèmes politiques qui les soutiennent.
La crise de l’énergie ne doit pas être vue comme un problème isolé mais comme une partie d’une crise globale du modèle actuel de développement où le profit a priorité sur les femmes et les hommes.
Nous soutenons au contraire une agriculture à petite échelle, diversifiée, centrée sur les femmes et les hommes, avec des marchés locaux et des conditions de vie saines utilisant moins d’énergie, moins dépendante de l’extérieur. L’agriculture familiale durable remplit la mission fondamentale de l’agriculture : nourrir les personnes.
Via Campesina dénonce:
Le modèle néolibéral, les institutions financières internationales et le capital transnational, responsables directs de la crise alimentaire et du changement climatique.
La présentation irresponsable des agro-carburants comme réponse à la crise climatique et énergétique.
Le scandale de la production d’agro-carburants dans un monde ravagé par la faim.
L’attitude passive de nombreuses institutions confrontées à l’avènement des agro-carburants, qui implique que les populations rurales et urbaines ne peuvent ni produire, ni consommer des produits alimentaires.
Que ces mêmes institutions placent en fait l’intérêt des multinationales au-dessus des besoins alimentaires et nutritionnels de toutes les personnes qu’elles sont censées représenter et défendre.
L’insulte de continuer à promouvoir les agro-carburants en dépit du bilan négatif de leur production, de leur transformation et de leur transport.
Via Campesina demande:
La fin de la production d’agro-carburants basée sur la monoculture et contrôlée par les entreprises. Comme premier pas
, un moratoire de cinq ans doit être déclaré sur la production, le commerce et la consommation d’agro-carburants industriels.
Une évaluation approfondie du coût social et environnemental du boom des agro-carburants et des profits réalisés par les multinationales dans la transformation et le commerce des matières premières.
La promotion et le développement de la production à petite échelle et de modèles de consommation locale, comme le rejet du consumérisme.
Un soutien explicite des gouvernements et des institutions au modèle durable de production et de distribution alimentaire basé sur les paysans ; modèle qui utilise un minimum d’énergie, qui a la capacité de créer des emplois, qui respecte la diversité biologique et culturelle et qui a des effets positifs sur le réchauffement climatique (des sols fertiles constituent le meilleur moyen de capter le CO2).
La réorientation des politiques agricoles en direction de communautés rurales et de systèmes économiques durables, fondées sur la souveraineté alimentaire et une véritable réforme agraire.
La promotion et le développement de modèles de consommation responsables.
Eteignons le feu des agro-carburants et portons la flamme de la souveraineté alimentaire!
Pour de plus amples informations: www.viacampesina.org
Document relayé sur notre blog par :
Guy Dutron
7 – 07 – 2008
SARKO, LA GREVE, LE TOLLE ET APRES ??
juillet 7, 2008 at 2:10 | In Mémoire et histoire, Politique, sarkosy | 3 CommentsTags: LA GREVE, LE TOLLE ET APRES ??, SARKO
Sarko, la grève, le tollé Et APRÈS ??
Tollé syndical :
PARIS (AFP) – Plusieurs syndicats ….. ont critiqué dimanche les propos de Nicolas Sarkozy sur le faible impact des grèves, l’avertissant du risque de “jouer avec le feu” et d’”attiser les conflits” au moment où les salariés éprouvent “un réel mécontentement”…….
Samedi, lors du Conseil national de l’UMP, le président Nicolas Sarkozy avait affirmé que “désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit”, se félicitant de ce que la France était “en train de changer” et cela “beaucoup plus profondément qu’on ne le croit”.
La fessée !!
Pour Maryse Dumas, l’une des secrétaires confédérales de la CGT, “le président de la République fait une opération diversion parce qu’il a bien du mal à démontrer en quoi sa politique réussit”……”Le président de la République joue avec le feu parce que si désormais pour faire entendre des revendications collectives les usagers doivent user de moyens d’actions qui gênent les autres, on risque d’entrer dans une spirale dangereuse pour notre pays”, a mis en garde Mme Dumas….
Un avis partagé par le président de la CFTC Jacques Voisin, pour lequel “le risque est de balayer tout ce qui a été fait en matière d’alarme sociale et d’inciter aux conflits purs et durs, ce qui n’est pas souhaitable” sachant que “les relations dans le public, comme dans le privé, restent très tendues”.
“L’attitude très responsable des partenaires sociaux pour développer le dialogue social afin d’éviter les conflits est battue en brèche par les propos très politiques du président de la République (…) C’est regrettable et de nature à attiser les conflits”, a-t-il jugé.
Pour Gérard Aschieri de la FSU (cité par Reuters)
“Je trouve que ça relève de la fanfaronnade de tribune mais moi, je n’attends pas du président de la République qu’il joue les matamores”, a dit sur France Info le dirigeant du principal syndicat d’enseignants.
Un autre provocateur de la bande.
“Il y a peut-être une volonté de fuite en avant et de jouer la provocation. Je ne suis pas sûr que ce soit nécessairement un signe de force. Je vais pas répondre à une fanfaronnade par une autre fanfaronnade, en disant ‘on va voir ce qu’on va voir’. Je pense qu’on a pas fini de lutter”, a-t-il ajouté.
Tollé politique :
Le Parti communiste s’étonne dans un communiqué que le président “tourne en dérision avec des formules de matamore l’ensemble du mouvement social”.
“C’est désormais officiel, le président de la République est bien le président d’un camp contre l’autre, celui du patronat contre les salariés”, dit le PC.
Le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a ainsi dénoncé des “déclarations infantiles” tenues lors d’un conseil national de l’UMP à Paris qui “a visiblement tourné à la réunion de joyeux drilles”.
Pour François Bayrou, la sortie du chef de l’Etat sur l’inefficacité des grèves, il prononce “une phrase d’humiliation, une phrase de cour de récréation dans laquelle on roule des mécaniques, comme on dit”. “C’est grave”, a-t-il dit lors de La tribune BFM/Daily Motion, en estimant qu’un chef de l’Etat ne doit pas être “le démolisseur” du projet social, mais “le défenseur”.
Et la Grève ??
La grève est un très ancien moyen de défense des travailleurs.
- L’insurrection des Canuts – ceux qui manient la canette – remonte aux 21-24 novembre 1831.
Vivre en travaillant ou mourir en combattant …..
- Les révoltes ouvrières lyonnaises continuèrent de secouer la ville. Durant l’été 1869, 2000 ouvrières « Ovalistes » se mettent en grève pour demander une augmentation de leur salaire et une diminution de leur temps de travail. Cette grève qui a duré 2 mois, a marqué l’éveil du monde féminin à la politique et au mouvement ouvrier.
- Le 1er Mai 1886 : environ 200 000 travailleurs se mettent en grève pour obtenir la journée de huit heures. C’est l’origine de la fête des travailleurs, devenue en France, sous le régime de Vichy, la Fête du travail. Il y a des morts à Chicago, aux usines McCormick
Chicago 1886
- Dans le Nord, ici, chez nous, les socialistes Guesdistes, très implantés dans la région, y organisent les ouvriers. Le futur fondateur du parti ouvrier français, Paul Lafargue (gendre de Karl Marx) alors l’un des dirigeants nationaux des socialistes guesdistes, incite à la grève générale
du 1 mai consacré à la revendication de la journée des 8h et à la hausse des salaires.
Hippolyte Culine L’organisateur Guesdiste de Fourmies
Paul Lafargue
Voir sur ce point :
http://pagesperso-orange.fr/alain.delfosse/html/fourmies.htm
Ce premier 1891, à Fourmies, le beau temps est au rendez-vous en ce premier jour du “mois de Marie”, un vendredi……
- Sur les haies du bocage Avesnois, l’aubépine a fleuri. Les amoureux ont cueilli des rameaux de cette frêle et tendre fleur pour les fiancées ; ici, on appelle ça « le Mai ».
- Quoi qu’il arrive, les jeunes doivent être les héros de la fête.
Résultat : Neufs morts, trente cinq blessés (au moins) en quarante cinq secondes. C’était à Fourmies le premier mai 1891.
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- Si vous passez par Fourmies, venez voir son Écomusée du Textile et de la vie sociale dans lequel une large place est consacrée au Premier Mai de Fourmies – il se trouve Place Maria Blondeau mais on a oublié le nom de son assassin, monsieur Sarkosy !!
La mort du petit Emile Cornaille 10 ou 11 ans
- Rappelons les grandes grèves de 1936 et du Front Populaire
Et depuis :
- 1944 : La contribution de la grève dans le mouvement de Libération, notamment à Paris, est importante.
- 1947: De nombreuses grèves, notamment chez Renault, sortie des communistes du gouvernement. Les mouvements conduits par la CGT se multiplient après mai chez Citroën, à la SNCF, dans les banques, dans les grands magasins, à EDF, puis chez Peugeot, Berliet, Michelin… Le principal motif des grèves est la revendication de hausse des salaires.
- 1953 : Grandes grèves dans la fonction publique, perceptibles aussi dans le privé, contre le projet du gouvernement de retarder l’âge de la retraite pendant l’été. Le projet sera retiré.
- 1963 : Grandes grèves dans le secteur minier.
Plus près de nous, on peut observer un pic de grèves dans le secteur public en 2003 – pour protester contre la projet Fillon (déjà)de retarder les départs en retraite de tous les salariés (vers les 42 ans et plus d’années de cotisation).
L’année 2000 est également riche en conflits. Dans le secteur public, il s’agit notamment de grèves au Ministère des Finances qui conduiront à la démission du ministre socialiste Christian Sautter et dans l’Education Nationale contre Claude Allègre, le célèbre dégraisseur de Mammouth.
Eté 2003 : grève des intermittents du spectacle contre la réforme du système d’indemnisation-chômage.
Nous produisons ici quelques chiffres afin que Sarkozy s’aperçoive, peut-être, de quelque chose !!
Pays ou zone Nombre de journées non travaillées pour fait de grève :
(par an de 1995 à 2004, pour 1000 travailleurs) – données Eurostat -
- Union européenne (à 12 puis à 15) 53,14
o Allemagne 2,85
o Espagne 142,79
o France 91,37
o Italie 84,05
o Pays-Bas 18,19
o Royaume-Uni 23,09

Voyez aussi :
http://www.ecopublix.eu/2007/11/des-grves-partout-sauf-dans-les.html
Alors, Sarko, on ouvre un œil ? Les deux ? Ou on roupille en provoquant un peu plus à chaque réveil ??
Il y aurait bien une excellente réponse à faire au provocateur bling bling :
UNE GREVE GENERALE INTERPROFESSIONNELLE !!!
Guy Dutron
7 – juillet – 2008
BUSH prépare-t-il la guerre à l’Iran ?
juillet 6, 2008 at 2:08 | In Politique | 1 CommentTags: BUSH prépare-t-il la guerre à l’Iran ?
BUSH prépare-t-il la guerre à l’Iran ?
Selon la Radio de l’Armée, organe de propagande dépendant des Forces de défense israéliennes (Tsahal), un haut fonctionnaire proche de l’administration US, aurait affirmé lors d’une rencontre privée que Bush et le vice-président Dick Cheney croient qu’une action militaire contre l’Iran serait désormais nécessaire, à quelques mois seulement des élections présidentielles aux Etats-Unis. Une information qui a été reprise à la mi-mai par le Jérusalem Post ;
Plusieurs motivations interviendraient dans cette décision :
1/ L’amiral Michael Mullen, président du Comité des chefs d’États-majors interarmes, a déclaré lors d’une récente réunion d’information du Pentagone que les Iraniens formeraient des combattants pour les milices chiites d’Irak et du Liban.
2/ Les Services de renseignement israéliens prédisent désormais que l’Iran devrait acquérir son premier engin nucléaire en 2009, soit beaucoup plus tôt que les précédentes estimations américano-occidentales.
La source gouvernementale israélienne, citée par le reportage radio tout en conservant l’anonymat, a ajouté que les récents troubles au Liban seraient un élément supplémentaire favorisant une intervention US avec ou sans la participation de Tsahal. L’action du Hezbollah au Liban est considérée comme une preuve de l’influence croissante du président iranien Mahmoud Ahmadinejad sur le Proche Orient, et la source de référence du Jérusalem Post aurait assuré que, de l’avis de Bush, la situation se résumerait comme suit : « la maladie doit être traitée, pas ses symptômes ».
Une formule qui rappelle l’état d’esprit de l’administration US début 2003, quelques mois avant l’attaque injustifiée de l’Irak de Saddam Hussein.
Manœuvres Stratégiques
Ces derniers temps, on a pu observer une multiplication des rotations et des manœuvres d’unités stratégiques de l’US Air Force, faisant intervenir des bombardiers comme des B-1B et des B-2A. Le 4 avril un bombardier stratégique B-1B a « accidentellement » été endommagé par un incendie lors d’un atterrissage à al-Udeid Air Base, après une mission au-dessus de l’Afghanistan, selon les dires du Pentagone.
Bombardier B- 1B
Or, rien actuellement ne justifie d’intervention de ce type d’appareil contre les bandes armées et autres talibans afghans ; entre le Qatar et l’Afghanistan se trouve l’Iran !!
Le 23 février, un autre bombardier stratégique, de type B-2 celui-là, s’est écrasé sur la base aérienne militaire de Guam, officiellement « peu après son décollage ». La base stratégique de Guam est, elle aussi, assez proche pour ce type d’appareil de l’Iran.
Jamais en temps de paix, de tels « accidents » n’interviennent aussi près l’un de l’autre.
Soit le niveau des équipages surentraînés de ces appareils ultra sophistiqués est en chute libre, ce qui serait très inquiétant pour le Pentagone, soit certaines opérations très spéciales ont déjà commencé dans la région..
Bruits de bottes
Si à la Maison Blanche, on a tôt fait de démentir le reportage de la Radio de l’Armée et l’analyse du Jérusalem Post, de nombreux signes avant-coureurs indiquent qu’une attaque des États-Unis contre l’Iran serait tout à fait plausible dans un proche avenir :
- L’USS Ross (DDG-71), un destroyer de la classe Aegis, équipé d’un système à capacité anti-missile balistique, a pris position au large des côtes du Liban. Les observateurs militaires prétendent qu’il est là pour aider à défendre Israël contre de potentielles attaques de missiles.
- L’US Air Force a réaménagé ses bombardiers furtifs B-2 pour qu’ils puissent transporter des bombes anti-bunker de 30 000 livres, nécessaires à la destruction d’installations nucléaires renforcées en Iran.
USS Abraham Lincoln et USS Harry S. Truman
- Un deuxième porte-avions américain, l’USS Abraham Lincoln (CVN-72), a rejoint le porte-avions USS Harry S. Truman (CVN-75) dans les eaux du Golfe persique en mai, transportant beaucoup plus d’armes et de munitions qu’il y en avait dans les précédents déploiements. De passage par la Méditerranée, le bâtiment de guerre américain a été le cadre d’une manœuvre conjointe avec l’aéronavale française. Fin Mai, avant que l’USS Harry S. Truman ne quitte les eaux françaises, après une escale à Marseille, 2 Rafale de la flottille 12 F et 1 Hawkeye se sont entraînés à apponter et à décoller de la piste d’envol du porte-avions de l’US Navy. Des manœuvres qui augurent peut-être une participation française à une future croisade de Bush.
- Israël se préparerait à la guerre : En avril, Tsahal a réalisé les plus grands exercices militaires encore jamais fait sur son territoire. De surcroît, il semblerait que le gouvernement israélien ait pris certaines dispositions pour parer à d’éventuelles nombreuses victimes civiles et militaires en cas de riposte de l’Iran.
- L’Arabie Saoudite a pris des mesures pour se préparer à une éventuelle contamination radioactive suite à la destruction des installations nucléaires de l’Iran par les États-Unis. Le gouvernement saoudien aurait approuvé les préparatifs en vue d’éventuelles retombées nucléaires après une rencontre avec Dick Cheney, vice-président américain, avec les plus hauts responsables du Royaume.
Néanmoins, la secrétaire d’État Condoleezza Rice et le secrétaire à la Défense Robert Gates ne partageraient pas l’opinion de Bush et Cheney, ce qui pourrait retarder le début de frappes américaines, toujours selon ce responsable cité par la radio de l’armée israélienne.
Faux ou note secrète ?
Enfin, il n’y a pas si longtemps, circulait sur internet une note présentée comme émanant du Pentagone (peut-être un faux mais l’idée y est !!) et destinée à Bush expliquant qu’une attaque d’un bâtiment américain dans le Golfe Persique et faisant un grand nombre de morts permettrait de fournir l’alibi à des frappes, y compris nucléaires sur l’Iran.
Or, les deux porte-avions US actuellement dans le Golfe comptent chacun un peu plus de 6.000 hommes à bord.
Bush cèdera-t-il à la tentation de faire détruire l’une de ses unités pour mener sa nouvelle guerre et tenter de ressouder le Peuple américain derrière les Républicains face à la candidature Obama ?
Il nous semble assez fou pour le faire, nous refaire le coup des Tours Jumelles, en mer, cette fois.
Préparer les cerveaux occidentaux
Depuis plusieurs mois maintenant, l’Iran a remplacé l’Iraq en tête de liste des pays ennemis des Etats-Unis.
http://www.breitbart.com/news/2005/12/14/051215001308.0iv6j3xt.html
Ils développeraient l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil. Le conseil de sécurité de l’ONU vient de donner un mois aux iraniens pour prouver leur bonne foi en arrêtant le programme d’enrichissement de l’uranium.
http://news.yahoo.com/s/ap/20060330/ap_on_re_mi_ea/un_iran_nuclear
Ils supporteraient le terrorisme international. Ils interviennent dans le conflit iraquien pour empêcher les Etats-Unis d’y instaurer la « démocratie ».
http://www.iranfocus.com/french/modules/news/article.php?storyid=2331
Après l’affaire des ports américains dont le rachat par une société d’état des Emirats a été bloqué par le Congrès, les médias ne cessent de rabâcher que la sécurité des ports laisse à désirer. Et quels bruits font courir certains conservateurs américains ? Les iraniens seraient en train d’expédier une bombe atomique par bateau afin de la faire exploser dans une grande ville !
http://www.worldnetdaily.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=49223
Il importe que nous demeurions vigilants car les Docteur Folamour ne sont pas morts
Guy Dutron
06 – 07 – 2008
Le coin des bons bouquins Testament à l’Anglaise de Jonathan COE
juillet 6, 2008 at 12:32 | In Le coin des bons bouquins | Leave a CommentTags: Le coin des bons bouquins Testament à l’Anglaise de
Le coin des bons bouquins Testament à l’Anglaise de Jonathan COE
Michael Owen est un jeune écrivain dépressif vivant à Londres. Un jeudi soir du mois d’août 1990 va pourtant mettre sa triste vie totalement sens dessus dessous.
En effet, c’est à cette date que Fiona, sa voisine de palier, vient lui rendre visite… C’est la première fois depuis deux ans que Michael parle avec quelqu’un. Ils deviennent amis, mais ce n’est pas le seul changement qui se produit pour lui. Il décide de reprendre l’écriture d’un manuscrit auquel il n’avait plus touché depuis longtemps : l’histoire de la famille Winshaw.
La commanditaire de ce livre est Tabitha Winshaw, âgée alors de quatre-vingt-un ans et devenue folle après la mort “accidentelle” de son frère. Elle compte sur les investigations nécessaires à la rédaction de cet ouvrage pour faire la lumière sur ce qu’elle croit être un crime familial.
Les Winshaw font partie des personnes les plus riches et les plus influentes de Grande-Bretagne : Henry est un député travailliste, Hilary est journaliste, Roddy tient une galerie d’art, Dorothy dirige une entreprise agricole et Mark vend des armes. Ils partagent tous la même passion : l’argent.
Comme de nombreux quidam dans l’Angleterre contemporaine, Michael, Fiona, Phoebe et Joan auront à subir les conséquences de cette passion dévorante.
Le roman de Jonathan Coe constitue une critique quasi systématique de la Grande-Bretagne des années 80 et en particulier du Thatchérisme
Le narrateur, Michael Owen, est une des nombreuses victimes des réformes radicales de Mrs Thatcher.
Les mesures de “rationalisation” de la Sécurité sociale, qui touchent de plein fouet les hôpitaux du secteur public, sont la cause presque directe de la mort de son amie Fiona. Tous les pôles de la vie socio-économique sont aux mains d’une richissime famille que les scrupules n’étouffent évidemment pas.
De plus, le pouvoir politique, et particulièrement le parti conservateur de Mrs Thatcher, “travaille” main dans la main avec les milieux financiers et les actionnaires d’entreprises de l’agroalimentaire ou de l’industrie de l’armement.
La corruption s’étend à tous les secteurs d’activité, des milieux de l’art à l’édition en passant par la presse écrite où les règles déontologiques du journalisme sont ouvertement bafouées pour sacrifier aux ventes et pour complaire à un public nombreux (dont on se moque par ailleurs avec un cynisme écœurant).
Mais le lancinant leitmotiv du néolibéralisme consiste à affirmer la nécessité de privatiser l’ensemble des services publics, tels les transports en commun (on connaît maintenant les conséquences désastreuses de la privatisation du chemin de fer britannique, le plus mauvais d’Europe) ou l’enseignement, mais aussi la télévision publique, la célèbre BBC. Même les députés travaillistes, aux idéaux prétendument socialistes, succombent à l’hystérie collective du “tout privé”.
Le tour de force de ce jeune écrivain britannique est d’être parvenu à rendre passionnante cette satire sociale. En les mélangeant, il marie de manière subtile de nombreux genres littéraires (policier, thriller, psychodrame, romance, autobiographie) rendant ainsi le récit alerte et captivant sans jamais se départir d’un ton ironique salutaire pour éviter la déprime.
Le livre de COE a maintenant 13 ans et c’est une forme de livre d’histoire, cette histoire qu’il nous faut sans cesse relire si nous voulons éviter qu’elle ne se répète.
A l’heure où nos dirigeants français redécouvrent le néolibéralisme qui a fait partout faillite, relisez ce qui c’est passé il y a trente ans, vingt ans en Grande-Bretagne.
Souhaitons, comme le veut cette maxime du rugby anglais qui veut que « les vieux guerriers ne meurent jamais », les bons bouquins, comme celui de COE, ne meurent pas non plus.
Jonathan COE trad. Pavans J., Testament à l’anglaise Paris, Editions Gallimard, 1995 , Folio 2992, 683 pages
Guy Dutron
06 – 07 – 2008
DECRET EDVIGE TOUS EN FICHES ???
juillet 6, 2008 at 1:53 | In Citoyenneté, Politique, Société | 4 CommentsTags: DECRET EDVIGE TOUS EN FICHES ???
Décret EDvIGE Tous EN Fiches ???
La Tentation
Quelques jours apres la signature de ce decret, il nous a paru important de vous en donner le texte integral
DECRET
Décret n° 2008-632 du 27 juin 2008 portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE »
NOR: IOCC0815681D
Le Premier ministre,
>Sur le rapport de la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales,
Vu le code de procédure pénale, notamment son article 777-3 ;
Vu la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, notamment son article 26 (I à III) ;
Vu le décret n° 85-1057 du 2 octobre 1985 modifié relatif à l’organisation de l’administration centrale du ministère de l’intérieur et de la décentralisation, notamment son article 12 ;
Vu le décret n° 2007-914 du 15 mai 2007 pris pour l’application du I de l’article 30 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés ;
Vu l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés en date du 16 juin 2008
Le Conseil d’Etat (section de l’intérieur) entendu,
Décrète :
Article 1
Le ministre de l’intérieur est autorisé à mettre en œuvre un traitement automatisé et des fichiers de données à caractère personnel intitulés EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) ayant pour finalités, en vue d’informer le Gouvernement et les représentants de l’Etat dans les départements et collectivités :
1. De centraliser et d’analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au Gouvernement ou à ses représentants pour l’exercice de leurs responsabilités ;
2. De centraliser et d’analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ;
3. De permettre aux services de police d’exécuter les enquêtes administratives qui leur sont confiées en vertu des lois et règlements, pour déterminer si le comportement des personnes physiques ou morales intéressées est compatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées.
Article 2 En savoir plus sur cet article…
Conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, et dans la stricte mesure où elles sont nécessaires à la poursuite des finalités mentionnées à l’article 1er du présent décret, les catégories de données à caractère personnel enregistrées dans le traitement mentionné à l’article 1er et concernant des personnes physiques âgées de treize ans et plus sont les suivantes :
― informations ayant trait à l’état civil et à la profession ;
― adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ;
― signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ;
― titres d’identité ;
― immatriculation des véhicules ;
― informations fiscales et patrimoniales ;
― déplacements et antécédents judiciaires ;
― motif de l’enregistrement des données ;
― données relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.
Les données collectées au titre du 1 de l’article 1er du présent décret ne peuvent porter ni sur le comportement ni sur le déplacement des personnes.
Le traitement peut enregistrer des données à caractère personnel de la nature de celles mentionnées à l’article 8 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée. Celles de ces données autres que celles relatives aux opinions politiques, philosophiques ou religieuses, ou à l’appartenance syndicale ne peuvent être enregistrées au titre de la finalité du 1 de l’article 1er que de manière exceptionnelle. Il est interdit de sélectionner une catégorie particulière de personnes à partir de ces seules informations.
Le traitement ne comporte pas de dispositif de reconnaissance faciale à partir de la photographie.
Les données concernant les mineurs de seize ans ne peuvent être enregistrées que dans la mesure où ceux-ci, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public.
Les données collectées pour les seuls besoins d’une enquête administrative peuvent être conservées pour une durée maximale de cinq ans à compter de leur enregistrement ou de la cessation des fonctions ou des missions au titre desquelles l’enquête a été menée.
Article 3
Dans la limite du besoin d’en connaître, sont autorisés à accéder aux informations mentionnées à l’article 2 :
― les fonctionnaires relevant de la sous-direction de l’information générale de la direction centrale de la sécurité publique, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur central de la sécurité publique ;
― les fonctionnaires affectés dans les services d’information générale des directions départementales de la sécurité publique ou, à Paris, de la préfecture de police, individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur départemental ou, à Paris, par le préfet de police.
Peut également être destinataire des données mentionnées à l’article 2, dans la limite du besoin d’en connaître, tout autre agent d’un service de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, sur demande expresse, sous le timbre de l’autorité hiérarchique, qui précise l’identité du consultant, l’objet et les motifs de la consultation.
Article 4
Le traitement et les fichiers ne font l’objet d’aucune interconnexion, aucun rapprochement ni aucune forme de mise en relation avec d’autres traitements ou fichiers.
Conformément aux dispositions prévues à l’article 41 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le droit d’accès aux données s’exerce auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
Le droit d’information prévu au I de l’article 32 et le droit d’opposition prévu à l’article 38 de la même loi ne s’appliquent pas au présent traitement.
Sans préjudice de l’application de l’article 44 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le directeur général de la police nationale rend compte chaque année à la Commission nationale de l’informatique et des libertés de ses activités de vérification, de mise à jour et d’effacement des informations enregistrées dans le traitement.
Article 7
Le présent décret est applicable sur tout le territoire de la République.
>
> Le présent décret entre en vigueur le jour de l’entrée en vigueur du décret n° 2008-631 du 27 juin 2008 portant modification du décret n° 91-1051 du 14 octobre 1991 relatif aux fichiers gérés par les services des renseignements généraux et du décret n° 2007-914 du 15 mai 2007 pris pour l’application du I de l’article 30 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978.
Article 9
La ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales est chargée de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 27 juin 2008.
François Fillon
Par le Premier ministre :
La ministre de l’intérieur,
de l’outre-mer et des collectivités territoriales,
Michèle Alliot-Marie
Après une lecture attentive de ce texte juridique, il nous apparaît comme extrêmement dangereux !
Nous sommes d’accord avec la LCR qui y voit “l’espionnage généralisé de la population, dont le fichier Edvige n’est qu’un élément »
La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a jugé Edvige “incompatible avec l’Etat de droit”, s’inquiétant d’une “redoutable extension du fichage politico-policier des citoyens”.
Edvige s’intéressera aux personnes “ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique”, ou jouant un “rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif”.
“En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité”, (SM). La police est aussi autorisée à consulter Edvige en cas d’”enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à certaines missions”.
“L’enregistrement des données à caractère personnel n’a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu”, dénonce le Syndicat. de la magistrature
Selon le SM, qui examinera toute forme d’action juridique pour empêcher sa mise en œuvre”, Edvige est “un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne”.
Nous considérons que notre pays, et pas lui seul (voir notre article : LA DERIVE
juin 27, 2008 at 12:28 | In Politique, sarkosy | No Comments | Edit this post
Tags: LA DERIVE, est entré dans une dérive autoritaire, une situation de pré-fascisme ?
Franchement, feriez-vous confiance à cet homme ?


Nous appelons tous les démocrates, tous les citoyens à s’y opposer par les moyens qu’ils jugeront utiles
Tous ciblés, tous en fiches
Pour signer la pétition contre le Décret EDWIGE
http://www.malgretout.org/spip.php?article128
Coordination Gauche Alternative du Hainaut
6 Juillet 2008
La mondialisation en crise et ses issues : Conflits inter-impérialistes ou nouvelles régulations
juillet 4, 2008 at 3:46 | In Culture - Livres, Economie, Politique | Leave a CommentTags: La mondialisation en crise et ses issues : Conflits in
La mondialisation en crise et ses issues :
Conflits inter-impérialistes ou nouvelles régulations[1]
par Domi TADDEI, Co-animateur du Forum de la Gauche Citoyenne
Avertissement au lecteur :
Le début de ce texte a été publié, il y a plus d’un an, dans un numéro spécial de la revue « Economie Politique », précédant l’élection présidentielle. Il a ensuite bénéficié de tables rondes initiées par le Forum de la Gauche Citoyenne sur les questions financières avec M. Aglietta, Fr. Morin et D. Plihon et sur les questions géopolitiques avec M. Chemilly Gendreau, B. Dreano et A. Joxe. Ainsi enrichi, ce texte a fait l’objet de plusieurs conférences débats. Les dernières parties ont été remaniées, pour tenir compte de nombreuses remarques qui nous ont été adressées et des développements de la crise financière, durant ces dernières semaines. Dans sa forme actuelle, il est soumis aux membres du Forum de la Gauche Citoyenne, dans le cadre de son nouveau projet d’élaboration et, au-delà à tous les militants et responsables de la gauche.
Le texte complet compte 56 pages ; notre blog ne peut donc le publier in-extenso.
Nous en publierons quelques extraits successifs et nous vous proposons de vous l’envoyer par voie électronique sur simple demande à g.dutron@yahoo.fr
1ère partie : La mondialisation néo-impérialiste et ses contradictions :
Cette première partie s’appuie sur d’innombrables travaux menés depuis 20 ans par un grand nombre de militants et de spécialistes, dont nous proposons ici une synthèse. Celle-ci, évidemment discutable, est fondée sur le caractère néo-impérialiste de la mondialisation contemporaine. Nous la conduirons en deux étapes :
I-1 les fondements de la mondialisation contemporaine relèvent du « néo-impérialisme » ;
I-2 les principales contradictions de cette mondialisation.
I-1 Les fondements de la mondialisation contemporaine relèvent du « néo-impérialisme »
Le processus contemporain de mondialisation s’appuie sur 2 piliers fondamentaux, qui en déterminent la nature bien particulière, et que nous qualifierons pour cette raison de « néo-impérialiste » :
- le premier est l’hégémonie nord-américaine, qui est multidimensionnelle, et particulièrement marquée dans le domaine politico-militaire.
- Le second est un processus d’accumulation financière sans précédent.
Il en résulte une nature bien particulière de l’actuelle mondialisation, que l’on peut qualifier de néo-impérialiste.
* L’hégémonie nord-américaine est établie depuis les années 1940 :
Pour ne pas nous attarder ici sur son origine, ni sur une datation toujours discutable, nous admettrons que cette hégémonie est devenue incontestable, avant même la fin de la seconde guerre mondiale[2], même si les accords de Yalta ont reconnu à Staline et aux dirigeants soviétiques, un « empire » consistant. Nous venons de souligner que cette hégémonie nord-américaine est multidimensionnelle : si elle est évidemment politique et militaire, elle est aussi culturelle, économique et financière… Cette dernière dimension s’est exercée, dans une première période, à travers les accords de Bretton Woods (où, en 1944, leurs négociateurs imposent leur plan, le plan White, contre Keynes et les autres diplomates présents) ; elle s’est exercée également par le plan Marshall, avec la volonté de rétablir la prospérité des économies ouest-européennes et japonaises, considérées comme les deux gardiens leur permettant de prévenir l’expansionnisme soviétique. La réussite de cette stratégie – les Trente Glorieuses – en signifiait en même temps la mort : dans les années 70, l’hégémonie nord-américaine ne pouvait se perpétuer, face à deux régions du monde en passe de la rattraper, qu’à la condition d’en changer les ressorts. Plusieurs solutions s’offraient, du moins théoriquement : le retour à l’étalon-or, cher aux libéraux français (et au général de Gaulle) ; ou, au contraire, un revival du plan Keynes, récusé 30 ans plus tôt, et souvent désigné sous le nom de plan Triffin[3], qui aurait institué de fait une monnaie mondiale. On va revenir sur ce que fut le choix américain. Enfin, cette hégémonie s’est radicalement transformée après la chute du mur de Berlin (1989) et du communisme : là où il existait un « équilibre de la terreur », à partir d’une dissuasion mutuelle de l’emploi de l’arme nucléaire, s’est substitué pendant une quinzaine d’années une domination unilatérale de la superpuissance américaine, « impériale », sans autre limite que ses propres contradictions, et nous verrons que c’est cette nouvelle forme d’hégémonie, qui est aujourd’hui entrée en crise.
* L’accumulation financière s’est mondialisée durant les années 1970.
Avant de critiquer aussi rationnellement que possible son usage et son évolution actuels, il faut éviter de diaboliser la finance, qui existe depuis des millénaires, et dont il n’est pas évident que l’on puisse se passer complètement. Pourquoi ? Parce que ce qui légitime l’existence de la finance vient de l’usage des ressources dans le temps, qui nécessite une triple fonction d’évaluation, d’orientation et de contrôle de celles ci[4]. Et jusqu’à présent le seul système alternatif concrètement mis en place sur l’ensemble d’un pays, la planification centralisée, s’est avéré moins efficace pour assumer ces fonctions incontournables. Quant à une véritable planification démocratique (ou si on préfère une autogestion généralisée), qui n’a jamais cessé d’avoir les préférences de nombre de militants de l’ancienne génération, dont l’auteur de ces lignes, son idée n’a absolument pas avancé, même sur le plan théorique, depuis 40 ans. Depuis, c’est une finance débridée qui règne plus que jamais sur le monde[5] !
Les autorités américaines ont mis en place unilatéralement les bases actuelles de la globalisation financière
Car il y a finance et finance : celle que nous connaissons aujourd’hui a été mise en place dans les années 70, sous la forme de décisions politiques américaines, prises unilatéralement. Elle l’a été sans aucune consultation, même de ses plus proches alliés, on peut dire par surprise, y compris pour la plus grande partie des observateurs, américains ou étrangers :
- au début des années 70, l’administration Nixon supprime le système de change fixe (décidé en 1944 à Bretton Woods), pour laisser s’installer un régime de changes dit flexibles (qui sera avalisé, avec quelques années de retard, par les accords de la Jamaïque). Dans ce régime, selon l’idéologie dominante, les autorités monétaires, gouvernements et banques centrales, n’interviennent plus sur les variations de change : c’est la « liberté » du marché des devises, la rencontre de l’offre et de la demande, qui est censée fixer désormais les parités entre les monnaies. En pratique, on verra que ceci n’est (heureusement) vrai qu’entre certaines limites, mais il est patent que celles-ci se sont considérablement élargies, c’est-à-dire que la volatilité des cours que l’on prétend officiellement déplorer, est devenue beaucoup plus forte que sous le régime de change précédent. Dans les conditions où il s’est effectué, le basculement vers ce nouveau principe signifiait en fait la première des démissions politiques des autorités monétaires – gouvernement et banques centrales -, première d’une longue série qui devait conduire progressivement à la globalisation financière. Désormais, la réalité tangible était la capitulation des autorités monétaires d’un grand nombre de pays (européens, dont la France), au nom d’un principe énoncé cyniquement par les dirigeants américains : « le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème ». Petit à petit, au nom de ce « benign neglect », c’est-à-dire de cette même idéologie, on abandonnera à la spéculation sans frein tous les autres marchés financiers, anciens ou nouveaux.
- en janvier 79, le président de la Fed (la banque centrale américaine) Volker, prend prétexte de l’imminence d’un deuxième choc pétrolier, dû à la révolution iranienne (qui devait effectivement triompher quelques mois plus tard, provoquant le choc attendu) ; il décide d’inverser la priorité des politiques économiques qui existait depuis la guerre, là encore de façon unilatérale, en profitant notamment de la faiblesse politique du président démocrate Jimmy Carter. Depuis 35 ans, les politiques économiques avaient eut pour objectif principal la recherche du plein emploi, pour éviter de revivre le dramatique chômage de masse des années 30. Elles ne luttaient contre l’inflation que de façon accessoire, sans jamais compromettre durablement l’emploi. Par une augmentation extraordinaire des taux d’intérêt, jamais vue en temps de paix (plus de 20% en valeur nominale ; dans les 10%, hors inflation), la Fed décrète que désormais la lutte contre l’inflation serait la priorité n°1, et que la lutte contre le chômage n’en serait plus qu’une heureuse retombée. Les banques centrales européennes s’alignent dans les mois qui suivent sur cette inversion complète de la politique économique et partout, dans le monde, quelque soit leurs discours, les pouvoirs politiques l’entérinent, sans jamais organiser aucun vrai débat démocratique. C’est donc aujourd’hui encore la politique officielle de la Banque Centrale Européenne, comme avant elle de la Banque de France, avec d’ailleurs le même M. Trichet aux manettes, ou surtout de la Bundesbank (Buba)[6].
L’accumulation financière est essentielle à la compréhension d’une mondialisation en perpétuelle évolution :
Nous savons tous que chacun des périls (sociaux, écologiques, violences, guerres) qui nous entourent aujourd’hui, déjà multiformes par eux-mêmes, relève d’un enchevêtrement de causes multiples, qui peuvent d’ailleurs varier suivant les lieux, certains étant évidemment très anciens et d’autres bien plus récents. Mais nous assistons depuis une trentaine d’années (pour arrondir) à une accélération de tendances négatives, qui ne relève pas d’une illusion d’optique engendrée par un pessimisme morbide[7] ; qui ne relève pas d’avantage d’une coïncidence malencontreuse, dès lors que ce constat alarmant se vérifie dans les différents domaines énoncés. Cette montée concomitante des périls a une même cause principale, qui nous entraîne de façon systémique vers les abîmes : la globalisation financière mise en place progressivement depuis le début des années 80, sous l’égide de Washington, et sa logique essentielle, la recherche d’un taux de rendement financier maximal (pour appeler les choses simplement), que symbolise la trop célèbre norme de 15% par an.
Logique contre logique – on pourrait écrire classe contre classe, à condition d’analyser la façon dont justement l’accumulation financière déforme considérablement l’agencement des classes sociales-, nous verrons dans notre seconde partie qu’on ne peut opposer à cette accumulation du capital financier autre chose que l’accumulation des savoirs et des droits, par la généralisation, à tous les niveaux, du local au planétaire, de régulations citoyennes, dont les régulations étatiques et plus largement publiques sont une part plus ou moins consistante, suivant les problèmes et les lieux.
La globalisation financière semble de loin, pour une immense majorité des citoyens non avertis, incroyablement complexe. De plus, nous avons vu que sa mise en place s’est faite progressivement, par une série de décisions, étalées sur une dizaine d’années, prises pour la plupart aux USA, mais relayées en Europe et au Japon. Il en résulte que sa cohérence globale n’est apparue que progressivement, en dehors de quelques rares spécialistes[8]. Pourtant, plus on approche du phénomène, plus on découvre que derrière ses artifices, se dégage une logique d’ensemble en réalité assez simple. Dès lors que l’on prend conscience de celle-ci, on serait presque, un instant, saisi d’une sorte d’admiration devant ce coup de génie, si n’apparaissait, jusque là dissimulée derrière elle, tous les périls qu’elle engendre.
Car cette doctrine et ces politiques sont au service d’une pratique : depuis un quart de siècle, notre planète, notre continent, notre pays, nos quartiers et nos villages, tous les aspects de notre vie, sont dominés par la logique d’une accumulation financière globalisée. Sans doute, la recherche du profit maximum a été, en permanence, au cœur de la dynamique de toute économie capitaliste et celle-ci induit inévitablement un processus d’accumulation financière. On se souvient de la célèbre apostrophe de Karl Marx : « accumulez, accumulez, c’est la loi et les prophètes ! ». De même, le creusement des inégalités engendre, depuis maintenant plus d’un quart de siècle, le retour à une bipolarisation croissante des patrimoines et des revenus que l’on peut à bon droit qualifier de « néo-marxienne ». Mais pour le reste, les circonstances concrètes n’ont que peu à voir avec celles du milieu du XIXème siècle : pour s’en convaincre, il suffirait d’observer que les seuls pratiquants contemporains de la lutte des classes sont les tenanciers du capital, les financiers et leurs affidés politiques, face à un monde du travail de plus en plus éclaté, morcelé, voire pulvérisé (nous songeons ici au développement de la précarité sous toutes ses formes).
Plus profondément, il nous faut observer que la novation essentielle des années 1980 a été la libéralisation sans frein des mouvements internationaux de capitaux, qui, facilitée par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, nourrit désormais ad nauseam cette accumulation, tout autour de la planète. Derrière son masque, cette accumulation a aujourd’hui un visage, celui d’un oligopole de grandes organisations financières internationales (empruntant différentes formes juridiques, telles que banques, fonds d’investissement, assurances, etc., qui s’imbriquent les unes les autres) : celles-ci réalisent plus de 93% des transactions internationales, quand les échanges de biens et de services n’en représentent qu’un peu moins de 3% et que les transactions boursières sur les actions et les obligations comptent à peine plus ! Cet oligopole de quelques dizaines d’organisations qui a pris « le poste de commande du financement de l’économie mondiale »[9] réduit même à l’impuissance les banques centrales, dites indépendantes, mais finalement consentantes à cette nouvelle dépendance[10].
Or, ces organisations financières, à commencer par les fonds de pension américains, exigent dans le monde entier, depuis la fin des années 80, une norme commune de rendement à toutes les entreprises qu’elles contrôlent, y compris les plus grandes multinationales : ce standard international est une rentabilité financière sur fonds propres de 15%, alors même que la croissance de l’économie mondiale est de l’ordre de 4%, et de 2% en Europe[11] ! Pour les décideurs financiers, 100 unités de profit placées une année doivent devenir 115 l’année suivante, plus de 132, la seconde année, près de 152, dès la 3ème année, suivant la même progression exponentielle… Certains y parviennent et font même beaucoup plus. D’autres échouent et perdent tout ou partie de leur placement. Beaucoup, bien que compétitifs et profitables, n’atteignent pas cette norme, qui n’obéit d’ailleurs à aucune rationalité précise, mais qui constitue la nouvelle idole, devant laquelle toute l’humanité est désormais sommée de se prosterner ou du moins de plier : les entreprises sont alors rachetées à bas prix, dépecées, revendues par « appartements », quand elles ne sont pas conduites directement à la fosse commune, nous voulons dire au tribunal de commerce. Celui qui prétendrait résister à cette logique « court termiste » de l’accumulation, au nom d’une logique de plus long terme, industrielle, équitable ou écologique, est condamné à faire l’objet d’OPA, plus ou moins hostiles, et ses gestionnaires, même sincères, devront le plus souvent se soumettre ou se démettre. Face à cette mécanique infernale, les condamnations morales sont sans effet réel et les comportements supposés éthiques sont dérisoires, car la maximisation du profit globalisé ne relève pas d’une psychologie particulière : les gestionnaires de portefeuille peuvent avoir « une belle âme » et nombre d’entre eux militent le dimanche dans les mouvements caritatifs, comme leurs parents faisaient jadis l’aumône à « leurs » pauvres sur le parvis de l’église, à la sortie de la grande messe : le « prêchi-prêcha » pour un capitalisme éthique ne sert qu’à retarder la mise en œuvre des nécessaires régulations collectives. Car, au-delà des leçons de morale d’un autre âge, la rentabilité financière est de façon essentielle la contrainte sociologique du capital globalisé : un capitaliste qui ne s’y soumet pas est tôt ou tard condamné à être excommunié par la nouvelle religion.
Dès lors, sous ce règne de la finance globalisée, il n’y a plus d’entreprises, grandes ou petites, que de nom[12] : toutes ne sont plus que des segments d’une division mondiale du travail, modelée par les gestionnaires à la recherche éperdue de la valorisation du capital financier, valorisation évidemment exponentielle mais pas à n’importe quel rythme : 15% l’an, tel est leur nouveau signe de croix, qui n’est autre que le chemin de croix pour le plus grand nombre de celles et de ceux qui en subissent toutes les conséquences. Les entreprises peuvent donc être dépecées, délocalisées, fermées, aucune loi ou convention collective ne peut aujourd’hui prétendre les sauvegarder durablement, tant que le minotaure les réclame, prêt à les dévorer, suivant son régime immuable. Il ne suffit pas de prétendre être compétitif ou rentable : il faut rapporter au moins 15% par an ! Si tout va bien, les actionnaires autophages peuvent alors décider de racheter les actions de leurs propres entreprises : ainsi leur valeur boursière monte et permet des plus-values, qui sont autant d’enrichissement sans contrepartie, et donc sans légitimité ; et quand revient la saison de distribuer des dividendes, les dits actionnaires sont ainsi d’autant moins nombreux à se partager la masse distribuée ; sinon une décision venue d’un ailleurs anonyme, d’un fonds financier, installé dans un paradis fiscal, ou d’une salle capitonnée d’une grande banque, peut décider à tout moment de votre vie économique et sociale… ou de votre mort.
Cette logique infernale de l’accumulation exponentielle des profits s’est mise progressivement en place, à partir du démantèlement de la plupart des régulations publiques dans les années 80, non pas parce que les marchés étaient déjà tout puissants et que les politiques n’avaient d’autres choix que de s’y soumettre, mais parce que ces derniers, généralement dans la plus grande discrétion et, en tous les cas sans consulter les citoyens qu’ils étaient sensés représenter, ont décidé plus ou moins consciemment de rendre les marchés tout-puissants[13]. Depuis lors, la finance globalisée a progressivement inventé les instruments qui lui permettent d’échapper à toutes les règles prudentielles qu’elles s’étaient elle-même donnée effrayée par sa propre voracité. Au cours de ces dernières années, désormais débarrassée de toute contrainte, elle a commencé à prendre toute sa mesure et surdétermine de plus en plus toutes les dimensions de notre vie : sociales, environnementales, politiques, intellectuelles
L’existence de ces deux piliers, politico-militaire et financier, de la mondialisation actuelle forme un ensemble qui renvoie à ce que les premiers théoriciens post-marxistes (un anglais, J. Hobson [1902], un autrichien Hilferding [1910], une allemande, Rosa Luxembourg [1913] et un russe, Lénine [1916]) appelaient « l’impéralisme » dans les débats du début du XXème siècle. On notera, au passage, que cette analyse surgit dans des pays bien différents et débouche, suivant les auteurs sur des stratégies politiques elles-mêmes différentes, voire opposées : réformistes ou révolutionnaires, démocratiques ou autoritaires. Autrement dit, la reconnaissance des phénomènes impérialistes ne préjuge pas des implications civiques que les uns et les autres peuvent en tirer, suivant leur propre système de valeurs, raison de plus pour essayer d’analyser le phénomène avec le moins de préjugés possibles.
De même, si tous les auteurs, qui ont étudié les phénomènes impérialistes, soulignent par force les risques de guerre qu’impliquent l’existence de plusieurs impérialismes, tous ne concluent pas mécaniquement au caractère inéluctable des conflits armés : la théorie de l’impérialisme n’est donc pas une doctrine politique, plus ou moins manipulable au gré des tactiques de conquête du pouvoir, mais une analyse de périodes caractérisées par la circulation non régulée des mouvements de capitaux, ce qui explique les ressemblances troublantes entre la situation d’il y a un siècle et l’évolution contemporaine.
La réalité actuelle a certes des aspects très différents et même parfois opposés à ceux d’il y a un siècle. Pour ne donner qu’un seul exemple : la vieille théorie de l’impérialisme expliquait généralement que c’est l’excès d’épargne et de capitaux dans les pays les plus riches (surtout l’Angleterre et la France, puis l’Allemagne) qui les obligeaient à chercher des investissements dans les pays en retard (d’où les fameux « emprunts russes ») et tenter de les garantir par l’usage de la force politique et militaire. Il en résultait la constitution des empires coloniaux et les risques de conflit entre eux, qui sont restés contenus pendant une décennie (crise de 1905 et partage des zones d’influence au Cameroun et au Togo en sont une illustration bien documentée), avant d’être dramatiquement vérifiés en 1914 : il s’agissait alors de la première guerre réellement mondiale, au sens où elle mettait aux prises les impérialismes anciens, qui entendaient conserver, à l’échelle de la planète, leurs chasses gardées, et des impérialismes nouveaux, ou émergents, qui entendaient s’y faire une place.
Aujourd’hui, la situation financière peut sembler bien différente pour ne pas dire opposée : le seul pays hégémonique, les USA, vit « au dessus de ses moyens », avec, depuis 10 ans, un déficit croissant de sa balance des paiements courants : il souffre donc d’une insuffisance évidente d’épargne[14] et l’effondrement du dollar n’a été jusqu’ici évité que par la stratégie de gouvernements étrangers, et notamment asiatiques, qui ont utilisé la plus grande partie de leurs gigantesques réserves monétaires pour acheter des bons du trésor américain[15] ! Si on veut réemployer l’ancien terme (qui a le grand mérite de montrer l’articulation essentielle entre les dimensions géopolitiques et financières), il est donc préférable de qualifier la situation contemporaine de « néo-impérialiste », pour mieux en comprendre les caractéristiques et les contradictions. En effet, pour une grande part, ces dernières sont complètement nouvelles, et surtout elles connaissent une évolution extrêmement rapide et particulièrement chaotique, ce qui interdit de pousser trop loin l’exercice paresseux de comparaison à un siècle d’intervalle.
Pour mieux cerner les processus néo-impérialistes en cours, nous retraçons en annexe comment l’évolution des trois dernières décennies conduit à la situation présente, avec ses risques de conflits entre impérialismes en place et impérialismes émergents, qui n’est pas sans rappeler, mutatis mutandis, la situation d’il y a un siècle, avant la première guerre mondiale.
[2] Si on cherche les signes les plus anciens de son émergence, on pourrait remonter aux années 1890, où pour la première fois, la productivité par tête américaine dépasse celle du Royaume Uni, d’après les travaux d’Angus Madison. En fait, l’industrie américaine a été la première a employé largement la production de grande série, à partir du milieu du 19ème siècle et de la guerre de Sécession, notamment dans la fabrication d’armes. On n’oubliera pas de noter que la doctrine dominante aux USA, durant toute cette période, chez les universitaires et les publicistes, comme dans l’opinion des élites au pouvoir, demeurait résolument protectionniste : en effet, de nombreuses branches alors émergentes n’étaient pas encore capables de soutenir la concurrence des industriels britanniques, qui étaient pour leur part partisans du libre échange. Tant il est vrai que le libéralisme économique n’est jamais une réalité, mais la rationalisation des intérêts des puissances dominantes et des groupes capitalistes, au sein de ces dernières.
[3] Du nom de l’économiste belgo-américain, qui en fut le meilleur propagandiste.
[4] J’emprunte cette définition des fonction de la finance à M. Aglietta : cf. table ronde du Forum de la gauche citoyenne, 4 octobre 2007, et plus largement son récent livre, ?, juillet 2007
[5] C’est d’ailleurs un inspecteur général des finances, Michel Rocard, qui a proclamé la fin de cette utopie, au début des années 80, après en avoir été le principal propagandiste politique pendant près de 20 ans…
[6] En pratique, toutes les banques centrales tentent d’atteindre les deux objectifs de stabilité des prix et de plein emploi, à l’aide d’un seul instrument, les variations des taux d’intérêt à court terme : ceci est évidemment logiquement impossible, comme de courir après deux lièvres à la fois. Il s’en suit que l’objectif de stabilité des prix est particulièrement privilégié par la BCE, au nom du respect de la lettre du traité européen, qui lui a confié cette mission, et un peu moins par la Fed américaine, ce qui introduit des risques supplémentaires de crise sur le marché des changes (en octobre 1987 et à nouveau aujourd’hui : cf. infra).
[7] Pour ceux qui connaissent l’auteur de ces lignes, il est tout au contraire d’un optimisme quasi pathologique
[8] En langue française, on se contentera de citer ici l’ensemble des publications de M. Aglietta.
[9] François Morin, article pour la revue Mouvements, et son livre : « le nouveau mur de l’argent : essai sur la finance globalisée »., Editions du Seuil, sept. 2006
[10] Pour étayer cette affirmation, la doctrine orthodoxe affirme que la banque centrale administre en toute indépendance les taux à trois mois et que les marchés financiers répercutent ensuite les choix faits. Or, dans nombre de cas, les marchés fixent les taux à moyen et long terme, indépendamment (voire en contradiction avec) des décisions de la banque centrale, si bien que celle-ci doit aligner ses propres taux sur ceux imposés par les grands oligopoles financiers qui commandent les marchés : il arrive même que le gouverneur de la BCE excuse ses décisions ou, plus souvent, ses non décisions par la situation sur les marchés financiers qu’il est censé piloter. Au bout du compte, il n’est jamais jaloux de son indépendance qu’à l’égard des pouvoirs politiques légitimes !
[11] 4 % dans la zone Euro, en tenant compte de la hausse des prix. Car, dans nos pays, la seule inflation effective, dont la Banque Centrale européenne et les ministres des finances sont complices, est l’inflation des profits, des stock options et des parachutes dorés : quant à celle des actifs boursiers ou immobiliers, elle garde son séculaire caractère cyclique, piège récurrent de tous les gogos.
[12] Par une étrange ironie de l’histoire, c’est au moment où l’entreprise disparaît en tant qu’agent économique réellement libre, que « la gauche d’accompagnement » prétend la découvrir. Seuls quelques uns de ses membres, passés par les grands corps de l’Etat, puis par les cabinets ministériels « de gauche », et partis découvrir « l’entreprise » à l’âge du confort, assument ouvertement cette reconversion, en poursuivant leur carrière dans les états majors des multinationales, sans se dispenser de leurs conseils sur ce que devrait être une gauche moderne, celle qui adouberait leur propre carrière… Mais dans un monde sans frontière, il est normal que l’impudence soit également sans borne.
[13] Que penser de ce sommet européen de juin 1989, où Fr. Mitterrand, M. Rocard, E. Cresson et E. Guigou (dans l’ordre hiérarchique de l’époque) acceptent la libéralisation totale des mouvements financiers en Europe, sans obligation d’harmonisation fiscale, contrairement à tous leurs engagements antérieurs ?
[14] Par rapport à d’autres époques, on notera que l’essentiel des dettes ainsi accumulées ne proviennent ni de l’état, ni des entreprises, mais principalement des ménages, ce qui justifie le recours à cette expression souvent galvaudée en France (par Balladur entre autres).
[15] On verra plus loin les immenses conséquences à long terme de ces stratégies.
N’oubliez pas, si vous voulez en savoir plus : g.dutron@yahoo.fr
04 – 07 – 2008
Déclaration finale de la Conférence internationale sur les Droits Paysans de Via Campesina
juillet 2, 2008 at 2:25 | In Refonder la Gauche | Leave a CommentTags: Déclaration finale de la Conférence internationale su
Déclaration finale de la Conférence internationale sur les Droits Paysans de Via Campesina
Pour le 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, nous, paysans, demandons notre propre Convention.
Djakarta, le 24 juin 2008
Nous, délégués représentants les petits paysans et paysannes du mouvement international La Via Campesina, venus de 26 pays, nous sommes réunis à Djakarta, en Indonésie, du 20 au 24 juin 2008, à l’occasion de la Conférence internationale sur les Droits Paysans. Après sept années de discussion soutenue tant sur le contenu que sur les stratégies, c’est avec sérénité et confiance que nous augurons la réalisation prochaine d’une Convention des Nations Unies sur les Droits Paysans. Cette Convention sera la pierre angulaire d’un mode de vie durable pour l’ensemble des habitants de la planète.
Nous, paysans et paysannes, sans-terre, travailleurs agricoles, agriculteurs de petite et moyenne échelle, peuples indigènes et jeunes ruraux, représentons près de la moitié de la population mondiale et sommes la colonne vertébrale des systèmes alimentaires. La crise alimentaire a mis en évidence les violations massives et systématiques des droits des paysans.
Equateur : La famille Ayme de Tingo
Coût de la nourriture pour une semaine : $31.55
Nous n’arrivons plus à avoir un revenu qui nous permette de vivre dignement. Politiques nationales et conditions imposées dans le cadre international nous mènent à l’extinction. Sont particulièrement notables parmi ces politiques : les processus de privatisation des terres, qui ont conduit à une re-concentration de la propriété foncière ; le démantèlement des services publics en milieu rural et de ceux venant soutenir la production et la commercialisation par des petits et moyens producteurs ; l’incitation des productions destinées à l’agro-exportation exigeantes en capitaux et en intrants ; la poursuite de la libéralisation du commerce agricole et de politiques de sécurité alimentaire basées sur le commerce international.
Dans nombre de pays, la dépossession de nos semences s’accélère, notre savoir agricole disparaît et nous sommes forcés d’acheter des semences aux sociétés transnationales pour qu’elles augmentent leurs profits. Ces entreprises créent des OGM et des semences destinées aux monocultures, conduisant à la perte de nombreuses espèces et à la diminution de la biodiversité en général.
Par ailleurs, nous, paysannes, souffrons d’une double marginalisation : en tant que productrices et en tant que femmes. La responsabilité de s’occuper de la famille nous incombe ; le manque et la précarité des services de soins et d’éducation pour les enfants nous conduisent à travailler de longues heures pour de faibles salaires. Les femmes qui travaillent comme manœuvres dans les champs sont forcées d’utiliser des engrais chimiques et sont par conséquent exposées à un risque élevé pour leur santé.
Qui plus est, nous expérimentons quotidiennement de violentes formes d’oppression. Des centaines de leaders paysans sont arbitrairement arrêtés, détenus, terrorisés, torturés, tués et criminalisés parce qu’ils luttent pour leurs droits. Nous, paysannes, subissons également la violence de nos maris, compagnons ou employeurs. Cette violence peut être tant physique que psychologique et menace parfois nos vies.
Tchad : La famille Aboubakar du camp de Breidjing
Coût de la nourriture pour une semaine : 685 CFA Francs ou $1.23
Nous sommes les héritiers d’une longue histoire de luttes paysannes pour la défense de nos droits. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et les principaux traités relatifs aux droits humains sont des instruments majeurs de nos luttes contemporaines. Néanmoins, nous ressentons, à l’image d’autres groupes oppressés comme les peuples indigènes et les femmes, que le temps est venu d’expliciter clairement quels sont nos droits tant individuels que collectifs. Le temps de la souveraineté alimentaires est arrivé. Il y a des manquements majeurs dans l’interprétation et la mise en œuvre des principaux traités relatifs aux droits humains lorsqu’ils sont appliqués aux paysans. De plus, nous faisons face à des exemples spécifiques de violations de nos droits, par les crimes commis par les sociétés transnationales et pour les accords de libre-échange. Afin de répondre à ces types de violation, nous avons besoin de dispositions et de mécanismes spécifiques nous permettant de protéger effectivement nos droits.
Une future Convention sur les Droits Paysans comportera les valeurs spécifiques aux droits paysans – et devrait particulièrement renforcer les droits des paysannes – qui devront être respectés, protégés et réalisés par les gouvernements et les institutions internationales.
A cet effet, nous nous sommes impliqués pour développer une stratégie à plusieurs échelles, travaillant simultanément aux niveaux national, régional et international, afin d’accentuer la prise de conscience, de mobiliser les soutiens et de créer des alliances non seulement avec les paysans mais aussi avec les travailleurs ruraux, les travailleurs migrants, les pasteurs, les peuples indigènes, les pêcheurs, les environnementalistes, les femmes, les experts juridiques, les experts en matière de droits humains, les jeunes, les organisations religieuses, urbaines et de consommateurs…
Nous chercherons également l’appui de gouvernements, de parlements, d’institutions de défense des droits humains pour développer cette Convention sur les Droits Paysans. Nous appelons la FAO et le FIDA à conserver leurs mandats en contribuant à la protection des droits paysans. Nous demandons au département des affaires juridiques de la FAO de recenser tous les instruments de la FAO utiles à la protection des droits paysans, comme premier pas allant en ce sens. Nous porterons notre Déclaration sur les Droits Paysans auprès du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies.
A la lumière des menaces que font peser les attaques actuelles du modèle néo-libéral et capitaliste sur les paysans et les systèmes alimentaires locaux, nous appelons tous les peuples à se rassembler pour l’avenir de l’humanité.
Nous appelons tous nos membres et nos alliés à rejoindre notre Convention sur les Droits Paysans, le 10 décembre prochain, à l’occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Globalisons la lutte, globalisons l’espoir !
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