UNE IDEE ….comme ça !!! (sur le “trou” de la sécu)

octobre 29, 2007 at 1:54 | In social | Leave a Comment
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UNE IDEE ….comme çà !!

Le total des 500 plus grandes fortunes professionnelles de France est passé en un an de 200 milliards (Mds) à 280 Mds et pèse désormais 15% du PIB contre 6% il y a dix ans.

Au cours de la décennie 1997-2007 le patrimoine professionnel des 500 plus grosses fortunes a triplé et a progressé trois fois plus vite que la richesse nationale.

« Le total des 500 plus grandes fortunes professionnelles de France est passé en un an de 200 à 280 milliards d’euros et pèse désormais 15% du PIB contre 6% il y a dix ans, selon le classement 2007 établi par le magazine Challenges. » in Le Moniteur : http://www.lemoniteur-expert.com/btp/gestion/500_plus_grandes_fortunes_professionnelles.htm

Exemples:

Bernard Arnault (société LVMH) : sa fortune est passée en 10 ans de 3,3 Mds à 23 Mds ;

Gérard Mulliez (Auchan) : 17 Mds au lieu de 14 l’an dernier (voir notre « coup de gueule de la rédaction » ;

Liliane Bettencourt (L’Oréal) : 15 Mds ;
François Pinault (PPR) : 10 Mds ;
Romain Zaleski (Homme d’affaires franco-polonais) : 9,1 Mds ;
Vincent Bolloré (Groupe Bolloré) : 4,3 Mds ;
Arnaud Lagardère : 802 millions ;
Gérard- Augustin-Normand : 240 millions ;
Le 500e : Pascal Lota (Corsica Ferries) : 60 M

Le magazine économique indique que l’origine de cet enrichissement général des fortunes provient de la flambée des cours de la Bourse, de la multiplication des opérations juteuses de rachats d’entreprises, et du retour en grâce des valeurs d’internet.

En 1997 il suffisait d’une quinzaine de millions d’euros
pour faire partie du classement, aujourd’hui, il en faut 60 !!

Alors, nous avons eu une idée : ce n’est pas interdit, à notre connaissance, enfin, pas encore ….

Puisque « trou » de la sécu il y aurait, (voir sur ce blog : Sécu attention danger)

Puisque après remboursement des sommes dues par l’Etat, ce trou « monstrueux »* ne serait plus qu’un petit nid de poule de rien du tout :

Le remboursement prévu par l’Etat fin octobre 2007 est de 5,1 milliards d’euros. Bel effort de clarification, mais le compte n’y est pas. La dette de l’Etat s’élevait officiellement à 6,2 milliards fin 2006 auxquels il conviendrait d’ajouter les frais financiers dus aux retards de paiement.

En admettant ces chiffres, il ne resterait plus que moins de 6 petits M€ à trouver.

Nous pensons qu’il serait facilement comblé en coupant un peu de ce qui dépasse du portefeuille des 500 heureux membres du classement de Challenge.

On pourrait aussi demander à ces heureux « entrepreneurs » de développer l’emploi dans notre pays quand on sait qu’avec un million de chômeurs en moins, il n’y aurait plus de « trou » !!

Qu’est-ce que vous en dites ?

*

  • le « trou » de la sécu (12 M€) est à comparer avec le déficit du budget de l’Etat (40 M€)
  • A comparer aussi avec les subventions d’Etat aux plus grandes entreprises (75 M€)

Une nouvelle qui nous fait chaud au cœur !!! Le coup de gueule de la rédaction du Blog

octobre 16, 2007 at 4:59 | In social | Leave a Comment
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Nos concitoyens et concitoyennes de Louvroil et Hautmont vont être ravi(e)s, eux qui font leurs emplettes à Auchan !!

Ceux de Maubeuge ou Fourmies le seront moins !!

Le classement du magazine « Challenges » qui classe les plus grandes fortunes de France. Nous constatons que la Famille Mulliez (Auchan) est en tête de peloton :

2ème exactement.

Sa fortune n’a pourtant augmenté « que de » 3.000 misérables petits millions d’€ en 2007 comme le montre le tableau ci-joint avec un Gérard Mulliez souriant … on le serait à moins !!! Même si nous ne voulons pas vous infliger sa photo.

2ème


Gérard Mulliez et sa famille

Sa fortune en 2007 : 17 000 M€
en 2006 : 14 000 M€21.43%

Cette famille possède 84% du groupe qui détient Auchan (CA : 33,6 milliards), mais aussi Leroy-merlin, Saint-Maclou, Kiabi, Boulanger…

SOCIETE : GROUPE AUCHAN
SECTEUR : Distribution
ADRESSE : 40, avenue de Flandres – BP 139
VILLE : 59664 Croix

source : http://www.challenges.fr/classements/fortune.php?cible=296

Si vous êtes caissière ….pardon, Hôtesse de Caisse à Auchan, si vous êtes payée au SMIC, ou moins, avec les tripotages du temps de travail, vous serez ravie d’apprendre la nouvelle.

Elle savait déjà, l’hôtesse de caisse que sa « patriote » famille propriétaire résidait en Belgique pour échapper à l’Impôt sur la fortune sur la résidence principale.

Elle va pouvoir lire ce tableau (en cliquant) et charrier un peu sa collègue de Carrefour de Maubeuge ou Fourmies. La fortune familiale de son patron, Robert Halley & Co, n’arrive qu’en 10 ème position avec 5.194 Millions d’€ et « seulement » 26,47 % d’augmentation en un an …. Autant dire des nouveaux pauvres !! Une misère !!

Maintenant qu’elle va apprendre que la fortune Mulliez représente 1.096.774 années de SMIC (pour un SMIC à 15.500 € bruts annuels), ça va être le pied !!

Nous aussi pensons que c’est le pied …. Le pied où nous pensons !!!!!

Communiqué affaire EADS-Caisse des dépôts

octobre 14, 2007 at 2:03 | In Caisse des dépots, Politique | Leave a Comment
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Communiqué du Forum de la gauche citoyenne

FGC – 19, rue d’Hauteville 75010 Paris
Tel. 01 44 61 93 30 – forgc@club-internet.frhttp://www.forumgc.org

Sur l’affaire EADS – Caisse des Dépôts

La Caisse des Dépôts (CDC), créée en 1816, pour rétablir le crédit financier de l’Etat, a pour belle devise : La Foi Publique. Son statut vise à assurer son autonomie afin qu’elle puisse gérer des fonds privés nécessitant une protection particulière. Sa Commission de surveillance est une instance indépendante, composée de douze personnalités qualifiées, présidée par un député, et comprend trois autres parlementaires. Son résultat net consolidé est réparti chaque année en trois tiers : un “dividende” à l’État ; une mise en réserve pour consolider les fonds propres ; des investissements d’intérêt général. Elle représente ainsi un outil original de l’intervention de l’Etat pour développer notre pays.Le scandale qui la secoue aujourd’hui, révèle de nombreux manquements : une insuffisante évaluation du risque financier ; des guerres intestines dans les allées du pouvoir ; des relations opaques mais privilégiées entre détenteurs de capitaux et gestionnaires de fonds publics ; l’insuffisance de contrôle de la part de ceux qui en sont chargés. Quand le très libéral président de la Commission des finances du Sénat dit : « d’un côté, on nous dit que l’Agence des participations de l’Etat était réservée sur ces opérations, de l’autre que la Caisse des Dépôts a acheté. Je voudrais savoir à quel moment elle a acheté, à quel prix et à quelles fins, et avec quel niveau d’information », c’est une escroquerie au détriment de l’argent public qu’il dénonce.Le Forum de la Gauche Citoyenne n’a pas pour vocation d’entrer dans les arrières boutiques du Pouvoir, en revanche, sa vocation est de réagir à ce grave scandale. D’ores déjà, le Président de la commission de surveillance et les autres parlementaires doivent s’expliquer devant leurs collègues et l’opinion. Au-delà, incompétents ou complices, ils devront être démis.Forum de la Gauche Citoyenne
Paris le 12 Octobre 2007


Retrouvez les dernières informations du Forum sur le site :

www.forumgc.org

Sarkosy le monocrate

octobre 8, 2007 at 10:19 | In sarkosy | Leave a Comment
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Nous mettons en ligne, aujourd’hui

l’éditorial de Dominique Taddei

dans la “Navette” : lettre électronique

du Forum de la Gauche Citoyenne

Sarkozy, le monocrate

Lors de notre assemblée générale de fin juin, nous avons défini le nouvel édifice institutionnel de la France comme une monocratie : le pouvoir non héréditaire (c’est la différence avec la monarchie) d’un seul. Un système dans lequel le Parlement ne sert qu’à enregistrer ; le Gouvernement et les partis qui le soutiennent à obéir ; les partis politiques d’opposition à désigner des candidats aux élections. La politique actuelle de la France est donc aujourd’hui le fait d’un seul homme. Compte tenu de la nature de son pouvoir, il n’est plus que formellement Président de la République. C’est en fait un chef de l’état, certes élu, mais tout puissant, au-delà même des domaines habituels des pouvoirs constitués.Dès le premier été de son pouvoir, l’exercice ubuesque de sa fonction commence à poindre, à travers son activisme névrotique : il décide ainsi que Guy Roux peut être entraîneur de l’équipe du Racing Club de Lens, malgré son âge, jusqu’à ce que le caractère pitoyable de ses performances conduisent l’intéressé à y renoncer ; que sa femme peut remplacer le pauvre Kouchner pour négocier directement avec Khadafi ; ou encore, quotidiennement, à propos de n’importe quel fait divers, il intime l’ordre de légiférer, quitte à ce que dans le même temps, il fasse supprimer les postes de fonctionnaires chargés de la mise en oeuvre ; le chef du gouvernement est au mépris du texte de la constitution, un simple « collaborateur » (le mot ne lui fait pas peur), qui est publiquement tancé par des inconnus sortis de son cabinet. Au demeurant, la pseudo réforme de la constitution qu’il entend imposer aura pour seul but d’aggraver ce terrible déséquilibre des pouvoirs au pays de Montesquieu. Sa politique européenne, dominée par la mégalomanie est déjà discréditée dans toutes les capitales européennes, où ses contradictions (réclamer plus de coopération, alors qu’il agit plus unilatéralement que n’importe lequel de ses prédécesseurs) On attend donc avec plus d’inquiétude que d’amusement ses prochaines foucades.Mais, derrière les multiples anecdotes livrées plus ou moins consciemment par une presse, pour l’essentiel servile, perce un homme convaincu qui poursuit trois objectifs précis et complémentaires :- le fils manqué de Mme Thatcher : sur le plan social, l’ancien maire de Neuilly sur Seine donne aux riches, dès les premières semaines 15 milliards d’euros, au prétexte d’établir la « confiance ». Cependant, contrairement à ses croyances, tout ne s’achète pas, même dans son propre milieu, et la question du financement de ses cadeaux aberrants inquiète même ceux qu’il proclame pourtant comme ses amis européens. Loin d’accélérer la croissance, ces cadeaux inconsidérés s’accompagnent de son ralentissement, ce qui ne l’empêche pas de proclamer qu’il veut (sic) 3%, alors qu’il nous fait tomber au-dessous de 2 ! Manifestement, cet homme a toujours eu un problème de croissance : l’anti-de Gaulle, en quelque sorte… Alors, pour financer ses premières aberrations, il commence à prendre aux pauvres (franchise médicale), et accélère le démantèlement de l’ensemble des services publics. Pour briser la résistance syndicale, il met donc en place une stratégie graduelle de provocations (service minimum, puis régimes spéciaux), qui oblige leurs directions, malgré leurs désirs de négociations, à accepter un affrontement, d’où ils sortiront vraisemblablement laminés, matraquage médiatique aidant. – le Le pénisme rampant : l’autoritarisme intérieur est nécessaire à la stratégie anti-sociale de Sarkozy, pour contenir les « classes dangereuses », et l’arsenal répressif d’inspiration le péniste, esquissé dans ses fonctions antérieurs (cf. le remarquable livre blanc rédigé par la Ligue des Droits de l’Homme), se développe, à l’égard des étrangers, des mineurs et de tous les faibles, à coup de gourdins et/ou de tests ADN.- le dernier Bushman : alors que dans toute l’Europe, les partisans de Bush (Aznar, Berlusconi, Tony Blair) ont du se retirer sous les huées, en attendant que le même sort frappe à juste titre leur propre mentor, Sarko l’américain, adoubé de façon grotesque à Washington, s’intègre dans l’OTAN, comme aucun président français avant lui. Il marque un dédain scandaleux de l’Afrique et de tous ses peuples à Dakar. Puis, déjà dans une logique de fuite en avant qui rappelle la créature d’Alfred Jarry, il reprend à son compte les folles menaces de bombardements contre l’Iran du malheureux Kouchner, avec pour seule circonstance atténuante son impuissance à les mettre en oeuvre…En attendant que les enchaînements inexorables de ces stratégies réactionnaires et dangereusement complémentaires se fassent pleinement sentir, deux dossiers vont commencer à révéler la nature réelle de l’omnipotence de Sarkozy : le « Grenelle de l’environnement » et le Traité européen. – Sur le premier, les miettes qu’il va consentir seront certes toujours bonnes à prendre. Mais son intransigeance sur les grands dossiers (nucléaires, OGM, autoroutes ou incinérateurs…) devra conduire à des luttes unitaires, après ce qui restera sans doute comme un nouvel hommage du vice (productiviste) à la vertu (écologiste).- Bien entendu, ce président que l’on prétend si populaire ne peut assumer publiquement le tour de passe-passe par lequel il prétend escamoter le vote négatif que les citoyens français ont exprimé contre le projet de Traité européen. Il entend donc violer leur volonté, en faisant ratifier une réforme des institutions presque identique par des parlementaires à sa solde.
* * *
Dans ce contexte de régression démocratique et sociale, à la fois sur le plan national et international, sans précédent depuis deux tiers de siècle, il n’est guère que l’ensemble des mouvements sociaux et culturels, qui puisse commencer l’oeuvre de résistance, en s’organisant en réseau comme elles commencent à le faire, dans un nombre croissant de domaines. Si on veut éviter qu’une aussi folle page de notre histoire ne se termine pas (trop) mal, il faut espérer que la détermination de leurs militants fera reprendre leurs esprits aux différentes factions de la gauche française, afin que renaisse une démarche crédible de reconquête démocratique !
Dominique Taddeiwww.forumgc.org

Lu dans POLITIS de cette semaine : N° 970 du 4 octobre 2007

octobre 4, 2007 at 10:36 | In Textes de Politis | Leave a Comment
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Destins

de socialistes

PAR Denis Sieffert

C’est l’histoire véridique de trois héritiers de Jaurès et de Blum. Du moins, est-ce le même mot qui les situe dans la tradition politique, un joli mot : « socialistes ». Rappelez-vous, il y a un an, ils bataillaient pour être candidat du principal parti de la gauche à l’élection présidentielle.

Aujourd’hui, où sont-ils ? Qui sont-ils ?

Ségolène Royal nous parle d’elle, toujours d’elle, dans la presse people.

Quant à Dominique Strauss-Kahn, le voilà adoubé par Sarkozy et les dirigeants américains directeur général du Fonds monétaire international.

L’une s’épanche dans VSD, l’autre accorde la primeur de ses pensées au Wall Street Journal. Deux destins « socialistes » après défaite. Si le mot a encore un sens, c’est sans doute que son étymologie est particulièrement résistante.

Et le troisième, me direz-vous, Laurent Fabius ? Depuis le week-end dernier, il fait ou refait de la politique (voir l’article de Michel Soudais). Mais avec un art si consommé du contretemps que c’en est toujours irritant. De sa rentrée tout en subtilité, nous avons retenu que le « sage actif » allait devenir un « actif sage ». Sarkozy en tremble déjà !

Et le « peuple de gauche » en est ragaillardi. Bien sûr, on ne peut mettre un signe égal entre ces trois destins de socialistes après défaite. Mais, sous sa rhétorique ouatée, c’est toujours, hélas, de rivalités au sein du PS que Laurent Fabius nous parle. Sûrement pas d’un engagement à la hauteur des enjeux.

Car il faut le répéter : ce qui se passe en France aujourd’hui, tant d’un point de vue social que moral, est d’une extrême violence. On ne peut se satisfaire de quelques formules léchées. Il s’agit à la fois de résister et de reprendre des positions idéologiques abandonnées en rase campagne (électorale).

Un seul exemple. Plus loin dans ce journal, Jean-Marie Harribey dénonce la confusion entretenue entre la durée individuelle du travail de ceux qui ont un emploi et le nombre total d’heures travaillées. Une approche sociale du « travailler plus » en somme, qui va de pair avec la réduction du temps de travail. Voilà une ligne de front politique lisible par le plus grand nombre. Une position identitaire de la gauche. Et un sort fait à un monumental mensonge d’État. On aimerait entendre la gauche unanime mener campagne sur cette question. En vain. Mais un autre mensonge, oeuvre des socialistes eux-mêmes, nous en dit long sur l’état de leur boussole idéologique : il y aurait une gestion de gauche du Fonds monétaire international. DSK serait Aristide Briand, et le FMI, la Société des Nations. Faut-il le rappeler : l’institution créée en 1944 par la conférence de Bretton Woods n’est pas une association caritative. Sa mission est d’assurer la stabilité du système monétaire international. Ce grand urgentiste de l’économie mondiale, qui vole au secours des pays en cessation de paiement, n’a pas pour but le bien-être des déshérités, et moins encore la justice sociale. Son rôle est d’éviter les effets de contagion financière, les faillites bancaires en cascade. Ses programmes ont comme constante de contraindre les pays dits « déviants » à tailler dans les dépenses publiques. C’est généralement l’éducation et la santé qui font les frais de l’opération.

Que va donc faire DSK dans cette galère ? Toucher un salaire annuel de cinq cent mille dollars, disent les mauvaises langues, et ça ne va sûrement pas le rapprocher du peuple. Soit, mais à part ça ? Quand il évoque, dans le Wall Street Journal, ses projets de réforme ­ renforcer la représentation des pays émergeants que sont la Chine, l’Inde et le Brésil, et vendre une petite partie des stocks d’or du FMI ­, on se dit qu’il n’y avait peut-être pas besoin d’un socialiste pour accomplir de telles audaces.

Du point de vue même de sa logique fondatrice, le FMI est plongé dans une crise irréversible. Les puissances émergeantes s’organisent de plus en plus pour mettre en place des systèmes régionaux qui se substituent à un organisme aux mains des grands argentiers du nord. Mais, surtout, le FMI est le produit de feu la toute-puissance des États. En premier lieu, des États-Unis, de loin le plus gros contributeur du fonds. Or, ce sont aujourd’hui les marchés qui font la loi. Ou, plus exactement, qui la défont. Les profiteurs étant, eux, toujours les mêmes. Face à des pouvoirs financiers de plus en plus autonomes, l’institution n’a plus guère de prise sur la réalité. La fable d’un « FMI de gauche » est donc à la fois risible et dérisoire. L’idée que l’exil doré de Washington pourrait surtout servir à fabriquer le futur candidat « socialiste » pour la présidentielle de 2012 fait frémir.

Vous avez dit « refondation » ?

Refonder la Gauche aujourd’hui, oui, mais comment ?

octobre 2, 2007 at 5:34 | In Refonder la Gauche | Leave a Comment
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Être

de Gauche

aujourd’hui.

Par Guy Dutron

Refonder la gauche, une nécessité ? Oui, mais comment et sur quelles bases ?

Chers camarades,

J’ai milité 32 ans au PS – après 13 ans au PSU – et je l’ai quitté en 2005 après avoir mené campagne pour le NON au TCE. J’étais alors secrétaire de section à Cousolre (59). Pourquoi ? Parce que j’ai fait l’analyse que le PS avait définitivement choisi le camp libéral alors que j’ai toujours été et je demeure anticapitaliste.Que, ce faisant, le PS a déserté le terrain de la lutte idéologique.Que ce PS là n’était plus susceptible d’évolution ne serait-ce que de par sa sociologique : 1/3 d’élus et 1/3 d’adhérents qui bossent pour des élus, cela fait 2/3 de ce Parti qui doivent leur situation au Parti, qui sont, en quelque sorte des beefsteackards ou, à tout le moins des hommes et des femmes qui n’ont plus toute leur liberté.Nous sommes bien placés, dans le Nord, sous la coupe du tandem Mauroy – Derosier pour savoir ce qu’il arrive à ceux qui osent s’opposer !! Ils sont éjectés, laminés, broyés par la machine.

Dès lors, des questions se posent :

- Le PS à Gauche ? Certainement pas et ceux qui y restent encore par ce qu’on appelle le « patriotisme de Parti » devraient s’interroger sur eux-mêmes : il n’y a parfois pas loin du compromis à la compromission et de la compromission à la collaboration (de classe évidemment).- Fabius, Emmanuelli, Mélenchon, Lienemann, pas audibles ? Evidemment ! Fabius n’a jamais été de gauche, il n’a jamais eu que des postures justifiées par ce qu’il croyait être son intérêt de carrière.Les trois autres sont élus (député, sénateur ou député Européen) et savent jusqu’où ils peuvent aller trop loin pour conserver leur « place ». Quant à Lienemann, quand on connaît son parcours !! On peut tirer l’échelle !

Le PS peut-il revenir au pouvoir ? Serait-ce une victoire de la gauche ?

Ce sont deux questions tout à fait différentes. La première c’est qu’après la série de défaites qu’il a connues au cours des dernières années et qui ont montré à quel point il s’était coupé d’une bonne partie des classes populaires, le Parti socialiste sera-t-il un jour capable de reconquérir le pouvoir? C’est assez probable.Il pourra gagner les élections quand les ravages du sarkozysme auront mobilisé de nombreuses forces sociales contre la droite gouvernementale mais, ce sera un vote contre la droite et pas pour la gauche. On ne peut pas savoir combien de temps cela prendra, mais cela se produira tôt ou tard. Mais il y a une deuxième question qui est trop souvent refoulée : si le Parti socialiste parvient à gagner les élections futures, pourra-t-on vraiment dire que c’est la gauche qui sera revenue au pouvoir ? Etant donné ce qu’on lit, ce qu’on entend et ce qu’on voit en ce moment, la réponse est non.

C’est d’autant plus vrai que c’est l’abandon de ses valeurs par le PS qui a permis la victoire de Sarkosy

Le PS a laissé la droite imposer un nouveau discours dominant

Tout d’abord, on a beaucoup dit que la droite avait gagné parce qu’elle avait conquis l’hégémonie idéologique, et l’on fait alors presque toujours une référence vague et imprécise à Gramsci (suivant en cela Sarkozy lui-même). Mais une fois que l’on a dit “hégémonie idéologique”, on n’a pas dit grand-chose. La pensée de Gramsci était tout de même un peu plus sophistiquée sur ce point, et il nous faut, par exemple, analyser de manière détaillée et précise quels éléments de discours ont été mis ensemble par la droite actuelle pour former cette nouvelle configuration idéologique -appelons-la par commodité le sarkozysme- qui, comme le thatchérisme il y a trente ans en Grande-Bretagne, a réussi à s’imposer dans de larges pans des classes populaires. Il nous faut surtout nous interroger sur une étrange alliance de classes (je sais bien que le mot “classe” n’a plus cours au Parti socialiste, mais pourtant, même si les dirigeants socialistes ne les voient plus, elles n’en continuent pas moins d’exister dans la réalité, sous des formes qui à la fois perdurent et changent), sur une alliance de classes, donc, ou plus exactement sur un “bloc historique” (pour reprendre ici encore le vocabulaire de Gramsci), et sur les conditions historiques et les modalités concrètes de sa mise en place.Elle rassemble la haute bourgeoisie d’affaires, avec laquelle Sarkozy affiche chaque jour sa proximité, et certaines des couches populaires les plus précarisées ou les plus désespérées, dont une partie donnait auparavant ses suffrages au Front national. Le Parti socialiste porte une lourde responsabilité dans la possibilité et la facilité même qu’a eue la droite de fabriquer un nouveau discours dominant qui a reçu l’assentiment des classes populaires, puisqu’il a participé et collaboré à l’installation de ces nouvelles thématiques. Rappelons-nous comment ceux qui ont essayé, au cours des vingt dernières années, de maintenir vivante une pensée de gauche -je pense notamment à Pierre Bourdieu- ont été littéralement insultés par les responsables du PS, toutes tendances confondues, tout comme l’ont été les mouvements sociaux, quand ils n’ont pas été tout simplement matraqués: comités de chômeurs réprimés par le gouvernement Jospin, manifestations d’enseignants diffamées par son ministre de l’Education, mobilisations pour la reconnaissance de l’homoparentalité –et donc des personnes qui vivent ces situations –injuriées par nombre de hiérarques de la gauche officielle, à commencer par Madame Royal, qui y voyait une “provocation contre les valeurs religieuses et familiales de la France” et qui stigmatisait le mouvement gay et lesbien comme porteur d’un “communautarisme” (mot qui a pour principale fonction de stigmatiser toute affirmation minoritaire) homosexuel qu’elle comparait à celui des riches incarné par le Medef… Je n’invente rien, je me contente de citer leurs déclarations !

Pendant la campagne, des problèmes de droite posés d’une manière de droite:

La droite a gagné la bataille des idées parce que le PS l’a aidé dans cette tâche, en travaillant depuis tant d’années à défaire et discréditer tout ce qui peut constituer un regard de gauche sur le monde social. La campagne électorale socialiste a confirmé tout cela jusqu’à la caricature, puisqu’elle a consisté à poser des problèmes de droite et à les poser d’une manière de droite (la valeur-travail, la valeur-famille, la valeur-nation et la valeur-drapeau, sans oublier l’autorité, l’ordre et l’entreprise… et tous ces thèmes inlassablement liés les uns aux autres, tissés dans une même trame, ce qui renforçait encore le caractère réactionnaire de chacun d’eux).

Je vous laisse le soin d’imaginer ce que qu’aurait pu être, à l’inverse, une campagne construite autour de thèmes de gauche et d’une manière de gauche de poser des questions. J’en ai mené une, avec d’autres, sans grands moyens mais c’était celle de José Bové !! Et, je fus candidat aux législatives sous l’étiquette « Gauche alternative 2007 ».

Maintenant, avec notre Collectif Sambre-Avesnois, nous allons nous battre aux municipales.

Il va de soi que, dès lors que, comme le PS, l’on a cédé sur l’essentiel, à savoir sur les questions dignes d’être soulevées et sur la manière de les soulever, une fois que l’on a délibérément choisi de s’inscrire dans le cadre des problématiques qui sont celles de la droite, que l’on se déplace pour se situer sur le terrain de celle-ci, ensuite les réponses peuvent bien différer (on peut ajouter un peu de compassionnel et quelques larmes), non seulement ce sont les réponses de la droite qui ont toutes les chances de l’emporter, mais aussi et surtout c’est une perception de droite du monde social qui s’impose. Ce sont les thématiques de droite, la pensée et l’impensé de la droite, les obsessions de la droite qui ont été acceptés comme délimitant le champ des questions évidentes et nécessairement partagées. C’est bien cela, l’hégémonie idéologique, n’est-ce pas ? Et l’on sait que les manières de percevoir le monde et de le décrire –ce qui se présente comme des “constats”- sont aussi des manières de le construire et de le faire être ce qu’il est.

Il est donc paradoxal, soit dit entre parenthèses, de dénoncer comme des traîtres les personnalités du PS ralliées à Sarkozy, puisque cela revient à essayer de faire croire qu’il existerait une frontière qu’ils n’auraient pas dû franchir, alors que ceux qui ont trahi et ceux qui les dénoncent aujourd’hui ont travaillé ensemble à effacer cette frontière.

Ce ne sont pas -ou pas seulement- des parcours individuels déplorables, c’est plutôt l’aboutissement d’une logique politique collective, bien plus déplorable, bien plus grave, parce que plus profonde et plus durable. Pensée de droite, pensée réactionnaire, pensée de gauche

Pour ne prendre qu’un exemple frappant, dans l’actualité immédiate, de cette hégémonie de la pensée de droite: « Le Monde » écrivait récemment que l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle déclarait que la gauche avait été jusqu’ici associée au “collectivisme” (il ne s’agissait pas d’économie), c’est-à-dire à l’idée que ce que sont et font les individus serait lié à des “inerties sociales”, à des “reproductions sociales”, et qu’il serait urgent de rompre avec ces conceptions dépassées pour rendre à l’individu son autonomie et sa responsabilité. Je ne sais pas qui écrit les discours de Mme Royal, mais ce genre d’idioties n’est que la reproduction de tous les thèmes les plus éculés de la pensée de droite, de la pensée réactionnaire et de sa dénonciation de la pensée de gauche -la haine du “collectivisme”, c’est-à-dire de tout ce qui évoque le “socialisme”, la sociologie, les sciences sociales…- qui nous sont ressortis aujourd’hui, sous une couche de vernis de modernisation de la gauche, par les think tanks néoconservateurs qui fournissent au Parti socialiste ses outils idéologiques. Comment réfléchir à une politique effective de démocratisation du système scolaire, si l’on pense que cela ne relève que des responsabilités individuelles et non pas, précisément, d’une reproduction dans et par le système scolaire des inégalités sociales? Comment comprendre la relégation et l’exclusion par le système scolaire des enfants des classes populaires, si l’on imagine qu’il s’agit là simplement d’une conséquence de leur mauvaise volonté ou de leur absence d’efforts, ou d’une démission des parents et des enseignants? Et, dans la même logique, comment accepter, comment supporter la dénonciation honteuse, déshonorante pour toute personne qui se dit de gauche, de “l’assistanat” (dénonciation qui figurait sur la profession de foi de votre candidate dès le deuxième paragraphe), au nom de la responsabilité individuelle qui veut qu’en échange de droits, il faudrait se plier à un ensemble de devoirs et de contreparties imposées. Cette contractualisation et cette individualisation du droit du travail et de la protection sociale est le vecteur d’un démantèlement de l’Etat-Providence et des politiques redistributives qui sont l’héritage des luttes sociales du siècle écoulé, et particulièrement des conquêtes de l’après-guerre.

La gauche envahie par le discours néoconservateur

Tout un prêchi-prêcha néo-chrétien prospère aujourd’hui dans les “élites” socialistes sur les exclus et la solidarité -qualifiée d’”active” en opposition à celle qui serait “passive”, ce qui n’est qu’une déclinaison de gauche de la vieille dénonciation réactionnaire de la paresse des chômeurs et des assistés, comme de l’immoralité des pauvres, la solidarité ne devant plus s’accomplir que sous la condition de contreparties qui sont autant d’injonctions faites aux victimes de la précarisation de manifester, comme le voulaient déjà les philanthropes du XIXe siècle, leur bonne volonté et leur bonne moralitéOn comprend pourquoi tout ce discours et la vision du monde qui le commande risquent de déboucher bien vite, si le PS revient au pouvoir, sur des mesures politiques répressives à l’encontre de ceux qui ne sauront pas ou ne pourront pas se plier à ces injonctions et à une transformation, comme cela semble être le rêve déjà d’une certaine gauche, de l’Etat social en Etat pénal pour ne pas dire en Etat carcéral.Ce discours néoconservateur ne parle que de rétablir du “lien social”, donner des “repères” et du “sens” – autant d’expressions qui n’ont, si on essaie de leur donner un contenu, à peu près aucun sens. Qu’est-ce que cela veut dire “donner du sens”, si ce n’est imposer des significations et des contraintes aux existences et à l’expérience vécue de tous ceux que ces nouveaux “repères” auront pour fonction de contrôler, normaliser, neutraliser? Qu’est-ce que cela veut-dire “créer du lien social”, si ce n’est l’effet d’une conception atomistisée du monde social qu’il s’agit de faire prévaloir contre le “collectivisme” et contre l’analyse des pesanteurs de l’histoire et des déterminations sociales- tenter de faire disparaître à peu près totalement du discours socialiste toutes les autres expressions qui pourraient contenir le mot “social”: je ne parle même pas de classes sociales -devenu une expression tabou-, mais de luttes sociales, de mouvements sociaux, ou tout simplement d’appartenances sociales, d’ancrages sociaux et donc d’inévitables conflictualités sociales.Etre de gauche, me semble-t-il, c’est se situer du côté du conflit, c’est accompagner les mouvements et les revendications, et non les dénoncer au nom du “vivre-ensemble”, du “faire société” ou du “faire nation” et autres vieilleries personnalistes que presque tous les journaux de gauche s’acharnent à nous faire accepter comme les principes fondateurs d’une “modernisation de la pensée de gauche”. Il nous faut nous défaire de l’idéologie réactionnaire du “vivre ensemble”, toujours porteuse de régression sociale et d’immobilisme culturel et toujours teintée, bien sûr, à la fois de nationalisme et de rejet de la différence et de la dissidence (songez à l’homophobie militante de ceux qui aiment à nous vanter les vertus du “monde commun” et des “valeurs communes”). En fait, “vivre ensemble”, c’est le programme de Sarkozy, dans lequel, comme je l’ai dit, la haute bourgeoisie et les déshérités devraient cohabiter dans l’heureuse harmonie des valeurs partagées: ordre et travail, nation et sécurité. Un projet politique dont l’objectif premier est d’obtenir la soumission de tous aux lois de l’économie et la docilité des classes populaires et de tous ceux qui pourraient être amenés à résister aux nouvelles formes de domination. Je viens de dire: le programme de Sarkozy, mais j’aurais pu également nommer d’autres hommes de droite, de moindre envergure, qui partagent son projet, par exemple Manuel Valls.

Le bon “individu” et le mauvais “individu”, vus par le Parti socialiste:

Il est en effet édifiant que les mêmes qui n’ont que le mot “individu” à la bouche contre toute la pensée de gauche, qui tend à expliquer que l’individu n’est pas un isolat social, mais toujours inséré dans un monde social, les mêmes donc qui veulent qu’on retrouve une pensée de l’individu contre le collectif soient toujours les premiers, dès qu’un mouvement apparaît, dès qu’une revendication se fait jour dans l’espace public pour contrecarrer, précisément, la force des inerties sociales et les mécanismes de la reproduction, à se précipiter pour dénoncer en chœur –un chœur où les voix de la gauche conservatrice se mêlent à celles de la droite réactionnaire- “les méfaits” ou les “dérives” de “l’individualisme contemporain” (le principal de ces méfaits étant à leurs yeux que tout le monde désormais s’imagine pouvoir défendre ses droits ou en demander de nouveaux). Ces usages à géométrie variable de la notion d’individu ou de celle d’individualisme -qu’il convient tantôt de réhabiliter, tantôt de dénoncer- ne sont pourtant pas aussi contradictoires qu’il y paraît: ils se déploient en réalité sur l’horizon d’une cohérence idéologique très profonde et très profondément marquée par une logique de droite. Car cela signifie qu’il y aurait d’un côté le bon individu (et donc le bon individualisme): celui qui accepte des devoirs et des contraintes en échange de ses droits, et surtout qui se tait et fait ce qu’on lui dit de faire, et de l’autre, le mauvais individu (et le mauvais individualisme), celui qui entreprend de défendre ses droits ou d’en revendiquer de nouveaux, c’est-à-dire ce qu’autrefois on appelait les mouvements, les mobilisations, les luttes, bref, ce qu’on appelait la gauche. Ce qui est pourfendu comme “l’individualisme contemporain”, c’est ce qui devrait constituer la définition même de la gauche et de ce qui la fait vivre (et la renouvelle en permanence, par l’émergence de nouveaux mouvements, de nouvelles revendications). Oui, “l’individualisme contemporain”, c’est un autre mot pour désigner la gauche, mais c’est un mot péjoratif, un mot de stigmatisation de la gauche, de son héritage et de sa force présente et à venir… Il est donc assez lamentable que ce vocable péjoratif, que ce vocable réactionnaire puisse prospérer comme c’est si massivement le cas dans les discours du Parti socialiste aujourd’hui.

Le retour du PS au pouvoir risque de signifier une défaite de la gauche:

Tout ceci me porte à penser que le Parti socialiste ne sera probablement pas incapable de reconquérir le pouvoir, mais que la reconquête du pouvoir par le parti socialiste risque de signifier -sur le modèle de Tony Blair succédant à Margaret Thatcher– une nouvelle et profonde défaite de la gauche. Au mieux, les partis viennent après, pour reprendre ce qui s’est inventé ailleurs -on l’a vu récemment avec tout ce qui s’est produit autour du mouvement gay et lesbien, que le PS a d’abord combattu avant d’en reprendre certaines revendications, et d’accepter avec beaucoup de retard le renouvellement progressiste de l’idée même du couple, de la famille, du droit, de la vie sociale que ces revendications emportaient avec elles. Il est urgent de récuser l’opposition dans laquelle on essaie de nous enfermer entre une gauche radicale soutenant les mouvements sociaux et une gauche gouvernementale préoccupée de la “réforme”. Car la question qui se pose n’est pas de savoir s’il faut réformer ou pas, mais quelles sont les réformes souhaitables et possibles, et aussi qui les propose, qui les définit, qui a droit à la parole… Et les mouvements sociaux sont les lieux où peuvent s’élaborer des propositions de réformes souhaitables et possibles, qu’il incomberait à un gouvernement de gauche de réaliser concrètement. Je suis toujours amusé quand j’entends ceux qui s’en prennent aux “archaïsmes” d’une gauche radicale qui refuserait “la réforme” (quand elle refuse telle ou telle réforme, considérée comme destructrice d’acquis sociaux), car ce sont souvent les mêmes (les mêmes responsables politiques, les mêmes cénacles idéologiques, les mêmes revues, les mêmes éditorialistes…) qui ont hurlé hier, au nom de la tradition indépassable, du passé immémorial, etc., contre la réforme que représentait le Pacs, et qui hurlent aujourd’hui contre les réformes capitales que représenteraient l’ouverture du droit au mariage aux couples de même sexe et la reconnaissance juridique égalitaire de l’homoparentalité ou d’autres arrangements familiaux.

Être de Gauche aujourd’hui, c’est quoi ?

Être de Gauche, aujourd’hui encore, c’est :

(je parle ici de la Gauche Alternative, le mouvement auquel j’appartiens mais dont je souhaite qu’il fédère un jour la gauche de transformation sociale)

- être du côté du conflit,

- être du côté de ceux qui souffrent,

- être du côté de la défense des droits chèrement acquis,

- être de ceux qui accompagnent les mouvements et les revendications et non de ceux qui les répriment,

- être de ceux qui recherchent une traduction politique juste à ces mouvements, revendications et conflits, - être de ceux qui sont conscients des ancrages sociaux et des appartenances sociales,- être, même, de ceux qui savent qu’il existe des conflits sociaux internes au sein de la même classe, au sein d’une même entreprise, au sein d’une même collectivité, et qui recherchent les voies et moyens de les dépasser,

- être de deux qui refusent de mettre ces réalités au placard sous prétexte du « vivre-ensemble », du « faire-société », ou du « faire-nation »,

- c’est se débarrasser de cette vision atomisée du monde et de ces vieilles lunes personnalistes, - c’est refuser ces discours réactionnaires sur « la paresse des chômeurs », sur ce nouvel « individualisme contemporain » que tous les journaux dits « de Gauche » nous serinent à satiété comme points de passage obligés vers une soi-disant modernisation de la gauche qui ne sera jamais qu’un retour au XIX ème siècle en ce début de XXI ème !!,

Notre tâche aujourd’hui, c’est, puisque la « vieille gauche » a failli :

- de reprendre et d’amplifier la lutte idéologique,

- de savoir – à cet égard les deux campagnes passées furent instructives- que l’unité de la Gauche de Transformation sociale ne passera pas par des accords d’appareils,

- que les partis, même ceux qui se situent à la gauche du PS sont tout sauf des lieux où l’on réfléchit, on y pense d’abord « boutique »,

- Que nous ne devons donc pas devenir un Parti de plus,

- Que notre intuition de départ qui nous a conduit à créer un mouvement qui accepte le débat, la double appartenance tout en refusant la naïveté et l’entrisme était la bonne,

- Que nous devons développer ce mouvement en sachant que nous sommes loin d’être seuls, que des forces qui pensent et agissent comme nous existent dans le mouvement syndical, associatif, écologique et altermondialiste,

- Que, malgré notre jeunesse actuelle, nous devons rechercher des liens, des soutiens ou des alliances à l’international.

Pour que vive le débat

Guy Dutron

Militant Gauche Alternati ve

Collectif Sambre-Avesnois

Militant SUD-CNP

52B rue des Courtils

59330 HAUTMONT

guy.dutron@orange.fr

06.78.65.32.92

Fusion GDF SUEZ — Vous êtes tous consommateurs … Ceci vous intéresse

octobre 2, 2007 at 4:59 | In social | Leave a Comment
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coquelicot2.jpgFUSION GDF-SUEZ : Analyse

Par Guy Dutron

Militant Gauche AlternativeSambre-Avesnois

Cette décision du pouvoir politique est une erreur, pour ne pas dire une aberration, tant au plan économique que politique et social d’autant que l’histoire récente nous a appris où pouvaient mener de tels errements.

1 – UNE ABERRATION ECONOMIQUE :

- La fusion entraînera une hausse des prix :

La fusion entre Gaz de France et Suez aboutira sans aucun doute à une hausse des prix car les tarifs réglementés sont menacés. La loi ne garantit leur pérennité que jusqu’en 2010 ; au-delà, les entreprises seront libres de pratiquer les prix qu’elles veulent. D’autre part, on peut compter sur les actionnaires privés pour exiger une grosse part du gâteau. Enfin, la part de l’État (entre 35 et 40 % du capital seulement) et la nature réactionnaire que prend cet Etat de jour en jour ne permettent pas de penser qu’il imposera quoique ce soit en matière tarifaire.À plus long terme, on peut compter également sur la Commission européenne, toujours amoureuse de « concurrence libre et non faussée », pour venir fourrer son long nez dans le système gazier français. Dans la lettre de griefs qu’elle a déjà adressée aux deux groupes, elle pointe les contrats à long terme, estimant que ceux-ci donnent un avantage (forcément indu) au groupe issu de la fusion sur ses concurrents. Ces contrats conclus pour de longues périodes (vingt à trente ans), garantissent à GDF des prix inférieurs de moitié à ceux du marché. L’abandon de ces contrats sur pression de Bruxelles conduirait donc rapidement vers une hausse des prix du gaz aux particuliers comme aux entreprises.

- La fusion fait peser de lourdes menaces sur l’emploi :

Qui dit « fusion » ou « acquisition » dit immanquablement « restructurations » et destruction d’emplois. On les connaît les zoziaux, tous nourris aux mêmes mamelles … sous prétexte de « synergies », les directions réorganiseront leurs entreprises de manière à accroître la productivité au détriment de l’emploi. Chez Suez, la fusion menace particulièrement les salariés du pôle environnement, promis à la filialisation ; mais, par-dessus tout, le danger viendra de la Bourse puisque 65 % du capital doit être cédé. Nous connaissons par cœur les exigences de retour sur investissement qui conduisent systématiquement à licenciements ; c’est tellement vrai que notre époque a inventé une nouvelle locution : le « licenciement boursier ». Enfin, que vont devenir les 60 000 agents d’EDF-GDF Distribution ? Les deux entreprises étant désormais concurrentes, les menaces de démantèlement ne sont pas à exclure.

- EDF en porte à faux :

Le nouveau groupe né de la fusion entre GDF et Suez devient le principal concurrent à EDF. Implanté dans le gaz et l’électricité (Electrabel, Fluxys, CNR, SHEM,…), il sera capable de proposer des offres bi-énergie à ses clients. Pour contrer cette concurrence, EDF devra prendre pied dans le secteur gazier et pourrait être contrainte de rechercher des alliances

- L’approvisionnement menacé :

La fusion peut aller jusqu’à remettre en cause de la sécurité de nos approvisionnement. Les dirigeants du nouveau groupe n’ont jamais caché leur ambition de se lancer dans le commerce du gaz à l’échelle mondiale en développant leur flotte de méthaniers. En privilégiant ce transport, les deux groupes se donnent les moyens de mettre leur gaz aux enchères au plan mondial. Europe, États-Unis et Asie seront ainsi en concurrence pour satisfaire leurs besoins gaziers alors même que l’augmentation et la raréfaction du pétrole conduit au report sur le gaz naturel d’une partie de la demande énergétique jusque-là satisfaite par le seul pétrole. Cette spéculation qui s’annonce pourrait aboutir à la à la remise en cause des contrats à long terme. On voit mal comment les pays producteurs pourraient accepter de laisser échapper les sommes pharamineuses générées par le commerce du gaz alors que les revenus pétroliers vont décroître à terme.

2 – UNE ABERRATION POLITIQUE ET SOCIALE :

- La fusion nuira à l’environnement :

Suez-GDF va devoir accroître ses capacités de production d’électricité pour concurrencer EDF. Bien que présent dans le nucléaire (avec sa filiale belge Electrabel), le nouveau groupe va se lancer dans la construction de centrales thermiques classiques (à gaz ou à charbon) moins onéreuses en termes d’investissements et de mise en œuvre plus rapide. Or, ce mode de production d’électricité, outre sa médiocre efficacité énergétique, est fortement émetteur de gaz à effet de serre.

- L’Europe en panne … d’énergie ?

En privatisant GDF et en le plaçant en situation de concurrence avec EDF, Nicolas Sarkosy s’insère dans la déréglementation du secteur de l’électricité et du gaz en Europe. Cette décision va relancer la compétition que se livrent les différents opérateurs européens. Pour ne pas se laisser distancer par le nouvel ensemble, ils devront, à leur tour, procéder à de nouvelles fusions ou acquisitions. Ce triste jeu de Monopoly de l’énergie a déjà englouti, entre 2004 et 2006, 200 milliards d’euros sans que rien ne soit investi dans de nouvelles capacités de production, dans de nouvelles sources d’énergie ou dans les économies. A système constant, les besoins seront colossaux. L’OCDE chiffre à 1 000 milliards d’euros les investissements à réaliser dans le domaine de l’électricité sous peine de rupture d’approvisionnement à terme.

- Nous ne reviendrons pas sur les incidences sociales des problèmes tarifaires et d’emploi évoqués précédemment.

Comme ont le voit, peu de choses militent pour cette fusion excepté,

il est vrai, la soumission aux dogmes du néo-libéralisme en France,

en Europe et dans le Monde. Mais, ce n’est pas tout !!

3 – LE PRECEDENT « ENRON » :

L’histoire est états-unienne pourtant son début ressemble fort à celle qui vient d’être lancée en France. Nous étions en 1985 : une grande société, spécialisée dans la distribution du gaz naturel, Houston natural gas, fusionne avec une autre firme du secteur de l’énergie, Internorth of Omaha. Ainsi nait Enron qui prospère très rapidement grâce à la libéralisation du secteur de l’énergie et fait main basse sur le très profitable marché californien. C’est le pied intégral !! Enron devient à la fin des années 1990 l’une des plus grandes entreprises des États-Unis par sa capitalisation boursière…une action qui explose et des bénéfices qui augmentent de 1750% en dix ans… Jusqu’au scandale de décembre 2001.Car cette orientation purement financière a un prix : ce sont des coupes claires dans les investissements lourds sur le réseau et dans la production… Jusqu’à provoquer des pénuries d’électricité qui ont déclenché, au tournant de l’an 2000, une incroyable série de pannes géantes en Californie. Dans la fuite en avant pour faire progresser la valeur de leur action, les dirigeants d’Enron ont organisé le rationnement de l’électricité afin de faire monter les prix qui, loin de baisser comme promis, a grimpé en flèche avec des factures en augmentation de 50 % à 70 %, voire 100 % sur les années précédentes. Il faudra que, pris à la gorge, ces dirigeants décident de maquiller les comptes de leur entreprise, toujours dans cette phobie de faire croître sa valeur boursière, pour que la « success story » se termine lamentablement sur les bancs des tribunaux.

La faillite d’Enron coûtera leur emploi à des milliers de salariés et leurs retraites à tous ceux qui avaient cotisé au fonds de pension de la firme, réduit à moins que rien. Cette faillite secoua, à l’époque, la planète Finance entraînant une crise dont le fond – la financiarisation de l’économie – est de la même nature que celui qui vient de donner naissance à la crise boursière de ces dernières semaines.

Voilà ce qu’il en coûte d’avoir le nez rivé sur la « shareholdervalue » – le gain à tout prix pour les actionnaires – des milliers de chômeurs, des retraités ruinés, des pannes géantes … qui a dit que le capitalisme était le seul système viable ???

L’ennui, avec les crétins, c’est qu’ils n’apprennent jamais rien et que, malgré leurs errements, ils reviennent à la charge nantis de leur morgue et de leur suffisance !!!

Sécu – Santé ATTENTION DANGER

octobre 2, 2007 at 11:42 | In social | 1 Comment
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COLLECTIF GAUCHE ALTERNATIVE Sambre-Avesnois

SECU – SANTE

ATTENTION DANGER

Depuis toujours, la droite au pouvoir a voulu restreindre nos droits sociaux sous couvert de « trou » de la Sécu. Il n’est que de se souvenir des « ordonnances » … elles datent de 1967 !! Aujourd’hui, c’est d’une attaque en règle qu’il s’agit. Une attaque qui prend diverses formes.

1 ) – LE « TROU » DE LA SECU : Depuis le transfert d’une partie des cotisations maladie sur la CSG, c’est principalement l’Etat qui finance les dépenses de la Sécurité sociale. Il affecte des ressources fiscales prélevées sous forme de redevances, timbres, contributions, cotisations et autres franchises marquées de l’étiquette « social ». De plus, l’Etat à l’obligation de compenser les multiples réductions de charges qu’il décide pour stimuler une activité ou une catégorie particulière. Il est aussi employeur et verse des cotisations sociales pour ses salariés. Le fait que l’Etat soit très irrégulier dans ces versements génère des dettes importantes vis-à-vis de la Sécu. Les rapports financiers qu’entretiennent l’Etat et la Sécu sont de nature quasi féodale. Il décide de façon discrétionnaire, elle subit en silence. Chaque année la Cour des comptes constate, les parlementaires déplorent et suggèrent des réformes, mais la loi de financement de la Sécu est votée sans mal ni douleur puis rectifiée par la loi de finances qui suit. Nos preux chevaliers sont frappés d’impuissance mais, qu’est-ce qu’ils causent !!!

Des chiffres 2007 à connaître (ordres de grandeur) :

Le budget de la Sécu : 295 milliards (plus 12 milliards de déficit)
► Le budget de l’Etat : 334 milliards (dont 42 milliards de déficit).
► La dette totale de la France : 1 221 milliards.
► Le coût de la dette dans le budget de l’Etat : 40 milliards.
► Subventions aux entreprises (y compris agro-industrielles) : 75 milliards
Vous pourrez constater que le fameux « trou » de la Sécu est proportionnellement moins important que le déficit de l’Etat, pourtant, on ne vous parle que de lui. Il n’est qu’une goutte d’eau par rapport à la Dette de la France et les subventions données à certaines entreprises dont celles qui nous imposent leur « malbouffe » !!!

Ce qui est derrière tout cela, c’est le démantèlement de notre protection sociale solidaire pour la remplacer par l’assurance que chacun devra payer ! Si vous ne pouvez payer, vous pourrez crever !!

2 ) – Les « Franchises médicales :Plus ça va, plus on fait payer les malades
D’abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd’hui proposées pour traiter des maladies graves, aujourd’hui, proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables – responsabilisation, trou de la sécu… – les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner. 1967 déjà : le ticket modérateur – partie non remboursée par la sécurité sociale – devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépassements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c’est impossible. De plus, les franchises pourraient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.

Les franchises, c’est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu : Parce que – riches ou pauvres, jeunes ou vieux… – nous devons tous être égaux dans l’accès aux soins, la France a créé la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. À l’opposé de ce système solidaire, celui des assurances : selon le niveau – et donc le prix – du contrat, la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses.

3 ) -Le piège du « capitalisme populaire » : Christine Lagarde veut imposer le capitalisme populaire dans toutes les entreprises

Si le discours de Lagarde est suivi d’effet, que se passera-t-il ? On augmentera votre intéressement ou votre participation ou on vous distribuera des actions. Tout ceci en totale exonération de charges, évidemment !!

Mais, en échange, vous « aurez droit » à la « modération salariale », puisqu’on vous aura déjà « donné » !! Doux euphémisme pour dire que vous serez payé au lance-pierre.Du coup, les cotisations patronales et salariales ne rentreront plus, les caisses des systèmes sociaux se tariront, on vous expliquera que la répartition, c’est ingérable et nos bons assureurs viendront, la bouche en cœur, nous proposer une assurance santé, vieillesse, hospitalisation, dépendance et autres joyeusetés… avant d’annoncer des résultats mirobolants qui amplifieront le taux de cholestérol des actionnaires.

Il s’agit là du troisième étage de la fusée « démantèlement de la Sécu » et de la répartition en général4 )

– LA TVA « SOCIALE » : est présentée comme un moyen de financer la sécurité sociale en réduisant les cotisations sociales patronales qui représentaient 236 milliards d’euros en 2005. La législation européenne interdit de dépasser le taux de 25 % de TVA. Dans la version la plus extrême, le relèvement du taux réduit (5,5 %) et du taux normal (19,6 %) aboutirait à un rendement supplémentaire de 90 milliards d’euros ce qui correspond à un allègement de 38 % des cotisations sociales. Ce chiffre doit être revu à la baisse car il existe déjà de nombreux allégements ciblés de cotisations sociales qui vont jusqu’à 1,6 Smic. Quoi qu’il en soit, il s’agirait d’une baisse très importante des cotisations patronales. Il s’agirait d’un transfert financier considérable au bénéfice des entreprises et au détriment des ménages. Il s’agirait, de fait, d’une baisse du salaire socialisé perçu par les salariés, les cotisations patronales étant partie intégrante du salaire. Cela revient à imposer davantage le travail puisque la consommation procède, pour l’essentiel, de l’utilisation des revenus du travail. Ça c’est le quatrième étage à venir !!

Ainsi, sous couvert de sauvetage de la Sécu dont nous venons de vous montrer que l’on veut sa mort, ce sont de nouveaux transferts sociaux qui seraient réalisés au détriment des salariés.

Oui, vraiment, Santé, Sécu, sont en grave danger !

Tous dans la rue le 13 contre les Franchises

mais aussi pour l’avenir de la Sécu, votre Sécu, notre santé, votre santé !!

IPNS – NE PAS JETER SUR LA VOIE PUBLIQUE

Notre Blog est né !! Premiers résultats – Comment l’utiliser ?

octobre 2, 2007 at 11:32 | In Citoyenneté, Politique | Leave a Comment
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Grâce à l’assistance de notre site gauchealternative.org, j’ai pu ouvrir ce blog au nom de notre collectif.

Je ne suis pas un grand spécialiste mais j’espère m’en sortir. Ce blog nous sera bien utile lors de nos campagnes à venir, qu’il s’agisse des luttes à soutenir ou des municipales à venir. Vous y trouverez, dans la limite de nos moyens et du temps disponible, des informations sur notre collectif, des infos locales, nationales, les appels que notre mouvement soutiendra, etc.

Visitez-le, faites-le connaître et n’hésitez pas à suggérer, critiquer, ce blog doit être celui de notre COLLECTIF.

Notre blog est né il y a maintenant un peu moins de 5 semaines.

Il a déjà reçu 340 visites soit, en moyenne 12 par jour. C’est un bon résultat.

Les articles les plus lus :

- Appel pour un référendum

- Fusion GDF – Suez (à égalité) 50 lectures

Juste après viennent :

- Initiés de tous les pays Unissez-vous !!

- Sarkosy le monocrate par Dominique Taddei 48 lectures

- Refonder la Gauche par Guy Dutron 46 lectures

Tous les autres articles ont été lus plusieurs fois.

Il faut signaler que le nombre de lectures n’est pas le total réel ; c’est le nombre de lecteurs qui ont cliqué en premier sur le texte choisi mais, ils peuvent commencer par un autre et lire aussi ceux-là.

Le texte de « notre blog est né » vient d’être modifié en y ajoutant : « Premiers résultats – comment l’utiliser ».

En effet, vous pouvez poster un commentaire en cliquant, sous le titre en bleu sur « No Comment » ou sur « 1 comment » vous voyez alors apparaître une fenêtre, sous l’article qui vous permet d’écrire ce que vous souhaitez.

Quand vous trouvez « 1 ou 2 ou 3 Comment » c’est qu’il y a déjà un commentaire que vous pouvez lire et même y répondre si vous le souhaitez et ainsi, débattre éventuellement avec d’autres lecteurs.

Enfin, lorsque vous venez sur notre blog, en cliquant sur « about », sous le titre, vous voyez apparaître, dans la colonne de droite, tous les articles et il vous suffit de cliquer dessus pour les lire.

Bonne navigation sur notre blog

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