Crise Financière internationale : Le Pire est devant nous !
mars 30, 2008 at 12:55 | In Economie | Leave a CommentTags: Crise Financière internationale : Le Pire est devant n
Crise Financière internationale : Le Pire est devant nous !
« A ceux qui espèrent que le fort rebond intervenu mardi sur les places européennes est le signe du début de la fin de la crise financière, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a répondu ce mercredi lors d’une intervention devant le Parlement européen de Bruxelles : “je ne dirais pas que le pire est derrière nous”. Il s’agit à ses yeux d’un “processus en cours”, qui s’accompagne de “corrections des marchés très importantes”.
Il va dans le même sens que les experts de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs selon lesquels la crise du “subprime” est loin d’être terminée. Ses économistes disent en effet, dans une note, qu’ils s’attendent à ce que les pertes totales de crédit découlant de la tempête financière et boursière qui a commencé cet été atteignent dans le monde les 1.200 milliards de dollars.
Ils estiment que près de 40% de cette somme soit 460 milliards de dollars, va toucher les firmes de Wall Street, banques, courtiers, hedge funds… Le problème, c’est que selon Goldman Sachs, “seulement” 120 milliards de dollars environ de dépréciations ont été à ce jour annoncées par ces établissements financiers américains depuis le début de la crise. Ce qui signifie que le pire est peut-être encore à venir ». In La Tribune.fr – 26/03/08 à 11:53
Tous les spécialistes du capitalisme, tous ses serviteurs, sont d’accord : les experts de Goldman Sachs, Jean-Claude Trichet, Jacques Attali …
La crise des « subprime » devrait coûter entre 450 et 500 milliards de dollars aux seuls Etats-Unis or, seuls 120 de ces milliards sont tombés à ce jour et on voit déjà les dégâts !! Ils ne représentent qu’un petit quart du total des pertes subies du fait de cette spéculation effrénée où le panurgisme le dispute à la frénésie du gain activée par des banques où des dirigeants payés à la commission mais jamais pénalisés sur leurs propres revenus, (comme l’a noté Stieglitz) jouent au Monopoly avec l’argent des autres.
D’autres notes vont être présentées et elles seront lourdes.
Pourquoi pas un Euro à deux dollars ??
Depuis un quart de siècle, notre planète, notre continent, notre pays, nos quartiers et nos villages, tous les aspects de notre vie, sont dominés par la logique d’une accumulation financière globalisée ; cette accumulation a aujourd’hui un visage, celui d’un oligopole de grandes organisations financières internationales (empruntant différentes formes juridiques, telles que banques, fonds d’investissement, assurances, etc., qui s’imbriquent les unes les autres) : celles-ci réalisent plus de 93% des transactions internationales, quand les échanges de biens et de services n’en représentent qu’un peu moins de 3%.
Le standard international est une rentabilité financière sur fonds propres de 15%, alors même que la croissance de l’économie mondiale est de l’ordre de 4%, et de 2% en Europe. Sous ce règne de la finance globalisée, il n’y a plus d’entreprises, grandes ou petites, que de nom : toutes ne sont plus que des segments d’une division mondiale du travail.
Les politiques de droite comme « de gauche » ont choisi de s’y soumettre, mais, ces derniers, généralement dans la plus grande discrétion et, sans consulter les citoyens qu’ils étaient sensés représenter. Ils ont décidé plus ou moins consciemment de rendre les marchés tout-puissants.
Depuis lors, la finance globalisée a progressivement inventé les instruments qui lui permettent d’échapper à toutes les règles prudentielles qu’elles s’étaient elle-même donnée effrayée par sa propre voracité. Au cours de ces dernières années, désormais débarrassée de toute contrainte, elle a commencé à prendre toute sa mesure et surdétermine de plus en plus toutes les dimensions de notre vie : sociales, environnementales, politiques, intellectuelles.
La gauche altermondialiste doit voir que la mondialisation américano-financière est condamnée, parce qu’elle comporte cinq contradictions majeures :
- Elle est porteuse de crises financières à répétition,
- Elle est essentiellement inégalitaire,
- Elle est foncièrement prédatrice,
- Elle est source de conflits et de guerres,
- Elle est source de régression démocratique.
L’aggravation des inégalités est partout la règle, depuis près de 30 ans.
Le règne de la globalisation financière n’est pas seulement celui de la paupérisation relative pour le plus grand nombre, il est aussi celui de la paupérisation absolue pour une minorité, hélas croissante, d’exclus
La globalisation financière met en cause la vie sur la planète.
15% par an, même en ne laissant rien au plus grand nombre, cela ne peut pas être un rythme de développement durable, l’alter mondialisme, le social et l’écologie deviennent trois dimensions d’un même combat contre la globalisation financière qu’il est illusoire et vain de vouloir dissocier.
C’est l’ensemble de nos modes de production, de consommation et de transports, qui doivent être transformés ; où le néo-libéralisme économique et surtout financier affiché ne peut être durablement imposé que par l’autoritarisme, c’est-à-dire l’antilibéralisme politique et culturel
La globalisation financière, comme jadis les maîtres de forges, porte en elle la guerre
Sans doute, le capitalisme financier dans son ensemble pourrait-il exister sans les profits des industries d’armement.
Mais le bellicisme sous-jacent à la globalisation financière a un caractère beaucoup plus général que cela.
Réaliser la norme de 15% est chaque année plus difficile et suppose de créer, sur tous les continents, une formidable tension dans l’accès aux matières premières (cher pétrole) ou aux débouchés.
Seul un ensemble de régulations citoyennes peut permettre de conjurer l’ensemble des périls contemporains, qui accompagnent la crise actuelle de la mondialisation. Aucun niveau de lutte n’est inutile ni superflu : des luttes locales aux Forums sociaux mondiaux.
Et la crise, alors ?? Elle n’est donc pas finie ??
Non, elle n’est pas finie car elle porte en elle-même ses propres éléments de contamination :
- La crise s’est étendue d’un marché financier particulier à l’ensemble de la finance : point de départ fin de l’été 2007.
- Deuxième élément de contamination : cette crise est déjà passée de l’ensemble du système financier à l’économie réelle : non seulement plus personne ne nie les conséquences négatives sur l’activité et l’emploi, mais encore, elle atteint depuis la fin de l’année le secteur généralement le plus stable, celui des services aux USA.
- Troisième élément de contamination, enfin : la crise commence à passer de l’économie US au reste du monde ; l’Europe bien sûr, mais aussi l’Asie.
Pour schématiser :
- La majorité des économistes spécialisés considèrent qu’une récession est de plus en plus vraisemblable. La flambée des prix et des pénuries de produits alimentaires développera les premières émeutes de la faim et le risque de leur extension dans toutes les grandes métropoles du tiers monde (cf. l’ appel au secours de Jacques Diouf, secrétaire général de la FAO) : la Chine ou même l’Iran peuvent à la rigueur subventionner quelques temps leurs denrées de première nécessité, mais l’Afrique, le Mexique ? Ils n’en ont pas les moyens.
- De plus, derrière la question sociale immédiate se cache la question écologique sous-jacente : répondre à la demande alimentaire légitime de 9 milliards d’humains est une tâche déjà très difficile. Or, prétendre contourner la crise énergétique par des bioénergies, qui dévorent de l’espace, de l’eau et d’autres formes d’énergie, nous enfonce dans des turbulences dramatiques, par le refus de considérer que les énergies plus ou moins renouvelables ne seront jamais que des succédanées des économies d’énergie et qu’aucune technologie miracle ne sera disponible avant au moins une ou deux générations. De tous les risques immédiats, celui-ci est sans doute le plus difficilement contrôlable et humainement le plus insupportable.
- La spéculation contre le dollar risque de se déchaîner plus fort encore à tout moment : les causes en sont multiples, dont la plus fondamentale est la perte progressive de l’hégémonie du dollar ; d’autres sont plus conjoncturelles, comme l’aggravation du différentiel de taux d’intérêt pratiqués respectivement par la Fed et la BCE, qui rend de plus en plus rentables les placements en Euro.
La mondialisation en cours depuis un quart de siècle est caractérisée par l’hégémonie politico-militaire américaine et par une accumulation financière exacerbée ; plus l’actuelle mondialisation durera, plus elle finira mal ; par conséquent, plus il est urgent d’engager une stratégie de transformation de son cours, et cela dans l’ensemble de ses dimensions ; la dimension Européenne qui aggrave les choses par sa soumission à la Mondialisation n’est pas la moindre. De ce point de vue, le ralliement de Sarkosy au monde anglo-saxon lors de sa visite à Londres n’a rien de réjouissant et fissurera encore davantage le « couple franco-allemand ». Merkel sera repoussée vers une tentation d’une politique « de gauche » que lui reproche déjà la droite allemande.
Le bilan, c’est que la situation du monde est évidemment beaucoup plus grave que ce que prétendent les zélateurs de la mondialisation. Le pire est devant nous.
La politique du pire s’étant toujours retournée contre ses adeptes, on peut simplement souhaiter que les péripéties actuelles n’entraînent pas un véritable chaos, alors qu’il n’y a plus, dans les mois qui viennent, d’autres pilotes dans l’avion américain qu’une poignée d’irresponsables, toujours prêts à nous jouer un remake du Docteur Folamour.
Pourquoi Sarkozy devait attendre que Lazare Ponticelli soit mort
mars 24, 2008 at 9:11 | In Mémoire et histoire | Leave a CommentTags: Pourquoi Sarkozy devait attendre que Lazare Ponticelli
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Michel Collon |
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« Lundi, Nicolas Sarkozy rendra officiellement hommage à Lazare Ponticelli, dernier soldat survivant de la guerre 14 – 18. Pourquoi fallait-il attendre qu’il soit mort et ne puisse plus répondre ?
Parce que s’il arrivait aujourd’hui en France, immigré pauvre et sans papiers, il serait reconduit à la frontière entre deux gendarmes. Parce que Lazare Ponticelli dénonçait l’absurdité de cette guerre que lui avaient imposée les Sarkozy de l’époque. « Tous ces jeunes tués, je ne peux pas les oublier. Quel gâchis ! » Et son camarade Louis de Cazenave, mort quelques semaines plus tôt à 110 ans, dénonçait la guerre et le patriotisme : « « De la fumisterie, un moyen de faire gober n’importe quoi ! A quoi ça sert de massacrer des gens ? Rien ne peut le justifier, rien ! » Il avait refusé l’hommage proposé. (1) Parce qu’en effet, comme disait le grand écrivain Anatole France, « on croit mourir pour la patrie, et on meurt pour des industriels ». Parce que cette guerre 14 – 18 n’avait rien à voir avec la « défense de la patrie », comme disent les manuels scolaires.
Les grandes puissances se battaient pour le contrôle de l’acier et du charbon (pétrole de l’époque), pour le contrôle stratégique des Balkans, pour la suprématie mondiale et la domination sur les colonies. Parce que les Sarkozy de l’époque ont massacré dix millions de Lazare Ponticelli pour les intérêts des Bolloré, Bouygues, Lagardère et Albert Frère de l’époque. Parce que le Sarkozy d’aujourd’hui s’en fout de sacrifier les Lazare Ponticelli d’aujourd’hui dans de nouvelles guerres coloniales prétendument « humanitaires » de la France, avec ou sans les Etats-Unis. Lundi, Sarkozy sera donc le champion absolu de l’hypocrisie. » (1) Cité dans Adieu Lazare, par Michel Porcheron, Adieu Lazare |
Lire sur : http://www.michelcollon.info/index.php
C’est bien volontiers que nous relayons ce texte paru, en Belgique, sur le site de Michel Collon.
Mon grand-père paternel, qui avait fait toute la guerre à Verdun, est mort en 1949, je n’avais que quatre ans et demie ; il était devenu aveugle, mon grand père, (la faute aux gaz, bien sûr et aussi à des éclats de grenade à la face) et je le promenais dans les bois.
Durant ces promenades, il m’a appris la Chanson de Craonne, ce chant collectif des mutins de 1917, heureusement recueilli par Paul Vaillant-Couturier alors journaliste à l’Humanité de Jaurès.
Cette chanson, je la connais encore par cœur ! Dans son dernier couplet elle dit :
« Ceux qu’ont l’pognon,
Ceux-là r’viendront
Car c’est pour eux qu’on crève
Mais c’est fini car les troufions
Vont tous se mettre en grève »
Le texte de Michel Collon ne dit pas autre chose. C’est bien pour le capitalisme que l’on crève aujourd’hui en Irak ou ailleurs !!
Quand il était Premier Ministre, Jospin avait crû, dans un timide sursaut d’homme de gauche, sans doute, qu’il pouvait parler de réhabiliter les fusillés pour l’exemple de 1917.
Mais, la droite, en la personne de Chirac, avait froncé les sourcils et Jospin s’était écrasé !!! Une trahison de plus direz-vous…..
En cette année de 90 ème anniversaire de la fin de la grande boucherie de 1914 – 1918, les véritables hommes de gauche doivent continuer de réclamer :
- La réhabilitation des mutins de 1917,
- La reconnaissance et la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de 1917.
Que les « canons qui font tant de bruit taisent leurs gueules qu’on s’entende » !! Comme le dit l’autre chanson.
A l’heure où les périls mondiaux montent, restons plus que jamais des mutins !!
Guy Dutron
24 – 03 – 2008
Pour trouver le Roman de Guy Dutron : « Un jour je mangerai du Pain Blanc »
mars 23, 2008 at 8:27 | In Pour trouver mon Roman : « Un jour je mangerai du Pain | Leave a CommentTags: Pour trouver le Roman de Guy Dutron : « Un jour je ma
Avertissement au lecteur de notre blog :
En bonne logique, Guy Dutron, principal rédacteur de ce blog ne devrait pas y parler de ses propres livres ; cela fait un peu « confusion des genres ».
C’est pour cette raison que cet article ne se trouvait pas dans la rubrique « Le coin des bons bouquins » . Si cet article se trouvait sur ce blog, c’est que nous n’avions que cet outil.
Désormais, Guy Dutron a son site personnel : « Chez Guy Dutron L’écrivain » ; vous y trouverez toutes les informations le concernant et, notamment, les informations sur la sortie de son prochain livre, les livres autoproduits et, bientôt un blog qui suivra l’actualité presse et publique concernant son prochain livre : « Mémoires de connard » qui sortira en Mai. Pour voir le site personnel de Guy, cliquez ci-dessous :
http://www.digitmaking.com/guy_dutron/guy_dutron/Bienvenue.html
Le Nouveau Député Rentier est en “Fonctions”
mars 23, 2008 at 4:58 | In Citoyenneté | Leave a CommentTags: Refonder la Gauche
Le Nouveau Député Rentier est en
« fonctions » !
Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros. C’est la nouvelle indemnité chômage des députés. La plupart des médias n’en parlent pas. A l’issue des 5 ans d’indemnités, les députés non réélus percevront à vie 20 % de ce traitement, soit 1390 euros par mois.
Mais pourquoi 5 ans ? C’est précisément le temps d’une alternance législative. Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l’Etat !
L’information sur la nouvelle indemnité “chômage” des députés a été révélée par Le Canard Enchaîné le 7 février 2007. puis reprise et précisée par Le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison…).
Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS,UDF et PCF, qui savent parfaitement s’entendre lorsqu’il s’agit de s’octroyer des avantages sur le dos des français.
Avant de quiter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l’unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour – selon info sur site Assemblée nationale – de 5178 euros, soit 6 952 euros brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 euros sur 5 ans. Sans parler ce ce qu’il leur coûtera à vie.
Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L’indemnité de base est calculée “par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l’État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie, ce qui correspond au traitement d’un conseiller d’État ayant moins d’une année d’ancienneté dans son grade S’y ajoute l’indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %.
Selon l’article 2 de l’ordonnance précitée : “l’indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction”. Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l’indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l’indemnité de résidence)
Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base : 5 400, 32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 euros
Soit brut mensuel 6952, 91 euros.
Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euro
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros.
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros
Soit net mensuel 5 177, 66 euros.
Avant de quitter la présidence de l’Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis. Bien entendu cette généreuse “indemnité chômage” est totalement inconditionnelle, et l’heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n’est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle auprès d’un conseiller ANPE, ou d’une activité justifiant cette “aide sociale”…
Bref, rien de ce qui est demandé à un chômeur ordinaire !!
Débat avec nos lecteurs sur la crise financière
mars 18, 2008 at 11:13 | In Economie | Leave a CommentTags: Débat avec nos lecteurs sur la crise financière, Refonder la Gauche
Débat sur la crise financière avec nos lecteurs.
Plusieurs de nos lecteurs m’ont écrit personnellement pour me dire leur intérêt pour nos articles économiques mais ils contestent parfois ma dernière proposition de créer un Conseil
mondial de sécurité financière…avec des pouvoirs réels et dans le cadre
d’une ONU rénovée, intégrant les questions écologiques et sociales,
c’est-à-dire, intégrant les Forums sociaux mondiaux !!!
Je voudrais d’abord signaler à nos lecteurs qu’il serait préférable qu’ils interviennent en « commentaire » de l’article considéré de telle manière que le débat puisse s’instaurer aux yeux de tous sur notre blog.
Ce qui revient le plus souvent dans les mails que j’ai reçus, c’est la constatation du caractère « utopique » de ma proposition d’un Conseil mondial de la sécurité financière..
Je répondrai d’abord, comme l’a dit un grand auteur français, que « l’utopie, c’est la réalité de demain » !!
Ainsi, penser, sous Louis XIV que le France deviendrait une République était « utopique »
Penser, au XIXème siècle que l’on interdirait le travail des enfants était « utopique »
Penser, en 1900 que nous ferions aujourd’hui 35 heures était « utopique ».
Pourtant, toutes ces évolutions « utopiques » se sont réalisées.
J’ai le droit de penser qu’il en sera de même pour les évolutions que je suggère.
Pourtant, nos lecteurs ont raison sur un point : la régulation mondiale que je préconise avec de nombreux altermondialistes ne se réalisera pas demain ; pour le coup, il serait utopique de la croire.
Dans ce contexte, certains me demandent, vu la gravité et l’urgence de la crise, quelles solutions pourraient être mises en œuvre rapidement ?
Je me placerai donc dans le système d’aujourd’hui, tel qu’il est, même s’il ne me convient pas !!
Constatation : actuellement, le dollar s’effondre et l’Euro flambe.
Le pétrole flambe aussi, normal puisqu’il s’achète en dollars dévalués !! Mais ce que l’on ne vous dit pas, c’est que le riz, le blé, etc. flambent aussi et que les pays pauvres vont trinquer. Peut-être verrons-nous, cet été, des émeutes de la Faim dans tout le tiers-monde.
Or, d’après mes informations, la FED (Réserve fédérale américaine) aurait déjà épuisé plus de la moitié de ses réserves.
Cela montre une chose qui semble aujourd’hui évidente dans le contexte de la mondialisation de la finance : c’est que la crise est mondiale et d’une ampleur rarement égalée.
Les solutions « nationales », quelque soit la taille du Pays considéré, ne sont donc plus opératoires.
Une solution serait possible et met en scène l’Europe.
Puisque l’Europe est touchée par la hausse inconsidérée de l’Euro, il serait souhaitable, d’abord, que l’Europe s’unisse sur cette question ; les 27 pourraient alors convaincre les dirigeants asiatiques (qui ont le plus à perdre actuellement puisqu’ils détiennent les plus importantes réserves en dollars), et les américains, de déclarer que les tous les pays du monde financièrement aptes à le faire achèteront sans limite l’Euro sur la base d’un euro pour 1 $ ,59. Dès lors, la crise s’arrêterait puisqu’il n’y aurait plus rien à gagner à spéculer.
Cela ne changerait rien aux pertes déjà enregistrées mais il n’y en aurait plus de nouvelles sur la base de la spéculation.
C’est peut-être ce qui va se décider puisqu’il semble qu’un G7 va se réunir mais encore faut-il que l’Europe s’unisse sur cette question et, poser cette question n’est-il pas « UTOPIQUE » ??
Il faudrait, en effet que le couple Merkel – Sarkosy rengaine ses bisbilles, que Sarkosy ne soit pas aussi déconsidéré qu’il l’est au plan international et maintenant national, qu’il n’ait pas choisi comme principal conseiller, à la veille de prendre la présidence de l’Europe, un souverainiste déclaré en la personne de Henri Guaino qui pourrait faire les frais du « réaménagement de l’Elysée » !!
Malgré tout, cela me paraît faisable face aux risques de la plus importante crise financière depuis 1945.
Est-ce donc si « Utopique » de penser que l’Europe peut jouer le rôle proposé ?
Nous espérons que non, pour les plus pauvres d’entre-nous et pour le tiers-monde.
Utopiquement vôtre !!
Guy Dutron
18 – 03 – 2008
Crise financière internationale : un système sans contrôle
mars 16, 2008 at 1:14 | In Economie | 2 CommentsTags: Refonder la Gauche
La crise financière enclenchée ressemble à toutes les autres – inévitablement avec des variantes ; ce qui frappe dans celle-ci, c’est son ampleur.
Elle démontre que le système libéral ne régule rien, sauf à grands coups de purges dévastatrices et brutales.
On purge toujours en ruinant les petits et en en appauvrissant les moyens. Les pros de la finance, ou les gros conseillés par des pros, perdent peu. Le propos est vrai à l’échelle individuelle : si vous avez 50 000 euros en PEA, vous perdez 10 % comme une fleur ;
celui qui a 5 millions d’euros en actions lui, ne perdra qu’1%.
Le « pro » c’est dégagé du marché actions au plus vite ; les pros évitent les risquent et les laissent aux autres.
C’est pareil pour les petites entreprises ou les petits pays (ou les pays pauvres) : moins bien conseillés ils perdent de l’argent.
La crise a aujourd’hui pour origine les pertes des banques américaines sur des crédits immobiliers octroyés à des ménages peu solvables. Il y a d’autres raisons qui tiennent à la structure de la finance mondiale. Dégagée de toute règle déontologique, on prête à l’échelle individuelle comme internationale à n’importe qui et selon des modes… puis, à terme de 4/6 ans on commence à redouter l’explosion de la bulle… les pros se dégagent et les moins initiés payent… en moins-values de leurs “actifs financiers”.
Le comportement moutonnier des banques – qui envahissent des marchés (par exemple ici le marché des crédits immobiliers risqués qui a enclenché la crise) est el que l’on se prend à se demander à quoi servent les analystes financiers, payés à prix d’or, si leur utilité voisine celle des moutons de Panurge !!
Les créances de prêts immobiliers ont été titrisées (cédées à des fonds qui ont émis des titres : par ex. SICAV de trésorerie). Mais cela est neutre dans la crise, au plus, cela a permis au banque de davantage prêter puisque ces cessions ont nettoyé le bilan de ces banques.
Ces dernières ont prêté de façon déraisonnable, elles doivent être sanctionnées (constater leurs pertes), certaines seront mises en faillite. Mais à d’autres il faut prêter pour éviter qu’il n’y ait trop de faillite et trop de panique, c’est ce que font les banques dites centrales (instituts d’émission de la monnaie).
La gestion de la monnaie par la BCE n’a, sinon presque rien à voir, assez peu à voir, malgré les attaques de certains responsables politiques français sauf à constater la cécité du sinistre Trichet qui ne fait que remplir la mission qui lui fut confiée par Maastricht sous la houlette alors, de la « Gogoche » Française et Européenne déjà en pleine débâcle idéologique. Qui ne se souvient des roucoulades d’alors de Delors à Rocard en passant pas Fabius. Nous ne récoltons aujourd’hui que ce que nous avons semé !!
A peine les banquiers centraux pourraient-ils parfois mieux défavoriser les formations de bulles, mais les principes politiques (et des textes fixent la mission des ces organismes dont la BCE) sont à la liberté du commerce et de l’industrie, en y ajoutant, pour la BCE, la lutte contre l’inflation, aussitôt assimilée à une politique de l’Euro fort ; hé bien, pour le coup, nous sommes servis !! Les banques sont libres de leur exercice… et les dirigeants politiques demandent toujours des taux d’intérêts plus bas car ils y voient, de façon simpliste, le moyen de la croissance qu’ils ne savent pas inventer autrement.
Les demandes de N. SARKOZY à A. MERKEL et à la BCE sont donc une triste farce… et si les allemands soutiennent vaguement la démarche eux, au moins, savent que si la monnaie doit être forte, une monnaie forte est celle dont le taux d’intérêt mérite d’être parfois relevé ; l’histoire du mark le leur a appris. Avec un Mark au sommet, l’Allemagne a dominé le monde de la production industrielle !
Nous, Français, à travers nos dirigeants et, singulièrement le dernier en date des incompétents notoires, nous nous conduisons comme des incultes ; les propos de Sarkosy sont de la gesticulation politique ridicule.
Les banquiers centraux restent donc, dans ce système global, comme des pompiers munis de petits tuyaux d’arrosage : ils prêtent aux banques qui voient leur liquidités fondre puisque les emprunteurs ne les remboursent plus.
Cela stabilise momentanément le bilan des banques ce qui permet d’éviter une faillite et d’autres en cascade (crise systémique).
Cette création monétaire, en grande partie temporaire, n’a aucun effet structurel ; elle laisse aux banquiers leurs dettes, soit leurs crédits octroyés… qu’ils n’auraient jamais dû octroyer… mais personne ne les invite à une exploitation modérée de leur entreprise bancaire… au contraire, les responsables politiques sont – je le disais – les premiers à pousser à la roue pour que les bulles financières se forgent en croyant qu’elles sont le signe de croissance (durable pourquoi pas pendant que l’on est dans la langue de bois !!) et d’une économie réelle en expansion.
L’économie réelle ne profite pas ou peu de ces modes financières que les banquiers, moutonniers, fabriquent.
La croissance (accroissement de l’économie réelle), cette foutue croissance destructrice, peut venir outre la finance (avec des intérêts peu favorables) et, réciproquement, les crises financières peuvent venir sur un terrain économique solide.
Lorsque les gérants quittent le marché, (vendent les actions qu’ils gèrent) le marché actions évidemment, suite à une crise réelle (non-remboursement des crédits aux banques, baisse de l’immobilier américains), ils ne manquent pas de sang-froid.
Ils savent que quelques faillites de banques feront baisser le marché actions pour de multiples raisons (crise purement de confiance, moindre financement de l’économie par des banques en difficultés, diminution du nombre de ménages solvables capables de consommer, difficultés pour les entreprises de se financer sur un marché actions déprimé…).
Les gérants (deux cents mille personnes au monde ?), en vendant, font plonger les bourses par anticipation ; mais ils ne sont responsables que de l’accélération du phénomène qui se produirait de toute manière.
Ce faisant, parfois, ils font que la finance – dit-on – se déconnecte de l’économie réelle. Qu’importe, dans ce schéma dit de déconnexion, que l’économie réelle se porte relativement bien – puisque ce ne sera plus le cas dans quelques semaines…
Cette anticipation est seulement en apparence une déconnexion de la finance de l’économie réelle. En réalité, la finance est justement un phénomène dont les liens sont plus ou moins distendus avec l’économie réelle (connexion variable). Par la création monétaire on peut influencer la croissance réelle, par la crise financière, on peut ruiner l’économie réelle. Les deux phénomènes sont logiquement réciproques (cumulatifs diraient les économistes) ; or, dans un cas, on devrait parler de connexion (sous-entendue bonne) et, dans l’autre, de déconnexion (sous-entendue mauvaise…) ; c’est idiot.
Cette idée de déconnexion n’est donc pas très intéressante.
Face à cette situation, les propositions actuelles de notre gouvernement sont
inexistantes, alors même que des Français sont dans toutes les institutions
financières internationales… et qu’ils sont parfois socialistes !!!!
Que SARKOZY demande à la BCE de changer de politique de taux – violation par le président des obligations de l’Etat de son respect du traité de Rome – ne changera rien. Ce qu’il faudrait, mais nous ne pouvons guère compter sur notre Monocrate pour le faire, ce serait que nos dirigeants convainquent le monde entier de créer un Conseil mondial de sécurité financière…
avec des pouvoirs réels et dans le cadre d’une ONU rénovée, intégrant les
questions écologiques et sociales, c’est-à-dire, intégrant les Forums
sociaux mondiaux !!!
En effet, à tout instant, depuis l’Asie ou l’Amérique du Sud, ou de n’importe où, une série de faillites bancaires risque de tout déstabiliser… y compris les gros de la finance…
Nous y viendrons peut-être un jour de force à cette régulation mondiale et, plus dure sera la chute.
Guy Dutron
16 – 03 – 2008
Sommes-nous à la veille d’un nouveau 1929 ??
mars 15, 2008 at 1:26 | In Economie | Leave a CommentTags: Refonder la Gauche
« Le billet vert a glissé à plus de 1,56 dollar pour un euro, tandis que le prix du baril de pétrole est monté à 111 dollars, et l’once d’or a dépassé les 1.000 dollars. » NEW YORK (AFP) – 15/03/08 09:14
Ce qu’oublie de dire l’AFP c’est que, avec l’effondrement du dollar, il n’y a pas que le pétrole qui flambe ; il en est de même du riz, du blé ….
Si les choses restent en l’état, cet été risque d’être marqué dans tout le tiers-monde par de véritables émeutes de la faim !! C’est encore le tiers-monde qui va payer le plus cher nos inconséquences de nantis, enfin, des nantis qui nous dirigent car, nous n’y pouvons hélas pas grand-chose alors que l’opposition à ce système comme l’opposition tout court est aux abonnés absents à l’exception des altermondialistes dont je suis !!
Cela peut-il encore changer ? Difficile à dire et difficile à croire !!
La semaine prochaine risque bien d’être marquée par les annonces de résultats trimestriels des principales banques d’investissements américaines or, Bear Stearns, va devoir être renflouée par le Trésor américain !!
Et le numéro 2 du FMI proposait récemment rien moins que le NATIONALISATION DES BANQUES !!
Rien que du classique donc, comme d’habitude ; lorsque les profits sont juteux, c’est grâce au fonctionnement classique du marché, ce sacro saint « marché » et les profits vont au privé mais quand tout va mal, que le marché ne marche plus quoiqu’en disent ses fidèles, de la droite au PS chez nous et ailleurs, alors, il devient urgent de nationaliser ….les pertes et vive l’intervention du contribuable !! La chanson n’est hélas que trop connue !!
Voilà le résultat de ce système qui marche à l’envers
Quels sont les risques à court terme ??
Bear Stearns ouvre le bal des résultats ce lundi, suivie, dès mardi, par ses concurrentes Goldman Sachs et Lehman Brothers et mercredi par Morgan Stanley.
Or Bear Stream va très mal !! S’il entraîne « un effet domino » bien connu des économistes, plus personne ne peut dire vers quoi nous allons d’autant que toutes ces banques sont plombées par les pertes de la crise des « subprimes », cette spéculation effrénée sur l’immobilier américain !!
Pourquoi pas un nouveau 1929 ?? Ou un 1929 rampant de plusieurs années ??
Ce serait une bien piètre satisfaction que d’applaudir à cet effondrement d’un système que nous condamnons et qui a déjà montré ses capacités de régénération.
Nous ne savons en effet que trop à quoi cela conduirait. Il suffit de se remémorer les soupes populaires de la « grande dépression » américaine des années 30. Revoyez les « Raisins de la Colère » de Steinbeck !! Revoyez fleurir les mafias avec Scarface à la clé dans ce monde perdu, perclus de pauvreté et de misère !!
Un nouveau 1929 n’est donc aucunement souhaitable mais il n’est pas sur que nous l’éviterons.
Guy Dutron
15 – 03 – 2008
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