Bonne année et MERCI !!!
décembre 30, 2007 at 8:28 | In Société | Leave a CommentTags: Bonne année et MERCI !!!
BONNE ANNEE ET MERCI
Bonne année à vous tous, chers lecteurs et merci. Grâce à vous, notre blog a réellement décollé en ce mois de Décembre.
- 312 visites le premier mois … c’était bien,
- 405 le second mois, c’était encourageant,
- 618 à l’heure où nous écrivons ces lignes (30/12 – 07h00), cela veut dire que demain, nous aurons doublé le nombre de visites du premier mois.
- 1335 visites en trois mois.
Nous voulons y voir votre intérêt pour nos informations, nos analyses et nos propositions
Alors, merci encore et pour vos « étrennes », nous vous offrons trois articles pour le prix d’un : deux excellents communiqués du Syndicat de la Magistrature (sur le divorce et les dénonciations) et un mauvais sondage pour le Gouvernement !! Un de plus — Bien fait !!
Réforme du divorce : oui à la déjudiciarisation, non à la privatisation
Une fois de plus, le nouveau pouvoir annonce dans la précipitation – et sans le moindre échange préalable avec les professionnels concernés – une réforme de justice.
Il s’agit cette fois de déjudiciariser le divorce par consentement mutuel en le confiant à l’arbitrage des notaires, lesquels paraissent eux-mêmes surpris d’une telle initiative. Après le démantèlement de la justice de proximité, ce projet constituerait un nouveau recul du service public.
De longue date, le Syndicat de la magistrature s’est prononcé pour un désengagement judiciaire des contentieux civils les moins conflictuels et, notamment des procédures de séparation amiable. Une telle réforme ne peut cependant être envisagée sans réflexion d’ensemble sur le rôle du juge et de l’avocat en matière familiale et sans la mise en place de garanties élémentaires, indispensables corollaires à la déjudiciarisation.
Le Syndicat de la magistrature rappelle en effet que la nouvelle procédure devra :
garantir l’information complète du couple sur les droits et obligations patrimoniaux et extrapatrimoniaux qui encadrent la séparation ;
vérifier la réalité du consentement de chacun des époux pour le choix de ce type de procédure ;
garantir l’intérêt de l’enfant ;
maintenir la gratuité de la procédure pour les couples qui relèvent de l’aide juridictionnelle.
Au regard de ces exigences, le notaire n’apparaît nullement le mieux placé pour homologuer un divorce.
Le Syndicat de la magistrature s’inquiète d’une déjudiciarisation qui n’aurait pour finalité que de recentrer le juge sur ses prérogatives répressives et exige la mise en place d’une véritable concertation pour réformer ce contentieux de la vie quotidienne.
Syndicat de la magistrature 24 Décembre 2007
Pour gagner plus, dénoncez plus !
A quelques jours d’intervalle, deux événements font de la délation un moyen d’enquête privilégié pour la police.
A Villiers-le-Bel, des appels à témoins ont été lancés par voie de tracts promettant une rémunération à ceux qui pourraient donner des renseignements sur les violences commises à l’égard de fonctionnaires de police au cours des récentes émeutes, faits qui ont donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire.
La Direction départementale de la sécurité du Var franchit aujourd’hui un nouveau cap en admettant avoir mis en place un projet pilote de serveur Internet pour permettre aux citoyens d’envoyer des textes, photos ou vidéos afin de signaler des infractions.
Nicolas Sarkozy prônait récemment la fin des dénonciations anonymes en matière de fraude fiscale, en évoquant les heures sombres de Vichy. L’incitation à la délation par les autorités policières pour la délinquance de rue confirme le risque d’une société à deux vitesses où les droits et libertés du plus grand nombre pourraient être bafoués pendant que ceux de quelques privilégiés seraient renforcés.
Le Syndicat de la magistrature s’alarme de la multiplication de tels procédés d’enquête, aux contours juridiques flous, qui ne peuvent qu’envenimer les relations entre les citoyens et banaliser la délation. Il appelle les magistrats ayant la maîtrise des enquêtes à refuser cette dérive.
Syndicat de la Magistrature
7 décembre 2007
Un nouveau mauvais sondage pour le Gouvernement
Les mauvais sondages s’accumulent. Nicolas Sarkozy a eu beau intervenir à la télévision fin novembre pour expliquer ses mesures d’urgence en faveur du pouvoir d’achat, ces dernières n’ont pas convaincu. Un récent sondage de l’IFOP révèle que les trois quarts des français interrogés n’on pas confiance dans le gouvernement pour résoudre leur problème de pouvoir d’achat. La Rupture ?
Trois Français sur quatre ne font pas confiance au gouvernement pour augmenter le pouvoir d’achat ou baisser les impôts. C’est ce que révèle un sondage Ifop pour Ouest-France dimanche, à paraître le 30 décembre.
Ils ne sont que 25% – un taux en chute de 11 points par rapport à août 2007 à lui faire confiance pour augmenter le pouvoir d’achat
- 27% (-16) pour les baisses d’impôt, selon cette étude d’opinion.
- 31% (-14) lui accordent leur confiance pour lutter contre l’exclusion et la pauvreté,
- 40% (-16) pour intégrer les personnes issues de l’immigration.
- 42% (-11) font crédit au gouvernement pour lutter contre le chômage.
- En revanche, une large majorité de Français lui font confiance pour lutter contre l’insécurité (62%, en baisse de 14 points) et protéger l’environnement (59%, -4).
- L’optimisme général des Français a augmenté depuis août dernier: ils sont 53% à se dire optimistes, 47% pessimistes, alors qu’en août, ils se partageaient à stricte égalité 50-50.
- Sondage Ifop réalisé les 20 et 21 décembre par téléphone auprès de 961 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages
JE VAIS VOUS GÂCHER VOTRE NOËL
décembre 23, 2007 at 3:18 | In Société | 1 CommentTags: Je vais vous gâcher votre Noël
Ami-e- lecteur ou lectrice,
Notre article sur « Hautmont capitale de Noël » est en train de faire un malheur.
En quelques jours, il a été deux fois plus lu que les plus populaires de nos articles.
Forts de ce soutien de nos lecteurs, nous nous sommes offerts nous-mêmes notre petit cadeau de Noël, attendu que l’on n’est jamais si bien servi que par soi-même !! Et puis, à force d’écrire, l’auteur, les auteurs, avaient une petite flemme !!
Nous sommes donc allés piquer subrepticement un article sur un très bon site Internet :
http://www.monde-solidaire.org/spip/article.php3?id_article=4481
C’est le site des Faucheurs volontaires d’OGM et nous ne saurions trop vous le conseiller. Sur ce site, donc, un faucheur habitué de s’y exprimer a décidé de nous dégoûter de Noël … enfin du Noël commercial que nous ne connaissons que trop.
L’ami Olivier Cabanel nous y compte comment des commerciaux ont détourné notre Saint Nicolas bien de chez-nous pour en faire la baudruche commerciale d’aujourd’hui.
Une autre réponse à la folie des grandeurs de Joël Wilmotte
Merci Olivier … et joyeux Noël quand même !!!
Toujours solidaires et toujours Faucheurs !!
Jacques Lainet – Thérèse-Marie Cardon – Guy Dutron
Je vais gâcher votre Noël
D’abord, il y a une erreur de date, car s’il faut en croire les éminents spécialistes qui se sont penchés sur la question, le petit Jésus, argument primordial de votre fête aux cadeaux, n’est pas né le 25 décembre.
Il serait né plutôt au Printemps.
Pourquoi avoir changé cette date ? Vous
n’ignorez pas que l’église a toujours été
très douée en communication.
Cette fête de Noël existait depuis bien avant la naissance du Christ, et c’était une fête païenne. C’était le moment ou les jours recommençaient à s’allonger, alors on avait pris comme symbole l’épicéa (et non pas le sapin), l’arbre toujours vert, donc porteur d’espoir.
On plantait un épicéa le 24 décembre, jour de la renaissance du Soleil.
Il faut savoir qu’à l’époque, les années avaient 13 mois, les mois 28 jours, pour une année de 364 jours. Le 23 décembre était le jour manquant pour faire les 365 : c’était donc le jour de la mort du soleil dans le culte Celte et il était dédié à l’If.
Il suffisait donc d’avancer de quelques mois la naissance de Jésus pour récupérer cette fête païenne.
La crèche, elle, a été inventée par un certain saint François d’Assise, trois ans avant sa mort : il l’installa dans la localité de Greccio, la nuit de Noël 1123.
Passons au père Noël, tout habillé de rouge et blanc, avec sa longue barbe blanche. C’est, au début du siècle dernier, l’invention commerciale d’une boisson gazeuse américaine, de couleur prune, embouteillée dans un flacon de forme originale.
Ce concept a été crée par l’artiste Haddon Sundblom en 1931. Le premier père Noël était plutôt mince et petit. Mais à l’origine, il y avait Saint Nicolas, (le vrai, pas l’autre, le Président : celui là est plus à l’aise pour se faire des cadeaux, plutôt que d’en faire à ses concitoyens).
Cette entreprise a donc repris le concept de St Nicolas, l’a habillé différemment, et par ici les bonnes affaires.
Intéressons nous maintenant à ce que vous allez peut être manger.
Comment imaginer un Noël sans foie gras ? Il faudrait d’abord demander l’avis des canards et des oies.
Le foie gras, c’est n’est ni plus ni moins, qu’une maladie que l’on inocule à ces paisibles volailles. On les force à ingurgiter des quantités énormes de matières grasses, présentes en abondance dans le maïs, afin que le foie prenne un volume monstrueux, incapable d’absorber ces aliments, et d’en filtrer les composantes. C’est pas très charitable.
Comment imaginer un Noël sans truffes ?
Mais ce serait oublier la pollution radioactive que nous a laissé Tchernobyl.
En effet, le césium 137 relâché par la centrale nucléaire a une période de 30 ans, c’est à dire que trente ans après, il aura encore la moitié de sa virulence. Comme les champignons à croissance lente (ce qui est le cas des Truffes) ont la faculté d’emmagasiner la radioactivité, il est à craindre que nos truffes n’en soient imbibées, surtout que certaines viennent de Yougoslavie.
En Suisse, l’Institut fédéral de recherches sur la Forêt à trouvé des champignons contaminés jusqu’à 7500 becquerels/kilo (la norme étant 300 pour les enfants, et 650 pour les adultes).
Mais bien sûr, il est rare de consommer 1 kg de truffes : peu d’entre nous en auraient les moyens.
Je ne m’étendrai pas sur le Saumon, fatalement présent à votre table : les façons dont ces poissons d’élevage sont nourris pourraient vous enlever définitivement l’envie d’en manger.
Car comme disait un vieil ami africain : « il vaut mieux laisser l’enfant se brûler les mains que de lui interdire de jouer avec le feu ».
olivier cabanel
Création de l’article : 22 décembre 2007
HAUTMONT CAPITALE DE NOËL ??????
décembre 16, 2007 at 12:49 | In Politique | 13 CommentsTags: HAUTMONT CAPITALE DE NOËL ??????
HAUTMONT CAPITALE DE NOËL ??
La ville d’Hautmont est actuellement le théâtre d’une débauche de lumières, des chalets pleins de victuailles et de cadeaux tous plus beaux les uns que les autres. Un feu d’artifice fut donné ce soir 15 décembre 2007.
C’était « magnifique » : une pub magnifique pour un Maire contesté et contestable en mal de réélection !!
Il se murmure que cette débauche aurait coûté la bagatelle de 600.000 Euros !!
C’est, en tout cas, le bruit qui courrait cette après-midi sur la place.
Tout ceci nous amène à quelques réflexions : Noël est certes une fête largement fêtée mais, à notre connaissance, c’est une fête religieuse et d’une religion qui, pour ceux d’entre-nous qui ont reçu ce type d’éducation, prône la modestie et le partage.
Mais, si nous voulons fêter avec faste des fêtes religieuses, il en est beaucoup d’autres : le Yom Kippour (le Grand Pardon), le Roch Hachana (Le Nouvel AN), l’Aït el-Kébir (La Fête du Sacrifice) aussi appelé Tafaska par les Berbères, l’Aïd el-Fitr (la Fête de l’Aumône et de la rupture du Jeûne), aucune de ces fêtes n’est illégitime aux yeux des croyants de toutes les religions concernées et combien d’autres que nous pourrions citer.
Fêter Noël avec un tel faste est donc une insulte au message de la chrétienté. C’est aussi une insulte aux « autres », aux messages des autres religions ou pour ceux qui pratiquent la tolérance sans croire où encore pour le citoyen de base qui paie ses impôts.
D’autre part, le choix d’inaugurer « sa » Noël le 15 Décembre et « d’arrêter les frais » le mercredi 19 alors que l’Aïd El Kébir sera certainement fêté le 20/12/07 représente une nouvelle manifestation du Racisme et de la volonté discriminatoire de M. Wilmotte qui a déjà été condamné deux fois pour des faits de ce type.
Mais, voyons plus loin :
- au classement du chômage des villes de moins de 20.000 habitants Hautmont est la 13 ème plus mal classée de toute la France, avec 29,3% de chômeurs contre 12,9 % pour le même échantillon national (source : encyclopédie des villes de France – valeur 2004)
- au classement des revenus, toujours pour les villes comparables, le revenu moyen par ménage Français est de 15.027 € contre 10.138 € à Hautmont soit, un tiers de moins que la moyenne dans notre ville après 19 ans de votre règne sans partage, Monsieur Wilmotte !!! (même source)
Il y a donc, M. Wilmotte, quelque impudence, pour ne pas dire une véritable obscénité à étaler ces victuailles et ces richesses sous le nez de malheureux qui ne pourront pas se les offrir ni les offrir à leur enfants.
Monsieur Wilmotte : nous vous demandons publiquement de dire tout aussi publiquement combien cette débauche aura coûté d’argent public ou parapublic.
Dans moins de trois mois maintenant, les Hautmontoises et les Hautmontois vous demanderont des comptes dans les urnes et nous souhaitons que ce soit votre fête.
Coordination Gauche Alternative du Hainaut :
Thérèse-Marie Cardon – Jacques Lainet – Guy Dutron – Nasser Adouane
LES AGRO-CARBURANTS : UNE ESCROQUERIE !!
décembre 15, 2007 at 12:52 | In Environnement OGM | Leave a CommentTags: Les agro-carburants ; une escroquerie
LES AGRO-Carburants :
l’escroquerie !!
On n’entend plus parler que d’eux : les bio-carburants ! Ils seraient la solution miracle contre le réchauffement climatique, ils permettraient des économies d’énergie … Voyons ça de plus près.
Mais, d’abord : Peut-on parler de « bio » à propos de carburants issus de cultures industrielles de céréales, d’oléagineux ou encore, de canne à sucre ?
Drôle de conception du « bio » que ces cultures qui nécessitent de grandes quantités d’engrais et donc …de pétrole !!
Le terme « agro-carburant » me paraît donc mieux approprié. Ils représentent actuellement deux types de produits :
- L’ETHANOL, issu de la fermentation des sucres (betterave, canne à sucre, céréales)
- LE DIESTER : issu de l’estérification d’huiles végétales (colza, soja, tournesol, huile de palme).
Côté Ecologie, rien de convaincant, ni dans les bilans énergétiques, ni dans les bilans carbone ! Nous ne tenons donc pas là une solution écologique miracle.
Côté effets sociaux : Chacun peut déjà voir les désastres : envolée du prix des céréales, déforestation massive en Amazonie et en Asie, monopolisation des cultures par les grands groupes occidentaux au détriment des paysans pauvres du SUD !
Côté profits : Tout va bien, merci ! Le développement des agro-carburants sera très juteux pour les grands groupes de l’agro-industrie.
Alors, pourquoi un tel acharnement à nous vendre cette escroquerie ?
C’est assez simple. La P.A.C (politique agricole commune) coûte cher.
La P.A.C. actuelle s’arrête en 2013 ; elle n’y survivra pas !
A part les pays qui en profitent le plus (France – Italie – Espagne), les autres ne veulent plus payer.
Comment alors, continuer d’assurer une rente de situation aux plus gros paysans qui sont 20 % des paysans et reçoivent 80 % des subventions ?
Elémentaire, mon cher Watson !! En nous vendant du vert pour que nous n’y voyions que du bleu !!
Sous couvert de carburants « verts » qui fumeront pourtant bien noir en sortant de nos bagnoles, les pouvoirs européens et nationaux, pourront subventionner ces produits et percevoir leurs dividendes : les voix de cette catégorie de la population.
Les agro-carburants apparaissent dès lors pour ce qu’ils sont :
UNE ESCROQUERIE !!
Guy Dutron
14 – 12 – 2007
Texte de notre charte de fonctionnement
décembre 9, 2007 at 6:21 | In Refonder la Gauche | Leave a CommentTags: Refonder la Gauche
CHARTE DE FONCTIONNEMENT
De notre rassemblement
ASSISES de Saint Denis
les 1er et 2 décembre 2007
A la lecture de notre Charte de fonctionnement, vous pourrez constater combien notre Rassemblement donne naissance à une organisation politique de type nouveau dans laquelle le plus grand soin est apporté à la responsabilité et la souveraineté de nos collectifs de base, au débat, à la démocratie interne et au travail collectif.
Notre charte définit le mode de fonctionnement de notre regroupement à l’étape actuelle, elle est donc évolutive. Les coordinations nationales futures pourront la faire évoluer en fonction des leçons que nous tirerons de l’expérience de notre travail en commun et des moyens dont nous nous serons dotés.
Elle prend en compte l’expérience critique de beaucoup d’entre nous issus, ou non, de différentes organisations qui composent notre regroupement ainsi que du bilan de nos rapports avec les partis politiques. Elle affirme notre respect des collectifs et individus et de leur diversité, cette volonté constitue l’une des caractéristiques essentielles de notre mouvement.
Tout en recherchant l’efficacité, elle exprime notre détermination à nous émanciper des types de fonctionnement habituels des partis. Elle développe toutes les richesses du débat démocratique en restant attentive à :
– La mise en valeur des débats ;
– La régulation des pouvoirs ;
– Le champ et les limites des mandats ;
– Le développement de la créativité et de l’expérimentation dans les modes d’expression autant que dans le cadre de nos débats internes.
Elle a pour principe de base la souveraineté des collectifs et ne décrit que les règles de fonctionnement entre les collectifs, entre les collectifs et la coordination nationale, les groupes de travail que nous déciderons de mettre en place.
Elle s’appuie notamment sur l’utilisation d’internet pour faciliter le travail horizontal, et casser tout cloisonnement, tout rapport hiérarchique sans jamais négliger que malgré toutes ses qualités l’outil internet ne peut remplacer les débats entre des individus qui se rencontrent physiquement.
Elle s’appuie sur un travail d’éducation populaire afin de permettre à chaque militant-e de développer toutes ses capacités d’intervention politique, elle favorise le renouvellement aux postes de responsabilité, la parité et la diversité.
Elle souligne que les décisions prises ne sont applicables que par les collectifs qui le souhaitent.
Elle établit des règles en cas de divergences graves entre la coordination et un collectif, règles respectant le droit de chacun-e à défendre son point de vue.
Elle établit des règles concernant les moyens financiers dont se dote le regroupement.
I – Les COLLECTIFS
[2] Le regroupement fédère des collectifs politiquement souverains. Les collectifs contribuent à la définition de l’orientation du regroupement à travers leur activité propre comme à travers leur contribution à la coordination nationale et aux autres coordinations de collectifs. Ils peuvent se constituer sur la base d’un secteur géographique, d’une entreprise, d’un établissement .
[3] Les collectifs définissent eux-mêmes leurs modalités de fonctionnement. Ils ont le souci de rendre possible la participation de toutes et de tous. Ils sont invités à rédiger une charte ou tout autre document présentant le mode d’organisation qu’ils ont choisi.
[4] Est partie prenante du regroupement tout collectif qui se reconnaît dans les grandes lignes des textes politiques généraux qui ont été adoptés par les Assises, et qui décide de participer à la coordination nationale
[5] Ils peuvent décider de se donner la personnalité morale par la création d’une association.
[6] Ils sont invités à se doter d’une adresse électronique, dont ils déterminent librement l’accès et l’utilisation par les membres qu’ils désignent à cette fin. Cette adresse est celle du collectif pour les autres organes du regroupement.
[7] Les collectifs sont invités à faire connaître à la coordination de leur zone géographique, leur existence, leur activité, leur mode d’organisation et de fonctionnement.
Et les noms et adresses de leur référent internet
[8] II – COORDINATIONS DE COLLECTIFS
[9] Là où existent plusieurs collectifs, ils sont invités à créer une coordination.
[10] Les modalités de fonctionnement ainsi que les règles de représentation des collectifs au sein des coordinations sont déterminées par les collectifs qui les composent.
[11] Les coordinations ne constituent pas une structure hiérarchique, leurs décisions ne s’imposent pas aux collectifs.
[12] Elles coordonnent sur leur territoire l’activité des collectifs existants, permettent la mutualisation des moyens et des mobilisations, sont un lieu ouvert et démocratique d’échanges et de débats, suscitent dans la création de nouveaux collectifs. Les collectifs et la coordination qui les regroupent décident des modalités des remontées d’informations concernant leur existence et l’activité du regroupement de leur zone géographique.
[13] Les coordinations ont le souci de la démocratie interne de leur regroupement. Elles établissent un compte-rendu des réunions de la coordination qui sera mis à la disposition de l’ensemble des participant-es. Les représentant-es des collectifs rendent également compte à leurs collectifs de l’ensemble des débats de la coordination. Ses propositions sont soumises aux collectifs pour former un aller et retour constant coordination/ collectifs.
[14] III – COORDINATION NATIONALE DES COLLECTIFS
: [15] Les collectifs se sont dotés d’une coordination nationale qui leur permet d’agir de manière coordonnée sur les objectifs qu’ils se sont eux-mêmes donnés. Chaque collectif y est représenté par deux délégué-es. Toutefois, plusieurs collectifs peuvent mutualiser leurs moyens pour se doter d’une délégation commune. Les collectifs peuvent également mandater la coordination de collectifs à laquelle ils participent pour désigner des délégué-es pour l’ensemble des collectifs qui la composent.
Les réunions de la coordination pourront se tiendront à Paris et dans d’autres régions.
[16] La coordination nationale des collectifs s’efforce de développer le regroupement.
[17] La coordination nationale des collectifs est seule habilitée à s’exprimer au nom du regroupement dans son ensemble. Elle peut déléguer cette compétence au collectif national d’animation, elle en fixe alors les modalités et la durée..
[18] La coordination nationale se réunit au moins une fois par trimestre, elle peut se réunir exceptionnellement à la demande de 20% des collectifs.
[18-bis] A la fin de chaque réunion la coordination Nationale établit un projet l’ODJ de la prochaine réunion
[19] Les décisions de la coordination nationale engagent le regroupement à l’égard de ses partenaires comme du public ; les collectifs et les coordinations locales sont invités à les suivre, mais n’y sont pas tenus.
[20] questions soumises à décision lors des réunions de la coordination nationale des collectifs auront été soumises aux collectifs suffisamment à l’avance pour qu’ils aient pu en débattre avant de mandater leurs délégué-es à cette coordination.
Les décisions sont prises au consensus, ce qui ne signifie pas nécessairement à l’unanimité.
En cas de divergences significatives persistantes à l’issue des débats d’une réunion de la Coordination Nationale des Collectifs sur des questions qui n’ont pas un caractère d’urgence, l’ensemble des structures du regroupement en est tenu informé de manière à ce que chacun-e s’attache à résoudre le problème ainsi posé.
Les collectifs sont invités à se ressaisir des débats et des synthèses.
Sur des questions qui ont un caractère d’urgence, la coordination peut prendre une décision à la majorité qualifiée des deux tiers [des suffrages exprimés, à condition que plus de la moitié des délégé-es présent-es se soient exprimé-es.]
[20b] La réunion suivante de la Coordination Nationale des Collectifs pourra décider :
- soit de surseoir encore aux décisions qui pourraient en découler dans l’attente d’une éventuelle réduction de cette divergence,
- soit d’acter la divergence et de donner la possibilité, en veillant à ne pas mettre la coordination en danger, à ce que chacune des parties agissent selon ses convictions.
- Soit, à défaut et toujours avec les mêmes précautions, d’agir dans le sens d’une majorité qualifiée des deux tiers [des suffrages exprimés, à condition que plus de la moitié des délégé-e-s présent-e-s se soient exprimé-es.]
Dans tous les cas, la coordination veillera à ce que le collectif d’animation notifie clairement les points de vue divergents, qu’ils viennent de la majorité tout autant que de minorités éventuelles, et ce notamment, dans les compte-rendu.
[21] Un compte-rendu des réunions de la coordination nationale sera systématiquement établi pour être mis à la disposition de l’ensemble des collectifs. Les représentant-es des collectifs rendent également compte à leurs collectifs de l’ensemble des débats de la coordination.
[22] Une liste de diffusion électronique à laquelle sont abonnés tous les collectifs constitue le prolongement de la coordination nationale. Cette liste permet le cas échéant aux collectifs d’échanger leurs expériences et réflexions, et permet a la commission national d’animation, entre deux réunions de la coordination nationale, de solliciter l’avis des collectifs ou de susciter un débat qui ne peut attendre la prochaine réunion.
[23] Aucun changement d’orientation du regroupement ne peut toutefois résulter d’un simple échange sur la liste de diffusion ; il suppose une réunion, soit ordinaire soit extraordinaire de la coordination nationale.
[23 bis] Elle peut désigner des porte-parole selon les besoins.
[24] IV – COMISSION NATIONALE D’ANIMATION
[25] La commission nationale d’animation est un outil de contrôle et de participation à l’exécutif de la coordination. La commission nationale d’animation est désignée par la coordination, elle travaille en permanence via une liste internet et se réunit physiquement chaque fois qu’elle le juge nécessaire, et au moins une fois entre deux réunions de la coordination nationale. Chaque département désigne un-e représentant-e, membre de droit. Son renouvellement est de la responsabilité des collectifs qui doivent veiller à la continuité des travaux (suppléant-e, tuilage…).
Chaque membre est révocable à tout moment par les collectifs du département qui l’a désigné, éventuellement à la demande de la commission nationale d’animation. L’appel est possible auprès d’une commission ad hoc des litiges (départementale ou nationale) dont les membres sont tirés au sort pour l’occasion.
[mutalisation]
[26] Les membres de la commission nationale d’animation rendent compte d’une réunion sur l’autre de leur mandat aux collectifs du département qui les a désigné et à la coordination nationale.
[27] Elle met en oeuvre les décisions de la coordination nationale.
[28] Elle s’exprime au nom du regroupement par délégation expresse de la coordination nationale.
[29] Elle peut prendre l’initiative de créer, sous la responsabilité de la coordination nationale, différents groupes de travail chargés de travailler sur des points particuliers. Elle peut également, de façon ponctuelle, demander le concours de tel ou telle militant-e de son choix.
Un groupe de travail est un espace d’échange de compétences et de savoirs en lien avec les collectifs et non un groupe d’experts indépendants.
[30] La commission nationale d’animation, en lien avec le secrétariat, propose l’ordre du jour de la prochaine réunion de la coordination nationale des collectifs locaux, en tenant compte des résolutions déjà prises à cet égard par cette dernière, et des remarques ou propositions émanant de collectifs, ou de coordinations de collectifs.
[31] Cet ordre du jour est transmis à la liste de diffusion de la coordination nationale quinze jours avant la réunion ; les points complémentaires qui se révéleraient ultérieurement opportuns sont indiqués à ses membres sans délai. La proposition finale d’ordre du jour est arrêtée par la commission nationale d’animation en lien avec le secrétariat.
[32] La commission nationale d’animation s’efforce dans toute la mesure du possible de prendre ses décisions au consensus. Toutefois, en cas de risque de blocage elle informe sans délai, par la liste les membres de la coordination nationale des collectifs locaux des divergences qui surgiraient entre ses membres. Elle met en place un débat ouvert à l’ensemble des collectifs.
[33] En cas de divergence qui bloquerait le fonctionnement du regroupement, elle peut demander une réunion en urgence la coordination nationale des collectifs unitaires locaux. Cette réunion peut être valablement convoquée par le quart des membres de la commission nationale d’animation.
V – SECRETARIAT
[35] La coordination nationale des collectifs élit un secrétariat parmi les volontaires, ceux-ci choisissent de se rendre disponibles pour contribuer à assurer l’activité quotidienne du regroupement. Le secrétariat est composé de 14 à 20 membres.
Les membres du secrétariat rendent compte d’une réunion sur l’autre de leur mandat à la coordination nationale.
Chaque membre est révocable par la coordination nationale des collectifs, éventuellement à la demande de la commission nationale d’animation. L’appel est possible auprès d’une commission ad hoc des litiges (départementale ou nationale) dont les membres sont tirés au sort pour l’occasion.
[36] Le secrétariat se réunit physiquement chaque semaine, et reste en liaison permanente, entre autres à travers une liste de diffusion électronique. Il s’assure d’une bonne information de la commission nationale d’animation, dont les membres peuvent assister aux réunions du secrétariat.
[37] Le secrétariat prépare les réunions de la commission nationale d’animation, et assure le suivi de ses décisions.
[38] Le collectif national d’animation est le référent de tous les collectifs et de tous les coordinations de collectifs, pour tout ce qui concerne le fonctionnement du regroupement entre chaque coordination. Il prend en charge le recensement des collectifs, des coordinations locales et des nouveaux collectifs.
[39] VI – GROUPES DE TRAVAIL
[40] La commission nationale d’animation s’appuie sur des groupes de travail. Les groupes de travail sont créés par la coordination nationale, qui désigne au sein du collectif national d’animation les personnes qui en sont responsables. Toutefois, la commission nationale d’animation est compétente pour pourvoir au remplacement d’un-e responsable démissionnaire ou empêché-e, ou pour créer entre deux réunions de la coordination nationale de nouveaux groupes de travail et en désigner en son sein les responsables dans l’attente de la prochaine réunion.
[40-7] Il ne s’agit pas de confier le travail à des experts désignés pour leur connaissance existante de chaque sujet, mais bien de former des experts citoyens qui s’empareront de chaque sujet et travailleront eux-mêmes, avec l’aide des experts qu’ils solliciteront, à appréhender et maîtriser les sujets qu’ils prennent en charge.
[41] Les productions des groupes de travail ne sont pas rendues publiques tant qu’elles n’ont pas été débattues et validées par la coordination nationale.
[43] VI – COMMUNICATION ET INTERNET
Le mouvement veillera à mettre en place des outils de communication, notamment via internet (site, listes de diffusion, lettre d’information, wiki, forum, vidéo conférence etc.). Il s’agit d’outils de communication internet et externe mais aussi de mettre à disposition de tous des outils de travail collaboratif et de démocratie participative. Les outils internet sont un outil d’action capables de pallier au manque de moyens financiers du mouvement et permet de faciliter la participation active à tous les niveaux des militants qui ne peuvent pas venir à Paris.
[44] La coordination maîtrise la communication du regroupement et les outils Internet dont il dispose. Elle désigne ou délègue au comité national d’animation la désignation en particulier du comité de rédaction du site Internet du mouvement et les administrateur-rices et modérateur-rices des listes nationales de diffusion et de discussion.
[45] La politique générale du site est définie par la coordination nationale et mise en œuvre par le comité de rédaction.
[46] En cas de besoin, le comité de rédaction peut s’adresser au collectif national d’animation, lorsque les choix à effectuer lui semblent soulever des problèmes, celui-ci interpellera la coordination nationale si ils touchent à l’orientation du mouvement ou à des initiatives particulières.
[47] D’une façon générale, compte tenu du fait que le site Internet est la vitrine publique du mouvement, le comité de rédaction prend le plus grand soin de ses relations avec le collectif national d’animation et du respect des orientations définies collectivement
par la coordination nationale.
[48] Les coordinations de collectifs et les groupes de travail disposent de “pages” ou de “secteurs” propres sur le site. Les comptes rendus des réunions de la coordination nationale des collectifs unitaires locaux, et des réunions du comité national d’animation font l’objet de publications sur le site.
[49] Les différents collectifs enregistrés et les membres des groupes de travail communiquent entre eux de la manière qu’ils jugent la plus appropriée. Une liste de discussion et de diffusion est mise en place en direction des collectifs. Chaque collectif ayant une adresse particulière, elle permet de créer un outil de travail électronique permanent de la coordination nationale. Dans tous les cas où cela s’avère utile, il est créé à cette fin des listes électroniques nationales de discussion ou de diffusion. Tous les collectifs sont invités à publier sous des formes adaptées et accessibles a tous les autres , des CR décrivant ses discussions et les initiatives décidées
Nous utiliserons des logiciels libres dans la mesure du possible et invitons tous ceux qui le peuvent à former ceux qui veulent utiliser l’outil internet.
[50] Les listes de diffusion et de discussion sont régies par des “règles de bonne conduite” portées à la connaissance de tou-tes leurs abonné-es. Elles sont gérées de telle sorte qu’il n’en résulte aucune exclusion de fait de l’un ou l’une de ses membres, sauf ce qui sera dit ci-après quant à la résolution des litiges.
[51] Une liste de diffusion ou plusieurs newsletter permettant d’adresser à tou-tes les militant-es ayant laissé une adresse électronique est alimentée régulièrement en fonction de l’activité du regroupement. Le compte-rendu des réunions de la coordination nationale des collectifs unitaires locaux, les décisions du collectif national d’animation sont en particulier portés par ce moyen à la connaissance de tou-tes.
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